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Titre :
Le samedi
Éditeur :
  • Montréal :Société de publication du "Samedi",1889-1963
Contenu spécifique :
samedi 4 mai 1907
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
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  • Nouveau samedi
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Le samedi, 1907-05, Collections de BAnQ.

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[" ¦\u201cîîfüWCï -v ;rôîyy' mm mam '-V/.b g f- \\ ( ov a/msdi/ Vol.XVIII, No 47 Montreal, 4 Mal 1007 40 PftjJBS Journal Hebdomadaire Illustré 40 Pages Prix du numéro, 5c MAI (allégorie) Pour les Portraits a la Pasteline et a l\u2019Enameline voir page 26 2 LE SAMEDI Wool Chiffon Cloth.Well woven, Pure in Texture and Coloring, and of the beat finish.ALL LEADING SHADES, imLUDIWQ \"ALICE' BLUE, HBLIO, GREENS, FA WNS, &c.Drap Chiffon - Laine de Priestley Beau tissu, pure laine, couleurs solides, le plus ===== beau fini.== Toutes les nuances en vogue y compris : \u201cALICE\u201d, \u201cBLEU\u201d, HELIO, VERTS, BEIGES, Etc.RHUMATISME Guéri on «im'lqtius I 9CI |Y|D ANTI-RUIIMADMIT ,iu IM* Joseph Comtois,du Mont* li ru,vs u 1 '« i ii I ( * il i \u2022 L tLIÀIn Ail ! 1-nnUmAliyUt ,v,il.«lui U nutum; spécialité, lr 1 Klmlr «*l «lu Traitement «lu Itliumat ismr sous toutes ses formes : Articulaire, Musculaire, Cnronlquo.§*J.âu lu bouteille.Ocmandex-le a votre pharmacien.M.le Dr JOSK1MI COMTOIS «b,mu* «les CONSULTATIONS à «lomieile, pur eorrespo*n-«laueeou «\u2022lu-/, lui, l(i.'M>, rue St-Ja«\u2018«|ues, allèle de la rue At water, Montreal.\tn s de NOIX L0fy de McGale ^ Ce qu'il y u de mieux comme REMEDE PRIRTATÏIER DÉI'UHA'l'IK IAXATIK No ratigue pas l\u2019Estomac 25c la boite.En vente dans toutes les pharmacies ou a la WINGATE CHEMICAL CO., Mil Montréal.AAViSu~i)i y,l £ co 2 LTD p.Les Extraits Culinaires Triple Concentrés Les plus Uns, les plus riches qu'il y ait sur le marche1 pour le prix.Ils sont exposés à l'Exposition de Produits Alimentaires ù 1'Arena où mais distribuons gratis le Kaiiieux \u201cSirop Kinot.\" LA COMPAGNIE CHIMIQUE KINOT LTÉE., 442, rue St-Paul, Montréal.Prime du Mois de Mai SELLES pour DAMES et MESSIEURS Tous les Genres Les plus jolies formes et les plus pratiques, façonnées par des experts.Cuir et Fournitures de\u2019 choix.Grand assortiment de HARNAIS pour tous usages, pour convenir à toutes les bourses.Nous sollicitons la faveur de votre visite il nos spacieux magasins où vous trouverez la plus belle ot la plus grande variété de VALISES, SACOCHES, SACS DE VOYAGE, SACS A MAIN, etc.Bloc Balmoral RUE NOTRE-DAME OUEST Montreal.Canada.On devrait toujours régler ses dépenses sur ses revenus; cette habitude constitue l\u2019essence même de l'honnêteté.\u2014S.Smiles.\u2014Ces tripes, garçon, sont exécrables.\u2014Ce sont pourtant des tripes à la mode.\u2014A la mode de quand?niH,LB8 DE SA VON.Grraxmres en 15 Coulexirs Dimensions : 16 x 20 Le succès extraordinaire obtenu au cours de l\u2019année dernière avec nos gravures-primes nous a décidé à offrir encore mieux pour lë même prix.|Ces gravures ne pourraient être achetées nulie part à moins de $1.50 à $2.Elles peuvent^orner le salon le plus somptueux, plaire aux plus exigeants, être données en cadeaux, etc.Nous ferons connaître chaque mois le sujet de la gravure à être donnée en prime.\t, Pour avoir droit à la prime du mois de mai on devra nous envoyer lc9 quatre coupons du mois, plus 10c pour demandes venant du Canada ou 12c pour celles venant des Etats-Unis.Les coupons ne seront bons que pendant un mois après la date du dernier coupon.Adressez: Le Samedi, Département des Primes, 198 Boulevard St-Laurent, Montréal, Canada.NOTA.\u2014Nous demandons un délai de quinze jours pour l'expédition des primes.Passé ce délai nous engageons nos clients à nous adresser une réclamation.timbres canadiens nous n\u2019acceptons que ceux de 1 cent.COUPON\tPour les GRAVURES-PRIMES No 1\tSamedi, 4 Mai 1907 * LE SAMEDI 198, BOUL.ST-LAURENT MONTRÉAL JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRE ORGANE DU FOYER DOMESTIQUE SPECIALITES Modes pratiques et Musique nouvelle TARIF D\u2019ANNONCE 10 cts la ligne, mesure agate PRIX DU NUMERO: 5 CENTIN3 Poirier, BeBBette & Cle, PKOPKIÉTAIHES ABONNEMENT CANADA ET ETATS-UNIS Un An, - $2.60\tSix Mois, $1.26 MONTRÉAL Un An, - $3.50\tSix Mois, $1.76 EUROPE Un An, 17fr.60 Six Mois, 8fr.75 (Strictement payable d'avance) Je 11e vise que ceux et celles qui ne prennent racine mille part et qui, après avoir oublié ce que comporte de touchant, de noble, de familial et d\u2019éducateur le mot foyer s\u2019appliquent à empêcher leurs enfants de l\u2019apprendre.Tenez surtout à la maison de vos aieux si vous pouvez le faire: ces maisons sont un souvenir pieux, une morale active, un lien précieux.Comme l\u2019a bien dit le poète: MONTREAL, 4 MAI 1907 Des voix chères dorment en elles, Et dans les rideaux des grands lits Un souffle d\u2019âmes paternelles Remue encor les anciens plis.Mistiguis.Icî n'aime pus les maisons neuves Leur visage est indifférent ; Les anciennes ont l'air cle veuves Qui se souviennent en pleurant.ET EN L\u2019AN du Seigneur mil neuf cent sept, à Montréal, on déménage plus que jamais.Ce 11\u2019cst partout, les premiers jours de mai, que de longues, nombreuses et tortueuses théories faites de gens et de bêtes, les uns et les autres émergeant de meubles profanés, culbutants et culbutés, ayant petite mine au grand jour et semblant demander grâce à tous les éléments.Les grandes villes ont leurs Bédouins, leurs Arabes qu\u2019un mal mystérieux et chronique pousse, au moins une fois l\u2019an, à lever le bois de leur tente pour l\u2019aller planter ailleurs.Maladie, vraie maladie caractérisée; manie confinant de très près, chez quelques-uns, à la folie: la folie du mouvement, du désordre, de l\u2019incohérence, de la parade en plein air avec des nippes en guise de bannière: la folie qui pousse vers l\u2019inconnu, vers le nouveau et qui tôt fait trouver ce nouveau insupportable, monotone, assommant, démodé.Ces gens-là ne soupçonnent pas le sens intime et charmant du mot foyer.Loin de mourir, comme le lierre, là où ils s\u2019attachent, ils mourraient plutôt de cet attachement.Leur année peut se décomposer ainsi.De mai à juin, ils jouissent de vivre dans un logement où tout est bouleversé, titubant, crotté, taché, empesté du contact avec les cannons.L\u2019été vient leur révéler dans le nouveau logement des défauts, des gênes, des trop ou des trop peu dont ils n\u2019avaient pas la moindre idée.L\u2019automne montre des incommodités d\u2019une autre nature; l\u2019hiver en allonge la liste et l\u2019imagination la décuple.Et rien 11e les retient plus à la vie que la certitude de pouvoir déménager le iermai suivant.Cette certitude, la visite des logements à louer et les rêves de bonheur réalisables en mai prochain clans le futur logement les amènent à supporter quelque peu la longueur du temps._ Mai arrive; ils redéménagent, ;ls réemménagent.et la même histoire recommence et recommencera.Rien ne les retient: ni la parenté dans le voisinage ou les bonnes relations qu\u2019ils s\u2019y sont créées, ni les bonnes écoles, pas plus que la beauté ou la salubrité du quartier: Juifs Errants ils sont et Juifs Errants ils scronjt.D\u2019autres déménagent parce qu\u2019ils ont la pass:on\u2014c\u2019est le met\u2014 des maisons neuves.Us sont toujours aux aguets des nouveautés d\u2019intérieur; l\u2019architecture domestique a sur eux l\u2019influence d\u2019un pôle magnétique.Us aiment à essuyer les plâtres et à étrenner les \u201c améliorations modernes Pour un siège d\u2019aisance à entournure inédite, ils empaquètent meubles, femmes et enfants et sautent d\u2019un quartier à l\u2019autre.Ce n\u2019est pas pour améliorer leur sort, se mettre mieux, dépenser des revenus augmentés, non, c\u2019est une maladie.Us ne sont jamais contents et ne le seront jamais, car l'imagination des architectes et des inventeurs de fixtures modernes est intarissable.* * * Loin de moi l\u2019ombre même de l\u2019idée de confondre avec ces éternels allants et venants ceux qui déménagent pour des raisons majeures, parce que l\u2019ancienne maison est devenue masure ou trop chère; parce que la famille a grandi et qu\u2019il faut plus d\u2019air, plus d\u2019espace et plus de lumière ; parce que, les ailes étant poussées, on va fonder ailleurs un foyer à soi et qu\u2019on ne désertera pas de si tôt; parce qu\u2019on veut fuir uni voisinage qui s\u2019est gâté ou que les circonstances viennent de priver de ses avantages d\u2019autrefois.Et combien d\u2019autres raisons valables et louables.»t-\t» $4 et $2 POUR NOS CLIENTS DES ETATS-UNIS Preuve immédiate de notre bonne volonté Dans l\u2019article paru dans notre dernier numéro, pour annoncer à nos lecteurs des Etats-Unis quo les nouvelles conventions postales nous obligeaient à mettre à 10 cents le prix au numéro du Samedi et le prix cle l\u2019abonnement à $5 pour un an et $2.50 pour six mois, dans cot article, disons-nous, nous nous engagions à rétablir les anciens prix si le gouvernement écoutait les protestations et revenait sur sa décision.Co qui s\u2019est passé depuis nous enlève tout espoir du côté du gouvernement.En effet, nous avons reçu la circulaire olliciolle qui, sans accorder uno soûle minuto do grâce après lo S mai prochain, nous imposo un tarif de 1,500 pour 100 plus élevé qu\u2019en co moment.Mais si le gouvernomont n\u2019a pas été propice à nos supplications et remontrances, les éditeurs-propriétaires du Samedi ont fait et refait des calculs pour arriver à découvrir s\u2019ils no pourraient pas charger moins do §5 et $2.50 pour abonnement do 12 et fi mois respectivement.En poussant jusqu\u2019à la limite extrême lour esprit de sacrifice, les éditeurs du Samedi on sont venus à la décision do no charger que les prix suivants pour les Etats-Unis : Un an .\t$4.00 Six mois .\t2.00 Le numéro .\t.\t.\t.10 Ces prix sont plus quo jamais payables d\u2019avance ot l\u2019on pourra s\u2019abonnor directement à nos bureaux ou par l\u2019entremise do nos agents.Nous espérons que nos clients des Etats-Unis apprécieront cette réduction énorme, accordée spontanément, et qui équivaut, dans les circonstances, à un réol sacrifice do notre part.PRIX DES CONCOURS Comme autre conséquence des changements postaux, il ne sera plus donné d\u2019abonnement comme prix de Concours, Casse-tête, etc.Tous les prix seront en argent.GRAVURES-PRIMES Enfin, les c'ients des Etats-Unis désirant nos gravures-primes du mois devront nous envoyer a l\u2019avenir 12 cents, au lieu de 10 cents, avec les coupons 4 LE SAMEDI UN JEU PROFITABLE \u2014Maman, veux-tu qu\u2019on joue un jeu ou je donnerais un cadeau du naissance à un petit garçon ?\u2014Eh ! oui.-Alors, donne-moi un morceau de gâteau pour lui.CHACUN SES PEINES \u2014Je chorcho mon mari depuis deux houres ! \u2014Mali ! j\u2019en cherche un depuis 22 ans, moi.CHEZ LE BOUCHER \u2014Je voudrais voir une belle grosso dinde.\u2014Attendez, maman va descendre.SOMBRE HORIZON \u2014Ta mère a-t-elle dit quelquo chose parce que jo suis absent depuis deux jours ?\u2014Non, mais elle se tient à la fenêtre avec un bâton et l'air à pic.PERE ET FILLE \u2014Pourquoi clirntes-tu si lu as le frisson?\u2014Le frisson?je chante en trémola.Nos petits amis venaient de so mettre au lit quand ils entendirent entrer un cambrioleur.LE PRINTEMPS De tout ce beau printemps où renaissent les roses lit qui pare la terre et qui change les cicux, Dans ma chambre fermée où les vitres sont closes Assis auprès de toi, je n\u2019ai vu que tes yeux.Que d'antres en riant s'en aillent vers l'aurore lit reviennent le soir, par les mêmes chemins, lin pressant sur leur sein, où l'amour vient d\u2019éclore, La Heur au nom sacré qui parfume leurs mains.Moi, je n'ai pas besoin, pour quctmon coeur palpite, De la lumière neuve et du soleil nouveau: Un éternel avril en ma mémoire habite.Que m'importe au dehors ce que chante l\u2019oiseau! Que m'importent la source où l'arbre doux se mire, Ut l'odeur de la terre et la couleur des deux, Puisque c\u2019est sur ta bouche où sourit cl respire La rose d'un printemps que j'ai lu dans tes yeux! HISTORIQUE Lorsque, après le coup d\u2019Etat, Victor Hugo sc réfugia à Bruxelles avec son fils François-Victor.les exilés louèrent, sous un nom d\u2019emprunt, deux chambres dans un faubourg.Leur logeuse était une marchande de tabac qui, sc levant dès l\u2019aube pour recevoir sa clientèle, aimait à se coucher de bonne heure.Au bout de deux ou trois jours, elle déclarait au père que le fils rentrait beaucoup trop tard.\u2014Madame, répondit llugo, un homme de son âge a des habitudes qu'on ne saurait changer; mais il est jusle que vous ne chang'cz pas les vôtres.A partir rie ce soir, vous vous coucherez à huit heures; j\u2019attendrai mou fils en gardant la maison.Ainsi fut fait.Les fumeurs, attardés dans ce quartier désert, virent, derrière un pet t comptoir et sous la lumière d'une chamddlle, un homme au visage rasé, aux longs cheveux, au large front, plongé dans une lecture qu\u2019il interrompait de bonne grâce pour leur servir deux sous de tabac dans un cornet de papier.LA DERNIERE D'HARPAGON Un riche avare s\u2019est résigné à gratifier son cocher d'un haut de forme dont il a renoncé, si peu dégoûté qu'il soit, à faire usage.Peu après, il voit sur la tête, qu'il a cru ainsi honorer à jamais, un chapeau de belle apparence, lisse et brillant.\u2014\u2018Tiens, dit-il, Joseph! vous avez fait une nouvelle acquisition.Et qu\u2019est devenu mon cadeau dont vous paraissiez -si heureux ! -\u2014Pardon, monsi eur, répond le cocher, c'est bien le chapeau de monsieur que j\u2019ai sur la tête.Seulement, je l\u2019ai fait arranger.\u2014Est-ce possible?Et combien cela vous a-t-il coûté?\u2014Vingt sous, monsieur.1\u2014Parfait.\"Eh bien, Joseph, voici vingt sous, et rendez-moi mon chapeau.Il peut encore me servir.No 1S \u2014 AVENTURES DE TROIS NAINS.J4 U*™» Crièrent-ils ?Oh! non.Ils so cou- ' Quand le cambrioleur vit ce fantôme vrirertt ol se sommuniquèrent un ex- immense et menaçant, il décampa collent plan.IL VEUT S\u2019INSTRUIRE \u2014Dis, maman, pourquoi que j\u2019ai deux oreilles ot que jo u\u2019entonds qu\u2019une chose à la fois ?TRÈS SOLIDES Lu médecin.\u2014 Ainsi, Toto, tu es mieux.Mes pilules étaient bonnos î Toto.\u2014Je vous le dis : je joue aux marbres avec.QUI GAGNE PERD Le-petit.\u2014Ouo ! Depuis que j\u2019ai ou ces guides et ce fouet en cadeaux, tous les grands me font faire le cheval.Un drôle de cadeau ! AU BUREAU DE POSTE \u2014Enregistrez-la, s\u2019il vous plaît.\u2014Elle contient des valeurs ?\u2014Oui, une mèche do mes cheveux pomma blonde.QUESTION DE BEBE \u2014Maman, qu\u2019est-ce qu\u2019un animal?\u2014A peu près tout ce qui va sur des pattes.\u2014Les chaussettes aussi?Laissant une foule de choses précieuses qu\u2019il venait de voler ailleurs. LÉ SAMEDI M.CATIEN REVOIT UNE BOITE rryjfgrirjF L'inconnu.\u2014 Boîte par express, l\u2019uie-ment sur livraison, SUT.50.AT.Galien.\u2014Ah ! vous croyez pouvoir m\u2019exploiter.L\u2019inconnu.\u2014Très Bien, je la rapporte.Elle vient d\u2019Australie et est considérée contenir des valeurs au montant de S3,000.M.Galien.\u2014Oh ! alors.1/.Galien.\u2014Vois, femme, co ipti nous arrive d\u2019Australie.Ça doit être de l\u2019or et des diamants.Madame.Triple idiot C\u2019est bien co (pie je prévoyais, je vais te fuire interdire, entends tu V J\u2019ai votre affaire TEMPS DE DÉMÉNAGEMENT L\u2019Auteur (bégayant un peu pour sa première phrase).\u2014Oui, Monsieur le directeur, une nouvelle de quinze pages, déposée dans vos bureaux, depuis dix-sept mois.Parfaitement.Elle est 'intitulée Un rayon du Printemps.I.c Directeur (soupçonneux).\u2014Un Rayon du PrintempsP?.Ce n\u2019est pas une chose à scandale, hein ! Non, vous dites que non.Alors, c'est une actualité ; mais, mon cher Monsieur, elle est de l\u2019année dernière.L\u2019Auteur.\u2014Excusez, Monsieur le directeur.Ce n\u2019est pas une actualité.C'est la très simple histoire d\u2019une religieuse qui meurt d'une phtisie lente, en Belgique, où elle s\u2019est réfugiée.Le Directeur.\u2014Ah ! parfaitement.Je me souviens.Oui, j\u2019ai lu ça: c\u2019est dans mon tiroir.Ce n\u2019est pas mal, ce n\u2019est pas absolument mal.un peu fade, un peu Pierre Loti.Mais vous avez de l\u2019harmonie, du style, de la patte, quelque chose.11 n\u2019est même pas impossible que je vous imprime, dans un an ou deux.L\u2019Auteur (enchanté).\u2014Ah! Monsieur le directeur.je vous remercie.Croyez que.Le Directeur.\u2014Par exemple, si je vous impr.me dans la Revue lilas clair, où ont passé bien des académiciens, sans compter ceux qui mériteraient de l'être.vous me ferez quelques petites concessions.hein?.des corrections sans importance?L\u2019Auteur.\u2014 Certainement, Monsieur le directeur, ben volontiers.Le Directeur.\u2014Voyons.Commençons par la fin, la mort de voire héroïne, eh îfl'tta i*, 7 il F/iiP C'VfL Madame.\u2014Vois co pauvre homme (lui ploie sous le fardeau do notre table ! Monsieur.\u2014C\u2019est plutôt sous le fardeau de la bouteille de Cognac qui a disparu d\u2019ici.bien ! c\u2019est inacceptable, ça, absolument inacceptable.Entendez-vous ?LA\u2019uteur.\u2014Pourtant il me semble que la mort.liélasl.\t, Le Directeur.\u2014Non, non.la mort n\u2019est pas dans la note de ma revue et je ne perdrai pas cinquante abonnés pour vous plaire.Vous noie voudriez pas, hein?L\u2019Auteur (découragé).\u2014C'est entendu, je tâcherai d'arranger le dénoûmcnt.J'en chercherai un autre.Le Directeur.\u2014Très bien.Vous conserverez tout le reste, le style, les paysages, la peinture des mœurs locales, la patte.enfin tout.Second point: je n\u2019aime pas que votre bonne femme, soit une religieuse.Vous savez, c\u2019est dangereux.Nous n avons pas de couleur politique : nos abonnés sont des deux partis.Voulez-vous que je vous prédise une chose, à propos de votre nouvelle.Eh bien! les anticléricaux diront que vous failles du sentiment à propos de rien.Et les cléricaux diront que vos peintures insultent a une douleur sacrée.Faites attention.Les anticléricaux, c'est le manche, mais les cléricaux, c\u2019est l'argent.Supprimez-moi votre religieuse.L\u2019Auteur.\u2014Mais ça modifiera tout le reste ! ! ! Le Directeur.\u2014Laissez donc.Ça nous est bien égal à tous les deux.Au lieu de votre religieuse, donnez-moi une gentille petite laïque, un peu effrontée.tenez, une ciganlèrc, connue dans Carmen.L\u2019Auteur.\u2014Mon Dieu, Monsieur, en Belgique.Le Directeur.\u2014C\u2019est juste: les cigariè-res, c'est plutôt espagnol.Pas de ciga-(Voir suite à la page 31) MIEUX VAUT PREVENIR .NT \u2022 «V L**-'* mxm Pourquoi risquer d\u2019être écrasé pur les automobiles, quand il y a tant de moyens de s\u2019en préserver.Celui-ci, par exemple. 0 LE SAMEDI Pages Féminines CHRONIQUETTE ETES-VOUS satisfaite d\u2019être femme?Misticuis, il y a quelques semaines, nous a donné l\u2019analyse des réponses données à cette question par des femmes françaises.Vous trouverez ci-dessous les réponses faites, à la même question, par des Anglaises.On dit: autre pays, autres mœurs.Dans le cas présent, cet axiome reste vrai, mais sans qu\u2019il y ait extrêmes.Vous remarquerez que, tout bien pesé, nous devons être contentes de notre sort si nous savons organiser notre vie; prendre les choses telles qu\u2019elles se présentent au lieu de rêvasser sur ce qu\u2019elle de- vraicnt {\u2018tre\u2018\tTante Pierrette.ETES-VOUS SATISAITE D\u2019ETRE FEMME?Que répondriez-vous à qui vous poserait cette originale question ; Etes-vous satisfaite d'être femme?Vous lui diriez qu\u2019il vous importune et que la chose vous est indifférente, puisque votre opinion ne pourrait fieu changer au fait, existant.Soit.Mais maintenant que voici éloigné cet indiscret fâcheux, posez-vous à vous-même l\u2019étrange problème et résolvez-le puisque vous êtes votre propre interlocutrice et qu\u2019avec une amie aussi inhme, on p.ut bien, de temps à autre, entreprendre un brin d\u2019inutile causerie.Etes-vous satisfaite d\u2019être femme?Vous gardez le silence, et vous avez raison.On ne peut se prononcer sur un point aussi grave, sans avoir, préalablement, longtemps pesé le pour et le contre.Je puis cependant vous aider dans vos réflexions en vous citant quelques réponses faites à une Revue anglaise, qui avait eu l'idée peu banale, d'interroger ses lectrices sur ce sujet.\u2014Je voudrais être un homme, a répondu la première, pour pouvoir me faire jockey, car j\u2019adore le cheval.