Le samedi, 1 septembre 1902, samedi 20 septembre 1902
[" \u2022cr#v> Mgsw» u ^ «ESS .^SkM rli»i 77Ï'!^ SS532R \u2019«¦I**.3.* J^.x.¦:»:\u2022\u2022 \u2022 -1 r ÜV~> me VvJf' ùiv i*1* »$' »*S¥ \u2022-\u2022\u2022; V , \u2018 ¦j-wt/tPfSi SkSa/msdl Montreal, 20 Septembre 1902 (40 Pages) Journal Hebdomadaire Illustré (40 Pages) Prix du numéro, 5c L\u2019A M A Z O N E . LE SAMEDI \u2022> Jk^o/medt (Journal Hebdomadaire) Publication Artistique, Littéraire et Sociale Onjane du Foyer domestique ABONNEMENT:\t- UN AN, $2.50 ; SIX MOIS $1.26 (Strict'ment payable d'avance) PRIX DD NUMERO, CINQ CENTIHS Tarif it\u2019unnonco : \u2014 lOo la ükbo, iuosuro aaiito.l\u2019OIRIKR, BESSETTE & CIE, Propriétaires.No 35 rue St-Jacques, Montréal.La Circulation du \u201c Samedi \u201d /.(; circulation du \u201cSamedi\u201d est tic deux à trois fois fins considérable iiuc eelle de toute autre publication illustrée, publiée en français dans l'.liuérique du Nord.MONTNH.-U., jn SlinriîMltRH jooj '4mÂ- FdiTori \u2022>\t'J\tX D ANS lin discours prononcé en août dernier à Lille, France, sir W ilfrid Laurier a dit que les Canadiens-Français avaient toujours entretenu le culte de la France.C\u2019est là une vérité historique.Nos francophobes ne l'ont jamais niée; ils se sont plutôt .appliqués à la rappeler pour nous en faire d'amers reproches.Cependant, la Montreal Gazette, feuille sérieuse et circonspecte, a pris ombrage de la déclaration fort anodine, en somme, de sir Wilfrid.Cette vérité, éclatante au point de pouvoir être mise dans la série de celles île M.de la l\u2019alisse, la Gazette ne peut l'entamer, mais elle ne peut, non plus, la laisser passer sans faire une tentative d'amoindrissement.< )n sait, qu\u2019en matière d'argumentation, se contenter de prives quand les merles manquent, est un système de compensation qui n\u2019est pas sans quelque profit.Ainsi la Gazette y recourt-elle.\u201cSir Wilfrid Laurier, dit-elle, a déclaré aux gens de Lille que les Canadiens-Français ont cultivé le culte de la France.Or, quand, il y a quelque vingt ans, un certain nombre de Français vinrent ici pour travailler, les Canadiens-Français furent parmi ceux qui appuyèrent te, vote d'argent public pour les renvoyer en France.La culture n'a pas réussi à enfoncer les racines bien avant dans le sol.\u201d l'ai traduit aussi littéralement que possible afin de ne pas priver la Gazette de son jeu de mot.Je ne connais pas le fait auquel le confrere fait allusion; mais admettons qu\u2019il se soit produit.Ces Français sont donc retournés dans leur pays, et nous leur en avons donné les moyens; ce qui certes n\u2019a pas été.de notre part, une façon de prouver que nous n'aimions pas la France.La Gazette ne veut certainement pas dire que nous les avons chassés.Il se peut que quelques-uns se si ient aperçus, arrivés sur nos bords, que le Canada n\u2019était pas le pavs propre à leurs aptitudes, à leur genre ou à leur spécialité de travail.Cela arrive de nos jours et si nous fournissons à quelques-uns d\u2019entre eux les moyens de se rapatrier, il n'est certes pas permis d\u2019en conclure que nous aimons mieux faire un sacrifice d\u2019argent que ki ron> z1:1' V r* \\ ; ' m OriW ***&£>> loto.