Le samedi, 1 mars 1916, samedi 18 mars 1916
[" 40 PAGES Lire: Page 6, Les Aventures de Charlie Chaplin.40 PAGES J&Sa/medi/ VOL.XXVII, NUMERO 41 MONTREAL, 18 MARS 1916 Journal Illustre Hebdomadaire Le Numéro 6 Cts ¦ \u2022 'p .T ~ .'\u2022\t¦*' J# 'V #'!-11 '' ^ '?¦ Æ -4 ,¦ .\"i a lüi s > i iïw-ff'ï- !¦ A' VA! ¦* Sêfcv j.¦ Xii-,- «§ S - \" -;X ;r.Calmes instants.AÂ: mgm 2 LE SAMEDI Vol.27, No 41, Montréal, 18 Mars 1916 La Beauté est le Reflet de la Santé I\tA BEAUTÉ est simplement le reflet 1 de la santé physique.Elle seule est capable de conserver au teint l\u2019éclat radieux de la jeunesse et de la fraîcheur ; aux yeux et à tout le visage, l\u2019expression accomplie qui nous charme et nous attire.Les visages fanés, desséchés, ridés et blêmes indiquent bien les ravages causés par la faiblesse, l\u2019anémie, la neurasthénie, résultats d\u2019une nutrition vicieuse et de la pauvreté du sang.Si votre visage commence à porter les traces de la débilité, n'essayez pas, surtout, des artifices factices pour cacher les marques de vos malaises, mais prenez, tous les jours, avant chaque repas, un verre à vin de VIN ST-MICHEL et tous ces malaises, qui nuisent à votre beauté, disparaîtront, votre sang redeviendra riche en globules rouges et en fer.Le Vin St-Michel est un vin délicieux et le meilleur des toniques reconstituants.Il donne la vigueur aux forces épuisées, fournit aux nerfs ébranlés un pouvoir de résistance continu.- II\tsoulage, suralimente, fortifie et reconstitue.Le VIN ST-MICHEL se prend à la dose d\u2019un verre à vin avant les repas et chaque fois que le besoin s\u2019en fait sentir.Michel MOCUI fhmti mvenfuiflf.BOIVIN, WILSON & CIE, LIMITEE (Seuls Agents), 468, RUE ST-PAUL 0\u201e MONTREAL EASTERN DRUG CO., BOSTON, MASS., Agents pour les Etats-Unis.LE NUMERO D\u2019AVRIL DE LA REVUE POPULAIRE CONTIENDRA UN ROMAN COMPLET SENTIMENTAL ET AMUSANT: Y- JL\u2019SEBITyyG-E 3D TU CABCASSOTJ, par Charles Solo.DANS LE No DE MAI, PARAITRA UN SUPERBE ROMAN ILLUSTRE : \u2019\u2019TROP D\u2019OR \u2019* PAR LE OELEBRE PAUL BEBTNAY.-A LA BEVUE POPULAIRE Magazine mensuel illustré de 148 pages Poirier, Bessette & Cie, Edit.-Prop.200 Boul.St-Laurent, Montréal.Le No de Mors comporte soixante-quatre articles, un superbe roman complet et de nombreuses gravures.C\u2019est dire qu\u2019il peut fournir de longues heures de lecture attrayante pour un prix minime, la Revue Populaire n\u2019étant vendue que 10 cents seulement le numéro.Citons quelques-uns de ses articles : La Chine Portugaise, par A.Fortier.Travaux féminins.Petits sacs nouveaux.Les célèbres clefs de Metz.Travaux faciles : Un porte-parapluie.Le Trésor de la Banque-Souvenir de 1870.Le Martyre du curé de Scm-pui9.L\u2019oiseau des tempêtes.Petit dictionnaire d\u2019architecture.Huit verges cubes de diamants.Les grottes mystérieuses.Roman : M O N E T T E, par Mathilde Alanic.Le Cycie à travers les âges.(Voir art.p.142) Exercices curieux des soldats allemands.Le Travail des perles.Un combat de poissons.L\u2019avalanche, projectile de guerre.L\u2019Astrologie gratuite.\u2014Mois de Mars.L\u2019invention du fil de fer barbelé.Les femmes parlent plus que les hommes.Un animal extraordinaire : l\u2019ITydre.Les nez caractéristiques.Le cycle à travers les âges, etc.Le No du mois prochain sera également très varié.Nous y publierons comme roman: L\u2019Héritage de Car-cassou, par Ch.Solo CONDITIONS D\u2019ABONNEMENT 1>rlx :.\u2022 \u2022 f $1.00 par année .J 50c pour six mois Pour n\u2019importe quel endroit du Canada ou de.Etats-Unis (EXCEPTE MONTREAL ET BANLIEUE).COUPON D\u2019ABONNEMENT Ci-inclus veuillez trouver la somme de J $1.00 pour un an 1 50c pour six mois d'abonnement à la Revue Populaire.Nom .M., Mme ou Mille.(Bleu spécifier votre qualité) Rue .Localité .Adressez comme suit: MM.Poirier, Bessette et Cie, 200 Boul.St-Laurent.Montréal . Vol.27, No 41, Montréal, 18 Mars 1916 LE SAMEDI I ABONNEMENT (Payable d\u2019avanoe) Canada et Etats-Unis Un an .\t52.50 Six mois .\t1.25 Montrëaà et Europe Un an .Six mois .53.50 1.76 Les abonnés changeant de localité sont priés de nous donner un avis de 8 jours, l'empaquetage de nos sacs de malle commençant 5 jours avant de les livrer à la poste.1 Fondé en 1889 LE SAMEDI JOURNAL ILLUSTRE HEBDOMADAIRE Organe du Foyer Domestique PRIX DU NUMERO: 5 Cts Entered March 23rd 1908 at the Post Office of St.Alban*, Vt.f as second class matt er under Act of March 3rd 18 79.o D D o HEURES DE BUREAU : De 8.30 a.m., 46.45 p.m., tous les Jours, excepté le samedi, de 8.30 a.m., à midi.Tarif d'annonce fourni sur demande.POIRIER, BESSETTE & CIE, Têl.Main 2680,\tPropriétaires.200, Boul.St-Laurent,\tMontréal.Carnet Editorial La Bière La question du breuvage paraît être à l\u2019ordre du jour; en de nombreuses localités elle se discute et met aux prises les partisans du \u201cpour\u201d et ceux du \u201ccontre\u201d.Les uns comme les autres invoquent d\u2019excellents arguments pour défendre ou condamner ce que l\u2019on qualifie du terme'de boisson\u201d et la décision qui intervient ensuite fait autant de mécontents que de satisfaits.Et il ne saurait en être autrement; si ce sont, en effet, les boit-sans-soif qui sont les' plus forts, il en résulte l\u2019autorisation de vendre les pires mélanges qui vident le cerveau aussi sûrement que le porte-monnaie.Si ce sont les tempérants qui sont vainqueurs, ils décrètent l\u2019usage général du sirop de grenouille comme apéritif, du Obâteau-Lapompe comme digestif et de l\u2019eau sucrée comme fortifiant.Entre les deux, les héritants balancent.Les tempérants à outrance étayent leur théorie par des exemples qui ont certes une réelle valeur ; ils nient le rôle des boissons à base d'alcool comme fortifiantes et citent comme exemples les animaux les plus robustes qui s\u2019en détournent avec une véritable horreur.\u2014Voyez le cheval, disent-ils; eet animal possède la force de sept à huit bons hommes mais aussi, il ne boit que de l\u2019eau ! Essayez donc de lui offrir un petit veTre de gin ou de scotch et vous verrez sa grimace de dégoût! A quoi un boit-sans-soif malicieux pourrait répondre: \u2014Voyez donc tel ou tel moteur à alcool, il a, celui-là, la force de cinq cents bons hommes.Eh bien, remplissez-le donc d\u2019eau au lieu d\u2019alcool et vous verrez ensuite s\u2019il fait seulement la moitié d\u2019un demi-quart de tour de roue.Tous les deux ont raison sans doute mais ils partent d\u2019un mauvais principe; un homme n\u2019est ni une machine ni une bête.habituellement du moins.Disons qu\u2019il est entre les deux.En conséquence, ce qu\u2019il lui faut, c\u2019est un régime mixte, tenant de celui du cheval,et de celui du moteur.Il ne faut pas le noyer avec de l\u2019eau mais se garder également de l\u2019incendier avec de l\u2019alcool.O Il est inutile de rappeler ici tous les méfaits de l\u2019alcool ou plutôt de tous ces produits louches vendus un peu partout sous les noms les plus alléchants.-Ces effroyables mixtures qui dessèchent les muqueuses, ruinent l\u2019estomac, le foie et les reins finissent, tôt ou tard, par ramollir le cerveau de celui qui en fait abus.Nombreux sont les exemples de gens qui leur doivent la perte de leur intelligence et souvent celle de leur liberté.L\u2019usage de l\u2019alcool, surtout abusif, est donc condamnable sans appel.Mais il ne faut pas tomber dans l\u2019aibus contraire.Pin toute chose l\u2019excès ne vaut rien; le repos trop prolongé devient paresse ; le travail trop actif, surmenage ; la prudence trop accentuée, lâcheté ; le courage trop aveugle, témérité et la sobriété trop rigoureuse, malsaine et dangereuse.Malsaine parce qu\u2019elle prive le corps d\u2019éléments dont il a be- soin ; dangereuse parce que pour un tempérant trop rigoriste, l\u2019alcool a davantage l\u2019attrait de l\u2019inconnu ou du fruit défendu et que, s\u2019il cède un jour à la tentation, il sait où il commence mais il ignore où il s\u2019arrêtera.Un mouton c\u2019est l\u2019animal le plus doux; c\u2019est le plus méchant, paraît-il, quand il est enragé.Il en est de même pour l\u2019homme trop sage; quand il se met à faire des blagues, il les réussit avec une maestria que les professionnels en la matière admirent d\u2019un oeil jaloux.Ce qu\u2019il faut au corps humain, c\u2019est donc ce régime mixte qui domine le nécessaire à la bête comme au moteur et ce régime existe sous forme de boissons saines et nutritives dont la suppression totale serait de nature à causer plus de mal que de bien.Parmi ces liquides qui sont bienfaisants, à condition cela va sans dire, d\u2019en faire un usage raisonnable, il faut citer en premier lieu la bière et le vin.Le vin n\u2019est pas d\u2019un usage courant au Canada dont le climat n\u2019est pas favorable en général à la culture de la vigne.Reste la bière que l\u2019on y fabrique avec autant de facilité que partout ailleurs et dont les mérites sont réels quand elle est préparée avec soin et absorbée avec modération.Les anciens étaient du reste de eet avis; les romains et les gaulois la connaissaient et la dénommaient \u201cvin d\u2019onge\u201d.On la fabriqua longtemps sans houblon; ce fut la \u201ccervoise\u201d du moyen-âge que les anglais aromatisèrent de gingembre et de génevrier; au seizième siècle on la prépare au houblon et dès lors elle prend à peu près l\u2019aspect de celle que nous connaissons aujourd\u2019hui, blonde ou brune.Sa composition chimique prouve que c\u2019est un aliment très nutritif et le principe amer qu\u2019elle contient en fait un excellent tonique.Son usage pendant le repas est certainement de beaucoup préférable à celui du thé ou du café surtout lorsque ces derniers sont mélangés de lait plus ou moins copieusement pourvu de microbes.Rappelons en passant que ces fameux microbes se trouvent très rarement dans la bière et souvent pas du tout, la cuisson et surtout la \u2018'pasteurisation\u201d les ayant détruits.Elle est donc nutritive, tonique et hygiénique; trois qualités qui ne sont pas à dédaigner et qui justifient fort bien la mesure d\u2019exception dont certaines hautes personnalités la favorisent dans leur lutte contre l\u2019alcool.Nous savons donc à quoi nous en tenir: si nous voulons no u s dessécher comme une aiguille à tricoter, absorbons de l\u2019alcool ; si nous voulons au contraire avoir une bonne bedaine d e bourgeois respectable, buvons de la bière.Et ce n\u2019est pas le choix qui manque : il y a la blonde de Rotterdam, Maëstricht et Amsterdam; la brune de Scandinavie, 1 e lambiek, le faro, le Diest, la bière de mars de Belgique, les bières pâles ou colorées, pale-ale, porter stout et brown-stout, les mousseuses, les aroma- 11 y a surtout la bière canadienne; quand elle est bien préparée, celle-là vaut, à elle seule, largement toutes les autres.Si vous voulez avoir une bonne bedaine, buvez de la bière.'¦''V ( [fpEiiji:5iii«ll iSHilii Fernand de Verneuil. 4 LE SAMEDI Vol.27, No 41, Montréal, 18 Mars 1Ô16 OUI OU NON ¦ yifi Damien.\u2014Viens-tu de la demander en mariage! Louis.\u2014Oui, mais je ne sais pas si elle m'accepte ou non.Elle m\u2019a juste donné un coup de parapluie dans l\u2019oeil et ne m\u2019a même pas répondu.LE VIEUX SAPIN VçV 7 ri Comme un gardien fidèle, au seuil, de la demeure, Il étend ses bras noirs et dresse son pilier, lion ombre sur le sol en tournant marque l\u2019heure Et caresse le mur d\u2019un geste familier.Comme un berger, vêtu d'un manteau de verdure, Il guette, le matin, le départ des troupeaux.Et sa masse s\u2019éploie en sombre chevelure Lorsque Vadieu du soir pâlit sur les coteaux.Raquette au vert treillis, il rattrape et renvoie Le vol entre-croisé des moineaux, des pinsons, Ou- vannant, le soleil dont les râpons poudroient, Répand des pièces d\u2019or à flots sur le gazon- BIEN DONNE! La mère.-\u2014Mais, tu t\u2019es encore battu mé-chunt garçon! Il va donc falloir que je t\u2019achète encore un habit neuf! \u2014Ce n'esit rien cela, maman.Si tu vouais Louis Marceau.Il va falloir que sa mère achète un nouveau garçon! MERVEILLEUSE INVENTION Comment le singe s'arrange pour jouer une partie de cartes tout seul! Exemple à prendre; U n'y a pas de dispute comme cela, et c'est toujours \u201cQui perd, gagne.\u201d Scs feuilles que le rent rebrousse dés l'aurore Vibrant de chants d'oiseaux, de reflets grelottants, Sous la nef du ciel d\u2019août, sont un lustre sonore Qu'éteignent le silence et l\u2019ombre par instants.Son mobile rideau voilant le paysage Nous fait plus grande et plus prochaine la maison Et les astres, la nuit, pendent dans son feuillage Ainsi que des fruits d'or à toutes les saisons.Son dénie de fraîcheur abrite les veillées Pleines de vieux récits et de jeunes chansons, Et les couples, l'épaule à l'épaule appuyée, Sc rapprochent sous Varhre en y grarumt leurs noms.L\u2019ombre de nos aieux s\u2019est mêlée à la sienne Eit longtemps nos enfants y joueront à leur tour.Ce sont des mots lointains sans doute que retiennent Les murmures confus, de l'arbre aux fins de jour.Et quand l\u2019heure viendra pour lui de la vieillesse, Bon bois mort servira, de nouveau les humains; Il sera la grand'porte ou.la poutre maîtresse.Le berceau des enfants, ou la huche du pain.On le dépouillera de sa rugueuse écorce.Mais son rouvre sera la table où le labeur Familial retrouve et son cœur et sa.force.Le grand lit oit l'on, naît, où l\u2019on aime, où Von meurt.Et quand, nous quitterons nous-mêmes la lumière.Nos planches recevront.doux cercueil, notre corps.Ensemble nous irons reposer sous la terre Et nous serons, dans l\u2019ombre, arec son ombre encor.Charles DOKNIEH.-\u2022- LA GUERRE A DOMICILE M.X.\u2014Alors vous dites que vous avez combat tu durant toute la guerre?Y.\u2014Oui.X.\t\u2014'Où étiez-vous pendant la guerre?Y.\t\u2014Je n\u2019y étais pas, j\u2019étais à la maison.REPONSE INATTENDUE Luc.\u2014Papa, j'ai rêvé la nuit dernière que la me donnais un cinq piastres.Le père.\u2014Vrai, tu us rêvé cela, eh bien ! garde-le mon petit.PAS DE CHANCE Lpnm La maîtresse de maison.\u2014Je vous ai encore vu embrasser le boulanger, ce matin, Marie, dorénavant, c\u2019est moi qui prendrai le pu in.Marie.\u2014Oh ! c\u2019est bien inutile, madame,, il n'aime pas les blondes, du tout! ASSEZ POUR LE FAIRE MOURIR! Le jeune paresseux.\u2014 Voici comment les choses vont! Son jeune ami.\u2014\u2022 Qu'cst-ce Q@at ^'5®^ X.r X 1 Jfi me promenais un soir sur l\u2019une des plus belles rues de lu ville de New-York où j\u2019étais en voyage d'affaires, lorsque j'aperçus une automobile qui arrêta juste en face d\u2019un magasin d\u2019opticien, un homme descendit de cette automobile et entra dans le magasin.Alors je vis une jeune fille resplendissante de beauté qui était dans cette même automobile.i 0/\\S \u2022 ¦Ci,.2 Je rentre m'acheter une paire de lunettes, dit-il à la demoiselle, ce ne sera pas long! C\u2019est très bien, répondit la jeune fille, et elle se mit alors en frais de lire \"Le Samedi\", ce journal intéressant l\u2019empêcha de voir ce qui se passait a-u même instant autour d\u2019elle, ear Charlie avait enlevé une sorte de mascotte qui le représentait et ise disposait à la remplacer par sa propre personne.mjL: 3 Le monsieur sortit alors du magasin avec ses nouvelles lunettes, et il me regarda longtemps, puis pensant que c'était encore ma photographie qu'il voyait, il s\u2019écria: Oh! en vérité ces lunettes embellissent tout ce que je vois! 4 II tourna alors la manivelle et l\u2019engin se mit en mouvement.Alors, je lui donnai un coup de canne amical et résolus ensuite de rejoindre la.jeune fille qui était dans l\u2019automobile.5 Ainsi je sautai vivement sur le siège et pendant que l'autre se plaignait du coup de canne qu'il venait de recevoir, je m\u2019installai confortablement près de la belle jeune fille.?P O f c O glû-U-2' Site 0 Et nous partîmes tous deux vers le pays des rêves, laissant notre pauvre monsieur dans un tourbillon de poussière; je conduisis alors ma balle demoiselle dans un café où nous prîmes un excellent dîner, suivi d\u2019une joyeuse après-midi.UNE CLIENTE SERIEUSE Mlle Adélaïde Oasteljaloux ne se lassait pas d\u2019admirer dans la glace la robe nouvelle\u20147'.Assurément, ça doit être bien bon de fumer un gros inure dérobé dans la boîte à papa.1ms premières inuffées de fumée sont en effet délicieuses mais le plat-tr ne dure pas longtemps.Au bout île deux minutes, le inarc a pris le» proportions d\u2019un ballon dirigeable et irocuré au jeune imprudent toutes les sensations d un nul de mer des mieux réussis.PAR COMPLAISANCE L'ami.\u2014 Et vous dites que votre voisin n\u2019a aucun mal?Le docteur.\u2014Absolument aucun.L\u2019ami.\u2014 Alors pourquoi l\u2019avez-vous envoyé aux bains de mer?Le docteur.\u2014Pourquoi?parce que sa femme désirait y aller.MOINS DOULOUREUX 1er tramp.\u2014 Qu\u2019entendez-vous par ces mots : pendre quelqu\u2019un en effigie.2e tramp.\u2014 C\u2019est quand au lieu de pendre l'homme on pend son portrait.1er tramp.\u2014 Eh bien, si j\u2019étais pour être pendu, .i\u2019aime-rais mieux être pendu de cette façon.LES MAUVAIS MOMENTS DE LA VIE IA A Vous avez beau, avoir six pieds de hauteur et peser deux cents livres, je vous assure que vous ne vous sentez pus bien gros devant le papa de votre blonde quand vous allez lui demander la main de sa fille.Le bonhomme n\u2019eût-il que la corpulence d'un minnow, il vous paraît gigantesque et son terrible: \u201cQu'est-ce quec\u2019estf\u2019\u2019 vous remue jusqu\u2019au fond de l'âme. 8 LE SAMEDI Vol.27, No 41, Montréal, 18 Mars 1918 .o^».; >*\u2022! :v; '-;¦>¦ c:'\u2022\u2022¦\u2022\u2022\u2022\t« 'vttswgfixastgSk Un Mardi-Gras Mémorable L\u2019Aventure de Némorin Jobinet par Louis Roland Quand Némorin Jobinet vint au monde, la terre ne cessa pas de tourner, le soleil d\u2019éclairer, ni le St-Laurent de couler.Rien ne pouvait alors faire prévoir la situation prépondérante qu\u2019occuperait un jour le susdit Némorin dans la société, aussi l\u2019évènement passa pour ainsi dire inaperçu.C\u2019était d\u2019ailleurs un jour de Mardi-Gras et il y avait, ce jour-là, suffisamment de masques dans les rues pour que l\u2019on ne se préoccupât en aucune façon de celui qui venait d\u2019augmenter, d\u2019une unité, la respectable famille Jobinet.Car, il faut le dire, le jeune Némorin était superbement laid.Au point que la jeune Sophronie Jobinet, de retour de la promenade, s\u2019était écriée en le voyant: \u2014Tiens! un p\u2019tit singe!.Sur quoi, Philéas Jobinet, avec la supériorité que lui donnaient ses dix.huit mois de plus que sa soeur, avait répliqué : \u2014Lâehemoé avec ton \u201cehinze\u201d\u2019 t\u2019as donc d\u2019là confiture de beluets plein les yeux, tu voés pas qu\u2019c\u2019est un p\u2019tit z\u2019ours?.Mais le père Jobinet avait coupé court à toute discussion en disant : \u2014.Paix là, les mioches! C\u2019est les sauvages qui ont passé par icite, pis, y vous ont apporté un p\u2019tit frère.C\u2019est.Némorin qu\u2019y s\u2019appelle.O Esprit simple mais bon travailleur, il avait su gagner la confiance d\u2019un gros propriétaire, M.Ledoré qui l\u2019employait, selon la saison, à divers travaux dont il s\u2019acquittait fort bien.En été, Némorin faisait du jardinage; en hiver, il chauffait la fournaise et pelletait la neige et, entre temps, il cultivait pour son propre compte quelques carrés de patates et de tomates qui poussaient à merveille.Avec tout cela, Némorin vivait dans le bonheur et, si on lui avait demandé de formuler quelque souhait, le ibrave homme eut été fort embarrassé.Pour lui, la politique c\u2019était de l\u2019hébreu, le commerce c\u2019était la possibilité de pouvoir toujours acheter en suffisance le bon tabac eanayen dont il bourrait son brûle-babi-nes et le plaisir, c\u2019était de bien digérer tout ce qu\u2019il mangeait.A part cela, il ne désirait rien.Némorin était un sage.Or.un jour, M.Ledoré résolut de lui donner une bonne distraction.ou peut-être de s\u2019en procurer une là lui-même.\u2014Némorin, lui dit-il, c\u2019est demain le mardi-gras.Tout le monde se déguise et vous, vous allez faire comme les autres.\u2014Hein?me déguiser?En quoi donc et pour quoi faire?\u2014En millionnaire pour assister là un grand bal que je donne demain soir chez moi.Ça vous va?\u2014Ça me va.ça me va.Ça dépend! Et où ça donc que je trouverai le déguisement?\u2014Ne vous inquiétez pas de cela.Nous sommes à peu près de la même taille, je vous fournirai les vêtements.Nous aurons pas mal d\u2019invités à la maison et, comme ils ne vous connaîtront pas, je vous ferai passer pour mon oncle.Vous aurez donc toute liberté de parler et d\u2019agir à votre guise; vous vous comporterez chez moi comme si vous étiez chez vous.\u2014Mais, dit Némorin après avoir réfléchi un instant; c\u2019est que je ne connais pas les belles manières.\u2014Vous n\u2019avez pas besoin de les connaître, au contraire.Vous serez un oncle de retour de l\u2019Amérique du Sud après avoir fait fortune dans les plantations de caoutchouc.les spéculations.n\u2019importe quoi.Vous raconterez un tas d'histoire à mes invités et vous répondrez à leurs questions comme bon vous semblera.\u2014Ouais! pensa Némorin, le bourgeois me croit aussi bête que laid; il veut s\u2019amuser à mes dépens et voir la tête que je ferai au milieu de tout le beau monde qu\u2019il a invité.Attends, mon bonhomme, Némorin fera peut-être rire, mais pas comme tu le crois.\u2014Voyons, que dites-vous de ma proposition ?réitéra M.Ledoré.-y-Cc que j\u2019en dis?.Ben.oui.J accepte! Etre millionnaire pendant toute un# soirée, ça Comme l\u2019enfance de Némorin n\u2019eut rien de remarquable, il est préférable de la passer sous silence; sa jeunesse se défila comme son enfance et l\u2019âge mûr fut aussi peu mouvementé pour lui que l\u2019avait été la jeunesse.Rendant cinquante ans de son existence, Némorin fut comme les peuples heureux : il a\u2019eut pas d\u2019histoire.Comme tout le monde il fut enfant, c\u2019est-â-dire joyeux; amoureux, c \u2019est-tà-dire bebête; marié, ce pii veut dire.ou plutôt ce qui ne veut rien dire du tout; 3t veuf, ce dont il se consola dans les délais convenables en ipousant, toujours comme tout e monde, une femme qui ne calait pas la première mais iont une fièvre typhoïde bien nspirée eut la bonté de le débarrasser après six mois de tor-ure conjugale.Bref, à cinquante ans, Némo-in Jobinet était libre comme \u2019air, gai comme un pinson, laid ¦omme les sept péchés capitaux t.gueux comme Job.Toute sa fortune consistait, m effet, en une superbe barbi-out d\u2019un bâton, pour balayer es araignées.Mais pour vire en bourgeois, ce n\u2019était pas uffisant; aussi Némorin avait-l jugé indispensable d\u2019avoir \u2019autres sources de revenus.! \u2018} ! il Pis.acliètes-en pour moé itou.dis masses. Vol.27, No 41, Montréal, 18 Mars 1916 LE SAMEDI 9 vaut mieux que de ne pas l\u2019être du tout.Alors, vous me dites que j\u2019pourrai jaser à mon aise avec vos invités, fumer des gros cigares .et mettre mes pieds sur la table si ça me plaît?'Mais oui, mais oui! Toutes les fantaisies qui vous passeront par la tête vous seront permises! Vous n\u2019en aurez même jamais de trop! Alors, c\u2019est convenu.A quelle heure faudra-t-il que j\u2019aille chez vous demain?\u2014Ne vous inquiétez de rien.Dans le courant de la journée, je vous ferai porter par un domestique tous les vêtements nécessaires et une voiture viendra ensuite vous chercher pour l\u2019heure du repas car il y aura grand dîner avant le bal.Mes invités seront prévenais de votre présence et ils croiront que vous venez de faire une petite promenade hygiénique dans les environs.O Le lendemain soir, à six heures tapant, Némorin Jobinet faisait une entrée triomphale dans la salle à dîner de M.Ledoré.Pommadé, la 'barbiche en pinceau, vêtu d\u2019un habit à carreaux, guêtré et chaussé, l\u2019oncle prétendu attira immédiatement tous les regards._ Des sourires discrets voltigèrent sur les lèvres et des petits rires étouffés se firent entendre mais Némorin ne parut s\u2019apercevoir de rien.Avec une parfaite aisance, il se mit à sa place et commença immédiatement avec les invités, une conversation pittoresque qui les mit tous en joie.Ce que fut le repas; il faut renoncer à le dire.Némorin fit les gaffes les mieux réussies, se gava littéralement comme une dinde à l\u2019engrais, interpella les invités les uns après les autres et leur conta les histoires les plus drolatiques dans un langage étmaillé des plus beaux \u201ccuirs\u201d.M.Ledoré jubilait positivement, et avec lui quelques rares invités qui étaient dans la confidence; les autres commençaient à être plutôt gênés par ce dialble d\u2019homme dont le continuel manque d\u2019usages les déroutait.Un seul ne disait rien mais n\u2019en pensait pas moins.C\u2019était un nommé Bidonneau qui admirait profondément l\u2019oncle aux étranges manières.\u2014On voit bien, pensait-il, qu\u2019il est riche à millions pour avoir tant de hardiesse et s\u2019il est aussi riche c\u2019est justement parce qu\u2019il est hardi.Voilà un homme qui n\u2019a aucune instruction, cela se voit bien mais qui doit sûrement posséder le sens des affaires d\u2019une manière innée.Ses conseils doivent être précieux et s\u2019il voulait m\u2019en donner quelques-uns tout-ià-l\u2019heure sur les spéculations que je veux faire, j\u2019en serais bien heureux.Némorin pérorait toujours et faisait grand honneur aux liqueurs fines quand M.Ledoré donna le signal de passer au salon.Immédiatement, le bal s\u2019organisa; le salon communiquait avec un hall immense où étaient les musiciens et qui attenait à sa salle & dîner.Dès que les invités parurent, les musiciens qui venaient de s\u2019installer, attaquèrent une danse joyeuse qui mit des fourmis dans les jambes de chacun.Y compris celles de Némorin.L\u2019oncle par occasion, déjà pas mal émoustillé par le cognac trois étoiles, voulut montrer son savoir-faire et se lança dans un \u201ccavalier seul\u201d qui lui fut fatal.Il glissa, pirouetta, eut un sursaut désespéré pour retrouver son équilibre et s\u2019aplatit en plein sur le ventre en poussant un beuglement de terreur.M.Ledoré faillit en être malade de rire et un quart d\u2019heure après, il s\u2019en essuyait encore le coin des paupières en envoyant de grands coups de coude dans les côtes de ses amis.Quant à Némorin, sa chute l\u2019avait un peu assagi et c\u2019est avec un oeil plein de sourdes rancunes qu\u2019il considéra son neveu pour la soirée.\u2014C\u2019est bon, grommela-t-il, je rirai peut-être moi aussi à tes dépens ! L\u2019occasion s\u2019en présenta sans tarder.Némorin était allé s\u2019asseoir dans un coin ot avait été immédiatement entouré par des incités soucieux de consoler de sa mésaventure un homme aussi puissamment riche.M.Bidonneau était du nombre et, trouvant l\u2019occasion favorable d\u2019entrer dans les bonnes grâces de l\u2019excentrique millionnaire, il s\u2019était assis à côté de lui et avait entamé une conversation qu\u2019il orienta tout doucement vers la question des affaires.Il eut pour Némorin les éloges les plus flatteurs puis se hasarda à lui demander quelques conseils.