Le samedi, 1 décembre 1901, Supplément 1
[" Vol.XIII.No 29.LE SAMEDI 95 FEUILLETON DU \u201cSAMEDI\", 21 DÉCEMBRE 1901 W La Fille de l'Ouvrière QUARTIÈME PARTIE I*© Retom\u2019 du Eonlaottï.- XII.\u2014 LE GRIZZLI (Suite) Cambise était d\u2019avis de le frapper à l\u2019œil.José, lui, opinait pour l\u2019épaule.\u2014Eh bien ! tirons-le chacun selon notre idée, \u2014 proposa le docteur.\u2014Soit.\u2014Seulement, ne faisons feu que l\u2019un après l\u2019autre.Il ne faut pas que nos deux fusils se trouvent déchargés du même coup ; nous n\u2019aurions peut-etre pas le temps de les recharger avant que la bête soit sur nous.\u2014Bien entendu.\\ oulez-vous commencer, José ?\u2014 demanda Cambise.Je n\u2019y tiens pas, commencez si vous voulez, \u2014 répondit M.de Penallor.\u2014Bon, en ce cas, je vais tirer.Le docteur épaula son arme.Malheureusement l\u2019ours, contourné comme il l\u2019était sur lui-même, se présentait mal à son point de mire, et il lui fallut attendre qu\u2019il prît une position convenable.Une minute entière passa pendant laquelle il dut rester en joue, et il allait se reposer de crainte que la fatigue ne fît trembler sa main, lorsque le grizzli, cessant de se lécher, releva la tête et se monde profil.G était le moment propice.Cambise lâcha son coup.Mais, à l\u2019instant où il appuyait le doigt sur la détente, M.de Penaflor, en élevant à son tour son arme pour viser, lui touchait le bras,\u2014involontairement sans doute, \u2014 et sa balle, déviant de sa trajectoire initiale, ne fit qu\u2019effleurer le crâne du monstre, de dessus lequel elle enleva une touffe de poils.\u2014Quel malheur ! \u2014 s\u2019écria le docteur, \u2014 vous me l\u2019avez fait manquer.je le tenais au bout de mon fusil.Vite, alors, à vous, mon ami et tâchez d\u2019être plus heureux que moi.Le fauve, ne comprenant pas ce qui venait de lui arriver, s\u2019était immobilisé dans la pose où il se trouvait et, la tête tournée vers le fourré, flairait l\u2019air en remuant le mufle de droite et de gauche.José l\u2019ajusta quelques secondes et tira en le visant aif défaut de l\u2019épaule.Mais il fut encore plus maladroit que Cambise, car sa balle alla écorner, à un pied qlus haut que le corps de l\u2019ours, un rocher près duquel était celui-ci.Je lai manqué aussi, \u2014 dit-il froidement et sans paraître surpris de cet étrange chou blanc qui, cependant, aurait dû l\u2019étonner fort, car il était un tireur de premier ordre Le grizzli fit alors quelques pas dans la direction du fourré, puis s\u2019assit sur son train de derrière.Le bruit des détonations, qui devait être tout nouveau pour lui, semblait beaucoup l\u2019intriguer.Assurément, il se demandait par quel phénomène se produisaient ces coups de tonnerre qui éclataient ainsi à ses oreilles ; et il regardait avec attention la masse de verdure qqi lui interceptait la vue.des quatre hommes, comme s\u2019il eût deviné que, de IA, allait lui venir l\u2019explication qu\u2019il cherchait.Mais cette explication tardant probablement trop, à son gré, il se décida à faire demi-tour et à s\u2019en aller.Cambise avait rechargé son fusil.Attention, mon ami, \u2014 dit-il à José,\u2014je vais le tirer simplement pour le faire se retourner, car je ne puis plus le toucher en bonne place.Vous, tenez-vous prêt à le viser au moment où il vous présentera sa tête de côté, et à l\u2019œil, bien à l\u2019œil, c\u2019est beaucoup plus sûr que l\u2019épaule.Disant cela, il fit feu sur le grizzli qui reçut la balle au bas des reins.Le plomb resta logé dans le cuir et ne pénétra pas jusqu\u2019aux chairs ; mais l\u2019animal, se sentant blessé, s\u2019arrêta soudain et, comme mrnoncé dans le numéro du 21 septembre 1901.l\u2019avait présumé le docteur, se retourna pour voir quel était l\u2019ennemi qui l\u2019attaquait.\u2014Tirez vite, José, \u2014 Cambise, \u2014 la position est excellente.Et voyant M.Penaflor demeurer immobile : \u2014Mais tirez donc, pour l\u2019amour de Dieu, mon am.i.tirez donc.