Le samedi, 1 août 1896, samedi 29 août 1896
[" t©;'~ Sac?* Wm*: \u2022w&m Photographic IJue.\u2019.v Kreiii s, Mov.tr a!.I.\u2019Ifox.WILFRID LAURIKR, I\u2019uicmii:i: Ministuh im; I'axaiia Im IBh sassi ®S58k mmi \u2022 1T FCZEE EOMESTIQTTE ^.BOirisrHiiÆKnsri?= TTusr -A.isr, $2.50; Six HVEois, ©1.25 IStrictement payable d'avanceI m» C'était à qui inc parierait, à qui me \"(Itérait, à qui m\u2019entourerait ; ali.vraiment, si je n\u2019avais pas laissé une Laurence derrière moi, tout cela aurait été charmant.\t.\t, Pendant les premiers jours, les délices do l\u2019oisiveté campagnarde me parurent avoir une certaino douceur, mais au fond j\u2019étais impatient et nerveux.Je m\u2019étais fait expédier mon courrier de Paris : des lettres, des journaux de toutes sortes m\u2019arrivèrent, et le billet attendu ne s y trouvait pas .Les jours passèrent sans rien amener.Décidément Liurence boudait bien et il était à craindre qu\u2019elle ne s'obstinât dans notre brouille suis vouloir chercher à y mettre un terme.Au bout de quinze jours, je n\u2019y tins plus; elle ne me rappelait pas: que faire 1\t.Je fus lâche ?Je voulus implorer mon pardon, moi qu\u2019elle avait oflcnsé, et aussitôt cette décision prise je m\u2019enfermai dans ma chambre pour lui écrire.Que lui ai je dit dans cette lettre 'i Oh ! mon Dieu, tout ce qu une tete jeune et folle comme la mienne pouvait penser : mon désespoir, mon amour, mes regrets; excuses, promesses, serments, tout cela courait d\u2019un seul jet sous ma plume enfiévrée, et ce fut seulement à la dernière page que je songeai à m\u2019arrêter.D\u2019une main ferme, je lançai ma signature, quand, 6 malheur ! voila que cette pauvre plume agitée de tant d\u2019émotions éprouve une légère secousse b la fin du paragraphe et étale sur le papier blanc une large tache d encre ! Je ne pouvais songer à envoyer cette amoureuse épître ainsi illustrée d\u2019un pâté.Que faire 1 Je n\u2019avais qu\u2019à recommencer ma lettre, n\u2019est-ce pas 1 Eh bien, au lieu de cette idée si simple je ne sais quelle pensée me vint b l\u2019esprit, mais je résolus tout bonnement d\u2019effacer la tache d\u2019encre.Ne trouvant sur ma table aucun ustensile nécessaire à cette opération, je pensai à en emprunter à mes cousines, \u2014 les petites filles soigneuses sont toujours bien montées sous ce rapport, \u2014 et enflant la voix : \u2014\tYvonne! appelai je.Ma porte s\u2019entr'ouvrit et la tête de ma cousine parut nans l\u2019entre-bail-Itment.\u2014\tAs-tu une gomme, un canif, quelque chose enfin pour enlever un pâté 1 Elle courut jusqu\u2019à sa chambre et reparut une minute apres, portant une provision de grattoirs, couteaux, papier buvard.Elle posa le tout sur ma table et jetant un coup d\u2019œil furtif sur la tache d\u2019encre : \u2014\tMon cousin, dit-elle moitié sérieuse, moitié moqueuse, vous allez faire des bêtises.__Ah ! vraiment, répondis je en riant, est-co donc si difficile d'enlever un pâté ! \u2014\tIl y a tache et tache ; la vôtre est déjà à moitié séchée et demande- Nous n\u2019avona eu, mu toute belle, Aucune déception cruelle Dans notre amour ; [haine, Noua nous quittons tous deux sans Après nous être aimés à peine Pendant un jour.Croyez-vous qu\u2019il conviendrait mieux De dire, les larmes aux yeux, Pleins de tristesse, Les regrets, les mots aigres-doux Que le bel usage cliez nous Veux qu\u2019on s\u2019adresse ?St-Hyacinthe, le I août 1890.Je vous vois, à cette pensée, Sourire, et peut être agacée, Dire.: \u201c A quoi bon ?\u201c Le mieux est, je crois, de se taire.\u201d \u2014Connue autrefois, vous avez, chère, Encor ra ison ! \u2014 Ainsi, point de mots superflus ; L\u2019amant est mort : n\u2019en parlons plus, Et, d\u2019un ton grave, Récitons, sur ce trépaBsé, Le \u201c requiescat in puce : \u201d 11 tombe en brave ! Gaston Damouk.AUTOUR D'UNE TACITE D\u2019ENCRE C est une histoire très pimple, très banale, à peine même une histoire, ES A N IM A U N La maîtresse.\u2014J\u2019e3père bien que pendant mon absence vous avez eu bien soin de mes animaux.La serva\u2019.Ue.\u2014Oh ! pour le sur, madame.Il n\u2019y a quo le chat à qui j\u2019ai oublié une fois de donner à manger.La maîtresse.\u2014 J\u2019espère qu\u2019il n\u2019en n pis trop souffert 1 La servante.\u2014Oh ! non,certes, il a dévoré le serin et le perroquet et ça lai a fait un bon dîner.UNE HISTOIRE DE CREME A LA GLACE leu rë\t¦¦ U V\t\"*\t\\\t1 'i \t\\\t LOI! Cl! Y1 ¦ - -'vL AA :-n mai mmmm.MPI L'Italien\u2014Comment quo ça peut so faire ! Plus de crème la glace I Les PILULES DE CELERI DE DAWSON soulagent l\u2019esprit, règlent et tonifient l\u2019estomac et les intestins, et reconcilient avec l\u2019existence.