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Titre :
Le samedi
Éditeur :
  • Montréal :Société de publication du "Samedi",1889-1963
Contenu spécifique :
samedi 27 août 1921
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
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Le samedi, 1921-08, Collections de BAnQ.

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[" >°SdomadaireE LE NUMERQ 10 cents VOL XXXIII, No 12 \u2014 Montréal, 27 août 1921 BEAUTE DE VILLEGIATURE LE SAMEDI Vol.33j Mo 12, Montréal, 27 aoû* jo 21 POUR GARDER SES SOULIERS , Les ohiau'Sfiuireis les plus coûteuses et les plus élégantes perdent fatalement leur jolie apparence avec le temps, à la suite des marches et du peu de soins1 qu\u2019apportent la plupart des gens à les mettre et à les enlever- Il se forme ides plis et faux-plis qui peuvent être corrigés par l\u2019application d\u2019une corne invisible dans le talon, comme le montre no>-tre vignette- Une corne est une petite palette pour mettre les souliers qu\u2019on appelle aussi \u201clangue®- Ce support est fait soit d\u2019un petit ressort d\u2019acier très mince ou du même cuir que la chaussure qu\u2019il tend et rend assez rigide pour l\u2019empêcher de prendre de mauvais plis- COMMENT FAIRE TENIR UNE PLUME SUR UN ENCRIER Souvent les bouteilles d\u2019encre ne sont pas taillées pour recevoir une plume- Alors on est forcé de déposer la plume sur le pupitre où elle ne manque jamais de tacher quelques do*cumen.ts importants-Que faire dans ce cas?On prend une broche à cheveux que Ton noue autour du cou de l\u2019encrier.Le surplus est recourbé de manière à former un angle sur lequel on placera la plume lorsqu\u2019on en aura finie- UN PORTE-LETTRES Les matériaux nécessaires pour faire ce porte-lettres.et porte-plumes sont une pièce de bois pour la base et deux pièces de bois pour le porte-lettres proprement dit-Sur la base oui fait trois ouvertures, une pour la plume et deux autres pour recevoir les deux planches qui viendront sie poser à angle droit dans ces ouvertures- Lorsque le tout est bien collé, passez-le au papier de verre et vernissez pour donner une plus jolie apparence- UNE BELLE PERSPECTIVE Le mari.\u2014 J\u2019ai envie de m\u2019en aller dans l\u2019ouest, il paraît qu\u2019on fait de l\u2019argent comme de l\u2019eau.Sa femme.\u2014 Oh, oui, tu te rappelles nos amis, les Dubois, ils ont été s\u2019établir dans l\u2019ouest il y a cinq ans, et deux ans après le mari mourrait en laissant $20,000 à sa femme.ETROITE Antoinette.\u2014 As-tu entendu parler de la nouvelle maison de Gustave et Henriette?Aimé.\u2014 Non.Antoinette.\u2014 Il paraît que la cuisine est tellement petite qu\u2019ils doivent se servir de lait condensé.wiaatttmm.Ce Paquet constitue votre garantie 55c-!a livre.de la pureté absolue et de la belle qualité du thé vert qu\u2019il contient.A NOS LECTRICES ET LECTEURS DE NOMBREUSES LETTRES NOUS SONT PARVENUES DE TOUS COTES NOUS DEMANDANT LA PUBLICATION SI POSSIBLE D'UN ROMAN TRES POPULAIRE ET QUE LE PUBLIC AIMERAIT A RELIRE ET A CONSERVER, Il s\u2019agit des DEUX ORPHELINES I chef-d'oeuvre du mélodrame par A, d\u2019Ennery, qui a obtenu un prodigieux succès sur toutes les scènes de théâtres.Nous conformant au désir général, et voulant prouvera notre clientèle que nous ne négligeons rien pour la satisfaire, nous augmenterons le nombre de pages du SAMEDI et.EN PLUS DU FEUILLETON EN COURS, nous publierons, dans chaque numéro, 8 pages des \u201cDEUX ORPHELINES à dater du 3 septembre prochain- NOUS ESPERONS QUE LE PUBLIC SAURA APPREC|E|; L\u2019EFFORT QUE NOUS FAISONS POUR LUI PLAIRE ^ NOUS CONTINUANT SA FAVEUR ET EN NOUS UN PEU DE PROPAGANDE. TcL 33.H» 12, Montréal, 27 août 1921 LE SAMEDI OC30I ionoc cosoi [oraoi 101301 101301 101301 10X301 10X30 abonnement (Payable d\u2019avarice) Biceptê Montréal et baaHeua Vn an .$«\u2022\u2022 Sbt mois \u2022 \u2022 \u2022\t*-59 Troie mol» .Le samedi: 8.Î0 à midi.de bureau : A NOS ABONNES Lee abonnés changeant de localité sont priés de nous donner un avis de 8 Jours, l'empaqueta- malle commençant 5 jours avant de les livrer à la poete.AVIS 10 cts LE NUMERO 1889) POIRIER, BESSETTE & CIE.Propriétaires.129-131-138 rue Oadleux, Montréal.\tTel Bell Est 6281 Entered March 23rd at the Poet Office of St.Albans, Vt., aa second claas matter under Act of March 3rd 1879.10 cts LE NUMERO 0X301 îox: 301 *01 OAEMET EDITORIAL .UNE EPIDEMIE DE DIVORCES L\u2019épidémie du divorce prend des proportions alarmantes, (mi Europe oomrne en Amérique où l\u2019on brise les liens du mariage sur les motifs les plus futiles3 les plus enfantins d les plus ridicules qui se puissent invoquer.I>a civilisation, qui s\u2019entend dans certains pays comme 1 liter ego du progrès, ne respecte plus -que les traditions le culte n\u2019oblige à aucune contrainte.La véritable civilisation, qui est au point de vue moral ce qu\u2019est l\u2019hygiène au point de vue physique, est jugée encombrante par > riches et les heureux de la terre parce qu\u2019elle enseigne lu.la modération et l\u2019indissolubilité du mariage, ins_ üliition de Die>u protégée et raffermie pendant des siècles f\u2019;ir Ifcs gouvernements du monde entier-ij(' (i,ie Rome et Athènes n\u2019osèrent permettre à leurs ci-\"ViLs les plus puissants soit: l\u2019autorisation de changer (1 .épouse à leur guise, Londres, New-York et Paris, villes (i\\iliséos modernes, le permettent à tous leurs habitants c,,n*Pe quelques billets de banque, 11 ^uada, le mal n\u2019est pas très grand jusqu\u2019ici, grâce 1 opération des deux clergés dominants; catholique et \u2018\u2022\u2018\u2019tant, qui poursuivent simultanément une lutte aohar-°piaiâtre, contre ce fléau, destructeur des sociétés les nueux constituées, aussi néfaste que la guerre, la peste ou ¦l - onine.Quelques provinces seulement, trois peut-être I ^ '' 'nvesties du pouvoir de trancher le noeud conjugal-\t* oat, et nous parlons1 ici de la Haute-Chambre fédé- 1 1 se,ùl être saisi des demandes de divorce prove-,tr* de toutes les autres provinces du Dominion-S(iniaijs les magistrats qui siègent sur les chaises curules (.j j.1 s assez sévères?disposent-ils assez solennellement extraordinaire qui leur est confiée en la ma-\u2019 \u2022 nous semble que non.la dernière session, nous pouvons dire sans ^ ( 'ngner de la vérité, que près de cent divorces fu-pPovinCC°r-^S ^ai* seTnaine- ^ qui?A des citoyens de la C\u2019est^\ten majeure partie, fort heureusement.lI!t;,,n\ty eut plus de cinq demandes de disso- I] y.a ,e mariage émis par de nos compatriotes québécois.fre n\u2019 *U ^an e* l\u2019avenlr n\u2019est pas trop sombre si ce ohif-^ est pas majoré.toutes j 0am^*en l\u2019exemple des Etats-Unis et de presque jà l\u2019a^3.con^rées de l\u2019Eurepe peut nous être funeste! Dé-epicanLsnie, le Yankisme, en s\u2019infiltrant sournoise- ment dans nos bons foyers, par le cinéma, le magazine, les journaux^ sont responsables de la diminution effrayante des familles nombreuses.Nos femmes, dans les villes, n\u2019ont plus d\u2019enfants et comprennent de moins en moins, si elles deviennent mères, leurs devoirs et leurs responsabilités dont elles auront à rendre compte devant Dieu et devant la Patrie.Mais que l\u2019état de santé morale de notre province est bon, si on le compare à celui des vieilles contrées de l\u2019Europe et de la jeune Amérique! Ijù) c\u2019est une orgie de divorces.On se marie, on s\u2019abandonne comme on fait la chose la plus banale du monde.Chez les artistes, par exemple, il n\u2019est question que de cela et de millionnaires et d\u2019idoles du cinéma qui paient des pensions alimentaires jusqu\u2019à cinq, six et sept femmes, ou plutôt ex-femmes, à la fois .En France^ les avocats qui se spécialisent dâns l\u2019art du divorce, annoncent leur étude ou bureau avec autant d\u2019impudeur qu\u2019ici, nos dentistes font la réclame de leurs dentiers à vingt-cinq sous- Mais le pays du divorce par excellence est encore l\u2019Angleterre.la flère et prude Albion.Londres adjuge beaucoup plus d\u2019instances en divorce que la fameuse cité de Reno, aux Etats-Unis.Jamais de mémoire d\u2019homme la presse anglaise n\u2019avait accordé tant d\u2019importance aux causes de divorce.C\u2019est à pleines colonnes que les nouvellistes servent aux bons lecteurs le roman tragique; douloureux ou simplement cocasse de tel ou tel couple qui n\u2019a pu s\u2019entendre et qui demande la définitive séparation de corps- Les juges anglais démarient un couple toutes les sept minutes.C\u2019est le chiffre le plus exact, celui qui correspond le plus à la vérité- Dans un pays d\u2019à peine 50,000.000 d\u2019habitants, deux époux sont séparés juridiquement toutes les sept minutes-C\u2019est effrayant! Le divorce n\u2019y est pas seulement devenu une mode, mais une obsession.Rien de surprenant à cela, puisqu\u2019il y a actuellement sept fois plus de cas de divorce dans toute l\u2019Angleterre, qu\u2019en 1913.Les Etats-Unis ne sont plus de taille à rivaliser avec le Royaume-Uni.Cette rage du divorce, qui dénote un rabaissement inouï du sens moral dans toutes les classes de la société, alarme le clergé et la magistrature .L\u2019an dernier, dans ce pays, il y eut 3,041 divorces, contre 546 en 1913.Il y en eut 73,000 en dix ans aux Etats-Unis Peut-être devons-.nous conclure que les milliers de mariages contractés hâtivement pendant la guerre, en Angleterre surtout, par des soldats permissionnaires, ont contribué à diminuer le prestige de cette institution divine- Jean LIMOGES- LE SAMEDI Vol, 33, No 12, Montréal, 27 août lg2l FACES DE REVE PLEURS ET ROSEES Je rêve, et la 'pale rosée, Dans les plaines perle sans bruit, Sur le duvet des fleurs posée Par la main fraîche de la nuit.D'où viennent ces tremblantes gouttes T Il ne pleut pas, le temps est clair.C'est qu'avant de se former, toutes Elles étaient déjà dans l'air.D'où viennent mes pleurs ?Toute flamme, Ce soir, est douce au fond des deux/ C'est que je les avais dans l'âme Avant de les sentir aux yeux.On a dans l'âme wne tendresse Où tremblent toutes les douleurs, Et c'est parfois une caresse Qui trouble et fait germer les pleurs.Sully-Prud\u2019homme.,LA FlNANgP, CHEZ LE MEDECIN r'\t' ; ' \u2022\t¦;\t\u2022\u2022 \u2022 v\t, \u2018\t\u2022\u2022 \u2022 Le médecin.\u2014 Voire estomac est beaucoup mieux maintenant?Le client.\u2014 Oui, mais c\u2019est mon coeur qui ne va plus depuis que j\u2019ai reçu votre facture.UN BON GARÇON Elle.\u2014 Tu es l\u2019homme le plus paresseux que je connaisse.Lui.\u2014 Mais je fais travailler les autres.Elle.\u2014 Gomment cela?Lui.\u2014 En les faisant venir souvent pour \u201ccollecter\u201d l\u2019argent que je leur dois.CHAUVE, SOURIS H La blonde.et la belle-mère, CEUX QUI S\u2019AMUSENT % \u2014 Dites donc, vous trouva ça intéressant cette soirée 11 avec tous Us idiots qu\u2019il y a ici?\u2014 Ben non ! Bas le moins do monde ! \u2014 Si on s\u2019en allait?\u2014 Je voudrais bien mais j\u2019suis pas capable, moi, j\u2019suis le maître de la maison__ EN VILLEGIATURE 1.\u201cOui, ma chère, tous les cheveux que nous avoirs sur la tête sont comptés et.Le journaliste.\u2014 Y a-t-il quelques légendes sur ce village?Le monsieur.\u2014 Oui, monsieur, on prétend que l\u2019hôtel que nous habitons était très bien tenu autrefois. Montréal, 27 août 1921 LE SAMEDI 5 $3, So 12» ^IPSsE 8 ftliftr sans CONCLUSION !.\u2018ivro«rn:¦ fati* « pri* to brosse à cheveux au Voit du miroir).s sti, /li\", j'ai besoin, /ûc, de me faire la barbe.PAS LA PEINE Edmond.\u2014 Comment, vous sortez rupluie, par un temps pareil, vous n\u2019avez s l\u2019air de vous occuper du temps.Yvon.\u2014 A quoi bon, le temps ne s\u2019occupe - de moi, nous nous mêlons tous les deux nos affaires.* * * Le bavardage est une propriété de la fem-e sur laquelle les hommes chassent souvent.UNE FILLE SOLIDE Vu nptto\tt\t__ til|0 0 '-\t.0 u\u2018 >t pas gentil d\u2019csi*ayer d\u2019e vrtài-r _!__\\re,s U3a:i:\u2018s embarrassées.Unif-ttp\tv°Ire baquet il terre, oi-5\tj;\u2019 L mets à terre, vous pouve eussirez pas ù m'embrasser.L\u2019ETERNEL FEMININ mm Gaston.\u2014 On ne peut jamais comprendre certaines femmes.Armand.\u2014 Non, jusqu\u2019au moment où on les a épousées.PETITE QUERELLE Madame.\u2014 Aucun homme peut comprendre une femme.Monsieur.\u2014 Les célibataires le peuvent ; c\u2019est la raison pour laquelle ils sont célibataires.LE CHATIMENT Gabrielle.\u2014 Quel est le châtiment réservé à l\u2019homme qui a deux femmes?Charles.\u2014 Ce monstre a deux belles-mères.DECLASSE Gabrielle.\u2014 Je crois qu\u2019ils sont très mal mariés.Lucette.\u2014 Oh, mais pas du tout, il n\u2019a pas assez d'argent pour la rendre malheureuse.LA RAISON Pierrette.\u2014 Comment se fait-il que tous les bons garçons sont mariés?Adrien.\u2014 C\u2019est parce qu\u2019ils ont été attrapés jeunes et domptés- LA CHOSE IMPORTANTE Le patron.\u2014 Monsieur Leblanc m\u2019écrit que vous l\u2019avez insulté.Le collecteur.\u2014 Je vais vous dire ce qui est arrivé.Le patron.\u2014 Avant tout, a-t-il payé son compte?Monsieur Leblanc m\u2019écrit que vous l\u2019avez insulté.m .-, ¦\":r~£r fgi|§ï|| LA VIE\tLE RENDEZ-VOUS Juliette.