\u2014Non, c\u2019est inutile, \u2014 fit tout à coup José, \u2014jo le manquerais encore.Je vais le combattre autrement.A ces mots, il sortit du fourré, et avant que le docteur eût pu prévoir ce qu\u2019il allait faire, marcha droit vers l\u2019ours, son couteau do chasse à la main.La stupeur de Cambise et des deux Indiens fut telle qu\u2019ils ne songèrent pas ù le retenir et restèrent cloués sur place.Dès qu\u2019il avait aperçu M.de Penaflor, le grizzli s\u2019était retourné tout à fait, et, maintenant, le regardait venir.Son poil hérissé, les sourds grognements qu\u2019il poussait et ses lèvres retroussées sur ses gencives armées do dents longues d\u2019un pouce témoignaient assez de la fureur où il était.José avançait toujours vers lui et bientôt il no s\u2019en trouva qu\u2019à trois pas.A cet instant, le grizzli se mit debout et, ouvrant la gueule, pointa en même temps ses puissantes griffes en avant.M.de Penaflor fit halte une seconde, puis, chose incompréhensible, laissa tomber son couteau à terre et, quoique désarmé, se jeta résolument sur la fauve.qui le reçut dans ses pattes.Cambise et les deux Indiens, une fois revenus de leur stupéfaction, avaient bondi hors du fourré et s\u2019étaient élancés à son secours.Mais comme ils arrivaient près de l\u2019homme et de la bête, un affreux craquement se fit entendro, suivi aussitôt d\u2019un horrible cri d\u2019angoisse.Le docteur déchargea à bout portant son revolver dans l\u2019œil do l\u2019ours, pendant que le3 deux frères lui enfonçaient leurs épieux dans le flanc.L\u2019animal, atteint mortellement, lâcha prise et M.do Penaflor, la colonne vertébrale brisée, roula tout sanglant sur le sol.Laissant Sanchez et Pedro achever le grizzli, Cambise se précipita sur José.L\u2019infortuné avait déjà les paupières closes, mais vivait encore.A la voix du docteur qui l\u2019appelait, il rouvrit les yeux et lui adressa un regard de suprême adieu.Cambise avait tout compris.\u2014Ah ! José.,.malheureux José !.\u2014s\u2019exclama-il, fou de désespoir, \u2014 est-il possible que vous ayez pris une telle détermination ?\u2014-Je soutirais trop, mon ami.\u2014 murmura M.do Penaflor, comme un souffle, \u2014j\u2019ai mieux aimé mourir.Et il expira.XIII Dans le courant du mois qui suivit ce tragique événement, Cambise, ayant été mis en possession de l\u2019héritage du défunt, se rendit à Valparaiso dans le but de s\u2019y embarquer pour la France.Il avait à faire connaître à Jean de Lavaur les dernières volontés de José, dont une des plus importantes le concernait, et, au lieu do lui écrire, préférait le voir personnellement.Il pensait aussi trouver près de lui quelque consolation à l'immense chagrin qu\u2019il ressentait de la mort de son ami.Le lendemain de son arrivée dans la ville maritime, il passait sur le port pour aller retenir une place à l\u2019agenco des paquebots, lorsqu\u2019il aperçut près de la jetée un rassemblement nombreux et remarqua que le personnes qui le composaient paraissaient être sous l\u2019empire d\u2019une vivo émotion.Croyant qu\u2019un accident venait de se produire, il s\u2019approcha pour s\u2019assurer do ce que c\u2019était et donner scs soins s\u2019il y avait lieu.\u2014Qu\u2019y a-t-il donc ?\u2014 demanda-t-il dès qu\u2019il fut dans la foule.\u2014Il y a qu\u2019on les a repêchés,\u2014lui répondit un individu qui avait entendu sa question.\u2014Repêchés ?\u2014 fit Cambise, ne comprenant pas.\u2014Oui, tous les deux, l\u2019homme et la femme ?\u2014Quel homme et quelle femme ?\u2014 l\u2019arbleu ! ceux qui, hier, ont voulu à toute force qu\u2019on les conduise à bord du Cormoran, le petit navire que vous voyez là-bas, avec des voiles grises.Vous n\u2019avez donc pas entendu parler de l\u2019affaire ?On en a pourtant assez jasé dans la soirée.\u2014Je ne la connais point.\u2014 repartit Cambise ; \u2014 vous plairait-il de me l\u2019apprendre ?L\u2019interlocuteur du docteur, qui était un batelier du port, ne se fit pas prier et satisfit volontier à son désir.\u2014Voilà la clioso, \u2014 dit-il, \u2014 c\u2019est Carlo lui-même qui me l\u2019a racontée. LE SAMEDI 9»\u2019, \u2014Qui est-ce, Carlo ?\u2014Un batelier comme moi.Hier donc, & la tombée de la nuit, denx étrangers, un monsieur et une dame, arrivent il l\u2019endroit de la jetée où il so tient et le monsieur lui demande s\u2019il veut les conduire tout de suite à bord du Cormoran.Il lui promettait deux piastres pour la peine.\" L\u2019aubaine était bonne, car cette » passade n valait tout au plus soixante ou quatre-vingts centavos (soixante ou quatre-vingts centimes).\" Mais faut vous dire que le vent commençait à souiller ferme et que la mer avait l\u2019air de vouloir devenir mauvaise.11 Carlo qui a de la famille, se gratta l\u2019oreille pour mieux réfléchir, puis finalement refusa.\"\u2014Demain si vous voulez, \u2014 leur dit-il, \u2014 mais pas ce soir, ce serait dangex-eux, car avant dix minutes la mer va grossir et nous risquerions de couler.n \" Le monsieur insista, il ne voulait pas attendre à aujourd\u2019hui.