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Titre :
Le samedi
Éditeur :
  • Montréal :Société de publication du "Samedi",1889-1963
Contenu spécifique :
samedi 27 octobre 1923
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
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  • Nouveau samedi
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Le samedi, 1923-10, Collections de BAnQ.

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[" Vol.XXXV, No 21 Lisez notre feuilleton: «LA JOLIE FILLE DU FAUBOURG\u201d 27 OCTOBRE 1923 MAGAZINE ILLUSTRE - LITTERAIRE - HUMORISTIQUE - INTERESSANT HEBDOMADAIRE POUR TOUTE LA FAMILLE &&Sr.\\ K î Voyez notre chanson, paroles et musique: SYMPATHIE (valse chantée) r *¦\u201c'4 U' der Ingres' Aujourd\u2019hui comme autrefois n chantant la dmr&'fontaine ya loof - letup» que je I \tralL\t\t\trail.\t\t \t' JV-V -j-~| \t\u2014- \t|\t\t\t;\t\t\t: »N \u2018J*\u2014;\u2014| ~\u2014~w\t|\t-\t|\t\t IF\t J» - mai» je oc\tt'oublie - rai.\t\t\tt'oublie - lai.\t\t \t\ts\t: S3 ¦¦\t\u2014 i5 \tj- p.a «g\t^ 1 .«* * * * Sir* ¦\tgf-\t* -»\u2022 - 1\"\" ^ fp r- r* U- \t\t\u2022\t~w S\ta T\tPmi tau \t\t- - \u2022\t\t \tv t\t\u2014y v\t\tv-1\u2014\t\tm .0 »m\tT J\u2019ai trouvé l\u2019eau s! belle.Que je m\u2019y suis baigné.Sous les feuilles d\u2019un chêne, Je me suis fait sécher.Choeur\u2014Lui ya, etc.3 Sous les feuilles d\u2019un chêne.Je me suis fait sécher.Sur la plus haute branche, Le rossignol chantait, Choeur\u2014Lui ya, etc.4 Sur la plus haute branche, Le rossignol chantait, Chante, rossignol, chante.Toi qui as le coeur gai; Choeur\u2014Lui ya, etc.6 Chante, rossignol, chante Toi qui as le coeur gai; Tu as le coeur à rire, Mol, Je l\u2019ai-t-à pleurer.Choeur\u2014Lui ya, etc.Tu as le coeur à rire, Moi.je l\u2019ai-t-à pleurer.J\u2019ai perdu ma maîtresse, Sans l\u2019avoir mérité.Choeur\u2014Lui ya, etc.7 J\u2019ai perdu ma maltresse, Sans l\u2019avoir mérité.Pour un bouquet de roses.Que je lui refusai.Choeur\u2014Lui ya, etc.8 Pour un bouquet de roses.Que je lui refusai.Je voudrais que la rose, Fût encore au rosier.Choeur\u2014Lui ya, etc.Je voudrais que la rose, Fût encore au rosier.Et moi et ma maltresse.Dans les mêm\u2019s amitiés.Choeur\u2014Lui ya, etc.Reproduction musicale autorisée par Canadian Pacific Railway.\"Prime parh et par Is Qualité // Ceci est la deuxième d\u2019une série de \u201cCHANSONS DU BON VIEUX TEMPS.\u2019 Vol.35, No 21, Montréal, 27 octobre 1028 &&amedl / COURRIER DBS!'1 i CURIOSITES LUMIERES DE TOUS COTES BRACELETS POUR CHEVAUX ,.\t.\t\u201e\t.,\tDans le temps et encore de nos jours, Un phare d auto, nouvellement in- .\t,\t.\t, .,\t.\t.\t, les charretiers se servaient, pour bloquer vente, a deux lumières sous son abat- ,\t,\t,,\t, .,\t, .\t,\t,\tleurs chevaux aux arrets, d un poids jour.L une éclairé la route, au devant .\t, .\t.,\t,\t¦.\t, \u2022 ,\t.\t,\t.\t.\t.\tqu Us gardaient dans la voiture et je- de la voiture, et la seconde jette une vive clarté sur l\u2019un des côtés de la route.Les autos qui viennent en sens inverse sont ainsi éclairés au moment où ils approchent de l\u2019auto qui en est muni et tout le temps qu\u2019ils le frôlent.Ainsi tout danger de collision comme tout danger de chute dans un fossé est écarté.On peut tout aussi bien projeter en arrière la lumière du côté.UN CHALUMEAU POUR LA CUISSON L\u2019ouvrier en bâtiment peut aisément faire cuire son repas de midi, sur le chantier, à l\u2019aide du chalumeau qui sert à son travail.On plante en terre la petite console d\u2019acier que vous avez sur taient ensuite dans la rue, devant ou derrière la bête.Une bonne paire de menottes ou bracelets de cuir fait bien mieux l'affaire.Le cheval ne peut faire un mouvement sans tomber.Le charretier s\u2019en trouve mieux, ce poids étant lourd et encombrant, surtout pour le livreur qui arrête aussi souvent sa voiture qu\u2019il la fait avancer.D\u2019un autre côté, il est possible que ces bracelets soient quelque peu dangereux pour la bête.POUR LES PEINTRES EN BATIMENT La façon de travailler sur le mur extérieur d'une maison, qu\u2019illustre notre vignette, est uniformément adoptée par les afficheurs de cirque qui collent leurs placards aux endroits les plus impossi- notre vignette et qui supporte le récipient.En quelques secondes la flamme du chalumeau a réchauffé la soupe ou tout autre mets.Le chalumeau (nos ouvriers, malheureusement, emploient plus souvent le mot anglais : blowtorch ou blowpipe) est cet instrument qui sert à produire une flamme d\u2019une température très élevée, que 1 on emploie pour souder certains métaux.Le plus répandu est le chalumeau à gaz d\u2019éclairage.blés.Cette méthode peut aussi bien servir aux peintres en bâtiment qui sont quelque peu acrobates.Car, avouons-le, il faut une certaine audace et une grande sûreté pour travailler comme le font les deux ouvriers representor sur notre dessin.Il faut deux échelles, rentrant l'une dans l\u2019autre; la première descendant le long du mur extérieur et supportant le peintre au travail, la seconde s\u2019étendant sur le toit, tenue en place par l\u2019aide.H \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022'il mm Commandez votre provision de lait entier Klim aujourd'hui Procurez-vous tout le lait frais et crémeux dont vous avez besoin.Vous n\u2019employez que la quantité de KLIM voulue pour le moment \u2014 le