\u2014 Je pense que mon mari s\u2019amuse avec des jeunes filles.La maman.\u2014 Tu aurais dû savoir avant de te marier que le mariage est une loterie.Juliette.\u2014 Je le savais mais je ne croyais pas que personne partagerait mon billet.LA LUNE DE MIEL Monsieur.\u2014 Je viens de recevoir un télégramme de notre fille.Elle nous dit qu\u2019elle est très heureuse et qu\u2019elle pense constamment à nous.Madame.\u2014 Il lui a déjà montré à mentir.Adolphe.\u2014 C\u2019est une très jolie femme qui attend sur le coin.Narcisse.\u2014 Oui, très jolie.Adolphe.\u2014 Elle a l\u2019air d\u2019attendre quelqu\u2019un.Narcisse.\u2014 Oui, probablement son mari.Adolphe.\u2014- Oh, non, sans cela, ce serait le mari qui attendrait.LES GENS CHICS Yvonne.\u2014 Et son mari est si avare q.ue cela?Albertine.\u2014 Je te crois, il no veut même pas que sa femme fasse imprimer les initiales de Fido sur ses biscuits de chien! 6 Lt SAMEDI 1.Alfred et Lucile faisaient une promenade en chaloupe sur le lac lorsqu\u2019Edimond les découvrit.Il jura de se venger d\u2019eux.4.Alfred boucha l\u2019ouverture avec -le manche de son aviron, c\u2019est alors , pois avec leurs sarbacanes à Rosette.LES AMOUREUX DE LUCIDE 2.Il nagea sous la chaloupe et là, à l\u2019aide d\u2019un virebreq-uin il fit un trou dans lie fond de la chaloupe.5.les pieds d\u2019Edmond.Il poussa violemment sut son aviron et écrasa Edmond au fond de l\u2019eau.LES PATRONS 0 o f's ttta rz T XT' PADnA\\T\\TTl?P Le monsieur.\u2014 Pourriez-vous me rapièce ter ces chaussures?Le cordonnier.\u2014 Je ne sais pas.Laissez-les moi, je vais voir ce que je puis faire avec, les lacets semblent encore bons.CHEZ LE MARCHAND DE POISSON \u2014 Il sent fort votre poisson.\u2014 Au prix où je vous le vends, je ne puis par le parfumer à la rose.L\u2019ESPIEGLE ROSETTE J.Allcz-vous-on.Vous ne voyez pas que je ti va lie\u201d dit Rosette aux trois petits garçons s la clôture.(ï.OwA.0 b.^.ene-e.pit,, a ,-,a fourche dans le boyau d'arrosage avec le résultat.1111 ( /mi.a fourche dans le boyau d ur YoL 33, 3Üo 12, Montréal, 27 ^ 1921 3.Jugez de la stupeur des amoureux en voynnt l\u2019eau jaillir dans la chaloupe.(J.Après quoi, il le retira de sa fâcheuse position pour le rejeter de nouveau dans le lac UN PH LM LE THE mm \u2014 D\u2019où venez-vous?\u2014 J\u2019arrive du Mexique où j\u2019ai été prendre six rouleaux de films.\u2014 Mais vous n\u2019avez pas d\u2019acteurs?\u2014 Non, j\u2019ai acheté les droits de filin de la dernière révolution.MEME EFFET L\u2019étranger.\u2014- Vous avez eu un ouragan dans votre village?Le fermier.\u2014 Non, j\u2019ai loué ma maison à une compagnie de vues animées pour faire un drame en cinq rouleaux et ils ont laissé ma maison dans cet état.SACRILEGE La maman.\u2014 Ma fille, tu n\u2019as pas de coeur, je t\u2019emmène au théâtre et tu croques des pastilles de menthe pendant la grande scène d\u2019amour.Vraiment, c est à désespérer de loi! 4.que nos trois galopins reçurent c f\\\\v que nos trois galopins reçureat i feçou dont ils se souviendront longtemps. Ti J* So u, Montréal, 27 Mât 1921 LE SAMEDI L'AVARICE DE BLT7M Fitiui est riche.Bkim n\u2019est pas prêteur.Isaac est pauvre.Isaac est emprunteur.Isaac rencontre Btam et ini dit : __Préte-moi vingt dallais, Blom.__ Vingt toUart.je n\u2019ai pas cette gomme sur moi.__Et à la maison?__Tout le monde va bien, merci.Et Blum se sauve en courant.echos de la lutte dempsey- GARP ENTIER Des boxeur® qui se battent pendant 12 minutes, ce ne sont pas des boxeurs, ce sont des boxminutes- ABSTINENCE George-\u2014Docteur, je suis malade, je ne puis 'rien digérer.Que dois-je faire?L\u2019homme de science\u2014Ne mangez plus- CHEZ LE MEDECIN La jolie cliente\u2014Que faut-il faire contre les jambes croches?Le médecin.\u2014 Portez une robe plus Longue, chère madame LE PERROQUET SAUVEUR Br .ID*! ba !\u201d s\u2019écria Emmamtufsl, \u201cvokd ma (^poees' sur te cou adorable de te.\u201cffiaaf M me8.r®V\u20acS mou premier baiser.\u201d Mais crk- \u201c a***\tcompté sans le perroquet qui ¦ Atteotmn, Evase&jer \"\u2022'iua ^ ^Jf®**»* se leva à temps pour ténébreux * v^ r rvr7 .,^1 ÆrémmMi .-*s» ^T'v/ T^*-'^*3 XF ' « h.-ULL -frti y/ LES RARETES poreux *fn* découvrir des sous datant du temps de l\u2019em-uguste César, on prétend qu\u2019ils sont très vieux.ACQUIESCENCE Si je consens à me laisser embrasser, me pro- Aline.1 meUez-v0Us de Adrien nécessaire.ne jamais plus me le demander?Oui, si vous considérez que ce ne sera pas SIMPLE DEDUCTION La dame.\u2014 Etes-vous réellement aveugle?L\u2019aveugle.\u2014 Oui, madame, de naissance.La dame.\u2014 Alors dites-moi ce que je vous donne présentement?L\u2019aveugle.\u2014 Une pièce de cinq sous, madame.La dame.\u2014 Ah, vous voyez bien que vous n\u2019êtes pas aveugle.L\u2019aveugle.\u2014 Pardonnez-moi, madame, mais je ne reçois jamais plus de cinq sous des personnes de votre catégorie. 10 LE SAMEDI 1921 NOUVELLE HUMORISTIQUE && ©®mp&gm® M©âtf@r ©S ©e quittèrent en se promettant de se revoir- Leur rapide entretien leur avait permis de se juger mutuellement, ils s\u2019étaient déjia heurté sur quelques petites questions mais leur situation à peu près sembalble tendait à les rapprocher.Nouveaux venus' tous deux dans la petite ville, ils n\u2019avaient pas encore eu le temps de faire de nombreuses connaissances et ils avaient cédé, vis-à-vis l\u2019un de l'autre, à ce besoin d\u2019épanchement qui est dans le coeur de tout homme sorti de son milieu habituel- Ils avaient, avons-nous dit, chacun un petit capital et ils avaient presque convenu déjà de s\u2019associer pour \u201cpartir\u201d un commerce quelconque leur permettant de vivre plus à leur aise.Les jours suivants, fis se revirent, commencèrent à se ehi-caner un peu.se quittèrent néanmoins à chaque fois bons amis puis convinrent définitivement d\u2019exploiter en commun l\u2019élevage des poules et le commerce des oeufs .Les plans de l'installation forent rapidement établis et, - dissons-le, pas mal conçus du tout.De beaux poulaillers bien aérés furent construits dans un vaste enclos et peu- plés avec les meilleures races de pondeuses.L\u2019idée n é t pas bête, au prix où se vendent les oeufs.Tout alla bien pendant quelque temps; les bénéfice appréciables encaissés adoucissaient un peu le caractère bar-* gnaux de Gédéon et Nestor jubilait devant les succulente* omelettes qu\u2019il s\u2019administrait dans la bedaine grâce a * colonie emplumée qu\u2019il soignait avec amour-Il engraissait à vue d\u2019oeil- Les deux associés étaient secondés dans leur entrepris* fwr deux aides dévoués et qu\u2019il est temps de présenta- ici-Nestor avait un fils5 grand garçon bien déeouplé, to ar®î^c^e de même, tu vas te décoller l\u2019menton! la ,]> * ' * \u2022 k°n- .bon.clama Gédéon d\u2019une voix que colère étranglait- in jurent 36 reoil®iblLr un instant, chercher une grosse 4,1 w?* m ^OPaser b®11 adversaire, il fit deux pas en de Nestor'urieus^ent son pinceau et beugla sous le nez -Eh?,.^Pos pot à tabac! Puis il s\u2019en alla, frémissant de rage, les deux mains dans les péchés, à grande© enjambées raides en faisant claquer ses talons.Ça y était! La guerre était déclarée entre les deux associés- Le coléreux Gédéon et le rancunier Nestor ne se pardonneraient certainement pas leur attitude mutuelle et ce fut naturellement les deux jeunes1 amoureux qui en subi-ren les conséquences et attrapèrent les éclaboussures.Gédéon défendit à sa fille de s\u2019occuper dorénavant de la basse-cour et de revoir Paul.De son côté, Nestor fit exactement la même défense à son fils.Qui en souffrit?Les amoureux, cela va sans dire, mais les poules encore bien plus.Gédéon engagea une servante pour s\u2019occuper des volailles, Nestor la mit 4 la porte le lendemain et il retint les services d\u2019une autre.Cette dernière subit le même sort que la précédente, Gédéon la renvoya le jour même.Il fallait pourtant nourrir lets' poules, nettoyer leurs abris, lever les oeufs, les deux hommes durent s\u2019en occuper eux-mêmes ce qui leur fournit une nouvelle occasion de dispute qui dégénéra en véritable combat, non pas à coups de poing mais à coups d\u2019oeufs.En dix minutes le sol de l\u2019enclos était tacheté d\u2019une infinité de petite© mares jaunes et de coquilles brisées, labar-be en collier de Nestor était toute gluante et Gédéon avait failli être étouffé par un projectile qui était venu s\u2019écraser en plein dans sa bouche alors qu\u2019il l\u2019ouvrait pour lâcher une de ses insultes favorites- L\u2019assooiaMon n\u2019était désormais plus possible.Quand le combat fut terminé, le>s deux hommes s\u2019en rendirent compte et, pour la première fois depuis plusieurs jours, tombèrent entièrement d\u2019accord- Il fallait liquides, vendre.Ge ne fut pas long, l\u2019industrie était prospère, elle trouva rapidement un acquéreur au prix coquet de vingt mille dollars- Nestor et Gédéon en avaient placé chacun deux mille dans l\u2019entreprise, c\u2019était donc dix mille qu\u2019ils avaient à retirer l\u2019un et l\u2019autre.La chose était toute simple et n\u2019aurait pas dû soulever la moindre difficulté, c\u2019est sans doute pour cela qu\u2019elle fut l\u2019objet de la pire discussion entre les deux hommes.Gédéon prétendait déduire à son ex-associé le prix des savoureuses omelettes qu\u2019il avait englouties au détriment de la Société; l\u2019autre s\u2019obsinait à dire qu\u2019il en avait remboursé et bien au-delà la valeur par son travail personnel que par celui de son garçon.Et la chioane recommença.L\u2019acheteur, impassible tout d\u2019abord, donna bien vite des signes d\u2019énervement mais il trouva le moyen, sinon de les mettre d\u2019accord, du monte de les mettre dehors et de s\u2019installer à leur place en toute propriété, _ c\u2019est-à-dire après avoir payé intégralement le prix de son acquisition- \u2014C\u2019est vingt mille piastres que je vous dois?demanda-t-il.\u2014J\u2019en veux douze mille pour moi, réclama Gédéon et huit mille pour l\u2019autre là, il a bien mangé pour deux mille piastres d\u2019omelettes! __.Canaille! voleur! bandit! éructa l\u2019autre- \u2014Calmez-vous, reprit l\u2019acheteur.Et il sortit un carnet de chèques, le remplit pour le montant convenu, payable à la Société Gédéon-Nestor, le posa bien en évidence sur la table et leur dit: __Arrangez-vous avec çà, mes bons amis, moi me voilà quitte envers vous, je ne vous dois plus rien.En conséquence.videz-moi les lieux et au trot, je suis chez moi maintenant- - xi n\u2019y avait rien à répliquer, il n\u2019y avait qu\u2019à filer mais la difficulté du partage existait toujour©.Aussi prom-pte l\u2019un que l\u2019autre, les deux ex-associés 12 IE SAMEDr r- avaient posé une main sup le rectangle de pa/pier, chacun le tenait par un bout et ne voulait pas le lâcher.L\u2019acheteur les poussa dehors et ils se trouvèrent sur la rue, mieux rivés l\u2019un à l\u2019autre par le chèque que deux prisonniers par leurs menottes- Pendant deux minutes ils se regardèrent en chiens de faïence puis ils voulurent se faire lâcher prise.Ils tirèrent, doucement d\u2019abord, puis un peu plus fert et enfin à la suite d\u2019un effort trop brusque ils se trouvèrent, comme deux imbéciles, avec chacun une moitié du chèque dans la main.\u2014Nous voilà bien avancés! cria Gédéon; c\u2019est ta faute, animal.Il faut recoller ça! \u2014Jamais de la vie! répliqua l\u2019entêté Nestor, arrange-toi à ton idée, t\u2019as ton morceau, j\u2019ai le mien, bonsoir! Tout obstiné qu\u2019il fût, il savait bien que son fragment, seul, n\u2019avait aucune valeur mais il n\u2019était pas fâché de jouer un sale tour à son adversaire; il espérait bien que, le lendemain ou les jours suivants, celui-ci ne manquerait pas de venir le trouver pour lui proposer un arrangement.Il attendit longtemps, deux jours, huit jours, un mois et ne vit rien venir.Il se gratta l\u2019oreille, hésita, puis se décida à faire un tour du côté de la maison où demeurait maintenant son ex-aisisocié ; il ne le vit pas.mais il apprit qu\u2019il demeurait seul maintenant, sa fille étant partie à la ville voisine où elle avait trouvé un emploi.La pauvre Madeleine, désespérée de voir comment allaient les choses, avait supplié son père de faire la paix avec Nestor et de lui permettre d\u2019épouser Paul mais elle s\u2019était heurtée à un refus rageur.Elle avait insisté, menaçant de s\u2019en aller et alors Gédéon lui avait dit en ricanant: \u2014-Epouse-le donc, ton morveux de Paul, que veux-tu que ça me fasse! Tiens, la preuve, c\u2019est que je te donne de quoi te mon 1er en ménage, voilà mon cadeau de noces et il lui avait jeté le lambeau de chèque, morceau de papier sans nulle valeur désormais- La fille l\u2019avait ramassé machinalement et mis dans sa poche.Le lendemain elle était à la ville voisine, employée dans un magasin et pensait, le coeur gros, à son amour défunt.Eh!