| Dans toutes les pharmacies l 25c LA BOITE - é LE SAMEDI SUR LA PLA< JE 1 Quelle géante (jue cette femme, il faut la photogiaphier.Ce qui avait donné au photographe l\u2019illusion d\u2019une géante.MELODIE DE RUBINSTEIN (Pour le Samedi) C\u2019est comme l\u2019écho d\u2019un sucré concert Qu'on entend soudain sans rien y comprendre ; Où l\u2019âme se noie en hachich amer Que fuit la douleur impossible il rendre.De ces Ilots très lents cœurs ayant souffert De musique épris comme un espoir tendre Qui s\u2019en va toujours, toujours en méandre Dans le froid néant où dorment leurs nerfs.Ils n'ont rien connu sinon qu\u2019un grand rêve Ht la mélodie éveille Bans trêve Quelque sympathie au fond de leurs cœurs.Ils ont souvenance, aux mélancoliques Accords, qu\u2019il manquait h leurs chants lyriques La douce passion qui fait les bons heurs.Emii.k Kovak.CHOSES ET AUTRES Gavarni a été un adorable artiste, le plus charmant des observateurs.A l\u2019aide de son crayon il a égayé, amusé, charmé, instruit deux générations de Français, sans compter l\u2019Europe entière.Deux écrivains de distinction, MM.J.et Ed.de Goncourt, ont composé sur lui un livre des plus curieux, L'histoire de son Œuvre.Un jour, le conseil municipal a donné son nom à l\u2019une des rues de Paris.lout cela va pour le mieux, mais vous allez voir la suite.\u2014Qu\u2019est-ce qu\u2019un Gavarni ! Un dossinateur 1 * * * \u2014 Non, un jupon de femme.\u2014Vous voulez rire?\u2014Rien de plus curieux ; rien de plus vrai.Un Gavarni est un jupon de femme, souple, léger et à rossorts d\u2019aluminium.Lisez plutôt les réclames du jour,\u2014 Un Gavarni coûte cinquante francs.\u2014O gloire ! qu\u2019est-tu donc ?\u2014 Pas même une ombre sur ce mur.* * * Vous voyez d\u2019ici les jolies scènes que cette innovation a suscitées.Au foyer des Bouffes, la petite Nezen l\u2019air, si blonde, si frisée, se fait surtout remarquer et envier des bonnes petites camarades par le luxe et les changements multipliés de sa toilette.De là en grande partie, le succès qu\u2019elle obtient.Et la vieille Santa-Grue, une qui date du temps de Jacques Offenbach, do diro tout haut : \u2014Pas étonnant, mesdames.A présent que cette petite poison a le sac, il lui est facile de changer do gavarnis tous les jours ! * * * \u2014Gavarni, un jupon !\u2014 Après ça, Chauteaubriand est bien un bifteek aux pommes ! \u2014 Qui sait si demain, Emile Zola ne sera pas un mouchoir de poche ou une boîte à sardines ?* * * En France, on a toujours pris plaisir à blaguer les grands poètes.lit; cardinal de Richelieu, qui a créé l\u2019Académie française, avait, vous le savez, une infirmité : il faisait de mauvais vers, raison pour laquelle il se sentait pqu de sympathie pour ceux qui en faisaient de bons, par exemple, pour co Normand que nous appolons aujourd\u2019hui le grand Corneille.Autant que cela était en lui, il accablait le grand tragique de sas pasquinades.Pour se divertir, un jour, il fit jouer le Cid en ridicule par se3 laquais et sea marmitons.En cet endroit où don Diègue dit à son tils : Rodrigue, as-tu du cœur?Rodrigue, stylé, répondait\td\u2019une\t! manière grotesque.\t| Je n\u2019ai que du carreau.\tj Nous avons vu quelque chose\td\u2019ana-\ti logue à la première représentation A\u2019ihrnani, sous Charle\u201e X.\u2014Hernani, voyant don Iluy Gomez soupirer pour dona Sol, s\u2019écrie : \u2014Vieillard stupide, il l\u2019aime ! Et un poète classique, fort opposé à Victor Hugo, de travestir cet alexandrin en disant : Vieil as de pique ! il l\u2019aime ! Il ajoutait en prose, mais ironiquement, bien entendu, en s\u2019adressant à ses voisins de l\u2019orchestre : \u2014Voilà, Parisiens, voilà les beautés que va nous donner à pleines mains la nouvelle École.La nouvelle École, l\u2019école romantique, a laissé dire et laissé faire, et à trois ans de là, elle avait bataille gagnée sur toute la ligne, ayant conquis toutes les librairies, et s\u2019étant emparée du palais de l'Institut, vieillo forteresse qu\u2019elle appelait le Palais des ganaches.Mais, voyons, avec le temps, n\u2019est-elle pas devenue, à son tour, le Collège des Ganaches.* * * Pour mots de la fin, une bonne blague du passé qui a presque l\u2019allure d\u2019une leçon philosophique.\tL Il s\u2019agit de la réponse do d\u2019Asnières au papa Doliban, dans le Sourd, on l\u2019Auberge pleine.\u2014J\u2019ai acheté dix volumes.\u2014De quelle auteur ?\u2014Do cette hauteur-là ! répondait il en mettant la main à quelques pouces au-dessus do la table.+ * + Un excentrique apercevant à sa porte un pauvre vêtu de sordides guenilles, fut désagréablement surpris par cette vue.Il fit venir un tailleur et lui commanda un costume neuf.\u2014 A présent, dit-il, ce sera un pauvre convenable.Maxime Paru, AU JEU DE CARTES 1er monsieur.\u2014Grand merci, je ne joue jamais aux cartes, pour de l\u2019argent, avec des étrangers.Unie monsieur.\u2014Vous en avez peur ?1er monsieur.\u2014C\u2019est surtout de leur opinion que j\u2019ai peur.Si je perdais, ils diraient peut-être que je suis un imbécile ; et si je gagnais, ils ne manqueraient pas de dire que je suis un Grec, un tricheur, quoi ! La Salsepareille d\u2019A-yer contient de l\u2019iodide de potassium et du fer, ainsi que les meilleures plantes connues pour purifier le sang.A LA MER Madame Murphy ( au moment de prendre son bain j.\u2014Nick ! L\u2019eau est-elle assai-sonnée ?æcTsf! : M.Murphy.\u2014 Il y a assez de sel, Maggy, mais je ne pense pas qu\u2019il y ait sulli\" 8 am ment de poivre pour toi.Contre les Rhumes obstinés, la Coqueluelie, l\u2019Asthme, le Croup, etc., etc.Donnez le BAUME RHUMAL Le samedi o COMMENCÉ DANS LE NUMÊKO DU 23 MAI Le Diable au 19me Siècle OU LA FRANC-MAÇONNERIE LUCIFÉRIENNE Révélations complètes sur le satanisme moderne, le spiritisme, le palladisme, le magnétisme occulte, les médiums lucifériens, la magie de la Rose-Croix, les possessions démoniaques, les précurseurs de VAnte Christ.RÉCIT D\u2019UN TÉMOIN JPaa: le ZD octevu: CHAPITRE IX Un sabbat pallaclique indien \u2014 (Suite) \u2014Qui es-tu ?