Le samedi, 1 décembre 1908, samedi 12 décembre 1908
[" ' i$\\Wm m 1 sm iü jBy?: Vf :;: ¦¦\"P-; ¦ IBBll BUI .:.M\u201d™ , W$% ¦ ;.ï:;:::: \u2019¦ I BSffi 1P1II1 mmm i ¦>'?¦ -i «HS «iSüs .i'.: ¦\u2022 ¦¦¦¦.:^ Iffl mêm ,;: r\u2014; ¦H gpSill : - A.ïui fidèle Vol.XX, No 27 Montreal, 12 décembre 1908 LE KUHKltU : Canada ; 5c : Etats-Unis 7e 36 P&gGS Journal Hebdomadaire Illustre 36 P&g6S LE SAMEDI Ml \\0m .4 Y' U f POUR CONSERVER S OU RELEVER LES FORCES pour stimuler l\u2019organisme, pour régénérer tout le système chez la Femme ou la Jeune Fille, la Profession Médicale ordonne l\u2019usage régulier du\t¦ in III-1b- Le tonique le plus puissant, le reconstituant le plus énergique, le plus actif, le plus vivifiant de la santé\u2014à tous les âges.N\u2019acceptez pas de substitution.Exigez Je \u2018Vin St-Michel\u2019 qui a fait ses preuves Boivin, Wilson ê5 Cie, Seuls Agents, Montreal \u2022 V ' l'J Mm Ml 9 , mm i10 OOOOOOOOOOOOOOO^OOOOOOOOOOOOOOOOO\" CONCOURS D\u2019AUTOMNE DU \u201cSAMEDI 99 ou en Astrakan, au choix et sur mesure.1\u201c PRIX : BEAU MANTEAU EN NEAR SEAL 2\u2018\"E prix ; COUTELLERIE A DEPECER Et huit autres prix consistant en 50c ou trois mois d\u2019abonnement.% Ce concours durera jusqu\u2019au numéro du 19 DECEMBRE 1908 Le Sème coupon paraît aujourd\u2019hui et il en paraîtra un (toujours numéroté) chaque semaine, d\u2019ici à la date ci-dessus : 19 décembre.Voici la nature du Concours : dans chaque numéro, du 14 novembre au 19 décembre, vous chercherez l\u2019endroit \u2014 il n\u2019y en aura qu\u2019un seul \u2014 où paraissent les mots : MANTEAU EN \u201cNEAR SEAU \u201d ( Les mots Manteau en Near Seal paraissant dans la présente annonce ne comptent pas.) Un exemple.Vous parcourez ce numéro-oi avec soin et vous trouverez, supposons-le, que les mots \u201c Manteau en Near Seal \u201d paraissent à la page 17, première colonne.Alors vous inscrivez sur le coupon appartenant à ce numéro, les numéros de cette page et de cette colonne.Les espaces sont laissés en blancs sur les coupons pour vous aider.Et vous faites la même opération pour chaque numéro.Cela ne demande qu\u2019un travail de recherche, chose facile pour quiconque sachant au moins épeler.Le dernier coupon, clôturant le concours, aura quelques lignes de plus pour y mettre vos nom et adresse.Vous classerez les coupons par numéro d\u2019ordre : 1, 2, 3, etc.\u201cVous ne nous enverrez de réponses que lorsque tous les coupons auront paru.i gËnwprirîr< QDXfflTP^ ¦ \u2014\tV\u20141 -[\u2014 v*.rcca !**£< Mr* >\u2022» çC xroroiçQ- MAUVAISE RENOMMEE EMBARRAS BANS LE PETIT MONDE La propriétaire.\u2014Quelle est votre occupation, monsieur?Nouveau locataire.\u2014Hum! .Je suis artiste, madame.La propriétaire.\u2014Dans ce cas, il me faut un mois d\u2019avance, s\u2019il vous plaît.UNE NOUVELLE PROFESSION Mrs Smithson, s\u2019étant présentée dans un grand magasin de la Cité de Londres, s\u2019exprima en ces termes, d\u2019une voix irritée : \u2014Je vous rapporte les chemises que vous m\u2019avez livrées.Elles ne sont pas en toile, mais en méprisable shirting.En outre, elles sont trop petites.J\u2019exige impérieusement que vous m\u2019en remboursiez le prix.Il est honteux de servir aussi mal une cliente assidue.Je ne reviendrai plus.\u2014Vous ne m\u2019étonnez pas, Mrs Smithson, répondit aussitôt le directeur ; en vérité, vous ne m\u2019étonnez pas! Vous avez été trompée.Comment pourrais-je soutenir que vous n\u2019avez pas été odieusement trompée! Vous n\u2019êtes pas la première cliente qui vient se plaindre à moi.Mrs Smithson! C\u2019est la faute de cet imbécile de David.Mais ma patience est à bout.Il est f temps que je fasse un exemple.Rien ne m\u2019en empêchera, Mrs Smithson! Il cria : \u2014Appelez David ! Je l\u2019attends tout de suite, ici même ! David arriva.Le visage de cet employé était sournois et méchant.Dès la première minute, il fut antipathique à Mrs Smithson.