-^J\u2019ai acheté, lui dit-il, sur le conseil de M.Ledoré votre neveu, des actions des mines de Santa-José.Pensez-vous que c\u2019est une bonne affaire?J\u2019ai l'intention de les revendre mais M.Ledoré prétend que j\u2019aurais tort! __,jfon neveu est une bête ! déclara tout haut Némorin à qui les copieuses libations donnaient une toute nouvelle conception de la vie.Il est peut-être capable d\u2019acheter des cigares à peu près passables mais pour tout le reste, c\u2019est un enfant.M.Ledoré qui s\u2019était approché entendit la réflexion de son oncle\u201d et voulut protester.\u2014Voyons! commença-til.\u2014Y a pas d\u2019voyons ni d\u2019voyelles, interrompit Némorin.C\u2019est d\u2019même, j\u2019prétends qu\u2019il y en a un de nous deux qui fait la bête et que c\u2019est pas moi! Pis d\u2019abord, dis rien ou j\u2019te déshérite!.M.Ledoré jugea plus prudent pour sa dignité de tourner les talons mais il commençait à trouver que la plaisanterie n\u2019était, plus de son goût.Quant à Némorin, flatté de trouver un admirateur dans la personne du petit M.Bidonneau, il lui donna, d\u2019une voix pâteuse, un tas de conseils auxquels il ne comprenait naturellement rien lui-même.Et comme de parler cela donne soif, il avait appelé un domestique et avait fait apporter, comme rafraîchissement, du cognac et encore du cognac.Maintenant debout, un journal financier à la main\u2014pour la première fois de sa vie\u2014et son brûle-babines au bec, il tutoyait le petit Bidonneau avec des larmes d\u2019attendrissement dans les yeux et lui répétait à satiété: \u2014Crois-moi, mon gars, vends tout ton Santa-José, pis achète du machin qu\u2019tu m\u2019as dit t Valeur.t\u2019sais ben, l\u2019tehose.\u2014Du Grand Sud consolidé?\u2014Oui.c\u2019t\u2019en plein ça.c\u2019est bon en grand c\u2019machin-là.Y va y avoir une raugmente épastrouillante dans les bénéfices, j\u2019sais ça, moé, t\u2019sais ben.\u2014Pour combien faut-il en acheter?\u2014'Pour tout ton argent, pis achètes-en pour moé itou.des masses, mon neveu Ledoré va te donner des piastres à mon compte plein tes poches si tu veux.\u2014Pas besoin de ça.J\u2019achèterai pour vous et pour moi à part égale.Alors vous êtes certain que c\u2019est une bonne affaire?\u2014'Si j\u2019en sus sartainü.Achète, achète que j\u2019te dis, tiens pis viens r\u2019prendre du cognac.elle est bonne en pépère cette tisane-là.O Le lendemain matin, Némorin Jobinet se réveilla chez lui, sur le tard, avec un mal de cheveux gigantesque.Comment et à quelle heure était-il rentré?C\u2019est ce qu\u2019il ignorait absolument.Quant à Bidonneau et au Grand Sud consolidé, il les avait totalement oubliés.Huit jours plus tard il passait, mélancolique, devant la maison de M.Ledoré qui lui faisait un peu froide mine sans qu\u2019il sût pourquoi, quant il s\u2019entendit interpeller d\u2019une voix joyeuse.En (Voir suite page 10) ÜN PROBLEME DIFFICILE ¦Jos Laparesse.\u2014J\u2019ai faim horriblement; mais marcher jusqu\u2019à la porte entre ces deux rangées de bois de corde, c'est plus que mes nerfs veurent soutenir!.\t1 v 1 nj >Oaf§î O'**,*- üitiiiüiir? 10 LE SAMEDI Vol.27, No 41, Montréal, 18 Mare 1916 UN MARDI-GRAS MEMORABLE A L\u2019ECOLE (Suite de la page 9) même temps un petit bouhomme replet accourait vers lui en agitant les bras.\u2014Eh bien, ça y est ! exclama M.Bidon-neau dont Némorin eut comme une très vague souvenance.\u2014'Quoi?Qu\u2019est-ce qu\u2019il y a?\u2014Mais le Grand Sud.C\u2019est extraordinaire! J\u2019ai acheté comme vous me l\u2019aviez dit.J\u2019en ai pris pour cent mille dollars à mon compte et cent mille aussi au vôtre.J\u2019ai avancé les fonds.\u2014Et alors?questionna Némorin qui eut comme un rappel de mémoire et entrevit confusément quelque catastrophe.Vous m\u2019en avez mis pour cent mille piastres sur le dos! ! Mais pétard de vieille bobine, qu\u2019est-ce que vous avez fait là?\u2014Ma fortune et la vôtre ou plutôt non, pas la vôtre, puisque vous êtes déjà riche comme Crésus, mais sachez que le Grand Sud a rapporté dix pour un.On voit que vous êtes un malin, vous l\u2019aviez bien dit! Nos cent mille piastres à chacun valent un million maintenant.défalcation faite des cent mille que je vous ai avancées, cela fait neuf cent mille que j\u2019ai à vous remettre.\u2014Avec ce que j\u2019ai déjà, répondit Némorin qui venait de passer par toutes les couleurs de l\u2019arc-en-ciel, ça me fait neuf cent mille belles piastres! \u2014Farceur! répliqua Bidonneau.\u2014\u2018Oui, certain! approuva Némorin, se coucher la veille au soir avec une toile d\u2019araignée dans sa bourse et se réveiller le lendemain avec presque un million sur l\u2019estomac, pour une farce, c\u2019en est une belle même pour un mardi-gras._______ Le maître.\u2014Pourquoi une girafe a-t-elle un aussi grand cou?Thomas.\u2014Parce que sa tête est bien éloignée de son corps.PART DIFFERENTE La femme.\u2014Je cuis et culs et cuis des aliments pour toi, et qu'est-ce que j\u2019ai en retourf Rien! Le mari.-iligestions.DIPLOMATIE Elle,\u2014Octave, regarde donc comme bébé te ressemble.Lui.\u2014-Vrai, crois-tu?Elle.\u2014Je remarque que la ressemblance s\u2019accentue chaque jour davantage.Lui.\u2014Aimerais-tu donc tant que ça qu\u2019il me ressemble.Elle.\u2014Naturellement, je l\u2019aimerais, tu sais bien comme je t\u2019adore et quand tu t\u2019absentes des semaines entières lors de tes grandis voyages il me rappellerait constamment ton cher visage aime.Lui.\u2014Tu ne peux pas te faire une idée du plaisir que tu me procures en me disant cela.-Elle.\u2014Moi aussi je suis heureuse ; je suis toujours heureuse de tes joies.Lui.\u2014Aussi je ne te refuse jamais rien.Elle.\u2014C\u2019est vrai, tu es bon pour moi.Ah, à ce propos, j\u2019oubliais de te dire que j\u2019ai trouvé un joli chapeau de mon goût, il me va à ravir, aussi comme je savais que tu serais heureux de me voir un joli chapeau, j\u2019ai dit de me l\u2019envoyer, il ne coûte que $30.Lui.\u2014Quoi, $30 pour un chapeau?Elle.\u2014Tu vois que tu mentais, tu as l\u2019intention de me refuser ce cadeau?Lui.\u2014Tu as raison, chérie, je suis si heureux de voir que bébé me ressemble.-Chanceuse, va! Moi, j\u2019ai toujours des in- DÜ TAC AU TAC La plus ancienne université du monde est celle de \u201cEl Ayhar\u201d au Caire.C\u2019est la plus grande université Mahométane et elle date, d\u2019après des preuves authentiques, du dizième siècle.Un auteur célèbre reçoit un jour une lettre d\u2019un comte français.Celui-ci lui demandait s\u2019il consentirait à écrire un drame en collaboration et il lui offrait de lui laisser tous les bénéfices pécuniaires, se contentant lui-même de la .gloire.Il répondit ainsi au comte: \u2014Monsieur le comte, je n\u2019ai pas l\u2019habitude d\u2019atteler un cheval et un âne à ma voiture et je regrette de ne pouvoir pas accepter votre aimable proposition.Le comte lui répondit immédiatement : \u2014Monsieur, vous refusez ma collaboration, c\u2019est parfait, c\u2019est votre droit, mais je vous défends de m\u2019appeler cheval dans l\u2019avenir.LE JOUR DU REPOS 1 Lève-toi, Jean, nos invités sont déjà levés, eux! Tjui.\u2014Ils auraient bien pu dormir un peu plus longtemps.2 Lui.\u2014Ils n\u2019ont même pas eu le courage de faire leurs lits! Elle.\u2014Tu ne voudrais pas que je laisse ce trouble-là à des invités! 3 Lui.\u2014Ils pourraient bien aider un peu au travail de la maison.Elle.\u2014Voyons, ils sont venus ici pour se reposer et pas pour travailler! 4 Lai.\u2014Ça les dérangerait pas beaucoup de nous donner au moins un peu d'aide pour la vaisselle.Elle.\u2014Sois donc raisonnable! On fait pas travailler des invités! 5 Lui.\u2014Moi.des invités, ça m'rend malade !! Elle.\u2014Prends patience, ils ne vont pas rester longtemps.0 L\u2019invité.\u2014Je vais vous faire une surprise agréable : nous avons décidé de rester encore quinze jours chez vous.Sa femme.\u2014Oui, on s\u2019y repose si bien., Vol.27, No 41, Montréal, 18 Maire 1916 LE SAMEDI il Taudrv j ilmj 1 Hil Hi ! Regarde donc passer ce monsieur, tu vm le voir sauter, il est si occupé à lire \u201cLe Samedi\u201d qu'il ne verra pas le baril de poudre que nous venons de placer là.Hais.TOUR NON REUSSI! W; # >7^ m&± 2 .Heureusement, ce monsieur avait les jambes en cercle, de sorte qu\u2019il passa sur le baril sans même y toucher, continuant toujours à lire son intéressant journal.3 Oui et sans interrompre sa lecture, il passa sur le baril sans même y toucher, se répétaient les deux gamins.C\u2019est la première fois qu'un de nos tours ne réussit pas! C\u2019EST POUR LE DEUIL DE SA BELLE-MERE Un irlandais se promène dans un magasin d\u2019habillements.Le directeur lui demande ce qu\u2019il désire : L\u2019irlandais.\u2014Je suis en deuil, monsieur, et je ne connais pas les usages.Dites-moi, je vous prie, ce que l\u2019on porte quand on est dans mon cas.Directeur.\u2014 Ça dépend, monsieur, de votre degré de parenté avec la personne dont vous désirez porter le deuil.Pour un membre de votre famille, vous devez porter le noir ; si la personne est parente à un degré plus éloigné une simple bande de drap noir un peu large autour du bras gauche peut suffire.L\u2019irlandais.\u2014Mais si la parente était très éloignée?Le directeur.\u2014Ceci dépend des goûts, la mode est si élastique ! L\u2019irlandais.\u2014'C\u2019est cela, vous y êtes ! Donnez-moi une paire de souliers à ressorts.C\u2019est pour le deuil de ma belle-mère.-o- NE RAILLEZ PAS LE COURAGE Un garçon très gras se présente pour s\u2019enrôler et le sergent lui dit avec mépris: Le sergent.\u2014 Vous avez une surface trop grande, c\u2019est impossible de vous prendre.Le garçon, vexé.\u2014Quelle que soit ma surface, chaque pouce de cette surface est au service de mon pays.Et il fut pris.IL SAISIT L\u2019OCCASION Marie (fâchée).\u2014C\u2019est faux! c\u2019est faux, il ne m\u2019a jamais embrassée.Cousin.\u2014Avouez que vous en auriez été contente cependant.Marie.\u2014\u2018Oh, je ne dis pas non ! Cousin.-nDh bien, je ne serai pas si bête que lui.Embrassez-moi pour n\u2019avoir pas de regret à mon sujet.VUES ANIMEES POUR NOS JEUNES AMIS! 1 Regarde cela comme mon chien marche bien, je n'ai qu\u2019à lui présenter un os et regarded e partir!.2 Mais Carlo avait si faim qu'il n\u2019avança pas du tout, car aussitôt qu\u2019il eût senti Vos il fit un bond en arrière pour le saisir.3 Et s'étant emparé de Vos, il se sauva à toute vitesse, emportant même avec lui des morceaux de la charrette qu\u2019il brisa complètement, et le propriétaire du chien faillit même se faire tuer.IL VOULAIT EMPRUNTER Lui.\u2014Je ne pense pas avoir un seul ami sur terre.Elle.\u2014Ainsi, vous avez essayé d\u2019emprunter de l\u2019argent, n\u2019est-ce pas?L\u2019ECONOMIE DE FINAUD On est rendu au samedi.Tous les jours de la semaine, monsieur Finaud a apporté à sa femme une douzaine de petites boîtes de foie gras, mais des boîtes si petites qu\u2019il en faut une demi-douzaine pour le déjeuner d\u2019une personne.Madame (intriguée).\u2014Mais, en bonne vérité, mon pauvre Finaud, à quoi penses-tu?Quelle idée as-tu de n\u2019acheter que des petites boîtes comme ça?Une boîte moyenne serait plus économique, car enfin on paye la façon de toutes ces petites boîtes.Finaud.\u2014Oh ! la façon, ça ne coûte pas cher, quelques saluts souvent répétés dans la journée.Madame.\u2014Comment cela?que veux-tu dire ?Finaud.\u2014Tu vois bien que ce sont des échantillons donnés à titre de réclame.Depuis quinze jours j\u2019ai parcouru toutes les épiceries de la ville et j\u2019ai entassé dans mon bureau assez d\u2019échantillons pour que nous puissions manger notre douzaine chaque jour pendant au moins trois mois.Madame (enthousiasmée)\u2014Alors, viens dans mes bras, mon cher Finaud, que je t\u2019embrasse !.Il n \u2019y a que toi pour savoir faire des économies.-o- COMME DEUX FRERES! Juge.\u2014Témoin, connaissez-vous le prisonnier ?Témoin.\u2014JSûr que je le connais, nous sommes deux frères, nous avons plusieurs fois partagé la même cellule la nuit.LEQUEL DES DEUX ?Deux excellents amis viennent de se disputer.Le 1er.\u2014Mon cher ami, permets-moi de te dire que tu es un singe.Le 2e.\u2014Bien, je te le permets.Mais dis-moi gentiment si je suis un singe parce que je suis ton ami ou si je suis ton ami parce que je suis singe.TOUR MANQUE \u2019numsiE 15» IEEE9 tf- ÛÏÏTff HPl 1 Ah! ah! Mais vois-tu ce monsieur qui fait 2 Et pendant que le monsieur envoyait des 3 Mais quelle ne fut pas leur surprise en de l\u2019oeil à toutes les filles qui passent At- baisers à une jeune fille, les deux gamins at- constatant que le poteau était solidement fixé tends un peu, on va lui jouer ça correct.\ttachèrent une corde au poteau.\tà la chaussée, et que par conséquent, leur tour avait échoué complètement ! ! 12 LE SAMEDI Vol.27, No 41, Montréal, 18 Mars 1916 PAS DE TEMPS A PERDRE TRES LOGIQUE ATTRAPE Le barbier.\u2014Fo.s cheveux sont clairs sur la tête, monsieur.Pas de réponse.Le barbier.\u2014Je dis i/ue vos cheveux deviennent plus clairs sur la tête, monsieur! Le client.\u2014Bien, dépêchez-vous ; je n'ai pas envie de devenir chauve avant de me lever de cette chaise! Dans la ville de X.on peut voir la singulière annonce que voici : Ici, on pensionne les chevaux.Prix modérés.Ohevaux à queue courte.75e par jour Chevaux à queue longue.$1 par jour Intrigué par cette différence de prix, un passant interpella le patron, un vieux paysan retors, qui lui dit: \u2014Hé ! ça n\u2019est pas si compliqué que vous le croyez.Un cheval sans queue, pour chasser les mouches, se sert de sa tête, et pendant ce temps y mange pas.tandis qu\u2019un cheval à queue longue, y se débarrasse des mouches avec la queue et, pendant ce temps, y ne cesse pas de manger ! UNE ATTENTE LONGUE Un parvenu se promène d\u2019un pas majestueux dans le bureau d\u2019un financier avec lequel il avait pris rendez-vous.Le financier arrive et le monsieur l\u2019aborde en ces termes: Parvenu.\u2014Vous ne vous souvenez peut-être pas de moi, mais il y a vingt ans environ j\u2019étais petit messager ici et vous m\u2019avez confié un message à porter.Financier.\u2014'Oui! oui! Et quelle est la réponse?i La Visiteuse.\u2014Je suppose que vous aidez beaucoup à votre maman, ma petite demoiselle T La fille de l'hôtesse.\u2014Oh oui, et ma petite soeur aussi, mais c'est à mon tour aujourd'hui de compter les cuillers après que tout le monde sera parti! SOURIRE DANGEREUX Lui.\u2014 Vous ne devriez pas sourire comme cela, ma chère; c\u2019est très dangereux.Elle.\u2014'Dangereux ?Lui\u2014Assurément.Quand un sourire brille sur votre visage, il peut faire partir la poudre.DISTINCTION La mère.\u2014 Votre professeur de musique va arriver; avez-vous lavé votre visage?Bob.\u2014Oui, \u2019man.La mère\u2014Et vos mains ?Bob.\u2014Oui, \u2019man.La mère\u2014Et vos oreilles ?Bob.\u2014Oui, \u2019man; \u2014 et après une courte réflexion \u2014j\u2019ai lavé celle qui se trouve de son côté.AMOUREUSE DES CHAUFFEURS Le compositeur.\u2014Mais que fais-tu donc avec cette benzine, Jost \u2014Mois, je mets cela sur ma tête pour jouer un tour à ma blonde.Elle va penser que je suis un chauffeur d'automobiles ! MM mm WMl einS AVIS DELICAT Fiancée.\u2014 Si vous ne cessez pas de fumer la cigarette quand nous serons mariés, je vous quitterai.Fiancé.\u2014Oh, je cesserai volontiers pour vous être agréable, mais, à l\u2019occasion, je me souviendrai de votre promesse.ELLE GASPILLAIT Madame X.\u2014Une chose dont nous devons être fiers c\u2019est que nos domestiques restent toujours chez nous, ils ont blanchi à notre service.M.X.\u2014Il n \u2019y a pas lieu de s\u2019étonner de cela quand on pense comment ils avaient la facilité de décupler leurs gages.REPONSE IMPREVUE IL AVAIT PAYE CHER LA CHARITE La femme.\u2014Tu es si méchant pour moi que je souhaite souvent ta mort.Le mari.\u2014J'ose le dire! Tu aimerais cela être une jolie petite veuve; mais je vais bien faire attention à ce que tu ne deviennes pas veuve, aussi longtemps que je serai de ce monde.Mabel.\u2014Que vous m\u2019avez paru grand et noble, mon chéri, le jour où vous m\u2019avez fait votre déclaration dans un taxi! Je n\u2019oublierai jamais la manière touchante dont vous me parliez de notre avenir et des sacrifices que vous feriez pour moi.Il a dû vous en coûter beaucoup pour me dire ces bonnes paroles.Lui, (tristement).\u2014En effet, Mabel, cela m\u2019a coûté deux semaines de salaire pour la location du taxi.LE COUT DU MARIAGE Le garçon (timide).\u2014Pouvez'vous me dire combien cela me coûtera pour un mariage avec licence?L\u2019employé (facétieux).\u2014Vous paierez cela à la semaine.Le garçon.\u2014Et combien cela me coûtera-t-il?L\u2019employé.\u2014Votre salaire de chaque semaine, et quelques dollars en plus, durant toute votre vie.LE CHAT, MAIS, OU EST-IL?Une cuisinière qui avait fait brûler un rôti pesant quatre livres le jeta dans la cour et dit à sa maîtresse que le chat avait mangé la viande.La dame prit alors le chat, le mit immédiatement sur la balance et trouva qu\u2019il pesait exactementquatre livres.Se retournant du côté de Brigitte : Voici les quatre livres de viande, dit-elle, mais où est donc le chat.\u2014Vous avez plutôt besoin de politesse que d\u2019argent! Jean-Baptiste.\u2014Bien, monsieur, je vous ai demandé de me donner ce dont je pensais que vous possédiez le plus, monsieur! -o- Le plus sûr moyen to rendre une fille belle, c\u2019est to la rendre heureuse.1965 Vol.27, No 41, Montréal, 18 Mara 1916\tLE SAMEDI GrxaxxcL Boman Ixxed.it » ?TMMW, par 3Pst\\il B©rtna-3r RESUME DES PRECEDENTS CHAPITRES De son mariage avec Robert d\u2019Harmont, Juliette Thlbaudier avait eoi une füûe, Marcelle.Harmont, poussé par sa mère, divorça pour épouser la riche américaine Arabella Sullivan.Juliette mourut de chagrin et Marcelle fut placée chez son grand-père à Brunoy.Son oncle qui l\u2019aimait beaucoup ayant fait um mauvais coup disparut et dès lors Marcelle fut très mad traitée par Ja vieille servante Célestine Rencurel.Mad.de Croixmaure prit alors Marcelle chez elle et l\u2019éleva comme sa fille Lucienne un peu plus jeune qu'elle.Six ans plus tard Mad.de Croixmaure mourut en recommandant Lucienne à Marcelle.Plus tard, de général introduisit chez lui de lieutenant Borel.Celui-ci sur le refus du général de lui accorder la main de Lucienne, l\u2019épousa secrètement et partit au Soudan où il trouva une mort glorieuse.Mais de ce mariage était né un enfant dont la naissance avait été soigneusement tenue cachée au général.Un jour cependant il surprit les deux jeunes fillies près de l\u2019enfant et Marcelle pour sauver Lucienne se sacrifia et elle fut chassée impitoyablement.Dès lors elle se fera passer pour la mère du bébé.LUI© KeLïer, convaincue de l\u2019innocence de Marcelle, lui trouva une place de lectrice chez la baronne de Lan-oeroy, et, pendant qu\u2019à Brunoy, Célestine Rencurel et son coquin de fils séquestiraient son grand-père dans le but de capter son héritage, elle habitait le Dauphiné, avec la baronne qui l\u2019aimait beaucoup.C\u2019est à ce moment que le petit-fils de la baronne vint faire une courte apparition au château.L\u2019hiver suivant Célestine Rencurel hérita du grand-père de Marcelle.Au printemps le baron qui se sentait irrésistiblement attiré vers Marcelle, revint au château et peu de temps après son arrivée il obtenait de la baronne qu\u2019eLle lui laisse demander Marcelle en mariage.Marcelle, aussi aimait le baron, mai3 poursuivant son rôle de sacrifice eide jugea ce mariage impossible, en prévint la baronne et se sauva à Paris chez Mlle Keller.Le baron, fou de désespoir, retrouva sa trace, mais Marcelle pour l\u2019éviter et pensant tuer son amour pour elle, s\u2019enfuit et rendit chez la nourrice de son enfant pour le prendre avec elle.TROISIEME PARTIE X DISPARUE No 13\t(Suite) En parlant, elle avait pris dans sa bourse une pièce d\u2019or qui brillait entre ses doigts.\u2014 Voilà ,fit-elle pour couper court aux questions, voilà de quoi acheter une belle robe à votre bébé à vous, nourrice.\u2014 Un louis de vingt francs ! \u2014 C \u2019est aussi pour vous témoigner toute ma satisfaction et toute l\u2019amitié que je vous garde.Le louis avait produit son effet.\u2014 Bien sûr qu\u2019avec une personne généreuse comme vous, il y avait plaisir à bien soigner ce beau petit.et puis il est si gentil.si caressant.on s\u2019y est attaché, voyez-vous.\u2014 Avant peu, j\u2019espère vous le montrer, nourrice.Mais, je vous l\u2019ai dit, je suis pressée.Faites vite son petit paquet pendant que je vais aller chercher mne voiture.\u2014 Oh ! ça ne sera pas long.\u2014 Eh bien.dans une demi-heu re.\u2014 Dans une demi-heure tout sera prêt.\u2014 Dans ce cas, gardez-moi ce petit sac, je le reprendrai en revenant.\u2014 A votre service, mademoiselle Thi-baudier.Marcelle n\u2019avait pas de temps à perdre.Elle s\u2019en alla, sur l\u2019avenue de Saint-Mandé, attendre au passage une voiture se dirigeant à vide vers sa station.Quand elle l\u2019eut trouvée, elle se fit conduire rue de l\u2019Alouette.Elle prit son bébé sur son bras.La mère Rabateau, qui avait les yeux humides, la mit en voiture avec son petit bagage.; '________________________________ Commence dans le No du 25 Déc.1015.Publié en vertu 4\u2019un traité avec la Société des gens de lettres.Et après une dernière caresse de la nourrice au bel enfant qu\u2019elle avait gros coeur de voir partir, Marcelle dit au cocher : \u2014 Rentrez maiutenant dans Paris.Comme au jour où elle emmenait le père de Lucienne et où, pour éviter les indiscrétions des Rabateau, elle avait eu grand soin de ne pas donner l\u2019adresse de l\u2019hôtel de Croixmaure, Marcelle partait pour une destination inconnue.Cependant, elle avait encore quelque chose à faire.Quand la voiture arriva dans l\u2019avenue, à peu près à hauteur du petit cottage de Mlle Ki ller, la jeune fille fit arrêter.Il y avait là un gamin qui flânait.\u2014 Mon petit ami, voulez-vous gagner dix sous ?.\u2014 Pour sûr, madame.\u2014 Portez-moi doue, je vous prie, cette lettre là.en face.Vous sonnerez.Vous la remettrez à la personne qui ouvrira.et vous ne direz rien du tout.\u2014 Et puis après ?\u2014 Ce sera fini.et voilà vos dix sous.\u2014 Eh bien, il ne m\u2019esquintera toujours pas, ce travail-là.Il traversait déjà la chaussée.Elle attendit pour s\u2019assurer qu\u2019on ouvrait.Elle vit Mlle Keller prendre d\u2019un air tout surpris eette enveloppe où elle reconnaissait uue écriture familière.Et alors seulement, abaissant la glace du coupé : \u2014 Maintenant, cocher, impasse des Epi-nettes.\u2014 C\u2019est pas rien à deux pas, grommela le vieux philosophe.mais du moment qu\u2019on m\u2019a fait stationner, plus besoin de se presser.Ça marche à l\u2019heure.Et placidement : \u2014 Hue 1 poulet I.Pourquoi impasse des Epinettes ?.Qu\u2019allait-elle donc faire dans ce quartier perdu ?Tout simplement s\u2019y perdre, de façon à n\u2019être pas retrouvée.Elle se rappelait que là-bas, pendant quelques jours, Dominique leur avait trouvé un discret réduit.dans une maison où l\u2019air et la lumière pénétraient à flots.Dans cette maison où la concierge la reconnaîtrait sans doute, ou lui louerait sans difficulté, \u2014 sans explication surtout, \u2014 un petit logement où, pendant - quelques mois, elle pourrait vivre isolé© .inconnue.introuvable.L argent, Dieu merci, ne manquait pas à Marcelle.Quand elle en aurait besoin, 144 9906 14 LE SAMEDI elle irait en chercher à Brunoy, chez son notaire.Ce serait une promenade.Pour s\u2019occuper d\u2019ailleurs, pour réagir contre l\u2019ennui pesant.contre la d solation morne dont son pauvre coeur débordait.elle chercherait.elle trouverait quelque travail.Oh ! n\u2019importe lequel.Et puis soigner.aimer.faire grandir ce bel enfant.N\u2019y avait-il pas là une tâche passionnante.qui lui prendrait déjà lia grande moitié de ses journées.qui suffirait à éloigner les pensées mauvaises.les découragements qui rendent lâche., les désespoirs qui tuent lentement.Dans quelques mois.au printemps.elle s\u2019assurerait si Jacques de Lanceroy était enffn résigné à leur séparation comme dès à présent elle s\u2019y résignait.oh ! si douloureusement !.elle-même.Et alors, elle reviendrait auprès de sa vieille amie.elle reviendrait avec son enfant, \u2014 et la vie monotone.effacée.la vie morne de ceux qui ont passé à côté du bonheur, \u2014 cette vie des malchanceux 1\u2019enveloppenait peu à peu de son triste apaisement.\u2014 Mais quoi.elle aurait, \u2014 oh! bien entièrement, cette fois, \u2014 accompli son sacrifice d\u2019amour.Et il lui sembla qu\u2019elle entendait une voix silencieuse.la voix de sa pauvre marraine.murmurer dans le silence de son âme éplorée.\u2014 Trésor, je suis contente de toi.On était arrivé.Marcelle descendit de voiture, et son enfant dans les bras, elle s\u2019engagea dans l'allée étroite et sombre où, sous l\u2019escalier en spirale, était aménagée la loge obscure de la concierge.C'ette famine la reconnut aussitôt.\u2014 Je ne me trompe pas.C'est madame Dupont ! Et voilà le beau petit ?.\u2014 Oui, madame.Je reviens passer quelques mois à Paris.Je me suis rappelée qu'il y avait souvent, dans votre maison, des appartements à louer,.\u2014 Ah ! vous tombez bien.la vôtre au premier est justement inoccupé.\u2014 Alors, je puis m\u2019y installer Immédiatement ?.\u2014 Tout simplement à prendre la clef et à monter.\u2014 Je vais donc vous payer votre mois à l'avance.\u2014 Dame, fit cette femme en riant, ça ne se refuse jamais, l\u2019argent des locataires.Pas vrai, madame Dupont ?, .\u2014 C\u2019était., mon amie qui s\u2019appelait ainsi.Moi je me nomme Thibaudier.\u2014 Eli bien ! on mettra Thibaudier sur le livre.Marcelle -avait sorti soixante francs de sa petite bourse.\u2014 C\u2019est bien cela, n'est-ce pas, madame ?.\u2014 Mon Dieu oui, le prix n\u2019a pas changé.Et vous savez, madame Thibaudier, pour le service, si vous n\u2019avez personne en vue.je me recommande à vous.Avec une d - inc raisonnable comme vous, on s\u2019arrangera toujours.\u2014 Eh ! bien, je ne dis pas non.Venez me parler de cela tout à l'heure.La concierge lui avait remis la clef qu\u2019effle était allée prendre à son clou.\u2022et elle s\u2019engagea clans l'escalier en spirale.dans l'escalier déjà familier.Enfin.elle était chez,.elle.elle était surtout a l\u2019abri de toutes les recherches.C\u2019était toujours le même papier à dix sous le rouleau.les mêmes rideaux de mousseline brochée à dix sous le mètre.Toujours le lit en acajou plaqué, où Lucienne avait passé une longue nuit de souffrances.Toujours le fauteuil Voltaire en vieux damas de laine rouge, où Marcelle avait veillé pendant les angoisses de cette inoubliable nuit.La pauvre enfant jeta sur tout cela un regard triste et long.Et puis, embrassant follement le bébé qui regardait aussi, égayé par la lumière que versaient à flots les deux fenêtres ouvrant sur le terrain vague.