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Titre :
Le samedi
Éditeur :
  • Montréal :Société de publication du "Samedi",1889-1963
Contenu spécifique :
samedi 12 septembre 1896
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
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  • Nouveau samedi
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Le samedi, 1896-09, Collections de BAnQ.

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[" EN VILLÉGIATURE VOL.VIII.No 15 MONTREAL, 12 SEPTEMBRE 1896 $2.60 PAR ANNEE- JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ Le Numéro a ot» ¦asm m '< i m.¦¦ fjte.WrNNk PL:^ T': 'N: \u2022,:%v fï; wmm few * nJSWfflS as»® WM ü : I ijflf'* «pis 'i\t* - mm .I W f ifiiliji'.; ¦ v»-r)M'y,.:.ÈëÊÊMÊ iMMu ;\t'\u2022 jf | , te il BU liWüÏK.SfïM', mmm' fiÊHÆ mWM&l / \u2022vA- i Il parait qu\u2019il y a un scieur de bois.Je ne le vois pas moi?LES GRANDS VAINQUEURS {Pour le Samedi) Je vois les enfermés des inornes solitudes, Les cilices au corps et lu croix h lu main, Armer pour le Seigneur d\u2019énormes multitudes, Et marcher au combat d\u2019un œil lier et serein.Ils reparaissent tous auréolés de gloire Ces superbes vuinqueurs des grauds jours d\u2019autrefois, Je revois enfiévré l\u2019éternelle victoire Qu\u2019ils obtinrent eux tous par le Fer et la Croix.J\u2019entends tomber les coups que donnaient leurs épées, J\u2019entends sonner le sang qui battait dans leurs cœurs, Je les vois défiler au cours des épopées, Superbement grandis, fiers et toujours vainqueurs.Et je sens qu\u2019en mon âme est un peu de leur sève, Et qu\u2019il me faut aussi de ces luttes sans fin, De ces combats géents que je revois en rêve, Et dont mon corps entier, et dont mon âme ont faim.Baron Baudouin de Flandre.je me consolais; Four les differents troubles résultant de la constîpâtion (et plus que la moitié de nos maladies vient tic la constipation) les Pilules de Celeri de Dawson .ihfaillibies LE SAMEDI CHACUN SON TOUR, OU RIRA BIEN QUI RIRA LE DERNIER \u2014Suite A-,04 A , \u201c\"V/âL M - A MfH A l*i j ri ^H| IV \u2014 Rends-moi mon chapeau, gémissait le bonhomme, je vais attrapper un coup de soleil ! \u2022F ,!4 V \u2014Si vous aviez îles choveux, mon oncle, vous lie craindriez pas de montrer votre tôle.VI .1 ce moment, l'infortuné pu ressaisir son couvre-chef.O mtr priée ! la chevelure de Mlle Auxéloiles, vint avec, découvrant une houle île billard du /dm bel effet.l\u2019intuition d\u2019être mêlé d\u2019une façon quelconque et en dehors de ma volonté, à de graves évènements.Quels évènements ?Etais-je effet ou cause?Je l\u2019ignorais, mais certainement dans l\u2019atmosphère et dans la rate de mes collègues, il devait se passer quelque chose me concernant, je le sentais.Le caissier, le bon papa Laridon, s\u2019était mis à une table près de la mienne, et parfois, faisait supporter à son porteplume des rages de dents au moins singulières.Je surpris un de.ses regards.Il examinait bipartie inferieure de mon individu.J\u2019examinais moi aussi, fatalité du sort ! Dans la rue, sous le pardessus, la quantité de journaux dont j\u2019étais enveloppé passait inaperçue, mais au bureau, sous l\u2019étriqué veston qui économisait mon vêtement de ville, lTflet était lamentable.J\u2019avais presque doublé d\u2019envergure.J\u2019aurais voulu être en Amérique.\ti A onze heures je laissais les camarades prendre l\u2019avance vers la pension, et m\u2019en fus droit au bain.Après deux heures d\u2019un labeur acharné; c\u2019est bien le mot, et grâce au sable dont j\u2019avais fait provision, j\u2019étais entin débarrassé de ce satané cambouis.Peu soucieux d\u2019aller m\u2019exposer aux indiscrétions de mon hôtesse, j\u2019achetai un petit pain, et pris le chemin de ma demeure comptant bien y déjeuner en paix.En entrant dans la cour, je vis autour d\u2019un baquet, un groupe de commères.Le cou tendu, elles examinaient avec inquiétude un drap que ma proprio frottait énergiquement.L\u2019une d\u2019elles hasarda: \u201cC\u2019est peut-être quelque chose qu\u2019il voulait mettre à son bateau.\u201d \u2014 \u201c Eh ! qn\u2019il aille se faire fiche, lui et son bateau répliqua la mère Tapions.\u201d \u2014 Avec une adresse d\u2019Indien, je parvins jusqu\u2019à l\u2019escalier sans avoir fait crier un gravier.Marne Tapious trempait toujours et retrempait le drap, frottait, donnait du battoir Pan ! Pan ! \u201c Ah ! Bon Dieu de Bon Dieu, gémissait la pauvre femme, ça ne part pas ! Pour sûr c\u2019est de la poison ! \u201d A mi-escalier, l\u2019excès de précautions amena la catastrophe.Tout en haut, sur le palier, Bouchon, un de mes bons amis, le chien chéri à sa mérnère Tapious, me regardait venir.Intrigué par mes allures, il m\u2019interrogea d\u2019un petit aboiement.Une formidable clameur, qui nous fit sursauter tous les deux, répondit du baquet : \u201c Le voilà ! Le voilà ! \u201d En un clin d\u2019œil j\u2019étais cerné.C\u2019est alors que je me révélai, à moi-même, un incomparable capitaine.L\u2019imminence du danger m\u2019éclaircit les idées, -le compris instantanément qu\u2019il fallait déguerpir, et plus vite que j\u2019étais venu.Je me débarrassai d\u2019abord du carlin, lequel, oublieux des bienfaits reçus, menaçait de trop près.Je l\u2019envoyai en parabole rejoindre mémère.\u201c Assasseïn ! rugit la vieille.Assasseïn ! \u201d Et elle gravit deux marches, haut le battoir.Sans répondre un mot, j\u2019enfourchai la rampe et d\u2019un bond franchis le cercle des assaillantes.Du coup, la mère Tapious devint tout à fait enragée.Elle m\u2019onvoio au vol, son battoir, lequel manque le rendez-vous et donne en plein dans le vitrage de l\u2019épicier.Stupeur et vociférations.Si j\u2019enfilai la rue je ne vous dis que ça.Derrière moi l\u2019escadron femelle chargeait à fond de train, Bouchon en tête.\u201c Attendez-moi donc un peu, attendez-moi donc un pou, hurlait la mégère.Je vas vous faire voir un peu moi.\u201d Je ne voulais rien voir du tout : ni un peu ni autrement.Aussitôt dans la rue, je gagnai au large avec la vélocité de l\u2019Aquilon.Je n\u2019étais pourtant pas encore sauvé.Ma diabolique hôtesse faillit ameuter le quartier.Campée sur le trot- toir, les poings sur les hanches, forte en voix comme une pièce d\u2019artillerie, à ôOO verges elle me canonnait encore.\u201c Voui, Mansieu, voui, quand vous voudrez fairo des anventions, eh bien vous no viendrez pas les faire dans mes draps.\u201d MOKA I, K Jeunes gens, quand vous bouchez la bouteillo qui doit être dans votre lit.lo N\u2019y mettez pas de goudron.-Jo Bouchez solidement.On ne sait jamais comment çi ee débouchera.A.Couiuno.ELLE N\u2019A PAS TENU SA PAROLE Premier clubman.\u2014Qu\u2019est-co que tu as donc, mon pauvre vieux ?Tu as l\u2019air navré ! Deuxième clubman.\u2014Je le suis, figures toi, qu\u2019avant hier, ma femme m\u2019a menacé de ne pas me parler de huit jours.Premier clubman.\u2014Et elle a tenu sa parole, pauvre ami, et tu gémis de ta solitude, n\u2019est ce pas 1 Deuxième clubman.\u2014Tu n\u2019y es pas du tout.J\u2019aurais bien voulu qu\u2019elle la tienne, sa parole.L\u2019injure, c\u2019est cette flèche légendaire qui se retournait crever l\u2019œil du méchant archer.\u2014Em./or,a.ACADÉMIE DI Do Woi.f IIoiM\u2019EH -tans \u201c El Capitan\".ï MUSIQUE l,a nouvelle Académie, sous la gérunco de Messieurs Sparrow et Jacobs, fait sa grande réouverture lo lundi T septembre.Uno semaine do superbes représentations chaquo soir, avec matinée samedi, par lo célèbre do Wolf Hopper avec sa magnifique troupe et lo plus grand succès en fait d\u2019< )péra-comique, El Capitan.Cette pièce, de Charles Klein, musique de John Philip Sousa, sera représentée tel qu\u2019elle l\u2019a été à New-York, avec uno suite do surprises et do nouveautés étonnantes : Corps do musique militaire au complet ; magnifiques scènos ; brillants costumes ; grand chœur de 50 voix.On nous annonce, pour la semaine suivante : The Brownies, dont chacun a constaté lo succès l\u2019année dornière, au Monument National.Rica n\u2019est moins commun qu\u2019un recueil de Pensées qui fasse penser.\u2014Out Dhlafouest.PAS GENTIL DE SA PART Lillie (G ans).\u2014 C\u2019est bien vilain do ta part, maman.Tu m'envoie toujours coucher quand jo n'ai pas envie de dormir et tu me fais lever quand je suis bien endormie.les médecins vous diront que presque la moitié des maladies des enfants sont causées par les VERS et que les Cremes Chocolat de Dawson sont le meilleur remède JSq contra lis Vers.I vend partout.25c LA BOITE s LÊ SAMEDI LES PREMIERS PRIX DU \u201cSAMEDI .V >S m i Si son rédacteur (irait jait parti» du jury des récompenses (section d'horticulture) à VExposition rationale de Afon'réal P en ISit6*.UNE CHANCE (Pour le Samedi) (Traduit d'Itarry Jiomaine, avec variantcuj.I As-tu vu la lune pleine Dans le nuage flotter Cachant la nature en peine Et dans la nuit s\u2019arrêter ^ II As-tu vu la neige claire Soudain, se changer en ean, Et la cocotte se plaire A donner dans un panneau ?III As-tu vu la cendre éteinte Qui n\u2019avait plus de chaleur, Et le foyer dont la plainte Nous chagrine à faire peur ?IV As-tu vu le lieu de danse Quand le plaisir est fini Et la brillante jactance Du bonheur qu\u2019il a banni ?Il le reconnût aussitôt.C'était ult vieux major de dragons qui, étourdi par la chaleur, le bruit et.quelques verres, ne semblait pas posséder toute sa raison.\u2014C\u2019est toi, mon vieux, dit Putanchard tout à fait ivre.Qu\u2019est-co que tu veux I \u2014.Je.je.vououdrais me cououcher, dit le major.