Le samedi, 1 février 1905, Supplément 2
[" à \u201cSamedi 'mm Vol.XVI, No 3(1.11 février 1905, LA FILLE DE GILBERT\" QUATRIEME PARTIE E xx F i l xxx 111e No -JO.XIX.\u2014UNE voix d'outre-tombr (Suite et Un) .D\u2019ailleurs, ajoutait-elle, plus rieuse à présent, quand on éprouve une grande affection pour une jeune personne, on vient la demander à son père et à son grand-père.Car j\u2019ai ici tout cela.vous le savez bien.Un grand-père.ali! qui a été si bon pour la pauvre désolée.qui lui a si vite ouvert ses bras.tout de suite, grand\u2019-mère, dès qu\u2019elle lui a dit: \"Je suis votre petite-fille\u201d.\u2014Le.beau mérite, murmura la marquise.une enfant qui apportait la joie avec elle dans sa triste maison.\u2014Cette joie.il faut bien s\u2019arranger pour qu\u2019elle y reste.dans cette maison, où elle est revenue.Et puis, il n\u2019y a pas que celui-là.Il y a le père adorable.le père adoré.Ah! grand\u2019mère, ne soyez pas jalouse.Il y a place dans mon cœur pour contenir toutes les tendresses qui l\u2019emplissent déjà.Lui, voyez-vous, c\u2019est le père des premiers, des terribles jours.le père des heures de joie, de chagrin, d\u2019espoir et de découragement.Lui, il n\u2019a qu\u2019un amour dans l\u2019âme : l\u2019amour de cette pauvre petite sans nom, sans famille, sans mère, qu\u2019il a couvée.qu\u2019il a chérie.qu\u2019il a faite digne de vous aimer et d\u2019être aimée de nous.Celui-là.ah ! je serais une détestable créature.je ne mériterais plus votre affection, si je 11e songeais pas d\u2019abord à lui.au bonheur que je lui dois.que je veux lui donner jusqu\u2019à sa dernière heure.Grand-mère, 11e trouvez-vous pas que voilà bien longtemps que je l\u2019oublie.lorsqu\u2019il ne doit plus vivre.d\u2019impatience.d\u2019anxiété.Et la douairière, en souriant comme Gilberte: \u2014Oui, va le chercher, petite.parce que, aussi bien, j\u2019ai à lui dire son fait, à ton monsieur Florestan.\u2014Oh ! grand\u2019mère.\u2014Quand je pense que cet homme.oui, cet homme que tu pretends si doux.si timide.si délicieux.quand je pense aux choses qu\u2019il a osé me dire, lui.abominables, Gilberte! Mais comme le sourire de la douairière courait toujours sur ses lèvres ridées : \u2014Grand\u2019mère, vous voulez donc oublier déjà que s\u2019il ne les avait pas dites.ces abominables choses, je ne serais peut-être pas en ce moment dans vos bras.\u2014Non, petite, je ne veux rien oublier.Va le chercher.celui que tu aimes.bien plus que moi.Elle soupira: \u2014Et que tu as raison d\u2019aimer de toute ton âme.Déjà Gilberte courait ouvrir la porte: \u2014Petit père.petit père, cria-t-elle d\u2019une voix éclatante.d\u2019une voix où claironnaient de triomphales fanfares.petit père.où es-tu?.nous avons besoin de toi.Il n\u2019était pas- loin,\u2014oh ! non.Là.à côté.dans la chambre de Gilberte il attendait.comme un accusé attendrait la sentence du juge.Et il s\u2019avançait, perdant déjà contenance à l\u2019idée qu\u2019il allait affronter de nouveau cette marquise de Rocliaiguë.cette grande dame qu\u2019il 11\u2019avait encore vue qu\u2019une fois.et pour lui tenir un langage.ah ! rien qu\u2019à y penser, scs cheveux blonds se dressaient sur sa tète frémissante.Mais Gilberte l\u2019avait pris par la main.elle l\u2019entraînait jusque vers cet'e vieille femme qui était là.comme chez elle.installée dans son fauteuil.qui le regardait.qui le fascinait.\u2014Le voilà, grand\u2019mère, le voilà.je vous le livre.Et Florestan\u2014dans le tumulte de son effarement,\u2014entendait une voix.1111e voix imposante: \u2014Va-t-il me dire encore que je suis ton bourreau?¦\u2014Oh! bégaya-t-il.madame.madame la marquise.\u2014Est-ce encore un crime que je commets aujourd\u2019hui?.\u2014Madame.Il s\u2019effondrait.il défaillait, le pauvre homme.Mais Gilberte estimant que la petite vengeance de la douairière avait assez duré: \u2014Grand\u2019mère, il voit bien que vos veux rient et pardonnent.Il voit bien que je suis la plus heureuse des femmes.et vous, la meilleure des mères.\u2014Oh!.C\u2019était donc la Providence!.s\u2019écria-t-il incapable d\u2019ajouter un mot.\u2014Allons, faisait la douairière, touchez là, monsieur mon ennemi, et faisons la paix, voulez-vous?Elle lui tendit la main toute rhumatisante sous sa mitaine de soie.Et Florestan voyant s\u2019avancer à lui cette main.cette main de marquise, Florestan transporté.