* >li ! c'est v rigolo.tu te peignes donc avec un rasoir, dis, in\u2019sieu i Lli iMONOMANU K mononiaiic délire sur un point, sur un seul point le plus ordinairement.Pour toute autre chose que sa chimère, il raisonne très saine meut.Ut comme les aliénés sont des êtres très dissimulés, qu\u2019ils attendent avec une invincible patience l\u2019heure propice, ils arrivent parfois à dépister la sagacité du médecin.C\u2019est une lutte de ruse où la victoire tic reste pas toujours à l\u2019homme de l\u2019art.Que d\u2019exemples on pourrait citer à ce sujet! Je me bornerai à un seul absolument authentique, et qui est, du reste, connu de nombreuses personnes Il y a une dizaine d\u2019années, un pauvre garçon, de mine hâve, revêtu d\u2019une longue redingote de pion famélique, se présenta chez un ancien ministre de l'intérieur.Il lui demanda la main de sa fille.Le ministre, inter' ' par une pareille requête, lui répondit: \"Mais je n\u2019ai pas de fille.Je n\u2019ai même jamais eu d\u2019enfant\u201d\u2014ce qui était vrai.Le fou insista et tira de son portefeuille tics lettres jaunies qu\u2019il se mit à embrasser: \u201cTenez, monsieur le ministre voilà des lettres de votre fille, lettres brûlantes, lettres d'amour.Ne je,liez pas au tin avec moi.C\u2019est le bonheur de votre enfant qui est eu jeu.C\u2019est son honneur aussi.Donncz-la moi.je vous en supplie.Je la rendrai heureuse.\u201d Le ministre poussa la porte au nez de ce malheureux et crut en être débarrassé.C\u2019était mal connaître les monomancs.I.e lendemain, le fou carillonnait à l\u2019appartement et faisait un bruit d'enfer dans la maison, si bien que le concierge envoya chercher le commissaire de police.Le magistrat n\u2019eut pas de peine à reconnaître qu\u2019il avait affaire à un aliéné et l\u2019envoya à l'infirmerie du Dépôt.De là, après les examens successifs, minutieux, imposés par la loi d' IS.'IS, ce pauvre fou\u2014car c\u2019en était un\u2014fut conduit dans un asile d\u2019aliénés.11 s\u2019y conduisit à merveille, parut avoir reconquis tout son bon sens, ne reparla plus de la jeune fille, qui avait hanté son cerveau, bref, donna tous les signes d\u2019un ressaisissement de soi, c\u2019est-à-dire de la guérison.Ait bout de quelques semaines, il fut mis en liberté.Il remercia avec effusion le médecin aliéniste, très légitimement satisfait de sou traitement.Il n\u2019y avait pas deux heures que ce pauvre garçon était sorti de l'asile qu\u2019il résonnait à la porte de l\u2019ancien ministre de l\u2019intérieur et lui disait d'un ton pénétré: \"Eh bien! monsieur le ministre, avez-vous réfléchi?Voulez-vous enfin consentir au bonheur de deux êtres qui s\u2019adorent?Si vous refusez encore, j\u2019enlève ma hicn-aiméc.C'est elle qui m\u2019en supplie.\u201d L\u2019ex-ministre n\u2019était lias patient, et malgré ses soixante ans il était d'une vigueur peu commune.Il prit le pion par les épaules et lui administra son pied au derrière.C'était juste ce que les aliénistes eussent appelé un convalescent et qu'ils auraient mis en congé de grand cœur.UN MOT DE PASCAL L\u2019homme n'est ni ange ni bête, et qui veut faire l\u2019ange fait la bête.PAS PANAI, Tainéla.Comme ça.le jeune l.alraise t'a fait une déclaration d\u2019amour?Séraphine.-( lui.On se promettait dans le cimetière et.rendu près du ter rein de sa famille, il m\u2019a demandé si j'aimerais à être enterrée là, un jour.C'est clair, hein?LE REVEES l.ti tante.