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Titre :
Le samedi
Éditeur :
  • Montréal :Société de publication du "Samedi",1889-1963
Contenu spécifique :
samedi 10 avril 1920
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
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  • Nouveau samedi
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Le samedi, 1920-04, Collections de BAnQ.

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[" SAMEDI LE NUMERO 10 cents I0URNAL ILLUSTRE HEBDOMADAIRE VOL XXXI No 44 \u2014 Montréal, 10 Avril 1920 a\t9 , -\t\u2019-r1.X Ï3txx.&ôr: scs -y 't-rvÆ~:>\\ ïËXïB ml\\ .N\u2014 ygy\",%- g ftssB5t,ï.-^3î SES*: . ,cp,:a lu\t'\u2018era ! atlention de votre comédie Pendant le restant -le 1/semaine, i. 4 LE SAMEDI Vol, 31, $0 44, Montréal, 10 Avril 1920 f, LES VISITES AVANT LE 1ER MAI m «w m % JêsJt \u201cJ\u2019aime beaucoup la maison, mais jo n aime pas cet édifice en face de nous.\u201cOh, rassurez-vous, monsieur, il peut disparaître d\u2019un moment à l\u2019autre, c est unie manufacture de nitro-glycérine.LES TEMPS ONT CHANGE Paul\u2014Votre soeur et vous êtes jumelles, n\u2019est- ce pas?Ghislaine.\u2014Nous l\u2019étions autrefois.Mais maintenant ma soeur a cinq ans de moins que moi.UN SAUT Un jeune homme arrive pour prendre son ba-sau au moment, où celui-ci quittait le quai, le bateau ne se trouvant éloigné que de quelques pieds notre jeune homme sauta et tomba sur le bastingage du navire; il se frappa la tête et demeura étourdi pendant un bon quart d\u2019heure.Après ce laps de temps, pendant lequel le navire avait continué sa route, il revint à lui et regardant la distance qui le séparait du quai, il s\u2019écria: \u2014Hein, pensez-vous?Quel saut.ENTRE AMIS ¦ \\ Juliette.\u2014Je croyais que Aviila avait du goût, jusqu\u2019au jour où il m\u2019a envoyé ce roman idiot.Ernestine.\u2014- Oh, cela n\u2019indique pas ses goûts, mais ce qu\u2019il pense être les tiens.AU RESTAURANT Le garçon.\u2014Gomment avez-vous trouvé votre morceau di' steak?Le citent.\u2014Je l\u2019ai trouvé en enlevant les deux pois verts qui le couvraient.Le steak était dessous.AU MAGASIN Le client.\u2014Combien vendez-vous les bains pour enfant?Le commis.\u2014Quatre dollars et trois-quarts, monsieur.Le client.\u2014C\u2019est trop cher, nous allons continuer à laver le bébé dams la chaudière au eharbon en attendant que les prix baissent.UN DOUTE Wenceslas.\u2014Savez-vous que vos poulets viennent dans mon jardin?Henri.\u2014J\u2019ai toujours pensé cela.Wenceslas.\u2014Comment cela?Henri.\u2014Parce qu\u2019ils ne sont jamais revenus?ENTRE CABOTS Mastuvu.\u2014Lorsque j'ai quitté la scène hier, le pufbliic m\u2019a fait une ovation.MentonlbLeu.\u2014Oui, U savant que tu ne reviendrais plus.DEVANT LE MAGASIN Jean.\u2014Est-ce qu'ils vendent des «©querelles, maman?La maman.\u2014En voilà un» question par exemple.Jean.\u2014Ils annoncent qu\u2019i'ls vendent tout ce qu\u2019on trouve dans une cuisine.OUI.MAIS.L\u2019ami.\u2014Votre femme avait un magnifique chapeau neuf à Pâques.J\u2019étais derrière elle à l\u2019église et il était tellement haut que je ne pouvais pas voir dans le chœur.Le mari.\u2014Si oil© avait porté la facture dessus vous n'auriez même pas vu le plafond de l\u2019église.IRONIE Gustave.\u2014Il pleut sur le riche comme sur le pauvre.Arthur.\u2014Oui, mais le riche peut se payer un taxi et ne pas être mouillé.PEINTURE MODERNE Le visiteur.\u2014Je ne comprends pas du tout ce que vous avez voulu peindre dà.Le peintre futuriste.\u2014Merci, monsieur, pour le compîi-rnent.AU POLE NORD 1 I.e brave ®stoiimo venait de la pêche avec un magnifique saumon lorsqu'il se trouva en J&ee d'un ours immense.Que Cadre?Il se oaidha dame le trou qu\u2019il avait fait dans la grleuoe.7ffr,r- 3 .en abandonnant son saumon h l'ours blanc.L'ours Wane mangea le saumon, mais t'eakdmo commençait ii trouvi r le temps long, car l\u2019eau était glacé, aussi, n'y pouvant plus tenir, 3 il sortit de sa eadhiette.Jugea de ta frayeur qui s'emisua de 'l'ours ente voyant ainsi* lôt.ir?Bf sauva a toute jambe jiendaut que le brave eekimo s'amusait île sa crainte LE SAMEDI S Vol.31, Ho 44, Montréal, 10 Avril 1920 mm (Ce qu\u2019on volt.\u2014 Ce qu\u2019on lit.\u2014 Ce qu\u2019on dit.) PETIT COURS DE PHILOSOPHIE PRATIQUE Il y a la manière d\u2019insinuer les choses et la diplomatie ne sert pas qu\u2019à entretenir les relations plus ou moins hypocrites des nations entre elles Dans la vie privée eHe n\u2019est pas moins nécessaire.En voici une preuve et un exemple qui pourront vous servir à l\u2019occasion.Une excellente maman était ennuyée de voir sa fille avaler du café en quantité immodérées.Elle finit par lui dire un jour que c\u2019était contraire à sa santé et que le médecin le lui défendait absolument.Peine perdue.La fille continua à ingurgiter son breuvage f vori avec la même gourmandise.Mais la mère eut une inspiration.La semaine suivante, elle dit machinalement à sa fille.\u2014 J'ai nouvelle.\u2014 Ah! Quoi donc?\u2014 Tu sais, Mlle X.te parlais quelquefois?\u2014 Oui, celle qui est i belle, paraît-il.\u2014 .ou qui \u201cétait\u201d plutôt.\u2014 Lui serait-il arrivé un accident qui l\u2019aurait défigurée ?\u2014 Pas précisément mai-.elle est devenue laide à faire pe u \u2014 Qu\u2019est-ce qui lui a produit cela?\u2014 Elle buvait trop de café.Résultat: La fifille à sa mère jura de ne plus boire elle-même une seule tasse de café.La morale de cette petite histoire très véridique si elle était arrivée, c\u2019est que l\u2019on fera toujours beaucoup plus de sacrifices pour la beauté que pour santé.PETIT COURRIER I), Quelle est la plus grande profondeur des océans?Est-il vrai qu\u2019il existe des abîmes ou des trous qui n\u2019ont pas de fond ?\u2014J\u2019aime la lecture.R.\u2014 1° Au delà de trente mille pieds.2° Il n\u2019y a peut-être pas d\u2019abîme sans fond mais il y a sûrement des trous qui sont dans ce cas.Voyez par exemple une boutonnière.L>.\u2014 Gomment pourrais-je faire partir* l\u2019odeur de peinture dans ma cuisine fraîchement peinte?\u2014 Ménagère.R.\u2014Laissez-y pendant quelques heures un minot d\u2019oignons bien écrasés, après quoi pour faire partir l\u2019odeur des oignons, vous ferez donner uue autre couche de peinture à votre LE PROGRES MODERNE appris une curieuse dont je Le vieux soldat\u2014C'est tel que j\u2019ai l\u2019honneur de vous le dire, dans cette vieille guerre-là j\u2019ai eu six chevaux tués sous mol» L\u2019automobiliste.\u2014La belle affaire! moi qui vous parle, il m\u2019est arrivé bien mieux que ça: j\u2019ai déjà eu une dou-xainé de piétons écrabouillés sous mon auto» cuisine et continuez ainsi jusqu\u2019à ce que vous soyiez tannée D \u2014 On me dit que l\u2019eau de la mer contient du chloride de sodium.Que contient-elle encore, à part ça.\u2014Elève chimiste.R.\u2014 Des poissons et des sous-marins.PAR-CI, PAR-LA Une femme qui ne rit jamais n\u2019a pas forcément le caractère triste; ce sont quelquefois ses dents qui ne sont pas belles.\u2014\u2014o\u2014 Jeunes gens, riez tant que vous pouvez maintenant; souvenez-vous qu\u2019une fois mariés, c\u2019est pour longtemps Quand un homme a gagné beaucoup d argent, il n\u2019y a plus qu\u2019une seule chose qu\u2019il demande: davantage d\u2019argent.Quelquefois, les avocats disent la vérité.En fait tous les moyens sont bons pour gagner une cause.Rien n est possible sans peine ou sans efforts.Les plus beaux collets pour hommes sont les plus difficiles à boutonner.\u2014o\u2014- On connaît des gens mariés depuis vingt ans et qu i n ont encore eu qu\u2019une seule querelle.Seulement elle dure encore.\u2014o\u2014 Un sot habillé avec goût, c\u2019est quelque chose comme un mauvais livre bien relié.Si vous ne pouvez pas être une étoile dans la vie, efforcez-vous tout au moins «.le ne pas être un nuage.\u2014o_ On ne peut pas dire que l\u2019on est tassé dans les \u201cp lits chars\u201d comme des sardines en boîte.Oh non! Quand une boîte a sardines est pleine on n\u2019y met plus de * sardines mais quand les \u201cp\u2019tits chars\u201d sont pleins à craquer, on y met encore du monde. G 1E SAMEDI Vol, 31, $0 44, MontïééL 10 Avril 1920 @®WIP1§ KpHg Bi§ Sous la tiédeur bienfaisante d\u2019un feu de cheminée, ils causaient tous les deux gravement du problème de leur avenir, certains de n\u2019être pas dérangés.Le boudoir était élégant et éclairé par une seule lampe dont la lumii re était tamisée par un abat-jour vert tendre.Et cela donnait aux bibelots environnants un air de mystère propice aux confidences.\u2014 Mon pauvre Pierre, dit Marguerite d\u2019une voix lassant percer un sentiment profond, sincère et plus que sympathique, j\u2019ai voulu, ce soir, avoir avec vous un entreiien sérieux, dont peut dépendre le bonheur de nos deux existences, et j\u2019ai pris toutes les précautions pour qu\u2019on ne vienne pas nous interrompre.Seulement, prêtez-moi bien toute votre attention, et ne m\u2019interrompez presque pas, tant tout ce que j\u2019ai à vous confier me semble compliqué, difficile à dire, mais nécessaire.\u2014 Il sera fait comme vous le désirez, Marguerite, répondit Pierre; car, s\u2019il me reste encore une chance de ne pas vous perdre, il faut bien que je vous écoute jusqu\u2019au bout pour savoir en quoi consiste cette chance, si petite soit-elle.\u2014 Bans une lettre bien tendre, bien affectueuse et bien éloquente, mon Pierre, vous me demandiez en mariage, et dans une réponse que je me suis efforcée de rendre aussi caressante et consolante que possible, je vous ai fait part, à regret, de mon refus, tout en essayant de vous donner quelques-unes des raisons qui le motivaient.Alors, vous avez insisté pour avoir cet entretien, et j\u2019ai cru que je ne devais pas vous le refuser, puisque je vous aime toujours, vous le savez bien.\u2014\tC\u2019est justement parce que je crois que vous m\u2019aimez encore que je ne m\u2019explique pas un refus que j\u2019escomptais si peu.\u2014\tPiernx je vous en prie, ne m\u2019interrompez pas.J\u2019ai beaucoup réfléchi, depuis quelques jours, et j\u2019ai besoin de toute ma concentration d\u2019esprit pour bien vous faire comprendre, ce qu\u2019à tout prendre, j\u2019attendrais de vous, si toutefois mon refus devait se changer en acceptation.\u2014\tJe vous écoute, Marguerite.