\u2014Et moi pour réparer moi-même mon automobile, car je suis une fervente du 00 à l\u2019heure.-\u2014Je voudrais être un homme, a dit line troisième, pour savoir si je n\u2019éprouverais pas dans ce nouvel état, un sentiment de supériorité.\u2014Je consens à l\u2019être, répond la quatrième, mais pendant quelques insauts seulement, pour avoir la joie de redevenir femme.\u2014Je consentirais aussi, ajoute la cinquième, mais, j\u2019ai en horreur ces affreux costumes de couleur terne et de coupe rigide dont s\u2019affublent les messieurs Aux dix-septième et dix-huitième siècles, je n\u2019aurais pas hésité, car les hommes de cette époque étaient élégants, ne dédaignaient pas les velours, les soies, les dentelles, ni les rubans.\u2014Moi, je voudrais être un homme, dit une jeune fille, pour pouvoir aller et venir à ma guise.\u2014Moi, dit la femme du directeur d\u2019une importante administration, je voudrais être un homme, pour montrer aux messieurs avec quels égards ils devraient traiter les employés femmes, qu'ils peuvent r voir cous leurs ordres.\u2014Je voudrais être un homme, avoue une huitième, pour pouvoir gagner beaucoup d\u2019argent.Enfin les deux demièrts sc déclarent pleineemnt satisfaites d\u2019être femmes.En somme, si j\u2019examine l\u2019ensemble de ces réponses, j\u2019en conclus que la majorité des femmes sont mécontentes de leur sort, puisque sur (3ix, deux seulement déclarent catégoriquement n\u2019aveir rien a reprocher au Destin.; tuais en analysant séparément chacune des explications qu\u2019ont données a leur Revue les dix inlcrviczvccs, j\u2019aboutirai peut-être à une déduction toute différente.Trois femmes, il est vrai, sont bien affirmatives, sans restrictions ; l\u2019une veut être jockey, l\u2019air re veut réparer son automobile et la troisième gagner de l\u2019argent.Il est b en évident que ces trois dames ou jeunes filles anglaises ont des goûts peu féminins.Mais, franchement, devant l\u2019étrangeté de ces raisons, j\u2019ali bien le droit de mettre en doute la sincérité de celles qui les ont formulées.Ce n\u2019est pas que je ne puisse admettre, pour une femme placée par le sort dans un milieu fortuné, le goût de l\u2019équitation, qui est un sport élégant, et même à la rigueur, de l'automobilisme auquel je ne veux pourtant, pas donner le même qualificatif Mats de là à envier le jockey maigre et efflanqué accroupi sur le dos d\u2019un cheval de course! de là à désirer nettoyer une lourde et poussiéreuse machine.travail qu\u2019un homme se refuserait à faire s\u2019il n'était pas payé pour cela ! de là à ces excentricités, il y a un abîme ! Quant à gagner de l\u2019argent, être un brasseur d\u2019affaires, est-ce si enviable?Ne voulez-vous pas, madame, fonder une famille, avoir un foyer, ou bien, comptez-vous laisser à vore mari le soin de diriger votre intérieur?Non décidément, ces trois réponses ne sont pas sincères, les lectrices de la Revue anglaise ont voulu créer autour d\u2019elles un petit renom d\u2019originalité ; ou bien, froissées de l\u2019indiscrète demande, elle se sont simplement amusées aux dépens de l\u2019importun.Il y a un peu de tout cela dans leurs explications, mais de la sincérité non, ce'.tainement non! Donc, je les élimine, et parmi toutes celles qui ne sont pas satisfaites d\u2019êtres femmes, je trouve des défauts ou .les vertus fémin ités et je découvre que leurs réponses ou leurs restrictions reviennent à dire : je voudrais être un homme, mais à la condition cependant de rester femme ! Il en est une d\u2019abord, qui voudrait faire simplement un essai, pour voir si, étant autre chose, elle n'éprouverait pas d\u2019autres sentiments! Est-il besoin de vous faire remarquer qu\u2019il s\u2019agit ici d\u2019une pure satisfaction de curiosité?Or, la curiosité n\u2019est-clle pas un des mille petits travers quo les hommes reprochent aux femmes, sans doute pour se venger de mériter eux-même bien d\u2019autres réprimandes tout ans?.' justifiées?Je n\u2019'insisterai pas sur celle qui voudrait être homme quelques instants seulement, pour avoir le plaisir de redevenir femme.Vous connaissez peut-être l'anecdote de l\u2019enfant cachant son jouet pour le perdre et avoir ensuite le plaisir de le retrouver.Faudrait-il en conclure que cet enfant n\u2019aimait pas son jouet! Mais cette autre, qui a en si grande horreur le costume masculin, nous donne des explications bien caractéristiques.Elle voudrait être homme, sans doute, mais sans abandonner sa grâce, son charme, ses robes, et, faut-il dire le mot, sa coquetterie.Si la coquetterie est un défaut généralement particulier aux femmes, celles-ci ont aussi une qualité très belle, la douceur.Et c\u2019est pour mettre en pratique cette douceur qu\u2019une autre lectrice voudrait être homme, remplacer son mari à la tète de l\u2019importante administration qu\u2019il d rige, afin de ne jamais rudoyer ses subordonnés comme il le fait, lui qui n'est certainement pas méchant, mais qui ne saurait posséder ce tact, cette délicatesse qui est bien l\u2019apanage exclusif de la femme.Alors, il ne reste plus qu\u2019une décision bien sérieuse.C\u2019est celle de la jeune fille qui voudrait pouvoir aller et venir librement.Oh ! je le sais, la bonne s'attachant à vos moindres pas est fort ennuyeuse; on ne peut entrer dans un magasin, prendre un omnibus, traverser la rue.se rendre chez une amie, sans trouver toujours derrière soi cette trop fidèle accompagnatrice, plus fidèle que votre ombre, qui au moins disparaît les jours de pluie.Mais enfin, à tout bien considérer, ce n'est là qu\u2019un tics minime inconvénient, et si vous enviez le sort de votre frère, songez qu\u2019il se rend chaque LES TRUCS DE L\u2019AMOUR Le père.\u2014Je no vois jamais UIU1 plan elie, montéo comme celle-ci, sans me rappeler mes prouesses d\u2019autrefois.Oeoryee.\u2014Essayez donc encore.Le père.\u2014 Je vais essayer.Eh bien.qb\u2019en dites-vous?Mais co n\u2019est, pus tout.Le père.\u2014Une fois monté je me\tItebeccu.\u2014Nous avons du temps, laissais glisser de l\u2019autre côté.\tcar il devra faire le grand tour. LE SAMEDI i joui a son école ou à son bureau et qu il ne possède île la liberté, que de b:en vaincs apparences.Chaque position sociale à scs ennuis et scs agréments qui généralement s\u2019équilibrent, et si vous étiez un homme, n\u2019auricz-vous pas cette autre camériste s'attachant à vos pas : la préoccupation du devoir journalier?Car, vous ne vous promèneriez pas librement dans les rues, mais vous iriez là où vous appellera.t votre travail, là où Ton vous aurait ordonné daller.Ht si vous pouviez vivre sans rien faire, vous conviendrez avec moi.que vous seriez une exception.Cette exception d ailleurs ne const' tuerait pas votre bonheur, car si vous vous abandonniez à l\u2019indolence ou aux plaisirs futiles, vous ne farderiez pas a vous ennuyer; si au contraire, vous vous assigniez un travail, vous aliéneriez partiellement votre liberté.Il faut donc conclure que personne n\u2019est jamais entièrement satisfait de son sort; je suis persuadé, que si la Revue anglaise avait aussi posé à dix hommes cette question: Voudriez-vous être femme, elle aurait des réponses analogues.Beaucoup auraient des ré un changement, mais tous auraient émis des restrictions\u2019., bien masculines.En vérité, chaque être doit assumer une part d'ennuis et de plaisirs; on n\u2019est jamais pleinement heureux, et le plus sûr moyeu d\u2019approcher le bonheur est encore d'éliminer de sa pensée mus les désirs irréalisables.Louis Roubau».HOROSCOPES.\u2014M Al Les hommes nés dans le mois de mai ont un cœur excellent.Doués d'esprit, de prudence, de générosité, ils sont un peu enel us à la présomption, ils sont aussi fins, rusés et enjoués.Leur cœur est fait pour l\u2019amour et pour l\u2019amitié; heureux s\u2019ils s\u2019attachent à ntic femme ou à un ami nés sous le même signe qu\u2019eux!\u2014Les femmes, belles et aimantes, simples, douces et heureuses.Qu\u2019elles se défient cependant des hommes dans leur jeunesse ! Elles ne peuvent rencontrer le bonheur qu\u2019avec un époux d'âge et de caractère semblable aux leurs.Elles ont une tendance à négliger un peu leur ménage.DEFINITION PRECISE \u2014Qu\u2019cst-cc qu\u2019une société secrète de femmes?\u2014C\u2019est une société secrète qui n\u2019est pas une société de secrets.# 4> m PATRONS \u201cMAY MANTON\u201d Primes clta.Samedi \u201d è>é #4> No 5613.\u2014C\u2019est lo genre princesse avec est perforé pour le bénéfice de la longueur.JVo .7G'/3.\u2014 llohe à surent.6643 Princesse Jumper Gown, 32 to 40 bust.surcot (jumper).Lo patron L\u2019original est on toile bleue garnie do bandes de fantaisie et avec remplis do même tissu que la jupe.Matériaux : LU verges, 21 pouces de largeur, pour taille moyenne.Dimensions des patrons : 32, 34, 36, 38 et 40 pes, mesure de buste.No SUj//.\u2014 Blouse il plissés.CC14 Tucked blouse, 32 to 40 bust?j y/A No 5644.\u2014 La blouse à empiècement plissé a le double mérite d\u2019être de belle apparence et de confection facile.L\u2019original, dans le cas présent, est en crêpe de Chine abricot.Le haut de l\u2019empiècement et le bas des manchettes sont en dentelle crème, et les bandes, en taffetas abricot bordé do noir.Matériaux : 3f verges, 21 pouces de largeur, pour taille moyenne.Dimensions des patrons ; 32, 34, 36, 38 et 10 pouces, mesure do buste.No o64o.\u2014 Cette toilette est à guimpe, ce qui lui assure un aspect \u201c habillé \u201d très charmant.L\u2019original ost très chic en toile bleu pâle avec bande et bordure brodée.La guim- No 5(1/5.\u2014 Toilette île Jil/ette.pe ost en linon blanc.Matériaux ; 5.1 verges, 27 pouces de largeur, pour taille moyenne.Dimensions des patrons : Pour fillettos de 8, 10, 12 ot 14 ans.No 5(i.}7.\u2014 llolie ch maison.w 6645 Girl\u2019s Dress with Guimpe, 8 to 14 years.6647 House Gown or Wrapper, j 32 to 42 bust.No 5647.\u2014Cette robe do maison (wrapper) ost du gonro toilette ot très gracieuse.Hile est, malgré son apparence, de confection facile.L\u2019ori ginal est en tissu léger dit suisse ot à picots avec dentelle et ruban.Matériaux : 101, verges, 27 pouces de largeur, pour taille moyenne.Dimensions des patrons ; 34, 36, 38, 10 ot 42 pouces, mesure do buste.COMMENT SE PROCURER LES PATRONS «MAY MANTON» Toutes les personnes désirant avoiir les patrons ci-dessus n\u2019ont qu\u2019à remplir le coupon qui est à la page 27 et l\u2019adresser au bureau du Samfdi avec la somme de 10 cents pour chaque patron demandé, argent ou timbres-poste.Ajoutons que le prix régulier de ces patrons est de 40 cents chacun.Les personnes qui n\u2019auraient pas reçu le ou les patrons dans la huitaline sont priées de vouloir bien nous en informer.On peut acheter autant de patrons qu\u2019on veut.Ne pas oublier de bien mentionner le numéro des patrons demandés tsr'En timbres canadiens nous n\u2019acceptons que ceux de 1 cent.on LË SAMEDI CARTOUCHE n\u2019ava'.t été qu\u2019un virtuose incomparable: il nous reste à lier connaissance avec le paladin de la contrebande: ce nest autre que 1 illustre Mandrin.Ee premier ne cherchait qu\u2019à exploiter la société de son temps : celui-ci s\u2019insurge pour la réformer.Entrant en scène au moment où, de toutes parts s\u2019organise la lutte contre les abus, ce bandit pour le bon motif ne se fait brigand que pour s\u2019opposer par la force à ce qu\u2019il juge un brigandage d\u2019Etat.Ce dont souffraient les pauvres gens, c'était de la façon inique dont les impôts étaient levés.De tout le pays s'élèvent les plaintes contre la Ferme, c'est-à-dire contre les financiers chargés de faire rentrer les impôts et qui gardaient pour eux le plus clair de l\u2019argent.C'est contre elle que Mandrin va mener une campagne extraordinaire; déserteurs, contrebandiers, paysans poursuivis pour dettes, tous gens ayant maille à partir avec la Joli, (lui font une véritable armée, qui manœuvre comme un régiment et possède de l\u2019artillerie.Mandrin dit Belle-Humeur, en est le capitaine.On le voit en Suisse, où il a organisé sa bande, déboucher brusquement en France, traverser des provinces entières, râliant tout ce qu\u2019il trouve, accumulant les ballots de contrebande.Encore fallait-il placer sa marchandise, et c\u2019était le point délicat.Mandrin résolut de la faire acheter par la Ferme elle-même.C\u2019est à Rodez que cela se passe.Mandrin va droit chez l\u2019entreposeur des Fermes, suivi de cinquante-deux hcmines et de mulets.Il le fait descendre, et lui montrant sa troupe et ses ballots: \u201c Ne prenez pas ceci pour un, song**, monsieur: ce que vous voyez est du vrai tabac.I,c vôtre n\u2019a pas une sève plus admirable, et le mien a l\u2019avantage de coûter moins cher.Je vous l\u2019abandonne à 40 sols la livre.J'ajoute que je ne veux d\u2019autre acquéreur que vous.® L\u2019honune des Fermes croyait rêver: lui, des contrebandiers lui proposer leur contrebande! Mais les cinquante-deux baïonnettes, qui n\u2019avaient nullement l\u2019air de vapeurs, lui rendent le sentiment de la réalité.11 s'exécute, il paye, et Mandrin délivre quittance.Mandrin avait d\u2019ailleurs d\u2019autres façons d\u2019écouler les marchandises.Arrêtant les coches d\u2019eau au long du Rhône et ies d! ligenees sur les routes, il faisait descendre et aligner au milieu du chemin les voyageurs, qui étaient aussitôt ligotés.Force leur était alors d'acheter les tabacs et les étoffes du contrebandier.L'épisode la plus extraordinaires de sa vie est la prise de Beaune au cœur de l\u2019hiver et en plein midi.Les portes étaient closes, la milice sur les remparts; le combat s\u2019engage.En un instant, les brigands sont au pied des murs, fracassent la porte et chargent au gaiop dans la ville en criant: \u201c 'Luc! tue! \u201d Mandrin court droit au corps de garde s\u2019en empare, s'installe à l\u2019hôtel de ville et se fait payer une contribution de guerre de vingt mille francs.La stupeur de cet exploit fut Immense.Une ville de huit mille âmes, fortifiée et sur ces gardes, emportée d\u2019assaut par une centaine de brigands ! Ce fut un inépuisable sujet dépigrammes et de petits vers.Au surplus, Mandrin avait un art qui lui était particulier de rançonner les gens, chapeau bas et avec des airs de grand seigneur.Un jour qu'à la tête d\u2019un gros de ses hommes il avait cerné un carrosse, il s\u2019approche à la portière et mettant le chapeau à la main: \u201cVous avez là, Monsieur, des chevaux magnifiques et je vous prie d\u2019en agréer mon compliment.Vous pîairait-il de les céder à mes hommes qui sont pour le quart d'heure fort démunis.\u2014 Us sont à vous, répondit le gentilhomme.Et voilà un bel assaut de courtoisie.Comment se débarrasser d\u2019un tel homme?Un seigneur de la frontière française avait mis à prix La tête de Mandrin à h,000 éctis.Mandrin enfourche sa fameuse jument noire, heurte au château.Le gentilhomme était à table: \u201cJe viens, lui dit Mandrin, chercher les 3,000 écus promis pour la tête de Mandrin.\u2014A la bonne heure ! mais où est la tâte ?\u2014Sur mes épaules.\u201d Ci-pendant, trop de monde s\u2019intéressait à la perte de Mandrin.Il fut pris par trahison, sur les terres du roi de Sardaigne, le 31 mai J 753, et roué le 2G, à Valence.XXX ON SE RAPPELLE l'histoire de cette milliardaire quli, donnant une fête dans son hôtel de la place de l\u2019Etoile, à Paris, voulut, en l'honneur de scs invités, faire illuminer l\u2019Arc de Triomphe.On lui répondit que les rampes de gaz du monument ne s\u2019allumaient qu'aux jours de fête de l'Etat.\u2014Eh bien,! je l\u2019achète, Je monument! s\u2019écrla-t-clle.Mais son caprice ne put être satisfait.Et, en souriant, les gens du, Vieux Monde pensèrent qu\u2019il n\u2019y avait que des Américains pour avoir des idées pareilles.Si, cependant, l\u2019Arc de Triomphe ne put être aliéné, on vient de nous conter une histoire du même genre, qui aurait eu son point de départ, à Monte-Carlo, l\u2019hiver dernier, et qui doit avoir, parait-il, sa conclusion dans quelques s*-maines.Cette foisi, l\u2019América n qui y joue le principal rôle aura eu du moins satisfaction.Voici l'histoire: Un des rois, du pétrole, de l'acicr, ou des chemins de fer, ou n\u2019a su nous préciser, mais U est certain que c'est un de ces fameux Yankees dont la royauté, pour être industrielle, n\u2019en est pas moins plus solide et plus dorée que certaines autres qui sont héréditaires; donc un de ccs maîtres de trusts arrivait, l\u2019hiver dernier, à Montc-Qario et trouva occupé par un maharajah quelconque, mais très fortuné aussi, l\u2019étagle qu'il avait coutume d'habiter dans un des plus grands et des plus achalandés hôtels de la Principauté.11 voulut déloger le nabab, ceui-ci regimba.Appelant le directeur de l'iiôtol, notre Américain insista potff obtenir satisfaqtion immédiate.Vainc insistance; il n\u2019y avait aucun moyen d\u2019éloigner le premier occupant.\u2014Si, il y en un, s\u2019écria le milliardaire.Et, comme l'Américaine de la place de l\u2019Etoile, il ajouta : *\u2014 J\u2019achète l\u2019hôtel.Malheureusement l\u2019hôtel était la propriété d\u2019une société anonyme.Il fallait réunir une assemblée générale des actionnaires pour leur proposer la vente; notre homme n\u2019avait pas le temps d\u2019attendre et il partit, jurant que l\u2019année suivante il aurait son hôtel à lui à Monte-Carlo.Et comme les Américains ne font rien comme les autres, il va l\u2019avoir.XXX LES PREMIERS rois de France emportaient avec eux, au cours de leurs éternelles chevauchées, les chroniques du temps passé et les titres et pièces propres à éclairer leur conseil en tout temps sur les résolu/tions à prendre.Un jour, eu 1101, tout ce bagage fut enlevé par les Anglais.On trouva moyen d\u2019en reconstituer une copie, que l'on dit exacte, et qui, déposée d\u2019une manière permanente à Paris, devint la collection connue sous le nom de Trétsor des Chartes.Mais, le roi et ses conseillers se déplaçant sans cesse et ne pouvant matériellement pas recourir à tout moment au Trésor des Chartes pour connaître tout ce qui concernait les affaires qu\u2019ils traitaient en cours de route, tantôt ici et tantôt là, l'ancienne coutume fut rétablie par la force des choses et les souverains continuèrent à transporter avec eux, en tout lieu, tout un bagage d'archives.Les traités de paix et les traités d\u2019alliance, les lettres des ambassadeurs et les documents les plus précieux et les plus secrets coururent ainsi longtemps les routes, (soigneusement serrés dans des liasses et enfermés dans des coffres bien verrouilles.Cela dura des s'ècles, jusqu\u2019à la fin du règne de Louis XIV, car il fallut attendre jusque-là pour que le Département des affaires étrangères cessât de vagabonder avec ses secrétaires d\u2019Etat, ses commis et scs caisses bourrées de papiers à la suite de rois, voyageurs sempiternels, que la guerre étrangère ou la guerre civile, quand ce n\u2019étaient pas simplement leurs plaisirs ou leurs caprices, faisaient courir sans cesse aux quatre coins du royaume.XXX IL Y A UNE mode pour les chiens.Voici deux ou trois ans, les fox-terriers faisaient fureur; puis vinrent les collies.Aujourd'hui, ce sont les chihuahuas.Parfaitement.Vous avez bien lu.Ce nom euphonique est celui d\u2019une espèce de chiens, dont la vogue commence.Son nom vient de la province mexicaine dont il est originaire.C\u2019est un loup en miniature, gros comme un chien pap lion, mais au poil plus court, au pelage du faon, blanc et marron.I.e crâne présente une dépression entre (les oreilles.Le nez pointu à l\u2019extrémité noirâtre.Les yeux sont saillants.Enfin, ce loup minuscule exhale une agréable odeur de fauve.Heureusement pour nous, le chihuahua est encore un peu cher.Il vaut 2,000 francs à Londres, et près de 3,000 à Paris.Ce qui nuira un peu à sa diffusion.SOUVENIR DU .JEUNE ACE m \u2014Ça mord un peu '! \u2014Rien depuis trois heures.\u2014C\u2019était pourtant bien bon foi quand j\u2019étais jeune, il y a 73 ans. LE SAMEDI COUPS DE PITON CONNAISSIEZ le vénéra-blo dicton : \u201c Il n un navet à la place du cœur ?