\u2014Te coucher ! Il ne fait pas encore jour ! Nous allons aller d\u2019abord à la \u201c Pintade amoureuse \u201d prendre une absinthe.Ça te remettra.\u2014Je.je.vououdrais mee cououcher, répétait toujours le bonhomme.\u2014Pas encore, mon vieux.Et Putanchard entraîna sa victime dans le sous sol d\u2019un infect débit qui restait ouvert tout la nuit Ils trouvèrent une douzaine de soldats en \u201c bombe \u201d qui chantaient à tue tête au milieu d\u2019une tabagie indescriptible.En entrant, Putanchard, titubant, retira son képi et,d\u2019une voix avinée,s\u2019écria: \u2014Je vous présente un copain à moi, un vieux major de mes amis.\u2014 Un verre! un verre! Faut qu\u2019il boive avec nous ! hurla-t-on de tous côtés.Mais le pauvre vieux ânonnait toujours : \u2014 Je.je.vououdrais mee cououcher.\u2014Tu te coucheras tout à l\u2019heure, dit Putanchard.Et, lui prenant son claque, il lui mit à la place, sur la tête, son képi, puis, tirant l\u2019épéedudocteur,il labranditen s\u2019écriant: \u2014Voilé l\u2019épée avec laquelle mon copain à escrabouillé tant de Prussiens, en 0, à Marengo ! Ce fut alors un tohu-bohu dans toute la salle.On monta sur les tables, on chanta et on cassa les verres.Quant au vieux major, ou on avait oublié sur une banquette, il s\u2019était endormi.\t* Mais, au petit jour, le patron delà \u201c Pintade amoureuse \u201d, craignant un scandale, les mit tous à la porte, et, hélant une voiture, reconduisit le major chez lui.* * * Il était dix heures du matin quand Putanchard, à peu près dégrisé, rentra à la caserne.Heureusement pour lui, le sergent de garde qui était de ses amis, ne signala pas son retard.Et le soir, le général lui envoya, en le félicitant de son zèle et de son intelligence, une pièce de dix francs.Il sera de plus porté pour l\u2019avancement.V M\u2019amour, toutes ces figures Ne pleignent pas à demi Des douleurs et meurtrissures De n\u2019étre plus ton ami.Jean Oa-Hd.MAJOR ET CAPORAL Putanchard, le caporal de la I\"' escouade de la 31' du 3, et les soldats Gaudet et Palochon avaient été commandés de service pour le bal que donnait le général.Putanchard devait se tenir au buffet, et Gaudet et Palochon rester sur les marches du perron, pour ouvrir les portières aux invités.A 8 heures, ils se présentaient tous les trois devant l\u2019hôtel du général, la tunique soigneusement brossée, les boutons astiqués, le3 cheveux bien poignés, les mains gantées do blanc.Tandis que les soldats attendaient dans la cour, Putanchard s\u2019installa derrière son bullet, et ses yeux no tardèrent pas à briller d\u2019envie en contemplant les bouteilles de champagne qui étaient alignées devant lui.\u2014\tLire que, pendant toute la nuit, je vais verser à boire aux autres, pensait-il, et que je n\u2019en pourrai même pas boire un verre!.Bah ! en me cachant, je parviendrai peut-être à en goûter aussi de ce Champagne ! Tout en servant de nombreux invités, il trouva, en effet, le moyen de ne pas s\u2019oublier lui-même.A tout instant, sous prétexte de ramasser quelque chose h terre, il se baissait sous le buffet et avalait d\u2019un trait une coupe de champagne, murmurant à chacune : \u2014\tPour les pauvres de la paroisse.Il en versa même si souvent \u201c aux pauvres de la paroisse \u201d que, vers I heures du matin, il était complètement gris, mais, par un effort d\u2019équilibre, il parvint à se tenir debout derrièro son buffet, et, quand les derniers invités furent partis, titubant, le képi sur la nuque, il descendit les marches du perron, suivi de Gaudet et Palochon qui, eux non plus, ne marchaient pas très droit.Comme ils traversaient la cour, Putanchard se sentit frapper sur l\u2019épaule.Il se retourna et vit quelqu\u2019un qui, chancelant, les yeux vagues, chantonnait comme un homme un peu gris.Pour les fièvres intermittentes et les maladies miasmatiques, l\u2019Ague-Curo d'Ayer est positivement un remède infaillible.LA BARBOTTE MORDAIT TROP FORT ;A f/'j LJ' Le révérend.\u2014 C\u2019est comme cela, petit malheureux, que tu passes ton temps au lieu de venir à l\u2019école du dimanche ! Le gamin.\u2014Quoi ! avec de la barbotte qui mord comme ça 1 je ne pense pas ! Contre les.la \" .' \u2018 , l'Asthmo, lo Group, ete,, etc., Donnez In BAUME RHUMAL 188815 17336590 LE SAMEDI 0 COMMENCÉ DANS LE NUMÉliO DU 23 MAI Le Diable au 19me Siècle OU LA FRANC-MAÇONNERIE LUCIFÉRIENNE Révélations complètes sur le satanisme moderne, le spiritisme, le palladium, le magnétisme occulte, les médiums lucifériens, la magie de la Rose-Croix, les possessions démoniaques, les précurseurs de l'Ante Christ.RÉCIT D\u2019UN TÉMOIN IEPa.r le ^Docteur IO-A.rI1-A.ZT iT iE CHAPITRE IX Preuve des apparitions de Satan \u2014 (Suite) \u201c Les douze hommes, qui étaient sans doute instruits de sa présence, s\u2019abîmèrent dans une plus profonde adoration ; à l\u2019invocation succédaient la louange et la prière.\u201c L\u2019abbé était pris d\u2019une terreur mortelle.Ses yeux ne pouvaient se détacher du Treizième, qui se tenait tranquillement debout devant lui, un vague sourire errant sur sa figure ; et le sourire semblait rendre plus profond le désespoir qui se lisait dans ses yeux bleus.\u201c Girod fut tout d\u2019abord frappé de la tristesse de cette figure, puis de sa beauté, enfin de la vigueur intellectuelle qui la caractérisait.L\u2019expression n\u2019était pas méchante, pas même froide; les narines, les lèvres et le front décelaient l\u2019orgueil et la hauteur ; mais l\u2019exquise symétrie et les parfaites proportions du masque indiquaient la souplesse et la force de la volonté.Tout le reste contribuait à rendre plus remarquable la tristesse du regard.\u201c Ses yeux se fixaient sur ceux de Girod, et l\u2019abbé en sentait l\u2019in-lluencc subtile qui pénétrait dans son être par tous les pores.Ce terrible Treizième ne fixait que le prêtre, tandis que les douze hommes se livraient à une oraison de plus en plus sauvage, blasphématoire et cruelle.\u201c L\u2019abhé ne pouvait songer à autre chose qu\u2019à la ligure qui était devant lui et à la tristesse qui l\u2019enveloppait.Il ne put penser à faire une prière, bien qu\u2019il se souvînt de la prière.Etait-ce le désespoir qui l\u2019emplissait ainsi, un désespoir venant des yeux bleus si tristes ?Etait-ce ie désespoir ou la mort ?C\u2019était uue sensation tout à la fois violente et passionnée, n\u2019ayant rien de commun avec la sérénité de la mort.L\u2019inlluence des yeux bleus fixés sur lui s\u2019emparait de plus en plus de l\u2019abbé et l\u2019ino*dait d\u2019une volupté horrible.C\u2019était quelque chose comme une extase de douleur devenant plaisir, l\u2019extase de quelqu\u2019un qui serait banni de toute espérance et qui, à cause de cela même, pourrait contempler avec ironie l\u2019auteur de toute espérance.Girod eut la compréhension que dans un autre moment il aurait souri de ce qu\u2019il éprouvait, qu\u2019il n\u2019aurait senti aucune défaillance ; et un nom familier, \u2014 un nom qu\u2019il avait entendu prononcer plusieur fois par les douze hommes, \u2014 frappa son oreille: le nom du Christ.Où l\u2019avait-il entendu ?Il ne pouvait le dire.C\u2019était le nom d\u2019un jeune homme, lui semblait-il vaguement ; il pouvait se remémorer cela, et rien autre.Encore une fois il entendit le nom : Christ.Il y avait aussi un autre nom comme celui de Christ, qui lui donna l\u2019impression d\u2019une grande souffrance et d\u2019une profonde paix.Non seulement de paix, mais de joie; et aucunes délices pareilles ne venaient des yeux bleus fixés sur lui.Une fois encore, le nom de Christ fut prononcé.Ah ! l\u2019autre mot était Croix ; il s\u2019en souvenait maintenant ; une chose longue avec une chose courte en travers.Etait-ce parce qu\u2019il y pensait que l\u2019influence des yeux bleus diminua d\u2019intensité ?On n\u2019oserait l\u2019affirmer ; mais, comme il pensait vaguement, sans toutefois pouvoir murmu- rer une prière, la main droite de l\u2019abbé se souleva lourdement, et, comme machinalement, il traça un signe de croix sur sa poitrine.\u201c La vision s\u2019éclipsa, Les douze adorateurs se turent et restèrent étendus les uns auprès des autres, comme engourdis et pris de faiblesse.Au bout île quelques minutes, ils se levèrent titubants et tremblants.Ils regardèrent un moment l\u2019abbé, qui lui aussi se sentait exténué.\u201c Pomerantseff, avec une présence d\u2019esprit extraordinaire, marcha vivement vers l\u2019abbé, le poussa vers la porte par où ils étaient entrés ; et, après l\u2019avoir fermée à clef, pour ne pas être suivis par les autres, ils s\u2019assirent un moment dans la chambre attenante, \u201c Cette fuite soudaine les avait accablés mentalement et physiquement.Le prince, qui semblait i.'avoir conservé ses sens que par un effort mécanique, replaça soigneusement sui les yeux de l\u2019abbé le bandeau que celui-ci tenait encore dans sa main crispée.Ce n\u2019est qu\u2019arrivés dehors qu\u2019ils s\u2019aperçurent qu'ils avaient oublié leurs chapeaux.\u201c\u2014N\u2019importe, murmura Pomerantseff, il serait dangereux d\u2019y retourner.\u201d \u201c Et poussant l\u2019abbé dans la voiture qui les attendait, il cria : \u201c\u2014Au grand galop ! \u201d \u201c Ils n\u2019échangèrent pas une parole.On arriva.Pomerantseff enleva le bandeau des yeux de son ami.L\u2019abbé ne put jamais dire comment il parvint jusqu\u2019à sa chambre.\u201c Le lendemain matin, il eut la fièvre et le délire.