- Bonjour donc Z\u2019aliez pas mourir de faim avec tout ça! Quant à Gédéon, il ne décolérait plus un instant et il songeait plus' à sa moitié de chèque, donnée ironiquem °! à sa fille et qu\u2019il croyait jetée aux ordures- Quinze jours encore se passèrent et, à la fin, une soq^ d\u2019armistice fut conclu entre les deux anciens associés.NY tor était maintenant de bonne compoeition et consentait à un partage égal suit dix mille piastres pour chacun-\u2014Fallait me dire ça plus tôt! se lamenta Gédéon, il y a longtemps que j\u2019ai jeté mon morceau de chèque inutile*! Nestor fut atterré II rentra chez lui très peu fier et conta la chose à son garçon puis il prit à son tour sa moitié de chèque et voulut la jeter au feu.Paul la rattrapa au vol \u2014Donne-le moi?demanda-t-il.\u2014'Pour ce que ça vaut maintenant, grogna l\u2019autre tu peux bien le garder si tu veux- \u2014Ça sera un souvenir, expliqua Paul.Au fond, il avait la vague espérance que, peut-être l\u2019acheteur, mis au courant des choses, reprendrait ce fragment inutile et consentirait à faire un autre chèque-Le raisonnement était assez juste; les choses pourtant devaient tourner autrement.Quand Paul sut que Madeleine était à la ville voisine, il ne tint plus en place et laissant de côté toute autre préoccupation, il fila la rejoindre.11 voulait la revoir, ne fût-ce que cinq minutes- Il la revit.Dire la joie des deux amoureux est chose aussi compréhensible qu\u2019inutile et immédiatement ils prirent une grande décision: ils se marieraient.Que les pères ne soient pas d\u2019accord, cela n\u2019empêche pas les enfants de s\u2019aimer! Ils se procurèrent les1 papiers nécessaires, activèrent les formalités et huit jours plus tard le mariage avait lieu-Il y avait pourtant une ombre à leur bonheur: l\u2019absence des deux papas, ils en parlèrent longuement, se promirent de les réconcilier et finalement, Madeleine en vint à la scène de son départ quand, par une dernière moquerie son père lui avait donné la moitié du chèque déchiré dans la dispute.\u2014Hein! dit Paul, tu l\u2019as cette moitié?\u2014Mais oui, je l\u2019ai conservée quoique cela né vaille rien-\u2014Donne voir?Madeleine chercha le papier et le trouva bien vite; pendant ce temps, Paul avait sorti de son portefeuille le fragment qu\u2019il possédait lui-même.Triomphant, il le rapprocha de l\u2019autre, les deux moitiés s\u2019unissaient parfaitement-Ils en eurent vite l\u2019emploi.L\u2019acheteur qui avait fait acquisition de la \u201cferme des poules\u201d avait fini par s\u2019apercevoir que c\u2019était trop de trouble pour lui et il cherchait a son tour à vendre.Paul le sut et alla lui proposer Je marché qui fut copclu séance tenante au même prix que la première fois.L\u2019homme reprit ses deux morceaux de cheque, remit en échange les titres de propriété bien en règle et partit par le premier train.Le même soir, Nestor et Gédéon recevaient chacun un mot les convoquant à la ferme d\u2019élevage.Intrigués, ilsb \u2022' rendirent.pour y voir les nouveaux propriétaires, et Madeleine et apprendre comment étaient arrivés à c-but.\u2014Nous avons besoin de quelqu\u2019un avec nous, aJouU* Paul, si cela vous1 plaît, vous serez ici tous deux chez vom avec nous, mais à une condition: mettez sous le Pie^ vieilles rancunes et laissez les chicanes à tout janni ' côté.Il y a déjà deux ans de cela.La ferme d\u2019élevage est P * prospère que jamais; Paul et Madeleine s\u2019adorent; qlian ^ Nestor et Gédéon ce sont les meilleurs amis du monde e s\u2019ils se chicanent encore un peu.c\u2019est pour savoir leq des deux aime mieux le petit Jacques, leur petit-fiL Q vient d\u2019avoir sa première dent. * Av : : mm À |£>C- ¦.msw?mm* n n fJ ¦Æ.\u2022 ¦'\u2022fi .w> v 12, Montréal, 27 août 1921 LE SAMEDI Reviens A fa maison prendre la place que tu \u2022l'aurais pas dû quitter!\u201d Et ouvrant 'les bras, il .tr- i-ruit cordialornent son frère.Des larmes de joie r,-niaient dans ses yeux.Emu, Gaston n\u2019offrit qu\u2019une molle resistance et finit par se laisser entraîner.Chemin faisant, André raconta A.son compagnon I s événements survenus depuis leur séparation.T.ait d\u2019abord privé de la moitié de ses capitaux, la 1 a noue avait été à deux doigts de sa perte.Dans (vit,, situation désespérée, le financier avait eu recours A l'empereur -lui-même qui.après ton généreux pardon, puis-je encore être nn I>.r suJet sortant de cet intsitut et d uu .-q71 diplôme c]e capac\u2019té, ainsi que UiiCa,t de bonne conduite, était assuré de trouver partout un emploi pour ses bras et son intelligence.Au surplus, la maison se chargeait souvent de placer ses meilleurs pensionnaires .Malheureusement, à l\u2019époque dont nous parlons, cette fondation si éminemment humanitaire avait subi le sort commun à toutes les entreprises généreuses.Faute de capital rémunérateur, elle périclitait.Son fondateur était mort depuis quelques années.Celui qui avait pris sa succession manquait d'esprit de conduite comme de toute moralité.Là où il n'aurait dû voir qu'une fondation de pure bienfaisance il ne voyait qu\u2019une entreprise commerciale.Mauva\u2019se affaire au demeurant.Au commencement de l'année 187G, les dettes de l'Institut s\u2019étaient accumulées et la fermeture de l'établissement devenait imminente.Toutefois, son directeur actuel, un M.Ernest Dupont, luttait avec énergie contre la catastrophe menaçante.Il avait même adressé une requête au conseil municipal du Havre, demandant une subvent\u2019on qu'il réclamait au nom de la belle tenue comme de la haute moralité de son ins-tituton.Mais malgré ses prétentions à l\u2019humanité, ce M.Dupont n\u2019était qu'un homme égoïste», à l'âme sèche et dure.La cloche venait de sonner l\u2019heure de la récréation.Pareils à de jeunes poulains échappés, la bande turbulente des écoliers se rua dans la grande cour sablée réservée à leurs ébats.Un joyeux tumulte, un allègre brouhaha de voix enfantines.Finis pour le moment, le souci des fastidieuses leçons, de devoirs plus fastidieux encore, le silence obligatoire.Bientôt les parties de barres, les courses, les sauts de mouton s'engagèrent, tandis que l\u2019air retentissait des voix, dés cris, des rires, toutes manifestations de l\u2019exubérance naturelle à cet âge, et que même l\u2019accablante chaleur d'une journée d'été ne pouvait abattre.Un seul, toutefois, dans ce petit monde de gamins, ne partageait pas l\u2019entraînante animat\u2019\u2019on de ses camarades.C\u2019était celui-ci, un garçonnet d'environ dix ans, grand pour son âge et bien proportionné.Il avait le visage rond, surmonté de cheveux châtains, bouclés naturellement, de grands yeux bruns très vifs, des traits irréguliers, mais jolis, une physionomie ouverte qui semblait faite pour exprimer la franchise, l\u2019intelligence et toute l'insouciante gaieté de l'enfance.Mais aujourd\u2019hui, elle impress\u2019onnait péniblement, tant elle était eu désaccord ai ec Page du gamin.- Son front large et bombé se contractait sous le poids trop lourd d une accablante préoccupation, ses lèvres se serraient en un pli résolu, comme pour réprimer des sanglots prêts à éclater.Ses yeux surtout avaient un regard de honte, d\u2019épouvante, de douleur effarée qui fa sait mal à voir.Il jeta un coup d\u2019œil anxieux, presque craintif autour de lui.Puis, comme aucun de ses camarades, absorbés par leurs jeux, ne faisait attention à lui, il s'éloigna d\u2019enx et se dirigea à pas rapides et furtifs vers l\u2019extrémité de la cour.Là, un vieux pommier rabougri et desséché -par les hivers élevait ses rameaux tordus, veufs depuis longtemps de fruits et de feuillage.Alors le gamin se laissa choir au pied de l'arbre et poussa un soupir moitié d'angoisse, moitié de satisfaction.Seul! enfin.! Personne pour l'interroger, l'épier, le rallier.Il porta ses poings crispés à ses yeux et, courbant le front, donna libre cours au chagrin qui le dévorait.Oli! comme il souffrait le pauvre enfant! Des sanglots meurtrissants soulevaient sa frêle poitrne, des torrents de larmes ruisselaient sur ses vêtements, des cris inarticulés s'échappa\u2019en t de ses lèvres.Toute une tempête de désolation le bouleversait.Ce no pouvait être un de ces puérils nuages qui traversent un instant le ciel rose de l\u2019enfance pour s\u2019évaporer sous les rayons du soleil, punition de quelque méfait, querelle avec un camarade, perte d\u2019un jouet.Non : c\u2019était l\u2019explosion d\u2019un de ces désespoirs âpres, farouches, sans bornes, qui ravagent l\u2019âme et laissent des traoes pour la vie.Une douleun d\u2019enfant! qui peut en mesurer l\u2019étendue, en sonder la profondeur.Si cet âge aisément s\u2019abandonne à des transports de joie que l\u2019adulte, assagi par l'expérience, ne peut plus ressentir, il s\u2019affole d'autant plus, hélas, au toucher du malheur et sous le coup de l'injustice.L\u2019injustice surtout l\u2019irrite, l\u2019étonne, le révolte, l\u2019exaspère.Aussi ceux-là qui ont souffert trop jeunes, demeurent tristes pour le reste de leurs jours.Ils gardent sur leurs traits les marques ineffaçables des épreuves endurées à l'aube de leur vie.Et, tout en pleurant, le pauvre petit roulait confusément dans son cerveau de lamentables peinées.Que lui était-il donc advenu pour bouleverser ainsi toute la paix de son existence.Quel vent de malheur avait passé sur sa tête ?Quoi, lui Jacques Daubray, l'élève modèle, comme on l'appelait naguère encore, le favori des maîtres et des écol\u2019ers, le premier de sa classe, le bout-en-train dés récréations, était devenu aujourd'hui le paria de son collège.Pourquoi ?Parce qu'il portait désormais un nom déshonoré et flétri, parce qu\u2019il était le fils d\u2019un crim\u2019nel.Le fils d'un criminel ! Quoi, Fabien Daubray, l\u2019honnête homme, estimé de tous, avait commis un forfait qui entraîne la mort ! Etait-ce tpossible.Le fils d\u2019un criminel! Non?non, de toute sa native droiture Jacques se révoltait contre une aussi mons-trmeuse accusation.Et pourtant tel était le désarroi que cette grande détresse morale amenait chez l'en-1 18 LE SAMEDI fkat que tocsB les ressorts de son âme m étaient ébraaiéa Il oommençak à perdre sa confiance en son propre pêne et allait jusqu\u2019à docsfcar de lui! One eeote image, dans le chaos obscur de son esprit, resplendissait lumineuse, sereine, immaculée.\u2014«Mère ! balbutia Jacques, entre deux sao-jgjbts, mère! oh! mère chériei Et dans ce cri insfcmctii s\u2019exhalait tout un monde de regrets éperdus.Que ne ponvaii-â poser son front brûkust sur l\u2019épaule maternelle, entendre les accents de cette voix qui saurait sans doute endormir sa souffrance, chasser ses terreurs ! Un petit garçon, cependant, s'était approché du malheureux enfant.Il le regarda un instant en silence, puis m penchant vers lui : \u2014^Jacques! oh! Jacques! criât-il.\u2014Laisse-moi ! sanglota Jacques sans relaver la tête.\t^ \u2014Non! non ! Voyons Jacques, c\u2019est moi ton vieux Jearmot, ton ami.Et le nouveau venu, un blond in du même âge que Jacques, mais plus chétif et l'air souffreteux et malingre, s\u2019efforçait d\u2019écarter ke mains que l'autre tenait «soldées à ses paupières.Jacques voulut résister, mais, affaibli sans «Joute par la crise qu\u2019il venait de subir, il dut céder et découvrit son petit visage rougi et mondé de larmes, ses yeux noyés et gonflés die pleura, sa bouche tremblante.\u2014Tu es donc bien malheureux ?demanda Jeannot avec commisération.Pour toute réponse, celui-ci éclate en nouveaux sanglots.D\u2019un mouvement affectueux, Jeannot passa son bras autour du cou de Jacques.\u2014Allons, ne pleure plus; causons, dit-il.Tu sais que depuis le jour où tu as si courageusement pris mon parti contre ce grand lâche de Jules Brignon, je t\u2019ai juré que ce serait entre nous à la vie et à la mort! Dis-moi, quelle preuve d\u2019amitié puis-je te donner en ce moment ?Jacques essuya ses yeux, et «Pane voix encore haletante répondit : \u2014Jure-moi que, toi du moins, tu ne crois pas que mon père soit criminel.Et fl fixa sur son ami un regard poignant de supplication et d'axiété.-\u2014Je te le jure! s\u2019exclama Jeannot avec chaleur.Tu sais que i*an dernier j\u2019avais apporté en cachette un volume des \u201c Causes célèbres Avec quel intérêt fai ki ce livre! et m* foi, j\u2019ai appris îà-dedans bien des Choses! Ah! tu ne peux te figurer combien d'innocents ont été faussement aocusés.Et puis, vois-tu, ajouta-t-il gravement, toi tu es trop bon pour que ton père ne soit pas un honnête homme.Cette naïve mais logique assertion amena un sourire sut les lèvres de Jacques.Mais ce ne fut qu\u2019un éclair; «reprenant presque aussitôt «m air découragé : \u2014(Pourtant, fit-il, si tout le monde cnâft fue mon père est coupable et si les jugea il condamnent.\u2014Non, non! interrompit vivement Jet» ^«totteafra&k.v / -Toi-même tu viens de dire que beaucoup d\u2019innocente ont été injustement eau-damnés.Ah! pouzatrivit Jacques en s\u2019exaltant, si pareil malheur m\u2019arrivait», eh bien, je consacrerais ma vie entière à démontrer son innocence! \u2014Et moi, je t'aiderai de toutes mes force*! s\u2019écria Jeannot \u2014Oui, noos chercherons ensemble, nous travaillerons pour découvrir la vérité.Pense queflle joie sera k nôtre quand nos* tiendrons la preuve que ton père est innocent du crime dont on l'accuse ! Un peu réconforté par ces paroles, Jao-q®es serra k main «Je son ami.