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Titre :
Le samedi
Éditeur :
  • Montréal :Société de publication du "Samedi",1889-1963
Contenu spécifique :
samedi 6 juin 1896
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
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    Successeur :
  • Nouveau samedi
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Le samedi, 1896-06, Collections de BAnQ.

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[" ï WÈËm WÊm WÊm ¦¦ ¦ nn ï a mm mM â&ç&wnveAl VOL.VIII.No 1 MONTREAL, 6 JUIN 1896 JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ DE 24.PAGES SYMBOLISME $2.00 Par ANNEE.LE NUMERO 0 CTS.LA BELLE SAISON / BIBLIOTHEQUE UNIVERSITÉ DE SHERBRDüKF 26 /' LE SAMEDI (Journal Hebdomadaire) PUBLICATION LITTÉRAIRE, ARTISTIQUE ET SOCIALE oics-A-z.t:h: mtr ï'O-s'ek domestique REDACTEUR: AUGUSTE MARION A-BOJSriTBIMEIISrT : TJ*TT -A.3ST, ®2.50; Sl3C MOIS, $1.25 (Strictement pupablc d'avance) 5 Oexx-tlna Tarif d\u2019annonce \u2014 10c la Hune, mesure agate.VOIRIKR, BESSETTE & CIE, Editeurs - Propriétaires, No 51G Rue Craig, Montréal MONTRÉAL, (i JUIN 189G NOUVEAUX AGENTS M.B.TMrien, de Heinsdale, New Hampshire, et M.A.L.Duponn, de Montréal, agiront désormais comme nos agents, le premier aux États-Unis, et le second dans la province de Québec.Les abonnés du Samedi et le public en général sont priés de leur faire un gracieux accueil.BULLETIN POLITIQUE 'Rit Js Uk l firâce aux assemblées publiques qui ont lieu le soir, 1 électorat va bientôt avoir la clef de la situation politique.La grunde affaire pour lui c\u2019est de s en Bervir par le bon bout.X Lc3 comtés situés sur les bords du lleuve n\u2019auront pas a se plaindre, cette année, du manque d\u2019organisation.On leur en envoie, de Montréal, des pleins barils, chaque soir, par les bateaux de la Cie du Richelieu.x Ci rtains membres du dernier parlement, candidats à cette élection, s\u2019excusent auprès de leurs commettants de n\u2019avoir pas voté sur telle ou \u2022¦elle question parce que, suivant leur propre expression, ils avaient paire.On trouvera dans une autre colonne quelques mots d\u2019explication sur cette pratique parlementaire.x Les mœurs politiques s\u2019adoucissent au Canada, en même temps que 8\u2019é*ève le niveiu des intelligences.Quand on songe que, il y a quelques aimées à peine, l\u2019un de nos hommes publics les plus éminents, pour avoir a -copié le portefeuille de la Justice, à Ottawa, faillit être mis en pieces dans son comté ! Ses adversaires, par un atroce jeu de mots rendu facile par l\u2019acception religieuse du mot ministre en ce pays, l\u2019accusaient tout bonnement d\u2019avoir apostasié.X Dans lo même ordre d\u2019idées, il n\u2019est pas sans intérêt de rappeler la défaite que subit naguère, dans un comté de la rive Sud, un candidat qui, b.veille encore, semblait sûr du succès.Il avait pris pour règle de ne rien avancer sans l\u2019appuyer de prouves tirées des documents officiels, preuves que pour sa convenance, il avait cartonnées en une^ espèce d\u2019album ou de scrap book.L\u2019un de ses contradicteurs, réduit a quia, examine l\u2019album et l\u2019exhibant à la foule s\u2019écrie : \u201c Ça, des documents officiels ! ce sont des papiers collés dans un vieil atlas.\u201d Le mot lit fortune et décida du sort do l\u2019élection.x Et encore : Lors d\u2019une élection qui eut lieu à Montréal, voilà quelques années, l\u2019un des candidats, atteint momentanément d\u2019une extinction de voix presque complète, s\u2019excusait en gestes plus encore qu\u2019en paroles, devant une assez grande assemblée publique, de ne pouvoir se faire entendre par les derniers rangs de la foule.Berthelot, qui était présent, s\u2019avisa de crier : \u201c Honte ! Honte ! \u201d Et toute l\u2019assemblée de reprendre à l\u2019unisson ce cri idiot qui mit tin à la candidature du malheureux enroué.Nous espérons bien ne pas voir Ee renouveler pareille fumisterie, cette année, d\u2019autanc que Berthelot est mort et que, du reste, les candidats semblent tous en voix.\t^ CES BRAVES CÉLIBATAIRES QUELQUES UNES DES RAISONS qUl JUSTIFIENT LEUR AVERSION POUR LA VIE CONJUGALE Si un homme est naturellement égoïste il aura assez à faire de s occu per de lui-même, S\u2019il est convaincu que sa mère est la meilleure cuisinière qui soit au monde, il est fait pour rester toujours près d\u2019elle.S\u2019il n\u2019ouvre jamais la bouche que pour dire des betises, ii n est pas fait pour les épanchements du foyer.S\u2019il ne peut faire quelque chose de lui même sans mettre les pieds dans les plats, mieux vaut qu\u2019il n\u2019ait pas de vaisselle à deux.S\u2019il est avare il ne pourra jamais comprendre les comptes de modiste que comporte le mouvement social.S\u2019il n\u2019aime pas les enfants, il fera de sa résidence un laboratoire ou un musée d\u2019antiquailles.S\u2019il est, en règle générale, désagréable pour sa propre sœur, il le sera bien davantage pour la sœur d\u2019un autre.S\u2019il ne gagne pas assez pour satisfaire à ses propres besoins, comment pourrait-il satisfaire aux fantaisies d\u2019une nouvelle mariée?S\u2019il a un goût prononcé pour les nuits passées ou club, il le perdra difficilement.LA FAMILLE AUGMENTE Madame.\u2014 Un de plus dans la famille depuis que je vous ai vu.Le visiteur.\u2014Pas possible ! un garçon ou une fille?Madame.\u2014 Un gerfclre.ENTRE ANGLAIS Brown.\u2014N\u2019est-ce pas que \u201d chef-d\u2019œuvre \u2019\u2019 ça veut dire le meilleur des ouvrages faits par un auteur quelconque 1 Thompson.\u2014Non ; pour bien comprendre le mot il faut absolument connaître le génie de la langue française.Le mot \u201c chef d œuvre est un terme d\u2019annocce: il désigne généralement un livre de qualité inférieure écrit par un auteur quelconque dont la réputation a été faite par ses meilleurs ouvrages.LE PHONOGRAPHE L\u2019élève.\u2014Le phonographe, je suppose, est susceptible de grandes améliorations?\t,\t/\t.Le professeur.\u2014Oh ! oui ; il est, de fait, mi\u2019il n\u2019est pas encore arrive à remplir le rôle qui lui était assigné.i / L\u2019élève.\u2014Eh ! quel est il ce rôle?L/ Le professeur.\u2014Celui de donner à certaines gens une idée juste des fausses notes qu\u2019oiles lancent en chantant.PAS A DOUTER L\u2019encanleur.\u2014Voici un tableau peint par un de nos plus vieux maîtres.Mlle Quarantaine.\u2014de suis absolument sûre que non, moi ! L\u2019encanleur.\u2014Ah ! pardon alors, du moment que Madame l\u2019a connu, je m\u2019incline devant sa parole.DEVINETTE N ffxAAtV ,-i \\,t n il,).^ v )Y\\.i ï y Jt^rTr' * i \u2022 J .\ty.- ¦'LÎvU-' \"a\t¦*.* > «P%!I tas *^*: *\"38a SSA/ v7\t- - ,:i y-v.-r LE SAMEDI CHRONIQUE DE LA MODE Paris, mai 189G.pf vi,s?à éclectisme en ce moment pour la manière de s\u2019habiller \u2022 SnnSd \u2018a \"10d- ot,I?otre esPrit d\u2019imitation, il serait sinon tout à fait mpossiblo, au moins bien difhcile de rencontrer deux femmes habillées fe a.at.r/y- ,°\u201cl I- '\u2022\tP\"\"»\"\"»', 'o »'CM»eoha t oit sa\\oir donner à sa personne et à son costume, doivent l'emporter et dominer dans cet art si féminin de s'habiller avec harmonie II v a des femmes qu, y sont s.habiles, quand d\u2019autres y sont si maladroites ! 7 1 ou.presque toutes en ce moment le collet est devenu dominateur \u2022 ;i est indispensable dans tous les garde robes, même les plus modestement 7 double, triple ou quadruple, posé sur l\u2019épaule et s\u2019avançant sur le derrière dubras, en dégageant le devant de la poitrine ; mais,'je le répète avec ces ornements qui ont pour mission d'habituer peu à peu nos yeux aux flTlonglIs d \u2019\t8 manclle8 S°nt absolu,llent collantes, sinon tout à Il est vraisemblable que, pendant tout l\u2019été, on va porter dos manches courtes, ne venant qu\u2019au-dessous du coude, lorsqu\u2019elles seront représentées bra«dl8 ba Ml8\u2019 et 'Un P®U ?lus lonS\"e8 et s\u2019avançant è demi sur l\u2019avant-bras lorsqu elles appartiendront aux manches plates et nouvelles.le risoL\"6) VfU8 h'ateZ PtlS enC°re de IeS inftugurer.si vous ne voulez courir le risque de faire encore peut-être un pas en arrière.Barèges et linons se préparent à entrer en lice ! Ils sont charmants d aspect avec leurs coloris frais et jeunes, qui semblent vouloir reprendre un peu de 1 éclat qu ils avaient l\u2019année dernière.Le rose, le bleu Plo vert llrir™0\u2019 1\u201c\u201c?en,epC°ptCr lo nlaÏ9> le.l'aune et le paille, semblent nous sourire avec k plus délicieuse coquetterie, afin que nous les appelions à notre aide pour embellir tous les visages rieurs des jeunes femmes et dos jeunes filles.Acceptons-les comme des bienvenus jusqu\u2019aux jours tristes ou nous leur préférerons les nuances sombres et éteintes.La vogue du mélange du blanc et du noir se oontinue, ce qu\u2019il me faut redire à chaque courrier pour calmer les inquiétudes de plusieurs do mes ectricos.Nos youx y sont si accoutumés, que nous 110 pouvons que trou-ver cet assemblage charmant.