Le samedi, 1 décembre 1896, samedi 26 décembre 1896
[" NUMERO DE NOEL ^Samedi/ VOL.VIII.No 30 MONTREAL, 26 DECEMBRE 1896 JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRE $2.50 Par An n e e LE NUMERO 5 CTS I L Y A I SUC» A N S mÊÊÊm IWm, ia «y |MÊÊÊMmm gpl WÊm ¦ *fppÜ K T ' LA NATIVITE LE SAMEDI gCTttgwa'fggcgfWg* r_>.-ter-?-ït ¦\u2022'¦\u2022\u2022\u2022 r?ÆmV£Âi (Journal Hebdomadaire) PUBLICATION LITTÉRAIRE, ARTISTIQUE ET SOCIALE OHaJi-lTE 3DTT PCTEIÎ EOMESTIISVE _A_B03NrN\"IBHÆE:iNrT : XJ3ST _A.ISr, $2.50 5 SIX MOIS, $1.25 (Strictement payable d'avance) X* «-1 *r flvi IVAl Tarif d'annonce \u2014 10c la ligne, mesure agate.POIRIER, BESSETTE A CIE, Editeurs - Propriétaire», No 51G Rue Ckaio, Montréal MONTRÉAL, 20 DÉCEMBRE 1S96 (Ml lî ELI ENFANCE \\ \\\tn n v\\ v v \\ s mmmmmmÊfmmmammmm tm f \u2022o c***, ïgrM- H.GW*- «dK .^r¥î*! \t :ix\t: v :: \\ \\.\\ \\ \\ viSKS^was^x \\ \\ v:\\ \\\t\\ \\ v n n n LE MARTYRE DE POLICHINELLE.r-.\u201e, i I basas BP',' 4 LE SAMEDI 3 dt (& uia de France, duc de Bour\" >gne, dont j'ai 1 honneur ci être le fils,\u201d Un malheur de notre siècle de progrès électrique, c\u2019est de ne savoir attendre.\u2014Un Philosophe.LE MASQUE DE VELOURS Leg lecteurs du Samedi vont avoir prrv hainement la nrimeur d\u2019un nouveau roman feuilleton: LE MASQUE DE VELOURS, par Champol.il est impossible de s\u2019imaginer, avant d\u2019avoir lu cette œuvre, la dernière en date, de l\u2019émmeni écrivain, l\u2019intensité d\u2019émotion qui peut se dégager d une pareille étude sociale, dans laquelle l\u2019intimité du drame passionnel qui s y déroule et la simplicité de l\u2019action, le disputent ù l\u2019horreur toujours croissante, d\u2019un inconnu dont le terrible secret n\u2019est mis à jour que dans le dernier chapitre du roman.Ct st bien certainement, un dos plus attrayants feuilletons qui puisse etre présenté au public et, si on ajoute qu\u2019il peut être mis dans toutes les lR S\"ncfe9\u2019 bien mérité du reste, qui attend : LE MASQUE DE VELOURS. L\u2019ENFANT PERDU CO NT K DE NOEL PAR FRANCOIS COPPÉE 'fWÎW; 'V- I Q0Sj i ; BJ mm ¦¦mm 4- E matin là, qui était la veille de Noël, deux événements d\u2019importance eurent lieu simultanément.Le soleil se leva, \u2014et M.Jean Baptiste (lodefroy aussi.Sans doute, le soleil,\u2014au cœur de l\u2019hiver, après quinze jours du brume et de ciel gris, quand, par bonheur, le vent passe au nord-est et ramène le temps sec et clair, \u2014 le soleil, inondant tout h.coup de lumière le Paris matinal, est un vieux camarade que chacun revoit avec plaisir.Il est d\u2019ailleurs un personnage considérable.Jadis, il a été dieu ; il s\u2019pst appelé Osiris, Apollon, Louis XIV.Mais M.Jean Baptiste Godefroy, liuan-cier richissime, directeur du Comptoir général de Crédit, administrateur de plusieurs grandes compagnies, député et membre du Conseil général de l\u2019Eure, ollicier de la Légion d\u2019honneur, etc., etc., n\u2019était pas non plus un homme à dédaigner.Et puis l\u2019opinion que le soleil peut avoir sur son propre compte n\u2019est certainement p as dIus flatteuse que celle que M.Jean-Baptiste God froy avait do lui-même.Nous sommes donc autorisés à dire que, le matin en question, vers huit heures moins le quart, le soleil et M.Jean Baptiste Godefroy se levèrent.Par exemple, le réveil de ce3 deux puissants seigneurs fut tout à fait différent.Le bon vieux soleil, lui, commença par faire une foule do choses oharmantes.Comme le grésil, pendant la nuit, avait co dit dans du sucre en poudre les platanes dépouillés du boulevard Malesherbos.\u2014où est situé l\u2019hôtel God froy, \u2014 ce magicien de soleil s\u2019amusa d\u2019abord h les transformer en gigantesques bouquets de corail roso ; et, tout en accomplissuit ce délicieux tour de fantasmagorie, il répandit, avec la plus impartiale bienveillance, ses rayons sans chaleur, mais joyeux, sur tous les humbles p slants que la nécessité de gagner leur vie forçait fa être dehors do si bonne h mre.Il eut le même sourire pour le petit employé en paletot trop mince ki hâtant vers son bureau, pour la grisette frissonnant sous sa \u201c confection \u201d à bon marché, pour l\u2019onvrier port ant la moitié d\u2019un pain rond sous son bras, pour le conducteur de tramway faisant sonner son compteur, pour le marchand de marrons en train de griller sa première poêlée.Enfin ce brave homme de soled lit plaisir h tout le monde.M.Jean-Baptiste Godefroy, au contraire, eut un réveil assez maussade.Il avait assisté, la veilb, fa un dîner encombré de tri;Iles, depuis le relevé du potage jusqu\u2019fa la salade, et son estomac de quarante-sept ans éprouvait la brûlante morsure du pyrosis Aussi, h la façon dont M Godefroa donna son premier coup de sonnette, Charles, le valet de chambre, dit fl la fille do cuisine : \u201c Allons, bon 1.Lo \u201c singe \u201d est encore d'une humeur massacrante, ce matin.M a pauvre Gnrtrude nous allonc avoir une sale journé ~ Puis, marchant sur la pointe du pied, les yeux modestement > dssé.s, il entra dans la chambre fa coucher, ouvrit loi rideaux, alluma le feu et pré para tout ce qu\u2019il f l'ait pour la toiletto, avec les façons de,crêtes et les gestes respectueux d\u2019un sacristain disposant les objets du culte sur l'autel, avant la messe de monsieur le Curé, \u201cQuel temps, co matin?demanda d\u2019une voix brève M Golefroy, en boutonnant son veston do molleton gris sur un abdomen un peu trop maj 'stueux déjà.\u2014Très froid, monsieur, répondit Charles Mais monsieur voit que le ciel s'est éclairci, et je crois quo nous aurons une hollo matinée.Le BAUME R H U MAL rst ! c Roi «les ( i u c r i sso ii rs i 6 LE SAMEDI i out en repassant son rasoir, M.Godefroy s\u2019approcha de la fenêtre, écarta l\u2019un des petits rideaux, vit le boulevard baigné de lumière et lit une légère grimace ijui ressemblait à un sourire.Mon Dieu, oui ! On a beau être\t! morgue et de tenue, l\u2019apparition de ce gueusard de soleil, en plein mois de décembre, donne une sensation si agréable qu\u2019il n y a guère moyen de la dissimuler.M.Godefroy daigna donc sourire, oi quelqu un lui avait dit alors que cette satisfaction instinctive lui était commune avec I apprenti typographe en bonnet de papier qui faisait une glissade sur le ruisseau gelé d\u2019en face, M.Godefroy eût été profondément < boqué., G était ainsi pourtant; et, pendant une minute, cet homme écrase d a liai res, ce gros bonnet du monde politique et financier, lit cet enfantillage de regarder les passants et les voitures qui filaient joyeusement dans la brume dorée.\u2022Mais, rassurez-vous, cola ne dura qu\u2019uno minute.Sourire à un rayon de soleil, c\u2019est bon pour des gens inoccupés, pas sérieux ; c\u2019est bon pour les femmes, les enfants, les poètes, la canaille.M.Godefroy avait d\u2019autres chats à fouetter, et, précisément pour cette journée qui commençait, son programme était très chargé.I *ès huit heures, il avait rendez vous, dans son cabinet, avec un certain nombre de messieurs très agites, tous habillés et rasés comme lui dès I aurore et comme lui sans fraîcheur d\u2019âme, qui devaient venir lui parler de d\u2019affaires, ayant toutes l\u2019argent.* .i^ «-¦vgt.i.ku C.uii peu jeunette prou /ait que ce veuf, cingli vers la cinquantaine, n\u2019avait pas absolument renoncé à plaire.Puis descendit dans son cabinet, où commença le défilé des hommes peu tend toutes sortes ie même but : gagner de Après déjeuner, \u2014 et il ne fallait pas s\u2019attarder aux petits verres \u2014 M.Godefroy était obligé de sauter dans son coupé et de courir à la l\u2019ourse, pour y échanger quelques paroles avec d\u2019autres messieurs qui s\u2019étaient aussi levés de bonne heure et qui n\u2019avaient pas non plus de petite lleur bleue dans l\u2019imagination ; et cela toujours pour le même motif : gagner de l'argent.De là, sans perdre un instant, M.Godefroy allait présider, devant une table vaste, encombrée d encriers syphoïdes, un nouveau groupe de compagnons dépourvus de tendresse et s\u2019entretenir avec eux de divers moyens de gagner de l\u2019argent; Après quoi, il devait paraître, comme député, dans trois ou quatre commis-\t\u2022 sions et sous commissions, toujours avec tables vertes et encriers syphoïdes, où il rejoindrait d\u2019autros personnages peu sentimentaux, tous incapables aussi, je vous prie de le croire, de négliger m moindre occasion de gagner de l\u2019argent, mais qui avaient pourtant la l\u2019ont.