reste se conserve frais dans la boîte pendant des mois.Le lait entier KLIM est simplement du lait frais et crémeux, mis en poudre pour sa commodité.Toute la saveur première est là.Se liquéfie en un rien de temps \u2014 commandez-en une provision aujourd\u2019hui.CANADIAN MILK PRODUCTS LIMITED 366, rue Saint-Paul Ouest, Montréal, Qué.347, rue Adelaide Ouest, Toronto, Ontario.KL! Ml MARQUE LAIT NATURE EN POUDRE Zt>tcore ce 'Slald^TëteL qui vous a fait tant souffrir.Encore cette douleur d\u2019abord sourde et continue, énervante et agaçante dont l\u2019intensité augmente, sous forme d\u2019éclairs lancinants ou de battements pénibles, principalement au-dessus des orbites.Vous voulez qu\u2019il se passe le plutôt possible n'est-ce pas?et bien employez tout de suite les CACHETS GAUVIN et rapidement vos douleurs disparaîtront.Employez-les contre les indigestions, la fièvre, la migraine, la grippe, les douleurs rhumatismales et névralgiques et toutes les douleurs: ils sont d\u2019une efficacité absolue et tout à fai' inoffensifs.En vente partout 25c la bouteille.A.E.GAUVIN, pharmacien-chimiste, MONTREAL C4C nu 3>ow Ie-*tal de Tetë du mois d\u2019Octobre est en vente partout 1 0 cts 4 Vol.36, No 21, Montreal, 27 octobre 1923 S HcMtudfr Choisissez la fourrure qui convient le mieux à votre personne et à vos moyens Depuis le riche manteau d'opéra jusqu\u2019au simple tour de cou, les magnifiques séries de fourrures exposées présentement dans nos salons comprennent tous les articles en vogue et sont l\u2019expression de la mode universelle.A côté des gracieuses nouveautés de Paris, pour 1923-1924, les modèles de Londres, traditionnels et plus sévères, coudoient les élégances de New-York, qui rivalisent à leur tour avec les superbes et originales créations de notre maison.Toutes ces fourrures sont faites des pelleteries les plus belles et les meilleures, par des ouvriers dont la compétence est sans égale.De qualité supérieure, elles sont offertes à très bas prix.UNE VISITE VOUS INTERESSERA SUREMENT /TWhESJAKDINS 6 fÎE.îfO, (Rue Si (Denis Notre méthode est la plus sûre et la plus économique Des experts dans tous les départements Essayez-en un et vous voudrez essayer tous les autres Tapis et Carpettes nettoyés, battus et teints.Linge et garnitures de maison, draperies, nettoyées.Vêtements et costumes nettoyés et teints.Rideaux nettoyés, sans les rétrécir.Notre système ile clarification tarantst pour tout article un nettoyage complet et i fond TOILET LAUNDRIES LIMITED Pour Livraison Auto : UPTOWN 7 640 PRIX RAISONNABLES AVIS OPPORTUN - Petits Conseils PREMIERS SECOURS Apoplexie.\u2014 Appliquez linges mouillés à la tête.Ouvrez le faux-col.Donnez un laxatif.Morsures de serpents, de chiens enragés, etc.\u2014 Appliquez une ligature (une corde) du côté le plus proche du coeur, sucez la plaie, grattez les bords de la plaie avec un instrument stérilisé et appliquez un caustique, ou de l\u2019acide carbolique, à la plaie.Evanouissements.\u2014 Placez la personne sur le dos ; donnez de l\u2019air frais; appliquez eau.Placez la tête plus bas que le reste du corps.Feu de Kerosene.\u2014 Ne vous servez pas d\u2019eau, cela fait répandre la flamme.La terre, le sable, ou farine sont les meilleurs extincteurs, ou étouffez avec chiffons de laine, une nappe ou un tapis.Feu dans une bâtisse.\u2014 Se traîner à terre.L'air le plus pur est le plus bas dans la chambre.Couvrez la tête avec un châle de lame, mouillé si possible.Faites trous pour les yeux.Ne vous excitez pas.\u2018Defied- D Un parfum vraiment féminin D\u2019une douceur discrète Enchanteur comme la femme elle-même PARFUMS FONTANA.Pans McGill Company 140 rue McGill, Montréal (Distributeurs pour le Canada) Femmes ! Teignez tout Vêtement ou Draperie Feu à vos vêtements.\u2014 Ne courez pas, surtout en descendant l\u2019escalier ou pour aller dehors.Se rouler sur le tapis ou s\u2019envelopper dans une couverture de laine.Tenez la tête baissée pour ne pas respirer la flamme.Coup de soleil.\u2014 Le traitement est simple: on lave la rougeur avec de l\u2019eau de savon et de pavot, puis on saupoudre avec de la poudre de riz, de la fécule de pommes de terre, ou bien simplement de la farine de blé.Si la rougeur persiste plus de vingt-quatre heures, on emploie les lotions d\u2019eau de saponaire.\u2014 11 est rare qu\u2019un coup de soleil résiste plus d\u2019un ou deux jours à ce simple traitement.Une précaution à prendre est de ne pas s\u2019exposer de nouveau aux rayons du soleil.Désinfecter.\u2014 Pour fumiger la chambre des malades ou pour désinfecter les appartements ou la maladie a passé, faites usage de: sel ordinaire, 3 onces: manganèse noire, huile de vitriol, I once chaque.Portez ceci à travers les pièces ou renfermez dans des pièces pendant une heure ou deux.Pour enlever au beurre le goût de rance.