\u2014 Voilà où tu es né, pauvre mignon.voilà où je te ramène pour te cacher quelque temps, afin que tu ne risques pas de devenir cruel à ta véritable mère, comme tu l\u2019es, cher petit innocent, à ta mère d\u2019adoption.Et ce fut sa seule plainte.C\u2019est à ce moment que le baron de Lan-iceroy sonnait à la porte du cottage de Saint-Mandé.Il .arrivait, tout fiévreux de la vague espérance, qu\u2019il avait retrouvée dans les paroles troublées de Mlle Keller.Et le coup .fut plus rude encore lorsqu il v,t la vieille tille lui tendre en tremblant cette lettre.tout ©e qui restait de l\u2019implacable fugitive.Follement, il rompit le cachet.et voilà ce qu\u2019il lut, le coeur torturé par une suppliciante douleur : \u201cMonsieur le baron, \u201cJ\u2019étais hier chez Mlle Keller.J ai entendu toute votre conversation avec elle.Vous projetiez une folie de générosité, mais je conserve heureusement le sang-froid que vous avez perdu.\u201cJe siéra is indigne de votre amour si je consentais à faire le malheur de votre vie, et c est là l\u2019unique avenir auquel nous courrions irrémissiblement tous les deux, Vol.27, No 41, Montréal, 18 Mars 1916 si je ne résistais pas mîeiDt que vous à l'entraînement.à l\u2019affection.à tous les sentiments qui seront toujours dans mon coeur.\u201cToujours, oui, monsieur Jacques., \u201cEt si cet aveu peut être pour vous de quelque apaisement, soyez bien assuré que la femme que vous avez distinguée a trop de fierté.trop de reconnaissance.trop de regrets, pour que jamais une autre image efface la vôtre.\u201cJe ne puis pas être à vous.Je ne serai à personne.Veuve et mère, voilà toute ma vie en deux mots.\u201cJ\u2019ai, en vous écrivant, une grande douleur.A vouis que j\u2019aurais tant voulu rendre heureux, je cause une peine profonde, une peine qui n\u2019est égalée que par celle que je ressens.\u201cMais je sais que je vous épargne ainsi des douleurs plus grandes encore.inguérissables celles-là.\u201cOn n\u2019épouse pas une pauvre fille comme moi, monsieur le baron.Quand on l\u2019a aimée, .on la plaint de tout son coeur.Et puis plus tard on la remercie d\u2019avoir été courageuse et loyale.\u201cCe jour viendra.En attendant, c\u2019est moi qui vous fais maintenant uae ardente prière.\u201cSi vous m\u2019avez .aimée.si vous m\u2019aimez encore, donnez-m\u2019en la seule marque qui puisse apporter un peu de joie dans l\u2019isolement où je suis tellement cachée que ce serait pure folie de chercher ma trace.\u201cSi vous m\u2019aimez, restez à Lanceroy, auprès de la pauvre chère aïeule qui ne vit que pour vous.que votre absence désespère.et qui seule saura \u2014 oh ! bien aisément, vous le verrez, \u2014 réconforter votre coeur.\u201cSoyez bon pour elle.Donnez un peu d« joie a ses derniers jours.C\u2019est un si grand bonheur de pouvoir rendre heureux ceux qu\u2019on aime.et je vous envie tant d\u2019avoir cette consolation !.\u201d Le baron de Lanceroy ne put aller plus loin dans sa lecture : il avait trop de larmes dans les yeux.\u2014 *fli ! balbutia-t-il.la perdre.Mlle Keliler avait bondi.\u2014 Folle.oui, elle est folle.Folle de dévouement, de sacrifice., d\u2019héroïsme.voilà ce qu\u2019est Marcelle !.la, maintenant qu elle n avait plus rien à ménager.\u2014 Ecoutez-moi, monsieur le baron.Je trahis un secret qui n est pas le mien.mais j\u2019aime Marcelle.je ne veux pas \u2022qu\u2019elle passe à côté du bonheur.Et quand elle eut tout dit : An ! k ©cria-t-il d\u2019un® voix vibrante, l\u2019amour sera le plus fort.et je la retrouverai !.Fin de la Troisième Partie.145 LE SAMEDI Vol.27, fto 41, Montréal, 18 M*r* 1916 QUATRIEME PARTIE COEURS FIDELES! i UN REVENANT Dans la cuisine de la maison Thibau-dier que les gens de Brumoy appelaient maintenant la maison Reneurel, François était attablé en face de sa mère.Ils étaient chez eux, \u2014 bien chez eux.Tout ici leur appartenait : leç vieux meubles comme les terres.comme les titres de rente.comme l\u2019argent du vieux.Oui, le coup avait bien réussi.Mais il n\u2019y avait pas en eux cet air de quiétude et de satisfaction que donne la possession d\u2019un superbe héritage, \u2014 fut-il, cet héritage-là, le plus mal acquis du monde.Célestine fronçait ses sourcils sur ses yeux fuyants en regardant son fils.en l\u2019écoutant bredouiller d\u2019une voix pâteuses des reproches qui étaient aussi des menaces.Et François, plus débraillé, plus vautré que jamais, était dans une animation de colère qui ressemblait plutôt à l\u2019excitation d\u2019un ivrogne.D\u2019ailleurs, la façon presque machinale dont, entre chaque période de son discours il emplissait et vidait son verre en donnant cette sensation d\u2019une lampée de liquide rouge qui s'engloutit dans un trou béant, \u2014 cela seul suffisait amplement à expliquer à la fois son bredouillement et sa surexcitation.François Reneurel était en tri, ; a de se saouler \u2014 et sa mère assistait \u2014 furieuse de ne pouvoir l\u2019empêcher -\u2014 à ce spectacle de plus en plus frequent, \u2014 de plus en plius inquiétant.Car ellle prenait un dangereux caractère, l\u2019iivrognerie de ce gredin.Elle développait en lui une idée toujours la même.une idée fixe : Faire chanter ,,a mère pour lui soutirer de l\u2019argent.De l\u2019argent !.C\u2019était la demande continuelle.c'était le besoin incessant de ce paresseux, plus vicieux encore que fainéant.et qui sentait.là,.séparés de lui par le panneau d\u2019un coffre.les mille et les cent laissés par le père Thibaudiec.Otlestine n'avait eu garde de jamais lui laisser toucher les clefs de La caisse.\u2014 Quand tu en géras le maître, tu en feras ce que tu voudras.Mais tant que e\u2018est à moi, à bas les pattes.Et elle avait posé son ultimatum : __Tu n\u2019as ici qu\u2019à boire, à manger et à te faire du lard.Je suppose que tu n\u2019es pas à plaindre.\u2014 Alors, tu t'imagines que je vais pas- ser mon existence dans ta cuisine.prendre racine dans ton jardin.Ça me fait moisir les pieds, rien que d\u2019y penser.\u2014 Quand tu veux aller à Paris.je ne te demande pas ce que tu vas y faire, et je ne suis pas regardante a une pièce de vingt francs.Et puis, concluait-elle avec sa voix dure, c\u2019est à prendre ou à laisser, et si' tu n\u2019es pas content.Certes non, il n\u2019était pas content, ce François Reneurel, qui restait là à côté du magot du vieux Thibandier.comme Tantale au milieu des fruits que ne pouvaient atteindre ses lèvres affamées.Un louis.mettons deux.pour aller de temps en temps.et pas trop souvent, faire la noce avec les copains de Paris.Et, pour avoir ce louis, pleurer toute la semaine devant le tiroir de celle qu'il appelait maintenant la vieille.en voilà une perspective !.A jeun, ill se rendait parfaitement compte qu\u2019il était tenu, bouclé.en cage.La vieille \u2014 ah ! ce qu \u2019elle était méfiante, celle-là ! \u2022\u2014 La vieille avait, dès les premiers jours, acheté une coffre-fort.un grand coquin de coffre qui pesait au moins trois cents kilos.qu\u2019elle avait fait sceller, au fond d\u2019un placard, dans un gros de maçonnerie .qui défiait aussi bien les voleurs du dedans que ceux du dehors.Et la clef de cet engin monstrueux, elle la portait toujours sur elle.pendue à son cou comme un scapulaire.Alors, quoi ?.Le plus mariolle aurait été aussi bien toisé que François.Ouvrir le coffre jams la clef.on pouvait se taper.Chiper la .clef.Ah ! mes enfants, il faudrait assassiner la vieille pour la lui faire lâcher.Et il en avait au front une sueur.Bai'botter, oui, tant qu\u2019on voudra.d\u2019autant mieux que la police ne s\u2019occupe pas des fil® qui détournent la monnaie du papa ou de la maman.Mais refroidir !.ah ! non.il ne l\u2019avait jamais faitt et ce n\u2019est pas par la vieille qu\u2019il commencerait.,.Alors pour se consoler.comme le vin n\u2019était pas dans un coffre-fort et que Célestine ne portait pas en scapulaire lia eief de la cave.François se saoulait.Seulement, urne fois ivre, son idée fixe lui revenait : Faire peuir à Célestine en la menaçant d\u2019aller raconter.ce qu\u2019elle savait bien.A quoi elle répondait rageusement : \u2014 Oui.idiot.va vendre la mèche, et puis tu verras s\u2019il sera long à s\u2019envoler, l\u2019héritage.Et plus bas elle ajoutait, en grinçant des dents : \u2014 Tu ne sais donc pas qu\u2019on ne peut plus hériter des gens quand on leur a fait \u2014 146 \u2014 1S ce que nous avons fait aiu pètre Tldbau-dier ?.Tu ne sais donc pas que c\u2019est écrit dans la loi.en toutes lettres.Si on savait.si les juges ®e doutaient seulement.ça serait tout perdu !.Mais autant raisonner avec une pioche qu\u2019avec cet ivrogne qui répétait, toujours: \u2014 N\u2019empêche pas que si je leur racontais comment ça s\u2019est passé, tu ne rigolerais pas, hein, m\u2019man ?.\u2014 Et toi, brute, rigolerais-tu ?\u2014 Oh ! moi.tu m\u2019as habitué à la misère ; ça ne me ferait pas tant qu\u2019à toi.qui as ton plein coffre de galette et qui me laisses sans un rond dans ma poche.Et vidant majestueusement son verre: \u2014 Voyons.est-ce juste, ça.que tu aies tout.et moi peau de balle ?.Est-ce que je n\u2019ai pas travaillé aussi bien que toi.est-ce que je ne t\u2019ai pas aidé à le chambrer le vieux.et tu sais, sur la fin, s'iil était méchant.Est-ce que ça ne vaut pas quelque chose, ça ?.Et il redisait obstinément, dans son entêtement d\u2019ivrogne : \u2014 Quand on a fait un coup, on partage toujours.Si c\u2019est pour que tu gardes tout.iî ne valait pas la peine de venir m\u2019enterrer dans ce trou.et y perdre mon temps et ma jeunesse.\u2014 On ne t\u2019y a pas fait endurer (La faim et la soif, dans ce trou, grommela-t-elle en haussant les épaules.\u2014 Di® donc, m\u2019man, tu étais bien obligée.Sans ça, je n\u2019aurais plus été assez fort pour île mater.le vieux.Célestine avait pris le parti de ne plus lui répondre.Mais alors l\u2019idée fixe revenait à l\u2019ivrogne qui buvait toujours et qui se saoulait de plus en plus : \u2014 Par conséquent, j\u2019en ai assez, moi, de cette vie-là.Je veux de l\u2019argent.\u2014 Tu eu auras dimanche, de l\u2019argent.Pas avant.\u2014 Dimauche.un jaunet que tu me feras voir comme si c\u2019était un diamant de la couronne.Non, m\u2019man.j\u2019en ai assez, de tes petits cadeaux.Et, la regardant avec des yeux qui s\u2019injectaient à présent : \u2014 J\u2019en veux plus que ça.-.J\u2019en veux un tas.Il me faut ma part, quoi ! Elle ne broncha pas, continuant à hausser silencieusement les épaules.\u2014 Alois.tu veux me la voler, ma part ?Méfie-toi.dans ce cas.Puisque je ne peux pas y toucher.je me fiche un peu que les roussins viennent te la prendre.Aussi, je t\u2019avertis, tu peux en faire ton deuil.tu ne la garderas pas mieux que moi.Et, aussi vrai que je bois ce verre de vin.D\u2019une main que l\u2019ivreisse faisait trembler, il s\u2019était versé un formiidaJble rouige-bord.D\u2019un trait \u2014 comme une cascade qui lé tombe dans le vide d\u2019un trou sans fond \u2014 il l\u2019avait englouti.Et, à moitié suffoqué par ,son exploit d\u2019ivrogne : \u2014 Aussi vrai qu\u2019il m\u2019a passé entre le nez et le menton .aussi vrai que je vais passer, moi, chez le brigadier de gendarmerie.chez le juge de paix.chez le.Mais la congestion alcoolique lui emportait à présent les lèvres.Il ne trouvait plus que péniblement ses mots devenus bientôt des bredouillements inintelligibles.\u2014 Oui.chez le.chez le.machin.\u2014 Tu es bien trop saoul, vaurien gronda Cédestllne en frémissant de colère contenue .Et, comme pour lui donner raison, voilà que François, ballottant de la tête, finissait au bout d\u2019un moment par s\u2019affaisser sur la table en balbutiant : \u2014 Ce qu\u2019il fait chaud !.Ça donne envie de roupiller ! C \u2019est seulement alors que Célestine René curel se leva de table.D\u2019un indéfinissable regard elle considéra cet ivrogne vautré au milieu des restes du repas.\u2014 Allons, soupira-t-elle, le voilà tranquille pour une lieure ou deux.jusqu\u2019à ce que ça recommence.Et comme elle avait à sortir pour ses affaires, elle profita, sans tarder, de ce moment de répit, \u2014 pendant que François cuverait son vin.L\u2019Ivrogne resta donc seiü dans la cuisine où bientôt ses ronflements élevèrent leur vibration rythmée.C\u2019est un coup de la vieille cloche de la porte d\u2019entrée qui le réveilla en sursaut.\u2014 Hein ?.Quoi ?.s\u2019écria-t-il en frottant ses yeux gonflés.'Mais un second coup de cloche, un second coup plus nerveux plus impérieux, le fit encore sursauter.\u2014 Il va démolir la sonnette, ce lascar-là, grommela-t-il en se levant péniblement sua1 ses jambes molles et lourdes.Et, comme il avait difficulté à se diriger du côté de la porte : \u2014 Dieu de Dieu ! que je suis saoul.constata-t-il avec conviction.Oh ! une conviction absolue.Mails reprenant sa marche titubante : \u2014 Eh bien.après ?.Ce n\u2019est pas la première fois qu \u2019ill aura vu un poivrot, ce démollisseur de sonnettes.il va en voir un de plus.voilà toute l'affaire.Il était arrivé à la porte donnant sur la rue.Il tira le verrou.Un homme était là.Un inconnu.un fort gaillard d\u2019une cinquantaine d\u2019années.François Rencurel toisa eet individu \u2014 assez négligemment vêtu d\u2019ailleurs \u2014 et, avec son bredouillement d\u2019ivrogne : US SAMEDI \u2014 Eh 1 dites donc, faudrait voir à ne pas tirer sur cette chaîne comme sur une corde à puits.Et, après avoir ainsi rappelé ce faiseur d\u2019épates\u2019* au respect des convenances, il ajouta, non sans une certaine difficulté, car il avait la langue diantrement pâteuse : \u2014 Qu\u2019est-ce que vous me demandez ?.L\u2019homme eut un brusque mouvement de surprise.\u2014 Je demande.je demande à entrer d\u2019abord.\u2014 Pourquoi faire ?.La surprise de l\u2019homme sembla encore augmenter.\u2014 Je vous raconterai ça une autre fois, mon garçon.Où est M.Thibaudier ?.\u2014 Le vieux ?.L\u2019ivrogne se mit à riire : \u2014 Si c\u2019est à lui que vous avez affaire.Son bureau est plus loin.voyez cimetière.L\u2019homme avait pâli.Il eut un tremblement à ses lèvres.Il resta quelques instants nvuet.Comme étourdi par un coup inattendu.Puis, d\u2019une voix altérée : \u2014 Pauvre vieux, murmura-t-il.C\u2019est lui qui avait raison, quand il disait que nous ne nous reverrions plus.pauvre vieux.Et, tristement : \u2014 Il y a longtemps que.le malheur est arrivé ?\u2014 Qu\u2019il est mort ?.Je ne sais plus au juste, 'moi.mettons un an.Et puis , je suis encore bon de me casser la tête pour le chercher ; qu\u2019est-ce que ça peut bien vous faire ?.\u2014 Je suis Alexandre Thibaudier .\u2014 Hein ?.Et Alexandre, que les façons de cet ivrogne irritaient et navraient à la fois, avança la main pour écarter celui qui ne semblait guère disj>osé à lui livrer passage : \u2014 Je vous dis que je suis le fils Thibaudier ; laissez-moi entrer.Mais François, avec sa ténacité de pochard : \u2014 Vous ?.vouis êtes un blagueur.Le fils Thibaudier a dévissé, il y a plus de vingt ans.Et puis, ajoutait-il superbement, ce n\u2019est pas la maison Thibaudier ici.C\u2019est chez nous.C\u2019est chez moi.Et il toisait : \u2014 Qu\u2019est-ce que vous venez faire chez moi ?.Est-ce que j\u2019ai affaire à vous ?.est-ce que je vous connais ?.Alexandre eut un mouvement de stupeur encore plus grande.\u2014 On a donc vendu la maison ?.Mais l\u2019ivrogne commençait à se lasser de Tépondre : \u2014 Si on vous le demande, mon vieux, vous 'lirez que vous n\u2019en savez rien.,.et comme je n\u2019aime pas les blagues qui durent trop.an plaisir.Vol.27, No 41, Montréal, 18 Mars 1916 Il avait déjà refermé la porte et Alexandre restait dans la rue, effaré, ahuri.avec un grand serrement de coeur.Le père mort.la maison vendue.voilà ce qu\u2019il retrouvait en revenant au pays !.C\u2019était rude ! Plus rude peut-être que tout ce qu il avait souffert depuis vingt ans !.Et Dieu sait s\u2019ils avaient été durs, ces viugts ans d\u2019exil !.Depuis le premier jour, depuis ce départ affolé, on aurait dit que la déveine, la déveine noire s\u2019était acharnée sur lui.Tous les métiers, il les avait essayés.Rien lui avait réussi.Ses dix mille francs, fortement écornés déjà y avaient bientôt passé jusqu\u2019au dernier sou.fit il s\u2019était trouvé au fond de cette Amérique du Sud, sans argent, sans crédit, sans gagne-pain.Oblige de travailler de ses mai us comme un manoeuvre pour ne pas crever de faim.Et ça avait duré dix ans.Dix ans pendant lesquels il n\u2019avait pas pu mettre de côté les quelques centaines de francs nécessaires pour aller tenter la fortune ailleurs.n\u2019importe où.Alors le dégoût de la vie s\u2019éait emparé de lui.et, jouant le tout pour le tout, il s\u2019était enfoncé dans les territoires indiens avec quelques malheureux comme lui, \u2014 des désespérés qui n\u2019avaient plus rien à perdre.Une existence de brigands, de pionniers et de convicts à la fois.Au fond de ces régions inexplorées dent les sauvages habitants se souviennent à peine d\u2019avoir vu, une fois dans leur vie, passer quelque missionnaire ou quelque voyageur.Ils avaient fini par fonder une espèce de colonie.Ils y avaient vécu eux-mêmes en sauvages.manquant du plus indispensable nécessaire.subsistant de chasse et de pêche.exposés aux attaques des carnassiers comme à celle des Indiens.parvenant cependant à créer un centre de trafic ou quelques échanges de produits du pays pouvaient se faire avec les extrêmes territoires nominalement soumis au Pérou.Encore dix ans qu\u2019il avait passés dans cette solitude.Pourquoi d\u2019ailleurs en serait-il sorti î En posant le pied dans un pays tant soit peu civilisé ne risquait-il pas tous les jours de voir la police lui mettre la main au collet ?Mais enfin, avec un frisson de joie Alexandre avait vu arriver la vingtième année de son exil !.Maintenant, la prescription de son meurtre .de sa condamnation par eou-tumace.de tout ce qu\u2019il devait à la justice des hommes était donc acquise! Maintenant il pouvait se montrer.147 Vol.27, No 41, Montréal, 18 Mar* 1918 U SAMEDI II maintenant il pouvait reprendre le chemin du paya {.\t\u201e, j Avec quelles ressources ?.Les ressources ne manquaient pas précisément.C\u2019était plutôt le moyen de les utiliser qui faisait défaut.Dans leur espèce de factorerie rudimentaire, il y avait des produits indigènes qui, sur le marché d\u2019un grand port, se seraient 'bien vendus.Il n\u2019hésita pas.Avec un de ses camarades, déterminé comme lui à rentrer dans le monde civilisé, il avait réuni une petite pacotille de faible volume.Il s\u2019était \u2014 Dieu sait comment ! \u2014 procuré une pirogue.et il s\u2019était lancé sur l\u2019Amazone pour effectuer cette traversée de l\u2019Amérique.cette folle gageure qu\u2019un ou deux téméraires ont seulement pu gagner.et à quel prix !.Le voyage avait duré des mois et des m ods .Vingt fois, cent fois ils avaient vu la mort.par miracle ils y avaient toujours échappé.Et enfin ,n\u2019osant en croire eux-mêmes leurs yeux, ils avaient aperçu Belem, la première ville du Brésil qui ressemblât à une oité.Le reste du voyage n\u2019était plus qu une plaisanterie.A Pernambuco, la pacotille avait été admirablement vendue : c'est la chance qui revenait.Et, avec quelques milliers de francs dans sa poche, Alexandre Thibaïudiar avait pris place sur un navtre en partance pour l\u2019Europe.pour la France ! Ah ! il ne s\u2019était pas attardé !.A Bordeaux, il sautait en wagon.et d\u2019une traite il arrivait à Paris.Paris ! Non.Il n\u2019eut pas un regard pour la grande ville.C\u2019est plus loin encore qu\u2019i! allait.à Brunoy.C\u2019est là seulement qu\u2019il serait au terme de son voyage.Aussi, il n\u2019avait fait qu\u2019aller de la gare d\u2019Orléans à la gare de Lyon.Et il secourait.H revoyait par la pansée le père bien cassé.bien vieux.mais si content de son retour !.Célestine, toujours plus ronchonneuse, mais qu\u2019il aurait cependant du plaisir à revoir aussi.Et puits, cette petile Marcelle.cette jolie gosse line qui devait a présent etre une si grande.si belle fille.d' ja ma~ riée peut-être.Et voilà qu\u2019Alexandre se 'cassait le nez contre un inconnu.une espèce d\u2019ivrogne qui lui apprenait brutalement que le pauvre vieux était mort.depuis plus d\u2019un an.qui l\u2019envoyait promener quand il lui demandait si la maison était ven- due.qui devait être là chez lui, c\u2019est certain, puisqu\u2019il n\u2019avait, fait que hausser les épaules quand il avait appris le nom de l\u2019homme qui sonnait à sa porte.Pendant ce temps, le voyageur.l\u2019exilé revenu enfin au pays après vingt ans d\u2019absence, voyait passer dans la rue un tas de gens qui ne semblaient pas plus le reconnaître qu\u2019il ne les reconnaissait lui même.Vingt ans avaient suffi pour que tout fût changé dans Brunoy, comme tout était bouleversé dans sa vieille maison.sa maison qui appartenait peut-être.sans doute.à un autre.Et, si joyeux tout.à l\u2019heure, il fut pris d\u2019une profonde tristesse.Il se trouvait exilé, solitaire dans sou village natal comme dans les pires pampas des bords de l\u2019Amazone.Le père ?.Le père donnait là-bas, au cimetière à côté de la mère.à côté de la pauvre Juliette.Marcelle ?.Où vivait-elle.et existait-elle seulement ?Et lui, que faire ?.où aller ?.Mais il réagit viJe contre cette défaillance d\u2019éneif'e.Il venait de recevoir un coup bien rude et bien inattendu, c\u2019est vrai.Mais l\u2019aventurier qui, vingt ans durant avait couru les plus sauva\u201d territoires de l\u2019Amérique 'du Sud, revenait au pays avec un coeur bronzé et un courage à l\u2019épreuve.Les mains dans see poches au milieu de la rue, il réfléchit un instant : \u2014 Voyons.voyons.si ce pauvre vieux est mort.il n \u2019a pas emporté le bien avec lui.Il est quelque part, le bien.et, quand le dilable s\u2019en mêlerait, je le défie bien de m\u2019empêcher d\u2019en prendre ce qui me revient.On a pu me croire mort.et dame, il y avait des raisons pour ça! Un homme qui reste vingt ans sans donner de ses nouvelles.il faut qu\u2019il soit isous six pieds de terre ou bien entouré de mile lieues de pays perdus.Mais oe mort-là a encore bon pied, bon oeil.Il n\u2019y a pas de donation ou de testament qui tienne.Je suis le fils.le fils unique.J\u2019ai droit au moins à la moitié du bien.Par conséquent il s\u2019agit d\u2019abord de savoir où il est allé, ce bien-là.Et, comme tous les hommes énergiques qui passent bien vite de la résolution à l\u2019action : \u2014 Pour ça, il n\u2019y a pas deux endroits où se renseigner.Quelques moments plus tard.Alexandre Thibaudier entrait dans l\u2019étude du notaire.Ici, au moins, le logis lui était resté familier.C'était toujours lq vieille pièce enfumé© où connue autrefois, courbés sur leurs bureaux, les clercs de Me Bonnefoy faisaient semblant \u2014 dès qu\u2019entrait un client \u2014 d\u2019être inormément occupés.\u2014\tPourvu, pensa Alexandre, quie le patron ne soit pas maintenant quelque blanc-bec qui ouvrira des yeux tout ronds quand je me nommerai et qui me répondra.comme l\u2019autre.> omrne l\u2019ivrogne : \u201cConnais pas !\u201d .Enfin, ieonelut-il, nous allons bien voir.Et s\u2019adressant à un clere qui griffonnait dans un coin : \u2014 C'est toujours M.Bonnefoy qui exerce ?.\u2014\tToujours, oui, monsieur.\u2014 Allons, il faut espérer qu\u2019il me reconnaîtra, celui-là.Et, tout tranquillement : \u2014 Dites-hii donc, je vous prie, que M.Thibaudier filrs voudrait lui parler.Mai® quand Alexandre, introduit par le clerc dans le cabinet du notaire, eut jeté les yeux sur le bonhomme aux cheveux blauics qui, pour l\u2019accueillir, levait le nez par-dessus ses paperasses, il fut aussitôt rassuré.Il le reconnaissait.et chose plus étonnante, il en était reconnu : \u2014 Vous n \u2019.êtes donc pas mort !.Telle est 1 \u2019exclamation avec laquelle Me Bonnefoy avait accueilli ce revenant.\u2014 Il faut croire que non, monsieur le notaire !.\u2014 Mais d\u2019où arrivez-vous donc, mon pauvre ami ?.\u2014 J\u2019arrive de pays si sauvages.si perdus que je ne saurais pas même vous les nommer.\u2014 Et quelle diable d\u2019idée avez-vous eue de vous en aller si loin !.de partir si brusquement ?.\u2014 Eh bien, pensa Alexandre, il est bon, le notaire ; j\u2019ai eu l\u2019idée d\u2019échapper aux gendarmes.Il ne se rappelle donc déjà plus.Ça a dû faire assez de potin, cependant sur le moment.Et il allait lui répondre, tout haut, ee qu\u2019il pensait tout bas, lorsque M.Bonnefoy continua innocemment : \u2014 Vous pouvez vous vanter d\u2019avoir étonné les gens de Brunoy, avec votre fugue et votre disparition qu\u2019ils n\u2019ont jamais pu s\u2019expliquer.Mais, positivement, ee notaire avait l\u2019air de ne se souvenir de rien.de rien savoir.Qu\u2019est-ce que ça signifiait ?.Et, avec une méfiance instinctive, Alexandre répondit évasivement.\u2014 C\u2019est à la suite d\u2019une discussion, d\u2019une contrariété.Il hésita : \u2014 .Et puis, d\u2019un accident.Mais le notaire, sans sourciller : \u2014 Arrivé chez vous ?.Votre père n \u2019en a jamais dit un mot.Cela devenait de plus en plue singulier, cette ignorance de Me Bonnefoy.cette ignorance complète.absolue.\u2014 148 18 LE SAMEDI Vol.27, No 41, Montréal, 18 Mar* 1918 Et, pris maintenant d\u2019une irrésistible curiosité \u2014 Non.pas chez nous, fit Alexandre.Et, questionnant à son tour : \u2014 Michel Leblanc est-il toujours vivant ?Demeure-t-il toujours ici ?.\u2014 Michel Leblanc ?.épondit le notaire en cherchant dans sa mémoire.Voulez-vous panier de celui qui demeurait là-bas, au bord de l\u2019Terre ?.\u2014 Oui, celui-là.\u2014 Vous le connaissez ?.\u2014 Oui, un peu.\u2014 Eh bien, mon cher, permettez-moi de vous dire que vous aviez là une fichue connaissance.Il a aussi quitté le pays.tenez, presque en même temps que vous.Mais il avait d\u2019autres raisons, lui.Des cambrioleurs étaient aléa chez lui.ils l\u2019avaient même mis en assez mauvais état.Voilà qu>e ce gaillard refuse de porter plainte.et déménage brusquement.Ça fait dresser l\u2019oreile au brigadier de gendarmerie.On envoie le signalement de Leblanc à la Sûreté.Et savez-vous ce qu\u2019on a fini par découvrir ?\u2014 Je vous en prie, dites vite.\u2014 Qu\u2019il ne s\u2019appelait pas Leblanc.\u2014 Ah !.\u2014 Oui, ce que vous ne savez pas.c\u2019est que ce Leblanc se nommait en réalité Vigneron, que c\u2019était um repris de justice en rupture de ban.et mon Vigneron a été repin oé, et reooffré pour je ne sais combien de temps.Et le notaire, levant les bras au ciel en signe d\u2019immense étonnement : \u2014 Mais comment se fait-il que vous n\u2019ayez pas en connaissance de cette histoire-là ?.Alexandre eut un grand soupir ; un soupir d\u2019allègement.Car enfin c\u2019est un fameux poids de moins quand on sait qu\u2019on peut toujours lever la tête comme un honnête homme.Un soupir de profond regret aussi : voir là vingt ans qu\u2019il vivait d\u2019une vie épouvantable .Tandis que s\u2019il avait su plus tôt.s\u2019il avait pu se douter !.Mais, plus que jamais, se gardant de révéler ce qui décidément était resté un secret entre lui, Francine, et cet homme, 'il se contenta de répondre : \u2014 Depuis vingt ans.monsieur Bonne-foy, je ne sais rien de ce qui s\u2019est passé au pays.Et il expliquait : \u2014 J\u2019arrive du fond de l\u2019Amérique.je descends de chemin de fer.je viens d\u2019apprendre que mon pauvre père est mort il y a à peu près un an.