Le samedi, 1 juin 1905, Supplément 3
[" FEUILLETON DU SAMEDI i T\"\"\"\"TT*1\"\u2019 1 .Vol.XVII, No 2.24 juin 1003, L\u2019Accusateur Imprévu to No I.PREMIERE PARTIE X.\u2014PREMIÈRES TERREURS (Suite) N est ce pas une plaisante histoire, Excellence?demanda Gra-nella.1/C Caron ne répondit pas et continua à parcourir la page du journal qui décrivait la maison du chapelier, sa famille, le nombre de ses enfants, 1 usage qu il entendait faire de son argent, etc.Du prêtre, on ne disait rien autre, sinon qu'il s\u2019était envolé.Vous deviez savoir quelque chose de cc prêtre, don Ciccio, dit Granella se tournant vers un petit vieillard qui attendait son tour dans la boutique., C était ce même don Ciccio Scnotto, le propriétaire de la maison, à qui le prêtre avait envoyé une lettre.Tout le monde le connaissait pour le grand \u201cchicanier\u201d ou avocat des prêtres et des pauvres, homme rusé, tenace, ennemi fies journaux libéraux et des scélérats.~ Je sl'is certain qu il est parti; mais ne croyez pas aux journaux qui prennent plaisir a tromper les gens.Lisez le Peuple catholique, la seule feuille autorisée par l'archevêché.C\u2019est là que vous trouverez la vérité.Le prêtre était mon ami et il me pavait ponctuellement son loyer.\\ ous payait-il avec trois bons numéros?demanda en riant un autre brave homme, que Granella avait salué du nom de Nunzianto.Le Caron , qui tendait 1 oreille, en regardant dans la glace, reconnut dans cet homme au gros ventre et au nez spongieux le notaire qu il devait amener avec lui à Santafusca pour dresser le contrat avec le prêtre.Il avait eu plusieurs autres fois besoin de lui, car il rendait volontiers service aux victimes fie la fortune et prêtait à intérêt raisonnable.Don Ciccio et don Nunziante étaient fie vieux amis et concurrents, mais, dans 1 intérêt commun, ils s\u2019entr\u2019aidaient volontiers.Ils connaissaient l\u2019un et l\u2019autre le prêtre Cyrille.Don Nunziante, pourtant, était gros, large d'épaules, avec une forte voix, tandis que le \u201cchicanier\u201d était petit, avait le ventre plat comme une planche, était emporté, ergoteur, nerveux comme une sonnette électricjue et portait toujours un cylindre blanc au poil ébouriffé.On dit qu il est allé à Rome porter le denier au pape, s'exclama flou Nunziante.Le prêtre Cyrille a étudié la nécromancie pour prendre de 1 argent au gouvernement et le donner au pape.N\u2019est-ce pas vrai, flou Ciccio?\u2014Vous parlez comme un journal libéral, répondit avec colère 1 \u201cchicanier\u201d.La nécromancie est un art diabolique, et l'Eglise n\u2019a pas besoin de pareilles ressources.\"Pt portae iiiferi non pracrale-buut.\u201d Comprenez-vous encore le latin?\u2014Vous a-t-il écrit où il se trouve?.\u2014.H m\u2019a écrit et ne m'a pas écrit, flit avec hauteur le hérissé don Ciccio.Cc qui m irrite, c\u2019est fie voir le mépris jeté sur les choses sacrées et dignes de respect.Croyez-vous au moins qu il reviendra?Le monde fait mille suppositions plus mauvaises les unes que les autres.\u2014Le monde, le monde, le monde.le monde! Don Ciccio fit un demi-tour par la boutique, accompagnant chaque exclamation d\u2019un sourire plein de dépit amer.11 sentit le besoin de tirer fort sur son gilet à fleurs, avant de l'accrocher à la patère.Le cylindre resta accroché encore plus ébouriffé qu\u2019avant et semblait s associer à son maître dans son acre mépris pour le monde et pour les libérâtres.\u2014Excellence, vous êtes servi.Le Baron , qui pendant ce temps, avait perdu le sentiment de (1) Commoncé dans lo numéro du juin 1905.soi-même, se secoua, se leva avec effort du fauteuil, se renferma dans une morgue aristocratique et s\u2019avança gravement.Don Nunziante, qui le reconnut, s'inclina respectueusement et courut soulever la portière.Le \u201cBaron\" sortit, raide, tout d\u2019une pièce, et se mit en marche vers une destination ignorée, sans autre but que de dénouer ses articulations et de se mettre le sang en mouvement.Il avait éprouvé une grande terreur quand il avait cru d'abord qu'on avait découvert son crime.Il se sentait vraiment brisé par tout le corps.Ce sont fies secousses imprévues de tremblement de terre qui renversent les édifices et tordent fies verrous de fer.\u2014Levant les .veux vers le ciel, il essaya de se transporter mentalement dans l'espace infini.Il était stupide de tant souffrir pour quatre mots imprimés sur un journal; et il se convainquit encore que le vieil homme n\u2019était pas mort en lui.Peu a peu et à mesure que l'air vif de la rue lui frappait le visage, il commençait à voir sa situation, non seulement sûre, mais en quelque sorte améliorée.Cette histoire du terne et du demi-million arrivait à propos pour rappeler l\u2019attention du public et des journaux sur le prêtre Cyrille, et elle expliquait en même temps sa disparition subite.Le prêtre Cyrille avait pris sa volée pour fuir les persécutions des ignorants et des méchants et il avait tout intérêt à demeurer caché.Qu il se passât un peu de temps, et personne ne penserait à lui.Lors même qu\u2019on trouverait son cadavre, ne croirait-on pas qu\u2019il était tombé dans les mains des camorristes?Entraîné et poussé par ces pensées, le baron se trouva sans le savoir au Marché.11 lui sembla que c'était une bonne idée que d\u2019aller lui-même s\u2019informer du prêtre Cyrille auprès d\u2019une femme qui soignait un poupon sur le seuil de la maison où habitait le prêtre.\u2014Le prêtre Cyrille demeure ici?demanda-t-il en lançant un coup d'œil rapide et prolongé dans l\u2019escalier humide et noir.\u2014Il est parti, Excellence, dit la femme.\u2014Où se trouve-t-il?\u2014Qui le sait, Jésus!.La femme fit un de ces gestes vagues par lesquels le peuple de Naples résume tout ce qu il pense et qu'il ne pense pas.11 ne lui parut pas que flans le Marché tout fût en révolution, comme le disait le Piccolo.A Naples, les impressions sont fortes autant que passagères, rayons tic soleil sur l\u2019eau, qui éblouissent mais ne chauffent pas.En sonfmc, son mort, revenu un moment < la surface, devait, comme les novés.nlonee.rjiromptement au fond èt ne se réveiller qu'au jour du jugement.Avec cette conviction, il s\u2019en retourna d\u2019un pas leste et avec une allure superbe, presque de provocation, vers les gens qui venaient à sa rencontre et qui pensaient au prêtre Cyrille beaucoup moins que le baron ne l'imaginait.Il acheta tous les journaux de la veille, y compris le Peuple C atliohqiic, et courut chez lui avec le désir passionné de lire ce qu\u2019on disait de son prêtre.Ce n\u2019était point par peur, mais seulement par une curiosité comme une autre.XI.\u2014t.E REMORDS DE COXSCI EXCT.Don Antonio alluma pour la seconde fois la lampe devant le saint Sacrement, et une demi-heure après il la trouva éteinte de nouveau, comme si un esprit follet malin et envieux eût souillé dessus.En entrant dans l\u2019église, il trébucha une fois sur la marche Eh ! eh ! on ne voit pas beaucoup dans nos montagnes de champignons de cette espèce.\u2014Ce sont de ces chapeaux que portent les monscigneurs du Dôme, quand ils vont par la rue de Tolède.\u2014Don Antonio aura hérité de quelque pénitent.\u2014Il pousse donc des olives d'or sur les arbres de Santafusca?Don Antonio, rouge de confusion, s\u2019efforça de rire, mais il n\u2019eut pas le courage de dire qu\u2019il l\u2019avait pris dans la chambre du pénitent moribond.Un jeune prêtre, plus tenace que les autres, le prit à part et lui dit : \u2014Combien l\u2019avez-vous payé ?Don Antonio se défendit un peu, et, ne voulant pas en dire trop, indiqua trois fois cinq avec sa main ouverte.Il ne le dit pas de la bouche, mais ce fut un mensonge, un vrai mensonge à prendre avec des pincettes.En retournant chez lui, l\u2019âme pleine d'amertume, il disait, chemin faisant: \u201cTe voilà, prêtre, devenu voleur et menteur.On commence par transiger avec la paille et l\u2019on finit par avaler la poutre.Il ne suffit pas de prêcher la vertu pour être vertueux.Nous savons toujours trouver un sophisme à mettre dans la bouche de la conscience qui aboie.Toi, vieux pêcheur, tu tentes trop la patience de Dieu.