\u2014\tVous vous souvenez, sans doute, de notre visite chez Jacques et Jeanne, dans leur petit nid d\u2019amoureux où ils roucoulent leur lune de miel de si harmonieuse façon.Lorsque vous êtes arrivé du bureau avec Jacques, nous étions, Jeanne et moi, en fort simple tenue, mais si anxieuses de vous revoir, dans le joli boudoir tout pavoisé en votre honneur.Vous avez pu constater que Jeanne avait préparé les pantoufles et le \u201csmoking\u201d de son mari, et que la table, remplit' de mets selon vos goûts, était garnie de petites chandelles et de fleurs fraîches, au parfum discret.Jac- ques et vous, avez rappelé vos souvenirs de collège, et tandis que je plaçais une réflexion çà et là, Jeanne se contentait de sourire adorablement à son mari qu\u2019cite semble aimer jusqu'à la servitude.Après le repas, pour la forme, vous nous avez offert votre aide, mais vous vous êtes tous les deux relirés au fumoir où vous en aviez long à vous raconter, alors que Jeanne et moi d< viohs passer encore une bonne demi-heure dans ce coin du loyer, interdit aux hommes bien élevés, qu\u2019on appelle la cuisine.Une heure plus tard vous interrompiez votre discussion amicale sur Laurier et sa grande influence sur la jeunesse de son temps, pour acclamer notre rentrée dans votre sanctuaire.Et Jacques, tout en tenant son amour de petite femme par le cou, nous fit faire le tour du propriétaire de son coquet foyer.Pierre, mon Pierre, je sai,s toute la droiture et la noblesse de votre caractère, ainsi que votre très grande discrétion.Je sais des choses que vous n\u2019avez pas eu besoin de dire, et il a suffi de quelques mots échangés au cours de nos promenades par les clairs île lune, pour que je comprenne que votre plus grand rêve, ç\u2019était d'avoir aussi votre foyer semblable à celui do Jacques.lit j\u2019ai compris, mon Pierre, que vous vous voyiez à la place de Jacques et qu\u2019à la place de Jeanne, c\u2019était moi-même que vous rêviez.N\u2019est-ce pas à faire rire ou à faire.pleurer?\u2014\tPourquoi?s\u2019exclama Pierre en sursaut.\u2014\tAvant que je vous dise pourquoi, mon pauvre ami.laissez-moi vous rappeler autre chose.11 y a plusieurs mois de cela, votre oncle Henri et votre tank- (flaire nous recevaient tous les deux.Le cher oncle Henri que vous aimez grandement et que vous admirez de tout votre coeur, et votre exquise tante que tous cherchent à choyer d\u2019aùtant plus que quelques fils d\u2019argent commencent à parsemer sa toison brune! Vous ne quittiez pas votre oncle des yeux, lorsqu il racontait comment il avait acheté un nouveau bijou précieux à sa femme, immédiatement après le cadeau fabuleux du récent anniversaire.Et, ne dites pas non, car je vous ai bien vu; vous aviez une figure toute rougissante de plaisir, lorsque votre tante vous racontait, en résumé, ses trente années de si excellente camaraderie de tous les jours avec son seigneur et maître.Gela vous émotionnait encore, lorsqu\u2019elle vous racontait qu\u2019elle n\u2019aurait jamais pu s\u2019habituer à se trouver seule, fût-ce un unique soir, et qu\u2019elle était tellement accoutumée à son époux qu\u2019elle ne se serait jamais aventurée de voyager sans lui, ne fût-ce qu\u2019à quelques milles de Montréal.Ah! mon pauvre Pierre, vraiment, à ce moment-là, j\u2019avais grand peur on vous examinât de trop près, car votre physionomie dans toute son expression, masquait si mal vos pensées intimes.\u2014\tMais, où voulez-vous en venir? Vol.31, Ho 44, Montreal, 10 ÂviQ 1920 LE SAMEDI 7 \u2022n Ihier aoiir et je ouœ monté dans le scénique.Eût.bien, caxws-n»o4, c\u2019est la dernière fois que j'expose ma vie ainsi.¦>\"'v «U ¦* *1 ERREUR Gustave.\u201413 paraît que le père a vendu sa jeune fille.Georges.\u2014Erreur.T\u2019étais présent au mariage.Il ne Fa pas rendue il l\u2019a donnée.LA DIFFERENCE Gertinide.\u2014Je suis très économe, mais mon mari ne peut pas garder un sou.Emery.\u2014Vous vous trompez madame, je lui ai prêté deux dollars il y a un an et il a très bien su les garder.LA COMPARAISON Estelle.\u2014Savez-vous que les hommes mariés vivent plus longtemps que lés célibataires ?\t* Horace.\u2014Non, ils semblent vivre plus longtemps voilà tout.PETITE QUERELLE Monsieur.\u2014Tu ne m'as jamais surpris à flirter.Madame.\u2014Oui, une fois.La première fois que je t\u2019a: vu.TOUT?MAIS.Alfred.\u2014 Chère Aline, m\u2019aimez-vous?Aline.\u2014Oh, Alfred.Alfred.\u2014 Répondez-moi, Aline, m\u2019aimez-vous ?Aline.\u2014Eh bien, oui, Alfred.Alfred.\u2014-Et si je vous épouse est-ee que votre père m\u2019établira?Aline.\u2014Oui, Alfred.Alfred.\u2014 Et votre mère ne sera pas toujours sur nos talons?U ne.\u2014Non, Alfred.Alfred.\u2014 Et tes frères et soeurs non plus?Aline.\u2014Oui, Alfred.Alfred.\u2014 Et ton père paiera toutes mes dettes9 \\i,n e.\u2014N a turell eme n t.Alfred.\u2014Et ton père nous achètera unq^iutomabil©?Aline.\u2014Oui, Alfred.Alfred.\u2014 Aline, veux-tu être ma femme?Aline,\u2014Non, Alfred.UNE NOUVELLE TEINTURE Alice (6 ans).\u2014 Papa, peux-tu me dire combien cela prendrait de bière pour teindre en rouge la robe de ma poupée?Le père.\u2014Mais on ne peut pas teindre avec de la bière.Alice.\u2014Oh, mais je suis sûre d'avoir entendu maman dire que s\u2019élait la bière qui avait rendu ton nez si rouge.COMME D\u2019HABITUDE DANS LE BON VIEUX TEMPS Jutoetfca\u2014 Çamiment uvuvee-tu mon nouveau (ihaipeau ?Henri.\u2014Affreux Juûette.\u2014Cela ne fiait rien, j\u2019en aurai un nouveau done 1® jouis.« U» servante.Madame devrait m'essap er, je connais la cuisine, je taw», je re- 1\t\u2019\u2022 \u2022,e.Baas ' ™'dru' J® m\u2019occupe des fournaises et des enfants et je ne demande qu\u2019un mer par mois et 4 dollars PENSEE Un bull-dog n\u2019aime pas tou-\u2022urs l\u2019homme à qui il s\u2019at-fdie.PETITE MARQUE Estelle.\u2014 Gomment aimes-tu la bague d\u2019engagement que Joseph m\u2019a donnée?Juliette.\u2014 Très belle, mais tu remarqueras qu\u2019elle te laissera une petite marque sur le doigt, elle me l\u2019a laissée à moi lorsque je l\u2019ai eue.PARTIE DU TRAITEMENT Le malade.-je serai rétabli?La nurse \u2014 Certainement.M épouserez-vous lorsque Le malade, un peu?Alors vous jn aimez donc La nurse.\u2014 Moi.pas du tout, seulement cela tait partie du traitement.Il faut que mes malades soient heureux, toujours.J\u2019ai promis ce matin de fuir avec un homme qui a eu les deux jambes coupés dans un accident de chemin de fer. Vol, 31, No 44.Montréal, 10 A ml 1920 LE SAMEDI f DANS L\u2019ATTENTE L'OPTI Ml STE \u201cPeu üaaporte, (tes vitres vosirt avoir un bon lâjva4j?s*,% vïji/HpL PAS GELA Ernest.\u2014J\u2019ai demandé une augmentation à mon patron en lui disant que je ne pouvais pas vivre avec ce qu\u2019il me donne.Wilfrid.\u2014Et que t\u2019a-t-rl répondu?Ernest.\u2014Il m\u2019a répondu qu\u2019il tenait une maison d\u2019affaires et non une maison de refuge.LA MAIN QUI L\u2019A NOURRIE La dame.\u2014'Pourquoi ne;mettez-vous pas votre main sur votre bouche lorsque vous éternuez.La domestique.\u2014Mais, madame, la dernière fois que j\u2019ai éternué je me suis mis la main sur la bouche et je me suis affreusement mordue.Julien.\u2014 D y a tout un émoi dans PbéteL Germaine.\u2014 A quel propos.Julien.\u2014 Une blonde irrésistible qui vient de rencontrer un célibataire endurei.LE8 BRIQUES Denise.\u2014 Tu aurais dû être un zsar ou un kaiser ou quelque chose comme cela.PanL \u2014 Pourquoi cela ?Denise.\u2014 Regarde toute la quantité de médailles qu\u2019ils ont obtenus pour n\u2019avoir rien fait.UNE SUGGESTION Le patron.\u2014 Voilà la troisième fois que vous êtes en retard cette semaine.L\u2019employé.\u2014 Oui, monsieur, mais ne pensez-vous que si vous ouvriez votre magasin an peu plus tard le matin.COMMENT S\u2019HABILLER Amanoa.\u2014Je me suis toujours demandé comment votre femme pouvait s\u2019habiller à bon marché.Lueien.\u2014C\u2019est très simple.La semaine dernière eües\u2019est fait une robe dans une des manches de la robe qu'elle avait pour se marier.AU RESTAURANT Le client\u2014Garçon, la croûte de cette tarte était absolument immangeable.Le garçon.\u2014Mais, monsieur, ce n\u2019est pas la croate que vous avez mangé.G\u2019eet l\u2019assiette en papier qui était dessous la tarte.LA SITUATION Le docteur.\u2014Je vais bientôt vous mettre sur vos pieds.Le malade.\u2014Je le croie, docteur, car depuis que vous venez j\u2019ai été forcé de »»\u2022 dre mon automobile.CREANCIERS Le créancier.\u2014 Avez-vous oublié que vous me devez dis dollars '{ Le débiteur.\u2014 Oh, non, pas encore, donnez-moi le temps de Roublier.L\u2019ESPIEGLE ROSETTE 1 Rcaette et sou (petit oouerim Cünacftesa, «ai Beu d» s*@ rendre 4 Féooâte, sont aJ3*6s s» pmomarnsr sut tes qu®fts.A leur vus* apparut l\u2019bæaMoteur dm réoote- MEME Roméo.\u2014Qette jeune fille a une figure de rame.Adolphe.\u2014Oui, même ere dente «mt eouranraées.CRITIQUEL \u201c Je vies» pour a corder 3e piano.\u201c Je ne vous ai jamais demandé.\u201c Non, ce sont vos voisine qoi mAai-voserat.2 VtvenMxnt ils se saju verrait unir on fccsteau qui était amarré est retirèrent rèdbeflJe.Poar ne paa être atfcnatpé (par Le profcessctir, tie prônent du g-oudron-\t\\ 3 Et peÉorturèreiït ima écÉbaft© sur an de» flancs ski bateau et tonique Tixmpeobtnt watat monter 4 cette éctoeSte.4\t\u2022* «°™*» à l'eau à ki grande Jam deOtaor- iw et de notre\tBoseoe. ÎË LU SAMEDI Vol.31, Ho 44, Montréal, 10 Avril 1920 MEME EFFET « Le frère-\u2014CMaibel prétend qu\u2019elle ne peut dormir lorsqu'elle pense à moi-La soenur.\u2014Tu saie que le homard produit aussi le même effet.Il ETC) 1 R DE CHASSE Amanda.\u2014Que signifie ce billet sur tes lapins: 1.50?Julien.\u2014C'est l'heure où je les ai tués.OUI, MAIS.Arthur.\u2014îDans un banquet auquel j'assistais dernièrement, un ho mime s\u2019est lové de taJble pajxre qu'un membre ù\\i clulb a raconté une histotire un peu osée.Délima.\u2014C\u2019est très bien cela.Et qu'elle était cette histoire.REPONSE Germain.\u2014Où as-tu passe ta lune de miel ?\tqj Alphonse.\u2014Avec ma femme.EN AUTO Le chauffeur.\u2014En tends-tu ronfler les cylindres.Le passaigor-Ce sont mes genoux qud battent l'un contre l\u2019a/utre.POUR DIRE EN SOIREE ENFIN SEUL r mm CHARITABLE Henri,,; .Maman, puis-ja avoir 10\u2019 sous pour donner A un infirme?1» mère.'\u2014'Certain purent, où se t ent-i) cet i n firme ?lien r ot A la porte tlj cinéma, c\u2019est ,'U gai v, n-J les billets.Sfonologue comique par Paul Goutlt».UN FOU Que lie monde est bête ! Je ne puis pas voir le monde en face; 1 me fatigù .il me dégoûte, il m\u2019énerve.\tx Je ne sais pas si je produis le même effet sur les autres, niais pour moi, le monde est une immense conserverie de bêtises plus ou moiiUs fortes qu\u2019on laisses tomber ici et là, au hasard de la conversation et - vns choisir la victime1.La bêtise humaine est sans limites.lorsqu\u2019elle commence, on n sait jamais où eliie- s'arrêtera, s! jamais ell ¦ s'arrête.Un jour, fatigué de fréquenter sans cesse des idiots, je décidai de fuir la so été des humains.Je voulais être seul, tout si ul.Je pris mes cliques et mes claques et me dirigeai vers une forêt profond!.1 et touffue où j'étais certain de nôtre dérangé par personne.Je m\u2019assis sur une souche et je fus heureux; je me trouvais enfin seul !\t° Oui, vu voir s'il vient! Un petit écureuil descendit d\u2019un arbre et vint nu» rendre visite.Un régiment d'insectes vint commencer ses opérations.Les arbres s'agitaient au-dessus de ma fêté, itiême eux semblaient avoir de la vie.Je méfaits trompé.Je n'étais pas seul.Je n'avais même jamais eu autan! de compagnie.Je quittait ma forêt profonde et j\u2019allai m\u2019établir dans un petit village où je ne connu issais personne.Je pensai : Ai, je vais être enfin seul ! Oui.J'mais dans ce village depuis à peine deux jours que1 je constatai que mes mouvements étaient épiés.Mon nom apparut dans les échos monda ns du journal de l\u2019endroit.J\u2019avais une envie folle de m\u2019arm-rher ks cheveux de désespoir.Les voisins vinrent me rendre Aldéric.\u2014 Je n'ai qu\u2019une ambition en ce monde.Lambei y.\u2014 Laquelle?Aldéric.\u2014 Etre riiomme qui paie le plus de taxes dans ma tille.ENFANCE?m Monsieur.