\u2014 Mais.avant de venir ici, vous êtes bien allé chez vous ?\u2014 Chez moi !.Je n\u2019ai trouvé qu\u2019un inconnu.une espèce d\u2019ivrogne, qui m\u2019a fermé la porte au nez en me disant qu\u2019il était chez lui et que le pauvre père Thi- baudiler était au cimetière.\u2014 Vous n\u2019avez pas vu Célestine Rencu-rel ?\u2014 Ou* demeure-t-elle ?.\u2014 Mais.vous ignorez donc !.Et le notaire, levant les bras en un geste intraduisible : \u2014 Eh bien, j\u2019en connais qui ne doivent pas rire en ee moment ! \u2014 Qui donc ?\u2014 Les héritiers, parbleu.\u2014 De qui ?.\u2014 De votre père.On vous croyait mort mon pauvre monsieur Tliibaudier.Votre père comme tout le monde.Vous jugez si ç\u2019a été un siège autour de ce vieillard riche.et sans famille.\u2014 Sans famille !.Et sa petite-fille?Et Marcelle ?.Elle n\u2019était done pas là?\u2014 Marcelle Thiba/udier !.Mais c\u2019est vrai.Vous ne «avez pas.Vous ne pou vez pas savoir.Et le notaire s\u2019empressa d\u2019expliquer à Alexandre : \u2014 Voilà vingt ans aussi qu\u2019elle est partie de cette maison votre petite nièce.Elle en a été enlevée par M.rie Croix-maure.\u2014 Le colonel !.\u2014 Général, maintenant.qui n\u2019a pas voulu la laisser plus longtemps en butte aux mauvais traitements de cette Célestine Reneurcl.une abominable mégère.Dama, maintenant, que le véritable héritier était revenu, maintenant qu\u2019il n\u2019y avait plus à ménager la ricin» légataire universelle.qui cessait, dès à presint, d\u2019être urne des bonnes clieutcs Jr l\u2019élude.Me Eo.uiefoy passait avec armes et bagages du côté de la famille.Et il disait tout : La conduite étrangement suspecte Je Célestine et de cet individu qu\u2019elle appelait son neveu et qui.lorsqu\u2019il était ivi \\ parlait d\u2019elle en disant m\u2019man.Le mystère de cette maison hermétiquement close.La séquestration évidente de ee vieillard aveugle.la scène violente.odieuse.qui avait eu lieu lorsque Marcelle avait essayé de pénétrer jusqu\u2019auprès de son grand-père.Enfin, les soupçons.vagues mais si graves.qui pesaient sur les deux uniques témoins de cette agonie.de cette mort où ils avaient trouvé une si grosse.une si scandaleuse fortune.Et Alexandre écoutait, atterré.pâle de colère, mais se gardant bien d\u2019interrompre ee long récit, car il voulait tout savoir.tout, jusqu\u2019au dernier détail.Enfin, le notaire avait fini.\u2014 M?rci, Monsieur Bonnefoy, fit-il, les dents serrées.Maintenant, je safe1 ce qu\u2019il me reste à faire.\u2014 Pas d\u2019imprudence, mon cher monsieur !.Alexandre le regarda avec étonnement.\u2014 Quelle impruid nce y a-t-il là ?.Je vais les .jeter à la porte de chez onoi, comme des chiens enragés qu\u2019ils sont.Je vais.puisque vous m\u2019avez expliqué que seul1 un représentant de la famille pouvait les traduire en justice.je vais les-prendre tous les deux au c-ollet et les traîner à la gendarmerie.- Je vais.\u2014 V.ous allez faire des bêtises, mon cher ; et si vous les violentez ,ee sont ces gensià qui auront le droit de vous mener devant les tribunaux.\u2014 Comment ! ap\u201dèe m\u2019avoir volé mon bien !.Après avoir désespéré le® derniers jours de mon pauvre père.C est eneore cette vieille gredine et ce chenapan qui oseraient !.\u2014 Mais parfaitement.Us ont pour eux la possession d\u2019état.Assurément, leur procès sera vite perdu.et ce procès peut devenir terrible pour eux.Mais encore faut-ils qu\u2019ils le perdent.et jusqu\u2019à ce jour ills sont chez eux dans la maison de votre père.Vous n\u2019êtes plus, mon cher ami, dans îles pays sauvages où on se fait justice à soi-même.\u2014 Vous me donneriez presque envie de le regretter.\u2014 .Et si j\u2019ai un conseil à vous donner, c\u2019est, jusqu\u2019à nouvel ordre, de rester dans la coulisse.Voyons, résumons les faits.Vous vous êtes présenté chez vous.On ne vous a pas laissé entrer.-\u2014 Comment done ! On m\u2019a fichtre bien* flanqué à la porte ! \u2014 Cette réception-là vous donne le droit absolu de faire marcher le papier timbré, et vivement.\u2014 Oh ! oui ; vivement, surtout, monsieur le notaire.\u2014 C\u2019est donc chez l\u2019huissier que je vais vous conduire.\u2014 Tout de suite, alors.\u2014 Je ne vous demande que le temps de prendre mon chapeau.\u2014 Et puis ensuite, j\u2019espère bien que nous irons faire une visite au procureur de la République.\u2014 Tout viendra à son heure.Pour le moment, c\u2019est le tour de l\u2019huissier.Et comme il avait pris son chapeau, il ouvrit la porte de son cabinet : \u2014 Passez devant, mon cher client.Je vous suis.Et puis, fit-il entre haut et bas, je crois que nous \"Hong voir quelque chose de nirieux.Célestine Rencurel venait de rentrer.Dams la cuisine, sur la table toujours couverte des débris du repas, François était encore vautré.U ne dormait pas cependant, 11 avait au coin de la bouche son mégot qui lui brûlait les lèvres.et, luttant contre son ahurissement.il essayait de rassembler ses idées.ne dégageant encore de son cerveau d\u2019ivrogne qu\u2019ura etu- 149 LE SAMEDI 19 Vol, 27, No 41, Montréal, 18 Mars 1916 pide contentement à l\u2019idée de la grimace que la vieillie aillait faire en recevant cette tuile suit la tête.Célestine lui jeta un mauvais regard.\u2014 Propre à rien ! grommela-t-elle.Mai® l\u2019autre, de sa voix pâteuse : \u2014 Je suis toujours bon à aller ouvrir La porte, quand on sonne.Un peu étonnée, elle demanda : \u2014 On a sonné ?\u2014 Faut croire.\u2014 Eh bien ?.Tu es allé voir ?.\u2014 Pour sûr.\u2014 Qui était-ce ?\u2014 Quelqu\u2019un, naturellement.Elle haussa 1er épaules : \u2014 Qui ?.og quelqu\u2019un ?.\u2014 Un homme.\u2014 Mais, s\u2019écriat-elle, impatientée, as-tu bientôt fini de te faire arracher les parole® ?.De quel homme s\u2019agit-il ?Qui est-ce qui est venu pendant que je n\u2019y étais pas ?\u2014 Un homme qui demandait le vieux.\u2014 Pourquoi faire î \u2014 Ah ! voilà ! Il m\u2019a dit qu\u2019il me raconterait ça une autre fois.Et comme, dans l\u2019oeil de François il y avait un éclair de diabolique méchanceté : \u2014 Tu le connais, cet homme-là ?\u2014 Non.C\u2019est même la première fois que je le vois, cet oiseau-la.Mais il m a dit son nqm.\u2014 Il s\u2019appelle ?.___ Il s'appelle Alexandre Thubaudier.Ça te la coupe, m\u2019man.Célestine avait poussé un cri : \u2014 Que dis-tu, malheureux !.\u2014 Mais.je ne fais que répéter.C\u2019est ltd qui a dit :\u201cJe suis Alexandre Thibaudier.\u201d _____Allons donc !.Il est mort, Alexandre Thibaudier.Voilà vingt ans qu\u2019il est mort.___ Dis donc, mi\u2019man, t\u2019as donc vu son acte de décès ?\u2014 Est-ce qu\u2019on reste vingt ans sans donner ¦gigue de vie.Quand on a un père.quand ce père a du bien ?.Cet homme a vu que tu étais saoul et il a voulu se moquer de toi.Mais «Me avait beau parler.parler pour se rassurer.pour ®e convaincre elle-même, \u2014 elle tremblait, la Célestine Rencurel.elle flageolait sur ses jambes.Et François, avec son regard, où il y avait tant de sournoise moquerie, conti nuait entre deux bouffées de cigarette \u2014 Il ne faudrait pas s\u2019y fier, m\u2019man.C\u2019est un grand.qui grisonne fort, mais qui a dû être blond, tirant sur le roux.il a la peau rudement tannée, mais on me dirait qu\u2019il n\u2019a pas dépassé la cinquantaine.\u2022 \u2022 je n\u2019en serai- pas autre ment étonné.Et puis, vrai il a l\u2019air de venir de loin.Cette tranquillité exaspérait maintenant Célestine.\u2014 Et tu parles de ça.bête brute que tu es.comme s\u2019il ue s\u2019agissait pas d un coup qui nous assomme.qui nous tue.Il haussa les épaules.\u2014 Oui.oui.je me doutais bieu que tu allai* la trouver mauvaise.\u2014 Eh bien !.Et toi ?.\u2014 Oh ! moi, vois-tu, m\u2019man, pour te dire le vrai, je m\u2019en bats l\u2019oeil.\u2014 Comment ! malheureux !,.tu ne comprends même pas ?\u2022 ¦ \u2022 \u2014 Mais si.mais si.\u2022 \u2022 je comprends parfaitement : Le fils Thibaudier est revenu.Il va falloir rendre la galette.Elle le regarda avec effarement.Pérdaitt-il donc la raison.ou bien les fumées du vin envahissaient-ef.es encore sa cervelle d\u2019ivrogne ?.Et d\u2019une voix où la terreur se mêlait à la menace : \u2014 S\u2019il revient.nous sommes ruinés.tous les deux.\u2014 Toi, possible.mais pour oe que j\u2019en aurai de moins.vrai, ça ne vaut pas la peine d\u2019en parler.Dans ton coffre ou dans sa poche.les jaunets me passeront ni plus ni moins loin du nez.\u2014 Et vivre comme tu vis.sans rien faire.et boire et manger du matin au soir.et être dans ta maison.chez toi.\u2014 Non, m\u2019man.C\u2019est chez toi, ici.Et ce qu\u2019on finit par s\u2019y raser !.Vrai, il y a des moments où je regrette le temps où je traînais la guenille.\u2014 Tu ne vas pas le regretter longtemps.Si c\u2019est vrai ce que tu dis.gronda-t-elle furieusement.Et comme elle était aussi une créature rudement trempée, ses questions se précitaient maintenant on même temps que le sang-froid lui revenait.\u2014 Alors, cet homme est venu.il a sonné à la porte ?.\u2014 Eh 1 eui.\u2014 Tu 'lui as ouvert ?.\u2014 H fallait bien : Il allait démolir la cloche.Tu me diras qu\u2019après ça il en a le droit, puisqu\u2019elle est à lui.Célestine s\u2019était avancée vers le pochard à peine dégrisé, et qui, moitié piteaix, moitié blagueur, ne semblait pas encore comprendre le désastre dont ils étaient tous deux menacés.\u2014 Allons! allons! dit-ellle rudement, il ne s\u2019agit pas de faire 'le malin.Si ¥et Alexandre revient, nous sommes à la misère.Il nous reprend tout.tout ce qu\u2019il y a ici.et à toi pas plus qu\u2019à moi, i\u2019 ne reste que les yeux pour pleurer Mais François haussant les épaules : \u2014 Allons donc ! Les terres je ne dis pas.la maisora non plus.On ne peut pas les escamoter.et, parole d\u2019honneur, je ne la regretterai pas, cette cambuse de malheur où on se divertit à peu pics autant qu\u2019à Poiesy.\u2014 160 \u2014 Elle eut un geste de colère.mais lui, imperturbable : \u2014 Si je te dis, c\u2019est que je le sais.Mais ce que j.e sais, m\u2019man, c\u2019est que tu ne seras pas assez gourde pour laisser à eet individu les petits papiers bleus et les petits papiers roses qu\u2019il y a dans ton coffre-fort.\u2014 Quels papiers ?François haussa les épaules : \u2014 Allons, m\u2019man, ne fais donc pas 1 enfant.Tu ne Pas pas acheté deux cent cin-c:uante francs, ton coffre ; tu ne 1 as pas fait maçonner avec du ciment dans le mur de ta chambre, tu n\u2019en portes pas la clef pendue à ton cou 'comme une relique, pour y enfermer mon extrait de naissance.et riien autre chose avec.\u2014 Il y a.avec.il y a oe que nous serons obligés de rendre an fils Thiban dier, quand il viendra réclamer ses droits.Il y a oe que le notaire a vu.ce que la Justice te condamnera à restituer.\u2014 Des bêtises.Il y a aussi ee qui était pu porteur.Il y a les bonnes petites obligations qui peuvent passer partout parce qu\u2019elles ne portent le nom de personne.Tu n\u2019>a pas envie d\u2019en faire cadeau à Alexandre Thibaudier.hein, m\u2019man ?.Et il ajoutait en ricanant : \u2014 D\u2019abord, tu ne les as pas déclarées à l\u2019inventaire.tu ne voudrais pas payer double droit.Et avec ça, si tu dis que tu es à la mendicité.Eh bien, tu me feras rigoler.voilà tout.\u2014 Nous perdrons plus de cinquante mille francs, malheureux ! \u2014 S\u2019il t\u2019en reste autant.avare comme tp es, tu économiseras encore la moitié de tes rentes.\u2014 Et si on vient à savoir !.\u2014 Ah !dame, il ne faudra pas que je vende la mèche Et il roula tranquillement une autre cigarette en ajoutant : \u2014 Voilà pourquoi je ne me fais pas de bile.Je viens de réfléchir que nous finirions toujours par nous entendre.mieux qu\u2019avant, même.Ah ! le gredin ! Comme il voyait tout de suite le point faible.le point où il pourrait toujours attaquer ! Oui, il était plein de bonnes obligations au porteur, le coffre-fort, de Célestine.et ce n\u2019est pas plus à présent qu\u2019au moment du décès du vieux qu\u2019elle serait assez bête pour révéler leur existence.Oui.il y avait là une poire pour la soif, l\u2019aisance assurée.m.ais à condition du silence de François \u2014 attendu qu\u2019après avoir frustré le fisc (ça, c\u2019est un péché véniel), i s\u2019agissait maintenant de les vo-lei à leur légitime maître.Aussi, réfrénant sa colère, interrogeait-elle plus doucement celui' qu\u2019il fallait, ménager désormais.celui qui n\u2019avait qu\u2019à 20 parler pour donner l\u2019éveil et pour faire arrivai les gendarmes.Lorsque dans ses saoûleries il la menaçait de révéler ce qui s\u2019était passé autoair du lit de mort du père Thibaudier, elle avait une réponse toute prête : \u2014 Ça, mqn garçon.il faudrait encore le prouver.Et elle ronchonnait : -Tu seras malin si tu le prouves.Mais cet argent.cet argent voilé.on le trouverait tout de suite.Et elle comprenait bien que cet ingrat, ce sans-coeur, ce vaurien, la tenait à présent.et qu\u2019il ne la lâcherait plus.Elle se préoccupait donc de ne pas l\u2019irriter.de ne pas l\u2019emmalicer.et, sans répondre à ses menaces à peine déguisées, elle lui demandait : \u2014 Alors.tu es sûr que c\u2019est lui ?\u2014 Dame.un type qui arrive en me disant : \u201cJe suis Alexandre Thibaudier\u201d, il n\u2019y en a pas des flottes qui s\u2019appellent comme ça.\u2014 Que lui as-tu dit quand tu as sai son nom ?\u2014 Oh ! je ne me suis pas laissé épater; je lui ai dit qu\u2019il était un blagueur et je lui ai fermé la porte au nez.\u2014 Et qu\u2019a-t-il fait alors ?\u2014 Cette bêtise !.Je ne me suis pas amusé à le suivre dans la rue.Mais ne te frappe pas, m\u2019man.Si c\u2019est liai, tu le verras assez revenir.Juste à ce moment on sonnait de nouveau à la porte.François cligna de l\u2019oeil : \u2014 Tu entends, m\u2019man ?Elle fit, en pâlissant, un gigue de tête affirmatif.\u2014 Il n\u2019a pas été long.\u2014 Alors.c\u2019est lus ?.\u2014 Ma foi, il me semble bien que je reconnais son doigté.\u2014 C\u2019est à ton tour, m\u2019man, d\u2019aller en reconnaissance.Après ça,\"si tu veux que je me déploie en tirailleur, moi je n\u2019y vois pas d\u2019inconvénient.\u2014 Oui, répondit-elle en frissonnant, viens avee moi.\u2014 Tu as donc le trac ?.J\u2019aurais pas cru ça de toi.Tu sais bien que les petits papiers ne sortiront du coffre que pour aller dans t-a poche.Et, sa cigarette aux dents, il suivit Oé-lestiine.François se trompait.Ce u\u2019était pas Alexandre, mais l\u2019huissier porteur d\u2019un papier timbré.\u2014 Qu\u2019est-ce que c\u2019est ?fit la vieille femme de son ton le plus rogue.\u2014 Un petit acte extra-judiciaire que je vous remets, parlant à votre personne madame Rencurel.Et lui laissant le papier d\u2019un bleu verdâtre entre les mains, l\u2019huissier s\u2019était déjà esquivé.LE SAMEDI \u2014 Oh 1 pour ce qu \u2019il vaut, ajouta philosophiquement l\u2019autre recors.Oélestine referma la porte \u2014 rentra dans sa cuisine \u2014 mit ses lunettes sur son nez \u2014 et rageusement commença la lecture de l\u2019exploit.Ça la connaissait d\u2019ailleurs, ces machines-là.et ce n\u2019était pas le premier, ni qu\u2019elle envoyait.ni qu\u2019elle recevait.Alexandre lui faisait sommation de restituer.tel qu\u2019elle se l\u2019était indûment approprié après la mort de soin père, l\u2019héritage dont il était le seul avant-droit.\u2014 Eh bien ?fit François, quand elle eut achevé sa lecture.\u2014 Eh bien, mon garçon, c\u2019est tout simple ! Aujourd\u2019hui la sommation.En ce moment il est dans le cabinet du président du tribunal.Il demande l\u2019autorisation de saisir.Demain l\u2019huissier saisira.ce soir, peut-être.\u2014 Saisir quoi ?.\u2014 Tout.Tout ce qui est ici.tout ce qui vient ou qui est censé venir de la succession du vieux.\u2014 Mais alors.ce qu\u2019il y a dans le coffre ?.\u2014 Comme le reste.\u2014 Et tu vas laisser faire ça ?.Elle eut un geste de défi.\u2014 On ne peut pas aller contre les gens de loi.Seulement, n\u2019aie pas peur, François, ill n\u2019y aura dans le coffre que ce qui est encore au nom du vieux.et ce n\u2019est pas grand\u2019chose, heureusement.\u2014 Et le reste, où vâs-tu le mettre ?\u2014 L\u2019emporter, pardi.\u2014 Où ça ?.\u2014 Où none irons.\u2014 Où irons-nous ?\u2014 Est-ce que je sais moi ?.Dans un endroit où on puisse vivre tranquille.un pays où ça ne coûte pas cher pour être bien.Il fit une grimace éloquente.\u2014 Ça ne va pas encore être rigolo, dans ce patelin.Je parie que tu as l\u2019idée d\u2019aller nous enterrer dans quelque trou perdu.Il eut comme une vision soudaine : \u2014 Ça ne serait pas, des fois, là-bas, chez nous.au pays.\u2014 Eh bien !.pourquoi pas ?.\u2014 On va y crever d\u2019embêtement.\u2014 Ça vaut encore mieux que de crever dit faim.\u2014 Ah !.Et tu veux partir ?\u2014 Tout de suite.avant que les gens de loi reviennent.Tu ne comprends donc pas qu\u2019une fois qu\u2019ils auront mis le nez dans nos affaires, ce sera trop tard.tout sera perdu alors !.\u2014\tS\u2019en aller comme ça !.Il faut encore avoir le temps de faire son parquet.\u2014\tILs seront vite faits.nos paquets.\u2014\tTu te figures ça.toi.\u2014\tDeux malles à remplir.nos quatre guenilles à mettre dedans.Et onste I \u2014\t151\t\u2014 Vol.27, No 41, Montréal, 18 Mare 1918 \u2014 Nona ne pourrons jamais tout emporter.\u2014 Eh ! fit-elle en grinçant des dents, nous emporterons ce que nous pourrons.Et puis je m\u2019en fiche un peu, des loques et des torchons qui resteront dans cette maison de malheur.Ce que je veux c\u2019est de filer.et vite.Et elle ajouta rageusement : \u2014 Tu ne t'imagines pas, peut-être, que j ¦ vais aussi atteindre ee monsieur pour lui ouvrir la porte et pour lui dire : Donnez-vous donc la peine d\u2019entrer.\u2014 Après ça, tu as encore raison.\u2014 Et puis, c \u2019est n allant vite que nous sauverons les papiers du coffre.\u2014 Ah ! oui, la galette.\u2014 Allons ! décarcasse-toi, François.Dans deux heures, je veux être loin d\u2019ici.\u2014 Avec les papiers, hein ?.\u2014 Ne t\u2019inquiète pas des papiers.Je m\u2019en charge.\u2014 Et moi, grommela-t-il, j\u2019y aoirad l\u2019oeil quand même.Ils ne seront plus dans le coffre à présent ! n UNE CONQUETE D\u2019ALEXANDRE Lorsque, le lendemain, porteur de l\u2019ordonnance du président, l\u2019huissier se présenta pour saisir, dans lia maisom Thibaudier, tous les objets mobiliers revendiqués par le seul légitime propriétaire du logis et de ce qui s\u2019y trouvait, on ne répondit pas à son coup de sonnette.Il sonna une seconde fois.\u2014 Il n\u2019y a donc personne ?fit-il.c \u2019est bizarre.Et comme, machinalement, ül mettait la main sur la grosse poignée formant loqueteau, il vît avec surprise que la porte n\u2019était pas fermée au verrou.H n y avait qu\u2019à pousser pour l\u2019ouvrir.-\tTiens, fit-il, on entre là-dedans comme dans un moulin.Et ne voyant personne dans la cour : -\tEh bien, dit-il a se® recors, puisque c\u2019est ouvert, entrons ! Et il® pénétrèrent dans la maison.Personne, non plus, n\u2019était là.Mais partout les armoires ouvertes, les tiroirs béants, un désordre indescriptible, tout témoignait d\u2019un départ soudain.d\u2019un départ ressemblant à une fuite.\u2014 Ils ont déjà décampé, fit-il en jetant un coup fl oeil sur ee remue-ménage.Et philosophiquement : \u2014 Ma foi, un peu plus tôt.un peu plus tard.comme il fallait s\u2019y résigner, ils n\u2019ont pas voulu attendre d\u2019être mis 4 la porte.Et du moment qu\u2019ils n\u2019ont pas emporté les meubles.Non, fit un des hommes qui venait d\u2019ouvrir la porte, le mobilier est toujours Vol.27, No 41, Montreal, 18 Mars 1916 LX SAMEDI 211 \u2014\tDame, il est comme il est.\u2014\t.Et l'e fils Thibaudier ne s\u2019attendait {pas à trouver chez lui autre chose que ça.\u2014\tEh bien.\u2022 puisque les Rencurel ont décampé.il n\u2019a plus qu\u2019à réintégrer.\u2014 Dame.\u2014 Faisons-nous quand même la saisie, patron ?.\u2014 Je ne sais plus, moi, fit l\u2019huiissier embarrassé.S\u2019ils ont abandonné les lieux, ce n\u2019est peut-être pas la peine.Et, après avoir réfléchi : \u2014 Attendez-moi un instant, je vais en causer avec M.Bonnefoy.Le résultat de la causerie fut aussi simple que rapide.En allant chez le notaire, l\u2019huissier s\u2019était informé auprès des voisins.On lui avait confirmé le départ précipité des Rencurel avec deux malles et quelques paquets que l\u2019épicier du coin \u2014 un ami de Oéüestine \u2014 avait transportés à la gare sur sa carriole.Et Alexandre, qui était justement dans le cabinet de Me Bonnefoy, avait aussitôt pris la parole : \u2014 Ne me disiez-vous pas, hier, monsieur le notaire, que ces gredins-là avaient pour eux \u201cla possession d\u2019état\u201d?\u2014 Oui.\u2014 C\u2019est même pour ça que je n\u2019avais pas le droit d\u2019aller les prendre par le collet pour les flanquer à la porte.\u2014 Assurément.la loi est ainsi faite, mon cher client.\u2014 Et, \u201cla possession d\u2019état\u201d, c\u2019est d\u2019être installé quelque part.d\u2019y avoir son domicile.de passer pour le propriétaire.le maître.\u2014 C \u2019est cela.\u2014 Eh bien, je vais de ce pas la prendre, \u201cla, possession d\u2019état\u201d.Et une fois que je serai.dans ma maison.tant pis pour ceux qui viendront m\u2019y embêter.Elle sera pour moi, cette fois, la loi !.\u2014 Mon Dieu.il me semble, en effet, que cette opinion peut se soutenir.\u2014Et nie vous tourmentez pas, monsieur Rcnnefoy, voilà vingt ans que je pratique une gymnastique qui me permettra de la soutenir.éloquemment.Il toucha du doigt son biceps nerveux, tendu comme une corde.et, prenant son chapeau : \u2014 A vous revoir, monsieur le notaire.Je vais, de ce pas, organiser ma \u201cpossession d\"état\u201d.Mais cette belle humeur belliqueuse n\u2019eut pas l\u2019occasion de se manifester.Personpe ne vint troubler Alexandre dans la maison paternelle où il rentrait comme on entre en pays conquis.La maison était L peu près comme lorsqu'il l\u2019avait quittée.Rien n\u2019était changé dans la cuisine enfumée où le fauteuil de paille du père Thdbaudier \u2014 le vieux fauteuil de paille \u2014 s'accotait toujours à la cheminée dont le foyer n\u2019avait pas encore eu le temps de s\u2019éteindre tout à fait.Rien de changé non plus dans le salon-salle à manger toujours aussi froid, aussi morose, aussi renfrogné avec ses chaises rangées autour de \u2019a table à rallonges et les deux fauteuils de crin noir qui montaient la garde de chaque côté de la pendule à colonne torses.Et quand il eut réparé le désordre du logis abandonné.quand il eut mis aux portes des serrures neuves.quand il eut constaté qu\u2019il y avait là à peu près tout le vieux mobilier dont vingt ans d\u2019absence ne lui avaient pas fait perdre la mémoire.quand il eut ouvert le coffre-fort dont Oélestine avait, sur un meuble, tout à côté, laissé les clefs bien en évidence et qu\u2019il y eut trouvé les quelques titres de rente qui partaient encore le nom de son père, et qui ne pouvaient êrte d\u2019aucun usage à la légataire dépossédée.\u2014 i1 reprit le chemin de l\u2019étude de Me Bonnefoy.Là, on venfla aisément que rien n\u2019avait été vendu dec term qui étaient toujours louées aux mêmes maraîchers.et Alexandre alors posa cette question au notaire : \u2014 Et l\u2019argent ?.Où a-t-il passé ?\u2014 Ah ! pour cela, vous aurez plus de mal.Lors du décès de M.Thibaudier.Oélestine Rencurel n\u2019a déclaré que les quelques valeurs nominatives que vous avez trouvées dans le coffre-fort.\u2014 Mais voue savez comme moi qu\u2019il y avait dix fols.vingt foie plus que ça.\u2014 Je m\u2019en doute.mais la trace n\u2019en existe nulle Part.D\u2019ailleurs, là-dessus, la femme Rencurel a tout de suite payé quarante mille francs à Mlle Marcelle Thibaudier pour dégrever ses immeubles d\u2019une hypothèque gênante.Et il ajoutait en hochant la tête : \u2014 Vous avez même une fière chance qu\u2019elle ait voulu se libérer immédiatement.Si elle avait filé avec cet argent-là, i' n\u2019y en aurait pas plue de trace que du reste.et votre bien serait débiteur à votre nièce de cette somme énorme.\u2014 Voyons.voyons.on ne peut donc pas porter une plainte en détournement de succession ?.\u2014 Tl faudrait avoir quelque commencement de preuve.\u2014 Lequel, par exemple ?\u2014 Si la femme Rencurel touche des coupons portant le même numéro que ceux qu\u2019elle touchait déjà du vivant de votre père.ce serait un commencement de preuve.cela.Mais, ajoutait le notaire en hochant la tête, ce sont des recherches difficiles.longues.délicate®.Eh bien, fit Alexandre en fronçant le eourcâl, ça me fera une occupation.Quand \u2014i 152\t\u2014 j\u2019étais chez les Peaux-Rouges j\u2019ai suivi des pistes autrement compliquées.Et je les ferai aller ,n prison, ces gredins qui ont tué mon pauvre père à petit feu.et qui me volent mon bien.Mais oui, répétait-il, ça m\u2019occupera.Je n\u2019ai rien à faire, moi.maintenant que j\u2019ai de quoi vivre avec les terres qu\u2019ils n\u2019ont pas pu emporter dans leurs males.Tout seul, dans cette maison, je m\u2019ennuierais bien trop à flâner du matin au soir.Il eut un grand soupir : , \u2014 Parce que.je vais être tout seul ! Et il soupira encore plus fort en murmurant : \u2014 Pauvre petite Marcelle !.\u2014 Vous savez qu\u2019elle n\u2019est plus chez le général de Croixmaure.\u2014 Où est-elle donc ?.\u2014 Après sa majorité, elle n\u2019a plus voulu rester à la charge de son tuteur.Elle s\u2019est placée comme lectrice chez la baronne de Lanreroy.\u2014 Ah !.\u2014 Elle pas c l\u2019hiver à Par's.l\u2019été en Dauphiné Elle doit, même y être en ce moment.\u2014 Au diable.quo' ' \u2014 Un peu loin.oui.( \u2019 V-i moi qui lui ai placé sa petite fortune Elle vient ici toucher ses rentes.\u2014 Ah !.\u2014 Voilà menu- assez longtemps que je ne l\u2019ai pas vue.mais l\u2019automne arrive.elle va revenir à Paris .Avant un ou deux mois elle fera certainement un saut jusqu\u2019à Brumoy.\u2014 Ah !.\u2014 Une bien jolie personne maintenant.\u2014 Ça ne m\u2019étonne pas.Toute gamine elle était déjà gentille.Et comme Alexandre avait poussé un troisième soupir encore plus gros que les deux autres, le notaire lui demanda à brûle-pourpoint : \u2014 Voulez-vous que je lui dise d\u2019aller vous voir ?