\u2022\u2014David, lui dit le directeur, en voilà assez! J\u2019ai été trop faible.J\u2019en suis puni.Mrs Smithson vient se plaindre à moi d\u2019une fourniture que vous avez faite.Mrs Smithson a raison.Je vous renvoie, David! Ne remettez plus les pieds ici! Passez à la caisse et allez-vous-en! Tous les clients, tous, vous les mécontentez! Je vous chasse! David s\u2019éloigna, en essuyant une larme.Alors, Mrs Smithson, saisie de pitié, dit : \u2014Cette fois encore, pardonnez-lui ! -\u2014Mrs Smithson, répondit le directeur sur un ton sentencieux, en prenant les intérêts de nos clients nous prenons les intérêts de notre maison elle-même.Je n\u2019ai pas le droit de pardonner! Que David aille au diable! Lorsque Mrs Smithson rentra chez elle, elle ne manqua pas de rapporter à son mari cette forte parole.Tous deux tombèrent d\u2019accord que la maison '.était vraiment une maison bien \"\u2019figée, et qui méritait sa prospérité.Le chirurgien.\u2014 Je dois vous prévenir, ma brave femme, qu\u2019il va me falloir lui couper la jambe à votre mari.La femme.\u2014Ah ! Dieu, miséricorde ! Que voulez-vous que je fasse de son autre botte.PETIT truc \u2014C\u2019est le propriétaire lui-même qui désire vous parler au sujet du loyer que vous refusez de paye*.\u2014Comment donc, je serai ravi de le voir, seulement prévenez-le que je suis souffrant ; je ne sais si ce sera le choléra ou la fièvre jaune.Le notaire.\u2014Eh bien, mes enfants, que désirez-vous?La demoiselle.\u2014On voudrait faire faire notre contrat de mariage, mais mon futur n\u2019a pas d\u2019argent; est-ce que nous ne nous feriez pas crédit?U faut vouloir vivre et savoir mourir.\u2014Napoléon.tique à celle qu\u2019avait vue Mrs Smithson quelques mois auparavant.Le même David vint, fut chassé, pleura, et n\u2019attendrit point son directeur.Mrs Smithson flaira une supercherie.Elle enquêta avec une sagacité si obstinée qu\u2019elle apprit enfin la vérité.Le directeur du magasin avait appris par une longue expérience qu\u2019un commerçant adroit doit toujours et en toutes circonstances donner raison aux clients.Le client ne peut pas avoir tort.Tel était l\u2019axiome établi par cet homme subtil.Or, quel meilleur moyen de donner raison à un client que de mettre, à cause de lui, un honnête homme sur le pavé?Le directeur avait donc engagé un employé spécial qu\u2019il mettait sur le pavé tous les jours, et même plusieurs fois par jour, après l\u2019avoir lourdement injurié.C\u2019était David.David avait la fonction de gaffeur.Les chemises en shirting, les souliers à semelle de carton, les vêtements mal cousus, les chaussettes mauvais teint, tout cela, et le reste, c\u2019était une gaffe de David, ce sale David, qu\u2019on jetait déh or s incontinent.Je regrette vivement que Mrs Smithson ait percé le mystère de cette invention, qui était fort ingénieuse, et déduite d\u2019une juste psychologie.Au reste, on m\u2019assure que plusieurs magasins de Londres ont leur gaffeur, qui a une vilaine figure, et dont le métier consiste à être congédié.UNE HISTOIRE JUIVE Le riche Isaac reçoit un jour la visite du cousin Lévy.\u2014Mon ami, dit Lévy, je suis dans la plus extrême misère, et je compte sur toi pour me faire gagner quelque argent.____Tu tombes bien, réplique Isaac.J\u2019ai précisément acheté plusieurs arbres.Tu vas les scier.Et que me donnes-tu pour cette tâche?