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Titre :
Le samedi
Éditeur :
  • Montréal :Société de publication du "Samedi",1889-1963
Contenu spécifique :
samedi 14 octobre 1911
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
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  • Nouveau samedi
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Le samedi, 1911-10, Collections de BAnQ.

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[" 40 LIRE: LE MANOIR DES FANTOMES, NOUVELLE DRAMATIQUE VOL.XXIII, No 19 MONTREAL, 14 00T.1911.Journal Illustré Hebdomadaire Le Numéro Sets ' igjjti ifPÜPlï fj2& Les Dernières Fleurs E '3 ¦sm f .lÜSu ' 2 LE SAMEDI VOTRE CREDIT \u201c PRINCE\u2019\u2019 f Ameublement -\t¦ ï et Fournitures de Maison A PAIEMENTS FACILES La Cie J.S.PRINCE $5 Boulevard St-Laurent, MONTREAL GRAND TRUNK SYSTEM^ 4 TRAINS PAR JOUR Toronto et l\u2019Ouest 9.00 a.m., 9.45 a.m., 7.30 p.m., 10.30 p.m.U\u2019\u201cINTERNATIONAU LIMITED\u201d De Montréal, 9.00 a.m.LE TRAIN LE PLUS BEAU ET LE PLUS RAPIDE EN CANADA 7% hrs.seulement jusqu\u2019à Toronto.Magnifique accommodation de wagons dortoirs, salons, restaurants et de passagers pour Toronto, Détroit, Chicago, etc.Repas et rafraîchissements en route.WAGONS DORTOIRS PULLMAN SUR TOUS LES TRAINS DE NUIT.BUREAU TEMPORAIRE DES BILLETS: 128 rue St-Jacques.Tél.Main 6905 ou à la frarf\tnture.IF PACIFIQUE CANADIEN TORONTO NORD L\u2019exactitude du temps, malgré les quelques arrêts à faire, a fait de ce train le favori entre Montréal et Toronto.8.45 a.m., et 10.00 p.m., tous les jours à la gare Union.Les wagons-lits spacieux et éclairés à l\u2019électricité, sont attachés à ces trains.TAUX REDUITS Du 15 Septembre au 15 Octobre Billets de seconde classe pour colons, de Montréal à, NELSON; eET SPOKANE, VANCOUVER, VICTORIA, SEATTLE ET PORTLAND.$47.70 SAN FRANCISCO, LOS ANGELES SAN DIEGO, MEXICO CITY, Mex.$49.00 Taux réduits pour nombre d\u2019autres endroits.BUREAU DES BILLETS: 218 rue Saint-Jacques.Téléphone Main 37-32-3733, ou aux gares vjger ou de la gare Windsor.LIGNE ROYALE Les plus beaux et les plus rapides paquebots de la route Canadienne.Détenant tous les records MONTREAL-QUEBEC-BRISTOL ROYAL EDWARD, - ROYAL GEORGE Tous les quinze jours\u2014Le Mercredi Serviteurs parlant le français.\u2014Excellente Cuisine.S\u2019adresser pour détails à\tConfort insurpassable.HONE & RIVET,\tTHOS.COOK & SON, 9 Boni.St-Laurent,\t530 Ste-Catherine Ouest.Ou à la Compagnie de Navigation du Canadien Nord, Limitée.Edifice du Canadien Nord, 226-230 rue St-Jacques, MONTREAL.RICHELIEU & ONTARIO NAVIGATION COMPANY Agréables Excursions Hebdomadaires (Partant du Quai Victora) J.E SAMEDI à 2 h.40.\u2014Bateau \u201cTerrebonne\u201d pour Boucherville, 35c, Varennes, 68c, Verchères, 60c.Retour à 7.30.LE SAMEDI, à 2.30.\u2014Bateau \u201cTrois-Rivières\u201d pour Repentigny, 60c.St-Sulpice, 60c; Lavaltrie, 70c.LE SAMEDI OU DIMANCHE, à.7 h.p.m.\u2014Ligne de Québec, Bateau pour Québec, retour le dimanche ou le lundi, $4.90.LE SAMEDI, à 2.30.\u2014Bateau \"Trois-Rivières\u201d pour Repentigny, 60c; St-Sulpice, 60c; Lavaltrie, 70e; Lanorale, 76c; Berthler, S6c; Grand Nord, $1.Rentrée à 3.38 p.m.LES DIMANCHES à 9 h.a.m.\u2014Bateau \u201cTerrebonne\u201d pour Varennes, 58c; Ver-chères, 60c; Contrecoeur, 75c; Sorel, $1.Rentrée é 8.30 p.m.EN AMONT LES SAMEDIS A MIDI ET DEMI.\u2014Bateau des rapides pour Cornwal (ou 9h.a.m.par le G.T.R., le lundi) retour le lundi soir, $2.60.Pour Prescott et retour par le même bateau, $3.60.Pour les Mille-Iles, 9 h.a.m.par le G.T.R., train le samedi pour Prescott et les Mille-Iles, retour le dimanche soir, $6.BUREAU DES BILLETS A MONTREAL, 9-11 Square Victoria.vu*' M.ARSENE BEAULIEU Les Conséquences d m Rhume Négligi L\u2019Expérience de Mr.A.Beaulieu de St-Honoré,P.Q., démontrant une fois de plus les précieuses vertus curatives du « VIN ST-MICHEL, se répète tous les jours de l\u2019année dans toute l\u2019étendue du Canada et des Etats-Unis.Voici en quels termes, M.Beaulieu nous parle de sa guérison : Un éerivî IfMtnrs\" i Esl-ce k MM.BOIVIN, WILSON St CIE, Montréal.Messieurs .\u2014Au mois de décembre dernier, je travaillais au moulin.La fatigue et le froid me firent contracter le rhume, ce qui ne m\u2019empêcha pas de continuer mon travail ; mais mon ij rhume s\u2019aggrava au point que je me pensais atteint de consomption.Je commençai à me soigner, puis suri avis de mon voisin, j\u2019achetai du VIN ST-MICHEL.Dès la première bouteille, je ressentis du mieux.Je recommande le VIN ST-MICHEL à toutes les personnes souffrantes.Comptez, Messieurs, sur ma reconnaissance et mon encouragement.Je vous envoie ma .photographie.\tBien à vous, ARSENE BEAULIEU.! 51 II.Qyand vous sentez vos forces décliner, quand, de jour en jour, vous vous affaiblissez, que le moindre effort vous eét pénible, il est évident que votre sang M la est appauvri et ne fournit plus à vos organes le liquide nourricier principe de la I U'està; vie.c\u2019est là que vous apprécierez rapidement les effets bienfaisants du \"VIN ST-MICHEL\u201d Le Vin Tonique Naturel, à tout jamais fameux, qui enrichit le sang pauvre, qui régénère le sang vicié, qui réchauffe l\u2019organisme, stimule la vitalité et vous rendra les forces perdues, en moins de temps et plus sûrement que n\u2019importe quel autre mode de traitement, parce que l\u2019aétion du VIN ST-MICHEL est immédiate, instantanée.DOSE : Un verra à vin avant ohaque repas st chaque fols que le besoin s'en fait sentir.EN VENTE PARTOUT \u201cEn bouteille seulement\u201d PfilîStt ht BOIVIN, WILSON & CIE.520.RUE ST-PAUL,\t\u2022\tMONTREAL Seuls Agents pour le Canada et les Etats-Unis EASTERN DRUG CO., 14 Fulton Street, Boston, Mass.Dépositaires pour les Etats-Unis.pami Pi Dsli, P&iiit, psiîfi] fete Ct li ; An?EXAMEN DES YEUX GRATIS.Guérison des yeux sans médica- n Jtll (*;.V Verres Toric\u201d nouveau style À ORDRE, sont garantis pour bien VOIR de LOIN et de PRÈS, tracer, coudre, lire et écrire.A m™SÜ \u201dmr le Spécialiste BEAUHIER l*op'n\tV\u2018\"* Unir.: AVIS\u2014Cette annonce rapportée vaut 15c.par dollar sur tout achat en lunetterie.Spécialité: Yeux artificiels.N'açhete» jamais des peddlers m aux magasins \u2018\u2018à tout faire\u201dsi vous tenez à vos yeux _ Montréal, 14 Octobre 1911 LE SAMEDI 3 ABONNEMENT\t(Fondé en 1889)\tHEURES DE BUREAU: fPavable A\u2019avanceï\t«1\t1 .\tDe 8-40 a- a 5-45 P- m-> tous les ^\tf\tÆw w jours, excepté le samedi, de 8.30 a.m., Canada et Etats-Unis\ta midi- Six Mois.1.25 JOURNAL ILLUSTRE HEBDOMADAIRE Tanf d\u2019annonce fourni sur demande.Montréal et Europe\t^\tPOIRIER, BESSETTE & Cie, Un An.$3.50\t°rg:ane du F°yer D°meStiqUe\tTél: Main 2680 Propriétaires, Six Mois.1.75\tPRIX DU NUMERO : 5 cts\t200, Boul.St-Laurent, Montréal.Entered March 23rd 1908 at the Post Office of St.Albans, Vt., U.S., as second class matter under Act of March 8rd 1879.rn'ïïnT » » r £y- ;o so Sur le Champ de Bataille \u2019EST aux hommes, habituellement, que revient le périlleux honneur d\u2019aller s\u2019aligner, face à l\u2019ennemi pour la défense du sol et 1 -honneur du Drapeau.La femme cependant, elle aussi, a joué et joue encore un rôle important sur les champs de bataille.A l\u2019heutre actuelle où une partie toute entière du monde semble près d\u2019engager la suprême partie; où, suivant L\u2019énergique expression, il y a \u201cde la poudre dans l\u2019air\u201d il est d\u2019actualité de consacrer quelques lignes à celles qui ne craignent pas non plus à l'occasion de faire le coup de feu.Un écrivain allemand, Goethe, a dit: \u201cLes femmes adorent les aventures\u2019\u2019 et, il ajoutait malicieusement \u201cet les aventuriers\u201d.Est-ce bien le simple goût des aventures qui entraîne parfois au milieu des armées de timides jeunes filles et les fait oser se mêler aux hommes sur les champs de bataille?Au contraire du x>eète allemand, je préfère saluer en elles des héroïnes exaltées par le sentiment du devoir et du patriotisme.Si belle que puisse leur apparaître la gloire militaire, elles savent combien elle est risquée et que les fatigues, les dangers, souvent la mort en sont le prix.C'est dans leur patriotisme que les femmes, comme les hommes, trouvent l'ardeur généreuse qui les pousse vers l\u2019ennemi.Peut-être même sont-elles plus \u201cnaturellement héroïques\u201d que nous, et quand l\u2019héroïsme doit aller jusqu\u2019au merveilleux, c\u2019est d\u2019une femme qu'il fauî !\u2019attendre.Lamartine, en une phrase immortelle, a résumé toute la beauté du caractère féminin: \u201cLa nature, a-t-il dit, a fait aux femmes deux dons douloureux mais célestes: la pitié et ^'enthousiasme\u201d.Exaltation et dévouement, c\u2019est là l\u2019héroïsme! Les annales historiques de tous les grands peuples s\u2019enorgueillissent d\u2019illustres guerrières.Beaucoup de personnes ont entendu parler des fougueuses amazones du Dahomey; on peut assurément leur reprocher leur A cruauté, il faut néanmoins reconnaître qu\u2019elles se con- \\ duisirent dans les combats avec un courage à toute épreuve.Ce que peu savent, c\u2019est, qu\u2019actuellement encore, il existe des régiments féminins en certains pays.Au Siam, c\u2019est un bataillon de quatre cents femmes qui constitue la garde du roi; elles sont choisies parmi les plus belles et les plus robustes et cette garde siamoise a fort bon air les jours de revue.L'unifome de ces jeunes guerrières se compose d\u2019un pantalon vert, d\u2019une tunique rouge à tresses blanches, d\u2019un chapeaq écarlate à plumes vertes et de superbes chaussures brodées.Leur service militaire commence S à l\u2019âge de 13 ans pour finir à 35 après quoi le roi leur fait une pension.En Angleterre aussi, je crois, existent des régiments de réserve, purement volontaires et composées de jeunes et jolies misses.Que leurs exercices soient considérés comme une distraction, je n\u2019en disconviens pas, mais je suis bien certain que le jour où leur sol serait envahi, elles accompliraient Vaillamment leur devoir.En France, cette terre féconde où se développe avec tant de puissance le sentiment, du patriotisme, on compte naturellement un grand nombre d\u2019illustrations guerrières féminines.Le moyen-âge, surtout, est riche en héroïnes; c\u2019est ainsi que, raconte Froissart, la comtesse de Montfort, monta crânement à j\u2019abordage d\u2019un vaisseau ennemi, la hache à la main.* La liste d\u2019exemples analogues est, d\u2019ailleurs, infinie.En ces rudes temps féodaux, les châtelaines aimaient aussi à ceindre leurs beaux fronts des lauriers de la gloire et bien souvent, sans doute, à l\u2019ombre des tours altières des vieux châteaux-forts, plus d\u2019une jeune châtelaine au col blanc et aux longues tresses a rêvé de brillants fails d\u2019armes à accomplir au milieu du choc des armures et du Cliquetis des épées.Les grandes héroïnes comme Jeanne d\u2019Arc et Jeanne Hachette sont suffisamment connues pour qu\u2019il ne soit pas nécessaire de rappeler leur souvenir.Je citerai, plus près de nous, durant les guerres de la révolution française: Catherine Pochelet qui se distingua à Jemmapes et devint officier ; Rose Barreau qui combattit aux côtés de son mari; Reine Chapuy, engagée à 17 ans dans la cavalerie; Anne Quatresols qui, à Hondschoote, eut deux chevaux tués sous elle, etc., etc.Cependant, malgré, tant de glorieux exemples de leur bravoure, une autre forme de patriotisme convient mieux aux femmes, plus conforme à leur naturelle vocation d\u2019amour.Elles peuvent influer grandement sur les destinées, d\u2019un pays ear il leur1 est, dévolu une haute mission : celle de former des hommes en sachant élever leurs fils et en étant pour leur mari 1 auxiliaire parfaite, la sage conseillère et l\u2019inspiratrice des résolutions généreuses.\t, Que d 'hommes de talent et même de génie, doivent la plus belle part de leurs triomphes à l\u2019influence bienfaisante de leur femme! Certains peuples d\u2019Extrême-Orient le savent bien et quand, chez eux, un homme d\u2019Etat s\u2019illustre, l\u2019Etat récompense sa femme au même titre que lui.Il estime en effet que celle-ci ayant apporté au foyer conjugal la paix et le calme, a permis à son mari d .\u2019appliquer toutes ses pensées au service de son pays.Par sa raison profonde, cette coutume fort belle, qui unit jusque 'dans la gloire une digne compagne à son époux, devrait être adoptée universellement.Puisqu\u2019elle ne l\u2019est pas, tout homme devrait, néanmoins, se faire une loi d\u2019agir en ce sens dans sa propre famille.Il est profondément juste que la femme qui marche à nos côtés dans la vie ait sa part égale d\u2019honneurs comme elle a sa part d\u2019inquiétudes et de souffrances.La vie est un champ de bataille plus rude peut-être certains jours que celui où tonne la grande voix du canon.Bien des hommes, qui ne faibliraient pas de'vant la brutalité des armes, s\u2019abandonne raient, volontiers au découragement quand l\u2019infortune les poursuit.C\u2019est alors que la Femme apparaît et, comme ces anges de charité à grandes cornettes blanches qui vont soigner les blessés, elle réconforte le coeur malade et le réchauffe de son affection alorsqu \u2019elle-même aurait également besoin de consolation.Aujourd\u2019hui comme jadis, la Femme est toujours la grande Vaillante.Fernand de Verneuil. QUEL AVARE ! IJ \u2014Fais donc les pas un peu plus longs, mon fils.-\u2014Pourquoi papa?-\u2014(Comme cela tu en auras moins à faire et tu useras moins tes chaussures.LES COMPTES SIMPLIFIES OC jçf (S, V îfeiï Le maître.\u2014Suppose que tu doives $5 au boucher, 4 au boulanger et 3 à l\u2019épicier, combien cela te ferait-il là payer, Tidjo?Tid'jo.\u2014Rien du tout, m\u2019sieu, car j\u2019,garderais rangent dans ma poche et j\u2019irais voir ailleurs PLUS TENDRE ENCORE ¦A \u2014J\u2019ai un mari si doux -qu\u2019il ne voudrait jamais battre un enfant.\u2014Et le mien, chère madame, il pousse la bonté jusqu\u2019à refuser de battre les tapis.PLUS QU\u2019ETONNANT nns m- LE SAMEDI LA LEGENDE DU CŒUR TROUBLE Je lis dans un journal pyrénéen: \u201cLe malheureux est tombé dans le précipice, d'une hauteur de 3 00 pieds.Quand il s\u2019est relevé, iil était mort.\u201d Mon coeur est troublé.\u2014Tout près, l\u2019Amour [rôde: Jè le sens tapi dans tous les buissons, Il passe dans l\u2019air d\u2019étranges frissons, Et la mousse à des lueurs d\u2019émeraude.Mon coeur est troublé.De la terre chaude Une vapeur monte, emplit l\u2019horizon.M\u2019atteint, m\u2019alanguit, voile ma raison , Qui s\u2019en va, suivant mon rêve en maraude,.Mon coeur est troublé, car deux grands yeux [noirs M\u2019ont su révéler la beauté des soirs; Leur douceur puissante a fait ma détresse.Sous leur fier rayon, hier, j\u2019ai tremblé, Et cette frayeur, telle une caresse, Fit entrer l\u2019Amour en mon coeur troublé.MARIE-ANNE COCHET.o RECLAME JAPONAISE Les petits Nippons n\u2019ont rien à nous envier au point de vue des annonces.Ils savent ae montrer fort ingénieux réclamlstes.A titre d\u2019échantillons, voiici quelques oom-mentairela ornant la publicité d\u2019un journal de Tokio: \u201cNos marchandises sont expédiées avec la rapidité d\u2019un boulet de canon.\u201d \u201cNos paqiuets de thé sont emballés avec les soins délicat s qu\u2019un nouveau marié a pour sa jeune épouse.\u201d \u201cNos tapiisi sont plus doux que l\u2019épiderme d\u2019un nouveau-né.\u201d \u201cNotre vinaigre, qualité extra, est bien plus aigre que le fiel de la plus méchante belle-mère.\u201d .\u201cNotre merveilleux papier rivalisé de dureté avec la pieau de l\u2019éléphant.\u201d \u201cLes textes que nous imprimons dans notre Revue., sont aussi délicieux et charmants que le chant d\u2019une jeune fille de vingt ans.\u201d \u201cEntrez dans nos magasins.; vous y serez bien accueillis, nos employés sont ausisi aimables qu\u2019un père 'cherchant à marier une de ses filles sans dot.De plus, vous serez toujours reçus comme si vous étiez un rayon de soleil, venant après une maussade journée de pluie.Etc., etc.MOUVEMENT DU CŒUR \u2014Moi, quand j\u2019ai besoin d\u2019emprunter de l\u2019iargent, ijie ne m\u2019adresse jamais aux amis, dit Letapeur à iBicoquet.\u2014A la bonne heure, répond gaiement celui-ci en lui tendant sa large main toute grande ouverte, soyons amis! L\u2019ESPIEGLE ROSETTE :r IL NE COMPREND PAS m m -\u2014Au secours, monsieur! Venez prendre ma main! \u2014Vous arrivez trop tard, mademoiselle, on m\u2019en a offert une autre il y a six mois ét je suis marié maintenant, UN AUTRE IDIOT AJ Mil! \u2014(Dites donc, cocher, vous pouvez me [ prendre avec vous?Vous êtes seul à ce que je vois.\u2014IMalheureusement non je ne suis pas seul, madame, ça fait 20 ans que je suis marié! La fa- UN ABRI SUR £ 'V * ra: bits, soit \u2022tarai \u2014Tu as peur de passer auprès de ces gamins-là, Marie?Viens avec moi, je t\u2019abriterai derrière mon parapluie, tu n\u2019auras pas à craindre leurs boules de neige.LES DERNIERES DENTS \u2014(Dis-moi un peu, Yvonne, quels sont les dents qui voua arrivent en dernier lieu?