\u201d .T\u2019objecte à co propos libolleux à l\u2019adresse du navet, une des plus grosses légumes de la bourgeoisie potagère.Quand cessora-t-on d\u2019insulter ies animaux et les végétaux en les comparant à certains êtres humains 1 (.le ferai remarquer, ici, que j\u2019aurai été le premier à formuler un protêt de cette nature.Ce n\u2019ost )>ourtant pas en vue du patronage quo le Samedi peut tirer de la gent légumière.Non, simple allaire de justice et de galanterie.) Los veuves blondes sont généralement plus blondes que les tilles blondes.L\u2019eau de Montréal est tellement chargée et solide qu\u2019elle peut servir de pont on cas do besoin.No pas confondre les cheveux de la cuisinière avec le blé shredded.Qu\u2019on adopte et mette sévèrement en vigueur une loi défendant la cigarette aux enfants au-dessous do trois ans, et ce sera un grand pas vers la bonification de la race.Depuis cent ans, l\u2019histoire n\u2019a été qu\u2019une conspira-tion contre la vérité, a dit l\u2019ie IX.La justice est une belle chose quand elle est juste.Notre (.alei-ii- Mal crée «les Concurrents Un pharmacien a le chagrin de voir un concurrent s\u2019installer juste en face de son usine.Aussi, furieux, fait-il inscrire par le peintre, sur sa devantpre :\t\u201c On est prié de ne pas confondre ce magasin avec celui de l\u2019autre charlatan.\u201d Los paroles maladroites s\u2019oublient difficilement.Shnkespenre révisé Richard III.\u2014Gazoline ! Gazoline ! Mon royaume l>our un gallon de gazoline ! Bien des demoiselles sont comme certains bâteaux do la Compagnie Sincennes-McNaugh^on : elles sont de beaucoup moins jolies que leurs noms.Les écriteaux do maisons à louer, après le 1er mai, ressemblent à de mignonnes petites épitaphes.Voici l\u2019époque de l\u2019année où les peintres guettent les propriétaires comme au coin d\u2019un bois.La glace sera au même prix quo l\u2019an dernier.La \u201cparabole\u201d des sept vaches grasses et dos sept vaches maigres reste aussi impénétrable qu\u2019un caillou de grève pour le marchand de glace.Fragment «le Cablogrnmme T mil! kan, :10 avril.\u2014Le régime constitutionnel fonctionne déjà très bien ici et l\u2019on s\u2019est vite habitué aux usages ministériels.Chaque matin les aviseurs du shall vont lui présenter leurs rapports.lie Ilémt'-iiiigemcilt On a dit que trois déménagements équivalent ù un incendie.Dans certains cas, un seul déménagement suffit, pour faire passer vos mouhlos à l\u2019état, d\u2019invalides chroniques.11 n\u2019y a pas d\u2019assurance Bur le déménagement\u2014il faut donc quo co soit grave.Voici ordinairement comment ça se passe.Votre charretier qui devait arriver à 7 heures a.m., est encore in visible â t) heures, et, pendant que vous courez chez lui, un ami commence le déménagement ot les dégâts.Se métier des amis quand on déménage.Ils ont le cœur bon mais la patte faible, surtout si vous achetez une douzaine do bière pour les entr\u2019actes.Votre charretier n\u2019ost ni chez lui ni au poste : il a oublié que votre déménagement c\u2019était pour ce jour-là.Vous revenez on psalmodiant des mots choisis et vous vous prenez d\u2019envie pour de pauvres hères qui déménagent tous leurs liions sous lo bras.Il vous vient des idées d\u2019aller vendre les vôtres chez les duifs ot de camper sur lo Champ de Mars.Arrivé chez vous, vous constatez que votre remplaçant a commencé à introduire ses meubles dans votre future ex-maison.Explications, quorelles, monaces de protêts, «le policomen, d\u2019nji-per-cul, d\u2019upper-jaw, etc.Sur les entrefaites, votre femme, en-nuyéo d\u2019attendre l\u2019arrivée des meublos à votre futur logemont, vient s\u2019informer.Et la voilà qui s\u2019écrio : \u201c Où est Joseph ?\u201d (Joseph, c\u2019est le liston, un crapaud d\u2019enfant qui ne reste pas en place).\u201c Jo le pensais ici !\u201d \u201c Je le croyais là-bas ! \u201d On le découvre, une heure plus tard, on train de faire connaissance avec les magasins do nananne do son nouveau quartier.Bref, le déménagement se fnit lo soir à la pluie, à la lain pe, avec dos charretiers fabriqués du matin, qui vous demnndo$5.00 du voyage et ne garantissent rien autre chose que do ne pas prendre plus qu'un coup par mouhlc.Vous couchez sur les ravalements ; Joseph a une indigestion ; vous constatez qu\u2019il y a dos rats ; bref, le lendemain, rencontrant un ami, vous rosumoz la situation en cos termes : \u201c Quand même il y aurait des revenants dans ma mai son, je ne déménage plus ! Tu entends, hein ?\u2019\u2019 Le plus pénible après lo déménagement du 1er mai, c\u2019est que la moitié de la population est obligée de ré apprendre comment l\u2019autre moitié vit.Bonbons Extra.%rj I Cet instantané, obtenu par hasard par notre artiste No 17, prouve qu'il y a dos gens qui vont vite on ho sogne.Ceux-ci ne se connaissaient pns la voille ; lo lendemain matin,le déménagomont les rendait voisins; le midi, ils se disaiont bonjour, et lo soir, ils s\u2019aimuiont comme s\u2019ils n\u2019avaient fait jamais autre clioso.N.B.(\u2019et incident, «l\u2019autre part, est une preuvo additionnelle de l\u2019utilité des échollcs do sauvetngo.Los Jtuts à §30, avec doux chambres à coucher, font regretter lo temps où l\u2019humanité vivait on plein air.l\u2019roblèmo : Qu est-co qui payo le plus un proprié-taire : un locataire à SI \u2014 par mois ot «pii a soin violoniste resta une seconde hésitante devant le sen-t.e qui s en fonça-1 sous les ramures.Comme tous les enfants des vilk-s, elle se sentait intimidée près du mystère des grands bois Puis, avec cette resolution qui témoignait chez elle d\u2019une force d arne précoce, elle pénétra bravement dans la futaie.Apres avoir marché quelque temps sous les vieux hêtres les châtaigniers et les clienes maintes fois séculaires qui se succédaient en voûtes majestueuses comme des nefs de cathédrale elle atteignit un endroit ou le sentier qu\u2019elle suivait se confondait\u2019avec d autres embranchements broussailleux.Perplexe, ne pouvant faire un choix'raisonné, elle s\u2019engagea au hasaru dans une de ces étroites voies, laquelle, après une pénible bataille livrée aux ronces qui s\u2019accrochaient à sa robe, la mena à une espece de clairière hérissée d\u2019ajoncs et de genêts Le lieu était sauvage et d\u2019aspect peu rassurant.Pareilles à de monstrueux serpents, d\u2019énormes racines éven-traient le terrain sablonneux, troué ailleurs de fondrières, et autour de cet espace dévasté comme s\u2019il eût gardé, depuis l\u2019origine dès temps.1 empreinte des cataclysmes qui bouleversaient l'un,'ver s prï-mitit.un entrelacement inextricable de hautes fougères de buissons, de lianes tordues en spirales le long des roues crevassés de veux arbre noueux, semblait interdire toute idée de marcthe en avant.\t'm La voyageuse s\u2019arrêta consternée.Elle s\u2019était perdue! Elle éprouva cette étrange terreur frémissante que donne la sensation de segarer quand vient la nuit, d\u2019être seul, sans secours nu-main, dans 1 ombre qui ensevelit la contrée ignorée.Les larmes aux veux, elle allait s\u2019abandonner au désespoir lors-d\u2019efle mUrmUre ce V01X altira son attention.On parlait tout près Avec precaution, elle écarta des branches et aperçut un personnage bizarre.\t1 Ce n\u2019était pas un paysan, la coupe encore élégante de ses vêtements.presque sordides, de négligence et d'usure, l\u2019indiquait assez Un ne distinguait pas son visage, tourné du côté opposé, mais une épaisse chevelure en désordre, noire et crépue comme celle des negtes, communiquait à la tête une grosseur anormale vaguement effrayante, tandis que les bras, d\u2019une longueur démesurée, s\u2019agitaient dans une gesticulation frénétique qui mettait en valeur de formidables mains.3 16 LE SAMEDI a Immobile sousl a feuilléc, retenait son souffle, la petite violoniste regardait, non sans crainte, ce sinistre voisin.Elle tendit l'oreille, pour tâcher de comprendre les paroles saccadées qui lui échappaient.A cette minute, précisément, il éleva la voix, criant en une sorte de rugissement : \u2014Oui, oui, tout se passera ainsi que je l\u2019ai décidé.Une fois débarrassé des autres, je saurai bien forcer la vieille à faire son testament.Et après.Après malheur à elle.Et Maurice sera riche.Ah ! ah ! ah !.Un éclat de rire, sauvage à donner le frisson, réveilla les échos endormis de la forêt.Derrière son rideau de verdure, la jeune fille tressaillit et recula, tremblante de peur, se demandant si ce n\u2019était pas un fou qui confiait à cette solitude ces divagations homicides.Mais, dans son mouvement de retraite, elle avait lâché les branches, qui se rejoignirent brusquement, trahissant la présence étrangère,.D\u2019un bond, l\u2019homme fut en face d\u2019elle.\u2014Que fais-tu là?demanda-t-il, menaçant.Le cœur de l\u2019enfant battait avec violence.Elle réunit ses forces pour balbutier: \u2014Rien de mal, monsieur, je vous assure.Je ma suis égarée.Comme dans un étau, il lui broya l'épaule entre ses doigts crispés : \u2014Et tu as entendu?.En un éclair, tant la figure de celui qui l\u2019interrogeait était effrayante, la petite violoniste eut la divination que les mots perçus tout à l'heure contenaient un de ces secrets portant malheur à ceux qui les surprennent.A voir cette physionomie grimaçante au teint couleur de terre.cette bouche tortueuse où des dents noirâtres grinçaient.les yeux pleins de fauves lueurs, qui étincelaient sous l\u2019arcade sourcilière proéminente.elle sentit que 1 a conjecture était d\u2019une gravité extrême.que son existence, sans doute, dépendait de la réponse qu\u2019elle allait faire.Et redevenue maîtresse d\u2019elle-même, elle réussit à esquisser un demi-sourire en répliquant d\u2019un ton parfaitement naturel: \u2014Mais rien du tout, monsieur! J\u2019arrive seulement.Si vous vouliez être assez bon pour ne pas me serrer aussi fort, et m\u2019aider à retrouver mon chemin?.Il la regarda profondément.Puis, rassuré, il desserra son étreinte, et reprit d\u2019un accent moins dur : \u2014Où vas-tu donc, petite?\u2014A La Colline, lit-elle avec simplicité.Il considéra de nouveau, et longuement, la petite violoniste, avant de s\u2019informer: \u2014Tu connais donc quelqu\u2019un à La Colline?.Trompée par cette bonhomie, elle repartit trop vite: \u2014Te suis la petite-fille de feu M.de La Mothe-Serviac !.\u2014Tu mens!.clama l\u2019homme, verdissant de fureur.Une flamme incendiait ses yeux noirs, soudain luisants comme des braises.Il étendit la main pour se saisir de l\u2019enfant.D\u2019un saut agile, elle se plaça hors de sa portée.\u2014Je ne mens pas! dit-elle avec fierté.Et je vais vous le prouver !.Elle sortit de sa poche un portefeuille usé, et y prit un papier qu\u2019elle lui présenta.\u2014Lisez ! Il s\u2019en empara avidement, et à peine y eût-il jeté les yeux que ses traits se décomposèrent.C\u2019était l\u2019acte de naissance en règle de Rose-Julienne Taillery, fille légitime de Jacques-Florent Taillery, artiste musicien, et de dame Charlotte-Anne-Ghislaine de La Mothe-Serviac.Il le lut d\u2019un tout à l\u2019autre, et tandis que ses prunelles fulgurantes dévoraient les lignes, son visage terreux révélait un masque de haine si féroce que Dose, si elle l\u2019avait pu voir, en eût été épouvantée .Mais il s\u2019était prudemment détourné; l\u2019enfant ne se défiait point.Quand il revint vers elle, hors le frémissement de ses lèvres, restées toutes blanches dans la barbe d\u2019ébène striée de fus d\u2019argent, rien ne dénotait la secousse affreuse qui venait de remuer la lie de cette âme jusqu\u2019au fond.Ce fut d\u2019une voix changée et presque paternelle, qu\u2019il articula: .\u2014C\u2019est bien, mon enfant.Je constate, en effet, que vous ne mentez pas.Vous le comprenez vous-même: prétendre que vous êtes la petite-fille de mon.de feu M.de La Mothe-Serviac, se reprit-il précipitamment, semble si étrange, au premier abord, et si parfaitement impossible, que l\u2019on est fort excusable de montrer 4 quelques surprise\u2019.Et, de toute évidence, vous possédez d\u2019autres preuves convaincantes de votre identité ?.\u2014Certainement, monsieur! répondit avec empressement la fillette, ravie delà tournure que prenait l\u2019entretien\u2019 Voici l\u2019extrait de mariage de mon père et de ma mère, leurs actes de décès, une lettre du notaire de M.de La.Mothe-Serviac, d\u2019autres papiers encore .Il lui arracha le portefeuille, examina rapidement les pièces, et les gardant dans sa lourde main refermée sur elles comme sur une proie, il certifia d\u2019un air qui voulait être aimable et eût fait trembler une personne plus expérimentée que l'innocente fille de Charlotte de La Mothe-Serviac: \u2014Il serait insensé de conserver le moindre doute.Veuillez prendre la peine de me suivre; je vais vous conduire à La Colline.Subjuguée par cette proposition inattendue, plus encore que par la modification pol:e apportée dans le langage de son interlocuteur, Rose obéit.11 la précédait, maintenant; sans mot dire, les papiers ayant disparu dans lesp rofondeurs de sa redingote, Rose obéit.Il la précédait, mamtenant, sans mot dire, les papiers ayant disparu dans les profondeurs de sa redingote, et quoiqu\u2019elle remarquât qu\u2019il s\u2019était engagé au plus épais du fourré, parmi les ror.ces duquel il lui frayaff un chemin, elle n\u2019osa point formuler d\u2019objections.Elle supposait, du reste, que c\u2019était là la traverse indiquée par le bouvier, et sa pensée, se détachant du présent, volait vers l'inconnu de la minute prochaine, vers la maison ancestrale dont elle avait tant rêvé ces derniers jours, et qu\u2019elle allait contempler enfin !.Tout à coup, son guide se retourna et désigna un pavillon délabré, tellement enfoui sous les arbres et caché par les grandes herbes qui montaient à l\u2019assaut de ses murailles rongées de mousse, qu\u2019on arrivait tout contre sans l\u2019apercevoir.\u2014 le vous conseille, dit-il, de vous reposer ici quelques instants.Pendant ce temps, j\u2019irai vous annoncer à* La Colline.L\u2019apparition très imprévue d\u2019une nouvelle héritière, ajouta-t-il avec un fielleux sourire, n\u2019est pas sans nécessiter un peu de préparation.Rose accepta.Si près du but, elle défaillait de fatigue et d\u2019émotion.La perspective de ne pas débarquer en étrangère, d\u2019éviter peut-être ainsi des manifestations hostiles, était faite pour la séduire.Confiante, se gourmandant intimement de l\u2019antipathie répulsive que continuait de lui inspirer cet homme, elle le remercia de sa bienveillante intervention.Sans la regarder, il arracha des orties qui obstruaient le seuil et poussa la porte massive, ornée de gros clous en losanges.Rose entra,\u2014pauvre oiselet pris au piège !.Mais à peine avait-elle pénétré dans l\u2019unique pièce, et posé sa toîte à violon sur une chaise dépaillée qui se trouvait là qu\u2019elle tomba en jetant un cri rauque.D\u2019un brutal coup de poing dans le dos, l\u2019homme l\u2019avait envoyée rouler à terre, où, s\u2019étant rué sur elle, il la maintenait du genou.Une effroyable seconde s\u2019écoula.La poitrine écrasée, l\u2019enfant ne criait plus.Le meurtrier regardait autour de lui, de ce regard aveuglé de sang qui cherche une arme.Il n\u2019y avait rien.Alors, il se pencha et saisissant le cou frêle de la petite violoniste, le serra de toute sa force entre ses mains de fer.Le pur visage se contracta horriblement.le front s\u2019empourpra.les veines des tempes se gonflèrent à éclater.les yeux parurent prêts à jaillir hors de l\u2019orbite.les priVnelles dilatées commencèrent à se révulser.Rose râlait.L\u2019homme serrait toujours.On eût dit qu\u2019il éprouvait une jouissance cruelle à pétrir de ses doigts puissants ce cou délicat et blanc.L'n atroce sourire errait sur ses lèvres.De sa gorge, tordue par un spasme de rage, sortaient des sons pareils aux grondements furieux d\u2019un fauve déchirant sa proie pantelante.Hagard, barbare avec délices, il vociférait sourdement: \u2014Ah! tu viens frustrer les autres de leur part d\u2019héritage!.Tiens, voilà pour toi, voleuse!.Tiens.Tiens!.Il redoublait de violence, enfonçant profondément ses larges pouces dans la chair si tendre.Il s\u2019apprêtait à exercer sur la partie inférieure du larymx une pression destinée à amener la mort, quand, soudain, les paupières déjà closes de l\u2019enfant se rouvrirent.Et ses beaux.yeux remplis de larmes, s\u2019éclairèrent: La supplication et le navrant reproche que le chasseur voit passer dans l\u2019implorant regard des bêtes expirantes.i il S ? LB SAJdBDI 17 L assassin tressaillit et lâcha sa victime, qui retomba inerte gttr le sol, livide au milieu des flots d'ôr de la chevelure éparse.Encore trop peu endurci dans le crime, le courage lui manquait pour 1 achever.Il se sauva,\u2014-après avoir fermé la porte à double tour,\u2014certain que ne reparaîtrait jamais parmi les vivants l\u2019innocente créature dont il abandonnait l\u2019agonie à l\u2019épouvante de la nuit et aux lentes tortures de la faim.n.\u2014l\u2019ordre d\u2019une mourante C était à Rouen, quelques jours auparavant.Six heures du soir venaient de sonner à quelque horloge lointaine.Les premières ombres du crépuscule, qui tombait sur la ville, sc faisaient plus, épaisses dans une très pauvre cdiambre, au troisième et dernier étage d\u2019une vieille maison de la rue Eau-de-Ro-bec, quand,, rompant le lourd silence qui avait duré tout le jour, une voix s\u2019éleva, faible comme un souffle : \u2014Rose!.Viens près de moi, mon enfant.A cet appel, une fillette qui, le front appuyé contre la fenêtre à petits, carreaux, sertis de plomb, semblait absorbée dans la triste rêverie, sc détourna vivement et courut au lit où la figure livide d\u2019une femme jeune encore, mais prématurément minée par la souffrance, se confondait avec la blancheur des draps.\u2014Me voici, mère chérie! Que désirez-vous?\u2014Te parler, dit la malade avec effort.\u2014Ne vous fatiguez pas, mère! supplia Rose.Vous avez bien le temps de me parler! Lorsque vous serez guérie, vous me raconterez tout ce qu\u2019il vous plaira.Agenouillée pour être plus près de l\u2019adoré visage, dont toute la vie paraissait s\u2019être réfugiée dans les grands veux cernés, étrangement fixes et brillants, l\u2019enfant, la gorge pleine de sanglots, essayait.en affectant une gaîté navrante, de trouver les paroles par lesquelles on leurre ceux qui vont mourir.Et peut-être essayait-elle de sc tromper aussi elle-même, de se persuader, en dépit d\u2019une effroyable certitude, que dans quelques instants, elle ne serait pas toute seule sur la terre.Mais, en signe de dénégation, la mère remua doucement, sur les oreillers, sa tête pâlie: *c ^ingénie pas à forger de pieux mensonges, ma Rose.Ils sont inutiles : j ai courageusement vécu, je saurai courageusement mourir.D\u2019ailleurs, si ce n\u2019était toi, la pensée affreuse de t\u2019abandonner, à ton âge, sans soutien, dans le monde cruel aux faibles, je serais contente de m\u2019en aller.Car, pour la premilère fois depuis bien longtemps, depuis les jours envolés de ma jeunesse, je vais enfin connaître le repos.Rose ne retenait plus ses larmes.\u2014Oh ! mère ! mère ! balbutia-t-elle, éperdue, ne me dites pas de ces choses!.Elles me déchirent l\u2019âme!.La mourante soupira : \u2014Pauvre enfant!.Quoique tes courtes années aient été sombres, au milieu de notre misère, tu ignores encore les plus rudes meurtrissures de la réalité.C\u2019est pourquoi il faut que je parle.77 le faut! répéta-t-elle avec un retour d\u2019énergie, comme si cette nécessité mystérieuse qu\u2019elle évoquait lui rendait la force de s\u2019exprimer.\u2014Je vous écoute, mère, dit Rose, comprenant que sa tâche filiale, si près de.prendre fin, devait se résumer en une soumission sans bornes aux volontés suprêmes de celle qui allait la quitter.La mère avait fermé les yeux.Elle recueillait ses souvenirs.Ils passaient, charmants ou désolés, dans le fidèle miroir de la mémoire, et, revoyant jusqu\u2019aux plus lointaines particularités de son existence, à cette heure dernière, où l\u2019on jouit, dit-on, de surnaturelles clartés, toutes les puissances de son être expirant se tendaient à préserver son enfant d\u2019un sort pareil au sien, à lui préparer le lot de bonheur que chaque créature peut espérer ici-bas.Au bout d\u2019un instant, elle rouvrit les paupières, et couvrit Rose d\u2019un regard de tendresse infinie.\u2014Ma fille bien-aimée, recommença-t-elle, c\u2019est une agonisante que tu etends.Par conséquent, ses paroles sont sacrées.elles contiennent non des désirs, mais des vœux que l\u2019on doit respecter, et, au besoin, des ordres.Me promets-tu d'obéir?.de te conformer en tout aux recommandations que je vais t'adresser avant de te dire adieu pour toujours!.Vaillante, réprimant le tremblement de la douleur qui la secouait toute, l\u2019enfant étendit solennellement la main : \u2014Je le jure, mère!.Une ht eu r heureuse se leva au fend des veux caves de la mourante.