\u2014 C'est beau cela, Toto, d'étudier le soir.Tôtoj\u2014C'a me donne plus de temps pour jouer durant la classe.EN TRAMWAY Mlle I ieu.vtenips.\u2014C est bien aimable à vous, M.Catien, de me céder votre siège.Catien.C'est (|tie, voyez vous, je soi- tanne d'entendre dire que les hommes ne sacrifient leurs aises que pour les jolies femmes.ENTRE MICKOP.ES I.'iiii.Que pensez-vous de l'homme?L'autre, je crois que c'est un animal très utile.PAS ELATTElK La mère.\u2014Cesse Ion tapage, je vais chanter.Taie.Non, ne chante pas maman; je vais me tenir sage.L'Ill MILITE MEME Lui.\u2014 Puis-je vous offrir mon liras pour vous accompagner chez vous?HT c.-\u2014Insolent ! Lui.\u2014 Me sera-t-il au moins permis de m'asseoir sur la cloture pour vous regarder vous en aller?I N EX PI .ICA PI.E Le rêdaeleur.- Etes-vous bien sur de n'avoir pas offert ces vers à tut titill e journal ?Le poète.- -Oui, monsieur.Le rêdaeleur.Comment se lait il que vous ayez un ceil noir et que vous portiez le liras en écharpe?CAS DE DYSPEPSIE Madame.\u2014Souffres tu beaucoup?Monsieur.Assez pour croire que j\u2019ai mangé tout ce qu'il y a dans ton livre de recettes.ELLE POUSSE LES AEEAIKES Lui.- Je vais voyager pendant quelques mois.Lite.-\u2014Comme cela ferait un beau voyage de noces.G R A M - O - P II ON ! ( Voix dans legram-o-phone.)- Bonjour, Torn, oh ! le beau chien cpti aime bien son maître.\u2014Ici, Tout.1 4 LE SAMEDI l\u2019ROMKNAIJK BRUSQUEMENT INTERROMPU!-: POUR DIVERSES RAISONS .\u2022Iff mmm W4ir+ gjf33!|S!ç iuu»V r\\l:t ygffi wMiïS-W ii.LES CONFITURES Coici l\u2019heure.Déjà dans l'ombreuse cuisine Les l\u2019ai ns de sucre blancs, coiffés de papier bleu, Garnissent le dressoir où la rouge bassine Reflète les lueurs du réchaud tout en feu.On apporte les fruits à pleines panerccs lit leur parfum discret embaume ic palier; Les ciseaux sont à l\u2019oeuvre et les grappes lustrées Tombent comme les grains défilés d'un collier.Doigts d'enfants, séparée, sans meurtrir la groseille, J.es pépins de la pulpe cnlr\u2019ouvertc à demi! La grave ménagère, attentive, surveille Ce travail délicat d\u2019abeille ou de fourmi.Cous êtes son che)-d\u2019oeuvre, exquises confitures ! Dès i/ue i'été fleurit les liserons du seuil .¦Iprès les longs travaux: lessives et coulures, i uns êtes son plaisir, son lux ?cl son orgueil.PETIT NAVIRE Il était un petit navire Qui n'avait jamais navigué.la mélancolique chans- n des espoirs déçus 1 Combien de petits navires, construits avec amour, parés, gréés, prêts à cire lancés, à fendre les Ilots, à sillonner les mers, et qui ne (initieront jamais le chantier de l'imagination cpti lésa créés de toutes pièces.\"Petit Navire!\u201d le volume de vers enfonçant les Méditations auquel rêve I rltétoricien en rupture de dictionnaire! \u201cPetit Navire!