\u201d Ive châtiment ne se fit pas attendre.Il n\u2019était pas encore chez lui qu\u2019une grêle terrible brisa et éparpilla toutes ses belles roses.\u20221^ ¥ ^ De ce moment, il lui sembla que tout allait mal, comme si le chapeau du diable avait apporté la malédiction dans sa maison.La nuit, cette ombre noire qui se dessinait sur le mur, et sur laquelle descendaient, dans les heures claires, les rayons de la lune, avait le pouvoir d\u2019interrompre son sommeil et de ne plus lui permettre de dormir.Cela ne pouvait durer.Il n\u2019v avait qu\u2019à le faire voler par la fenêtre.Et il était déjà prêt à donner suite à cette pensée, quand il vit sur l\u2019azur de la coiffe un cartouche avec une inscription disant : \u201cPhilippin Mantica, chapelier, Naples, Marché, 34.\u201d\t¦ ¦\u2014Nous sommes trop souvent bien infatués dans notre présomption.dit-il à Martin dans la sacristie.Nous avons tant conjecturé sur le propriétaire possible du chapeau, et c\u2019était écrit dessus !\u201d \u2014I/' nom de son maître y est écrit?\u2014Non pas celui de son maître, mais celui du fabricant qui l\u2019a fait, avec le numéro de sa boutique.Comme le chapeau est neuf, le sieur Philippin saura à qui il l\u2019a vendu, et je purifierai ma mai-sens du bien des autres.\u2014Vous êtes un juste de l\u2019Ancien Testament, dit le sonneur plein de componction.Et il promit de se procurer un bel étui de-bois ou de carton et de porter lui-même le chapeau à la gare.Comme il arrive dans les petits pays, la légende du \u201cchapeau du diable\u201d et de la sainteté du curé, répandue au dehors par l\u2019ex-capu-cin sonneur, fit le tour des maisons et des étables, et tous louèrent Dieu de leur avoir envoyé un pasteur de l\u2019Ancien Testament.XII.\u2014I,E FANTOME DU CHAPEAU Pendant quelque temps le baron mena une vie retirée et caressa l\u2019idée d\u2019aller au loin pour jouir des fruits de ses spéculations.Bien qu\u2019il s\u2019efforçât de reprendre la vie de Naples comme avant, il sentait je ne sais quoi entre ses pieds qui entravait ses pas.Tout cri, tout signe, tout prêtre qu\u2019il rencontrait sur son chemin, toute moquerie sur les prêtres étaient autant d\u2019occasions de peine, d\u2019anxiété, d\u2019inquiétude, sinon de peur. LE SAMEDI tr> Tous les jours il lisait les journaux et il était satisfait de voir que, après le petit incident du terne, son prêtre rentrait tranquillement dans l\u2019ombre.Les journaux ne parlaient pas plus du prêtre Cyrille que s\u2019il n\u2019eût jamais existé, et si une fois ils nommèrent le baron de Santafusca, ce fut pour annoncer son élection à la présidence du club des chasseurs.La ponctualité avec laquelle le baron avait satisfait à ses dettes d'bonncur lui avait restitué l\u2019estime des gentilshommes.Dix jours s\u2019étaient passés, longs comme l\u2019éternité; mais il avait toute raison de croire qu\u2019il pourrait également se passer, dix, vingt ans, après lesquels le nom du prêtre Cyrille serait complètement fondu comme un petit glaçon dans la mer.Un matin Madeleine vint annoncer pour la troisième fois la visite d'un prêtre \u2014Enfin, cria cette fois le baron, ne pouvais-tu l'éconduire?diable?\u201411 est là, dit Madeleine épeurée.\u2014Que veut-il ?\u2014Parler à Votre Excellence.Le baron hésita encore un peu par un reste de superstition, puis il dit: \u2014Eh bien, qu\u2019il entre.\u2014Voyons-le, ajouta-t-il ensuite- en lui-même, cet ennuyeux moucheron, qui depuis une semaine bourdonne autour fie moi.Tandis qu\u2019il provoquait le mystérieux personnage à se faire voir, \u201cle Baron\u201d sentit qu\u2019il avait besoin d\u2019un courage insolite, même pour recevoir un prêtre.Personne ne pensera qu\u2019il avait peur de voir eiîtrcr le prêtre Cyrille.Ce sont des choses qui se lisent dans les ballades allemandes, mais qui les croirait jamais?Toutefois il se fût dispensé de cette visite comme par une horreur instinctive du iioir.Il resta à écouter la\u2019 voix de Madeleine qui priait le visiteur mvs-térieux d\u2019entrer.Il entendit ensuite un pas délicat et glissant sur le plancher: puis la porte s\u2019ouvrit tout doucement.\u2014\u2018\u2018Licet\u201d?demanda une voix douce comme le miel.\u2014Entrez! cria \u201cle Baron\u201d d\u2019une voix forte, comme s\u2019il eût commandé un escadron de cavalerie.Il vit entrer un petit prêtre rondelet et gras avec une face onctueuse, portant un habit soigné et frais, ayant les mains grassouillettes et pleines de fossettes, et avec un maintien de grande cérémonie.Il s\u2019inclina, clignant les yeux: et mâchonnant ses mots, en les savourant comme celui qui mâche des prunes cuites, il dit: \u2014T\u2019ai l\u2019honneur tic parler à Son Excellence monsieur le baron Coriolan de Santafusca?\u2014Précisément, et j\u2019ai l\u2019honneur de.?\u2014Je suis monseigneur le Vicaire et je suis chargé d'adresser une respectueuse question à Votre Seigneurie de la part de Son Eminence monseigneur l\u2019archevêque.\u2014Asseyez-vous, je vous prie.Le baron fit quelques pas au-devant de lui, lui indiqua un fauteuil, en avança un autre pour lui-même.Le gracieux monseigneur ne voulut pas s\u2019asseoir le premier, le baron insista, et enfin après un peu de jeu de bascule, par respect et par obéissance, le prêtre céfla à scs aimables insistances, il s\u2019assit, déposa son beau chapeau de soie à trois pointes sur le bord du bureau, se leva deux fois les mains en l\u2019air, et les ouvrant tout d'un coup comme deux tournesols.il dit: \u2014Voilà! je suis venu pour savoir de Votre Excellence (toujours si cette indiscrétion m\u2019est permise), ce qu'il y a de vrai dans le bruit que vous voulez vendre votre villa de Santafusca.\u2014Il n\u2019y a rien de vrai, répondit carrément Son Excellence.\u2014.Je vous dirai le pourquoi de ma question.Son Eminence cherche aux environs de Naples un grand palais qui puisse convenir pour y installer un séminaire ou collège théologique, et qui servirait en même temps de villégiature pour le sacré chapitre.\u2014Je n'ai nulle intention de vendre Santafusca, répéta le baron.\u2014C\u2019est étrange, car à la curie on donnait pour certain qu\u2019un prêtre de Naples avait déjà donné à Votre Excellence une avance pour l\u2019acquisition, non seulement de la villa, mais aussi des terres qui eu dépendent.\u2014Hum! fit le baron, rappelant toute sa présence d'esprit.Et il pensa : \u2014Toujours ce prêtre ! \u2014L\u2019affaire était d\u2019autant plus à prendre au sérieux que celui qui devait faire l\u2019acquisition et qui disait avoir déjà acheté eu partie, était un homme pourvu d\u2019argent et était venu lui-même plus d\u2019une fois faire des offres au chancelier de la Sacrée Meuse.\u2014Ah ! monseigneur, vous voulez sans doute faire allusion au prêtre.Cyrille?Le baron prononça tous ces mots sur une seule note avec une intonation de plain-chant.C\u2019était la première fois que le nom du \u201cprêtre Cyrille\u201d (de l\u2019assassiné) résonnait sur ses lèvres, et il lui sembla que ce nom retentissait comme une trompette.\u2014Sensations! Il ne perdit pas toutefois les étriers, il fut même content que l\u2019on commençât à parler de ce mort comme d\u2019un vivant quelconque.\u2014Précisément, don Cyrille, répondit monseigneur.\u2014En effet, poursuivit \u201cle Baron\u201d d\u2019un ton de voix naturel, ce prêtre était venu me voir quelquefois, et nous devions combiner une course ensemble.Je me trouvais alors dans un moment de grands besoins.Puis tout à coup ce prêtre est parti.On dit qu\u2019il avait peur de rester à Naples, parce qu\u2019il passe pour un néeromant, un sorcier, un devin, que sais-je?(\"le Baron\u201d riait).La camorra y était mêlée, le jeu de la loterie, le gain d\u2019un demi-million; le Piccolo en a même parlé, et je crois aussi le Peuple catholique.Et voilà ce qu\u2019il en est, monseigneur.Il faut savoir que monseigneur ne lisait jamais les journaux, et qu\u2019il préférait dans ses moments de repos faire quelques petits sommes dans son fauteuil, au lieu d\u2019écouter les commérages de sacristie.On peut imaginer quelle figure il fit eu (intendant dire qu\u2019il se trouvait à Naples un prêtre néeromant, sorcier, camorriste, qui avait gagné un demi-million; un prêtre disparu.