\t1 9 Cependant, je trouve plus gai un costume composé d\u2019une jupe noiro comme on en porte tant ce printemps avoc un corsage do soie rose voilé lknd6ni\u2019h ° n0lr6^ 'me T\"1'\u201916 qU6\u2019 de V\u2018ngt à lluarante ans, surtout si I on a 1 honneur de s appeler madame, on ne peut rien rêver do plus délicieusement joli.St, pour sortir en voiture, le collet peut ressembler au corsage.Du reste, tout ce qui est rose a, cotto année, un succès du meil- WÀ « -, il M P Sld- '*A- montées.Pour le matin, pour les courses, pour les visites dans les maga- dran IZ C° h®01} Pr,,s.au moins pour le moment, qu\u2019un corsage, quelquefois semblable quelquefois disparate avec la jupe qu\u2019il sera chargé d\u2019accompagner.J\u2019ai Dél l IU d0n?r T d° Ja1uette à ua Petit vêtement à basques gode-en soie63 C°UrteS\u2019 enfcleremenfc recouvert de guipure et à manches empire ve^te?a,tj°h \u2019 mai3 à qU°\u2018 °ela ressetnblait il 1 à.un corsage ou à une somml» fà\u201e°?UP 8Û/\u2019.,Celf ne.ressemblait en rien à l\u2019idée que nous nous sommes toujours faite de la jaquette.Donc, il en faut peu parler pour le moment.Attendons que les manches aient un peu perdu do leur ampleur Cela ne tardera pas à arriver, me semble t-il ; mais avec une certaine exagération; car oe que l'on appelle en cet instant la mancho nouvelle est absolument plate et recouverte dans le haut par plusieurs jockeys plus souvent en mousseline plissés, et souvent n,Le P .\t^ son ÜlM ' I plu.V.\u201e\u201e mousseline pita*, «\t.Se\t^ 10 BAUME R H U M A Toilette de promenade en lainage Suède, d\u2019après un dessin de Mdo L.A.Hondo ir modiste, 1588, rue Ste-Catherine.\t1 leur aloi, car la plupart des chapeaux, qu\u2019ils soient en paille, en tulle, en dentelle ou en passementerie, son ornés de ccttc fleur favorite, posée tan-tôt en guirlande sur lo devant, tantflt en cache-peigne sur la nuque.Llle peut sulhre à elle seule pour faire l\u2019ornement d\u2019une coiffure, surtout si elle est mé angéo à des f rouf routages do tulle au milieu desquels elle peut etre à.demi-cachée?mais on l'associe beaucouji h deB plumes cl autruche noires, qui semble destinées à rester aussi tout l\u2019été comme ornement indispensable des chapeaux et de3 cajiotes.Blanche Val.mon'i 0 S t 1 Roi ( I i ' .s Ci U (\u2018Tisseurs LE SAMEDI \\\\ A u» A DE LA (1ALANTERIE, PAS TROP N\u2019EN FAUT » w ! VI f \\ i 1 I 'f.1 \u2014O'cst.bien Mlle Jones qui s\u2019eu vu en avant ; oitrons lui l'abri do noB parapluies.Cueillette des Journaux Français (Faite spécialement pour les lecteurs du Samedi J Deux lions indigènes du Morvan sont arrêtés en contemplation devant les tils télégraphiques qui, d\u2019un poteau à l\u2019autre, franchissent la grande route : \u2014Pourquoi appelle t-on ça le iil électrique 1 ___Pardine, le fil do fer, c\u2019est le fil, et les poteaux sont les triques.*** ___Eli bien, docteur, vous avez examiné ma belle-mère.Gomment la trouvez-vous l ___Rassurez-vous.Elle souffre d\u2019un asthme et vous savez que c\u2019est un brevet de longévité.___( )h !.vous la guérirez, n\u2019est ce pas docteur 1 * * * Influence du printemps sur le style et des préoccupations professionnelles sur l\u2019orthographe.\t_\t_______ Un jeune employé de la Compagnie du gaz, en veine de poésie, abandonne un moment ses paperasses administratives pour rédiger un tendre poulet à \u201c celle qu\u2019il aime.\u201d \"A l\u2019heure où je t\u2019écris, ma toute belle, un doux soleil resplendit, et, dans les arbres aux vertes frondaisons, l\u2019oiseau gaz-houille ! \u201d L A itty III Et Mlle Jones, en rentrant chez elle, se, dit que de la galanterie, pas trop n'en faut.il Et nos deux gentlemen partagèrent leurs parapluies arec la jolie Jille.Au sortir d\u2019un café-concert où se joue une nouvelle revue locale, le principal auteur voit un do ses amis, avec son mouchoir sur la figure : \u2014Tu as pleuré ?\u2014Moi ?.Non.j\u2019ai sué.* * * Dimanche soir, au Théâtre-Municipal : __Oh ! mon Dieu ! Monsieur, pardon.Je me suis assise sur votre lorgnon.__Il n\u2019y a pas de mal, fait galamment le Monsieur.Il en a vu bien d\u2019autres ! * * * Entre maris : \u2014Ma femme, mon cher, c\u2019est une sainte ! C\u2019est donc pour ça que tu lui fais des niches! * * * Un Anglais et un Marseillais se disputaient.L\u2019Anglais prétendait que le train de Londres à Edimbourg marchait plus vite que le rapide do Marseille.Entre amies : ___Comment ! vous ne sortez pas par ce beau temps ?\u2014Je suis dovenue casanière cet été.\u2014Mais il faut au moins aller voir les boutons des arbres.___Ceux de mon mari me suffisent.piuo mo\t.V .-r\u2014 \u2014- __Té, dit alors le Marseillais, voilà la preuve que ru n ne va plus vite que le rapide.Partant l\u2019autre jour de Marseille pour Paris, je monte en wagon.Je ne sais à quel propos le chef de gare, se présentant à la portière, me dit un mot qui sonne mal à mon oreille, je lève la main pour b\u2014 administrer un soufllet.A ce moment, le train s élance.et v lan ! aussitôt c\u2019est le chef de gare d\u2019Avignon qui reçoit le soufllet.Place du Musée.Il est minuit.Le dernier tramway vient de partir de la tête de ligne.Une petite dame arrive en courant.\u2014Ah ! mon Dieu, dit-elle, il n\u2019y a plus de départ j our Vouvray ?+ ^\t__Si Madame veut attendre, dit obligeamment le contrôleur, il y a un Une dame d\u2019une rotondité extraordinaire s\u2019arrête à la vitrine d\u2019un départ demain matin à sept heures, magasin pour y regarder les nouveautés de la saison.Un gavroche guigne la grosso dame et tourbe autour avec curiosité.__Dites-donc, galopin, jfit la femme d\u2019un air méprisant, quand vous l* * .1 n f .1 1 4 .t .74 j an AVI / /â 0 Une fable de l\u2019ami Willy : LA MINK aurez fini de faire le tour du monde ?* * * La femme d'un employé du télégraphe vient de lui faire une scène intei minable de reproches et d\u2019injures ; celui-ci n\u2019a pas souillé mot : ___Eli bien ! qu\u2019est-ce que tu as à répondre ?lui demande-t-elle, furieuse de son silence.Le mari, après un instant de réflexion : ___J \u2019ai h répondre que si tu avrais télégraphié tout ça pour Bordeaux, la dépêche t\u2019aurait coûté 462 fr.60 centimes.* * * Simple question : Pourquoi appeilo-t-on gens de bas étage ceux qui le plus généralement habitent les toils 1 * * * La potito Micheline était, hier, au jardin, quand son père y vint mettre en terre un petit chien, Torn, qui était mort subitement.La maman do Michelino était sortie.En rentrant, elle demande à sa fille si rien ne s\u2019est produit pendant son absence.Et Micheline, qui ne pense qu\u2019aux fleurs et aux plantes, de répondre : \u2014Oh ! si, petite mère, papa a planté Tom ! Une mine est béante : un champ qui la domine, Glisse, et, soudain, s\u2019engoulïre avec un long fracas.MORALE.Garde-toi, tant que tu vivras.De jucher les champs sur la mine.* * * Calino est membre de la Société contre l\u2019abus du tabac.On pane devant lui de ce vieux de la vieille qui a atteint l\u2019âge de cent deux ans, qui a toujours fumé la pipe et qui fume encore.\u2014Eh ! bien, riposte l\u2019excellent gâteux, s\u2019il n\u2019avait pas fumé il aurait peut-être cent quinze ans.*** Derrière un corbillard : \u2014Alors le défunt n\u2019avait pas de famille ?\t.__Aucune, et c\u2019est moi, son propriétaire, qui suis obligé de conduire le deuil.\u2014C'est aimable à vous.