\" le tableau futur de ce jeune écolier qui vient de lire les débuts de Salvator Rosa et ne se doute pas.pauvre apprenti grand homme, que si tous les peintres commencent barbouilleurs.tous les barbouilleurs ne Unissent pas peintres! I,c \"petit navire\", qu\u2019Arislide iMoutonet portait dans son cerveau, était bel it bien un vrai navire, à l\u2019image de ceux admirés un jour au Musée de la Marine.Depuis cette bienheureuse visite, il y rêvait sans cesse: en classe, où il dessinait des bateaux sur les marges de ses cahiers; au catéchisme où ii s\u2019hypnotisait sur \"la barque de Saint-Pierre\u201d ou la \u201cTempête apaisée\u201d; ai bord du ruisselet, où il allait pécher le dimanche avec son oncle, les yeux perdus dans le vague, évoquant de pimpantes frégates, de majestueux cuirasse- jusqu'à ce que la voix étouffée de M.Moutonet le rappelât à la réalité: A quoi penses-tu, Aristide! ça mord! A la boutique, en servant des pruneaux ou de la moutarde aux clients du \"Gros pain de sucre \", il en était de meme, car l\u2019oncle Isidore était un petit épicier.non de Montrouge, mais de Brie-Comte-Robert, établi au coin de la place où le, pavés, endormis toute la semaine, ne se réveillait qu\u2019aux jours de marché.M.Moutonet, né Briard, Briard était resté, et bien que frisant la soixantaine, ne s\u2019était guère éloigné de sa ville natale, sauf quelques raes voyages à Paris et à Melun, nécessités par scs affaires et qui avaient déjà fait époque dans sa vie.Il était de ces provinciaux convaincus, ennemis de la capitale, craignant avant tout l\u2019intrusion des Parisiens, et il fut de ceux qui repoussèrent avec énergie le passage du chemin de fer de Lyon, qui eût fait entrer leur station dans les grandes lignes, en demandant naïvement: \u2014A quoi bon?Nous n\u2019avons pas besoin que l\u2019on vienne nous déranger.\\.'express de Vincennes, mettant près de deux heures à faire ses cinq lieues, lui semblait plus que suffisant pour les gens raisonnables, et il ne pouvait comprendre cette manie de sortir de chez soi, entraînant tant de paisibles citadins à des villégiatures variées.Aussi fût-il tombé de son haut si ses gros yeux en boules de loto avaient pu lire ce qui se passait dans le cœur et dans la cervelle de son jeune neveu, qu\u2019il élevait, en digne héritier de ses goûts et de sa profession, selon le manuel di.parfait épicier.Mais, tandis qu'il le voyait déjà, en tablier et en calotte grecque, comme son futur successeur, le petit Aristide, lui, ne rêvait que grand col bleu et béret sur l\u2019oreille.Tous les sous que lui donnait son oncle passaient au cabinet de lecture du papetier-libraire, leur voisin; il dévorait les romans maritimes, Jules Verne, Cooper, Mayne-Rcid, jurait \"Mille sabords!\u201d quand on ne pouvait l\u2019entendre, et mâchait du bois de réglisse eu guise de chique.Mais il gardait prudemment le silence sur sou irrésistible vocation, ns pouvant se résigner à affliger l'excellent homme qui lui avait servi de père et qu\u2019il aimait de tout son cœur.\"Tout vient à point à qui sait attendre\" et son \u201cpetit navire\u201d naviguerait un jour, contre vents et marée, il en avait la ferme confiance.* * * Le temps coula.Aristide venait d\u2019atteindre ses vingt ans; la conscription, épouvantail poulies uns, était au contraire impatiemment attendue par lui.11 allait donc pouvoir quitter Brie, l\u2019épicerie et son oncle, sans ingratitude; respirer un autre air, voir de nouveaux horizons et.qui sait!.si la chance le favorisait.Elle le favorisa selon son secret désir; son numéro le plaçait dans l\u2019artillerie de marine ! Lorsqu\u2019il rentra, un .\u2019I gigantesque sur sa casquette, il eut peine à dissimuler sa joie devant la mine atterrée de son oncle qui répétait: \u2014Mon pauvre petit ! mon pauvre petit ! \u2014Que voulez-vous, mon oncle, c\u2019est la loi commune ; il faut bien y passer comme les autres.i - vC-i V'-.