^-C\u2019est bien! murmura-t-elle.J\u2019ai confiance en toi, Rose.Te sais que tu n\u2019oublieras pas et que ta fidélité sera servie, en outre, par la rare énergie de ton caractère.Ecoute-moi donc avec attntion, car je dois t\u2019apprendre la vérité de ton origine, et mes instants sdnt comptés.Donne-moi à boire seulement.Rose s\u2019empressa de porter un cordial à la bouche desséchée de sa mère.Mais ses doigts avaient peine à soutenir la légère tasse de porcelaine, car un pénible combat se livrait dans son cœur., Sa stupéfaction était grande, en effet ; une curiosité frémissante s emparait d\u2019elle, devant l\u2019imprévu qui s\u2019ouvrait, et, avec la profonde délicatesse de sa nature, elle se reprochait de pouvoir connaître un autre sentiment que le désespoir de cette séparation sans retour que chaque seconde, implacablement, rapprochait.Elle n\u2019eut pas le temps de s\u2019appesantir sur ces impressions cruelles aux êtres très jeunes, inhabiles à démêler les complexités humaines.La malade, h regardait, jouissant de sa surprise avec une mélancolie tendre.Réconfortée, elle continua: \u2014Tu n\u2019es pas seulement, ma Rose, ainsi que tu l\u2019as toujours cru, la fille de pauvres musiciens ambulants.J\u2019appartiens à une très ancienne famille pyrénéenne.Mon père s\u2019appelait,\u2014s\u2019appelle encore, je l\u2019espère, car je n\u2019ai point su sa mort,\u2014le baron de La Mothe-Scrviac.Le titre, cependant, était peu usité dans le pays.En vertu d'une influence séculaire, tous les La Mothe-Sreviac étaient maires, l\u2019un après l\u2019autre, de notre village natal, dont les habitants ne les désignaient qu\u2019en des termes d\u2019une simplicité affectueuse.Ceux qui ne disaient pas \u201c notre maire \u201d disaient, plus intimement encore, \u201c notre monsieur \u201d, C\u2019est ainsi qu\u2019après mon aïeul, mon père devint maire à son tour et fut \u201cnotre monsieur Julien\u201d.Cher père! Je ne me rappelle pas l\u2019avoir entendu nommer une seule fois \u201cmonsieur le baron\u201d, tant nos domestiques eux-mêmes, enfants de la contrée, étaient de la famille, comme jadis les serviteurs de la maison! romaine.C\u2019était un grand cœur et un caractère hautain, intransigeant sur les questions d'honneur, que ce père bien-aimé.dont l\u2019image ne me quitte point.Tandis que je te parle, je le vois, avec sa haute taille que nulle rafale ne paraissait pouvoir plier, sa belle tête aux lignes classiques qui rappelait la régularité majestueuse de ces médailles que l\u2019on admire dans les musées.J\u2019étais sa seconde fille, sa préférée en secret.Il m\u2019adorait!.La voix de la mourante s'étrangla demotion; poignant, le passé inoublié l\u2019étreignait â la gorge, et, malgré l\u2019énergie lentement amassée en vue de cette communication nécessaire .elle défaillait à l\u2019impérissable regret des joies d\u2019enfance, de ces douceurs bénies d\u2019autrefois, dont nous ne Comprenions le prix que trop tard, lorsque nous savons ce que c'est que le paradis perdu.De ses lèvres tremblantes, Rose cueillit pieusement les deux grosses larmes qui descendaient le long des joues décharnées où, progressivement, s\u2019imprimaient des tons de cire.Et, raffermissant son organe à force ch volonté, la mère poursuivit: \u2014Nous étions trois sœurs.L\u2019ainéc, Germaine, cachait sous un simple extérieur les plus sérieuses qualités ; son caractère était égal et doux, son esprit pondéré et extrêmement juste, sa bonté sans bornes et son intelligence beaucoup plus élevée et étendue que ne permettait de le deviner sa grande modestie.En u n mot , elle possédait à un degré éminent tous les dons de la femme, et je suis certaine qu\u2019aujourd'hui, épouse et mère, elle remplit dans la perfection ce rôle féminin qui consiste à semer, par son dévouement, des germes de bonheur.La seconde, Charlotte, ne lui ressemblait pas, hélas ! Pas plus que la cadette, d\u2019ailleurs.On eût vraiment dit qu\u2019en ces trois enfants, nés du même père et de la même mère, la nature s\u2019était plu à affirmer le mystère de son éternelle diversité.Charlotte, tu le sais déjà, c\u2019était moi.Pour mon malheur, j'offrais avec mon aînée le plus frappant contraste.Je me montrais aussi fougueuse qu'elle était tranquille, aussi imprudente et folle qu\u2019elle patiente et judicieuse.Comme, avec cela, j\u2019avais des repentirs charmants, de soudaines gaîtés d\u2019oiseau, des saillies spirituelles, enfin, tout un ensemble de séductions joint à une réelle générosité et à une puissance affective profonde, je désarmais la sévérité, et les grâces de la jeune fille rendaient ses défauts mêmes captivants.Mon père ava't coutume de prétendre en riant que j\u2019étais l\u2019incarnation vivante de notre race française étourdie et valeureuse, et qu\u2019à ce titre, je méritais l\u2019indulgence.Plus jeune de quelques années, Valérie, notre petite sœur, bénéficiait du privilège de l\u2019âge: espérait que la raison, peu à peu, combattrait son granitique entêtement et l\u2019allure sournoise doses caprices, on pardonnait beaucoup à sa drôlerie de gros bébé bou-deur, et ses fâcheux instincts purent, comme les rôtres, s\u2019épanouir 5 18 LE SAMEDI librement en l\u2019absence de ce qui rend l\u2019enfance heureuse et bonne: la direction maternelle! Trop tôt, hélas! nous avions perdu notre mère.J\u2019avais six ans seulement, quand elle mourut.A cette époque, Germaine atteignait à peine sa dixième année et la petite Balcrie était encore dans les bras de sa nourrice.En face de ces trois orphelines à élever, notre père se trouva horriblement malheureux et déscrier.té.L\u2019homme le pins remarquable n\u2019étant presque toujours qu\u2019un piètre éducateur de jeunes filles, et, après avoir longtemps hésité, il crut, dans notre intérêt même, devoir contracter un second mariage.Ce qu il souffrit de cette détermination, lui seul le sut, car il avart adoré sa femme, et la remplacer le troublait comme un sacrilège! Parce que c\u2019était une créature exquise, de presque immatérielle beauté, cette jeune mère si prématurément enlevée à l\u2019amour des siens, à la vénération de tous.Sa bonté s\u2019était révélée tellement rare que, des années après sa mort, les braves gen,s du village ne pouvaient prononcer son nom que des larmes plein les yeux.Pour moi, avec une admiration inconsciente, je l\u2019ai tant contemplée penchée sur nos berceaux, que je la vois, elle aussi, séraphique, dans les longs vêtements blancs qu\u2019elle affectionnait, et au-dessus desquels paraissait plus lumineux encore son front pur auréolé parmi la chevelure d\u2019or, d'un rêve trop magnifique, sans doute, pour s\u2019accomplir ici-bas.C\u2019est en souvenir d\u2019elle, ma chérie, que je t\u2019ai appelée Rose, et dans ma misère, j\u2019ai reçu cette joie incomparable qu\u2019elle revécût en toi, car tu lui ressembles comme un ange peut ressembler à un autre ange.Charlotte fit une pause pour ménager scs forces qui déclinaient à vue d\u2019œil.De sa main diaphane, demeurée aristocratique et fine, elle caressait les cheveux blonds de son enfant.Rose pleurait d\u2019amères et douces larmes, étreinte à son tour par ce passé insoupçonné tout à l\u2019heure, et dans lequel elle sentait son être plonger mille racines profondes.Au bout d\u2019un instant, la malade reprit d\u2019une voix aux inflexions plus basses : -\u2014Le choix réfléchi de notre père s\u2019était porté sur la sœur aînée de la douce compagne qu\u2019il ne cessait de pleurer dans le secret de son cœur.Celle-là, supposait-il, saurait, mieux qu\u2019une étrangère, aimer les orphelines laissées par la morte qui lui tenait fie si près, et cette union, toute de raison, avait, en outre, l\u2019avantage de nous assurer la totalité de la fortune considérable de notre famille maternelle, dont tante Marceline était, avec la chère disparue, la seule héritière.Vraisemblablement, puisque tu me représentes, tu recueilleras, ma fille, le résultat matériel de cette prévoyante combinaison, mais, moralement, le sacrifice de mon père demeura inutile.Marceline fie Château-Landron n\u2019avait aucune des vertus de sa sœur; elle fut une maîtresse de maison déplorable.Violente et bizarre, sans être précisément méchante, elle éclatait fréquemment en scènes incompréhensibles, ou se claquemurait pendant des semaines au fond fie ses appartements, ne se préoccupant pas plus de nous que si nous n\u2019eussions pas existé.Cela dura des années.Nous grandissions, mes sœurs et moi, dans cette triste atmosphère d\u2019un ménage désuni, et notre père se désolait, quand un incident fortuit permit de découvrir que tante Marceline avait, de temps à autre, des accès de somnambulisme et se promenait, la nuit, dans la maison, en prononçant des mots étranges, d\u2019une voix plus étrange* encore.A cette époque, la science n'avait pas défini comme à présent la pathologie des maladies nerveuses et des accidents qui en découlent ; néanmoins, nôtre père est trop intelligent pour ne pas comprendre désormais que les singularités de tante Marceline tenaient à quelqu\u2019un de ces déséquilibres mystérieux qui se cachent au fond de l\u2019organisme ru-main, et il ne songea plus qu\u2019à remédier à un état de choses aussi funeste.C\u2019est pourquoi il maria Germaine, dès qu\u2019elle eut seize ans, avec un galant homme, M.Frédéric d\u2019Arthès, qu\u2019il s\u2019adjoignit pour diriger l'exploitation du domaine, tandis que notre sœur suppléait définitivement tante Marceline, libre maintenant de s\u2019abandonner à scs instincts de solitude, et, sous le charme de cette gracieuse maî-\u201e tresse de maison, reprirent comme jadis les réceptions, les fastueuses habitudes de courtoisie et d\u2019hospitalité qui avaient toujours été celles de notre famille.La mourante s\u2019arrêta de nouveau, afin de reprendre haleine; sa poitrine l\u2019oppressait, sa respiration devenait courte et pénible.Après avoir bu une seconde gorgée de dordial, elle articula, pour un moment ranimée: \u2014Je fis donc très jeune mon entrée dans le monde.Il n\u2019eut pour moi que des sourires, voire des adulations, et devant cette partialité que la gloire de ma jeunesse en fleur multipliait autour de moi, ic m\u2019habituai à croire que j\u2019étais une de ces privilégiées auxquelles on pardonne tout.Ce fut au milieu de ce rêve de conquête, de cet éblouissement de la vie à son aurore, que je me laissai fiancer au fils du meilleur ami de mon père, le très ricne et original baron de Ponyastruc.Je dis que je me laissai fiancer, parce que je n\u2019aimais pas Maxime de Fonyastruc.Outre qu\u2019il ne m\u2019offrait point l\u2019attrait de l\u2019inconnu, puisque, enfants, nous avions joué ensemble, j\u2019avais, pour l\u2019extérieur un peu froid et caustique qui lui servait à dissimuler la frémissante sensibilité de son cœur, une sorte d\u2019éloignement ; mais, du moment qu\u2019une jeune, fille doit se marier, Maxime de Ponyastruc me paraissait un mari comme un autre, préférable même à beaucoup d\u2019autres, à cause de la carrière qu\u2019il avait choisie.Etre la femme d\u2019un diplomate, c\u2019est-à-dire être appelée à vivre dans les cours des pays les plus divers, incarnait à mes yeux l\u2019avenir propre à réaliser l\u2019obsédant besoin d\u2019aventures dont j\u2019avais la tête pleine.J\u2019acceptai donc sans hésitation.Pauvre Maxime!.Lui m\u2019aimait.et passionnément! Mon contentement le rendit fou de bonheur, et nos parents décidèrent que le mariage serait célébré aussitôt que j\u2019aurais atteint ma dix-huitième année.Plusieurs mois m\u2019en séparaient encore.Durant cet intervalle, mon cœur, jusque-là silencieux, parla, et son langage, impérieux comme les autres forces de ma nature, anéantit toutes ces espérances.Quelques jours avant la date fixée pour la cérémonie, je rencontrai celui que je devais aimer jusque dans la misère, la maladie et la mort!.\u2014L\u2019incomparable violoniste Jacques Taillerv! interjeta Rose avec un tendre orgueil.\u2014Ton père, oui, ma chérie.C\u2019était\u2014ah! ces détails jamais ne sont sortis de ma mémoire!\u2014c\u2019était dans une fête donnée par d\u2019aimables voisins, M.et madame du Sau'it, à l\u2019occasion du baptême de leur premier-né.Te crois encore sentir le coup sourd qui fut frappé dans ma poitrine, lorsque jeme trouvai en présence du grand artiste venu tout exprès de Paris pour servir de parrain au petit Roger.Cet étranger, élu de la beauté et de l'art, me parut un être quasi-divin.Quand il joua, ravissant son auditoire e nde sublimes harmonies, je sentis que ma volonté, mon âme s\u2019échappaient de moi, et que je lui appartenais pour toujours.Que te dirai-je de plus, mon enfant!.Il doit y avoir dans l\u2019amour, comme on le prétend, une vertu de miraculeuse attirance, car, de son côté, Jacques m\u2019aima, et, irrésistiblement, m\u2019en fit l\u2019aveu.Tl ne fallait pas songer à obtenir l\u2019approbation de mon père.Outre qu\u2019avec le caractère que je lui connaissais, il ne me permettrait pas de manquer à la parole volontairement donnée à Maxime de Ponyastruc.il ne m\u2019accorderait jamais à un homme d\u2019extraction obscure comme le violoniste, fils d'une pauvre servante.Et ici s\u2019impose le pénible résumé de ma confession maternelle: Je fus une enfant ingrate et révoltée.une fiancée infidèle.je commis, enfin, la plus irréparable faute en m\u2019enfuvant avec Jacques Taillerv .Charlotte se tut brusquement, suffoquée par l\u2019angoisse de la minute tragique qu\u2019elle revivait devant son enfant.\u2014Re|iosez-vous, mère! pria Rose, bouleversée.La mère sourit, d\u2019un de ces ineffables sourires qui ne sont déjà plus de la terre.\u2014Te me reposerai tout à l\u2019neure.dit-elle.A ces paroles, dont elle comprenait la signification redoutable, Rose enfouit dans les draps son visage convulsé par le chagrin, et l\u2019agonisante, ses grands yeux cernés regardant loin, dans la mélancolie de l\u2019ancien rêve de jeunesse, se reprit, d\u2019un accent assourdi, à la magique évocation du passé: \u2014Deux années environ, nous fûmes heureux.L\u2019amour, avec son absolu magnifique, avait pris possession de nos êtres, et, en dehors de.lui, rien n\u2019existait plus pour nous.Mais ce prisme merveilleux se dissipa un jour, brusquement, dans un réveil de la conscience.Tu allais naître; il te fallait un nom, un état civil tel que l\u2019exigent les lois sociales.J\u2019écrivis à mon père pour solliciter son consentement à mon mariage avec Jacques Taillerv, en même temps que sa pitié pour le petit innocent qui ne devait pas porter la piene de nos offenses.Il m\u2019envoya ce consentement sur timbre, par l\u2019intermédiaire de son notaire, qui me signifiait, d\u2019après l\u2019ordre reçu, que la fille rebelle était morte pour le baron de La Mothe-Serviac.Ce fut un coup terrible que m\u2019asséna cette brève lettre d\u2019aiffai-res.Au fond, j\u2019avais toujours compté sur la particulière tendresse que j\u2019inspirais à mon père, pour le fléchir un jour.Cette secrète espérance déçut, une force s\u2019éteignit en moi, une puissance de bonheur qui ne palpita plus jamais.(A suivre) G Vol.XVIII, No 47.4 mai 1907.LE SAMEDI 19 FEUILLETON DU\u2018SAMEDI\" .\u2022 ¦¦¦.'; ¦ \u2022¦ :, .¦'-Aé;',.,.£1=£2 L'Instinct de l\u2019Amour PREMIERE PARTIE iassinat du Coulissier No 6.XVII ( Suite) Celui-ci, cependant, semblait de moins en moins disposé à se départir de sa surveillance.Plus Savari faisait d\u2019efforts pour l\u2019é-loigner, plus d se cramponnait à sa place habituelle dans le salon de Mme Vidal.Pourquoi agissait-il ainsi?Lui à oui le simple bon sens ,à qui son propre intérêt ordonnaient de s\u2019éloigner, persistait à rester à rester toujours.Subissait-il donc, comme Savari, l\u2019influence magnétique de Julia, et auprès d\u2019elle oubliait-il qu\u2019il n\u2019était qu\u2019un simple agent de police! delegué par la préfecture pour éclairer la justice sur la culpabilité ou l\u2019innocence d\u2019un prévenu?_Ln jour, pourtant, Savari résolut de voir Julia Vidal sans être gêné par la présence de Vibert.Il donna, comme d\u2019habitude, rendez-vous à ce dernier, mais au lieu de le rejoindre à l\u2019hôtel les Princes, il se rendit directement rue de Grammont.Marietta vint prévenir sa maîtresse que Savari était seul et qu\u2019il demandait à être reçu.Julia eut un moment d\u2019hésitation, puis elle s\u2019arma de courage, embrassa Marietta et rejoignit Albert Savari.Peut-être pensait-elle aussi qu\u2019il était temps d'en finir avec une situation devenue intolérable, et avait-elle déjà compris que Vibert, loin de la servir, nuisait à scs desseins.Lorsqu\u2019elle entra dans le salon clic était, comme d\u2019habitude, vêtue de deuil.Suivant la mode italienne, un grand voile de dentelles,, retenu derrière la tête par des épingles en jais, couvrait la moitié de ses cheveux et retombait sur ses épaules.Cette toilette, entièrement noire, la grandissait encore et donnait à sa démarche une gravité, un charme souverains.Savari la regardait, l\u2019admirait et n\u2019osait plus parler.Cet homme, qui n\u2019avait eu jusque-là aucune timidité, tremblait depuis que Julia l\u2019avait rejoint, sentait son cœur battre à se briser, et ne se rappelait plus aucune des phrases qu\u2019il avait préparées.Elle comprit la première ce que ce silence avait d'embarrassant et elle lui dit: \u2014Qu\u2019avez-vous fait du comte?\u2014Je pensais le trouver ici, répliqua Savari.Je croyais, au contraire, vous avoir entendu lui donner rendezvous à son hôtel.\u2014En effet, mais jetais en retard et j'ai cru qu\u2019au lieu de m\u2019attendre il viendrait vous rejoindre.Est-ce que je vous \"êne, dame?\u2014Moi?pas le moins du monde, fit-elle avec nonchalance.\u2014Je suis heureux, du reste, madame, dit-il, de l\u2019occasion se résente de me trouver seul un instant avec vous.\u2014Avez-vous donc à me parler?demanda-t-elle simplement.\u2014Oh! oui, j\u2019ai bien des choses à vous dire, s\u2019écria vivement Savari.\u2014Je vous écoute, monsieur.\u2014Monsieur! monsieur! Vous m'appellerez donc toujours monsieur, dit-il avec tristesse.\u2014'N\u2019est-ce pas l\u2019expression convenable?demanda-t-elle en feignant de ne pas comprendre; alors apprenez-moi ce qu\u2019il faut ma- qui (1) Commenoé dans le numéro du 30 man 1D07, dire; je ne suis pas familiarisée avec toutes les souplesses de la aligne française, et je n en veux pas a ceux qui me reprennent.i ! 11 ***\t!* reprendre, fit Savari ; l\u2019expression est con- venable et n\u2019a rien qui doive choquer.Puis, se levant tout à coup: .-Mi ! paidonnez-moi, madame, dit-il, je suis nerveux, a,rité inquiet.pardonnez-moi.Je vous pardonne, fit-elle en souriant, mais m\u2019apprendrez-vous le motif de cette agitation?Il se rapprocha vivement de Julia, s'assit scs côtés et lui dit : \u2014Vous ne comprenez donc pas?\u2014Quoi?demanda-t-elle.- Vous ne comprenez pas qu\u2019on ne neuf vivre, impunément auprès de vous pendant plus de deux mois; qu\u2019il est dangereux, pour la raison d un homme, de vous voir sans cesse, de vous entendre de respirer le même air que vous; qu\u2019enfin.Il allait continuer; mais il leva les yeux sur elle et s\u2019arrêta.11 -v,,ava't flans le sourire de Julia une expression étrange; son front s était plissé, ses joues avaient pâli, son regard était glacial.A\\cc son contage habituel, elle n avait pas hésité à courir au-devant du danger, mais elle avait trop présumé de ses forces.la pieiniere declaration, aux premiers mots d\u2019amour qui échappaient à Savari, elle se révoltait; toutes les délicjatesses de la femme s\u2019étaient éveillées.Quoi! c\u2019était à elle qu\u2019on osait parler d\u2019amour! A elle dont le mari venait à peine de mourir! Et c'était celui qu\u2019elle soupçonnait de cette mort.celui.Ah! clic n'avait pas prévu ce qu\u2019elle devait souffrir! Ils gardèrent longtemps le silence: lui effrayé; elle froissée meurtrie.Jeu a peu, cependant, la physionomie de Julia s\u2019éclaircit; elle passa la main sur son front comme pour en chasser une idée importune, elle parut prendre une résolution énergique, et, se tournant vers Savari, qu\u2019elle regarda en face: \u2014Alors, vous m\u2019aimez?lui dit-elle.11 ne s attendait pas a ce genre d attaque.Au courroux qu'avait manifeste Julia, h croyait qu elle allait lui ordonner de changer de conversation, de se taire, ou peut-être tic se retirer.Elle icpienait, au contraire, la phrase où il l'avait laissée; clic complétait sa pensée et lui venait en aide ; elle lui lançait une provocation au lieu de lui dire un adieu.Mais, remis de son premier étonnement, il voulut profiter de.1 occasibn quoi] lui oflniit de purler dun r.iuour qui lui tenait tant au cœur.Si Julia était la femme des grandes résolutions, Savari, de son eéné, savait être énergique.Par un brusque mouvement que Mme \\ idal se put^ prévoir, il s\u2019empara de ses mains, et, la regardant comme elle l\u2019avait regardé, l'attirant vers lui pour qu'elle l'entendit mieux, il s\u2019écria: Qui, je vous aime, comme je n ai jamais aimé, comme je me et oyais incapable d aimer! Vous êtes mon premier, mon seul amour! Si vous saviez comme je dis vrai, comme je suis malheti-ieux lui.i de vous, et quel est mon lionheur lorsque je vous vois! La pieiniere fois que vous mêles apparue, il m\u2019a semblé que je n'avais jamais vu une femme aussi belle.Oui, il n\u2019y a pas de beauté qui vaille la vôtre ; on trouve en vous toutes les perfections, tous les charmes, toutes les distinctions, toutes les splendeurs! Moi qui inc croyais si fort, si invulnérable, mort à tous 28 20 LE SAMEDI les étonnements et à toutes les admirations, j\u2019ai tout de suite compris quel empire une beauté comme la vôtre pouvait exercer sur moi; je me suis juré de 11e pas vous revoir, de vous fuir! Ah! je n\u2019ai pas pu! 11 m\u2019a conduit ici, lui; il s\u2019est fait mon compagnon, il m\u2019a ordonné de vivre à vos côtés, j\u2019ai obéi.Mais je savais ce qui m\u2019attendait, je savais qu\u2019auprès de vous je perdrais le repos, la volonté, que je vous aimerais ardemment ! Elle n'eut pas le courage d\u2019en supporter davantage: elle dégagea scs mains des siennes, se leva, fit deux pas en arrière et, s'accoudant sur le marbre de la cheminée: \u2014Ai-je encouragé votre amour?demanda-t-elle.