\u2014 Ah ! monsieur Ponnefoy, ça me ferait tant plaisir de l\u2019embrasser.Je n\u2019ai plus qu\u2019elle de parente au monde.Et puis.je l\u2019ai toujours gardé, le souvenir de cette pauvre petite gosseline si jolie, avec ses grands yeux noirs.Et mélancoliquement \u2014 Ah ! si j \u2019'étais resté au pays.il y a bien des choses qui ne seraient pas arrivées .Et Alexandre s\u2019en alla \u2014 le coeur serré \u2014 dans sa vieille maison, encore plus morne.encore plus triste.Maintenant qu\u2019il y était seul \u2014 comme un loup.Quelques jours avaient passé.C\u2019était un matin.Le petit clerc de Me Bonnefoy arriva en courant chez celui qui.le premier jour. 22 LE SAMEDI était devenu, à son tour, un des bons clients de l\u2019étude.\u2014 Monsieur Thibaudier, le patron vous fait prier de passer chez lui.C\u2019est pour une affaire pressée.\u2014 Quelle affaire ?\u2014 Ah ! je ne sais pas.Mais il dit que vous veniez tout de suite.\u2014 Aurait-on mis la main au collet de cette vieille gredine de Célestime ?pansa Alexandre.;>i c\u2019était ça l.Et il répondit laconiquement au petit saute-ruisseau : \u2014 Bien, j\u2019y vais.Cinq minutes plus tard Alexandre était chez le notaire.\u2014 Eh bien ! qu\u2019y a-t-il ?.Mer voleurs sont-ils pinces ?.\u2014 Non, fit le motaire en riant, pas encore, mon cher client.\u2014 Tant pis.\u2014 Mais ça viendra.\u2014 J\u2019y eompte bien.J\u2019espérais même que vous me faisiez appeler pour m\u2019apprendre cette bonne nouvelle.De quoi s'agit-il alors ?\u2014 D\u2019un événement tout à fiait inatten- du.\u2014 Qu\u2019v a-t-il dome de nouveau ?.\u2014 E ne s\u2019agit pas de vous précisément, mon cher monsieur Thibaudier, mais cependant j\u2019ai pensé que la chose devait vous intéresser.Je n\u2019ai pas oublié quels sont vos sentiments à l\u2019égard de votre nièce.\u2014 Marcelle !.C\u2019est d\u2019elle que vous avez à me parler ?.\u2014 Voici la lettre que je reçois : Et le notaire lui tendit une feuille de papier assez grossier couvert d\u2019une écriture inégale et maladroite.Elle était ainsi conçue : \u201cMonsieur, \u201cDepuis deux mois, Mme Marcelle Thi-\u201cbaudier loge dans ta maison où j \u2019habite \u201cporte à porte avec elle, impasse des Epi-\u201c nettes.\u201cCette dame, il y a quelques jours, est \u201ctombée assez sérieusement malade, et \"comme elle ne peut pas aller toucher sa \"rente à Brunoy, elle vous prie de vouloir \u201cbien la lui envoyer par lettre chargée à \u201cson adresse.\u201cElle pourra signer le reçu du facteur, \u201ccomme elle signe, à côté de mon nom, la \u201cprésente lettre, afin que vous neconnais-\u201ceiez bien que c\u2019est elle qui me fait écrire \u201cpour elle.\u201cRecevez, monsieur, mes salutations respectueuses, Veuve MARTIN.\u201d Suivait l\u2019adresse exacte.Et, à côté, une main tremblante avait tracé : \"J\u2019approuve : Marcelle THIBAUDIER.\u201d \u2014 C\u2019est bien son écriture, ajouta le no- taire.Mais si altérée !.elle doit être gravement malade.\u2014 C\u2019est vrai.c\u2019est vrai.oh ! la pauvre petite !.\u2014 Et comment est-elle soignée ?.\u2014 Mais c\u2019est encore vrai ! Qu\u2019est-ce que c\u2019est que cette impasse des Rpinettes?Chez qui est-elle ?\u2014 L\u2019impasse des Ep inet tes, je crois me souvenir que c\u2019est tout au bout de la rue des Epinettes.dans le fond des Bati-gmolles.Ça doit toucher les fortifications.\u2014 Un pauvre quartier ?-r- Oui, très pauvre.\u2014 U n\u2019y a là que des logements plus que modestes.\u2014 Assurément.de petits appartements.des chambres d\u2019ouvriers.\u2014 Elles n\u2019habitent pas par là, les baronnes et les marquises ?.\u2014 Pas précisément.\u2014 Alors.c'est, bien étonnant qu\u2019elle loge là .la siemne !.Le notaire le regarda avec un air qui voulait dire : Je ne comprends pas bien.\u2014 Oui, insistait Alexandre.la baronne qui l\u2019a auprès d\u2019elle comme lectrice.Et il insistait encore : \u2014 Vous m\u2019avez bien dit qu\u2019elle logeait chez la baronne de Lanceroy \u2014 Mais, s\u2019écria le notaire.elle n\u2019est pas aux Batignolles.La baronne de Lance-rcy.Elle habite son hôtel, quai de Béthune.dans l\u2019île Saint-Louis.Et il ajoutait en gesticulant : \u2014 Bien sûr qu\u2019elle n\u2019y est plus, chez sa baronne.Vous voyez d\u2019ailleurs ce que cette femme écrit : depuis deux moils elle loge là-bas.\u2014 Elle a donc quitté cette dame ?\u2014 C \u2019est probable.\u2014 Mais pourquoi aller s\u2019enterrer dans cette impasse.dans ce taudis.au diable ?.\u2014 Je n\u2019y comprends rien.\u2014 Ah ! pauvre petite !.J\u2019en aurai tout de suite l\u2019explication.\u2014 Comment cela ?J\u2019y vais de ce pas, parbleu! Alexandre ne prit que le temps de passer un vêtement propre.et il sauta dans le train.Une heure après, il arrivait dans ce coin des Batignolles.\u2014 Pas bien engageante, cette caserne, fit-il en jetant un regard sur la haute maison qui formait le fond de l\u2019impasse et qui se dressait, rébarbative, nue, avec ses cinq étages de fenêtres sains balcons.\u2014 la plupart sans rideaux.Et, entrant dans l\u2019allée : \u2014 Mademoiselle Thibaudier ?demanda-t-il à la concierge.\u2014 Madame Thibaudier ?.C\u2019est de la part du pharmacien que vous venez ?.U n\u2019y a qu\u2019à me donner la potion.je Vol.27, No 41, Montréal, 18 Mars 1916 sais ce que c\u2019est.\u2014 Non, madame.Je suis soin parent, son oncle.\u2014 Vous êtes son oncle !.Eh bien, vous pouvez dire que vous arrivez encore plus à propos que la potion du pharmacien ! Alexandre, très surpris, attendait l'explication de ces paroles.Il ne l\u2019attendit pas longtemps.Déjà la concierge reprenait avec volubilité : \u2014\tC\u2019est l\u2019ennui qui l\u2019a mise à bas, pauvre enfant.peut-être encore plus que sa maladie.Pensez donc, une jeune femme qui se trouve dans une si triste position ! Il s\u2019écria tout effrayé : \u2014\tElle n\u2019est pas dans le besoin, au moins !.\u2014 Biien sûr que non.Ce n\u2019est pas l\u2019argent qui lui manque.Et quand 11 n y en a plus, il y en a encore.puis-qu elle n\u2019a qu\u2019à écrire à son notaire.Gui, oui, faisait-elle confidentiellement à cet auditeur qui semblait s\u2019intéresser si fort à son discours, oui, elle a un notaire.Elle lui a demandé de l\u2019argent pas plus tard qu\u2019hier.J\u2019ai vu la lettre.Mais ce qui fait pitié c\u2019est de la voir si délaissée.si abandonnée.\u2014 Elle est donc bien malade ?.\u2014 Le médecin y était encore tout à l\u2019heure.Je vous prenais même pour le commis di pharmacien qui apportait l\u2019ordonnance.\u2014\tMais.qu'a-t-elle ?\u2014 Ça a commencé, il y a une quinzaine de jours, comme une fatigue.un dégoût.un ennui.Vous devez, là-dessus.être mie-x au courant que moi.Mais je me figure qu\u2019elle a un chagrin.rapport à son enfant, peut-être.\u2014 Son enfant, s\u2019écria Alexandre.\u2014 Vous ne savez donc pas ?.Enfin, puisque vous allez ehez elle.Vous l\u2019auriez su dans un petit moment.\u2014 Il est donc \u2019là ?\u2014 Bien sûr.\u2014 Mais.un enfant.de quel âge ?\u2014 Un joli petit bébé, monsieur.il peut bien avoir quinze mois.il commence déjà à parler.\u2014 Un enfant.répétait Alexandre avec un accent de stupeur.Elle a un enfant un enfant à elle !.\u2014 Vous dire qu\u2019elle en est la maman, c\u2019est une autre affaire.Eies étaient deux, une blonde et elle.Elles ont passé deux jours enfermées avec une bonne dont on ne pouvait pas tirer deux paroles.Et puis, elles sont parties.Mais ça ne fait rien.En arrivant et en s\u2019en allant, c\u2019est la blonde qui avait l\u2019air malade.Et je mettrais ma main au feu que c\u2019est la blonde qui est la maman.Tout ça, ajouta, aussitôt la concierge.tout ça, entre nous, n \u2019est-ce pas, monsieur ?.parce que je n\u2019aime pas les potins, les cancans.et, Dieu, j® n\u2019en i 158 Fi* Vol.27, No 41, Montréal, 18 Mars 1916 féia jamais.pas plus sua* mes locataires que sur les voisins.\u2014 .Mais.elle interrompit,Alexandre, que dit-elle de cela ?.\u2014 Elle soutient mordicus que c\u2019est son petit.mais ça ne change pas mon idée: iil j *a un mic-mac là-dedans.Et c\u2019est peut-être bien aussi à cause de tout eet embrouillamini que la pauvre enfant a eu le coup de chagrin qui s\u2019est terminé en mauvaise maladie, un jour qu\u2019elle a pris un petit froid de rien du tout.\u2014 Mais quelle maladie, je vous en prie?\u2014 Une puimonie répondit majestueusement la concierge.Avant-hier, nous l\u2019avons quasi crue perdue.Aujourd'hui, vous la trouverez un peu mieux \u2014 Et qui est-ce qui la soigne 7 \u2014 Moi, quand j\u2019ai un moment.mais surtout sa voisine, marne Martin, qui a mieux le temps que moi et qui s\u2019occupe aussi du petit.Oh ! pour être bien,soignée, elle est bien soignée, la pauvre créature.Maintenant Alexandre était assez renseigné.\u2014 Et ale loge î \u2014 Au premier, la dernière porte à gauche.Si on n\u2019ouvre pas, frappez à la porte à côté : c\u2019est l\u2019appartement de marne Martin, qui est toujours chez elle quand elle n\u2019est pas chez marne Thibau-dier.Alexandre s\u2019engagea dans -l\u2019étroit escalier en spirale.Dame, il n\u2019en monta pas les marches quatre à quatre.Il éprouvait le besoin de se remettre un peu d\u2019aplomb -après cette confidence qui venait de lui tomber sur la tête, \u2014 comme une -tuile.Tout ce qu\u2019on venait de lui apprendre dansait dans sa cervelle comme une fantasmagorie .Et il regardait piteusement \u2014 tristement \u2014 cette pauvreté nue, \u2014 glaciale.Cet escalier raide, obscur, pénible à gravir .Cet escalier triste comme la maison.triste comme cette impasse déserte au fond de laquelle il -avait fini par trouver c« qu\u2019il cherchait.Et maintenant qu i), approchait de la pauvre chambre meublée où il allait revoir cette fillette devenue une femme, il se demandait si vraiment, il n\u2019était pas sous l\u2019influence de quelque cauchemar.Là.-dans ce quartier perdu.dans cette équivoque maison.c\u2019est la fille adaptive de M.de Croixmaure.c\u2019est la leetrice de Mme de Lanceroy qu\u2019il -allait trouver.Malade.avec un petit enfant !.Et voilà que, dès le premier mot, la concierge venait d\u2019élever des doutes sur cette maternité.Cet enfant ne aérait pas à Marcelle.H eurait une autre mère.Une blonde !.US SAMEDI Mais -alors, pourquoi Marcelle s\u2019en était-ellle embarrassée ?.Pourquoi ne l\u2019avait-elle pas laissé à -l\u2019autre.à la blonde ?Pourquoi surtout soutemaüt-elie obstinément qu'elle était la vraie maman de ce petit citoyen-là ?.Après ç-a.cette concierge se mettait peut-être le doigt dans l\u2019oeil.\u2014 Bah ! fit-il résolument, mère ou pas mère.la pauvre petite me fait d\u2019abord l\u2019effet d\u2019être dans la limonade.jusque par-dessus les oreilles.Avec une pneumonie.avec un enfant.dans un pauvre garnot comme celui-là.non.elle n\u2019-en mène pas large.et je crois que j\u2019arrive encore plus à propos que la galette du notaire.Pauvre cocotte, soupirait-il, ça va lui faire plaisir de revoir une figure de connaissance, parce que nous étiio-ns amis, tons les deux.Seulement, il y a vingt ans de ça.et j\u2019ai bien peur qu\u2019elle ne la reconnaisse pas tout de suite.cette vieille figure de connaissance.Mais enfin quand je lui aurai dit.11 arrêta ici ses réflexions ; il était devant la porte indiquée par la concierge.Il frappa doucement.Tout aussitôt il entendit un bruit de pa-s.Mme Martin était chez la malade; et Alexandre vit apparaître une femme d\u2019une quarantaine d\u2019années, fanée, ané-\"miée,.avec cette pâleur transparente et jaunâtre que prennent les pauvres gens obligés de veiller.de veiller toutes les nuits.pendant de longues heures.\u2014 C\u2019est à madame Martin, n\u2019est-ce pas.que j\u2019ai l\u2019avantage ?.\u2014 Oui, monsieur.Et elle regarda avec un peu d\u2019étonnement ce grand gaillard à la peau bronzée et aux cheveux gris où il y avait encore quelques touffes d\u2019un roux doré.\u2014 Je viens pour Marcello., pour Mme Tbibaudier.Je suis son oncle Alexandre.EUe ne vous -an a jamais parlé ?.\u2014 Mme Thibaudier ne raconte pas trop ses affaires de famille, répondit avec un vague sourire 1-a femme aux pâleurs transparentes.Mais je suis sûre qu\u2019elle sera bien heureuse de vou-s voir.elle est si seule.\u2014 Elle a été bien malade, n\u2019est-ce pas?\u2014 Bien malade, oui, monsieur.Nous l\u2019avons crue perdue.Il eut une sue-ur au front.\u2014 Mon Dieu ! soupira-t-il.\u2014 Mais aussitôt : \u2014 Je sais déjà que vous l\u2019avez bien -soignée.\u2014 Ne faut-il pas s\u2019aider les uns les autres ?.Et puis, pauvre femme, elle est si -douce.si patiente.On serait bien des sans-coeur si o-n ne se prenait pas d\u2019a-mirti-ê pour elle.\u2014 Vous la connaissez déjà.depuis quelque temps ?.\u2014 Depuis deux mois seulement.de- 22 puis qu\u2019elle est venue s\u2019rus ta lier.\u2014 Avec «on petit ?.\u2014 Oui, monsieur, avec son enfant.On était voisiner, u\u2019est-ce pas.On a commencé par se dire bonjour.bonsoir.puis on s\u2019est rendu des services.Je suis couturière en robes.Je travaille chez moi.je veille souvent.Vous voyez que j\u2019étais bien à portée de lui donner quelques petits soins quand je l\u2019ai vue tomber malade.Mais, Dieu merci, ça marche maintenant du bon côté \u2014 Comment va-t-elle ?\u2014 Un peu mieux, ce matin.Elle est moins suffoquée.elle expectore mieux.Le médecin, qui est venu tout à l\u2019heure, dit qu\u2019elle est sauvée.Vous voulez bien entrer î \u2014 Je crois bien que je veux entrer ! Je ne veux que ça.pauvre chatte.Mais la porte de la chambre était ouverte à présent.et dans un éblouissement de lumière crue, Alexandre vit un lit.un lit entouré de pauvres rideaux en mousseline brochée.et là dedans., une tête amaigrie que de superbes cheveux noirs entouraient de leur sombre auréole.une tête qui le regardait avec d\u2019immenses yeux noirs.des yeux que la meurtrissure bleuâtre de leurs paupières cernées rendait plus immenses encore.\u2014 Comme elle ressemble à Juliette !.Et, faisant rapidement leg quelques pas qui le séparaient de ce chevet : \u2014 Eh bien, ma cocotte.c \u2019est moi.tu ne me remets pas ?.Non.le regard restait étonné.un peu inquiet.avec cette fixité étrange du regard des malades, quand ils semblent ne plus vivre que par l\u2019intensité pénétrante de leurs yeux.\u2014 Alexandre.tu ne te le rappelles donc plus, le tonton Alexandre que tu aimais bien.Et.à ce nom.à ce souvenir.il 3 eut tout à coup comme une illumination de ce visage morne.Les yeux semblèrent comme s\u2019avancer pour reconnaître les traits que vingt ans de dure bataille pour la vie avaient si fort transformés.Les lèvres pâles s\u2019entr\u2019ouvrirent en tremblant.et c\u2019est -avec un ravissement une explosion de surprise et de joie qu\u2019elles balbutièrent : \u2014 Tonton Alexandre.\u2014 Oui, ma cocotte, c\u2019est moi.me voilà revenu.et je t\u2019en donne mon billet.je suis guéri des voyages, maintenant.Oh ! ma pauvre petite Marcelle.tu ne peux pas savoir.non, tu ne peux pas savoir çe que je -suils content de te retrouver.\u2014 Tu n es plus seule.Tu as ma ami auprès de toi.,.Et, .comme autrefois, il donnait à la malade de ces bons gros baisers de nourrice où il mettait toute l\u2019exubérance de sa sincère affection.=\t164 24 LE SAMEDI Vol.27, No 41, Momtréal, 18 Mars 1916 De ces bons gros baisers qui faisaient chaud au coeur de la jeune fille.et lui disaient plus éloquemment que tous les discours \u2022 Et voilà que, sans façon, le tonton Alex-andre était ailé prendre une chaise dans un coin et, déjà installé au chevet de Marcelle.tenant dams ses grosses mains rudes les pauvres petites mains toutes moites.toutes fiévreuses qu\u2019il caressait.oh ! avec tant de précautions.\u2014 Tu as donc été bien malade.ma pauvre cocotte.\u2014 Je vais un peu mieux.\u2014 Oui.je sais.C\u2019est pour ça que je suis content.le médecin a dit que ce n\u2019était plus rien du tout.ton avaro.Et puis, ajoutait-il, en clignant de l\u2019oeil.tu penses si nous allons vite nous en aller soigner ça à la maison.\u2014 A la maison !.fit-elle avec un mouvement d\u2019inquiétude.\u2014 Je t\u2019écoute !.Tu ne sais donc pas qu\u2019il n\u2019y a plus que nous deux à la maison .J\u2019ai tout fichu à la porte.Avee le seul regret de ne pas pouvoir accompagner la sortie de deux ou trois coups de pied quelque part.\u2014 Alors.CéOestime ?.\u2014 Emballée, Céliestine.\u2014 Et cet homme ?\u2014 Le poivrot ?.H est au diable avec elle.Et il répétait complaisamment : \u2014 Plus rien que nous deux, ma cocotte.Le regard de la malade eut plus d\u2019inquiétude encore.Mais tonton Alexandre avait déjà compris.\u2014 C\u2019est rapport au gosse que tu es embêtée ?Eh bien ?.De quoi as-tu peur ?Est-oe que nous ne l\u2019emmenons pas avec nous, l\u2019enfant ?.Est-ce que je ne \u2019\u2019aime pas déjà comme je t\u2019aimais.Et il y eut, à ces mots, dans les errands yeux noirs pleins d\u2019une joie profonde, i\u2019 y eut deux grosses larmes.qui coulèrent délicieusement.III RETROUVEE A Brunoy, la vieille maison Thibaudier s\u2019emplissait à présent de mouvement 916 se BONNES NOUVELLES APPORTÉES PAR MME ADOLPHE SUZON Elle souffrait depuis longtemps de maux d'estomac et de tête, de faiblesse et de palpitations qui lui faisaient peur.ELLE SE DIT MAINTENANT BIEN GUÉRIE.Il n\u2019y a rien qui réconforte comme les bonnes nouvelles, aussi nous faisons-nous un devoir d\u2019apporter de bonnes nouvelles pour les malades, pour les femmes qui souffrent.La lecture des attestations de guérisons, que nous publions chaque semaine, jettera, nous l\u2019espérons, un rayon d\u2019espoir et de confiance dans l\u2019esprit de celles qui souffrent.La maladie qui les afflige est peut-être de même nature que celles que nous avons guéries chez d\u2019autres femmes ; la faiblesse, l\u2019anémie et tous les désordres particuliers à la femme les abattent-ils, les Pilules Rouges les remettront rapidement, Combien de femmes sont éloignées des grands centres, éloignées des médecins et des hôpitaux ; comment pourraient-elles trouver un moyen de se soigner, comment trouveraient-elles un remède si elles ne lisaient pas les journaux où des femmes décrivent leurs souffrances, les symptômes de leurs maux, les phases de leur maladie et l\u2019effet qu\u2019ont eu sur leur organisme les Pilules Rouges, le grand régénérateur, le remède souverain des femmes.Que d\u2019espoir a fait naître la lecture de ces guérisons et combien de femmes se sont traitées avec les Pilules Rouges, après une de ces lectures et se sont ainsi guéries! Lisez à ce sujet ce qui suit: \u201cJe souffrais de troubles d\u2019estomac et de douleurs dans les membres depuis plusieurs mois.J\u2019avais aussi de fréquents maux de tête, mais ce qui m\u2019effrayait le plus c\u2019étaient des battements de coeur.Souvent, mon coeur battait assez fort pour soulever mes vêtements; il me semblait alors que j\u2019allais mourir, je devenais faible et près de perdre connaissance.J\u2019avais lu dans les journaux que les Pilules Rouges sont d\u2019une grande efficacité pour les femmes faibles et souffrantes, je m\u2019en procurai.Elles m\u2019ont fait un bien extraordinaire et m\u2019ont parfaitement guérie.Ce bon remède m\u2019a aussi, plus tard, sauvée de bien des troubles de l\u2019âge critique et, grâce à son efficacité, j\u2019ai passé cette période sans être trop incommodée\u201d.Mme Adolphe Suzon, 22 Maple, Spencer, Mass.CONSULTATIONS GRATUITES.\u2014 Le Dr E.Simard, qui a passé près de trois années en Europe, à étudier les maladies des femmes, sous la direction des célèbres doc- Mme ADOLPHE SUZON.teurs spécialistes Capelle et DeVos, continue de donner des consultations au No 274 rue Saint-Denis.Ces consultations se donnent tous les jours, dimanche excepté, de 9 heures du matin à 8 heures du soir, et sont absolument gratuites.L\u2019expérience acquise par le Dr Simard, durant son séjour en Europe, est une sérieuse garantie de succès; nous espérons donc que toutes les femmes qui souffrent sauront profiter des avantages que nous mettons à leur disposition en venant le consulter; celles qui en seraient empêchées peuvent lui écrire, lui donner une description de leur maladie et elles recevront des conseils qui leur seront de la plus grande utilité.AVIS IMPORTANT.\u2014Les Pilules Rouges pour Femmes Pâles et Faibles, sont en vente chez tous les marchands de remèdes, au prix de 50c la boîte, ou six boîtes pour $2.50 ; elles ne sont jamais vendues autrement qu\u2019en boîtes contenant 50 pilules, jamais au cent; elles portent à un bout de chaque boîte la signature de la CIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, et un numéro de contrôle.Nous engageons notre nombreuse clientèle à refuser toute SUBSTITUTION.Lorsque vous demandez les Pilules Rouges, n\u2019acceptez jamais un autre produit que l\u2019on vous recommanderait comme étant aussi bon.REFUSEZ CATEGORIQUEMENT.Défiez-vous aussi des COLPORTEURS; les Pilules Rouges ne sont jamais vendues de porte en porte.Rappelez-vous que les PILULES ROUGES sont la grande SPECIALITE pour la femme, celle qui guérit.tous les jours un grand nombre de personnes ET QUI VOUS GUERIRA AUSSI.Si vous ne pouvez vous procurer dans votre localité les véritables PILULES ROUGES pour Femmes Pâles et Faibles, EORIVEZ-NOUS, nous vous les ferons parvenir FRANCO.Adressez toute correspondance: COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE (LIMITEE), 274 rue Saint-Denis, Montréal.CAPSULES CRESOBENE CONSOMPTION S» vous sou fFrez de Phtisie ou Tuberculose, recourez avec confiance aux Capsules Crèsobène (produit Français) qui opèrent chaque jour des milliers de guérisons merveilleuses chez les consomptifs.Rien ne résiste à leurs propriétés prodigieuses, elles guérissent les toux et les oppressions les plus tenaces.Prix.: jo cti le flacon.r>.'p5t: Arthur Décary, Pharmacien, Bureau de Poste.Botte 592, Montréal, Canada.Nous envoyons gratuitement sur demande un livre: \u201cComment lutter contTe les maladies des poumons,\u201c Vol.2Î, Mo 41, Montréal, 18 Mar» 1916 LE SAMEDI 27 LE SCEPTRE ET LA MAROTTE ffimm \u2014C\u2019est bien, Rigodon.Tu as été honnête.Ces trois marottes sont à toi, je te les donne.Alors seulement le bouffon reconnut l\u2019enchanteur.Il voulut se' jeter à ses pieds pour lui rendre grâces, mais déjà Tacotae avait disparu.Rigodon prit le chemin du palais où il arriva essoufflé, portant précieusement ses trois hochets.Sisquatre II fort surpris l'interrogea.Rigodon lui conta par le menu son étrange aventure.Le roi réfléchissait.\u2014C\u2019est bien, dit-il enfin en relevant la tête.demain nous irons nous promener tous deux dans la forêt de Doulcefeuil.Tu me conduiras au chêne où tu t\u2019es endormi et nous verrons ce qu\u2019il conviendra de faire.Le lendemain, ainsi qu\u2019il l\u2019avait résolu, le monarque, suivi du fidèle bouffon, quitta furtivement le palais.Il avait coif-fé sa couronne et tenait en sa dextre son sceptre en doublé.Rigodon retrouva sans peine l\u2019arbre sous lequel il s\u2019était endormi la veille.\u2014Parfait, dit le roi, éloigne-toi à présent, et ne reviens que lorsque je t\u2019appellerai.Je vais me coucher ici et dormir.Et il fit comme il avait dit.Lorsqu'il se réveilla, sa couronne et son sceptre avaient disparu.Lors, il se mit à pleurer, gémissant et se tirant la barbe.\u2014-Ah! mon cher Rigodon! bouffon de mon coeur, viens m\u2019aider à retrouver les insignes de ma puissance.Le fou arriva sur-le-champ, mais leurs recherches furent vaines.Ils étaient donc là, tous deux pleurant à l\u2019envi, quand 1 enchanteur Taeotac apparut.\u2014Comment, c\u2019est encore toi Rigodon?fit-il en fronçant les sourcils.____Hélas! non, monseigneur.Aujourd'hui, c\u2019est Sa Majesté Sisquatre II dont Commencé dans le No du 11 Mars 1916.le sceptre et la couronne demeurent introuvables.\u2014Qu\u2019à cela ne tienne! dit l\u2019enchanteur, je les découvrirai bien.Et après avoir feint de chercher, il présenta au roi un sceptre et une couronne magnifiques.\u2014Sont-ce là les objets que tu as perdus?\u2014Permetitez-moi de m\u2019en assurer, mes-sire.Et sortant une pierre de touche de sa poche, il éprouva la couronne et le sceptre et s'aperçut qu\u2019ils étaient d\u2019or pur.\u2014 Que Votre Majesté me pardonne, souffla Rigodon à voix basse, mais ce ne \u2022sont point les siens.\u2014Tais-toi donc, imbécile ! répliqua rudement le roi.ImpoHtenr! gronda Tacotae en lui déchà$7t Entrez, brave homme.Cependant la soupe fumait sur la table.Justine en remplit six jadelles (écuelle de bois) : cinq pour les personnes, une pour le chien.Elle fut fort surprise que, les jadelles pleines, il restât encore de la soupe et des choux verts dans la grande terrine; d\u2019habitude elle calculait plus juste.LE SAMEDI \u2018\u2018Ah! la bonne soupe, s\u2019écria le mendiant; depuis longtemps je n\u2019en ai pas mangé de pareille.-\u2014Merci pour le compliment, répondit la ménagère: nous ferons bien de nous régaler aujourd\u2019hui, car demain, sauf le cresson qu\u2019ont apporté les enfants, nous n\u2019aurons rien à nous mettre sous la dent.\u2014Tais-toi, femme, interrompit Léonard Micou, ce ne sont pas propos à tenir quand on a du monde à table.\u201d Justine baissa le nez sur sa jadelle.\u2018\u2018Comme ça, dit le vieillard, la huche n'est pas bien garnie?\u2014Puisque la femme a parlé, répondit le vilain, je n\u2019essayerai pas de nier.A cause des pluies d\u2019automne, nous avons semé peu et dans de mauvaises conditions.On espérait tout de même une demi-récolte de grain; l\u2019herbe poussait bien aux prés.Mais, voilà que ces jours derniers les gens de guerre sont venus se battre chez nous; les chevaux et les hommes du comte de Villoutreix, du baron de Mon* teil.du sire de Châtelus ont mangé, gâté, écrasé tout ce qu\u2019il y avait d\u2019herbe dans les prés, de seigle et d\u2019avoine dans les champs.Les châtaigniers n\u2019ont pas bonne apparence.Nous commençons à souffrir de la faim; que sera-ce en hiver, quand tout manquera, et que le froid nous aiguisera les dents?\u2014U\u2019est terrible! dit tristement le vieillard; peut-être tout de même vous viendra-t-il quelque secours imprévu.Y a-t-il à Saint-Martin-le-Castel beaucoup de gens aussi charitables que vous?\u2014 Sauf chez Pierre Poussard, dont le chien vous a mordu, et qui ne vaut pas la corde pour le pendre, vous auriez dans toutes les maisons reçu le même accueil que chez nous.\u201d La soupe expédiée, tout de suite on s\u2019arrangea pour dormir.\u2018\u2018Le sommeil, disait Léonard Micou, c\u2019est pour les pauvres gens le baume de la vie.\u201d Le vieillard s\u2019étendit dans la grange sur un bon lit de paille.La petite Marie lui glissa un oreiller sous la tête, et le chien Finaud s\u2019installa sur ses pieds.Au petit jour.Léonard Micou sortit de sa chaumière et s\u2019en alla au pré Champeaux, pour y prendre un vergne, (nom vulgaire de l\u2019aune), dont il ferait des sabots.Tout en nettoyant l\u2019arbre de ses petites branches, il regardait les vêrons se jouer dans l\u2019eau claire de la Maulde, qui dans ce pré forme un joli gourre.(Endroit assez profond et assez large dans un cours d\u2019eau généralement étroit et pas creux).