ébloui.mais se souvenant à temps que les artistes sont les égaux des plus grands seigneurs.Florestan tendit le jarret.se rappela le geste avec lequel Georges Brown dans la Dame blanche répond à celui de miss Anna.pendant le prélude du duo: Cette main.celte main si jolie.El c\u2019est avec une élégance qu\u2019aurait applaudie M.Firmin, de la Comédie-Française, qu\u2019en s\u2019inclinant galamment, il effleura de sa grosse main toujours soignée, le bout de ces doigts très nobles, oui.mais aussi très goutteux.D\u2019ailleurs, Gilberte, pour rompre la glace, avait déjà pris la parole.Et elle parlait.elle racontait.Pendant que Florestan, ébahi.écoutait.émerveillé d\u2019abord.puis, moins joyeux.puis, avec une inquiétude croissante.\u2014Qu\u2019allait-il devenir dans tout ça.lui.que ces Rocliaiguë.que ces amoureux avaient l\u2019air de complètement oublier?Mais Gjlberte le connaissait trop bien.Elle lisait trop couramment dans ses yeux bleus pour ne pas deviner l\u2019anxiété dont, peu à peu, s\u2019emplissait son pauvre vieux cœur.Et aussitôt: \u2014Ça fait donc, petit père, que jamais plus on ne se quittera.et qu\u2019il faudra peut-être.qui sait?.que tu déménages encore les couronnes.\u2014Ah !.balbutia-t-il.et.pour aller où ?\u2014Peut-on savoir, fit-elle en riant, quand on n\u2019a pas encore causé de cela avec celui qui sera le seigneur et maître?.Mais je me figure, ajouta-t-elle en hochant gaiement sa tête blonde, je me figure que ce ne sera pas bien loin de la forêt de Trois fontaines.parce que je l\u2019aime, moi, ce vieux château de Rocliaiguë.\u2014Ah! pauvres enfants, ne put s\u2019empêcher de s\u2019écrier la marquise, comme vous y seriez mal logés!.(1) Commencé dans le numéro du 21 «eptoinbre 1904). 214 LE SAMEDI \u2014Mais comme on se hâterait de le remettre en état.pour qu\u2019il renaisse dans son ancienne splendeur.pour que vous vous y retrouviez, grand'mère, dans vos chères habitudes d\u2019autrefois.Ah! petit père, c\u2019est alors que nous aurions besoin de toi.\u2014De moi.fit-il ,ravi.presque incrédule.\u2014Pour nous aider à réorganiser tout cela.pendant que nous t\u2019y ferions aussi ton nid bien capitonné.bein douillet.Il en ferma les yeux.de joie.Mais.presque aussitôt.avec un sourire de tendresse, où avait passé une ombre de mélancolie: \u2014Enfin.il est tout près d\u2019ici.tout près de cette maison où les nids des vieux sont déjà faits.ce château qui va redevenir si splendide.\u2014Que veux-tu dire?\t* \u2014Je m\u2019entends.je m\u2019entends.Je te raconterai ça plus tard, ma chérie.Mais les heures passaient.Voilà que, tout à coup, la grosse horloge du rez-de-chaussée avait sonné gravement les douze coups de midi.\u2014On perd ici la notion du temps, s\u2019écria la marquise.Et j\u2019ai là-bas un pauvre malade qui compte les minutes.\u2014Oh! alors.je vous renvoie, grand\u2019mère.je vous renvoie.\u2014Sans compter ce brave Antoine qui m\u2019a amenée ici.et qui attend à la porte.avec la voiture.\u2014Vous êtes venue en voiture.\u2014Il n\u2019y a plus de promenade i>our moi, ma mignonne.La plus courte lasse trop mes vieilles jambes rhumatisantes.Allons., je me sauve.Que vais-je lui dire, à Jacques! \u2014Vous lui direz, fit Gilberte en baissant instinctivement la voix, que mon grand-père revient par le train de deux heures et demie.qu\u2019à trois heures, le chemin pour venir de Rcchaigitë est tout baigné d'un bon soleil qui réchauffe et vivifie.que s\u2019il a peur de trouver longue cette course où, en effet, on ne rencontre guère de passants, eh bien.à trois heures.il rencontrera.tenez.vers la mare aux Amoureuses.oui.il rencontrera quelqu\u2019un pour faire avec lui l\u2019autre moitié du chemin.Et embrassant follement la marquise: \u2014Mais, fit-elle plus bas, ne lui dites pas encore que je lui ai pardonné.\u2014Tu veux donc lui marchander sa joie?.\u2014Non, grand\u2019mère, mais je veux la lui donner plus grande.xx.\u2014chateau en paradis Le soleil, qui baissait à l\u2019horizon, mettait des traînées de chaude lumière aux troncs dépouillés des vieux arbres.Sous sa caresse, on voyait se dorer les bourgeons roses.les bourgeons prêts à jaillir.Et là-bas.derrière ce rideau de grands aulnes.enfouis dans les hautes herbes dont l\u2019hiver avait desséché les chaumes, pendant qu\u2019il avait respecté la verdure de leurs touffes gazonnantes.là-bas, la mare aux Amoureuses dormait, immobile et noire.sans qu\u2019une ride mit un scintillement dans le mystère de son sommeil redouté.Et,\u2014comme au début de ce récit,\u2014il y avait là une jeune femme.une jeune fille blonde.Mais, aujourd'hui, ce n\u2019était plus cette désespérée qu\u2019appelaient les voix attirantes.les voix fascinantes de ces autres malheureuses dont lame flotte sur le gouffre où elles ont trouvé la paix dans la mort.Celle qui était là n\u2019écoutait chanter dans son cœur que les voix de sa jeunesse.de son printemps qui recommençait à fleurir.