\u2014Ht tu iens die man - a per une petite grenouillf?Jean-\u2014Oui, monsieur.Le ui'onsieur -Mai» pourquoi as-tu mangé ce] i 1 Jean.\u2014Pk-rre prétendait que je ne P°u\\ ais | n.]a nia ne.r.i N COMBLE vUite.\u2014Je voyagerai, me dis-je! J - vécus sur les trains, dans las hôtels, sur les navires, mais après un certain temps, je commença,! à m\u2019ennuyer: je n\u2019étais ja-mtfs seul, jVivais les garçons, les voyageurs et lev autres nuisances publiques.Je décidai d\u2019aller m\u2019établir dans uns grande ville.Je pensai: là ja vais être seul, il y a tant d\u2019autres individus qu\u2019on me laissera bien tranquille.Mais les commissionnaires et les chasseurs ce mirent à mes trousses; je vis arriver chez moi les a «rents d\u2019assurances, les marchands de parts de mines, les organisatrices de tombolas et de bazars.A la fin je n\u2019en pus plus, le désespoir s\u2019empara de toute ma personne.Je dis adieu à la vie et je me mariai.En me rendant à l\u2019église le jour,de mon mariage, je mlaperçus (aie personne ne s\u2019occupait de moi : tout le monde admirait et complimentait ma femme, mois moi, on me laissait tranquillement dans mon coin.Même constatation après la messe et durant le repas de noces.Personne ne me parlait; tous les groupes causaient et parlaient à ma femme, pendant que moi, j\u2019avais l\u2019aâr dhin enfant abandonné.J\u2019étais Seul, tout seul ! J\u2019avais enfin trouvé le bonheur, j\u2019avais enfin réalisé mon rêve, J\u2019étais seul ! kç comble de la précaution a été trouvé par Floupin qui s\u2019est suicidé ayant de sortir pour se mettre à l\u2019abri des attaques nocturnes.UNE QUESTION D\u2019ARGENT $$$$$$$*$$$$$$$$$$$$ $$*$*$ *$$$$ 4mm $$$$ $«$$$$$ $$$$|| $$$$$$ $$$$$ $$$$$ $$$$$ $ i %%% $$$$$ $$$$$ $$$$$$ $$$$$$ $*$$$ $$$$$ !$$$$ ¦%K 4$$$$ $$$ Vol.31, No 44, Montréal, 10 Avril 1920 LE SAMEDI 11 OE3©C=^=30ïSSOœ '.O-'s.\u2014\u2014' O n © OBOI !OBCI =10X30 £vo «ffi 3030 m wfoMmm (Mary s\u2019amène 1) Direction George Archambaud; Scénario de George D.Proctor; Photographié par Lucien Tainguy; Production de la Compagnie Pathé.Rôles : MARY ANN HUBBARD.JUNE\tCAPRICE Dick Allison .Thomas\tCarrigan Wilbur Dareey .Stanley Walpole Betsey Caldwell.Vivienne Osborne Mammy.Frances\tM.Frank Endroit: La ville de New-York et le sud des' Etats-Unis.Temps: Le présent.SCENARIO Mary Ann était la dernière des Hubbards, une vieille famille de Dixie.Tout ce qui restait de leur avoir, après la mort de son père, tomba sous la main des créanciers et fut vendu après saisie, y j Mary Ann voyait partir chaque article avec un serrement de coeur.Un jeune garçon de New-York, voyageant pour sa santé dans le Sud.Dick Allison, asriva à la vente, juste pour acheter le lit auquel Mary Ann était particulièrement attachée et qu\u2019elle aurait bien désiré garder.Alors, contre la volonté de Mammy qui ne voulait pas que sa jeune maîtresse reçût des faveurs des étrangers, Mary Ann accepta le lit de Dick, comme un présent.A la fin, voulant se soustraire à la poursuite des créanciers, Mary Ann et Mammy partirent pour le pays des montagnes où la vie est très dure surtout pour des gens habitués au confort moderne.Seul le souvenir resta de l\u2019orgueilleux Hubbard.Ils habitèrent une petite maison laquelle, sous la main habile de Mammy, prit bientôt, un air plus coquet.Un soir qu\u2019il tombait une pluie diluvienne, et qu\u2019un vent violent soufflait au dehors, un voyageur vint demander un asile dans l\u2019humble maisonnette de Mary Ann.C\u2019était Dick Allison.Les gens du sud sont très hospitaliers; aussi Mary Ann voulut retenir Dick à dîner bien qu\u2019elle sut que le buffet fût presque vide.Cependant, Mammy avait, à l\u2019insu de Mary Ann, préparé un plat avec un lapin qu\u2019elle avait pris au piège et qui fournit un plat de \u201cveau\u201d délicieux.La pauvre Mary Ann ne se doutait guère que c\u2019était son petit animal favori qui avait fait les irais de ce repas.La tempête continuant de faire rage, Dick fut forcé de passer, la q$^t dans une grande chaise assez confortable.Par la suite il fit de fréquentes visites au petit cottage de la montagne, apportant toujours un panier rempli d\u2019alimentâ quelconque.Finalement le jour inévitable vint où Dick dût repartir pour New-York où il était rappelé.\u2014 Promettez-moi, Mary Ann, dit-il avant son déparé, promettez-moi que si jamais il est en mon pouvoir de false,, quelque chose pour vous, que vous m\u2019appellerez.Mary Ann promit, mais elle vit avec douleur partir son héros.Dick oublia bientôt les heureux jours passés au pays des montagnes et ne pensa plus qu\u2019au jour prochain où Betsy Caldwell, une veuve jeune et intelligente, deviendrait son épouse.Il ne savait pas encore que bien qu\u2019elle portât son diamant à sa main gauche, un autre que lui prenait place dans son coeur.Ellé aimait réellement Wilbur Dareey, mais elle savait qu\u2019elle ne pouvait l\u2019épouser.Dareey était un type qui devait de l\u2019argent à chacun, qui parlait toujours de payer ses dettes, mais c\u2019était tout.Quand la Société de l\u2019aide des Dames du village apprit l\u2019état réel dans lequel se débattait la pauvre Mary Ann et les efforts que faisaient Mammy pour faire entrer sa jeune maîtresse dans une pension à une école, de New-York, ces dames voulurent non seulement payer son chemin de fer, mais encore il fut décidé que Mary Ann serait placée dans une institution charitable.Mais Mammy n\u2019avait pas l\u2019intention d\u2019abandonner sa protégée à la charité publique; avant de prendre une dernière décision, Mary Ann voulut consulter Dick qui lui avait promis son aide au besoin et elle partit le trouver chez lui.Dick donnait justement ce jour-là son dîner d\u2019adieu au célibat, quand il rencontra Mary Ann lui disant qu'elle était dans le trouble.Mais ce n\u2019est pas dans les usages admis pour un garçon de voir arriver une fille sans chaperon et de l\u2019entendre dire qu\u2019elle vient pour s\u2019installer chez lui et y rester.Tous les efforts de Dick pour tenir Mary Ann lors de la vue de ses hôtes bruyants, furent inutiles.Sa présence fut découverte et il fut accusé d\u2019une dernière aventure galante.La même nuit Dick alla à l\u2019hôtel, et le jour suivant il présenta Mary Ann à sa fiancée qui lui dit tout le plaisir qu elle éprouverait d\u2019avoir Mlle Hubbard pour hôte.Mary Ann parut très à l\u2019aise dans son nouvel entourage bien que Betsy la laissât à ses propres ressources et elle ne tarda pas à s\u2019apercevoir que Dick était trahi par Betsy.Cependant Mary Ann occupait encore une place bien petite dans le coeur de Dick quand elle prit part à une partie de plaisir où elle était invitée.Ses manières par trop coquettes avec Wilbur Dareey devinrent le sujet de conversation des invités, Betsy avait toutes les difficultés à cacher sa jalousie à Dick.\u2014 Je suis profondément affligé, Mary Ann, que vous voqs conduisiez de manière à vous compromettre et à faire parler le monde sur votre compte, lui dit Dick.11 n\u2019y a qu\u2019une chose maintenant pour remédier au mal: l\u2019annonce immédiate de vos fiançailles.Mais le jour suivant Mary Ann avait disparu sans laisser aucune trace.Craignant que Dick la soupçonna de s\u2019être mêlée à ce drame, Betsy envoya chercher Wilbur.Dick, 12 LE SAMEDI Vol.31, Ho 44, Montreal, 10 Avril 1920 arrivant sans être annoncé, les trouva réunis et apprit la vérité.\u2014 Vous n\u2019avez pas besoin de cacher votre rôle, lui dit Betsy.N\u2019ai-je pas eu soin de Mary Ann comme une amie, bien qu\u2019elle tint une trop grande place dans votre coeur?Alors n\u2019essayez pas de la marier à Wilbur?La révélation de la perfidie de Betsy découvrit à Dick l\u2019état de son coeur, et le premier train partant de New-York pour Dixie comptait Dick Allison au nombre de ses passagers.Son arrivée à la petite maison des montagnes fut la réponse à la question que Mary Ann s\u2019était posée peut-être pour la millième fois: \u201cLe reverrai-je jamais?\" - O-! COULEURS Le cinématographe n\u2019a décidément pas à se louer de ses rapports avec la presse.Les journaux, si prompts à l\u2019accabler d\u2019injures et toujours disposés à réclamer des sanctions contre lui, dès qu\u2019on cambriole une boutique, qu\u2019on attaque un passant et que le charbon se fait rare, semblent ignorer complètement son existence lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019enregistrer un de ses progrès et de lui accorder un témoignage de satisfaction.Pour mesurer notre ingratitude, nous n\u2019avons qu\u2019à nous imaginer l\u2019émotion qui se serait emparée de tous nos spécialistes si un télégramme nous avait appris qu\u2019un savant hollandais, anglais ou américain avait découvert la vulgarisation, tant attendue, de la vision animée colorée! Ce perfectionnement est recherché depuis longtemps.Il constate, avec le relief stéréoccopique, encore irréalisé, l\u2019étape suprême vers la reproduction parfaite des spectacles que nous fournit le monde vivant.Jusqu\u2019ici, l\u2019écran n\u2019avait pu s\u2019évader de son équasion noire et blanche.Quelques procédés, assez simplistes, lui permettaient seuls, de suggérer un chromatisme approximatif aux spectateurs de bonne volonté.A l\u2019aide d\u2019un pochoir et de quelques couleurs simples, des ouvrières badigeonnaient parfois les films, à la façon des verres de lanternes magiques, ce qui nous valait des ciels et des arbres décourageants d\u2019invrai-semblablance.Man; le plus souvent, quelques virages et teintures baignaient uniformément de mauve, d\u2019orange ou de bleu les fragments de pellicule correspondant à des éclairages exceptionnels.L\u2019invraisemblance était plus forte encore, mais le résultat était moins douloureux pour l\u2019oeil.Car un paysage brûlé de soleil photographié en plein midi et vitré dans des tons bleuâtres et argentés, donne une vision de clair de lune parfaitement acceptable pour les poètes les plus difficiles qui ne raffinent pas sur la valeur des ombres portées.A cet empirisme enfantin on cherchait, depuis plusieurs années, à substiluer une application des principes de Cros et de Ducos du Hauron, permettant l\u2019analyse et la synthèse de toutes les nuances par le procédé des trois couleurs.On connaît la théorie de la trichromie photographique.Toutes les dégradations des coloris les plus subtils ne sont que des mélanges de trois couleurs fondamentales: le bleu, le rouge et le jaune.Les corps n\u2019ont pas de couleur par eux-mêmes.Mais ils nous donnent l\u2019illusion d\u2019être des sources de couleurs parce qu\u2019ils absorbent ou réiléchissent, en totalité ou en partie, les rayons lumineux qui les frappent.Un objet qui \u201créfléchit\u201d toutes les radiations qu\u2019il reçoit nous apparaît blanc.S\u2019il les \u201cabsorbe\u201d toutes, il nous semblera noir.Mais s\u2019il n\u2019absorbe et ne réfléchit qu\u2019une partie des rayons qui le touchent, l\u2019arc-en-ciel des couleurs naîtra de cette division du spectre solaire.Une surface qui absorbe une radiation colorée réfléchit sa couleur complémentaire.Elle nous apparaîtra rouge si elle absorbe les radiations vertes, et violette, si elle absorbe les rayons jaunes.Dans ces conditions, la synthèse photographique des couleurs peut s obtenir, mathématiquement.11 