\u2022 de sacrifier quelques précieuses heures de leur après-midi pour assurer, par dessus le marché, la gloire et le bonheur de la France.Après s\u2019être vivement rasé, en épargnant toutefois le collier de barbe poivre et sel qui lui donnait un air de famille avec les Auvergnats et les singes de la grande espèce, M.Godefroy revêtit un \u201ccomplet\u201d du matin, _\"t1la coupe élégante et un peu jeunette prou/ait que ce veuf, cinglant uis ii -peu tendres et sans reverie, uniquement préoccupés d\u2019augmenter leur bien-aimé oapi-tal.G es messieurs parlèrent de plusieurs entreprises en projet, également considerables, notamment d\u2019une nouvelle ligne de chemin de fer à lancer a travers un désert sauvage, d\u2019une u&ine monstre à fonde de l\u2019arip, et d\u2019une mine de n\u2019importe quoi à exploiter dans je ne sais pl quelle république de l\u2019Amérique dn Sud.Bien entendu, on n\u2019agita pas un s«*ul instant la question de savoir si le futur railway aurait à trans-porter un grand nombre do voyageurs et une grande quantité do marchandises, si l'usine fabriquerait du sucre ou des bonnets de coton, si la mine produisit de l\u2019or vierge ou du cuivre de deuxième qualité.Non! Les dialogues de M Godefroy et de ses visiteurs matinaux roulèrent exclusivement sur le bénéfice plus ou moins gros à réaliser, dans les huit jours qui suivraient l\u2019émission, en spéculant sur les actions de ces diverses all ures, actions très probablement destinées du reste, \u2014 et dans un bref delai à n avoir plus d\u2019autre valeur que le poids du papier et le mérite de la vignette.< es .onvers,ations nourries de chiffres durèrent jusqu\u2019à dix heures précises, et M.le Directeur du Comptoir général de Crédit, qui était honnête homme pourtant, autant qu\u2019on peut l\u2019être \u201c dans les affaires \u201d, reconduisit jusque sur le palier, avec les plus grands égards, son dernier visiteur, vieux filcu cousu d\u2019or qui, par un hasard assez fréquent, jouissait de la consul'ration générale, eu lieu d\u2019être logé à Pois-y, ou à Caillou aux frais de l\u2019Etat, pendant un laps de temps fixé par les tribunaux, et de s y lu rer à une besogne honorable et hygiénique telle que la confection des chaussons de lisière ou de la brosserie à bon marché.Puis Directeur consigna sa porte impitoyablement \u2014 il fallait être à la à onze heures \u2014 et passa dans la salle à manger.Elle était somptueuse.On aurait pu constituer le trésor d\u2019uno cathédrale avec les massives argenteries qui encombraient bahut et dressoirs.Neanmoins, malgré l\u2019absorption d'une dose copieuse de bicarbonate de soude, le pyrosis de M.Godefroy était à peine calmé, et le financier ne s était commandé qu\u2019un déjeuner de dyspeptique.Au milieu de ce de table, devant ce décor qui célébrait la bombance, et sous l\u2019œil siblo d un maître d\u2019hôtel à doux cents louis de gages, \u2014 qui s\u2019en faisait deux fois autant par la vertu do l\u2019anse du panier, mmà ÏU> ^ mangea donc, d\u2019un air assez piteux, que deux œufs à la coque et la noi-d\u2019une côtelette ; et encore, l\u2019un des œufs sentait la paille.L\u2019homme pli ' d\u2019or chipotait son dessort, lorsqu\u2019une porte s\u2019ouvrit, et soudain, gracieu et mignon, bien qu\u2019un peu chétif dans son costume de velours bleu trop pâlot sous sou énorme feutre à plume blanche, lo (ils de M.le Bin teur, le jeune R ioul, âgr de quatre ans, entra dans la salle à manger, conduit par son AUemande.G\u2019ettc apparition se produisait chaque jour, à onze heures moins i.quart exactement, lorsque le coupé, attelé pour la Bourse, attendait devant le perron, et que l\u2019alezan brûlé, vendu à M.Godefroy, par les soin-de son cocher, mille francs de plus qu\u2019il ne valait, grattait, d\u2019un sabot impatient, le dallage de la cour.L\u2019illustre brasseur d\u2019argent s\u2019occupait de son fils de dix heures quarante cinq à onze heures.Non qu\u2019il n\u2019aimât pas son fils, grand Dieu ! Il l\u2019adorait, à sa façon.Mais, que voulez-vous ?les affaires!.A quarante-deux ans, plus que mûr et passablement fripé, il s\u2019était cru très amoureux, par pur snobbisnie, de la fille d\u2019un do sis camarades de cercle, le marquis de Neufontaine, vieux \u2018 liât teint, joueur comme les cartes, qui.sans la passion vaniteuse de M.Godefroy, eut été plus d\u2019une fois afliché au club.Ce gentilhomme effondré, mais toujours très chic, et qui venait encore de \u201c lancer\u201d une casquette pour bains de mer, fut trop heureux de devenir le beau-père d\u2019un lnmme qui paierait ses dettes et livra sans scrupule au banquier fatigué une ingénue de dix-sept ans, d'une beauté suave et frôle, sortant d\u2019un couvent de province, et n\u2019ayant pour dot que son trousseau do pensionnaire et qu\u2019un trésor de préjugés aristocratiques et d\u2019illusions romanesquis.M.God< froy, fils d\u2019un avoué grippe-sou des Andelys, et resté \u201cpeuple\u201d et même fo-t vulgaire malgré son fabuleux avancement dans la hiérarchie sociale, blessa tout de suite sa jeune femme dans toutes ses délicatesses ; et les choses allaient mal tour ner, quand la pauvre enfant fut emportée, à sa première couibe.Fresque élégiaque lors tu\u2019il parlait de sa défunte épouse, avec laquelle il -*\u2014\teût sans doute divorcé si elle avait vécu six mois de plus, M.Godefroy aimait son petit Raoul pour plusieurs raisons: d\u2019abord à titre de fils unique, puis comme produit rare et distingué d\u2019un Godefroy et d\u2019une Neufontiins, enfin et surtout par le respect qu\u2019inspirait à cet homme d\u2019argent l\u2019héritier d\u2019une fortune de plusieurs millions.L\u2018 bébé lit donc ses premières dents sur un hochet d\u2019or et fut élevé comme un dauphin.Seulement, son père, accablé de besogne, ne pouvait lui consacrer que quinze minutes par jour et l\u2019abandonnait aux domestiques.\u201c Bonjour, Raoul.\u201d \u2014Bonzou, p\u2019pa \u201d Et M le Directeur du Comptoir général c!e Crédit, ayant jeté sa ««r- environs us \\iette, installa sur sa cuisse gauche le jeune Raoul, prit dans sa grosse patte la petite mam de l\u2019enfant et la baisa plusieurs fais, oubliant, ma parole d\u2019honneur ! la hausse do vingt cinq centimes sur le trois pou les tables couleur de pâturage et les encriers volumineux de\\ant le i! devait traiter tout à I heure do si grosses questions d\u2019intérêt, et son vote de l\u2019après-midi pour ou contre le Ministère, selon qu\u2019il ( M.le lourse nxe nu pas- s'en M.Godefroy ne parole d\u2019honneur ! la hausse do vingt cinq centimes sur le trois pourcent, les tables couleur de pâturage et les encriers volumineux de\\ant lesqu els même , ____ qu'il obtien- drait on non, en faveur de son bourg pourri, une place de sous-préfet, deux de percepteur, trois de garde champêtre, quatre bureaux de tabac, plus une pension pour le cousin issu de germain d\u2019une victime du Deux-Décembre.\u201c P pa, et le p\u2019tit Noël.Y mettra-t\u2019i t-st\u2019 chose dans mon soulier?\" demanda tout à coup R iouI, dans r-ou salù' enfantin.Le père, après un : \u201c Oui ! si tu as été sags\u201d, fort surprenant chez ce député libre penseur, prit note, dans le meilleur co\u2019n do sa mémoire, qu\u2019il aurait à acheter des joujoux.Puis, s\u2019adressant à la gouvernante : \u201c Vous êtes toujours contente de Raoul, mademoiselle B-rtha?\u201d L Allemande, qui se faisait passer pour Autrichii une, cela va sans dire, mais qui était, en réalité, la fille d\u2019un pasteur poméranien affligé de quatorze enfants, devint rouge comme une tomate sous Bes cheveux blond-albinos, comme si la question toute simple qu\u2019on lui adressait tût été de la pire indécence, et, après avoir donné cette preuve de respect intimidé, répondit par un petit rire imbécile, qui parut satisfaire pleinement la curiosité de M.Godefroy sur la conduite de son (ils, ^ Il fait beau aujourd\u2019hui, leprit le financier, mais froid Si vous menez Raoul au lare Monceau, mademoiselle, vous aurez soin, n\u2019est ce pas?de le bien couvrir.\u201d La fraeulein ; par un second accès de rire idiot, ayant rassuré M.Goaefroy sur ce point essentiel, il embrassa une dernière fois le bébé, se eva de table,\u2014 onze heures sonnaient au cartel, \u2014 et s\u2019élança vers le vesti->ulp, où Gharles, le valet do chambre, lui enfila sa pelisse et referma sur lui la portière du coupé.Après quoi, ce serviteur fidèle conrut, immé-t mtenient, au petit café de la eue de Miromesnil, où il avait rendez vous avec 1e groom de la baronne d\u2019en face, pour une partio do billard, en trente liés, avec défense de \u201cqueuter\u201d, bien entendu.