Àh !.elle pouvait bien dire aussi,\u2014.puisqu\u2019elle était seule et que personne n\u2019entendrait son aveu oppressé,\u2014la voix de l\u2019amour qu\u2019on croit avoir dompté.qu\u2019on croit avoir vaincu.et qui n\u2019attend que son heure pour se relever triomphant.dominateur.maître (les âmes.maître du monde!.Et elle se demandait encore,\u2014celle qui s\u2019appelait bien à présent Gilberte de Rochaiguë,\u2014elle se demandait si tout cela n\u2019était pas une illusion de rêve.Oh! l'étrange.l\u2019incroyable aventure! Elle était là, le cœur en émoi.attendant le bonheur que sa main, cette fois, venait d\u2019atteindre.elle était là, à cette même place où,\u2014pauvre petite créature d\u2019amour, de misère, de détresse,\u2014 elle avait eu son premier éveil de vie.son premier tressaillement.Pauvre Marthe.Là où la malheureuse chassée du toit paternel avait tant pleuré.tant souffert.tant désespéré.elle attendait, elle, confiante, heureuse.impatiente d'un boqheur encore plus grand ! La malchance n\u2019était donc plus sur elle.Le bon Dieu avait donc pardonné à l\u2019enfant l\u2019imprudence de sa mère.Et elle se prit à murmurer: \u2014Maman.pauvre maman.dans le paradis d\u2019où tu me regardes.le paradis des humbles martyres de l\u2019amour.tu as aussi, n\u2019est-ce pas, une joie divine de voir ma joie, maman.Elle s\u2019arrêta en un tressaillement soudain.Son cœur, chargé d\u2019une oppression qui était aussi un délice, battit fiévreusement dans sa poitrine.Là-bas, sous les futaies dorées par le soleil au déclin, elle l\u2019avait aperçu.Pauvre cher.qu\u2019il était changé! Pâle.avec ses grands yeux entourés d\u2019une cernure bleuâtre.il n\u2019avait pas cependant cette allure lassée qu\u2019avait dite sa grand\u2019mère .Non.C\u2019est à pas précipités qu\u2019il marchait.comme s\u2019il avait une hâte d\u2019impoticnce.d\u2019angoisse.Et puis.voilà qu\u2019il avait vu, lui aussi, cette femme qui attendait, immobile, au bord du chemin.Ah ! c\u2019est d\u2019une folle allure qu\u2019il avait alors franchi la distance qui les séparait encore.C\u2019est d\u2019un fol élan qu\u2019il lui avait tendu ses bras.Et elle, qui s\u2019était juré, pourtant, de lui mesurer peu à peu la joie du pardon.elle qui voulait le punir encore.Oui, le punir, le cruel.l\u2019ingrat.qui n\u2019avait pas eu assez de foi parce qu\u2019il n\u2019avait pas assez d\u2019amour.Elle, pauvre petite amoureuse, projetant des rigueurs au-dessus de scs forces,\u2014elle ne sut que tomber en pleurant dans ces bras qui se refermèrent sur elle\u2014ravisseurs, avides\u2014éperdus.Et ils ne prononcèrent que ce mot qui suffit.qui suffira toujours aux amoureux extasiés: \u2014Je t\u2019aime ! Et puis, après l\u2019extase.après le paradis des interminables tendresses.après les folies qu\u2019on balbutie à lèvres jointes.il fallut bien retomber\u2014doucement\u2014du ciel sur la terre.Alors, ils commencèrent à parler un peu raison.\u2014Cher.vous n\u2019avez fait encore que la moitié du chemin.\u2014Oui.allons.allons!.Votre grand-père est de retour?.\u2014I! est rentré tout à l\u2019heure.\u2014J\u2019ai hâte maintenant de lui dire.Elle l\u2019arrêta doucement : \u2014Oui.que lui direz-vous?\u2014Que je vous adore, ma Gilberte.que votre pardon m\u2019a fait renaître.Voyez plutôt; je ne me reconnais plus moi-même.Hier encore, je me serais cru incapable.\u2014Pauvre cher.Cest moi pourtant qui vous ai obligé.Ah ! Jacques, j\u2019en ai un remords maintenant.\u2014Vous avez donc un remords de m\u2019avoir donné la joie infinie de notre baiser d\u2019accordailles?.\u2014N\u2019est-ce pas, Jacques.il ne fallait pas que personne fût témoin.\u2022\u2014Et sur vos lèvres, mon aimée.j\u2019ai senti que je buvais la vie.\u2014C\u2019est duc bien vrai?.\u2014C\u2019est vrai.divinement.\u2014Mais.fit-elle en souriant de son joli sourire.plus alangui, à présent.non plus peut-être le sourire de la jeune fille, mais déjà celui de la femme heureuse,\u2014quand vous lui aurez dit cela, à mon grand-père?.\u2014J\u2019ajouterai que vous voulez bien être à moi.Vous le voulez, n\u2019est-ce pas ?.\u2014Ali! dans foute la joie de mon âme.Et après.que lui direz-vous encore?