\u201d Mgr Meurin no doute pus de la véracité de ce récit; en quoi, il a grandement raison.Si les occultistes rompaient la loi de silence qu\u2019ils s\u2019imposent, c\u2019est par centaines que se chiffreraient les anecdotes du genre do celle rapportée par le Illackwood Ma (pleine et la Pall Mall Gazelle.Mais des indiscrétions ne peuvent se produire que dans des cas analogues à celui de l\u2019abbé Girod, c\u2019est-à-dire lorsque des personnes se livrant aux évocations ont, par suite d\u2019une pique d\u2019amour-propre, invité quelqu\u2019un d\u2019étranger à ces pratiques à venir constater leurs résultats; or, ces cas, il est facile do le comprendre, sont infiniment rares, et de semblables invitations ne risquent guère d\u2019avoir lieu que dans des groupes non organisés d\u2019occultistes amateurs.Pour être en mesure de divulguer les mystères du satanisme contemporain, il faut procéder comme je l\u2019ai fait.Il faut pénétrer d\u2019abord dans la franc-maçonnerie ordinaire, et, si l\u2019on n\u2019a pas la chance d\u2019être favorisé par les circonstances, ainsi que je l\u2019ai été, avoir la patience de se faire progressivement initier, degré par degré, jusqu\u2019aux grades philosophiques et cabalistiques.Une fois que l\u2019on aura obtenu, dans le rite écossais, par exemple, le grade de Chevalier Kadosh, ou son équivalent dans les autres rites, il s\u2019agira d\u2019être remarqué par les recruteurs du Palladium, lesquels fréquentent les aréopages, soit qu\u2019ils en fassent partie, soit comme visiteurs ayant droit d\u2019entrée, d\u2019ordinaire en qualité d'affiliés à l\u2019écossisme, mais toujours sans faire savoir qu\u2019ils appartiennent aussi au rite luciférien de Charleston.Les initiés haut-gradés de la maçonnerie ordinaire n\u2019ont pas la faculté,\u2014sauf en Espagne,\u2014de solliciter leur admission dans l\u2019ordre du Palladium, attendu que les agents du recrutement ré-théurgiste optimate opèrent sous le couvert du plus strict incognito ; on ne peut donc s\u2019adresser à eux, ce sont eux qui choisissent leurs adeptes, avec mille précautions, parmi ceux dont le zèle diabolique et les tendances vers l\u2019hermétisme leur paraissent bien démontrés.Au surplus, il est de règle, chez les francs-maçons, de nier énergiquement l\u2019existence des ateliers androgynes, ou loges et arrière-loges où les dames sont admises, et celle îles ateliers palladiquos ; il n\u2019y a, je le répète, qu\u2019en Espagne, et depuis peu d\u2019années encore, que les loges de sœurs maçonnes et les triangles lucifériens sont avoués.Pour en revenir au récit de l\u2019abbé Girod, il importe de remarquer que l'apparition ainsi constatée n\u2019a pas eu lieu chez des occul- 'VC-V.¦' ¦ ' r \u2019 - .sUidi\t-V .y.'sNir, [\u2018«a; :>! H ¦\t\u2022 fW , ; Aj.-v- 'v.\u2018-VL -V.Je fus reçu par les frères d\u2019un aréopages de Singapore, avec tous les lion ueurs de la voûte d\u2019acier.SW A \u2022 Yïf.f mm SSm - -a Maux de Tète Nerveux et ChroniquesPilules de Céleri de Dawson ï Spécifique Infaillible.\"\"\"\u2019àoÉ bo.tË 10 EE SAMEDI tistes d\u2019une scute luciférienne, mais bien chez des satanistes; et.entre ces deux genres d\u2019adorateurs du démon, il existe une nuance qu\u2019il convient de ne point perdre île vue.l\u2019orne ran tse 11' ot ses amis, étaient réunis au nombre de douze, ainsi qu'on vient de le voir ; or, les lucifériens n\u2019opèrent jamais qu\u2019à onze (parmi lesquels, sept d\u2019entre eux ayant le grade de I Lié-rarque) ou dans une quantité formant un nombre multiple de onze; c\u2019est là une règle absolue; le nombre cabalistique de onze est rigoureux, non seulement pour les séances d\u2019évocations, mais même pour les tenues ordinaires palludiques.Si un initié se présente en retard à un triangle et veut assister à la réunion, il lui faut attendre, dans la salle des pas-perdus qui précède le temple, l\u2019arrivée de dix autres initiés également en retard : ou, sinon, il n\u2019a qu\u2019à se retirer, à moins seulement d\u2019être Mage Elu ou Hiérarque ; dans ce cas, le couvreur du triangle (gardien placé extérieurement à la porte de la salle) transmet au grand-maître le nom du visiteur privilégié retardataire, qui réclame l\u2019entrée: la séance est suspendue, et le sort désigne, parmi les Kudoscb du Palladium (degré inférieur du rite), le frère qui doit couvrir le temple (quitter la salle) pour faire place à l\u2019initié d'un des deux degrés supérieurs, cela afin que l\u2019assistance soit toujours on nombre multiple de onze.Une autre preuve de ce que l\u2019abbé (îirod avait pénétré chez des satanistes, et non chez des lucifériens, résulte des formules employées pour l\u2019évocation du prince des ténèbres.Jamais les lucifériens n\u2019appellent leur maître infernal \u201c esprit du mal ou \u201c père et créateur ilu crime,\u201d jamais, jamais ! .l\u2019aurai l\u2019occasion de reproduire plus loin une\u2019\u2022 encyclique \u201d du grand chef suprême Albert Pike, laquelle ne laisse aucun doute à cet égard et interdit même de se servir du mot Satan en n\u2019importe quelle circonstance.Il y a, en effet, une différence notable, qui a son importance dans l\u2019étude de l\u2019occultisme, entre les satanistes et les lucifériens.Les premiers, dont M.Huysmans s\u2019est spécialement occupé dans son livre au sujet duquel j\u2019ai déjà dit un mot, sont, avant tout, des détraqués, hystériques d\u2019une espèce particulière, qui, accusant le Dieu des chrétiens d\u2019avoir trahi la cause de l\u2019humanité, recourent, comme en désespoir île cause, à l\u2019arclmnge déchu, et font, dans des accès de véritable folie, pacte avec Satan et ses démons, reconnaissant néanmoins à ceux-ci une situation subalterne et réprouvée dans l\u2019ordre surnaturel.Au contraire, les lucifériens du Palladium Réformé Nouveau ou des rites similaires, tout en étant en proie à une aberration étrange, agissent froidement, délibérément, et, défiant Lucifer, ils le considèrent comme le Principe du Rien et l\u2019égal du Dieu des chrétiens, appelé par eux Principe du Mal.Cette démarcation qui existe entre les lucifériens et les satanistes est nécessaire à constater : les deux cultes, qui en sont la conséquence, ne se ressemblent pus, du reste.Mais il.est utile de dire aussi que le roi des enfers se manifeste indistinctivemcnt à ses fidèles de l\u2019une et l\u2019autre catégories ; son but étant d\u2019avoir avec lui le plus grand nombre possible d\u2019âmes, dans l\u2019abirae éternel où Dieu l\u2019a plongé à la suite de sa révolte, il accepte avec satisfaction les hommages à lui rendus, à n'importe quel titre, ces hommages étant vers la damnation un pas décisif et presque irrévocable.Il ne faudrait pas pourtant conclure que la satisfaction et l\u2019orgueil qu\u2019il éprouve à voir ces égarés, ces grands coupables, se donner à lui, le déterminent à apparaître chaque lois qu\u2019il est appelé pur eux.Les occultistes de toute école sont d\u2019accord pour reconnaître que rien n\u2019est plus variable que le caprice des esprits évoqués ; les rituels d\u2019Albert Pike, notamment, témoignent que, dans un triangle palhulique, on n\u2019est jamais sûr, même si dans l\u2019assemblé e se trouvent les sept Hiérarques indispensables, d\u2019obtenir la venue de l\u2019esprit suprême du feu ; il n'y a, atlirment les membres du Grand Collège des .Maçons Emérites, d\u2019apparition régulière de Lucifer qu\u2019au \u201c Sanctum Rcgnum \" de Charleston, tous les vendredis, à trois heures de l\u2019après-midi, ainsi que je l\u2019ai dit plus haut en reproduisant textuellement les paroles du frère Walder, un des onze qui ont seuls droit de tenir séance en ce lieu exécrable où ils ont la garde du premier Raphomet ou Palladium original.Par contre, il est acquis que Lucifer apparaît en certaines occasions et alors meme qu\u2019il n\u2019a pas été évoqué; bien entendu, une apparition inopinée, de ce genre, se produit lorsque la réunion au sein de laquelle elle a lieu constitue un milieu où la présence du prince des démons est sympathique.Cresponi, au nombre de ses confidences, m\u2019a raconté une de ces apparitions spontanées, inattendues, non provoquées par des évocations, laquelle eut lieu dans une circonstance qu\u2019on peut qualifier d historique ; il tenait le fait de la bouche même d\u2019une des personnes (pii en lurent témoins, et il m a nommé cette personne ; c\u2019est le docteur l'imotco Riboli, le bien connu médecin de Garibaldi et 1 un des chefs secrets de la haute maçonnerie italienne.Ceci s\u2019est passé à Milan, en juillet i sfo, peu de jours après que la guerre venait d\u2019eclatcr entre la Franco et la Prusse.A cette époque, les francs-maçons occultistes de la péninsule se réunissaient dans les aréopages de lvudosch du rite écossais ou entre eux à domicile, c\u2019est-à-dire sans agir sous la direction centrale de Char- leston, car le général américain Albert Pike n\u2019avait pas encore organisé le Rite Palhulique Réformé Nouveau.Il est important de faire remarquer (pie, dans la circonstance en question, il ne s\u2019agissait nullement d\u2019une réunion rituelle, bien (pie tous les assistants appartinssent à la franc-maçonnerie des hauts grades et fussent initiés à l\u2019hermétisme.C\u2019est en secret qu\u2019ils s\u2019étaient rendus dans l\u2019ancienne capitale de la Lombardie, pour s\u2019y rencontrer rapidement, à un rendez-vous politique avant tout, le docteur Riboli, le général Cadorna, le colonel Francesco Cucchi et douze autres ennemis jurés de la Papauté, qui voulaient échanger leurs vues et prendre des résolutions immédiates au sujet des éventualités dont le conflit franco-prussien pouvait amener la naissance.A