\u201cLe Baron\" lut la stupéfaction sur le visage et dans les yeux du prélat et s\u2019empressa d\u2019atténuer l\u2019effet de ses paroles.\u2014Je n\u2019ai vu qu\u2019une fois ce prêtre, mais comme aujourd\u2019hui j\u2019ai pu pourvoir autrement à mes besoins, je n\u2019entends pas vendre la maison de mes ancêtres.-\u2014Je le regrette beaucoup.Santafusca répondait à notre idéal, et la Mense eût été disposée à faire quelques sacrifices.Le chancelier avait presque promis au prêtre Cyrille cent mille lire pour l'immeu blc setd, mais aujourd'hui on serait disposé à donner encore plus.\u2014Le prêtre faisait une friande affaire! s\u2019exclama \u201cle Baron\u201d s1 parlant à soi-même.\u2014La maison a besoin de grandes réparations; il faudrait même construire toute une aile neuve.\u2022\u2014Je n\u2019entends faire aucune spéculation, répondit presque bruta lement le baron, à qui l'idée qu\u2019on pourrait remuer le terrain de Santafusca fit courir un frisson dans les os.\u2014Nous respectons les sentiments généreux de Votre Excellence.J\u2019en suis désolé pour nous, mais souvenez vous que dans le cas où vous en viendriez à vous y décider, vous trouverez en nous les meilleures dispositions.En attendant il sera avantageux pour les deux parties d\u2019écarter ce personnage, qui spécule avec si peu des prit religieux sur les besoins de l\u2019Eglise.Monseigneur le Vicaire, en disant \u201cécarter\u201d fit un geste d\u2019une telle courtoisie qu'il n\u2019eût pas offensé une mouche.\u2014C\u2019est aussi ce qu\u2019il me semble, an effet, je ne manquerai pas dans le cas.mais, comme je vous dis, je n\u2019ai pas l\u2019intention de vendre.\u2014Il ne me reste qu\u2019à vous demander excuse du dérangement, Excellence.Si vous vouliez connaître notre première offre, retenez que nous irons jusqu\u2019à cent soixante mille lire.\u2014Cent soixante mille! balbutia \u201cle Baron\u201d qui voyait l\u2019argent pleuvoir de tous côtés'.Pourquoi cette offre ne lui fut-elle pas faite le jour du 3?Hasard, hasard, hasard., tout est hasard! \u2014Je m\u2019en souviendrai, nous verrons.En se levant, monseigneur le Vicaire, au moment oû il tendait la main pour reprendre son chapeau déposé sur le bord du bureau, soit qu\u2019il butât dans le tapis, soit qu'il voulût se montrer trop cérémonieux, perdit un peu l\u2019équilibre, et heurta de la main dans la coiffe de son chapeau, qui sauta comme s'il était animé par une secousse électrique, tomba sur le bureau, et alla rouler contre le mur.Monseigneur, en ramassant son chapeau à terre, prit la même posture qu\u2019avait eue l\u2019\u201cautre\u201d, quand il s\u2019était courbé pour regarder dans la citerne.Même quand la porte se fut fermée, ainsi que les regards que monseigneur jetait sur toutes ses affaires, \u201cle Baron\" ne put détacher ses yeux du mur où était allé rouler le chapeau, il ne put se détacher du fauteuil sur lequel le tenait lié une pensée dure et coupante comme un fil de fer.Ce 11\u2019était pas l'impression répétée d\u2019un spectacle horrible qui rappelait sa peur.Non.On sait que les sensations se refroidissent, s\u2019évaporent; mais le curieux incident du chapeau, qui tournait comme une roue, suscita une réflexion, qui dans la terreur de ses autres pensées, 11c s\u2019était pas présentée d\u2019abord à son esprit, une réflexion très simple, banale, férocement banale, ayant la force défaire dresser les cheveux sur la tête à un homme qui se croyait arrivé au port.L\u2019\u201cautre\u201d aussi avait un chapeau sur la tête.Au premier coup du levier il avait sauté de même en tournoyant en l'air, et était aile tomber sur le tas de briques; mais qu'était il advenu de ce chapeau ?xin.\u2014peurs.Qu\u2019était-il advenu ensuite de ce chapeau?\u201cLe Baron\u201d s\u2019efforçait d\u2019évoquer une à une toutes les impressions de cet instant terrible.11 avait précipité le prêtre dans la citerne, il avait jeté du sable et de la chaux et encore du sable, LE SAMEDI 10 puis la pierre fut posée dessus et puis sur la pierre de nouveaux matériaux.Il avait cacher le levier dans la chaux, niais quant au chapeau.Béévoquant la scène de la cour, projetant sur ce triste lieu des llannnes imaginaires, il lui semblait l'avoir vu, entre les briques et le mur, se dressaiK comme une tache noire sur le rouge, mais il n\u2019avait pas pensé, par une fatale oblitération mentale, à rôter de là, à le détruire.de sorte\t\u2019e va it y être encore, entre les briques et le mur, tache noire sur le sang, triste oiseau accusateur.\"Le Baron\" commençait à le voir distinctement, comme s'il l\u2019avait réellement devant lui.Le renouvellement de cette impression avait tout d\u2019un coup ranimé une de ces sensations latentes qui se logent et dorment- pendant de longues années dans les cavités cérébrales jusqu'à ce qu\u2019une commotion plus vive les réveille d\u2019un coup et les fasse jaillir au dehors.Quoi qu\u2019il en fût, le chapeau du prêtre se dressait sur le tas de briques, grand, noir, difforme, poilu comme une obscène chauve-souris, comme un fantôme accusateur.\u201cLe Maron\u2019\u2019 courut tourner la clef dans la serrure, comme s il craignait que ses pensées ne voulussent s'enfuir par la porte.I! avait besoin de faire encore ses calculs.Il croyait avoir tout fini en tuant un homme, et tout était encore à faire, si même il était encore temps.Si le chapeau était resté sur la citerne comme pour dire: \u201cCi-git un prêtre\", rien d\u2019étrange à ce que Salvator, en faisant le tour de la maison, l\u2019eût trouvé.Mais Salvator était mort.Quand était-il mort?Il chercha dans de nombreux journaux empilés sur le bureau la lettre du secrétaire, qui semblait enfouie.Il fouilla, fouilla, la trouva (et tandis que ses mains la cherchaient, sa pensée continuait à rappeler son souvenir), il l\u2019ouvrit, elle était en date du 9.Salvator était mort le jour du 8.Aujourd\u2019hui c'était la date du.\u201cLe Maron\u201d leva les yeux sur le calendrier et vit encore le chiffre 4.Il 11e l'avait donc pas arraché déjà ce maudit chiffre?Qui prenait plaisir à le lui coller devant les yeux?Ou serait-ce qu'il faut croire aux esprits?Même ce 4 avait la forme du chapeau.Niaiseries! épouvantes d'un homme qui a la fièvre! \u201cLe Baron\" se la sentait venir la fièvre, ardente, et il s\u2019accroupit dans un coin, prit sa tête entre ses deux mains ouvertes, la tint ferme, et s'ordonna à soi-même le calme, la froideur, l\u2019esprit positif, l\u2019objectivité, en somme, de la réflexion.Qu\u2019était enfin cette loque de chapeau en comparaison de l'univers immense?Etait-il possible qu'il dût souffrir pour si peu de chose?Non, non, il fallait regarder les choses d'un œil philosophique et raisonner, surtout raisonner.Donc le prêtre avait été tué le jour du 4.Salvator était mort le 8.Aujourd'hui nous étions au 15 ou au 16 d\u2019avril.M s\u2019était donc passé dix ou douze jours pleins et il n\u2019apparaissak a aucun signe que le chapeau eût été trouvé.c\u2019est-à-dire, il pouvait bien avoir été trouvé par quelqu\u2019un, mais personne 11c pensait qu'il pût appartenir au prêtre Cyrille; personne 11e se doutait que le prêtre Cyrille fût mort.Mais de toute façon, ce chapeau resté par terrq était un péril.parce que le monde est curieux par nature.le monde.le monde.Cette expression lui lit venir à l\u2019esprit la figure de don Ciccio; et avec don Ciccio surgit inopinément l\u2019idée du gain fait par Philippin le chapelier.Quelque journal avait même dit que \"le Prêtre\" avait donné le terne en échange d'un chapeau.