* * * Grâce au bai brun, \u2014 payé mille francs de trop, à la suite d\u2019un déjeuner D$C LE SAMEDI d\u2019escargots effort par le maquignon au cocher do M.Godefroy, \u2014grâce à cet animal d\u2019un prix excessif, mais qui filait bien tout de môme, M.le Directeur du Comptoir général de Crédit put accomplir, sans aucun retard, sa tournée d'affaires.Il parut à la\u2019Bourse, siégea devant plusieurs encriers monumentaux, et meme, vers cinq heures moins le quart, il rassura la France tt l\u2019Europe inquiètes des bruits du crise, en votant pour le Ministère; car il avait obtenu les faveurs sollicitées, y compris la pension pour celui de ses électeurs dont l\u2019oncle à la mode de Bretagne avait été révoqué d\u2019un emploi de sur numéraire non rétribué, à lépoque du Coup d Beat.Attendri, sans cloute, par la satisfaction d\u2019avoir contribué à cet acte de justice tardive, M.Godefroy se souvint alors de ce que lui avait dit Raoul au sujet des présents du petit Noël, et jeta .à son cocher l\u2019adresse d\u2019un grand marchand de jouets.Là, il acheta et fit transporter dans sa voicure un cheval fantastique en bois creux, monté sur roulettes, avec une manivelle dans chique oreille ; uno boîte de soldats de plomb aussi semblables les uns aux autres que les grenadiers de ce régiment russe, du temps de Paul I\u201cr, qui tous avaient les cheveux noirs et le nez retroussé ; vingt autres joujoux éclatants et magnifiques.Puis, en rentrant chez lui, doucement bercé sur les coussins de son coupé bien suspendu, 1 homme riche, qui après tout, avait des entrailles de père, se mit à penser à son fils, avec orgueil.L\u2019enfant grandirait, recevrait l\u2019éducation d\u2019un prince, en serait uni parbleu ! puisque, grfice aux conquêtes de >S9, il n\u2019y avait plus d\u2019aristocratie que celle de l\u2019argent et que itioul aurait, un jour, vingt, vingt-cinq, qui sait ?trente millions de capital.Si son père, petit provincial, fils d\u2019un méchant noircisseur de papier timbré ; son père, qui avait dîné à vingt deux sors, jadis, au Quartier Latin, et se rendait bien compte, chaque soir, en mettant sa cravate blanche, qu\u2019il avait l\u2019air d\u2019un marié du samedi ; si ce père, malgré sa tache originelle, avait pu accumuler une énornu fortune, devenir fraction de roi sous la République parlementaire et obtenir en mariage une demoiselle dont un ancêtre était mort à Mari gnan, à quoi donc ne pouvait pas prétendre Raoul, au sang affiné par l\u2019atavisme maternel, Raoul, de qui l\u2019intelligence serait cultivée comme une lleur rare, Raoul, qui apprenait déjà les langues étrangères dès le berceau, Raoul, qui l\u2019an prochain, aurait le derrièie sur une selle de poney, Eioul, qui serait un jour autorisé à joindre à son nom celui de sa mère et s\u2019appellerait ainsi Godefroy de Neufontame, Godefroy devenant le prénom, et quel prénom ! royal, moyenâgeux, Editant à plein nez la croisade?O sottise, sottise! Ainsi rêvait le parvenu gorgé d\u2019or, dans sa voiture qu\u2019encombraient tous ces joujoux achetés pour la Noël,\u2014sans se rappeler, hélas ! que c\u2019était, ce soir-là, la fête d\u2019un très pauvre petit enfant, fils d\u2019un couple vagabond, né duns une étable, où l\u2019on avait logé ses parents par charité.Mais le cocher a crié \u2022 \u201cPort\u2019 siou plaît!\u201d On rentre à l\u2019hôtel; et, franchissant le3 degrés du perron, M.(lodefroy se dit qu\u2019il n'a que le temps défaire sa toilette du soir, lorsque, dans le vestibule, il voit tous ses domestiques, en cercle devant lui, l\u2019air consterné, et, dans un coin, affalée sur une banquette, l\u2019allemande, qui pousse un cri en l\u2019apercevant et cache aussitôt dans ses deux mains son visage boufii de larmes.M.< lode-froy a le pressentiment d\u2019un malheur.\u201c Qu\u2019est-ce que cela veut dire?.Qu\u2019y-a-t-il?\u201d Charles, le valet de chambre, \u2014 un drôle de la pire espèce, pourtant, \u2014 regarde son maître avec des yeux pleins de pitié, et, bégayant et troublé : \u201c Monsieur Raoul ?.\u2014Mon fils ?.\u2014Perdu, monsieur!.,.Cette stupide Allemande !.Perdu depuis quatre heures de l\u2019après-midi !.\u201d Le père recule de deux pas en chancelant, comme un soldat frappé d\u2019une balle; et l\u2019Allemande se jette à ses pieds, hurlant d\u2019une voix folle : \u201c Pardon !.Pardon ! \u201d et les laquais parlent tous à la fois.\u201cBertha n\u2019était pas allée au Parc Monceau.C\u2019est là-bas, sur les fortilications, qu\u2019elle a laissé se perdre le petit.On a cherché partout M.le Directeur ; on est allé au Comptoir, à la Chambre ; il venait de partir.Figurez-vous que l\u2019Allemande rejoignait tous les jours son amoureux, au delà du rempart, près de la porte d\u2019Asnières.Quelle horreur !.Un quartier plein de bohémiens, de saltimbanques !.Qui sait si l\u2019on n\u2019a pas volé l\u2019enfant?.Ah! le commissaire était déjà prévenu.Mais conçoit on cela ?Cette sainte nitouche !.Des rendez vous avec un amant, .-afc.un homme de son pays !.Un espion prussien, pour sûr !.\u201d Son fils ! Perdu ! M Godefroy entend l\u2019orage de l\u2019apoplexie gronder dans ses oreilles.Il bondit sur l\u2019Allemande, l\u2019tnipoigne par le bras, la secoue avec fureur.\u201c Où l\u2019ave z-vous perdu de vue, misérable ?.Dites la vérité, ou je vous écrase ).Où ça ?Où ça ! .\u201d Mais la malheureuse fille ne sait que pleurer et crier grâce.Voyons, du calme !.Son fils ! Eon fils, à lui, perdu, volé ! Ce n\u2019est pas possible ! On va le lui retrouver, le lui rendre tout de suite.Il peut jeter l\u2019or à poignées, mettre toute la police en l\u2019air.Ah ! pas un instant à perdre.» Charles, qu\u2019on ne dételle pas.Vous autres, gardez moi cette coquine.Je vais à la Préfecture.\" Et -M.Godefroy, le cœur battant à se rompre, les cheveux soulevés d\u2019épouvante, s\u2019élance de nouveau dans son coupé qui repart d\u2019un trot enragé.Que1 le ironie ! La voiture est pleine île jouets étincelants, où chaque liée de gaz, chaque boutique illuminée allume au passage cent paillettes de feu.C\u2019est aujourd\u2019hui la fête des enfants, ne l\u2019oublions pas, la fête du nouveau-né divin, qua sont venus adorer ies Mages et les Bergers conduits par une étoile.\u201cMon Raoul! mon fila?.Où est mon fils ?\u201d se répète le père crispé par l\u2019angoisse et déchirant ses ongles au cuir des coussins.A quoi lui servent maintenant scs titres, ses honneurs, ses millions, à l\u2019homme riche, au gros personnage?L1 n\u2019a plus qu'une idée, fixée comme un clou de feu, là entre ses deux sourcils, dans son cerveau douloureux et brûlant : Mon enfant, où est mon enfant ?.\u201d Voici la Préfecture de polico.Mais il n\u2019y a plus personne ; les bureaux sont désertés depuis longtemps.\u201c Je suis M.Godefroy, député de l\u2019Eure.Mon fila est perdu dans Paris ; un enfant de quatre ans !.Je veux absolument voir M.le Préfet.\u201d Et un louis dans la main du concierge.Le bonhomme, un vétéran à moustaches grises, le conduit aux appartements privés du Préfet, l\u2019aide à forcer les consignes.Enlin, M Godefroy est introduit devant l\u2019homme en qui repose à présent toute son espérance, \u2014 un beau fonctionnaire, en tenue de soirée, \u2014 il allait sortir, \u2014 l\u2019air réservé, un peu prétentieux, le monocle à l\u2019ieil.M.Godefroy, les jambes cassées par l\u2019émotion, tombe dans un fauteuil, fond en larmes, et raconte son malheur, en phrases bredouillées, coupées de sanglots.Le Préfet, \u2014il est père de famille, lui aussi, \u2014 a le eceur to it remué ; mais, par profession, il dissimule son accès de sensibilité, se donne do l\u2019importance.\u201c Et vous dites, Monsieur le député, que l\u2019enfant a dû se perdre vers quatre heures ?\u2014Oui, Monsieur le Préfet.\u2014A la nuit tombante.Diable !.Et il n\u2019est pas avancé pour fou âge ; il parle mal, ignore son adresse, ne sait pas prononcer son nom de famille ?\u2014Oui !.Hélas ! oui !.\u2014 I>u côté de la porte d'Asnières ?.Quartier suspect.M iis remettez-vous.Nous avons par là un commissaire de police très intelligent.Je vais téléphoner.