\u2014Fils par adoption de Celui qui peut tout.\u2014D\u2019où viens-tu ?\u2014Do la flamme éternelle.\u2014Où vas-tu ?\u2014A la flamme éternelle.\u2014Quel est ce feu sacré dont ton âme brûle ?\u2014C\u2019est le feu divin, le feu qui donne la vie aux êtres animés ut qui régénère la nature tout entière.\u2014Puisque tu le possèdes en toi, ce feu divin, peux-tu le diriger et le répandre ?\u2014Le feu sacré de notre Dieu est dirigé par la volonté des hommes purs ; l\u2019initié étend la main, et les souffrances s\u2019apaisent ; l\u2019adepte vivant s\u2019unit aux profanes morts, et son âme passe dans les cadavres pour les réchauffer, les sauver d\u2019Adonai et transmettre leurs esprits à Lucifer.\u2014Comment opérerons-nous pour sauver des âmes ?\u2014Par la chaîne magique.\u2014En vertu de quelle loi ?\u2014Les étoiles se parlent, l\u2019âme des soleils correspond avec le soupir des fleurs, des chaînes d\u2019harmonie font correspondre entre eux tous les êtres de la naturo.\u2014Kkarab.\u2014K ether-Malkhuth.\u2014Puisqu\u2019il est bien onze heures, conclut le grand-maître, nous déclarons ouverts les derniers travaux de nos mystères palladiques.A cette heure sainte, les ailes des génies s\u2019agitent avec un bruissement mystérieux ; ils volent d\u2019une sphère à l\u2019autre et portent de monde en monde les messages de notre Dieu.A moi, mes frères ! Que la chaîne magique accomplisse le salut des âmes !.\u2014Amen, répondit l\u2019assistance d\u2019une seule voix.Alors, une scène abominable se passa.Tous les Indiens, qui étaient parmi nous, se répandirent dans la plaine, et, au bout de peu d\u2019instants, je les vis revenir, traînant chacun quelque chose après lui.Ce quelque chose était un cadavre, frais encore et jeté probablement là le matin ; il y en avait que les vautours et les rats avaient déjà commencé à déchiqueter et à ronger, et dont les faces hideuses semblaient ricaner funèbrement.On plaça ces cadavres en cercle autour du monticule, en les faisant craquer, en les brisant même pour les asseoir sur le sol, le dos tourné à la grande pierre centrale, sur laquelle grimpa l\u2019Indien colosse, après s\u2019être affublé de la tête de bouc et de la longue robe blanche qui lui descendait jusqu\u2019aux pieds.A notre tour, nous nous rangeâmes de la même façon que les cadavres, formant avec eux une chaîne alternée d\u2019un vivant et d\u2019un mort.Pour maintenir les morts droits sur leur séant, nous les tenions par le corps, nos bras passés derrière leur dos, la main gauche saisissant à l\u2019épaule le cadavre de gauche, la main droite saisissant à la taille le cadavre de droite.Cette scène épouvantable était éclairée par les torches plantées dans le monticule ; l\u2019Indien à la tête de bouc avait, en outre, deux torches, qu\u2019il agitait en l\u2019air, debout, lui, sur la grande pierre-\u2014Que le feu sacré, cria le grand-maître d\u2019une voix retentissante, (pie le feu sacré, accumulé en l\u2019esprit de nos frères Mages Elus ici présents, se répande par les anneaux île notre chaîne pour réchauffer l\u2019esprit des morts ! Que nos âmes pures circulent et purifient les âmes des profanes trépassés 1 Que le courant du magnétisme divin sunctilie les cadavres impurs ! Et que leurs esprits, sauvés par le contact de nos âmes d\u2019adeptes, aillent enfin se confondre dans lé sein de notre Dieu pour le glorifier à jamais! Il y eut un moment de silence.Puis, le grand-maître clama encore : \u2014Frères, le feu sacré se répand en un courant divin ; la circulation des âmes est établie ; prononçons tous en chœur la formule magique du salut éternel.(Je fut alors une vocifération générale de damnés: \u201c\u2014Ilmnen - Etan ! llémen - Etan ! llémen-Etan !.El-ati-Titciep !.Azia-Ilyn !.Teu-Minoscl-A lhaclon !.Va g, raa, Eye!.Aait-Eyé-Èxe !.Ael-el-el-el-ahy !.J law! hau! haul liait !.Va ! va ! va ! va ! va ! Cliavajoth !., llcrluïac ! Asa-radec ! Akibeck ! Amasarac !.liagdal ! Vhnori!.ladara ! Baydal! Satâavan !.Thopheth-Moloch !.Féixféax ! Asla-rotli !.Ta.rabaklak-Béritk ! Jiaya-Néder ! Baal-Zeboub et luis!.Schcm-Ham-Phorasch ! Alpha-Oméga ! Athoïm-Olelath ! Lucifer ! Lucif! Lucifer!.Va y, ma, Eyé!., Aël-el-el-el-ahy !.Né roc-Cimélctli - llémen - Elan !.Ga-maoul-perchava !.Ay-Oël ! Lucifer in (eternum ! \" Cette formule magique lut répétée encore dix fois ; aux intervalles, on s\u2019arrêtait seulement une demi-minute pour reprendre haleine.\u2014Frères, cria enfin le grand-maître, les âmes des profanes morts sont purifiées ; nos frères Mages Elus ici présents recueillent maintenant les esprits auxquels nous venons d\u2019assurer le salut éternel, et ils vont les envoyer à notre Dieu.Rompez la chaîne ! A cet ordre, on abandonna avec ensemble les cadavres, qui, n\u2019étant plus maintenus, retombèrent couchés sur le sol, et nous nous levâmes tous, nous retournant vers le monticule.Les sept Mages Elus, qui faisaient partie de l\u2019assemblée, parmi lesquels Waider, llobbs, Crcs-poni et le grand-maître olliciant, se détachèrent et vinrent se placer en un seul groupe, au pied de la grande pierre où l\u2019Indien à la tête de bouc agitait toujours ses torches ; ils s\u2019enlacèrent par la taille, se tenant de la main droite et élevant la main gauche ouverte, doigt écartés, vers le ciel.Depuis quelques instants, le firmament s\u2019était un peu éclairci, et la lune apparaissait et disparaissait, comme se jouant, derrière les nuages noirs.