\"Le Maron\u201d sauta debout, il sentait que sa tête allait s\u2019enflammer.11 versa de l\u2019eau dans la cuvette, et y plongea sa tête.Il était horriblement grotesque qu\u2019un homme comme lui dût tant souffrir à cause d'un chapeau.I! n'était pas un Macbeth! Le premier tumulte passé, il commença à se faire quelques rai-sonnonur.ts plus clairs et à former quelques projets.Cm (.es nombreuses niées qui passaient dans sa tête comme des éclairs fut celle de ne pas laisser le châtiment l\u2019atteindre, et de picndro son vol vers d\u2019autres rivages; mais son esprit en vint ensuite à formuler un dilemme plus rationnel et plus utile.Qu l'on avait découvert le chapeau, et la justice avait déjà en main le corps du délit, et alors toute tentative de fuite était périlleuse.Si loin qu\u2019il allât, la main de la justice est longue.Fuir était s\u2019accuser.Si.au contraire, le chapeau gisait encore, comme il était naturel, sur la même place, il était plus prudent d\u2019y retourner.d'enlever cet épouvantail, qui une fois découvert pouvait entraîner une longue succession d enquêtes et d interrogatoires.Passé, comme j'ai dit.le premier tumuite qui eût brise toute autre tête, sa robuste constitution morale reprit l\u2019avantage du vent, et il commença presque à rire lui-même de cette comédie.\u2014Quelle sottise! disait-il, et si l'on découvrait même, non pas un, mais cent chapeaux, qui pourrait dire que le prêtre Cyrille a été tué?Et si l'on découvrait non pas un, mais cent prêtres, qui pourrait démontrer que j'ai tué le prêtre Cyrille?Et n'y a-t-il pas à Naples cent camorristes pour endosser ce coup?Ce qui importe, c\u2019est de faire en sorte que les gens n aillent pas trop rôder par la villa.Le secrétaire a encore la clef en dépôt, et comme le jardin est frais et ombreux, rien de plus naturel que les bons habitants de Santafusca aillent aux heures chaudes faire la sieste à 1 ombre de.-, vieux sycomores.\u201cLe Baron\u201d éprouvait à cette idée de nouveaux tumultes et des étouffements de sang.Si ce qu il pensait était vrai, déjà depuis huit jours au moins les bons habitants de Santafusca fréquentaient la villa.D\u2019abord avait eu lieu l'enterrement de Salvator, et comme les locaux des écuries étaient des endroits ouverts, rien de plus naturel que les enfants, entrant par curiosité jusque dans les étables, aient trouvé le chapeau du prêtre.\tf Il éprouva le besoin de sortir de chez lui et de respirer 1 air libre des rues.L\u2019air de sa maison était déjà trop imprégné de pensées mauvaises.Malgré tous scs efforts sur soi-même pour ne pas penser au chapeau, il rencontrait sur son chemin cent motifs qui le lui rappelaient.Il suffisait, par exemple, de la vue d\u2019un prêtre.s il cil vovait un autour d'une rue, il se hâtait de courir deiriere lui a travers les rues, au milieu des passants, jusqu\u2019au delà des maisons, le long du rivage de la mer.\u201cRien de plus naturel que des enfants, trouvant le chapeau du prêtre, l\u2019aient ramassé et rapporté dans le pays.Grande surprise! Un chapeau?A qui est-il?Où l\u2019a-t-011 trouvé?Dans la villa.Où?Sur un tas de briques.Portons-le à la cure.Là don Antonio a lu dans le Peuple cahotique que le prêtre Cyrille a disparu.Ce chapeau serait-il celui du prêtre?Portons-le au commandant -des carabiniers, ou plutôt au juge.\u201d \u201cLe Baron\u201d en pensant ces choses se représentait la scene toute vivante et courait lui aussi à la suite de cettc_ foule de paysans, et il croyait entendre leurs cris retentir dans sa tête.Les gamins, pour s\u2019amuser, plantaient le chapeau sur un bâton et tout le village descendait au prétoire avec cette bannière dressée en l'air.Et lui cependant courait, courait, comme s il voulait rattraper cette marmaille, distribuer des calottes et enlever le chapeau.Une fois il se trouva avec ces pensées sur la route qui mène à Santafusca, à une demi-heure de la ville.L ue force mystérieuse l'avait poussé vers la porte de Capoue, à pied, et de rue en rue, de sentier en sentier, il s\u2019était trouvé en vue du vieux clocher si connu.Quand il s\u2019arrêta, il se vit couvert de poussière, trempé de sueur, les vêtements en désordre, et s'épouvanta lui-même de sa folie.Il retourna à la ville et se rendit chez Comparicllo pour se donner un peu de force.L\u2019absinthe avait la vertu de chasser de sa tete les brouillards et de lui rendre le sentiment exact des choses.Il irait à la villa, mais non à pied, comme un vagabond.Il irait là dans les formes, avec une bande de chasseurs, ses joyeux amis.Il se sentait une forte tentation de défier le monde et le Père Eternel, comme Méphistophélès.Puis il réfléchit plus sagement que scs bons compatriotes le tenaient déjà pour un libertin, et qu'il convenait de ne pas troubler les âmes simples par un scandale: qu'il se ferait haïr, et que cela paraîtrait une offense à la mémoire du pauvre Salvator.Le mieux était d\u2019v aller seul, de s'occuper seul de ses affaires, de se montrer animé de bonnes intentions pour l\u2019avenir, de laisser quelques aumônes.Deux jours se passèrent dans ces luttes de ses pensées, tandis que, au dehors, il se montrait l\u2019homme gai et insouciant qu'il était avant, soit qu\u2019il allât au club des chasseurs, soit qu\u2019il dînât à l'\u201cEurope\u201d avec un ami.Usilli fit une fois cette observation: \u201cTu bois trop de poison vert, Santa, et tu fumes trop.\u201d Mais \u201cle Baron\u201d buvait et fumait sans en tenir compte.Le troisième jour, sentant qu\u2019il 11c pourrait plus vivre dans ces incertitudes (bien que le monde ni les journaux 11e parussent s'occuper de l\u2019affaire), il alla à l'écurie du manège Biagi, où il était très connu, prit en location un superbe poulain, traversa Naples par les rues les plus populeuses, faisant caracoler sa bête oû la foule était la plus épaisse, provoquant à dessein les imprécations des cochers et des merciers ambulants.Il voulait de cette manière que Naples le.vît gai, bien portant, triomphant, comme si rien 11\u2019était arrivé au baron de Santafusca qu\u2019il ne crût digne de lui.Pour dire la vérité il n\u2019était pas un homme dans la ville de Naples qui pensât encore au prêtre Cyrille et à son chapeau, sauf peut-être de temps à autre Philippin et les siens; mais le baron s\u2019imaginait que le monde 11e pouvait penser qu\u2019avec ses idées à lui et il lui semblait qu'il ne se montrerait jamais assez joyeux et désinvole.Il en vint au point que ses amis finirent par le trouver un peu ennuyeux.Quand il fut dans la campagne, il éperonna son cheval et vola presque une demi-heure courbé sur la crinière du généreux animal, qui 11c comprenait pas la raison de cette course.Mais \u201cle Baron\" ne voulait pas laisser croupir son sang en de longues réflexions.La journée était sombre, couverte de gros nuages épais et pleins d\u2019eau.Il soufflait un fort vent de mer.Bientôt commencèrent la pluie, les éclairs et le tonnerre sur la montagne.Arrivé presque en vue du pays, il mit son cheval au pas, et il était temps.La pauvre bête, qui n\u2019avait aucun crime sur la cons- V if 99 LE SAMEDI 17 cience, commençait à se montrer ennuyée de courir pour le compte d\u2019autrui.Il marchait au pas, sous une petite pluie froide et persistante, rpiand, levant les yeux, il vit soudainement devant lui la villa, large construction s\u2019étendant sur la pente, plus livide et plus triste que d\u2019habitude dans la teinte grise de l\u2019air, à travers le voile épais de la pluie.A la vue de cette maison, qui résumait une longue histoire de vicissitudes domestiques, et qui représentait aujourd'hui avec ses sombres murailles une si haute personnalité., \u201cle Baron\u201d s\u2019arrêta pour reprendre haleine, baissa la tête et éprouva le profond abattement d\u2019un condamné.D\u2019où venait cette tristesse?Du ciel et de la pluie?De sa conscience et de sa pensée?S\u2019il pouvait cesser de penser!.Il fit l\u2019observation que pour son compte il s\u2019habituerait aux conséquences de son acte, mais il fallait détourner toutes les occasions de faire penser les autres.Il fallait retrouver ce maudit chapeau.Il était arrivé au point de ne plus distinguer entre le mort et le chapeau.De ces deux figures farouches et hostiles, celle du prêtre n\u2019était pas la plus inquiétante.De prêtre\u2014le coupable le sentait confusément\u2014le prêtre pourrait pardonner; le chapeau, non.Ces nouvelles pensées, qui naissaient du champ du crime, submergeaient les autres pensées qu\u2019il avait eues dans sa maison.Le cheval n\u2019avançait plus.L\u2019orage montait de plus en plus derrière la montagne.Un grand rideau funèbre de nuages couvrait la colline et le rivage, et la pluie descendait en fils minces, en rafales, tantôt plus, tantôt moins serrée, à travers, les jeux des éclairs qui épouvantaient le cheval.