\u2014Oh ! n ais c\u2019était un si brave homme.Ainsi, vous me croirez si vous voulez, je l\u2019accompagne au cimetière avec autant de plaisir que si c\u2019était un de mes parents. LE SAMEDI o UN TRAIT DE GÉNIE r'; 111 iil ici-' tt-d ¦ %Ægÿfs IZpwfP \u2019W& mmm§M mamsmÆm Le client.\u2014Très diole de voir ces dames attendre sans se plaindre, qu\u2019un commis aille les servir ! Le marchand.\u2014Il m\u2019a sulli de faire poser des miroirs par ci par là, dans le magasin.Emaux et Camées Et puis à l\u2019examen oral ! \u2014j\u2019entends eneore les éolats de fou-rire qui éclatèrent par toute la salle quand, à cette question : \u201cQuelle fut la seconde femmo de Napoléon 1er?\u201d je répondis sans hésiter : \u201c Marie-Antoinette, reine de France et de Navarre \u201d, d\u2019un ton si convaincu qu\u2019il m\u2019a valu, à lui seul, un zéro pour ma conduite, un nuage do gros yeux do mes maîtresses, un tonnerre d\u2019applaudissements frénétiques de l\u2019auditoiro, et puis, do l\u2019examinateur, un sourire de pitié.Pourtant, Dieu sait si j\u2019étais certaine de m\u2019attirer des éloges sur mon heureuse mémoire.Ce fut ma première déception qui, pour cela, n\u2019on fut pas moins cruelle.ClIUVSANTKMK BLANC.DANGERS DE L\u2019HYPNOTISME Gugusse.\u2014Maman, je voudrais bien que tu trouves celui qui m\u2019a hypnotisé tout à l\u2019heure ! La maman.\u2014Que vepx tu dire 1 Gugusse.\u2014Pendant que tu étais sortie, il y a quelque chose qui m\u2019a forcé à ouvrir la porte de l\u2019armoire et d\u2019y manger tous les gateaux que tu m\u2019avais défendu de toucher.Wmple PRÉCAUTION Dubochard.\u2014Ce venimeux X.ne rn\u2019a-t il pas menacé de me donner un coup de pied la première fois qu\u2019il mo rencontrerait en société.Je me demande ce que j\u2019aurais à faire s\u2019il entrait ici ! Taupin.\u2014Assieds toi, parbleu ! PRIVILÈGES FÉMININS Il vaut autant, dit un philosophe, que la femme profito dos privilèges qui lui sont accordés dans les années bissextiles, car, apres dix ou douze ans de mariage, le mari soutiendra quand même que c\u2019est elle qui l\u2019a mis dans le pétrin.AMÉNITÉ 4 Berthe.\u2014Lorsque Lionel m\u2019a demandée en mariago, il m\u2019a fait l\u2019ollot d\u2019un poisson hors de son élément.Maud.\u2014Je le crois bien.Il savait qu\u2019il était pris.QUESTION DE DISTANCE Elle.\u2014Si j\u2019étais bien loin, bien loin.M'aimerais-tu toujours 1 Lui.\u2014Cette question ! Plus tu serais loin, plus je t\u2019aimerais.PKTITS CHEFS-D\u2019ŒUVRE LITTÉRAIRES DE TOUS LES PAYS ET I)E TOUTES LES ÉPOQUES Notes et Impressions G7ème ADIEU Votre hospitalité nous aura fait, madame, Oublier l\u2019âpreté du sort lâche et pervers ; Kt voici que j\u2019entends s\u2019éveiller en mon âme Le bruit qu\u2019en s\u2019entrouvrant font les ailes du Vers.L\u2019a/.ur est pluB profond, l\u2019aurore a plus de flamme, Les oiseaux chantent mieux, les prés verts son plus verts, Quand la bonté charmante et douce d\u2019une femme Les sacre, les complète avec le3 cœurs ouverts.Et maintenant, adieu le repos sous les branches ! Demain je reprendrai, pour les saintes revanches, Ma tâche, mon devoir, mon rocher de granit.Mais je rêve en enfant, si je combats en homme ; Et je vous reviendrai, car je suis triste, comme Si je laissais chez, vous un morceau de mon nid.Clovis Hugues.On n\u2019étudie guère, en histoire, que ce que l\u2019on aimo ou que ce que 1 on exècre.\u2014E Ledrain.x Rien n\u2019est léger de ce qui est la vie ; rien n\u2019ost h dédaigner do ce qui contient un grain de vérité.\u2014Jules Claretie.x La politique a des mots qui tuent le pouvoir et des formules qui font vivre les partis.x Nos féministos prêchent, entre les doux sexes, la guerre cuverto déclarée ; nous avions déjà la paix armée, l\u2019état de représailles : est-co la peine de changer I \u2014 G.-M.Valtoor.x Nul moraliste ne représente l\u2019homme aussi exactement que le photographe les hommes.\u2014G.-M.Valtour.x A quoi servit it l'intelligence humaine, si les souvenirs continuaient de \"ouverner, contre le bon sens et l\u2019expérience, la vie des nations 1 Guizot.MON PREMIER EXAMEN (Pour U Samedi) J\u2019étais au pensionnat depuis quinz.e jours : on m\u2019avait dit : \u201c Mademoiselle B.vous subirez, l\u2019examen d'obligation le 30 de ce mois \u201d ; et depuis quinze jours que je me préparais, lea oreilles bouchées avec des tampons d\u2019ouate fabriqués expressément pour cette cause par les aimables religieuses (ces tampons \u2014 soit dit entre nous \u2014 auraient pu servir pour des tuyaux d\u2019égoûts !) tout de même je les endurais sans me plaindre ; je voulais tant réussir ! J\u2019étais abîmée dans l\u2019étude, donc, depuis quinze jours quand le 30 arriva.Quel brouhaha, mon Dieu ! \u2014 on remue les pupitres, les chaises, on se mouche, on crie à tue-tête, on regarde en tremblant ses livres qu\u2019on nous enlèvp, on frotte ses joues pour avoir l\u2019air plus timide, \u2014 enfin c\u2019est au milieu d\u2019un pareil tapage que ma maîtresse si complaisante vint me me dire : \u201c Otez vos tampons, petite.\u201d J\u2019obéis.\u201c Etes-vous certaine de votre examen 1 \u201d \u201c Oh ! ma mère, en doutez-vous 1 \u201d \u201c Dieu m\u2019en garde, petite.Sur quelle matière êtes-vous plus forte 1 \u201d \u201c Ma mère, je me crois forte sur toutes, sans me vanter.\u201d \u201c lant mieux, petite, tant mieux.et pourtant à la dictée j\u2019écrivis : Ouinipègue et Phamille avec une assurance qui ferait sourire un Héraclite.Et je me croyais un petit phénomène quand j\u2019entendis à mes côtés : \u201c Tu sais, Blanche, la nouvelle, elle est forte en orthographe, elle n\u2019a eu que douze fautes dans une dictée de cinq lignes-Ah ! elle va avoir le prix ! \u201d\tUl> Faite le savoir: BAUME RHUMAL, le meilleur remède UN REMÈDE INFAILLIBLE 'àSmfHÊË nouveau moyeu de faire disparaître les cors aux pieds eontpe les affeetions do la Gorge et des Poumons LÉ SAMEDI i\tii\tin L'utilité (leu pantalons lanjei et des manches boudantes pour échapper aux dangers de l\u2019inondation, là où il y a du i/az d\u2019éclair ape.L\u2019OISEAU MORT .Je viens île découvrir, à côté de la route, Sous un rameau lleuri par la l>riBe agité, Un oiseau que la mort avait frappé \u2014sans doute Comme la Malibran \u2014 pour avoir trop chanté.L\u2019aurore avait versé sur lui plus d\u2019une goutte Do rosée.11 gisait sur un lit velouté, Et, pour le recouvrir d\u2019une funèbre voûte, Le prunellier formait comme un dôme argenté.Il avait replié sa petite aile froide.En le voyant ainsi silencieux et roidc, Je me sentis ému malgré moi.\u2014Pauvre ami ! 11 n\u2019égrènera plus ses strophes amoureuses, Et, s'ils viennent ce soir sur ces herbes soyeuses, Les couples fouleront le charmeur endormi.AYMKKILI.OT.PETITE HISTOIRE (l'our le Samkdi) Le jour se mourait, laissant pou-à-peu la chambre dans l\u2019obscurité.Allongé dans un fauteuil, je rêvais à moitié, lorsqu\u2019on frappa à la porte.Trois coups secs, à doux reprises.Çe devait être l\u2019ami René.\u201c Entrez\u201d, m\u2019écriai je.René entra.Pas très grand, sur des épaules lurges, une physionomie sympathique, de beaux yeux tristes, le front plutôt bas, le menton volontaire, la chevelure blonde et abondante, voilà en deux mots le portrait de mon ami \u2014 somme toute, un beau garçon, et un solide gaillard.Avec sa belle finie et son esprit large, René est un profond philosophe.Une véritablo amitié nous unit depuis notre enfance.Nous n\u2019avons l\u2019un pour l'autre aucun secret, nos peines et nos joies nous sont communes.René s\u2019était étendu sur le divan.Il me parut mélancolique.\u201cTuas quoique chose \u201d, lui dis-je.\u201cNon.\u201d \u201cComment! non.Je le vois bien, morbleu! Voyons, raconte-moi.\u201d \u2018 Je n\u2019ai rien.\u201d \u201cOh! inutile, mon cher ami ; je vois que tu souffres ; ouvre-moi ton cœur, parle, je te consolerai peut-être.\u201d Il ne répondit pas, mais se leva lentement, vint prendre un cigaro, l'alluma, et so rechoucha sur le divan.Les spirales de fumée s'élevaient légères, et frôlaient doucement les sombres rideaux.Un amer rictus plissait le coin de sa lèvre.L'œil perdu, comme en un songe, il parla : \u201cOui, dit-il, je souffre.