\u2014Les fausses dents, grand-père.m :X?G j 1 Prends le parapluie, Rosette, car je vois bien qu\u2019il va mouiller, dit la bonne tante.\u2014Je ne crois pas, dit Rosette, mais ça peut servir quand même.'2 La fillette aperçut tout à coup un vilain homme qui volait les - oeufs du voisin l\u2019épicier.Aussitôt une idée lui vint.3 Rosette est très adroite, elle lança son parapluie si bien dans la direction du voleur.4 Qu\u2019elle le fixa solidement par le cou; la police n\u2019eut plus qu\u2019à le prendre et Rosette fut félicitée; elle\u2019lé méritait bien.Iv LE SAMEDI S PITON COUPS Si tu veux juger des sentiments d\u2019un individu, examine son attitude en .présence d\u2019une femme ou d\u2019un vieillard.Les beaux parleurs sont comme certains chapeaux; brillants au dehors, ils sont vides à l\u2019intérieur.Les parapluies sont comme les hommes .politiques: ils se retournent dans les tempêtes.\u2014Tiens, Georges, c\u2019est vexant! Mon amie Berthe a deux/ fois plus dé robes que moi.\u2014Cela est parfaitement vrai, chère amie, mais cette dame a déjà eu deux maris, et toi, tu n\u2019en es encore qu\u2019 àton premier! La femme laide est bien malheureuse : S\u2019habille-t-elle simplement, on lui reproche de nie pas chercher à corriger la nature par l\u2019art, elle qui en aurait tant besoin.-S'habille-t-elle avec recherche, on lui reproche de ne pas avoir conscience de sa laideur et de manquer de modestie.Tous les hommes se tendent les mains, mais vides.Les verres vides sont ceux qui résonnent le plus.Ils sont nombreux ceux-là qui ont plus soin de leur argent que 'de leur réputation.Aucune loterie, a dit Mme Valtour, ne compte dans ses lots le bonheur.\u2014Dis donc, j\u2019y pense, si les cousins Thomas viennent passer quinze jours ici, on leur donnera le vieux lit qui ne sert plus.Comme c\u2019est sûr qu\u2019il cassera, ils auront certainement la délicatesse de nous en payer un neui, En se vengeant, on se rend égal à son ennemi; en lui pardonnant, on se montre supérieur.O dit qu\u2019un vieil avare a laissé, en mourant, toute sa fortune à une jeune fille parce qu\u2019elle s\u2019appelait Jeanne.C\u2019est un nom chanceux: gageonis qu\u2019il va amener maintenant bien des amoureux à la jeune fille.\u2014-Entre hommes, c\u2019est comme chez les loups; il ne faut pas tomber, si l\u2019on ne veut pas être dévoré par la bande.Chaque année il y a au moins un jour d\u2019été et un jour d\u2019hiver où nous n\u2019avons jamais eu ni si chaud ni si froid de notre vie.Ceux qui veulent toujours avoir raison, sont presque toujours des gens peu raisonnables.\u2014Il est donc vrai que cette pauvre Mme Boulardin vient de mourir?\u2014Hélas! c\u2019est bien trop vrai! \u2014Tiens! je croyais qu\u2019elle était votre plus mortelle ennemie .\u2014En effet.mais j\u2019aurais tant voulu la faire crier de jalousie en étrennant dimanche ma nouvelle robe de satin !.Celui qui veut une chose en vient à bout, mais le plus difficile est de vouloir.Le trivial coudoie presque toujours le sublime.Ainsi, après les larme-s les plus poétiques, on finit par se moucher.Les aviateurs passeront forcément à la postérité: ne sont-ils pas \u201cles gens d\u2019air\u201d.Celui qui a subtilisé la \u201cJoconde\u201d au Louvre, a modifié quelque peu la parole célèbre de César; sa devise a dû être: Yeni, vidi.plus de Léonard de Vinci.La ruse réussit souvent où la force est insuffisante; ce que le lion ne peut, le renard le fait.Elle.\u2014Vous avez l\u2019air tout drôle; qu\u2019avez- vous?Lui.\u2014Je ne sais pas, ce matin je me suis levé tout bête.Elle.\u2014 Par exemple! Et comment vous étiez-vous couché?Lui.\u2014Mais, comme de coutume.Evitons les démonstrations inutiles: à quoi bon se cracher dans les mains quand on va nager?La paix 'perpétuelle?.comme disait Leibnitz, c\u2019est une jolie inscription pour la porte d\u2019un cimetière! Il y a des gens dont c\u2019est la manie et la vanité d\u2019avoir toujours froid en -été et chaud en hiver, au contraire de tout le monde.Parler sans penser, c\u2019est tirer sans viser.Le bonheur est composé de -tant de pièces qu\u2019il y en a toujours quelques-unes qui manquent.mm fer* \u2014Mon oncle, j\u2019ai rêvé cette nuit que vous me prêtiez vingt piastres.\u2014îEh bien! mon neveu, garde-les, 6 LE SAMEDI LA BONNE CHANCE DE TRAMPINARD WK//U1! een ie.Um/i! rf< js wVttllcr; AwSV m*.V4 1\tTrampinard goûtait les douceurs d\u2019un profond sommeil derrière un mur.2\t.qu\u2019une automobile vint heurter; le chauffeur fit une culbute comme un vrai acrobate.3\tII ne se fit pas de mal cependant et se hâta de remonter dans sa voiture.IL Y A PIECE ET PIECE \u2014Oui, on m\u2019a refusé une pièce au Théâtre.\u2014Bah! Vous êtes auteur dramatique?\u2014iNon, c\u2019était une pièce en plomb pour payer ma place! HEUREUSEMENT POUR LUI! \u2014Dis donc, p\u2019pa, qu\u2019est-ce que c\u2019était Cambronne?\u2014Mon fils, c\u2019était un général qui.ne.mâchait pas ce qu\u2019il ^vait à dire.-o- Nos amis ne souhaitent pas notre malheur, mais ils nous trouvent toujours \u201cassez heureux comme cela.\u201d\u2014 Louis Lengendre.O c^> O l O 4 Mais il avait perdu sa bourse dans la chute.Tram-pinard se réveillant s\u2019écria: On a raison de le dire que, parfois la fortune vient en dormant POUR SE DEBARRASSER DE LUI \u2014.Dis donc, vieux, je suis embêté.Figure-toi que j\u2019ai oublié mon argent à la maison, et c\u2019est si loin!.Prête-moi donc un cinq piastres.\u2014Mon ami, je ne peux pas te les donner, mais je puis te les faire avoir.\u2014Ah! le bon, l\u2019excelient ami! \u2014-Voici 5 cents, prends les chars et va chercher ton argent.PROFONDE VERITE \u2014Voyons, Euphémie, qu\u2019a dit le docteur ce matin?\u2014Heu!.il pense que si madame va jusqu\u2019à demain matin on pourra peut-être la sauver; mais si elle ne passait pas la nuit, il n\u2019y aurait guère d\u2019espoir.LA GLACE FELEE UN PETIT MACHIN CURIEUX \u2014Madame! madame! la glace est casgée! C\u2019est la bonne qui arrive en courant, congestionnée par l\u2019émotion.\u2014C\u2019est incroyable! Personne n\u2019y a touché! Je ne l\u2019ai même pas nettoyée aujourd\u2019hui!.\u2014Ah! dit madame, vous en convenez! Eh bien, allez, ma fille, passez un linge mouillé sur la glace et il n\u2019y paraîtra plus.C\u2019est donc un truc pour attraper les gens négligents, et voici la façon de procéder.Vous prenez un morceau de savon un peu effilé, vous vous mettez devant la glace et, avec votre savon (sec, bien entendu), vous faites une grande raie mince qui simule absolument la fêlure; faites-en trois ou quatre adroitement et jugez de l\u2019effet.Tout le monde s\u2019y fera prendre.Vous pouvez faire la même expérience sur une vitre, mais l\u2019effet est plus saisissant avec une glace, la fêlure étant doublée par le tain de la glace.UNE DEFINITION DE BOB Le Professeur.\u2014Expliquez-moi le mot \u201crapidité\u201d.Bob.\u2014C\u2019est avec quoi on dépose sur la table un plat trop chaud.Le père Mathieu, de T ro ass y-s o us-B o is, est affligé d\u2019une femme plutôt bavarde .Il n\u2019est pas geul dans son cas, me direz-vous.Ne calomniez pas vos douces compagnes et laissez-moi achever ma petite histoire.Un jour, la bavarde mère Mathieu se sentit mal à l\u2019aise.Son époux, ce jour-là, «devait se rendre à Montréal.Il emmena sa femme et la conduisit chez le docteur Bistouri.Le célèbre praticien ausculta la campagnarde et, pour s\u2019assurer de sa température, il lui mit sous la langue un «petit thermomètre.Pendant dix minutes, la pauvre Mathieu, la bouche occupée par l\u2019instrument, ne put prononcer une parole.Alors, Mathieu, peu habitué de la «part de sa moitié à un silence aussi prolongé, se tourna vers le médecin: \u2014Docteur, fit-il, en désignant le thermomètre, combien c\u2019est-y que vous me vendriez ce petit machin-lâ?LES ANNONCES DROLES Maison de campagne à louer de «suite, et même «plus tôt si on le désire .DOUCEUR ET DURETE 1\u2014La vie est bien amère parfois, s\u2019écria Têtenzine, je ne comprends pas qu\u2019on fasse des sièges aussi durs pour travailler; on dirait de la roche! CE QU\u2019IL FERA Le visiteur.\u2014Dis-moi Charles, ce que tu feras plus tard?Charles.\u2014iSi j\u2019ai de l\u2019esprit, je travaillerai à la ville.Le visiteur.-\u2014Et si tu n\u2019en a pas?Charles.\u2014-Oh! alors, je deviendrai probablement, comme mon père, un membre du parlement! EN COUR Un pickpocket passait, l\u2019autre jour, en justice.\u2014-Que faites-vous pour vivre?interroge le président.\u2014-Mon Dieu, m\u2019sieu, je prends les choses comme elles viennent.DOUCEUR ET DURETE (Suite et fin) 2\u2014Le lendemain, assis au bord de la mer avec sa bonne amie.\u2014Que la vie est douce, ma chère et que l\u2019on est «bien assis sur ces rochers auprès de celle qu\u2019on aime! LE SAMEDI 7 CE QU\u2019ON VOIT PARFOIS 8t se 1\u2014Ayez pitié d\u2019une pauvre vieille qui n\u2019a ipas mangé depuis hier.\u2014Je n\u2019ai pas d\u2019argent.ENTRE LES DEUX Un vieux monsieur se trouve à table entre deux jeunes gens qui ne cessent de se moquer de lui.\u2014Je vois bien, messieurs, leur dit-il, que vous vous moquez de moi, mais je vais vous mettre à l\u2019aise en vous donnant une idée de mon caractère: je ne suis précisément ni un sot ni un imbécile, mais je suis entre les deux.LA BONNE SERVANTE \u2014Voyons, Victoire, je vous avais recommandé de laver ces vitres.\u2014Mais c\u2019est fait, madame.Je les ai lavées en dedans pour que madame puisse voir dans la rue; mais je les ai laissées sales en dehors, afin que les voisins ne puissent pas; voir dans la maison.-o- De soleil n\u2019attend pas qu\u2019on 'le prie pour faire part de sa lumière et de sa chaleur.Fais de même tout le bien qui dépend de toi sans attendre qu\u2019on te le demande.CE QU\u2019ON VOIT PARFOIS (Suite et fin) i /\\moi V^iour 3Dni 2\u2014Vous inscrirai-je en vue de notre fête pour une somme quelconque?\u2014Avec plaisir, belle demoiselle! Pas te ia ^ faite IE i'a dit' i madame' M pourra ai elle ne' lirait» \\e calom-etite Ms- ¦surer de re.b siiei est-y i i le dé- UN GLORIEUX AÏEUL Sait-on que Charlotte Corday, la fameuse meurtrière de Marat, descendait en ligne directe de la famille du grand Corneille?.On avait même prétendu que l\u2019auteur du \u201cCid\u201d était son arrière-grand-père/mais cette assertion a été 'démontrée erronée.Charlotte Corday n\u2019était que sa petite nièce.Au surplus, voici sa généalogie: Marie Corneille, soeur de Pierre Corneille, épousa Jacques Farci, trésorier de France au bureau d\u2019Alençon.De ce mariage, naquit une fille, Françoise Farci, laquelle se maria avec Adrien Corday, seigneur de Cauvigny.De fruit de cette union, JacquesrAdrien Corday eut à son tour un fils, Jacques-François Corday, seigneur d\u2019Armont.C\u2019est ce dernier qui fut le père de Marie-Anne-Charlotte Corday d\u2019Armont, née à St-Saturnin-des-Lignerits, près de Béez; le 27 juillet 1768, et décapitée à Paris le 17 juillet 1793, à l\u2019âge de 24 ans 4 mois et vingt jours.LES PETITES VENGEANCES \u2014Dites donc, en lui arrachant sa dent, vous avez joliment prolongé la torture de ce malheureux! .\u2014Ah! c\u2019est que, voyez-vous, il vient d\u2019épouser celle que j\u2019aimais\u2014 et que je sens que cette petite opération m\u2019a fait vraiment du bien! LES REMORDS Un de ces derniers dimanches, raconte un journal anglais, le pasteur d\u2019une petite paroisse des environs de Londres constata, après avoir célébré l\u2019office divin, que son parapluie avait disparu.Une de ses ouailles avait dû remporter dans un moment de distraction.Mais, comme au bout de huit jours, l'indispensable ustensile n\u2019avait pas été retourné à son propriétaire, celui-ci monta en chaire et fit un prône terrifiant sur le danger de s\u2019approprier les' choses d\u2019autrui.Il concluait ainsi: \u201cSi donc quelqu\u2019un de vous avait, par erreur, emporté dimanche dernier un parapluie et qu\u2019il se sentit gêné de le rapporter publiquement, qu\u2019il fasse ceci: qu\u2019il le jette, la nuit venue, par-dessus le mur de mon jardin, et tout lui sera pardonné.\u201d Le lendemain, le brave pasteur trouva quarante-six parapluies dans son jardin.UN MALIN Mme Durapiat, (à son fils).\u2014Tu me rapportes mes deux sous! Tu n\u2019as donc pas mis ma lettre à la poste?Durapiat, fils.\u2014Si, maman.Mme Durapiat.\u2014Mais alors, tu n\u2019as< pas mis de timbre?Durapiat, fils.\u2014Non, maman, [confidentiellement).\u2014Je l\u2019ai glissée dans la boîte pendant que personne ne regardait.UN MUET QUI PARLE JAMAIS PLUS! Le Domestique.-\u2014Monsieur, il y a là un muet qui désire vous par-lev.Le Maître.\u2014Es-tu sûr que ce soit un muet?Le Donie-stiqqe.\u2014Dame! il me l\u2019a dit.» .BRIBE DE DIALOGUE \u2014J\u2019ai à vous confier quelque chose, à condition que vous le garderez pour vous.\u2014Si c\u2019est de l\u2019argent, soyez ml m tranquille.o Après grand banquet petit pain.1\u2014Tu as tort, cher ami de dépenser ainsi; tu devrais économiser! -Tu as raison.2\u2014Faut-il appeler une voiture, monsieur?\u2014\u2018Non; je veux faire des économies.UN COMBLE Crétinot lit un roman réaliste, dans un wagon où vient de monter une jeune femme.Il arrive à un passage assez scabreux; son visage s\u2019empourpre.Et comme Crétinot sait les égards que l\u2019on doit aux dames, il dit le plus poliment du monde à sa compagne de voyage: .\u2014 Pardon, madame, cala ne vous incommode pas que je lise quelque chose d\u2019un peu raide?.\u2014 o \u2014 L\u2019absence détruit les petites passions et accroît les grandes.C\u2019est comme le vent qui éteint les bougies et allume les incendies.mm j 5\u201411 ne manquait plus que cela! On ne m\u2019y reprendra plus à vouloir économiser.6\u2014'Non, alors: Et vivent les voitures, ça coûte encore moins cher, mais voyager à pied, non jamais plus! 4\u2014Bon! mon chapeau qui se transforme en aéroplane T Cinq piastres qui s\u2019envolent! 3\u2014iSale temps, va! Je vais être propre si cela continue! j# ê LE SAMEDI Une Surprise Désagréable mm mm 1 Touehatout a la manie de se mêler de ce qui ne le regarde pas.Ainsi, voyant l\u2019énorme chapeau qui sert d\u2019enseigne à son voisin d\u2019en bas.LES EMOTIONS D\u2019UN POCHARD Un bon ipochard, nu-tête, suit en titubant les 'boulevards.\u2014Nom de nom! mâchonne-t-il, c\u2019est toujours comme ça.A la première bouteille, j\u2019sais p\u2019us oùs qu\u2019est mon chapeau; à la seconde, j\u2019 sais p\u2019us où qu\u2019est ma femme; et à la troisième, ic\u2019est moi quie j\u2019isais p\u2019us oùs que j\u2019suis! Une Surprise Désagréable (Suite) Hunier*; 2.'Il y a assez longtemps qu\u2019il est dans cette position, dit-il, un peu de changement fera bien.CONTENT QUAND MEME! Un pauvre diable se promenait, par un froid piquant, avec un paletot d\u2019étoffe très légère, orné de deux énormes trous, l\u2019un à gauche, l\u2019autre à droite: \u2014Mais tu dois geler?lui dit un camarade, \u2014Non, pas trop, répondit gaiement le malheureux ; je ne sens pas même le froid : il entre par un trou et il sort par l\u2019autre.RECETTE INFAILLIBLE Voici un moyen pratique de s'assurer si l\u2019on se coupe en se rasant sans miroir.La recette est à la portée d\u2019un jeune homme de six mois.La voici :\u2014-Dès que les parties du visage à raser sont recouvertes d\u2019une épaisse couche de savon, avoir soin de s\u2019introduire le pouce gauche dans la bouche, afin qu\u2019en repoussant les chairs de la joue, on puisse faciliter le feu du rasoir.Puis, vous commencez à Vous raser.Si, tout à coup, vous sentez une douleur au pouce e;t qu\u2019en la retirant aussitôt -de la bouche, vous y voyiez une entaille sanglante, c\u2019est que vous vous êtes coupé la joue.LE CAS DE BERNADOTTE En 17 83, Bernadette, qui n\u2019était encore que sergent, s\u2019était fait tatouer sur le bras.Devenu roi de Suède, il tomba un jour malade, et son médecin, après l\u2019avoir ausculté, déclara qu\u2019une saignée était nécessaire.Bernadette s\u2019y opposa avec la dernière énergie.Mais, le mal empirant, l\u2019homme de l\u2019art, qui ne comprenait pas cette opposition bizarre, insista pour que La saignée fut immédiatement pratiquée.\u2014Je veux bien, consentit enfin le malade, mais vous allez me jurer que vous ne révélerez à personne ce que vous aurez vu sur mon bras.Le médecin prêta serment et, au moment de se servir de sa lancette, il découvrit, gravé sur le bras royal, un superbe bonnet phrygien entouré de cette inscription lapidaire: \u2019\u2018Mort aux rois!\u201d POUR REMPLACER UN ANE Tidijo.\u2014Mamân, je voudrais monter sur un âne.La maman.\u2014 Non, mon chéri.Papa ne veut pas.Tidijo.\u2014.Moi, je veux, na! La maman, (Vadressant à son mari).\u2014Je t\u2019en prie, Misse un peu Tidjjo monter sur ton dos.afin qu\u2019il nous donne la paix.VOILA POURQUOI Madame.