\u2014Dictez-moi donc mes paroles, fit-il un peu inquiet.car il ne voyait pas encore où tendait cette question obstinée.\u2014Jacques, répondit-elle doucement, tout ce que vous venez de dire.et que me rend si heureuse et si fière.c\u2019est notre joie à nous, cela.Ce n'est pas la sienne.Il venait de me retrouver, lui.Voulez-vous donc lui laisser croire qu\u2019il va me reperdre presque aussitôt ?Et, s\u2019attachant à lui, coquette, charmeresse, pendant qu\u2019ils reprenaient leur chemin, sous la futaie aux cimes encore ensoleillées et qu\u2019ils gagnaient lentement la maison sur la lisière du bois : \u2014Chancenay touche presque à Rochaiguë.et moi, Jacques.je ne voudrais pas m\u2019en aller plus loin que Rochaiguë. LE SAMEDI \u2014Oh ! chérie.vous aussi.vous avez donc ce désir?.\u2014Oui, je l\u2019ai, ardent.irrésistible.Je voudrais vivre ici.dans ce pays qui est le nôtre.dans cette maison qui est celle de nos pères.II murmura, les yeux mi-clos: Gilberte.la maison qui sera celle aussi des chers enfants que le bon Dieu nous donnera la joie d\u2019y voir grandir.Oui, fit-elle, rose d un émoi exquis, ceux à qui nous transmettrons, à notre tour, le nom dix fois séculaire.Et cest bien vrai qu il est irrésistible, ton désir.puisque je 1 avais, moi aussi.plus ardent peut-être encore que le tien.\u2014Lt alors.ils seront avec nous, les chers vieillards.à Rochai-guë s ils s y plaisent.Et si.\u2014connue je le redoute un peu,\u2014la grande maison redevenue ce qu\u2019elle était autrefois effarouche un peu leurs vieilles habitudes.leur simplicité sans gêne.Eli bien, quand nous les ennuierons de trop de bruit.de trop d\u2019obligations mondaines peut-être, c'est tout à côté qu'ils pourront reprendre haleine.chez eux.d'où, si vite, ils seront chez leurs chers enfants.Alors.C\u2019est donc cela qu\u2019il faut dire à votre grand-père, ma Gilberte?Et à petit père aussi, oui.parce qu'il n\u2019v aura de joie à Chan-cenay que si leur Gilberte ne va plus loin que chez.,.Il ne la laissa pas achever : .One chez elle.Car il était déjà à vous pour moitié, chère, le château de Rochaiguë.\u2014Alors, Jacques, rebâtissons vite notre château.qui 11e sera plus en Espagne.\u2014Non, ma Gilberte, il est en paradis.Deux ans ont passé depuis que le pardon de Gilberte s\u2019est scellé sur les lèvres de Jacques.On ne reconnaîtrait plus aujourd\u2019hui le château à moitié réédifié où, dans un étrange et hétéroclite changement, on vit reparaître, après vingt ans, ceux qui, depuis l\u2019année terrible, n\u2019étaient plus revenus à la Bussière.Ou plutôt c'est à présent que les vieux du pays reconnaissent l'ancien château de Rochaiguë.Avec un souci pieux de le rétablir tel qu\u2019il existait au temps de sa splendeur, ses maîtres d'aujourd\u2019hui l\u2019ont reconstruit, imposant, monumental,\u2014toujours appuyé à ses vieilles tours défiant les orages du ciel et les tempêtes des hommes,\u2014toujours élevant fièrement ses toitures d ardoises bleuâtres où les girouettes de fer curieusement ouvragé grincent, la nuit, lorsque le vent souffle en tourmente.Maintenant le parc a reverdi ses pelouses où les massifs fleuris mettent leurs notes égayées.Maintenant, comme jadis, c\u2019est dans la vaste demeure le mouvement et le bruit de la vie.Et lame de Rochaiguë, c\u2019est cette jeune femme blonde qu'on 11e voit guère sans apercevoir en même temps un beau bébé qui essaye déjà de s'échapper des bras de sa bonne pour trébucher sur ses petites jambes encore toutes maladroites.11 sera brun comme son.père, ce mignon, mais de sa mère, il a hérité de grands yeux d\u2019un bleu verdâtre.Il se nomme Gilbert, ce petit homme, et il fait la joie de son arrière-grand\u2019mère qui, maintenant, ne sort guère, \u2014 ses pauvres jambes sont si rhumatisantes!\u2014et dont !e suprême bonheur est de se faire apporter chez elle ce bébé qu\u2019elle nomme sans sourciller : \u201cle comte Gilbert\u201d, en ajoutant avec un orgueil attendri : \u2014Celui-là, il est deux fois Rochaiguë.Et c\u2019est une Rochaiguë en effet\u2014une Rochaiguë par la loi aussi bien que par le sang\u2014qu\u2019a épousée le marquis Jacques.La fille de Marthe n\u2019a voulu entrer dans cette maison, que par la grande porte.Solennellement, un jour, après jugement rendu par le tribunal de Wassv, en conformité à la jurisprudence établie par la cour de cassation depuis les désastres de l\u2019année terrible,\u2014elle a été admise à faire rétablir, sur le registre d\u2019état civil de la Bussière l\u2019acte de reconnaissance