\u2014Mon Dieu, poursuit Isaac, j\u2019aurais donné 50 cents à un chrétien, mais entre correligionnaires, On se doit un supplément d\u2019assistance: je te donnerai une piastre.LE VOLEUR ET L\u2019AGENT DE POLICE * * * Or, quelques mois après, il se trouva que Mrs Smithson, à nouveau, fut mécontente d\u2019une fourniture.Il faut dire que cette dame était d\u2019une nature acariâtre et grincheuse.Une mauvaise cliente, comme on dit.Elle retourna au magasin et présenta sa réclamation.Le directeur accourut : \u2014Encore la faute de David ! cria-) * t-il.Appelez David ! Et la scène qui se déroula fut iden- 1.\u2014Ah! c\u2019est dans la ca- 2.\u2014Je vais mettre assez de bane aux chiens que tu cher- pierres à la porte d entrée.ches refuge.Très bien.\u2014Eh bien ! conclut Lévy après quelques instants de réflexion, donne-moi 50 cents et fait scier ton bois par un chrétien; cela reviendra pour toi absolument au même.ENTRE VOISINS \u2014Tu veux ravoir ta pelote et tu as failli tuer un de mes enfants avec?\u2014C\u2019est que, madame, vous avez dix enfants et je n\u2019ai qu\u2019une pelote.11 faut souffrir pour être belle.TTT'VTi 3.\u2014Puis avec ces fiches, je crois que tu ne sortiras que lorsque je le voudrai.4.\u2014-Maintenant allons chercher l\u2019inspecteur.Ah! le voici.C\u2019est un voleur que j\u2019ai enfermé là.5.\u2014Enlevez-moi\tvite ça, que nous l\u2019arrêtions, dit l\u2019inspecteur.Nous allons faire une fameuse prise.6.\u2014Bonguenne de Bonguen-ne! Il était parti! .Il y avait une autre issue et le voleur avait filé, cherchez où. 28 LE SAMEDI mR-ci Wsim ^>58*® ;- ES ALEMANDS chantent beaucoup, les Suédois et les Russes chan- Ltent la plupart du temps, mais en Finlande, on chante continuellement.Du noble au paysan, on peut dire que tous les hommes forment un chœur de voix mâles, tel qu\u2019il n\u2019en est pas d\u2019autre au monde.Et de la grande dame qui habite les grands centres, jusqu\u2019à la femme de basse extraction, qui se bâtit elle-même sa demeure, sur les confins de la Laponie, tout l\u2019élément féminin, en Finlande, force ce qu\u2019on pourrait appeler une vaste société chorale.Les fêtes de chant n\u2019ont rien de comparable ailleurs.On a vu jusqu\u2019à cinq mille chanteurs se réunir sur une des principales places publiques d\u2019Helsingfors, pour y donner une aubade au peintre finlandais Rosenfeld, qui venait de remporter le prix d\u2019honneur dans une exposition nationale des Beaux-Arts.Dans une autre petite ville perdue, tout auprès du Cercle Arctique, à Uleaborg, il n\u2019est pas rare de voir jusqu\u2019à deux mille enfants des écoles se réunir devant le principal hôtel de la ville et chanter pendant près d\u2019une heure, pour divertir les voyageurs qui y sont descendus.Ces chants sont le plus souvent empreints d\u2019une tristesse typique, d\u2019une mélancolie qui parle au cœur.On y conte la solitude des terres glacées et la beauté sauvage des steepes couvertes de neige.Les Finlandais, très patriotes, ont un ardent amour pour leur hymne national, et l\u2019on vous dira que les soldats\u2014bien que commandés par des officiers russes\u2014entonnent le chant national, non seulement quand ils sont en marche, mais encore lorsqu\u2019une garde montante traverse les villes pour relever une garde descendante.Malgré tous les efforts du gouvernement russe et les punitions sans nombre, on n\u2019a pas pu faire disparaître cette coutume, ancrée dans les mœurs du pays.Chaque fois que les Finlandais se trouvent réunis, ils chantent, de même que s\u2019ils se trouvent seuls.La ménagère qui prépare le repas du mari et des enfants, le paysan qui laboure son champ, en été, ou qui parcourt, l\u2019hiver, de longues distances, les \u201c Snow-Shoes \u201d aux pieds, les hommes qui gardent les troupeaux de rennes, tout ce monde-là chante.Et lorsque le voyageur, égaré par les neiges, trouve un abri dans quelque poste éloigné, le soir, après