ce moment, le premier choc des armées française et allemande n\u2019avait pas eu lieu ; mais il paraissait prochain; des deux côtés, les troupes ennemies se dirigeaient vers la frontière.Les quinze sectaires italiens, dont quatre appartenaient à la gauche du Parlement, étaient donc venus à Milan dans le plus rigoureux incognito et s\u2019étaient réunis, non au local maçonnique, mais au domicile d\u2019un frère, initié occultiste comme eux, et dont la maison était située à proximité de la Porta-Veneizia.Ils discutèrent longuement, formulant, au cours de leur dialogue, diverses motions que n\u2019eussent pas reniées les pires révolutionnaires, et les entrecoupant d\u2019horribles impiétés ; tout cela, en fumant de ces fameux et si mauvais cigares du pays, pour allumer lesquels un brasier spécial est toujours en permanence.Lors d\u2019une halte dans la discussion, Cadorna, avisant un menu morceau de pain qui traînait sur une table, le prit, et, par dérision digne d\u2019un apostat, se mit à parodier le prêtre consacrant l\u2019hostie, en prononçant même les paroles sacramentelles; puis, il jeta le morceau de pain dans le brasier.Cucchi dit alors à Cadorna : \u2014Ce morceau de pain doit être maintenant devenu le corps du Christ, puisque tu l\u2019as consacré.Eh bien, certes, puisqu\u2019il brûle à présent dans ce feu, qu\u2019il représente, mes chers amis, notre hommage à Lucifer ! \u2014Oui, tirent les autres, que Lucifer reçoive notre hommage par ce symbole ! A l\u2019instant même, d\u2019après ce qu\u2019a raconté le docteur Riboli, le plancher s\u2019entr\u2019ouvrit, et Lucifer en personne parut dans une gerbe de flammes.Il se borna à parcourir d\u2019un regard d\u2019ensemble les quinze francs-maçons, surpris, mais non effrayés de cette apparition soudaine ; puis, il prononça ces simples paroles, d\u2019une voix brève: \u201c\u2014Le moment est venu de tirer le troisième coup de canon.\" Aussitôt, les flammes l\u2019enveloppèrent en tourbillonnant, et s\u2019évanouirent avec lui.Loin d\u2019être épouvantés, les assistants se félicitèrent de ce (pii venait d\u2019arriver ; ils considéraient comme un heureux présage cette apparition satanique, qu\u2019ils n\u2019avaient point sollicitée.Quelques jours plus tard, Francesco Cucchi quittait mystérieusement l\u2019Italie et se rendait au quartier général de l\u2019armée allemande ; c\u2019est le 2 août qu\u2019il y arriva.Là, il eut, pendant une période de seize jours, plusieurs entrevues secrètes avec M.de Bismarck.Un pacte fut conclu entre le ministre de Guillaume et le colonel garibaldien, celui-ci agissant comme délégué des révolutionnaires italiens, dont la gauche parlementaire était alors l\u2019émanation politique.Bismarck s\u2019engageait à fournir aux révolutionnaires italiens les ressources matérielles pour marcher sur Rome, si Victor-Emmanuel hésitait à y aller ; il offrait même de fournir les fusils à aiguille nécessaires à l\u2019armement des volontaires: de son côté, le parti radical de la péninsule s\u2019engageait, par l\u2019intermédiaire de Cucchi, à créer dans le pays une agitation formidable contre l\u2019alliance française; car M.de Bismarck craignait qu le roi d\u2019Italie vînt au secours de la France, en reconnaissance de l\u2019appui que Napoléon III lui avait apporté sur les glorieux champs de bataille de Magenta et de Solférino.Tout le monde sait quel mouvement eut lieu en Italie, dès le 20 août jour ou le premier ministre de Victor Emmanuel, M.Lamm, a eut à répondre à une interpellation des radicaux de la gauche.Le 2!) août est la date exacte de l\u2019explosion révolutionnaire anti-papale en Italie, et c\u2019est ce jour-là même que le calonel Cucchi rentrait à Florence, de retour de sa mystérieuse mission.Un mois après, jour pour jour, le 20 septembre, Rome était, sans l\u2019ombre d\u2019un prétexte, entourée et assiégée par les troupes italiennes ; le territoire pontifical était violé, au mépris même de la convention du 15 septembre 1864 signée par Victor-Emmanuel ; le canon de l\u2019envahisseur faisait, à la Porta-Pia, une brèche sacrilège, par laquelle l\u2019armée du roi usurpateur entrait dans la Ville-Sainte.Le général qui commandait en chef cette armée était Cadorna.Enfin, disons qu\u2019un des quinze francs-maçons occultistes du conciliabule de Milan, raconté à Cresponi et à d\u2019autres par le docteur Riboli, n\u2019était autre que M.Crispi, qui alors n\u2019avait pas encore été ministre.(A suivre.) 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Tu parti.ras là \t\t\t\u2014 r\tu\t\u2014\t\u2014\u2014L-M \t\t\tDu / ~£-*\t\t\t0\t*\u2014\t-, - - - * -\tfri H\t- .* - - i^=r ^ - ! £V î l ; î 7 ?v\t^\t/ 'g~~^~~\u2014* J i\t5.5.\t1\ti\t1 U-.F\t1 f - - j 1 )¦ -*\u2014\u2014#-r - » ; > |\t\u2022 .- ^\tV V,\t[W4é^j\thkj kl W tj~\t1 -W\t 1 Tous ¦a, je te moi n: ^4 LE SAMEDI LE SAMEDi Dis-lui sonbon.heur vœux que mon cœui ne ton.dre ie m'est che Est non plusdoux es.potrl que In re S S fTææasHsaeæ Tou - che de nos .pè de nos mi - sè l\u2019heureux jour, Luire e: de mon re - tour rai la Fran - ce Plus belle___________________ a_pres Tab - sen .ce, Ft moi î e.ra pre l an .va LE SAMEDI B O N 1ST E IR I ^ 4 s.» />', ^ '! 'v \u2019\u2022£2^3 ife'.M; ESTiM Madame Uenoiton (qui revient clic.elle, après quatre mais d< séjour dans une ville a eau).Ali ! qu\u2019il est bon de rentrer chez roi 1 Rien ne vaut son cher intérieur.Mr Uenoiton (se précipitant dans une chambre voisine J \u2014Une minute, Mario une nuuuto 1 b: g _a_ xj.t xroinsr h ¦¦\tC üt=JU Mr Uenoiton (revenant une minute après J.\u2014Tu vois ce papier, Mario ! Sont ce bien là les mots que tu viens de prononcer! Madame Uenoiton (lisant).\u2014Parfaitement ! Mais qu\u2019est ce (pie cela signifie '! Mr Uenoiton (lui tendant la plume).\u2014Tu vas me signer ça, voilà tout ! ,lc te lo montrerai au printemps prochain.LES \\VIKINGS Nous sommes les rois blonds que guident les étoiles! Au cri des vents houleux, nos barques à deux voiles Bondissent par dessus les Ilots ; LeB brisants sont nos ports, les ouragans nos fêtes ; L eclair est notre pliure, et l\u2019ell\u2019ort des tempêtes Travaille pour nos matelots.Nous sommes les rois blonds de l\u2019océan sonore ; Nous avons découvert les pays qu\u2019on ignore Par delà les mers de cent jours ; C est pour nous que les Pranks décorent les chapelles, Que leurs troupeaux sont gras, que leurs filles sont belles, Itt que leurs cités ont des tours ! Nous marchons dans la nuit aux lueurs des épées ; Les vainqueurs sont vàincus, et leurs têtes coupées Pendent le long de nos arçons ; Nous avons pour ami l'oiseau noir au pied jaune, Nos conftères les loups nous demandent l\u2019aumône Et s\u2019engraissent quand nous passons 1 Nous sommes les rois blonds de la torre et de l\u2019onde, Les joyeux (ils de 'lhor qui courent sur le monde, Ivres de gloire et de butin ; Les prêtres de l\u2019Enfant qui dort auprès des vaches Ont des crânes luisants qui s\u2019ouvrent sous nos haches Mieux que les bûches du sapin ! Aussi quand le Dysir qu\u2019Odin promet aux braves Sur les champs de carnage ou parmi les épaves Viendra ramasser nos corps blancs, Nous irons nous asseoir à la droite des Ases, Pour vivre de festins, de combats et d\u2019extases Dans les palais étincelants 1 Edmond 11 akancourt.CASUISTIQUE Juliette.\u2014 Dis, Lucien, no m\u2019uvais-tu pas promis que, le jour où je deviendrais ta femme, tu renoncerais à fumer 1 Lucien.\u2014 Certainement, ma chérie.Juliette.\u2014Et pourtant je te vois fumer depuis le matin.Lucien.\u2014 Parfaitement.T\u2019ai bien tenu ma promesse, car tu as pu voir que je n\u2019ai pas fumé du tout le jour de notre mariage.SES AFFAIRES Lui \u2014Il y en a qui prétendent qu\u2019elle vaut au moins un demi million.Elle\u2014Heureusement! car elle en a grand besoin pour ses affaires.Lui.\u2014Ses affaires ! Comment cela 1 Elle.\u2014Oui ! pour sg trouver un mari.UN INCENDIE COMPLET Le mendiant.\u2014 .l\u2019espère, monsieur, que vous ne refuserez pns d\u2019assister un pauvre homme dont la maison, avec tout ce qu\u2019elle contenait, familie et meubles, a été brûlée, il y a deux mois.Le monsieur.\u2014C\u2019est effrayant ; mais avez-vous des papiers, un certificat quelconque attestant que vous avez, en effet, tout perdu par le feu f Le mendiant.\u2014J'en avais un, monsieur, bien en règle et signé par un magistrat, mais il a été brûlé dans la maison avec toute ma famille et mes effets.LE POINT IMPORTANT Lui.\u2014Je vous le jure, mademoiselle, vous êtes la première femme que j\u2019aime.Elle.\u2014C\u2019est bien ; mais ce n\u2019est pas là le plus important.Serais-je la dernière femme que vous aimerez 1 Faisons ce qui nous fait le plus pour.\u2014(Proverbe Italien.) ENCORE EN DANCER Bouleau.\u2014 J\u2019ai entendu dire que ce pauvre Baptiste avait été dangereusement malade.Est-il hors de danger, maintenant ?Bouleau.\u2014 Il est en convalescence, mais il ne sera véritablement hors de tout danger que quand la jolie garde-malade qui le soignait sera partie.ELLE POUVAIT S\u2019EN PROCURER Mlle de la Jérémiade (mélancoliquement).\u2014 Je n\u2019ai qu\u2019un seul ami au monde, hélas ! rien qu\u2019un.Mlle Quilaconnais.\u2014Rien qu\u2019un?Mlle de la Jérémiade (les larmes aux yeux).\u2014Oui, un seul! mou pauvre chien.! Mlle Quilaconnais.\u2014Avec la fortune que vous possédez, il vous serait pourtant facile d\u2019en acheter quelques douzaines.La finesso des hommes ne dépasse pas leur fatuité.