\u201d L\u2019infortuné père rosto seul pendant cinq minutes.Quelle atroce migraine! quels battements de cœur fous ! Puis, brusquement, le l\u2019réfet reparaît, le sourire aux lèvres, un contentement dans le regard.\u201c Retrouvé ! \u201d Oh ! le cri de joie furieuse de M.Godefroy ! Comme il se jette sur les mains du préfet, les serre à les broyer ! \u201c Et il faut convenir, monsieur le député, que nous avons de la chance.Un petit blond, n\u2019est-ce pas?un peu pâle?.Costume de velours bleu ?.Chapeau de feutré à plume blanche ?.\u2014Oui, parfaitement.c\u2019cst lui ! C\u2019est mon petit Raoul ! \u2014Eli bien, il est chez un pauvre diable qui loge de ce côté là, et qui est venu tout à l\u2019heure faire sa déclaration au commissariat.Voici l\u2019adresse par écrit : Pierron, rue des Cailloux, à Levallois-Perret.Avec une bonne voiture, vous pourri z revoir votre fils avant une heure.l\u2019ar exemple, \u2014 ajoute le fonctionnaire, \u2014 vouh n\u2019allez pas retrouver votre enfant dans un milieu bien aristocratique, dans \u201cla haute \u201d, comme disent nos agents.1 \u2019homme qui l\u2019a recueilli est tout simplement un marchand des quatre sai sons.Mais qu\u2019importe, n\u2019est ce pas?.\u201d Ah ! oui, qu\u2019importe! M.Godefroy remercie le Préfet avec effusion, descend l\u2019escalier quatre à quatre, remonte en coupé, et, dans ee moment, je vous en réponds, si le marchand des quatre saisons était là, il lui sauterait au cou.Oui, M.Godefroy, directeur du Comptoir général de Crédit, député, officier de la Légion d\u2019honneur, etc., etc., accolerait ce plébéien 1 Mais, dites-moi donc, est-ce que, par hasard, il y aurait autre chose, dans ce richard, que la frénésie de l\u2019or et îles vanités ?A partir de cette minute, il reconnaît seulement à que! point il aime son enfant.Fouette, cocher! Celui que tu emportes, dans son coupé, par cette froide nuit do Noël, ne songe plus à entasser pour son lils millions sur millions, à le faire éduquer comme un fils de I*rance, à le lancer dans le monde ; et pas de danger, désormais, qu\u2019on le laisse aux mains des mercenaires! A l\u2019avenir, M.Codefroy sera capable de négliger ses propres affaires et celles de la franco, \u2014 qui ne sen portera pas plus mal, \u2014 pour s\u2019occuper un peu plus séreusement de son petit Raoul.Il fera venir des Andelys la sœur de son père, la vieille tante restée à moitié paysanne, dont il avait la Bottise de rougir.Elle scandalisera la valetaille par son accent normand ot ses bonnets de linge.Mais elle veillera sur son petit neveu, la bonne femme, f ouette, fouette, cocher ! Ce patron, toujours si pressé, que tu as conduit à tant do rendezvous intéressés, à tant do réunions de gens cupides, est, ce soir, encoie Faites le savoir : BAUME R HUM AL, le meilleur remède eontre les affections de la Gorge et dos Poumons 8 LE SAMEDI JUGEMEN T S U P ÉRIEU R llOj , tîQiv» y'i, g\"» i Jiff', rrisfSéfty iiSbÇ L\u2019oncle Fenoute.\u2014 Knfiri, vas-tu ma laisser tranquille, Josette âge je suis comment on choisit un dindon ! je crois qu\u2019à mon ( Une heure après ) .Ah, boucher de malheur, vu ! L\u2019oncle Fenouil plus impatient d\u2019arriver, et il a un autre souci que de gagner de l\u2019ament.C\u2019est la première fois do sa vie qu\u2019il va embrasser son enfant pour de bon.Fouette donc, cocher ! Plus vite ! Plus vite ! Cependant, par la nuit froide et claire, le coupé rapide a de nouveau traversé Paris, dévoré l\u2019interminable b mlevard Male.-lmibes ; et le rempart franchi, après les maisons monumentales et les élégants hôtels, tout do suite, voici la solitude sinistre, les ruelles sombres de la banlieue.On s\u2019arrête, et M.Godefroy, h la clarté des lanternes édatantis de sa voiture, voit une basse et soidido baraque de platras, un ho gi.C\u2019est bien le numéro, c\u2019est là que loge ce Pierron.Au sitôt la poite s\u2019ouvre, et un homme paraît, un grand gaillard, une tête bien française, à moustaches rousses.C\u2019eit un manchot, et la manche gau- lie de son tricot de laine esc pliée en deux sous l\u2019aisselle.Il regarde l\u2019élégant coupé, le bourgeois en belle pelisse, et dit gaiement : \u201c Alors, Monsieur, c\u2019est vous qui êtes le papa?.Ayez pas peur.Il n\u2019e»t rien arrivé au gosse.\u201d Et, s\u2019effaçant pour permettre au visiteur d\u2019entrer, il ajoute, en mettant un doigt sur sa bouche : \u201c Chut ! il fait dodo.\u201d * * * Un bouge, en vérité ! A la lueur d\u2019une petite lampe à pétrole qui éclairé très mal et qui sent très mauvais, M.Godt froy distingue une commode à laquelle manque un tiroir, quelques chaises éclopées, une table ronde où flânent un litre à moitié vide, trois verres, du veau froid dans une assiette, \u2014 et sur le plâtre nu de la muraille, un chromo : l\u2019Ex-positicn de 188!) à vol d\u2019oneau, avec la tour Eiffel en bleu de perruquier.Mais le manchot a pris la lampe, et, marchant sur la pointe du pied, éclaire un coin de la chambre, où, sur un lit assez propre, deux petits garçons sont profondément endormis.Dans le plus jeune des deux enfants, qne l\u2019autre enveloppe d\u2019un bras protecteur et serre contre son épaule, m! Godefroy reconnaît ton (ils.\u201c Les deux mômes mouraient de sommeil, \u2014 dit Pierron, en essayant d\u2019adoucir sa voix rude.\u2014 Comme je ne savais pas quand on viendrait réclamer le petit aristo, je leur ai donné mon \u201cpieu \u201d, et, dès qu\u2019ils ont tapé de l\u2019œil, j\u2019ai été faire ma déclaration au commissaire .D\u2019ordinaire Xidore a son petit lit dans la soupente; mais je me 3uis dit: Ils seront mieux là.le veillerai, voilà tout, do serai plus tôt levé demain pour aller aux Halles.\u201d Mais M.Godefroy écoute à peine.Dans un trouble tout nouveau pour lui, il considère les deux enfants endormis.Ils sont dans un méchant lit do fer, sur une couverture grise de caserne ou d\u2019hôpital.Pourtant, quel groupe tout hint et gracie ux ! Et comme Raoul, qui a gardé son joli costume de velours, et qui reste serré avec une confiance peureuse tout contre son camarade en blouse, semble faible et délicat! Le père, un instant privé de son fils, envie presque le teint brun et l\u2019énergique visage du petit faubourien.\t° \u201cC\u2019est votre fils?demanda-t-il au manchot.\u2014Non, Monsieur, répond l\u2019homme.Je suis garçon et je ne me marierai sans doute pas, rapport à mon accident.oh ! oête comme tout ! un camion qui m\u2019a passé sur le bras.Mais voilà.1 y a deux ans, une voisine, une pauvre fille plantée là par un coquin avec un infant sur Iss liras, est morte à la peine.Elle travaillait dans les couronnes de perles, pour les cimetières.Ou n\u2019y gigue pas sa vie, à ce métier-là.Elle a élevé son petit jusqu\u2019à l\u2019âge de cinq ans, et puis, ç\u2019a été jour elle, à son lour, que les voisines ont a.h'té des couronnes.Alors je me suis chargé du gosse.Oh! je n\u2019ai pas eu grand méiite, et j\u2019ai été bien vite récompensé A sept ans, c\u2019est déjà un petit homme, et il se rend utile Le dimanch** et le jeudi, et aussi les autres jours, après l\u2019école, il est avec moi, tient les balances, m aide a pousser ma charrette, ce qui ne m\u2019est pas trop commode, avec mon aileron.Dire qu\u2019autrelois j\u2019étais un bon ajusteur, à dix francs par jours ! .Allez ! Zidore est joliment débrouillard.C\u2019est lui qui a ramassé le petit bourgeois.\u2014Comment?s\u2019écrie M.Godefroy.C\u2019est un enfant?.\u2014 Un petit lmmine, que je vous dis.Il sortait de la classe, quand il a rencontré l\u2019autre qui allait tout droit devant lui, sur le trottoir, en pieu rant comme une fontaine.Il lui a parlé comme à un copain, l\u2019a consolé, rassuré du mieux qu\u2019il a pu.Seulement on ne comprend pas bien ce qu\u2019il raconte, votre bonhomme.I >es mots d\u2019ang'ais, des mots d\u2019alh maud , mais pas moyen de lui tirer son nom et son adresse.,.Zidore me l\u2019a amené ; je n étais pas loin de la, a vendre mes salades.Alors les commères nous ont entourés, en coassant comme des grenouilles.\u201c Faut le mener chez le commissaire.\u201d Mais Z.doie a protesté.\u201cÇa fera peur au.\u201cmôme\u201d, qu if disait.Car il est comme tous les Parisiens ; il n\u2019aime pas les sergots.Et puis votre gamin ne voulait plus le quitter.Ma foi, tant pis ! j\u2019ai raté ma vente, et je suis rentré ici avec les mioches.Us ont mangé un morceau ensemble, comme une praire d\u2019amis, et puis, au dodo !.Sont-ils gentils tout de même, hein ?