dont elle apportait la preuve par écrit et par témoignage .Et c\u2019est seulement alors que la fille du comte Gilbert a donné à son cousin le droit de lui dire \u201cma femme\u201d.Depuis ce moment, ils n\u2019ont guère quitté Rochaiguë.où ils vivent de la vie qu'ils aiment, lui toujours furetant ses vieux bouquins.toujours épris de ces choses de jadis.toujours passionné d\u2019apporter sa contribution\u2014déjà si appréciée\u2014au travail fécond de l\u2019élite intellectuelle qui jette, chaque jour, de nouvelles clartés sur les obscurités mystérieuses du passé.Comme autrefois, à la Bâtie,\u2014mieux encore qu\u2019autrefois,\u2014Gilberte est sa collaboratrice, car à force de s'aimer on se confond si bien l\u2019un dans l\u2019autre, que tout devient commun,\u2014jusqu\u2019au travail de la pensée.Et c\u2019est une grande joie d'orgueilleux amour pour Jacques, lors- 215 qu\u2019il prend dans scs mains cette blonde\u2014cette tète adorée\u2014et qu'il peut dire: \u2014Elle est mieux qu'à moi ; elle est moi,\u2014puisqua nous deux nous n\u2019avons qu\u2019un cœur et qu\u2019une âme.Et comme elle est restée gaie, rieuse,\u2014fillette encore parfois,\u2014 cette petite maman qui en sait si long sur la chronique d\u2019Odon d Ast et sur les voyages à Byzance du seigneur Foulque de Cha-selay ! Comme elle se garde d\u2019ennuyer Florcstan ou son grand-père avec de telles histoires\u2014bien sûre d'avance qu'ils lui répondraient : _\u2014Les poiriers du jardin de Chancenay sont tout blancs de fleurs.C est ça qui est plus intéressant qu'Odon d'Ast et sa chronique.Car, avec sa finesse de femme, elle ne s\u2019y était pas trompée: Ils n\u2019ont voulu, ni l\u2019un ni l\u2019autre, quitter la maison riante sur la lisière du bois.Ils sont enchantés de venir passer de longues heures à Rochaiguë où le bébé qui leur balbutie déjà, à tous deux, \"bon papa\u201d, les attire presque autant que sa petite mère.Mais ils aiment à la tombée du jour rentrer chez eux où les attendent Rose et la Gerbaudc qui bavardent comme deux vieilles perruches trop longtemps empêchées de jacasser à leur gré.Eh! oui! la vieille marquise est bien aimable.mais, quand elle est la, Florestan commence à s\u2019embrouiller dans des phrases trop belles.et Grégoire est obligé de renfoncer sa grosse pipe de bruyère dans sa poche.On est encore mieux chez soi.De sorte que, de toute la maisonnée de Chancenay, seul Castor a suivi sa maîtresse au château.Il s\u2019accommode parfaitement, lui, de ces splendeurs dont s'effarouchent les deux vieux.et il ne s'intimide pas aux grands airs de la douairière.Il connaît son droit de toutou et il sait qu\u2019un chien peut bien regarder un évêque.Mais quand le comte, la comtesse d\u2019Ormoy et leur chère petite Yvonne arrivent au château,\u2014car malheureusement, ils n'y sont pas toujours, eux,\u2014ah! comme en compagnie de M.Olivier, on y passe de bonne soirées ! Un soldat, celui-là, un officier qui aurait été général.commandant de coqrs d'armée s'il avait voulu.et si brave homme!\u2014sans morgue, sans façon\u2014toujours prêt à s mesurer au piquet avec Florestan, qui s\u2019y prétend maitre,\u2014toujours avec de joyeuses histoires de régiment à raconter après dîner\u2014au fumoir\u2014où il culotte aussi sa pipe d\u2019écume, le colonel !.Mais ils ne viennent qu\u2019au printemps.Ils passent l'hiver à Paris et l\u2019été ils sont à la Bâtie où, cette année, Jacques et sa femme iront eux aussi passer cinq ou six semaines, pour, de là, s'attarder quelques jours encore dans l'hôtel de la rue de Varcnne.Ali ! Dieu, ce n\u2019est pas que le temps leur paraisse long à Rochaiguë\u2014-ce n'est pas que Gilberte éprouve\u2014pas mieux que Jacques,\u2014 le besoin de respirer un autre air que celui de la forêt de Troisfon-taines;\u2014mais ils vont assister au mariage d\u2019Yvonne\u2014de la jolie petite sœurette qui a choisi son mari elle-même cette fois\u2014et qui a dit tout bas à Gilberte: \u2014Tu sais.je crois que je l\u2019ai bien choisi.Et puis, tout aussitôt, ils reviendront.Que feraient-ils à Paris?La grande ville 11e les intéresse plus.Ils y apprendraient peut-être que, tout dernièrement, François de Picrrefite a été condamné à deux ans de prison pour escroquerie.Que Bourguignon exploite toujours en négrier ses Folies Nouvelles!.que Bobctte chante encore à Y Alhambra avec plus de succès encore.et qu'elle dépense sa vie plus follement aussi.Que leur importe?Ce passé et tout ce qui le rappelle, ils l\u2019ont fui pont jamais.Au moment du mariage de Gilberte, Bobctte, un jour, a reçu une bague merveilleuse.un de ces saphirs qu\u2019elle aime tant voir scintiller à ses doigts.L\u2019écrin était accompagné de ces mots: \"Porte-la en souvenir d\u2019une amie qui 11'oubliera jamais que, dans \"ses mauvais jours, tu as été bonne et dévouée,\u2014qui te souhaite de \u201ctout cœur d\u2019être heureuse\u2014et qui t\u2019envoie son meilleur adieu.