\u2014Em.Augieu.DEVINETTE On ne se Jouterait guère que derrière ce gros suc se cache la mort qui fauche tout sur sou passage.La voyez-vous ! Agenee BAUME RHUMAL aux Etats-Unis : G.Mortimer & Co.24 Central Wharf.Boston.Mass, 14 LE SAMEDI i i i i i i i il i i il i i i i i iii i ii i i i i il i iVUclcs parisienne iZ ch ci de .M 11111111111111111 ¦ 111111111 \u2022 1111111111111111111111111 La jupe sera courte, dégageant le pied, d\u2019uue ampleur modérée et d\u2019une coupe soignée.Comme corsage, une blouse en pareil avec deux gros plis derrière, se répétant devant avec une gorge piquée.Col de toile avec petit ralr.t.La toile de soie écrue est aussi très bien.Avec un corsage de foulard, on portera une petite veste ou un boléro que l\u2019on retirera à volonté.Ce qui fait le chic de ce costume, c\u2019est la coupe impeccable.Aussi le tailleur S ; ,\t.,\u20194» Il n\u2019y a pas à se dissimuler que le calme le plus absolu règne en cet instant pour la Mode.C\u2019est un moment de répit qui précède le grand effort que l\u2019on va donner pour l\u2019automne : lin attendant, profitons de la liberté qui lions est laissée, pour nous occuper de juponnage, une des questions les plus importantes pour l\u2019ensemble de la toilette.Quel que soit l\u2019art avec lequel une jupe est taillée, faite et doublée, l\u2019ettet sera bien moins téussLsi elle n\u2019est soutenue par dis jupons convenables.L> mode actuelle, la dernière fois, vient de transformer les jupes ; plus de godets raides et évasants ; le devant absolument plat.: toute l\u2019ampleur rejetée en arrière.La robe jusqu\u2019au dessous des hanches suit absolument la ligne du corps.Le bas, fourni d\u2019étoile, est très garni et les volants surtout triomphent.Peur s\u2019harmoniser avec une semblable forme, nos jupons de dessous doivent êlre extrêmement pl ils en haut et larges, froufroutants en bas.On les coupe sur un patron biaisé/ rappelant celui de la robe ; l\u2019impor-tant c\u2019est la monture.Pus de ceinture, ronde ou autre ; des pinces abso lument ajustées sur la personne et doublées d\u2019un petit biais.Derrière seulement, des fronces ou des plis.Un porte en général deux jupons ; l\u2019un très coui t s\u2019arrêtant, aux genoux, en soie et en mousseline, l\u2019été en laine (flanelle ou tissu pelucheux) ou soie ouatée et doublée, l\u2019hiver : le second, long, est de préférence en soie.Aucune étoile n\u2019est d\u2019un porter plus agréable et ne soutient mieux its jupes ; puis, au point de vue de l\u2019élégance, rien de joli comme un jupon en tafletas glacé, en soie brochée, etc.La dentelle ,sous forme de volant, avec entre deux, ruelle ou bouillonné, formant la garniture la plus adoptée.Ce qu\u2019il faut choisir avec soin c\u2019est la couleur s\u2019harmonisant avec la toilette.pas Kl I on lia plusieurs jupons on fera sagement de prendre une teinte a1 huit bien avec tout.Pour les très vilains temps, une femme pratique, même très élégante, peut fort bien avoir un jupon en tissu plus résistant que la soie ;les lainages, moires ou autres étoffes se brossant bien, feront l\u2019atïaire.Comme garnitures, volant en pareil avec velours étagés ouguipuredelaine.Rien de plus laid qu\u2019un jupon foncé sous une robe blanchs ou claire.En cette saison où les nuances tendres dominent, on pourra porter des jupons blancs ; mais quelque soit le tissu choisi, il faut veiller à ce que le jupon aille bien ; c\u2019est, je le répète, un point important.Pour toilette d\u2019excursion je conseillerai un de ces tissus de fabrication écossaise, souples, assez légers, et surtout ne craignant ni pluie ni boue et ne se chiffonnant jamais.On en fait de teintes asssez jolies.s'impose en cette occasion.Lé complément indispensable de cotte toilette est le collet à haut col, avec ou sans capuchon.Je ne conseille guère les hissus à grand écossais avec [franges, si aimés des Anglaises.Ils deviennent Communs et ont une cou !leur exotique trop prononcée.! Je préfère les draps à 'double face, dont l\u2019endroit 'est uni : ils sont jolis, sou-¦pies et imperméables.Ce collet se fait avec bandes intérieures croisées'sur la poitrine, ee qui permet de l\u2019ouvrir sans avoir besoin de le porter sur le bras.Le chapeau, de forme rappelant le canotier, se fait toujours en paille, et aussi en maroquin de toutes nuances.La voilette blanche protège le teint de manière efficace.Les chaussures, un peu hautes, à douule et large semelle, seront néanmoins légères et soutenant bien le pied.Le cuir jaune et h daim gris sont ce qui se porte le plus.Je vous parlerai bientôt du costume de chasse et vous en donnerai do ravissants modèles, très select et d\u2019un suprême cachet, tout en restant pratiques [et confortables.Nos mondaines Dianes chasseresses pourront, en s\u2019inspirant de ces dessins, choisir une toilette qui leur permettra d'être intrépides tout en restant femmes gracieuses et élégantes.Vicomtesse d\u2019Aulnav Paris, 27 août 1S9G.RIEN QUE POUR LES |\tVEUVES \u2014 Pourquoi je suis en deuil 1 répondait une jeune [demoiselle à un curieux.iC\u2019est tout simplement par-¦ ccque les veuves ayant toutes les demandes, il faut bien que nous autres, pauvres fi 1 les, nous recourrions ùcet artifice si nous soûlons nous marier.| MALHONNÊTE ! | Le professeur.\u2014Ce qu\u2019il y a de mauvais chez vous, mesdemoiselles, c\u2019est que '\u2022ous ne pensez pas assez.Le chævr des jeunes filles.___\t.\te-: v yj'.a \u2014N ous ne pensons pas 1 Le professeur.\u2014Et vous parlezjtrois_fois avant dé penser.Toilette de promenade ».Cl t,\\ - .VT13 LA/SOCIÊTÉ ARTISTIQUE CANADIENNE / On est en plein travail de réorganisation des cours à la Société Artistique Canadienne et si le succès répond au travail accompli, il sera vraiment extraordinaire, car rien n\u2019est épargné pour l\u2019assurer.Cela n\u2019empêche pas, chaque semaine, d\u2019opérer les tirages sans fracas, sans réclame outrée, mais avec la plus parfaito régularité et la si complète honnêteté qui en on fait le succès jusqu\u2019à ce jour.Que le public continue son bienveillant patronage à cette o uvre utilitaire qui, malgré i\u2019éuorme travail accompli, n\u2019eu est encore qu\u2019au commencement de son magnifique programme.Si vous toussez prenez le BAUME RHUMAL LE SAMEDI lf> Feuilleton du samedi COMMENCÉ DANS LE NUMÉIIO DU 4 A Vit IL : LE SECRET DU SQUELETTE Par Georges Pradel .SECONDE PARTIE LAOTOXJK DTTBTi: ESPIONNE VI.\u2014 charité rien placée \u2014 Suite Alain se grattait l\u2019oreille.\u2014Si encore vous saviez tenir la barre, larguer et filer une écoute, carguer une voile.\u2014Oh ! je sais tout cela.J\u2019ai même conduit une barque sur le Rhin, sur la Meuse et il ne faut pas être trop maladroit pour s\u2019en tirer.Le patron de VAlouette fit la moue.La navigation sur de l'eau douce, qu\u2019est-ce que cela pouvait bien être >.Enfin, comme il ne voulait pas laisser l\u2019homme dans l\u2019embarras ; \u2014Ecoutez, lui dit-il, Paulet, mon mousse, a la rougeole.Pendant une quinzaine, peut-être plus, il ne va pouvoir sortir.Voulez vous essayer de le remplacer 1 Je vous donnerai la pâtée, la couverture et vingt sous par jour.Ça vous va-t-il ?Si ça vous va, tope.\u2014Tope, répliqua Jérôme Hanstaff en laissant tomber sa large main dans celle du patron.L\u2019affaire était entendue.Cependant Jérôme Hanstaff s\u2019était vanté trop tôt de percer le mystère de l\u2019existence de Madeleine Bingler.Alain, dans la vie ordinaire, en dehors du piot, était peu communicatif, surtout en ce qui touchait il la vie passée de son enfant d\u2019adoption.L\u2019espion ne sut donc pas de lui, nonplus que de sa femme, le véritable nom de la jeune fille.D\u2019ailleurs, ce nom ne lui eût rien appris.La baronne de Gunka l\u2019ignorait elle-même.Alain, quand il parlait d\u2019elle disait: La demoiselle ou mamz\u2019elle, Vvonne l\u2019appelait tout simplement: ma fille et la tutoyait.Le dimanche c\u2019était grande fête, on ne sortit pas.Ni les barques de Saint-Malo, de Saint-Servan, ni celles de La Briantais ne prirent la mer.Jérôme se demandait comment il parviendrait à s\u2019acquitter de la commission dont on l\u2019avait chargé, lorsqu\u2019un incident fortuit lui fournit un renseignement de la plus haute importance.Il n\u2019y avait point d\u2019église à la Briantais, le petit village dépendait de la Ville-es-Coq, un bourg qui possédait une chapelle et un desservant.