\u201d C\u2019est étrange, ce qui se passe dans l\u2019âme de M.Godefroy.Tout à 1 heure, dans sa voiture, il se proposait bien, sans doute, de donner à celui qui avait accueilli son fils une belle récompense, une poignée de cet or si facilement gagné en présence des encriers typhoïdes.Ma\u2019s on vient de lever devant 1 homme iiche un coin du rideau qui cache la vie des pauvres, si vaillants dans leur misère, si charitables entre eux.Le courage de cette fille-mère se tuant do travail pour son enfant, la générosité de cet infirme adoptant un orphelin, et surtout l\u2019intelligente bonté de ce gamin de la rue, de ce petit homme secourable pour un plus petit, le recueillant, se faisant tout de suito son ami et son frère aîné, et lui épargnant, par un instinct délicat, le grossier contact de la police, tout cela émeut M.Godefroy et lui donne à réfléchir.Non, il ne se contentera pas d\u2019ouvrir son poi teteuille.Il veut faire mieux et plus pour Zidore et pour Pierron le manchot, assurer leur avenir, les suivre de sa bienveillance.Ah ! si les peu sentimentaux personnages qui viennent constamment parler d\u2019affaires à M.le Directeur du Comptoir général de Crédit pouvaient lire en ce moment dans son esprit, ils seraient profondément étonnés ; et, pourtant, M.le Directeur vient de faire la meilleure affaire de sa vie: il vient dose découvrir un cœur de brave homme.Oui, Monsieur le Directeur, vous comptiez offrir une gratification à ces pauvres gens, et voilà que ce sont eux qui vous font un magnifique cadeau, celui d\u2019un sentiment, tt du plus doux, du plus noble de tous, la pitié Car M Godefroy songe, à présent, \u2014- et il s en souviendra, \u2014 qu\u2019il y a d\u2019autres estropiés que Fieri on, l\u2019ancien ajusteur devenu marchand de verdure, d\u2019autres orphelins que le petit Zic.ore.Lien plus, il se demande, avec une inquiétude profonde, si l\u2019argent ne doit vraiment servir qu\u2019à engendrer l\u2019argent, et si l\u2019on n\u2019a pas mieux à faire, entre ses repas, que de vendre en hausse des valeurs achetées en btbse et d\u2019obtenir des places pour ses électeurs.TH le est sa rêverie devant le groupe des deux enfants qui dorment.Lutin il se détourne, regarda en face le marchand des quatre saisons; il eat charmé par l'expression loyale de ce visage de guerrier gaulois, aux y^ux c airs, aux moustaches ardentes.Mon am:, dit M.God- f oy, vous venez de me rendre, vous et votre his adept f, un de ces services !.Bientôt, vous aurez la preuve que je ne fcuis pas un ingrat.M iis, dè-i aujourd\u2019hui.Je vois bien que vous n\u2019êtes pas à I aise et je veux vous laisser un premier souvenir.\u201d Mais de son unique main, le mam hot arrête le bras de M.Godefroy, q u phmge déjà sous le revers de la redingote, du côté des bank notes., N\u201cn> Monsieur, non ! N importe qui aurait agi comme nous.Je n accepterai rien, soit dit sans vous offenser.On ne roule pas sur l\u2019or, c est vrai, mais \u2014 excusez la fierté \u2014 on a été soldat, \u2014 j\u2019ai ma médaille LE SAMEDI * I/O H G UE I L Mjë.ayu;> Lr ¦ , ,*\u2019uu -r- -\"P \u2022! I ¦ ¦\\fe 1 '¦ v \u2022* 4 ?\u20225>î'4 ct3t-ra \"r-l:'.V- V Il était une foie un joli dindon qui faisait la roue et qui, voyant arriver de loin le fermier avec une hache à la main, dit à son ami : \" Tu vois, mon cher, voilé notre patron qui ne ni a jamais vu faire la roue et qui vient me complimenter.C'est que je «lois rire joli il croquer.\u2014Tu Tes, répondit l\u2019autre dindon, qui était un vieux roublard, en s\u2019esquivant prudemment.il parait que notre orgueilleux personnage ligurait très bien sur lu table, le soir même de son trépas.Moralité : Ne luissez jamais parler l'orgueil.du Tonkin là, dans le tiroir, \u2014et on ne veut manger que le pain qu\u2019on gagne.\u2014 Soit, reprend le financier.Mais, voyons, un brave homme comme vous, un ancien militaire.V ous me paraissez capable de mieux faire que de pousser une charrette à bras.On s\u2019occupera de vous, soyez tranquille.Mais l\u2019estropié se contente de répondre froidement, avec un sourire triste qui révèle bien des déceptions, tout un passé de découragement: \u201c Enfin.si Monsieur veut bien songer à moi !.\u201d Quelle surprise pour les loups-cerviers de la Bourse et h s intri gants du Palais-Bourbon, s\u2019ils pouvaient savoir! Voilà que M.Godefroy est désole, à présent, de la méfiance de ce pauvre diable.Attendez un peu 1 II saura bien lui apprendre à no pas douter de ta reconnaissance.Il y a do bonnes places de surveillants et de garçons de caisse, au Comptoir.Qu\u2019est-ce que vous direz, Monsieur le supplique, quand vous aurez un bel habit do drap gris-bleu, avec votre médaille du Tonkin à côté de la plaque d\u2019argent ! Et ce sera fait des demain, n\u2019ayez pas peur ! Et c\u2019est vous qui serez bien attrapé, uh ! h h !.\u201c Et Zidore ?s\u2019écrie M.Godefroy avec plus de chaleur que s\u2019il s\u2019agissait de faire un bon coup sur les valeurs à turban.\u2014 Vous permettrez bien que je m\u2019occupe un peu de Zilore?.\u2014Ah ! pour çi, oui! répond joyeusement Pierron.Souvent, quand je songe que le pauvre petit n\u2019a que moi au monde, je me dis: ,! Quel dommage !.\u201d Ctr il est plein de moyens.Lss uiaîttes sont enchantés de lui, à l\u2019école primaire \u201d Mais Pierron s\u2019interrompt brusquement, et, dans son regard de franchise, M Godefroy lit encore, et très clairement, cette arrière-pensée : \u201c Cest trop beau, tout ça.Le bourgeois nous oub ii-ra, une fois le dos tourné.\u201d \u201c.Maintenant, dit le manchot, je crois que nous n\u2019avons plus qu'à transporter votre guniu dans la voiture ; car vous devez bien vous dire qu\u2019il sera mieux chez vous qu\u2019ici.Oh ! vous n\u2019avez qu\u2019à le prendre dans vos lr-as ; il ne se réveillera mémo pas.Ou dort si bien, à cet âge là.Seulement il faudrait d\u2019abord lui remettre si-s souliers \" Et, suivant le regard du marchand des quatre saisons, M.Godefroy aperçoit devant le foyer, où se meurt un pâtit, feu du coke, deux paires do chaussures enfantines ; les fines bottines de Rioul et les souliers à clous d« Zidore; et chacune des paires de chaussures contient un pantin de deux sous et un carnet de bonbons de chjz l\u2019épicier.\u201cTse faites pas attention, Monsieur, murmure alors Pierron d\u2019une voix presque honteuse.C\u2019e.-t Z'dore, avant de sp jeter sur le lit, qui a mis là ses souliers et ceux de votre fils.A la laïque, on a beau leur LA FORCE DE L\u2019HABITUDE i'.PM \u2019\u2022 i 1 lt\\\\ \u2022en Madame Mordant.\u2014 Ah, ivrogne ! En voilà un joli temps pour apporter le dindon de Noël 1 Dis moi un peu ee que tu fais ici, à cette heure ï Mr Mordant (ne souvenant vaguement de quelques nuits blanches passées prés de son fils).\u2014Shuuu.Ma.rie.le bébé.est presqu\u2019.endor.mi.dans.mes bras.Ne le ré., .veille donc.pas 1 diro que c\u2019est de la blague, les enfants croient encore au petit Noël.Alors, moi, en revenant de chez le commissaire, comme je ne savais pas, après tout, si votre gamin ne passerait pas la nuit dans ma turne, j\u2019ai ach-té ces bîtises-là.vous comprenez.pour que les gosses.à leur réveil.\u201d Ah ! c\u2019est à présent que les bras leur tomberaient, aux députés qui ont vu si souvent M.Godi froy voter pour la libre pensée ;\u2014au fond, il s\u2019en moquait, pas mal, mais la réélection! \u2014 C\u2019est à présent qu\u2019ils jetteraient leur lai gue au chat, tous les messieurs durs et secs qui siégeaient avec M Godefroy autour des tables vertes et qui l\u2019admiraient comme un maître pour sa seeheresse et pour sa dureté.Est ce que, par hasard, ce serait aujourd hui la fia du monde!.M.Godefroy a les yeux pleins do larmes ! Tout à coup, il s\u2019élance hors de la baraque, y rentre au bout d\u2019une minute, les bras chargés du superbe cheval mécanique, de la grosse boite de soldats de plomb, des autres jouets magnifiques achetés par lui dans l\u2019après-midi et restés dans sa voiture ; et, devant \u2019\u2019tenon stupéfait, il dépose bon fardeau doré et verni auprès des petits souliers.l\u2019uis, saisissant la main du manchot dans les siennes, et d\u2019une voix que l\u2019emotion fait trembler : Mon ami, mon cher ami, dit-il au marchand des quatre saisons, voici les cadeaux que Noel apportait à mon peut Raoul.b- veux qu\u2019il les trouve ici, en se réveillunt, et qu\u2019il les pirtagi avec Xidore qui sera désormais son camarade.Maintenant, vous me croyez, n\u2019est ee pas!.Je me charge de vous et du gamin.et je reste cneoie votre obligé ; car vous ne m\u2019avez pas seulement aidé à retrouver mon lila perdu ; vous m\u2019avez aussi rappelé qu\u2019il y avait des pauvros g ns, à moi, mauvais riche qui visais salis y songer.Mais, je le jure par ces deux enfants endormis, je ne l\u2019oublierai plus, désormais !