\u2014Gloria tibi, Lucifer ! dirent les sept Mages Elus, en un seul et même cri.Puis, ils rompirent à leur tour leur groupe.Les Indiens se réjouissaient, convaincus qu\u2019on avait sauvé autant d\u2019âmes (pie l\u2019on était d\u2019assistants, et que les Mages du Palladium venaient d\u2019envoyer ces esprits purifiés dans la gloire éternelle du Dieu Bon.Là-dessus, le grand-maître officiant proclama, selon le rite, (pie les travaux de cette sainte solennité étaient définitivement fermés.Chacun retira ses insignes, et l\u2019on s\u2019en alla.Il nous fallut encore réenjamber des cadavres pour quitter la plaine, et nous marchions, comme à l\u2019arrivée, à la lueur des torches.Heureusement, nous trouvâmes, à quelque distance, les voitures qui nous avaient amenés à Mahatalawa et dont les cochers étaient tous des affiliés.Pour le retour à Calcutta, je fis route avec llobbs et Cresponi.J\u2019étais harassé, fourbu, rompu, pour ma part ; à peine dans le tic-kagarri, je m\u2019endormis profondément, et mes compagnons, je crois, firent de même.11 était bien près de quatre heures du matin quand j\u2019eus réintégré le bord, où, exténué, je me couchai, pour avoir un sommeil agité par d\u2019horribles cauchemars.La chaîne magique, do vivants et de cadavres alternés, ou le sabbat pal-ladique dans lu plaine do Dappuh.: iff aman a P, ; ' ¦¦ ¦ dïfïfM WÆl Vît : \u2019i! \u2022¦Ëfi'giA Y wmm SMËÉit MÉ mm , y m A-* ftW'S'y.\u2022*7* V*fj£,V '¦\u2022y Y \u2022 T'\u2022 ;; ; siP Pour les ditlérents troubles résultant de la constipation (e^ plus âme est de.ve.nue 4 .toi.le Et maintenant é.clai.re ta rou .te Vers lebonheur.vers ame est de.ve.nue e _ to; le Et main.te le bon-heur clai.re ta rou Vers le bon.heur .nant jours, tou jours le samedi 13 UN TRUC UE BICYCLISTE OU LE RESPECT QU\u2019INSPIRE UNE GROSSE BARBE Av' jui wMlê y A fflmm ¦ -v tJ -,J»m I, \u2018 \u2019f 7 m i WAmWmt Xe vagabond.\u2014Voici une bicycliste qui chemine toute seule par la campagne.Attends un peu !./ \u2018:i i.a* , .iâ > ^ ii .Sainte bénite ! o\u2019ost pas uno femme, e\u2019est un homme ! III La bicj/cliste.\u2014Qui sait si ce vagabond-là ne m'eût pas attaquée si je n\u2019avais pas mis ma fausse barbe.RONDEL ( Traduit d'Harru Romaine avec variantes) (Pour le Samedi) Pour vous et moi, le monde est pur ; L\u2019amour, la beauté e\u2019est l\u2019ospace.Le soleil moute dans l\u2019azur Kt sa hauteur qui nous surpasse, Laisse, rouge comme un fruit mûr ; Et la lune en prenant sa place Baigne le sol d\u2019un rayon sûr, Mais, fait des coins noirs où tout passe Pour vous et moi.La mer.Le bois.Le prés s\u2019efface ; Mais parmi les fleurs d\u2019or et sur La colline et le lac, j\u2019amasse L\u2019amour, et mange son fruit dur Pour vous et moi.Jean Ga-Hü.LE JOURNALISME A SENSATION Ze rédacteur.\u2014Nous venons de recevoir une dépêche annonçant que l\u2019honorable monsieur Dumonocle est tombé de son cheval en se promenant devant les édifices du Parlement, à Ottawa.L'éditeur.\u2014Télégraphiez-lui de suite et offrez-lui n\u2019importe quel prix s\u2019il veut nous décrire, sous sa signature, les sensations que lui a fait éprouver sa chute.Le rédacteur.\u2014Mais ! Monsieur Dumonocle n\u2019acceptera jamais une offre pareille.L'éditeur.\u2014Je le sais bien ; mais nous publierons un fac-similé de son refus et ça créera toujours un peu de sensation.Le rédacteur.\u2014Mais il pourrait bien ne même pas prendre la peine de nous répondre.L'éditeur.\u2014 En ce cas, nous donnerons le fac-similé de l\u2019offre que nous lui aurons faite et ce sera toujours ça ! AU THÉÂTRE M.Rouleau.\u2014Pourquoi pleurez-vous donc, Bouleau?La pièce n\u2019est pourtant pas autrement touchante.M.Bouleau.\u2014Ça n\u2019est pas du tout ça : Je pleure l\u2019argent que j\u2019ai dépensé pour entrer ici.PAS LA FORCE Le client.\u2014Garçon ! Il doit y avoir quoique chose de dérangé dans cette théière, voilà un quart d\u2019heure que j\u2019essaie de la faire couler sans y réussir.Le garçonfsardonique).-Pas la faute delà théière, m\u2019sieu ; c\u2019est le thé, qui est si peu fort qu\u2019il ne peut arriver à monter dans le goulot.UN SINGULIER ALMANACH Un homme bien connu à Montréal, éditeur d\u2019almanachs et autres livret du genre, était en excursion il y a quelques jours, dans les montagnes do St-Jérôme, lorsqu\u2019il décida d\u2019aller pêcher à un lac voisin.Lo cultivateur chez qui il était en pension le dissuada de son projet, prétendant qu\u2019une averse était imminente.N\u2019en voulant rien croire, notre homme se mit en route, une canne à pêche à la main ; mais il n\u2019avait pas fait cinq arpents que la pluie commença à tomber ; force lui fut donc do rebrousser chemin.En se retrouvant avec le cultivateur sur le seuil do sa maison, il lui demanda à quoi il avait vu que la pluie était imminente.