\u2014Merci, Jeannot, dit-il avec effusion } merci, tu es un brave cœur., Tu as raison de k dire, c\u2019est entre nous à la mort.A ce moment les cris comme les rires de* écoliers se rapprochèrent.La «partie de barres engagée dans k cour s\u2019allongeait et les joueurs élargissaient le champ de leurs ébats.*\u2014Campagne! campagne! criaient-ils.Et toujours courant, ils étaient arrivé* près du pommier.Soudain l\u2019un des élèves que poursuivait un camarade s'arrêta net devant Jacques.C\u2019était un grand garçon de quatorze an*, fortement musclé et râblé, au torse de taureau, «un visage dur, à l'air méchant.En apercevant les deux amis, il vint se camper devant eux, et très agressif, se mit à ricaner : \u2014Ah! ah! Jean Lacroix et Daubnay! de quoi parlent-ile, les deux copains ?Il tira de sa poche un journal et le déplia.Puis avec de grands gestes, appelant les autres écoliers : \u2014Venez donc, vous autres! voilà qui va vous faire rigoler! Et à haute voix, il se mit à Ere : u On nous écrit «te Rouen que le rôle de* assises est très chargé.\u201c La grosse affaire de cette session est certainement le crime de Valmont \u201c L'assassin, Fabien Daabray».\u201d Il ne put achever.D\u2019un bon, Jacques s'était jeté sut lui.D\u2019une main lui arrachant le journal, de ftautne lui envoyant un coup de poing : \u2014Tiens, hurla-t-il, voilà pour toi, menteur, gredin, fripon ! L\u2019autre \u2014 c\u2019était Jules Bignon \u2014 «riposta par un vigoureux coup de pied.Exaspéré par la douteur, Jacques s'élança «Je nouveau sur Bignon.Ce fut aussi le signal d\u2019un furieux combat.Les deux garçons se ruèrent l\u2019un sur l\u2019antre, jouant des mains, des pieds, des dent*, des ongles.Au bruit de la rixe, tous (tes écoliers étaient accourus et faisaient cercle autour des combattants.Ce fut bientôt des vociférations, des hurlements, qu\u2019entrecoupaient des bravos et de* apphnxfisSepnenéa.Toute la férocité native de l'enfance a* donnait libre cours au spectacle de cette sauvage mêlée.\u2014B-nrvo ! Bignon casse-toi la mâchoteal coupe-toi k sifflet! VA 83, Be 12, Montréal, Z7j^f ^ \u2014Bien tapé EteiAray! un coup ¦ dans te ventre et flanque-le par terre ' ^** Beaucoup plus grand que son advert Bignon avait beau jeu.Aussi frappat-il à tour de bras.Mais, les forces centuplées p&T ja fu qui 1e possédait, Jacques ne sentait p&, coups pteuvaot era- sa tête, sur ses épaojJ «tr son cou, et luttait avec rage.Le sang coukit de son front déchiré, de * bouche comme «Je ses narines.Un violent coup de pied en pleine poitrim itevait jeté sur le sable.Mais, rebondissant fl s\u2019était rué su-: son adversaire pour lui lancer en plein ventre u» terrible coup de tête.Sous te choc, Bignon avait trébuché, et à son tour sétait effondré par terre.L'enthousiasme des spectateurs tenait da délire.^ Us criaient, ils rugissaent, ills trim, gn&ient.\u2014Hardi! hardi! Jacques, cependant, s'était courbé sur Bignon, et l'étreignait à k gorge : \u2014Demande-moi pardon ! vociféra if-il oo je t\u2019étrangle ! Et telle était k rage, k haine, l\u2019exaüpéra-tion qui étincelaient dans ses yeux qu'on eût pu craindre qu\u2019fl n'exécutât sa menace.Mais à ce moment, une main s'abattit sur l'épaule dte Jacques et le rejeta en arrière.En un clin d'oeil, tous les autres écol en \u2022 se dispersèrent en «courant.C'était M.Ernest Dupont, le direct eu r da l\u2019Institut, qui venait de faire son apparition.Grand, sec, jaune, les traits durs, tes yeux «cachés pa«r des conserves bleues, k bouché mince te maître d® I'étabdissenJent naval rien de sa personne qui inspirât te confiance et fit naître la sympathe.Tout à tour, ii regarda tes deux garçore, puis, d\u2019une voix froide, tente et sans timbre: \u2014Que signifie ce scandale ?demanda-t-il} n\u2019ai-je pas défendu les rixes ?Bignon se releva.Il présentait un lamentable et piteux spectacle avec ses vêtements déchirés et souil éa, ses cheveux en désordre, son visage rouge ei tuméfié, sa bouche sanglante, où manquait k «moitié de deux dents cassées dans k bataiik Quant à Jacques Daubray, très pâle, en «ïépit des bosses et des meurtrissures qui «a marbraient 1a figure, haletant, tout so® corps secoué par un convulsif tremblement les yeux pochés, il semblait à peine pouvoir se tenir debout.Tous les deux demeurèrent silencieux.\u2014Jules Bignon, reprit 1e directeur, alk* réparer le désordre de votre toilette.Puis rendez-vous à l'infirmerie, mon P8-\u2019*\u2019 vue garçon, vous y faire panser.Vous m'attendrez ensuite; je vous appeler tout à l\u2019heure.H avait prononcé cette phrase «u* u® ^ «le soBkntude dont fl était peu coutumier* \u2014Vous, Daubray, suivez-inoi.Nous a'00-à causer ensemble.Il ne fit aucune allusion, aux soins nécessitait Pétai «le Jacques.Pourtant, ^ aussi, et plus encore «pie son adversaire, 4teit ©ouvert de contusions et dkochy®1060* ferai i LE SAMEDI, 19 u 33 ffo 12, Montréal, 27 août 1921 [ Ernest Dupont ne paraissait pas .\"V-rcevoir et Iwff\tP*8 gt?0 ***\" ' ajouter une .parole, à pas lents il se ¦ vers la maison.Et, agité d\u2019un triste a;r^ riment, l\u2019angoisse an cœur, Jacques 1 ni Vif I\tV, irtoment privé de M- Dupont, don-' \\Pu\u2018r je rez-de-càaussée, était composé, de CS : 'h mibres, dont une servait à te, fois de jnet cjjB travail et de bibliothèque.Ca( V^ dans cette dernière pièce qu\u2019ü entra avec Jacques.Vors se carrant dans son fauteuil, eroi-* jçg jambes et faisant remonter ses lu* .((>s sur son front, il dévisagea le malbeu- dot;x enfant.On eût dit d'hm juge en face de son accusé.Enfin, et toujours de sa voix glaciale et pédante à la fois : Mes compliments, Daubray, dit-il, vous me démontrez une fois de plus la vérité de la théorie de l\u2019atavisme.Lenfant, tout ahuri, le regarda ; il ne comprenait pas.Pouvez-vous, reprit l\u2019autre, m\u2019expliquer la -rêne de barbare sauvagerie à laquelle je viens d'assister ?Jacques voulut répondre, mais aucun son m* pouvait sortir de sa gorge contractée.-Parlez, mais pariez donc! insista M.Kmest Dupont.Alor par un violent effort, dominant le tremblement qui l\u2019étouffait, Jacques répon- -Voici, Monseur, Jules Bignon,:\u2014tout le mm.iv peut vous l\u2019attester, \u2014 a été le premier à me provoquer.II\ta insulté mon père et.Le pauvre garçon dut s\u2019interrompre, un sanriot lui montait à la gorge.De quelle manière a-t-il insulté votre I*\u2018!v l demanda, impitoyablement le directeur.Il a lu à haute voix, sanglota Jacques.» Un journal.qui.contenait des mensonges! !)r.mensonges ?répéta M.Dupont sur Un Ion nuancé d\u2019ironie.' ous voulez dire sans doute qu\u2019on y fai-ftut idusion au crime dont votre père est accusé.\t» pouvant parler, Jacques fit de la tête Bn d acquiescement.\u2014Lien, poursuivit l\u2019autre, Bignon a com-ltH\u2018 faute en introduisant dans l\u2019Institut Dn journal.L > règlements sont formels à cet égard, il sera grondé.plus, il a eu tort, grand tort, dten faire ; Dure à haute voix et d\u2019aborder avec ¦me discussion pénible pour votre unour-propre.® fit une pause.^ 1 * d-ardant son regard glacé sur l\u2019enfant interdit : '-'ftans quel état vous avez mis ce mal-Dfeux Bignon.l'éd|ipSll-S r\u20acsPonsal>l® de la santé comme de (vD11 l0n d\u2018es enfants qu\u2019on me confie, forni-ir 'me\tdes plus honorables, 1* Yados'P P,,\u2019^non5 de gros fermiers du Cafl-os< très bien notés dans leur commune* Le père de Jules Bignon est conseiller municipal et son onde conseiller d\u2019arrondissement.Ce n\u2019est pas eux qui jamais ont eu affaire avec la Justice.\u2014Monsieur, dit Jacques, recouvrant enfin l\u2019usage de la parole, je n\u2019ai pas été non pika épargné.Regardez plutôt.Et il lui montrait les contusions qui kri balafraient la face, les yeux, le cou, les mains.\u2014Fort bien, répliqua le directeur, Bignon sera puni de la consigne.Tous ces faits, je le répète, sont répréhensibles.Pourtant ils ne sauraient excuser votre épouvantable dessein devoir voulu le tuer.\u2014Monsieur! s\u2019écria Jacques.\u2014Oh ! ne cherchez pas à nier, dit Paufcre avec une froide sévérté.J\u2019étais là, je vous ai vu, de mes propres yeux vu, terrassant le pauvre Bignon.Je vous ai entendu proférer votre menace, une menace de mort.Ali ! je frém:s quand je songe que j\u2019aurais pu arriver trop tard pour prévenir un malheur.Jacques sursauta.Rêvait-il ?Quoi ! c\u2019était sérieusement, froidement, que M.Dupont l\u2019accusait d\u2019avoir tenté un meurtre.Il semblait oublier 4|ue Jacques avait lutté contre un garçon de quatre ans plus âgé que lui et d\u2019une vigueur bien au-dessrus de la sienne.\u2014Malheureux ! s\u2019écria le directeur, s\u2019animant à froid et avec un trémolo qui sonnait faux, malheureux! Quoi ! après te père, le fils ! Ainsi donc le crime engendre le crime.Toute une monstrueuse 'hérédité criminelle qu\u2019on ne saurait extirper! Assurément, M.le directeur de l\u2019Institut commercial et industriel maritime devait être grand lecteur de romans naturalistes, et se piquer en même temps de physiologie scientifique.Peut-être encore nVüait-oe qu\u2019une simple comédie ?Le petit Jacques n\u2019y comprenait rien; la tête lui tournait.Et cependant, dans ce cerveau enfantin raie faible lueur commençait à luire, répandait, éclairait bien des (points demeurés obscurs et inexplicables.Soudain, T\u2019aveuglante évidence éclata devant lui.H devinait tout maintenant.Depuis quelque temps, l\u2019attachement que M.Ernest Dupont avait paru porter à Jacques s\u2019était transformé en une véritable aversion.H cherchait, sans le trouver, un prétexte pour l'expulser .Mais il ne pouvait reprocher au malheureux enfant aucune négligence dans son travail aucun écart dans sa conduite.Bien plus, 1e prix de la pension, quest km capitale aux yeux de M.le directeur, avait toujours été intégralement payé.Même, dès le mois d\u2019octobre, au commen-cernent de la présente année scolaire, il avait reçu sa rétribution annuelle, soldée d\u2019avance.Donc, aucun motif de ren voi.La rixe (pii venait d\u2019avoir lien loi fournissait un prétexte absurde, mais ptausibte.Il le saisit avec empressement et affecta de voir en Jacques un féroce criminel.Oui, oui, et tout devenait clair maintenant.Le doute, à Jacques avait pu encore m concevoir, loi fut bientôt enlevé.\u2014(Après un pareil scandale, dit M.Do-pont, vous comprendrez vous-même que je ne puis vous garder à l\u2019Institut.Les famütes qui me confient leurs enfants auraient 1© droit de m\u2019adresser les plus graves reproches.Je ne puis exposer phis longtemps mes chers élèves au danger de votre contact.H fit une nouvelle pause.\u2014Avez-vous des parents f \u2014Mon père.\u2014.Ne parlons pas de votre père, intea^ rompit avec impatience te directeur.Jacques fondit en larmes.\u2014Ma mère.vous te savez, balbutia-t-il à travers ses pleurs, est morte cet hi vein Si sèchement, si égoïste qu\u2019il fut, M.Dupont dut éprouver un élan de pitié, car ce fut sur un ton moins dur qu\u2019iâ répondit : \u2014Je vous plains sincèrement.Allons, ne pleurez plus.Vous avez sans doute d\u2019autres panent», des oncles, des cousins, à qui vous pourrez vous adresser.\u2014'Non, monsieur.Notre seul ami est te maire de Valmônt, M.Antone Bardon, qui est aussi mon para in.\u2014'C\u2019est bon, je vais lui écrire pour lui apprendre ce qui s\u2019est passé.Je lui demanderai en même temps de venir vous chercher.\u2014Vous me chassez, monsieur ! fit tristement Jacques.\u2014Un bien gros mot, dit l\u2019autre en haussant les épaules.Non, je ne vous chasse pas, je me sépare de vous, voilà tout! Au surplus, comme la discipline de ma maison est sévère, mais impitoyable je tolérerai votre présence parmi nous jusqua l\u2019arrivée de votre parrain.Il est toutefois entendu que vous êtes désormais étranger.Vous ne suivrez plus nos cours et vous prendrez vos -repas à l\u2019écart de nos enfants.Il s\u2019arrêta, puis inclinant légèrement la tête : \u2014Vous pouvez vous retirer, manta»dH*A IX AUX ARRETS Certes, l\u2019Institut commercial industriel maritime n\u2019était pas te paradis terreiro, eft M.Ernest Dupont ne ressemblait guère à Pardbange armé du glaive flamboyant qui chassa nos première parents de PEden.Et pourtant les sentiments de Jacques, en antendant la sentence du directeur, ne différaient pas beaucoup en leur douloureuse intensité à ceux que durent éprouver Adam et Eve lorsqu\u2019ils forent bannis de teur radieux séjour.Ainsi donc, on te oh\u2014ra-it ijriofninriTiin ment, sans merci* 20 LE SAMEDI Pourquoi ?Etait-ce parce qu\u2019il s\u2019était battu avec Jules Bignon, un garçon deux fois fort comme lui et qui l\u2019avait indignement provoqué ?Un cancre, d'ailleurs, mauvais élève, sujet vicieux .Non., si jeune qu\u2019il fût, Jacques compre-uati toute l\u2018inanité de ce prétexte.IJn motif tout personnel avait déterminé la résolution du directeur.On ne voulait pas dans cet établissement d\u2019un enfant portant un nom frappé désormais d\u2019une flétrissure.Peu importait que cette flétrissure fut imméritée, ou que le fils fut innocent du crime imputé au père.A ses dépens, Jacques apprenait ce que tôt ou tard nous enseigne tous la vie : que le malheur est lui-même une tare, et une tare peut-être plus grave que la faute.Seulement le pauvre enfant n\u2019avait pas dix ans, et c'était bien tôt, à cet âge, pour recevoir une pareille leçon.Tristement il se retira.Son cœur se gonflait de honte, d\u2019indignation, d\u2019amertume, de rancune surtout; une rancune passionnée et farouche qui devait croître, demeurer vivace et à jamais altérer toute la primitive jeunesse de son âme.Affalé sur un banc de la cour, n\u2019osant pas rentrer à l'étude, il repassait, ressassait dans 6a mémoire tous les détails de l'humiliante entrevue, toutes les paroles si cruelles, qu\u2019il venait d\u2019entendre.Et le soir tombait, le crépuscule estompait déjà l'azur pâlissant du ciel.La cloche du souper le tira brusquement de sa morne rêverie.Machinalement, il obéit à cet appel et se rendit au réfectoire.Les autres écoliers y étaient déjà rassemblés.Deux grandes tables alignées, parallèlement traversaient toute la longueur de la salle.Jacques se dirigea vers sa place accoutumée, auprès de son ami Jean Lacroix.