suffit de tirer trois négatifs du même sujet en interposant devant la première pellicule un transparent rouge, devant la seconde un transparent jaune, et devant la troisième un transparent bleu.Ges transparents jouent le rôle de filtres pour le faisceau de lumière blanche.Chacun d\u2019eux ne laissera passer que les radiations correspondant à sa couleur.Ils auront ainsi analysé et isolé les trois gammes colorées fondamentales dont la réunion reconstituera l\u2019aspect exapt de l\u2019objet photographié.Prenons un exemple volontairement simplifié: nous avons à photographier une gerbe de blé mûr parsemée de bleuets et de coquelicots.Tirons trois clichés derrière trois transparents aux tons fondamentaux, A l\u2019abri de son écran rouge, le premier négatif ne sera impressionné que par les coquelicots; à travers ses lunettes jaunes, le second cliché ne verra que les épis, et sous son voile bleu, le'troisième ne conservera que le souvenir des bleuets.Mais cha< eu d\u2019eux saura isoler les éléments de rouge, de jaune et de bleu incorporés dans les couleurs composées.Ges trois négatifs garderont en noir la forme des objets ou de parcelles d\u2019objets correspondant à leur couleur.Si vous les transformez en positifs, ces parties obscures dépendront claires.Le premier cliché sera dune translucide à la place de chaque coquelicot, le second à la place des épis de blé, et le troisième à celui des bleuets.Chacun d\u2019eux, traversé par une projection lumineuse, dessinera sur un écran l\u2019un des trois éléments de la gerbe.Restituez à chacun d\u2019eux, pour cette projection, le monocle teinté que vous leur aviez prêté au moment où les négatifs correspondants furent impressionnés, et vous obtiendrez des coquelicots écarlates, des bleuets d\u2019azur et dés blés d\u2019or.Vous obtiendrez également, par superposition, les mélanges de couleurs les plus complexes, grâce au dosage ma -thématique des tons fondamentaux qui les composent.Faites coïncider exactement les trois projections, et votre gerbe sera reconstituée dans tout l\u2019éclat de ses couleurs.Ge qui est vrai de trois couleurs simples nettement tranchées, l\u2019est aussi de leurs nuances composées.Chaque cliché isolera la trace des particules les plus tenues des trois tons fondomenlaux, dans leurs combinaisons et leurs mélanges les plus subtils.Ges trois filtres sont infaillibles et distribuent dans les trois clichés les irisations les plus imperceptibles de la nacre avec autant de facilité que les (nus couleurs du drapeau français.Mais si la réalisation de cette superposition de clichés est relativement simple lorsqu ils s\u2019agit de photographier un objet immobile, le problème se complique singulièrement lorsqu\u2019il faut cinématographier un sujet en mouvement.Il est nécessaire d\u2019obtenir de la pellicule une hypersensibilité prodigieuse pour qu\u2019elle arrive à s\u2019impressionner à travers des écrans colorés dans un temps d'exposition infinitésimal.De plus, il convient de prendre les trois clichés simultanément, et non successivement, pour que le déplacement du modèle ne rende pas la superposition impossible.Il faut donc employer trois objectifs.Ces objectifs doivent présenter les mêmes caractéristiques optiques, et l\u2019on doit pouvoir régler leurs convergences avec une précision assez miraculeuse pour que les formidables agrandissements de l\u2019écran \u2014 certaines projections grossissent plus de 100,000 fois l\u2019image pclliculairel \u2014 ne révèlent aucun flottement dans la superposition des trois positifs! Songez à ce que devient sur un écran, lorsqu\u2019elle est multipliée par cent mille, une erreur de réglage d\u2019un centième de millimètre! Cos difficultés mécaniques, qui avaient jusqu\u2019ici cantonné dans les laboratoires les meilleurs essais de cinématographie en couleurs, viennent d\u2019être résolues par M.Léon Gaumont, qui a présenté à l\u2019Académie des sciences un appareil à trois objectifs très rapprochés, qui embrassent lo 13 Toi.31, No 44, Montréal, IQ Amt 1920 LE SAMEDI LA BIOGRAPHIE ILLUSTREE DE JOE MARTIN DE L\u2019UNIVERSAL COMME QUOI, UN 8IN0E PLUS UN VETEMENT, ÇA FAIT UN HOMME 1\u2014Boule-de-Neige, prends cette clef et va ouvrir ma valise; tu y trouveras des vêtements et tu habilleras notre nouvel acteur.Je veux qu'il aie l\u2019air chic! 2\u2014Tout de même.j\u2019aurais jamais cru que je deviendrais valet de chambre d\u2019un singe! Il est vrai qu\u2019il est loin d\u2019être aussi désagréable que les trois quarts des \u201cautres\u201d bourgeois.3\u2014-A- t-il l\u2019air assez fin ! Un dirait un vrai éohevm! Je vais l\u2019appeler Joe Martin en souvenir d\u2019un de mes amis qui lui ressemblait comme un frère jumeau.-> ' \u2022> .McjSînm-j 4\u2014Je l'aimais bien cet ami-là ma s un jour j ai eu la douleur de le perdre.Le pauvre diable s\u2019était regardé dans un miroir et il en a eu un tel saisissement qu\u2019il en est mort! U LE SAMEDI Val.31, Ho 44, Montréal, 10 Avril 1920 même champ.La pellicule, qui s\u2019avance par saccades entre chaque clignement de paupière de l\u2019obturateur, s\u2019immobilise, seize fois par seconde, derrière les objectifs ouverts.Un vingtième de seconde lui suffit pour happer un trio d\u2019images trichromes simultanées.Et elle poursuit sa course, en cueillant, ainsi, trois par trois, ses visions rigoureusement superposables.Lu projection se! réalisera par le même procédé, avec une exactitude parfaite, grâce à un instrument de réglage d'une paradoxale minute., mais d un maniement aisé.Et c\u2019est ainsi que M Gaumont a pu p; ésuiter à la docte assemblée l\u2019éblouissante symphonie colorée du défilé de la Victoire, cinématographié par son nouvel appareil, le 14 juillet dernier.Des films de paysages dauphinois et marocains et d\u2019impressionnantes natures mortes ont prouvé depuis, au public parisien, que l'invention était définitivement entrée dans le domaine des réalisations pratiques et lui ouvrait de nouveaux horizons illimités.Il convient de saluer cette importante conquête de l\u2019industrie française, en un moment où toute vir liure économique est, pour nous, d'un si grand prix.Et il est loyal d'accorder cette citation à l'ordre du jour à notre cinématographie française, dont la tenue générale est si lamentable.Au milieu de tels de ses collègues, qui consciemment ou non, travaillent à l\u2019abaissement du film français.M.Gaumont, qui partage souvent leurs lourdes responsabilités en ce qui concerne le choix déplorable des scénarios, a, du moins, le mérite d\u2019avoir sans cesse travaillé à améliorer la qualité photographique de sa production.C\u2019est un très utile effort dont on ne lui sait pas assez gré, et qu'il faut encourager hautement.Le public, toujours sensible au mouvement d\u2019une action entraînante, n\u2019est pas toujours capable d\u2019apprécier la perfection de l\u2019exécution.Et pourtant, on est arrivé a de telles suavités dans les nuances du noir et du blanc que l\u2019irruption de l\u2019ar-en-ciel sur l\u2019écran va déconcerter et contrarier secrètement certains délicats amateurs des eaux-fortes, des fusains, et des tailles-douces qui apparaissent fugitivement dans les plus navrantes anecdotes de l\u2019écran.Il ne serait pas prudent, en effet, d'appliquer cette technique nouvelle à toute la partie dramatique du répertoire cinématographique.Pour l\u2019instant, les films documentaires doivent, seuls, sc la réserver.Mais il n\u2019en convient pas moins de prendre acte de ce pas en avant, accompli chez nous, et qui nous permet de nous rapprocher do cette perfection technique, sans laquelle les rêves des poclcs de l\u2019écran demeureront toujours intraduisibles.Devant sa toile blanche, armé de sou pinceau lumineux, le Génie do la Lampe a maintenant une palette au poing.Qu\u2019il soit modeste et prudent.Qu il ne s'imagine pas n\u2019avoir plus rien à apprendre.'Et qu\u2019il ne croie pas, comme certains enfants gâtés, être devenu un grand artiste parce que, pour ses ctrennes, on lui a fait cadeau d\u2019une belle boîte de couleurs!.-o - Le directeur Hurry Millarde a pratiquement terminé la première des séries de Pearl White, \u201cThe While Moll\".# * * Puck Jones fera ses débuts avec la compagnie Fox, dans \u201cThe Last Straw\u2019 .* # * - La Loew\u2019s inc.vient d acheter la MHro Film Corporation.Richard Rowland garde son poste de président de la Metro.sjî # Bessie Love vient d'etre nommée Pàtronesse de l\u2019American Ambition Association.# * # David W.Griffith vient d'arriver à New-York.Il a l\u2019intention d'établir ses quartiers généraux dans celte dernière ville.Lilian Webster autrefois avec D:-W.Griffith vient d\u2019être engagée par Montgomery et Rock comme étoile femme pour leurs grandes comédies.* * * Creighton Kale, l\u2019artiste de vues animées, est le frère d\u2019Isabelle Lowe que tout New-York vient d\u2019applaudir dans \u201cThe Dancer\".é\t%\t% D\u2019après Frank E.Woods, directeur des Famous-Players-Lasky, l\u2019année 1920 sera la plus importante dans l'histoire de la compagnie.Les studios ont été considérablement agrandis dernièrement.*\t*\t:S La nouvelle série dans laquelle nous applaudirons Benny Leonard aura connue titre \u201cThe Evil Eye\u201d.*\t* Betty Hollingsworth vient de signer un engagement pour un nouveau film intitulé: \u201cAdmiration\u201d.#\t#\t& Jce Schenck, le mari de Norma Talmadge, vient de partir pour Palm Beach, afin de mettre en scène \u201cThe Love Expert\u201d.Jos Schenck doit partir prochainement pour la France, afin de faire plusieurs vues qui se passent à Paris, à N|ce et à Monte Carlo.*\t*\t* Tom Mix vient de signer un contrat de cinq ans avec William Fox.*\t#\t* Walter Richard Hall a dernièrement écrit trois scénarios pour des J Pins - n quinze épisodes, dans un seul mois.Et ce qui est plus, ces trois scénarios ont tous les trois été acceptés.*\t*\t* Un théâtre devant coûter 500,000 dollars sera bientôt construit à Kingston, Ont.DOUGLAS McLEAN et DORIS MAY dans un aérop nouveau modèle facile à construire et garantie s.;: danger.La vitesse, toutefois, n\u2019est pas garantie. J îol.Jl, Mo 44, TV, n real, 10 Avril 1920\tLE SAMEDI\t15 \\mm G^déon.Tiens, une drôle de com< idence, le rtîflet de midi qui se fait entendre.LES GAFFES Germaine.\u2014 Je vous dois tout ce que je sais.Eusébe.\u2014 Oh, ne parlons pas de si peu.DEUX CONTRE UN Lapent de circulation.\u2014 Je regrette, monsieur, mai- je suis forcé de vous arrêter.Votre auto filait à 50 milles à l'heure.U1 Chauffeur.\u2014 \\ ous vous trompez, monsieur, et voin un dix dollars qui vous prouve que vous êtes dans l\u2019erreur.L agent.- Oh alors, si vous vous mettez deux vniiire on Vous avez raison, monsieur, vous ne filiez pas à 50 milles à l\u2019heure.AMOt R DE VILLFOIATURE Fernand.\u2014 Mademoiselle, je vous aiiue.Juliette.\u2014 Mais, monsieur, je ne vous connais que de ce matin et.Fernand.\u2014- Je sais, je ne suis ici que pour huit jours ri je n'ai pas de temps a perdre.UN TRUC POI II DEVENIR RICHE Deux jeunes canadiens étaient dans les tranchées pour la première fois et leur capitaine, histoire de les encourager, leur avait promis deux dollars pour chaque boche qu\u2019ils tueraient: Jules veillait pendant que Pierre dormait.Un moment Jules réveilla Pierre : \u2014Les voilà.Les voilà.