\u2014Non, jamais, répliqua-t-il, ni par un mot, ni par un regard, et c\u2019est ce qui m\u2019a perdu.Ah! si vous connaissiez ma vie.Ah! vous m'avez demandé si vous m\u2019aviez encouragé et j'ai répondu que non.Je me rétracte.Oui, vous m\u2019avez encouragé, ou plutôt jamais femme à son insu ne s'est montrée plus coquette avec moi.Vous n'avez donc pas compris que votre silence obstiné, votre froideur étaient autant de provocations, je voulais lutter, je voulais vaincre!.Je le veux encore! Savari n\u2019était plus l'homme que nous avons vu se débattre avec tant de calme et de sang-froid contre une accusation capitale, dans le cabinet du juge d'instruction.I.c sang colorait ses joues, ses veux exprimaient tout ce que disaient ses lèvres ; le mouvement, l\u2019animation étaient répandus sur son visage et lui prêtaient un charme inouï.Pour la premiere fois de sa vie, peut-être Albert Savari vivait.La passion l\u2019avait métamorphosé; elle avait fait d\u2019un homme froid, maitre de lui, adroit et souple, un être ardent, irréfléchi, jeune et fort.11 allait continuer et ouvrir son cœur tout entier, lorsqu\u2019on annonça Vibcrt.Lin coup d\u2019œil suffit à l\u2019agent de police pour embrasser la scène et comprendre la situation.Son front se plissa, une imperceptible pâleur se répandit sur son visage, mais il s\u2019avança vers Julia, le sourire sur les lèvres, lui demanda de scs nouvelles et se tournant vers Savari : \u2014Eh bien! lui dit-il, en affectant delà bonne humeur, vous êtes ici, tandis que je vous attendais à mon hôtel.Savari répéta ce qu\u2019il avait déjà dit à Mme Vidal, et son explication parut satisfaire Vibert.Mais lorsque celui-ci voulut parler de choses indifférentes, du temps qu'il faisait, des bruits qui circulaient, Savari, encore, sous l\u2019empire des pensées qu\u2019il venait d\u2019exprimer, ne se sentant pas le courage de soutenir une conversation banale, se leva, prétexta une affaire pressante et prit congé.\u2014M\u2019oubliez pas que nous dînons ensemble, cria Vibcrt; rendez-vous à sept heures au café Anglais.Savari.qui sortait, se retourna.11 cherchait un prétexte pour, refuser cette invitation, lorsque par hasard son regard se porta sur Julia.Toujours appuyée contre la cheminée, un coude sur le marbre, la tête dans la main, semblant perdue dans ses réflexions, elle lui parut plus belle que jamais, et il n'eut pas la force de se priver de la revoir dans la soirée.\u2014C\u2019est entendu, dit-il, je me trouverai au rendez-vous.XVIII 11 était parti depuis un instant déjà et Julia continuait de garder le silence.Vibcrt, silencieux aussi, retiré dans un coin du salon, l\u2019observait attentivement.On aurait dit qu\u2019il essayait de deviner ses pensées, de lire dans son cœur et qu\u2019il souffrait des découvertes que cette étude lui permettait de faire.Cette souffrance devint même probablement trop vive, car tout à coup il se leva, passa la main sur son front et s\u2019avançant vers Julia : \u2014Eh bien?lui demanda-t-il brusquement.Elle se redressa, le regarda et dit: \u2014Ah' pardon, monsieur, je ne vous savais pas là.\u2014Te m\u2019en doutais, répliqua Vibcrt avec une sorte d\u2019amertume qu\u2019il ne put cacher.Je ne suis plus rien ici, moi, depuis qu\u2019on n\u2019a plus besoin de mes services, depuis qu\u2019on fait ses affaires soi-même ! Il s\u2019arrêta et reprit plus doucement: \u2014Au moins est-il résulté quelque chose de ce long entretien?\u2014Non, fit-elle.\u2014Vous n\u2019êlcs pas plus avancée qu\u2019auparavant?\u2014Non.\u2014Alors, c\u2019est à recommencer.\u2014Non, dit-elle encore.\t.Etonne de cette dernière réponse, il la questionnait du regard, lorsque tout à coup elle quitta la cheminée, s\u2019avança vers Vibert et lui dit :\t, .\u2014Savez-vous que ce que nous faisons là est infâme! \u2014Pourquoi?demanda-t-il.\u2014Parce qu\u2019il m\u2019aime et qu\u2019il souffre.\u2014-Ah ! vraiment, s\u2019écria l'agent de police, nen moins ému que Julia, il vous aime et il vient de vous le dire ! \u2014Oui.\u2014Et vous le croyez?' \u2014Je le crois.Il croisa ses bras sur sa poitrine, s\u2019avança vers, elle comme elle s\u2019était avancée vers lui, et dit brusquement: \u2014Eh bien! qu\u2019cst-ce qui vous gêne?\u2014Je n\u2019ai pas le droit de le faire souffrir ainsi, répondit-elle.Il la regarda fixement et répliqua à voix basse, avec dureté :.\u2014Croyez-vous vraiment n\u2019avoir pas ce droit vis-à-vis d un homme qui a tué votre mari?\u2014Mais s\u2019il ne l\u2019a pas tué?\u2014Ah! vous doutez maintenant! \u2014Oui.je doute, fit-elle en baissant la tète, comme si elle rougissait de sa faiblesse.Lorsqu il n est pas là, continua-t-elle, lorsque je suis seule avec mes pensées, il me semble encore qu\u2019il est coupable: comme autrefois, je veux me venger de lui; mais lorsqu'il est à mes côtés, je ne crois plus, je doute.Pâle, les lèvres serrées, il l\u2019écouta sans l\u2019interrompre, puis il lui dit: \u2014Il faut sortir de toutes ces incertitudes.Cela ne peut plus durer.\u2014Non, répéta-t-elle, cela ne peut plus durer.\u2014Il faut, reprit Vibert.qu'il nous donne une fois pour toutes la preuve de son innocence, et alors ma tâche sera accomplie, je retournerai à mes occupations, je n\u2019aurai plus rien à faire ici.Il parlait avec brusquerie, presque avec emportement; mais Julia était trop émue pour remarquer ce qu\u2019il y avait d étrange dans cette animation, dans ces allures que rien ne semlbait justifier.\u2014Si, au contraire, ontinua-t-il, Savari est coupable, comme je le le crois encore, moi, comme j'en suis sûr, moi!.il faut qui) se livre, il faut que nous nous en débarrassions.Ces derniers mots: K II faut que nous nous en débarrassions\", furent prononcés par l\u2019agent de police d\u2019une façon singulière.Mais il les murmura sans doute plutôt qu\u2019il ne les dit, car Mme Vidal, au lieu de les remarquer et de les relever, ne répondit qu à la première partie de la phrase.\u2014Il ne suffit pas, s\u2019écria-t-elle de dire: il faut qu\u2019il se livre ; quels moyens avons-nous de le faire se livrer?__Je les apporte, dit Vibcrt en tirant de sa poche un objet long, étroit, entouré de papier.Et comme, étonnée, elle le regardait, il lui demanda brusquement, sans aucun des ménagements qu\u2019il aurait dû prendre eni pareille circonstance: -Savez-vous, madame, de quelle arme s\u2019est servie l\u2019assassin de votre mari?Elle pâlit et répondit: \u2014D\u2019un couteau ou d\u2019un poignard.__D\u2019un couteau, en effet, d\u2019un couteau que vous connaissez, car ii appartenait à M.Vidal.Si vous ne l\u2019aviez pas retrouvé chez vous, c\u2019est que la justice s\u2019en était emparée comme pièce à conviction .\u2014Et ce couteau ! demanda-t-elle en oâlissant encore davantage et en jetant les yeux sur l\u2019objet que Vibert tenait à la maiir.\u2014Le greffier du Palais de Justice, répondit-il, a été autorisé, sur ma demande, à me le confier.Le voici.Elle se recula et dit: \u2014Qu\u2019en ferez-vous?\u2014je le mettrai dans les mains de Savari, et peut-être, à cette vue,\"se trahira-t-il.Vous ne voudrez sans doute pas assister à cette expérience?\u2014Au contraire, j\u2019y assisterai, je veux y assister, reprit-elle avec énergie; c\u2019est mon devoir.\u2014Je compte la tenter ce soir même.\u2014Ce roir, bien.Mais, continua-t-elle, comment s\u2019expliquera-t-il que cet instrument se trouve entre vos mains?Le lui montrer, c\u2019est vous trahir, c\u2019est nous trahir tous les deux.\u2014Non, pas autant que vous croyez.J\u2019ai prévu cela; je sais ce que je dirai.Puis, s\u2019écria tout à coup Vibert avec vivacité, qu\u2019importe qu\u2019il sache maintenant qui vous êtes, qui nous sommes ?N\u2019êtes-vous pas décidé à sortir de la situation où vous vous trouvez?N\u2019ai-je pas déclaré que cette expérience était la dernière?S\u2019il en sort victorieux, si son innocence vous est démontrée, continuerez-vous donc à le recevoir, et désirez-vous faire de lui votre ami?29 LE SAMEDI 21 \u2014Non, certes, s\u2019écria-t-elle.\u2014Si, au contraire, cette expérience vous convainc et vous suffit, qu\u2019importe encore qu\u2019il nous connaisse?Ah! je vous jure bien qu'alors il est perdu ! Rien ne peut rendre l\u2019expression avec laquelle l'agent de police prononça cette phrase II y avait à la fois, dans son accent, de la colère, de la haine et de la souffrance.Julia fut effrayée, et pour la première fois, peut-être, elle songea à regarder Vibert.Ils se quittèrent après s\u2019être donné rendez-vous pour le soir même, au café Anglais.XIX Les aspirations de Vibert étaient certainement trop élevées- au lien de briguer l'honneur d\u2019entrer dans la police, il aurait dû, tout simplement, se faire auteur dramatique, et il eût obtenu, sans contredit, de grands succès dans sa modeste carrière.Il eût excellé* à construire le plan d\u2019une pièce, à trouver ce qu\u2019on appelle au théâtre des situations, et personne n\u2019eût csé rivaliser avec lui pour tout ce qui concerne la mise en scène.Il désire que Savari, le héros principal de son drame, arrive à se trahir et à se démasquer, et il croit avoir trouvé le moyen d\u2019y parvenir en lui mettant dans les mains l\u2019instrument qui a servi à commettre le crime.C\u2019est la situation principale, celle qu\u2019on attend avec impatience, car le dénouement doit en découler.Comme il la fait attendre habilement ! comme il la prépare avec art ! Dès les premiers actes de la pièce, cette situation, pouvait se présenter: mais alors elle ne produisait aucun effet scénique: Savari, sur ses gardes depuis son arrestation; Savari qui se méfiait de tout et de tous, prenait le poignard sans sourciller, l\u2019examinait.le soupesait et le rendait tranquillement à son propriétaire.Vibert a\tL.issé plusieurs mois\ts'écouler ;\tà force d\u2019intelligence et de ruse, il\ta inspiré une entière\tconfiance\tà Savari ; par de\tbons procédés et de bonnes paroles, il a pu adoucir son caractèrte difficile, et par l\u2019amour sérieux qu\u2019il a su lui mettre au cœur, il est parvenu à\tamollir et à dompter\tsa nature\ténergique.Voyez comme il a bien choisi\tle lieu de la scène: le café\tAn- glais.En effet, n\u2019est-ce pas au café Anglais qu\u2019Albert Savari a dîné, une heure avant l\u2019assassirat de Maurice Vidal?Si c\u2019est lui qui a commis cet assassinat, n\u2019éprouvera-t-il pas une première commotion en se retrouvant dans ce lieu où il a dû, sans aucun doute, méditer et préparer sen crime?Comme le moment aussi est propice pour celte épreuve décisive.Savari a vu Julia dans la journée ; pour la première fois, il lui a parlé de son amour, il lui a ouvert son cœur, il a crié, il a pleuré, il a souffert Ses nerfs surexcités se sont détendus, ses forces sont moins vives, et il se trouve fatalement dans une de ces dispositions physiques et morales où l\u2019on n\u2019a plus d\u2019initiative et où l\u2019onsubit tou tes les influences et toutes les impressions.A six heures et demie, Vibert faisait son entrée au café Anglais.On l\u2019introduisit aussitôt dans le cabinet qu\u2019il avait retenu depuis la veille, celui que la fashion sc plait à appeler : \u201c le Grand-Seize \u201d.En attendant l'arrivée de ses convives, il fit quelques préparatifs importants.Par son ordre, on plaça sur la table des fleurs qu\u2019il venait d\u2019acheter et qu\u2019il avait choisies parmi celles qui répandent le plus de parfum.Vibert, qui avait toujours étudié, croyait à l\u2019action des fleurs sur le système nerveux.Il mit aussi un grand soin à commander les vins: il les voulait capiteux, mais non pas excitants.Enfin, il fit doubler le nombre des bougies et veilla surtout à éclairer la place que devait occuper Savari.A sept heures, Mme Vidal, Savari et Vibert étaient réunis et se mettaient à table.La conversation languit d\u2019abord; il ne.pouvait pas en être autrement, chacun des convives apportant à ce dîner de graves préoccupations.Mais bientôt Vibert, plus maître de lui, chassa toutes les pensées qui auraient pu nuire au but important qu'il se proposait d\u2019atteindre et dirigea la conversation à son gré.Pendant le premier service, elle fut légère, variée, presque gaie ; puis elle eut une teinte plus mélancolique ; au dessert on aborda des sujets plus sérieux, on se prit à soutenir des thèses morales et philosophiques.Vibert, pour être à la hauteur de la circonstance, avait appelé à son secours ses souvenirs, ses premières études religieuses, les théories plus ou moins paradoxales émises par son protecteur, le marquis de X., enfin, toute l\u2019expérience qu\u2019on acquiert dans un commissariat ce police, où la plupart des plaies sociales et des infirmités morales défilent tour à tour.11 développa certaines idées nouvelles qu\u2019il était censé avoir rapportées d'Italie sur l\u2019organisation des prisons, le système ceilulaire, le régime des bagnes.Des choses, il passa aux individus et s\u2019entretint avec Savarin de plusieurs criminels célèbres, français ou étrangers, dont les procès l\u2019avaient intéressé.Il manifesta le désir d\u2019assister à une séance de la cour d\u2019assises, et demanda s\u2019il ne se jugerait pas bientôt quelque affaire intéressante .\u2014Vous ne pouvez vous figurer, disait-il avec Ironhomic, en se tournant vers ces deux convives, combien j\u2019ai toujours été curieux de toutes ces choses.J\u2019ai lu la plupart des causes célèbres des différents peuples, et tous les mémoires qui ont paru sur la police.Puis, s\u2019adressant directement à Savari : \u2014Savez-vous pourquoi vous m\u2019avez été tout de suite sympathique?\u2014Je ne m\u2019en doute pas.\u2014Cest bizarre, c'est ridicule, j\u2019en conviens, et vous m\u2019eu voudrez.\u2014Non, je vous le promets.\u2014Eh bien! mon cher, votre nom m\u2019était familier, agréable à prononcer; il ne diffère que par l\u2019orthographe du nom d\u2019un des plus célèbres ministres de la police: René Savarv, duc de Rovigo.dont je dévorais dernièrement les intéressants Mémoires.Je suis un original, moi, que voulez-vous! les gens me plaisent par de petits côtés.\u2014C'est fort heureux pour moi, qui n\u2019en ai que de petits.\u2014Vous en avez de grands, je les ai découverts plus tard; mais c\u2019est votre diable de nom qui m\u2019a séduit d\u2019abord.\u2014Il ne m\u2019a jamais rendu un plus grand service, dit gracieusement Savari.Vibert salua et continua avec sa volubilité habituelle: \u2014Ah ! la police, les procès, les assassinats, c'est mou fort ! Je ne vous apprends, du reste, rien de nouveau ; depuis que je vous connais, est-ce que je ne vous demande pas tous les jours de me faire visiter vos prisons, votre Palais de Justice?A propos, vous savez, je ne vous ai pas attendu, vous n'y mettez pas assez d\u2019empressement; je suis allé ce matin, avant déjeuner, faire un tour de ce côté-là.\u2014De quel côté?\u2014Du côté de la Conciergerie, de la Sainte-Chapelle, du Palais de Justice, parbleu! Je n\u2019y pouvais plus tenir, et, ma foi,, j\u2019ai satisfait mon caprice sans vous, monsieur mon cicerone.\u2014Eh bien! qu\u2019avez-vous vu?\u2014Tout, absolument tout.Je m\u2019étais adjoint un guide, dont j\u2019ai été fort content, un brave homme d\u2019une cinquantaine d\u2019années, avec des médailles sur la poitrine.Oui, je descendais de voiture sur le quai et je regardais d\u2019un air ébahi les grosses tours de la Conciergerie, lorsque mon homme s\u2019est dit : K Voilà un.étranger, un badaud, un imbécile, c'est mon affaire, je vais le piloter et le rançonner.® Il est venu à moi et m'a offert ses services.J\u2019ai accepté avec empressement, et comme il a des intelligences dans la place, il m\u2019a conduit à peu près partout.J\u2019ai vu la salle des Pas-Perdus, une des chambres de police correctionnelle, la salle où se tient la cour d\u2019assises et la fameuse tour où a été enfermée Marie-Antoinette: c\u2019est fort curieux, très curieux.J'étais si Content que je ne voulais plus me passer de mon guide et: qu\u2019il m\u2019avait pris, de son côté, en belle passion.Ah! je lui dois une fameuse acquisition, allez! \u2014Une fameuse acquisition ! répéta Savari qui, avec l\u2019autorisation de Mme Vidal, venait d\u2019allumer une cigarette.\u2014Oui.une fameuse acquisition, reprit Vibert.Vous allez voir.Toujours en compagnie de mon guide, je montais depuis un instant des escaliers, j\u2019en descendais, je traversais des couloirs, je parcourais en un mot tout le Palais de Justice, lorsqu'au beau milieu de cette intéressante excursion, j\u2019avise tout à coup une porte entrebâillée., \u2014Où conduit cette porte demar.dai-je?\u2014Dans une salle dépendant du greffe.\u2014Ah!.Et que contient cette salle?\u2014Beaucoup de papiers, des dossiers de toutes sortes, et particulièrement ce qu\u2019on appelle au Palais les pièces de conviction, c\u2019est-à-dire les différents objets qui figurent dans un procès criminel: l\u2019arme dont s\u2019est servi l\u2019accusé, le chapeau qu\u2019il a perdu dans sa fuite, le mouchoir ensanglanté qu\u2019on a retrouvé sur lui; quelquefois les vêtements de la victime, la montre volée; enfip tous les objets dont MM.les juges ou MM.les jurés peuvent avoir besoin pour se faire une conviction.A un moment du procès, et suivant les besoins de la cause, ces différentes pièces sont transportées du greffe au tribunal correctionnel et à la cour d'assises.\u2014Mais, demandai-je, poursuivi par le même besoin de m\u2019ins- 22 LE SAMEDI nuire, lorsque le procès est juge ou l\u2019affaire terminée, que deviennent les différents objets dont vous parlez?OiR'ques-uns, sur une autorisation donnée par le parquet, soin rendus a leur propriétaire ou à sa famille; d\u2019autres sont vendus.Vous comprenez bien, monsieur, ajouta mon guide, que le l al.iis de Justice tout entier ne serait nas assez vaste pour contenir les objets de cette sorte qu\u2019on y entasse depuis des années.'Ivt quand ont lieu les ventes dont vous parlez?demnadai-je avec intérêt.- Y certaines époques fixées d'avance.On en fait justement une en ce moment.\u2014Où ?\u2014Tout près d'ici.Ma foi! m\u2019écriai-je, je suis curieux de voir cela.J\u2019achèterais bien quelque chose qui aurait appartenu à un grand criminel.Rien de plus facile, monsieur; si vous voulez bien me suivre?Je ne me le lis pas répéter.Je suivis mon guide et, un quart d heure après, j étais |K>sscsscur d'un objet très curieux, ma foi.I n bijou volé?demanda Savari en lançant une lxmfifée de fumée.