\u201cLe Baron\u201d, levant les yeux sur l\u2019imposant spectacle de la nature courroucée, jusqu\u2019à la haute région du tonnerre et des éclairs, se sentit comme un fétu de paille en la puissance des éléments.Le sentiment de la fatalité, qui façonne et agite les hommes et les choses, dissipa, comme une lueur d\u2019éclair, les spectres romantiques de son enfantine superstition.Quelle faute commet la foudre en tuant le pauvre laboureur à côté de sa charrue?Hommes et foudres, nous sommes les exécuteurs aveugles des forces universelles.En avant ! Le cheval hennit, secoua sa crinière, et Son Excellence le baron Coriolan de Santafusca entra parmi les maisons du village du ]ms et avec l\u2019âme d\u2019un vainqueur.-Le bruit des sabots ferrés sur les cailloux appela l\u2019attention des gens.Tous reconnurent \"le Baron\u2019, et fiers de lui furent ceux qui le voyaient.Des boutiques et des fenêtres sortirent les têtes, les bérets, les coiffes des curieux, et ceux qui étaient dans les rues s\u2019inclinèrent jusqu\u2019à terre.\u201cLe Baron\u201d entra dans une impasse et arrêta son cheval j>our laisser passer le mauvais temps.La pluie tombait mêlée de grêle à grand bruit sur les toits, les murs et les chemins, bouillonnant, gargouillant dans les rigoles étroites.\u2014Qui de vous va me chercher le secrétaire?dit Son Excellence.Un petit garçon partit comme un lièvre, et deux minutes après Jervolino, le secrétaire, vint en pantoufles, sautant les flaques d\u2019eau, et salua le baron.Celui-ci cependant avait demandé aux personnes présentes quelques renseignements sur la mort de Salvator et sur la récolte des olives et du vin.Les plus vieux® lui répondirent dans leur langage imagé que les bons temps étaient morts, que la froidure avait mangé les oranges, que les fils ne gagnaient plus des boucles d\u2019oreilles pour l'amoureuse dans la pêche du corail, que le \u201cgrand gournement\u201d emportait tout avec les taxes.Sous les grands bérets de laine rouge et sous le vernis noir du soleil et du temps, \u201cle Baron\u201d reconnut quelques anciens camarades d\u2019enfance, heureux âge où les jeux nous rendent tous égaux.Il promit des temps meilleurs pour Santafusca, et donna à entendre qu\u2019il pourrait un jour ou l\u2019autre s\u2019y réinstaller.\u2014Plaise à Dieu et à la madone! s\u2019exclamèrent hommes et femmes avec tant de sincérité qu\u2019il en fut presque ému.Martin avait couru porter la grande nouvelle à don Antonio, qui se disposait à se mettre à table, et comme la pluie paraissait vouloir cesser, le bon prêtre descendit lui aussi de la cure pour aller saluer l'Illustrissime.Il s\u2019agissait d\u2019un si grand seigneur qu\u2019il n\u2019osa pas se présenter avec sa vieille soutane verdâtre et poussiéreuse, non plus qu'avec sa calotte de laine qu\u2019il portait dans sa maison ; mais comme le chapeau neuf n\u2019était pas encore parti, plutôt pour le décorum de son ministère que pour lui-même, il alla à la rencontre de Son Excellence avec le chapeau du mort.XIV.\u2014UNE VISITE AU MORT Un léger nuage passa sur le visage du baron à la vue du vénérable vieillard qui l\u2019avait baptisé, et qui, à cette heure, descendait plein de respect avec le désir de lui baiser la main.\u2014Que faites-vous, don Antonio?s\u2019exclama \u201cle Baron\u201d en retirant avec une sorte d effroi sa main que le vieux pasteur avait déjà prise dans ses mains.Il eût voulu se réveiller d\u2019un songe pénible, et se retrouver vraiment le seigneur, le protecteur, le bienfaiteur, la bénédiction de sou village, le représentant de la Providence, le défenseur des faibles, le soutien des affligés.Dans la nausée du mal, il invoquait le bien comme un port de refuge et de repos.Peut-être un paradis terrestre existe-t-il au delà de ce port, mais qui le nie ne le mérite pas.Ces idées passèrent confusément, comme dans une brume, tandis que, précédé du secrétaire, il s\u2019acheminait vers la villa.Chemin faisant, Jervolino lui raconta qu\u2019était venu chez lui un certain Georges, se disant neveu de Salvator, avec une lettre (pie son oncle lui avait écrite un mois avant de mourir, et dans laquelle il le faisait héritier de quelques petites chosess et d'un vieux fusil.\u2014Je connais le jeune homme et je savais que Salvator avait l\u2019intention de lui laisser son peu de hardes; de sorte que j'ai cru devoir les lui donner avant-hier.Ai-je mal fait.Excellence?\u2014Vous avez bien fait, dit \"le Baron\u201d Où demeure ce jeune homfiie?\u2014A la h aida, là-haut, Excellence, et il tient une auberge dite \u201cdu Vésuve\u201d.\u201cLe Baron\u201d sauta à bas de son cheval, attacha la bête à une grille, et remercia le secrétaire, en lui mettant dans la main un écu d\u2019argent pour ses services.L\u2019autre accepta en s\u2019inclinant et se disant entièrement à son service.Et il se retira.Le baron, la pluie ayant cessé, resta un moment sur la place devant la maison et contempla l\u2019horizon, où les nuées humides et déchirées laissaient voir quelques pans du ciel bleu.Ses pieds, enfoncés dans le gravier humide, lui semblaient inertes.11 se demandait pourquoi il était venu.Il ne s\u2019en souvenait plus.Qaund la mémoire lui revint, il sentit un frisson glacial et l\u2019entreprise lui parut plus ardue.que l'autre fois.Car enfin il s'agissait de retourner sur le lieu de l\u2019événement, à douze ou quinze pas au delà de la porte de l\u2019écurie, et de voir s'il s\u2019v trouvait un chapeau; et il lui semblait que ses pieds étaient morts; que ses jambes étaient de plomb, son cœur froid, resserré et dur comme une pierre.\u2014-Quel stupide! s\u2019exclama-t-il en secouant cinq ou six fois la tête, et il marcha vers la villa.11 ouvrit avec une petite clef l\u2019es volets de la terrasse et s\u2019arrêta dans la galerie du rez-de chaussée, où il avait attendu l\u2019autre fois le prêtre Cyrille.Par les propos entendus et par le joyeux accueil qui lui avait été fait, il avait pu se convaincre que personne à Santafusca ne savait rien du prêtre ni de son chapeau.Une triste espérance renaissait dans son cœur et un certain sentiment d\u2019attendrissement s\u2019elïorçait de briser l\u2019écorce endurcie de son vieux scepticisme.Le printemps était dans son épanouissement.Les Meurs naissaient partout, dans les près, dans les buissons, sur les arbres.Une chaude odeur de terre arrosée s\u2019exhalait des avenues reluisantes au soleil, et une grande paix, la paix de joie et de rêve de l\u2019heure de midi, planait sur l\u2019antique palais de Santafusca.Qu\u2019avait-il promis à ces braves gens du pays?Quels temps meilleurs pouvaient naître sur le corps du prêtre Cyrille?Oh! si ces simples paysans avaient pu s\u2019imaginer quel homme était celui qu\u2019ils saluaient avec tant de respect! Si don Antonio avait pu savoir ce qu\u2019avait fait la main qu\u2019il voulait baiser!.De la galerie, l\u2019œil s\u2019enfonçait encore par les portes ouvertes dans la longue et ténébreuse fuite des salles désertes, que n habitaient que les souvenirs et les chauve-souris.La conformité du lieu et de ses pensées ! amenait à confondre le passé avec le présent, à vivre simultanément en deux époques différentes, à ne pas distinguer le déjà fait de ce qui était à faire, de manière que par une étrange aberration du cerveau, il leva par deux fois les yeux vers la porte du jardin pour voir si au fond de 1 avenue des oliviers apparaissait le prêtre Cvrille.\u2014S\u2019il apparaissait! dit-il une fois à haute voix; et un sifflement confus glissa sur les murailles nues.