-i0' SSBMVjo'J\" ¦ : yc.-L '\u2022¦'V fVi\u2019 '{-'\"T''\"\u2019\u2019 C.VJtci msam LsjjgjagjtBjjçi* \u2022jg «i ¦\"A* «83 i* rVAlV 1354.- mè ¦VtC:' ¦ .: - ¦ \u2022 \u2022 T;\u2019\u2019: \u2019¦ A MM^ \u2022y \u2022- m IV LE SAMEDI 5 \u2014Mais quitter le pays!.quitter la France!.t\u2019en aller sur mer! \u2014Bah! j\u2019aurai peut-être le pied marin, répondit-il, le cœur bondissant de joie à cette idée.L\u2019oncle leva les bras au ciel.\u2014Mon pauvre petit! mon pauvre petit! répétait-il, sans trouver autre chose.Le pauvre petit ne se tenait pas d\u2019aise.Quand il se promenait seul dans la campagne, il nv chait en se dandinant, comme s\u2019il eût été déjà sur le pont de son vaisseau; il portait un maillot rayé sous sa chemise, et, la nuit, il dormait sur un grand sac a lentilles, tendu avec ties cordes, pour simuler un hamac.Mais, à mesure que son visage s\u2019éclaircissait, celui du vieillard s'assombrissait ; il jaunissait, maigrissait à vue d\u2019œil, avait la fièvre, et Aristide commençait à s\u2019inquiéter sérieusement.Lu vain essaya-t-il de le consoler, de lui faire entendre raison.\u2014Puisqu\u2019on n\u2019y peut rien, mon oncle, faut se résigner.\u2014Ah! mon petit! j\u2019en mourrai, c\u2019est sûr! \u2014Mais non! vous n\u2019en mourrez pas, ni moi non plus, et j\u2019aurai tant de choses à vous conter au retour.lu dis ça pour me consoler, mais je sais bien que je ne te reverrai plus, à mon âge !.\u2014Mais si.mais si! F.t puisqu\u2019on n\u2019y peut rien.Sans ça!.Il n\u2019achevait pas, mais le bonhomme achevait pour lui et ruminait, ruminait .Un matin, le futur marin, qui n\u2019attendait plus que sa feuille de route, trouva le vieil épicier installé à son comptoir, l\u2019air confit en mystère.\u2014Devine ce que je viens de recevoir?dit-il en brandissant un papier au timbre ministériel.\u2014Ma feuille de route?interrogea Aristide affectant une mine contrite.\u2014Si tu veux.mais pour quel endroit?LEÇON DE CHOSES \u2014Comment se nomme le petit doigt ?\u2014L\u2019auriculaire, parce qu\u2019on le met souvent dans l\u2019oreille ; maintenant pouvez-vous me dire comment se nomme celui-ci ?Les enfants (en chœur).\u2014I.e nezculaire, parce qu\u2019on le met souvent dans le nez ! \u2014Toulon?Brest?Cherbourg?\u2014Tu n\u2019y es pas, mon petit.Melun! \u2014Melun! répéta le jeune homme avec un haut-le-corps significatif.\u2014Oui, Melun!.Le fils Turner, un vrai vagabond, ne demandait qu\u2019à permuter, j\u2019ai fait toutes les démarches.sans rien dire.pour ne pas te donner une fausse joie.Une fausse joie! Pauvre Aristide! \u2014Tu ne t\u2019éloigneras pas!.Moi d\u2019abord, j'en serais mort!.Si tu te fais bien noter par tes chefs.tu obtiendras des permissions.tu pourras venir !'¦ dimanche.Aristide ne l\u2019écoutait plus.Il était un petit navire Qui n\u2019avait jamais navigué.Triste comme un sanglot, le refrain mélancolique bruissait à son oreille, et il regardait là-bas le petit navire s'en aller à toutes voiles, diminuer, disparaître.