\u201c J\u2019ai en ma possession, répondit le colon, un almanach publié par un monsieur de la ville, qui ne trompe jamais sur la température, pourvu qu\u2019on le prenne au rebour.Quand il dit qu\u2019il va faire beau, c\u2019est qu\u2019il va faire mauvais ; aujourd\u2019hui il disait qu\u2019il forait beau.\u201d Notre concitoyen eut la curiosité do consulter lui-même co singulier almanach, et il reconnut que c\u2019était le sien propre.PAS LA MÊME CHOSE Premier voyageur.\u2014Est-ce que ce train arrête ici assez longtemps pour qu\u2019on puisse manger ?Second voyageur.\u2014Non ! juste assez seulement pour payer co quo vous ordonnerez.DE MONTRÉAL A QUÉBEC La l ie excursion annuelle do Montréal à Québec, organisée par MM, Pigeon et Déry, a eu lieu samedi, par lo vapeur \u201cTrois-Rivières\u201d.Plus de 1,000 excursionistes avaient répondu à l\u2019appel, et lo voyage a été un véritable succès.De la joie, des chansons, do la musique, mais pas de désordre, tel est le bilan do la fête.Nous sommes enchantés du résultat obtenu et que méritent si complètement les dévoués et infatigables organisateurs.DEVINETTES «MPI X wfr/i M \u2014Je vois bion les chasseurs, mais le gibier ! Invisible ! \u2014Voyez-vous ce monsieur qui réclame des effets?Non, n\u2019est-ce pas, et pourtant il y est bien.Agence BAUME RHUMAL aux Etats-Unis : G.Mortimer & Co, 24 Central Wharf, Boston.Mass. 14 LE SAMEDI CHRONIQUE DE LA MODE Paris, 1U août 189G.Les rubans ot les dentelles continuent leur évolution savante et gracieuse, et la modo, en fait do garniture, n\u2019a de complaisance que pour ces fantaisies, qu\u2019elle se plaît à disposer de mille façons aussi ingénieuses que jolies.Avec le foulard, la mousseline, le linon, qui ont un grand succès d\u2019élégance, tous ces accessoires coquets se posent en entre-deux, en volants, en ceinture ; ces dernières se font de nouveau flottantes pour jeunes filles.Rien de plus joli, du reste, sur la mousseline, qu\u2019une longue ceinture de couleur, tranchant sur la blancheur do l\u2019étofl'e.Pans les garnitures qui font nouveauté, citons le grand nœud japonais qui forme presque, à lui seul, tout l\u2019ornement du corsage.Ce nœud couvre en partie le dos et se répète aussi de côté.Sur presque toutes les robes, le corselet se retrouve ; il se fait de bien dos manières, suivant le goût ou l\u2019ingéniosité des couturières.Les uns sont en satin niir avec dépassant de couleur assorti à la robe ; d\u2019autres se font en satin plissé, montant jusque sous le boléro.Cette petite veste fait fureur, on la voit beaucoup en guipure ou en soie brodée de paillettes acier ou jais.Elle est courte et de forme arrondie, et s\u2019ouvre sur une che-L\u2019ensemble en est char- Chapeau ROSE CARON.(Dessin (le Mme L.A.lloude, jr., modiste, IôSS Rue Stc-Catherine).\u2014 En paille noire avec bord de petite paille ruchée; tout le chapeau, ravissant, est garni d'une haute dentelle noire, s'élevant, sur la forme, en aigrette au-dessus du relevage du derrière, et en cornets sur les côtés.Devant, sur la passe, plumes couteau couchées au milieu d\u2019un nœud do dentelle.misette do linon chiflon ou do mousseline do soie.mant.Parmi plusieurs toilettes ainsi composées, j\u2019en cite une d\u2019un goût parfait.Elle est en talfetaB violine, voilé de mousseline de soio noire.Comme corsage, un boléro de dentello de Cluny, orné d\u2019un volant et de gros choux en mousselino do soie noire posés sur les devants.Manche nouvelle froncée sur le bras avec volant plissé en gaze noire formant manchette.La taille est serrée par une haute ceinture en satin violine.Au cou, ruche légère on gaze noire.Pour les promenades, la plage, les costumes les plus en faveur se font on piqué blanc.La forme adoptée est celle à revers faisant col marin; on les garnît d\u2019un biais de velours noir avec ceinture pareille.Comme coiffure, le canotier en paille blanche et noire, orné de velours noir et d\u2019ailes blanches.Un autre, plus coquet, se fait à jupe cloche pas très large et entièrement doublée do satinette ou de simili-soie mauve, bleu pfile ou rose.J\u2019etito vesto en piqué blanc, ouverte sur une chemisette en linon (de la couleur de la doublure) faito do plis de lingerie et d\u2019entre-deux do guipure.Tour do taille en satin noir ou en satin blanc, tous les deux se portent également.A citer, pour jeune fille, uno toilette charmante en crépon bleu lin.La jupe est unie et le corsage-blouse a des épaulettes en linon brodé.Col et ceinturo en taffetas crème à impression de fleurettes pompadour.Très originale est une toilette en serge marine et foulard indien.La jupe en serge gondolée, est ouverte de chaque côté du tablier sur une quille do foulard formant éventail.Figaro en serge avec dépassant de linon blanc plissé très fin, ouvert sur une chemisette en foulard indien froncée à l\u2019encolure et à la taille.De grands revers en linon brodé ornent la veste.La ceinturo en satin noir est formée do trois plis.Manches sn biais en foulard indien.Au cou, fraise coquillée en tulle de soie blanc.Mentionnons encore, puisque nous décrivons une série de toilettes, une éléganto robe d\u2019intérieur en taffetas uni vert saule, avec garniture de guipure