\u2014 En été le beurre prend très vite mauvais goût et son altération est d\u2019autant plus rapide qu\u2019il est de meilleure qualité.Pour lui enlever le goût de rance, on le triture avec la main ou avec une spatule de bois sous un filet d\u2019eau jusqu\u2019à ce que celle-ci ne soit pas troublée.Si cette tentative reste infructueuse, on pétrit le beurre dans de l\u2019eau contenant en dissolution un peu de bicarbonate de soude.S\u2019il s\u2019agit de beurre qui a été fondu, on le fait refondre, on jette dedans un croûton dé pain grillé et l\u2019on écume soigneusement.Corsages Kimonos Draperies Jupes\tRobes\tGuingan Habits\tChandails\tBas Chaque paquet de Teinlure Diamond de 15 sous contient un mode d\u2019emploi si simple que n\u2019importe quelle femme peut teindre ou teinter n\u2019importe quoi de .vieux, usé ou passé, même si elle n\u2019a jamais teint auparavant.Les pharmaciens tiennent toutes les couleurs.Le sommeil est le grand nourrisseuc des enfants, et sans un sommeil paisible l'enfant ne profitera pas.Il ne peut être bon si l'enfant est troublé par les vers Miller's Worm Powders détruiront les vers et les expulseront de l\u2019organisme et ensuite le repos de l'enfant ne sera plus troublé.Les poudres ne poiivent faire de mal au plus délicat bêlé et il n'y a rien d\u2019aussi effectif pour restaurer lit santé d'un enfant affligé des vers.SI L\u2019ESTOMAC VOUS INCOMMODE Mettez fin instantanément à l'indigestion et aux maux d'estomac avec la \u201cDiapepsine de Pape\u201d.Aussitôt après avoir pris une tablette ou deux de \"Diapepsine de Pape\u201d, votre indigestion disparaît 1 Les douleurs, la gastralgie, la flatuosité, les gaz, la palpitation, ou tout autre malaise provenant d\u2019un estomac aigre bu acide, s\u2019en vont.Remettez votre estomac et votre digestion en bon état pour quelques sous.Chaque paquet est garanti par le pharmacien. Vol, 35, No 21, Montréal, 27 octobre 1923 &$aanêdl/ 9 ABONNEMENT Canada\tEtata-Crds et Europe Un an .\t.\t$4.00\tUn en .\t.\t$5L«0 Six xools .\t.\t3.00\tSix mioLs .\t.\t2-50 TVols mois.\t.\t1,25\tTVola mots.\t.\t1.1S OjouKHS du bureau 8.30 h.& 5.30 h, ; le samedi 8-30 & midi AVIS A NOB ABONNES Le* abonnés changeant de localité sont priés de nous donner un avis de huit jours, T empaquetage de nos sac* de malle commençant cinq jours avant de les livrer à Ut poste.Ta.: Est j 339 j 10 cts LE NUMERO iLfc rutn-ict; 7-r':-.ggSS HISTOIRE SENSATIONNELLE DE LA VIE REELLE LA CAVERNE AUX QUARANTE VICTIMES.MEMOIRES ET ENQUETES Par MAXIME LEBLOND £$ Certains crimes stupéfient l\u2019imagination.A en lire le récit, on croit évoquer un sombre cauchemar ou feuilleter BS les pages d\u2019un roman dû au caprice d'un audacieux romancier.T elle est celte histoire qui surprendra plus d\u2019un BS h lecteur et qui est cependant absolu-.ment Vraie dans tous ses détails.M.L.;é| n' LA Russie est en passe de devenir un pays de légendes, mais de , i geniles horribles où le cr.me se présente sous des aspects inattem\u2019 fl sen dégage une lueur étrange fl farouche qui semble les illuminer à de rapides instants mais cette lueur c cul ai ré n\u2019est que le reflet de l\u2019incendie ou du sang.jj,i(\t* * % La population de la bourgade de hîiacnkova, non loin de Moscou, a été recemment mise en émoi par une série de crimes inexplicables et dont il semblait impossible de pouvoir découvrir le ou leis auteurs.Une des premières victimes fut Zakhar Zakharovich qui partit un jour à la foire de Moscou pour vendre son eheval et qu\u2019on ne vit pas revenir; pendant toute l\u2019automne, puis l\u2019hiver, on l\u2019attendit en vain à Miachkova, nul ne \u2022avait ce qu\u2019il était devenu.Au printemps suivant, quand la neige fondit on trouva son cadavre dans les ruines d une maison, à Konnki Pereu-iok, non loin de là.La découverte fut purement accidentelle; des détectives, le Commissaire Nicolaeff, chef de la station de Moscou et son assistant Nikulin étaient venus perquisitionner à Miachkova et dans les environs où ils ' pensaient trouver des réfugiés appartenant à l\u2019aristocratie.Au lieu de cela ils ¦'\u2022ren*.la victime précitée, dans des qui attirèrent leur attenton.r\u2019était visible, avait été tué 3 coups de bâton; son corps avait été mis dans un sac, les genoux repliés sous le menton pu:s solidement attachés au corps ainsi que les bras.Dans une de ses poches on trouva sa carte d\u2019enregistrement soviétique, ce qui permit de l\u2019identifier.En Russie, troublé comme est ce pays actuellement, un homme de plus ou de moins ne signifie pas grand chose et comme Zakhar n\u2019était pas un personnage important, le fait aurait peut-être passé presqu\u2019maperçu si un deuxième cadavre n\u2019avait été trouvé presqu\u2019aussi-tôt, et dans les mêmes condii ons.Cette fois, c\u2019était celui du mari d\u2019une actrice connue et ce nouveau crime attira davantage l\u2019attention que le premier.Le Commissaire Nicolaeff se promit de découvrir le meurtrier, mais celui-ci parut se jouer singulièrement de lui.A intervalles réguliers, tous les quinze jours, on signalait une nouvelle disparition ; peu après on faisait la lugubre trouvaille, toujours la même: un homme tué à coups de bâton et enfermé dans.un sac, genoux pliés.Quant au meurtrier et au mobile de ses crimes, on n\u2019était pas plus avan :é là-dessus qu\u2019 m premier jour.Ce fut Nikulin, l\u2019iss -.tant du Commissaire qui fit, le premier une remarque ayant son importance; la façon dont les cadavres étaient ficelés dans les sacs indiquait une personne bien habituée à faire les noeuds d\u2019attelage en usage «I Russie; c\u2019était donc probablement un palefrenier ou un cocher quelconque.Line deuxième observation confirma cette idée: dans 1 un des sacs on trouva quelques grains d\u2019avoine.