\\vonne, Madeleine et Alain se rendirent de bon matin à la messe.Et Alain avait dit à Jérôme ; \u2014Nous allons à l\u2019ollice.Vous venez avec nous, n\u2019est-ce pas ?Jérôme Hanstaff se souciait peu de cette station dans une église.Il eût bien mieux préféré profiter de ce moment de liberté pour se rapprocher d\u2019un certain parc de Lande-Courte où pouvait se rencontrer une Gertrude qui ne voyait pas d\u2019un mauvais œil un nommé Gotlieb Thurner.Mais il remit cette excursion amoureuse à l\u2019après-midi de ce jour.Bien lui en prit.La messe, une messe basse, se passa sans incident.Mais à la sortie de la chapelle, Jérôme fut très étonné do voir que la demoiselle, suivie d\u2019Alain et d\u2019Yvonne, ne prenait point le chemin de la Briantais.Elle s\u2019engageait dans un routin creux, encaissé entre de hauts fossés, couverts de ronces, et arrivait après hien des détours à un cimetière entouré seulement d\u2019une haie vive.Sans mot dire, sans interroger, il suivait le mouvement, se doutant bien qu\u2019il allait apprendre quelque chose.Madeleine traversait d\u2019un pas précipité l\u2019allée du cimetière.Elle s\u2019arrêta tout au bout.A l\u2019écart, se voyait un mausolée en marbre blanc.La jeune fille s\u2019agenouilla, se prosterna sur les marches, la tête dans les mains, pleurant à chaudes larmes.Yvonne et son mari prirent place derrière elle.Jérôme Hanstaff se tint debout.Sur le mausolée, en lettres d\u2019or était écrit : ICI REPOSE LE COMTE HENRI-NOEL-MAR1E DE GERMONT Décédé dans sa vingt-huitième année.Chrétiens qui passez devant, priez pour le repos de son âme ! Jérôme Hanstaff incrustait ce nom dans sa mémoire.Le comte Henri de Germont.Il l\u2019ignorait, celui qui dormait sous ce marbre que la jeune tille arrosait de ses larmes, était-ce un frère, était-ce un fiancé 1.Enfin, ce nom, à coup sûr, apprendrait à celle (pii l\u2019avait chargé de cette mission, ce qu\u2019elle avait intérêt à savoir.Yvonne bien des fois déjà avait dit à Madeleine : \u2014Viens, ma fille, sans que celle-ci relevât la tête.Il fallut qu\u2019Alain intervint et lit un : \u2014Allons, M\u2019amzelle! La jeune fille se leva, essuya ses larmes, et sortit comme à regret du chump de repos.Une remarque que lit encore Jérôme Hanstaff.c\u2019est que le mausolée blanc ne se trouvait pas dans le cimetière proprement dit, mais dans un jardinet à côté, la terre sacrée, le séparant par une haie vive.Dans la nuit qui suivit ce même jour, Henriette de Gunka entendit gratter doucement, à une heure très avancée, à la porte de sa chambre.Se levant, endossant précipitamment un peignoir elle alla ouvrir.C\u2019était encore Théodore Mindcau.\u2014J\u2019ai des nouvelles de la folle, lui dit-il à mi-voix, lorsque la porte fut refermée sur eux.\u2014Eh bien ! demanda la baronne d\u2019une voix anxieuse.\u2014C\u2019est ce que nous craignions.J\u2019ai vu ( îotlieb Thurner, ce soir, à la sortie du parc, où je lui avais donné rendez-vous.Cette jeune fille.c\u2019est une jeune fille, habite non loin d\u2019ici, à La Briantais.Mme de Gunka ne put réprimer un frisson, en songeant qu\u2019elle était si rapprochée de son ennemie.\u2014Gotlieb a pu se faire engager comme matelot, comme aide.L\u2019ARMOIRE FANTASTIQUE Un éclair avait brillé dans les yeux noirs de Mme de Gunka.Enfin ! elle allait donc apprendre quelque chose de positif.Redisons-le encore, le nom de Madeleine, qu\u2019elle avait toujours ignoré, lui importait peu, et ne pouvait rien lui apprendre.Mais par les détails que Gotlieb avait surpris, ne parviendrait-elle pas à connaître la vérité.\u2019l\u2019ont en parlant, elle regardait Théodore Mindeau droit dans les yeux.\u2014Théodore, lui dit-elle tout à coup, je vois (pie ce (pie vous a appris Gotlieb est très grave, car vous hésitez à me le faire connaître.Il opina de la tête.\u2014Très grave, en effet, répondit-il, et je crois (pie nous devons prendre de très grandes précautions.Gotlieb a suivi cette jeune fille, cette folle, au cimetière, en compagnie de ces pêcheurs (pii lui servent de parents, et j\u2019ai la certitude maintenant, que vos soupçons sont justes.Elle s\u2019est agenouillée sur la tombe du comte Henri de Germont.Mme de Gunka s\u2019était levée, tandis qu\u2019un soupir, une sorte de râle, s\u2019échappait de sa poitrine.\u2014Lui ! lui ! murmura-t-elle, vous n\u2019aviez pas besoin de prononcer son nom.Je le savais ! Oh ! les morts sortent donc de leur tombeau pour vous poursuivre.C\u2019est donc lui ! lui qui a aimé cette femme et qui lui a légué une vengeance ! \u2014Remettez-vous, baronne, fit doucement Théodore, je ne vous ai jamais vue ainsi.Avec un défi elle releva la tête.\u2014C\u2019est vrai, vous avez raison, Théodore, vous êtes un véritable ami, vous.Elle le flattait, maintenant qu\u2019elle avait peur.Mais cette crainte ne fut pas de longue durée.La réaction se faisait d\u2019elle-même.Chez une nature aussi énergique, la faiblesse ne devait avoir qu\u2019un temps.\u2014Eh bien ! je lutterai, dit-elle à mi-voix, ce ne sera pas une misérable folle qui me fera dévier de ma route ; ce n\u2019est pas elle qui doit m\u2019empêcher d\u2019atteindre mon but.Tant pis pour elle si elle se trouve en travel\u2019s de ma route ; les obstacles, je les brave.Cette femme m\u2019a fait peur, de ne lui pardonnerai pas.Théodore Mindeau s\u2019était levé.\u2014Que faut-il faire, baronne ?Quels ordres faut-il donner à Gotlieb ?Celui de revenir au plus tôt, de quitter au plus vite La Briantais, les prétextes ne lui manqueront point, et qu\u2019il se trouve après-demain derrière le parc, à la nuit tombante, j\u2019aurai des ordres à lui donner.Et Théodore Mindeau se retira comme il était venu ; l\u2019état nerveux dans lequel il voyait Mme de Gunka lui prouvait qu\u2019elle n\u2019était pas encore d\u2019humeur, ce soir-là, à continuer la conversation Cependant, durant cette nuit même, Flavien Mauroy ne dormait point.Le BAUME RHUMAL est en vente dans toutes les Pharmacies et Epiceries, 25c la bouteille LE SAMEDI 1 La scène dramatique qui s'était jouée dans le chalet, alors que tante Elvira exécutait son laineux \u201cForban\u201d avait fait sur lui une impression profonde.La terreur de Mme de Gunka n\u2019était pas jouée, il en avait la certitude.Et involontairement, dans son esprit, s\u2019était fait un rapprochement entre la scène du raz de marée et celle du chalet.Il se souvenait bien de la frayeur qui avait altéré les jolis traits de Mme de < lunka et l\u2019altération s\u2019était montrée identique.C\u2019était la même terreur, pourquoi n\u2019était-elle pas causée par le même objet ?La nuit était tiède comme à cette époque de l\u2019année sur les côtes de la Bretagne ; un vent d\u2019orage et une brise chaude et douceâtre, venant des profondeurs de la rivière, annonçait un prochain orage.Flavian, que l\u2019insomnie poursuivait, J \u2019 t sa fenêtre.De même que son ami Lafressangc.il était logé au rez de-chaussée, mais dans une autre aile du château, et, marchant sur la pointe du pied, pour ne point faire crier le sable du jardin, il s\u2019en fut s\u2019asseoir sur un banc à dossier qui disparaissait presqu\u2019en entier sous un massif de feuillage.Le hasard voulait que de ce banc, et à travers les branches parfumées des seringas, on apercevait les fenêtres de la baronne.\u2014Je ne sais réellement pas quand dort cette diablesse de femme, se dit Flavien, il y a encore de la lumière chez elle, à deux heures du matin, elle ignore le sommeil.Immédiatement la curiositéde savoir à quoi Mme de Gunka pourrait s\u2019ocuper à pareille heure s\u2019empara de lui.Et il chercha le moyen de la satisfaire.Ce n\u2019était pas chose, commode, mais le gars était têtu.Au-dessus du banc, sortant du massif de seringas, se trouvait un catalpa aux branches nombreuses et enchevêtrées.Les premières branches de cet arbre étaient très basses, Flavien se le rappelait parfaitement.\u2014Je vais certainement me rompre les os.se dit-il tandis (pie déjà il grimpait aux échelons naturels du catalpa; moi qui n\u2019ai jamais été fort sur la gymnastique, j\u2019aurai une fière chance si je n\u2019exécute pas un joli panache.Alors la baronne entendra du bruit, elle accourra et me trouvera le nez par terre, si ce n\u2019est sur l\u2019autre côté.Je serai absolument grotesque.Mais aucun des ces fâcheux pronostics ne se réalisa.Les branches se trouvaient d\u2019elles-mê.nes à portée de sa main et s\u2019accommodaient fort bien des son poids.Tant et si bien qu\u2019en peu d\u2019instants il atteignit une branche transversale sur laquelle il s\u2019installa commodément.De son observatoire il plongeait parfaitement dans la chambre de la baronne.D\u2019abord, il n\u2019aperçut rien à travers les rideaux de mousseline, mais bientôt ses yeux s\u2019habituèrent à ce demi-clair, et il commença à distinguer quelque chose dans ce llou.Ce quelque chose était sombre et aux mouvements de la tête et des bras, Flavien reconnut que ce devait être quelqu\u2019un.un homme à coup sûr.J1 en était certain maintenant.Mais qui!.Lufrcssange sans doute.Lorsque Mauroy eut malgré lui une surprise.qui faillit lui faire perdre l\u2019équilibre, l\u2019homme venait de tourner la tête, et Mauroy avait reconnu Théodore Mindau.\u2014Caramba! lit Flavien à voix basse, qu\u2019est-ce que ce corres-de la Morr/en Post, de Vienne peut bien faire dans la chambre de la baronne à deux heures du matin ?Comment ! ils se donnent des rendez-vous nocturnes ! Ils seraient au mieux ensemble ! Mais non, ça ne ressemble en rien à un rendez-vous d\u2019amour.la baronne ?je l\u2019aperçois maintenant dans le fond de la pièce, c\u2019est bien cette forme rouge, le fameux peignoir caroubier, sur une chaise longue, Théodore Mindeau parle d\u2019une façon posée, il est très correct, ça à l\u2019air plutôt d\u2019un rendez-vous d\u2019affaires.Le voilà qui se lève, non, l\u2019amour n\u2019a rien à faire là-dedans.Mais alors quoi ?Cette femme-là n\u2019est pas de nature à s'effrayer d\u2019une chauve souris ou d\u2019un lièvre, et la frayeur ou plutôt les frayeurs ressenties par elle se rattachent certainement à la visite de Théodore Mindeau.Le correspondant delà Morgen est venu peut-être lui offrir le secours de son bras.Ilum ! Comme tout cela me semble louche.Et dire que Lafressange est là-dedans ! que mon pauvre Léo peut avoir tout son bonheur et le reste de sa vie compromis par cette femme qui s\u2019accrochera à lui comme une pieuvre! Théodore Mindeau avait pris congé de la baronne de Gunka, tandis que Flavien Mauroy continuait à monologuer ainsi.Lorsque ce dernier, vit que la baronne était bien seule, qu\u2019elle continuait à demeurer sur sa chaise longue, sans uaraître songer à se mettre au lit, il se dit qu\u2019il n\u2019avait plus rien observer et il se mit en devoir de descendre de son poste.Mais la descente se fit d\u2019une