\" Carlo lui lit remarquer que si c\u2019était pour prendre passage sur le Cormoran, il n\u2019y avait pas de presse, puisque le navire se mettait à la voile que dans deux jours.\" \u2014Ça ne fait rien, \u2014 dit le monsieur, \u2014 nous voulons être à son bord dès ce soir, n 11 Et pour le décider, il lui offrit une piastre de plus.Ça ne prit pas encore.Alors il lui en proposa quatre, puis cinq, puis six ; bref, il alla jusqu\u2019à douze.\" Cette fois Carlo n\u2019y tint plus; il céda.11 \u2014Allez, embarquez, \u2014 fit-il, \u2014je ne veux pas refuser do gagner d\u2019un coup une somme qui me coûte d\u2019ordinaire deux mois de travail.Mais si nous buvons un coup, vous ne dirai pas que je ne vous ai point provenus, n 11 L\u2019homme paya d\u2019avance et monta dans la barque avec la femme.\" Il tenait à la main une petite valise dont il semblait avoir grand soin.\" Carlo ne s\u2019était pas trompé en assurant qu\u2019il y avait du danger.n II n\u2019était encore qu\u2019à mi-chemin que volià la mer qui se démonte et que les vagues se mettent à faire danser son bateau comme un simple bouchon de liège.\" La femme pousse des cris, l\u2019homme roule des yeux effarés en serrant sa valise contre son cœur, comme si c\u2019eût été son bien le plus précieux.\" Tout à coup, arrive une embardée qui fait capoter la barque et envoie Carlo et ses voyageurs tenir compagnie aux poissons \" Lui, qui heureusement savait nager, remonte à la surface et réussit à regagner sa coquille à laquelle il reste cramponné jusqu\u2019à ce qu\u2019on vienne à son secours, mais l\u2019homme et la femme coulent à pic et on ne les revoit plus.n C\u2019est seulement il y a une heure qu\u2019on a aperçu leurs corps flot-nant entre doux eaux et qu\u2019on les a repêchés.\u2014Les malheureux ! dit Cambise.Et où les a-t-on déposés ?\u2014Là, dans la logette du guetteur.On vient de les y monter en attendant l\u2019arrivée du commissaire du port qui doit faire les constatations légales.Carlo est près d'eux.-Jo vais aller les voir, \u2014 fit le docteur ; \u2014 peut-être ce sont de mes compatriotes.n Merci de vos renseignements, mon ami, \u2014 ajouta-t-il en glissant une piécette blanche dans la main du batelier.A votre service, \u2014 répondit le bonhomme, en s\u2019empressant de tirer son bonnet de laine.Cambise, traversant les rangs de la foule, pénétra dans la cahute qu\u2019on venait de lui indiquer.Elle était déjà remplie de curieux, en train d\u2019écouter le batelier Carlo qui, pour la centième fois depuis la veille, racontait l\u2019histoire de son naufrage.Les deux noyés gisaient sur le sol à côté l\u2019un de l\u2019autre ; mais on ne voyait pas leur visage qui était caché par un morceau de toile à voile.Le poing crispé de l\u2019homme serrait encore la poignée de sa valise qui était dans l\u2019état le plus piteux.Crevée, disloquée do toutes parts, la serrure brisée, elle béait grande ouverte, montrant scs flancs vides.Pendant que le docteur était à se demander quels pouvaient être ces infortunés, entra un nouveau personnage, qui vint se placer près de lui et se mit à examiner les cadavres.\u2014Ah ! vous voilà, maître Perez, \u2014 dit Carlo en interrompant son récit.\u2014 Comme ces deux étrangers étaient descendus chez vous hier, je vous ai envoyé prévenir pour que vous les reconnaissiez et aidiez le commissaire à faire son rapport.\u2014Tu as eu raison, car j\u2019ai pas mal à lui dire à leur sujet, \u2014 répliqua mai Te Ferez qui était le patron d\u2019un hôtel situé sur le port.\u2014Ce sont bien vos deux clients, n\u2019est-ce pas ?\u2014Oui, oui, ce sont bien eux, jo les reconnais parfaitement à leurs vêtements ot, surtout, à la valise que tient encore l\u2019homme.\u2014Ne soraient-ce pas des Français ?\u2014 quostionna Camlise.\u2014 A la façon dont ils sont habillés, on le croirait.\u2014Si, senor, ce sont même des Parisiens.\u2014D\u2019où venaient-ils ?de France directement ?\u2014Non, il y avait déjà un certain temps qu\u2019ils étaient en Amérique, où, à mon idée, ils n\u2019avaient pas dû venir pour faire un voyage d\u2019agrément.\u2014Ah ! que voulez-vous dire par là ?\u2014Je veux dire qu\u2019ils me paraissaient être d\u2019une honorabilité douteuse et que, s\u2019ils étaient partis de leur pays, c\u2019est qu\u2019ils devaient avoir pour cela de sérieux motifs.