\u201d La folle créature a lu ce petit biilet, a poussé un soupir.Elle a murmuré : \u2014J'aurais mieux aimé qu'elle vint m'embrasser.Et puis, avec le hochement familier de sa tête rousse: \u2014T11 parles, ma fille.la marquise de Rochaiguë chez Bobctte.Le noble faubourg s\u2019en serait écroulé.Enfin.la bague est chic et Gilberte est gentille d'avoir pensé à moi.Et puis, pour attirer la jeune marquise à la Bussière, pour la ramener bien vite dans la chère maison\u2014la maison où on est heu reux,\u2014il y a encore un autre aimant.Les deux vieux sont là-bas, qui l\u2019attendent et qu'elle aussi a hâte de revoir. 216 LE SAMEDI Eli ! ils prennent, c\u2019est vrai, le temps en patience dans leur Thé-baïde de Chancenay que Gilberte a su faire si douillette\u2014si tiède\u2014 si fleurie.Ils s\u2019entendent même admirablement, ces deux êtres si dissemblables.Grégoire se risque bien quelquefois à taquiner le vieux ténor\u2014 un peu sournoisement.presque sans qu\u2019il s\u2019en, doute\u2014mais il a cependant pour lui cette sorte de déférence qu\u2019on éprouve pour les supériorités mystérieuses, celles, justement, qu\u2019on ne parvient pas à bien s'expliquer.Mais quand au milieu d'une partie de piquet Florestan cesse de mêler les cartes pour dire à Grégoire un peu impressionné quoi qu\u2019il en ait: \u2014Ga joie du triomphe, brigadier, je l\u2019ai connue en 1S59, à la fin d'une représentation où j\u2019avais pour partenaire madame Sébastian!, une grande.très grande.artiste.et où c\u2019est à moi cependant qu'une députation de la \u201cPhilharmonique angevine\u201d est venue \u2014en scène\u2014m\u2019offrir ce petit brillant monté en épingle, que, depuis, j\u2019ai toujours portée.Et Grégoire, sans y mettre de malice : \u2014Pendant qu\u2019ils y étaient, ils auraient bien pu vous le donner plus gros, monsieur Florestan.\u2014Pourquoi donc?Regardez-vous au métal de votre médaille militaire, brigadier?Les anciens ne donnaient au guerrier vainqueur qu\u2019une simple couronne de lauriers.\u2014Eh bien, monsieur Florestan, j\u2019aime mieux ma médaille.D\u2019abord, elle rapporte cent francs.\u2014.et la gloire.N\u2019oubliez pas la gloire, brigadier.Et comme, à présent, les cartes sont bien mêlées : \u2014Coupez, monsieur Grégoire.FIN.des Noms Historiques\u2014Numéro de Noël Liste des heureux concurren ts et noms des gagnants RKl\u2019ONSKS EXACTES Lafontaine, Plessis, Garneau, Iherville, Mercier, Laval, Papineau, Bonrget, Crémnzie, .Salaheny, Cliapleau, Cartier.(Plusieurs ont mis Chameau au lieu de Cliapleau \u2014 deux hommes politiques de grande importnnoe et ayant droit à notre souvenir \u2014 et ils ont été comptés comme bons.) Voici les noms des dix personnes qui, favorisées par le tirage au sort, ont droit à 50 oents on trois mois d\u2019abonnement : Mme F X Gagnon, 142 St-Denis, Mlle.Pauline, 76(> St-Denis, M A A Monday, 130!) Notre-Dame (Montréal), G Gauthier ( Desohambault, Que), W Cbamberland, Balmoral Hotel (Farnbam, Qné), Mme H Pinard (Grand\u2019Mère, Qné), A Frédériok, 48!) St-Jean (Québeo), Mme L Blanchet (Ste-Anne de la Pocatière, Qné), A Four-nel, 124 lCironae (St-Sauveur de Qaébeo), C Pariseau, 38!) Field St (Fall River, Mass).Ces personnes sont priées de passer à nos bureaux pour réclamer leurs prix, 011 de nous écrire, en donuant leur adresse bien lisiblement, si elles préfèrent l\u2019argent ou l\u2019abonnement.Ont trouvé la solution juste : Mmes F Allard, H Bouchard, Bourque, M Desjardins, E Dé/.iel, F X Gagnon, H Giioux, R Goulet, R A Joly, F V Lacroix, J G Lamarche.W Lapierre, J A Lebojnf, G Poirier, .T Roy, Savard, Mlles M André, B Ar-ohanibault, N BoauBoleil, A Bédard E Bernier, M Boileau, M Boaohard, M R Brassard, B Cloutier, B Corbeil, E Corbin, E Courteau, Y Dopras, A Dnpni°, A Fan-teux, G Ganvreau, A Harel, G Hould, A Jallet, V.Jérôme, C Jodoin, M R Lallain-me, Y Lamontagne, D Lapierr -, R Lapierre, T Leblanc, A Lsfebvre, A Mailloux 2f, M L Monty.A Moranville, Pauline, D Pelletier, M Perron, F Rat'lié, .1 Ratthé, L Rntthé, F Riendenu, A Routhior, M Sévi-gny, FA Turootto, Vadboncœur, A