\u2014Tu as tort d\u2019accuser notre petit Bob de t\u2019avoir pris de l'argent dans ton porte-monnaie.Pourquoi aussi bien ne m\u2019accuses-tu pas, moi?Monsieur.\u2014Parce que le porte-monnaie n\u2019a pas été entièrement vidé! NOTRE IDIOT Un ami de Calino lui parie de son bébé: -\u2014Marche-t-il?demande Calino.\u2014Il marche depuis trois mois.\u2014iPristi, il doit être déjà bien loin! UNE MEPRISE REGRETTABLE Une Surprise Désagréable (Suite) 3 Mais Touehatout n\u2019a pas d\u2019idées stables; dès le lendemain il décida de remettre le chapeau comme auparavant.LOGIQUE ENFANTINE Bob.\u2014Est-ce vrai, père, ce que dit mon professeur?Le Père.\u2014.Que dit-il ?Bob.\u2014Il dit que nous sommes au monde pour aider les autres.Le Père.\u2014 Mais oui, le professeur a raison.Bob.\u2014-(Mais alors, les autres, pourquoi sont-il au monde?Une Surprise Désagréable (Suite et fin) mm 4 Mais il avait plu pendant la nuit; d\u2019où le résultat que vous voyez.Touehatout fut mis à l\u2019amende; il l\u2019avait bien mérité.PAS DE SA FAUTE Le Juge.\u2014Vous êtes accusé d\u2019avoir assailli le plaignant au coin d\u2019une rue déserte.Vous l\u2019avez dépouillé de tout ce qu\u2019il avait sur lui.Cependant vous lui avez laissé sa montre en or.Qu\u2019avez-vous à dire pour votre défense?L\u2019Accusé.\u2014Je n\u2019ai pas vu la montre, m\u2019sleu le juge.Mieux vaut une année, tardive que vide, 1\u2014Je crois qu\u2019on se bat là-bas; heureu sement que je suis là.2\u2014Bing! Bang! Veux-tu laisser ce jeune homme tranquille! 3\u2014Eîh bien, quoi! un marchand n\u2019a plus le droit de rentrer ses mannequins lorsqu\u2019il fait vent? LE SAMEDI 9 Le Manoir des Fantômes Nouvelle dramatique in monde \u2019SM a rai.] c et fin) / tout fut ¦jfe «A Je vous dirai d\u2019abord\u2014commença mon oncle Nicolas\u2014je vous dirai que mon histoire n\u2019est pas d\u2019hier.Je finissais mon droit à Paris, l'année avait été laborieuse et mes examens assez réussis, je résolus donc de m\u2019offrir des vacances qui fussent réellement des vacances et, de concert avec un camarade, une excursion au-delà des Pyrénées fut décidée.Huit jours après, mon ami Arthur et moi, nous flânions dans stablesf les rues de Cordoue, 'la perle du 'Sud.Ai Hr Un site de ce paysage excitait particulièrement notre enthousiasme.C\u2019étaient les ruines d\u2019un vieux castillo\u2019\u2019 dont les massives constructions s\u2019élevaient orgueilleusement, comme une injure aux siècles, au sommet d\u2019une roche énorme.Nous habitions Palma en touristes, ce qui ne nous empêchait pas de passer régulièrement un bout de soirée dans la grande salle de la \u201cGitamu\u201d, la meilleure posada de l\u2019endroit.La \u201cGitana\u201d était ce qui peut s\u2019appeler une auberge bien tenue, aussi les bons vivants de l\u2019endroit s\u2019y réunissaient-ils régulièrement.\t' Certain soir, on parla du vieux manoir, et Bolso, le lapidaire, nous conta l\u2019étrange légende qui s\u2019attachait à ces ruines.Autrefois, le château qui élevait jusqu\u2019au cie'l ses créneaux et ses flèches était la propriété d\u2019un bon et h rave seigneur\t,\tx5- nommé Diego d\u2019Al verte.Il était immensément riche, de fabuleux trésors étaient accumulés d'ans les souterrains du .manoir; mais, comme il était charitable et généreux, comme il ne refusait jamais de tendre la main aux malheureux, il était aimé dans le pays où tout le monde chantait ses louanges.Diego d\u2019Alverte\u2018avait un frè-re cadet qu\u2019il avait dû chasser autrefois, car ce gentilhomme indigne s\u2019était souillé de vices et de crimes; il n\u2019en avait plus entendu parler depuis plusieurs années, quand le misérable vint se jeter aux pieds de son aîné, implorant un pardon qui lui fut accordé.Don Pedro affectait les dehors du repentir, mais les larmes qu\u2019il versait n\u2019étaient pas sincères, car il méditait un nouveau crime contre son propre frère dont il convoitait les richesses.Un soir, les deux frères étaient réunis pour célébrer leur réconciliation par un somptueux repas.La journée avait été étouffante, le ciel était chargé de gros nuages, la foudre grondait.Tout à coup, don Pedro se leva.\u2014Ecoute, Diego! je t\u2019ai juré amitié éternelle, me crois-tu?Sa parole était vibrante, une flamme s\u2019allumait dans ses prunelles, Diego eut un soupçon.L\u2019autre eut un effroyable ricanement.\u2014Tu ne réponds pas ! Tu doutes de ma foi !.Faut-il jurer?Il tira son épée.\u2014Par la croix de cette arme, p'ar les éléments qui se déchaînent autour de nous, Diego, je te jure amitié éternelle ! Allons, encore une coupe ! Le malheureux chevalier porta la coupe à ses lèvres ; aussitôt, un cri jaillit de sa gorge.Prompt comme la pensée, don Pedro venait de lui plonger l'arme dans la poitrine.\u2014Parjure ! balbutia le mourant, dans une dernière convulsion, parjure! sois maudit! Et, comme pour en appeler à la vengeance d\u2019en haut, son bras se leva vers le ciel enflammé.\\v ' I 7 ; aBli\" f désec | ce qn'fl 1 ; avez K La maison des Bolso était contiguë à la nôtre.Alors un coup de tonnerre plus effroyable que les autres ébranla la colline La foudre avait frappé la tour où Diego d\u2019Alverte se mourait et l\u2019édifice s\u2019écroulait, ensevelissant sous ses ruines et le meurtrier et la victime.Depuis lors, les siècles ont passé, la mousse a couvert de son linceul vert le sinistre donjon, et cependant la malédiction pèse toujours sur le criminel, dont, chaque nuit, l'ombre vient errer dans les ruines du castillo.Et son châtiment durera jusqu\u2019au jour où un vivant s\u2019emparera des trésors qui l\u2019ont poussé au crime.L\u2019homme assez courageux pour affronter le regard dû fantôme se trouvera plus riche que le roi de toutes les Castilles ; mais, malheur à lui s\u2019il faiblit ou s\u2019il laisse paraître un instant d\u2019hésitation.Tel était le récit que nous1 tenions de Bolso, le lapidaire.Tous les auditeurs, la bouche entr\u2019ouverte, les yeux écarquillés, l\u2019avaient écouté dans un religieux silence.Seuls, Arthur et moi, eûmes l\u2019audace de sourire.\u2014Les trésors du malheureux Diego d\u2019Alverte sont* donc bien considérables ! \u2014Personne ne les a jamais vus, car ceux qui ont tenté l\u2019aventure n \u2019en sont pas revenus.\u2014Sans doute pour ne pas vous annoncer leur déconvenue ! Quant \u2018à moi, je ne serais pas fâché d\u2019y aller voir.L\u2019expédition est tentante, car, à vous en croire, il y a beaucoup à y gagner et très peu à perdre.La galerie ne saisit pas l\u2019ironie de ces mots.Bolso,'seul comprit, car il s\u2019écria avec dépit: \u2014Vous êtes un maître persifleur, Monsieur le Français ; mais vous parleriez avec moins d\u2019assurance, la nuit, dans les sou-t.\tterrains du château.\u2014Si c\u2019est un défi, topez là, demain à minuit, j\u2019irai dans ses retraites, faire la connaissance du fantôme.\u2014Seul ?\u2014Avec moi ! fit mon ami Ar thur.Pour la compréhension de ce £ -\tf\tqui va suivre, expliquons briè- P7\\/ T\tvement ce qu\u2019étaient les Bolso, personnages appelés à tenir des rôles assez importants dans -aKIlIT H1\t~ f ¦fifiîf î- I M l'est i® - Icv- JifA -v Initie jr p®1 ¦Luc fait I -b ' né v ¦V- l'OU §.hit n® \u2014 P A LA PUISSANCE DU HUSARD .Wfîf\u2019i! Lorsque M.de Moncey est enfin parti, Dorckmann se retourne sur sa chaise Ion- f;v gue.le regard hébété.Ses doigts amaigris .s\u2019accrochent à son front comme des pattes !;LV.d\u2019araignée énormes.Il prrait encore haree- ¦ lé de lugubres visions.Des larmes sourdent entre ses paupières et roulent dans les sillons de ,ses joues.Il râle grince, com- I .me une bête qu\u2019on torture, et des mots incohérents lui échappent, entrecoupés, suivis de sombres prostrations ou de longs 11 ?, ¦\t,\t'ÎÏPflWl frémissements nerveux.\t/¦ v \u2014Pourquoi eit-il venu ici!.Cette fois, , \u2022\t* ,\t, .\t, , \u2019 mm je n ai pas reve.C était lui, n est-ce pas?.Lui?.Non, son fils.C\u2019était |\t.le fils du colonel.de l\u2019homme que j\u2019ai i assassiné!.C\u2019est atroce !.atroce!.* ~ Mais que venait-il donc faire?Ah! oui, il est médecin; il venait pour me soigner?.Lui ?pour me soigner ?.Lui ! lui.! lui ! Oh c\u2019est intolérable.penser que cet homme veut traiter avec bienveillance le méurtrier de son père! penser que je l\u2019ai reçu chez moi !.qu\u2019il m\u2019a parlé.qu\u2019il ma tendu la main!.Tout conspire donc contre moi ! L^ hasard ;se mêle de mon malheur.Il sait se qu\u2019il fait, le hasard.Il a mené le fils du colonel dans ma maison.Et le fils ressemble tant à son père !.Ce nétait pas assez d\u2019entendre des voix imaginaires, de voir des fantômes monstrueux ! Il fallait que je revoie ma victime, en chair, en os.dans la personne de son fils !.Et Dorkcmann, affolé par cette pensée f que le fils de sa victime pourrait paraître encore devant ses yeux, appelle avec co- - f! S LE SAMEDI 23 W.ere, comme on menace : t\u2014 Pierre ! Pierre ! LA RECOMMANDATION kJ A l\u2019appel de son maître, Pierre, qui se ^«tenait dans une p*ièce voisine, ouvre pres-^QnJtfue aussitôt la porte.HeyM \u2014 Monsieur m\u2019a appelé?1%ÜB \u2014 Oui.Tu sais, ton fameux docteur?tf&nIftflh ! b'ien, je te défends de le laisser encore rentrer ici! l\u2019aiikH \u2014 Je ferai ce que monsieur désire.Hué(M \u2014 Que ce soit sous n\u2019importe quel pré-texte, cet homme ne doit plus mettre les ! celui ; pieds chez moi.\u2014 C\u2019est bien compris, monsieur.>: ï Pierre ne dit plus rien.Mais en lui-mê-evous, im6> il trouve tout ceci bien étrange.\u2014 Dis-moi, fait soudain Dorckmann, as-fait la connaissance de ce médecin?-Mais.Comme je l\u2019ai dit à monsieur, il.ni tre % t ava \" c\u2019eSt un homme qui a fait beaucoup parler de lui.Alors, nous avons pensé, la femme de chambre et moi, qu\u2019il verrait tout de suite ce qu\u2019il faut faire pour guérir monsieur.Et c\u2019est pourquoi nous l\u2019a-r vous fait appeler.\u2014Tu peux m\u2019assurer qu\u2019il ne s\u2019est pa« s\" fait annoncer, qu\u2019il n\u2019a pas essayé lui-I même de pénétrer dans la maison?\u2014 Oh! pour cela, monsieur peut être I tranquille, Le docteur de Moncey ne sa-I vait même pas qu\u201911 y avait un malade ici.\u2014 C\u2019est bien, dit Dorkmann.qui, tout % d\u2019un coup, et sans raison, avait supposé f que Roger de Moncey venait chez lui parce qu\u2019il soupçonnait la vérité! \u2014Si monsieur essayait de dormir un peu Cela lui ^erait du bien, insinue Pierre, sentant qu\u2019il a quelque \u2018chose à se faire pardonner .Et il ramène doucement les couvertures ' B sur les épaules du malade.\u2014 Je vais essayer, dit Dorckmann, san^ conviction.Et il ajoute avec l\u2019aceent du désespoir: \u2014 Ah! Si seulement je pouvais m\u2019ei> dormir dans la mort ! \u2014 Monsieur ! voulez-vous ne pas dire de ces choses-là ! réprimande Pierre avec vi-cacité.\u2014 Tu as raison ; ce serait une trop belle fin.\t\u2014 Et, t«ut bas, Dorckmann se dit, en fer-1 mant les yeux : \u2014 Je ne la mérite pas ! \u2014 Qu\u2019à donc monsieur contre ce pauvre docteur f se demande Pierre, qui vient de quitter R, chambre de son maitre.On dirait qu\u2019il le déteste depuis toujours.Pourtant, M.de Moncey n\u2019avait pas Pair de connaître monsieur du tout.Mais, lui, 1« il l\u2019a regardé comme s\u2019il n\u2019avait jamais eu de plus grand ennemi.Hum ! tout cela est bien singulier!.bien singulier!.es, s \t VI LE MISSIONNAIRE Une heure après, Pierre revient voir si M.de Vilnaont s\u2019est éveillé.He malade ne bouge pas.Il a les paupiè- res baissées.\u2014 Il dort encore, se dit Pierre.\u2014\tMonsieur ne m\u2019a rien dit, fait Pierre.Mais, quelqu\u2019un a frappé doucement .Le domestique va ouvrir.La femme de chambre passe la tête dans l\u2019entrebâillement de la porte : \u2014\tVous êtes là, Pierre?Derrière elle s\u2019avance un ecclésiastique Le prêtre entre silencieusement, tandis que la femme de chambm se retire, en fermant la porte.L\u2019abbé a toute sa barbe; il appartient à la catégorie des prêtres délégués aux missions apostoliques.Il est jeune; 33 ans environ.Arrivé au milieu de la pièce il se retourne vers Pierre, et, à volix basse pour ne pas troubler le repos du malade^ il lui dit: \u2014 Je suis envoyé par monsieur le docteur de Moncey.Il m\u2019a fait annoncer que votre maitre était disposé à me revoir.-\u2014Comme je viens \u2019e le dire à monsieur l\u2019abbé, répond le domestique, Monsieur ne m\u2019a pas prévenu.J\u2019 n suis un peu surpris.d\u2019autant plus que, depuis que je suis au service de monsieur, je n\u2019ai jamais, vu un prêtre dans la maison.sauf le respect que je dois à monsieur l\u2019abbé.\u2014Cependant, mon ami.\u2014 Oh! Je demande pardon à monsieur l\u2019abbé.Si monsieur le docteur l\u2019a prié de venir, c\u2019est que monsieur l\u2019attend.Mais, à part lui, Pierre se dit qu\u2019il n\u2019y comprend plus rien du tout.Et, le malade ayant fait un mouvement, il en profite pour s\u2019échapper: -\u2014 Je crois que monsieur ne va pas tarde^ à se réveiller.Je vous laisse seul avec lui, monsieur l\u2019abbé.Le missionnaire n \u2019entend pas.Depuis-qu \u2019il est là, il semble absorbé dans ses méditations.Il se parle à lui-même: \u2014 De Moncey!.Je suis appelé par le.Dr de Moncey.Ce nom.Et un médecin.Singulière coïncidence.Enfin!\u2014 Ne songeons qu\u2019à notre mission.Voici encore un moribond à qui je venais apporter la.parole de paix et qui va sans doute me repousser durement.Mais je suis l\u2019Immolation, moi.Que cela serve au moins au salut d\u2019une âme.Le soir est venu.Pierre apporte une lampe dont la lumière discrète est circonscrite par un grand abat-jour.Le siLnce de la chambre parait plus impressionnant, à cause des contrastes de l\u2019ombre et du halo lumineux.Il semble que la mort s\u2019est tapie sous le relief des meubles.Et, dansée recueillement lourd d\u2019angoisse muette-la petite flamme est déjà comme la prière sanglotante d\u2019un cierge funèbre auprès d\u2019un défunt.VII ÏÀ CONFESSION Cependant, au bruit des pas, étouffé par les tapis, et au frôlement léger de 1»-soutane, de Vilmont a ouvert les yeux, Et il promène'deis regards étonnés sur l\u2019ecclésiastique, qui s\u2019est assis en face de lui.\u2014 Qu\u2019est-ce encore?se dit-il.inquiet.Que nie veut cette robe noire, à présent?.Le missionnîiire s@ lève : \u2014\tBonjour, cher monsieur.Et, voyant que le visage du malade exprime toujours la surprise, il se présente : \u2014 C\u2019e.st le Père Anselme, qui vient vous rendre visite.Le Père Anselme que vous avez eu la bienveillance de faire appeler à vos côtés.Mais Docrkmann ne comprend pas : \u2014\tLe Père Anselme ?.\u2014Monsieur, dit -e missionnaire, je vois votre étonnement, et je le conçois fort bien.La façon dent j\u2019ai été introduit auprès de vous n\u2019est certainement pas d\u2019une parfaite correction La faute en est un peu à votre docteur.Il m\u2019a fait dire, presque vous attendiez ma visite.Cet appel, formulé sans autre explication.m\u2019a fait penser que, peut-être, il é-tait urgent que je me rendisse auprès de vous .Vous savez, monsieur, quels isont les devoirs de notre ministère.Enfin, c\u2019est pour ces raisons que je me suis permis d\u2019insister pour être Introduit immédiatement, au risque, je le vois, de troubler votre repos.\u2014Mais monsieur, je ne vous attendais pas.Je ne sais.\u2014 C\u2019est bien, cependant, monsieur le docteur de Moncey qui prend soin de votre santé ?Le docteur de Moncey?Je ne le connais pas.C\u2019est-à-dire.je le connais à peine.\tà Mais Dorckmann ise rappelle soudain, le prêtre auquel lui a fait allusion le fila du colonel.à\u20141 Ali! je me souviens, maintenant, qu\u2019il m\u2019a parlé de vous, en effet, dit-il, Mais, je ne pense pas l\u2019avoir autorisé.je ne lui ai rien dit- qui puisse.Enfin, monsieur;, je regrette que l\u2019on vous ait dérangé, je le regrette cincèrement.\u2014 Excusez-moi, répond le missionnaire avec tact, je vais me retirer.Le prêtre, d\u2019ailleurs, vous a déjà quitté, croyez-moi.-Il ne reste ici qu\u2019un visiteur qui s\u2019intéresse à vous, un ami, si vous le voulez bien.\u2014 Je vous remercie, monsieur, de votre sympathie.Mais vous comprendrez.bien que je m\u2019efforce d\u2019oublier pourquoi vous êtes venu.\u2014Mais cher monsieur iûterrompt le prêtre, en venant chez vous, j\u2019ignorais moi-même le but de ma visite.Je vois à présent que votre isanté n\u2019est point en péril et que, d\u2019autre part, votre conscience ne réclame point mon ministère.Je vois que vous avez besoin non pas d\u2019un prêtre, mai* d\u2019un ami.C\u2019est donc cet ami, cher monsieur que je vous demanderai d\u2019accueillir désormais, à Et, ce disant, !il se i assied près du malade, et essaie de lui prendre la main.