\u2014Qui?\u2014Les Prussiens.\u2014Combien sont-ils?\u2014Environ 50,000.\u2014Notre fortune e>t laite.L\u2019AGENT INTELLIGENT Un agent pour une médecine patentée se présente a une porte et sonne.Une domestique vient ouvrir: L\u2019agent.\u2014Bonjour, mademoiselle.Je cherche une dame marié dont je ne me rappelle pas le nom.Je suis presque certain qu elle demeure dans celle maison.L est une dame assez facile à décrire.Peut-être la connaissez-vous.C\u2019est une dame remarquable par sa beauté, elle a des cheveux splendides et des dénis d un émail absolument parfaïf, des yeux adorables et une figure à faire rêver un peintre.Je pense.Une voix en haut de l\u2019escalier.\u2014Marie, dites au monsieur que je descends dans une seconde.JUSTE ASSEZ rge \u2014l'.herie.KnJtM-'ToJB ma lai tw» peu U espoir 7 - ( mi un peu, fo ptas pefât peu duo Je Pu*»- VERITE COMPARAISON Wilfrid.\u2014 De nous deux, Jeannette prélend que c'est moi qui suis le plus grand fou.Avila.\u2014 Je suis plus grand que toi de 4 pouces.PAS DE CHANCE ¦\u2014 Nous avons gelé lotit l'hiver.\u2014 Tu ne geleras pas dans l\u2019autre monde CONDITION \u2014 Pouvez-vous me donner line place dans votre coeur?-\u2014 Oui, si vous voulez payer le loyer.EN TEMPS UN MALCHANCEUX life voleur.\u2014Toi Kl 'bien ma veine; en re tard, comme d'h-abitude- \u2014 L\u2019homme < d un diVde d'individu.\u2014\tComment cela?\u2014\tLorsqu\u2019il lit un h\\re le médecine, il s\u2019imagine avoir toutes les maladies décrites dans le livre; mais laissez-le lire un livre de morale, et il verra (Ouïes les fautes relevées par l\u2019auteur chez ses amies et connaissances, mais jamais chez lui. 16 LE SAMEDI Vol.31, Ho 44, Montréal, 10 Avril 1920 Ou as-tu.pa.ôsi la.t (Ûvila ?Ç\u2019EST FORT ! ENTRE L\u2019ARBRE ET L\u2019ECORCE Bébé entre en pleurant dans la pièce où se trouve sa maman.\u2014\tMais qu\u2019as-tu donc mon bijou à pleurer ainsi.\u2014\tPapa était dans la cour avec un gros marteau dans sa main, il essayait de planter un clou dans une planche lorsque le marteau a mal frappé et il s\u2019est écrasé un doigt.\u2014\tIl n\u2019y a pas de quoi à pleurer.Tu aurais dû rire au contraire.\u2014\tJ\u2019ai ri aussi.UNE PLACE I»E SANTE Lynton en Angleterre est considéré comme une place absolument salubre.On raconte à ce propos qu\u2019un étranger en visite à net endroit causait avec un indigène, \u2014Quel âge'avez-vous, demanda-1-il?\u2014J\u2019ai 70 ans, lui fut-il répondu.\u2014Et à quel âge est mort votre père?\u2014Mon père n\u2019est pas mort, il est en haut en train de mettre mon grand-père au lit. Vol, 31, Ho 44, Montréal, 10 Avril 1939 LE SAMEDI 17 I L\u2019OEIL Dü MCE ULRICH GRAND ROMAN CLAIRE DE NESTE DRAMATIQUE sa»; No 8\t(Suite] TROISIEME PARTIE \u2014 AUX ABOIS XV.\u2014ELLE REVIENT ! L'attention de tous, de nouveau, allait être attirée sur elle.Et la malignité publique, s\u2019en donnerait à cœur joie.* Qui sait quelles hypothèses peu bienveillantes auraient cours! Qu\u2019allaient penser les Fleury ?Ils ne pourraient qu\u2019être vivement contrariés de l\u2019aventure.Et son mariage était-il possible encore! Ah!* la Cabri ne signant un contrat, assistant, à la noce.Et cela qu'était-oe auprès de la menace de honte qui de nouveau allait planer sur lui.Pouvait-il imposer une telle belle-mère à Jacqueline Fleury, marquise de Sanville* Il songeait qu\u2019une fols, il avait cru Gertrude perdue, morte de faim, dans les souterrains de Hautcœur.Elle était parvenue à sortir.Comment ?C'était pour lui un mystère qui n\u2019était pas éclairci encor - \u2014Vous en avez une de oes veines !.murmurait-il ave: une involontaire amertume.\u2014Tu trouves fiston ?lit-elle ironique.D** fois.ta veux dire peut-être ausà à cause de la cave aux Fleury, il no faisait pas clair je t\u2019en réponds.\u2014Comment avez-vous fait pour vous en tirer! Vous devriez bien me le dire.\u2014-Ah! non par exempte! On a un bœuf sur la langue quand à çà.Jean n\u2019insistait pas davantage.\u2014-Dans fous les cas, reprenait-il au boat d\u2019un instant, si vous tenez à demeurer oa- mouraient.Du firmament, une paix immense semblait glisser sur la campagne enténèbrée, où, de ci, de là, des masses plus sombres marquaient des bois épais, de fugitives clartés les étangs et les Noues.De place en place une lueur 'rougeâtre trouait l'ombre dans la plaine: la lumière d\u2019une ferme ou d\u2019une maison isolée où l'on veillait encore; où déjà avait commencé sons doute le cruel souci de quelque chère absence.Mais l'angoisse des cœurs ne troublait en Mais l'angoisse dies cœurs no troublait en Et cette nuit encore ie doux pays meusien reposait en une sérénité heureuse, à quelques jours à peine de l'ouragan qui allait s'abattre sur lui, des malédictions et des cris de rage, n.Elle '\u2019arrête, regarde par la porte ouverte.Mtf.L t- et Julius se sont levés.Ou regard ils font le tour de la pièce: S'étonnent-ils de l\u2019abrenee de Madame Fleury ?impossible de le savoir.Peu irnirirtc d'ailleurs.F .ou i s; ¦ est toujours résolue à sortir.Mais voici que les deux Boches , e dir gent vers une port;- de la cuisine, tout auprès de la cheminée.Ils l'onvrens !.Madame Fleury a bondi vers eux.Cette por e est celle de sa chambre, de sa ehambr où dorment, de leur profond et doux Hsmtioéi'.les deux mignons, Robert et Marie-Anne.Elle -\t\" s Mathias par je bras, le repous- se, se me en travers.\u2014Arrière ! ; tous défends!.Mais h» Boche sans colère, tant sa faiblesse lui semble mépr isable, l\u2019a écartée, et la narguant avec insolence, il pénètre dans la pièce, suivi d Julius.FIL les voit s\u2019approcher des petits lits jumeaux, elle les voit pencher leurs faces ignobles sur les fronts angéliques.Alors elle caresse du regard le fusil accroche prés de la cir année.Au premier geste des rustas, à leur première velléité de porter la iààjn air \u201cses trésors\u201d elle n'hésitera pas.Mais iis se contentent de rire lourdement Nos Teutons ne sont point en nombre ici;.» ils ne sont qu\u2019une patrouille isolée.S\u2019ils ont déjà incendié, massacré, violé, c\u2019est qu\u2019ils ne couraient point de risques, ils étaient des vainqueurs ou tout au moins, ils se croyaient tels.Dans quelques jouis, lorsque la horde se» tout entière répondue sur la douce contrée de Meuse, elle aussi connaîtra les pires horreurs.Oeux-ci, pour l\u2019instant, se contentent d'inventorier la pièce où il se trouvent.C\u2019est la chambre conjugale des époux Fleury, le cher sanctuaire tout plein de souvenirs, tout embaumé paç une longue tendresse.Louise éprouve J\u2019indignation «t la entière du croyant qui assiste impuissant à la profanation du temple vénére.Mais les soudards ont déjà traversé la pièce.Us ouvrent une autre porte.Cette fois ils ont pénétré dans la chambra de jeune fille de Madame de B au ville.Ils se parlent l'un à l\u2019autre.A leurs regards, à leurs gestes la fermière devine leurs propos libertins.Elle les a suivis machinalement tout comme si elle eut pu espérer défendre le cher nid violé, le nid de son enfant.Elle ne tarde pas à voir Mathias retirer un calepin d© sa poche, y prendre une carte de visite.Poix, avec ironie : \u2014Pour Madame Louette, fait-il.11 a tendu à la fermière le carré de carton ; mais celle-ci a retiré la main avec dégoût.Alors le feldwebel: Ça fait rien!.Madame Jacqueline ne pourra manquer de la voir, là, à son retour.Il a posé la carte en évidence, appuyée sur le socle de la petite pendule en faïence de Delft, sur la tablette de la cheminée.La fermière n\u2019est point curieuse de voir le nom gravé stir la carte.Elle ne doute pas que ce soit relui de Mathias Rlaümer Elle pense que 1© personnage a eu l\u2019idée grotesque de laisser pour Madame de Sau-vilb eebte trace de pon passage à Hautcomr, Mathias et Julius n'ont pas tardé à regagner la cuisine.Là.ayant vidé avec leurs, compagnons deux nouvelle bouteilles, ils regardent la hante pendule dans l\u2019angle de la pièce.Neuf heures moins cinq ! exclame B1 affiner, il est plus que temps.Sans adieu! m\u2019ame Fleury exclame-t-il ironique.avant la huitaine on se reverra.Louise ne tarde pas à les entendre remonter à die val dans la cour et bientôt s\u2019éloigner sur le chemin.Elle pousse Un long soupir de soulagement.L\u2019éventualité si redoutée, ne s'est, pas produite.Marc ni Jacqueline ne sont rentrés.Elle est débarrassée des s nistres personnages et u a eu à sue plaindre que de leurs grossièretés, 1 u vois bien, fait-elle, revenant vers LE SAMEDI 29 7oL 31, Ho 44, Montréal, 10 Avril 1820 Javelotte et la secouant avec gaîté; poor cette fois ils ne nous ont pas mangé \u201c les Pruseos \u2014Pour cette fois!.murmure la vieille se signant, et comme traversée d\u2019un préssenti- ment secret.\u2014Pour cette foie, mpn doux Jésus! \u2014Une autre non pins, va ! Louise passe dans la chambre, pose un baiser passionné sur le front des deux petits dormeurs, cesnane si avait failli; les perdre un peu.Puis, tout d'un coup : \u2014Si l\u2019on voyait cette carié pourtant ?Elle va dans la chambré de sa fille, prend la carte Sur sa cheminée, et, à la clarté de la 1 arnpe qu\u2019elle vient de déposer auprès d\u2019elle, elle lit gravé en caractères gothiques! Prince Uurich vôn Lünebourg Gotten Colonel de la garde impériale.Au-dessus de ces mots une couronne de prince.Audessous, écrit à la main d\u2019une - Triture lourd© et ferme : UA bientôt ma jolie marquise\u201d.De saisissement, Louise a laissé tomber à ses pieds le carié de carton.III COUP DE FOUDRE Nous avons laissé Marc Fleury et sa fille remontant vers Hautcœur, après avoir longuement causé avec Je pêne QoPet des évènements, et aussi, et surtout, de l\u2019absent bicn-aimé,.de Jean \\ ivien.Aussi absorbés l\u2019un que l\u2019antre par leurs Tlawaftw d\u2019angoisse ils étaient arrivés, sans presque échanger une parole, presque aux deux-tiers de leur route.En cet endroit les acacias et les ormes, qui, jusque-là bordaient la route, interrompaient brusquement leur rempart de verdure.L\u2019on avait devant soi un espace découvert d\u2019où l\u2019on apercevait confusément, en bas la vallée, et, tout au haut, les bâtiments de la ferme.La montée ayant été rude, Marc et Jac-quelfnie s'arrêtèrent un instant pour respirer.De gros nuages couraient dans le ciel maintenant, et leiur agitation contrastait avec le calme pesant qui semblait oppresser la terne.Dans le silence on ne cessait d\u2019entendre à d\u2019assez longp intervalles les coups lointains des pièces lourdes allemandes qui, sans relâche bombardaient Longwy.Soudain Fleury lovant l\u2019index : \u2014Qu'este» que destf Ma Louette prêtait l\u2019oreille.Des coups dé canon plus nombreux se faisaient entendre, et comme pi06 rapprochés.\u2014Est-ce que?.interrogeait Marc, pâle d\u2019angoisse.\u2014Mais non! exclamait JêcqueHn© répondant à la muette interrogation de son père.Es ne sont pas la, ils fi® viendront pas, croyez-le.Nos soldats sont merveilleux, vos» te saves bien, ils ne les laisseront pas pofiBcr, Le temps est si calme!.on entend de très loin.C\u2019est très très loin, allez, ce bruit qui nous Semble proche.Elle cherchait à rassurer son père.Au fond, elfe était loin d\u2019avoir la tranquillité qu\u2019elle montrait.Elle avait limp cession que la canonade estait rapprochée ou plutôt qu\u2019au bru t du bombardement s'en était joint un autre, celui de pièces moins grasses sans doute, et qui tirait plus souvent.Comme ils allaient repartir, Marc eut un brusque sursaut.Il sa frotta les yeux.