# * * ! enquête se poursuivit alors avec un regain d\u2019activité.Pendant plusieurs semaines, Nicolaeff et ses hommes, convenablement d iguisés, fouillèrent le» cafés interlopes et tous les endroits fréquentés par la can .Ile.Grâce à de copieuses offres de vodka (boisson favorite des russes) ils délièrent les langues de tous îe^habiiués des bas-fond».Pe:n?perdue, sous 1\u2019 nfluence de l\u2019ivresse, tous ces gens parlèrent bien de leurs exploits plus ou moins louables mais aucun ne fit la moindre allusion aux cadavres enfermés dans des sacs. Yol.35, îlo 21, Hoatefal, 27 octobre 1923________________________ Sb$(m£âl\t?l'end* BESOIN D'ARGENT Vous devez vous rappeler de moi, mon-II y a deux ans, c\u2019est moi qsri ai sauvé mademoKdle votre fiBe qui se nqyrit Vous m avez donné $1,000 de récompense.\u2014 Oui, oui, je me rappelle.Et qu\u2019est-ce que vous voulez, aujourd\u2019hui?\u2014 Je vomirais savoir si mademoiselle votre fiBe a appris à nager et si vous allez à la mer cette année.UN HOMME PRESSE \u2014 Monsieur, vous m\u2019avez dit que ce cheval que vous m\u2019avez vendu pouvait faire son mille ;\tdans\tdeux minutes, trves d; V.\t\u2014 Oui, monsieur, dans deux minutes, ils sau\t\u2014 Eh bien, le mieux qu\u2019il peut faire c\u2019est un ne.S\tmâle\tdans trois minutes.cocher-\t\u2014 Eh bien, vous êtes bien pressé que vous ne firent pctueHementi\tpouvez pas attendre une minute de plus.second -dans 6\tAU\tREVEILLON Ce caverne dame.\u2014 Atoz-wus perdu quelque chose, Monsieur?tats.nwidé.\u2014 Oui, .madame, j\u2019ai perdu mon bonbon, de ban- dame.\u2014 Ne le ohanoh-ez pas, vous ne pourriez pas le de tout?er après l\u2019avodr trouvé.pièces invité.\u2014 Non, mais ce sont mes dente qui «ont restées pier._ns.des bij qui envois.A TABLE II samnioL \u2014 Oh, m«m«n, mon oncle qui mange avec son «au.Le a maman (pour sauver la.situation) \u2014 Tofti oncle es t sombra riche pour manger avec urne pelle a «fatalrbon s\u2019il le toile gi s\u2019ils co préciem\tAU TRIBUNAL ouvrit u Le sac c.i\" -T plies sou corps, co trouvés at juge.\u2014 Comment savez-vous que c\u2019osit ootte dame us a votlé votre bagne ?laignante.\u2014 C\u2019est une diseuse de bonne aventure dît.qui II y av< davres.LES VIEILLES MODES Cette fH sur les cr-rapidcm-nSf^;1 Wassily Kamoroff \u2014 l'assassin \u2014 ne fit c'était le nom de difficulté aucune Une nouvelle trouvaille fournit enfin an indice de plus: la corde liant un des pécaris cadavres avait été rallongée avec des lambeaux d\u2019étoffe ; en reconstituant ces lambeaux, on reconnut que c\u2019était un vêtement dé bébé.\u2014 Nous commençons à voir clair dans cette affaire, dit Nicolaeff à son aide; la découverte des grains d'avoine et du vêtement d\u2019enfant nous indiquent que le meurtrier est un homme s\u2019occupant des chevaux et ayant un bébé; cela facilite nos recherches en les limitant Y a-t-il.dans ce district, un homme dans ces conditions?Nous devons le ¦avoir.Ils surent bien vite, en effet, qu'à Mischkova, rue Shalalovka, demeurait un cocher, marié et père d\u2019un jeune enfant.Un détective alla s\u2019installer dans tm logement tout proche de chez lui et Nicolaeff lu onême, déguisé en colporteur, parcourut tout le quartier.Ils apprirent bien des choses.Malgré la misère générale et la privation de bien des choses essentielles, on disait que le cocher était beaucoup plus favorisé que les autres par le sort; il avait une belle voiture pour son bébé, on entendait chez lui la musique d\u2019un phonographe et l\u2019on savait qu\u2019il mangeait un tas de bonnes choses alors que tout les gens de sa situation avaient peine à se procurer du pain sec.* » * Tout ceci, pourtant, ne semblait que bavardage car les détectives ne purent observer aucun luxe dans la manière de vivre du cocher; on ne le voyait jamais non plus sortir de chez lui avec un sac où il aurait pu cacher ses victimes.Néanmoins,'un pressentiment qui était presque une conviction disait à Nicolaeff que c\u2019était là son homme, le meurtrier mystérieux.Un soir il le vit rentrer chez lui et dire quelques mots à sa femme qui l\u2019attendait à sa porte.Celle-ci parut joyeuse et, riant lui-même, le cocher pénétra derrière elle dans la maison.En somme, il n'y avait là rien d'extraordinaire mais, toujours sous l'empire de ses soupçons Nicolaeff revint trouver ses hommes et leur donne des instructions précises.Quelque chose lui disait qu\u2019il touchait au but ce soir-là.Il devait, en effet, assister à un spectacle étrange et qu\u2019il était bien loin de soupçonner.* * * Les détectives furent postés dans tous les environs de la maison avec mission d\u2019exercer une active surveillance; de son côté, Nicolaeff alla s\u2019installer avec son aide près d\u2019une petite fenêtre basse d\u2019où, bien dissimulé fl pourrait voir assez facilement ce qui se passait dans la maison elle-même.Avec l\u2019aide de sa femme, le cocher retirait de dessous un tas de ch'ffons et de vieux vêtements, un coffre d'assez grandes dimensions.Pendant cette opération, de la façon dont la femme se trouvait placée, Nicolaeff put l'examiner à son aise.C\u2019était une jeune personne fort jolie, du type Tartare, aux yeux magnifiques; elle semblait singulièrement intéressée par la vue du coffre.Le cocher l\u2019ouvrit et fl en sortit des vêtements dont il remit une partie à sa femme; tous deux s\u2019éloignèrent alors dans un angle de la pièce où Nicolaeff ne pouvait plus les voir; ils en sortirent quelques instants plus tard, complètement