\u2014S'il vivait et si je pouvais vraiment devenir ce que j\u2019ai promis de vouloir être ! (A suivre) LE SAMEDI Casse-tete Chinois dû Sfe ; fi Samedi \u201d Solution du Problème No 4-JO l.;t Julie Fleuriste.m Mta » » Ont trouvé la solution juste: Mmes I* Allard, U Boudrean, I*.Champagne, I, Daigle, J Dauphinais, R A July, W Lapierre, I MelCenven, J C Pilon, J St-Pierre, S \\ubry, G Aulhier, Mlle G Clm]mt, I, Cusson, R David, M de Longchamp, A Dupuis, T Frigon, F Germain, C Jean.M Monty, G Olivier, M l\u2019âgé, F, Poulin, A l\u2019erras, F Poissant, M F Riendeau, F Rondeau, I.Sicard, L Tessier, A Vallée, MM J C Uélanger, A Bergcvin, P Campeau, J A O Collette, A Deslongchamps, 11 Desparois, A Dumouchel, F Mould, I, N Foyer, A Monday, J Paint, Montréal; Mme J R Vcilleux, Adstock, Co Beauce; Mlle C Baril, Arthabaska; M A Gagnon, Baker Brook, NB; A Bouchard, Bienville; Mme Dr M G Gravel, Mlle M R Beaulieu, I, Lavoie, Bie; J G Tanguay, Boulevard St-Paul; Mme W Morin, \\V Morin.Brockville, Ont; Mme A Gratton, Buckingham, Qué; Mme LG Pinault, Camphellton, NB; F Gama-ehe, Cap St-lgnace; Mlle R A Gagnon, Cedar Hall; Mmes A Godin, J C Taché, Mlles I, Ri vérin, B Tessier, M F Levesque, Chicoutimi; Mme L Audet, Mlle J Dupuis, M T Deniers, Coati-cook ; Mme 11 Sauvé, Coteau du Lac ; Mmes M Desjardins, J N T Laberge.U Pepin, Delorimier; Mme J Lambert, M Lambert, D\u2019Israéli, Qué; Mlle T., TUibeault, Fast Hereford; Mme J Lé-tourneau, L A Savard, Escoumains ; Mlle L Choir.ière, Farnhatn; Mlle A Descent, Fraserville ; J A Gagnon, Grand'Mère ; Mlle F' Mélhot, Hull, Qué; Mlle F A R Porteous, lie d\u2019Orléans; Mlles M Asselin.J Bolduc, Jac-ques Cartier, Qué; J B Lafortunc, Jo-liette; Mme h* Laurin, L.adulte, F X Lussier, Lake Weedon; Mlle B Bourdon, I.aprairie; Mlle A Lemieux, Had-low Cove; Mme J F Grégoire ,11 Racine, C Julien, F Julien, Limoilou; A St-Denis, Maisonneuve; Mlle L Stc-Marie, Maricville; A l.abelle, Masham Mills; A Mongeot, Masson; Mlles M D\u2019Anjou, B Rouleau, C LeBoutillier, Matane; M' Boivin, Moulin Desbiens; Mines S Clapin, A F'ortin.R Archambault, Ailles L C\u2019harette.M [,c|)agc, Ottawa; Mmes C Blottin, A G Malte, Mlles A Bczeau.M L l'iset, D Fréchette.B Laperrière, L I,épine, Matte, L Robitailic, B Tardif, G Beaupré, F Parent, Québec\" J Cloutier, Québec Sud; Mlle I.Asselin, Georgette, Rimouski; C J Levesque, Rivière du Loup Stn ; A I.eblond, Rivière Trois-Pistolcs ; A Robillard, Russell, Ont; Mlle FJ Lari-vière, Sault au Récollet; Mme A Coulure, M T FradeltCfc Scott Jnc; J A Chapdclaine, Shawenegan Falls; Mlle J Bfmrque, Sherbrooke Fst; Mme ALe-may, M.Frechette, Sorel ; M Robert, South Stukely; F Etienne, Sturgeon Falls; W Dionne.St-Alexandre; Mme J F V Bértibé, St-André; J F Bouchard.Ste-Annc de la Focatière ; Mlle M A Cantin, St-Antoine de Bienville; P L Valognes, St-Boniface, Man; A Laliberté, St-David; Aille B Brodeur, St-Denis; Mlle C Lapointe, St-Floi ; Mlles F lean-Maric, A Bélanger, AI M I.Bessette, J Mayrand, St-FIenri; Aille F I.avoic, Ste-Lucc; Mme F J Boucher, Ste-Aladcleiiie ; Aille Y Lebrun, St-Pacome; Mmes A Dumas, A F Gin-gras, Al H Bélinge, St-Roch, Qué; Aille I Thibault, O Garneau.St-Sauveur; P iléroux, St-Sévère; Aille AI R Brassard, Terrebonne; Ailles Y Bilodeau, A Champagne, A Gucnettc, Thctford Alines; Aille F D\u2019Anjou, Trois-Pistoles ; Ailles L Boisseau, Céc Lord 2 f, Cath \u2018Lord 2 f.AIA1 L Boisseau, J Lord, Trois-Rivières; Aille B Alorin, Val des Bois; Aille T St-Denis, Valleyfield ; Ailles Blanchette et Clairon, Vaudrcuil; A Alorin, Viattville; L Couillartl, Vie-toriaville; H A Valade, Ville St-Lau-rent ; Aille B Wissell, Ville St-Louis; Mlle M A l.apierre, Ville St-Paql ; F Continent, Adams, Alass; Il Alessier, Arctic, RI; Ailles C Brodeur, C Dionne.D B Prunelle, Arctic Centre; Aime D Lavallée, Bath, Ale; O Légère, D Samson, Berlin, N II ; Ailles R Boisvert, C Girouard, F Archambault, F Parcnleau, Biddeford, Ale; F Drouin, Blackstone, Alass; Aille J Caron, Brockton.Alass; Aime A Chenctte, Brookline -Mass ;J D Sévigny, Centreville, R 1 ; j A D Comtois, Chicopee, Mass ; Aille Al Du ford, Dover, N H; Mme A L Richard, Ailles A Bruneau, L Côté, B Trudeau, Z Lajeuncsse, AIAI R O Bond, A Bouvier, H Gagniier, Fall River, Alass; Aille F Dumaine, Fisherville, Alass ; Mlle Z Aubin, F'itcbburg, Alass; Aille G Alichel, L Fradet, Franklin Falls, N 11; Aime P Patrick, Groveton, Nil; Aille F Dufresne, Hallowcll, Me; Aimes C Baillargeon, J Beaulieu, J Légaré, Aille T Tremblay, AIM L Ally, LFleu-ry, Holyoke, Alass ; Aime P C Lamoy, Hudson, N JI ; Aline F X Bourassa, Aille U Ouellette, Al.A Poitras, Lawrence, Alass; Aime O Rivard, Lewis-ton, Me; Ailles Ai Bonenfant, L Bossé, F Buteau, R Roy, AIAI A Biron, A Ga-mache, Lewiston, Ale; Aimes C Hamel, L Leblanc, Ailles C Caron, D Demeurs, O Genest, AI L Lagacé, AIAI L Coutil, J' Dubé, J Labrecque, J Leblanc, W Lefebvre, A Alarchand, A Perrin, A Roy, Lowell, Alass ; C Guimond, Lynn, Alass ; Altne J Lacourse, Aille Hotline, II l\u2019atry, J F Chapde-laine, F J Houlné, A F Trottier, Alan-chester, Nil; J Laurent, Natick, RI; Mlle D Fortin, O Dugas, New Auburn, Me; Aille R Robitaille, F Alichon, New-Bedford, Alass; Aimes F S Caro, C Muro, A Poulit, Ailles L Cressy, A Gttérincau, A Fidel, F Lagarde, I La-mare, AIAI J Al Dossat, F J Guerre, O Jacob, F A Fuyait, A W White, Nouv.Orléans, I.e; Aime T Séguin,, Ogdens-bttrg, NY; Al Barbeau, Peabody, Alass ; I, Dumaine, Phénix, RI; Aime ABrttn-lcatt, Putnam, Conn; J A Rogers, Salent.Alass; T Gentilz, San Antonio, Texas; N Brochu, A Gosselin, Somcrs-worth, N H ; Ailles C R Durocher, B LaBonté, Southbridge, Alass; F R Dalpé, A Duchesne, St-Albans, Vt ; Aille Z Levesque, Suncook, N H; O Deshaies, Taftville, Conn; L A Xlilot, Taunton, Alass ; Mme M D Sorel, Wa-terbury, Conn; A Vinet, Westerly, RI; Aille AI Alénard, Williamsville, Conn ; Aime C Duhamel, F Robitaille, Woonsocket, RI; Mme J F Pelletier, R Brochu, Worcester, Mass; Aille A Gagné, Place inconnue.Le tirage au sort a fait sortir les noms de : Aime J AlcKenvcn, 1G8 St-llippolyte.Montréal; J G Tanguay, lie ave Boulevard St-Paul; Aille F A R Porteous, Isle d\u2019Orléans, Qué; M Lucien Fradet, 20 Canal St, Franklin Falls, N H; Al Alf Vinet, 00 Alccha-nic St, Westerly, RI.Les cinq personnes dont les noms précèdent o»t le choix entre un abonnement de trois mois au journal ou 50 cen-tins en argent.Nous les prions de nous informer au plus tôt du choix qu\u2019elles auront fait.Les personnes appartenant à Alont-réal qui ont gagné des primes sont priées de se présenter au bureau du Samedi.I.E LANGAGE.DE LA I.UNE Ftes-vous curieux de le connaître ?Fn ce cas, quand la lune au plein est claire ,sans tache noire et sans aucun cercle rouge à l\u2019entour, c\u2019est un indice de beau temps, vous pouvez en être sûr.Si, au contraire, on aperçoit quelques taches noires dans son disque et deux ou trois cercles autour de la lune, noirs et épais, il tombera une grande quantité d\u2019eau, il fera mauvais temps.Un ciel serein de toutes parts, quand ia lune est dans son plein, est un signe de beau temps, c\u2019est-à-dire de temps sec et non de chaleur.Si la lune est rouge quand elle se lève, cela pronostique du vent en temps froid et, en été, une grande chaleur.Si elle est bien claire à son lever, beau temps en été, grand froid en hiver.Vous voyez qu\u2019avec un peu d\u2019esprit d'observation et de pratique, on peut être fixé et ne pas être surpris par le mauvais temps.* * * Files seront nombreuses pour nous les bonnes heures de la vie, à condition de ne nous montrer ni trop exigeantes, ni trop difficiles, et de ne pas demander au destin plus qu\u2019il ne peut nous donner.Etre heureux ne consiste pas à goûter quelques joies intenses et exceptionnelles, qui ne laissent après elles que regret de leur brièveté et rendent plus grise et plus terne l\u2019existence quotidienne.Etre heureux, c\u2019est savoir profiter de toutes ses journées et trouver, dans les menus faits dont elles se composent, toutes sortes de petites satisfactions.Bonheur modeste, j\u2019en conviens, qui paraîtra méprisable aux âmes passionnées, mais bonheur durable et sûr, qui suffit au sage et remplit son cœur de ce parfait contentement que révèle la sérénité de son regard.