façon plus maladroite que la montée.Une ' e sur laquelle il n\u2019avait pas mis le pied à la première fois se brisa net sous son poids, Cette cassure qui retentit comme la détonation d\u2019une forte capsule dans le silence de la nuit, parvint à la fine oreille de la baronne qui d\u2019un bond se précipita vers la fenêtre qu\u2019elle ouvrit.Flavien n\u2019était pas tombé, d\u2019un bond il avait regagné la fourche de la forte branche et maintenant 11 se tenait immobile, ne perdant pas de vue la jeune femme qui lui apparaissait jusqu\u2019à mi-corps, éclairée par la lumièrede la lampe.La baronne avait à la main un revolver.Elle l\u2019avait armé et s\u2019apprêtait à s\u2019en servir.Réellement, Flavien ressentit une véritable frayeur.Le poignet frêle de la baronne semblait fort bien connaître le maniement de l'arme.Fort heureusement pour notre ami, la jeune femme ne s\u2019avisait point de s\u2019occuper de ce (pii pouvait se passer dans les branches du catalpa.Ce dont elle s\u2019inquiétait, c\u2019était des allées, des profondeurs des bosquets et des charmilles.On eût dit que des masses feuillues allait sortir l\u2019invisible ennemi (pii menaçait sa vie.Et Flavien l\u2019entendit finalement s\u2019écrier d\u2019une voix sourde : \u2014C\u2019est encore elle ! C\u2019est la folle ! Le silence absolu de la nuit, l\u2019immobilité complète de Flavien calmèrent certainement \u2018-¦a frayeur, car bientôt, après une inspection minutieuse des alentours, elle referma soigneusement la fenêtre.Longtemps encore, penché sur son arbre, Flavien Mauroy attendit.A vrai dire, sans vergôgne, il redoutait le revolver.Mais enfin, la fenêtre demeurant close, les doubles rideaux étant tirés, la lumière des lampes faisant place à la lueur vacillante d\u2019une veilleuse, il se hasarda à descendre sans bruit de son perchoir.Et à pas de loup, avec des précautions de voleur, ainsi qu\u2019il le disait lui-même, il finit par regagner sa chambre.Il se coucha, mais le sommeil ne vint pas.\u2014Bon, faisait il en se tournant et en se retournant sur sa couche, me voici comme la baronne dont je me moquais tout à l\u2019heure.Puis l\u2019agitation de la nuit aidant, la même question lui revenait au cerveau.\u2014Qu\u2019est-ce que Théodore Mindeau et la baronne pourraient bien avoir à se dire ?Très tard, il s\u2019endormit, et très tard aussi, il parvint à se réveiller.Et comme il entrouvrait la première fois ses rideaux, il vit passer rapidement une ombre contre sa fenêtre.C\u2019était celle de Théodore Mindeau.Il pouvait être onze heures moins le quart;cinq quarts d\u2019heure par conséquent avant le déjeuner.Le correspondant de la Morr/en Post de Vienne, tout en prenant des airs de promeneur indifférent, se dirigeait vers les profondeurs du parc.Il avait soin le jeter des regards circulaires autour de lui pour s\u2019assurer qu\u2019il n\u2019était point suivi.\u2014Eh ! s\u2019écria Flavien, si la baronne lui avait donné par hasard une mission ! Ce n\u2019est certainement pas dans les impossibilités des choses de ce monde.Le Théodore, c\u2019est certain, craint de rencontrer âme qui vive.Eh ! mais ! si j\u2019étais assez heureux pour réussir avec lui comme je l\u2019ai fait avec sa douce amie ! Ca ne serait déjà pas si mal.Sitôt conçu, Flavien Mauroy mit ce projet à exécution.Il referma la fenêtre et s\u2019habillant en un tour de main, il se jeta à corps perdu dans les profondeurs du parc, en ayant soin de longer le mur de clôtui e et de suivre la route qui l\u2019avait mené une fois déjà à la petite porte que nous connaissons si bien.Il n\u2019avait pas mal jugé.sa faction ne fut point longue.11 n\u2019était pas là depuis plus de trois minutes qu\u2019il perçut parfaitement le pas de Théodore résonnant dans le sentier, Et de même que la baronne, Théodore sortit une clef de sa poche, et ouvrit sans difficulté la petite porte.\u2014Oh ! oh ! fit Flavien, ça se corse décidément de plus en plus.En un clin d\u2019œil il grimpa sur la crête du mur où se trouvaient les touffes de lierre derrière lesquelles il avait déjà trouvé un abri.Cette fois il n\u2019avait pas besoin d\u2019instrument d'optique, pour être renseigné.Le même homme qu\u2019il avait aperçu, l\u2019homme à grande barbe, s\u2019avança à la rencontre de Théodore Mindeau.Celui-ci parla durant quelques instants très courts, la grande barbe oscilla verticalement à diverses reprises, pour lui indiquer quelle avait parfaitement compris, puis Théodore et lui se séparèrent, chacun tirait de son bord, à grande vitesse, dans deux directions opposées.L\u2019homme à la barbe descendait du côté de la rivière, Théodore rentrait précipitamment dans le parc.Et alors, toujours courant, il regagnait le château, tout comme l\u2019on sonnait la première cloche du déjeuner Arrivé à une certaine distance du château il ralentit son allure, 3256 0104 A0C LE SAMEDI 17 en sepongeant le front, s\u2019éventant, et lorsqu\u2019il pénétra dans la salle à manger, il put adresser un signe imperceptible à la baronne.Flavien Mavroy arriva à son tour sur ces entrefaites.Dans le chemin pavé d\u2019énigmes où il s\u2019était engagé, depuis le jour où, quittant Paris, il s\u2019était rendu en Angleterre à la recherche de Lafressange, il avait fait un pas de plus.Il en était arrivé à avoir la certitude qu\u2019une communauté d'intérêts unissait Théodore Mindeau à la baronne, et que de plus tous les deux s\u2019entendaient avec un homme ayant l\u2019air d'un ouvrier, qui se trouvait dans le pays depuis un certain temps, et qui prenait de minutieuses précautions pour ne point se laisser voir.Ce mystèro avait-il trait à la Feuilled\u2019or ?Telle était l\u2019inconnue que Mauroy .essayait vainement de connaître dans l\u2019équation qui était posée devant lui.\u2014Pleine de mystères! so disait-il, mais petit à petit, je continue à avancer.Le déjeuner fut très animé.On commentait l\u2019événement de la veille.La baronne, questionnée, donnait des détails sur la grande ombre qui lui avait causé tant d\u2019effroi.Le propre du caractère français, c\u2019est d\u2019être à la fois taquin et frondeur.Flavien Mauroy ne put résister à la tentation.Tout en feignant d\u2019être très occupé à décortiquer des crevettes, il prononça du bout des lèvres les paroles suivantes: \u2014Je parierais que je la connais, moi, baronne, la cause de votre frayeur.C\u2019est un grand diable à énorme barbe rousse, vêtu comme un ouvrier, avec des bottes s\u2019engouffrant dans le pantalon.Je l'ai rencontré à diverses reprises, rôdant autour du parc.M\u2019est avis qu\u2019avec une face aussi patibulaire ce gaillard-là ne peut avoir (pie de mauvaises intentions.Aussi je vous engage à vous méfier, baronne, ce grand barbu pourrait bien finir par vous jouer un mauvais tour.Sa phrase finie, et ses crevettes également, il mesura l'effet du ballon qu\u2019il venait de lancer, en relevant brusquement la tête, et jetant alternativement les yeux sur la baronne et sur Théodore Mindeau.L\u2019effet fut fulgurant.Mme de Gunka devint subitement très pâle, ses yeux lancèrent des éclairs baillants et coupants.quant au Théodore il tourna au plus vif ponceau.Flavien avait saisi au vol l\u2019éclair lancé par les yeux de la femme (pii était en train de devenir sa mortelle ennemie.Diavolo!.fit-il en lui-même, j\u2019ai eu tort.c'est de la dernière imprudence de les aijuiclter ainsi., c\u2019est eux, si je n\u2019y prends garde, qui finiront par me jouer un vilain tour s\u2019ils ne commencent pas par là !.J\u2019ai eu tort, de leur parler de l\u2019homme à la grande barbe.néanmoins c\u2019est très intéressant.Et qu\u2019ils le veuillent ou non, je ne les quitterai pas d\u2019une semelle.Seulement, puisque la baronne est disposée si gentiment à jouer du revolver, je serai armé, moi aussi ; comme le dit si bien le proverbe, \u201c mieux vaut tuer le diable que le diable ne vous tue.\u201d Flavien avait été le seul à surprendre le jeu de scène qui avait suivi ses paroles.Lafressange cependant avait cru voir un embarras, une sorte d\u2019effroi sur le visage de la femme qui était une constante barrière entre lui et Berthe de Kcrmor.Quant à cette dernière, elle était très occupée, à cet instant, d\u2019une nouvelle que venait de lui apprendre son oncle.\u2014Berthe, lui avait dit tonton Philemon, j\u2019ai reçu une lettre qui te fera grand plaisir.La jeune fille avait levé la tête.\u2014Ah ! Et de quoi s\u2019agit-il, mon oncle.\u2014J\u2019ai reçu des nouvelles du Grand Corsaire.\u2014Ah ! oui certainement, mon bon oncle, comme tout ce (pii touche aux souvenirs de famille, je m\u2019intéresse beaucoup à lui.Et quelles nouvelles ?\u2014Martin, le marchand de tableaux, le restaurateur, a fini sa tâche.La toile est entièrement entoilée, les retouches parfaites, en un mot, l\u2019opération a parfaitement réussi.Seulement, comme toute médaille a son revers, à côté de la satisfaction, tu vas en même temps éprouver une légère contrariété.< )h ! ne fronce pas le sourcil, je m\u2019empresse de te dire qu\u2019elle ne peut être (pie très légère.(A suivre) Thomas A.Johns.Une Affliction \u201c Guérie radicalement par l'usage DE LA Salsepareille d\u2019AYER HISTOIRE D\u2019UN COCHER DE FIACRE.