le repas, leur tâche terminée, les servantes se réunissent autour de lui, et chantent un chœur pour le divertir.XXX D\u2019UNE façon générale, on s\u2019imagine que ce sont les Anglais qui nous ont donné le goût des courses de chevaux.Eh bien ! il paraît que c\u2019est une erreur: et nous devons en rechercher l\u2019origine dans les annales mêmes de l\u2019histoire de France.D\u2019ailleurs, faut-il tant que cela s\u2019ênorgueil-lir de cette paternité?Sans doute les courses de chevaux ont leur utilité, mais quand on les-considère au point de vue de la passion du jeu, qu\u2019elles ont fait croître et embellir, on se prend à souhaiter qu\u2019elles n\u2019aient jamais existé.Toujours est-il que les premières courses eurent lieu, dit-on, en Bretagne, et furent définitivement implantées en France au XVIÎe siècle, après le défi porté par le duc de Joyeuse au prince de Harcourt.Ces deux gentilshommes amenèrent leurs chevaux au bois de Boulogne où, durant quinze jours, avant l\u2019épreuve, les animaux furent nourris d\u2019anis et de fëveroles; au jour dit, on leur fit absorber de deux à trois mille œufs frais,\u2014rien que cela ! L\u2019affluence fut énorme et c\u2019est à partir de cette date, \u201415 mai 1651,\u2014que les courses furent appréciées à Paris, c\u2019est-à-dire bien avant qu\u2019il fût question d\u2019entente cordiale.Louis XVI refusa énergiquement à Marie-Antoinette l\u2019autorisation d\u2019avoir des chevaux de course.Cependant, en 1777, une \u201c poule \u201d de chevaux et une d\u2019ânes furent courues à Fontainebleau et des paris furent engagés, pour la première fois.Mme de Senlis perdit 7,000 livres, le roi.un écu seulement ! XXX TOUT le monde sait que la terre, humectée ou fraîchement remuée, dégage une odeur particulière, dont on a bien souvent recherché la cause sans y réussir d\u2019une manière absolument satisfaisante.La revue Kncnvledge vient de publier sur ce sujet un travail intéressant et que signale la Revue scientifique.D\u2019après l\u2019auteur de cette notice, M.Clarke Nuttall, cette odeur est due, à n\u2019en pas douter, à la présence de bactéries qui ont été étudiées dans ces derniers temps, les cladothrix odorifera qui se trouvent dans la terre, massées en colonies d\u2019une apparence d\u2019un blanc laiteux.Individuellement, les bactéries sont incolores, en forme de cordon; elles augmentent numériquement en se subdivisant d\u2019une façon continue en deux dans le sens de leur longueur et produisent une substance qui, en se volatisant, donne l\u2019odeur spéciale que l\u2019on connaît.Le cladothrix odorifera est capable de persister à des périodes prolongées de sécheresse; son développement s\u2019arrête alors, mais sa vitalité reste latente et l\u2019arrivée de l\u2019eau suffit à lui rendre sa vigueur.Pourtant l\u2019humidité est une condition nécessaire de sa vie active ; c\u2019est pourquoi, sans doute, l\u2019odeur de terre est surtout perceptible après la pluie; du reste, le produit odorant sécrété se comporte comme l\u2019eau pour la vaporisation.De même, l\u2019odeur plus nette pour la terre fraîchement remuée s\u2019expliquerait par le fait que la terre est plus humide dans les couches sous-jacentes qu\u2019à la surface et que, ces cou- ches étant amenées à l\u2019air, il se produit une évaporation plus active.XXX LA corruption, écrivait naguère M.Henry Dumolard, qui a longtemps occupé une chaire de droit à l\u2019Université de Tokio, est la caractéristique la plus nette des politiciens japonais.A tous les degrés, elle s\u2019étale sans la moindre pudeur.Et ce n\u2019est un secret pour personne que le gouvernement lui-même, lorsqu\u2019il ne veut pas être ennuyé par les Chambres, a souvent recours à l\u2019aide du \u201c tout-puissant dollar \u201d.Le cas le plus fameux de corruption collective remonte à dix années.Lorsque, au mois de novembre 1898, le maréchal Yamagata devint président du Conseil, l\u2019unanimité des députés lui étaient hostiles.Jamais cependant le ministère ne fut attaqué.C\u2019est que, dès le début de la session, il avait pris soin de porter de 800 à 2,000 yen (le yen vaut 50c) l\u2019indemnité parlementaire et d\u2019ajouter à cette mesure générale quelques \u201c pots-de-vin \u201d individuels.Il semble que cette situation tende à s\u2019améliorer.*0* Je 8$ '¦ X X X LES garçons de café, dit la Vie de Paris, ont depuis l\u2019année dernière le droit de porter moustache; ce sont maintenant les marins qui sont menacés de se voir privés de tout ornement pileux.Il paraît qu\u2019une enquête faite dans les escadres a démontré que la voix des hommes à la lèvre moustachue a moins d\u2019ampleur dans les porte-voix.C\u2019est pourquoi nos braves mathurins devront désormais ressembler à des matuvus.Ce qui les ennuie, c\u2019est qu\u2019on ne pourra plus dire d\u2019eux qu\u2019ils sont des bougres à trois poils, et cette mesure cause une vive émotion à bord de nos cuirassés et de nos croiseurs.Elle prouve tout au moins qu\u2019on ne reste pas inactif dans les bureaux du ministère de la marine, et que, donnant l\u2019ex- emple, les ronds-de-cuir n\u2019ont plus de poil dans la main.X X v XX jî® ^ Iin'U ru® inneP®*4 Lac-»?la formait b: y \u2018¦Scî\u2019ÇîSî US iff® ORD Dufferin, notre ancien gouverneur, rapporte dans ses \u201c Mémoires\u201d l\u2019anecdote suivante du temps de sa vice-royauté dans les Indes.Pendant une visite que lui faisait un jour le radjah de Holkar, sa Seigneurie coupait, avec un couteau à papier en ivoire, les feuillets de quelques journaux qui venaient de lui arriver.Le potentat indien n\u2019avait jamais vu d\u2019instrument semblable ; celui-là lui plut beaucoup et il pria le vice-roi de le lui donner, disant qu\u2019il lui en rendrait un autre.Lord Dufferin, naturellement, s\u2019empressa de satisfaire à cette modeste requête et le radjah retourna chez lui.Peu de temps après, il revint à Calcutta amenant au vice-roi, comme présent, un jeune éléphant dont les défenses avaient été très habilement façonnées en forme de couteaux à papier.Un domestique mit une table avec quelques journaux illustrés, non coupés, devant l\u2019animal bien dressé qui prit, l\u2019un après l\u2019autre, les journaux avec sa trompe, les coupa très habilement avec ses défenses, et les passa au vice-roi.wt prc,r revoitees £ èecflébriî R'feî 'Alice faisait al Ce fit! lîlïïiSE se.D* [le sort gu A LONDRES Dans la partie supérieure vous voyez le nommé Jones, conversant par téléphone avec son copain Brown.\u201c Oui, dit Jones, prends mon avis, marie-toi.C\u2019est alors que tu sauras comme il est doux de songer que tu as, à la maison, une brave petite femme qui pense à toi, tout le temps et qui ne songe qu\u2019à te préparer quelque surprise agréable.\u201d Etc., etc.Dans la partie inférieure, on voit ce que fait, en réalité, la donne petite femme de Paul.Comme il serait surpris s\u2019il la voyait. IIAiiO NUMÉRIQUE Page (s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 Bibliothèque et Archives nationales Québec EJ ES ES ES LE SAMEDI m) Page Féminine (khvoniqujette VOICI le temps où vous avez en tête le grand souci du choix des étrennes à donner.Ce souci cesse vite d\u2019être lourd pour les personnes qui ont l\u2019excellente méthode qui consiste d\u2019abord à ne donner que selon leurs moyens, puis de donner des cadeaux appropriés.Je suis toujours pour les cadeaux utiles et agréables quel que soit le prix qu\u2019on puisse y mettre.Il n\u2019y a que de rares