* * * Nul n\u2019ignore les chutes nombreuses et dont les conséquences sont quelquefois funestes, causées par les pelures d\u2019orange que des passants insouciants sèment, on le croirait, exprès, sur les trottoirs, quand il serait si facile de les jeter au moins dans la rue.Tous y trouvent à redire, bougonnent, mais les risques de se blesser courent toujours .Que ne fait-on ici ce que la municipalité de Combewrl (Angleterre) vient de tenter pour remédier à pareil mal.11 a été voté une ordonnance qui frappe d\u2019une amende de quarante shillings toute personne convaincue d\u2019avoir laissé tomber sur le trottoir des pelures d\u2019orange ou de banane.Ne blâmons pas trop les jeunes filles de se plaire à certains passe-temps qui nous paraissent importuns ou insipides, tels que les visites, les courses dans les magasins ou les flâneries aux vitrines des boutiques.C\u2019est nous qui aurions tort.Notre ennui prouve notre infériorité.Là où leur finesse découvre des sujets d\u2019observations curieuses ou d\u2019amusantes remarques, notre indifférence blasée ne trouve que monotonie et banalité.Nous avons vu tant de choses, écouté tant de paroles, discuté tant d\u2019idées que rien ne nous paraît plus inédit ni digne de notre attention.Mais, pour ces esprits neufs, tout a l\u2019attrait de la nouveauté.Concours Special du 20 mai LABYRINTHE No 5 Solution Le tîl le plus long est: 1S15-32 à 5070-41, les autres abonnés en communication sont 1000-00 avec 71SO-17; 1633-Sl avec çooû-çn; 2077-00 avec 5806-35; 3368-36 avec 4227-80;\t3607-05 avec 3631-10; 5567-53 avec S276-06; (5172-12 avec 0765-48.Ont trouvé la solution juste: Mmes AI Bolduc, U Boudreau, L Daigle, J Dauphinais, J S Dolbec, L J Drolet, G A Dubé, F II Gagnon, H Lacas, O G Molleur, R P Parenteau, F Picard, J C Pilon, Ailles A Archambault, B Bros-seau, AI de Longchamp, AI Hébert, A Lebean, G Olivier, F Poissant, B Saul-nier, A Vallée, A A Vandenberghe, C Vincent, AIAI A Beaudette, J Beauvais, J C Bélanger, L Bcllefleur, J H Belle-rose, J F Belisle, J II Carroll, A Dcs-longchamps, A Denis A Dulong, A Dumouchel, A Forest, A Goulet, J L Laurin, G Lavoie, L Lebuis, F Lemieux, G Lesage, L N Loyer, L Marcotte, A Alonday, J Paint, F Paulin, J Robillard, AI B St-Pierre,, Montréal; A Bélislc, Asbestos; Mlle Al L Labergc, Beauport ; Aime A Gagnon, Baker Brook NB; Aime Dr M G Gravel, Aille AIR Beaulieu, L Lavoie, Bic; Allie A Robin, \\ Bouchard, G Tardif, Bienville; JG Tanguay, Boulevard St-Paul; W Marin 2 f, Brockville, Ont; Mlle A Gratton, Buckingham; FJ Latulippe, J Latulippe, H Rossignol, Gabano ; Aime I, G Pinault, Campbcllton, N B ; F Gamacbe, Cap St-lgnace; Aille R A Gagnon, Cedar Hall; J Launière, Chambord; Aille A Bourret.Charlesbourg; Ailles L Ri-verin, B Tessier, Chicoutimi; Mme C Larouche, Chicoutimi Bassin ; Ailles J Dupuis, O Fournier, T Deniers, Coati-cook; II Sauvé, Coteau du Lac, Qué; W P Mooney, Danville; Mme AI Des jardins, R Joly, DeLorimier; Mlle M Lambert, J Lambert, D\u2019Israéli ; G Tardif, East Angus; Aille L Thibeauit, Fast Hereford; L A Savard, Fscou-mains; Aille L Choinière, AV Chamber-land, Farnham, Qué; Aime F Findlay, Fraserville; J A Gagnon, Grand\u2019Mère; F Joncas, Guay; Mlles II Savard, P Derouin, J B Laurin, R Picard, Hull ; S Ferland, Jacques-Cartier; J B Lafor-tune, Joliette; A'Ime F Laurin, La-chute; Aille F Lefebvre, Lac Mégantic; F X Lussier, Lake Weedon; Aille A Roy, Les Saules; J A Dion, Lévis ; Mme J F, Grégoire, Ailles C Julien, F Julien, D Dubé, II Racine, Limoilou ; Mmes G Chalifoux, AI C Desnoyers, A Daigneault, P Plouffe, Alaisonneuve; J T Perron, Alaria ; A Beauchemin, Ala-rieville; A l.abelle, Alashain Mills ; A Mongeot, Alasson ; C LeBoutillier, Ala-tane; U Bélanger, AIM Stream, ALan-gelier, Alont Carmel, Kam; R Chi-quette, Montmagny ; A Bessette, Alont St-Hilaire; Al Boivin, Aloulin Desbiens; F Bissonnette, G Labelle, Niagara Falls, Ont; G A Charbonneau, Notre-Dame du Laus; Aimes A Fortin, L Pinard, Ailles R Archambault, L Cha-rette.R D\u2019Auray, C Desjardins, MAI J Blais, D Rivet, Ottawa, Ont; Mme A G Xlatte, Ailles C Chouinard, F Couil-lard, B Déry, A AI Dugal, M L Fiset, D Frechette, B Laperrière, L Lépine, B Robitaille, I, Robitaille, G Beaupré, O Cloutier, Al Langlois, O Alartel, J N Robinson, F Robitaille, Québec; R Ferland, Redvers, Assa ; Georgette, Rimouski ; N Mailloux, Rivière du Loup ; C J Levesque, Rivière du Loup Stn ; A Leblond, Rivière Trois-Pistoles ; T Robillard, Russell,-Ont; Aille F Lari-vière, Sault au Récollet; Aime J Tapin, Sault Alontmorency ; Aime A Couture, T Fradc'.te, Scott Jnc; J A Chapdclaine, Shawenegan Falls; Mlle J Bourque, F Couture, E G Blais, Sherbrooke jFst; Aime A Lemny, Aille J Francœur, Sorel; L Bousquet, Stoke Center; W Alétayer, Ste-Agathe des Alonts ; W Dionne, St-Alexandre ; Aime J F, V ; Bérubé, St-André; P L Valognes, St- LE SAMEDI Boniface, Man; A Bonrgie, B Gauthier, Ste-Cunégonde ; A Laliberté, St-David; Mlle C Lapointe, St-Eloi ; Mlle M Allard, St-François du Lac; E Lebrun, J R Poliquin, L P Trudeau, St-Hcnri; Mlle L R Blanchard, C Lahaise, A Marsan, C Petit, St-Hyacinthe ; Mme J L Landry, St-Jacques l\u2019Achigan, Qué ; Mlle Rebecca S Brunet, St-Jean des Piles; J E A Samson, St-Joseph de Lévis; E J Boucher, Ste-Madeleinc ; Mme A Bédard.St-Rémi ; Mme A Cormier, A Dallaire, St-Roch, Qué; Mme W Ritndeau, Ste-Rose; A Fournel, O Gameau, J Lamontagne, W Langlois, S Lebel, A Plamondon, St-Sauveur, Qué; Dr P E Rochon 2 f, Ste-Scholas-tique ; P Héroux, M de P, St-Sévère; Mlle R Chouinard.J Plamondon, Stc-Thècle ; Mlle M L Cyr, J E Barrette, Ste-Thérèse de Blainville ; Mlle M R Brossard, Terrebonne; Mlles Y Bilodeau, A Champagne, Thetford Mines; O Wamault, Toronto, Ont ; Mlle E D\u2019Anjou, Trois-Pistoles ; CCD Hébert, A Landry 10 f, Trois-Rivières ; Mlles H Doray, B Marcus, T St-Denis, A Daoust, A Laurin, Valleyfield; Mlles B Couillard, E Francœur, I Francœur, Village des Aulnaies ; Mlle B YVissell, Ville St-Louis ; B Thérien 2 f, Warwick; D Lajoie, Waterloo, Qué; J O A Vermctte, Winnipeg, Man; Mlle E Potvin, H Messier, F Potvin, Arctic, RI; Mme T M Hade, R Brodeur, Mlle C Dionne, D B Brunelle, Arctic Centre; Mlle J Dumas, Auburn, Me; Z Beausoleil 2 f, Bank Village, N H ; Mme D Invalide, Bath, Me; Mme O Legere, D Samson, Berlin, N H ; Mlles R Boisvert, C Girouard, L Lemieux, MM P Dubé, A Lemieux 2 f, N L Nadeau, P Parenteau, A Précourt, Biddeford, Mc; Eug Drouin, Blackstone, Mass ; Mlle E Déchaîné, Brockton, Mass ; Mme A Chenette, Brooklyn, Mass; J D Sévi-gny, Centreville.RI; Mme E Hamel.E Hamel, Cliftondale, Mass; J Lessard 3 f, Cohoes, N Y ; Mmes B Beaudoin, L Côté, Mlles A Bruncau, Y Gagnier, E Gagnon, C Lajcunesse, B Trudeau, MM Z Baruaby, M C Boucher, A Lavoie, L Roy, Fall River, Mass ; Mlle E Dumaine, Fisherville, JNIass ; L Fradet, Franklin Falls, N H ; Mme W J Beau-dry, Mlles A Bénard, Ë Morin, W J Beaudry, J Desmarais, Holyoke, Mass ; Mme P C Lamoy, Hudson, N H ; Mme F X Bourassa, MM T Bouchard, T Mercier, Lawrence, Mass ; Mme O Rivard, Mlles L Bossé, Y Carrier, R Roy, MM J Bonenfant, A Gamache, S Poirier, A Simard, Lewiston, Me; Mme C Hamel, Mlles A Corbin, E Desjardins, B Perron, H Cinq-Mars, L Coutu, A Lefebvre, V Levy, A Marchand, A Perrin, D St-Denis, A C Turcotte, Lowell, Mass ; A Boulanger, C GuL mond, Lvnn, Mass ; Mlles C Blais, C Foucher, G LToulné, M A Lemay, MM A Blais, J E Chapdelaine, J N Gagné, F I lioulné, A E Trottier, M L Vallée, Manchester, N H ; J Samson, Methuen, Mass; P Beaulieu, Middleboro, Mass ; Mme C H Dumas, Minneapolis, Minn; Mme A Harpin, Mlles M A Bellavan-ce, A Cloutier, L St-Jean, R, Dubuc Nashua, N H ; J Laurent, Natick, RI ; Mlle D Fortin, New Auburn, Me; Mlle D Fournier, MM J Z Boucher, H C Christie ,E Duff, New Bedford, Mass; Mme Ë Enaire, Newburyport, Mass ; Mme J Béhard, Mlle M Piboin, New York, N Y ; Mlle R Casavant, North Grovenordalc, Conn; Mme A Foulit, Mlles C Carrière, L Cressy, A Fidel, S Garsaud, A Guérineau, E I.agarde, J Dcrbès, J M Dossat, P Dutrey, E J Guerre, F Michon, A White.Nouv.Orléans, Le; Mme T Séguin, Ogdens-hurg, NY; M Barbeau, Peabody, Mass ; f Mme E Pignolet, River Point, RI ; F j Coulombe, A Samson, Ruin ford Falls, j Mc; J A Rogers, Salem, Mass; N Bro t chu, A Gosselin.Ë Turgeon, Somers- < worth, N H; Mlle C R Durocher, 11 Richard, Southbridgc, Mass; I' R Dal-pé, A Duchesne, St-Albans, Vt; MlleZ Levesque, Suncook, Nil; O Deshais, Ta ft ville, Conn; Mlle II Paur.