\u201d .Tel est le miracle, messieurs et mesdames, accompli le \"21 décembro dernier, à Paris, en plein égoïsme moderne.11 est très invraisemblable, j\u2019en conviens; et, en dépit des anciens votes anticléricaux do M.Gcdefroy et de l\u2019éducation purement laïque reçue par Ztdore à l\u2019école primaire, je suis bien forcé d\u2019attribuer cet événement merveilleux à la grâce de l\u2019Enfant Divin, venu au monde, il y a piès de dix-neuf cents ans, pour ordonner aux hommes de s\u2019aimer les uns les autres.FltAXéOlS Coi\u2019IMÎB, do l'Académie Française.LE NÉGRILLON Au petit négrillon, aussi noir que l'ébène Qui du logis voisin u\u2019use franchir le seuil, Un blomlin de troi- ans, d\u2019une voix qui lait pein \u201c Mais de qui donc que t\u2019es eu deuil! Echo scientifique : Entre garçons de laboratoire, balayant et époussetant : \u2014 Dis donc, Charles, pourquoi l\u2019eau fait-elle tant de bruit sur le feu ! Charles, sans hésiter : \u2014 Ça doit être les microbes qui gueulent.Cette atlligeante maladie, les Hémorroïdes, est promptement soulagée et gueria par les Pilules d\u2019Ayer.Pouies Maux de Tète Nerveux et Chroniques u» Pilules de Céleri de Dawson 7n V * ' .¦ \"\u201c\"Ïc'lÎ'S totf Bas Khbbhbbb ^^:1+./A LÊ SAMEDI 10 NOEL DANS L\u2019OUEST I ifi (¦ IF \u2022Ss-=- 'X.0 .XV * Le bonhomme NoH ( surpris).\u2014{ l\u2019est curieux, je ne vois aucun bas de suspendu ici ! Alkali Ikejils et Bill Joe (apparaissant soudainement ).\u2014 Allons, bonhomme, en bas le suc et les mains en l'air, vivement.P A T A P O U F CONTE DB NOEL \u2014\tÇa nie fait du Itien.Je suis brisé !.ah !.fit Maurice Lopez en se couchant.Comment.deux heures du matin?.c\u2019est insensé pour un réveillon honnête !.un réveillon de famille.Et le vieux colonel qui vient poser demain à huit heures du matin !.Il se glissa sous les couvertures, étendant avec bonheur ses membres un peu enfiévrés sur la fraîcheur des draps.et espéra une détente ou un repos; il crut qu\u2019il allait se sentir calme parla vue de son intéiieur, puis roula une cigarette et l\u2019alluma en regardant devant lui le vienx bahut indien flamboyant d\u2019ors et la portière rose satinée, où des dragons semblaient entrer et ressortir entre les plis drapés mollement; il se rappela un étalage de tapissier qui n\u2019exhibait que des meubles laqués, et se demanda B\u2019il n\u2019allait paB peindre en blanc ces merveilleux moucharabieh» de Tunis dont il avait fait une sorte de mur transparent entre sa chambre et son atelier.il s\u2019imagina la cloison laiteuse, et songea que ce serait froid.polaire!.Cette idée agaça Maurice et lui fit éteindre la bougie, afin de terminer sa cigarette dans l\u2019ombre.L\u2019obscurité produisit comme un arrêt dans sa pensée, mais il se sentit les joues brûlantes : \u2014\tC\u2019est le vin do cet animal de Serbe, grommela t-il.en boivent ils des saletés, ces gens là ! du Tokay, du Chypre, du Chio !.Il tourna sa tête, la sentit lourde, et donna presque raison à deux médecins Scandinaves dont il s\u2019était d\u2019abord moqué à ce réveillon, parce qu\u2019ils ne buvaient que de l\u2019eau.\u2014\tLofait est que ces maîtres là ont une force.ils restent de sangfroid !.\t° Alors sa nature de peintre lui fit évoquer les deux curieuses têtes do ces Scandinaves, différents l\u2019un de l\u2019autre, certes, mais de même race certainement ; avec leur teint glaireux, leur chevelure pâle d\u2019êtres développés à l\u2019ombrp, sans soleil, et leurs yeux incolores qui sous l\u2019animation do la causerie voltigeante, ou de la thèse défendue, devenaient incisifp, aigus, fixes, fous, mais jamais chaleureux ni lumineux du beau flamboiement de la passion.Maurice s\u2019expliqua pourquoi, depuis un an qu\u2019il se rencontrait avec eux chez l\u2019attadié de l\u2019ambassade serbe, ils ne se liaient ni les uns ni les autres de ces amitiés si vite intimes entre jeunes gens qui bataillent sur la route intellectuelle : c\u2019est qu\u2019ils étaient eux, les Scandinaves, aussi loin de lui, Parisien croisé d\u2019Espagnol, que lui, le Litin, était loin d\u2019un Cafre ; il sentait du reste que le temps no les rapprocherait pas non plup, car ils lui parurent déraisonner un peu avec leur rage d\u2019évocations, de spiritisme.Et il sourit en pensant aux récits du plus jeune, un érudit chirurgien, inventeur d\u2019instruments très perfectionnés, petit bonhomme hideux, glabre, avec une physionomie de grenouille, qui racontait, non sans charme, comment parfois des mains surnaturelles venaient errer sur son piano, dos mains potelées, rosées, semblant vivantes.et ces mains ne jouaient que des danses anciennes : gavottes, pavanes, menuets, sarabandes, branles, rondes, passe-pied.après on entendait un bruissement de soie.et un soir il y eut comme le bruit d\u2019une déchirure, et le docteur avait retrouvé à un clou du tapis un bout de vieille dentelle.Pur politesse \u2014 un peu par pitié aussi \u2014 Maurice n\u2019avait pas osé contredire obstinément le jeune médecin qui semblait convaincu, mais maintenant, toute sa logique d\u2019esprit sain, équilibré, raillait avec dédain ce mensonge, ou cette hallucination.11 s\u2019endormit d\u2019un sommeil léger, quand nn bruit \u2014 les touches du piano qu\u2019on frappait maladroitement \u2014 le fit sauter.\u2014Je rêve ! pensa t-il.ce crétin avec ses bêtes d\u2019histoires ! Néanmoins, il s\u2019assit.tapota son oreiller.et des notes discordantes, graves, sonnèrent comme si on piétinait le piano.Alors Maurice sentit quelque chose qu'il n\u2019avait jamais senti.ce n\u2019était pas peur ou crainte.mais comme le respect d'une révélation.comme I humilité qu\u2019éprouve le fervent qu\u2019on initie à un mystère.11 il descendit doucement de son lit.Ce mouvement chassa la sensation du surnaturel; il crut à quelqu\u2019un caché dans son atelier! Très calme, très résolu, il prit dans un vide-poche placé à la tête de son lit un revo\u2019ver.et prêta l\u2019oreille.Le silence était profond.Ne voulant pas, en chemise, poursuivre un voleur ou un filou, il s\u2019habilla lentement, et persuadé qu\u2019il allait falloir marcher, courir, appeler.il se pencha pour prendre des pantoufles et heurta brusquement sa chaise.puis s\u2019arrêta et prêta l\u2019oreille de nouveau.Aucun bruit.Il se chaussa, et sur la plante des pieds alla jusqu\u2019à l\u2019atelier.La lueur de la lane entrait largement par la grande baie et formait au milieu un carré d\u2019un blanc bleuâtre, mais ne faisait paraître que plus obscur le coin où le piano était placé, derrière un grand palmier.\u2014\tQui va là?lit Maurice.Alors le piano, pour la troisième fois, sonna.une cacophonie!.et un soupir ou plurôt un râle s\u2019éleva.bizarre.étrange.Maurice se sentit étreint.cloué.et une forme blanche, fluette, s\u2019élança entre les branches du palmier, puis rampa.et disparut.Il demeura glacé .angoissé.n\u2019osant même réfléchir, il s\u2019appuya contre la porte, le silence lui parut terrible et il attendait une chose.une chose inédite, épouvantable, sans avoir notion do l\u2019heure.du temps.de l\u2019endroit.Une voiture passa avec un bruit de ferraille, ébranlant l\u2019atelier.alors Maurice vit la petite forme blanche s\u2019avancer doucement, et.il aperçut un chat, Tatapouf ! léchât de la concierge, un magnifique angora neigeux qui sans doute était entré à sa suite, ou peut être se trouvait enfermé là, depuis midi, et qui noctambulait dans l'atelier qu\u2019il connaissait bien, du reste.Maurice se secoua.et respira pendant que Patapouf, renflant le dos, venait gentiment se frotter contre lui.Il le prit et l\u2019emmena dans sa chambre, le jeta sur son lit et, se déshabillant, sc recoucha pendant que Patapouf ronronnait sous l\u2019édredon.Mimi/.inettk.\u2014\tEn chemin de ft r : Bob te penche à la portière malgré les remontrances de son père.Tout à coup, le papa lui enlève vivement son chapeau et le cache deirière lui.\u2014\tLà, t.u vois, ton chapeau s\u2019est envolé.Que va dire maman?Bob fond en larmes.