\u201d Et après une pose : \u201cUne journée splendide, ce dimanche.Le ciel pur, le soleil ardent, pas un nuage.La chaleur, étouffante, avait anéanti toute faculté.Seul à la maison, je sortis sur le balcon.Une chaise s\u2019y trouvait.Je m\u2019y laissai tomber.Pas un bruit dans l\u2019atmosphère, pus une âme dans la ville.Tout était endormi.Je me laissais aller.Soudain, je ne sais pourquoi, je tournai la tête.Ea face do moi, une femme.Elle était grande, svelte et gracieuse, brune, un œil do feu, et une bouche adorable.\u201d Il se tut un instant, fumant rageusement.Les lueurs du cigare se succédaient, de plus en plus rapides et plus brillantes à mesure que la nuit se faisait.René, comme s\u2019il n\u2019eut été interrompu que par une vision, continua : \u201c -l'en frissonne encore.Cette femme, c\u2019était mon idéal, c\u2019était l\u2019idéal que je m\u2019étais plû à forger et que je croyais introuvable.J\u2019eus peur, je détournai les yeux.Au couchant, un assombrissement.Quelques nuages, d\u2019abord légers, courant des bordées, puis, soudain, un amoncellement se produisit.L\u2019horizon parut tout noir.Le ciel fut obscurci.Le soleil, vaincu, s\u2019effaça, Seule, la chaleur demeurait, L\u2019électricité que Ton sen- tait dans l\u2019air, devenait énervante.Mes yeux se fermaient.Je les'rouvris^ cependant.A la même place, la femme de tout à Theure_ était restée.J\u2019aurais dû me lever et partir.Sas grands yeux de feu me clouaient à ma place.Je sentais vaguement que cette situation devenait équivoque.Je restais fasciné.Mais je fus compris./tL\u2019orage\u2019 éclatait.Un éclair aveuglant embrasa le ciel.De grosses gouttes de pluie tombaient, rares d\u2019abord, puis plus nombreuses.Enfin, ce fut^un déluge.Aux éclairs rapides succédaient, sans interruption, les plus affreux roulements de tonnerre.Cet orage était superbe.La nuit n\u2019arrêta rien.Cependant, elle était partie.Un geste d\u2019adieu m\u2019avait échappé.Je crois encore la voir répondre.\u201d Un silence se fit.René fumait toujours sans interruption.\u201c Le lendemain, reprit il, je la revis ; toujours aussi belle.En ne parut qu\u2019un instant.Machinalement, je répétai le même geste que la veille.Elle répondit encore.Quel aliment pour le feu qui me dévorait ! \u201d Il se tut encore.Son cigare, qu\u2019il tenait entre le pouce et l\u2019index, s\u2019était éteint.\u201c Quand elle reparut, elle n\u2019était plus seule, mais accompagnée d\u2019une grosse matrone, à l\u2019œil mauvais, au sourcil épais et au visage de Méduse.L\u2019œil mauvais me regardait.Je vis la matrone lever ses bras pesants en des gestes ridicules, paraissant m\u2019apostropher.Je vis vaguement disparaître la chevelure brune et les beaux yeux qui n\u2019eurent pour moi pas même un regard.Je compris.La respectable matrone avait trouvé suffisamment explicite ma façon opiniâtre de regarder sa pupille.Mon cœur en saigne encore.mais je n\u2019étais plus mon maître.j\u2019aurais dû comprendre que.Enfin je ne l\u2019ai plus revue.\u201d\t^ Le même rictus plissait toujours sa lèvre II jeta son cigare.L\u2019histoire de son amour, ce cigare, qui meurt faute d\u2019un rien.\u201c Bah ! lui dis-je sans conviction, une autre femme te fera oublier.\u201d \u201c Non, dit-il avec un triste sourire, j\u2019ai aimé.\u201d Il se leva, un éclair dans le regard.\u2014 En effet, il avait aimé, il s\u2019était épuisé dans cet amour d\u2019un jour, et son cœur, désormais, pour le petit dieu resterait lettre close.Memento.UNE VÉRITABLE FINANCIÈRE Madame B.est une vraie femme d\u2019affaires.\u2014Ecoute, mon vieux, disait elle l\u2019autre jour à son mari.Je viens d\u2019acheter à l\u2019encan un magnifique fauteuil, qui vaut dans le moins des moins, §10.00.Je ne l\u2019ai payé que §5.00.Ne viens plus me dire après cela que les femmes n\u2019entendent rien aux affaires.\u2014Avais-tu besoin de ce fauteuil ?lui demande son mari.\u2014Non.\u2014Mais pourquoi Tas-tu acheté alors 1 \u2014Cette question ! mais pour sauver de l\u2019argent, grand irais.Comment aurai-je sauvé mes §5.00, si je ne l\u2019avais pas acheté 1 QUEL DOCTEUR AVAIT-IL 1 Docteur Tisane.\u2014Ne vous effrayez pas,I mon ami, il y a deux ans j\u2019étais exactement dans le même état que vous et maintenant je suis guéri.Le malade (avec empressement).\u2014 Quel docteur aviez-vous?CLASSE DE LITTÉRATU RE POUR JE ONES FILLES Le maître.\u2014Q-jelle était l\u2019analogie entre Hamlet et Mirabeau 1 Jeune fille.\u2014Je le sais : Mirabeau ne s\u2019accordait pas beaucoup avec son père et Hamlet était à couteau tiré avec son oncle. LÉ SAMEDI RÊVE FANTASQUE {Pour le Samedi) DEVINETTE Les bruns chêneaux altiers traçaient dans le ciel triste, D\u2019un mouvement rhylhtniq'ie.un bien sombre contour Les beaux ifs langoureux, et l\u2019yprau ¦ /1 f UNE HISTOIRE DE CHASSE EN AERIQUE Oli ! ces regards ! ¦le reçus quelques échantillons du style épisto-laire de mon propriétaire, lequel m\u2019indiquait le terme de janvier commo l\u2019extrême limite de ses concessions.C'est à ce moment que je conçus un projet qu\u2019à l\u2019heure actuelle je considère encore comme génial.Au 1er janvier, j\u2019envoyai à mon propriétaire une carte de visite ainsi libellée : ALPHONSE ALLAIS FABRICANT D\u2019ÉC H A BO ü ILLITF, Le 8 janvier ariiva et se passa, sous le rapport de mon versement, absolument comme s\u2019étaient passés le 8 juillet et le 8 octobre précédents.Le soir, regard de ma conciergj (oh I ce regard !.) et communication suivante : \u2014Ne sortez pas de trop bonne heure demain matin.Monsieur le propriétaire a quelque chose à vous dire.Je ne sortis pas de trop bonne heure, et j\u2019eus bien raison, car si jamais je me suis amusé dans ma vie, c\u2019est bien ce matin là.Je tapissai mon logement d\u2019étiquettes énormes : Défense expresse de fumer.TRUC CANAILLE Durant l\u2019année 18, .ou 188.(le temps me manque pour déterminer exactement cette epoque pénible) le Pactole inonda désespérément peu le modeste logement que j\u2019occupais, à Paris, dans les parages du Luxembourg (le jardin, pas le grand duché).\th Ma famille (de bien braves gens, pourtant), vexée de ne pas me voir passer plus d examens brillants (à la rigueur, elle se serait contentée d examens ternes), m avait coupé les vivres comme avec un rasoir.M je gémissais dans la nécessité, l\u2019indigence et la pénurie Mes seules ressources (si l\u2019on peut appeler ça des ressources) consistaient en chroniques complètement loufoques que j\u2019écrivais pour une e-pece de grand serin d\u2019étudiant, lequel les signait de son non, dans le Hanneton de la Rive gauche (organe disparu depuis).C était le bon temps.On avait bon appétit, on trouvait tout succulent, et l\u2019on était heureux comme des dieux quand, le soir, on avait réussi à dérober un not de mou-ar e amvet, marchand de comestiblep, dont le magasin se trouvait un peu au dessus du lycée Saint-Louis, près du Sherry Gobbler.La seule chose qui m\u2019ennuyait un tantinet, c\u2019était le terme.Lt ce qui m ennuyait dans le terme, ce n\u2019était pas de le payer (je ne le payais pas), c était préchément do no pas le payer.Comprenez-vous ï loua les soirs au moment de rentrer, une angoisse me prenait à l\u2019idée d at router les observations et surtout le regard de ma concierge.Ch ! ce regard de concierge ! I\tbeu vous préserve à jamais d\u2019une concierge qui vous regarderait comme ta mienne me regardait ! La prunelle de cette chipie semblait un meeting de tous les mauvais regards de la création.II\ty avait, dans ce regard, de l\u2019hyène, du tigre, du cochon, du cobra capello, de la sole frite et de la limace.Sale bonne femme, va ! Elle était veuve, et rien ne m\u2019ôtera do l\u2019idée que son mari avait péri victime du regard.Moi qui me trouvais beaucoup trop jeune alors pour trépasser de cette façon, ou plus généralement de toute autre façon, je ruminais mille projets de déménagement.Quand je dis do déménagement, je me ll itto, car c était une simplo évasion que je rêvais, comme qui dirait une sortie à la cloche do bois.A cette époque, j\u2019avais le sens moral extrêmement peu développé.Ayant appris à lire dans Proudhon, je n\u2019ai jamais douté que la propriété ne fût le vol, et la pensée d abandonner un immeuble, en négligeant de régler quelques termes échus, n\u2019avait rien qui m infligeât la torture du remords.Mon propriétaire, d\u2019ailleurs, excluait tout idée d\u2019intérêt sympathique.Ancien huissier, il avait édifié une grosso fortune sur les désastres et les ruines de ses contemporains.Chaque étage de ses maisons représentait pour le moins une faillite, et j\u2019étais bien certain que cet impitoyaole individu avait autant de désespoirs d\u2019homme sur la conscience que de livres de rente au Grand-Livre.Lo tonne de juillet ot celui d\u2019octobre passèrent sans que j oflrisse la moindre somme à ma concieige.