\u2014Qufeste» donc que je vois?.là-bas.De la main, il montrait sur le chemin à cent pas en avant dieux une troupe de cavaliers.Oh! des.des Boches! faisait-il d\u2019une voix sourde et comme pétrifié soudain.\u2014Non! je vous assure, ce sont des soldats français! disait Ma Louette.Mais elle tremblait comme un© feuille.Le doute, au reste, n\u2019était plus possible.Les cavaliers notaient plus qu\u2019à trente pas.Le cimier de leur casque se voyait nettement dans tes demi-ténèbres.\u2014Venez ! par ici ! père, faisait la jeune femme à voix basse.Elle prenait Marc par le bras et essayait de l\u2019entraîner vers un buisson près du chemin.Nous les laisserons passer.Us ne nous verrons pas.\u2014Que je me cache ! moi !.que je me sauve, devant ces sales Prussiens, exclamait Marc avec violence, prenant déjà une attitude aggressive.Jamais! Ma Louette suivait.Ils avaient certainement été vus.La troupe, en deux minutes, fut auprès d\u2019eux.\u2014Hé bonsoir donc! Ilerr Fleury! exclamait Mathias Biaümeæ, car c\u2019était lui et ses soldats à peine esbdQ besoin de le dire.U arrêtait brusquement son cheval.l>n vient comme tu nous vois mes t ommes et moi de rendre visite à ton épouse.En passant seulement.mais on reviendra bientôt, un peu plus nombreux que ce soif et on s\u2019arrêtera plus longtemps, n\u2019aies de crainte.Marc était djemeuré muet devant cette grossière apostrophe.H avait été à cent lieues de penser que cet Allemand quül avait devant lui pouvait être Pmi des Blaümer.H revenait déjà!.Les autres bientôt après sans douta., en nombre comme ü venait de te dire insolemment.\u2014Est-ce que c\u2019était possible?Dieu de Dieu ! se murmurait à lui-même.Blaümer an reste, enchanté du saisissement du fermier, poursuivait allègrement, s\u2019adressant à Madame de S&uvilte: \u2014Bien fâché de ne pas vous avoir rencontrée chez vous Madame iMa Louette.Mais on a laissé sus- votre cheminée un carré de carton qui vous intéressera.Un carré de carton?.que pouvait-il vouloir dire?.Qes mots parurent imnteHâgi-ble- à h jeune femme.Quant à bol Herr Fleury, murmurait, le ulhan, quand tu seras à Hautcœur, je te conseille de grimper tout en haut, dans ta bicoque de pavillon.Tu pourras voir de là des choses qui ne roanquront pas de t\u2019intéresser.Marc, pourpre maintenant, hors de lui, fit le geste de se jeter sur le Boche.\u2014Que j\u2019en étrangle un!.an moins un.Mais Jacqueline s\u2019était accroché à son bras, folle de terreur.Ils allaient le tuer.\u2014Père, venez!.venez, pour l\u2019amour de votre Louette, venez, je vous en conj lire ! Il finissait par se laisser entraîner.Il lui restaii assez de sens pour comprendre la \\ a-nité de sa colère.Puis ses yeux étaient tombés sur le front charmant, sur le front adoré de Ma Louette, A quel péril allait-il l\u2019exposer, mon Dku.Il la suivait maintenant comme un petit enfant docile.Tous deux poursuivaient rapidement leur route vers Hautcœur, tremblant que quelque chose de sinistre ne se fut passé là-haut et tourmentés aussi par les paroles énigmatiques de P Allemand, les dernières qu\u2019il avait dites.\u2014Grimpe tout en.haut de ta bicoque du pavillon.Tu pourras voir de là des choses qui ne manqueront pas de t\u2019intéresser.Dès qu\u2019ils eurent franchi le seuil de la ferme, ils aperçurent 'lte visagia rasséréné de Louise et comprirent que rien d\u2019irréparable ne s\u2019était passé en leur absence, Se sentirent soulagés d\u2019un grand poids.Us coururent aux petits lits jumeaux, baisèrent les mignons, puds Louis© leur fit le récit sommaire de ce qui s\u2019était passé, atténuant beaucoup.se gardant bien surtout de parler de la carte du prince Ulrich, déposée par MathioS.Maïs Marc ne l\u2019écoutait que distraitement.U ne tard ; it pas à se glisser dans l\u2019office qui communiquait avec la serre, reliant la ferme au pavillon.\u2014Où est-il allé ton père?.interrogeait Louise qui ne l\u2019avait pas vu quitter la pièce.\u2014Là-haut, sans doute au belvédère, répondait Jacqueline.Et elle répéta ; t les enigma-tiques paroles du ulhan.-\u2014Suis-le sans qu\u2019il s\u2019en doute, faisait Louiso, ne le perds pas de vue.Ma Louette ne s© Je faisait pas répéter.Elle aussi s\u2019acheminait vers la serre.Mais elle ne se hâtait pas.Marc, s\u2019il sien apercevait, s\u2019irriterait d\u2019être surveillé et pourtant!.Se trouvant Seule, Louise prenait de nouveau entre ses doigts la carte du prince Ulrich, la considérait un instant, puis la brûlait dans la cheminée;.\u2014H vaut rodeux qu\u2019ils ne sachent, ni l'un ni Fauta», murmurait-elle, songeant à son mari et à sa fille.A quoi bon leur aggraver leur souci?Maïs Ma Louette doit partir sans plus die délai.Dès demain, il faut qu\u2019elle gagne Bar avec les enfants.U,y aura un train pour Paris sans douite.Je trouverai ce qu\u2019il faut pour la décider sans lui dire.Cependant Ma Louette traversait le rez- de-chaussée du pavilion.Ne voyonfc pas son CO LE SAMEDI Vol, 31, ffo 44, Montréal, 10 Avril 1920 père, ell?ne douta pas qu'il ne fût monté au belvedere.En effet, comme elle arrivait au pied d« I\u2019e.ealier, elle entendit: \u2014Louise !.Ma Louette!.Quelqu\u2019un! Quel cri ! quai cri d'angoigse.C'était Marc! Elle grimpait quatre à quatre.Elle trouvait fou père dans la antenne, la lampe pas' ¦ à terre auprès de lui.Cramponné d'une, main au châssis vitré, qui était grand ouvert, il montrait l'horizon de son bras tendu.\u2014Vos! * Ce fut la seule syllabe qu'il put articuler.Jacqueline regardait de (oms es yeux, soudain remp is Th irreur.Au delà de la plaine immense invisible dans les ténèbres, un, deux, trois, quatre incendies.Des brasiers imiu-en.«s.Des v.l-lages flambaktnt sur le («item qui borna.\u201ct la plaine à 1 horizon.On tiit dit qu'ils «'¦aient tout proches.Devant les flammes on voyait omme sur un écran embrasé se projeter des ombre;: mobiles, di:s hommes.des créatures rivantes du moins eût-on dit.En réalité les villages qui brûlaient étaient à plus de vingt kilomètres, mais la nuit comme l\u2019on sait Les incendie, s'aperçoivent à des distances, -in ra s mblables.fêtaient las premier.; villages français brûlés dans la Meuse par less Allemands.L'offensive française qui avait eu lieu dans le Luxembourg, avait été t nrayée.La horde maintenant s» répandai , brûlant, pillant, massacrant.Jacqueline, avec un sanglot, se détourne du douloureux spectacle! Mais ehe frissonne.Marc toujours erompoiimé au vitrage, remue convulsé von a rit il ts lèvres, mais sans pouvoir articuler une parole.Dans tes yeux agrandis, où se lit une détresse sans nom passe d s lueurs de Jolie.Soudain il pousse un grand cri rauque it s\u2019effondre ccmine une nasse aux pieds de J acqiwl né.Le Q.'i de .Marc a é/* suivi d\u2019un auitiv.C\u2019est Ma Loute.te qui a appe.é au g.rours, du côté d'j la ferme.Ella sc reçu sit d'aill.i.irs, elle prodigue ks soins habituels, dégrade le col du ma a le, lui donne de l'air.Autant que a clarté de la petite lampe permet d'en juger, le visage u t pourpre et terrifié.Louise est là d i;li .nrs ; «b a en .n.tu l'appel de sa bile.L'apoplexie I murmura-' cl v, dès quels a considéré k malade.La crise redoutée, prédit t dt'-puis s, longtemps p it ks médecins A que 1 émotion trop il, a déclanchée 1 Mais rien n at per lu.un le sauvera peut-étr __OiL un médecin, vite un docteur 1 fait J a c.ipityl ino éperd ue.Mais où donc en trouver un?Il id ©n a ni à Leuvigny, ni dans s ucun des v, vages d\u2019alentour.A Verdun peut-être.\u2014\u2019Oui.Cours en bas, fait Louise.Envoie quelqu'un.Titi, si tu le trouves.J\u2019irai moi-même, fait Ma Louette.Elle pense aux difficultés de oette chose si aisée,en temps normal: Trouver un médecin.Presque tous son mob lises.Puis ce n\u2019est pas le premier docteur venu quelle veut, c'est le docteur Gerdoux, le vied ami de son père, qui depuis de longues années, connaît son tempéramment.Lui, il le sauvera! Ayant la soixantaine d\u2019ailleurs, il y a toute chance pour qu'il nuit pas guitté Verdun.C\u2019est ceiui-là même que Marc a amené au chevet de Jean, blesré près du pavillon.Jacqueline sait où il demeure.Personne, o îiimo elle, n'aurait chance de le trouver et de le ramener.Tandis que Louise continue ses soins infatigables à la victime, lui posant des sinapismes.Ma Louette envoie Javelotte à Leu-v gny chercher du secours.Puis, ayant jeté sur sa tête une écharpe de dentelle noire, qui dissimule son visage, elle prend su bicyclette et file rapidement dans la direction de Verdun.Der.s une demi-heure, quarante minutes au plus elle aura atteint la ville, elle verra se dresser devant elle la mass énorme de la citadelle.Malgré la nuit, malgré la solitude, e le n'a aucune frayeur.Il ne lui vient même! pas à l'esprit quelle pu is je courir un danger quelconque dnnis ce pays où u.m:» é 1 * v-kï-nt d'en avoir la prouve ce soir\u2014«\u2019a veut un nt d jà kv.patrouillas a! vu ru nies.Elle ne penor plus i lu r;nc aitre qu oie a faite- avec Ma,\"o d?Matlnaa 15 aiimens et de :i , ulhaus.File est toute à un© atf« Idé Ivimor.er à temps le docteur Gerdoux (lui sauvera son p1 re.Mai« connu elle ient de d sce-ndre La cote et )j trouve Tins ; \u2022 plaine depuis quelques deux cent pas -eu cm t, Alt aperçoit soudain drivant elle -mm \u2022 ne masse noire qui lui lia rue 1 i !v min.FV.e ;c sot .ut! Malh -.n; Blaiinier! ks ullians! pense-t-elle, re sont eux n effet.C rte's ü n'iiur.mt pas ( so r l'audace de pm : *r bien loin dans la direction de Ver-» ! : : i i ; tr.:!,i- avant de s'en retourner ils font iréaninoins une recoiiimits»nce aux environs de liautcoMir.Qua va faire- -1 i .-quel i ne?It avenir sur sas pr .Non certra.Pour chercher ¦¦ secours tan'; déni ré lie pasiorait au leaver,- des flammes.Elle ratent t un instant pour reprendre haleine a'Va n x» son écha-rp ¦ .sur -xw* yeux fin do :-i3 mien: direniiu!.'ir encore, puis elh ;v-part i tou o il -r ¦¦¦\u2022 g!i sa ni dans l\u2019étryii espace ipii r s'e entre 1rs chevaux et le fo de la n jpte.Elle est passée comme un trait.Mais sa robe du re n'en a pas moins été aperçue.Mathias qui tient la tête eût un cri de surprise.Ohé! ohé.Française.Certes, il ne soi pas que oette cyoksto, qui court ainsi seule les chemins, à oetto heure de nuit, puisse être E niorqu se de Sauville.Mais la silhouette est jeune.Il flaire une aventure.Il met son cheval au galop.Il court, après la fugitive.Les compagnons limitent, et la jeune femme, terrifiée, entend derrière elle, le galop de la troupe qui la poursuit Mais le danger décuple ses forces.Elle va à une vitesse vertigineuse.Certes, elle n'a pas le loisir de se retourner : mais elle entend bientôt le bruit de la poursuite qui décroît 'par degrés.Enfin elle peut s\u2019arrêter un instant, respirer.Elle est hors d'atteinte.Les Boches, Se sentant, entraînés dans une zone qui peut (dre dangereuse, car il ne sont plus qu\u2019à quelques I ou 8 kilomètres de Verdun, ont pris le parti de retourner sur leurs pas.Jacqueline poursuit sa route sans autre incident.Elle a déjà oublié.Elle sedemandg seulement par quel moyen le plus rapide le docteur Gerdoux pourra venir.A b'eyc\u2019eUe.Elle se souvient que, fort agile encore, malgré son âge, il pédale bien.Plusieurs fois il est venu ainsi à Hautcœur.Donc d\u2019ici une heure il pourra être auprès du malade.Madame de Sauville approche de Verdun.Elle est parvenue au bas de la rampe rapiio qui conduit à la Porte-Neuve et malgré sa liât , se voit obligée de ralentir.Enfin les mura Aies æ profilent devant elle oonfusé-m -ut dans ia nuit.1:1 voit en pensée l\u2019itinéraire quelle va suivre pour arriver au plus tôt à la Plat» d\u2019Armes, non loin de laquelle demeure le docteur Gerdoux?Mais comme elle arrive à la grille qui ferme La Porte-Neuve, une voix retentissante: \u2014Qui va là?En même, temps une rentraelie, se dresse devant elle, baïonnetes au canon.i ne deuxième sentinelle s'approche une lanterne à la main.