à jamais peut-être.L\u2019oncle Isidore ne voyait rien, il avait repris sa bonne figure réjouie des anciens jours, et bavardait à tort et à travers: \u2014Tu es content au moins?demanda-t-il, quêtant un remerciement.Le jeune homme le considérait tristement.11 songeait à toutes les bontés dont il l\u2019avait comblé depuis son enfance et au chagrin qu'il lui causerait en retour.lit comme le bonhomme, inquiet de son silence, répétait sa question en roulant déjà des yeux effarés.\u2014Oui, mon oncle, très content, répondit-il avec effort.Il lui eût moins coûté pour devenir un héros.Aristide a fait ses trois ans.à Melun! Il a repris l\u2019épicerie de l'onde Moutonet qui s\u2019est éteint doucement dans ses bras.Maintenant, il est déjà vieux, il a dit adieu à ses rêves de jeunesse et n\u2019a jamais été voir la mer.même en train de plaisir, ça lui aurait fait trop gros a.t cœur !.SA Kl t'OM l'EN'Sl \u201cVvWpHI win i \u2022*> V \\ Le Juif.\u2014Mon ami, vous m\u2019avez sauvé la vie.Le sauveteur.\u2014Vous n\u2019exagerez pas en disant cela.Le Juif \u2014 Il ne peut y avoir rien de trop Don pour vous.Si je meurs le premier de nous deux, je m\u2019empresserai, une fois rendu au ciel, de dire un bon mol à votre adresse.Sa seule satisfaction a été de faire repeindre son enseigne.I.e \u201c(iras pain de sucre\u201d a cédé la place \u201cAu Petit Xarire\" cpi\u2019Aristide contemplait parfois d\u2019un air rêveur.1:1 il casse du sucre arec mélancolie.A urn ! k I )(>UKI.I AC.CIC QU\u2019IL ICX SAIT h ni ma.\u2014Un célibataire ne sait pas ce c|ue c'est qu\u2019un foyer domestique à soi.C y ni eus.\u2014Il sait que c'est un endroit d\u2019où ses amis mariés pensent qu'il es* désirable de rester éloignés le plus possible.UN MON SI IC UK AI M AI »I.h If un.\u2014Pardon, monsieur, je crois que vous êtes assis sur mon chapeau.Loutre.\u2014Je ne pense pas.Cependant vous pourrez toujours vous en assurer quand je me lèverai.A ST1C-X.Lui.\u2014La campagne, vois-tu, ma chère, cest un endroit où on s\u2019embête et ou on fait semblant de s amuser pour embeter ceux qui n'y vont pas.PAS AVANT Mais, monsieur, j étais a cent lieues de soupçonner que vous m\u2019aimiez \u2022\u2014Ni moi, et cela jusqu\u2019au jour où vous m\u2019avez refusé pour époux.s>«3 r y é']^S ¦\u2019 Uf LE SAMEDI §* y I I***! ô O O OOOOOOOOOOOOOO P O O O O O O OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO NOS PAGES FEMININES.O O O O OOOOOOOO O O O O O O O OOP ooooooooooooo* ' o o o o o o CORSAGIvlIOLÉRO EN PETIT DRAP TAP.AC.MANCHES NOUVELLES POUR ROPE CORSAGE ÉLÉGANT EN CRÊPE DE CHINE SOUFRE, I)E VILLE.: \u2019A ; ;;r ' , mm .*** TOILETTE DE PROMENADE PATRONS DE BRODERIE FOURNIS SUR DEMANDE Pour tout achat au-dessus de 50 cents il y a prime au choix : soit un doily, ou pièce de centre, ou catalogue des soies.Pour recevoir la prime il faut envoyer un timbre de 2 cts.Un magnifique catalogue des soies contenant 420 nuances, coloris de 250 fleurs, fruits et feuillage sera envoyé sur réception de la somme de 15 cents en argent ou en timbres.(Découpez le coupon qui est à la page 18 et envoyez-le avec votre lettre de commande).No 24 D.DOII.IIÏS et PIÈCE Dit CENTRE.Etam-pés sur notre meilleure toile à gros fil, blanchie sur l\u2019herbe.Dim.12, iS et 24 ] es.Prix 12, 25 et 50 cts.No 466 D.Doii.ies et pièce me centre Etam-pés sur la meilleure toile blanche.Dim.9, 12 et iS pcs.Prix 10, 15 et 20 cts.sans No ni.