\u2022ï eiaiai sur une immense touille de papier environ une livre d\u2019amidon, et j\u2019attendis les circonstances.Un gros pas qui monte l\u2019escalier, c\u2019isi l\u2019ancitn reçois.Un coup de sonnette.J\u2019ouvre.\u2022I ustement, il a un cigare à la bouche.J\u2019arrache le cigare et le jette dans l\u2019escalier, en dissimulant, sous le masque de la terreur, une formidable envie de rire.\u2014\tEh bien ! qu\u2019est ce que vous faites ?s\u2019écrie-t-il, eflaré.\u2014\tCe que je fais ?.Vous ne savez donc pas lire ?Et je lui montre les Défense expresse de fumer.\u2014Pourquoi ça, défense de fumer 1 \u2014Parce que, malheureux, si une parcelle de la cendre de votre cigare était tombée sur cette écrabouillite, nous sautions tous, vous, moi, votre maison, tout le quartier ! Mon propriétaire n\u2019était pas, d\u2019ordinaire, très coloré, mais à ce moment sa physionamie revêtit ce ton vert particulier qui tire un peu sur le violet sale.Il balbutia, bégayant, bavant d\u2019effroi : \u2014\tEt.vous.fabriquez.ça.chez.moi ! \u2014Dame ! répondis je avec un flegme énorme : si vous voulez me payer une usine au sein d\u2019une lande déserte.\u2014Voulez vous vous dépêcher de f.le camp de chez moi ! \u2014Pas avant de vous payer vo3 trois termes.\"J,8 vous en ^a*s ca(Ieau, maip, de grâce, f.le camp, vous et\u2019votre.Ecrabouillite !.Auprès de mon écrabouillite, monsieur, la dynamite n\u2019est pas plus dangereuse que la poudre à punaises.\u2014F.le camp !.F.le camp !.Et je f.le camp.\tAlphonse Allais.UNE HISTOIRE DE CHASSE EN AFRIQl E \u2014 Suite \t\tT\t, \t \t -\t-3^\u20145\t:N-WtL\t V\tVI Afw.nu» VJf VIII LE SAMEDI 9 IL N\u2019Y A PLUS D\u2019ENFANTS La visiteur.\u2014Ton père est-il à la maison ?Le (jamin \u2014Non, lo bonhomme n\u2019y est jamais quand je fume ; la fumée l\u2019incommode.CLA.I11 DE LUNE Votre âme est un paysage choisi Que vont oharmant masques et bergamasques Jouant du luth et dansant et quasi Tristes sous leurs déguisements fantasques.Tout en chantant sur le mode mineur L\u2019amour vainqueur et la vie opportune, Ils n\u2019ont pas l\u2019air de croire h leur bonheur Et leur chanson se mêle au clair de lune, Au calme clair de lune triste et beau, Qui fait rêver les oiseaux dans les arbres Et sangloter d\u2019extase les jets d\u2019eau, Les grandB jets d\u2019eau sveltes parmi les marbres.Panj, Verlaine.SOUVENIRS D\u2019ADIEUX (Pour le Samedi.) A mon frère J.B.B.Quand tu partis, frère, mon cœur, près d\u2019éclater, se contint pourtant, car je voyais tes yeux humides et je refoulai mes larmes, mais comme je souffrais ! Siis-tu que souvent encore j\u2019éprouve cette sensation do tes lèvres brûlantes se posant sur mon front et je crois entendre ta voix émue me redire : \u201c Ma Louisa, au revoir.\u201d Ce jour-là, je n\u2019eus pas la force de répondre ; j\u2019étais oppressée, mon cœur saignait et sitôt que tu te fus éloigné de nous, mes pleurs jaillirent; je pleurai longtemps, longtemps.Je prenais un âpre plaisir à rappeler tes dernières paroles, mais qui pourra me rendre l\u2019expression indéfinissable de ton regard ! Reviens ! si tu savais comme ta chambrette est vide depuis ton départ ; ta cellule, comme nous l\u2019appelions, est bien silencieuse.Plus de gais refrains qui l\u2019animent.rien.que le souvenir de celui qui n\u2019est plus là.Oh ! reviens, frère, je t\u2019en prie.Tous mes muguets sont en fleurs : tu les aimais tant ! et puis, dans l\u2019érable touffu, celui de gauche, tu sais bien, le tien, une hirondelle s\u2019est blottie pour y élever en paix sa couvée.Viens, nous surveillerons ensemble les petits afin que pas un ne s\u2019échappe trop tôt du nid ; car la vie de famille, n\u2019est-ce pas, petit frère, est encore la meilleure ?Louisa.Juliette, 20 mai 1S90.Curiosités Scientifiques et Historiques (Recueillies spécialement pour le Samedi) L\u2019Alcool.\u2014On cherche en ce moment avec ardeur en certains pays d\u2019Europe, les meilleurs procédés pour utiliser l\u2019alcool au chauffage et à l\u2019éclairage, mais pour réussir, il faudrait que le prix de l\u2019alcool ne soit pas porté par l\u2019impôt à un prix insensé.Le Syndicat des distillateurs industriels de France a déjà adressé, dans ce sens, une lettre au ministre des Finances.Il y fait ressortir que le nouvel emploi de l\u2019alcool dans l\u2019industrie, dans le ménage pourrait provoquer une énorme consommation supplémentaire.* * * Système métrique.\u2014En Turquie le système métrique est entré en vigueur à partir du 13 avril dernier.Une circulaire de la préfecture de Constantinople, adressée aux cercles municipaux, ordonne formellement d\u2019empêcher l\u2019usage des anciens poids et mesures.La Russie ayant définitivement adopté l'étalon d\u2019or, se dispose elle aussi à introduire prochainement le systèmo métrique.* * * Les eaux d\u2019égout.\u2014Aux alentours de Paris les cultivateurs se servent des eaux d\u2019égout pour fertiliser leurs champs.Les résultats do cette pratique sont des plus satisfaisants.* * * Honneur a la science.\u2014L\u2019ompereur d\u2019Allemagne viont d\u2019anoblir lo célèbre professeur Leyden.De son côté, le prince régent de Rivière a conféré la noblesse personnelle au professeur Rœntgen, 1\u2019 \u201c inventeur des fameux rayons X.* * * Tout arrive à notre époque de progrès oxtra-rapido.S'habiller do papier gris, ce qui symbolisait pour no3 pères un état do déconfiture emblématique, devient ou tend à devenir une réalité.C\u2019est pendant la guerro sino-japonaise que les Japonais ont essayé cette réalisation.Divers journaux allemands y insistent.Le Bœrsenblatt pense qu\u2019il y a là une nouvelle industrie.D\u2019après lui, une importante maison de Chicago fabriquerait des vêtements en papior.Ceux-ci auraient été trouvés si légers, si souples et si commodes, que l\u2019emploi s\u2019en serait grnéralisé même dans les hôpitaux.Le prix ou serait encore assez élevé, mais l\u2019inventeur espère pouvoir remédier à cet inconvénient, d\u2019autant plus qu\u2019en Angleterre la fabrication des vêtoments en papier peut s\u2019effectuer, dit-il, à très bon marché.Le IVochenblatl donne à ce sujet des renseignements connexes.Lo papier qui sert à la confectian de cos chemises et pantalons est fait à la cuve, finement froncé, superposé par feuilles et cousu ; il est ourlé légèrement avec de la laine et on le munit de boutons et d\u2019attaches.La matière offre une grande solidité, beaucoup do souplesse et ne gêne en rien les mouvements.Le papier n\u2019étant pas collé, les fonctions do la peau s\u2019effectuent mormalement.La matière première employée pour la fabri cation de ce papier est, paraît-il, l\u2019écorce du mûrier papyrifère.