\u2014L\u2019intérêt que vous me témoignez me flatte, dit Dorckmann en se dérobant, aux sympathies des hommes.et.elles me font souffrir plutôt.Elles me font mal.Son geste repousse l\u2019abbé, tandis que l\u2019expression de ses yeux se durcit: \u2014Monsieur, je vous en prie, fait-il.Le missionnaire sait qu\u2019il ne doit pas ressentir les blessures de l\u2019amour-propre.Il insiste avec douceur.\u2014 Y©y@ns, rassurez-veus, cher naonsi- 24 / LE SAMEDI eur, Reprenez confiance.Les.hommes ne méritent pas tons que vous vous éloigniez d\u2019eux ainsi.Laissez-moi venir vous voir de temps.\u2014- Oh! vous ne faites que redoubler ma souffrance en essayant de me consoler.Je ne puis pas vous écouter, je ne puis pas.\u2014Certes, reprend le prêtre, je conçois que l\u2019isolement où vous vous complaisez vous ait un peu aigri.Mais c\u2019est précisément parce que cette solitude vous est.funeste, parce qu\u2019elle vous fait mal, parce qu\u2019elle vous livre tout entier aux obsessions de la maladie, que je voudrais contribuer à la faire cesser.Il n\u2019y a.qu\u2019un instant, quand vous m\u2019avez prié de me retirer, je vous ai vu sü seul, que j\u2019ai songé ; mon frère a besoin d\u2019affection et de soleil.et je me suis rapproché de vous.malgré vous.Je sms resté, pour calmer l\u2019amertume de vois regrets, dissiper vos soucis tenter de vous faire oublier vos souffrances et ranimer en vous cette espérance humaine qui ne meurt jamais complètement, qui.veille au coeur des'plus débiles, qui soutient les plus désespérés et qui est capable, voyez-vous, de tant de prodigés ! !\u2014 Il n\u2019y a plus d\u2019espoir pour moi.il n\u2019y a plus rien.Je ne puis pas aimer les hommes, parce que je sais trop que, s\u2019ils me connaissaient, les meilleurs d\u2019entre eux me haïraient.\u2014 Mon frère, quelques qu\u2019aient été les faiblesses de votre vie, vous redevenez digne de l\u2019estime des hommes, le jour où vous vous repentez de ces faiblesses.\u2014Moi, digne de l\u2019estime! songe Bock-mann avec souffrance.Oh! non! non! je ne puis pas me laisser rire ces choses !.Et au missionnaire : \u2014 Oh! monsieur, laissez-moi, je vous en prie !.Si vous saviez comme vous me torturez.\u2014 Oui.je sais, fait l\u2019abbé d\u2019une voix lointaine.Il est de ces détresses intimes qui ne veulent pas être plaintes, qui redoutent toujours qu\u2019on les fasse vibrer.Il est des coeurs blessés qui se révoltent sous une caresse, parce que la flèche est restée dans la plaie et qu\u2019y toucher, c\u2019est les déchirer de nouveau.je sais !.\u2014'Alors, monsieur, si vous me compre nez si bien, pourquoi insistez-vous?\u2014Parce que.doucement, insensiblement on peut arriver à endormir ces coeurs ulcérés.Il est facile alors d\u2019extirper la flèche d\u2019un seul coup et de cicatriser la plai >.Hélas ! nulle puissance au monde ne saurait déraciner le trait qui me tue.\u2014 Est-ce que vous ne croyez pas en Bieu?\u2014 Je ne saisKpas.Peut-être, pourtant, répond Borckmann, soudain rêveur.Mais c\u2019est en un Bieu vengeur et juste.Et c\u2019est sa justice, monsieur, qui me perce le coeur de part en part!.Vous voyez que le mal dont je souffre n\u2019a pas de remède.\u2014Oui, Bieu est juste, mon frère, mari il est.doux et miséricordieux aussi.Aht je voudrais avoir plus d\u2019éloquence.Je voudrais pouvoir vous endormir dans.1\u2019\u2019ineffable harmonie d\u2019affectueuses paroles.Car, dans le recueillement, vous comprendriez mieux ce que ckst que le Bieu d\u2019amour que je vous prêche.C\u2019est un Bieu qui est venu lui-même sur cette terre et qui a ouvert scs propres yeux sur le» misères des hommes.Il s\u2019est apitoyé sur la beauté poignant» des sanglots humains.Il a compris quelle beauté plus grande iil y aurait à en fair» des cris d\u2019amour, et il a établi toute sa, doctrine sur ces mots si simples: \u201cAimez-vous les uns les autres\u201d.\u2014 Oui.T»ut cela c\u2019est pour les mystiques, pour Ifes purs, non pour moi.Je ne puis croire aux chimères, si généreu-s-&3 qu\u2019elles soient.je ne mérite pas d\u2019y croire.\u2014- Voyons, mon frère, puisque vous regrettez tout, tout vous sera pardonné.A-yez confiance; renoncez à l\u2019orgueil de la révolte.et vous verrez quel apaisement entrera dans votre âme.-\u2014 Mon âme ?.Ah ! s\u2019il est vrai qu» j\u2019ai une âme, elle n\u2019est pétrie que de boue, \u2014 C\u2019est avec un peu de boue que Jésus ouvrait les yeux des aveugles.\u2014Oh! mes yeux ne sont que trop « ouverts sur l\u2019effroyable réalité de ma vie!.S' vous saviez.Si vous saviez! \u2014 Aucune faute n\u2019est ineffaçable Quand la vôtre vous aura été pardonnée.vous en perdrez jusqu\u2019au souvenir.\u2014 Quoi?oublier mon crime! Hélas! je vis dans son cauchemar, je mourrai dan» son obsession.\u2014Vous pouvez recouvrer la paix du coeur, mon Hère.\u2014' Je vous répète que j\u2019ai commis un a.-bominable forfait ! \u2014 N\u2019importe.Le souvenir de son crime s\u2019aceompagn» toujours pour le malade de visions si effarantes, qu \u2019elles lui font perdre ,tout» maîtrise de soi.Et l\u2019aveu, le terrible aveu sort malgré lui de ses lèvres : :\u2014J\u2019ai trempé mes mains dans, le sang, s\u2019écrie-t-il.Le visage du missionnaire s\u2019assombrit.Mais c\u2019 st toujours avec le même calm» apparent que le ministre du pardon dit les paroles consolatrices : \u2014 Mon frère, la Miséricorde Infinie lave les mains souillées de sang,que l\u2019on élève à elle.Cependant, de Vilmont, en s\u2019apercevant qu\u2019il s\u2019e^jt trahi, s\u2019épouvante: \u2014 Ah! que vous ai-je dit!.Vous m\u2019avez captivé.Je vous ai livré le secret de mon mal !.Je ne pourrai plus vous regarder maintenant.Retirez-vous!.Laissez-moi! laissez-moi!.Je suis un miserable.\u2014 Mon frère, répond le prêtre, dont la voix a recouvré toute sa douceur vous venez de me confier le triste égarement de votre vie.'Cet aveu auquel il vous eût été si pénible de consentir il y a une heure, vous venez de le faire sans presque y songer.Ne renoncez pas à la grâce, au moment où elle ,se présente à vous si spontanément Prononcez la parole de repentir qui rend la sérénité aux âmes dès-plus endolories.Ecoutez-moi, mon frère: je vous en conjure, ne prolongez pas au-delà de la tombe, dans ce fourmillement inconnu où se tordent les coupables endurcis, des remords qui vous ont déjà tant torturé sur cette terre.; ¦ Ces mots évoquent à l\u2019esprit de Borck- » ' mann les effroyables hallucinations dont!/' il est le jouet, Et l\u2019idée de les retrouver encore dans un autre monde le terrifie.\u2014\tAh! mes remords! songe-t-il.Eau- I è drait-lil encore les subir ailleurs!.tou-ljd jours.toujours!.Ces cauchemars a-jj^C troces, ces souffrances intolérables, la C; mort ne m\u2019en délivrerait pas!.Ah! non! I#: non! je ne puis garder ce doute.je ne -C' saurais rester sous cette menaee.Et s\u2019adressant au prêtre: \u2014> Bites-moi, monsieur l\u2019abbé, que faut- i|#r'\" il que je fasse pour ne plus être poursui- IfC vi par le souvenir de mon crime et pour KyM retrouver, tout au moins, un peu de calme Lfil dans la mort?\tJB,J# \u2014Il suffit, mon fils, que vous vous hu- ip-miliez devant Bieu, en me faisant l\u2019aveu bien sincère de vos fautes et en vous re- ipi pentant, au fond de vous-même, de les a-: Ljieî voir commises.\tfl \u2014 Eh biien! mon père, vous m\u2019avez eon-i Lfg vaincu.Je suis prêt à vous faire le récit Locjs des fautes de ma vie.Je vous préviens ü : qu\u2019elles vont vous paraître prodigieuses.la \u2014 Je vous écoute, mon fils.Le malade pousse un long soupir, et res- ; a te quelques instants Silencieux.\u2014 On me nomme ici de Vilmont, dit-il l enfin.Je m\u2019appelle en réalité Borckmann X.-Mon père était allemand.A vingt ans, sur i ri la prière de ma mère, qui était Françai- a se, j\u2019optai pour la France.Ce ne fut que > pour mieux la trahir.Mon tempérament J se prêtait à toutes les turpitudes de l\u2019es- v pionnage.Je travaillai pour le des ennemis de l\u2019Empereur, jusqu\u2019à ce i j que je fusse découvert et dénoncé par lejl capitaine de Moncey.En prison, j\u2019achevai s: de devenir un criminel : le vice suintait a i travers les murs.En décembre 1813, je : m\u2019évadai.Je me mis à rôder parmi les.®' champs de bataille, achevant les blessés, ( 4 détroussant les morts.C \u2019est ainsi que, : : i le soir de Montereau, j\u2019assassinai mon- I sieur de Moncey.devenu colonel.A cette révélation, les traits du mlssi- i onnaire se décomposent.Il se recule avec i horreur.Ses yeux agrandis regardent fi- j xement le malade.Et incapable de se mai- i triser, il s\u2019écrie : \u2014Le colonel de Moncey ! \u2014\tVous l\u2019avez connu?interroge le mo- |d ribond, en levant les yeux sur le prêtre i avec étonnement.Celui-ci fait un effort pour se dominer.l\u2018d \u2014 Non, je ne l\u2019ai pas connu.J\u2019étais i \\ trop jeune Mais.J\u2019en ai entendu parler.\t?\u2014Ah! monsieur, combien je dois vous j paraître méprisable ! fait Borckmann, hé- j sitant à continuer.Le missionnaire crispe ses mains sur sa chaise.\u2014Ce n\u2019est pas l\u2019homme qui vous entend, c\u2019est l\u2019apôtre du Bieu de miséricorde, Continuez.mon fils., Le malade est pris d\u2019une toux rauque.Puis il reprend : \u2014\tPar raffinement de cruauté, avant de tuer le colonel, je l\u2019insultai dans tout ce qu\u2019il avait de plus cher, dans son honneur et dans l\u2019amour de son fils.de ce fils .qui vous envoie vers moi !.\u2014\tLe doeteur de Moncey.«\u2019est le fils 10 LE SAMEDI 25 tetti 1 Si W H «et lu colonel ?.\u2014 Oui.Vous comprenez maintenant, >ourquoi, tantôt je vous faisais cet accueil .Bref, je dépouillai le colonel de ses : japiers.C\u2019est grâce à eux, par une suite le complications frauduleuses quil serait \\\\ rop long de vous énumérer, que j\u2019ai ac-i!|l pus cette fortune et.le faux nom que .jj e porte.Mais, mon acte criminel fit une mtre victime., A ces mots, le misionna&re se lève.Il \u2018ait quelques pas dans la pièce et murmu-*e des paroles incompréhensibles, en proie emble-t-il, à une violente agitation.Puis, out à coup d\u2019un air résolu, il revient, s\u2019as-eoir près du malade : \u2014 Excusez-moi, dit-il, d\u2019avoir interrom-du notre.entretien.Il m\u2019a semblé que mus ne le supportiez pas sans fatigue.ît j\u2019ai voulu vous kisser le temps de vous Reprendre un peu.\t; \u2014< Je vous remercie.Je vous disais, nestf-ce pas?que mon crime rejaillit sur an innocent.Un soldat fut arrêté et condamné à ma place.Hélas.Hélas! je poussai la bassesse jusqu\u2019à lancer sur cette fausse piste le fils du colonel de Mon-eey.\tû J : Ici, le prêtre prend son visage dans ses mains.Il semble ,se recueillir.Mais comme cette attitude se prolonge, le malade balbutie, en le regardant avec \"nquiétude : \u2014Me crimes sont trop grands, n\u2019est-ce pas?Je ne puis en espérer le pardon?1 Le missionnaire a relevé la tête : -Tous les péchés sont remis au pêcheur repentant, assure-t-il.J\u2019implorais le Seigneur pour vous.Laissez-moi achever ma prière.Vous.exhortez-vous au repentir.J.vais vous donner l\u2019absolution.En disant ces mots, le prêtre s\u2019est levé.Il est blanc comme un spectre.Len-trement.il se retire vers le fond de la chambre, quil arpente en laissant échapper des sons inarticulés.Peut-être, quelqu\u2019un qui marcherait près de lui pourrait-il distinguer quelques paroles incohérentes : \u2014 L\u2019absolution.est-ce moi.à cet homme.moi que vous avez chosi.c\u2019est impossible.vous n\u2019exigerez pas.prêtre 1 IM UtrJ lut f nsi que OTmer J\u2019étais nn,< ns en- Le moribond, qui s\u2019est d\u2019abord assoupi, exténué, croit tout à coup entendre de terribles menaces bourdonner dans ses o-reilles.Il est pris de peur, et il appelle : \u2014* Mon père ! Le missionnaire est près de la porte, son chapeau à la main.Il va sortir.Pourtant, à ce cri de détresse, il se retourne.\u2014Mon père ! mon père ! dit-il la voix défaillante.Je viens d\u2019avoir une hallucination.Il m\u2019a semblé entendre je ne sais quel démon affirmer qu\u2019il m\u2019entrainerait ¦au supplice éternel.Rassurez-moi, mon père ! Redites-moi mon père ! Redites-moi bien que je suis pardonné ! \u2014 Pardonné! s\u2019écrie le prêtre, tout bouleversés.Il fait un pas vers le malade.s\u2019arrête.hésite.puis se précipitant vers le lit : \u2014 Oui, mon fils, dit-il en pleurant, le Seigneur été touché de votre repentir.Il \u2022 vous a enveloppé de sa miséricorde.Que la paix soit avec vous! Et il se hâte de lui donner l\u2019absolution, Mais le pénitent a encore une inquiétude .\u2014 Mon père, dit-il, le souvenir de l\u2019innocent m\u2019attriste.Ce que je donnerais \u2014 si vous le saviez ! \u2014 pour que cet homme, qui, dans son angoisse, m\u2019a maudit sans me connaitre fût encore vivant.Je l\u2019aurais déchargé du poids d\u2019un crime qu\u2019il n\u2019a pas commis.Je me serais humilié à ses pieds.Et peut-être eût-il consenti à me pardonner devant la mort.Alors, approchant son visage tout contre celui de Dorckmann, le prêtre lui répond, de sa voix redevenue comme angélique : \u2014Ce souhait que vous formez, mon frère, ne peut malheureusement se réaliser tout à fait.Main le baiser du pardon qui vous fermerait les yeux et que le père, hélas ! ne peut plus vous donner.eh I bien.c\u2019est le fils qui vous le donne!,.VIII EPILOGUE A cette révélation si soudaine, Dorek- mann s est dressé sur son séant, les paupières dilatées, les prunelles agrandie,s les yeux vitrifiés par la terreur.Ses doigts se isont crispés sur les couvertures; sa gorge, haletante, a cherché l\u2019air qui manquait a ses poumons, oppressés ; son regard dé-ment a fouillés l\u2019epace devant lui avec une fixité effrayante.Au bout d\u2019un instant, son buste s est roidi, a paru se tendre vers le plafond, et, après être resté quelques secondes immobile et comme pétrifié, est retombé d un seul coup sur les coussins.Rendant plus d une heure on a espéré pouvoir\u2019 ramener Dorckmann à la vie, et M.de Saint-Martin lui-même ne s\u2019est pas prononcé tout de suite.Raoul Daubigny \u2014 devenu aujourd\u2019hui le Père Anselme \u2014 n\u2019a pas voulu quitter le moribond.Mais, tandis que les soucis de tous allaient à ce corps inerte, lui se frappait la poitrine, en implorant son pardon; Seigneur ! disait-il, ayez pitié de votre serviteur.Quel aveuglement a donc été le mien durant une minute.J\u2019ai failli perdre le sentiment de la mission si haute que vous m\u2019avez confiée!.Ah! Seigneur ! J\u2019ai oublié la parole que vous avez prononcée sur le Calvaire: \u201cMon Père, pardonnez-leur!.\u201d Je me suis exas péré contre votre justice, j\u2019ai péché contre vous ! Et pourtant vous m\u2019accordez cet te grâce suprême de retrouver intact l\u2019honneur de mon père et de pouvoir le crier à tous ! Vous me donnez le droit de penser à ce pauvre père fierté, de proclamer son innocence, de vénérer sa mémoire et de le prier comme un saint !.Merci, mon Dieu! et pardon pour ma révolte.Mais, soudain le docteur a tiré le prêtre de sa rêverie.¦ Mon père, lui ad-il dit, votre présence n\u2019est plus nécessaire dans cette maison, M.de Yilmont est mort.Les funérailles terminées, on a trouvé dans un tiroir secret les preuves de l\u2019identité du défunt et les papiers ayant appartenu au comte de Moncey Aussi, Raoul Daubigny a-t-il pu faire réhabiliter la mémoire de son malheureux père, à qui le crime d\u2019un autre avait coûté la vie.nous commencerons la publication d\u2019un feuilleton sensationel dû à la plume d un écrivain qui, depuis vingt ans, a passionné le public par ses oeuvres aussi dramatiques que morales.LE FANTOME DE LA MORTE Par Auguste Geoffroy Terrifiante vision, machination infernale, ce roman ne le cède en rien aux plus célèbres romans à sensation et sera certainement apprécié par les lecteurs du \u201cSamedi\u201d.il 26 LE SAMEDI ?ne preuve irréfutable DE L'EFFICACITE PILULES Pour les Femmes a 1 Epoque du ROUGES Retour de T Age L\u2019époque du retour de l\u2019âge est pleine de périls, et pour toutes les femmes c\u2019est un véritable cauchemar.Le changement radical qui se produit dans l\u2019organisme féminin détermine une véritable révolution physique et malheureusement à cet âge, la femme n\u2019est plus assez vigoureuse pour supporter sans danger cette rude secousse; parfois le choc est trop rude et la pauvre femme terrassée est emportée et enlevée à l\u2019affection des siens.Pour d\u2019autres femmes le retour d\u2019âge marque une suite de longues années de souffrances, d\u2019indispositions continuelles, qui lui rendent la vie insupportable et pénible.Qui dira les peines et les misères endurées pendant des années et des années par de pauvres femmes arrivées au déclin de la vie, et qui n\u2019aspirent qu\u2019à goûter en paix un peu de repos, de tranquillité et de bonheur.Adieu les beaux projets des journées calmes et sereines dans la douce tiédeur du foyer! Au lieu de cela,, ce sont les douleurs, les craintes et l\u2019incertitude du lendemain.Et pourtant, tout cela pourrait être évité ainsi que le démontrent les belles guérisons obtenues par l\u2019emploi des Pilules Rouges de la Compagnie Chimique Franco-Américaine.Ces bonnes pilules sont comme le régulateur des changements que le retour d\u2019âge apporte chez la femme.Elles ont sur le sang une action si toniqante.Elles apaisent si sûrement les nerfs et aident si considérablement le travail de la nature.Si l\u2019efficacité des Pilules Rouges devait encore être démontrée, la guérison de Madame Jos.Brunet, 271 rue Maisonneuve, Montréal, pourrait aisément le faire.Femmes que le retour de l\u2019âge tourmente, épargnez-vous des souffrances pénibles; n\u2019attendez pas trop tard; prenez avec la plus grande confiance les bonnes Pilules Rouges, elles vous guériront comme elles ont guéri toutes celles qui en ont usé.