\u2014Collet en dentelle.Patron 15 cts No 14 C.Doilies et pièce de centre.Etain -pés sur toile.Dim.6, 9, 12 pcs pour doilies.Prix 5, S et 10 cts.iS, 20 et 24 pcs pour pièce de centre.Prix 15, 15 et 25 cts.No 639 D.Doilies et pièce de centre Dim.9 et 12 pcs.Prix 10 et 15 cts. LE SAMEDI ( M w No i.Après avoir fait une raie transversale faire une petite natte qui doit servir de point d\u2019appui.L E Ç ON PE C O 1 EF U R E MODES PARISIENNES [æz mm Wk \u201cw mm iWVvV\u2022 Cÿ \u2022 .\\ i MM «pas No 4.Avec ce qui reste des cheveux, faire d\u2019abord une passe d\u2019un demi-huit, qu\u2019on viendra fixer au pied du demi-huit mentionné à la figure n\" 2 ; puis répéter à l\u2019autre côté de façon à obtenir trois demi-huit superposés comme l\u2019indique le dessin.No 3.Arrêter les bandeaux avec deux peignes écaille, faire quelques brisures dans le bouffant des bandeaux et réunir les deux pointes pour en faire un demi huit.Les dernières modes de Paris telles que montrées dans le Nouveau et Palatial Salon de Coiffure pour Dames de J.PALMER \u2019 mm i * i * LE SAMEDI Récréations en Famille TOUT LE MONDE PRESTIDIGITATEUR ! UNE SÉRIE DE TOURS INTÉRESSANTS Voici que nous allons bientôt entrer gure i et de la tenir en mains, comme dans la période des longues soirées.le représente la figure 2.\u2014 2\" Faire Dans les familles, chacun s\u2019ingénie à ÇouPer la ficelle du côté ou Ion tient 1 j\t.\tMe branchement (/iir 3 J.\u2014V\u2019 Faire se créer des passe-temps utiles et\t- ,s '\t° un nœud avec les deux extrémités du branchement (fig.4).\u2014 40 Lorsque le nœud est fait, tirez la ficelle par un bout et donnez l\u2019autre bout à tirer afin de faire voir qu\u2019elle est bien nouée (Jig.5 ).\u2014 5\" Prendre la ficelle d\u2019une main it cacher entièrement le nœud avec l\u2019autre main (Jig.6).\u2014 6\" Le ti rer à soi en le faisant glisser le long de la ficelle jusqu\u2019à ce qu\u2019il en soit complètement sorti (Jig.7 J \u2014 et s\u2019en débarrasser en le jetant par terre.Après quoi, vous montrez aux spectateurs étonnés votre ficelle unie et dénouée.agréables.Pendant que les uns s\u2019adonnent à la lecture ou à quelque travail dicté par leurs goûts ou leurs caprices, d\u2019autres recherchent des récréations conformes aux exigences de l\u2019intérieur domestique.A ces derniers nous avons commencé à offrir, dans le n° du 30 août, une série de tours de prestidigitation, série qui se continuera de semaine en semaine et fournira un élément d\u2019intérêt et de récréation considérable.Nous avons commencé de bonne heure cette publication, afin que tous et toutes pratiquent ces tours, se familiarisant bien avec les divers procédés et arrivent à pouvoir opérer avec succès en temps et lieu.Toixr 2ftJ o 4 Le tour de la ficelle coupée i° Pour exécuter ce tour, il suffit de placer la ficelle comme l\u2019indique la fi- t / gageas» LE SIECLE DE LA RECLAME \u2022» ¦ v \u2022 Aÿl\u2019»* « tfi'i*' .qVT'-'-.'r* ¦\u201c .Nr ST ' .