\u2022 * * * Que deviennent les vieux souliers, lorsqu\u2019après avoir passé do pied en pied, ils terminent au sein des choses innomables, leur laborieuse et kilométrique carrière ?L\u2019industrie moderne ne pouvait laisser do côté un si important déchet.En Amérique, on découd les vieux souliers, on les manipule, on les met en pâte, on en fait du cuir artificiel, rappelant vaguement le cuir de Cordoue.Un peu de gaufrage, beaucoup de bon marché et voilà le vieux soulier rentré dans les usages do la vie.En France, d\u2019après ce que nous apprend l\u2019Ingénieur civil, on se contente, paraît-il, de recouvrir avec cet enduit les malles et les sacs do voyage.Une autre industrie, assez prospère, consiste en la transformation dos vieux souliers en souliers neufs.C\u2019est la principale occupation à laquelle se livrent les militaires internés à la prison de Montpellier.Le plus grand nombre des vieux souliers est fourni par l\u2019Espagne.On les découd et on arrache tous les clous, puis les morceaux sont mis à tromper dans l\u2019eau pour les assouplir un peu, et on y taille à l\u2019emporto-pièce dos empoignes de souliers d\u2019enfants ou de fillettes.La semelle est également utilisée de la sorte.L98 plus petits morceaux sont employés pour faire les talons Louis XV, qui furent si à la mode il y a quelques années.Los morceaux un peu plus grands et amincis forment les semelles do bébés.Quant aux clous, avec un aimant on sépara ceux de fer do ceux de cuivre et cos derniers se vendent un prix encore assez élevé.Les dernières rognures, los débris qu\u2019on balaye ne sont pas encore transformés en cuir do Cordoue, mais ils forment un engrais très recherché par certains agriculteurs.On peut, en toute sûreté, donner aux enfants les Pilulei d\u2019Ayor, elles sont agréables au goût.C'est lo meilleur cathartique connu.DEVINETTE /Î.VA \\ V Le bonhomme et la bonnefemme ayant entendu du bruit dans la maison cherchent s\u2019il y a des voleurs.Les voyez-vous tous les deux ?Contre les Rhumes obstinés, la \u201c .' * , l\u2019Asthme, le Croup, etc,, etc., bonne» le BAUME RHUMAL 789 10 LE SAMEDI LE HOLE DE LA FEMME ÉMANCIPÉE DANS LA DISPENSATION DES VIEUX HABITS Bf in i H mo£don»ër ?\"lt'^V,,lre mari' n,adilmc- nWit F» «ne vieille paire de culottes à La femme, émancipée.\u2014Xon, mais j\u2019en ai, moi.CHRONIQUE PARISIENNE ( Pour le Samedi) Paris, mai 1890.Dimanche, c\u2019était grand grand jour de brouhaha dans tous les villages de m b rance entière.On procédait, en eflot, à l\u2019opération si importante du renouvellement des conseils municipaux, pour quatre ans., de 58 VT d,ép0itl8,pas,lea di8cussions dans les groupes, la propagande de la dernière heure, les longues beuveries en escomptant les résultats.Et les chicanes au dépouillement des bulletins de vote, donc ' Le lendemain, chacun publie ce qu\u2019il connaît de chiffres et de probabilités, et tous à 1 envi chantent victoire.\t\u201c A la bonne heure, tout le monde est content.C\u2019est édifiant au possible et on voit comment un scrutin peut contenter lout le monde et son père hmbrassons nous, holleville.D\u2019ici quinze jours, des pointages auront tout changé et tout lo monde sera mécontent ! * i 11 arrJCV?UVent qU9 l 0n n° V0te pas Parco 9\u201c° l\u2019on ne trouve point de candidat à son gout ; mais, si les gens de Montmartre s'étaient abstenus ils auraient été bien coupables, car une candidature nouvelle s\u2019était posée sur la Lutte et nul doute qu\u2019elle ne réussisse l\u2019un de ces jours.En diet, les artistes et les gens de lettres avaient choisi un candidat nouveau, qui n a encore tripoté dans aucune aflaire louche : j\u2019ai nommé le citoyen Gaston Lagneau, candidat médiocrale.C\u2019est en l\u2019hôtellerie du nTtufH '\t?C!iftU,aU,deS SaU,eS\u2019 où l!ruant 86 Ploutocratise, qu\u2019il a été donne d entendre la bonne parole.La veille do l\u2019élection, incité aux villégiatures nocturnes par la tiédeur d\u2019une température printanière je m installa, a la terrasse du Lapin Agile, où vint nie trouver le candffi qui m exposa son programme en ces termes : \u201c de ne suis pas un de ces individus vulgaires doués de génie, de talent nne 1,rute i,ol\u201c p\" ,e «°» \u201c Réparation de Montmartre et de l\u2019Etat ; notre Président élu non par e suffrage universel mais le Président choisissant scs électeurs, pavami laires ! de m\u2019étonne qu\u2019un candidat césarien n\u2019ait pas eu l\u2019idée de s\u2019écrier, dimanche, par voie d\u2019ailiche : \u2014Electeurs, votez pour moi et célébrez sur mon nom la victoire de Lodi / Celui-lù eût été capable d\u2019être élu.do reconnais, du reste, que ces anniversaires, même lorsqu\u2019on les fait servir à la politique courante, consolent de ces autres anniversaires beaucoup plus récents qu\u2019on célèbre là-bas.Un quart de siècle, depuis la paix de Francfort ! Les gens de vingt-quatre ans n\u2019étaient point nés lorsque se passaient ces choses.Il est bon de le leur rappeler, et c\u2019est ce que font les Allemands eux-mêmes.Etonnez-vous donc qu\u2019on se souvienne ! * Il est definitivement acquis que Mlle Couesdon la prétendue voyante déménage \u2014 nonobstant les conclusions contraires de la Société psychique, qui vient d\u2019examiner son cas.d'entends par là qu\u2019elle a été condamnée par, les tribunaux à rendro à son propriétaire la maison qu\u2019elle avait louée, rue du Paradis, et à aller so faire endormir ailleurs.La Dr Aes.rapporteur, déclare \u201cson anatomie externe un peu défectueuse.Son œil est fuyant ; lo battement do ses paupières, la volubilité de si s paroles et enfin sa mobilité générale, dénotent un état neurasthénique intermittent où sont les prodromes d\u2019une grave maladie.\u201d Sacristi ! mais il faudra vous faire \u201c soigner,\u201d mademoiselle ; et surtout empêcher votre œil de fuir, si vous voulez rester voyante.Heureusement, voilà qui nous rassure un peu : \u201cCe n est pas une hystérique, ce n\u2019est pas line épileptique.\u201d Allons, voyons, docteur, qu\u2019est-ce que c\u2019est ?Ce n est pas non plus une folle, du moins pour le moment.\u201d Hélas ! ajouto la chanson : Cela viendra sûrement, Mais enfin, pour le moment, Pas encore.1 our conclure, \u201c les I >rs Ancosne et Chesnay croient qu\u2019il ne reste plus que deux solutions : ou Mlle Couesdon simule, ou elle est dirigée par un agent étranger.\u201d\te Ce dernier doit être Oppert de Blowitz \u2014 eu égard aux calamités pré dites à la France par cette sacrée pythonisse.Il n\u2019y a que lui qui puisse vouloir tant de mal à notre pays.\tr de sais bien que son truchement ajoute que l\u2019Angleterre aussi \u201c écopera,\u201d mais c\u2019est, sans doute pour nous donner le change.Finie la blague de la voyante.* * * C est ce mois-ci que l\u2019Académie française nommera le nouveau titulaire du fauteuil d\u2019Alexandre Dumas, auquel l\u2019auteur des Rougon-Macquart est candidat.Nul n\u2019ignore quo M.Zola termine en ce moment une trilogie, Lourdes-Rome Paris dont le dernier volume reste seul à paraître.Il était intéressant de connaître ses projets littéraires.Interviewé, M.Zola a déclaré : \u2018\u2018 Le succès de ma trilogie m\u2019encourage à en entreprendre une seconde.Celle ci ne comprendra que deux livres nouveaux Lyon et Méditerranée le premier volume, Paris, étant en même temps le dernier de la trilogie précédente.De cette façon, les deux trilogies (et ceci est bien nouveau ,] espero ! ) comprendront eiuq ouvrages dont voici les titres dans l\u2019ordre \u2022 Lourdes, Rome, Paris, Lyon, Méditerranée.\" Parisis.La Salsepareille d\u2019Ayer nécessite une moindre dose, et est plus efficace dose pour dose, qu\u2019aucune autre médecine pour le saim.\t\u2019 DEVINETTE .«\t\u2022\t\u2022\tvuuioiooani bu*» électeurs, pavage n bois de la rue Cortot, afin que le bruit n\u2019empêche pas les peintres impressionnistes do dormir ; ignorance gratuite et obligatoire \u201d .1 ai donné ma voix au citoyen médiocrate Caston Lagneau, son programme me paraissant valoir celui dos autres candidats.Du moins celui la no trompe personne, on sait en face do qui l\u2019on se trouve.