exceptions, très rares, où l\u2019on doive s\u2019astreindre à donner quelque chose d\u2019absolument inutile.Un diamant entre dans la catégorie des objets utiles, si vous l\u2019offrez à une personne à qui son rang, ses moyens, son âge permettent d\u2019en porter.Aux petits donnez de préférence des jouets qui amusent et varient un peu à l\u2019intelligence.Il y en a des milliers.Tante Pierbette.L\u2019Obéissance au Mari La campagne pour la suppression, en France, du mot \u201c obéissance \u201d, dans la formule du mariage, n\u2019est pas nouvelle.En 1S4S, les membres d\u2019un club féminin se rendirent tout exprès à l\u2019Hôtel de Ville, auprès du gouvernement provisoire, pour lui remettre une pétition rédigée en ce sens.Ces révoltées étaient conduites par un certain citoyen Bonne, qui eut son heure de célébrité pour avoir proposé la formation du bataillon des \u201c Vésuvien-nes\u201d, devant concourir â la défense des institutions républicaines.La pétition développait cette thèse que la femme, mère des générations futures, \u201ccelle de qui devaient naître les glorieux citoyens d\u2019un monde régénéré\u201d, ne pouvait accepter l\u2019obéissance, même théorique, prescrite par le code.Ce fut Lamartine qui reçut la délégation.II lui répondit, comme il le faisait alors cent fois par jour, par des paroles inspirées et vagues, pleines de lyrisme et imprécises.Après quoi, tandis que les déléguées, les interprétant favorablement, s\u2019en allaient pleines d\u2019espoirs, il pensa aussitôt à autre chose.Des paroles chaleureuses, et rien après, ce fut assez généralement le sort qui attendit bien des projets de réformes !.naïveté de ces représentants du peuple.S\u2019imaginent-ils vraiment que jamais une femme a obéi â son mari pour le seul motif que l\u2019article 213 le lui ordonnait?Le mari est le maître, le seigneur et maître.Où?mon Dieu, pour que nous y allions ! Quand une femme refuse de céder à la volonté de son époux, ceflui-ci n\u2019a guère que deux partis à prendre, suivant la pente de son caractère.S\u2019il est de nature amène et bienveillante, il s\u2019en va en claquant la porte.S\u2019il est brutal, il distribue à sa \u201cservante\u201d un grand nombre de fortes claques.Encore ce dernier moyen est-il assez mauvais.Il attire à celui qui l\u2019emploie la haine des voisins et le mépris du concierge.Toutes les lois du monde ne pourront jamais déterminer à l\u2019obéissance une femme qui veut commander.On a vu beaucoup d\u2019hommes, en dépit de leurs prérogatives illusoires, obéir à l\u2019être faible qu\u2019ils ont mission de protéger et de guider.Je ne suis pas un bien remarquable philologue.J\u2019imagine pourtant que l\u2019expression \u201c porter la culotte \u201d est aussi ancienne que la culotte elle-même.Au reste, l\u2019un de ces six députés démolisseurs raconte lui-même, dans l\u2019exposé des motifs du projet, qu\u2019étant adjoint au maire de Lyon, il a constaté que la lecture de l\u2019article 213 était généralement accueilli par des sourires et des chuchotements.Il s\u2019en montre fort choqué.Il a tort.On ne va pas à la noce pour pleurer.Et si les fiancés eux-mêmes riaient d\u2019entendre proclamer le devoir d\u2019obéissance, n\u2019est-ce pas qu\u2019ils connaissaient à l\u2019avance la vanité de cette prescription?\u201cJ\u2019obéirai si je veux\u201d, pensait la jeune femme.