\u2014Pas ici, Daubray, là-bas, au bout de la salle ! C\u2019était M» Ernest Dupont qui, contrairement à ses habitudes, avait voulu, ce jour-là, surveiller le repas de ses élèves.Jacques comprit.Toutefois, si jeune qu\u2019il fût, le procédé lui parut inique; il se rebella.\u2014Et pourquoi n\u2019ira\u2018s-je pas à ma place, -monsieur le directeur ?dtemanda-t-il.Mon père a payé ma pension, j'imagine ?J\u2019ai le droit de -ne pas être traité en chien galeux ! Il s'était campé les mains dans les poches, devant le directeur, et le regardait d\u2019un air de défi.Tous les autres écoliers avaient les yeux tournés vers lui.\u2014Eh bien, mon bonhomme, fit le directeur que gagnait la colère, pour vous apprendre à parler ainsi, vous ne dînerez pas au réfectoire.Montez aux arrêts.On vous y apportera votre souper.\u2014Non, je n\u2019irai pas aux arrêts.Je n'ai commis aucune faute! Cette fois, M.Ernest Dupont devint livide de fureur.\u2014Ah! tu n\u2019iras pas aux arrêts ?cria-t-il, c\u2019est ce que nous allons voir.Et, élevant la voix, il appela : \u2014\u2018Claude ! Lucien ! Les deux domestiques accoururent.S'adressant alors à eux : \u2014Saisissez-moi ce mauvais sujet, ordonna le directeur, et de gré ou de force, conduisez-le aux arrêts.\u2014De force, alors! s\u2019écria Jacques, frissonnant de rage.Je n\u2019irai pas de mon plein gré.Et il se jeta à terre, luttant contre les deux hommes qui cherchaient à le soulever.Tous les autres élèves s\u2019étaient levés.Les uns riaient, les autres chuchotaient ; tous suivaient avec intérêt cette scène; un vrai boucan.¦\u2014Un abominable scandale ! fit le directeur d\u2019une voix rauque.Il faut en finir.Allons, vous autres, plus vite, aux arrêts.Les deux gaillards s\u2019emparèrent de Jacques par les pieds et par les bras, et malgré sa résistance éperdue l\u2019entraînèrent dehors.Quelques minutes plus tard, le petit révolté était déposé dans une chambre sommairement meublée d\u2019un lit de 9angle, d'une table dé bois blanc et d\u2019un escabeau.C\u2019étaient les arrêts, sorte de cachot où l'on enfermait les élèves récalcitrants.Aux arrêts! Jamais Jacques, d'une conduite toujours exemplaire, n\u2019avait jusqu\u2019alors été frappé d\u2019une pareille punition.Comme vaincu par l'excès de son désespoir, cette fois il ne fit plus mine de se rebeller.Refoulant par un effort de volonté l'exaspération qui bouillonnait en lui, il alla s\u2019asseoir sur l'escabeau; et portant ses deux mains à ses yeux, il demaura immobile et silencieux dans une attitude d\u2019accablement désolé.\u2014Bouclé! ricana .Claude, je retourne au réfectoire.Et il sortit.L\u2019autre, Lucien, regarda Jacques d'un air compatissant.C\u2019était un brave homme, natif de Fécamp et qui s\u2019était attaché à Jacques, son .pays.\u2014A la bonne heure, dit-il, vous voilà redevenu vous-même.Qu\u2019est-ce qui vous a pris, vous toujours si brave, de vous être emporté de la sorte ?Passe encore si c\u2019était Bignon, un garçon méchant comme un âne rouge, et qu:, pour sûr, finira au bagne.Mais vous, que tout le monde aime et estime ! Tout à son chagrin, Jacques n\u2019écoutait pas et gardait le silence.Se méprenant sur la cause dte ce mutisme et 1 attribuant à un accès de repentir, Lucien reprit sur un ton d\u2019encouragement : \u2014Et puis, pourquoi vous désoler.Que diable, ce n\u2019est pas la mort d'un homme de passer la nuit aux arrêts.Vous en verrez bien d\u2019autres quand vous serez soldat! \u2014Avez-vous faim f Oui, sans doute.Eh bien! attendez-moi, le temps de servir les autres au réfectoire et je reviens dans vingt minutes.Au moment d'ouvrir la porte, il poussa une exclamation : Toi.33, Ho 12, Montréal, 27 août ^ \u2014Tiens, on a oublié de me donner I des arrêts ! Je ne puis vous enfermer ' Mais vous serez sage; je le sais, donc r.r.importe, et à tout à l\u2019heure.Et Lucien sortit à son tour.Resté seul.Jacques releva la tête.Sous un mystérieux travail de conscie l\u2019obscure confusion que l'entrevue avec - * directeur avait laissé dans son cerveau s\u2018éta't dissipée durant la scène du réfectoire.1 Maintenant, non seulement la perspective de quitter l'Institut ne l\u2019effrayait plus, mais même il le désirait de toutes ses forces.Partir, partir au plus vite! Se sentir loia de ce collège hostile, de cette maison où de.puis des jours et des semaines on l'humilialt comme à plaisir.Oh ! la baraque, la turne ! Plutôt mourir que d\u2019y rester ! Et des larmes de rage gonflaient les paupières de Jacques.\u2014Ah! non, murmurait-il en crispant les poings, je ne té laisserai pas, monsieur Du.pont, écrire à mon parrain, M.Antonin Bar.don, pour me calomnier auprès de lui.Je ne suis pas un assassin ni un voleur comme toi, marchand de soupe ! Et les mots employés par le directeur : \u201c Quoi, après le père, le fils ?\u201c Ainsi donc le crime engendre le crime! Toute une monstrueuse hérédité criminelle que l\u2019on ne saurait extirper.\u201d lui revenaient à la m moire.\u2014Je le connais le paroissien, pensa t-il avec effroi, il est capable de me tenir enfermé ici pour le reste de mes jours, sous prétexte que j'ai voulu tuer Bignon! Je suis innocent, oui, mais la belle histoire! Mon père n'est-il pas.lui auss:, accusé d'un cri ne qu'il n'a pas commis, et injustement emprisonné ?Ainsi réfléchissait Jacques dans le raisonnement de sa logique d\u2019enfant.Et brusquement l'idée de se sauver surgit en son cerveau.\u201c Dans vingt minutes, avait dit Lucien, je vous apporterai votre souper.\u201d Vingt minutes! Un long espace de temps pour ceux qui savent le mettre à profit.Vivement, Jacques courut à la porte et elle n\u2019était pas fermée.Il \"l\u2019entrebâilla doucement et regarda dehors.Les arrêts situés au rez-de-chaussée, s ouvraient sur la cour.Dans cette cour personne.Le directeur, les pions, les élèves, tout 1® monde était encore au réfectoire.Jacques promena le regard autour de lui* Cette cour était clôturée d\u2019un côté par les bâtiments de l'école, de l\u2019autre par une longue muraille.Derrière le mur, Jacques le savait, c était la rue, la route qui monte vers Sainte-Adret'-se, ee dirige vers Etretat, Fécamp.A aiment-Ah! si seulement, il .pouva\u2019t l\u2019atteindre.Pourquoi pas ?vingt grandes minutes devant soi !\t, Allons, courage! Dans la cour se trouvait un gymnase, D3 barres parallèles, le cheval de bois, le P°rtl que avec ses mâts et son trapèze.\t^ Ah ! pour monter au portique, une échei e \u2022 Voilà qui allait faire son affaire. 33 TTo 12.Montré8-!» 27 août 1921 LE SAMEDI 21 n-un bon J, Jacques se rua dans la cour.Tlès fort en gymnastique, il avait 1 agilité r, n écureuil.\t'\t.l\\ courut au portique, puis retourna la U Toujours personne ! C'était le moment ou kmais courage!\t» J p saisit l'échelle, et de ses bras, courts, robustes, la souleva et alla l'appuyer contre le mur.Uorq grimpant quatre a quatre les echelons il eut bientôt atteint le cheperon de la muraille.p ne dernière fois, il regarda en arriéré.I/ombre du soir enveloppait l'Institut et \u20ac(S dépendances, quelques lumières éclai-raient déjà les fenêtres du premier étage.C'était au moment où les élèves se rassemblaient pour aller au dortoir.-Je regrette de ne pouvoir embrasser Jean Lacroix, pensa Jacques, quant au reste.ad:eu baraque! adieu bahut! adieu, gredins! Kt d\u2019un vigoureux coup de pied il repoussa IV -belle, qui glissa sur le sol.A présent, à la grâce de Dieu ! Jacques se ramassa sur ses jarrets, prit son é! in et, d\u2019un bond, retomba de l'autre côté du mur.Meurtri et couvert de déchirures, il roula sur la poussière, un peu étourdi de sa chute.Mais, se relevant presque aussitôt, il secoua ses habits et s'élança en avant.Bientôt il se dirigeait vers la montée de Sainte-Adresse.La route était complètement déserte, nul n\u2019avait vu sa fuite.X x AU BOSQUET DE CYTHERE Quatre heures venaient de sonner à l'église de Val mont.Le soled de juillet dardait encore les blancheurs de ses rajmns dans l\u2019azur d'un ciel sans nuages; mais déjà les hauts taillis, v,\u2018tus des coteaux qui enserrent la vallée noircissaient d'une ombre commençante l\u2019éclatante poussière du chemin.( e jouf-là sur la route de Fécamp essouf-haletant, traînant le pas, marchait ldsflu\u2019ds s°nt si réussis.'\u2022 !'x ls&l?IS J113 conduite, à ce moment-là.et comme \u2022rf.r.^ ^0l'même! J'aurais dû me jeter dans les bras ' Varice et (P 1PC : U d merdi \u2022 \u201d Mais retenu par un npe (]\u2022.,.iUnour-pr>opre, je préférai savourer jusqu\u2019au n ' n ffîrrn'tU*rne\u2019 en essayariT de diminuer peu à peu la Mions.Je commençai ainsi : .\u2014Je crois bien qu\u2019il en aura vendu beaucoup, le boulanger, depuis tout à l\u2019heure, mon papa.\u2014Oh ! il en restera certainement quelques-uns, puisqu\u2019il en avait bien cinquante.\u2014C\u2019est que j'ai peut-être exagéré, en disant cinquante.Derrière les vitres brouillées, on n\u2019y voit pas très bien.Au fait, s\u2019il y en avait vingt-cinq, c\u2019est tout, et encore, en comptant bien.\u2014Oui, oui, je comprends cela,.Mais vingt-cinq, cela fait encore un beau choix, répliqua mon père, qui, décidément, paraissait bien convaincu.Et il ajouta : -\u2014Allons mets ton cap ü ch on, mon garçon.Un peu ébranlé, je repris : \u2014Et encore, quand je dis vingt cinq, je me trompe, bien sûr; *il faisait déjà nuit quand j\u2019ai regardé et avec les pains longs, les pains ronds, on ne peut guère se rendre compte.Du reste, si j\u2019ai cru voir qu\u2019ils étaient très beaux, je n'en suis pas bien sûr; certainement, j'aimerai, mieux celui que tu m\u2019as acheté dans la Grande-Rue, papa.\u2014C\u2019est égal, reprit mon père.Je ne serai pas fâché de voir comment notre boulanger fait les saints Nicolas, puisqu'il se mêle d\u2019en faire.Allons-y.J\u2019étais irrémédiablement pris à mon propre piège.Il n\u2019y avait plus à reculer.C\u2019était l'affront définitif.Mon père ava:t pris son chapeau J\u2019endossai mon capuchon sans enthousiasme, et nous descendîmes l'escalier.La boutique n\u2019était pas loin, et j\u2019aurais vou'lu qu\u2019elle fût au bout du monde.Aussi je marchais le plus lentement que possible, malgré le froid ; cependant, nous nous rapprochions de plus en plus.En tournant le coin de Ta rue, je vis le carré de lumière que faisait le maigre étalage, et il m\u2019apparut de loin tout chargé de menaces.\t\u2022 f>eux minutes après, nous atteignions la boutique.Là, derrière la vitre à peine éclairée, on voyait quelques ombres vagues et clairsemées.La plupart des pains s'en étaient ailées, probablement sur des tables joyeuses et bruyantes à cette heure.Mais le pauvre saint Nicolas n'avait pas bougé.Il était encore là, solitaire et minable, comme abandonné sous son manteau sans sucre et sa mitre sans or.Alors, mon père se mit à me regarder avec un air que je ne lui avais jamais vu.et où il y avait à la fois de l\u2019étonnement, de la tristesse et du reproche, mais un reproche très doux, presque souriant.Et il dit lentement, simplement : \u2014Je le vois, c'est bien ma vieille connaissance.Il était déjà là ce matin, et cela fait au moins six ans que le pauvre boulanger essaye en vain de le vendre.Allons le lui acheter, mon petit.Sans doute, il est trop|ma,uvais pour que tu le manges; mais nous le garderons comme souvenir du jour où tu as menti pour la première fois, et il te rappellera qu\u2019il ne faut (plus jamais recommencer.J\u2019étais trop ému pour répondre.Mon cœur était gonflé, je sentais mes larmes prêtes à s'échapper.Mais il fallut entrer dans la boulangerie.Le patron eut l\u2019air un peu étonné lorsque mon\\père lui demanda le prix du saint.Mais il se remit vite, et, en bon commerçant : .C\u2019est de la première qualité, dit-il.Un peu dur, c\u2019est vrai, mais c'est le miel qui fait ça.Et vous savez, c\u2019est un saint Nicolas d\u2019a,u moins deux francs ! Mais je vous le laisserai à dix sous, parce que vous êtes de mes clients.