* * * Les comités plébiscitaires, lisez bonapartistes, avaient trouvé, eux un ingénieux moyen do propagande.Ils avaient accroché à la grille de h colonne ^ endôme une couronne portant cette inscription \u2022 \u2014Au général Bonaparte, 100° anniversaire de la bataille de Lodi / d\u201e i\u2019-nVÏ f®Tttent a cdlébrer ainsi les centenaires de dates de victoires ic 1 G à 1M n nous en avons pour jusqu\u2019en 1915, et toute Y Histoire du Consulat et de l Empire d\u2019Adolphe Thiers y passera.11 ÀiLt\\bataii\u2014 de Lodi ! ]\" patriotique qu\u2019on ne peut enlever, et les mots de polémique y sont joints habilement et font leur effet : Comités plêbisci- 4/fer l u passant vient d\u2019être assommé par un gros homme.Le voyez-vous l\u2019assaillant V LE SAMEDI 11 COMMENCÉ DANS LE NUMÉRO DU 23 MAI Le Diable au 19me Siècle OU n Révélations complètes sur le satanisme modern°, le spiritisme, le palladisme, le magnétisme occulte, les médiums lucifériens, lu magie de la Rose-Croix, les possessions démoniaques, les précurseurs de l'Ante Christ.RÉCIT D'UN TÉMOIN UPstr le ZDectevir\tÜLjIE] CHAPITRE PREMIER Quelques Explications Iixdispeixsalbles Pour ne parler ici que de la France, on y compte actuellement plus de 40,000 spirites.Le nombre total pour le globe est évalué à vingt millions.On sait que les francs-maçons français sont à peu près 80,000, pratiquant divers rites; dans cette quantité, N,000 sont en même temps spirites, et la bonne moitié de ceux-ci, au moins, se recommandant de lecole d\u2019Alexandrie, sont des spirites lucifériens.Il m\u2019a été affirmé, en outre, qu\u2019il y a plus de 5,000 adeptes de la cabale moderne, on dehors des arrière-loges de la maçonnerie, en France.Ceci m\u2019amène à dire enfin un mot de la\u201d théurgie, qui est le haut degré de l\u2019occultisme.Dans la nécromancie, on se borne à évoquer les âmes des défunts.Il restait un degré à franchir; il l\u2019a été, ainsi que le lecteur en a eu un aperçu dans mon avant-propos.Les théurgistes du dix-neuvième siècle, qui s\u2019intitulent Ré-Théurgistes Optimates, évoquent les démons, qualifiés par eux de génies, d\u2019anges de lumière, d\u2019esprits supérieurs, etc.Dans leurs assemblées, disséminées sur toutes les parties du globe, ils rendent un véritable culte à Lucifer.Les trois lettres mystiques J.-.B.\u2019.M.\\, que les inités vulgaires voient dans les temples maçonniques, sont reproduites dans les lieux de réunion de lucifériens ; mais elles ne signifient plus Jakin, Bohaz, Mahabone, comme dans les loges, ni Jacques Bourguignon Molay, comme chez les chevaliers Kadosch ; en théurgie, ces trois'lettres veulent dire : Jesus Bethlemitus Maledictus.La théurgie, c\u2019est donc le satanisme pur.Toutefois, il importe de remarquer que les cabalistes admis aux mystères de la théurgie ne prononcent jamais le mot Satan ; ils disent Lucii\u2019ei; ou 'Lucil\u2019, considèrent comme hérétiques certains adeptes dissidents qui invoquent le diable sous le nom de Satan; le système de ces derniers, dont je m\u2019occuperai aussi, s\u2019appelle la tjoe'tie, par opposition à la théurgie.Les théurgistes disent pratiquer la maijie blanche, et ils qualifient la goétie de magie noire.C\u2019est donc au sein d\u2019un monde, sinon absolument ignoré en tant qu\u2019existence, du moins à peu près inconnu, (pie je vais faire pénétrer le lecteur.Quelques mots de préambule, et j\u2019arrive à mon récit.Il ne faudrait pas s\u2019imaginer que l\u2019occultisme luciférien est une nouveauté; il ne faudrait pas non plus le confondre avec la franc-maçonnerie ordinaire, dont les loges sont surtout des clubs privés.Bien des auteurs, depuis quelques années, ont publié des livres sur la franc-maçonnerie ; les uns ont reproduit des rituels, d\u2019autres ont émis des plaisanteries qui ne manquaient pas do sel, d\u2019autres ont colligé leurs observations sur divers faits ; mais, pas un de ces auteurs, n\u2019ayant franchi le seuil de la maçonnerie occulte, la vraie, celle des grades cabalistiques, celle qui communique avec toutes les sociétés secrètes, même non maçonniques, pas un n\u2019a pu écrire ceci : \u201c L\u2019occultisme luciférien est antérieur à la franc-maçonnerie ; la franc-maçonnerie est sa lille.\u201d Voilà la vérité.Et j\u2019en donne immédiatement la preuve.Le président du conseil de l\u2019ordre au Grand-Orient de France, c\u2019est-à-dire Astakoti le chef suprême de la franc-maçonnerie du rite français, no sera pas reçu, à raison de son titre et de sa dignité, même dans une réunion d\u2019un simple chapitre palladique ; non plus le président du Suprême Conseil du rite écossais, s\u2019il n\u2019est pas en même temps possesseur d\u2019une patente de grade cabalistique, qui comporte une autre initiation.Au contraire, ie premier Old-Fellow venu du Canada, un Mage Elu de la Ré-Théurgie Optimate, un chevalier du Les-singbund d\u2019Allemagne, un affilié de la San-Ilo-lloeï de Chine, un Fakir luciférien de l\u2019Inde, peuvent, à leur gré, visiter loges et arrière-loges de la franc-maçonnerie ordinaire, dans tous les pays ; car, dans chacune de ces sectes sataniques, l\u2019autorité directrice est exercée par des chefs (pii appartiennent, les uns ou les autres, aux plus hauts grades maçonniques des différents rites, grades (pii sont en réalité pour eux une question accessoire\", et ces chefs, sur la demande de leurs subordonnés des sociétés lucifériennes, leur délivrent ad libitum les diplômes nécessaires pour pouvoir être reçus partout, avec communication des mots de passe, mots sacrés, mots de semestre ou mots annuels de tous les rites maçonniques du globe.L\u2019occultisme luciférien, (pii n\u2019est donc pas une nouveauté, a porté un autre nom dans les premiers temps du christianisme : il s\u2019appelait la Gnose, et son fondateur, c\u2019est Simon le Mage.Jésus-Christ venait d\u2019apporter au monde la lumière, la vérité.En face de son Eglise, (pii régénérait le judaïsme, Satan a aussitôt dressé le temple de la contre-religion.Les gnostiques n\u2019étaient pas des hérétiques ordinaires; ils constituaient l\u2019anti-christianismc.Pour tromper la multitude, on prétextait telles et telles dissidences avec la doctrine des apôtres ; mais, en outre, parmi les pratiquants de l\u2019hérésie, les chefs opéraient une sélection, et ces initiés aux derniers degrés recevaient, dans des conciliabule^ tenus cachés, la révélation satanique.La Gnose est donc marquée tout particulièrement du sceau de Lucifer.Elle est contemporaine de saint Pierre, le premier pape, et s\u2019est continuée sans interruption jusqu\u2019à nos jours, se bornant à changer de masque, selon les difficultés des époques et des gouvernements : la franc-maçonnerie, elle, en dépit de sa pompeuse et ridicule légende (l\u2019I lirai», remonte uniquement au 24 juin 1717, et ses sept fondateurs, Désaguliers, Anderson, Payne, King, Calvert, Lum-den-Madden et Elliot, étaient sept gnostiques, Mages de la Rose-Croix anglaise.La Gnose est si bien la mère de la franc-maçonnerie, quelle a imposé sa glorification aux frères-maçons des arrière-loges; elle a mis sa marque au centre même du symbole principal de 1 association.En effet, \u2014 et aucun franc-maçon ne pourra me contredire, car j\u2019ai visité des loges, des chapitres et des aréopages de tous les rites,\u2014 en effet, l\u2019emblème le plus en vue que Ion remarque en entrant dans un temple maçonnique, celui qui, dans les sceaux, sur les rituels, partout enfin, figure au milieu de l\u2019équerre et du compas .\" \"\" ; '0m Un ¦ ¦ .«P - \\ 'U.>V,ÎV Astaktï: Les principaux démons, tels qu'ils apparaissent (l\u2019ordinaire, d\u2019après les diverses constatations.Ils part entrelacés, c\u2019est une étoile 3 à cinq pointes, au centre de laquelle brille la lettre G.Ce signe symbolique s\u2019appelle l\u2019étoile flamboyante.< )r, on donne aux initiés diverses explications de cette lettre G.Dans les grades inférieurs, on enseigne qu\u2019elle signifie Géométrie.Aux frères qui paraissent capables de garder le secret, réserve à quelques élus, de la fréquentation des loges androgynes, on révèle que la lettre mystique veut dire Génération.Enfin, aux forcenés juges dignes de pénétrer jusqu\u2019au sanctuaire des chevaliers Kadosch on apprend que ce G énigmatique est l\u2019initiale de la doctrine des pu.faits initiés, Gnose.Il ne s\u2019agit plus alors d\u2019une communication de pure fantaisie : c ost bien Gnose qui est le sens vrai du G de 1 étoile flamboyante; car, à partir du grade de Kadosch, mot hébreu qui signifie \u201cconsacré,\u201d les francs-maçons se vouent a la glorification du gnosticisme, (pie l\u2019anti-pape Albert l\u2019ike définit ainsi: \u201cLe gnosticisme pur est l\u2019âme et la moelle de la franc - maçonnerie.\u201d Ajoutons que les mystères du gnosticisme ancien sont connus depuis longtemps, ont été publiés par les érudits.Eh bien, entre LE REMEDE DU D\" STARRS\u2019 Guérit le Cholera, Cholera Infantum, Diarrhée, Dyssenterie, Coliques, etc., etc.25 et 50 centins la ~ 71 ^ 1 û LÉ SAMEDI \u201cElZïr\t- l'»=culti»\u201ec moderne, U nexisDc aucunedifference, je l\u2019ai constaté.cVst\\xnctementri(îa/|irt,l1v '-\"i gn.osticis,ne était la divinité double ; vl, \"t ; U\tce (luo nous- chrétiens, nous appelons le Æ*\tt WLh ÏŒra\"™1 S1rïJ-J° '.'