\u2014Qu\u2019est-ce qui vous incitait à faire une telle supposition ?\u2014Plusieurs choses.D\u2019abord, dès leur entrée dans le bureau de mon hôtel, hier vers quatre heures du soir, comme il s\u2019y trouvait quelques personnes à causer avec moi, ils ont commencé par regarder chacune d\u2019elles avec une défiance si visible qu\u2019elles en étaient tout embarrassées.Puis ils ont demandé qu\u2019on leur donnât une chambre isolée, disant qu\u2019ils ne voulaient pas avoir de voisins.Ensuite, quand un des domestiques est venu pour prendre cette valise que vous voyez \u2014 ou du moins ce qui en reste \u2014 l\u2019homme s\u2019y est opposé énergiquement et a presque battu le pauvre garçon qui avait déjà mis la main dessus.Vous comprenez que tout cela me semblait singulier.\u2014En effet, ce n\u2019était pas très naturel.\u2014Mais il y a mieux.Ayant refusé de dîner avec les autres clients à la table d\u2019hôte, on les avait placés dans une petite pièce à part, laquelle n\u2019est séparée de l\u2019oflîce que par une mince cloison.» Or, pendant le repas, ne se doutant pas qu\u2019ont pût surprendre leur conversation, ils se sont mis à parler entre eux de leurs affaires, et voici ce qu\u2019a entendu un de mes employés que son service à la cuisine oblige à se tenir près de cette cloison et qui comprend le français aussi bien que moi : » \u2014Est que nous allons enfin pouvoir demeurer quelque temps ici ?dit la femme à un moment.n \u2014Non, répliqua l\u2019homme, il nous faut encore aller plus loin.et partir dès ce soir même, car j\u2019ai aperçu par ici des gens dont la figure ne me revenait pas.n \u2014Mais où donc nous arrêterons-nous ?Depuis trois mois que nous voyageons, nous ne nous sommes pas reposés un seul instant.n \u2014N\u2019aie pas peur, Nini, nous nous reposerons tout à notre aise quand nous serons en sûreté.n \u2014En quel endroit ?Au bout de la terre, alors ?n \u2014Dame, oui, si cela est nécessaire.n \u2014Ali bien ! tu sais, Gaston, j\u2019aurais autant aimé que tu ne fisses pas ce que tu appelles ton grand coup, car nous serions ainsi restés tranquillement à Paris.Cette course perpétuelle que nous nous offrons là n\u2019est pas amusante du tout.n \u2014Elle ne tardera pas à finir, Nini, prends encore un peu patience.Et une fois que nous n\u2019aurons plus rien à craindre, nous profiterons de ce qu\u2019il y a dans cette valise.\" n A cet instant, mon employé fut forcé de quitter la place où il était et ne put en entendre davantage.\" Mais quand il vint me rapporter la chose et que je rapprochai cela des remarques que j\u2019avais faites précédemment, je me dis : n \u2014Pous sûr, voilà des gens qui n\u2019ont pas la conscier ce nette.\" \u2018I Aussi, ai-je été content lorsque, lorsque dans la soiiée, ils m\u2019ont annoncé leur départ.Je n\u2019aime pas à avoir de ce monde-là chez moi.n ¦\u2014C\u2019est cela, allez-vous-en, et le plus tôt sera le mieux, \" n\u2019ai-je pu m\u2019empêcher de leur dire.n Ils m\u2019ont regardé d\u2019un air effaré et ont filé avec rapidité, n J\u2019ai su, un peu plus tard, qu\u2019ils s\u2019étaient informés sur le port s'il y avait un navire prêt à quitter Valparaiso, et que la personne à qui ilss\u2019étaient adressés leur ayant répondu qu\u2019il yavait le Cormoran, ils avaient résolu de se rendre à son bord tout de suite, bien que cette personne les prévint qu\u2019il n\u2019appareillait que dans quarante-huit heures.n Cela a achevé de me confirmer dans les soupçons que j\u2019avais sur eux, et je me disposais à aller trouver la police pour qu\u2019on les surveillât, lorsque j\u2019appris leur mort à tous deux.Comme maître Pérez prononçait cette dernière phrase, les curieux s\u2019écartèrent pour livrer passage au commissaire du port.L\u2019hôtelier lui répéta mot pour mot ce qu\u2019il venait de dire à Cambise.Le fonctionnaire consigna sa déclaration sur son carnet, puis ordonna qu\u2019on découvrît le visage des noyés.Dès que celui de la femme apparut, le docteur dut se retenir pour ne pas laisser échapper un cri de surprise.Dans la malheureuse qui était là, étendue à ses pieds, belle encore malgré la rigidité de ses traits, il reconnaissait Clara la Lyonnaise.Par les journaux, il apprit plus tard que le noyé était le cou'is-sier véreux, qui avait volé la fortune.Quant à cet argent dérobé par le gredin et qui était évidemment contenu dans la valise dont il prenait tant de soins, il gisait maintenant dans les profondeur de la mer, perdu à jamais pour tout le monde.Cambise îugea inutile de dévoiler l\u2019identité des défunts.Il pen- LE SAMEDI 97 sail eu effet, qu'il valait mieux laisser planer l'obscurité sur ce!,te tristo affaire.Quelques jours après, il faisait voilé pour la France.XIV.