\u2014'Ce n\u2019est pas cher, dit mon père avec un sourire*énigmatique, ce n\u2019est pas cher pour un saint aussi vénérable, et qui va nous « rendre de si grands services.Et il me le donna en ajoutant : \u2014Porte le poids de tes fautes, mon enfant.Il n\u2019est pas lourd, heureusement.Tâche qu\u2019il n\u2019augmente plus.Mon bon père n'ajouta pas antre chose; lorsqu\u2019il me dit bonsoir, au seuil de ma petite chambre, sa figure avait repris l\u2019air de douceur et de bonté qu\u2019elle avait en temps ordinaire.Je pleurai beaucoup sur mon oreiller, ce soir-là, et la fatigue de toutes ces 30 LE SAMEDI Yd.a, So 12, featrtai w émotion® me fit dormir profondément juwju'w lendemain matin.Lorsque je me réveillai, la première chose que je vis fut le saint Nicolas de notre boulanger.Mon père l\u2019aval doué au mur de ma chambre.Pensif et doux en sa pauvreté, ü me considérait maintenant avec un regard de martyr, et je compris ce qu\u2019il me disait: \u2014J\u2019étais un saint Nicolas fait pour la joie et le plaisir des enfants sages; mais les enfants sages n\u2019ont pas voulu de moi, et je suis venu ici pour te rappeler tes mensonges d\u2019hier.C\u2019est pour te les rappeler qu\u2019on m\u2019a cloué au mur comme on a doué mon maître sur la croix.Lorsque tu seras sur le point de faillir encore à la vérité, songe à moi, et tu ne mentiras plus.\u2014Le pauvre saint resta longtemps doué dans ma chambre.Le boulanger ne nous avait pas trompés; c\u2019était un saint de première qualité, qui résista de longues années à toutes les injures du temps.Lorsqu'il finit par tomber en miettes un matin d\u2019éte qu\u2019il faisait très chaud, c\u2019est que sa mission était remplie: grâce à lui, je n ai jamais menti, et son ombre un peu ridicule de pauvre martyr en pain d\u2019épices est plus d\u2019une fois venue au secours de ma conscience d\u2019homme, après avoir sauvé ma conscience d\u2019enfant.Emile Sedeyn, GUIDES POUR DAMES Par PAUL DE GARROS No 2 (Suite) Et, peu à peu, tout en visitant Notre-Dame ou le musée de Cluny, je reçus ses confidences.J\u2019appris quelle avait, comme moi, perdu son père très jeune, mais qu\u2019dle avait encore sa mère, laquelle était impotente, et une sœur de deux ans plus jeune qu\u2019elle.C\u2019était pour augmenter le bien-être du petit ménage qu\u2019elle louait son temps à l\u2019agence où je l\u2019avais trouvée.Sa connaissance de la langue anglaise lui avait beaucoup servi dans la circonstance.Elle me disait tout cela dans ma langue maternelle, naturellement, et d\u2019une voix si douce, si caressante, qui prononçait l\u2019anglais avec un léger accent français d\u2019un charme si délicieux, que je ne faisais plus la moindre attention à toute® les merveilles qm me défilaient sous les yeux; je ne voyais plus que Simone Bar-gery, l\u2019exquise et séduisante compagne que le hasard m\u2019avait donnée.Quand six heures sonnèrent et que je dfis me séparer d\u2019elle \u2014\u2022 puisque tel était le règlement de l\u2019agence et qu\u2019elle avait, d'ailleurs, besoin de rentrer chez sa mère \u2014 ce fut pour moi un véritable crève-cœur.\u2014Promettez-moi, mademoiselle, lui dis-je, que vous voudrez bien demain ençore me servir de cicerone ?.N\u2019est-ce pas, c\u2019est bien convenu ?.Je vous reverrai.Je vous retrouverai demain à neuf heures et demie, avenue de l\u2019Opéra ?\u2014Mais oui, mais oui, c\u2019est entendu, murmurart-elle en affectant un petit air insouciant.Elle me tendit la main, me salua d\u2019un sourire amical et s\u2019éloigna, légère et souple, au milieu de la foule où je la perdis de vue.Le lendemain, à neuf heures et quart, j\u2019étais à l\u2019agence.\u2014Mademoiselle Bargery n\u2019est pas encore arrivée $ demandai-je -\u2014Non, monsieur, répondit la directrice, de sa voix J* \u2014Elle viendra tout à l\u2019heure ?\u2014Non : Mademoiselle Bargery est souffrante : jVd reçu ^ -ce matin un télégramme me prévenant de ne pas compter sur ék pour aujourd\u2019hui ni même pendant plusieurs jours.Mais si * avez besoin de quelqu\u2019un, nous sommes à votre dispeeitioa.*** \u2014'Non, interrompis-je sèchement, je n\u2019ai besoin de per»t* Je désire seulement que vous m\u2019indiquiez l\u2019adresse de madan* selle Bargery.\u2014Oh ! c'est impossible, gronda la vieille dame; je me su* une loi de ne jamais révéler le domicile de mes employées \u2014'Cependant, si je veux aller prendre tout de suite des velles de cette jeune fille~.lui porter au besoin les secoure de» science.puisque.je suis médecin!.\u2014Je ne nie pas que vous soyez médecin^.Mais je ne peui r* dire.Si mademoiselle Bargery n\u2019a pas jugé à propos de tq* faire connaître son adresse, ce n\u2019est pas à moi de vous l\u2019uxfcqotj \u2014C'est trop fcxrt.En ce (as, je vais lui écrire ici.vous hr% suivre ma lettre ?\u2014Ecrivez, si vous vouiez.Je redescendis fort mécontent et j\u2019entrai aussitôt dans tucdU où, après avoir réclamé de quoi écrire, je restai longtemps en fact! de mon papier à me demander si je devais seulement écrire qa*i ques mots, ou plutôt une longue lettre dans laquelle je rfrèlow l\u2019état de mon cœur \u2014 que seize heure® sans voir mademoaàd Simone avaient complètement affolé.Je finis par me ranger au premier parti, et je traçai simplema^ quelques lignes pour prier qu\u2019on veuille bien me donner des a velles de la malade et.son adresse.Et je portai moi-meme la lettre à la poste J\u2019avais calculé, en mettant les choses au pire, que je devais voir une réponse le surlendemain.Héks! la journée se passa sans m\u2019apporter la moindre velle.Pour tromper mon attente, j\u2019eus recours, comme je le ^ sais, d\u2019ailleurs, depuis deux jours, à une agitation désomoas* Je pris des voitures, je me fis conduire aux quatre coins de je visitai des églises, des musée®, des jardins; j entrai daoj magasins les plus élégants; je fis des emplettes fantastique*! ce qui me passait par la tête: meubles tentures, bronze-, \u2019-I0®* Les billets de mille filaient.\t\\>c0\\ Toutes les heures, je téléphonais au Grand-Hôtel Pour der si aucune lettre notait arrivée pour moi.\t^ \u2014Toujours rien, monsieur! répondit- immuablement -Le soir, je fus entendre les Huguenots à l\u2019Opéra.b*^ enfin, me coucher, éreinté, la tête vide, avec cette c^°r décidément, il ne suffit pas d\u2019avoir quatre cent nu \u20ac^.j rente, comme c'est mon cas, pour être heureux fait pas le bonheur, lorsque le cœur n\u2019a pas ce qu 1 \u2018\"'b ^ Ne pouvant plus vivre ainsi, je résolus, dès le l«n rjf de retourner à l\u2019agence, malgré la mauvaise impre^011 conservée de ma précédente visite.\tj Lorsque j\u2019arrivai, la directrice était sortie.La R-bre me fit, néanmoins, entrer dans le salon P01U .u tabla \u201c*** Mais, à peine étais-je assis, que j avisai sur w ^ jt S que je reconnus tout de suite.Je bondis; et rapt riste.je lui criai dans le meilleur français que 3e P \u2014Mais c'est ma lettre.la lettre que j\u2019ai écrite,1 à mademoiselle Simone Bargery!.Pourquoi ne fait parvenir ?\t.^ \u2014Votre lettre!.La lettre adressée à madem01 Je ne sais pas, balbutia la soubrette ahurie.\tocc^' \u2019 Je m\u2019étais déjà ressaisi; et, flairant une bonne tenir ce que je désirais, je repris tranquiltena \u2019 \u2014Oui, mademoiselle Bargery était souffr^®*^ n^ss*;rŸ.pour lui demander un renseignement qui m\tce * bref délai.Aussi suis-je extrêmement contrat V. LE SAMEDI 31 $s> 12( Montai 27 août 1921 ' ma lettre.N\u2019ayant pas reçu la réponse que j\u2019atten-F*5\tjustement, ce matin, prier votre maîtresse de me J® dreggB (je son employée afin que je puisse me rendre chez .pétard.-j_ gonge.à défaut de votre patronne absente, voua .\" ^ut^étre me fournir cette indication.Ah ! ce serait ma ^ ^ r' fier service, oar je sois excessivement pressé.Hein ! vcwâ vouliez\u2014 Je saurais récompenser votre complaisance.\u201d \u2022 *\u2022 * Tout en parlant, je glissais à mon interlocutrice un billet de franrs- Elle le prit, en souriant, le fit disparaître dans la oche àc son tablier et répondit : ^ -I/-adresse, de mademoiselle Simone !.Bien de plus simple.Fallait le dire plus tôt, mon pauvre monsieur, que vous étiez tourmenté de la revoir.Tenez, voici sa carte.En un clin d'œil, j\u2019eus ressaisi ma canne et mon chapeau, je (Jteringolai l\u2019escalier quatre à quatre, et, sautant dans le premier fiacre qui passait à vide, je criai au cocher d\u2019un air triomphant : \u2014143, rue d'Assas ! (/, fut Simone elle-même qui vint m\u2019ouvrir.En se trouvant fa v à fare avec moi, elle eut un geste d\u2019embarras ému.J\u2019étais troublé moi-même et ce ne fut pas sans peine que je parvins à dire: \u2014Je venais prendre de vos nouvelles, mademoiselle; je vois tree plaisir que vous allez mieux.\u2014Oui.balbutia-t-elle en rougissant, j\u2019ai été un peu souffrante.\u2014Ht vous en avez profité pour m\u2019abandonner à ma solitude, pour ne plus me donner même le moindre signe de vie ?.Ah! si vous aviez vu comme j\u2019étais malheureux! \u2014Je ne pensais pas, fit-elle, en baissant les yeux, qu\u2019après une *u!e journée passée avec moi, vous seriez inquiet de ne plus me revoir.\u2014Est-ce bien vrai ?.\u2014Mais vous pouvez entrer, interrompit-elle; je suis seule à la ma son avec maman ; ma sœur est sortie.Je pénétrai dans la première pièce qui s\u2019ouvrait au bout du cou'°'r; madame Bargery était assise près de la fenêtre.Je la ttluai respectueusement, et je dis en français, du mieux qu\u2019il me fût possible : * Ea demarche que je viens faire aujourd\u2019hui près de vous va d'vite vous paraître extraordinaire madame.Je vous prie de me pardonner mon audace et incorrection du procédé.Je ne pouvais guère agir autrement.Du reste, les résolutions que l'on prend brusquement sont toujours les meilleures.\u2014Expliquez-vous, monsieur, répandit la vieille dame, je ne saisis pas.\u2014Vous savez, madame, continuai-je.dans quelles conditions j\u2019ai fait connaissance de mademoiselle Simone.A la suite de la journée que j\u2019ai passée avec elle, j\u2019ai pu apprécier son caractère, sa haute intelligence, l\u2019élévation de son esprit et la distinction de ses manières.\u201c J\u2019ai décidé de vous demander sa main.Qu\u2019y a-t-il là d\u2019extravagant ?Eet-ce que la plupart des mariages ne se font pas de cette façon ! \u2014Je ne vous connais pas du tout, monsieur, murmura madame Bargery, et je ne sais pas si ma fille.\u2014Je suis un honnête homme, madame, vous peuvez prendre des renseignements sur mon compte partout où vous voudrez.De plus, je possède une petite aisance, qui permettra à ma femme de vivre confortablement chez elle.Donnez-moi votre consentement pour que je puisse supplier mademoiselle votre fille de réaliser le vœu le plus cher.Je serais si heureux, si, après avoir été mon guide pendant une journée, elle voulait bien l\u2019être pendant toute ma vie ! En prononçant ces mots, je me tournai à demi vers la jeune fille.Mais je n\u2019eus pas le temps .d\u2019ajouter autre chose.Simone, pâle comme une morte, était en train de s\u2019évanouir.Heureusement, je ne voyage pas sans mon flacon de sels.Je le lui passai vivement sous le nez, et, tout de suite, elle rouvrit les yeux.Quand elle eut repris tout à fait ses sens, elle balbutia en me pressant doucement la main : \u2014Vous m'êtes plutôt sympathique.Et5 comme le mariage, en somme, est toujours une loterie, si ma mère consent, ie veux bien.* * * .Deux mois après, notre mariage fut célébré.A ce moment-là seulement, je révélai à Simone que ma modeste aisance se composait de quatre cent mille francs de rente.Et comme elle demeurait stupéfaite, j\u2019ajoutai en riant : \u2014Puisque vous considérez le mariage comme une loterie, c\u2019est le cas de dire, madame, que vous avez gagné le gros lot ! Paul de Garros.LE BANQUIER (Suite de la page 13) ET 7JT- \u2022\tr,V/ir (k \\i ^ esprits étaient préparés pour ri\" entier*^60?! ï\u2019eniperetir parût, et le 'ri le\t\u2018 déclarerait pour lui.Restait à \u2018¦\u201c-«a en\ta.t®ntor l'aventure, André Lob- _ Parvint à\t1\u20ac-, ^ dépit de tons les obstacles, a ¦ ri' avec un na^e P°rt dé Pkxmbino.Il fit «cwi* 0011\tduns Ba barqiJe\u2019 le °°n\u2018 *\t.ulri8®* vais», q t3be, ayant heureusement anglais qui croisaient dans a « l arto-EArrjo 'le 34 février.se- mit aussitôt en.rapport avec le général Bertrand et sollicita une entrevue avec l\u2019empereur.Tout l\u2019entourage de Napoléon joignit ses instances aux siennes pour décider le monarque déchu à reprendre le chemin de sa patrie Touché de tant de dévouement, J\u2019empereur se laissa convaincre.L/e surlendemain, il quittait furtivement'i\u2019île d\u2019Elbe, se soustrayait miraculeusement aux croisières anglaises et débarquait le 1er mars au golfe Jouan.Sa marche sur Paris par Grasse, Digne, Gap, Grenoble, L/yon, fut une promenade triomphale.Enfin, le 20 mors, il faisait son entrée au palais des Tuileries que Louis XVLLL avait prudemment quitté la veille pour prendre la route de Belgique.Un de ses premiers soins fut de libérer less \u201csuspects\u201d dont le procès n\u2019était pas encore entièrement instruit.André Lobjois eut le bonheur de porter lui-même à Gaston la nouvelle de sa libération.Oes deux nobles coeurs réconciliés pour toujours, tombèrent dans les bras l\u2019un de l\u2019autre.Lie ne devaient plus se quitetr.FIN 32 LE SAMEDI LA BOURDE üîitlT 'MM Adèle.\u2014Crois-tu que les serins ont augmenté de valeur ; on m\u2019a demandé dix dollars pour un serin la semaine dernière- Juliette\u2014 A propos, est-ce que ton fiancé a reçu T augmentation qu\u2019il a demandé à son patron?LES VAMPIRES Georgette.