de Venise.Le dos droit est en taffetas imprimé avec pli Watteau, et les devants s\u2019ouvrent sur un gilet en taffetas uni encadré de deux plis ronds, arrêtés sur la poitrine par des choux en mousseline de soie blanche.La manche droite, en taffetas Liberty, est resserrée par un volant de guipure qui retombe sur le poignet, et le col est surmonté d\u2019une fraise rucliéo en mousseline.La collerette de tulle ou do gaze, quoique plus légèrement faite, est toujours en faveur : elle a sa raison d\u2019être sur la plage, où l\u2019air est toujours un peu vif, surtout le soir.Pour la ville, on remplace la ruche par un ruban entourant le cou ; il est bordé d\u2019un petit dépassant en mousseline plissée, en tulle ou en den- telle.Ce dépassant no commence qu\u2019à quelques centimetres du devant, de façon à ne former garniture que derrière l\u2019encolure.Parmi les nouveautés qui se renouvellent sans cesse, il en est qui méritent quelque attention.D\u2019abord la ceinture longue, flottante, dont nous avons parlé et pour laquelle préside la plus adorable fantaisie.En voici une faite do quatre pans, dont deux font transparent, mousseline de soie blanche sur mousseline noire.Au bout de chaque pan, entre-deux de dcntel'e blanche sur noire, et noire sur blanche, avec dentelle au bord disposée de la même façon.Très en faveur pour aller avec toutes les robes est la ceinture en satin noir formant plis ou coulissés, et fermée sur le côté par une longue boucle d\u2019émail ou de strass.Mais la plus charmante de la saison est encore la ceinture russe, en cuir blanc ou crème, enjolivée de pierreries où domine la turquoise ; il s\u2019en fait aussi en ruban de métal, avec plaques émaillées qui sont de véritables objets d\u2019art.Comme on le voit, la ceintnre est actuellement un des plus jolis accès soires de la toilette.C\u2019est un rien, mais ce rien lui donne une note élégante faito pour plaire.Ainsi entourée, la taille parait plus fine, plus élancée.C\u2019est ce que recherchent nos jolies coquettes.Les chapeaux ne finissent pas de faire parler d\u2019eux, et les innovations sont à l\u2019ordre du jour dans le royaume des modistes.Comme forme et comme garniture, nous trouvons toujours à glaner du nouveau, tant l\u2019imagination féconde de nos artistes en modes sait parer nos coiffures d\u2019une grâce charmante, qui explique leur succès.Le canotier, entre autres, ne se ressemble plus ; il n\u2019a conservé que son nom ; sa simplicité est remplacée par des Heurs, des aigrettes, avec large Toilette en lainage havé et alpaga p.leü.\u2014Jupe ronde unie.Veste garnie de barrettes en galon mohair crème, blouse de surah très froncée devant, serrée â la taille par une ceinture en large ruban nouée de côté, col lingerie.Manche ajustée avec petits revers et bouffant de manche uni.Matériaux : 7 verges lainage rayé, 2 verges nui, 2 verges surah.calotte jarretée de velours formant bouclettes sur le côté, et retenant un faisceau de couteaux ou un paradis noir.Rien de plus seyant que cette jolie forme, qui, garnie avec simplicité ou élégance suivant le cas, termine à souhait toutes les toilettes.Baronne de Clessy.NAÏVETÉ FÉMININE Lut.\u2014Je ne déteste rien tant que d\u2019aller me faire faire les cheveux chez Bisaillon ; ses clients sont si nombreux qu\u2019il me faut attendre mon tour pendant un quart d\u2019heure au moins.Elle.\u2014Mais pourquoi n\u2019y envoies-tu pas tes cheveux, c\u2019est toujours ce que je fais, moi.Si vous toussez prenez le\tBAUME RHUMAL LE SAMEDI 15 FEUILLETON DU SAMEDI COMMENCÉ DANS LE NUMÉItO DU b A VEIL : LE SECRET DU SQUELETTE Par Geokges Pradel SECONDE PARTIE LAMOXJK DÜ3WE ESPIONNE IV.\u2014 LA GRANDE MARÉE \u2014 Suite Gotliob, qui marchait devant, se disposait à introduire la clef dans la serrure, lorsque tout à coup il s\u2019arrêta, tendit l\u2019oreille, et de la main adressa un geste muet à Frantz Muller pour lui ordonner de ne pas aller plus loin.Sur la pointe du pied, Gotliob revint auprès de Frantz et lui murmura à l\u2019oreille : \u2014On a marché de l\u2019autre côté du mur.Tous deux, alors, avec mille précautions, revinrent à la porte.Et ils entendirent parfaitement un pas furtif (pii allait et venait.Quelqu\u2019un attendait à la porte.\u2014Qui était là ?.était la question.Il fallait savoir à quoi son tenir.Gotlieb planta là sa caisse et grimpa sans faire de bruit à un chêne qui dominait la crête du mur et la plaine environnante.Et il aperçut alors une jeune femme en robe noire qui allait et venait près de la porte du parc.C\u2019était bien là, évidemment, cette folle qui lui avait été signalée par Théodore Mindeau.'etsur laquelle il devait prendre, de par l\u2019ordre de la baronne, tous les renseignements les plus précis.Que venait-elle faire dans ce pays ?Qui attendait-elle ?Qui espionnait-elle plutôt ?Enfin, il ne fallait pas songer à passer par la porte tandis quelle se tenait là, en faction.D\u2019autre part, Gotlieb avait cru déjà entendre un aboi de chien partir des profondeurs du parc.Le temps pressait.Sur un signe de Gotlieb, Frantz Muller se remit en marche.Le premier avait rechargé sur ses épaules l\u2019objectif, et tous deux dévalèrent la pente rapide déclivant du côté du bord de la Rance.Une fois, à une