transformés.A la place du vulgaire cocher et de la simple paysanne, le chef des détectives apercevait maintenant un gentleman vêtu à la dernière mode et une femme dont la robe eût pu faire envie à une mondaine aux goûts raffinés.Que signifiaient cette transformation inattendue?Nicolaeff et son acolyte étaient prodigieusement intéressés mais ils n\u2019étaient pas au bout de leurs surprises.Ils virent les deux personnages se diriger vers une haute armoire dont ils ouvrirent la porte; l\u2019un derrière l\u2019autre ils pénétrèrent dans le meuble où ils disparurent.Cette fois la situation était trop anormale pour demeurer en simple observation ; les deux détectives forcèrent la fenêtre en évitant de farre du bruit et ils sautèrent dans la chambre.Ils se dirigèrent vers l\u2019armoire qu'ils examinèrent minutieusement.Ils finirent par découvrir une porte assez habilement dissimulée, formant le fond du meuble et que maintenait une simple clanche.Où celà conduisait-il?Avec précaution, les deux hommes descendirent quelques marches et s\u2019engagèrent dans un étroit passage dont la pente était assez prononcée.Ils arrivèrent bientôt à l\u2019entrée d'une salle assez vaste, à l\u2019aspect de caverne et crurent rêver devant le spectacle qu'ils eurent alors sous les yeux.* * * La caverne était faiblement éclairée par quelques chandelles et cette demi-obscurité ajoutait encore au mystère du lieu.Le cocher \u2014 ou plutôt le gentleman qu\u2019il était devenu \u2014 plaçait un disque sur un splendide phonographe et l\u2019on entendit une mélopée un peu mélancolique, rythmée par le tambour, invitant à ces danses qu\u2019affectionnent certaines peuplades russes.Nicolaeff eut alors l'explication de ces airs de phonographe dont on lui avait parlé et auxquels il n\u2019avait apporté que peu d\u2019attention.Cependant la jeune femme venait de commencer à danser et ses gracieux mouvements firent oublier pendant quelque temps aux détectives l\u2019étrangeté de pour repondre a 1 interrogatoire qu\u2019on lui fit subir.Il avoua cyniquement tous ses crimes.\u2014 Eh oui I dit-il sans émotion apparente, j\u2019ai mis ma tête dans le sac moi aussi mais je ne regrette rien car je ne mourrai pas bêtement sans avoir, à mon tour, profité de la vie!.Pourquoi j\u2019ai commis tous ces crimes?continua-t-il, d\u2019abord pour me procurer de quoi manger car, vous le savez aussi bien que moi, le peuple crève de faim en Russie; j\u2019ai tué pour me procurer d abord le nécessaire puis car fatalisme d'un oriental il accepta les consequences de ses actes et ses dernières paroles furent celles-ci: Tout de même, nous avons eu du plaisir, c\u2019était la vraie vie! Cela valait bien quarante cadavres dans des sacs.Je ne regrette rien et ma femme Helena non plus, elle n\u2019échangerait pas ces quelques mois de plaisir pour cinquante ans de vie à venir si cela se pouvait !.Comme quoi l\u2019on en peut conclure que la race des monstres n\u2019est pas encore éteinte sur la terri'.Maxime Leblond 6 Toi, 35, la 21, Montréal, 8T octobre 1!>23 « S' Mil > &8ame& - % HISTOIRE SENSATIONNELLE DE LA VIE REELLE LA CAVERNE AUX QUARANTE VICTIMES.COMPARAISON LA Russie est en passe de devenir un pays de légendes, mais de .I gendes horribles où le crime se présente sous des aspects inattendu : il sWjjéftaee une lueur étrange et f - LES TEMPS SONT CHANGES Le jeune homme.\u2014 Je ne vois pas pourquoi vous me poursuivez pour rupture de promesse de mariage.Il fut un temps où vous ne pouviez pas me regarder, où vous prétendiez même que je ne pourrais jamais faire le ;\tbonheur de votre fille, et que je serais une disgrâce pour votre familleI Le père.Oh, tout oelà c\u2019est du sentiment, mon ami.Aujourd'hui nous parlons d\u2019affaires.SUR LA RUE La mère.\u2014 Jcamniatte, oe monsieur ne t\u2019a-t-il pas envoyé un baiser de la main ?Jearunette.\u2014 Oui, maman, mais rassure-toi, je le lui ai renvoyé.Au printemps suivant, quanc ge fondit on trouva son cadavre ruines d\u2019une maison, à Konnk lok, non loin de là.La décot accidentelle \u2014\tlot pounrc&'vous donner à ma filde tout ce qu\u2019elle voudra avoir ?\u2014\tOti ! moosleuT, mais votre fille vous dira elle-rotone que tout tse qu'éHe veut avoir.C'est moi.\u2014 Si jamais tu veux te marier, voilà une jofc que tu seras appelé à faire souvent LA PREÜVB MEMOIRES ET ENQUETES Par MAXIME LEBLOND s-\u2014\\ pli Certains crimes stupéfient l\u2019imagination.A en lire le récit, on croit évoquer un sombre cauchemar ou feuilleter f» , .les pages d'un roman dû au caprice d'un audacieux romancier.Telle est cette histoire qui surprendra plus d'un ns i, lecteur et qui est cependant absolu-.ment vraie dans tous ses détails.M.L. Vol.85, JKo 21, KkmtsM, HI octobre 1923 ^ëmmdk 9 LA PREUVE! W .V -jfè .- ¦ rft&Sà Le romancier.\u2014 M'aimez-vous réellement, mademoiselle Dente?Denisa \u2014 Si je tous aime!.mais la preuve, c\u2019est que je lis votre dernier roman actuellement! BESOIN D\u2019ARGENT \u2014 Vous devez vous rappeler de moi, monacal.B y a deux ans, c\u2019est moi qui ai sauvé madem seSc votre fifle qui se noyait Vous m'avez donné $1,000 de recompense, \u2014 Om, on, je me rappelle.Et qn'est-ce que vous voulez, anjornd\u2019hus?\u2014 Je voudrais savoir si mademoiselle votre ffle a appris à nager et si vous allez à la mer cette aimée, UN HOMME PRESSE \u2014 Monsieta-, vous m\u2019avez dit que ce cheval que vous m\u2019avez vendu pouvait faire son mille dans deux minutes, \u2014 Oui, monsieur, dans deux minutes.