\u2014 LA MISSION DE CAM LISE l out était en fete, ce matin-là, dans la petite habitation de Saint-Mandé.C était le jour du mariage de Jeanne de Lavaur avec André Ber-tin, et les jeunes gens, qui n\u2019avaient pas cessé de s\u2019aimer d\u2019un ardent et sincère amour, allaient être enfin unis pour toujours.Comme il avait été convenu, les nouveaux époux demeuraient tout près de là afin que Denise pût constamment voir sa fille sans laquelle, maintenant, il lui eût été impossible de vivre.La pauvre mere avait bien senti son cœur saigner à la pensée que son enfant n\u2019allait plus désormais entièrement à elle.Toutefois, comprenant qu il eut été égoïste de sa part de faire son bonheur avant celui de Jeanne, elle avait refoulé son chagrin au plus pro -fond d elle-même, de peur que celle-ci ne le devinât et n\u2019en souffrit.La cérémonie religieuse devait avoir lieu à onze heures et, connue il en était déjà dix, on attendait avec impatience que la mariée fût prête pour se rendre à la mairie où devait d\u2019abord être célébré le mariage civil.Maie Jeanne semblait se faire désirer et la porte de sa chambre restait hermétiquement close.Ce n était pourtant pas sa faute, à la pauvrette, si elle tardait tant à se montrer.Ne fallait-il pas, auparavant eût fini de l\u2019habiller ?Et, certes, ce n\u2019était pas une mince affaire.Depuis deux grandes heure elle était aux mains de Denise et de Mme Bertin, qui secondait Angélique Biron, devenu son ami intime.Le trois femmes faisaient de leur mieux pour se dépêcher, mais il y avait toujours quelque chose à ajouter ou à modifier à la brillante parure do la jeune fille.C était un nœud de rubans à changer de place, un cordon à serrer, un autre à relâcher, des plis à régulariser, etc., etc.; ça n\u2019eu finissait pas.Pendant ce temps-là, dans une pièce du rez-de-chaussée en tenaient \" les hommes \", c\u2019est-à-dire Jean de Lavaur, le père Bertin, André son fils, Pacault le nain, et le Marseillais Balthazar Capricas.Jean et le vieil ébéniste s\u2019entretenaient ensemble, formant des projets d\u2019avenir pour les deux enfants, tandis qu\u2019André, un peu à l\u2019écart et silencieux, savourait avec recueillement la joie profonde qui inondait son cœur.Pacault, lui, songeait.Le pauvre être, ne pouvant avoir le bonheur pour son propre compte, était heureux du bonheur des autres et se îéjouissait surtout detre bientôt grand-père.car il considé-dérait Jeanne comme étant un peu sa fille.Quant à Balthazar Capricas, auquel il eût été difficile de demeurer enplace une seconde, il allait et venait sans cesse dans la pièce, parlant tantôt à 1 un, tantôt à 1 autre, et se parlant encore plus souvent à lui.Il trouvait que la mariée était bien longue à s\u2019attifer.On voyait bien quelle n\u2019était pas de Marseille, sans cela il v aurait longtemps que ce serait fait.Pour tuer le temps, il prit le parti de sortir et alla faire un brin de causette avec les cochers des voitures de noce qui stationnaient devant la maison.A II était là depuis quelques minutes, lorsqu\u2019il vit s\u2019arrêter de l\u2019autre coté de la rue un modeste fiacre d\u2019où dencendit un monsieur tout de noir habillé.Ce monsieur regarda le numéra de la maison, consulta un calepin comme pour en vérifier l\u2019exactitude, puis, certain qu\u2019il ne se trompait pas, s\u2019avança vers Balthazar.M; de Lavaur est-il chez lui ?demanda-t-il au Marseillais.j ' IM 0U1> h y est, répondit le jeune homme.Ce serait drôle s\u2019il n\u2019y était pas ce matin.il marie sa fille, Mlle Jeanne.Ah ! c est aujourd hui qu\u2019il marie sa fille ?fit l\u2019inconnu qui parut réfléchir et hésiter à pousser sa visite plus avant.Puis, faisant un geste comme pour dire : au fait, cola fait rien, il ajouta : j ;Qu°i qu il en soit, je désirerais le voir.Voudriez-vous avoir l\u2019obligeance de lui remettre ma carte ?Et le monsieur poussa à travers la grille un petit carré de bristol à Balthazar.Le commis voyageur porta les yeux sur le nom qui y était inscrit et lut : \u201c Docteur Oambisr.\u2019 Ce nom n\u2019éiait pas étranger pour lui, car fréquemment il 1 axait entendu prononcer par Jean.Anssi s\u2019emprossa-t-il de faire entrer le nouveau venu et de le conduire à la maison où il l'introduisit au salon.Après quoi, il alla prévenir M.do Lavaur.