\u2014Oh! mieux que cela.Quelque vêtement ayant appartenu à un malheureux envoyé au bagne ou à l\u2019échafaud.Mon pas, non pas.J\u2019adore les curiosités mais je veux en même temps quon, puisse sen servir; qu'elles n\u2019aient pas un aspect difforme ou repoussant.I n Anglais n'y regarde pas de si près; il donne des paquets de banknotes pour un vieux lxnit de cigare qui a été pressé par des lèvres illustres.Mais je ne suis pas un Anglais, moi ; je sais mêler l\u2019utile à l'agréable, utile dulci, comme dit le poète.Voyez plutôt.Ht brusquement, sans autre préparation, il tendit à Savari le couteau qu il tenait depuis un instant sous la table et qu\u2019il avait ouvert, tout en parlant, sans qu\u2019on s\u2019en aperçut.julia, pâle cl tremblante, la moitié du corps penché sur la table regardait.Vibert, en remettant le couteau, s\u2019était levé.Scs deux mains liaient appuyées sur le dossier d\u2019ur.c chaise, et derrière son pince-nez aux verres bleus, il observait aussi; mais il observait froidement.prêt a sisir les moindres changements dans la physionomie de son adversaire.11 avait défendu, depuis un instant, à son cœur de battre et son cœur ne battait plus.Les garçons avaient fini leur service et s\u2019étaient retirés.f )n n\u2019entendait que le bruit sourd des voitures sur le boulevard.Enfin ! on allait donc, peut-être, savoir la vérité!.Si Savari était le meurtrier, il paraissait impossible, dans les dispositions, où.ii se trouvait, habilement préparé, comme il l\u2019avait etc.qu il n arrivât pas à se trahir par un geste, un cri, un tressaillement quelconque, à la vue de cette arme qui lui rappellerait son crime de la façon la plus matérielle et la plus rivalité.Savari manifesta d abord une certaine répugnance à prendre le couteau qu\u2019on lui tendait.Mais, après l\u2019avoir examiné avec soin, il le replaça sur la table en disant: \u2014Je ne vous conseillerais pas, si vous étiez attaqué, de vous servir de cette arme; elle est en bien mauvais état.Vibert resta confondu.Ions ses calculs étaient dérangés, scs plans renversés.Il en était pous ses frais de dîner an café Anglais et de la mise en scene.Depuis trois mois il perdait son emps, il travaillait en pure perle: il courait sur une fausse piste.Il y avait vraiment là de quoi sc désespérer.En faisant ces réflexions, l'idée lui vint de savoir quelle impression avait ressentie Julia.Tl sc retourna de son côté, tandis que Savari.sans plus s'inquiéter du couteau resté sur la table, s\u2019était levé et allumait une seconde cigarette a 1 un des candélabres placés sur le piano.Julia n\u2019avait pas changé d\u2019attitude, seulement elle était moins pale depuis un instant et une sorte de triste sourire errait sur scs lèvres.n aurait dit qu\u2019elle était indifférente au mauvais résultat obtenu .t en était trop pour 1 irascible Vibert.Quoi! tandis qu\u2019il sc désespérait sa compagne, sa complice, celle qui était encore plus intéressée que lui au succès de l\u2019épreuve tentée, ne sc désespérait pas avec lui.Il était vaincu, et, au lieu de le plaindre, on pouvait croire, en ta regardant, quelle sc réjouissait presque de sa défaite.Une tel te injustice le révolta; mais, au lieu de l\u2019abattre, elle lui inspira tout «'i coup le désir de prendre sn revunehc.\"La partie n'est pas encore perdue, se dit-il; l\u2019épreuve que je viens de tenter a été incomplète.Il est possible que, dans un mo- ment de fureur et d\u2019exaspération, un meurtrier se serve de la première arme venue, sans même la regarder, et qu\u2019elle ne lui rappelle, par conséquent, ensuite aucun souvenir.Je vais compléter l\u2019épreuve.\u201d Il rejoignit Savari, causa pendant un instant avec lui de choses indifférentes, lui prit le bras, fit quelques tours dans le salon et le ramena peu à peu devant la table, à la place qu\u2019ils avient précédemment quittée.\u2014Ainsi, leur dit-il alors, en s\u2019asseyant à ses côtés et en désignant le couteau resté sur la table, cette arme que j\u2019étais, si heureux d'avoir achetée ne pourrait, d\u2019après vous, être d\u2019aucune utilité ?\u2022\u2014Je 'je le pense pas ; la pointe en est émoussée, regardez vous-même, répondit Savari.\u2014En effet, dit Vibert en paraissant se livrer à un sérieux examen.Cela s\u2019explique facilement, du reste, ajouta-t-il; cette pointe, en pénétrant dans le corps de la victime, aura rencontré quelque côte.\u2014Quoi! demanda vivement Savari, on aurait réellement frappé* quelqu\u2019un avec cette arme?\u2014Et le coup a été mortel, répliqua Vibert.\u2014Oui vous a dit cela?\u2014Mais mon cicerone, parbleu! Croyez-vous que j\u2019achète des objets de ce genre sans me renseigner sur leur origine et leur provenance1 Ce couteau est historique et je connais sur le tout du doigt son histoire.Il était la propriété d\u2019un jeune homme mort assassiné, au mois d\u2019octobre dernier, à Paris, rue de la Paix No 6.Savaria fit un brusque mouvement.Vibert continua.\u2014Ce jeune homme s appelait.attendez.le nom va me revenir.il s\u2019appelait.\u2014Maurice Vidal, dit Savari.Ce fut au tour de Vibert de faire un mouvement de surprise.\u2014Vous connaissez cette affaire?demanda-t-il.\u2014Je m'y suis trouvé directement mêlé, répondit Savari.\u2014De quelle façon ?\u2014On m\u2019accusait d\u2019être l\u2019assassin de Maurice Vidal.\u2014Vous ?Oui, moi! Aussi, lorsque ovus m\u2019avez brusquement parlé de ce crime, mon émotion a-t-elle été extrême.Tenez, j\u2019ai, même encore de la peine à me remettre, jcodis être pâle comme un mort.Ayez la bonté de me passer cette carafe.Vibert obéit.\u2014Si vosu saviez que d\u2019ennuis, que de chagrins m\u2019a causés cède afta're! Croiriez-vous que j'ai ét éarrêté, traîné en prison.\u2014Ce n\u2019est pas possible! s\u2019écria Vibert.Hélas! ce n est que trop vrai.J\u2019ai comparu devant un juge d instruction, j\u2019ai été au secret, j\u2019ai eu les menottes, c\u2019est l\u2019usage de la police en France.Oui, on a beau être calme, n|e Das se défendre, aller où 1 ou vous ordonne d\u2019aller, on vous met tout de même les menottes.C\u2019est une mesure de prudence.Il continua en se tournant vers Julia: \u2014Excusez mon émotion, madame; je reconnais qu elle n\u2019est pas de mise a la fin d un dîner et devant une femme, mais lorsque je songe à toutes mes souffrances, je ne suis plus maître de moi.Si j\u2019avais pu me douter, dit Vibert, croyez bien, mon cher monsieur.\t, Il s arrêta, au beau milieu de ses excuses et dit avec un naturel parfait : \u2014Pourrions-nous savoir comment vous vous êtes tiré de tout cela ?\u2014En prouvant le plus clairement du monde, répondit Savari que je ne pouvais pas être lg coupable.Mais comment est-il venu à l'idée d'un magistrat de vou« soupçonner, vous?\t1 \u2014Mon Dieu! tout simplement parce que j\u2019avais été en relations suivies avec Maurice Vidal, deux jours avant sa mort.\u2014Mais c\u2019est affreux! s\u2019écria Vibert.S\u2019il arrivait\u2019qu'on, vous assassinat, cette nuit, c est moi qu\u2019on soupçonnerait de ce crime parce que j ai passé la soirée avec vous?\u2014Certainement, si on ne découvrait pas 1c- véritable assassin vous auriez des chances pour être arrêté.Je vous conseille dé vous méfier, dit Savari, moins pâle depuis un instant.La justice est bien bizarre, fit remarquer l\u2019agent de police.I as autant que vous croyez ; elle fait son devoir, après tout et vous voyez quelle ne tarde pas à relâcher ceux qui sont innocents.Mais cest égal, j\u2019ai bien souffert, et vous avez ce soir rouvert une blessure à peine cicatrisée.Il parlait depuis un instant avec calme, avec mesure, sans emportement; il y avait une sorte de mélancolie répandue sur toute sa personne et des pleurs dans sa voix.Tout à coup, il étendit la main sur la table, saisit le couteau qui v était resté déposé, et apres lavoir longuement considéré en silence: 31 LE SAMEDI 28 \u2014C\u2019est donc avec cela qu\u2019on t\u2019a tué, dit-il, pauvre Maurice Vidal! lu n étais pas mon ami, j\u2019avrais eu avec toi de tristes discussions d intérêt.Oui, toi, 1 homme probe par excellence, l'homme arrivé à force de travail, d\u2019énergie et d\u2019honnêteté, tu n'avais pas voulu comprendre certaines difficultés de ma vie, certaines impossibilités matérielles et morales d\u2019être ce que tu étais.Tu tes montré envers moi sévère, raide, injuste, peut-être.Ah! je ne t\u2019en veux pas, Maurice Vidal, je te plains de tout mon cœur, je te pleure de toute mon âme.Tu avais la jeunesse, la richesse, la force, et il a suffi d'une seconde pour te ravir tout cela, il a suffi d un coup porté avec cette arme qui ne ressemble même pas à une arme ! Il s arrêta un instant et reprit, sans regarder fulia et Vibcrt: \u2014Ah! si l'homme qui t'a frappé avait\u2018connu certains détails de ta vie, comme je les ai connus, moi, à la suite de cette déplorable affaire; s\u2019il avait su que tu aimais, que tu étais aimé, que tu attendais.le lendemain, ta chère compagne, peut-être son bras aurait-il tremblé, et le coup qu\u2019il ta porté ne t\u2019aurait-il pas atteint! Pauvre garçon !.pauvre femme !.Savari se tut et deux grosses larmes coulèrent le long de scs joues.Au même instant, Julia, qui avait eu le courage de se contenir jusque-là, mais que toutes les émotions de la journée avaient brisée, que les dernières paroles de Savari avaient achevée, éclata tout à coui-) en sanglots.Le premier mouvement de Vibcrt fut de courir à elle, mais il crut que cette subite explosion de douleur avait besoin d\u2019explications, et, se tournant vers Savari : \u2014C\u2019est notre faute, aussi, lui dit-il en affectant la brusquerie; nous avons été trop dramatiques.Depuis une heure, nous parlons de meurtre, d\u2019assassinat; vous vous attendrissez, moi j\u2019ai la bêtise de me laisser empoigner, et elle, elle a ses nerfs.Parbleu! oh les aurait à moins ! Savari ne répondit pas; il regardait pleurer Tulia sans s\u2019approcher d\u2019elle.\u201e \u2014Allons ! reprit Vibcrt, désireux de mettre fin à cette scène, ce que nous avons de mieux à faire maintenant, c\u2019est de npus séparer et de nous promettre mutuellement d\u2019être plus gais à l\u2019avenir.Il sonna, demanda une voiture et reconduisit Mme Vidal chez elle, pendant que Savari s\u2019éloignait de son côté.Dans l\u2019état où se trouvait Tulia, Vibcrt ne voulut avoir avec elle aucune explication.T! la remit entre les mains de Marietta et sortit.Quelle explication, du reste, aurait-il pu avoir?Quelle preuve nouvelle, possédait-il de la culpabilité de Savari?T! avait espéré produire un grand effet; l\u2019effet avait été produit et avait dépassé ses espérances : Savari ne s\u2019était pas contenté de pâlir et de trembler, il avait pleuré, il avait donné tous les témoignages de l\u2019émotion la plus vive, la plus réelle.Mais cette émotion pouvait s\u2019expliquer facilement, et Vibcrt se trouvait pris dans son propre piège.Tl s\u2019était procuré le.plaisir de faire de la mise en scène, de développer outre mesure la sensibilité de son adversaire, d\u2019amollir son cœur, de le disposer au sentiment.Quoi de plus naturel alors que Savari se fût laissé attendrir au souvenir d'une affaire où il s\u2019était trouvé si directement mêlé et dont i! avait eu si cruellement à souffrir?Sa pâleur, ses larmes, son émotion ne témoignaient pas de son crime, elles attestaient seulement que les soupçons conçus contre lui, son arrestation, les heures passées en prison lui avaient fait au cœur une blessure encore saignante.En voulant confondre Savari, Vibcrt lui avait, au contraire, procuré 1 occasion de se faire connaître sous un jour plus favorable.Cet homme, qu\u2019on avait cru jusque-là léger, banal, incapable peut-être d\u2019un bon \u2022sentiment, s\u2019était tout à coup montré sérieux, impressionnable et réfléchi.Tl s\u2019était attendri au souvenir de la mort de Maurice Vidal, il avait fait l\u2019cloge de celui qui avait été un instant son ennemi, il avait payé un tribut à sa mémoire et mêlé ses larmes à celles de Julia Vidal ! En faisant ces différentes réflexions, qui ne laissaient pas que de l\u2019attrister profondément, Vibcrt se dirigeait à pied vers son ancien domicile de la rue de I'Arbrc-Scc, dont il n\u2019avait eu garde de se dessaisir.Tl n\u2019était pas fâché de redevenir, pour un instant, le vieil homme d\u2019autrefois, de se dépouiller de la défroque du comte de Rubini, qui lui avait si peu profité, enfin de se retremper dans les souvenirs d\u2019une vie sinon joyeuse du moins uniforme et paisible que lui rappelait sa chambrettc du cinquième étage.\u2014T iens ! monsieur Vibcrt ! dit le concierge en le reconnaissant.Tl y a bierj longtemps qu\u2019on ne vous a vu.\u2014Jetais à la campagne, dit l\u2019agent de police.Est-il venu quelqu\u2019un pendant mon absence?\u2014Non, monsieur; on n\u2019a apporté que cette lettre.Vibert prit la lettre qu\u2019on lui présentait: elle portait l'en-tête du commissariat de police du premier arrondissement, section des Tuileries, et elle était cnnçue en ces termes : \u201d Mon cher Vibert, \u201c Du temps où vous étiez employé dans mes bureaux, vous avez dû vous occuper un jour, pendant mon absence, d'un repris de justice ne mmé Langlade, et d'une grande fille rousse connue sous le sobriquet de Soleil-Couchant.\u201cOn aurait besoin, à la préfecture, de renseignements que vous seul pouvez donner sur ces deux individus, et je vous serais obligé de passer le plus tôt possible .à mon cabinet, pour que je puisse rédiger, de concert avec vous, la note qui m'est demandée.« x » \u2014J\u2019irai demain matin, avant de retourner à l'hôtel fies Princes, se dit Vibert en mettant la lettre dans sa poche et en montant son escalier.DEUXIEME PARTIE ï¦71 \u2019.l< IIS 111 \u2022x.¦\t-:ï M mm .¦ ^ jf-n jti.wjMiwgjW qui ne peuvent se présenter devront envoyer $1.30 avec la photographie et les coupons.J±]T>T^.3VLEXJI3SrEl Nos portraits Enameline, sur toile, font toujours fureur et les lecteurs du Samedi pourront encore se les procurer au prix de 50c et les coupons en se présentant soi-même ou en envoyant $1.00 et les coupons par la poste.Il ne parait que deux coupons dans la présente série: celui du numéro précédent et celui du numéro actuel.Sur le dernier coupon on écrira son nom et son adresse dans l\u2019espace réservé à cet effet.Spécifiez bien le genre que vous désirez et n\u2019oubliez pas que les coupons, le montant et la photographie doivent être présentés ou envoyés à la \u201c Galerie des Beaux Arts Canadiens \u201d 563, Boulevard St-Laurent, Montréal, et non au bureau du Samedi.COTTPOIT PORTRAITS POUR TOUS LES LECTEURS DU \u201c SAMEDI \u201d 3STo 2 \u2014 \u201c X_ie Samedi \u201d, A IMTaï 1907 NOM.RUE.LOUA L1TÉ.N'oublitz pu da toujour* mettre la uozh da la rlllo, village ou parolaso où voua demeurez.Oola Mt casaaUftL Concours de Tètes PRIX D\u2019ENSEMBLE Il nous fait plaisir de pouvoir publier, enfin, la liste des concurrents qui ont trouvé les solutions des 14 concours de têtes qui ont paru du 2S décembre 1906 au 23 mars 1907.Comme le nombre de ces concurrents est plus considérable que le nombre de prix offerts nous avons dû procéder à un tirage au sort pour distribuer les 13 prix promis et les intéressés trouveront à la suite de la liste des concurrents la liste des heureux gagnants.Liste des concurrents Ont trouvé les 14 solutions : Mmes F Allard, A C Archambault, J B Bru-nelle, E Campagne, L Courtois, O De-sève, A Desmarchais, O Dubrule, K Duquette, N Houle, W Lapicrre, L Lemieux, E Lord, L Marchand,.J Mc-Kenven, R P Parenteau, A Sicotte, J St-Pierre, E Suzor, J Théroux, Mlles C Bald, A Cadicttx, M Collin, A Desautels, L Fort,n, E Guerin, E Laforce, 1 Legault, A Paquette, M L Pruneau, J Ratté, J Ratthé, L Sicotte, L Tessier, A Vallée, MM N Bertrand, L A Boisseau, X Curot, L Deshaies, J Du-charme, A Dulong, W Gagnon, L Houle, J S Laglo re, D Lamontagne, J S Lemieux 2f, Q E Marchand, L PeF letier, C Printeau, J L A Robillard, b Roy, L Thériaii'.t, P Veaudry, Montréal; Mme J Paradis, André-ville; O Baril, Arthabaska; Mlle B Cirnon, Baie St-Paul ; N A Gendron, P Manny, Beaubarnois; A Bouchard, Bienville ; A Deslongchamps, Boulevard Saint-Denis; Mme P Massy, Boulevard St-Paul; Mlle M A Ckénard, Cacouna ; A Dagneau, Chambord; .Mines J C LA garé, E Lévesque, Chicoutimi ; Mme F Wagner, Chicoutimi Ouest ; T Demers, Coaticook; Mme E Gatidrcau, Côte des Neiges; H Pépin, Delorimier; J Lambert, D\u2019Israéli ; Mlle P Roberge, East Angus; L A Savard, Escoumains; J Paradis, Forget; Mme P Bruneau, M C A Robidoux, Granby ; Mines N Diot-te, E Durocher, Mlle R A Desmarais, Hull; Mme C E Lauzon, Joiiette; D Roy.Lachine ; H Rhcault, Lac aux Sables ; E Vézina, Lac Etchemin ; Mme A Robert, Lac Tremblant; J Bonin, La Patrie; W Goneau, L\u2019Artifice ; Mme F T Carrier, Lévis, T Bérubé, Limoilou; J T Perron.Maria; A Bcauchemin, Marieville ; Mme H Levasseur, Mlles Y Levasseur, A Lévesque, M L Lévesque, Ivlatane; M Boivin, Moulin Desbiens; Mme D Charbonncau, North Bay, Ont ; Mlle A Bcrthel, N D de la Salette; Mme G Henneuse, Mlle M Dion, ND de Lévis; Mmes A Fortin, D Nash, Mlles L Cbarette, G Sawyer, M J E Gamache, Ottawa, Ont; Mme P E Lacombe, Plessisville ; Mmes O Arcand, C Blouin, G Gagné, J Lavoie, Mlles B Baillargeon, M Ferland, D Fréchette E Gagné.MAI R .Carrier, A Hardy, T C Hardy, J A Langlois, G E Marquis, T J B Vidossevich, Québec ; Mme A Couillard.Incognito.Rintous-ki ; Mme J A Michaud, Mlle H Rivard, Riv dit Loup Station; F.Fradet, Scott Jet; Mlle J Bourque, Sherbrooke Est; Mmes P X Cournoyer, A Le-may, M R Plamondon, Sorel ; Mlle G Ouimet, St-Alexandre d\u2019Iberville; Mlle R Parent, M W Dionne, St-Alexandre de Kamouraska ; J A Gervais, Ste-An-nc de la Pérade ; M M Lavallée, Ste-Antie de la Pocaticre; Mme L P Gauthier, MM H Gagnon, J Ditalien, Ste-Aime des Monts; Mlle A Lempercur, St-Boniface, Man; Mlle V Biron, Ste-Cécile de Masliam ; Mlle E Lapointe, St-Eloi ; Mlle M Melançon, St-Giiillau-mc d\u2019Upton; Mme J E LaFarge, Ste-Hélène de Chester; E Laviguettr, J G Tanguay, St-Henri ; T Choquette, St-Hyacinthe ; J E A Samson, St-Joseph de Lévis ; Mlle L Boisvert, St-Léon ; J A Lorg«, Ste-Marguerite 6ta; Mlle A Blagdon, St-Pliilippe de Néry; Mlle M Pelletier, Ste-Philomène de Fortierville ; Mmes L E A Bélanger, X Flood, MM J Charland, A Deslauriers, St-Rocli, Que ; Mlles A Durand, J Thibault, M J Laplantc, St-Sauvcur, Qué; Mlle II Lapointe, Ste-Thccle; P A Prince, Tecumseh, Ont; Mlle L War-nault, Toronto, Ont ; Mme J E Côté, M L Rioux, Trois-Pistolcs ; Mme E Peltier, Verchères; Mlle M L Hamel, Village des Atflnaics ; A Dagcnais, Ville St-Louis ; Mme M Potvin, Arctic, RI; J P Chaput, Auburn, Me ; Mme H Descoteaux, Barre, Vt; Mme D Auger, Mlle D Samson, MM P Charpentier, B Fortier, Berlin, NII; Mlles C Girottard, L Hamel, E Levasseur, A Singler, MM A IL liévey, N L Nadeau, Biddéfcrd, Me; E Drouin, Blackstone, Mass; J St-Onge, Brns-wick, Me; Mme E l.abossière, M J M Olivier, Central Falls, R1 ; Mme M Potvin, Ccntreville, RI; Mme M J cité, Claremont, Nil; J Lessard, Cohoes, N Y\t; Mmes N Hébert, J Talbot, Mlles R Bergeron, E Gagnon, Margot, 1 Pelletier, Fall River, Mass ; G O Valley, Haverhill, Mass; Mines P Baillargeon, V\tDiivcrnay, Mlle G Corriveau, MM J B Boutin, i Goulet, E C Prévost, Holyoke.Mass ; Mmes G Béland, E Bott-ri-sa M Lavallée, C Rancour, Lawrence, Mass; Miles M Bélanger, L Bosse, L Carrier, P Morin, E Rivard, MM V Boncnfant, D Chatel, Lewisr ton Me; Mmes G Crevier, L Fréchette C llamcl, M Mar.el, Mlles .! Bélanger, I, Caron, B Perron, MM 11 Cinq-Mars, A Germain, A Guilbault, J Lajoie, G Lemire, J Therrien, A C lur-cotte, Lowell, Mass; M Blaquiere, C Guiinond, Lynn, Mass; M L Labelle, Malden, Mass; Mme E Gingras, MM G Chartrain, J Gravel, A Parts, A E Tjrottier, Manchester, N II; Mme L 1 Désilets, Mlle M A Bellavancc, MM 1 O Borduas, E Dionne, C Lavoie, L D Martel Nashua, Nil; Mme M Dallant, MM J LoBlanc, 11 Le sieur, L E Parent, New Bedford, Mass; K Arnold, C E Dumouchel, New-York; Mme N Trudeau, No Grosvenordale, Conn ; Mmes H Delord, J F Dinkel, V Garna-ehe, J Haspérue, C Lawson, C Mu'ro, Mlles Y Jaubert, A Ranval, MM J Derbès, J M Dossat, S Fouché, Nouvelle Orléans, Le; C C Martin, Phénix, RI; Mlle E N Boyer, Providence, RI; D Martel, Rumford Falls, Me; Mlle D Casaubcn, Soutbbridge, Mass; Mlle A Flamme, St-Hilaire, Minn; O Dcs-liaies, Taftville, Conn ; A Duchesne, White River Jet, Vt ; Mme A Chcnette, Mille L Lozcau, MM E Gérard, R R LaPicrrc, Woonsocket, Kl; Mme J Pelletier, Mlles R Brochu, R D Carneau, L Pruneau, A Tremblay, Worcester, Mass.Liste des gagnants PREMIER PRIX: $25.00 Edouard Laviguettr, 109G St-Antoine, St-Ilcnri, Montréal.DEUXIEME PRIX: $10.00 Mlle Ernestine Gagnon, 75 Palmer St, Fall River, Mass.TROISIEME PRIX: $5.00 10 PRIX à $1.00 ou six mois d'abonnement : Alfred Bouchard, Bienville, Qué; Mlle Philomènc Roberge, East Angus; Aille Rose A Desmarais, Hull; Elcodore Fradet, Scott Jet; Mlle J Bourqué, Sherbrooke Est; Mme b' X Cournoyer, Sorel; llcrniénégilde Gagnon, Joseph L\u2019Italien, Ste-Annc des Monts; Mlle Mélicée Melançon, Saint-Guillaume d\u2019Upton; Mme G Crevier, Lowell, Mass.Les personnes appartenant à Montréal qui ont gag'né des prix sont priées de se présenter au bureau du Samedi ; les autres devront nous écrire pour les réclamer.: o : Aujourd'hui, nous ne retrouvons plus les noms de nos amis que sur les plaques du coin des rues ou sur les socles des statues.