\u2014 Eh bien, le mieux qu'il peut faire c\u2019est un mâle dans trois minutes.\u2014 Eh bien, vous êtes bren pressé que vous ne pouvez pas attendre une minute de plus.RECOMPENSE Ikey un petit juif avait bien su ses leçons, aussi sou père TOuhit-i] le récompenser.Il plaça dans sa main un deux soies et un cinq souis et lui dit de choisir.Je vais prendre le plus petit, dit Ikey en s\u2019emparant du cinq sous.\u2014 C\u2019ast très bien, fiston, dit le père, pour ne pas avoir été \u201ceaffre\u201d tu auras le .plus gros.Et il donna le deux sious a Ikey après avoir repris le cinq 90US.SON PRIX \u2014Mais vous voulez passer avec un billet de moitié prix, ees billets ne servent que pour les enfants.\u2014Mais je suis un enfant d\u2019Israël.AU REVEILLON lia dame.\u2014 Avez-vous perdu quelque chose, Monsieur?L\u2019invité.\u2014 Oui, .madame, j\u2019ai perdu mon bonbon.La dame.\u2014 Ne le cherchez pas, vous oie pourriez pas le manger après l\u2019avoir trouvé.L invité.\u2014 Non, mais ce sent mes dents qui sont restées dedans.A TABLE Jeamnot.Oh, malroan, mon onde qm mange avec son couteau.La maman (pour sauver ta.situation) \u2014 Tctn oncle est assez riche pour manger avec unie pelle a charbon s\u2019il le veut.SIMPLE AVEU Gustave.\u2014 Ma question a l\u2019air de vous embarrasser.Joséphine.\u2014 Oh ce n\u2019est pas votre question, mais la réponse.LES GENRES AU TRIBUNAL Le juge.\u2014 Gomment savez-vous que c\u2019est œtte flame qui vous a voilé votre bague ?La plaignante.\u2014 C\u2019est urne diseuse de bonne aventure qui me l\u2019a dit.LES VIEILLES MODES \u2014 Combien y a-t-il d'espèces de poissons?\u2014 Deux espèces.\u2014 Comment celà?\u2014 Oui, il y a les poissons d\u2019eau salée que nous mettons dans l'eau douce pour les dessaler, et les poissons d\u2019eau douce que nous mettons dans l'eau salée pour les conserver.BRAVO \u2014 Bravo! A la bonne heure! Nous n\u2019avons plus que cinquante semaines avant nos prochaines vacances de l\u2019année prochaine! QUERELLE Annette.\u2014 Ainsi, Jacques et toi, vous ne vous parlez plus?Fanny.\u2014 Non.Nous avons eu une violente querelle pour savon lequel de lui ou de moi aimait mieux l'autre.S-\u2014tj, Marthe.\u2014 Alors tear mari aime les anciennes mcdies?Emma.\u2014 S\u2019il les aime !.i\" \" J\u2019ai une robe qui date de 1919 et ii la trouve mm vm-gwa l iJpELqBc Seokymtdb IV Vol.35, Ho 21, Montréal, 27 octobre 1323 SON POINT FAIBLE lli» Kim Sfe 1*^ ffT-ilI.\u2014\tJe suis heureux d'apt>reudre que mon établissement vous a (Hé recommandé par un de mes anciens pensionnaires.\u2014\tOui, j'ai besoin de faire une cure pour me faire maigrir, alors on m\u2019a dit que je ne trouverais pas de meilleur endroit qu\u2019ici.SON PRIX \u2014 Tu os un beau chien.Veux-tu le vendre ?\u2014 Je vaâ«s te le vendre pour dix dollars.\u2014 Est-il intelligent ?\u2014 Il a autant d'esprit que moi-même.\u2014\tAlors, je vais t\u2019en donner cinquante sous.UN BEAU DESORDRE \u2014 (ieorges ! replace tout celà en ordre, voici ton grand frère qui monte ! mm.UN ENFANT BIEN ELEVE La jeune tante.\u2014-Sais-tu l«ien tes lettres?Le neveu.\u2014 Oh, oui! mais je ne puis pas le les dire parce qu\u2019il y a des lettres indécentes et que tu es encore une jeune Hile.JLggg es* ON S\u2019Y ATTENDAIT \u2014\tTu sais que le vieux médecin X a été Je 'premier autrefois a recommirtnider à s'es clients la bicyclette.\u2014\tOui, \u2014\tEh bien miaântenant, il recommande l\u2019automobile.=\u2014 Oui, et dans dix ans il recommandera l\u2019avion.AVIS DENTIL Lr père.\u2014 Alors,ma fille, après vous avoir accepté, vous a dit de venir me voir.Le jeune homme.\u2014 Oui, monsieur, comme question de forme.et puis, c\u2019est l'usage.ORGUEIL L\u2019âne fa la Fond) \u2014 Qu\u2019es-tu, toi ?La Ford.\u2014 Je suis une automobile.L'âne.\u2014 Une quoi ?La Ford.\u2014Une automobile.L\u2019âne.\u2014 Ah.ch bien, moi: je suis un cheval.CRITIQUE Estelle.\u2014 Si j\u2019étais toi j\u2019aurais plus d\u2019esprit.Denise.\u2014 Evidemment.*\tACCORDE La dame.\u2014 Brigite, je voudrais que -vous restiez avec nous jusqu\u2019à ce que .j\u2019aie trouvé une autre servante.Brigite.-\u2014 Certainement, madame,,)'- veux lui 'dire le genre de femme que vous êtes-.PAS DE CHANGEMENT \u2014 Je me rappelle lorsque les cochons se promenaient dans les rues de Montréal.\u2014 A présent, on en trouve encore quelques uns dans les tramways de la ville.A LA PHARMACIE \u2014\tLe radium est-il bon pour guérir un rhume ?\u2022\u2014 Certainement.-\u2014 Combien le vendez-vous Toaioe ?\u2014\tCent imillie dollars.\u2014\tAlors donnez-nïoi dix sous de pastilles.PAS AVANT \u2014\tQue dites-vous des compositions musicales de J sais-paski ?\u2014\tJe dis qu\u2019on les jouera après que Schubert, Beethoven, et Mozart auront été oubliés.\u2014\tVraiment.\u2014\tOui, mais pas avant.SON COEUR Madame.\u2014 La servante dit qu\u2019elle mot tout son coeur en faisant la cuisine.Monsieur.\u2014 Elle doit avoir le coeur dur si j\u2019en juge par ce gâletatu qmCite a fait elle-même.L\u2019AVENIR La mère.\u2014 Ma fille n\u2019est pas pauvre, vous savez.Le prétendant.