\u2019 Jacqueline i; t descendue dé sa machine et demeure ink rdif*-.\u2014Est ce qu'on ne va pas lui ouvrir ?- -\\ otra Lisser passer.?faille premier soldat.\u2014Mais.mais.je n'en ai pas.balbutia la pa.m re niant.\u2014Alors.demi-tour! ouste !.JarqueLin.explique.Jacqueline supplie.Son père m danger de mort, à Haufmmr.Elle vient chercher uu médecin.le docteur Gerdoux.Qui?l'un deux v u be l\u2019acompa-gntr mi la faire accompagner, L! doit y avoir quelqu\u2019un,., quelque soi lut peut-être, on verra bien qu'ril \u2022 ne ment u .?.Mais La» tentinel'.-.un gars du Midi\u2014des environ de Toulouse.(> ne me regarde point.La consigne «t là.Vous n'avez pu., de laisser passer, Vous a'irez pas plus loin.Jacqueline désespérée s\u2019est Laissée tombe» nr une borna tout auprès de la grill©.Elle sanglote.L\u2019une des sentinelles a levé sa lanterne et, Vol.31, Fo 44, Montréal, 10 Avril 1920 curieux on projette la clarté sur le ' ;ge de la jeun?femme.\u2014Mazett* ! fait-il \u2022 ¦ aquant de la langue, il Et en patôi' langue de sien que son camarade, un pays, comprend dern ère V us la silhouette de la ville, confuse dans les ténèbres.Là se trouve, inafctingible le secoure dont dépend la vie du père! Un obstacle Invisible est là qu\u2019elle ne peut surmonter.Et de nouveau le désespoir étreint son aine.IV LE REPLI Le surlendemain cl.ce soir lugubre, dans la mutinée, à lia itcœur.Mut Fleury n'a pas succombé, sur 1.' coup, à son attaque.Les sinapismes, appliqués par Louise, ont opéré un£ légère diversion.La fermier», tandis que sa fi île filait à bicyclette dans la direction de Verdun, envoyait .Tavelobte à Leuvigny chercher du secours.Hippolytc ne tardait pas à arrive.\", aecam-pagné de Titii et d\u2019un doses vo'sins, un maréchal ferrant, celui dans l\u2019atelier duqu I les Fleury avalent fait dresser un ban-il de vieux vin pour nos soldats de passage.L'on avait transporté le malade, du haut du pavillon où il avait été frappé, comme l'on -\u2018en souvient d'ans la chambre d« la ferme, qui était celle des deift vieux époux.Afin que rien ne vînt «a tipoubüér le calme, si nécessaire, étant donnée la gravité de la crise, ]«s doux petits lits jumeaux des enfant» avaient été paffé» date là piè \u2022.oorrwnengons, obi Boggm, fou- âSer do çihotfère en « fvatip e ch- r-*6:8*011 dë soutien fibrlomihi!!, ou Si vous en avez besoin, éerivv.tnut.de suite pour une 1S©§®® Toujours le problème des années bissextiles Etre ou ne pas être\u2014A Shakespeare!-\u2014fiancée, avant que l\u2019année 1920, bissextile entre les bissextiles, soit expirée.Tel est pour plusieurs, le grand pour ne pas dire l\u2019unique problème.Plusieurs lectrices m'écrivent et me demandent mob avis Feront-elles ou rie feront-elles pas la lemande?Ame aimante m'érril: \u2018'Que taire, ma obère Emnne?J\u2019aime h la folie un jeune homme, de deux ans mou aîné, et je sais qu\u2019il m'aime autant.11 me l'a l'ail comprendre bien des fois, mais il n'a jamais prononcé les trois mois que j\u2019altemls: \u2018:je vous aime!\u2019\u2019 Croyez-vous que ce soil la gêne, ou la crainte qui l'empêche de parler?Je sens qu'il brûle de me crier son amour.Il gagne assez pour m épouser.Pourquoi ne parle -1-pas?Que faire?\" Attendez.Ame aimante, allumiez: ça.viendra car il n'y a plus, de nos jours, surloul.nu homme assez limide ou as-ez ser'n pour ne pas dire ce qu'il a cuv e de dire surtout en amour.Véslive ardent dit à son lour: \u201cO.Lionne, il y a.dans le bureau où je travaille, un beau jeune homme qui me fail des fin tie façons.11 m\u2019a envoyé dix-huit roses polir me fêle: il m'a emmenée deux fois à l'opéra: il m\u2019a même emmenée chez - \u2022-parents.Il parle d'amour comme un ange (!) mbs, juste au moment le plus intéressant, il prend une tangente.Je -en-, je sa s qu'il a envie de demander ma main.Même que si je l\u2019avais aidé un peu plus, je purl era is un beau Militaire a mou doigt.Dois-je fa re les premiers pas.puisque nous sommes dans une année bi sexiile?Mais.- vous saviez ce que ça me coûte! Conseille-moi.Lionne, car vous avez de l'expérience;!\" Ecoulez, Vésuve ardent, et toutes les autres qn rêfeat ati m.i-riage.il ne faut pas lmp croire aux années hi-e> I îles.I! \\.)ui mieux attendre, encourager les déclarations, les provoquer discrètement.au besoin, mais ne jamais se risquer à faire m,,'-même la demande tant est à craindre 1 humiliai on d\u2019une mJ-p&jL\u2019 venue.Croyez-moi.la jeune fil e qui fait e le-même la douinnde-en mariage u\u2019esl guère plus intéressante que celle qui eon luit, quand on dan e .LIONNE D AX1 R.CDlNdl) ET PI EH HE DI PONT Sait-on que c'esl Oonnml qui nier ne savait pas écrire lmmi- révéla nu poêle son gên'e de chansonier?A cette époque.Pierre Dupont qui n\u2019avait pas mente fait de chansons, était employé au secrétariat de l'Institut, grâce à l'aeadém cuen Lebrun.11 fil la connaissance de Gounod et se l'a d'amilié avec lui.Tous deux parcouraient les campagnes de la banlieue.l'n jour.Dupont se mil.à fredonner.Charmé par la qualité de la voix, intrigué par cet air inconnu qui frappait ses ore Iles, Gojjiod s'enquit de I imleur.\u2014Mais, c\u2019est, moi! dit Du-, pool.L'air était celui des Boeufs.Au fur et à me-ure.Gounod no lait\u2014car le futur chanson- siquo\u2014 et l'émotion le gagnait, a'n pu ni que des larmes brillèrent dans ses yeux.Tu pleures?\u2014Ne me parlé pas.Chaule! Quand Pierre Dupont eut ter- ni ' ! 1 e ; - Tu voie est là, lui dit fiou-nml ; ne a quitte plus.Le conseil élait bon.Le soir même, les \"Boeufs\" étaient chaulés au Café des Variétés, devant des ai l Ties et des journalistes influents.Hoffmann les portait sur le théptre; les salons les reprenaient.Grâce à Gounod, Pierre î)u-pnnt était lancé et la France comptait un chansonnier de plus, le meilleur de tous ses chansonniers populaires.LONGTEMPS SOUFFRANTE Mme Courtney est guérie par ïe Composé Végétal 1 de Lydia E.Pinkham.Oi l-aloosa, Iowa.\u2014\u201cJ\u2019ai souffert long-iffrèuses et rien ne semblaî t me soulagé#.Une amie me conseilla le Composé Végétai fle Lydia È, I\u2019iiilcbam.J\u2019en âi jprjs et tout de Suite j\u2019ai été soulagée.je recommandé hautement ce remède aukfemtnès qui souffrent, àcati-se.de seS bon s effets sur moi, et je sais que celles qui éi» prendront seront soulagées.\u201d \u2014 Mme Lizzir Covrtnrt, xo8 euest, Se avenue, O l.aloosa, Iowa.Pourquoi les femmes tralnent-elt» d'uncanttée à b a y : re, te r.jourssouffran -tes.coramel\u2019étaitMmeC -urtney,quand ¦ let lettres comme celle-ci son t publiées?Toute femme souffrant de déplacements, d'irrégularités, d\u2019enflatnusation, d\u2019ulcères, de maux de dos, de nervosité, oi sur le retour de l\u2019âge, devrait prendre ce célèbre remède aux racines et herbages, le Composé Végétal rie Lydia &¦ Pinkham.Écrivez à Lydia E.Pinkham Medicine «\u201e Lynn, Mass., jfcurconseils spéciaux.Le résultat de sa longue expérience «St û votre disposition.temps des V.'¦ Arrêtes Ses Rhymes et le Catarrhe Q\u2019iHS MANIÈRE FACILE ! Lés rluim' , aussi bien que lé Catarrhe, sont perfides \u2014 | nott seulement en eux-mêmes, mais aussi en raison des o n .séquences qui en dccouknt.f*| ,.*vr U Infirmière JAM-O-SUN L\u2019Infirmière Ils poursuivent Hour et nuit leur jocuvfe néfaste, minant vos forces, af-, faiblissantvosfacul-tés, et \\ bus menant droit dans le sentier de 1 \u2019in f i u enza Grippe espagnole), de la pneumonie, et de la tuberculose.,\tJan O Sun a subi i l\u2019humiliatio» du t am rhe, lequel est 1\u2019 i 'n-.queute de* la toux ce des J il.u ties.Sa méthode consiste à I détruire le.; germes, à adoucir vos I soitffratx es, à vous guéri#, et à ; eut mettre tu garde contre d\u2019autres attaques.Son traitement est nouveau et dirt, mit des autres: il est I agréable et fat ile à suivre.U Pc se i.pose pas de vaporisateur dont ! i odeur vous rend malade, non plus | de ccs onguent - graisseux: ce n\u2019est rien que vousd 1 z fumer, inoculer ! ni d- quoi vbus frictionner.L\u2019Infumiète J an un a con-«cré sa vie au traitement des Rhumes et du Catarrhe.Vu le manque d\u2019espace, il tst impossible Idea domiei ici l\u2019în.-foire, mais j é< T- > I ni dès utjounl'hui, et elle | \\ ¦ us en™ igne ni Jj ni mière de vous d.-bati de % \u2022 .ire catarrhe, de I votre tau t ; L de vos rhumes, et de i les < ui-jiS T-t de revenir.Ecrivez ! mpîtm.Ja \u2018'Ljjïïi M;-r.-.oi des dc-I I tils au cuj t du tf; 'emeu, del\u2019In-J Rfl d rc J uvO-b n\u201d et elle vous ( ; p.ut.hiiffli di.a ,.;ent., A M' ' M !.OJan-O-Su .-.r.i; .\ta e#. Vol.31, Ho 44, Montréal, 10 Avril 1920 f LE SAMEDI SS Elégantes toilettes jeunes Biles HB IlIBSSI lull ffljT \u2018A Ællmh\tMîBS\\^\tLe genre frac domine dans ^ WwÊm y\\ y m ijjl\tÆ jw E'SïV ||§ la toilette des jeunes filles,\tl'W V^i JM »§?''*fffJwif BWwÊll ce printemps.Voici d\u2019inté-\tWfl \\i W\t1\tressants modèles:\t\\ V ' Mill J\t19m\tNo 1.\u2014Toilette pour\u2019 le\t\\\t\\ \\ \\W\tŒ*S n\tsoir, jupe à trois plis.Maté-\t/ A\t\\ '\t|§r\triel requis : 3 %, 4 % ou 4 y2\t5 \u2022\tvgs en 40 pouces; ou 4%, 4% ou 5 vgs en 36 pouces.No 2.\u2014Frac, genre manteau.Matériel requis: 2%, 8% ou 3% vgs en 42 pouces; ou 2y2, 3 ou 3% vgs < 48 pouces.No 3.-\u2014Frac en \u201cvelveteen\u201d, jupe à quatre plis.Matériel requis: 6, 6% ou 6% vgs en 22 pouces, 1 vg dé ruban de 4 pouces.No 4 \u2014 Ce modèle s\u2019exécute fort bien en serge, gabardine ou \u201cduvetyn\u201d; jupe à 4 plis.Matériel requis: 3Î4, 3% ou 4 vgs en 40 pouces; 2 vgs de ruban de 6 pouces.No 5.\u2014Jolie toilette avec effet de tunique ;jupe à deux plis.Matériel requis: 3, 3y2 ou 3% vgs en 44 pouces: 2 vgs de ruban de 3% pouces.mm HHÜ ¦ 32,-000.000 de livres et « .le du zinc de 31,000,000 livres.* \u2022 « Le gouvernement italien a l\u2019intention de construire la plus grande cale-sèche de la Méditerranée à Naples.* * * Le gouvernement canadien a créé une ligne directe de navires entre le Canada et les républiques sud-américaines.* * * La ville de Maimatchin, en Asie, n\u2019est peuplée que d\u2019hommes.Aucune femme ne peut pénétrer dans cette ville.* * * Plus de la moitié des marchands de thé de Canton Chine, ont abandonné les affaires en 1918 à cause du coût éleve de la production.Il s\u2019y trouve ac-tuellement 50 firmes engagées dans cl commerce.* * # Afin d'éviter de trop charger les trucks automobiles, on vient d\u2019inventer une nouvelle balance qui enregistre le poids au fur et à mesure qu\u2019pn le met dans le truck.