\u201cIl y a six ans que j\u2019ai été guérie par les Pilules Rouges de la Compagnie Chimique Franco-Américaine d\u2019une dyspepsie nerveuse qui durait depuis longtemps.Mon cas était même assez grave.J\u2019avais perdu le sommeil; le mal de tête ne me quittait pas; la fièvre me consumait et faisait naître de petits ulcères dans ma bouche, et les palpitations m\u2019abattaient considérablement.J\u2019étais si faible que je devais passer la plus grande partie de mon temps couchée.Après avoir employé douze boîtes de Pilules Rouges j\u2019étais guérie et avais bien meilleure mine, ayant i | 11 SS ^ ¦ .Mme JOS BRUNET, 271 rue Maisonneuve, Montréal.beaucoup plus de forces et plus d\u2019embonpoint, Je dois de plus aux Pilules Rouges d\u2019avoir échappé à la paralysie dont je me suis crue menacée bien souvent, à cause de certains symptômes alarmants vu le retour de mon âge.\u201d \\ Mme JOS.BRUNET, 271 rue Maisonneuve, Montréal.CONSULTATIONS GRATUITES par les Médecins de la Compagnie Chimique Franco-Américaine, tous les jours, excepté le dimanche, de 9 heures du matin à 8 heures du soir, au No 274 rue Saint-Denis, Montreal.Aussi consultations par lettres pour les femmes qui ne peuvent se rendre à nos bureaux.Les Pilules Rouges sont en vente chez tous les marchands de remèdes.Nous les envoyons aussi par la poste, au Canada et aux Etats-Unis, sur réception du prix, 50c une boîte, $2.50 six boîtes.Oie Chimique Franco - Américaine 274 rue St-Denis, -,\t- Montréal CASSE-TETE CHINOIS DU SAMEDI No 754 Phare en mer Liste des concurrents : MONTREAL Mmes J Daupliinais, J Gilbert, F E Huot, H Marcoux, J A Paquette, A Pilon, N Poulos, P Rousseau, A Small, N W Tanguay, J Yaillancourt, Mlles R A Beau-dry, B Brault, H Campeau, J Chenard, A Courval, A L Desaulniers, C Lafontaine, I Mallette, P Martin, R D Martin, E Panneton, S Plante, B Saulnier, L Sicotte, L Tessier, A Tetrault, E) Vian, MM A Dage-nais, N Gauthier, A Meilleur, Z Perrault, E Plante, A Riopel, M Roussel, Montréal.CANADA Mlle B Cloutier, Arthabaska ; L Melan-çon, Boucherville ; L Daigle, Caron Brook, Mme U Gauthier,, Chateauguay ; Mlle J Riverin, M A Guay, Chicoutimi; Mlle L Audet, Coaticook ; Mme A Sicotte, Contrecoeur ; M A Côté, Danville ; M A Roy, Lac Ethcemin ; Mme Y Brunet, Lachine ; Mlle F Riberdy, M O Bois joli, La Tuque; Mme D Nash, Ottawa; Mme P Cloutier, Mlle E Yallières, MM J P Blouin, H Rouil-lard, Québec; Mlle E Brochu, Riv Famine ; M A Laliberté, St-Anse'lme ; M C Côté, St-Clémemt; M E Orchard, Ste-Flavie ; Mlle L Legendre, St-Flavien; Mme F X Sarrasin, Trois-Rivières; M L Couillard, Yietoriaville ; Mlle M E Yerrau'lt, Yillage des Au\u2019lnaies.ETATS-UNIS M J Poulin, Augusta, Me ; Mlles R Ca-dorette, C Garon, Biddeford, Me; Mlle C Rivet, M H Labossière, Central Falls, R I ; Mlle M A Daigneault, Concord, N H ; Mlles L Boissonneau, L Couture, L Ger-vais, A Morin, M LI Lanneville, Fall River, Mass ; MM J P Chrétien, A Lavoie, Franklin Falls, N H ; Mme B Soucy, Laconia, N H ; Mme H Lemire, Mlle L Demers, M E Matte, Lowell, Mass ; Mlle E Barbeau, Mlle M R Du-bé, M L Pruneau, Manchester, N FI ; Mmes J Beaufort, M Fidel, C Muro, Mlles C Duhart, A Lebeaud, L Robert, M I Bacarere, Nouv Orléans, La; Mme M Bercier, Mlle A Yincent, Salem, Mass ; Mme S Marcoux, Saco, Me ; Mlle A Cauchon, Somersworth, N H ; MM Oscar Deshaies, A Tetrault, Taftville, Conn.Gagnants Mme N W Tanguay, Mlle Blanche Saulnier, Montréal ; M A Roy, Lac Etchemin ; Mme F X Sarrasin, Trois-Rivières ; Mlle A May Daigneault, Concord, N H ; Mme S Marcoux, Saco, Me.Les six personnes dont les noms précèdent ont droit à 50 contins en argent.Les personnes appartenant à Montréal qui ont gagné des prix sont priées de passer à nos bureaux, les autres de nous écrire pour nous indiquer où leur envoyer le montant.LE SAMEDI RECETTES ET CONSEILS Borax, la valeur de deux cents ;une demi chopine d\u2019huile d\u2019olive, une chopine d\u2019eau bouillante.Yersez 1 eau bouillante, sur le borax et l\u2019huile.Laissez refroidir et mettez le mélange dans une bouteille.A-gitez avant de s\u2019en servir et appliquez a-vec une flanelle.Du camphre et du borax, dans de l\u2019eau bouillante et mis à refroidir font une très bonne lotion pour la chevelure, de même que l\u2019eau de romarin additionnée d\u2019un peu de borax.Après avoir fait usage d\u2019une de ces lotions.quand les cheveux sont complètement secs on devrait les enduire d\u2019un peu de pommade ou d\u2019huile pour les rendre doux et luisants.Pour nettoyer le velours, il faut frotter avec un linge imbibé d\u2019ammoniaque liquide.puis le laver à l\u2019essence de térébenthine.Pour redresser les poils, on peut procéder de la manière suivante : attacher le velours avec des épingles sur un gro^ canevas fixé sur un cadre quelconque, recouvrir le revers de l\u2019étoffe avec une serviette mouillée, puis exposer à l\u2019action d\u2019un bon feu.L\u2019eau de la serviette :se vaporisera et, en traversant le velours, re-diessera les poils.Yoici une salade bien.supérieure à toutes les salades russets, vénitiennes et autres, Elle a été servi par Thivolier, le grand restaurateur de Toulouse dans un banquet offert à un ministre.\u201cPrendre des céleris et les couper par petites tranches, faire cuire à moitié des artichauts .dont vous découpez les fonds en petites tranches.\u201cAjouter des pointes d\u2019asperges modérément cuites, des petits pois, des pommes de terre, des carottes en petite quantité.L\u2019artichaut et le céleri doivent dominer- \u201c Si l\u2019on ne craint pas la dépense, ajouter une demi-livre de truffes découpées en tranches minces.\u201cRecouvrir le tout d\u2019une mayonnaise bien liée.\u201d Gigot a la Ménagère.\u2014 Désossez et ficelez votre gigot, mettez-le dans un lèchefrite avec un peu de lard râpé au-dessus-Faites-le cuire ainsi aux trois quart dans le four; assaisonnez et ajoutez 2 douzaines de petits oignons, autant de petites pommes de terre nouvelles.Laissez fini* de cuire tout ensemble en arrosant de.temp3 en temps avec le fond.Servez le gigot entouré de sa garniture avec un peu, de persil et une gousse d\u2019ail hachés pardessus.(Pudding aux pommes avec riz.) 6 pommes aigres, 1 tasse de riz, bouilli froid, 1 chopine de lait, 1 tasse de sucre le jus et l\u2019écorce d\u2019un citron, 4 jaunes d\u2019oeufs.Enlevez, le coeur des pommes et hâchez-les (les pommes) ajoutez le riz et le lait.rejetez les grumeaux, ajoutez les autres ingrédients et cuisez au four.Battez les blancs avec du sucre, Yersez dessus et faites brunir.27 (Sauce pour pudding.) 1 tasse sucre, une demi tasse beurre,, 1 oeuf et une demie tasse de vin.\t\u201cW I t Carottes au naturel.\u2014 Les carottes nouvelles s\u2019assaisonnent tout à fait comme les petits pois, leur cuisson est généralement un peu plus longue.Charlotte Russe.\u2014 Trois oeufs 1 1-2 de sucre, 2 tasses de farine une cuillerée à thé de crème de tartre pure, 1-2 tasses d\u2019eau froide, 1-2 cuillerée à thé de sodw Battez comme il faut les oeufs avec le sucre, ajoutez une tasse de farine avec une cuillerée à thé de crème de tartre, puis l\u2019eau et une autre tasse de farine, pas de sel.Cela suffit pour deux pâtés.Recou-vrez-les avec de la bonne crème fouettee.Caramels au chocolat- Faites cuire \u201cau cassé\u201d deux tiers de livre de sucre:, ajoutez une cuillerée de glucose.Dautre part, faites dissoudre quatre tablettes de bon chocolat dans un quart de crème douce.Mélangez le sucre et le chocolat fondu, dans la crème ; remettez le tout sur le feu et faites recuire quelques minutes en travaillant le mélange.Puis versez sur un marbre huilé et découpez vos caramels en petits cubes, laissez refroidir sur un tamis métallique.Nota: Ces caramels peuvent se conserver quelques jours, mai3 ils sont meilleurs tout frais.\t; I\ti Berlingots.\u2014 Une livre de sucre, une cuillerée à bouche de sirop de froment on glucose et l\u2019essence pour parfumer les berlingots: itron, orange, vanille1 ou menthe .Cuisez le sucre \u201c au cassé\u201d, mélangez le sirop de froment et le parfum choisi avec le sucre cuit.Yersez sur un marbre légèrement huilé et travaillez votre mélange \u2022\u201e tirez et p.llongez en bande de l\u2019épaisseim du petit doigt, puis coupez de la grosseur voulue avec des ciseaux ; passez délicatement sur un tamis pour laisser refroidir \\ puis rangez dans des boites de fer-blanc, que vous tiendrez dans un endroit sec.Nota : On reconnait que le isucre est cuit \u201cau cassé\u201d, lorsque, ayant jeté une goutte dans l\u2019eau froide, on peut casser cette goutte refroidie.Riz de veau a la mont vert.\u2014 Faites bouillir une paire de riz en tranches minces et en formes fantaisistes.Faites fondre 3 cuil.à table de beurre, ajoutez 2 tranches d\u2019oignon, 6 tranches de carottes et les riz, faites frire 5 minutes.Enlevez le beurre, ajoutez 1-4 tasse de consommé et 2 cuil.à table de vin de Sherry .Faites cuire dans un fourneau chaud et arrosez' fréquemment pour que ce soit bien glacé.Servez dans des nids de poids verts et entourez d\u2019une sauce aux champignos.Nids; égouttez et rincez une boite de pois et passez au tamis, ajoutez 3 cuil.à table de beurre et sel et poivre au goût.Chauffez jusqu\u2019à ébullition et formez en nids en vous servant d\u2019un 3ac à patisserie et d\u2019un tube. «\tLE SAMEDI NOUVEAU CONCOURS Le Concours des Légendes, avec Dix Prix chaque semaine Voici de quoi exercer votre imagination et d\u2019une manière très habile.La gravure ci-dessous comporte une légende, c\u2019est-à-dire une explication ou quelques mots de conversation.Quelle est cette légende?A vous de la trouver; toute liberté vous est laissée à cet égard.Cherchez dang vos souvenirs, rappelez-vous quelque chose de plaisant qui peut se rapporter à cette gravure, inventez vous-même, ceci est à votre choix.\tff Toutes les réponses seront lues avec attention et les dix fv, iqui seront jugées les meilleu- fa re.s seront primées et publiées T/jtjj ensuite dans un des numéros ML suivants du Samedi.\t^'\"vj Découpez la gravure ci-contre et adressez les réponses comme suit: Le Samedi, 200 Boulevard St-Laurent./Concours des Légendes (Coupon d\u2019adresse du Concours des Légendes No 5) Réponses reçues jusqu\u2019au 23 octobre 1911 a Nom Rue Localité N\u2019oubliez pas de toujours mettre le nom de la ville, village ou paroisse où vous demeurez.Cela est essentiel.:\t'___ a PETITES ANNONCES DU \u2018SAMEDI\u2019 Conditions L Annonces privées (n\u2019ayant aucun caractère commercial ) 10 cents par 30 mots ou moins, par insertion.20 cents, de 31 à 60 mots, etc.H.Annonces commerciales.20 cents par 3 0 mots ou moins, par insertion.40 cents, de 31 à 60 mots, etc.Nous nous réservons le droit de refuser l\u2019insertion de toute annonce, et, dans pareil cas, nous retournons l\u2019argent en faisant connaître la raison du refus.Nous ne /pouvons promettre l\u2019insertion qu\u2019à tour de rôle.Initiales, prénoms, pseudonymes.Nous ne publierons pas les annonces dans lesquelles l\u2019adresse ne contiendra que des initiales, un prénom ou un nom supposé avec seulement la désignation de l\u2019endroit, tel que Montréal, Lévis, etc; ces lettres ne parvenant pas au destinataire, mais envoyées, par la poste au bureau des rebuts.On pourra cependant employer des initiales ou un prénom ou un nom supposé, lorsqu\u2019on fera adresser aux soins d\u2019une personne, d\u2019une maison de commerce ou d\u2019une institution désignée, ou à une boîte spéciale de bureau de poste ou à un numéro de rue.On comprendra que nous adoptons cette mesure dans l\u2019intérêt des annonceurs comme dans celui des correspondants.AVIS IMPORTANT Utilisez le coupon ci-dessous pour envoyer le montant de votre annonce.Sans coupon, le tarif est double.Coupon des Petites Annonces Sous pli veuillez trouver la somme de\tcents pour l\u2019in- sertion d\u2019une petite annonce dans le \u201cSamedi\u201d.Coupon valable jusqu\u2019au 21 Octobre.MADAME G.H.R.Leblanc, Poste Restante rue St-Jaoques, Montréal, informe amicalement tous ses amis correspondants si certaines lettres sont restées sans réponse c\u2019est qu\u2019elle fut absente, et les invite de nouveau à donner de leurs nouvelles.J\u2019ACCEPTERAI de corresp.par c.p.avec jeunes messieurs du monde entier.But: faire connaissance.Mlle C.Beaulieu, Iberville, Que.3 41 DEUX jeunes brunettes, 18 ans, désirent corresp.avec jeunes garçons du monde entier, sous env.seulement.Blanche, Box 49; Jeanne, Box 43, Winchendon Springs, Mass JEUNE HOMME brun, yeux noirs\u2019 20 ans, désire corresp.par c.p.avec demoiselles du monde entier.But : la plus gentille le saura.Henri Morel No 23 rue Huron, Montréal.343 JEUNE PILLE brune, désire corresp.avec gentils Messieurs de 25 à 35 ans.Mlle Germaine Lapointe, Poste Restante, Montréal.\t344 JEUNE HOMME, 19 printemps, très amoureux, désire corresp.avec gentille demoiselle par c.p.s.v.p.But: faire connaissance.Henri Picard, bijoutier, 357 rue St-Paul, Québec.\t3 4 6 JOLI garçon, 22 ans, aimerait adresser postalines à toutes jeunes filles qui lui enverront des fantaisies ou lettres, français, anglais, allemand, sténographie Duploys.Yvon Rostand, 750 Papineau, Montréal.PARISIENNE ayant quitté la France depuis .6 mois, 21 ans, yeux noirs, désire corresp.avec messieurs sérieux, distingués, bonne position.But: faire un ami.Suzanne Desbois, 1060b Craig Est.\t3 48 JEUNE HOMME, yeux bruns, désire corresp.avec jeunes filles du monde entier, instruites, français et anglais.Ernest Méthot, Château Frontenac, Steward office, Québec.DEMOISELLE d\u2019un certain âge, bonne position, brune, désire corresp.par cartes ou lettres avec messieurs veufs ou célibataires, de 35 à 45 ans.Eviter badinage.But: on verra plus tard.Mlle M.L., Gen.Delivery, Post office, Lawrence, Mass.\t349 OH, YOU KID.Jeune garçon blond, yeux bruns, 18 ans, bonne position dans le commerce, aimerait à corresp.avec jeunes Demoiselles.But: faire une amie.M.J.A.D.R., La-chine, P.Q., Boîte Postale 169.\t351\t, JEUNE Française, désire éc-han- | ger c.p.avec monde entier, avec compatriotes surtout.Ré p o n s e prompte et assurée.Corresp.franc, ang.et sténog.Duployé.Fernande .Cbazel, Poste restante, Montréal.3 52 j HELLO! jeunes correspondants.; Jolie blondinette, distinguée, 20 ans seulement, désire corresp.avec jeune homme du monde entier, français et anglais.But: s\u2019amuser.et peut-être s\u2019aimer.Antoinette Boisjolie, Méthots Mills, Qué.\t354 JEUNE HOMME, 18 ans, très sérieux, un peu amoureux, désire corresp.par c.p.sous env.avec jeune fille.But: coeur à échanger.M.Albert Maillé, 22 4 Champlain, Montréal, P.Q.\t355 HELLO! jeunes demoiselles de Montréal laquelle des plus gentilles saura conquérir jeune coeur de 20 ans.But sérieux.Hâtez-vous.Réponse par c.p.sous env.Roméo Homel, 43 6 Palace St, Montréal.\t35 6 JEUNE HOMME brun, 23 ans, bon avenir, désire connaître gentille demoiselle de 17 à 20 ans, de Montréal ou alentours, instruite, français et l\u2019anglais, et pouvant égaler sa position ou sa valeur.But sérieux.A.C.L., Boîte Postale No 105, La-cbine, P.Q.\t357 BRUNETTE, yeux noirs, 18 ans, désire corresp.avec jeune homme distingué, de l\u2019univers entier, par c.p.français ou anglais.Sous env.Echangera photo.Jeanne Ouimet, 1200 Van Horne, Montréal.3 60 VEUVE dans la quarantaine, dévouée, effetcive, éducation française, correspondrait sérieusement av e c monsieur de fortune aisée, même beaucoup plus âgé.Répondre sous env.Mme L.O.Leduc, 15 6 Côte d\u2019A-brabam, Québec,\t366 QUEBECQUOISE désire corresp.par lettre ou c.p.avec gentils messieurs du monde entier.But: faire connaissance.Marguerite Deschamps, 59 St-Agnès, St-:Sauveur, Québec.JEUNE HOMME désire corresp.avec jeunes filles, 16 à 18 ans, par c.p.But: faire connaissance.L.J.Latour, Contrecoeur, Qué.\t3 59 JEUNE HOMME brun, désire corresp.avec jeune fille du monde entier.A.Lefebvre, No 522 rue Hunt-ley, Montréal.