\u2014\tTiens, dis le papa pour le oonsoler, je n\u2019ai qu\u2019à sillier et ton chapeau va revenir.En effet, il siffle, et tend à Bab le chapeau soi-disant envolé.Mais Bob, grandement amusé par cette séance de prestidigitation, jette lui-même son clnpeau parla portière, et se retournant vers son papa : \u2014\tS fïle, encore, dis, petit père.Tête du papa.SI VOUS TOUSSEZ Si vous toussez prenez le /tourne b\u2019huma', il guérit quand les autres remèdes n apportent aucun soulagement.C\u2019est un vrai trésor pour ceux qui l\u2019emploient.ACCUEIL CORDIAL î> * *4 Sgfg luiioi i:::5 Léon ( à sa tante qui vient passer à la ville les fêtes de Noi:l et du Jour de l'An ).\u2014 Ah, ma tante, à la bonne heure.(Je que je suis content que tu arrives ! La tante (joyeuse).Puuvre chéri, tu l\u2019uimcs donc bien ta vieille tante ?Léon.ü est paR ça.Mais mes bas ne sont pas assez grands pour ce que je demande au petit Noël : un cheval de bois et une bicyclette ; taudis qu\u2019avec les tiens, que tu me prêteras, ça ira tout seul. : \u2022\u2019csyv-' ¦ .¦ sse^ki ¦vzéftt .efjkm* &$?& :«UV.,\u2022****' ivy pg»v.feipW LÈ SAMEDI hT NOEL IS, X.a [/a mèr \u2022mpare des grands ciseaux .qui p iidaieol à la reiutiiVc de son pèie le tondeur et il se glisse pamii la foule, s\u2019approche du lîall!ta>ar reluisant ainsi qu'un soleil sou> -on manteau brodé 0 00 Deux Prix de la valeur de 8ôo chacun, loti (10 Cino Prix de la valeur de Stilt chacun., lt-o 00 Huit Prix do la xalem* de §10 chacun.\t80 00 T ente Prix de la valeur c §5 chacun.l.V) 00 Cent cinquante Prix de la valeur de S- .\t1\t*;nn mu chacun.300\tOU Cinq cents Prix de la valeur de $1 chacun.;\u2019>00\t90 PRIX approximatifs: 100 prix étant 50 numéros avant et 50 numéros après celui du Prix Capital, de la valeur de SI chacun._.$100 00 100 prix étant 50 numéros avant et 50 numéros après celui du prix de $100, de la valeur de $1 chacun\t100 00 999 numéros terminant par les deux même- derniers chiffres (pic le numéro du Prix Capital, de la valeur de $1 chacun.999\t90 991 numéros terminant par les deux mêmes derniers chiffres que le numéro du prix (le $100, de la valeur de $1 chacun.999\t00 Tirage tous les vendredi, û midi.Px*l3t dox Billet, - - lOc On demande des agent s.Valeurs rachetées sans escompte.Concerning Newspaper Advertising Consult\tCANADIAN ADVERTISING AGENCY JOHN L SUTl LI FEE\tII.E.STEPHENSON European officfs, CO WatlingSt., London.E^g.5 Kuo De La Bourse, Paris, Franco 20 AMERICAN OFFICES, Kiiiu' St.E\u201e Toronto.Can, Uaiter niilg., Boston.U.S.A.Boirot, qui vient de perdiesa belle-mère, fait graver sur sa tombe : \u201c Elle ne voulait que mon bonheur.8a mort l\u2019a bien prouvé.\u201d Nouvelle Manière de Poser les Dentiers sans Palais DENTS POSEES SANS PALAIS S.A.BROSSEAU, L.D.S.No 7 RUE ST-LAURENT, Montréal Extrait les Dents Bans Douleurs par l\u2019Electricité et fait les Dentiers d\u2019après les procédés Icb plus nouveaux.Dents posées nans Palais et Courpunes do Dents en Or ou en Porcelaine posées sur de Vieilles Racines.009381 LE SAMEDI \u2022j{i PHARMACIE « McGALE 4.S H GMlt'Obt-T PO'Ttrtr MOWTR£./Æç :(>fUEC: Mm |*g?U',.kflBtag Médicaments Purs DE TOUTES SORTES.» « Drogues et.Produits .Chimiques .Parfaitement purs strictement garantis.COMMANDES PAR LA POSTE Les marchandises commandées par les clients résidant en dehors de la ville, seront empaquetées et livrées aux Igcn/s 1/'E xpress ou du Ereight sans frais.ON TROl'VKKA TOlJOt.Ks 1 MK/ Mol Les Préparations Pharmaceutiques les plus récentes et les Remedes nouveaux.B.E.McGALE, Pharmacien, 2123 rue Notre-Dame, Montreal \u2022xipina sju3ui3Sm:j?a S3i p s|ipupss!pjn0)3 s?| Ppj.?p p:w 3| ,ino,[ \u2022anbuoapnb [tuatuiu ju a.tnojotu in juauuaquoa du sapa f sttmiip saj snoi simp ta suosics saptoi ua saauuop autg tuaAttad safiqaSaA iuauta.md mm a aivGOM sa \u2022 sanSuo^ xfojsj op\t\u2022 .'A >°V 9tpreg an9I 0P uoi^ajqsüoo 'BI .mod sonrare^ xrve siAy LE SAMEDI :îO tinnli La Vigueur des Cheveux d\u2019AYER j* rhcrrujo r iitituvi Ile, mjHc/ir aussi tie Mrs.II.II'.K-, tir Itiybu, A'.\u201c 11 y :i un pou ulus do doux ans, mes ohovoiix eoniiM*iicèn*iil à pris» n-iiori*i ii tomber.Aiuès avoir rniploNé uno fou-teille de la Vigueur des elle v o il x d \u2019 A y o r mes cheveux roll iiro nt leur couleur primitive et ccssèi en t tomber, ra et là une application a depuis iseï \\ r Ilia chevelure en bonne condition.\u201d 1rs.II.1 .ri NwicK, Digby, N.S.Croissance des Cheveux \u201cIl y a huit ans, j\u2019ai eu la variole et ai perdu tous nu s cheveux oui auparavant étaient très abondants, .l'ai essajt* une « 111 a 111 i t é de piéparations.niais sans aucun résultat avantageux ; c\u2019est alors que j\u2019ai commencé à craindre que je resterais tout à fait chauve.Il va six mois environ, mon mari a apporté à la maison une bouteille de la Vigueur des cheveux d\u2019Aycr et jeu lis usage immédiatement.Kn peu de temps de nouveaux cheveux commencèrent a paraître et tout me fait supposer maintenant une pousse rapide de cheveux comme il\" étaient avant ma maladie.\u201d \u2014 Mrs.A.\\\\ lbek, Polyninia St.,New Orleans, Lu.La Vigueur DES CHEVEUX d\u2019AYER Préparée par le Dr.J.C.AYER & Cis., Lowell, Mass., U.S.A.Lur Pilules iVAyer guérissent les Migraine!.VIN VIAL Phosphate de Chaux, Viande et Quina Tonique puissant pour guérir : Anémie, Chlorose, Phthisie, .Epuisement Nerveux Aliment ItdispnsxbU dan: lo: Croieraeco: tutelles, S Losoir.s Con'va i.kscf.nces et tout élut de langueur J caractérisé par la perte de l'appétit et des forces.T.VIAL, Chimiste, Xjyoaa, Prance.Kchantilllons gratuits envoyés aux médecins.LES Le Haut Commerce Montréalais Cigarettes La Fayette SONT Fin de Siecle ESSAYEZ-LES! Cents l\u2019HARMACJlî NATIONALE Chacun connaît, à Montréal, l\u2019élégante pharmacie installé- au No216du Monument National et aux destinées de laquelle préside, actuellement, Mr Kdm (liroux junior.Kondé en IS!).'!, peu d'établissements enté é installés avec plus de goût, de luxo délicat, que lu Pharmacie Nationale, et rien n\u2019a coûté pour en faire, tans oontredit, le plus élégant des magasins de la rue Saint-Laurent, pourtant si riche en superbes installations.Un exemple entre tous en convaincra nos lecteurs et nos lectrices.Qu\u2019ils examinent U magnifique fontaine à boissons guz.euies qu\u2019on aperçoit en entrant, il gauche de la vitrine.Cette fonlaiue, qui figura avec honneur il l\u2019Exposition Internationale de Chicago, est absolument unique en son genre, mais elle < stsi bien etca^r je par l\u2019ornementation générale adoptée dans tout le magasin, qu\u2019il faut s\u2019y arrêter spécialement si on veut être convaincu qu\u2019eu eBt lii devant un véritable objet d\u2019art fct que seul, un établissement de l'importance de la Pharmacie Nationale pouvait s'offrir le luxe de posse 1er.Mais ceci n\u2019est qu\u2019un aceessoiie.le nioin dre, duns l\u2019idée géuéiale qui a présidé à la fondation et il l\u2019installation de cet établissement sans rival il Mentiéul.Ce qui a surtout été envisagé, ça été la parfaite accomodation, pour la clientèle élégante qui le fiéqucnte, de tout ce qu\u2019il y a de plus nouveau, de no illeur, de plus rare dans les premières qualités en fait de médicaments, qu\u2019ils soient préparés ou de spécialités.Mr Edm.