*; » * Un substitut au beurre vient d\u2019être inventé en Europe, il est composé de jaune d\u2019oeuf, d\u2019huile de coco et d\u2019un peu de crème.* * * Un français vient de fabriquer un bateau qui peut naviguer dans dix pouces d\u2019eau en transportant 25 personnes et deux tonnes de marchandises.* # * Le revenu total des douanes canadiennes a été en 1919 de $109,071,034, ce qui se trouve être une augmentation de $14,345,023 sur l\u2019année précédente.* * * La ville de New-York a reçu durant le mois de novembre 1910.285,125 régimes de bananes.Un homme vient d\u2019inventer un aéroplane qui voie, marche sur la terre et navigue sur l\u2019eau.* * * La mise en boite du saumon de la Colombie Anglaise pour l\u2019année 1919 est espérée être dans le voisinage do 1.250,000 caisses, soit environ 400,000 caisses de mo ns que le total de l\u2019année précédente.* $ # Avec une aussi peurtfait© préparation crue Miner's Worm Powders, la mère qui laisse aouffiràr son enfsmt des ravages causés par les vers, e»t peu sage, et coupable de négligence.Un enfant sujet aux attaques des vers n\u2019a jamais de santé et de plus sera arrêté dans sa oroàssance.C\u2019est vraiment un acte de charité que de les débarrasser £ * * A la maison des pauvres de Chertsey (Angleterre) un homme est mort récemment après avoir vécu soixante-dix ans dans cette institution.Il y avait cto recueilli comme orphelin alors qu\u2019il était en bas âge.*\t* «t Quarante-quatre pour cent des médecins du monde entier meurent de maladies de coeur; 20 pour cent de maladies nerveuses; 20 pour cent d\u2019empoisonnement par ta morphine et 7 pour cent de la tuberculose.*\t* * A Marylebone (Angleterre) un barbier prétend que les pinceaux à savonner et que le sa-vonl ni-même sont nuisibles à la peau et il s\u2019en dispense pour raser ses clients.Ceux-ci oi sans doute la peau dure comme du fer-blanc.* * * La bibliothèque du Vatican contient au-delà de 220,000 livres et de 30,000 manuscrit.Parmi ces derniers il y en a qui sont d\u2019une valeur iostima ble et dans les livres, il y en a 2500 datant du 15e siècle et imprimés sur vélui.Plus d\u2019une Beauté Canadienne doit son teint merveilleux à l\u2019emploi du Savon Savon Baby\u2019s Own Pur\u2014Hygiénique\u2014Parfumé Le meifteur pour Bé&é Le meilleur pour Vous.ALBERT SOAPS, Limited, Mfrs.Montréal.Gomme vermûfuge iil m\u2019y a rien d'aussi puissant que le Mother Grave»* Worm Extermiinutor et on peut le donner à.l'enfant le plus délioat sans craindre de détériorer s>a constitution.Est uns préparation qüe pour i a eroiAsanca rapide ©t sûre des S1L - BO cils et sourd 1s, As r'ait pousser, allonger ci épaissir -a pou de temps.Prix v>.u s recherches.Vous sittondez, l'abandon de nos recherche .voilà lo but du bonhomme.Et ce but, i! l\u2019aurait atteint si.\u2019\u2019 L\u2019auto marchait à toute allure.De temps en temps, avec une adri'-sc inouïe, don Luis l\u2019arrêtait net.Un poste 'i'1 territoriaux.Demande de sauf-conduit.Puis un bond en avant, et de n niveau la course folle, vertigineuse.\u201cSi.quoi?.demanda Patrice à moitié convaincu.Qu 1 est.l\u2019indice qui vous a mis sur la voie?\u2014Le présence de cette femme à Mantes.Indio > vague d\u2019abord.Mais, tout à coup, je me suis souvenu que, dans la première péniche, la A mehakente, l\u2019individu qui nous a donné ces renseignement;-.,, vous vota rappelez.le chantier Berthou! Eh bien, en face de cet individu.j\u2019avais eu l\u2019impression bizarre.inexplicable, que j\u2019étais peut-être en face d\u2019une femme déguisée.Cette impression a surgi de nouveau en moi.J\u2019ai fait i rapprochement avec la femme de Mantes.Et puis, ce fut un coup de lumière.\u201d Don Luis réfléchit, et à voix liasse, il reprit: \u201cMais qui diab\u2019l?) ça peut-il bien être cette femme-là?\u201d Il y eut un silenec, et Patrice prononça instinctivement: \u201cGrégoire, sans doute.\u2014Hein?Que dites-vous?Grégoire?\u2014Ma foi ,puisque ce Grégoire est une femme.\u2014Voyons, quoi! Qu\u2019est-e que vous chantez-lù?\u2014Evidemment.Rappelez-vous.C\u2019est ce que les complices m\u2019ont révélé, le jour où je les ai fait arrêter, sur la terrasse d\u2019un café.\u2014Comment! mais votre journal n\u2019en souffle pas mot ! \u2014Ah !.en effet.j\u2019ai oublié ce détail.\u2014I n détail! il appelle ça un détail.Mais c\u2019est de la dernière importance, mon capitaine! Hi j'avais su.j\u2019aurais deviné que ce batelier n\u2019était autre que Grégoire, et nous ne perdions pas toute un» nuit.Nom d\u2019un chien, vous en avez de bonnes, mon capitaine ' \u201c \u201cMais qui diable ça peut-U bien être cette femme-là?\u201d son tour, et, tandis que Patrice, a sailli de pressent; minis, devenait plus sombre, à son tour, il chantait vktoire.\u201cA la bonne heure ! La bataille prend de la gravité! Aussi, vraiment, c\u2019était trop commode, et voilà pourquoi j'étais maussade, moi, Lupin! Est-ce que les choses marchent ainsi dans la réalité! Est-» que tout s'enchaîne avec cette rigueur?Franklin, le canal d\u2019or, la filière ininterrompue, les pistes qui se révèlent toutes seules, le rendez-vous à Mantes, la BeVc-TIelhu\\ non, tout oela me gênait.Trop de fleurs, madame n\u2019en jetez plus! Et puis aussi, cette fuite de l\u2019or sur une péniche!.Bon en temps de paix, mais durant la guerre .en plein régime de sauf-conduits, de bateaux patrouilleurs, de visites, de prises.Comment se- fait-il qu\u2019un homme comme Siméon risque un pareil voyage?Nod, je me méfiais, et c\u2019est pour oela, mon capitaine, qu'à tout hasard j\u2019ai mis Y a-Bon de faction devant le chantier Berthou.Une idée comme ça.Ce chantier me semblait bien au centre de l'aven-ture ! Hein?ai-je eu rafflon?Et M.Lupin a-t il perdu son flair?Mon capitaine, jie vous confirme mon départ pour demain soir.D\u2019ailleurs, je vous l\u2019ai dit, il le faut: vainqueur ou vaincu, je m'en vais.Mais nous vaincrons.Tout s\u2019éclaircira.Plus de mystère.Pas mène pelai du triangle d\u2019or.Ah! je ne prétends paa vous apporter un Cméu triangle en métal précieux.Non, il ne faut pas âs laisser éblouir par tes mots.C\u2019est peut-être une disposition géométrique des sacs d\u2019or, un entassement en forme de triangle-.on him le trou dans la terre qui est creusé de la sorte.N\u2019importe, on l'aura! Et les sacs d\u2019or seront à nous] Et Patrice et Coralie iront devant M.le maire, et ils recevront ma bénédiction, et ils auront beaucoup d'enfante! \u201d On arrivait aux portes le Paris.Patrice, qui devenait -le plus en plus soucieux, demanda: \u201cAinsi donc, vous croyez qu'il n\u2019y a plus rien à craindre?\u2014Oh! oh! je ne dis pas oela, le drame n\u2019est pas fini.Après la grande scène du troisième acte, qu* nous appellerons la scène de l'oxyde de carbone, il y aura sûrement un quatrième acte, et peut-être un cinquième.L\u2019ennemi n\u2019a pas désarmé, fichtre ! On longeait les quais.\u201c Descendons fit don Luis.Il donna un léger coup de sifflet, qu'il répéta trois foi-.\u201cAucune réponse, murmura-t-il, Ya-Bon n'est plus là.La lutte a commencé.\u2014Mais Coralie.\u2014-Que craignez-vous pour elle?Siméon ignore son adresse.'\u2019 Au chantier Berthou, per .inné.Sur lo quai en contre-bas.personne.Mais au clair de la lune, on apercevait l'autre peniche, la Xonrhalante.\u201cAllons-y, dit don Luis.Cotte péniche est-elle l\u2019habitation ordinaire de la dénommée.Grégoire?Et y est-elle déjà revenue, nous croyant, sur la route du Havre?Je l\u2019espère.En tout cas, A a-Bon a dû passer par là et.sans doute, laisser quelque signal.Vous venez, capitaine?\u2014A o.là.Seulement, c'est étrange comme j\u2019ai peur! \u2014De quoi?fit don Luis, qui était assez braie pour comprendre cette impression.\u2014De ce que nous allons voir.\u2014Ma foi, peut-être rien.\u201d Chacun alluma sa lampe de poche et tâta la oroase.de son revolver.Ils franchirent la planche qui reliait le bateau à la berge.Quelques marches.La cabine.La porte en était fermée.\" Eli! camarade, il faudrait ouvrir.\u201d Aucune réponse.Ils se mirent alors en devoir de la démolir, ce qui leur fut difficile, car elle était massive et n\u2019avait rien d\u2019une porte habituelle de cabine.Enfin elle céda.\u2018 rebleu ! lit don Luis, qui avait pénétré le premier, je ne m'attendais pas à celle-là ! \u2014Quoi ?\u2014Regardez.Cette femme qu'on nommait Grégaire.Elle semble morte.\u201d Elle était renversée sur un petit lit de fer.sa blouse d\u2019honuue échançrée, la poitrine découverte.La figure gardait une exprès-ion de frayeur extrême.Le désordre de la cabine indiquait que la lutte avait été furteuse.\u201cJe ne me suis pas trompé.Voici tout près d\u2019elfe les vêtements qu'elle portait à Mantes.Mais qu\u2019y a-t-il mon capitaine ?\u201d Patrice avait étouffé un cri.\u201c Là.en face de nous.au-dessous de 'la fenêtre.\u201d C\u2019était- une petite fenêtre qui donnait sur fe fleuve.Les carreaux en étaient cassés.\u201c Eli bien ! fit don Luis.Quoi ?Oui, en effet, quelqu'un a dû être jeté par là.t'c vol,e- C« voile bleu.bégaya Patrice, c\u2019eet son voile d\u2019infirmière.le voile de Coralie.Don Luis s'irrita: \u201c Impossible ! Voyons, personne ne connaissait son adresse.\u2014Cependant.\u2014Cependant, quoi?Vous ne lui avez pas écrit?Vous ne lui avez pas télégraphié?\u2014Si.Je lui ai télégraphié.de Mantea*.\u2014Qu\u2019est-ce que vous dites?Mais alors.Voyons, voyons.oest de la folie.Vous n\u2019avez pas fait céda! -Si.\u2014Vous a-vER.Ecrivez votre nom et ( votre adresse au long sur les lignes poin-tillêes et expédiez le Coupon du Livre Gratuit au SPECIALISTE S PR O UC E POUR LA SURDITE, 409 TRADE BUILDING, BOSTON.Ecrivez en français ou en anglais.COUPON DU LIVRE GRATUIT SUR LES BRUITS DANS LA TETE\tI Nom (au long) .Adresee .SON SECRET Denise.\u2014 Comment me trouves-tu dans rat noutvefïle toilette?Bva.\u2014Tu es aidoralMe! EUe a dû te coûter dhêre?Demtee.\u2014Mais non, c'est une farce que Je te jouet.Cett» roftw est ma roibe de Tannée passée, je l\u2019ai tout aimpOe-ment envoyée chez Dédbaux Frères, 187 Est, rue iSte-Oa-ttierinet, entre San-eutaet et Ste-imiaafbetiiv, ou à 710 Est, rue Rte-Oaitfhemme, entre Fa.net et Visitation.Ce sont les «neiïteuirB teinturiers et «obtayeatr» au monde.On a qu'à téléphoner et on reçoit le eata-gratis.Le tzzvnfi est fait prompt-tentent.j d i 1 ; le samEdI * Vol, 31, Ho 44, Montréal, 10 Avril 1030 f S Vous H me ni 9 FEMMES MAIGRES pouvez obtenir cet embonpoint esthétique, ces formas harmonieuse-jcveloppées, cette poitrine pleine, ronde, ferme et potelée qui sont les tts foci e ; e; a»l,( do l\u2019asthme Mî; 4\tne© ù.YA&m fl^vekVit - r i.tv -Rcpoiît.\\\\ { t,r ::\ti,\u201d «F\u201d, iéasï\\t *1 ïï l'A'ith pf *lü Dr Kcb> IV k |/ UH VM©, Oli'C-CMV »U>mi-e-îîet rve-8 eu remède hh ;î ot gutppr^ify i'Asfôbnip lu.s l>fi>ru il tes les irI-uh prn>f< kbL4 *o qvs il «Mvdiviât :\\'U eaL' \u2018 AyoB-cn toujours, ' ¦>r.» ,|S,, Personne ne devrait enxUro tyre Savoir dies cors îors-q, les oT:iIeîve,r\tavec way\u2019s Corn Cura LE SA?Vol, 31, No 44, Spilt real, .10 Avril 1920 k COURRIER DES CURIOSITES mmm&j L-:- JSj \u2022 POUR EMPKCllKR LES K LEURS && (1KLER Les fleur* ci ies piaules peuveni être facilement protèges contre !
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