\t3 61 J\u2019ACCEPTERAI d\u2019échanger c.p.ou lettres, sous env.avec gentilles demoiselles de 17 à 22 ans.But: faire connaissance.J.Rocb, Poste restante Amherst, Montréal.3 62 GARÇON, 30 ans, ne sachant trop comment passer son temps, demande à connaître jeune fille pour se désennuyer.Geo.Pomainville, 254 Montcalm, 3e étage, Montréal.3 63 HELLO! Jeune Québecquoise, 2 0 printemps, jolies yeux noirs, désire échanger c.p.avec messieurs.Tout genre accepté.But: faire connaissance.Mlle Albertine Huard, 272 rue Richelieu, Québec.\t8 64 JEUNE brunette désire corresp.avec monsieur très distingué et instruit.Sous env.s.v.p.Réponse prompte.Mlle M.U.B., 9 3 Railroad ¦St., Lawrence, Mass.\t3 65 JEUNE FILLE, 22 ans, affectueuse, désire corresp.avec Messieurs distingués, bonne position, de 25 à 3 8 ans.But: se faire un bon ami.Germaine Yerdès, Poste Restante 37, Montréal.\t3 67 JEUNE fille, 24 ans, bonne famille, sympathique, un peu jolie\u2014très peu ! \u2014sans dot, désire se marier avec homme honnête et bon.Ecrire lettre à Odile Brosseau, Poste Restante, Montréal.\t370 JEUNE HOMME, 21 printemps, aimerait à corresp.avec jeunes demoiselles distinguées du monde entier.Sous env.But: se faire une amie.Roméo Dupuis, Poste Restante St-Henri, Montréal.\t376 HELLO! Gentils Messieurs, vous plairait-il de corresp.par c.p.sous env.avec gentille demoiselle très amoureuse et affectueuse.Réponse à toute c.p.ou lettres.But: faire connaissance.Mary de Preston, 317 rue Clark, Ville St-Louis, Montréal.372 CHANGE UNIQUE.$5.00 y0i procurera l\u2019Aiguiseur automatique c rasoirs et ciseaux (breveté), Invei tion nouvelle, pas d\u2019expérience r< qui-se.Aiguiser les rasoirs et ciseau est un ouvrage facile et payant dar tous les villages en Canada.Béai coup gagnent 10 à 20 piastres pa semaine.Essayez-le vous même.E: pédié avec instructions complète franco en Canada.Ecrivez à Capitj Novelty Co, 143 rue St-Jean, Québei Can.\t37 CELIBATAIRE, 46 ans, brun, tail le légèrement au-dessus de la m-oy-er ne, avec 'quelques revenus.iS\u2019en nuyant seul désirerait corresp.ave dame se trouvant dans les même ! circonstances et du même âge.M.De ! paix, 62 6 S.State St., Chicago, Ill.; JEUNE FILLE blonde, distinguée instruite, musicienne, gaie, spiritue le, correspondrait avec garçons éga lement distingués et instruits.But se distraire et se faire un ami peut être.Arlette Lacerte, Poste Res tante, Montréal.\t37 QUI DE VOUS gentilles veuves oi demoiselles aimerait corresp.ave jeune homme distingué et à l\u2019aise But: l\u2019avenir le dira: J.Artbu Blouin, Poste restante, Bureau d Poste St-Roch, Québec.\t37$ DEMOISELLE châtaine, beau: yeux noirs, instruite et affectueuse bonne musicienne, désire corresp sous env.avec Messieurs distingués/ instruits et sérieux, du monde entier 2 4 ans en montant.Toute missive oï postaline recevront une .réponse assurée et immédiate.But: trouver ur ami sincère.J.M.Bérangère de Re-pentigny, poste restante Bte-Cuné-gonde rue Vinet, Montréal.\t38C MUSICIEN pianiste, organiste compositeur et chef d\u2019orchestre, 3C ans, poids 210 Ibs, venant bientôt s\u2019établir à Montréal et commandant des revenus splendides, désire corresp.par lettres ou c.p.avec demoiselle instruite et de bonne famille, de 18 à 24 ant.P.Rousseau, 13 0 Aiken St, Lowell, Mass.Soins de M.P.Champagne.\t283b - DIVERS ! 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LE SAMEDI 29 Ce CaUleur fou CONTE -@- 11 était une fois un honorable ouvrier tailleur, appelé Labakan, qui avait appris, son métier d\u2019un maître habile à Alexandrie.On ne pouvait pas dire de lui qu'il était maladroit, car il savait, en vérité, faire du bon ouvrage.Il ne serait pas non plus exact de dire qu\u2019il était paresseux.Et cependant il y avait quelque chose.Souvent, il lui arrivait de coudre pendant des heures sans s\u2019arrêter, puis tout à coup\u2014et cela lui arrivait de plus en plus souvent\u2014il restait assis, plongé dans ses pensées, les regards fixés devant lui, et l\u2019air si bizarre que son maître et ses compagnons se disaient les uns aux autres : \u201cVoilà encore Laibakan qui a perdfi\u2014la tête.\u201d Tous les vendredis, alors que les fidèles s\u2019en retournaient chez eux tranquillement, les prières dites, Labakan, vêtu d\u2019un costume élégant qu\u2019il s\u2019était donné beaucoup de peine à faire, sortait de la mosquée, et se promenait fièrement à travers les places et les rues de la ville ; si l\u2019un de ses camarades \u2019lui disait : \u201c La paix soit avec toi, \u2019 \u2018 ou bien: \u201cComment ça va-t-il, ami Labakan?\u201d il le regardait d\u2019un air solennel, comme s\u2019il le reconnaissait à peine, faisait un signe de la main, d\u2019un air plein de noblesse, ou saluait profondément.Si son maître passait près de lui, il lui disait, pour rire: \u201cEh, Laibakan, il a été perdu un prince quand tu es venu en ce monde!\u201d Alors, Labakan, rempli de joie, s\u2019écriait: \u201cTu as remarqué cela, toi aussi!\u201d ou encore : \u201cIl y a longtemps que je m\u2019en doute !\u201d Pendant longtemps, le digne Labakan continua de la sorte, et son maître lui pardonnait sa sottise, car c\u2019était au fond un.brave et un habile ouvrier.Mais à la fin, il atteignit le comble de la démence.Selim, frère du Sultan, qui passait par Alexandrie au cours d\u2019un voyage, envoya au maître de Labakan un magnifique costume d\u2019apparat, afin qu\u2019on lui en fit un semblable, et le maître confia cette beso-' gne à Labakan, parce qu\u2019il travaillait fort bien.Ce soir-là, quand le maître et ses ouvriers rentrèrent chez eux après leur journée de travail, Labakan rentra dans l\u2019atelier, le coeur étrangement troublé.Là, contre le mur, était pendu le costume du frère du Sultan.Labakan le regarda longtemps, puis l\u2019éclat des broderies\u2019, le moelleux du satin, le brillant des couleurs de la soie l\u2019ensorcelèrent peu à pgu.Il étendit la main, palpa l\u2019habit, le caressa et, finalement, le revêtit.Il lui allait comme s\u2019il avait été fait pour lui.\u2014\u201cNe fais-je pas un aussi bon prince que n\u2019impOrte qui?\u201d dit-il, en se promenant de long en large dans la chambre.\u201cMon maître, n\u2019a-t-il pas dit souvent que je suis né pour être prince?\u201d Il avait vraiment grand air sous ce costume magnifique, et il était convaincu qu\u2019il était le fils de quoique roi inconnu, et qu\u2019il lui fallait parcourir le monde jusqu\u2019à ce qu\u2019il eût trouvé quelque endroit où les gens seraient assez intelligents pour voir qu\u2019il était un prince véritable, et où il ne serait pas obligé de se déguiser en pauvre tailleur.Assurément, cet habit magnifique lui était envoyé par quelque bonne fée.Il rassembla son argent, se mit en route, et franchit dans l\u2019obscurité du soir tombant les portes d\u2019Alexandrie.Partout, le nouveau prince suscitait le plus grand étonnement, car la magnificence du costume, et l\u2019air grave et majestueux de celui qui le portait, ne convenait guère à un homme à pied.Si quelqu\u2019un l\u2019interrogeait, il répondait avec hauteur que \u201csa façon de voyager ne regardait que lui.\u201d Cependant, comme il remarqua qu\u2019il faisait beaucoup rire, il acheta pour un prix modique un vieux cheval ; la pauvre bête fit bien son affaire, car ses occupations et sa vie sédentaire n\u2019avaient point fait de lui un bon cavalier; aller à cheval n\u2019était pas son métier.Un jour que, monté sur \u201cMerva\u201d, \u2014 c\u2019est ainsi qu\u2019il avait appelé son cheval\u2014 il cheminait lentement le long d\u2019une rue, un cavalier le rejoignit et lui demanda de faire route ensemble, car il se sentait bien seul, n\u2019ayant personne à qui parler.Ce cavalier était un beau jeune homme, U franchit les portes de la ville Mgg\"ÿ lifmlnJi aux manières agréables.Labakan et lui lièrent donc conversation ; comme le tailleur, il semblait aller à l\u2019aventure sans but bien déterminé.Cependant ils ne se firent pas grande confidence.\u2014Labakan, parce qu\u2019il craignait que son compagnon ne se moquât de lui, et le jeune voyageur parce qu\u2019il se rendait à des affaires dont il n\u2019eût point été sage de parler.Labakan apprit cependant qu\u2019il s\u2019appelait Omar, et qu\u2019il avait quelque raison de craindre les voleurs.Us _ dormirent une nuit dans le même auberge, puis ne se revirent plus.Labakan poursuivit son voyage à travers le désert, grandement désappointé de n\u2019avoir pas encore trouvé quelqu\u2019un qui fût prêté le reconnaître pour un prince longtemps perdu.Il arriva bientôt à des ruines, et il allait passer son chemin, quand il vit une grosse hyène franchir précipitamment une porte au milieu du mur en ruines.Elle fit volte face, et, montrant ses crocs blancs et solides, elle s\u2019arrêta à deux ou trois mètres de Labakan comme si elle était résolue à l\u2019attaquer; mais elle se contenta de le regarder d/un air tranquille comme pour lui dire: \u201cArrête, frère!\u201d puis elle se retira dans sa tanière.Labakan fut bien étonné.\u201c Pourquoi m\u2019arrêterais-je?\u201d se dit-il, et il se sentit inquiet.Mais il poursuivit sa route jusqu\u2019à la nuit; alors il chercha quelque lieu de refuge.On ne voyait aucune maison, mais il aperçut bientôt d\u2019autres ruines ; il y alla, donna à manger à son cheval, l\u2019attacha solidement et se coucha par terre sous un coin du toit, puis il s\u2019enveloppa dans son manteau et essaya de prendre quelque repos.Mais il ne dormit guère, et la fatigue obscurcit singulièrement ses rêves de grandeur.Les chauve-souris ne cessaient de voler autour de lui.Elles semblaient suspendues au-dessus de sa tête en quantités innombrables, et il croyait entendre crier de partout ces mêmes paroles : \u201cFrère, ne va pas plus loin!\u201d Quand il se remit en route, le lendemain matin, triste et fatigué, il commença à se repentir d\u2019avoir quitté Alexandrie.Il souffrit bientôt de la soif, et fut heureux de rencontrer un petit oasis ; mais il éprouva quelque crainte en voyant, tout autour du puits, des traces de pas qui semblaient indiquer qu\u2019il y avait eu là une lutte récente.Il se pencha sur l\u2019eau pour boire, et vit un petit paquet plat enroulé dans une feuille d\u2019arbre ; le paquet contenait un morceau de parchemin où étaient griffonnés ces mots : \u2018 \u2018 Compatissant étranger, j\u2019ai été fait prisonnier par des voleurs.Par bonté porte ce paquet aux Colonnes d\u2019El Serujah et donne-le à celui que tu trouveras là.\u201d Labakan fut pris de frayeur à l\u2019idée qu \u2019il se trouvait sur la scène du vol.Ues voleurs n\u2019étaient peut-être pas éloignés encore ! Il grimpa sur un monticule de sable, et fut heureux de n\u2019apercevoir aucun être humain.Alors il regarda de nouveau le paquet, et se dit qu\u2019il ferait mieux de ne pas s\u2019en défaire avant d\u2019avoir vu ce qu\u2019il contenait; il l\u2019ouvrit donc, et lut ce qui suit : \u2014\u201cJe m\u2019appelle Omar: Elfi Bey, Pacha du Caire m\u2019a élevé comme son neveu, mais je n\u2019ai jamais connu mes parents.Il y a quelques semaines, Elfi Bey mourut des suites de blessures qu\u2019il avait reçues dans différents combats.Avant de mourir, il me dit que je n\u2019étais pas son neveu, mais le fils d\u2019un chef puissant; à la suite d\u2019une prédiction qui lui avait, été faite par son astrologue, mon père m\u2019avait éloigné de sa cour et confié aux soins de son ami Elfi Bey ; celui-ci avait juré de ne me rien dire jusqu\u2019à ce que j\u2019eusse vingt-deux ans acomplis.Même à l\u2019heure de la mort, le Bey ne voulut point me révéler le nom de mon père ; il me dit seulement que le quatrième jour du mois de Rhamadan je devrais me rendre aux célèbres Colonnes d\u2019El Sejurah, et que, si j\u2019y trouvais un homme, de lui remettre un poignard et de lui dire: \u201cJe suis celui que tu cherches.\u201d L\u2019homme me répondrait: \u201cBéni soit le prophète, qui t\u2019a envoyé.\u201d Alors, je devrais le suivre, car il me conduirait à mon N ?pere.Le tailleur Labakan fut bien étonné, et d\u2019autant plus, que d\u2019après le nom et le lieu, il devina que le Prince Omor pourrait bien être son compagnon de la veille.Il resta assis un moment à réfléchir, puis il se leva lentement, monta sur son cheval et prit la direction d\u2019El Sejurah, car c\u2019était alors le-troisième jour du Sains mois de Rhamadan, et il était encore à plusieurs heures de marche des Colonnes.Quand il se mit en route, il rencontra encore un mauvais présage : un chat sauvage traversa son chemin.La bête vint à lui, se frotta contre ses jambes, et son cri mélancolique semblait lui dire: \u201cVa, frère, va; mais méfie-toi de toi-même.\u201d Le lendemain, vers le milieu du jour, il 30 LE SAMEDI arriva en vue dels Colonnes, qu\u2019on pouvait apercevoir à une grande distance.Le coeur de Labakan se mit à battre de plus en plus vite, et l\u2019idée encore confuse qu\u2019il avait dans l\u2019esprit s\u2019imposa à lui avec plus de netteté.Pourquoi ne se ferait-il pas passer pour Omar?N\u2019avait-il pas un coeur de prince?N\u2019avait-il pas un costume de prince?Il avait même le poignard indispensable.Il leva les yeux, et vit dans le lointain toute une caravane de chevaux et de chameaux au milieu desquels il ^distingua bientôt un chef richement vêtu.Labakan se sentit bien malheureux.Il comprit alors ce que voulaient dire les bêtes qu\u2019il avait rencontrées.Hélas! c\u2019était de lui-même qu\u2019il devait avoir peur.Mais qu\u2019il était donc sot! Allait-il perdre cette occasion unique dans sa vie?Après tout, Omar était mort* sans doute.Il était maintenant en vue de la caravane.Le sort en avait décidé\u2014ce qui était fait ne pouvait pas être défait.Bientôt, il vit six hommes debout près des Colonnes, et, au milieu d\u2019eux, un chef aux cheveux gris, à l\u2019air plein de distinction.Il portait un fez magnifique de couleur écarlate ; son costume était de drap d\u2019or, et un beau châle de cachemire blanc était enroulé autour de sa taille et étincelait de pierreries.Labakan s\u2019avança vers lui, s\u2019inclina profondément, et lui tendit le poignard en disant: \u201cJe suis celui que tu cherches.\u201d Avec un mélange de joie et de honte, Labakan se jeta dans les bras du vieux prince ; mais imaginez sa terreur, quand, ayant relevé la tête, il vit un cavalier qui accourait â toute bride, excitant de son mieux des mains et des pieds un cheval à l\u2019air minable.En un instant, Labakan reconnut son compagnon, et ne douta plus qu\u2019il ne fût le Prince Omar.Mais le mauvais esprit qui dominait sa vie s\u2019était emparé de lui de nouveau et il se dit que le moment d\u2019avouer était passé.: \u2014\u201cArrêtez!\u201d cria Omar.\u201cArrêtez! Je suis le prince !\u201d A ces paroles, le vieux chef et les hommes qui se tenaient auprès de lui le regardèrent avec des yeux remplis d\u2019étonnement ; mais avant qu\u2019ils pussent parler, Labakan s\u2019écria: \u201cMon noble seigneur et père, n\u2019attendons point.Je reconnais en cet 'homme qui arrive un tailleur insensé, d\u2019Alexandrie, nommé Labakan, qui apporte toujours le malheur avec lui.\u201d Omar essaya de se jeter sur Labakan, mais le chef s\u2019interposa et dit: \u201cEn^vérité, mon fils, cet homme ne peut pas être dans son bon sens ; \u2019 \u2019 puis, se tournant vers ses serviteurs: \u201cAttachez-le sur un dromadaire,\u201d ajouta-t-il, \u201cpeut-être le malheureux sera-t-il mieux tout à l\u2019heure.\u201d Omar, cependant, essaya de s\u2019approcher de lui : \u2014\u201cMon coeur m\u2019e dit que je suis en présence de mon père,\u201d s\u2019écria-t-il.\u201cAu nom de ma mère, je vous conjure de m\u2019entendre ! \u2019 \u2019 Mais le chef se tourna vers Labakan, l\u2019attira à lui avec tendresse, et le mena vers l\u2019endroit où les chevaux attendaient.Ce chef était le Sultan de Rustum ; il n\u2019avait encore jamais eu d\u2019enfant quand, dans son extrême vieillesse, Omar naquit.Son astrologue lui ayant prédit que le jeune homme n\u2019échapperait à un ennemi, que s\u2019il voyageait jusqu\u2019à ce qu\u2019il eût vingt-deux ans acomplis, il avait énvoyé son fils à son ami, Elfi Bey.Le Sultan expliqua tout ceci à Labakan, tandis que tous deux s\u2019en retournaient pleins de joie dans leur patrie.Quand ils arrivèrent dans le pays du Sultan, ils furent reçus partout avec de bruyantes acclamations, car la rumeur de l\u2019arrivée du prince s\u2019était répandue dans toutes les villes et dans tous les villages.On avait dressé des arcs de triomphe couverts de fleurs; les maisons étaient décorées de tapis aux brillantes couleurs, et tout le monde louait à haute voix Dieu et le Prophète qui envoyaient au peuple un beau prince.Le coeur orgueilleux du tailleur était rempli de joie, mais le malheureux Omar souffrait mille tortures tandis que, dans un désespoir muet, il suivait le cortège ; personne dans tout ce brouhaha ne se souciait de lui à qui tout était dû; le nom d\u2019Omar était sur toutes les lèvres, tandis que celui qui le portait passait inaperçu, si ce n\u2019est que de temps à autre quelqu \u2019un demandait : \u2018 \u2018 Qui est ce jeune homme, là-bas?