\u2018\u2018Elles sont heureuses, ces bêtesdà, se disait l\u2019homme avec envie, plus heureuses que les chrétiens, surtout cette année de si grandes pluies; le poisson, ça ne connaît pas la faim, ça ne mange que de l\u2019eau.\u201d VoL 27, No 41, Montréal, 18 Mara 1B16 Tout en grommelant, il vit dans le gourre filer comme un trait un assez gros poisson.\u2018\u2018Une belle truite, se dit-il, si j\u2019essayais de l\u2019attraper! Et tout de suite il entre dans l\u2019eau, fouille dans les trous, tâte sous les pierres.En une demi-heure il prit quatre truites, dont la plus grosse pesait bien deux livres.Les gens de guerre sont venus se battre chez nous.A son retour, il trouva toute la maisonnée debout.Le vieillard était encore Là, contant aux petits des histoires merveilleuses.\u2018\u2018Voici des truites, dit le paysan à sa femme; s'il reste de l\u2019huile, fais-en frire trois pour le déjeuner ; cette quatrième, la grosse, je vais la porter à l\u2019aubergiste Bastion; il me la payera huit sous.\u201d \u2014Je crois qu\u2019il ne reste plus d\u2019huile, répondit Justine en soulevant le bidoun.(Cruche de grès, pour l'huile).Sans prononcer une parole, le vieillard lui prit doucement le bidoun des mains, et, le débouchant: \u2018Il reste de l\u2019huile, dit-il, ten-dez-moi la poêle.\u201d En effet tournant habilement, inclinant le bidoun, il en fit couler presque une mesure de six liards.\u2018 C\u2019est plus qu\u2019il n\u2019en faut, déclara Justine; mais je reste bien surprise.\u2014Vous n\u2019ignorez pas, dit le vieillard, que l\u2019huile colle au vase; pour la déprendre, il faut savoir remuer et tourner le bidoun.Je connais cela, moi, pour avoir travaillé des années dans une huilerie.\u2014Ce serait parfait, conclut Léonard Micou, si nous avio'ns du pain.\u2014Avez-vous du beurre?demanda le vieillard.\u2014Hélas! non.\u2014Tant pis, ce serait meilleur ; mais vous avez bien du lard, une simple eouen-ne de lard, pas trop dégraissée.\u2014Une couenne de lard, oui.\u2014Il me faudrait encore un peu de lait et un peu de petit-lait.\u2014Il n\u2019y en a pas chez nous, mais la voisine nous en donnera.Marie, prends deux petites jadelles et va demander cela chez Jeanne Maron;'bien poliment, par exemple.\u201d Toutes ces choses prêtes, le vieillard tira de sa besace six poignées de farine pas très blanche et la délaya dans de l\u2019eau pour les deux tiers coupée de lait.\u201cA Suivre\u201d Vol.27, No 41, Montréal, 18 Mars 1916 n\u2014.\t.LE SAMEDI 29 =ù r\t\t\t¦ ¦ \u2014\t\t Au Fil de la Plume\t»\t1 \t^ \tQuand on Reçoit ses Amis Chez Soi Par Juliette M.\t ' - .Avez-vous remarqué que lorsque vos parents s\u2019apprêtent à recevoir leurs aanis à dîner, ou à une soirée, ils sont à la fois heureux et préoccupés?C\u2019est une fête pour eux, mais, aussi, un souci.Pourvu que tout se passe bien ! Que»rien ne cloche ! Que chacun des invités remporte le maximum de satisfaction qu\u2019il pouvait souhaiter ! \u2019 \u2019 Et alors, c\u2019est la revision des choses, l\u2019ordonnance du repas, le choix harmonieux des invités, le sujet de la conversation.on pense à tout, et à tous.N\u2019est-ee pas la même chose, en raccourci, quand jeunes gens et jeunes filles reçoivent leurs amis, chez eux?Ce jour-llà, on voudrait que le home fût plus hospitalier que jamais; que la maison fût belle et parée, le goûter délicieux, père et mère accueillants, et que les distractions à offrir soient des plus séduisantes.On ne trouve jamais que parents, domestiques se donnent assez de peine ou font assez de frais pour les amis à recevoir.Il n\u2019en faut pas tant.Ou plutôt ce n\u2019est pas cela qui importe le plus.Pourquoi requérir des autres l\u2019effort principal quand il ne tient qu \u2019à nous de le donner ?Nos jeunes amis ou amies ne viennent pas chez nous pour la belle maison, et pas seulement pour le fin goûter, les attractions sensationnelles que nous pouvons leur offrir.Flattons-nous de penser qu\u2019ils viennent surtout pour nous, pour le plaisir de notre compagnie et de notre amitié.Et puisque du souci matériel nous sommes dégagés par nos parents, ne nous occupons donc que de notre rôle généreux, aimable de \"petit maître ou petite maîtresse de maison.\u201d Et d\u2019abord en quoi consiste ce rôle ?Au risque de déconcerter nos jeunes lecteurs et lectrices et de les mettre momentanément en mauvaise humeur à notre égard, nous dirons qu\u2019il consiste beaucoup plus là donner qu\u2019à recevoir, à proposer qu\u2019à imposer; à offrir du plaisir qu\u2019là en prendre.Ce rôle du jeune homme \u201cchez lui\u201d ou de la jeune fille \u201cchez elle\u201d est avant tout un rôle de politesse, de courtoisie, d\u2019abnégation.II.consiste à se transposer et à mettre \u201cl\u2019autre\u201d à sa place.Cet autre qui est notre hôte et qui a droit à notre effacement.Ainsi, nous \u201cpasserons en second\u201d quand nous aurons un ami ou une amie chez nous.Essayant de découvrir ses goûts et ses désirs, ce sont les siens que nous satisferons avant les nôtres.Je me souviens, étant tout enfant, d\u2019une amie chez laquelle j\u2019allais aux jours de congé passer l\u2019après-midi et qui me disait chaque fois, en arrivant: \u201cOn va jouera la malade\u201d.Je ne me souviens pas qu\u2019elle me proposât un autre jeu.Après la collation, qui était délicieuse, je dois le dire, il fallait être malade, toujours malade, jamais autrement que malade.Et l\u2019envie me prenait chaque fois de rester le plus longtemps possible autour de la table à goûter, d\u2019y rester encore et de manger à en être.malade.pour de bon, plutôt que d\u2019aller faire la fausse malade dans un fauteuil, et à gémir de maux que je n\u2019avais pas.Non.Il fallait demeurer immobile pendant que j\u2019avais envie de chanter, courir, gambader.Jamais cette enfant gâtée ne me demanda: \u201cA quoi veux-tu jouer, aujourd\u2019hui?\u201d Jamais.Dans la chambre aux jouets, les armoires regorgeaient de toutes les inventions de l\u2019époque.Je les apercevais quand une domestique ouvrait une des portes pour ranger quelque objet.Alors, fausse malade que j\u2019étais, je bondissais du fauteuil ou de la chaise longue où mon amie m\u2019avait clouée et je me précipitais dans la direction du magasin de jouets.Mais impitoyablement, invariablement, sa main de docteur sévère, intransigeant, repoussait le panneau entr\u2019ouvert et il me fallait subir prescriptions, ordonnances, tout l\u2019arsenal de sa pharmacie imaginaire.D\u2019est ainsi que nous sommes presque inconsciemment, quand nous ne nous observons pas.Nous fermons l\u2019armoire au plaisir et nous imposons l\u2019ennui, .Nous ne le faisons pas exprès.Simplement nous pensons à nous, et ne pensons qu\u2019à nous.Nous ne songeons pas qu\u2019à cette met ne minute ou nous abritons un hôte sous le toit paternel, nous nous instituons.son guide, il est vrai, mais son guide docile, dévoué, attentif; curieux des aspirations d\u2019autrui et anxieux du désir de les satisfaire.\u2018 \u2018 Mais c \u2019est assommant ! \u2019 \u2019 diront les enfants gâtés, ou ceux simplement personnels.\u2014Non.Cela n\u2019est pas pénible.Ou plutôt cela cesse bientôt de l\u2019être.Peu à peu l\u2019esprit et le coeur s'habituent à se dédoubler et à jouir d\u2019un plaisir différent du sien, plus généreux, plus élevé: celui de l\u2019hôte que l\u2019on reçoit.Cet hôte du moment nous sera reconnaissant.Il se plaira en notre compagnie.Et si, à son tour, il nous reçoit chez lui, il nous en fera les honneurs, il nous rendra notre politesse.Et ce sera un concours aimable, généreux, fait d\u2019une courtoisie traditionnelle dans notre beau pays.Les Mères Prévoyantes ont toujours à la maison, en cas de maladie, une bouteille de Sirop d\u2019Ànis Gauvin POUR LES ENFANTS Depuis plus d\u2019un quart de siècle, 3 est prescrit avec succès dans les cas de Coliques, Diarrhée, Dysenterie, Choiera des Enfants, Toux, Bronchite, Coqueluche, Dentition diffi-ficile, Convulsions, Manque de Sommeil.Qije de souffrances il a évitées à les mères pourraient le dire.EN VENTE PARTOUT MEFIEZ-VOUS DES IMITATIONS DANGEREUSES.J.A.E.GAUVIN, Pharmacien-Chimiste, 850 Rue Ste-Catherine Est,__.______.________._____Montréal Contre le MAL, de TÊTE : Prenez lei CACHETS GAUVIN.Souleg'ement immédiat.En vente partout s 25c.le boite.JHÉ dulAPON Le Japon a démontré qu\u2019il était capable d\u2019accomplir de grandes choses, dans le domaine politique, économique et industriel.11 a développé la culture du Thé à un degré remarquable.C\u2019est une des industries les plus importantes du pays, et les thés du Japon occupent une place à part sur les marchés du thé, parce qu'aucune autre variété ne possède cette délicatesse et ce bouquet si appréciés des connaisseurs.Le Gouvernement Japonaia prohibe la\tDemandez-Ies à VOTRE falsification et la coloration du Thé.\tfournisseur,\t3 SIROP DANIS GAUvSTS des milliers de petits enfants, seules 25c.LA BOUTEILLE.Y* «pur** /-w-hi \u2022f& /-\"s\" page feminine LE SAMEDI Vol.27, No 41, Montréal, 18 Mar» 1»16 CHAPEAUX 1ST O U VEAUX Les chapeaux de soie, de paille, garnis de roses ou de rubans assortis à la teinte de la robe sont tout indiqués.Toutes les formes sont permises, grandes ou petites 'hautes ou basses, relevées ou irrégulièrement attachées à des calottes rondes ou de style, avec ou sans bords, pourvu qu\u2019elles soient seyantes et bien portées.Les nuances les plus goûtées en ce moment sont le brun, le rose, l\u2019orange et le noir et blanc ainsi que la couleur kaki .est en paille fine ainsi que la petite bande autour de la ealotte ; il peut se faire dans tous les tons.Le chapeau \u2018\u201cRivière\u201d à large bord est en paille d Italie, couleur naturelle.Le bord est doublé de feutre d\u2019une couleur differente.Sa seule garniture consiste en une bande et une boucle de ruban taffetas.Très originale cette forme \u201cChaumont\u201d en toile blanohe avec bord en soie faille ; elle est joliment garnie de boucles de ruban, î vi ore nôtre (jfiaumont vChinois nise Orient Voici maintenant l\u2019explication de ces quelques modèles tout à fait nouveaux que nous vous offrons aujourd'hui: le chapeau \u201cOrient\u201d est un délicieux turban en paille anglaise.Sa forme présente une tendance chinoise par sa bande de soutache et son long gland d\u2019une couleur toute différente de la forme.Le modèle \u201cLenôtre\u201d est un chapeau très élégant en forme de champignon, la calotte est en ruban gros-grain et le bord double et sa calotte est dentelée; ce charmant chapeau peut se faire dans tous les tons.Le chapeau à larges bords \u201cTaitbout\u201d en paille tressée est richement doublée de soie faille.La bande et la nouvelle garniture à droite sont en ruban gros grain.Il se fait dans tontes les nuances.Le charmant chapeau-turban \u201cDenise\u201d est en paille ivoire Vol.27, No 41, Montréal, 18 Mars 1916 LE SAMEDI 31i Lorsque le vent de Mars souffle protégez votre teint.Vous pouvez sortir sans aucun danger pour votre figure en employant Gouraud\u2019s Oriental Cream Elle forme un voile Imperceptible que le vent ne peut pénétrer.Demandez une botte d'essai, appfliquez-la avec la main et constatez la merveilleuse et transparente apparence de blanc-perle, qu\u2019elle donne instantanément.Non graisseuse\u2014 en usage pendant presque trois-quarts de siècle.Envoyez 10e, pour une boîte d\u2019essai.FERD.T.HOPKINS & Son, Montréal.Qué Grisonnez-Vous ?CHAPEAUX NOUVEAUX (Suite de la page 30) avec rebord de satin, des fleurs en paille encerelent la calotte et donnent un cachet artistique à ce modèle coquet.Très ravissant ce modèle \u201cChinois\u201d et de plus très nouveau.Pour compléter le motif chinois qui a inspiré ce turban en grosse paille anglaise noire, on y a ajouté une broderie en or sur le parement de soie taffetas.Le ravissant modèle \u201cAcadie\u201d est un chapeau à large bord en paille fine.La calotte et le bord sont en batiste blanche avec bandes de rose, rouge, tan, bleu ou noir.Une boucle de ruban de soie faille est maintenue par un fil métallique et se dispose au haut de la calotte juste en avant.JULIETTE M.mmm Pour nettoyer les ceintures blanches Conservez les \u201c Caps \u201d de toutes les bouteilles PERDEZ-VOUS VOS CHEVEUX Faites donc l\u2019essai de la célèbre Luxnrl- \" ne du Dr Prosse.de Paris, cala ne coûte rien et vous aurez vite fait de constater que la Luxurin-e est la seule préparation au monde qui sans être une teinture puisse redonner aux cheveux blancs gris ou fanés leur vraie couleur naturelle, soit blond-, châtain, brun ou noir, cela infailliblement à tout âge et dans tous les cas.De plus la Luxurine détruit les pellicules, la démangeaison du ouïr ehevedu, arrête la chute des cheveux et en fait pousser des nouveaux, cela positivement, tant chez les hommes que chez les femmes et les enfants.Envoyez votre adresse avec 10c pour frais de poste et d'emballage et nous vous enverrons gratis un traitement d\u2019essai.Adressez Cie Dr Prosse, Département 6, 155 rue des Commissaires Ouest.Partout: $1.00 le traitement de 6 mois.t»i : UN BEAU BUSTE Une belle gorge et des épaules pleines Voilà la Joie et le bonheur de toutes les femmes.LA POMMADE \u2014 de \u2014 Xadame Saut-Gén» Est garantie de développer.raffermir et reconstituer la poitrine.Envoyé franco sur réception du prix, traitement $1.00.LA CIE MEDICALE GIROUX & FRERE, 418 PARC LAFONTAINE Chambre A.\tMontréal.Bonne à l\u2019extérieur comme à l\u2019intérieur.\u2014 Quand on l\u2019applique à l\u2019extérieur par une bonne friction, l\u2019Huile Ecflectrique du Dr Thomas ouvre les pores et pénètre dans les tissus comme peu de liniments.Ainsi, elle atteint le siège du mal et procure un soulagement immédiat.Administrée à «\u2019intérieur, elle apaisera l'irritation do la gorge qui cause la toux et guérira les affections des bronches et des organes respiratoires.Essayez-la et convainquez-vous.Un oiseau des Indes a une habitude étrange.Il fixe autour de son nid une foule de vers luisants.Dans la forêt, et de loin, ces nids semblent autant de lampes électriques.Pour nettoyer une ceinture blanche, faites une pâte épaisse de crème de tartre et d\u2019eau froide, frottez bien l'a ceinture avec ce mélange, la laissant ainsi pendant une heure, et frottez ensuite avec un mélange d\u2019alun et de terre à dégraisser en parties égales.Le jour suivant brossez la ceinture avec une brosse douce et bien nette jusqu\u2019à ce que la poudre soit enlevée.Frottez de nouveau avec de la grosse farine d\u2019avoine à laquelle un peu de blanc d\u2019Espagne en poudre aura été ajouté.(pintes, ehopines et \u201csplits\u201d) de la BIÈRE WHITE CROSS ainsi que de tous les autres produits de la BRASSERIE UNION Ils vous valent de l\u2019argent car nous vous donnerons en échange de nombreux Pour enlever les taches d\u2019encre encore humides Frottez avec un morceau de tomate mûre et rincez bien ensuite dans de l\u2019eau froide.Lavez et faites bouillir, ou mettez un peu d\u2019encre rouge sur la marque et lavez.L\u2019acide dissoudra le fer qu\u2019il y a dans l\u2019encre et dégagera le tanin ou la matière colorante qui blanchira ensuite.Lorsque vous épongez des vêtements ARTICLES DE PRIX Visitez notre Département des Primes 349 rue Bleury The National Breweries, Limited 4 Les ronds, qui souvent apparaissent sur les vêtements après qu\u2019ils ont été épongés avec de la gazoli-ne ou du naphte, peuvent être évités en ajoutant une couple de cuillerées à soupe de sel de table, au liquide employé pour nettoyer.Pour nettoyer les imperméables à la maison Etendez l\u2019imperméable plat sur la table et frottez-le fortement avec de l\u2019eau chaude et du savon jaune; dans cette eau, il faudra faire dissoudre un peu de carbonate d\u2019ammoniaque.Rincez dans l\u2019eau froide et suspendez à l\u2019air pour sécher.Pour n\u2019importe quelle raison ne le mettez pas près du feu.Jusqu\u2019à ces dernières années, avant la guerre, on dit que la fabrication des plumes prenait autant d\u2019acier que la fabrication des sabres et des canons.FAITES COMME MOI ! J\u2019étais maigre, faible, épuisée, après avoir tout essayé, j\u2019étais désespérée.Une amie vint me voir et me conseilla d\u2019essayer GRATIS le \u201cRégénérateur Maroni\u201d.J\u2019ai suivi son conseil et si vous faites comme moi vous serez heureuse de constater qu\u2019au lieu d\u2019être un sujet de pitié vous ferez envie à eelles qui ont une santé faible et sont dépourvues des grâces naturelles.Envoyez 10c avec vos nom et adresses et vous éprouverez les joies légitimes de devenir grasses et bien faites.Adressez-vous aujourd\u2019hui meme à CIE A.MARONI, 2358 RUE ST-DENIS, Département 6, Montréal. 82 LE SAMEDI L.D.S.D.D.S.CHIRURGIEN DBNTI8TB Tel.St-Louis 4613 HrlbkitMisu, 860 rue St-Denis, Montréal.(Enregistré) FORMULE DU Dentiste Mederic Masson | Contre les Névralgies Guérit le Mal de Dents et les préserve de la Carie.Prix: 60 cents.Novo-Codine Etiquette Rouge, pour l'Extraction des Dents sans douleur.Henri E.Archambault, Pharmacien, Propriétaire, 62 rue Notre-Dame Est, Montréal Mesdames ne souffrez plus ! Pourquoi rester une malade languissante quand il ne tient quPà vous d\u2019être bien portante?Pourquoi courir des risques, passer une vie chancelante et ir^sérable, vous priver de presque la totalité dés plaisirs de l'existence quand la guérison est assurée avec (Recommandé par les Médecins) V ,J«f C\u2019est le meilleur remède connu contre les maladies féminines ; des mlllle: femmes ont, grâce lui, victorieusement combattu le Beau Mal, les déplacements, inflammations, tumeu r s, ulcères, périodes doulour e u s e s, douleurs dans la tête, les reins ou les aines.Avec ce merveilleux spécifique plus de constipation, palpitations, alourdissements, bouffées de chaleur, faiblesse nerveuse, besoin irraisonné de pleurer, brûlements d\u2019estomac, maux de coeur.Retards, Pertes, etc.Ne laissez pas vos malaises s\u2019aggraver.VelUez & votre eanté surtout sk.vous vous préparez à devenir mère oû si le retour d\u2019âge est proche.Procurez-vous Femlnaline chez le fabricant ou le distributeur de ce produit bienfaisant.Le traitement de 30 jours ne vous coûtera qu\u2019un dollar.Sur réception de votre adresse accompagnée de 10c pour frais, vous pouvez en recevoir suffisamment pour vous convaincre de son efficacité.Ecrivez confidentiellement aujourd\u2019hui même à M.JULES LeROY, FABRICANT, Tiroir Postal 2094,\tMontréal, Can.On MA1GRIT rapidement sans regime et SURTOUT SANS DANGER avec les IeBOY En vente dans toutes les Pharmacies.Le traitement $3, Pour avoir de plu» amples explications, demandez le livret illustré qui vous sera envoyé GRATIS contre 4 cents pour frais postaux par\tfâf M.JULES IeBOY, Fabricant, Montréal, Can TIROIR POSTAL 2094 Si voua ne pouvez vous procurer les Tablettes LeRoy chez votre pharmacien, écrivez au fabricant.Tablettes VOS SOURCILS ET VOS CILS SONT-ILS AUSSI CHARMEURS QUE LES MIENS?LE CILOGENE épaissit, allonge et embellit les cils et les sourcils.Suivez nba Instructions très simples et ajoutez 100 pour cent à votre beauté, à votre charme et à votre grâce.Absolument Inoffensif.Envoyé par la malle sur réception du prix (3 grandeurs) 26c, 60o et $1.00.M.JULES LeROY, FABRICANT, Tiroir Postal 2094,\tMontréal, Can.Distributeur des Produits Jules LeRoy: Pharmacie Delisle, 8964o Notre-Dame Est, Montréal, Qué.Tel.La salle 1186.Tél.St-Looils 3276 Dr J.N.Chaussé, MEDECIN-CHIRURGIEN Diplômé en Hygiène Publique Spécialité: Maladies Urinaires, Maladies de la Peau.TO8 PARC LAFONTAINE (Coin Marquette) Heures, 12 à 2 p.m., 6 à 8 p.ra.OU PASSE LA POUDRE AUTO IL NE RESTE PLUS D\u2019INSECTES mm.\u2019\u2022¦'T.M'A 7,T*.\t K\tDEMANDEZ LA k.f IR.2U CREME ROYALE N-Pde Madame Sans-Gêne.*\tElle est une source de joie pour toutes les femmes soucieuses de leur beauté.Embellir le teint et conserver la peau c\u2019est notre \u201cmot- Lto\u201d.3 grandeurs de bouteilles, 60 cts, 60 cts et $1.00 dans toutes les bonnes pharmacies.Toute commande accompagnée du montant sera envoyée n'importe où à nos propres frais.Adressez: La Cle Médicale Giroux & Frère, 416 Parc Lafontaine, Chambre A., Montréal.GRATIS.Une bouteille-échantillon avec là brochure Illustrée de tous les produits de beauté de Madame Sans-Gêne seront envoyées sur réception de 15 cts pour frais de poste.'MADAME L\u2019ONGUENT POUR LA TETE // tue tous les '/\t°eu£« et la va / mine dans r la chevelure vA.RANKtN *Co Y JvLiimarnock ' Fondes U y a plu, de 100 ans.r\tAgents: Parke & Parke Hamilton, Ontario.Les mères peuvent aisément savoir quand leurs enfants souffrent des veTs et elles ne perdent pas de temps en appliquant le meilleur des remèdes: Mother Graves Worm Exterminator.Vol.27, No 41, Montréal, 18 Mans 1916 L\u2019ELÉGANCE ET L\u2019HYGIENE LES FRICTIONS On peut se passer de massage, il est même préférable de sen passer lorsque la beauté ou la santé ne sont pas directement en danger.Les frictions quotidiennes sont, par contre, 1 indispensable complément de la toilette.Elles assurent les bons réveffls, stimulent la circulation, aguerrissent contre les changements de température, préparent à la vie active.\t.\t\u201e Elles ne sont, d'ailleurs qu'un massage abrégé et sommaire.Comme il est impossible de s\u2019administrer soi-même des frictions générale».et la région dorsale, en particulier, n\u2019étant pas à portée de la main, on emploie la lanière de crin, pour activer la circulation sur tous les points du corps.\t.\t.\t.___.Cette lanière, qui est munie d\u2019unp poignée a chaque extrémité, est facile à manier On la ramène successivement de droite à gauche ou de haut en bas jusqu\u2019à ce que la peau soit devenue sensible et rouge.On frictionne ainsi à la lanière successivement chaque épaule, chaque hanche, le dos et les reins et même la nuque.Quant au reste du corps, on emploie tout simplement le gant de crin ou même la main Imprégnée d\u2019une lotion appropriée à la nature de la peau.Lotions pour frictions.On se contente généralement, pour les frictions, d\u2019alcool à 90 degrés ou d\u2019eau de Cologne.Voici quelques formules de lotions stimulantes et agréables: 10 Alcool à 90o.1 pinte Essence de santal.»\t% d\u2019once Essence de jasmin.2\tgouttes 2o Alcool à 90o.1\tpinte Teinture de myrrhe.1-3 d\u2019once Essence d\u2019iris.1-6\td\u2019once 3o Alcool à 90o.1 pinte Essence de lavande.1-3\td\u2019omoe Essence de romarin .\t2-3\td\u2019once Les frictions à l\u2019alcool conviennent aux peaux grasses.M vaut mieux pour les peaux sèches employer la préparation suiyante: lo Huile d'amandes douces .\t12\tonces Huile de violettes.2-3\td\u2019once Essence de violettes.1-3\td\u2019once Alcool à 65o.1\tpinte Voici enfin une lotion revivifiante trs recommandée par les spécialistes du massage pour les frictions journalières: Alcoolat de Fdoravanti.once Teinture Condorango.2-3\td'once Alcoolat vulnéraire rouge .\t2 onces Alcoolat de lavande.5 onces Grande Marque Française CREME SIMON lrl\u2018 Im 1 *iAOLtcc»«iNt VU.1 I1 y,î| J-smo» «unS ¦1 r\t«S-L-, MjTOç ma?\u2014 pour la \u2014 Beauté du Visage et des Mains Contre les rongeurs et tontes les irrita-tions causées par ¦ le froid ou la - - - chaleur - - * \"¦*\u2022 ¦ 1 - COMPLETEZ SES MERVEILLEUX EFFETS PAR L\u2019EMPLOI DE LA POUDRE DE RIZ SIMON \u2014 ET DU \u2014 SAVON A LA CREME SIMON EXIGEZ LA VRAIE MARQUE\u2014J.SIMON, PARIS Vol.27, No 41, Montréal, 18 Mara 1916 LE SAMEDI 33 Femmes Qui Souffrez de maladies Intérlea les, Ovarttee, Tumearo, reprenea courage, car 11 existe un remède Incomparable qui a sauvé de» minier® de malheureuse» condamnées à un martyr perpétuel, un remède simple sans poison ni opération, c\u2019est le Composé Végétal de «TU LIA RICHARD, le salut de la femme.Vous qnl craigne*: la congestion, le» chaleurs du retour d\u2019âge, faites usage du traitement de MADAME RICHARD qui vous guérira sûrement.Sur réception de 10 centlns, je voua enverrai mon livre.Adresser: JULIA RICHARD, Botte de Poste 8334,\tMontréal.CHEVEUX ONDULÉS \u201cWAVCURL\u201d donne de belles ONDULATIONS PERMANENTES.Une bouteille eet suffisante, quand même vos cheveux seraient bien difficiles a friser.Une personne nous écrit comme suit: \u201cMes cheveux sont devenus très vite une masse de boucles ondulantes.\u201d Résultat certain.Prix 66 cent ins.Réduction spéciale pendant quelques semaines.Envoyez 24 cents seulement pour une grande bouteille de 66 cents.THE NEW WAVCURL Co.07 Cromwell House, Holborn, London.W.C, Ne Désespérez plus Pilles et femmes maigres peu favorisées de la nature Le Bustinol du Dr Simon peut faire pour vous ce qu\u2019il a fait pour des légions d\u2019autres.Pour une fille ou une femme qui, de quelque manière qu\u2019elle s\u2019habille, se sent toujours humiliée à cause de sa maigreur, le Bustinol esi touiè^ uriè révélation, Il fait engraisser d\u2019au moins une livre jour, remplit les areux du cou, de» épaules, donne de 'l'ampleur, développe et raffermit la chair, fait grossir d\u2019une façon élégante, assure une bonne santé, une apparence superbe.Pour en avoir la preuve, 11 suffit d\u2019envoyer votre adresse avec 10 cts pour frais de poste et emballage et vous en recevrez un échantillon avec tout ce qu\u2019il faut pour vous prouver son efficacité réellement prodigieuse.Adressez Cle Dr SIMON.Dépt.5.No 219 rue des Commissaires.Montréal.Toute correspondance strictement confidentielle.Commandes, paquets on lettres ¦ont toujours expédiés de façon à ce que personne ne puisse en soupçonner le contenu.Prix du traitement complet, $1.00.Une Belle Taille aux lignes harmonieuses, l\u2019orgueil de toute femme élégante, voua est assurée, Madame ou Mademoiselle, par l\u2019usage régulier des fameuse» Pilules Persanes de Tatcfisk Razls, de Téhéran, Perse; $1.00 la boîte; 6 boîtes pour $3 SOCIETE DES PRODUITS PERSANS Nouvelle Boîte Postale 2675 MONTREAL -\t-\t- Canada NOS DENTS==Î' sont très bais es, nature® es, garanties.INSTITUT DENTAIRE FRANCO-AMERICAIN (Incorporé).162 RUE ST-DENIS, MONTREAL | .tmrnm QUEL EST CET OBJET?\t, Voici, allez-vous dire, probablement quelque pilier d\u2019église eu construction et les matériaux dont il est fait sont, ou la pierre de taille, on le béton armé.Détrompez-vous, ce n\u2019est pas cela.Peut-être alors quelque ébauche d\u2019un canon nouveau modèle?Vous n\u2019y êtes pas! Aussi bien j\u2019aime autant vous dire tout de suite que e\u2019est tout simplement un cercueil et si vous prétendez que je vous raconte lia quelque chinoiserie, je vous répondrai que vous avez trouvé le qualificatif qui convient car c\u2019est un cercueil de Chinois.Un chinois se prétend \u201cFils du Ciel\u201d.C\u2019est une excellente raison pour ne pas agir comme le commun des mortels et vouloir dormir le dernier sommeil dans une boîte faite comme celle de M.Tout-le-Monde.Celle-ci est composée de quatre énormes madriers arrondis extérieurement et creusés intérieurement.Cela donne, au dehors, l\u2019aspect d\u2019une sorte de gigantesque saucisse à quatre renflements et en dedans c\u2019est ni plus ni moins qu\u2019un tube parfaitement cylindrique dans lequel on insère le chinois défunt.On ferme ensuite les deux extrémités avec une sorte de bouchon approprié et l\u2019emballage est terminé.Ce n\u2019est sans doute pas très, très joli, mais e\u2019est sûrement fort original.UN CLAVIGRAPHISTE DE POIDS Il y a une légende \u2014 est-ce bien une légende?