\u2014Cambiso!\u2014s\u2019écria celui-ci.\u2014 Quoi ! il est revenu à Paris?Comme cela so trouve bien ! Il vient juste pour assister au mariage de Jeanne.Et il courut rejoindre le docteur.\u2014\tPar quel heureux lui sard te revoyons-nous, mou ami ?lui demanda-t-il tout joyeux._ Mais remarquant aussitôt la tristesse répandue sur ses traits, il ajouta : _¦\u2014Qu\u2019as-tu donc ?On dirait quo tu es eu proie à quelque cha grin.\u2014M.de Penallor est mort, dit simplement Cambiso.\u2014Il est mort! cxciama Jean soudain attristé à son tour.\u2014Oui.il s\u2019est suicidé.Et le docteur rapporta au père de Jeanne quelle avait été la terrible lia de José ainsi que ce qui l\u2019avait poussé à so détruire.M.de Lavaur lut péniblement affecté do cette nouvelle.:\u2014Linfortuné ! \u2014 lit-il tout ému.\u2014 qui aurait pu jamais s\u2019attendre à ce qu\u2019il en vint à une pareille extrémité.Ce que tu m\u2019apprends là m\u2019afilige beaucoup, je te l\u2019assure.\u2014Je regrette, mon ami, de venir jeter un ombre sur le riant tableau de cette journée, mais j\u2019avais hâte de t\u2019instruire do co triste événement.et aussi de te faire connaître les dispositions testamentaires pris:s pu- José vis à-vis de Loi et de Denise.\u2014Comment ! il a pris des dispositions envers nous ?-\t-Oui, son testament qui est très long, car il comporte d\u2019innombrables legs l\u2019ait soit à des personnes, soit à divers établissements, se termine par ce court et laconique paragraphe : m Enfin je légué a M le baron de Lavaur et à sa femme, résidant en Franco dans la eomrau e de Saint-Mandé, près de Paris, co qui reste de ma fortune, c\u2019est-à-dire la moitié, dont la somme s\u2019élève à huit millions cinq cent mille francs.11 -Mais, fit Jean stupéfait, nous n\u2019avons aucun droit à une telle générosité de sa part.\u2014Mon ami, en fait do testament, il n\u2019y a que la volonté du testateur.\u2014Je le sais ; cependant, en acceptant, il me semblerait commettre un vol envers des collatéraux.\u2014-Ii n en existe point.M.de Penallor a donc pu disposer de son patrimoine à sa gu se, sans léser qui que ce soit et je ne vois pas pourquoi Dcni-c et loi refuseriez ce magnifique cadeau.11 D ailleurs, selon moi, il y a eu une raison pour vous le faire et, quoiqu\u2019il ne m\u2019ait pas confié sa pensée, j\u2019ai la conviction de l\u2019avoir pénétrée.\" Il «\u2019est dit certainement que cot agrent vous servirait à fairo lo bien et que, par suite, il ne pouvait lui trouver uu meilleur et plus noble emploi.\u2014Tu crois que ç a été là sa pensée ?\u2014J\u2019cn suis sûr.Jean resta quelques instants songeur puis repartit : \u2014Eh bien ! soit, s\u2019il en est ainsi, j\u2019accepte son legs pour Denise et pour moi.Oui, nous 1 emploierons à faire le bien et chaque fois que nous soulagerons une misère, nous l\u2019associerons parle souvenir à notre action charitable.\u2014 Mais, continua Jean, si tu veux m\u2019écouter, nous ne dirons rien de tout cela à Denise aujourd\u2019hui.La douloureuse impression quelle en ressentirait gâterait toute sa joie.\u2014Je ne lui en ouvrirai pas la bouche, je te lo promets.11 Si elle te parle de M de Penallor, comme c'est à présumer, tu feras en sorte de lui répondre d\u2019une façon évasive.\u2014C'est entendu.\u2014Dans quelques jours, c\u2019est moi qui lui apprendrai sa mort.Gela vaudrait mieux, en effet, \u2014 approuva Cambiso.\u2014 Maintenant, ajouta-t-il, je dois encore te faire savoir que José n\u2019a pas oublié non plus Mlle Biron.Ii lui laisse les cent mille fanes quo lo llouquiu devait toucher pour l\u2019avoir introduite chez lui comme étant la fille de I) nisc et (pii sont restés en dépôt dans la caisse de son banquier a Paris, d\u2019où elle peut les retirer quand il lui plaira.\u2014Ali ! c\u2019est un joli déni r et cela me fait plaisir pour elle.Elle aura la certes de quoi réaliser son rêve, c\u2019est-à-dire de se monter un magasin de fleurs.Elle aura même beaucoup plus qu\u2019il ne lui faut et Balthazar qui croyait l\u2019épouser saris dot va être agréablement surpris de lui en voir une aussi belle.Si je n\u2019avais pas perdu ma fortune, mon intention à moi était do lui en constituer une, mais, comme tu peux le penser, elle sera loin d\u2019atteindre à ce chiffre.Gela tombe donc à merveille.\u2014A propos de ta fortune, sais-tu où eile est à l\u2019heure actuelle ?Je parie que tu ne t\u2019en doutes guère ?