-Vr-.W-Z ADULEZ - WtmThiwBkm t »¦» CmfFE,1'.mu ttfo Wis «fbvift/Mt * ¦ fW/M AUTANT DK TÈTES, AUTANT D\u2019AVIS.f£'£sN\"I5cibyfe Onn uhidZ-VOIIS d'employer leu 1 mit ut i«»n« «1 \u2022 noire cdltibre SAVON BABY\u2019S OWN Il « Ht.lu t Ole 1* or nu |.»in té La plupart dru dcH imitations b.mi nuisibles aux peaux deheaN-B.I.e Savon Haby's Own n'eut manufacture «pie par la A LH K UT TOI LUT SOAI* CO , Mfrs, MONTREAL.Voyez notre nom .sur «Inique morceau.Recettes et Renseignements ( « >M M |.s | ON HIANVIUÏ 1 K ||\\«;i, | Al» N I l\u2019OCR AVOIR 1 | |- I ON»; | |;\\| ps KNIKUMK.Il arrive quelquefois que le linge devient jaune, soit pour rire resté trop longtemps enfermé dans des malles ou pour avoir été lavé avec de l'eau trop chaude.Voici ce ipi\u2019il faut faire : trempez ce linge dans un vase de grès rempli de luit aigre.< >n y laisse ce linge ciii(| ou six jours ; ensuite on le lave dans «le l\u2019eau tiède.( Lin s a l.A oki.K K.\tPrenez de petites casseroles en terre ou en porcelaine ; mettez au fond une tranche de jambon d\u2019York maigre, puis un « cul poché ; recouvrez le tout de gelée de viande, laissez prendre et disposez comme garniture «le petites feuilles de persil.Serve/ froid.Cock-tail.Dans un mortier contenant un peu de glace pilée, mélangez des jaunes «Pond, ajoutez un peu de noix, muscade, vanille, candie, sucre, rhum, kirsch, environ de chacun un demi-verre : versez de l\u2019eau ; remuez vivement le tout et servez.Poisson très rafraîchissante durant les chaleurs * * * Une ente pour la fièvre et lu fièvre intermittente.Les Pilules V égétales de Parmelee sont d\u2019une composition adaptée à tous les edi mats et on verra «pi\u2019elles conservent leur vertu sous toutes les latitudes.Dans les cas «le lièvre ordinaire ou bien intermittente, elles opèrent sur les séciélions et neutralisent le poison «|ui a pénétré dans le sang.Y.les corrigent les impuretés «jm cuti eut «Inns le système avec l\u2019eau bue et les vivres, et les lièvres sont évitées si on s\u2019en sert comme préventif.KM ANI MODKKNi: - 'Liens, papa, voilà mon premier dessin, (îarle-le bien, car, lorstpie je serai célèbre, tu pourras le vendre très cher.\u2014Alors, c\u2019est un cadeau «pie tu me fais.Pas précisément, je voulais te proposer «le me donner une hypothèque dessus.Sauvez le Bébé Nestlé\u2019s Food lenforeira tellcmei.t a enfant qu\u2019il pourra résister aux tfL .s nerveux «les temps chauds.C\u2019est un ; re serval S f contrelc Choléra Knfaiitile.Votre médecin vous le* recommandera.Nestles Food échantillon (suffisant pour huit tepas) envoyé gratis.LEEMING, MILES A CO , MONTREAL J 14 LE SAMEDI tlASCONXADK IMIOTOGRAI\u2019IIIDUK LES SATISFAITS «IiKWÏiJ pr,ul - h ! pour ça, non, riposte le rusé Malicet, il est bien trop juste que les patrons boivent meilleur que les domestiques.\u2022 ?* BAUME Kl IU MAL Toux, rhumes, bronchites, maux de la gorge et de la poitrine, sont infailliblement guéiis par l\u2019usage du fiaume l\\/utoui/.N\u2019oubliez, pas que tous les pharmaciens et tous les droguistes vendent ce remède.\tLH BEAU BUSTE\tj ¦fit- ; ( H\tNoire melh «le pour l\" r l«« liiiHte » nvoyéi» hoiih et »«*\u2022 Inpp»* HÎniple i ii.hi\u2019le**,\ttr \"\u2022«¦ni, hit reueptbm «!«\u2022 4 rie en timbre» -pnm r« \tMnldene Toilet Co., Torento.W.H.D.YOUNG L.D.H.D.D.8.CHIRURGIEN-DENTISTE 1694 rue Notre-Damo, - Montréal TF L.MAIN 2B1B Ans Iÿspeptlquss Fatigues, Nous Posons cetto Question : Pourquoi n\u2019Enlevez - vous pas ce Poids au Creux de l\u2019Estomac?l\u2019our(|noi ne réglez-vous pas cet appétit variable et ne mettez-vous les organes digestifs en état, pour
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