Vallée MM A Alexander, L Allaire, C A Arohnm-liault.A Anrnond, J Barrière, D N Beau din, J C Bélanger, J P A Bélanger, E Bel-leau, J P Blanohet, A Boileau, E Boivin, A Boulet, E Bonrassa, L Bronssean, J Cardinal, J A Cliaplean, M C Danis, G Delis-le, G et M Dcmeis, G A Denis, J A Désau-tels, E Dé/.iel, LJ Drolet, G Duval, A Fi-set, R Faucher, J O Gareau, L H Gar\u2019épy, R Germain, B Girard, H Hamel, E Joly, ,T L Labbé, L Lacroix, J L D Lafrenière, G Lojcunesse, A Lange vin, J Latonr, J A I.e- Près de 1,600 personnes so sont essayées à ce conoours et près de 600 ont réussi.Montréal a fourni 120 bonnes réponses, ce qui est une excellente proportion.Le Canada aveo 3'27 fait bonne figure, mais nos compatriotes des Etats-Unis n\u2019entrent en ligne de compte que pour 3!).Encore faut-il déduire de ce nombre, déjà lamentablement restreint, les téponses envoyées par des Fiançais, des Belges et autres personnes étrangères à notre raoe.Blano, T C Lemaire, A L\u2019Heureux, L Ma-rien, J A Mercier, A A Monday, A Payette, A Picard, J Picard, P Ploufife, A D Porcheron, C Primeau 2 f, H Protean, R Ro-billard, A Roussel, J Routhier, L Savard, U Savard, A Sauvé, LTrudel, L A Trudel, L Thibert, A C Théoret, E Vadboncœur, E J Valiqnette (Montréal), A Jubainville (Aliuntsio), Dme LG Dionne (Amqni), Dlles B Baril 2f, B Lambert, Mr O Baril ( Arthabaskaville ), L Couillard ( Beauce-ville), P Manny (Beauharnois), A Demers (Bedford), Dlle J Allard (Berthieiville), Dhicb Dr M Gravel, F Lacroix, Dlle A Côté, Dr J E Bélanger, J P Caron, L Lavoie, O OuelletSf, W Ouellet, L A Pinault (Bic), A Thibault (Bienville), Dme L G Pinault, G T Perron (Campbelltou, N B), Dme W Dubé, Dlle À Perreault (Cap de la Madeleine), Dlle A Riendean (Chambly Bassin), Dlle M de Launière (Chambord), Dlle B Tessier, L Pedneault (Chicoutimi), Dlles N Audet, B Boulay, O Fournier, MM G E Boulay, L T Lemieux, T Lemieux (Coati-cook), J A II Sauvé (Cotean du Lao), H A Théoret (Côte des NeigeB), Dlle C Gauthier (Deschambanlt), Dlle G de Carufel (Delo-rimier) M A Thibeault (East Hereford), Dme G Cordeau, Dlle R Champigny, O A Bériau, W Cbamberland 2f ( Farnham ), Dlle I Lebel (Fort Coulonge), A Beaulieu ( Frnserville ), Dme H Pinard, J E Gui-mond, L Pinard (Grand\u2019Môre), Dme J A Lafontaine 2 f, Dlle H Buisson (Grandes Piles), A M Blais (Ham-Nord, Qué), Dlles Y Charbonnean, M Séguin, J E Laiiamme (Hull), Dlles G Boulet, A Letourneau, Mr S Ferlaud ( Jaoques-Cartier ), A Boivin (Jeune Loretle), J A MoConville (Jolietto), H Phaueuf (Iberville), Y Michaud (Isle Verte), Dlle J Urauger (La Broquerie, M), Inconnu (L\u2019Acadie), R Valois (Laohute), Dme J A Milette, Dite H Bessette (Lao Mégantio), Dlle E Gosselin (L\u2019Ange-Gardien), C E Dagenais ( L\u2019Assomption ), A Sauvé (Les Cèdres), D Dussault (Les Eou-reuils), Dlle H Brochu, L P Cloutier, P Dupré, F Jonoa-, L Roberge (Lévis), J Rouleau (Limoilou).Dlle L Caron, W Caron (L\u2019Islet), Dlle E Bédard (Lothinière), Dme A Lnpien, Dlle L Bélair, C Charbon-nenn (Louisnville), A Préfontaiue (Lyster St» ), Dlles G Charlebois, C Marohildon (Maisonneuve), J A Fontaine (Maniwaki), C Potvin (Médecine Hat, Arsa), Dme N S Massé ( Mount Johnson), Dlle S Bender (Montmngny), J I) Moisan (Napierville), A Lefebvre (Nioolet), DmeB J E de Lafontaine, A Fortin, Dlles E Archambault, R Archambault, F Bédard Bmohési, M J Cloutier, R D\u2019Auray, C Desjardins, M Lepage, A Samson G Sawyer, MM B Archambault, J li'ais, W Fortin, M Hudson, | J L Lavoie, L J Poulioè, R Roy Ottawa), Dm es P Légaré, A I Tanguay, A Tremblay, Dlles L Ainyot, I Amyot, E Bélanger, J Boldnc, J Chaperon, E Conillard, A M Delisle, Y Dessaint, I Donati, Y Fagny, Ganvreau, M L Goulet B Laperrière, L Lepiue, F Paqnin, A Roy, A St-Hilaire, MM L Amyot, R Amyot, J B Beauregard, J A Bédard, R Bédard, A Charest, H Cha-teauvert 2f, H P Cloutier, A B Cotnoir, C Darveau, R Dion, A Eiédérick 2f.J R Gaudin, R Gauraond, A M Genest, C Gi-guère 2f, O Gingras, A E Jutras, M Lan-glais.A Langlois, J B 1 anglois, L Létour-neau, E Lindsay, G E Marquis N Maison, A Morin, A Paquet, J Paquet, E Parent.J W Pelletier, R Poisson, A Ponliot, J P H Ponliot 2f, J Rousseau, J A Roy, L Roy, I Vallée, T J B Vidojsevicli (Québeo), Dlle C Ally (Pierreville), Dme A Mathieu, Dlle E Tardif, Mr I Fortiu (Plessisville), Dme J B Magnan (Pointe aux Trembles, Qué).Mlle M M Lomyre (Pont-Maskinongé), Mlle C Champagne (Rigaud), Mme A Couillard, A P Letendrc 2 f (Rimouski), Mlle L Lavoie, C Mercier (Rivière du Loup), Mlle