\u2014Dame, selon toute probabilité, elle doit être dans la poche do mon voleur.\u2014Eile est au fond de la mer, dit Oambise qui fit part à Joan do 98 LE SAMEDI co qui B\u2019était pansé à Valparaiso.Le gredin, comme tu le vois, a été puni do son larcin.A cet instant, la voix de Balthazar se fit entendre à travers la porte.\u2014Monsieur Jean, criait le Marseillais, la mariée est prête et on n\u2019attend plus que vous pour partir.\u2014Allons ! viens, mon ami, dit M.de Lavaur au docteur et, encore une fois, pas un mot à Denise.Les deux hommes sortirent du salon et allèrent se joindre aux autres personnes.Tout le inonde entourait Jeanne, dont le riche et virginal costume rehaussait encore la merveilleuse beauté.Ainsi qu\u2019il était à prévoir, les premières paroles que Denise adressa au docteur furent pour lui demander des nouvelles de M.de Penallor.\u2014Il ne souffre plus, madame, répondit le docteur en domptant son émotion.il est aujourd\u2019hui guéri.complètement guéri.\u2014Ah ! j\u2019on suis bien heureuse, répliqua ingénument la jeune femme.Je savais bien, moi, que l\u2019éloignement finirait par ramener le calme en lui.FIN.La Faiseuse D\u2019Argent Domicile La machine pèse 17 livres.\u2014 Elle CBt plus mervoil-Ioubu qu'une machine A coudre, tout aussi durable et plus rapide.Pour travailler chez eux Sous la direction de The Glasgow Woolen Go., 37 mo Melinda, Toronto Pour remplir de pros contrats.Bons anges facilement uagnés.Il nous faut encore quelques travailleurs dans cette localité Immédiatement, et afin d'ovolr votre cooperation sans avoir recours aux correspondances, nous expliquons dans cette annonce notre système complet.L'ou-vrane est simple et II est facile de faire fonctionner la machine, et le guide seul suffit pour tout expliquer.SI vous desire/ faire partie de notre personnel de trtvail-leurs, dltes-nous-le promptement ; 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et, si on réunit los articles tricotés des nombreuses familier, que nous employons, A la quantité considérable d'articles quo nous pouvons tricoter, ce qui nous permet d'épargner sur les loyers, l'ussuranco, l'intérêt sur le capital, etc., nous pouvons vendre A meilleur marché que tous les autreH fabricants de cotte sorte de marchandises, et nous pouvons vendre tous les articles «lue nous tricotons.Lo prix quo nous payons pour finir les bas de bicyclistes est de $10.00 le cent, ou sur le pied de 10 cents la paire ; les «¦haussons d'hommes de chantier, 5 cents ; et lus mitaines de garde-moteur, 112 cents lu paire.Tous les autres articles tricotés, suivant la grandeur.N'importe quel membre «l'une famille peut conduire cette ininhinc, it aux prix que nous payons, toute famille énergique devrait être capable défaire ussez pour vivre A l'aise, et avec le temps s'amasser une certaine aisance.Nous envoyons chaque machine aux commençants avue un chausson ou un bas en partie tricotée, nxés A la machine, prêts A êtr« continués, tt aussi assez de laine pour tricoter une paire «le bas ou chaussons é< hiintilluns et un guide d instructious simple et complet, enseignant comment l'ouvrage doit être fuit.Quand les échantillons seront finis « t qu ils nous auront été retournes «l'une manière satiifaisante, nous enverrons une quantité d«» laine, que vous tricoterez et que vous nous retournerez quand vous aurez fini.Nous payons «l'avance les frais pour transporter l\u2019ouvrage «*t nos employés paient pour le renvoyer L'ouvrage, comme nom .'avons «léja «lit, est simple et se fait rapidement, la machine pouvant faire dix mille muill«-H A la minute.Plusieurs personm-s sont, maintenant A notre emploi, lesquelles peuvent tricoter «le viugt-cimi A trente paires «le bas ou chaussons par Jour, et la famille qui emploie bien le temps peut gagner facilement $15 U0 ou $20.00 par Humaine.Nous fournissons gratuitement aux travailleurs tout co qu'il leur faut, tel que laine, etc., et tout oe «pii est nécessaire pour le travail.Nous 11e fournissons les machines que pour l'a» age exclusif «les personnes qui désirent travailler pour nous, ni doivont.pour devenir membres de n«/tre personnel, nous envoyer cette formule e contrat «le commando, convenablement signe»» par eux, et au moins une bonne référence, e.t le montant requis, afin «le nous donner la garantie voulue «pie les quantités du laine «lo valeur «pie rums pourrons envoyer do temps en temps, 11e Beroutpas gaspillées ou employées mal A propos.Nos intérêts sont mutuels « t