\u201d et la réponse sonnait horrible aux oreilles du prince : \u2018 \u2018 Oh ! c\u2019est un pauvre tailleur insensé.\u201d Le cortège arriva enfin dans la Capitale du Sultan, où les préparatifs les plus magnifiques avaient été faits, car le Sultan Saad et son épouse attendaient cette réunion depuis des années.Après une journée agitée, la noble Sultane se rendit en grand apparat dans la magnifique salle du château pour y recevoir son époux et son fils si longtemps attendu.Le parquet de la grande salle était couvert d\u2019un tapis admirable, et les murs étaient tendus de drap bleu de ciel retenu par des cordelières et des glands d\u2019or et d\u2019argent.Il faisait déjà nuit au dehors, mais la salle était éclairée par de belles lampes multicolores qui faisaient de la nuit le jour.A l\u2019extrémité de la salle, la Sultane était assise sur un trône splendide, enrichi d\u2019or et d\u2019améthyste et élevé de deux degrés.Au-dessus de sa tête il y avait un dais de soie rouge que soutenaient quatre Emirs parmi les plus célèbres et îe Scheik et Médine lui-même tenait son éventail en plumes de paon.Ainsi' elle attendit l\u2019arrivée de ses bien-aimés.Elle n\u2019avait pas revu son fils depuis le jour de sa naissance ; mais bien souvent, dans ses rêves, il lui avait été donné de voir son visage, si bien qu\u2019elle était sûre de le reconnaître entre mille.Mais voici qu\u2019on entendit le bruit du cortège ; les tambours et Tes trompettes se mêlèrent aux acclamations des hommes, le bruit des sabots des chevaux retentit, la porte de la salle s\u2019ouvrit toute grande, et le Sultan, passant rapidement entre les rangs de serviteurs agenouillés, conduisit le fils à la mère.\u2014\u201cVoici,\u201d dit-il, \u201cque je t\u2019amène celui que tu n\u2019as pas vu depuis si longtemps.\u201d Mais la Sultane qui avait regardé son époux et Te jeune homme avec une épouvante muette, l\u2019interrompit par ce cri : \u201cCe n\u2019est point là mon fils! Ce visage n\u2019est pas celui que les Prophètes m\u2019ont fait voir dans mes rêves.\u201d Comme elle parlait, le Prince Omar entra en chancelant dans la grande salle, suivi de ses gardiens; il leur avait échappé par un effort soudain et s\u2019était enfui avant qu\u2019ils aient pu comprendre ce qui arrivait.Il traversa la salle d\u2019un pas rapide et se jeta hors d\u2019haleine au pied du trône, en s\u2019écriant: \u201cJe mourrai ici, s\u2019il le faut, ô mon père vénéré, mais je ne supporterai pas plus longtemps ces chaînes avilissantes!\u201d A ces mots, la plus grande confusion régna dans la salle.Un des gardiens s\u2019élança sur l\u2019infortuné Omar, un autre s\u2019empara de lui et essaya de lui remettre ses chaînes, mais la Sultane qui avait tout vu, s\u2019élança de son trône en s\u2019écriant : \u201cArrêtez! Celui-ci, et nul autre, est mon fils; mes yeux, aussi bien que mon coeur, le reconnaissent.\u201d Les gardiens avaient laissé Omar se relever ; mais le Sultan, ivre de colère, leur ordonna de faire leur office.\t, \u2014\u201cJe suis le maître ici!\u201d dit-il, \u201cet ni rêves de femmes, ni magiciens ne peuvent rien changer à ce fait que voici mon fils, j le pupille de mon ami Elfi Bey, et celui qui m\u2019a apporté le poignard.\u201d \u2014\u201cHélas!\u201d s\u2019écria Omar, \u201cqui peut m\u2019avoir trahi?Les voleurs auxquels j\u2019ai échappé ne savaient rien.\u201d Mais le Sultan ne prêta point attention à cette exclamation; c\u2019était un homme quelque peu en- | têté, et quand il avait une idée il n\u2019était pas facile de l\u2019en détourner.On entraîna j le malheureux Omar hors de la salle ; le Sultan se tourna vers Labakan d\u2019un air aimable, sans donner seulement un re- I gard à celle avec laquelle il avait vécu en paix pendant vingt-cinq ans.Mais la Sultane était rempli de sagesse ; | elle savait qu\u2019elle avait raison; alors elle attendit son heure, dans l\u2019espoir qu\u2019il j lui serait bientôt possible de montrer au Sultan l\u2019erreur qu\u2019il commettait.Elle envoya quérir les hommes qui avaient accompagné le Sultan à El Serujah et les interrogea sur ce qui était arrivé.Un vieillard, nommé Salah, lui raconta entre autres choses que le prétendu prince s\u2019était écrié que le prisonnier était un nom- j mé Labakan, un tailleur d\u2019Alexandrie, et , il s\u2019était demandé comment le prince pouvait le savoir.\u2014\u201cVoilà qui est étrange\u201d, dit la Sultane.Le vieillard ajouta, \u201cqu\u2019il était possible après tout, si le prince était vraiment un imposteur, qu\u2019il fût lui-même le tailleur.\u2019 \u2019 La Sultane réfléchit à ces paroles, et, le lendemain, voyant que le Sultan était un peu plus calme: \u201cMon cher époux,\u201d lui dit-elle, \u201csi vous m\u2019aimez, vous me ] mettrez de soumettre ces deux jeunes gens à une épreuve qui montrera laquelle des deux histoires est la vraie.Que tous deux vous fassent un fez ou un pantalon.\u201d Le Sultan éclata de rire.\u201cOh! oh!\u201d s\u2019é-cria-t-il, \u201cvoilà une bonne plaisanterie.Voyez-vous mon fils sachant faire un fez | ou un pantalon?\u201d- Mais la plaisanterie lui plut, et il alla lui-même trouver son fils, et lui dit que sa mère désirait beaucoup avoir un fez fait de ses propres mains.Labakan qui, au fond, était très malheureux, fut enchanté.\u201cCette fois,\u201d pensa-t-il, \u201c voilà J quelque chose que je sais faire.\u201d On prépara deux chambres, l\u2019une pour Omar et l\u2019autre pour le tailleur, car chacun devait rester seul pour prouver ses talents.On leur donna à chacun, un morceau de soie, des ciseaux, des anguilles et du fil, et les deux jeunes gens furent' enfermés à travailler.Le Sultan était eu-.rieux de voir quelle sorte de fez allait sortir des mains ds son fils; mais la Sultane était très inquiète, et se demandait si elleallait réussir ou non dans son dessein.On avait donné deux jours aux jeu-\" nés gens pour -faire leur travail.Le troisième jour, le Sultan envoya chercher sa femme, et aussi les deux fez et ceux qui les avaient faits.Labakàn, 'le coeur triomphant, entra d\u2019un air fier, et mit sous les yeux du Sultan étonné un fez splendide.\u201cRegardez, ma mère, si je n \u2019ai point fait là un travail digne de vous.Est-il tailleur au monde qui eût pu mieux faire ?\u201d A SUIVRE IL FALLAIT LE DIRE ! Un touriste, fatigué, liêle un bon urg, Parla, (France).ii#f m L\u2019ennemi de l\u2019indigestion.\u2014L\u2019indi^ estion est un malaise fréquent au-uel peu >de gens échappent.C\u2019est n des maux qui accablent le plus t souvent il est accompagné de 3uffrances très pénibles.Le meil-hir remède pour cet état, ce sont îs Pilules Végétales de Par melee rises suivant les instructions.Elles orrigent l\u2019irrégularité du fonction-ement de l\u2019estomac et ramène la anté.Depuis plusieurs années elles ant reconnues comme le remède rodèle contre la dyspepsie et l\u2019indi-estion et leurs qualités sont en raade estime, és Corner des Curiosités \u2022?©?\u2022?\u2022?\u2022?©?©?\u2022?©?\u2022«^©?©?©?©?\u2022 mm mm mm mm iV3 7; HH #néatt.:D>V MaÈm ¦ Ns- \t\t -U____; seulement, il est difficile de distinguer cet homme mécanique d\u2019un homme ordinaire.Mais les inventeurs ont beau être très adroits, il ne leur est pas permis de donner tin coeur et un cerveau â leurs automates.Le bonhomme fabriqué par l\u2019inventeur de Berlin peut saùs doute très bien causer, mais je doute que même sa plus belle déclaration d\u2019amour pourrait suffire à une jeune fille.Il paraît qu\u2019un industriel des plus ingénieux a fait fabriquer un lit dissimulant une boîte à musique qui fait entendre, dès qu\u2019on est couché, une mélodie très douce, presque un murmure qui vous endort dou-oément.De plus, au moyen d\u2019un boulon, vous marquez l\u2019heure de votre réveil que des sons, ceux-là terriblement discordants, rendront inévitable et immédiat, D\u2019aillleurs si vous ne vous levez pas, au bout de cinq minutes, le fond du lit s'affaisse et vous tombez par terre! L\u2019expérience de la Maternité ésf une' période d\u2019épreuves pour presque toutes les femmes et marque distinctement une époque dans leur vie.Pas une femme sur cent est préparée, ou comprend bien, comment elle doit se soigner à ce moment.Il va sans dire que chaque femme a eu un jour ou l\u2019autre un traitement médical au temps de la naissance de l\u2019enfant, mais plusieurs arrivent à cette expérience avec un organisme non préparé à subir cette épreuve de leurs forces, et quand cet effort fatiguant est passé, leur système a reçu un choc, dont elles ont peine à se remettre.Tout de suite après, arrive la fatigue énervante du soin à donner à l\u2019enfant, et un changement distinct dans les résultats en ce qui concerne la mère.Il n\u2019y a rien de plus charmant qu\u2019une mère ayant plusieurs enfants jouissant d\u2019une bonne santé et heureuse, et c\u2019est un fait que la naissance d\u2019un enfant dans de bonnes conditions n\u2019expose ni la santé ni la beauté.Ce qui reste inexplicable c\u2019est que, malgré!\u2019évidence denerfs brisés et de santés perdues, résultant d\u2019une condition non préparée, ces femmes persistent à se risquer aveuglément à cette épreuve.Est-ce parce que cette expérience leur arrive, sans qu\u2019elles aient le temps de la prévoir.Elles ont amplement le temps de s\u2019y préparer, mais pour la plupart, elles risquent la chance, mais payent par le châtiment.Dans bien des intérieurs auparavant sans enfant, il y en a maintenant, parce que le Composé Végétal de Lydia E, Pinkham a rendu ces femmes à leur état normal, pleines de santé et de forces.Toute femme qui désirerait des avis particuliers, ayant rapport à ce sujet, est cordialement invitée à écrire à Mrs.Pinkham, à Lynn, Mass.Sa lettre sera gardée strictement confidentielle.Les Extraits Culinaires ÎyoiX eFïnkh/C Sont les plus fins, les pins riches, les plus économiques.Défiez-vous des imitations.HENRI JONAS & Cic, Fabricants 391 rue St-Paul.Montréal.Profitez de l\u2019Occasion S\u2019il vous faut un costume ou un paletot d\u2019automne, pourquoi vous priver?En profitant du crédit que nous vous offrons et de l\u2019avantagé de régler, ,à raison de $1.00 par semaine, vous pouvez être des mieux habillés! Garmaise Bros.673, Ste-Catherine Est therine Est, près de la rue Visita- 34 LE SAMEDI GUERLAIN ®| m m m FONDEE en 1828 Usine a Becon m Bru 'erej*2 Paris Avec ses plus respectueuses civilités Guerlain se permet d\u2019appeler l\u2019attention de son élégante clientèle sur la liste ci-après de ses articles : PARFUMS POUR LE VAPORISATEUR : Quand vient l\u2019Eté.Rue de la Paix.Après l\u2019Ondée.Sillage.Bon Vieux Temps.Jicky.Chypre de Paris» Tsao-Ko.Employé suivant les directions, le Dr J.D.Kellogg\u2019s Dysentery Cordial apportera du soulagement dans les cas lels plus graves d\u2019indispositions de Pété.Aussitôt que l\u2019attaque se produit, on ne doit pas perdre de temps à requérir le secours du Cordial.Il agira immédiatement sur l\u2019estomac et les intestins et calmera l\u2019irritation et la douleur.Un essai convaincra n\u2019importe qui de la vérité de ces assertions.Eau de Cologne Hégémonienne.Eau de Cologne Impériale.Eau de Toilette Gardénia.Eau du Coq.Sapoceti, savon pour la toilette.Crème de fraises.Crème Secret de Bonne Femme.Poudre Ladies in all Climates.Rose du Moulin (rougepour le visage).Un projet, dont la réalisation est prochaine, allouera une indemnité aux membres de la Chambre des députés italienne, soug forme de cachets.Ces cachets seront de $8 par séance.Da Chambre tenant en moyenne cent cinquante séances un député assidu à ses travaux toucherait donc $2,000 par an.EVITEZ LA GRIPPE i.Ï;.a en soignant cette indisposition, légère au début, qui s\u2019annonce par de la courbature, des douleurs dans tout le corps, des maux de tête, du rhume de cerveau, de la fièvre et qui, faute de soins, tend à s\u2019aggraver très rapidement.Les Cachets Gauvin CONTRE LE MAL DE TETE Gauvin's Headache Wafers ill mr pris au début de l\u2019accès et suivant les directions, feront disparaître tous ces symptômes d\u2019un mal qu\u2019il, faut combattre sans délai: c\u2019est le seul moyen d\u2019éviter la grippe qui fait, chaque année, des milliers de victimes.Cher Monsieur Gauvin, je suis qujefc à la névralgla depuis de longues années ; j'ai essayé bien des remèdes, mais ce sont encore les Cachets Gauvin quim\u2019ont fait le plus de bien.Bien à vous, B.E.Goyette, Montréal.En vente partout: 25 cts la boîte.J.A.E.Gauvin, Pharmacien-Chimiste 850 rue Ste-Catherine-Est, Montréal.De toutes les prodigalités, la plus blâmable est celle du temps.On se souvient de cet individu qui tenait' en ses dents une pièce d\u2019artillerie pendant qu\u2019on y mettait le feu et de cef autre qui arrêtait les boulets au passage.A I\u2019Hippodrome, à Paris, un certain Jorgnery épaulait une pièce de canon comme un mousquet.Celui-là se faisait projeter dans les airs par la détente d\u2019un énorme ressort à boudins dissimulé dans la gueule d\u2019un large mousquet et accompagné par une explosion de poudre qui achevait de donner l\u2019illusion d\u2019un coup de canon.nmmm il muni nu WMM .W.V.WJR! st* ?\u2022 WM .^ wmm h ÿc mil Wmm Une scène de \u201cThe Fair Co-ed\u201d au His Majesty, la semaine prochaine INQUIETUDE la De père, (lisant).\u2014On annonce fin du monde, comme étant prochaine, et spécialement poui]e jour de Noël.L\u2019enfant.\u2014Avant ou après dîy papa.\u2014Mon enfant ne dort Pas ia nuit, je ne sais comment faire., \u2014O\u2019est bien simple.Dès queie nôtre se mettait à crier, je n\u2019aiis qu\u2019à allumer la lumière.Il s\u2019inu'i.nait qu\u2019il faisait jour et ferait alors les yeux.Des femmes sont extrêmes; e>s sont meilleures ou pire que les lut- ines.Deux choses remplissent l\u2019âme ci-ne admiration et d\u2019un respect tl-jours nouveaux à mesure que 1-prit s\u2019y attache davantage: le |i étoilé au-dessus de nos têtes, la ii g sociale au dedans de nos coeurs|- m Kant.des CARMES BOYER contre : ÉTOURDISSEMENTS, MALAISES, etc.En prendre sur du sucre, après un ooup, une chute, une émotion.tllHS : BOUSIER F-,15»7,Ru.Rotrt-ltai.Montréal.LES INCORRIGIBLES \u2014Bonjour, bé'bé, dit un mo! sieur; tou papa est-il là?\u2014Non, monsieur, papa est al chez le dentiste pour faire arra ger les dents à maman.\u2014Ah! \u2014Oui, mais maman est là ! ENTRE POETES \u2014Oui, mon cher, j\u2019ai presqi terminé ma tragédie, mais je i \\ sais pas comment faire mour mon héros d\u2019une façon origina à la fin du cinquième acte.\u2014Si tu lui lisais simplement 1< quatre premiers.LES GAFFEURS \u2014Vous connaissez la plage d( Petites-Roches ?\u2014Heu! une plage bonne pou J les imbéciles.\u2014Nous y allons tous les ans D\u2019expérience arrive à temps pou vous expliquer vos insuccès d passé.Elle arrive trop tard pou vous assurer des succès dans l\u2019avf 1 nir. LE SAMEDI 86 Lawrance D\u2019Orsay, dans \u201cThe Earl of Pawtucket\u201d, au Princess AU PRINCESS \u2018The Earl of Pawtucket,\u201d tel est le lire 1 t e de la pièce qu\u2019il nous est donné ori[ Applaudir cette semaine au théâtre Fncess.Cette charmante comédie e trop avantageusement connue Pir qu\u2019il nous soit nécessaire de la Psenter au public.principal rôle est exécuté par ^ Lawrence D\u2019Orsay, une étoile de kscène anglaise, et cette agréable s prise suffit pour attirer la foule a théâtre Princess.Ues autres artistes de la semaine 11 le cèdent en rien à ce dernier et Ms ont à coeur de remporter un Limphe éclatant sur toute la ligne.U les k y orchestre a préparé les plus joli morceaux de son répertoire, pour ^circonstance, et l\u2019on passe des hires délicieuses à ce -lieu d\u2019amuse-nit.tel0 ¦['i .(({i lomme 'vermicide il n\u2019y a aucune ^ Pparation (qui égale le Mother'Gray'1 Worm Exterminator.Il a sauvé ; l£vie de quantité .d\u2019enfants.THEATRE FRANÇAIS Grâce aux- délicates attentions du populaire gérant, M.Jack Hooley, le théâtre Français nous offre, cette semaine, un des plus magnifiques programmes qui se soient encore vus.Les différentes scènes de vaudeville sont des mieux interprétées et les artistes ont remporté jusqu\u2019ici un triomphe sur toute la ligne.Le public ne saurait trop encourager un lieu d\u2019amusement comme le théâtre Français ou d\u2019agréables surprises nous sont toujours réservées pour la somme insignifiante de dix eentins.Sept numéros spéciaux sont exécutés chaque semaine et nous avons de plus le plaisir de voir se dérouler sous nos yeux plusieurs spectacles d\u2019actualité,, grâce aux superbes vues qu\u2019on y représente.Qu\u2019il suffise d\u2019ajouter que le tout se passe dans une salle tout à fait confortable et nous sommes convaincus que, la foule se fera un devoir de juger par elle-même.Livre sur la Surdité Gratis V.I -O Comment recouvrer la faculté d\u2019entendre CHRONIQUE THEA T RALE THEATRE NATIONAL HIS MAJESTY flort J eït îJi| '¦M ier- je 1 r « J '««J Assurément, la direction du théâ-t National a l\u2019intention de satisfai-je public de plus en plus.Après [drame et la comédie, on nous offre été semaine une des pièces historiés les plus célèbres.