A Leblanc (Rivière Trois-I\u2019istoles), W des Rosiers (Rockland, Ont), M A De Fny (Sault-au-Récollet), Mlle J Bourque, E Gagnon (Sherbrooke), Mme A Lemay, Mlles C Bibeau, M J Fran-cœur, E Héroux, F' A Austin, E Ftignan, II Lurglois, A Laperle, E Lizotte, J A Lizotte, 1 T Roherge (Sorel), Mlle G Boisvert (Stan-fold), Mlle A M Angers, A Lecleic (St-Ambroise), L Lugue (Ste-Anne de Bellevue), Mlles L Blanchet 2 f, A Maurais, L E Cour-cy, A Esnouf, L E Levesque (Ste-Anne de la Pocatière), Mlle T Adam (St Césaire), C A Gosselin (St-Charles, B.dl ), Mlle C S San loirc (St-Chiysostôme), Mme J N Denis (Ste-Cunégonde), Mlle A D Pelletier )St Edouard, Mont ), J A E Roch (Ste-Hisabeth), Mlle A Desjardins, J A Godbout (St Eloi), Mlle M T Blanchet (Ste-Flawc), Mme J E Biion (Ste-Gcneviève de Batiscan), Mlle E Lamour-ux (Si Guillaume ri\u2019Upton), E Boivin (Ste-IIé-lène), Mlle L Morissct (Ste-Hénédine), Mlle B Robert, F Carier 2 f, G Cartier, G Leroux (St-Henri de Montiéal), A Deslauriers, L Vaillancoort (St-Henri de Lévis), Mme P Roy (St-Herménégildc), Mlles B Campbell, M B Gravelir.e, C Mignnult, A P.ilardy, A Paulet, V Tétrauh, M Vaquié, J E Iléon, II Larivière, T M, J C Raymond (St Hyacinthe), Mme A Gauvreau (Sl-Isidore, Dorch.), Mlles M Coderre, S Onion, O Coderre, R Dubois (St Jacques-l\u2019Achigan), Mlle R S Brunet (St-Jean des Piles), Mlles R Galipcau 3 f, A Drouin, M A P Laplanie (St-Jc ôme), Mlle A Guenet (St Joseph de Lévis), J II Tu'geon (Si Lihoire), Mlle A Duveinay (St-Marc), Mlle II Piéfontaine(Ste-MargueriteStn), Mlle M Ferland (St-Maxime de Scott), Mme G Simard St-Michel de Bellechasse), R Fontaine (St-Michcl deRougmotil), E Landry (St-Nor-berl, Man.), Mme U Lambert (St Rohert, Berthier), A Frcve (St-Paschal), Mme E E Piclié, Mlle J A l\u2019roulx (St-Raymond), A Col-1-1 te- (St Rémi), A P Paulet (St-Robert), Mlles M J Croteau, M A Laberge, W Blouin, F E A Caron, Z E G'guère, D Kiiouac, F Langlois, F X Langlais (St-Roch de Québec), Mlle A M Dubuque, R Demers (St-Romuald), Mlle B Labelle (Ste-Rose), Mile M Lacroix, A Fournel 36, O Garneau, D A Gauvreau, A Lepine (St-Sauveur), Mlle I, Lalande, J Lalande (Ste Scholastique), P Héroux (S:-Sévè-re), Mlle M L Grandbois, R Chouinatd (Ste-Thècle), Mlle R de L Coulu, Il Coutu, R Coutu ( Saint - Thomas de Joüet.te ), G E Ally ( Si Thomas de Pierreville ), Mme J W Paquin, Dr J W Faquin (Ste-Ursule), Mlle B Piché 3! (Terrebonne), L Rioux (Trois-Pisto les), Mme J A Robillard, Mlle Alice Pothier J P Boismont, R Héroux ( Trois-Rivières ) Mlles II Doray, A Guionnet, A Daoust (Val leyfield), Mlle A Valois (V.doisville), Mlle B Castonguay (Vaudreuil), Mlle B Laporte (Ver-chères), J Archambault (Verdun), Mme C A Morin (Viauville), L Couillard (Victoriaville), Mmes P Hamel, A D Verreault, Dlles B Couillard, L Dupuis, S F\u2019rancreur, M L Hamel, M E Verreault (Village des Aulnaies) A Dagenais 2 f, P Favreau (Ville St-Louis) Mme Landormy - Féron ( Winnipeg, Man ) Mlle C Brodeur, D B Brunelle 2f (Arctic Cen tre, R I), L Roger (Détroit, Mich), J B Bou cher (Dunseith, Dak), Mme A Bouvier, G Gagné, E Lussier, J A Paradis, C Pariseau A Pauihux (Fall River, Mass), Mme F Guille mette, Mlle A Beaudry, WJ Beaudry (Holyo ke, Mass), P Marcheterre (Hudson, Mass) Mme P Boisjoly, A Poitras, J Samson (Law ronce, Mass), Mlle Langlois, L Brouillette 2f, H Cinq-Mars (Lowell, Mess), R Boucher, E Chapdelainc, L GeofTrion (Manchester, N II), Mlle A Michaud, J E Fontaine (Natick, R I) Mlle E Bouthillet, L P Berthiaume (North ampton, Mass), J Bourget, A White (Nouv.Orléans, Le), D St-Onge (Putnam, Conn), E Turgeon ( Somersworlh, N II ), A Vincent (Warren, R I), Mme I B A Savard, J Bonin, O Sylvestre (Woonsocket, R I), Mlle R Brochu, G Meunier (Worcester, Mass).Des chercheurs voudraient retrouver la dépouille de Mirabeau.On sait qu\u2019elle fut, par la Convention, expulsée du Panthéon.Suivant nombre de témoignages, elle aurait été déposée dans le cimetière de Clamart, et c\u2019est là qu\u2019on la cherche.Or, voici qu\u2019un érudit produit un témoignage suivant lequel il faudrait douter même que le corps du tribun eût été jamais déposé au Panthéon.D\u2019où il suivrait, naturellement, ' qu\u2019il ne peut pas être à Clamart.I2t voilà comment les hommes illustres peuvent, après leur mort, connaître le sort des hommes obscurs et des pauvres miséreux : le partage de la fosse commune où tous se confondent.Oil O 112 Pue Vil»» Corn 9 Uurtfitf montmal B9^C "]
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