certaine distance, le mur du parc ayant fait un coude, Gotlieb souleva Frantz Muller dans ses bras puissants, le haussa jusqu\u2019à une touffe de pariétaires à laquelle celui-ci s\u2019accrocha et qui l\u2019aida à enjamber la crête du mur.Gotlieb, lui passa la boîte, le trépied, la caisse, lui-même arriva à se mettre à califourchon sur le mur, grâce à la force de ses poignets, puis alors, après avoir, au moyen de courroies, laissé glisser les boîtes et le trépied jusqu\u2019à terre, ils suivirent le même mouvement et atteignant la terre ferme, ils se trouvèrent bientôt en rase campagne.Personne ne les avait aperçus.La folle montait toujours sa faction derrière la porte.Une demi-heure plus tard, ils atteignaient, toujours courant, le village de la Briantais, où Frantz Muller avait retenu une méchante chambre, pour se livrer tout à l\u2019aise à ses manipulations.Pour détourner des soupçons qui n\u2019existaient même pas, par excès de précaution, Frantz Muller Ht monter une bouteille d\u2019eau-de-vie et des verres.Une fois la fille de l\u2019auberge descendue, ils s\u2019enfei-rnèrent à douille tour, et le photographe sortit un châssis fermé de l\u2019objectif.\u2014Eh bien ! demanda Gotlieb, croyez-vous avoir réussi ?\u2014Je ne sais trop, répondit Frantz, je crains que la baronne n\u2019ait bougé.Je crains aussi qu\u2019il n\u2019y ait eu trop de soleil réfléchissant sur la feuille de métal et faisant éclat.Enfin.vous pensez si je regardais.Je crains qu\u2019elle n\u2019ait tenu les pouces trop sur le bord de la plaque et qu\u2019ils n\u2019y aient laissé une ombre portée.\u2014Voilà bien des craintes ! Ht Gotlieb.\u2014Oui!.et j\u2019ai grand\u2019peur qu\u2019elle ne soient fondées.Tout en parlant, au moyen d\u2019un grand voile noir, il avait établi une façon de chambre obscure, et de son épreuve négative obtenait un cliché positif.\u2014Bah ! Ht philosophiquement Gotlieb Thurner, si votre affaire n\u2019est point réussie, on recommencera.Ça ne doit pas être bien malin, et en somme, la maison est peu surveillée.à part cette folle que nous avons rencontrée à la sortie, personne ne nous a inquiétés.\u2014Parbleu ! répliqua Frank Muller, vous en parlez bien à votre aise.J\u2019ai autre chose à faire que d\u2019être tout le temps à courir sur les chemins de for.Avec ça que c\u2019est agréable ! \u2014Il faut voir la fin de la lin, et les récompenses promises.Moi, j\u2019aime mieux le métier d\u2019ouvrier que celui de prisonnier, et je serai toujours reconnaissant à ceux qui m\u2019ont rendu la liberté.Il n\u2019acheva point sa phrase, Frantz Muller proférait un gros juron.\u2014J\u2019en étais sûr ! s\u2019écria t-il, l\u2019épreuve est mauvaise.Elle a un tiou, au milieu, un coup de soleil, la marque de l\u2019un des pouces a enlevé le côté droit, Mais je me demande un peu ce que c\u2019est que ce document-là ; et pourquoi la baronne tient tant à l'avoir ?\u2014C\u2019est ses raisons et non les nôtres, répliqua sentencieusement Gotlieb, vous allez toujours me donner une épreuve, ou deux, puis vous casserez votre cliché devant moi, tel est l\u2019ordre que j'ai reçu.Deux heures plus tard, Gotlieb quittait «le son côté l\u2019auberge de la Briantais, que Muller abandonnait quelques instants après ; Gotlieb reprenait le chemin du parc, auquel il arrivait sans encombre.La folle avait abandonné sa station devant la petite porte.La voie était libre, la gymnastique fut donc inutile à l\u2019ancien prisonnier de Spandau pour pénétrer cette fois dans le parc de Lande-Courte.Et vers la fin de la journée, Gertrude venait le rejoindre.Nous ne suivrons point le duo amoureux des deux Allemands.Disons seulement (pie la soirée terminée, au moment où la baronne se retirait dans sa chambre, car elle avait fait un effort, affirmait-elle, pour assister au souper tardif de ses hôtes revenant de leur excursion, Gertrude lui remit sous enveloppe les deux épreuves qui lui étaient adressées par Gotlieb.\u2014Allons, c\u2019est à recommencer, dit-elle avec colère, mais le moyen est bon, il est facile de s\u2019en servir ; Triste et désagréable la soirée de ce jour-là, à Lande-Courte.Mlle de Kermor avait beau faire tous ses efforts, elle ne pouvait arriver à égayer ses hôtes.Une tristesse profonde se lisait sur son charmant visage.En rentrant chez elle, à Lande-Gout te, elle avait reçu un coup au cœur.Son premier regard avait été pour Lafressange, qui s\u2019avançait à sa rencontre.Et le jeune homme avait détourné les yeux.Pourquoi agissait-il ainsi, s\u2019il n\u2019avait rien à se reprocher ?Par contre, Mme de Gunka s\u2019était montrée plus charmante, plus étincelante que jamais.Elle accablait Berthe de compliments, de tendresses; la jeune fille sentait si bien le dard caché sous ces roses qu\u2019à un moment donné elle cessa d\u2019être maîtresse d\u2019elle-même et fondit en larmes.Elle s\u2019excusait, la chère créature : \u2014Pardon ! la fatigue, un état nerveux.Flavien, du fauteuil où il s\u2019était réfugié dans un coin, regardait cette scène.