é, Troy.NY; G S Brault.R J Godin, Turners Falls, Mass ; A Vinet, Westerly, R I ; P E Beaudreault, R R LaPierrc, Woonsocket, RI; Mme J E Pelletier, Miles R Brochu, F Corbeil, R D Garneau, J A Marckessault, G Meunier, Worcester, Mass.Le tirage au sort a fait sortir les noms de: Mlle Maria Hébert, 028 Ste-Catherine, Montréal ; W Dionne, St-Alexandre, Co Kamouraska ; Mlle Marie Laure Cyr, Ste-Thérèse de Blainville, Qué; Mme B Beaudoin, 123 Flint St, Fall River, Mass; J N Gagné, 281 Bartlett St, Manchester, N H.Les cinq personnes dont les noms précèdent ont le choix entre un abonnement de trois mois au journal ou 50 cen-tins en argent.Nous les prions de nous informer au plus tôt du choix qu\u2019elles auront fait.Les personnes appartenant à Montréal qui ont gagné des primes sont priées de se présenter au bureau du Samedi.L'absinthe a su faire croire qu\u2019elle était la Muse; elle a tué Alfred de Musset, le pcète de la jeunesse, pour ne citer que la plus illustre victime ; elle en a tué tant d'autres qui seraient peut-être devenus célèbres.Car une fois qu\u2019elle a choisi une victime, l\u2019absinthb ne la lâche plus.Tel être, dont le tempérament primitif était joyeux, ne sa croira plus véritablement lui-même que sous l'influence du poison.J\u2019ai connu un alcoolique camarade très lettré, se rendant parfaitement compte de son état, mais qui acceptait de voir sombrer sou intelligence plutôt que de souffrir momentanément par l'abandon de l'a pu ritif.\u2022+ * + Jusqu'à l'époque où mourut tragiquement le era r Alexandre II, il était d'usage à la cour de Russie que les tsarevitchs portassent alternativement le nom d\u2019Alexandre et de Nicolas.C\u2019cSt pourquoi le premier enfant d'Alexandre II reçut le nom de Nicolas, mais ce prince mourut au berceau.Le tsar actuel aurait donc dû être appelé Alexandre ; toutefois, après l\u2019attentat dont fut victime son grand-père, on estima qu\u2019un tel nom devait porter malheur à l'héritier du trône et l\u2019on préféra Nicolas.Pour la même raison, le jeune prince qui vient de naître sera un jour non pas Alexandre IV, mais Alexis H; le premier Alexis, père de Pierre 1er, ayant été un des plus puissants souverains de la Russie.o : \u2014 Mkhridate avait vingt-deux nations soumises à son empire et parlait bien ies vingt-deux langues de ces peuples.\u2014Quel est l\u2019animal le plus glouton?\u2014La sardine.ourquoi dine.Parce que, quand ça a dîné, ça re- A PARTIR de PAQUES PENDANT 3 L\u2019abonnement au \u201c Samedi \u201d Remboursable en Gravures COUPON ABONNEMENT ou / Jt .SX'imeil v RENOUVELLEMENT l fe* Veuillez trouver ci-inclus la somme de $.pour abonnement (ou renouvellement) d,e.mois au SAMEDI.Nom_____ Adresse Numéros des Gravures désirées VALABLE PENDANT LES TROIS MOIS APRES PAQUES 1905 «un» .A ¦ : I.Niïitÿ,SVM.,':\t\"\t\u2022 $ WP ¦ No 1 îjsSg\u2014 CEUX qui s\u2019abonneront ou renouvelleront leur abonnement au TAUX RÉGULIER au SAMEDI pondant les trois mois après Pâques recevront : Pour abonnement ou renouvellement de 12 mois : 4 Gravures ers 15 couleurs Pour abonnement ou renouvellement de G mois : 2 Gravures en 15 couleurs \u2022 Ces gravures mosurent 20 x 2-1 pouces et so vendent régu-_______________ lièremcut, on magasin, do 50e a 75e chacune.Vous pouvez renouveler votre abonnement avant son expiration quand môme il ne finirait quapiès li s tiois mois.La balance temps a coujHt restera à^votre^i^L^ner ^ abonnemenfc nouveau et tout renouvellement ; il aut aussi joindre le coupon ci haut a votre envoi.Nous publions aujourd'hui la reproduction de la gravure numéro 1 telle quidle paraîtrait encadrée, et la semaine prochaine nous donnerons le numéro 2. LE SAMEDI Petites annonces du \u201cSamedi\u201d CONDITIONS D'INSERTIONS Nos Petites Annonces se divisent en deux grandes catégories : I.\tAnnonces Privées (n\u2019ayant aucun caractère commercial) faites par nos lecteurs, lorsqu\u2019ils ont à échanger, à acquérir ou à vendre un objet ne servant qu\u2019à leur usage particulier, ou lorsqu\u2019ils ont un service personnel à demander.II.\tAnnonces Commerciales, celles qui ont pour but de produire, par la vente ou par le trafic d\u2019objets, des bénéfices répété'.Les conditions d\u2019insertion des Petites Annonces sont comme suit : I.\tAnnonces privées : 30 mots gratis, pour les lecteurs qui accompagnent leur annonce \u2022 lu coupon des petites annonces.Chaque coupon ne donne droit qu\u2019à une insertion.II.\tAnnonces commerciales : 10 cents pour 30 mots et pat insertion.Nous nous réservons toujours expressément le droit de refuser l\u2019insertion de toute annonce, sans être tenus d\u2019en donner les motifs.Concours de Devinettes JUIN\txsro4 Coupon des Petites Annonces BON i> our l\u2019insertion d\u2019une petite annonce dans le SAMEDI.Si cette annonce est commerciale ce coupon devra être accompagné de la Homme de I O CL»Il tri.m?ct- r./ssW'i ïf mû r*v-v * - ¦ Ce don est valable tu Si] U au 5 juillet Voici un vieux philosophe qui cherche un homme honnête.Montrez-lui où il est.Notre concours de devinettes du mois de juin est terminé.Les concurrents devront donc nous envoyer les 4 devinettes liâmes avec le coupon ci-dessous, d\u2019ici le 6 juillet prochain.Il sera alors attribué par tirage au sort, 2o magnifiques gravures en couleurs.1005 A VENDRE.Une pointure à l\u2019hullo 12 x 21 p.lit iule de nu, une pose intércHHanto appropriée pour salon ou appartement do célibataire, lion marché.BERGER, artiste, KJOdSto-Cuthc- ! ri no.- p («AKTKS POSTALES 1 LLUSTRÉES.-OflYo v' unique.Enverrai franco par 1a malle magnifiques séries frtm;ai.sos, 2 pour 6e.Actrices, l coloriées ti la main, très artistique», 5o chacune.' 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Képonso assurée.AI GEORGE PONTBRIAND,Sorel, P.Q.,dô-iYA* sire échanger cartes postales illustrées avec monde entier.Timbre côté vue.Réponse assurée.(VOUS désirons oorrcsDondrc avec monde on-tier.Cartes po>tales de toutes sortes.Adresse/.: BEGIN & DEGIN, 131, rue Grant, Québec, ( 'unuda.( vN DESIRE échanger cartes postales, vues seulement, avec monde entier, excepté celles du (\u2019unuda.Ecrire ù R.GOSSELIN, 29, Sto-Elisubeth, Montréal, Cumula.Repense immédiate et certaine.Le London Times avait, il y a quelque temps, conseillé de rendre l\u2019ancienne frégate française, Le Duguoy-Trouin, prise à Trafalgar, à la France.Un collaborateur du même journal rappelle aujourd\u2019hui qu\u2019on pourrait rendre ce cadeau moins encombrant en faisant exécuter, avec ses débris, un meuble commémoratif, comme la table que le gouvernement anglais offrit, il y L trente-cinq ans ,au président des Etats-Unis, et dont le bois avait été pris dans la charpente du navire Chesapeake, frégate américaine fait prisonnière en 18113.+ * * Le kaiser vient de faire une constatation qui l\u2019humilie profondément.Le grand-maréchal de sa cour, le comte Auguste d'iiulenbourg, est décoré plus que lui : il a soixante-quinze croix et plaques! Guillaume II en a moins.Et sa vanité en est blessée! Ceux qui savent jusqu'à quel point il pousse l\u2019orgueil en toutes choses, s\u2019en doutent un peu.Mais comment faire?Avis aux présidents des républiques exotiques.Pour un simple ruban, avec insigne, ils courent la chance de recevoir une tabatière entourée de brillants, avec, en médaillon, le portrait de l\u2019empereur allemand.* * * Dewet, l\u2019insaisissable Dewet, comme l\u2019appelaient les Anglais, est rentré dans son domaine de l\u2019Orange.11 fait là, sur une grande échelle, l\u2019é levage des bœufs, et on le rencontre parcourant à cheval sa propriété.On se rappelle comment, pendant la lutte, i! utilisait les bœufs en lançant des troupeaux de ces animaux pour briser les réseaux de fils de fer, dans lesquels lord Kitchener espérait l\u2019enfermer.Quand les Anglais le croyaient captif dans cette maille de fer, des boeufs, affolés par des torches enflammées, brisaient et renversaient tout sur leur passage et Dewet se trouvait libre.* * * Une pierre venant de ton ami est une pomme.fc*'W*ljiON oe V .,\u2022 .'Xf * 1 'ton ^A\\6 jNTRÊAL P.Q ¦tZpêjC ~.C;;; j."]
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