\u2014 Oh! madame, rassurez-vous, je suis pauvre ipour deux. n Toi.85, Ho 21, MontiW, 27 octobre 1923 s# LES MESSAGERS SUS: 'Portez ces ckapeaur chfiz Cttte dame aVec grand, c* -*-* -**\u2014o in/ J Vo k le z-Zous ne rrietûre ces clta-^joeaur d cette da.m c a zee zra n i Soiri i INCERTAIN LES VIEUX ARBRES EUSEBE.\u2014 Epouo&i-tu oette jeune fille par amour ?CHARLES.\u2014 Je le saurai après la lecture du contrat de mariage.LES VOYAGEURS \u2014 Mais qu'esl-Cf qui t\u2019intéresse tant que ceilà à Paris ?__ On y rencontre fie si gentilles petites canadiennes.Oscar.\u2014 Ces gros arbres ont été plantés par mon grand -père lorsqu'il était enfant.Blanche.\u2014 Faut-il vous croire ?Oscar.\u2014 Pourquoi pas ?Blanche.Comment voulez-vous que je crois que de si gros arbres aient pu étire plantés par un enfant.t 12 Sk Samedi/ Vol.35, No 21, Montréal, 27 octobre 1923 NOUVELLE SENTIMENTALE INEDITE Par EMMA GENDRON 7Ï;\u2014 Mfùxwm.M alftvfar- LE soleil venait de descendre derrière l\u2019horizon, laissant des éclaboussures sans nombre sur l\u2019azur.Jamais le ciel n\u2019avait été si beau que ce soir-là! Le mauve, le pourpre, le rose, le vert, le jaune, le brun et l\u2019orange se mélan-geaient^ se heurtaient sans jamais choquer l\u2019oeil.On eut dit que des divines mains d\u2019artistes s\u2019amusaient à harmonier les mille tons d\u2019une palette magique.Debout, les bras levés et passés derrière la tête, Guiilemette Pslegrin admirait, en extase, le grandiose du spectacle qui s\u2019offrait à ses yeux ravis.Debout sur un rocher au bord de la grève, elle voyait à l\u2019infini se dérouler le fleuve Saint-Lajirent dont les eaux, dans le lointain, finissaient par se confondre et même on eut dit par entrer dans le ciel.Elle dominait aussi les prairies et les fc êts de l'Anse au Griffon enveloppées à cette heure d\u2019une touchante mélancolie de lumières atténuées.Guiilemette n\u2019eut pas le temps de s attarder dans sa contemplation, une barque qu\u2019elle connaissait bien laissait le large et se dirigeait vers le rivage.Debout à l\u2019avant de sa barque un jeune homme à la stature taillée en force et en beauté mâles, agita sa main dans la direction de Guiilemette, en signe d'une joie manifeste.Un moment après la barque aceos-tait en dessous du rocher où se tenait la jeune fille.\u2014 Bonsoir, Philippe! cria Guilie-mette dont les joues s\u2019empourprèrent.Elle s\u2019agenouilla et se retenant des deux mains au bord du rocher elle s\u2019inclina vers la barque dans une attitude adorable, et souriante regarda son ami.Fut-ce l'éclat des grands yeux fixés sur lui ou la vue de la jolie gorge dont il devina les juvéniles rondeurs par une légère indiscrétion de l\u2019échancrure du corsag' qui éblouit Philippe?toujours e t-il qu\u2019il s\u2019attarda plus qu\u2019il ne le fallait à regarder la jolie fille sans s\u2019aperc voir qu\u2019il n\u2019avait pas jeté l\u2019ancre, et que les vagues doucement les éloignaient du rocher.Ce fut Guiilemette qui rompit l\u2019enchantement.\u2014 Eh ! cria-t-elie avec un beau rire qui s'égrena en notes voluptueuses, que marmottez-vous tout bas, cher Philippe?Tentez-vous d\u2019exorciser mon rocher ou l\u2019ancre que vous serrez dans vos mains?attention! la vague est sournoise.Philippe sursauta: \u201cJ\u2019étais en Paradis\u201d, fit-il.Il se mit à rire, donna quelques coups d\u2019avirons, accosta et attacha sa barque.Durant ce temps Guiilemette dégringolait du rocher et arrivait à lui en bondissant telle une chevrette ivre de liberté.A peine Philippe fut-il sorti de sa barque qu'elle lui sauta au cou et l\u2019embrassa à deux reprises.\u2014 Que je me suis ennuyée aujourd\u2019hui ! \u2014 Tu as tort, ma chérie.\u2014\u2022 Oh ! vilain ! Malgré qu\u2019à chaque retour de la pêche cette scène lui fut coutumière, ce soir-là Philippe demeura troublé du chaste baiser.Il ne le rendit pas et fut même tenté de dénouer brutalement les souples bras blancs qui enserraient son cou et de crier à Guiilemette: \u201cNe m\u2019embrasse plus! je ne veux pas!\u201d Il craignit de s\u2019aliéner le coeur de l\u2019enfant et après réflexion il n\u2019eut pas le courage de se priver de cette douce caresse.Devant cette attitude plutôt froide, si peu naturelle chez son ami, Guille-mette demanda naïvement: \u2014 Tu ne m\u2019aimes donc plus, Philippe, pourquoi ne m\u2019embrasses-tu pas ce soir?t\u2019aurais-je mordu sans le faire exprès?\u2014 Fais pas attention, j\u2019étais fatigué.Viens.Guiilemette revint docilement vers lui et Philippe l'embrassa longuement, d\u2019amour, pour la première fois.Elle avait seize ans, lui vingt-deux.L\u2019âge des rêves insensés et des doux aveux.L\u2019âge où l\u2019on croit tout éternel, même les serments d\u2019amour.¦\u2014 Une bonne pêche, aujourd\u2019hui?demanda Guiilemette.\u2014 Oh, oui, comme toujours, plein ma barque, regarde! Philippe tira une grande toile qui couvrait ses filets et un monceau de saumons frétillants brilla au soleil.\u2014, Qu\u2019ils sont beaux! que celà fait ,4*admlrab!es reflets sous les feux du couchant, leur robe d\u2019argent piveléc de îîsurpre! Où les as-tu pêchés, Philippe?¦ \u2014 A St-Dominique, non loin de l\u2019Anse aux Canards.Demain j\u2019irai plus près, c\u2019est trop loin là-bas ; il y a trois jours que je suis parti: Ma charge d\u2019aujourdjhui est vendue à un particulier qui vient de Montréal, et toute la pêche que je ferai cette année.Une véritable aubaine, quoi! \u2014 Je suis bien contente pour toi et tes parents.Tu vas pouvoir t\u2019acheter une barque neuve et un habit pour l\u2019hiver.