\u2014Pauvre enfant ! que le sort est injuste, murmura-t-il, qu\u2019a-t-olle fait pour souffrir aussi cruellement ?.Et cette satanée baronne ! Croyez-vous qu\u2019elle jubile ! Croyez-vous qu\u2019elle triomphe! Pauvre Léo ! voilà une conquête (pii lui coûtera cher.Dans tous les cas je m\u2019assurerai dès ce soir que la Feuille d\u2019or est encore dans ta possession et qu\u2019elle ne te l\u2019a pas subtilisée.Comme note gaie, au milieu de cette tristesse, on avait l\u2019oncle Philémon qui allait de l\u2019un à l\u2019autre en répétant : \u2014Comme nous sommes froids, on voit bien que la voix d\u2019Elvira est voilée.Ah ! la vie sans harmonie! Est-ce d\u2019un triste! On se sépara dt bonne heure, chacun ayant hâte de retrouver la solitude.Lafressange (pii n\u2019était pas le dernier dans ce cas, lut suivi dans sa chambre par Flavien.Il se serait bien passé de la compagnie de son ami, mais comme celui-ci 11e lui demandait pas la permission, il fut bien forcé de faire contre fortune bon cœur et de supporter sa présence.\u2014Hum ! fit Flavien en entrant dans l\u2019appartement de Lafressange odor difemina ! C\u2019est surprenant la persistance de certains parfums.Lafressange fit la sourde oreille.Ne point répondre dans eetto circonstance, c\u2019était le seul moyen de réduire Mauroy au silence.\u2014Tu as sommeil, finit-il par dire à son ami ?\u2014Je te l\u2019avoue, répondit celui-ci, je suis éreinté, j\u2019ai travaillé tout le long du jeur.\u2014Et il est avancé ton article ?\u2014Assez, je compte l\u2019avoir fini demain matin.Tu ne vas pas me prier de te le dire ?\u2014Je n\u2019aurai pas cette cruauté.D\u2019autant que tu as grandement sommeil, La Feuille d'or était sur la table.Flavien s\u2019en empara.\u2014Veux-tu me prêter ce bibelot-là, j\u2019en ai besoin pour une observation, une comparaison nouvelle.\u2014Eh ! prends tout ce que tu voudras, répliqua Lafressange, mais laisse-moi dormir.Le BAUME RHUMAL est en vente clans toutes les Pharmacies et Epiceries, 25c la bouteille 1(5\tLE SAMEDI \u2014Bon, dans un instant, mais pas avant de te dire que je m\u2019absente demain pour quarante-huit ou soixante-douze heures.\u2014Ali ! peut-on te demander sans indiscrétion où tu vas ?\u2014Parfaitement.Je vais à Paris.\u2014A Paris ! Pourquoi à Paris ?Tu avais horreur de Paris.Tu ne voulais y rentrer qu\u2019à la fin de novembre.Tu avais une rage, une fringale de la campagne.- -Je l\u2019ai encore.\u2014Mais alors que vas-tu faire à Paris ?\u2014Pour répondre à cet inquisition, répliqua avec un imperturbable sérieux Flavien Mauroy, je te dirai que j\u2019ai ree.BELLES EXCURSIONS sur l\u2019eau te d\u2019agréables Huileries sous dit frais ombrages, allez à Plie Grosbois c\u2019est, le rendez-vous par excellence des familles, qui \\ trouvent gratuitement tables et bancs pour la collation, eau chaude pour les infusions de toutes sortes, balançoires t jeux divers pour les enfants, sans compter les rafraîchissements de toute sorte au prix île la ville.Excursions tous les jours parle vapeur FIL (îATF.Depart du quai Jacques-Cartier: 10 hrs a.m.et *2 hrs p.ni.Depart de Plie (îros-bois : Il ! hrs a.m.et à hrs p.m.TRIS Aller et Rotour, 20:.Enfanta, 10:.(\u2019apt.A.(Joui.ht, Propriétaire.r g Société Artistique Canad\u2019 210 RUE ST-LAURENT PROCHAIN TIRAGE 3 Septembre \u201996 BILLETS ENTIERS, 10 CENTS DISTRIBUTION \\ Le Numéro 1.1 a gagné le prix do $1 ,000.nn\t¦\tdo\t12.711\tdo\t400.lî) AOUT\tI\tdo\t20,11 ô\tdo\t150.N.B.\u2014Les tirages ont lieu au Monument National, rue St-Laurent, à l.1, heure de l\u2019après-midi.Le public est invité.Admission gratuite.J 4336 5 \u2022L.lZ^X.T;;v.f.-;A ; ïL- .T^1 53 \u2018JO LE SAMEDI Exposition de Montreal.Modes Fashionables \u2022 \u2022\u2022 Du II au IQ Sept.- TT nI r * ti?1r UN GRAND SPECTACLE .Agricole et Industriel TOUTES CHOSES NOUVELLES ET ATTRAYANTES GRANDES ATTRACTIONS SPECIALES__¦ ¦ ¦ .PRIX REDUITS SUR TOUS LES CHEMINS DE EER CHAPEAUX, MANTEAUX FOURRURES en tous genres ROBES, COLLETS, Etc.Le tout fait sur commande \u2014 Réparations Soignées LE RENDEZ-VOUS DE L\u2019ÉLÉGANCE ET DU BON GOUT 'route application pour l\u2019espace devra être envoyée immédiatement et toute information sera obtenue du soussigné, S.C.STEVENSON Gérant et Secrétaire .C e sont les Salons de Mme Ls A.HOUDE, jr.No 1588 Rue Ste-Catherine, Montreal LA MAISON HOUDK KST LA SEULE DE CE GENRE AU CANADA.Liqueurs et Elixir Vegetal J K LA Grande Qhartreuse EN VENTE Chez tous les Importateurs de Vins et Liqueurs, Epiciers en gros et en detail.SE MÉFTE:^ DES COINTHEFfiGOiMS.SEUL AGENT AVEC MONOPOLE POUR LE CANADA: La Compagnie ^Approvisionnements AlimentairesW ST et ê% rie St-Jacipi&s» Montréal.Casse-tête Chinois du INSTRUCTIONS A SUIVRE Découpez les pièces teintées en noir: rassejnhlezlcsde maniéré à ce quelles forment, par juxtaposition : I nk .iki'NK i'KMMK tin ni1, sim le.Adressez, sous enveloppe fermée avec votre nom et votre adresse, à \"Sphinx\u201d, journal le Samkdi vis Ixixpoi'tnut II sera donné en primes aux 5 premières solutions ,ip(4pfi .sm-L parmi celles justes de ee (\u2019a.*seTéte.qui nous seront parvenues, au plus tard le mercredi \u2022' seul einl*re.n 10h.du matin, un » bonnement de trois mois au journal le samkdi ou une magnifique épinglette pour homme ou dame, ou 50c en argent.au choix des gagnants.No 41 Samedi A.MONGEAU TSTO 42 RUE ST-I_,_A.TJE,E3SrT (Kntre les Rues Craig et Vitré.) 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