(liroux est remplacé, lorsqu\u2019il doit s\u2019absenter, par un licencié en pharmacie chargé des ordonnances.Si on ajoute il cela un immense assortiment de parfuins, savons, essences, onguents, fards et ustensiles de sauté ou de toilette, on avouera que c'est bien là, la Pharmacie et la Parfumerie du inonde élégant.Mr Edm.Giroux jr, ne néglige rien, du reste, pour maintenir constamment au goût du jour et il la hauteur des exigences modernes, le haut uom de son établissement.Et qu'on ne croie pas que ce toit au détriment de la bourse que tout ce comfort ait été obtenu ?Une visite vous convaincra du contraire et vous sortirez de la Pharmacie Nationale, bien convaincu que si tout y est de première qualité, o\u2019est également aux plus bas prix du marché que tout y est côté, suub exception.La r ait ou de ce phénomène, medemanderez-vous ?CeBt la grande vente qui permet au propriétaire d\u2019acheter, en gros, tout ce qui s\u2019y détaille et n\u2019y fait qu\u2019un court séjour, aussitôt enlevé par le public qui a appris le chemin de eut établissement moderne et qui continue à le gratifier de son bienveillant patronage.MAGASINS DE MUSIQUE DE M.EDMOND HARDY Tous ceux dont la rue St-Laurent attire les pas ont remarqué, au No 210 du Monument National, les vastes magasins de Mr Edmond Hardy, où se trouve rassemblés tous les instruments nécessaires aux fanfares et barnonies, ainsi que le meilleur choix de Musique vocale ou instrumentale.O\u2019est là aussi le siège social de la Société Artistique Cunadieuue et du Conservatoire National de Musique, dont Mr Edmond Hardy est le directeur.Tous les Montléalais connaissent cette sympathique ligure mêlée, depuU de longues années, au mouvement artistique de notre ville.En effet et dès 18S0, Mr Edmond Hardy créait l\u2019Harmonie de Montréal qui a obtenu, pendant 14 années, do si légitimes succès, tunt au Canada qu\u2019il l\u2019étranger.Nommé Directeur de l\u2019Opéra Français, Mr Edmond Hardy, pendant les deux un-nées de sa direction, négligea forcément l\u2019Harmonie dont les meilleurs éléments for-mi-rent l\u2019Harmonie des Carabiniers Victoiia : mais, cette année même, il s\u2019occupe de la réorganiser et, avec l\u2019adjonction d'éléments nouveaux, nul doute qu\u2019il n\u2019en fasse, à bref délai, le premier corps de musique de Mont-réal.C'est en 1880 que l\u2019établissement, actuellement dirigé par Mr Hardy, a été formé.11 possède, pour le Canada, l\u2019agence géné-nérale des instruments d'harmonie et de fanfare de la célèbre maison Mahillon, de | Bruxelles, qui fournit les conservatoires et l\u2019armée Belges.L\u2019établissement de Mr Edmond Hardy, J fort apprécié des musiciens, est tou jouis largement approvisionné de tout ce qu\u2019il y \u2022 a de meilleur et de plus nouveau en instru- ments de musique ; il compte dans bu clientèle beaucoup de dos couvents et de nos maisons d'habitation et tout ce qui parait en fait de musique s-oeale ou instrumentale, on est sûr de l\u2019y trouver.Mr Edmond Hardy, aussi bien connu comme musicien de talent que comme habile administrateur, édite, en outre, un grand nombre de morceaux ; sa dernière production : Le Noël aux quaire rent, est le succès du jour.Outre la direction, durant 14 années, de l\u2019Harmonie de Montréal, Mr Edmond Ha ily a, à son actif, deux anB de direction de l\u2019Opéra Français et cela pendant la période la plus difficile, où il réilisa le délicat problème d\u2019équilibrer les dép\u2019nses et les recettes.Il fut plusieurs fois oppelé à siéger comme membre de jurys d'examen tant au Canada, qu\u2019en Ontario et aux Etats-Unis, juste hommage rendu à ton exceptionnelle compétence cil matière muBiea'e et à son intégrité reconnue ; enfin, le succès du Conseivatoire National, qu\u2019il dirige depiis deux aus et qui comprend actuellement 80 élèves répartis danB ses différentes clusstsest le plus sûr critérium de ses qualités administratives et artistiques.Blanche de Saviony.50 ANS\tEN USAGE 1 [donnez ADX\tsirop! du\ti ENFANTS Wwwwwwww\tdrcoderreJ LE BAUME RHUMAL Par ses propriétés tonifiantes et adoucissantes, par ses vertus curatives et parson action prompte, le llaume /{humai est le remède qui convient à ceux qui toussent.LA CONSOMPTION GUÉRIE.U.i vieux médvcin ietiré, ayant reçu d\u2019un missionnaire des Indes Orientales la formule d'un remède simple et végétal peur la guérison rapide et permanente de in Consomption, la Bronchite, le Catarrhe, l'Asthme et toutes les Affections des Poumons et de la Borge, et qui guérit radicalement la Débilité Nerveuse et toutes les Maladies Nerveuses, après avoir éprouvé ses remarquables effets curatifs dans des milliers de cas, trouve que c\u2019est son devoir de le faire connaître aux malades.Poussé par le désir do soulager les souffrances de 1 humanité, j'enverrai gratis à ceux qui lo désirent, cette recette en Allemand.Français ou Anglais, avecinsi ructions pour la prepareret l\u2019employer.Envoyer par lu poste un timbre et voire adresse.Mentionner ce journal.W.A.Noyes.SSO Powers' Block, Rochester, N.Y.POUR GUERISON CERTAINE DE TOUTES Affections bilieuses, Torpeur du Foie, Maux de tête, Indigestion, Etourdissements, et de tons les Malaises causés par le Mauvais Fonctionnement de l\u2019Estomac.\t0ct.is-94 La Société Artistique Canadienne Combien d'entre vous, lecteurs, avez, té é posséder la forte somme qui puisse vous permettre, h l\u2019occasion des fêtis de Noël et du Jour de l\u2019An, de contenter quelque envie, de satisfaire aux justes désirs des vôtres en leur offrant quelque présent depuis longtemps convoité.Pour cela que faut-il?Un peu de chance au tirage hebdomadaire de la Société Artistique Canadienne à laquelle il ne vous est peut-être pas encore venu l\u2019idi'-e de prendre luelques scriptmns.Si vous ne l\u2019avez fait, esseyez le.Si vous gagnez, ce que je vous souhaite ou si vous ne gagnez pas, ce qui peut encore arriver, vous aurez toujours contribué, dans la mesure de vos moyens, à une œuvre utile de propagande artistique, et puis, ce qui n\u2019arrive pas aujourd\u2019hui peut arriver demain, et quoique la fortune, soit comme l'occasion, à peu près chauve, il n\u2019en reste pas moins l'espoir de l\u2019attraper par les cheveux un jour ou l\u2019autre.QUELLES NOUVELLES ?Confl- Registereo Trade Mark Ü1F0S Marme- lades Garanties Fruits et bucre Gra- VINAIGRE PUR d\u2019acides et fabriqué sous le contrôle du gouvernement.MICHEL\t& CIE 3WOBTTRDA.I.Fausses donts sans palais.Couronnes en or ou en porcelaine posées sur de vieilles racines.Dentiers faits d\u2019après les procédés les plus nouveaux.Dents extraites sans douleur par l\u2019électricité et par Anesthésie locale, chez J.G.A.GENDREAU.DENTISTE Heures de consultations : 9 hr a.m.à G p.m.Tél.Bell 2818\t20 Rue St-Laurent LE DIABLE AU XIXe SIECLE Mlle Alamode.\u2014 Et quelles nouvelles, mon cher oncle ?Le cher onde.\u2014Comme nouvelles, je viens de lire dans mon journal quelque chose d\u2019absolument étonnant.C\u2019est le bon marché extraordinaire de tous les meubles vendus par T.E.et A.Martin, 1926 rue Notre-Dame.Le Diable au XIXe siècle ! le voilû, o\u2019est le démon de l\u2019alcool, celui qui préside aux destinées des malheureux voués à l\u2019ivrognerie ! Heureusement qu\u2019il y a des palliatifs à cette maladie.Allez de notre part trouver le Dr Sylvestre, 1425 rue Saint-Denis ou M.J.H.Chasles, 513 Avenue Laval.Ils vous guériront sûrement.^ LE SAMEDI WfMfii \u2022» \u2022> i Montreal Manufacturer, rnsms^-ï.LES GRANDES MARQUES CANADIENNES LE SAMEDI QUEEN\u2019S THEATRE Sparrow cl Jacobs.Seuls OeruntH Le plus joli théâtre de Montréal Semaine de Noël MATIXKKS TOUS LUS JOUIIS PRIX : - - - 10c et 20c La ( ompagnlc d\u2019Klite (Stock) dan* ia (i eau (le Pièce LUI TIE FOISUEI Kl Il'h Ktoilcsdu l\u2019uiiilovllle : .JENNIE YEAMAN .(engagée à un salaire de $500 par semaine) MAXWELL et SIMPSON Kl le plus prend ménestrel (lu monde COOL IIUUGESS THEATRE ROYAL Sparrow & Jacobs.Prop, (iérnnts ECHECS HROBLfcMK No fin Par NV.Uuinaiii» NOIR8 PPIX Matinée : 10c m.[t.gg gg m y/m.///m 2 fc Solutions des Problèmes UK il A r» Xo U Marin Tbér< «o Marie Tudor M.( Ifincni Marot i i i*1ch Massenet Jules Mii/.arin Ki ncül .Mcissonicr I T A l'tiriM TuniH .l\"> \\ue BLANCS Les blancs jouent et fon* nuit en troU \u2022 oup solution nu r/tonif.uk s» su Blancs\tNoms So a I.I K /.« -\u2022 f f> s l'il Int (trenade Xi» $S \\|«r bai.Xunicro Xo r» i i - %'ierx iav.i ri in.i \\ montaum: la de « 111 \u2022 * 1 \u2022 J lies (toise*.bb u comme îles |i unpioiscs, m Itbiiriel, Mo iiitci-.i r.»io(ii.i ' ¦ i *i | if\u2019il vient po ir y |boire, iiiMginc ir-aiu- i*tr I «u** i*|UC ftllu.so re.U|fi l azur «lu cLd, I\tI le Jour -'y reflète.Mot co'ii'iic la pf'ii** In ma humide paillct te, I -\tl«.>.-u« *#!\u2022 »\t« \u2022» regard calme il l'Ioux.Pal letM'nl» I»\tI.\u2022 \u2022 Il »*xt i c contemple, Koigéant i i\u2022 !\u2022 ( -i il \u2022 ms le fond de son ln« «i l om » icr jalou \\\t(temple, Ont h-mi lt> *>,lr/f< problnntH d* J*t (I C 5 P F' I «' (échec) I) ou T fl i v I) u imnorli'li.mrl ,,l\u2018l\t1\tI '.U il L in-1M uiil- K.i.\u201d .!\tr»»b : A UbMM I U «lignard (Nouvelle < Irlrnti.i- Cl 20c Pas plus liant.Soir, Sièges Réservés: 10c extra.Semaine de Noël.Coiiinn nçanl le lundi, 21 Decemlii\u2019o Après-midi et soir I.A Clil.KlUiU .Cii de Mvillt 1 »ic FIELDS & HANSON Dont la tête ont .JOE FLYNN Hui eau des billets au Théâtre ou vert do î) heures du matin il 10 heures d\\ soir.Ont trouvé la solution du Problénu Xo '7 MM.(LF.Wilkins (Mont nab .M.Clill notie part, d\u2019élé' gant» tliierlut», .«tra I.lii allen de lion mar-!
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