\u2014J\u2019ai décidé de ne pas me marrer avant d\u2019avoir eu mes trente ans-Paulette.\u2014Et moi, j\u2019ai décidé de n\u2019avoir mes trente ans qutaprès avoir été mariée.VIEILLES CONNAISSANCES Virginie\u2014Connais-tu Henriette, depuis as-sez longtemps pour lui parler?Alice\u2014Je la connais depuis assez longtemps pour ne pas lui parler- ELLE A VU SA BOUCHE Jeannette\u2014As-tu vu si Fer- ' dinand a goûté la chanson que je viens de chanter?Alice\u2014Vraiment je ne l\u2019ai pas vu- Jeannette\u2014Mais tu ne pouvais pas voir son visage de l\u2019endroit où tu étais placé?Alice\u2014-.Non, car il baillait.LA CHIMIE Adèle\u2014On ne peut pas analyser la beauté-Louis.\u2014Je ne sais pas, peut-être que quelques chimistes pourraient analyser la plupart des blondes- LA BONNE RAISON L\u2019ami.\u2014A boire comme ça, tu te tues un peu chaque jour.L\u2019ivrogne\u2014 Il me faut ça pour vivre- COMME D\u2019HABITUDE Amanda\u2014Le journal annonce que les plombiers ne travaillent pas- Henri\u2014En as-tu déjà vu qui travaillaient?Vol.33, Ho 12, Montréal, 27 «0& \u2022* *\u2022.*\u2022* m ¦ - B Aussi blanc que le lis \u201cSon teint ressemble à un lis \u201c \u2014la douceur veloutée de sa peau avec son apparence d\u2019une blancheur de perle a été obtenue par l'emploi de la Crème Orientale 1\t/¦*\tj\tF m , de uouraud Depuis plus de soixante-dix ans les femmes dans le monde entier se sont servi de cette crème pour obtenir une beautLsans égale.Échantillon envoyé franco contre 10 cents.Savon médicamenté Gouraud Conserve la peau pure, douce et blanche.11 donne une mousse très abondante qui laisse la peau entièrement propre et fraîche.S'emploie avant l'application de la Crème Orientale de Gouraud.Echantillon envoyé franco 10 cents Ferd.T.Hopkins & Son 344 rue S.-Paul Ouest, Montréal M > 4 WL EXAMEN DES YEUX opération, ni doiil*ui\\^Noz médicaments, ¦ v« i tavn operation, ni uuut*».-.nouveau style A ORDRES, sont garantis pour bien VOIR de LOIN et d# PRES, tracer, coudre, lire et écrire.Consultez le meilleur Le Spécialiste BEAOMIER âJiK'S®1\t144, roe STE43ATHERI5E Bat0010 ?eus tenez à vos yeux.\t___________________________ LISEZ fa, few© Magazine illustré mensuel UN PARESSEUX Arthur\u2014Pourqiîoi 0c!v lève-t-il de si bonne heu-' Lucien\u2014Uctave est p çon le plus paresseux Qu| commisse, il se lève à ou heures du matin afin de ! La paresse plus longtemps UN AMI -\u2014Ainsi tu le connais?\u2014Gomment, si je le con mais j\u2019ai épousé sa fiai nous sommes de grands an SIMILITUDES Etiennette.\u2014 Le m*-zia, intelligente, aimant parfois à tourmenter un peu les autres par jeu.Hé en août: aime le beau, plaît aux femmes, fait pour la vie d'intérieur ; appelé à réussir.Aimé, caractère loyal mais ^un pen ombrageux.ANXIEUSE D\u2019AYOIR UHE REP0N-SE.\u2014Hélas, petite amie, c'est que ce jeune homme ne vous aime pas et il vaut mieux l\u2019éviter pour oublier d\u2019autres chagrina pins cruels encore.Croyez bien que je oompatis sincèrement à votre ennui.BEAUOER0NNE°IN QUIETE.\u2014 L\u2019usage modéré de la cigarette ne fait pas maigrir ma e l\u2019abus peut être pemioieux.Les procédés pour maigrir varient selon les tempéraments, je vous conseille de prendre l'avis de votre médecin.CHARMEUSE.\u2014Lucia, caractère gai, enjoué, parfois des légers aooès de tristesse non motivés, coeur fidèle.Moil d'août, jeune fille : modeste et bienveil faute, intelligence pondérée; jeune hom me: spirituel, un peu taquin, discret et prudent.Yeux noirs, amour qui va quelquefois jusqu\u2019à fa passion; bruns, sentiments durables.BERABtrEKE.\u2014'Les yeux gris, esprit d\u2019observation allant quelquefois jusqu\u2019à fa critique; sincérité.Pour faire ennuyer un ami en voyage?Eh, obère Bé-rangère, tout dépend du degré d\u2019affeo-tkm mutuelle! Vous pouvez au ohoix ne pas lui répondre s\u2019il écrit, ou, s\u2019il vous laisse sans nouvelles, lui faire savoir que vous voua êtes cassée 1a jambe.Jeune Sis née en novembre: esprit ouvert, inquiet et remuant, enthousiaste et légèrement curieuse; coeur excellent pour qui sait le comprendre.MELANCOLIQUE.\u2014 Eva, caractère doux et calme, un peu obstiné dans ses haines comme dans ses affections oe qui est plutôt un bien.UH QUI ATME MANON.\u2014 Aurore, vive et spirituelle, énergique et affectueuse.Antoinette, goûts simples, coeur fidèle à qui l\u2019on peut se confiez.BELLE AMOUREUSE.\u2014Adelina, esprit positif et fera».Georges, voir rép.à d\u2019autres.UNE QUI S'ENNUIE.\u2014Helena, donee et affectueuse.Lionel, vif et gai.FLEUR DES ONDES.\u2014Rachel, un peu mystique, coeur dévoué.Rose-Emma, alternatives de gaîté et de tristesse, obstination.BRUNETTE\u2014Hélène ; voir plus haut, Gérard, courageux, actif et entreprenant.GABY.\u2014Wilfrid, esprit méfiant et diplomate.Gabrielle, caractère doux et bon mais à ne pas froisser.Jeune homme né en août: gai, spirituel, un peu taquin, appelé à réussir.FRISEE.\u2014Rose, affectueuse et sensible, cœur dévoué.Alfred, beaucoup de projets en tête, travailleur, bon tempérament.Pour votre deuxième question, voyez donc les annonces spéciales, il y en a de fort bonnes.GISELE.\u2014 Harold, caractère complexe, bon coeur aimant à rendre service mais un peu emporté parfois dans la discussion» Réussira dans fa vie.BEATRICE.\u2014Q.Deux garçons (pins ou moins bons) sont seuls à fa maison, fa famille étant à fa campagne.Us demandent deux jeunes filles d\u2019aller passer fa soirée là.Que penseriez-vous de ees jeunes filles si dies acceptent?Quel est le caractère des noms: Gérakl, Pierre, Philippe* Charles?R.\u2014A mon avis, œs jeunes filles ne doivent pas aocepter.GéraM, ténacité, de l\u2019indépendance mais de fa bonté tout an moins apparente.Pierre, voir rép.à a bien du chagrin depuis que \"*«.«ir J.«s T., est parti.¦ i J« G., Anatole M.font \", déçois ipi'ifa ont une villa dans X J* P*te donc chez toi, tu n\u2019es T ,v;- Alma D., tu es trop vert y.:>ra (J.aime les garçons à lafo- R.niire P., un peu de courage, * t|.*\u2019*enuie.\t.\t, ;\u2022 is .M\u201e comment ai mes-tu a al-»i t à Ville-Bmard?H.vas-tu b\u2018 mettre marchand t,iN¥ ou de vieilles guenilles à l\u2019au- Roméo C., ainsi que Fran-B.qu'èhe-vous allé faire à Lachine i faprèa-midi du 8 août?.\u2022 1\u2019.comment vont les amours fenr-Alba L.I tarf ainxrait bien avoir un cavale m irci ù qui lui en Trouvera un.i'«r limez la belle musique allez Mircclic L., elle a eu son diplôme ?\u2022ntxV?! r 1 , ça va toujours bien avec Er- S-t.sais tu que tu ne viens pas '*>ir «ou vent.ok H, il parait que r.u as assez de ¦ tu en es en peine.M.combien d\u2019années de fré-uti.:i «urero avant les noces?Dé- \u2022 B., < «m a -nt aimes-tu à faire wr* d> voiture avec le cher petit Lu- N »T KJî-DAME-DE-GRAOES irWjc L.a roue donc que le téléphone t:* 'X indi**ret.Est-ce vrai?D:s- *** ir\u2019®p ans, Marthe so pro-\u2022 \" i grosse oatin.r~- aouvrms-toi que l\u2019amour ne un'; bonne Volée s\u2019obtient r 1 \u2018\u2022vi**nt qu un cavaliar.Antoine D.¦\\r\\ INCENT-DE-PAUL ¦\t°1\"1 prends-tu tes cigares l!J* 1 \u2022\u2022 penses-tu que Glantinc G.Lfci>r * \u2018\tP3® tou frais avec ta ba- : L).à quand l\u2019assemblée de ton V.mbSerVeS~tU to r0be de D ^VACDREÜIL \u2019 *\tl\u2019avoine que rH\u2019i«,Jbs-tu?\u2019îer * .dit que ça force trop son ét mooter la côte.» M .eroisc-toi pas- tant les jam-;3*o.i tu marches, tu viendras à tom- uanc pourquoi t\u2019es-tu coupé les ni en balai?«\u2022ai\u2019aul S., fais donc pas tant tou » jcanil tu passes en brouette Briscoe V.»> recommande au Samedi trouver une blonde.B.- recommande au Samedi tef de se trouver un cavalier.®°ootite française.Bonne chance et prompt retour,, tels sont üos souhaits Paul G.doit trouver le temps bien long éloigné de sa chère petite.Larry B., comment vont les amours avec Anna L.?< Adèle et Fibi B.sont bien gentilles, n\u2019est-ce pas les amis?On sp demande où Béatrice P.a pris son ressort, quand elle marche ; il doit venir d\u2019une Ford ! Jom.H.est de retour de Detroit.Léonin L.va être contente.G.G.a choisi un joli cavalier: la noirceur de Timmins, G.A.Petit chauffeur.Il paraît que i>esneiges L.se pince le nez pour qu\u2019il raplisse.E.L.est venue sa promener pour faire manger de l\u2019avoine â Yvonne B.Léonie L.a le nez encore plus retroussé depuis qu\u2019elle est rev, mue de Toronto.Adrien P., est-ce que tu portes un corset pour te tenir si droit?\t» Voilà Rose R.en train d\u2019accrocher un pompier, c\u2019est pourquoi elle regarde si souvent du côté de la station de feu.Voilà que T.M.n\u2019a plus de blonde.Va donc au café Dominion, elle m\u2019a dit qu\u2019elle voulait t\u2019accrocher.Clé-ophas L., ne t\u2019en fais pas tant accroire avec ton habit de trois ans.Wallace L.voudrait bien s'accrocher une blonde mais il est un oen grand.11 devrait prendre quelque chose pour se faire raccourcir.Edgar G.s\u2019est rncore acheté une brosse neuve hier, à chaque fois qu\u2019il sort avec Aline P.il se brsoee à tous les cinq minutes.Rose R., je crois que tu as vraiment une belle paire de pieds.Blanche L.ne prend plus de bains au Gillis Iiake Beach, elle prend des badns de soleil sur la galerie.L.' G., regarde par-dessus la clôture pour voir venir Jim.V STURGEON FALLS, Ont Anita S.paraît pour la première fois sur le Samedi.Tu devrais lâcher R.tu paraîtrais plus souvent.Zéohir D., prends courage et patience, un jour viendra et tu auras un cavalier^ D.T., ne te pince pas tant le oec, les gens te prennent pour un pic-bois.Th.S., beau pétard à Grace, tu l\u2019aimes.hein?Tu ne changerais pas pour moi ?Willie S., fais attention à tes beaux yeux noirs dans ton voyage à Montréal.SOMERSWORTH, N.-H.Dora P., ton ami M.de G.est-il jaloux?Pourquoi ne sorsdu plus?Tu peux bien perdre tes couleurs et maigrir depuis que tu es en amour.On te plaint, on te dirait captivée par lui.Goglu P.désire annoncer â Léo R-, Emile L., Paul D.et Wilf.D.qu\u2019à la fin de septembre il va lui arriver de Wells Beach, Sanford, Rochester et Dover une demi-douzaine de petits goglus.Sur ce nombre il y aura un couple de jumeaux.Enfin I\u2019.va entrer dans un nouveau commerce, celui d\u2019oiseau.volage.Deliu i V se van Se qu\u2019elle ne sort plus avec Philippe L.parce qu\u2019elle l\u2019a refusé eu mariage.Blanche D.voudrait se marier mais Tit-Thur recule toujours.Tu es bien à plaindre, Blanche.On annonce 1' mariage de Leda B.pour le 43 sept.1932.Prends courage, Leda.Marie T.et G.C., deux jolks filles â marier.Qui les veut?Define V.pleure nuit et 'our depuis que Philippe L.l\u2019a laissée.CENTRAL FALLS, R.I.Cécile V., qui va remplacer Ernest P.?Dorilda L., maintenant que tu as fini avec Gène V elle va faire des beaux yeux â G.C.N 1>.se recommande à eue bonne vieillie fille.Aurore R., les garçons ont peur de tes b iles jambes.SANFORD, Me Olivine P., cours p^s tant après les garçons.LEWISTON, Me Adrien P., quand vas-tu â la pêche?Willie M., j\u2019ai entendu dire que tu es pour te marier avec J.B.\u2018 Raoul B.pleure en silence ses anciennes amours.Marie-Laure G., vas-tu au pique-nique avec R.L.?Eva 1\u2019., ne marche pas la tête si en l\u2019air, on dirait que la ville de Lewiston t\u2019appartient.Freddy P., ne fais pas tant ton frais avec tes cigares.Yvonne L., combien ta promenade te coûte-t-elle?D.H.s\u2019excite un peu moins pour G.P.Georges T., fais attention à ta brime car il y m a plusi urs qui tentent dessus : j'en suis un.LACONIA, N.II.Angelina V., tâche donc de marier le veu f.Irène C., si tu n\u2019étais iras si grasse je te trouverais de mon goût.O AK ISLAND, Man.Joseph K., étais-tu tout heureux dimanche passé, avec ta bien-aimée B.?Joseph I5\u201e as-tu déjà oublié ta belle petite C.?Prends garde, on ne cours pas deux lièvres à la fois.Raoul B., comment aimes-tu â te promener en bicyclette le dimanche soir, surtout en compagnie de deux je Les demoiselles ?On dit que J.B.va s\u2019acheter une biey-cl tte pour promener sa blonde.N\u2019est-ce pas que ça va être amusant de le voir passer avec sa compagnie?Gracia B., as-tu revu ton petit amoureux de Lore tte depuis le pique-nique?Patiente, il arrivera bientôt.Adélard C., à quand donc les noces avec ta belle de L.Dépêche-toi car elle trouve F temps long.Act.B., comment as-tu trouvé ,1a lettre que tu as reçue?Oublie pas de me la montrer â la prochaine occasion.A qui le beau pet*t coeur, George T.?Est-ce â la bol le de L.ou celle ÎSt A?A P»., à quand le départ pour le Lac du B.?Dépêrh -toi car il en a un qui commence à perd re courage.Alex., tâche donc de garder tes culottes blanchis pour le dimanche ainsi que le beau petit chapeau.Jos-ph Vau AV., est-ce vrai que tu aimes b'en J.G.mais parce qu\u2019elle sort avec E.tu n\u2019oses pas aller la voir?P,rends courage, ton tour arrivera bientôt.Chacun son tour.RIDDEFORD.Me Lucien IL, quand vas-tu â Lewiston?Tu as l\u2019a r â t\u2019ennuyer beaucoup d\u2019Aldéa.Eva F.dit qu\u2019elle n\u2019aime pas les garçons.l-ivcine T., as-tr.bien bât' de rencontrer ton beau pétard habillé Su gris?.W*.\t«v\tJL.«U.MANCHESTER v Marie-Louise B \u2019 \\ \u2022 tion quand elle voit \\vW ¦: .Armeline R., vas tm7tÜ K nage soit gratis avant dSlT '> Dans une réunion sur ifT plusieurs jeunes filles Ja *?