\u201cElle n\u2019obéira jamais\u201d, pensait le jeune homme.Et ni l\u2019un ni l\u2019autre n\u2019étaient inquiets.TOUJOURS PAR TROIS On rencontre dans la vie trois choses à admirer, la puissance intellectuelle, la dignité et la grâce; Trois choses â aimer, le courage, la gentillesse et l\u2019affabilité; Trois choses à haïr, la cruauté, l\u2019insolence et l\u2019ingratitude ; Trois choses à mépriser, la médiocrité, l\u2019affection et l\u2019envie; Trois choses à révérer, la religion, la justice et l\u2019abnégation ; Trois choses qui attirent, la beauté, la franchise et la sincérité ; Trois choses à souhaiter, la foi, la paix et la pureté du cœur ; Trois choses â estimer, la sagesse, la prudence et la fermeté ;\t, Trois choses â chérir, la cordialité, la bonne humeur et la gaieté ; Trois choses à suspecter, la flatterie, l\u2019hypocrisie et l\u2019affection subite; Trois choses à éviter, l\u2019oisiveté, le bavardage et la mauvaise plaisanterie ; Trois choses à cultiver, les bons livres, les bons amis et la bonne humeur ; Trois choses à contenter, l\u2019honneur, la patrie et les vrais amis ; Trois choses à gouverner, le tempérament, l\u2019impulsion et la langue; Trois choses à prévoir, la vieillesse, la décrépitude et la mort.Sur le même sujet, René Bures écrit dans le Matin : Voilà que six députés viennent de déposer un projet de loi, dans le but de bannir du code civil l\u2019article 213, qu\u2019ils appellent avec mépris \u201cle vieil article 213 \u201d, et qu\u2019ils vilipendent de toutes manières.Pour peu que vous vous soyiez marié au moins une fois, vous connaissez cet article 213.Il est court et précis.En voici les termes impératifs : \u201c Le mari doit protection à sa femme, la femme obéissance à son mari.\u201d Les six députés pensent que cet article constitue maintenant \u201c une véritable injustice à l\u2019égard de la femme\u201d.A leurs yeux, il n\u2019est pas de besogne plus urgente que de le supprimer.On ne saurait trop admirer la JAMAIS PLUS il Lui.-ter un collège.Elle.- tion.-Je vais vous prêsen-\tLui.\u2014Mon ami Torn, ma ancien compagnon de fiancée.Torn.\u2014Quels\tbeaux yeux \u2014Je n\u2019ai pas d\u2019objec- vous avez! Elle.\u2014Flatteur! ~~l \u2018 \u2019\t()\u2014J A?PAS BANAL \u2014Tiens, un nœud dans votre mouchoir ! Pourquoi cela?\u2014C\u2019est ma femme qui l\u2019a fait afin que je n\u2019oublie pas de mettre sa lettre à la poste.\u2014Et vous l\u2019avez mise?\u2014Pas du tout : elle a oublié de me la remettre ! ECHO DE ST-JEAN \u2014Je vais rester dans l\u2019armée tant que je ne serai pas célèbre.\u2014Mais, sergent, dans trois siècles d\u2019ici les ballons auront remplacé les armées.Chaque âge a ses plaisirs \t\t\t\u2014 caractères dépourvus de philosophie: autant la jolie Mme Finette était gaie, autant la vieille Mme Finette est morose; autant elle était bonne, autant elle est avarieieuse, autant elle est sévère.Seule, la bonne madame Verdure, qui a gardé un coeur sensible et bon sous son écorce vieillie, lui est restée fidèle; toutes les autres ont fui la septuagénaire irritable.Allons, viens dit Mme Verdure, tu as promis d\u2019assister à cette vente de charité, viens sans te faire prier Ambroisie.\u2014Non, l\u2019air est vif.Nous prendrons une voiture.\u2014Non, cela accélère trop ma digestion.\u2014Nous reviendrons à pied.\u2014Non, cela pourrait me fatiguer.\u2014Ah! à la fin, tu es désagréable; tu t\u2019aimes vraiment trop.Et Mme Finette, toute pincée, de répondre: \u2014Dame! ma chère, c\u2019est naturel, je suis la seule amie qui me reste! SES TITRES \u2014Non.\u2014Non, rien que celui qui avait l\u2019intention de courtiser la mariée, si l\u2019autre avait cheniquer.\u2014Avez-vous une carte pour assister au mariage?Lapau a une superbe peau d\u2019ours da son cabinet de travail.A quel animal appartient cette be peau-là ?demande un visiteur.Au patron, répond froidement le gj çon de bureau.«iîip- Entre journalistes.\u2014 Très bien, votre chronique, ce mati : ce matin cher ami.Je l\u2019ai lue deux fois.: Vous êtes vraiment très aimable.