\u2014J.Clarctie. 26 LE SAMEDI Concours Spécial COWBOYS Solution: C'est le cowboy No 1 qui est vainqueur.Ont trouvé la solution juste: Mmes F Allard, A C Archambault, M L- Barrette, F Bellay, J Bonamie, O Brault, A Brise-bois, j B Brunelle, J Dauphi-nai., Ici Desjardhis, A Dcsmarchais, A B Desrochers, C J Gauthier, O K La-llèclie, W 1,.\u2019 [lierre, O Leroux, E Marchand, E Martel, J McKenven, R P Parenteau, B Rainville, A Sicotte, J St-Pierre, J Théroux, E Thibault, D Valiqucttc, Mlles C Authier, C Bald, E llahhazard, R Beauchamp, A Bouchard, M J Bouillonnais, M du Buisson, C Cartier, T Chaussé, M Côté, A Coulomb.-, J Daigle, A Desjardins, E Pcwitte, E Dubrule, J Ethier, L Fortin, O Gagnon, B Guübault, A Flébert, B lduppé, D Labelle, R A Labranche, B Lavoie, i Legault, E Martin, T Mount, Y Montininy, 1 Néro, G Palmer, Y Paquette, B P.ché, C Pigeon, M L Primeau, G Proulx, L Sicotte, M A Tanguay, L Tessier, G Vandermeershen, R Yigcant, MM J A Alarie, E Archambault, P Archambault, A Baril, G Bessette, L A Boisseau, J Boucher, D Boulet, 1, Bourgie, J Bousquet, L Prunelle, L Brunet, E Champagne, A Clément, A Cloutier, R Corbcil, S R Coneau, A Courteman-chc, X Curot, Fi Desjardins, M Desparois,.J Ducharme, Harmand, X Houde, J S Lagloirc, N Latour, D Larivée, A Lecavalier, R Leduc, R Malo, Q E Marchand, A Martel, J Meunier, L Moineau, C Moreau, J L Pageau, J F' Paré, A Pelletier, H Poisson, G Rogers.L Soucy, A Thomas, L C E Valiqucttc, Montréal ; Mlle J Laberge, Acton Vale; J C O Turgeon .Aliens Mill; J II Dassy 1 va, II Fortin, Assamet-quaghan; Mlle B Citnon, Baie Saint-Paul ; O Goudron, Bcattharnois ; Mlle D Topping, M M B reus seau, Beau-port; Aille A Desbiens, MM A Bouchard, G Martin, A Tardif, Bienvflle; Mme A Couillard, Bitte Bonnets; Mlle A Hudon, Bolton Forest; Mlle D Charpentier, S Jodoin, Boucherville ; Mme D Richard, Boulevard St-Denis; A B Colette, Britannia Alilxs; J P Dumont, Bromptonvillc ; Mme L Bouchard, MA Girard, Cabano; A Boileau, Gard Ion ; Mme M Gandin, Cascades Point; N Giasson, Caughnawaga ; R Ulric, Chamhly Canton ; C de Launiè-re, Chambord ; II Macs, Château Frontenac; Mlle A Déry, Chaudière Curve: Mme J C Légaré, Chicoutimi; Mme E Wagner, Chicoutimi Ouest ; Aille O Fournier, Coaticook ; J B Lefebvre, Coteau Station; Aille L Bégin, Côte dit Passage, Lévis ; Mlle L Thibault, M L Boisvert, Danville; Aille Pauline, MM R Lachance, A Lacombc, Dclorimier ; Mlle B Chandonnet, Deschaillons ; Aille A Lambert, M .1 Lambert, D\u2019Israéli;W Lefebvre, Drummondville ; Mme A St-Jaeques, Eniilevillc; J Letourneau fils, L A Savard, Escoumains; Aille A AI Lévesque, F'raserville; Mme P Bru-ncau, Aille M Fournier, Granby; A Allaire, Grand-Mère Village; Ailles A Fournier, C Trotticr, Grondines Station ; Mme N Diottc, Ailles R A Des-marais, Y Labelle, 11 Savard, PIull ; E, Riel, Huntingdon: Mile A B Rouleau Isle Verte; A Gauthier, Jacques-Cartier; V Barrette, Joliette; J Filia-trault, Lachine; Mine A Robert, Lac Tremblant ; Mme C Chiasson, Lamè-que, N B; J Bonin, La Patrie; Aille Y Assclin, 1,\u2019Artifice; J II Forget, I,\u2019Assomption; Mlle A Coutcllier, Lauzon; Allie M A Parrot.Lcclcrcvllle; Mme T Cloutier, Ailles R Dior., G ^orgues, M J A.Dion, Lévis; Aille F Bélanger, M R Parent.Limoilou; Aime V Trudeau, Lorctte.Alan; I Billard, Lums-dens Aîills ; Ailles F A Bessette.F Dupuis, ATagog; J Bertrand, Maniiva-ki : J T Perrdb.Maria: A Benttcc-min, Marievillc; Mme A Paradis, Aille A Lévesque, Matane: Mlle AT Letourneau, Ment Louis: Mme J H T.adott-cettr, Mont Tremblant; Mme J Sassc-vüle, Moulin Desbiens ; H Belcourt, Nicolgt; Aime D Charbonneau, North Btty, Ont; Aille N Fournier, M R AIo-rin, N I) de Lévis; Mmes A Fortin, D Nash, Ailles L Charetle, L Dansereau, M de la Durantaye, Al Lepage, M T Nadeau, A Robertson, G Sawyer, AIM E Bourgeois, A de Niverville, C Claude, H Normand, W Parent, Ottawa, Ont ; J O Roy, Otter Lake : Aime J A Beks'e, Aille M Sadèques, Pierre-ville; Mlles P Jolicœur, E Savoie, Plessisville ; Quo-va-dis, Pointe Claire; Aille F, Martin, Ponite Lévis; Mlle V A P'rénette, Portneuf ; Aimes O Artaud, C Blouiti, R Chique,te, Ailles B Baillargcon, L) Dubeau, A Dttgal, M Ferlancl, D Fréchette, E Gagné, J Gauthier, P Marais, J Paquet, G Taschereau, MM J A Bélanger, A Frederick, J C Hardy, F Laçasse, C Alatte, E Parent, J E Pepin, L Reid, G Richard, Québec ; Aille J Rculeau, Incognito, M A Parent, Rimouski ; Aille C A Ala-rier.M Bourcier, Ripon ; E Caron, C Paradis, Riv du Loup (en bas) ; Aime J A Michaud, Mlles A Paradis, H Rivard, M L P A.nctil, Riv du Loup Station; Mlle E Plourde, Rivière Ouelle Jet; Aime J Lepage, Rivière Trois-Pistolcs ; Aille A Vocelle, Roberval ; Mlle D Carrier, AI E Fradet, Scott Jonction; L Phaneuf, Shawenegan Bay; Mlle R A Garceau, Shawenegan Jet; Mmes F X Cournoyer, A Lemay, Ailles 11 Déguisé, AI Dorion, Sorel; Aille E Duchesncau, Star.brldge Station ; Aille B Marchildon, Sturgeon Falls, Ont ; Aides P Bouchard, R Parent, M W Dicnne,\tSt-Alexandre ; L Dagnault, St-Alexis des Monts; A Dufour, St-André; Aline W Bcurgouin, M M Ro-biliard, Ste-Anne de Bellevue; J A Gervais, Ste-Anne de la Pérade; Aime P Lévesque, Ste-Anne des Alonts; A richer, St-Anselme; Aille A Lempe-reur, St-Boniface, Man; L E Alassé, St-Césaire ; Aille D Goulet, AI J Moreau fils, Ste-Cunégondg ; Aille G Rioux, Al J Brindamour, St-Eloi ; Aille A Bournival, St-Etienne des Grés ; Aille A Hébert, St-Georges de Windsor; Mlle AI Melançon, St-Guillaume d\u2019Upton ; Mme J E LaFarge, Ste-IIé-lène de Chester; Mmes E Caston-guay, L Sicard, Ailles Al Bellemare, Al Brisebois, M A Clairoux, R Lebrun, Al Paquette, Al St-Pierre, AIM t Alelo-clie, J G Tanguay, St-FIenri ; F Pate-naude, St-Herniénégilde de Barford; Aime A Palardy, St-IIyacinthe ; Mlle AI Taschereau, St-Joseph de Beauce ; J E A Samson, St-Joseph de Lévis; Mlle L Boisvert, St-Léon ; Mlle R Vandal, St-Louis de Bonsecours; J A l.orge, Ste-Marguerite Station; Mme N Leclerc, St-Michel; Allie M A Hottle, St-Rémi ; Mmes X Flood, A Paré, Aille J Dubois, St-Roch, Que; Mmes P J Bégin, A Deniers, Aille R A Deschè-nes, Al C Pelletier, St-Romuald ; A Ducharme, Stc-Rosalie; Allie E Alarie, St.e-Rose; Al me P Cloutier, Mlle A Durand, E Pelletier, E Vallières, St-Sauveur, Que; Mlle H Lapointe, Ste-Thècle; Aille F Latulippe, St-Valier, Sta ; Aime H Alarois, Aille M R Brassard, Terrebonne; Mlle L Warnaulc, M A Jobin, Toronto, Ont; Mile E d\u2019Anjou M L Rioux, Trois-Pistoles; Aille C Gaudin, Trois-Rivières; Ailles II Doray, T St-Denis, Al U Boyer, Val-lc-yfield; MMc E Peiticr, Verchèrcs; E Boisvert, Verdun; Aime A Jolicœur, Mlle A Dubuc, VictoriaviLle; J A Paquet, Al Pelletier, Village Lauzon; Mlle A Boucher, AI J Lambert, VAllemay ; P Gaudry, Villeray ; Aime U Alanvies, MAI E Gagné, F Leclaire, Ville Maisonneuve ; Miles A Bélanger, Y Bou-vrette, C Fauteux, V Giroux, AIA1 A Dagenais, P Rocheleau, Ville St-Louis; E Lemaire, Westmount; O Bédard, West Shefford; Aille L Perreault, Windsor North; Aime R J Wilson, Winnipeg Man; Mlle Z Cyr, Atnesbu-ry, Mass ; Mme Al Potvin, Arctic, R 1; Aille E Leclaire, Auburn, Ale; N Bergeron, Berlin Mills, N H ; Mme S Brousseau, Mlles C Girouard, RGouin, L Hamel, MM P Beaudoin, E Bourque, P Dubé, Biddeford, He; EDrouin, Blackstone, Mass ; Aime P Viney, Allies A Guérette, A St-Onge, Brunswick, Me; J U Dupont, Butler, Pa; Aille B Prince, M J Bouchard, Cascade, N H ; Aimes E Labossière, U Alonast, Aille E Langlois, Central Falls, RI; Aime M Potvin, Centreville, R1 ; Aille M Bilodeau, Claremont, Nil; Mlle A Hébert, MM H Bessette, J Lessard, Cohoes, NY; Aille E Fréchette, Crompton, R I\t; Aime E Bourque, AI J Parent, Danielson, Conn; Aille A Dubé, East Jaf-frey, N H; Mme E Sylvestre, Ailles L Côté, L Gamachc, A Morin, Al A Berger, Fall River, Alass; AI:ne V Fournier, Fitchburg .Mass; E J Courtois, Franklin, N H ; Aille S Scnécal, Gros-venordale, Conn ; Mme E Bouchard, Aille P Cliaput, Haverhill, Alass; Aime J Flébert, Plead Westport, Alass; Ailles V\tBessette, L Alartcl, MAI J B Boutin, E C Prévost, C E Prévost, Holyoke, Alass ; Mme P C Lamoy, Hudson, NPI; Mme P Lavallée, Mlles D Duquette, B Jacques, Y Jameson, E Landry, B Miller, D Nolet, AI Ouellette, M J Dubé, Lawrence, Alass; Mme C Quintal, Ailles L Bossé, E Morissette, D Rivard, AI O Cloutier, Lewiston, Ale; Aille L Lévesque, Lisbon, Ale ; Mme L Fréchette, Ailles L Caron, L Crcvier, P Lacourse, A Alarineau, I Simard, MAI L Côté, A Dubé, A Germain, F Guilbeault, AI Guilbeault, N Lemire, FI Reeves, Lowell, Mass; Aline J Parson, M C Guimond, Lynn, Alass ; AI Labelle, Malden, Alass ; Ailles AI Chainey, A Chartrain, A Gauthier.E Girard, D Phlibottc, F St-Pierre, Al AI E L Bossé, E Deschenaux, G Dufort, S Durand, E Gtngras, J Gravel, Manchester, N II ; A Reich, Alanhatten, N Y\t; Mlles B Jobin, R Paquin, Alanville, R I Mlles V Bell, Al A Bellavance, A Soucy, MAI J O Bourassa, J Garand, H Gaudette, C Lavoie, Nashua, N H ; Aime M Gallant, Aille A Tétreau\u2019t, AIM O Lafrenais, E E Sansoncy, New Bedford.Mass; È Plante, New-York; O Morin, North Tiverton, RI; Mmes II\tDelord, J F Dinkel, A V I abarre, C Lawson, C Muro.Ailles Al Favre, Ë Hanemann, A Poutz.A Ranva.1, AIAI J II Dellande, A Develle, JAI Dossat, C Kitzinger, E ICuhnholz, Nouvelle-Orléans, Le ; Aille A Frédette, Pawtucket, R1 ; Aime G Lanthier, Peppe-rell, Alass; C Cotr.oir, Phénix, RI; F Boyer, Providence.R1 ; D Martel, Rumford Falls, Ale; Aille A Robare[ Sable Forks, N Y ; F Gantache, Salmon Falls; N H; Aille A Cauchon, Al Al A Poirier, A Tttrgecn, Somersworth, N II ; A Lemieux, So Lawrence, Mass ; Aladame A Rivard, Spring-field, Alass ; Aime C Gaudette, St-Al-bans.Vt; Mlle A Flamme, St-Hi!aire, Alinn; II Stoke, Suncook, N H; Aille R Payette, M O Deshr.ies, Taftville, Conn; Aime A Williams, Topsham, Aie ; Mlle C Loring, Valley Falls, R T ; A Bergeron, Warren, RI; Mlle A Carpentier, White River Jet, Vt; Mme A Chcnette, Aille L Lozeau, Al E Bérard, Woonsocket, R, I ; Mme J E Pelletier, Allie L Pruneau, Al J A Alar-chesseault, Worcester, Alass.Le tirage au sort a fait sortir les noms de; Al Arthur Martel, Montréal; M Jeanne Laberge, Acton Vale, Otté; Aille Yvonne Bouvrette, Ville St-Louis ; E J Courtois, Franklin, N H; Ernest Plante, New-York, NY.Les cinq personnes dont les noms précèdent ont le choix entre un abonnement de trois mois au journal ou 50 centins en argent.Nous les prions de nous informer au plus tôt du choix qu\u2019elles auront fait.Les personnes appartenant à Montréal qui ont gagné des primes sont priées de se présenter au bureau du Samedi.-: o:- B., un poète, avait adressé un volume de poésies à Francisque Sarcey.Au bout d\u2019une quinzaine de jours, il va trouver le célèbre critique.\u2014Eh bien, qui pensez-vous de mon volume, demande-t-il?Je vous avouerai franchement, répondit Sarcey, que j\u2019ai éprouvé un véritable plaisir en lisant les derniers vers.Casse-tête Chinois du \u201c Samedi\u201d Solution du Problème No 536 Le Jardinier Ont trouvé la solution juste: Aimes F Allard, A C Archambault, Al L Barrette, L Beausoleil, E Bellay, P Bernier, F Blondln, J Bonamie, U Boudreau, O Brault, J B Brunelle, A Cjloutier, D Dansereau, J Dauphinois, H Desjardins, AI Desjardins, A Desmarchais, C J Gauthier, J Guilbeault, W Lapierre, E Larocque, O Leroux, E Marchand, E Aland, J McKenven, R P Parenteau, G V Séguin, A Sicotte, G Stremensky, J Théroux, E Thibault, D Valiquette, Mlles C Authier, C Bald, F des Bcisjolis, AI du Buisson, R Cadieux, Y Caisse, A Cou-lotr.be, A Cloutier, M Côté, A Cou-lombe, J Daigle, M Daigneault, J De-witte, E Dubrule, E Durocher, L Fortin, J Grenier, A Hébert, R A La-branche, L Larivée, B Lavoie, A Lebuis, 1 Legault, Ai L Lemay, Y Alaranda, T Menât, Ai L Ouellet, G Palmer, E Picard, C Pigeon, A Poisson, AI L Primeau, R Savard, Al Sergerie, L Sicotte, A Sourdif, M A Tanguay, L 'Fessier, V Turcot, II Vignes, MAI P Archambault, E Bastien, L A Boisseau, J Boucher, L Brunelle, E Champagne, E Contant, R Contant, R Cor-bcil, A Courtemanchei, X Curot, F David, H Desparcis, J Ducharme, J Ethier, Harmand, Inconnu, N Lange-lier, O Lecavalier, L Leclaire, R Alalo, Q E Marchand, P E Montminy, O Paquette, J F Paré, L Soucy, A Thomas, A M Venne, Alontréal; Aille L Turgeon, Aliens Alills ; A Gosselin, Ange Gardien; O Gendron, Beauharnois ; Aime O Brousseau, Aille D Topping, Beauport ; Aille M L Desbiens, AI A Bouchard, Bienville; Mme A Couillard, Bitte Bonnets; Aille A Hudon, Bolton Forest; Ailles D Charpentier, C Jodoin Boucherville; Mme A Richard, Boulevard St-Denis ; Aille A B Colette, Britannia Alills; Aille Al A Bélanger, Cabano ; Aime J Chantal, Calumet; A Girouard, Carillon; Aime M Gandin, Cascades Point; A Ulric, Chnmbly Canton; J de Launièrc, Chambord; FI Maës, Château Frontenac ; Aime j C Légaré, Chicoutimi ; Aime F Wagner, Chicoutimi Ouest; J B Lefebvre, Coteau Station; Aille L Bégin, Cote du Passage, Lévis; Aille L Thibault, M L Boisvert, Danville; Mlle Pauline, Delorim'ier; Mlle B Chandonnet, M E Castonguay, Deschaillons ; Aille B Lambert, AI J Lambert, D\u2019Is-raeli; J H Lefrançois, Donald, B C; J E Blais, Embrun ; J Letourneau, L A Savard, Escoumains ; Ail!e A Ai Lévesque, F'raserville ; H Mcrin, Garthby Station; Mme P Pruneau, Aille Al Fournier, Granby; Ailles A Fournier, C Trottier, Grondines Station; Aimes X Diottc, J Pitre, Ailles R A Desmarais, C Gilbert, Il Savard, Hull; Mlle A B Rouleau, Isle Verte; A Gaufrier, Jacques-Camef; Aille C Martin, M,J Fihatrault, Lachine; E Vézina, Lac Et-chemin; Mme A Robert, Lac Tremblant; J Bonin, La Patrie: Aille Y Assclin, L\u2019Artifice; J H Forget, L\u2019Assomption; Mlle A Coutellier, Lauzon; Aille AI A Parrot, Leclercville: Aime F F Carrier, Ailles E Couturier, G F orgues, Lévis; Mlle F Bélanger, Limoilou; Aille A Levasseur, M II Fontaine, Mtaniwaki; J T Perron, Maria; A Beauchemin, Marievillc; Mme A Paradis, Mile A Lévesque, Alatane ; Aille Al Mailloux, Alelochevi\u2019lle ; Mme J H La douceur, Mont Tremblant; Aime J Sasseville, Aloulin Desbiens; H Belcourt, Nicolet ; Aime D Charbonneau North Bay, Ont; Mme I, E Fournier Mlle I Dion, ND dc Lévis; Mmes A Fortin, D Nash, Ailles C Bertrand, L Charétte, M Lepage, A Robertson, G Sawyer, MAI E Bourgeois, L J dé la Durantaye, A Landry, S Nadeau, II Normand, Ottawa, Ont ; Mme J A Bel-isle, Plerreville; Aille AI A Abran, Place Inconnue; Mlles AI Bourque P Jolicœur, Plessisville ; Aime G Leroux Quo-va-dis, Pointe-Claire ; Aille E Martin, Pointe Lévis; Aille V A Fré- LE SAMEDI nette, Fortneuf; Mmes 0 Arcand, C Blouin, A Lavoie, Mlles Y Baillargeou D Dubeau, A Dugal, M Ferland, E Gagné, B Montreuil, J Paquet, M J Soucy, G Taschereau, MM L Aube, J A Bélanger, A Belleau, R Chiquette, A Frédérick, C Matte, E Parent, G Richard, J A Roy, Québec; Incognito, P A Thériault, Rimouski ; Mlle C A Marier, Ripon; Mmes J A Michaud, A Saindon, Mlles G Anctil, A Paradis, H Rivard, Riv du Loup Station; Mlle E Plourde, Rivière Ouelle Jet.Mme J Lepage, Riv Trois-Pistoles; Mlle R Robillard, Russell, Ont ; Mlle C Le-françois, Sault à la Puce; E Fradet, Scott Jet; L Phaneuf, Shawcnegan ; Mlle B Allard, Sherbrooke; Mme F X Cournoyer, Mlle M Dorion, Sorel ; Mlle E Duchesneau, Stanbridge Station; Mlle B Marchildon, Sturgeon Falls, Ont; Mlles P Bouchard, R Parent, M W Dionne, St-Alexandre ; A Dufour, St-André ; Mme W Bourgouin, Ste-Anne de Bellevue; J A Gervais, Ste-Anne de la Pérade ; Mlle M J Dubeau, Ste-Anne de la Pocatière; Mme P Lévesque, Ste-Anne des Monts; A Ficher, St-Anselme; MLle A St-Pierre, St-Bruno; L E Massé, St-Césaire ; Mme F Joncas, Mille I Rivard, Ste-Cu-négende ; Mme L Senneville, M A Lefebvre, St-Cyr':lle de Wendover; Mlle G Rioux, M J Brindamc-ur, St-Bloi ; Mlle A Hébert, St-Georges de Windsor; Mlle M Melançon, St-Guillaume d\u2019Upton; Mme J E LaFarge, Stc-Hé-lène de Chester; Mmes F Castonguay fils, L Sicard, Mlles A Boyer, E Bri-sebeis, M A Clairoux, E Lafleur, B Marcotte, B Meloche, M J Tanguay, St-Henri ; F Patenaude, St-Herméné-gilde de Barford; Mme W Joyal, St-Hyacinthe ; Mlle M Taschereau, Saint-Joseph de Beauce; Mlle L Boisvert, St-Léon; Mlle R Vandal, St-Louis de Bonsecours; J A Lorge, Ste-Margue- 1 dite Sta ; Mme X Flood, Mlles J Dubois, E Marcoux, St-Roch de Québec; Mme P J Bégin, Mlles R A Deschênes, G Felletier, St-Romuald ; A Dtt-charme, Ste-Rosalie ; Mme O Beau-champ, Ste-Rose de Lima; Mme P , Cloutier, Mlles R A Bussière, A Du- : rand, E Pelletier, E VaJlières, St-Sau- ! veur, Que; Mlle H Lapointe, Ste-Thè- ; cle; Mlle L Savard, Tadoussac, Mlle 1 M R Brassard, Terrebonne; Mlle L j Warnault, Toronto, Ont ; Mlle E d\u2019Anjou, M L Rioux, Trois-Pistoles; Mme N Z Lord, MM A Béland, E Olivier, Trois-Rivières; Mlles H Doray, T St-Denis, Valleyfield ; Mme E Peltter, j Verchères; C Boisvert, Verdun; Mmes L Couillard, A Jolicœur, Mlle A publie, Victoriaville ; J A Paquet, Village Lauzon ; J Lambert, V illemay ; Mlle E Gagné, MM T Bourassa, F Leclaire, D Mayer, Ville Maisonneuve; Mlles E Bélanger, V Giroux, M A Dagenais, Ville St-Louis; E Lemaire, West-mount; V Normandin, West Sheiïord; Mlle L Perreault, Windsor North ; Mme R J Wilson, Winnipeg, Man ; Mme M Potvin, Arc»ic, RI ; N Bergeron, D Valüère, Berlin Mills, N H ; Mmes S Brousseau, J Leblond, A Ré-millard, Mlles C Girouarl, R Gouin, L Hamel, F' Rocheford, Biddeford, Me ; Mme J Gélinas, Brcckton, Mass ; Mme P Viney, Mlle A Guérette, Brunswick, Me ; J B Dupont, Butler, Pa ; G Krauth, Cambridge, Mass ; Mlle B Prince, M J Bouchard, Cascade, N H ; Mme E Labossière, Miles R Brassard, E Langlois, M A Grenier, Centrai Falls, RI ; Mme M Potvin, Centrevil-le, R I ; Mlle A E Paradis, Claremont, N H ; J Lessard, Cohoes, N Y ; Mlle O Fréchette, Crompton, R I ; Mme F Bourque, Mlles AI L Bernier, O Poirier, Danielson, Conn; Mme AI Du ford, Dover, N H; Aime'P Robert .Ailles I, Gôté, L Gamache, MM A Berger, S Goyette, L Laflamme, O Thibault, Fall River, Alass ; Mme E Bouchard, Ailles P Chaput, A Girard, Haverhill, Alass; Milles V Bessette, D Corriveau, L Martell, AIAI J B Boutin, E C Prévost, Plolyoke, Mass ; Aime P C La-moy, Hudson, N H ; Aime P Lavallée, Mlles D Duquette.E Landry', B Miller, AI Ouellette, AI J Dubé, Lawrence, Mass; Mlles L Bossé, AI A Aforrisset- ; te, V Oubliette, A Rivard, MAI 0 Cloutier, O Houle, AI Lambert, Lewis-ton, Ale; Aille L Lévesque, Lisbon, Ale; Aimes E Daigle,L Fréchette, Mlle L Bélanger, L Caron, L Crevier, A Mari-neau, AIM L Côté, A Dubé, A Ger-¦ main, A Guilbault, N Lemire, Lowell, ; Mass; C Guiniond, N Morin, Lynu, j Alass; M Labelle, Alaldtn, Alass; Aille I\tV Aubert, AIAI E L Bossé, E Char-tram, E Deschenaux, E Gingras, J Gra- ; vel, Alanchester, N II ; A Reich, Alan-hattan, N Y ; Ailles V Bdl, AI A Bella-vance, M Garand, L Perreault, AIAI P .Brousseau, C Lavoie, Nashua, N H ; Aime AI Gallant, Aille F Chatelle, AI O Lafrcnais, New Bedford, Alass; Aille G Lamoureux, New-York; Aille G St-Jean, Northampton, Alass; O Morin, North Tiverton, RI; J Pontbriant, No Webster, Alass; Mmes J F Dinkel, H Du hart, A V Labarre, C Lawson, '¦'iro.Mesdemoiselles 1 Lania-r,'oulz' MAI J H Del lande, II\tDelon!, J M Dossat, T Gamache, Nouvelle Orléans, La; Mme T Séguin, Ogdensburg, NY; C Cotnoir, Phénix; Aime J F Lebrun, AI F Boyer, Providence, RI, D Alartel, Rumford Falls, Me; Aille A Robarc, Sable Forks, N Y ; Mlle Y Cauchcn, M O Turgeon, Somersworth, N H ; Mlles A Duval, Al Duval, So Dartmouth, Mass; A Lemieux, So Lawrence Alass ; A C Gaudette, Saint-Albans , Vermont \u2022 Aladcmoiselle A lanime, Saint-Hilaire mmnesota ; O Deshaies, Taftville Conn; L A Milot, Taunton, Mass \u2022 Aille C Loring, Valiev Falls, RI; Allié A Carpentier, White River Jet, Vt \u2022 Mmes A Chenetle, V Decclles ,Aille L Lozeau, AI E Bérard, Woonsocket, R I ; Aime J E Pelletier, Mlle L Pru-neau, M J Marchesseault, Worcester, Afass.Le tirage au sort a fait sortir les noms de : Aille Régina C.idieux, Montreal ; J H Lefrançois.Donald, B C \u2022 Aille Jeanne Dubois, St-Roch.Québec; Aille Marie Louise Bernier, Danielson, Conn; Aille Exilia Fréchette, Crompton RI.Les cinq personnes dont les noms précèdent ont le choix entre un abonnement de trois mois au journal ou 50 centins en argent.Nous les prions de nous informer au plus tôt du choix qu\u2019elles auront fait.Les personnes appartenant à Alont-réaj qui ont gagné des primes sont priées de se présenter au bureau du Sam El.