« G que Wilfrid D.était jol?jmi^\u2019 que ^ B- doit s\u2019-Ab-tu une blondi', beau coeur?Jeanne T, as-tu un cavalier?E.L., sais-tu que j\u2019ai un nu n\u2019ai pas besoin de toi.Léo A., tu as assez l\u2019air fin, oa: ton nez qui fait défaut.1 On annonce le mariage de U vieux garçons de la Ounib-riad l\u2019année 1934.Irène T., à quand les noos ai cher Rom.M.?Audelle F., ton ancien va rêvai courage.Prends sur toi.Rosanna J., comment rirm- u faire ôter ton cher?(.\"est bi n i Irène E.rit bien des garons ati prend tous ceux qu\u2019edle put avoir.E.L., fais donc pas tant ta lr* F D.se recommande au o* -**\" se trouver un cavalier.A.G., tu es une belle fille! A.L., m\u2019aimee-tu encore?I.M., comment est ton cher?L P., l\u2019aimes-tu bien?D.G., l\u2019aianes-tu bien ton «'ter Dis-moi le donc, il m\u2019aime tno; aw Angelina B.est arrivée il y * é jours du Canada.Avis aux j'Vt* de se pousser, surtout, procurez e' automobiles._\t.\t.\t.Marie D.depuis qu\u2019Ovila K * ¦ elle maigrit tellement qo* C* 11 Prends courage, Marie, lit-1 't 1,3 ¦ voir.\t\u2022_ Yvonne B., attend a,*.n''sfc.s'>î\u2018r\u2019.T çon sans défaut, mais si ed \u2018 e restera vieille fille jour L r>>-jolîTS.\tu fg Frank R., ne te casse P1' f regarder jrasser Mlle L.pour toh\t.\t.\u201e\t.« Eva B., dit qu\u2019elle a Len 1 ¦ j sir depuis qu\u2019elle a teis»'- 1 .aime mieux L.F.\t\u2014m**: Eva D.et Yvonne L.V,, vous ça vous faire jouer I Envie H.?\t^ b AHee C est une J»110 F \u201e Fr* Annette II.est une tlirte.r-tion.garçons de la Gaumi > Marie-I>xiise A., à û>-'L , \u2019 sa mère?Lest a litel» -\t.f»* Léo D.tu n\u2019as i»as.tre j>ar ta hkmde.A\t; Rose L., fais pas tes P\"11' verras ph-s claire.^ «et! \u2022 Clara D.A ^ Acnille B.et Léo DJ grands ba vards de AA ooi -\t.Adélard D.quel age at-tu.I garçon?\tgarç^- 1 AVilfrkl D.^est un joh - l\u2019aime.\t.Lionel L., joli ^on wait?\t.\tvcus\tm' \u2022' Patrice C.,\ttes\tbeaus J Lucien G., que j\u2019amn' pour se trouver une b .3r U mi G.est le pins ^ iyowland St.\t,\t, ™ tar- -, Marie D.est un Ida T., à eu and les\t^ tit Belge?\tcoiif.i i>^ Victoria\tL.\t.\u201c«\taime «r-\u2018\t.Amédé V.car d en Arth émise - ~ fri! V a un?\t., ,j; çons que lojsqiTcJL ^ cl?de la French AAorn comme un pétard UE SAMEDI 27 acûi 1921 41 a a Colbert (entrés)\u2014Nettoyez, videz vos soles comme \u2019 \u2018 faites une ouverture sur le côté, enlevez l\u2019arête, in-I t j;l p^e Un morceau de beurre frais manié de sel et vr.A-rosez de jus de citron et servez- frites (rôt)-\u2014Nettoyez, videz vos soles, enlevez la peau tia.'?ez-les dans la farine et faites-les frire -de belle cou-M>rU'z-le>.égouttez-les, servez-les sur un plat, entourées ni frit en branches.au gratin (entrée).\u2014Vos sioles étant vidées, nettoyées vtéos comine pour les frire, étendez sur un plat en cui-ou en terre un bon morceau de beurre manié de L un lit de fuies herbes, échalotes et champignons hachés luenti: -.i!z poivrez; placez vos soles par-dessus ; ©aupou-Bes le chapelure fine, arrosez de beurre fondu, mouillez lu peu de bouillon et de vin blanc.Faites gratiner sous kr de campagne et servez dans le plat de la cuisson.M farcie aux fines herbes (entrée)\u2014Fendez la sole par le piltac/.une bonne ipartie de l\u2019arête sans détacher la chair; l-l«ouiro à moitié avec un verre de vin blanc.Reürez-la, p-la refroidir; maniez un morceau de beurre fin avec per-Iwulcs.champignons, échalotes, le tout haché menu, sel P poivre; farcissez la sole avec ce mélange, remettez-la p feu.aj oui \"Z du bouillon, faites, mijoter et servez- PJÎias frites (entrée)-\u2014Videz par les ouïes, lavez sans les et essuyez bien des petites truites.Faites-les frire dans » île (1 olive bien chaude; saupoudrez-les de sel fin quand ur'H|l l\u2019ri\" une belle couleur, et servez-les avec acoom-de persil frit et de quartiers de citron- P* à.la bourgeoise (entrée)-\u2014Videz, lavez et essuyez [le cîo'i IC- 2 *eur ^a ^e hdssez-les' mortifier une heure L I .\u2018\u2018^ll bout de ce termips, égouttez-les avec soin, - a ctnre dans une casserole avec beurre manié de fa-I Un \u2022\t^ k**5 girofle, bouquet garni, une gousse d\u2019ail, MV' J \u2019 aj°utez une bouteille de vin blanc.Après un |r V! '\u2018bidlition, retirez vos truites, dressez-les sur un |t^SIi.° la sauce, passez-la au tamis et vers-ez-la ,C\u2019' ^u -\u2019arnbon.\u2014 On met le jambon sous presse f w.v .' duutre heures, c\u2019est-à-dire qu\u2019on le charge d\u2019un Mit i|i -,\t0 dü.Pour le comprimer et l\u2019aplatir.Pour [\tù*1 livres\u2019 on Prépare une saumure avec une k v.\t'j1^ ,un vinaigre, 2 livres de sel, 1 livre de poivre f haché C °US ^ro^e pulvérisés, un peu de salpêtre Me.on j,|ac a x°l°nté.Cette saumure étant préparée de r .i,;^r Jambon sur une table basse, avec rebords r S\u2019^C0GPaen*; ^ncHnée sur le devant, afin que la sau-(,a arro * ' \\ 'ans une lerrlne placée au-dessous de la i^joÜP, le jambon avec cette saumure quatre à six Pendre ]n füli!r°*s semaines.Il ne reste plus ensuite en lieu sec, après l\u2019avoir enveloppé °dr conserver presque indéfiniment.\u2018«ri* loil le jambon SNAP Nettoie toutes les maino Conserve la peau douce et molle.Une Suggestion\t^ Pour un repas délicieux, appétissant,\t\u201c 1 vt-z toujours I-.\u2018 hygiénique, nourrissant, employez toujours fè la fameuse\t1 Gelatine COX ECRIVEZ POUR NOTRE LIVRET GRATIS \u201cRECETTES CHOISIES\u201d.FABRIQUEE EN ECOSSE 5i®P! 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UEE QUI NE VOUS CONNAIT PAS, \u2014Lydia: adroite et indulgente.Ma-jorie, enthousiaste, légèrement sœptique.Israël, autoritaire et insinuant.BRUNETTE.\u2014 Jeune homme né en octobre, intelligent, actif et indépendant.En mai, affectueux, intelligent et inventif.UNE QUI AIMEVOTRE COURRIER.'Pour connaître les parents du jeune homme dont vous parlez, il me semble que le plus simple est de lui demander leur adresse et de leur écrire.MERCI MILLE POIS.\u2014Ce que vous pouvez faire avec l\u2019écriture d\u2019un jeune homme?La soumettre à un graphologue pour analyse de caractère, je ne vois que cela.En ce qui concerne votre ami qui a cesse de vous fréquenter, montrez-vous indépendante vous-même, c\u2019est le meilleur moyen.J\u2019AIME UN BRUN.\u2014Charles, de la franchise et de la loyauté, positif et entreprenant.Arthur, caractère prompt, mais se dominant vite, aura quelques épreuves.J\u2019AIME SON NOM.\u2014Le 4 mars 1902 était un mardi.Eucher, dévoué, discret, un peu susceptible, travailleur patient et prudent.DESIREUX DE^SAVOIR.\u2014- Le 19 avril 1902 était un samedi.Anna, gaie, sympath que et sincère, aimant l\u2019argent.UNE QUI VOtSTaIME, etc.\u2014Edna, vive et enjouée, fera une amie dévouée.Oora, aimante et intelligente.Jeune fille née en mai: sensible et sans prétention, adroite, mais manque un peu d\u2019énergie.En avril, bon jugement., caractère tenace, parfois un peu emporté.YEUX BLEUS MELANCOLIQUES.\u2014 Rita, née en janvier, bon caractère, suite dans les idées, aimant les distractions.Bernadette, née en avril, intelligente et énergique, un pen susceptible mais, dévouée.Cécile, née en février, instinct d'économie, fidèle aux amitiés.LEVTSIEN.\u2014¦ Edgar, goûts simples, esprit juste, caractère travailleur.MER/CI.\u2014Maxime, grandeur d\u2019idées, intelligenoe et esprit de décision.Léonie, douceur, affabüté, esprit d\u2019économie.JE SUIE SERIEUSE.\u2014H paraît, et on l\u2019a d\u2019ailleurs remarqué en de multiples cas, que les roux sont, on tout bons ou tout mauvais, mais toute règle à ses exceptions.Si, dans le oas qui vous inquiète, le jeune homme n\u2019est \u201cni chair ni poisson\u201d ouvrez l\u2019oeil et le bon, étudiez sa manière d\u2019agir et pour peu que vous soyez observatrice, vous serez édifiée.J\u2019AIME LES ERUDITS.\u2014Je regrette beaucoup mais je ne puis vous donner ces adresses, ceci rentrant dans le domaine des annonces.MERCI BEAUCOUP MANON_________Leo- ne, voir pour Léona d\u2019autre part.O\u2019est affaire surtout de goût mais on porte de préférence des saooohes plus résistantes 1 h ver, par exemple en cuir de fantaisie.JE L\u2019AIME.\u2014Frank, né en mai, vif, sentimental et sympathique; intelligent et adroit, un peu de ruse.Bella, caractère laborieux et tranquille; aime un peu les pla'sirs mais dans la juste limite.JE SUIS TOUT A VOUS.\u2014- Léona, esprit positif, aimant le calme et la tranquillité.Soyez aimable aveo oe garçon, mais montrez-vous complètement indépendante.MARIETTE.\u2014Maria, intelligente et sensible, aimerait les grands voyages.Charles, loyal, ami sûr et dévoué.ROSE MOUSSEUSE.\u2014Marcelle, oa-ractère vif et primesautier.Henri, audacieux, un peu querelleur, de l\u2019esprit.Eugène, homme pratique, caractère prompt, du coeur.Elise, esprit sérieux, aime les choses simples mais belles.Ami, un peu indolent, gagnera a écouter les bons conseils.SUZANNE.\u2014Pomilia née en novembre est vive et impressionnable, indépendante mais pieuse.LA PETITE NOIRE.\u2014 Tournez la photo de oe jeune homme le nez au mur et attendez les évènements.Emile, dans le cas actuel, volage, inconstant, pourtant a dn coeur mais n\u2019a pas assez souffert lui-même pour comprendre celui des autres.N, T.\u2014A partir de septembre, la \u201cRevue Populaire\u201d se vendra 15 cents le No au lieu de 20.Le \u201cSamedi\u201d aura 4 pages de plus, soit 48.GEORGETTE\u2014Lorette, esprit ouvert et caractère g a1, aime les choses sentimentales.Georgette, caractère pondéré, loyal et affectueux, a eu quelques déceptions imméritées.UNE QUI AIME BEAUOOUP.\u2014A la bonne heure, voilà des renseignements détaillés qui me permettent d\u2019établir un bon horoscope.Cette personne a le visage intel'gent et sérieux, le caractère franc et beaucoup do jugement.Elle sait diriger ses affaires d\u2019une façon pratique mais se laisse parfois aller à de courts instants d\u2019énervement.Elle aime les choses artistiques et les comprend bien.Loyale et ayant beaucoup de dignité personnelle, elle est de celles qui peuvent souffrir d\u2019amour sans le laisser voir et fera la compagne idéale pour qui saura l\u2019aimer.\t( oauaaa, qui seront heirrwv ses de vous dire ™ \u201e maméttiodeafatt^8 Si tous souffres de faiblesse fatigue.V mal de dos, ou1 >\t' douleurs de -V déplace» m eu ta çv* intérieurs.n»rt»*~ï pleurer, p :p£2?* ?chaleur, cercles nebsJ des yeux, ou manqnjSL® la vie, écnver-moiiLjA?traitement d\u2019essai gntajf* - MRS.M.SUMMERS BOX 940\tWINDSQ^ Miller\u2019s Worm Powder pnnn .leur.B ne cause aucun dfooj U ,1 l\u2019estomac, aucune doirieor oa \u2022»- ¦ agit avec calme et sans douter* 1 que la destruction des vers * eue.Cependant, dès la première >» a de l\u2019amélioration dans Fétat h lade et cessation complète d* ble ou mal interne.LISEZ La Revue Populant 15 sons le numéro ACHETEZ \" Le FILM Seui magazine de ce 9**** le continent ortérv En vente 15 sons le POIRIER.BBSs?rrI ?131, ru* Cadi uï. LE SAMEDI 43 12, «.1^27 mû* 1921' a>e Courrier de Tïlanon (SUITE) LïflTî m tek soies\u2014 [\u2022\t~ ,a, mai: aimante, douce, f' ~1 lu» prétention, mais manque Adrienne, caractère ai-P* ^jaae6pea nerveuse mais n ayant a» riacune.U-'VU______Nées en juin, sensitives an peu distraites, aimant attachant à leur foyer.[\u2022 idINETTR\u2014(1) Pour engrais- I VOyez les annonces specia-, ^ jonrnani, il y en a de fort (j) Jeune homme brun né en vtif.prompt à former des pro-u ; dissimuler ses pensées; en som-ni et bon vivant.AE IMPATIENTE.\u2014 (1) Si vous v>-.te jeune, il vaut mieux ne pas cir à des remèdes pour maigrir, beaucoup d\u2019exercice, évitez la re trop relie et vous aurez de r;!tats.(2) Une verrue disparaî-» touchant an crayon de nitrate t mais il vaut mieux, pour éviter icAt.faire faire cette pet'te opé-war un médecin.(3) Alfreds, nance et douce, aime à rendre ser-ntimectal.Marguerite, caractère « larges, agréable compagne.IG\u2019SELL\u2014Ces petits \u201cvers\u201d du vi-soat des tannes.On les fait dispa-ea pressant la peau de chaque côté «puiser cette matière ou \u201ccomé-?jis on frictionne avec une pom- *\tM «wfrc et à l\u2019eau tiède.(2) El-sotère indépendant avec légers tristesse, bonne nature au fond.u autoritaire mais juste et Moi aussi, petite Gisèle, je vous J?nrrEBESSE.\u2014La guerre fut dé- *\tl\u2019Angleterre et l'Allemagne \u201c\t1S14; elle se termina le 11 Ru'.r* ^18.\"L\u2019Empress\u201d a péri le TMia*1 n**.*\" \u201cTitelnio\u201d.le W il ny a pas de diplômes -iitons d\u2019ascenseur; pour trou- « position de ce genre, Vous devez 1\tplace ou faire paraître 'ivDS les ionrnaax.Vous -avenu au Courrier.BïAUTY Cr».\t' ,®erci pour votre gentille , :\u2019f\u2018 J° veux être votre amie, U.n'avp!n^Uement\u2019 ce^ me *era Pour' m ^aS penr vous confier à le Da,u m ,est da mariage dont donnï! cest Msez délicat de ne qae ** CJïoctère ?* pmîence\u2019 étudiez «njy et ne vous hâtez pas, I * curieux^ g*»- VéiJL \u2014£ a> V011, rsp- à g3 quelque \u2019 Sensitive;\taimante, g ^ente, L SUscePt-ible.René, na-?**»aille,^ PCU\tjaloux, ****«# éveil].\t^voace, g& ^thionf\u201d4 b^U^nt', Alda, **\u2022 idées.HnW \u2019 ?J do ^ lermeté 1 iT* légère tA afe\u2019 caraotère afiec-r^»
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