il faut établir celte confiance si nous voulons réussir.N «ms garantissons d'agir franchement ut do payer promptement pour le travail ; ne nous «lemaiulez donc pus de «levier «lo nos conditions, eur nous voulons agir «le la même manière avec tout le monde ; «le plus, noiiB faisons des affaires considérables et il faut avoir des principes en affaires.Le prix de fabrique «le la machine est do $15.90.et pour aucune considération elle no sera vendue A d'autres personnes qu'A celles «pii s'engageront A faire du tricotage pour nous.Bi quelquo temps après avoir commencé A travailler, vous voulez discontinuer, nous reprenons la machine et vous remboursons le montant que vous avez paye pour «jette machine, ne déduisant «pie lu coftt «le m s dépenses, frais d\u2019express, etc.Cette classe d'ouvrape est en grande demande dans le commerce.Nos travailleurs sont ceri ains «1 avoir «le l'ouvrage «l'uuu année A l'autre, et si vous faites un engagement avec nous \u2014 pour travailler «ont le temps ou durant vos moments de loisir \u2014 nous vous enverrons «le 'ouvrage tant «pie vous le ferez d\u2019uno manière satisfaisante et «lue vous nous le renverrez promptement.Nous coulions A nos travailleurs de gruudos «inutilités «le laine «le valeur, ete«mimo nous donnons «h-s référances quant A notre honnêteté et A notre intégrité, nom: «levons v«.us demander do faire de même, afin que nous Bûchions avec qui nous faisons affaires.Nous avons cherché A vous démontrer aussi brièvement «pie possible en quoi consiste notre travail et «plant A la machine, nous nous bornerons A «lire qu'elle CBt telle que représentée et qu elle possède toutes les «nullités «pùm lui attribue, sinon nous vous rembourserons votre argent.Chaque machine prête au travail, après avoir été parfaitement éprouvée, est empaquetée avec soin, avec la laine qu'il faut pour travailler, es on l\u2019expédie après uvotr inclus un bas ou tin chausson en partie tricoté.Si vous vous décidez A faire un engagement avec nous, il faut que vous nous envoyiez la formule de contrat «le commande au comptant, convenablement signée par von» et au moins le nom d'une personne responsable comme référence, ainsi «pie le montant ruiuis, et quand nous aurons reçu tout cela, 110113 vous enverrons la machine avec tout ce qu'il faut pour commencer A travailler.Votre toute dévouée, GLASGOW WOOLEN CO-, 37 rue Melinda, Toronto.Nos références : Compagnies d\u2019express, Banques ou Maisons de Commerce de Toronto.Hi vous désirez examiner lu machine et voir la marchandise avant d\u2019entreprendre l'ouvrage.vous n'avez qu'A nous envoyer $3 comme garantie do votre bonne foi et pour défrayer los frais d'expédition, et nous vous enverrons le tout A votre compagnie d'express la plus rapprochée, laissant une balauco «le douze dollars que vous devrez payer A l'agent et 25 cents pour lo retour que vous nous chargerez.On nous demande très souvent si on j)eut apprendre èi tricoter sans professeur, flous disons oui ; vous n\u2019avez pas besoin de professeur ; toutes les personnes d'une intelligence ordinaire et qui peuvent lire le guide d'instruction peuvent apprendre immédiatement à tricoter.FORMULE DE COMMANDE formule de Contrat de Commande de $15.00 Comptant A la Glasgow Woolen Co.37 rue Melinda, Toronto, Ont, Messieurs, \u2014 Jo désire faire l\u2019ouvntge tel que décrit «laits celte annonce et j'inclus $15 un paiement «l'une machine A tricoter automatique, accompagnée «le lu marchandise.instructions et toutes choses nécessaires pour faire l'ouvrage, le tout devant m'être envoyé par express TOUS FRAIS PAYES 11 est compris et convenu «pi'en n'importe quel temps après que j'aurai commencé A travailler, et que je désirerai discontinuer, que la Glasgow Woolen Co., reprendra la machina et les accessoires, et après avoir déduit Its dépenses, frais d\u2019exprobs, etc., nie remettra lo montant payé pour la dite machine.L\u2019ojpéditeur ou le chef de famille, si possible, doit signer ici : Nom au long.Bureau do poste.Rue., Comté .Prov Bureau «l\u2019express lo plus près, est A.Pour références, je nomme la personne suivante : No manquez pus de vous servir de cette formule en envoyant votre remise pour la machine et ses accessoires: vous devriez la rempiiret la faire signer par au moins une personne responsable et A l'endroit indiqué.Déta he/.-la et renvoyez* nous IA et spé.ifie/.ici combien «le temps vous pensez consacrer A l\u2019ouvrage ; 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