\u201cLe Roi sans lyaume\u201d soulève, en effet, 'des ap-j.udissements enthousiastes et l\u2019on cnprend pourquoi les salles sont tijours combles à ce lieu d\u2019amuse-i;nt.Mos vaillants artistes exécutent 1 r rôle à la perfection et tous ont c)it à nos plus sincères felicitates.3ue dire de la mise en scène et c! magnifiques décors?Tout con-tbue à faire du théâtre National le pilleur endroit de la ville, pour ] ser de délicieux instants.La direction du His Majesty n\u2019oublie rien pour satisfaire le public au possible.Depuis l\u2019ouverture de la saison, les meilleures comédies musicales ont été mises à l\u2019affiche et exécutées par des troupes de premier ordre.La semaine dernière il nous était donné de rire aux larmes en assistant aux représentations du \u201cSecrétaire Privé\u201d; cette semaine \u201cThe Fair Coed\u201d soulève des applaudissements enthousiastes.C\u2019est un nouveau succès pour le His Majesty et nous nous faisons un plaisir 'de féliciter la direction.Les rôles sont tenus à la perfec-* tien, la mise en scène est très soignée et plusieurs décors spéciaux ont été brosssés pour la circonstance.*7Aa NEW CURE Sor DEAFNESS ând HEAD NOISES BY DEAFNESS SPECIALIST SPROULE merits utiles aux personnes sourues.ri expli les sourds n\u2019entendent pas, les' maladies qui bourdonnements ou des bruits d\u2019oreilles.Il vent se boucher et les différents organes de tout, cependant, il indique comment la vent être guéris de façon à permettre d\u2019ent ment beaux de l\u2019oreille et de ses différentes Un nouveau livre excessivement intéressant, qui parle de la Surdité et comment vous pouvez la guérir tout à fait, est donné absolument gratis par l\u2019auteur, un célèbre spécialiste connu universellement pour ses grands succès contre la Surdité.Ce livre devrait être lu immédiatement par tous les sourds parce qu\u2019il contient .es derniers procédés relatifs à la nouvelle méthode de guérir la Surdité sans opération chirurgicale ni douleur et sans inconvénient pour vos occupations journalières.Le Spécialiste de la Surdité, Sproule, qui a écrit ce livre, est gradué en médecine et en chircrgie de l\u2019Université de Dublin, Irlande, et a été médecin de la poste royale britannique, service naval.Pendant vingt-cnq ans il a étudié et guéri la Surdité et dans les pages de son livre on reconnaît sa sympathie réelle pour tous ceux qui souffrent de cette affliction.Cet excellent livre est, du commencement a la fin, plein de conseils et de renseigne-que tout ce qui concerne l\u2019oreille, pourquoi causent la Surdité et pourquoi l\u2019on a des montre comment les conduits auditifs peu-délicats de l\u2019oreille être affectés.Le meilleur Surdité et les bourdonnements d\u2019oreille peu-endre nettement.Des dessins particulière- Ecrivez pour ce Livre Aujourd'hui et lisez-le soigneusement d\u2019un bout à l\u2019autre.Il vous donnera, sans aucun frais, tout ren- seignement que vous .pouvez désirer relative ment à la Surdité et à sa guérison.Souvenez-vous que ce livre vous sera envoyé et cela sur simple demande.Tout ce que vous avez à faire, c\u2019est d\u2019écrire votre nom et adresse complète sur les lignes pontillées, de détacher le coupon et de l\u2019envoyer par la poste à Spécialiste de la Surdité, Sproule, 409, Trade Building, Boston, Mass.Ecrivez en français ou en anglais.Coupon gratuit pour le livre sur la Surdité Nom Adresse DEBARRASSEZ-VOUS DE VOS Coquerelles, Punaises, Mites ET AUTRES INSECTES En faisant usage du célèbre INSECTICIDE C\u2019est une préparation hygiénique et désinfectante.Cette préparation se vend 25c canistre d\u2019un demiard.75c canistre d\u2019une pinte.(Avec évaporisateur gratis) $1.25 canistre d\u2019un demi-gallon.$2.00 canistre d\u2019un gallon.(Gros évaporisateur 75 cts) En vente chez les Pharmaciens et Epiciers.THE SAPHO Mfg.Co., Dept M.Dept.M.506 rue Duluth TELEPHONE EiST 3179 C\u2019EST POURTANT VRAI \u2014Georges, qu\u2019avez-vous dit 'à mon père pour lui faire agréer votre demande?i\t! ¦\t.\u2014Je lui ai iparlé d\u2019un riche parent qui bientôt me sera très utile.\u2014Tiens! vous m\u2019aviez dit que vous n\u2019en aviez aucun.\u2014-Oh! je le sais, mais, vous comprenez, après le mariage, j\u2019en aurai un\u2014votre père lui-même!.sucre, LE SAMEDI 36 LE WHISKEY RETIENT SES VICTIMES Jusqu\u2019à ce qu\u2019elles soient délivrées par la merveilleuse Prescription Samaria L\u2019alcool- enflamme et irrite l\u2019estomac et affaiblit les nerfs.L\u2019ivrogne régulier ou périodique est souvent forcé de boire contre son gré à cause de son état physique anormal.La Prescription Samaria arrête l\u2019envie de boire, calme les nerfs, ramène la santé et rend la boisson désagréable et nauséabonde.Ce remède est sans goût, sans odeur et peut être donné avec ou sans la connaissance du patient.Des.milliers de foyers canadiens ont été sauvés de la misère et de la honte par des femmes, des mères ou des filles dévouées, au moyen de ce remède canadien merveilleux.L\u2019argent auparavant employé en liqueurs a ramené le bonheur, le confort domestique, l\u2019éducation et le respect dans des familles qui étaient, autrefois, dans le besoin et au désespoir.Lisez ce qui suit, de la part d\u2019une fille dévouée qui a guéri son père: \u201cJe désire vous apprendre que la Prescription Samaria a guéri mon père.Je lui ai donné les tablettes dans son thé et maintenant il déteste les liqueurs autant qu\u2019il les aimait.\u201cVous penserez peut-être que ce n\u2019était pas un ivrogne invétéré, bien au contraire, il avait l\u2019habitude de rentrer ivre à la maison; chaque soir.\u201cJe parle à tout le mondé de l\u2019excellence du remède Samaria et je suis sûre qu\u2019on vous bénit pour le bien qu\u2019accomplit votre remède.\u201d.Mlle F.Bordeaux, Quê.Maintenant, si vous connaissez quelques familles ayant besoin de ce remède parlez-leur-en.Si vous avez un ami ou un parent qui est à contracter cette habitude, aidez-lui à se délivrer de cette terrible passion.La Prescription Samaria est employée par les Médecins et les Hôpitaux.PAQUET A ESSAI gratis de la Prescription Samaria et brochure contenant tous les détails, témoignages et prix, dans une enveloppe ordinaire, cachetée, envoyés gratis et franco à tous ceux qui le demanderont en mentionnant ce journal.Correspondance des plus confidentielles.Ecrivez aujourd\u2019hui.Adressez: THE SA MARIA REMEDY CO., Dapt.40, 49 Colborne St, Toronto, Can.puriflcateur du sang, de racines sauvages, pour toute maladie.Décrivez votre cas.En rente partout, 6 cts pour échantillon.Agents demandés.Mme J.!.Royer, Manchester, N.H., et Manson-vllle, P.Quê.UNE BONNE IBEE mm Ce cher Paul! Il était vraiment dans l'embarras et ne savait où faire teindre son habit.Aussi, pour lui causer une agréable surprise, je l\u2019ai conduit à la teinturerie Dechaux, 62 et 570 Ste-Cathérine Est! (Demandez notre livret, gratis par la poste, à l\u2019une ou l\u2019autre des adresses ci-degsus), VARIETES Les plus beaux discoureurs ne sont pas les plus sages.\u2014Andrieux.Voulez-vous qu\u2019on croit du bien de vous?N\u2019en dites pas.\u2014Pascal.La vérité, comme l\u2019huile, s\u2019élève au-dessus de tout.\u2014Prov.espagnol.-O- La résignation est le bonheur de ceux qui n\u2019en ont plus.Redoutez le jeu qui vous dérobe trois excellentes choses: le temps, l\u2019argent et la conscience.Il est quelquefois pénible de faire son devoir; ça ne l\u2019est jamais autant que de ne pas l\u2019avoir fait.Etre poli avec un .sot, c\u2019est s\u2019en isoler.Quelle bonne politique\u2014Barbey d\u2019Aurevilly.N\u2019oublions pas que nous n\u2019avons pas de plus grands ennemis que les lettres que nous avons écrites.\u2014A quoi penses-tu, Jeanne?-\u2014Moi?A rien, â toi, si tu veux! \u2014Merci! La reconnaissance parfume les grandes âmes et s\u2019aigrit dans les petites.\u2014Eontenelle.On rend souvent la froideur pour \u2019orgueil et la timidité pour la fo- Toujours l\u2019homme est sujet aux :apricea du sort.Et son premier repos est celui de a mort \u2014iScudéry.Ferme en tes sentiments et simple lans ton coeur.Aime la vérité, et pardonne à \u2019erreur,\u2014-Voltaire.Un joli mot d\u2019un des plus jeunes académiciens, que nous recommandons aux méditations des pessimistes et des misanthropes: \u201cLa bienveillance est la moitié de la clairvoyance.Ne vous arrêtez pas à examiner le mal que font les autres, mais songez seulement ou bien que vous devez faire.\u2014Saint Jérôme.Qui n\u2019a pas de fortune n\u2019a pas de crédit.Qui n\u2019a pas d\u2019enfants n\u2019a pas de force.Qui n\u2019a pas de famille n\u2019a pas d\u2019appui.Qui n\u2019a pas de femme douce n\u2019a pas de repos.Qui n\u2019a pas de tout cela n\u2019a pas de soucis.Les plus ignorants sont parfois assez clairvoyants pour apercevoir les défauts des autres tandis que les plus savants ne veulent pas voir leurs propres vices.\u2014?M^Sime chinoise, La politesse est le meilleur bâton de longueur qu\u2019il y ait entre soi et les sots\u2014un bâton qui vous épargne même la peine de frapper.Rien n\u2019est si dangereux qu\u2019un ignorant: Mieux vaudrait un sage ennemi.\u2014 La Fontaine.\u2014o\u2014 Par une extravagance une autre est [abolie; D\u2019âge en âge on ne fait que changer [de folie.Un mot malheureux nuit plus que ne sert un trait d\u2019esprit.Voilà pourquoi il y a plus d\u2019avantage à se taire qu\u2019à parler.-O- Quand on vit avec les méchants, on devient nécessairement ou leur victime ou leur disciple; lorsqu\u2019on fréquente, au contraire, les hommes vertueux, on se forme à l\u2019imitation de leur vertu ou du moins on perd, tous les jours, quelque chose de ses défauts.\u2014Agapet.-\u2014Je te jure que tu embellis de jour en jour, dit un mari aimable à sa moitié.-\u2014Voillà des années que tu me chantes cette antienne Si c\u2019est vrai, quel monstre étais-je donc quand tu m\u2019as épousée?Confondre la richesse avec le bon heur, c\u2019est prendre le moyen pour le but.Autant vaudrait croire qu\u2019un couteau et une fourchette peuvent vous donner un bon appétit.Il est une chose que tous désirent atteindre sans ignorer qu\u2019elle amène la tristesse et tout un cortège de maux: c\u2019est la vieillesse.Il est bien rare qu\u2019un bavard soit méchant, tiens-toi bien en garde contre les gens froids, au visage de marbre, là la parole lente et mesurée.Ce sont des personnes trop prudentes pour n\u2019être pas trop habiles.Les plaisirs de la jeunesse reproduits par la mémoire sont des ruines vues aux flambeaux.\u2014 Chateaubriand.Prends toujours le plus court chemin; c\u2019est celui de la nature.Il consiste ;à faire et à dire ce qu\u2019il y a de plus droit.Cette façon de vivre épargne là l\u2019homme beaucoup de peines et de combats; elle le délivre du soin de ménager toute sa conduite et d\u2019user d\u2019adresse.\u2014Marc-Aurèle.Un pays où les droits politiques des femmes sont reconnus depuis des siècles et où, sauf l\u2019éligibilité ils s\u2019exercent tous, c\u2019est l\u2019île de Man, dans la mer d\u2019Irlande.Les deux Chambres y sont nommées à la fois par des hommes et par des femmes.Pour le 1 Y * 13* % pSjei Bébé ¦\u2014de même qtr pour tous le besoins de la toi lette on ne sau raifc trouver m savon aussi bor que le \u2018 \u2018 Baby\u2019 ; Own\u201d ni aussi bon marché, Albert Soaps Ltd., Montréal.Wk r- r i-oi Méfiez-vous des contrefaçons et im\\ tions.N'achetez que le véritable \u201c Baby's Own\".& 198 Ste-Catherïne Ouest, Montréal FONDE en 1895 Les Cours ont commencé le 15 an Prospectus sur demande.Une visite sollicitée.Tel.Main 309.ANGUS CAZA.Prln Nos DEIS sont très bee iit; ¦ naturelles ranties.Instit [¦le a Dentaire, Fr j - co - Amérim (incorporé).» But : 162, RUE ST-DENIS,.MONTRIL Suppressions certaines des vent.Lorsque les aliments non digés restent sur l\u2019estomac, ils se form t des gaz qui provoquent des doules et de l\u2019oppresgion dans la rëgti stomacale.Les rots qui en résultt sont désagréables et le seul mon de les empêcher c\u2019est de remote l\u2019estomac en bon état.Les Pilus Végétales de Parmelee feront ce.Des instructions faciles accom gnenf chaque paquet et un trai-ment par ce® pilules suivi systénu quement guérira sûrement.o C\u2019EST VRAI! \u2014Croyez-moi, mon cher Alphom vous serez beaucoup plus henrei-quand vous achèterez votre comp; chez notre populaire tailleur, M.Desourdy! (\u2019M.Désourdy donne des livrets i mode.Envoi également par la P(' te).* L\u2019homme bon porte son coeur s' sa langue; l\u2019homme prudent poi1 sa langue dans son coeur. LE SAMEDI K T ,a Qarcli :°nir6al.Jj4 petit livre illustré de Julia C.Richard \u201cLE GUIDE DE LA FEMME\u201d traite des questions qui sont pour la femmes d\u2019un intérêt intense.Il donne des conseils aux Jeunes filles et aux femmes de tout âge et dans toutes les situations.Des milliers de femmes qui ont souffert de maladies de la matrice et des ovaires ou d\u2019autres maladies spéciales aux femmes, ont trouvé que ce livre était inestimable et ont envoyé de partout leurs témoignages de reconnaissance.Ce petit livre est envoyé gratu i t e -ment à toute personne qui enverra 10 centins pour le«s frais de poste.Julia C.RICHARD, Boîte 996, MONTREAL.» Le Lait Homogénéisé aur entia La question du lait pur, complet, '-grilisé et à l\u2019ordre du jour de la Dfession Médicale et du Public.;f: I lait \u201cLaurentia\u201d, stérilisé, ho-'//t,y ngénéilsié est le lait par excellence, f\\et complet, divisé mécanique-rnt et à haute pression, ce qui le r.d facile à digérer, sans sacrifier s propriétés nutritives.Il est à : 'e 15» >reuve des microbes et des frau-üt,,illiirs; il se conserve indéfiniment came du vin en bouteilles\u2014c\u2019est 1,résultat de l\u2019;homogénéisation -\u2014 ____Lcédé précieux, merveilleux, qui Noj rsr ond à toutes leg exigences des ™ w» fgiénistèg et des médecins.De-nndez-le à votre épicier, c\u2019est la X.Canadienne de Produits Agrico-1 Limitée qui le prépare avec les Sus les plus méticuleux à son usi- co ¦ Ait, (incorpori).¦ ¦ 1I0Ü1M es des vei non di| ils se for [ des dois ss la fl i es réa e seul nr de reffi Les K d de Lacolle, P.Q.Jusqu\u2019au XVIIIe siècle, le suicide était puni sur le cadavre du suicidé même: on le traînait sur une claie, face contre terre et pendu par les pieds.Il 'était ensuite privé de sépulture.# Les longues chevelures et le port de la barbe furent longtemps combattus par l\u2019Eglise: de Louis VII aux Valois, tous les rois de France se firent raser.La barbe reparut avec les Valois.Les élégants d\u2019alors parfumaient la leur et la garnissaient de glands et de galons d\u2019or.# Sirius est réputée l\u2019étoile la plus tproche de notre globe.Sa distance est pourtant considérable.En supposant que nous puissions nous transporter juslqu\u2019à elle, nous verrions de là l\u2019espace entier de 170 millions de milles compris entre les deux extrémités de l\u2019orbite terrestre, sous un angle à peu près nul.En sorte que le soleil, la terre et la lune, ne formeraient plus pour nous qu\u2019un seul point à peine vigible.L\u2019épaisseur d\u2019un cheveu suffirait pour éclipiser à nos yeux ces trois corps volumineux et l'immense espace qui les sépare.A Séville, 'Espagne, le duc d\u2019Orléans, après avoir prêté serment comme président d\u2019une des confréries qui prennent part aux processions des jeudi et vendredi saints, a fait, à la suite d\u2019un voeu, le trajet pieds nus, devant la foule énorme qui assistait au défilé de la procession.* Un savant italien a établi que le sérum du sang de l\u2019anguille constitue un poison violent.Des chiens, des lapins, des cobbayes, après injections £¦> : - ¦ \u2018: V\u2019.\u2019î |S -A \u2022\" «\u2022&?¦ a , ?k'H.: && ig^ :\tA .- - Un journal du soir annonçait Jernièrem ent qu\u2019un tunnel serait bientôt construit sous la rivière St-Laurent, reliant l\u2019île de Montréal au coté sud.Les noms des parties intéressées ont été mentionnés et la nouvelle a produit un merveilleux effet sur la valeur de chaque terrain.On constate aujourd\u2019hui une augmentation de 5o°/c et les prix atteindront sous peu un profit de IOOO°/o.Profitez donc de cette occasion inespérée; toutes les informations voulues vous s nt d\u2019ailleurs fournies chez C.G.COTTRELL te Coupon-prime du \u201cSamedi\u201d Tout lecteur du \u201cSamedi\u201d qui achètera un lot à TUNNEL CITY et présentera ce coupon au propriétaire, M C.C.Cottrell, bénéficiera d\u2019une remise de 5 p.c.(cinq pour cent) sur le prix de vente.Le Courtier en Immeubles du Haut de la Ville ouvert le soir 509 RUE STE-CATHERINE Ouest Tels.up.2990 et 1728 3ème porte à l\u2019ouest de la rue Peel "]
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