\u2014qui prétend que tour tes les clavigraphistes dans les bureaux sont des jeunes personnes aussi aimables que jolies et que le coeur du \u201cboss\u201d s\u2019enflamme habituellement comme de l\u2019étoupe à leur contact.Si la chose est vraie, voilà un danger qui ne sera pins à craindre le jour où l\u2019emploi se généralisera de clavigraphiste dans le genre de celui que nous représentons aujourd\u2019hui.L\u2019éléphant est moins lourd d\u2019esprit que de corps et celui-ci a fort bien appris à se servir d\u2019une machine à écrire construite, il est vrai, spécialement pour lui.Le clavier a plutôt l\u2019air d\u2019un jeu de quilles mais il ne faut pas oublier que messdre éléphant n\u2019a pas les doiigts délicats d\u2019une langoureuse clavigraphiste pour ,1e manipuler ! Il faut remarquer aussi que son siège est loin d\u2019être confortable; avoir les quatre pattes rassemblées sur un bloc étroit ne constitue pas précisément l\u2019idéal de la bonne posture, mais il est vrai que cela ajoute au mérite de la réussite.Très intelligent et bien dressé, ce gros animal écrit couramment plusieurs mots que son maître lui dicte ; il ne les comprend certainement pas mais en cela, il ressemble à pas mal de gens.j Un éléphant qui écrit avec sa trompe, cela nous change un peul des gens qui trompent avec leur écriture.\t' Pourquoi Souffrir du \u201cBeau-Mal\" ou autre maladie particulière à la fille, à l\u2019épouse et à la mère lorsque vous pouvez si facilement vous guérir avec FEMOL, le spécifique dont les cures merveilleuses ont tant fait parler tous les journaux d'Europe en ce s derniers temps.FEMOL n\u2019est pas un guérit tout, mais il guérit positivement toutes les maladies causées par le dérangement des organes générateurs de la femme ou de la fille, descente de matrice, déplacement, inflammation, tumeurs, ulcères, pertes, périodes douloureuses, douleurs dans la tête, dans les reins, aux côtés, dans le ventre : constipation, palpitations, alourdissement, bouffées de chaleur, besoin de pleurer, faiblesse générale, épuisement nerveux, etc.Pour une femme qui se prépare à devenir mère ou qui approche le retour de l\u2019âge, \u201cFEMOL\" est toute une révélation en ce qu\u2019il chasse tous les malaises et assure un prompt rétablissement.FEMOL est maintenant en vente dans toutes les bonnes pharmacies à $1.00 le traitement de 30 jours, mais sur réception de votre adresse accompagnée de 10c pour frais de poste et d\u2019emballage nous vous en enverrons gratis suffisamment pour prouver son infaillibilité.Vous rece- vrez en même temps une copie de la brochure décrivant la célèbre méthode du Dr.Cazo de Paris pour le traitement des maladies féminines.Adressez : Institut Médical Cazo, Chambre 5 No 1, Place Royale, Mont- X\t¦*- real.Jr Pour EmtoUir le Visage En faire disparaître les rides, boutons, roo-fcectra.masques, rousseurs, points noirs, gaivK-vous BU CIBLE BR K LAIT DES DAMES ROMAINES Surnommé \u201cNourriture de la peau\u201d.C'est sans contredit le plus merveilleux embetflisseur du monde, c\u2019est le seul Lait de toilette réellement hygiénique, accepté et recommandé par la faculté de médecine, toutes les autres préparations analogues ne sont que de vulgaires Imitations qui font souvent plus de tort que de bien.D'une odeur, douce, agréable 11 blanchit, adoucit la peau, purifie, éclaircit le teint, faisant disparaître aveo uns rapidité prodigieuse les points noirs, bouton», rougeurs, taches diverses, et il est d\u2019une efficacité surprenante pour les taches de rousseur, rides, pattes d'oie, rebelles Jusqu'Ici à toutes les préparation» connues.Pour les hommes, après s\u2019étre rasés, 11 est sans rival pour calmer les feux du rasoir, blanchir et adoucir la peau, guérir les boutons et Irritations, méfiez-vous toujours des imitations.Le prix du LAIT de» Dames Romaines est de 50o partout, mais nous ne voua demandons pas d\u2019acheter avant d\u2019avoir essayé.Envoyez-nous 10c pour frai» de poate et d\u2019emballage et nous vous enverrons une bouteille échantillon gratia Adressez: COOPER & Co., Dépt.5, No 156 Commissaire» Ouest, Montréal.e-i-i TEL.BELL EST 2177 Doeteor Henri LEMIRE Spécialité : Accouchements, Maladies des femmes et des enfanta 869 Rue Ontario Est, Montréal, v__________________________________^ Espoir pour le dyspeptique chronique.\u2014Par manque de considération pour les besoins du corps, bien des personnes permettent aux désordres da l'apipareiil digestif de durer jusqu\u2019à 09 qu'ils deviennent chroniques et, alors, elles souffrent jour et nuit.A celles-là, on recommande un traitement aux Pilules Végétales de Par-melee comme un moyen sûr et rapide de recouvrer la santé.Ces pilules sont spécialement composées pour combattre la dyspepsie ainsi que les nombreuses indispositions qui en résultent et elles réussissent toujours. 14 LE SAMEDI Voï.27, No 41, Montréal, 18 Mare IS1* Vous aurez Une Peau Satinée ET IjES Points Noirs, Comédons, Rides disparaitront AVEC L'EMPLOI DE L\u2019 EMBELLISSEUR MYRRIAM (CREME DE BEAUTE) Pnnrnimi ?Ces RII)ES- POINTS NOIRS ©t Comédons * vJUH-lUUi 1\tNe pas avoir une PEAU SATINEE Ne pas CONSERVER à votre FIGURE une JEUNESSE perpétuelle, Quand l'EMBELLISSSEUR MYRRIAM est pour donner une réponse à tous ces POURQUOI ?Recommandé par la profession médi cale comme la préparation la plus efficace et la plus saine pour adoucir et blanchir l\u2019épiderme, soit pour garder ou restituer au teint sa fraîcheur L\u2019Embellisseur Myr riam est recommandé fortement aux m es -sieurs pour les soins du visage quand ils se sont rasés; ils évitent, par son emploi, les boutons, les rougeurs et les inflammations.NE FAIT PAS POUSSER DE POILS FOLLETS ESSAYEZ-LE A NOS FRAIS Sur réception de 10 centins pour frais d\u2019emballage nous vous enverrons un échantillon suffisant pour vous convaincre de nos avancés.En vente chez tous les pharmaciens à 50c LA BOUTEILLE.Si vous ne pouvez pas vous la procurer, écrivez à BOITE 2353.Mme Myrriam Dubreuil,44bMentana, Montreal Agents demandés pour vendre l\u2019Embellisseur Myrriam Dubreuil, pouvant faine de $2.00 à $4.00 par jour, pas d\u2019expérience nécessaire.Ecrivez à MYRRIAM DUBREUIL, Boîte Postale 2353, Montréal, Qné.GRATIS EMBELLISSEZ VOTRE POITRI- NE EN 25 JOURS TOUTES LES FEMMES DOIVENT ETRE BELLES, ET PEUVENT L\u2019ETRE GRACE AU REFORMATEUR MYRRIAM DUBREUIL.TOUTES Avoir une belle poitrine, être grasse, rétablir vos nerfs, cela en 25 jours, avec le Réformateur Myrriam Dubreuil, approuvé par les meilleurs médecins du monde, les hôpitaux, etc.Les chairs se raffermissent et se tonifient, la poitrine prend une forme parfaite sous l\u2019action bienfaisante du Réformateur.Il mérite laplus entière confiance, car il est le résultat de longues études consciencieuses; approuvé par les sommités médicales.\u2014,\u2014 LE - REFORMATEUR MYRRIAM DUBREUIL est un produit naturel, possédant la propriété de raffermir et de développer la poitrine, en même temps que, sous son action, se comblent les creux des épaules.Seul produit véritablement sérieux, garanti absolument luoffeuslf, bienfaisant pour la santé générale comme Tonique.Le Réformateur est très bon pour les personnes maigres et nerveuses.Convenant aussi bien à la jeune fille qu\u2019à la femme dont la Poitrine a perdu sa forme harmonieuse par suite de Maladies, on qui n\u2019était pas développée.LE REFORMATEUR MYRRIAM DUBREUIL jouit dans le monde médical d\u2019une renommée universelle et déjà ancienne comme reconstituant et alliment de la beauté, tout en restaurant ou en augmentant la vitalité, sans oublier qu\u2019il contribue, en même temps, à chasser la nervosité, migraine, neurasthénie.ENGRAISSERA LES PERSONNES MAIGRES EN 25 JOURS GRATIS.Envoyez 2c en timbres et nous vous enverrons GRATIS une brochure illustrée de 32 pages, avec Echantillons du Réformateur Myrriam Dubreuil.Notre Réformateur est également efficace aux hommes maigres, déprimés et souffrant d\u2019épuisement nerveux, etc., quel que soit leur âge Toute correspondance strictement confidentielle.Les jours de Bureau sont: Jeudi et Samedi de chaque semaine, de 2 à 5 p.m.Tous les Mercredis soirs de 7 à 9 p.m.Mme Myrriam Dubreuil, 44b Montana, Montreal Dépt.2, Boîte postale 2363.visas CONCOURS DES NOMS No 116 Lettres à trouver : N, A,T,I,S,L,L,E Nom à former: Antilles Solutions Justes MONTREAL Mmes E Galarneau, U Malo, Mlles P D\u2019Anjou, M Gignac, A Laurin, MM R Gauthier, Ohs Ha-melin, A Rhéaume.CANADA Mlle Maria Hould, Gentilly ; M Jacques Beaudoin, Ottawa ; A Mailhot, St^Césaire.ETATS-UNIS M.Roméo Bergeron, Warren, R, I.Gagnants Mmes E Galarneau, U Malo, Mlles P D\u2019Anjou, MM A Rhéaume, Chs Hamelin, M Gignac, Montréal : Mlle Maria Hould, Gentilly; M Jacques Beaudoin, Ottawa; A Mailhot, St-iCésaire ; M Roméo Bergeron, Warren, RI.Les dix personnes dont les noms précèdent ont droit chacune à une gravure.Celles demeurant à Montréal qui ont gagné des prix sont priées de passer à nos bureaux, les autres de nous écrire pour nous indiquer où les leur en- [P0UR DAMES ET MESSIEURS Les marchandls e s Jaeger réunissent toutes les qualités de confort et d\u2019élégance pour costumes d\u2019intérieur ou d\u2019extérieur.Les robes de chambre.jaquettes, blouses manteaux, manteaux de \u201csport\u201d, manteaux tricotés pour le Jeu de \u201cgolf\u201d, compre n n e n t quelques-uns des vêtements pour les dames.Pour les messieurs il y a les bas unis ou de fantaisie, les maillots, les gilets tricotés, les robes de chambre, vestons pour le fumoir ou le coin du feu, flanelles, pardessus, ulsters, collets, bretelles, ceintures, etc.LES MARCHANDISES JAEGER SONT DIFFERENTES ET MEILLEURES Un catalogue illustré et un livre traitant de la culture de la santé par le Dr Jaeger seront envoyés gratis en vous adressant au Dr.Jaeger B*\"'^llooUen co.Limita Incorporée en 1883 avec un capital anglais pour l\u2019Empire Britannique.Sait-on à combien revient le nettoyage de Paris ?A 15 cents la verge carrée, annuellement.Malgré la vulgarisation des balayeuses attelées, les balayeurs municipaux usent, par an, pour $900.00 de balais de bouleau et pour $400 de râteaux en caoutchouc.CANADIAN NORTHERN voyer.-o Un couvent des plus remarquables existe dans les catacombes de la cathédrale de Kiev.A une assez grande profondeur, sous cette cathédrale il y a des milles de longueur de corridors souterrains garnis sur les côtes de cellules dans lesquelles vivent plus de 1500 ascètes.Ces moines prient, vaquent 'à leurs occupations, vivent, mangent et dorment en l\u2019austère compagnie des moines défunts qui les ont précédés.Les cors estropient le pied et rendent la marche douloureuse; cependant un soulagement certain sous la forma du Holloway\u2019s Corn Cure est à la portée de tous.GRAND TRUNK system' TORONTO.HAMILTON.NI AO A RA FALLS, DETROIT ET CHICAGO A TORONTO En 7% Heures par \u201cl\u2019International Limité\u201d Le train d'un service supérieur quitte Montréal à 10.15 a.m.QUATRE TRAINS EXPRESS PAR JOUR 10 16 a m., a.20 Am., 7.3u p.m.11.00 pm MONTREAL, TORONTO et L'OUEST Wagons-buffets, salon et bibliothèque sur les trains de Jour; wagons-lits Puililiman édiairéa & l\u2019éleotrloltê, aveo lampes de lecture dans las lits, sur les trains de nuit MONTREAL \u2014 ALBANY\u2014NEW-YORK D & H.Co.\u2014a9.oo am., aS.30 p.m, MONTREAL\u2014BOSTON\u2014 SPRINGFIELD via C.V.Ky.\u2014-a8.45 am., a9.00 p m MONTREAL \u2014 OTTAWA \u2014 a8.1S a.m.et.On p.m., A 36 p.m.MONTREAL\u2014SHERBROOKE\u2014LENNOX- VILLE\u2014a8.00 a.m., b4.16 p.m., as.20 p m.BfToufl 1rs jours.bTous 'es Jours, excepté le dimanche.cLe dimanche seulement, BUREAUX EN VILLE: 122, rue St-Jac-quea, angle St-Françols-Xavter.Té).Main 6905.Hotel Windsor \u201cUptown US\", Gare Bonaventura\u201d Main 8229.TAUX POUR LES COLONS $44.75 a Saskatoon \u2014 Aller et Retour \u2014 CHAQUE MARDI JUSQU'A OCTOBRE Prix proportionnels de ou pour toutes lea stations Intermédiaires.Wagons-touristes éclairés à l'électricité DEMANDEZ notre brochure \"le gui-Je du Colon\u201d et toutes les informations dont vous avez besoin à notre agent pour la vante des billets à Montréal, 230 rue St-Jacques.Tel.Main 6570 CANADIAN Pacific Des trains pour le MANITOBA, la S LSKATCHEWAN.L'ALBERTA, WINNIPEG, MACLEOD, CALGARY, EDMONTON et les stations Intermédiaires partiront enaque mardi de MONTREAL depuis Mars jusqu'en Octobre.Les billets seront bons pour 60 jours et donneront droit aux Wagons-lits, moyennant le paiement supplémentaire du prix du lit d\u2019après le tarif, BUREAUX DES BILLETS: 141-143 St-Jacques.Tel.Bell Main 8125 Hôtel Windsor, gare Place Yiger et de la rue Windsor.ACRE! Vol 21, No 41, Montré*!, it LE SAMEDI W LES RHUMES QUI TUENT Les Maladies des Bronches Mènent a la \" Si vous avez un rhume des bronches commencez à le guérir dès MAINTENANT.Ne le négligez pas: voyez-y pendant qu'il en est temps.La maladie des bronches c\u2019est presque la consomption; si vous ne l'enrayez, Il est plus que probable qu\u2019elle deviendra consomption.C\u2019est une maladie terriblement trompeuse et dangereuse, car pour tous ça ne paraît qu\u2019un rhum© anodin.Ce chatouille ment dans la gorge, ce grain on-nement persistant, i\u2019expectoration répétée de phûegme peuvent indiquer une grave inflammation dans les tubes bron-ohlaux.Or, ces derniers conduisent directement aux poumons.Par les bronches les germes du mai peuvent pénétrer dans les poumons, après cela\u2014 il est trop tard.Ne vous dites pas \u201cça se passera\u201d.Ne vous laissez pas tromper par des réclames de remèdes brevetés.Ne vous laissez pas décourager par ceux qui disent qu\u2019un rhume des bronches est incurable.Une maladie aussi sérieuse et si peu comprise demande un spécialiste\u2014 un homme qui la connaît parfaitement, qui a l\u2019expérience acquise dans les traitements de milliers de cas semblables.Permettez-moi de guérir votre rhume des bronches.J\u2019en ai guéri une Infinité de cas\u2014 des cas sérieux où tous autres traitements avalent échoué.Lectern-on doutez-vous ?Ecrivez dès aujourd\u2019hui et vous apprendrez ce que je peux faire pour vous.Je suis un gradué en médecine et chirurgie de Dublin, Irlande, autrefois chirurgien du service naval de la Maille Royale anglaise, et depuis trente ans j\u2019étudie, je soigne et je GUERIS les maladies des broncher.Ma méthode est différente de toute autre.Elle repose sur mes propres découvertes scientifiques.J\u2019ai passé ma vie à la perfectionner.Il ne vous en coûtera rien de vous eu assurer.Je vous donnerai volontiers.Les tubes bronchiaux et les poumons.On voit ici comment les maladies des bronches amènent la consomption.A, Epiglotte.B, Cordes vocales.C, Tranchée-artère.D.Tubes bronchiaux dont l\u2019Inflammation est une chose terriblement dangereuse.E, ulcère dans les poumons.F.Cavités formées par les ulcères rongeant les poumons,\u2014résultat des maladies négligées des bronche®.SUIVENT QUELQUES-UNS DES SYMPTOMES ORDINAIRES DE LA MALADIE DES BRONCHES.Rejetez-vous des flegmes?Votre voix est-elle enrouée?Toussez-vous la nuit?Prenez-vous le rhume facilement?Vous sentez-vous gonflé?Avez-vous une toux graillonnante ?Avez-vous des douleurs clans la poitrine?Avez-vous de la difficulté à respirer parfois?Est-ce difficile de nettoyer votre gorge?Toussez-vous parfois jusqu\u2019à en avoir des nausées?Rejetez-vous du flegme le matin?Votre toux semble-t-elle vous épuiser?Etes-vous plus mai par un temps humide?Avez-vous des sensations douloureuses dans la gorge?_\t, Toussez-vous parfois Jusqu\u2019au point d é-touffer?Sentez-vous un chatouillement dans le fond de la gorge Consultation et Conseil Gratis J\u2019étaidierai votre cas soigneusement et je voua communiquerai les renseignements les plus précieux.Vous pouvez avoir confiance en mol Si votre mal est incunable, je voue le dirai franchement.Durant toute ma vie professdonnelle je me suis fait un point d\u2019honneur de ne jamais entreprendre un cas non guérissable.La vraie consomption ne peut être guérie; toute maladie des bronches CONVENABLEMENT ARRETEE peut être guérie.Voyez-y tout de suite avant qu\u2019Jû soit trop tard.Ne perdez pas de temps\u2014écrivez dés aujourd\u2019hui.Répondez aux questions oui ou non; écrivez votre nom au long et votre adresse lisiblement sur les lignes pointillés*, découpez et envoyez au Spécialiste de la Santé Sproule, 409 Trade Building, Boston.Il vous donnera, absolument gratis un sage conseil au sujet de la guérison de votre maladie.Ecrivez en français ou en anglais.NOM AU LONG ADRESSE Examen des Yenx Guérison des yeux sans médicaments, opération ni douleur.Nos ° Verres Torlo '* nouveau style ô ORDRE, sont garantis bien VOIR de LOIN et de PRES, tracer, coudre, lire et écrire.LE SPECIALISTE BEAUMIER Vo\u201c\u2018 144, rue Ste-Catherine Est Coi5oNTEI£n,'de'vu,e AVIS\u2014Cette annonce rapportée vaut l&c par dollar sur tout achat en lunetterie.Spécialité: Yeux artificiel®.N\u2019achetez jamais des \u201cped-lers\u201d ni aux magasins \u201cà tout faire\u201d, si vous tenez à vos yeux.-f> COUPON D\u2019ABONNEMENT TV Ci-inclus veuillez trouver la somme de $2.60 pour un an, $1.25 pour sis mois (excepté Montréal et banlieue) d\u2019a- bonnement au Journal L« Samedi.Nom Rue M., Mme ou Mlle.(Bien spécifier votre qualité) Localité .*.Adressez comme suit : MM.Poirier, Bessette et Oie, 200 Bold.SWLaurent, Montréal.JlOfC-i Les plantes se tournent du côté d\u2019une lampe électrique éclairée de la même manière qu\u2019elles se tournent vers le soleil.#¦ Il y a une centaine d\u2019années les huîtres se vendaient en Angleterre au prix de cinq pour un centin.Quelle différence avec les prix exorbitants de nos jours.* L\u2019année la plus longue a été l\u2019année 47 A.C.Cette année-là comprend 445 jours.C\u2019est Jules César qui fit ajouter ces jours en plus pour mettre les saisons en concordance avec l\u2019année solaire.* Des sociétés de bienfaisance comme nous en avons dans tous les pays civilisés existent depuis plus de 2000 ans en Chine, et on trouve même de ces sociétés très bien organisées chez les Egyptiens, plus de 2500 ans A.C.Dans la Russie seule, on trouve plus d\u2019espèces différentes d\u2019animaux domestiques que dans toutes les autres parties de l\u2019Europe et de l\u2019Asie réunies.* En France le paysan qui laboure avec des boeufs chante souvent en traçant ses sillons.Le chant semble encourager ces animaux et les paysans sont persuadés que leurs boeufs aiment à les entendre ainsi chanter.* Les plumes dont nous nous servons coûteraient très cher si on était obligé de les fabriquer à la main.Si le prix en est modique aujourd\u2019hui, nous le devons aux machines perfectionnées que l\u2019on emploie pour leur fabrication.Un ruban d\u2019acier passe dans ces machines où il est d\u2019abord coupé à la longueur voulue, ensuite découpé suivant le modèle que l\u2019on veut; une autre partie de la machine leur donne leur forme, sépare les deux fers de la plume et enfin étampe au dos le nom du fabricant.* En Macédoine, il y a une région surnommée \u201cLa Montagne des Moines\u201d.Sur cette chaîne de montagnes se trouvent situés plus de 20 monastères immenses et très riches.Les uns sont bâtis dans des endroits solitaires et retirés à l\u2019abri des regards, les autres sont perchés sur les sommets les plus élevés de la montagne.* C\u2019est le 1er août 1834, que les esclaves ont été émancipés dans toutes les colonies anglaises.La loi qui a rendu aux esclaves la liberté est connue sous le nom de \u201cEmancipation act\u201d.Cette loi n\u2019a aceox^dé au début qu\u2019une liberté relative mais peu de temps après l\u2019esclavage fut aboli complète-mexxt et les esclaves ont dès lors joui de la liberté complète.UN MARI SAUVE SA FEMME Il lui procure le Composé Végétal de Lydia E.Pinkham.Les souffrances les plus atroces cessent immédiatement.Denison, Texas.\u2014\u201cIl y a deux an*, après la naissance de ma petite fille, je commençai à souffrir de maladie féminine et pouvais à peine vaquer à mes dévoirs domestiques.J\u2019étais très nerveuse, mais je persistai à faire mon travail jusqu\u2019à l\u2019été dernier, alors qu\u2019il me devint impossible de travailler.Tous les jours j\u2019avais un frisson, 'des chaleurs, des étourdissements, et ma tête semblait toujours sur le point d\u2019éclater.J\u2019en am vai à avoir l\u2019apparence d\u2019un véritable squelette ambulant, et dès lors ma vie devint un vrai fardeau.Enfin, un jour la sœur consanguine de mou mari lui ditqueje n\u2019en avais pas pour longtemps, s\u2019il ne faisait pas quelque chose pour moi, et elle l\u2019engagea à m\u2019acheter des remèdes.Alors il me procura le Composé Végétal de Lydia E.Pinkham, et après les trois premières doses, je commençai à me sentir mieux.J\u2019ai continué à en prendre, et depuis je n\u2019ai jamais plus souffert de cette maladie féminine.Ils ont accompli pour moi une chose que les médecins n\u2019ont jamais pu accomplir, et partout où j\u2019irai je les louangerai.\u201d Mde G.O.Lowery, 419 W.Monterey St., Denison, Texas.Si vous souffrez de maladie» féminines, quelle qu\u2019en soit la nature, procurez-vous une bouteille de Composé Végétal de Lydia E.Pinkham, et commencez à vous soigner sans retard.On compte près de 1100 sortes d\u2019insectes qui font leur demeure dans les chênes.* L\u2019on vend à Londres et dans d\u2019autres grandes villes d\u2019Angleterre de petits souliers pour les chiens.Ils sont en peau de chamois avec petites semelles en cuir.L\u2019on ne met ces souliers aux chiens que lorsqu\u2019ils rentrent dans la maison afin de protéger les parquets cirés contre les griffes de ces animaux.« Le chameau est le seul animal connu qui no puisse pas nager.C\u2019est un fait extraordinaire mais reconnu que cet animai, dès qu\u2019il perd pied dans un courant, tourne sans dessus de dessous ,et ne fait aucun effort pour essayer à se sauver de la mort.* Aucune comète ne s\u2019est jamais approchée de la terre ni seulement des couches élevées de notre atmosphère.Celle qui s\u2019est le plus approchée de nous c\u2019est celle qui apparut en 1770, elle passa à 1,400,000 milles de notre planète.* Lea vers qui infestent les enfants dès leur naissance, sont de deux sortes: ceux qui se logent dans l\u2019estomac, et ceux que l\u2019on trouve dans les intestins.Ces derniers sont les plue dangereux car ils s\u2019attaquent aux parois des intestins et si l\u2019on ne voit à les en déloger y sèmeront la dévastation.Miller\u2019s Worm Powders chassent ces deux sortes de vers, et en débarrassent le système, sert a réparer le dommage qu\u2019llB ont causé.230 36 LE SAMEDI Vol, 27, No 41, Montréal, 18 Mars 1» 1* La Farine \u201cFive Roses\u201d conserve toujours sa qualité excellente parce qu\u2019elle est faite du plus beau blé du Manitoba et que toutes les particules inférieures, les germes qui peuvent causer la décomposition en sont enlevés.We Sloped Les ménagères qui acbètent la \u201cFive Roses\u201d sont celles dont le pain, les pâtisseries, etc., sont toujours uniformément excellentes.La Farine \u201cFive Roses\u201d est en vente dans presque toutes les meilleures épiceries, etc.^ CAHAOA FIVE ROSES Cook\u2019s Friend Baking Powder ro« /yJLSVS) \u2022u\"t>s RAisiKû\tCRusr So*\u201c **°\\v*ïfa n**\" W- P-^;,^ri moauh** CONTAINS Fac-similé da nouvel empaquetage EN FER-BLANC La Poudre à Pâte Cook\u2019s Friend Se vend maintenant en boîtes de fer-blanc aux mêmes prix qu\u2019elfle se vendait en boîtes de carton.25c la livre\u201420c les 12 onces 15c la demi-livre\u201410c le quarteron.Ne contient pas d\u2019alun, Rend la pâte digestive.En vente depuis l\u2019année 1862 Fabriquée par W.D.MCLAREN, Limitée, MONTREAL CERTAINEMENT^ QUE LE MEILLEUR COCOANUT EST LE ' White Moss de McLean Si votre épicier ne peut vous le fournir, écrivez ou téléphonez-nous.CANADIAN COCOANUT CO 107 Lagaucbetière O.Tel.Main 717\tMontréal.N'acceptez pas le commun vendu à la pesée.En paquets de 5,10, 20 et 35c wmm » WHITE MOSS 'OWlAfflWfj \t\tVENDREDI CHAIR ne MANGERA \t\t \t\tPour les repas maigres du Carême la ménagère \t\test souvent embarrassée pour trouver des substi- \t\ttuts à la viande.Le fromage \tulËf\t\u201c-^1 If IIBr ofiti\tMeadow- Sweet \t\test le meilleur aliment pour ees jours d\u2019abstinences.\t\tUn paquet clé 10c représente une valeur nutritive \t\td\u2019une livre de beurre.S\u2019emploie de plusieurs ma- \t\tniières.Consultez les recettes du Samedi¦ \t\tESSAYEZ AUSSI LE NOUVEAU METS \tfRow sri frît.\"\tMeadow-Sweet Peanut-Butter \t*Jjggjjgpay^\tEn vente chez tous les épiciers en verres de 4, 6, 8 onces et à la livre.V>\t10c le paquet\tMEADOW SWEET CHEESE CO.\tMONTREAL.\t\u2014\tD IOBOI 10X301 30B0E 10X30 O La Farine d\u2019avoine roulée Perfection de Brodie est supérieure à toutes les autres.Demandez-en un paquet à votre épicier.BRODIE & HARVIE, LIMITEE 14-16 rue Bleury, MONTREAL.I0X30E ÏOEXOl 10X301 IOBOI 10X30 CCI»/ de Choix des harengs.\u2014Quand les harengs sont frais, leurs ouïes sont d\u2019un beau rouge et tout leur corps est raide et brillant, bi les ouïes sont d\u2019une couleur terne, si le poisson est ride, vous pouvez être sûr qu\u2019il n\u2019est pas frais.Les harengs secs, quand 1 s sont bons, sont gras, charnus et blancs.Les harengs saurs, quand ils sont bons, sont gros, fermes et sees.Ces derniers doivent etre pleins d\u2019oeufs ou de laite; le dehors doit être d un beau jaune.*\t\"7 \u2018; Haricots rouges au petit salé.\u2014Faire tremper dès la veille des haricots.Le lendemain les bien laver.Les mettre alors avec une pinte et demie d\u2019eau ; ajouter un bon morceau de petit salé, un bouquet garni et un oignon ; faire cuire à petit feu pendant deux heures et demie dans une cocotte.Lorsque les haricots sont cuits, les faire ïgoutter, puis remplacer l eau par un demiard de vin rouge et laisser mijoter pendant vingt minutes très doucement.Goûter pour voir s\u2019il est besoin d\u2019ajouter du sel et servir.Bagatelle aux bananes.\u2014Disposez dans un plat en verre des couches alternatives de bana nés tranchées et de eubes de gâteau-éponge rassis.Ver\u2014 sez sur ceci une demrtas-se de jus de fruit.Faites u n e custard ordinaire, parfumez avec du citron et répandez dessus les ba-nanes et le gâteau.Couvrez avec une meringue et décorez avec des bananes; servez très froid.GLACE FONDANTE AU CHOCOLAT S mi Bagatelle aux bananes.- 3*?î4 tassa* £* SSS wSSTÎrSSÎf\tFaites bouillir tous les ingrédients >;\ttas»* de crème nche\texcepté le beurre et le marshmallow %\ttasse de beurre.\tjusquia ce que le melange durcisse y*\tde Ilvre d8 mar3hmal,ow\tdans l\u2019eau froide sans être cassant.Ajoutez le beurre et incorporez le marshmallow en battant avec une cuiller jusqu\u2019à épaississement.Parfumez avec un quart de cuillerée à thé de vanille.Riz à la Créole.