\u2014 Oui.C\u2019étaitpourtâcher de comprend' y,- Au tribunal : \u2014\tVous avez fait une fausse déposition \u2014\tEvidemment, monsieur le juge, mais on disait toujours la vérité, à quoi servir! l\u2019intelligence ?Avant de quitter Paris un auteur dram tique va voir un directeur de théâtre trouve sur sa table un livre de cuisine.\u2014\tQu\u2019est-ce que vous faites de ce bouquin \u2014\tJ\u2019y cherche une recette.\u2014\tPourquoi ?\u2014\tPour en faire.00! jawitè®-M! W- ante «£?iliJ «**?s Ce®: fc WF*®-'\" ip***® Sous la lampe, M.et Mme Chàpuzot sent chacun leur journal.\u2014\tIl paraît; dit madame, que le conf marocain devient de plus en plus aigu.\u2014\tTiens ! s\u2019exclama monsieur, mon joi nal dit qu\u2019il devient de plus en plus gra ftRP iNfoyah Un femme se pré entait, ces jours di nier s, devant le trib nal de Marylebone faisait la déclaration suivante \u2014 Je suis mariée et nère de deux enfan depuis neuf ans, moi mari me donne, po subvenir à tous les besoins du ménad six cents par jour, usqu\u2019ici, j\u2019ai lutté j\u2019ai souffert.Je n\u2019en puis plus.Le juge a bien vo lu reconnaître la tresse de la malheur! ise mère mais n\u2019a infliger aucune peit i à son mari, celui étant soldat et, de c« fait, fort peu rétrib liimen;; : imteon mmèd*5K- «mclepli ÉKM\u2019iïI Mitts?: iupÉetc: .a»! WOi'f île SU ùsù ts.Cette d] Un jour, Guillaum Budé, docte hellén: te du XVIe siecle boi uinait dans sa libn rie \u2014 comme on dis; b alors \u2014 quand \\ l\u2019être ( spirituelle actrice Quinault, Melle XVIIIe siècle, avait fait encadrer cô:ea c te, dans son salon, les portraits du pè: Rourdaloue et de Molière.Voilà, disait-elle souvent, en les mo trant, les deux plus grands prédicateurs c siècle passé Sait-o a que le sultan, \u2014 le grand Tur \u2014 tout jeune, a appris le métier demeni sier, et qu\u2019il le pratique encore dans un at lier qu\u2019il a fait installer à Ildiz-Kiosk ?est de plus dessinateur et tous les obje qui sortent de ses ateliers sont établ d\u2019après ses plans.Le sourire est une charité que tout monde peut faire et que tout le monde cepte avec plaisir.L observation quotidienne nous appre dit M .Charles Richet, que l\u2019intelligen et l\u2019instinct sont en quelque sorte contradi toires : à mesure, que Vintelligence s'acc l\u2019instinct diminue.domestique accourut, et lui annonça, hal tant : \u2014\tMaître, le feu est à la maison.\u2014\tC\u2019est bien, répondit Budé sans sedépa ?;: tir de son calme, avertissez ma femme, vous savez que je ne m\u2019occupe jamais affaires du ménage.M® je #8, les i LE SAMEDI 31 H\\ jf -AséÈÊÊÈh, '%.- .Ü.4W* ' 1 AC' mwM'rî'- ¦ vav'A\t' \u2019 m * \u2022.\u2022 -iÿ'^ \u2022' ;:-'\tÆ-.- .V' a'\u2019-'-' à y/'\t¦ vVr \u2022^4 A-S-\t| .£.\u2022\u2022.5 /\u2022'\t/,\u2019;.\t* ROMAINES Surnommé \u201c Nourriture de la Peau\u2019\u2019 Il enlève comme par magie les taches de rousseurs, Its rides, les boutons à tête noire, guérit les eruptious, irritations, coupures, plaies, etc-, adoucit et parfume la peau plus que toute poudre ou eau de toilette et rend le teint clair et couleur de rose.Pour développer et raffermir le Buste, remplir les creux du cou et des joues il opère des merveilles quand les meilleurs spécifiques ont échoué.Faites-en l\u2019essai gratuitement Envoyez-nous 10 cts pour frais de Poste et em-badage et nous vous enverrons un échantillon suffisant pour prou ,er son efficacité.Tous les marchands vendent le Lait des Dames Romaines, 50 cts la bouteille et nous préférons que vous l\u2019achetiez de votre fournisseur habituel, mais si vous préférez l\u2019avoir directement de nous, nous l\u2019envoyons par malle dans toutes les parties du monde à nos trais.Adressez : OOOZPiEZR
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