\u2014 : o : \u2022 A l\u2019école : Le maître d\u2019école.\u2014Joseph, quand ton père suspend quatre jambons dans la cheminée et qu\u2019il en envoie un au maître d\u2019école, combien en reste-t-il! Joseph.\u2014Trois.Le maître d'école.\u2014Très bien, raconte donc cet exemple à ton père pour lui montrer les progrès que tu as faits en arithmétique! Un chanteur surprenant.\u2014Ce ténor a une voix merveilleuse ! Il peut tenir ses notes pendant plus d\u2019une demi-minute.\u2014Belle merveille! J\u2019ai des notes à lui depuis plus de deux ans.Je suis son tailleur.?Il faut attendre la fin de la journée avant de dire qu\u2019elle a été belle.11 faut attendre qu\u2019un homme soit mort pour savoir s\u2019il a été heureux.?PROPOS DE BOHÈMES \u2014Et ce qu\u2019il y a de plus raide, c'est que je ne sais pas où je coucherai ce soir.\u2019._\u2014'C\u2019est comme moi.mais je sais où je ne coucherai pas.\u2014Où ça?\u2014Dans un bon liit.?\u2014Je ne sais pas ce qui me retient de vous flanquer une gifle ! \u2014Si c\u2019est moi qui vous retiens, je vais m\u2019en aller.?Un jour, Mme de Choiseul, s\u2019apercevant que La Condamine lisait ce qu\u2019elle écrivait, continua en ajoutant: «Je vous en dirais bien davantage, si M.de La Condamine n\u2019était pas derrière moi, lisant ce que je vous écris.® «Ah, madame, dit-il, rien n\u2019est plus injuste; je vous assure que je ne lis pas.® ?Toto, quatre ans, à sa mère : \u2014Maman raconte-moi une histoire?\u2014Laquelle, mon enfant?\u2014Une autre ! ?Haute pensée de Calino : Le jour où tout le monde ira en ballon, les tremblements de terre feront moins de victimes.?Un gentilhomme du siècle dernier, qui n\u2019avait pas la réputation d\u2019être brave, demandait à un avare quel plaisir il trouvait à amasser des écus et à ne pas s\u2019en servir.\u2014J\u2019y trouve, répondit l\u2019avare, la satisfaction que vous trouvez à porter l\u2019épée.?AU MINISTÈRE Le bureaucrate.\u2014De tous les travailleurs, c\u2019est nous les plus malheureux.Nous n'avons aucun moyen de protestation.L\u2019ami.\u2014Et la grève?Abandonnez le travail en masse.Le bureaucrate.\u2014Impossible, nous n\u2019avons pas de travail.?* ?Au Conseil municipal: Le maire prend la parole : \u2014Messieurs, j\u2019aii le bonheur de vous annoncer que le ministre s\u2019arrêtera clans notre cité à son prochain voyage.\u2014Sous quel prétexte?\u2014Pour poser la première pierre du pavé en bois.?« Entendu sur le boulevard : \u2014Puisqu\u2019on supprime la peine de mort, que va-t-on faire de Deibler?\u2014On le casera dans l\u2019administration.\u2014Ah ! oui.bourreaucrate.?Trop réfléchir sur le pour et le contre, le fort et le faible, fait hésiter et paralyse la volonté: Peser et oser.?* après ee steepeë-chasë ( Premier cheval.\u2014Je me suis poché l\u2019œil en sautant le mur en terre.Deuxième cheval.\u2014Moi, j\u2019ai pris une fluxion de poitrine en tombant dans la rivière.Tous deux ensemble.\u2014Heureusement que les courses ont été créées pour l\u2019amélioration de la race chevaline.27 Psiitas AüüujiCfes iiu Saasûd: CONDITIONS D T N SL R 'LIONS Nos Petites Annonces se divisent en deux grandes catégories: I.Annonces privées: (n\u2019ayant aucun caractère commercial) : 5 cents et un coupon pour 30 mots ou moins, par insertion; 10 cents et un coupon pour 31 à 00 mots, etc.IL Annonces commerciales: 10 cents et un coupon pour 30 mots ou moins, par insertion ; 20 cents et un coupon pour 31 mots à 00 mots, etc.NOTA.\u2014S ans coupon, notre tarif est de le par mot, par insertion, pour annonces privées ou commerciales dans les colonnes ci-dessous.Nous nous réservons toujours expressément le droit de reufuser l\u2019insertion de toute annonce, sans être tenus d'en donner les motifs.Qu on veuille bien noter qu\u2019il nous est impossible de publier les petites an- nonces avant 15 ou 30 jours de la date de leur réception.rfss Petites Aïînfiiices Accompagni! de la noramo de If, do HOccm plus, imlvaut le cas, oe Coupon danno droit à l\u2019tnsottion d\u2019uno petite amtcnco dans le tSAMKOî.(Voir conditions.) Oc coupon cet valable iustju\u2019au JS mai 1907.F.w.,.vvuinin \u201c vum oi:u.\\ qui ill 1 JMlI CS*e- rout don eu\u2019toi Illustrées.Jouius amoureux cl l'.youx oonnnurlotes venez vite cuire» nondrn iv^c moi.Milo M.Lbk Tjiihault, Los Eboulo-mciit, Co.Chftilevoix, Que.AIMEZ-VOUS à ôtre bien rci-vIr ?Donnez v T vî'B oomiujindusçlo cartes postales Illustréos il J.A.13h.AUnoIX, JJ.mo I) Aiguillon Québec Cart-os nu loua genres.Envoyez timbre de lo pour ontiil 'jju1),\tjjj .\t.y*\tEMifc-v vm Jinnies MUCH du r» t»iiupntdoH ôohangbl.set ont sal liées d'une répenao si elles consentent à échanger cartes postuluu avec un célibataire de 130 ans.Timbre cüté vno s.v.p J Edmond Kochktaili.k, St Gabriel, Co.IlollcohaHsc, Qué.ji mm ntmmiu i.'U II ails, OIOI1U, UUX yeiJX bleus, très affectueux désirerait (Vdiuiigor cart post il cm avec.KcntllloH demoiselles du memo \u2018.T0.1 Aoco,,,° tï.uu K.mros.Itôponro assuréo.Mut: rauoconnais-sAnce Adresse : Gai Lilas St-Pasoal, Co.Ivumouraskn, Qué.a VIS.\u2014 Nous ftdro serons h tous nos clionts notro nouveaux catalogue No 5.Que eeux qu ne lo recevront pan nous lo demande et nous nous fun plaisir de l\u2019envoyer.Notro stuck do cart.post, devient de plus ou pluscon-Hidôrab e et imérossanr, pou: les marchands et re I,\tPlNSONNKAULT STUDIO.1 roi»i Rivières, Qué.\t14-18 Coupon Prims du \u2022 Samedi \u2019 Iodes \u201cMay Manton\u201d PATRON No.(N oubüuz pus du mettra le numéro du patron ttue voue ddelrez avoir.) Ago.Moauro du buato.Moanro do la taille.Nom.Rno .No.Place.Prière d'écrire très lisiblement, N'oabllor pun do toujourn mettre le nom de la Tille, 7il'.ftk'* ou parolacn où toub denieuroz.OoL eut.e«-aaotlel.Oi-imiLUS 10 o»HT8.IPour détaila Tolr psgo 7.) 28 LE SAMEDI D PETITES ANNONCES (Suite de la page précédente) EUX JEUNES FILLE3, uno blondo ot uno \u2014 bruno dédiront correspondre avoo jouno mouslours nnHot inHtruitH.AdroHsoz: Lu blondo RoskdksChami\u2019s, otla brnno Muguet Blanc, 2üi Amherst, Montréal.JJLEURETTE I)K3 1)018 ho plaint quo Ioh X messieurs suivants n\u2019ont pas rôponau aux cartes qu\u2019olle lour a adroHHÔOH : Elisée Labollo, K.K.M., rue St llubort, Montréal ; Arthur Martineau, ruo Klohollou, St llouri, Montréal ; llonry ltoy, ruo DôIIhIo, bto-Uuuégondo, Montréal./-i AltOON BLOND, aux youx noire, grand 'J iuutdoien, dôdlro échanger cartOH pobtaloa avoo doinolHoUou.Dut faire oonnulssanco.Kan talHloH préféréoH.lléponso aBHuréo.Adressez : Donat Bertrand, 272 Wolfe, Montréal.jt KNTILLK8 DEMOISELLES, jo déslro falro aJ échange do carton postales aveo voue.BuL faire oouualHsunoo.Correspondance françaiso, anglalHO, itallouno.ltép.prompte et assurée.Tlmbro côté vue h.v.p.Annonce toujourH valable.Adr.: M.Mathieu Conca, TUShawmut Ave,, Boston, Maun., U.S.Concours de Devinettes IfcVÜU UOIIIUIOUUUO uu «A «UUUD, a.WW., Ov coptes, mais préféré fautaislcs et eenoH aïnou-rousos.llôpoiiHO prompto ot assuréo par do ioliOH cartOH.Correspondance française ou anglaise.Adressez : O.Pichet, 42 W.16th Stroot, NowYork Olty, U.S.H 1 ! HI ! III ! Don me voilà arrivé.Un jouno bébé do 716335 ans au tolntroso, plouropour échanger dos cartas postales avoc dos bébés do HOU Ago.Adrossoz : Juif Errant, Box 1 Bank Village, N.H , U.S.JEUNE BRUNETTE aux youx nulrs, déslro-O rnlt correspondre par canes postalos avoo mondo ontior.Tous genres acoeptés.Répouao prompto etaH-uréo.Adr.: Fleur des Champs, 710 Lafontaluo, Montréal.TKUNE BRUNETTE do 18 ans, désire échan* * U gUr cartes postalos avec mondo entier.Correspondance française ot anglatso.Réponse prompto et assuré i.Adressez : Rollande dk Mesange, Lévis, Qué.JEUNE DEMOISELLE domando à correspondre aveo messieurs.Tous gouroH acceptés.Mlle Rose Alma O., 417 Visitation, Montréal.TKUNE FILLE châtaine do20 a»«, désire cor-U rospendre avoo monde ontior.Kép.prompto ot assuiée.Adr.: COLINETTK, Poslo rostanto, Sto-Cuuégondo, Montréal.JEUNE FILLE, aux youx noirs, chovoux cliAt tin, Age 17 ans, desire correspondre avoo messieurs.Tous gouros acceptés.Fantaisies préférées.Réponse immédiato.Adr.: Mlle J.A.A.310 rue Logan, Montréal.40 47 JEUNE FILLE, instruite ot musicienne dési rerait faire échange do cartes postaloH avec mondo i ntior.Correspondance française ot anglaise.Fantaisies ot séries préférées.Réponse prompte ot assurée.Adr-: Milo Marcelle B., 170 ruo St Uooigos, Montréal.TKUNE FILLE, bru -o, de bonno famlllo, youx O noirs, d\u2019une intelligence assez vivo uusiro correspondre aveo messieurs distingués de 21 à 35 ans.itéponsu prompto et asHuréo.Adressez-Mlle Simone Fohest, 304 PIobsIh, Montréal.JEUNE FILLE, chAtaino, aux grands yonx bruns, instruite ot cantal.-ice, 17 ans, dédro outrer eu oorrospondauco par ourtOH postalos avec domolHolloB et mossleurs du mondo ontler.Képonso prompte ot assurée.Mllo Clarisse Isaiikllb Marion, Fort Coulonge, Co.Pontiac, Qué.JEUNE FILLE, bruno, aux youx noirs, do 18 O ans désire correspondre avoo jouno monsieur Réponse prompto et assurée.Adressez: Mlle Julie Anna Uikahd, 201 Chesuut St., Manchester, N.IL, U.8.JEUNE FILLE, blondo aux yeux bleus, très riche, désirerait échangor cartes pédalos avoc mondo entier.Tous genres préférés.Réponse prompto ot assurée.Adr.: Papillon aux Ailes d\u2019Or, 4 Sladacona, Quartior Hoehelaga, Montréal.M A I No 1 Ce monsieur attend son ami.II est là pourtant.Lo voyez-vous 1 Quatre devinettes\u2014une par semaine\u2014paraîtront durant le mois de mai.Pour partioiper il ce concours on n\u2019a qu\u2019à découper chaque devinette et i\\ indiquer les contours du sujet clierohé.Lorsque les quatre devinettes seront parues et pas avant \u2014 on enverra les solutions aveo le coupon qui sera publié dans le numéro du 25 mai.Les coupons seront reçus jusqu\u2019au 6 juin, et il sera attribué, par tirage au sort, 10 magnifiques grandes gravures en oonleura.N\u2019envoyez aucune réponses avant que toute la série soit parue.JTN JEUNE HOMME désire correspondre U1 par lottros ou cartes postales avoo jolies jounes filles du mondo ontior Réponse assurée.Octave Roihtaillk, 101 Lagauohotlère Est, Montréal.JTN JEUNE HOMME déslro correspondre w avec jollo joane fille du monde ontler.Tous genres acceptes, aussi lettrep.Réponse assurée.Ernest Brunet, 432 St Timothée, Montréal.JTN JEUNE OFFICIER d\u2019origine anglaise, de U1 bonno famlllo, ayant fait la campagne d A-frtquo lors do la doruiôre guerre (Anglo-Boer) désirerait correspondre parlol très ou cart.post.avocjeunoB flllos Instruites et sociales, de plume ?:alo ot facile.Correspondance anglaise et rmçatso.Adresse: Captain Louis, Philipp Ormond, Village Huron, Québec, Qué, JTNE RECOMPENSE à la personne qui me U1 fora parvonlr l\u2019adresse do Mlle Marla Dos-jardins qui domunre à Montréal.Kilo est brune et Agée do 21 ou 22 ans.Il y n bientôt 4 ans elle domouralt ruo Wolfo.Jo répandrai à toutes oartos postales qui me sera envoyée d\u2019ici le 15 juin.Adressez A E.E.StII , Box 83, Berlin Mills, N.H., U.S.TTN VEUF de 43 ans désire correspondre aveo w demoiselle ou veuve de 35 à 45 ans ayant un capital.Suis doux, sobre, gagne bien, bonne position, But : faire connaissance pour mariage.Toutes lettres acceptée», Réponse prompte ot assuréo.Adressez : R.Z., Bureau de Poste, Haute-Ville, Québec, Qué JTN VEUF de 44 uns, bonne position, qui w gagne blon, caractère doux, sobre, désire correspondre avec uno pm-sonue qui a un petit capital, vouvo ou demoiselle de 40 ans à peu près.But faire connaissance pour mariage.Toutes lettros acceptées.Réponse prompto et assurée.Adressez : G.B., ruo Commerciale, Lovls, Qué.\\TIEILLE FILLE do 19 ans, quoique oampa-v gnarde correspondrait gentiment par cart, postalos avoo monde ontler.MUo Auhlaisir, Pointe aux Trembles, Co.Laval, Qué.c CARTES ILLUSTREES valant 25c GRATIS \" aux Ilamos envoyant 15o pour notre morvell-loux dé en argent qui ooupe le fil.WcUdt Novelty Co., Box 44, Milo-End, Montréal.43-47 JEUNE FILLE désirerait correspondre avoo jouno garçon do 25 à 3) ans par cari ei ou par 1 ttros.Réponse assurée.Adr.: Mlle Laurette W., 200 Gain, Mont.éal.JEUNE FILLE déslro correspondre aveo jeunes garçons ou jounes filles.Réponse assurée.Adrossoz: Marguerite des Bois, 216 ruo Plossls, Montréal.TKUNE FILLE déslro échangor nart.postales o avcojeunosgaiçonsoujomicsHllOH.Répouso assurée.Adr.: Mllo Rose Guertin, 435 ruo Lafontaluo, Montréal.JEUNE INSTITUTRICE do 21 ans déslroralt falro éohango do cartes postalos avoo jounes messieurs ot demoiselles du mondo entier.But sérieux.Réponse assurée.Adr.: Fleur de Mai, St Pierre, Co.Montmagny, Qué.JOYEUSE ET GENTILLE BRUNETTE do 18 U ans aux jolis youx noirs, un pou amoureuse, \"ah rien qu\u2019un pou\", désirerait échanger oartes postalos aveo von s jeunes mossleurs de l\u2019uui-vors ontler.Coriosp.française et anglaise à votro goût.Fantaisies préférées.But :.je a-ous le dirai.Adressez : Mllo Berthe.Lock Box 53 Shirley.Mass., U.S.JEUNE CANADIEN aux boaux yeux doux cl très bonne position, désire correspondre aveo demoiselles de 18 ans.Vues préférées.Ernest Desciiknes, 624 ruo Malsounouvo, Montréal.TKUNE GARÇON do 20 ans, joli, cliovoux ü frit-eo olond déslro corrosoondro par cartes postales aveo jounes doinols lies nu moi de entier.But :.vous lo saun z plus tard.Bonnes demolsellos je conto sur votre générosité.Une répoiiRO prompto et assurée.Adr.: M.1 iiii.ias Nadeau, 407 Common 8t., Lawrenco.Mass., U.8.JEUNE GARÇON, tré3 sérieux, bonne posl-O tlon, aimant beaucoup la muBlquo et lo chant correspondra avoojonnos fllléB dans lo but de so faire un bon ohoz sol.M.Charlemagne, 25o St Hubert, Montréal.JEUNE HOMME, châtain, aux yeux noirs, O bonno position (commis-marchand), déslro correspondre avec jeunes demoiselles du inonde outicr.Accopto tous genres.Répouso prompte ot assuréo.Antonio Chamboux, Joliette, Qué.JEUNE HOMME, chAtalu désirerait corres-U pondro par cartos postalos aveo jeunes de-mofsollos.But : falro connaissance.Répouso assurée.Adressez : Raoul Gravel, 523 ruo MaUouneuve, Montréal.TKUNE HOMME désire correspondre avec O monde ontior.Réponse certaine.Adressez: Edgar Trudel,210 ruo Cathoait,Ottawa,Ont.JEUNE HOMME, brun, bonno famille, déeiro « correspondre aveo jounos fllleB par cartos postales ou lettres.Réponsepromptoetassuree.But : mariage.Adr,: M, Emile Desjardins, 15 Martel Ave., Taunton, Mass., U.S.TKUNE HOMME, blond, possédant potlt oa-O nitul, déHiro correspondre aveo jeuues filles par cartes postales oulottros.Répouso prompte otasHurée.But : mariage.Adr.: M.Alfred Beaulieu, 30 Arthur Street, Taunton, Mass, U.S.TEUNE HOMME déslro oorroepondro avoo O muno ; filles par cartos postales avoo moudo ontler.Anglais ou français.Tous genres acceptée Eugene GeuvAïs.Notre-Dame doGrAoe.Qué.TEUNE MONSIEUR, cluitaln, canadien fran O Cjlrt déslroralt faire échange do cartes post, aveo domolto\u2019.loa du moudo ontior.Réponse assurée.FantaisloH préférées.Adr.: Adélard Lauond, General Dollvory, Winnipeg, Man.TV/jllo BLANCHE LANDRY, 39 Marshall Bt., iVl Lowell, Ma-s , U.8., déslro échanger cartes pof-t.aveo monde ontior.Accopto tous gomes.IVTllo J.A.LAPOINTE, Islo Verte, Ço.Té-i-YX miscouata, Qué., désire correspondra par oartos postales avoo mondo entier.TV/nie M.H.E.MARTEL, 490 Eastern Ave., 1YX Kali River, Mass., U.S , déslroralt faire éohunge do cartos poitalcsaveo mossioursdu moudo entier.Vues préférées.M lie A.F.CARON, 1191 Purchase Bt., New iVl Bedford, Mass., U.8., éohango oartos vues avec monde entier.But : faire lo tour du mou* j do aauB voyager.M ARMAND DE LA PAMPLEMOUSSE, \u2022 43 Boulovard St Laurent, Montréal, répondra A toutes cartos postales.Collectionne aussi photographies du monde ontior.M SAUVEUR MORELLI, 17 Place Hoohe, \u2022 Algor, Algério, déslro échanger cartes postaluH (vues) aveo univers ontler.Timbre, signature ot date côté vues.v.p.MP.MATUCIIKT, 4, ruo Chonuo, Burzur-\u2022 Solne.Aube, France, désire échanger cartes, vues noires.Timbra côté vue.Aimerait n avoir correspondants résidants dans l\u2019Amérique du Sud.Réponse prompte assurée.XTOUVEAUTE.Pour 25c nous onverronB 1 à-\u2019 doz.cari, avoo nom désiré écrit en 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J\u2019ai 28 ans, bon caractère ; suis gale, spirituelle, affectueuse.Echangerai photo.Références données.N\u2019accepte quocorrosdondnn-oo par lettro.MUo Berthe Lorraine, Poste restante, Lewis tou, Mo., U.8.CUR RECEPTION do 25o, j\u2019envorral 1 doz.uj cartes postalos aveo nom désiré éorlt ou brillant.Vuos on oouleura.vuesscôuos do mer, Caites paysagOB, vues de San Francisco, 20c la doz.Cartes fantaisies, 25c la doz.Bérlos amoureuses, 10 et 15c la série.Cartes aveo cheveux naturels, 10 chacune.The Eagle Post Card Co., 1233 Manco St., Montreal, Canada.ÜNK DEMOISELLE, 23 ans.blonde, yenx doux et limpides déslro éohnnger cartes postales aveo Jounes gens du monde entier.But : amusement» Adr : Mllo M.La Toune, 451 Notro-Damo ouest, Montréal.ÜNK DEMOISELLE d\u2019un moyen Age dé rira échanger des cartos postales avec veuf ou célibataire de la campagno de 10 à 50 ans dans le but do eo faire nn ami.Adr.: Juriene de la Graviers, 5G9, Drolet, Montreal.JJ NE GENTILLE PETITE CANADIENNE C désire échangor aveo mossleurs souloment des oartos bromure ou Ivoirine.Répondra par genre désiré.Fleur de Mai, 295 Bates Stroot, Lewiston, Mo., Ü.S.UNE JEUNE BRUNETTE aux youx noirs, répondra avoo plaisir aux cartos bromure ot Ivoirine qui lui seront adr.par messieurs seulement Adr.: Paduerette, 295 Bates SL, Lewiston, Me., U.S, JTNE JEUNE FILLE do 00 ans, aux manlèros w almablos, an nez rotroussé, aux choveux bleus, au teint jaunâtre désire éohauger des oartos po-talos avoo jeunes messieurs de son teint.AdrzsB Z : Sucre d\u2019Erable, Box 105, Bank Vllago, N.H., U.S.JTNE JEUNE FILLE portant le nom do Lauretto aimerait à correspondra aveo monde entior sur oartos postales illustrées et répondra assidûment.Lauretta, 192 Men tana, Montréal.UNE JEUNE FILLE do 18 ans, aux jolis yeux bleus dédro correspondra par cartos postales Illustrées aveo jounes mossleurs.Adr.: Lucienne Mabbicotte, St-Lue, Vlnoenne, Co.(JhamplalD, Qué.JTNE JEUNE FILLE do 20 ans désite corres w pondre aveo jeunes messieurs.Mllo Marie G., 18 ruelle Sto-Ellsaboth, Quartier Sto-Mario, Montréal.JTNE JEUNE FILLE, bruno.de 16 ans.mus! w donne, désire correspondre par cartes post, aveejoaues messieurs Aooepto tous genres.Réponse prompte ot assuiée.Adressez : MUo Feuille d\u2019Eraiile, Andrévillo, Co.lvamou-raska, Qoé.JTNE JOLIE BRUNETTE aux langoureux W yeux noirs désira échanger ca-t-s pobtalos avoc jeunes messieurs do Montréal.But : faire onnnalBsanoo.Adressez : Mignonne Beiigere, 87 Cathédrale, Montréal.JTNE JOLIE et AIMABLE jeune flllo de 17 w ans désire corrosp.aveo jounos messieurs du mondo entier.But sérioux.Ecrivez mol jeunes messieurs par cartes postales et vous verrez.Toute correspondance reçuo aveo plaisir.Répondra aussitôt après réception.Adressez : Anna Caron, 78 Main St., Warren R.I.U.B.JTN JEUNE HOMME désire correspondre U\" avoo jeune fille de 18 à 22 ans.Réponse assurée.But 6érleux.Albert Pelletier, 41 DIVERS JfUROPE- BELGIQUE.\u2014Exocllonte pension dans famlllo distinguée pour dames et jeunes flllos étrangères.Bonno oulslno, service soigné.Arrangements pour famille, 38, ruo Armand Campuehout, Bruxelles, Belgique.40-47 riCCASION MAGNIFIQUE pour ceux qui X-\u2019 veulent commenror une collodion do timbres 200 tlmpros différents pour 10 contins.Adr.: Mdk K.Peltier, Vorchèrcs, Qué.QUI! 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Le commerçant.\u2014Peut-être a-t-il été fabriqué en Allemagne et n\u2019est-il pas encore habitué à notre climat.?Sois colimaçon dans le conseil, oiseau dans l\u2019action.?\u2014Vous dites que vous avez trouvé un progrès chez les nègres de la nouvelle Guinée.\u2014Oh oui, avant ils mangeaient les missionnaires tout crus, maintenant ils les font cuire.?L\u2019intuition est supérieure à l\u2019observation, comme l\u2019instinct au raisonnement.?On demande avec admiration à un des petits alpins qui ont escaladé le mont Blanc : \u2014Qu\u2019est-ce que vous disiez, une fois là-haut ?\u2014Je me disais : (< Maintenant, il va falloir redescendre!.® ?L\u2019histoire est la conscience du genre humain.\u2014L\u2019abbé Pereyve. Partis Musicals du journal LE SAMEDI \u2014 Montréal, 4 mai 1097 se xEa -z*: WW ff Tr~rJY~t A tempo.ÏT^ coi \u2022f Partis Musicale du journal LE SAMEDI \u2014 Montréal, 4 mai 1907 f-* f u _ -
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