\u2014Prendre gros comme une noix de bonne grads' se de rôti.Couper très fin un oignon et le laisser jaunir.Ajouter le riz nettoyé mais non mouillé, remuer avec une cuillère et au bout de 5 minutes ajouter deux verres d\u2019eau bouillante, une feuille de laurier, un peu de sel gris, faire partir à grand feu pendant un quart d\u2019heure, retirer la casserole au bord du fourneau pendant dix ;minutes et servir sans remuer.On peut ajouter des saucisses.V, Roulade de boeuf.\u2014Prenez de minces tranches de boeuf.Mettez dessus une très mince barde de lard frais; salez et poivrez.Faites une farce avec persil et échalotes hachés très finement, pointe d\u2019ail et mie de pain ramollie au lait avec un peu de beurre, sel et poivre.Enduisez vos bardes de lard avec cette farce et roulez ensuite le tout ensemble.Parez et ficelez.Dans une cocotte, faites revenir un morceau de beurre ; mettez-y vos roulades et dès qu\u2019elles ont pris couleur, modérez votre feu et faites cuire doucement trois quarts d\u2019heure.Beignets de riz.\u2014Voici un plat destiné à des estomacs solides et peu délicats.Nous le recommandons à ceux qui ont bon appétit.Faites cuire une certaine quantité de riz, comme s\u2019il s\u2019agissait d'un potage; mélangez avec de la farine, de façon à former une pâte.Assaisonnez d\u2019une quantité suffisante de sucre et de zeste de citron râpé.Faites frire dans du beurre, de la graisse ou de l\u2019huile, selon vos préférences.Saupoudrez de sucre et servez chaud.C\u2019est un plat de campagne à utiliser surtout lorsque les denrées fraîches manquent. Vol.2Ï, Ko 41, Montréal, 18 Mars 1916 LE SAMEDI ST QNWiirc POUDING A LA MARMELADE V* de Farine Five Roses 2 onces de sucre 2\ton-ces de suif haché 3\tonces de marmelaxle 1 Oeuf 1 cuillerée à thé de poudre à pâtisserie.1 cuilberée à tabOe de lait.Mêlez bien le tout et mettez bouillir dans un moule graissé durant 2% heures.Crêpes russes.\u2014Battez ensemble, dans une terrine, 2 jaunes d'oeufs, avec 1 noce de beurre fondu, et 3 bonnes cuillerées à bouche de sucre en poudre.Après 10 minutes, ajoutez 6 cuillerées à bouche de crème sûre, et assez de farine pour donner à la pâte la consistance de la pâte à crêpes.Pelez 3 grosses pommes, coupez-les entranches fines, faitesdes cuire etimélangez-les à la pâte que vous faites ensuite reposer ait moins une 'heure.Faites vos crêpes à l\u2019ordinaire, saupoudrez-les de sucre vanillé et servezdes avec un compotier de confitures de fraises, de framboises ou de casisis.Pour nettoyer le zinc.\u2014(Essuyez d\u2019albord soigneusement avec un linge see.Appliquez ensuite du pétrole et laissez-le sur le zinc pendant toute une nuit.Le matin frottez-le en l\u2019essuyant avec un linge doux et appliquez de nouveau du pétrole.Oeufs printemps.\u2014Faites cuire à l\u2019eau 4 onces de petits pois.D\u2019autre part, faites fondre et dorer 3yj onces de poitrine de porc coupée en dés, y verser 8 oeufs battus en omelette.< luire comme des oeufs brouillés, assaisonner puis mélanger les petits pois.Verser dans un légumier et garnir de croûtons frits au beurre.Pour faire du mucilage.\u2014Un mucilage qui tient avec une surprenante ténacité peut être fait en faisant bouillir un oignon espagnol pendant quelques minutes et en retirant le jus de cet oignon en le pressant.Porc, sauce verte.\u2014.Prenez des tranches de pore que vous faites couper en escalopes.Faites-lea revenir dans une casserole en terre avec du beurre.Jetez un oignon haché très fin.Salez, poivrez.Diminuez le feu et.faites cuire pendant une heure.Ajoutez eorniohons hachés et câpres entières.Puis une persillade très fine.Mouillez avec du bouillon en petite quantité.Laissez cuire encore vingt minutes et servez.\tMiss Cook.L 10,000 POELES CHAPLEAU >;t îtrfi Ai ** ** I rtti fèléis lî« VENDUS dans la Ville de Montréal Voila le record du Fameux Poele CHAPLEAU \u2014 IX EST *\u2014 Incomparable pour sa Solidité, sa belle Apparence et sa Cuisson Parfaite.Vendus par tous les bons Marchands de Poêles Manufacturés par CANADA 8X0VE & FURNITURE OO., LIMITED, MONTREAL.Les docteurs affirment que 3a taille de l'homme, sa poitrine et la capacité de ses poumons augmentent plus rapidement chez les personnes qui ne fmmeut pas que 'liez celles qui fument.AVIS IMPORTANT Tous les numéros de la Renie Populaire jusqu\u2019au mois d\u2019Avrtl 1916 sont COMPLETEMENT EPUISES.Il est donc inutile de nous en faire la demande à nos bureaux.Nous rappelons, une fois de plus, â.cette occasion qu\u2019il est très facile, pour nos amis, d\u2019éviter un désappointement en ce qci concerne la possibilité de se proourer la Revue Populaire.Ils n\u2019ont simplement qu\u2019a retenir d\u2019avance leur No chez leur Dépositaire qui se fera un plaisir de le leur réserver.Pour ceux qui demeurent en dehors de Montréal et de la banlieue et qui ne sont pas a proximité d\u2019un dépositaire de cette publication, l\u2019abonnement direct évite tout retard ou toute difficulté.Pour un dollar seulement par an ou 60 cents pour six mois, le service réguilier de la Revue Populaire leur sera fait par la maille.POIRIER, BESSETTE & CIE., Edit.-Props, 200 Blvd' St-Laurent, Montréal, Qué.Asthme qui ne disparaît pas.\u2014 Quantité de gens ont souffert si longtemps de l\u2019asthme et ont essayé taut de prétendus remèdes qu\u2019ils pensent qu\u2019il n\u2019y a plus de guérison pour eux.Ils devraient lire les lettres reçues par les fabricants du Remède pour l\u2019Asthme du Dr J D.Kellogg émanant de centaines de cas aussi désespérés que le leur.Même dans les cas longtemps négligés, cette préparation célèbre apporte un prompt soulagement.A vingt ans on cherche le bonheur comme un aveugle ch (\"relie un asile.\u2014 Adrien Dupuy.EDWARDSBURG \u201cCrown Brand\u201d eDWARDSBükc Jtn\\ CcStf \u201cLily White\u2019\u2019 est un pur Sirop de blé-d\u2019Inde' pas aussi fort en saveur que le \u201cCrown Ilrand\u201d.Essayez-le.THE CANADA STARCH CO., LIMITED 6, Bureau-Chef, Montréal.Cinquante Mille Enfants Le Mangent chaque jour ! Facilement, cinquante mille garçons et filles aux joues couleur de rose, et heureux savourent le \u201cCrown Brand\u201d Corn Syrup et le pain, chaque jour de l\u2019année.Leurs mères savent que le \u201cCrown Brand\u201d et le pain c\u2019est une diète parfaite\u2014complètement balancée\u2014avec la riche nutrition que les garçons et filles ont besoin pour grandir.La splendide valeur de la nourriture de \u201cCrown Brand\u201d est une des plus grandes attractions des parents qui pensent.Dcmmvlcz-le à voire épicier\u2014en boites de fer-blanc de 2, 5, 10 et 20 livres.Seal lîMND Est estimé aussi bien dans les hôpitaux que dans les familles, parce qu\u2019il n\u2019existe aucune autre sorte de café dont l\u2019arome soit aussi riche, aussi fort, aussi délicat et toujours aussi bon.En boîtes de y2, 1 et 2 livres.En graines\u2014moulu\u2014pulvérisé\u2014 aussi moulu très fin pour percolateurs.CHASE & SANBORN, MONTREAL.160 38 L£ SAMEDI Vol.27, No 41, Montréal, 18 Mars 1916 CONSERVEZ LES CAPSULES Y Ms a DE LA Biere Bock Bohémienne d\u2019Ekers elle est maintenant en vente dans tons les restaurants, hôtels et épiceries en bouteilles et en barils Pour n\u2019importe quelle quantité de CAPSULES portant notre nom et qui servent à boucher toutes nos bouteilles de BIERE BOHEMIENNE, PORTER ET BIERE, nous donnons des articles de VALEUR de toute description.Venez ou écrivez pour demander notre intéressante liste de primes.BUREAU DES PRIMES ; 349 RUE BLEURY Brasserie Ekers National Brewerie* Limitée.INCROYABLE CHRONIQUE THÉÂTRALE THEATRE NATIONAL La première représentation à Montréal de \"Georgette Lemeunier\u201d, la beifle comédie en 4 actes de M.Maurice Donnay, de l'Académie française, a été un véritable régal pour les amateurs d\u2019art.Le nom du brillant académicien était déjà un sûr garant de la haute valeur de l\u2019oeuvre représentée et M.Dhavroi a été vraiment bien inspiré en nous présentant cette admirable pièce dont l'interprétation était au-dessus de tout éloge.Mlle Andrée Méry a donné au personnage de \u201cGeorgette Lemeunier\u201d une teilile intensité de vie et d\u2019expression, un tel remarquable souici de nuances toutes graduées avec ce grand art si naturel et si vrai qu\u2019il paraît tout simple chez l'artiste, que tous ceux qui l\u2019avaient déjà tant applaudie dans \u201cLes Marionnettes\u201d sont restés pour ainsi dire stupéfaits de trouver dans Georgette Lemeunier une artiste nouvelle et insoupçonnée.C'est un triomphe de plus à l\u2019actif de Mlle Andrée Méry.Mme Robert a très artistiquement composé en Mme Sourette un rôle doublement difficile, car il était loin d\u2019être sympathique malgré sa brillante extérioration que l\u2019élégante artiste lui a donnée.Mme Kosta a délicieusement silhouetté la jeune et volage Parisienne qu\u2019est Nicole Mairieux.Très dans la note, comme toujours, Mme Devoyod dans Mme Angevin; trop fugitive à notre gré Mme Demons en Marcelle Sourette.De la distribution masculine pourtant assez longue, trois personnages surtout ont resté en vedette.C\u2019était d\u2019abord: \u2018\u2018Lemeunier\u201d, le mari de Georgette, interprété par M.Scheüer avec cette maîtrise, cette sûreté de composition qui caractérisent l'excellent artiste et ce pour la plus grande satisfaction du public, depuis l\u2019inauguration des \u201cSoirées Françaises\u201d.Dans le rôle de \u201cJournay\" on a revu avec plaisir M.Gi-rardin dont on n\u2019a pas oublié la très intéressante interprétation naguère de Maître Guérin.M.Girardin a remporté, la semaine dernière, u*n gros et légitime succès.M.Valhubert à qui incombait le soin de nous présenter le personnage véreux de '\u2018Sourette\u201d, s\u2019est tiré à son honneur d\u2019un rôle particulièrement épineux.MM.Fillon, Schau-ten, PeUletier, Godeau, Dauriac, Legrand et Tanguay n\u2019avaient que des personnages épisodiques et par ceQa même ont assuré à Ha pièce de Maurice Donnay une interprétation d'une homogénéité remarquable.On y joue cette semaine, pour les adieux de Mlle Andrée Méry, la célèbre pièce d\u2019Alexandre Dumas: \"La Dame aux Camélias\u201d.Allons tous appiaudir Mile Andrée Méry dans Marguerite Gauthier ainsi que M.Sohautem dans Armand Duvafl et M.P.FI-lion dans M.DuvaJl, ainsi que tous les autres artistes qui rendront leurs rôles, comme toujours, d\u2019une façon parfaite.HIS MAJESTY'S De plus grand succès de J.E.Dodson \"The House Next Door\u201d, qui a été applaudi pendant un grand nombre d'années, et dont l\u2019auteur est J.Hartley Manners, qui a aussi composé \u201cPeg O\u2019My Heart;\u201d c\u2019est la pièce qui sera représentée cette semaine par la troupe de George F.Driscoll au théâtre His Majesty\u2019s, et William Webb, le directeur de Ha pièce, remplira le rôle de Sir John Cotswoîd, dans lequel iil a toujours obtenu le plus grand succès.Lui.\u2014 Comment trouves-tu mon habit?L\u2019ami.\u2014 Supebbô! il te va bien mieux que ton vieux.Lui.\u2014Farceur, va! tu ne vois donc pas que c\u2019est le même.L\u2019ami.\u2014Tu ne me le feras jamais PRINCESS La charmante comédie \u201cQuinneys*,\u201d qui a été représentée au Théâtre Princess, 11 y a quelques semaines, sera Jouée de nouveau au cours de cette semaine.Cette pièce qui est une comédie d'antiquité et d\u2019amour, sera jouée par la troupe de Frederick Harrison du Théâtre Haymarket de Londres.L\u2019auteur de \"Quinneys\u201d\u2019 est Horace Annes-ley Vachell.Le principal rôle est celui de Joe Qulnney, un caractère indomptable de Yorkshire qui est parvenu à la g-loire et à la fortune par ses nombreuses ventes d'antiquités et de curiosités.ORPHEUM Le programme de l\u2019Orpheum pour cette semaine sera l\u2019un des plus variés de la saison.Il comprendra une foule de choses intéressantes et comiques.La partie musicale est gaie et entraînante et l\u2019on y trouve d'exceQIents numéros.Les décors et les costumes sont ce qu'1.1 y a de plus nouveau.Enfin toutes les parties du programme sont très jolies et des pliais nouvelles et méritent d\u2019être vues et entendues; qu\u2019on se le dise et qu'on se rende en foule à l\u2019Orpheum pour entendre et applaudir ce programme rempli de variétés.GAYETY \"Blutch\" Cooper présentera au théâtre Gayety, cette semaine, \u201cLes Globe-Trotters\u201d, nous remarquons en tête de la liste Frank Hunter et Frankie Rice, dans une cqmédie musicale intitulée \u201cThe Dowery Seekers\u201d.Il y aura aussi du vaudevlUe I\u2019 donné par les acteurs suivants: Edith Mir-field, Wlifl Lester, Robert Algier et Compagnie dans \u201cLes Tranchées\u201d, un petit acte de g-uerre neutre, etc., etc.Le Charme Délicat «Tune Jolie Forme Ecrivez peur en obtenir le secret - Gratuitement Nombre de femmes, malgré leur vivacité et leur charme naturel, n\u2019attirent point l\u2019attention et l\u2019admiration qu\u2019elles méritent parce qu\u2019elles sont grêles et que leur forme n\u2019est pomt développée comme 11 faut.La jeune fille douée d\u2019une jolie forme est toujours intéressante et est aussitôt l\u2019objet d\u2019admiration et a at-tention.Si vous êtes maigrichonne, vous savez bien que ce que Je dis est la pure vérité; mais 11 n\u2019y a pas de raison pourquoi voua ne vous procureriez pas la forme délicate et potelée, avec des épaules bien dessinées et une poitrine bien remplie, comme toute femme voudrait en avoir.Madame Thora vous enverra gratuitement sa fameuse brochure \u2022 ur le traitement français \u2019\u2019Corsine\u201d pour le féve\u2018°ÇP®\",e°tp 4?la forme, vous donnant en même temps tous les détails sur la manière par laquelle vous pouvez faire mieux valoir vos et ajouter ainsi à votre charme personnel, par de simples moyens domestiques, avec des résultats garantis.La brochure est en français et elle est envoyée sous enveloppe \u2022ans Inscription aucune.Toute correspondance est rigoureuse-ment confidentielle.mi inurd\u2019hui Dour en avoir un exemplair© THE MADAME THORA TOILET CO., Appartement T.S.142 Mutual St, TORONTO, Ont Jlotoà fo/ièc/ic/ueé Beethoven a composé quelques-uns de ses ehefs-d\u2019oeuvre alors qu\u2019il était sourd.* D\u2019après une nouvelle loi en Norvège toute jeune fille avant d\u2019être fiancée doit produire un certificat d\u2019excellente cuisinière.* Le butor, oiseau de l\u2019ordre des échassiers, devient de plus en plus rare, et son espèce tend à disparaître tant il est chassé.Cependant, dans certaines régions, on le trouve encore en assez grand nombre.Le clou de girofle n\u2019est qu\u2019un bouton de fleur d\u2019un petit arbuste ressemblant au laurier.Il pousse à l\u2019état sauvage à Malacca, mais maintenant on le cultive dans tous les pays chauds de l\u2019Amérique.Oes boutons de fleurs sont cueillis verts, on les expose aux fumées d\u2019un feu de bois et une fois secs, on les fait sécher au soleil.* Le Père Tossi qui a habité longtemps l\u2019Alaska, raconte qu\u2019il se trouve dans ces régions un lac phénomène.Les eaux de ce lac, qui communique certainement souterrainement avec l\u2019océan, sont salées à la surface mais au fond on trouve une masse d\u2019eau douce qui provient de nombreuses sources souterraines.Quelques-unes de ces sources sont chaudes et au-dessus d\u2019elles, l\u2019eau ne gèle pas l\u2019hiver et forment ainsi sur la surface gelée du lac des sortes de réservoirs dont les murs tout le tour sont formés de barrières de glace de 3 à 4 pieds de hauteur.Walt Whitman, Bret Harte et Mark Twain ont tous commencé leurs carrières comme compositeurs.* Le dragon qui sert d\u2019emblème à la Chine est un dragon impérial à cinq griffes, suspendu par un ruban jaune avec l\u2019inscription suivante en chinois: \u201c\u2018Devant lui, le lion pâlit et le tigre se tait.\u2019\u2019 ' * Au Japon il existe une sorte de pommiers dont la taille n\u2019excède guère 4 pouces de hauteur.Les fruits de ce petit pommier sont exactement de la grosseur des groseilles .* Les bactéries se reproduisent avec une rapidité extraordinaire, d\u2019une façon très curieuse.Une d\u2019elles se brise, chacune des moitiés mettra peu de temps à atteindre la grosseur de la bactérie primitive et alors chacune de ces deux nouvelles se brisera en deux, et ainsi de suite.* Berlin, capitale de l\u2019Allemagne, a une population de 2,071,000 habitants.Cinq grandes villes dans le monde ont une population plus nombreuse, ce sont en commençant par la plus importante : New-York, Londres, Paris, Tokio et Chicago.sïl^bo Préparation infaillible pour avoir de LONGS ( ILS ET SOURCILS.Non vendu aux pharmaciens.Sur réception de 2 6 cts vous recevrez le traitement complet.Ad: WHITE CASTLE DRUG CO., Boîte Postale 2234\t-\t- Montréal.V- wJ croire, il est tout neuf.(Lui.\u2014\u2019C\u2019est cependant très vrai, mais je l\u2019ai envoyé à la maison De-chaux, 197 Ste-Catherine Est, entre Ste-Elisabeth et Samguinet et 710 Ste-Catherine entre Panet et Visitation.(Demandez notre livret gratuit par la poste à l\u2019une ou l\u2019autre de ces adresses).MIDWAY THEATRE Les vues animées sont deverfues un réel besoin a notre époque mais dans la quantité d'établissements de ce genre ouverts au public, bien peu donnent du réellement digne- d\u2019être vu.Le Midway Theatre, au coin , de Ste-Catherine et St-Laurent, est un des I meilleurs sous tous rapports.Son gérant, ' M.Olivier MoBrlen, s\u2019assure toujours la primeur des films et son choix ne se porte que eur ce qui offre une valeur indiscutable.C\u2019est dire qu\u2019au Midway on est certain de trouver un epei.-t.acie qui plaît.Ç-\t\t\t¦ ¦ ¦\t\t\u2014^ AU \u2014 \t\tGarage Laurier, Limitée -A lu\tIIIPP -\t375 Est, rue Ontario, entre S.Hubert et S.-Denis, plusieurs Autos de tourte me ainsi que Limousines pour bapté \u201c Al LU 4- j.\tlUvl\tmes, mariages et parties de théâtres., Chauffeurs en uniforme.Tél E.2488.233972 Vol.27, No 41, Montréal, 18 Mars 1916 LE SAMEDI 38 Avait bien mauvaise digestion, était devenu faible, nerveux, ne dormait pas bien des nuits et ne pouvait plus se rendre régulièrement à son ouvrage.Avec les PILULES MORO il s\u2019est tonifié, l\u2019estomac s\u2019est remis et la santé lui est bientôt revenue.Mangez lentement; mâchez parfaitement vos aliments.Plus longtemps l\u2019aliment demeure dans la bouche, moins il reste dans l\u2019estomac.Ne buvez pas en mangeant ; prenez tout au plus quelques gorgées d\u2019eau chaude après votre repas.Les estomacs dyspeptiques supportent généralement mieux l\u2019alimentation solide que celle qui est trop liquide.Ne mangez ni trop chaud, ni trop froid.Ne mangez pas plus que le demande votre constitution.Il vaut mieux rester un peu sur votre appétit si la digestion est habituellement difficile.Ne vous livrez jamais à un exercice violent, mental ou physique, avant de vous mettre à table ou immédiatement après avoir mangé.Ne prenez jamais plus de trois repas par jour et que le dernier soit très léger.Pour beaucoup de dyspeptiques, deux repas quotidiens doivent suffire.Ne prenez jamais rien entre les repas.Ne vous mettez jamais à table si vous êtes très fatigué ou épuisé par quelque travail.Evitez toujours de prendre des aliments si vous êtes sous le coup d\u2019une irritation quelconque ou avez des tracas graves.Bornez-vous aux aliments d\u2019une digestion facile, écartez les mets compliqués, lourds et ne touchez jamais à plus d\u2019un ou deux plats par repas.Après chaque repas, prenez deux Pilules Moro, puis la moitié d\u2019un grand verre d\u2019eau chaude.Les Pi- M.A.HAMELIN.1 , : r\u2018\u2018 Iules Moro sont un auxiliaire actif de l\u2019estomac, elles facilitent la digestion et l\u2019assimilation des aliments.Voilà la façon d\u2019obtenir force et santé; voilà le remède qui engendre et développe l\u2019énergie créatrice de toutes les grandes entreprises.\u201cJ\u2019avais beaucoup souffert de ma digestion depuis trois ans, malgré les remèdes de plusieurs médecins.Les douleurs d\u2019estomac m\u2019af- faiblissaient, me rendaient nerveux, m\u2019empêchaient de dormir souvent et alors, le lendemain il m\u2019était impossible d\u2019aller à l\u2019ouvrage.Il m\u2019arrivait parfois de perdre deux ou trois jours de travail par semaine.Il y a quelque temps, je me suis décidé à prendre les Pilules Moro et je fus soulagé presque immédiatement.Mes forces s\u2019augmentèrent, ma digestion se fit mieux et le travail m\u2019était moins pénible.Enfin, ces pilules m\u2019ont si bien remis que je n\u2019ai plus besoin d\u2019en prendre maintenant, mais je n\u2019oublierai pas ce que ce remède a fait pour moi.\u201d\u2014M.Adélard Hamelin, 37 rue Hamilton, Holyoke, Mass.CONSULTATIONS GRATUITES.\u2014Aux hommes malades qui désirent se renseigner sur leur état de santé, le Dr Adolphe Mignault, de la Compagnie Médicale Moro, offre gratuitement ses conseils.Son bureau, au No 272 rue Saint-Denis, est ouvert tous les jours, dimanche excepté, de 9 heures du matin à 6 heures du soir, le samedi jusqu\u2019à 8 heures.Les hommes malades qui ne peuvent venir voir notre médecin sont invités à lui écrire.Les Pilules Moro sont en vente chez tous les marchands de remèdes.Nous les envoyons aussi par la poste, au Canada et aux Etats-Unis, sur réception du prix, 50c une boîte, $2.50 six boîtes.Toutes les lettres doivent être adressées : COMPAGNIE MEDICALE MORO, 272 rue Saint-Denis, Montréal.SIROP Q.AT ,-|vr A 1ST H1 \u201c Quel bonheur, dit la jeune maman, grâce au bon SIROP du Dr OODERRE j\u2019ai, bien des fois, soulagé mes enfants de douleurs d\u2019estomac, de souffrances de la dentition, etc., je considère que c\u2019est le meilleur dont une mère puisse se servir.\u201d\u2014 Mme FELIX COMEAU, 165 avenue Gaulin, Woonsocket, R.-I.MER.ES, insistez auprès de votre marchand pour qu\u2019il vous donne le SIROP du Dr OODERRE et n\u2019en acceptez jamais d\u2019autre.Evitez les imitations- Le SIROP du Dr OODERRE est vendu par tous les marchands de remèdes.Prix, 25c la bouteille. 40 LE SAMEDI Vol.27, No 41, Montréal, 18 Mars 1916 Beauté et Santé ! ¦*> APPEL AUX AFFLIGES de BOUTONS, ERUPTIONS, ROUGEURS et MAUVAIS TEINT! Pourquoi essayer de cacher ces laideurs sous une couche de poudres, crèmes, etc., Cela vous encrasse les pores de la peau et elles reviendront en plus grand nombre- Si vous voulez avoir un beau teint clair, il faut attaquer la canne.Guérissez-vous promptement par l\u2019usage des TABLETTES DERMACURA du Docteur de Couâgne.Satisfaction assurée en quel-\u2014 ques jours.PRIX FRANCO 50c la boîte, ou 3 boîtes pour $1.25 si achetées directement à ia Compagnie.En vente dans toutes les plmrmacics.POMMADE DERMACURA qui complétera le traitement, 60c le pot.*»¦ Ecrivez aujourd\u2019hui au Dept.s.Clé Generale d\u2019importation Française j\" Deux jours de traitement\"! Depl.S.25 rue St-Gabrlel J t envoyé sur réception de 10c en V timbres pour frais de port.J Casier Postal 1441 Quêbeo et les environ».W.Brnnet A Cie, 139-141 Bt-Joeeph.Les Petites choses Comptent Même dans une allumette vous devez considérer les \u201cpetites choses\u201d\u2014le bois, la composition; sa manière de s\u2019allumer, sa flamme.Les Allumettes d'Eddy sont faites avec des souches de pin bien sec, avee une secrète composition perfectionnée qui garantit que \u201cchaque allumette s\u2019allume.\u201d Soixante-quatre années d\u2019expérience à présent\u2014en voici la raison.Toutes les fabrications d\u2019EDDY sont des produits sur lesquels ou peut compter\u2014toujours.rVOTRi CREDft l BON Prince Ameublement et Fournitures de Maisons A Paiements Faciles La Cie J.S.PRINCE 85, Boulvd.St-Laurent Entre Vitré et Craig, Montréal.1 CONDITIONS D\u2019ABONNEMENT Prix : $1.00 par année; 50c pour six mois pour n\u2019importe quel endroit du Canada ou des Etats Unis (excepté Montréal et Banlieue).COUPON D'ABONNEMENT Ci-indu.s veuillez trouver la somme de $1.00 pour un an, 50c pour six mois (rayer les mots inutiles) d'abonnement à la Revue Populaire.Nom .M\u201e Mme ou Mlle.(Bien spécifier votre qualité) Rue .Localité.Adressez comme suit: MM.Poirier, Bessette et Cie, 200 Bou!.St-Laurent.Montréal.v\u2014.-\t\u2014 V MAGNETISME-HYPNOTISME Pour tout ce qui concerne ces sciences Fascination, Em-\u2022 prise; Clairvoyance.Transmission de Pensée, etc.Magnétisme à distance par la pensée.Instruction complète sur les séances.Apprenez le secret de CETTE MERVEILLEUSE PUISSANCE.\u2018\u2018Le seoret de la chance et du succès en affaires et en relations.\u201d Pour renseignements complets, écrire à\u2014inclure 5c timbres.Prof.VARDEC, 195 Ste-Catherine Est, Montréal, Can.VOULEZ-VOUS RIRE f Demandez l'Oracle du Mariage, prix 10 cents.1 Franco avec superbe catalogue, en français, de Farces, Attrapes, Monologues.Chansons.Librairie.Adresse E.Hartman, dépt.C., 3S5 ave Mont-Roya) Est.Montréal.LA REVUE POPULAIRE TAROL\t_ (cnc.)\t.SIROP AU GOUDRON ET A l\u2019Huile de Foie de Morue du Dr.Ed.Morin.Ce Sirop est composé des principes actifs du Goudron et de l'Huile de Foie de Morue ainsi que des meilleures médecines employées par la Faculté Médicale dans les maladies de la Gorge et des , Poumons.Il soulage instantanément et guérit sûrement la Toux la plus opiniâtre.Rhume, Bronchite, Catarrhe, Asthme, Croup, Coqueluche.Les directions sont sur la bouteille.e=o=3 PRÉPARÉ PAR | Dr.ED.MORIN & CIE., * LIMITEE.QUEBEC, Canada.INCOMPARABLE Pour la guérison des Rhumes, Maux de Gorge, Influenza, Bronchites, Pneumonie, etc.L\u2019essai d\u2019une bouteille de TAROL Sirop composé de Goudron, d\u2019Huile de Foie de Morue et de médicaments approuvés par la faculté de médecine\u2014vous convaincra de sa merveilleuse efficacité.Remède facile et sûr\u2014soulagement rapide et prompte guérison.EN VENTE PARTOUT: 25c.Les PILULES CARDINALES du Dr.Ed.Morin maintiennent les forces, tonifient tout le système.En vente partout: 50c la boîte.Si votre fournisseur n\u2019a pas nos spécialités, écrivez directement à DR.ED.MORIN & CIE, Limitée, -\t- QUEBEC, Canada Demandez l\u2019Almanach du Dr.Ed.Morin, Gratis sur demande.MAGAZINE MENSUEL ILLUSTRE DE 14 S PAGES 10 cents le Numéro ou $1.00 d\u2019abonnement annuel Poirier, Bessette et Cie.EdiL-Prop., 200 Bld St-Laurent, Montréal.Le succès toujours croissant de la \u201cRevue Populaire\u201d s\u2019explique i très facilement : Cette Revue mensuelle avec ses cent quarante-| huit patges de texte comportant une moyenne de cinquante arti-, clés avee de nombreuses gravures ' n \u2019est vendue que 10 cents seulement ce qui est un véritable tour de force de bon marché.De plus la qualité de sa matière .là lire équivaut à la quantité.Le | \u201cRevue Populaire\u201d est écrite pour tous et parle de tout.Voyages, incidents curieux, science vulgarisée, anecdotes peu connues, articles documentaires et instructifs, actualité, tout y est expose dans un style aussi précis à comprendre.C\u2019est également se procurer, chaque mois, de superbes romans complets signés par les'meilleurs auteurs modernes.La \u201cRevue Populaire\u201d est d\u2019une moralité scrupuleuse et la répandre dans les familles canadiennes, c\u2019est faire une bonne action."]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.