\u201c.T\u2019ai été, pendant huit ans, affligé do Sait Klieuin.Durant ce temps-là, j\u2019ai essayé un grand nombre de médecines qui étaient fortement recommandées, mais aucune d\u2019elles ne m\u2019a soulagé.A la lin on me conseilla d\u2019essayer la .Salsepareille d'Ayer et un ami me dit d\u2019en acheter six bouteilles que je devais prendre en me conformant aux instructions.Je cédai à son désir, j\u2019achetai les six bouteilles et en pris trois sans remarquer aucun résultat décisif.J\u2019avais à peine fini la quatrième que mes mains étaient entièrement Débarrassées d\u2019Éruptions.Mon occupation, qui est celle do cocher, m\u2019oblige h être dehors au froid et à l\u2019humidité, souvent sans gants, et l\u2019éruption n\u2019a jamais reparu.\u201d \u2014Thomas A.Johns, Stratford, Ont.LA SALSEPAREILLE D'AYER Seule Admise a l\u2019Exposition Colombienne.Les Pilules d\u2019Ayer nettoient les Intestins.LA QUESTION DE L\u2019ARGENT Un avis des indus.\u2014Une nouvelle solution de la question suggérée par le Lo-.mll Morning Times.Le Times dit : 11 II arriva, dernièrement, qu\u2019un résident de Lowell, désira payer un compte dû à un ami, qui était un médecin missionnaire dans los Indes.L\u2019ami étant si loin il lui vint l\u2019idée de le payer en salsepareille d\u2019Ayer, laquelle, lui disait il, valait de l\u2019or.\u201c fl s\u2019adressa à J.0.Ayer &, Cic, qui donnèrent un ordre àleur ag nt, à Bombay, pour uno quantité de \u201csalso pareille\u201d équivalent au montant du compte.Une lettre datée de Rahuri, Indes, octobre 18, vient d'être reçue à Lowell, disant : Nous avons reçu la salsepareille et comme elle est toujours bien cotée sui le marché, elle a été convertie en argent avec la plus grande facilité.Quoique qu\u2019on dise des autres salsepareilles et de la va leur médicinale qu\u2019elles contiennent, il est flagrant que la salsepareille d\u2019Ayer est si bien connue dans les Indes qu\u2019elle a une valeur sur le marché correspondant à la fluctuation de valeur de la roupie d\u2019argent aussi bien que le coton ou autres marchandises.Ceci n\u2019est pas le cas avec les autres salsepareilles américaines.Les natu rels déco pays sont très conservateurs et à moins qu\u2019un article ne soit absolument comme ils l\u2019entendent, ils ne s\u2019en servent pas.Un naturel prendra une bouteille de salsepareille d\u2019Ayer de mon dispensaire et s\u2019en ira sans soulever la question de qualité ou de pureté.Le succès de votre marque dans ce pays-ci montre l\u2019annonce judicieuse d\u2019un article accompli.Si j\u2019avais de l\u2019argent en quantité suffisante pour acquérir un stock do remèdes, je préférerais la salsepareille d\u2019Ayer vingt fois à toute autre, parce je pourrais réaliser mon argent comme dans ce cas-ci, tandis qu\u2019avec les autres je se- ACADÉMIE DE MUS1QDE MM.Sparrow & Jacobs.\tGérants Grands Ouverture Specials Semaine commençant le lundi, ; septembre Matinée h le mercredi et t< samedi De WOLFE HOPPER Avec sa grande troupe dans l'Opéra-comique \u201c EL CAPITAN \u201d Le grand succès du jour, du dairies Klein, musique de John Philip Mou/.a.ItltlLl.ANTS COSTUMES.MAdNIKiyUKS SCION KS.COUPS IMC MUSIÇUIO MII.ITAIUIO COMPLUT, OIUKUP.I)K .il) VOIX Une suite d\u2019etonnantes surprises Prix : 2üc, 50c, 7üc, 81.00 cl 81.Ou.La semaine prochaine : \u201c The Hrownies.\" rais obligé de les vendre bouteille par bouteille pour atteindre le même but.Comme question d\u2019argent, la salsepa reille d\u2019Ayei est la meilleure, et en tous temps, vous avez toujours la valeur do l\u2019argent que vous mettez dans ce remède.\u201d \t\tEHlq-s \t' X\toiOc FORTES PREUVES.(5) OIIII.I.IA, Ont., Can., Juin, 1889.To ressentis les premières nttiuiues d'Kpilopsie on novembre 1878, je résiliais i\\ New York, je consultai les int-iAlfiirH lu» tlcfins, qui ne purent quVmpéelwi lu développement «h; lu maladie; ceux qui étaient consciencieux me dirent, qu\u2019il n'y avait pas de guéri-Hou.Je fus forcé »l abandonner iiuui occupation et do revenir un Canada.Depuis j ai essaye »! um.m-hrablen remèdes et cnmmlté les meilleurs im d.riuH nmiririen ne m'a soulagé, jusqu'il e«;»p.septembre looo, J»; lis usage du Tonique Nerveux du l\u2019en-Koenig, depuis je u'ai pas eu une seule attaque.M.1.CLIFFORD.Une Grande Bénédiction.Shrewsbury, W.Va., Mura, 1895.Mou enfant de 1) uns, avait, depuis deux mois do très fortes attaques tie Danse île Saint tJuy, mois lui avons donné des remèdes sans sueeés ; il améliora aussitôt, que nous lui fîmes prendre du Tonique Nerveux du l\\Ae Kconig ; (*» bouteilles l'ont guéri, Co lomquo eut une grande bénédiction.MDK.M.NE VLAN.GRATIS Sx * Prerlrux «ur le» cm Nerveuses et uno - _ _ \u2014.échantillon, n'im- porto quelle addressr*.Les malades l\u2019ulivres recevront ccttoiiit-drciiic uni lis.Co remède a été préparé par le Rév.Père Koenig, cîo Fort Wayne, 1ml., depuis 1874» et est maintenant préparé sous 6a direction par la KOENIG MED, CO., Chicago, Ill.Chez loua Pliiirmnclcns, u £ 1 la bouteille ou (i pour S,->.00.: AO K XTS E.McGAI.E 2123 rue Notre-Dame, Montréal.LAROCHE & CIE, -\t- Québec.Entre bohèmes : \u2014Voilà le Grand-Prix couru.Tout le monde a filé.A part nous deux, il n\u2019y a plus personne à Paris.\u2014Alors, il fait croiro que j\u2019ai une vraie guigne, car tout à l\u2019heure encore je suis tombé sur un créancier ! * * * Une mondaine à une amie : \u2014Comment peux-tu aimer les chats 1 \u2014 Bah! ce sont de bonnes petites bêtes.\u2014 Infectes.Quand c\u2019est cuit, cela me rappelle le goût du lapin ! Send your name for a Souvenir of the Works of Eugene Field, FIELDS FLOWERS the eiiflcne field monument Souvenir The n.ost benutilul Art Production ol the century.\u201cA small limit'll of the most fragiont ol blossom >\u2022 gathered from (lit* broad acres of lingerie Field's Farm of Love.\" Contains a selection «>l ihe most beautiful of the poems of l\\uyeiie Field.llaiul soniely illustrated bv thirty live oi tin woild s greatest artists ns their contribution to the .Monument bund, lint for the noble contributions ol the great artists ibis booh could not have been manufactured for .o»*t.litige tic Field Monument Souvenir Fund, 1 So Monroe Street, Chicago, 111.58 18 LE SAMEDI QUEEN\u2019S THEATRE Sparrow el Jacobs.(îérants Prix Populaires ! Mutinées tous les MARDI, J 1C U 1)1, BT SAM KI)I.Prix 15c 25c 35c Prix le soir 12c, 22c, 32c, 50c Pas plus haut.'l\u2019outo colle semaine commençant avec une Matinée Spéciale La Pets du Travail LUNDI 7 SEPTEMBRE Geo.W.Monroe 11A HAPPY LITTLE HOME\u201d La semaine prochaine \"Oriental America\" Bureau des billets au Theatre toujours ouvert.VIN VIAL Phosphate de Chaux, Viande et Quina Tonique puissant pour Ktiéiïr : Anëmie, Chlorose, Phthisie, .Epuisement Nerveux Aliaont Indispenaablo dans les Croissances Difficiles, liONm.'KS (N»n vAi.r.scKNCKKettoutôtatde langueur caruutérisà pur lu perte de l'appétit et des forces.J.VIAL, Chimiste, CL^ron., Prance.Kclmntilllons Kiutuits envoyés aux médecins.I L NK F LIEN D QU K CEUX-LA Y Le cocher.\u2014Allez-vous bien vite descendre de mon carrosse ! Sache/, que je ne prends quo des gens bien habillés qui puissent me faire honneur.Allez-vous en chez Duhamel, le tailleur fashionable,lOSOrue Sto-Cutherine près de la rue St-Denis, il vous mettra en état de vous présenter.TUSTorêS NATURAL WHITENESS PL E AS AU T ¦ 1*0 \u2022 H A RttLESS \u2022 To \u2022 U S E = A 25c.S.aopESA \u2022 CHCf-MCAL- (°- ~foRonTo- 30 novembre 90 ECHECS PROBLÈME No 7(> Par W.Finlayson noirs w\tïm WM\tm/Z\"*- % mm W//Æ msm mm nm wm i Ü iüù\til ^ m .'I B l*OKTK l*K I.A H U K ST-llt UEItT.Montreal.L\u2019assortiment de Corsets le plus varié a Montréal.Concerning Newspaper Advertising Consult\tCANADIAN ADVERTISING AGENCY JOHN I.SUTCl.II'TK KUIMU'KAX OFFICES, fill 'Vatlilitf St., Llll.lnli.Kt'tf, â Unit Ou La Bourse, l'aris, Franco U.K.STKI\u2019IIHNSON A MF.ltIRAN OFFICES, \"tî Kinu St, K., Toronto, Cji Carter Ithlg., Boston, U.S.A, A.la caserne : \u2014 Caporal ! approche ici.tu sais qu\u2019il est rigoureusement interdit de tutoyer tes inférieurs?\u2014Oui, mon commandant ! \u2014J\u2019y veillerai.et si tu le fais, je te f.citerai dedans, moi ! Casse-tète .du \u201c Samedi \u201d \u2014 Solution du Problème No 41 Ont trouvé lu solution juste: Mlles Laurence Filion, l\\ H, l\u2019helena Smith.Georgette St-Genr^e, M M .lus Lu pieu, A Adam, Rodolphe ('revier, O Dufresne.I Md-pas, Arthur l\u2019ayetu , |* O Richard (Montréal), W Jnlm-sou (Alfred, Ont), .los Lapointe (lleaulieu, (Jué), Mlle Corinne Duroehei (Hull.(^ué).Alfred F.ouehaid, Ferdi-naml llainee (Lévis, (Jué), (> .lenkins (Notre-Dame de Lévis, ljué), Mlle Marguerite (Ottawa, Ont), Mlle Hcr-uadette lîussiùre, Kdmond Bussière (St-Suuvcur de (Jué-hee), Mlle O M l.umomvux (Waterloo, i.hie), William Clark (('larenee, N V).linger l'.oyle, .1 A Fiché (Lowell, Mass), Thomas II.\u2022licit (Lawrence, Mas:'.), Orner lîeau (Woonsocket, K I).Solutions du No 10 arrivées on retard : Mlle Klo (Sault aux lleeollets), Joseph Loustalot (Nouvelle Orléans.La), Dam.A Lamhert (Fall Hiver, Mass).Mlh- Angelina Hi vet (Si-Hyacinthe.i,)ué), Mlle Kunéni.I l.sm.yers, Fmilc Hrosseau (Montréal) ; Joseph Fcrland (l\u2019nwim kct, K I).Le tirage au sort a fait sortir les noms «le.los Lupien, iî'.d La^anehet ière (Montréal), W.|.|mson (Alfred.Ont), \u2022los Lapointe (lleaulieu, Gué), Mlle u M Lamoureux (Waterloo, Que), William Clark (('larenee, N V).Les eini| personnes dont les noms précèdent ont le choix entre un alionuement de trois mois an journal, èu contins en argent, ou une muKiiiliquc épinulctte pour homme ou dame.Nous les prions de nous informer au plus tôt du choix quelles auront fait.r/y lô > 'SL Æ&k Appareil le plus pra tique pour FAIRE SOI-MEME N bon marché L\u2019EAU DE SELTZ (SODA WATER) indispensable dans toutes leu familles.Prix du No 1.contenant J bout cille A : $4.00 Prix
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