\u201c\u201c'«\u2022\u201c.ment do l'Eglise', comme 'le.Old.n» re o'ccullisâ,*\td™ do «.SgE/ldÏL S t^'C iMo'r1'\"^0'; 'V \u201c!t \u201c\td° *** couraiito.un grand maître e 7,!°'^,t.an\u2019.(|U1 \u201c««rut en 212.Montai! était n-e,f Sr cL\u201cfi;ri r mS\u201eJ6 & Ætlr.maçonnerie dite égyptienne) copie servilement^\u201d,\u201d,08 -rades \u201c tSlT SÜ?\u201c luntasnnrgoriquès de MoZn\" fd g'h ! c pcriectionneinent acquis par Montan.En tout cas il \u2019n\u2019a llan^lesSSioni;d£!Ss^qUeS ,^vnopfcise's I \\ > 0 JL txj\u2014Sî -C ^ -c- -c- ¦O- * * i « - .rrrrr~jêL i i r ri o -5 A (m r » -i MIS ! L_= i S'?*' / 5 \u2022 ï ï LE SAMEDI it 4 Jt A >-t± m SUB TUUM Pm- I'Abbe BERNARD Mod1\" rolig'ioso Sub tu um___prœ - si = ~P f , \u2014B~r Nos .tras de.preca - ni.trix De.l Sanc.ta r r r Sed a pe n _ culis cun.bus, ces .si.ta .ti ne des pi .ci .as go \u2014glo .ri ctis li.be .ra_ sem - per, 1 pallor\u201d- .die men, R2= :____ O- r* w cc s w a ' 'Os*.r^v; mk.wÉ\\ A-S, B rùA-guVr mmm mm mr mm.s» LE SAMEDI FEUILLETON DU SAJ/ÆZH COMMENCÉ ZM-V.S LE NUMÉRO DU k AVRIL : LE SECRET DU SQUELETTE Par Georges Pradel PREMIÈRE PARTIE F E TJ 11.X, E D OK V \u2014 REFUGE DE l\u2019HILÉ.MON \u2014Suite Il Eut convenu que Lafressange garderait toute liberté d\u2019aller et de venir, sous la surveillance occulte de la police, mais que M.Philemon Clmudenay prenait l\u2019engagement au nom du jeune journaliste et au sien propre, de ne point quitter Bridport jusqu\u2019à la constatation absolue de son identité, jusqu\u2019à ce que l\u2019ofHcier de police eut reçu des ordres.Le déjeuner au chalet réunit autour d\u2019une table, à la fois élégante et abondante, la tante Elvira, la Jolie Berthe, Léo Lafressange et l\u2019oncle Philemon.Celui-ci apportait la bonne nouvelle.Le terme des épreuves était arrivé.\u2014Quel bonheur ! s\u2019écria l\u2019oncle Philémon.Nous allons pouvoir faire de la musique.Et sa satisfaction ne connut plus de bornes, lorsque Lafressange lui eut avoué qu\u2019il jouait quelque peu du piano, et déchiffrait passablement.\u2014J\u2019espère bien, fit l\u2019oncle tout entier à son idée, que vous allez nous rester longtemps et que la police ne vous délivrera pas de sitôt votre exeat.A cet instant, la tante Elvira se crut en devoir d\u2019intervenir.\u2014Mais Philémon, minauda-1-elle, vous êtes comme toujours d\u2019une indiscrétion inconcevable.Qui sait si à Paris, et cela doit être, M.Lafressange n\u2019est pas impatiemment attendu ! \u2014Ma foi, non Madame, répliqua franchement Lafressange, personne, ne m\u2019attend à Paris, si ce n\u2019est mon ami Flavien Mauroy.Et comme il va venir me rejoindre ici, vous voyez, Monsieur, que je suis libre comme l\u2019air, et je puis accepter votre aimable invitation bien je craigne d\u2019être indiscret.Car j\u2019ai déjà envahi de force votre domicile.\u2014Et c\u2019est fort heureux, s\u2019écria l\u2019oncle Philémon, autrement il aurait pu, en réalité, vous arriver un irréparable malheur.Quant à abuser de notre hospitalité, n\u2019ayez aucune crainte, le chalet est très vaste, nous l\u2019avons pour tout le mois.Ensuite nous retournerons pour quelques semaines à Paris, et enfin nous irons alors passer la fin de l\u2019année et la plus grande partie de l\u2019automne à Lande Courte où Mlle de Kermor veut bien nous donner l\u2019hospitalité.Et l\u2019oncle Philémon appuya sur ces derniers mots d\u2019une façon à la lois emphatique et plaisante.Mlle Berthe n\u2019avait point desserré les dents.Et en vérité elle était de méchante humeur.Elle avait été enchantée de rendre service à M.Lafressange, au nom de l\u2019humanité, de la charité.Mais maintenant elle trouvait qu\u2019il allait prendre beaucoup trop de place dans sa vie.C\u2019était une indépendante que Mlle Berthe, une sorte de sauvageonne, n\u2019aimant traîner à sa suite ni patitos, ni cavaliers servants.\u2014Ça va être assommant, se disait-elle, ce M.Lafressange va être toujours là, il va se croire obligé de me faire la cour.Voilà le temps, que je me faisais une fête de passer seule à Bridport au bord de la mer, voilà ce temps complètement gâché.Ce qui mécontenait surtout Mlle Berthe, c\u2019est que, malgré elle, elle s\u2019occupait beaucoup trop de lui.Une femme était aasise sur une grosse pierre sondait l\u2019horizon.Elle sc souvenait de la simplicité avec laquelle, une fois prévenu du danger qu\u2019il allait courir à Melcombe, il avait annoncé son intention bien arrêtée de s\u2019y rendre quand même, tout uniment parce qu\u2019il voulait accomplir son devoir.De plus, elle reconnaissait qu\u2019il était très bien de sa personne, distingué, intelligent, puis devait être en outre foncièrement honnête, et elle ajoutait, en tenninaut cet examen auquel elle s\u2019etait livrée malgré elle : \u2014Et je vous demande un peu ce (pie cela peut me faire ?Aussi répondit-elle un peu brusquement à l\u2019oncle Philémon qui venait de l\u2019interpeller en ces termes; \u2014Eh 1 ma fille Berthe !.tu ne dis rien !.Joins donc tes instances aux nôtres, pour retenir le plus longtemps M.Lafressange auprès de nous.\u2014Mais, mon oncle, je crois que nos instances n\u2019auraient aucune action auprès de monsieur, qui s\u2019ennuiera énormément à Bridport, j\u2019en suis certaine.Involontairement Lafressange tressaillit, et leva des yeux tout étonnés sur la jeune tille.Il avait l\u2019air de lui demander : \u2014Que vous ai-je fait ?quel est le motif de ce changement d\u2019humeur ?.Pourquoi devenez-vous méchante, ou tout au moins hostile, après avoir été si bonne ?Si bien qu\u2019il était temps (pie le déjeuner prit fin, car Lafressange se trouvait en grand embarras C\u2019était entendu, il acceptait.De son côté, il s\u2019occupait, mentalement, beaucoup trop de Mlle Berthe, mais du moins il n\u2019essayait point de réagir contre le sentiment par trop tendre qui l\u2019envahissait.L\u2019aversion sourde de celle-ci devint tellement transparente que Lafressange, rencontrant Mademoiselle Berthe dans le parc du petit cottage, fut en droit de lui dire : \u2014Mon Dieu ! je m\u2019aperçois parfaitement (pie mon séjour ici vous serait^désagréable, n\u2019ayez crainte, je vous le jure, malgré les instances de vos chers parents, sitôt qu\u2019il me sera possible de le faire je retournerai en France.r^Et il ajouta d\u2019un ton pénétré : \u2014Cependant, croyez moi bien qu\u2019au fond de mon cœur, une éternelle reconnaissance pour les services ([lie vous m\u2019avez rendus, et je n\u2019oublierai jamais que je vous dois la vie ! L\u2019enfant gâtée reconnut qu\u2019elle avait été trop loin, dans sa maussaderie, aussi, tendant la main au jeune homme, lui répondit-elle : \u2014Pardonnez-moi, je suis nerveuse, fantasque, et il ne faut pas attacher d\u2019importance a ces boutades, auxquelles mon oncle et ma tante ont fini par s\u2019habituer.Et la paix fut faite.Elle ne demandait qu\u2019à être conclue.Lafressange venait de quitter la jeune fille, lorsqu\u2019il se heurta, au détour d\u2019un boulingrin, à la tante Elvira.Mme Clmudenay prit la main du jeune homme, la serra énergiquement dans ses puissantes phalanges, nous avons dit que la tante Elvira gantait un fort !\u2022 1/2 ; \u2014Surtout de la prudence ! dit-elle.\u2014Oh ! madame, répondit-il, vous pouvez être tranquille, quand on a subi les épreuves que je viens de traverser, elles vous donnent de l\u2019expérience.La première partie de l\u2019après-midi fut employée, par Lafressange, à s'habiller d\u2019une façon convenable, et à expédier en outre des dépêches télégraphiques.Il télégraphiait à M.Jacquemain au Courrier des Deux-Mmolrs, à Flavien Mauroy surtout, afin que ce dernier vint le plus tôt possible à Bridport même, constater qu\u2019entre lui, Lafressange, et Walter Handel il n\u2019y avait jamais eu rien de commun.Enfin, un commissionnaire partait pour Melcombe, et allait chercher la valise du journaliste.Celui-ci n\u2019avait pas eu à lui le plus petit instant, et il fut tout étonné d\u2019entendre sonner cinq heures de l\u2019après-midi.L\u2019oncle Philémon, Mme Clmudenay et Mlle Berthe allaient à la plage.d'un ceil soucieux elle Agence BAUME RHUMAL aux Etats-Unis : G.Mortimer & Co, 24 Central Wharf, Boston, Mass.> is Lt £>AMÈÎ)Î G était I heure
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