\u2014 Oh, j\u2019ai l\u2019idée de porter encore \u201cma carreautée\u201d cet hiver et faire faire à la place une cloison de séparation pour la salle à dîner et des chambres pour la maison.\u2014 Oh, Philippe ! regarde donc comme c\u2019est beau là-bas, vers le Cap-Rosier ! on dirait que des anges jettent sur la terre des pièces de longs voiles fins! regarde, la brise les déroulent, les enflent, puis les laissent traîner le long de l\u2019horizon.\u2014 C'e»t le jour qui meurt.Hâtons-nous, Cuillèr e ie, es parents seront m-qu ets, et il y a fci n d x minutes de marche d\u2019ici chez vous.Ils sont toujours bien tes parents?et les petits?\u2014 Oh, oui! il n'y a que le petit Gérard qui avait la colique aujourd\u2019hui.Maman dit que celà dépend qu\u2019il fait ses dents.\u2014 Ah! Qu\u2019est-ce que tu traînes donc là, Guiilemette?\u2014 Tu es gentil! c\u2019est mon violon! je suis obligée de venir pratiquer ici maintenant que je suis obligée de jouer quatre heures par jour.A la longue mes pratiques fatiguent maman.Ils rièreni, parlèrent de choses et d\u2019autres puis se séparèrent sur le chemin passant devant leur maison qui se faisaient vis-à-vis.\u2014 Viendras-tu jouer aux cartes, ce soir?\u2014 Non.Je suis las, et il faut que j\u2019aide le père à réparer mes filets pour demain.\u2014 Tu pars de bonne heure?\u2014 A l\u2019aurore.\u2014 Je serai sur mon rocher pour te crier bonjour.Guiilemette Pelegrin et Philippe Më-riveault étaient nés à la même date à six ans d\u2019intervalles.Ils habitaient la même paroisse, l\u2019Anse-au-Griffon et demeuraient voisins.Ils se connaissaient depuis toujours et s\u2019aimaient sans doute de même.Dans la paroisse on les appelait les tourteraux, et les deux, familles nourrissaient le projet d\u2019une union plus tard.Ni l'une ni l\u2019autre des deux familles était riche, cependant celle de Guille-mette était plus à l'aise, aussi M.Pelc-grin avait-il fait donner à sa fille une belle instruction qu'elle complétait en prenant des leçons privées d\u2019un vieux professeur qui lui enseignait en outre le violon, instrument pour lequel elle avait beaucoup de talent.Guiilemette n\u2019avait que deux petits frères jumeaux âgés d\u2019un an.Philippe lui, était l\u2019aîné de dix enfants.Les deux familles vivaient de pêche.Ils vendaient leurs poissons directement à des marchands qui venaient chercher leurs produits toutes les semaines.Le lendemain, à l\u2019aurore, Guiilemette attendait Philippe sur la grève.De loin elle vit venir Philippe et courut au devant de lui.Depuis la veille Philippe ne voyait plus Guiilemette avec les mêmes yeux, elle lui semblait une autre personne qui était pourtant la même mais dont la présence le troublait, aussi sentit-il courir un frisson le long de ses fibres quand la j un file vint se frôler innocemment à son bras pour lui quémander un baiser.Il eut comme la veille la velléité de protester mais il n\u2019en eut pas la force.Comme Guiilemette aidait son ami à supporter les filets, elle lui demanda après un court silence qui lui sembla pénible.\u2014 Philippe, dit-elle, j\u2019ai quelque chose à te demander.Veux-tu dire oui que tu diras oui?\u2014 Celà dépend!.de quoi s\u2019agit-il?\u2014 Eh bien! si tu manques ainsi de confiance en moi, ne parlons plus.\u2014 Eh bien ! oui, là, que veux-tu, Guiilemette?\u2014 Je veux aller faire la pêche avec toi, aujourd\u2019hui?\u2014 Tu es folle ! \u2014 J ai ta parole! mes parents veulent aussi.En cela Guiilemette mentait, elle avait bien laissé un papier sur la table de la cuisine disant à ses parents qu\u2019elle accompagnait Philippe à la pêche, mais elle n avait pas osé demander la permission de crainte d\u2019être refusée.\u2014 Non, non, je ne veux pas, je ne puis pas! regarde, il va pleuvoir et tonner.Ces gros nuages-là qui rôdent au-dessus du Cap, ne me disent rien qui vaille.S\u2019il arrivait malheur! un coup de tonnerre peut tomber dan: la barque, e vent peut avoir raison de mes bras et puis.ah, non! je ne peux pas t\u2019emmener.\u2014 J aurais etc si h ureuse, et puis 5 *j ?st pour arriver malheur j'aime mieue- être avec tôt à ce moment-là.Qu est-ce que : : ferai mo: ensuite, toute seule?\u2014 Seule.> L tes parents, et la vie qui t attend, et l\u2019amour.Zut! fais pas le nigaud.Veux-tu m\u2019emmener?\u2014 Non.Puis lui tournant le dos.Philippe appareilla sa barque.Guiilemette se irt à pleurer.Sa petite figure éta t p ;gnante que Philippe ne put résulter plus longtemps.Il courut à elle, la prit dans scs bras et l\u2019emporta dans sa barque.Ce fut fait » brutalement et si délicatement à la fois YoL 3fi» So 21, Montréal, 27 octobre 1923 &gkmsdl 13 gue GuiHemette, absourdie de se voix installée au fond de la barque en si peu de temps éclata de rire.\u2014 Merci, Philippe! Que je vais être bien ici sur ces cordages.Mais tu as tout déplacé mon chapeau, dit-elle en s'allongeant sur le tas de filets.\u2014 Il ne fallait pas pleurer, c'est ta faute ! \u2014 Où allons-nous, anjourcPiui?\u2014 Je ne sais.Sur le geflfe et ua peu partout Philippe poussa la barque en courant quelques pas dans l\u2019eau pour lui donner un élan, puis sauta à son tour dans l'embarcation.A peine furent-ils au large que GuiHemette aperçut son père qui arrivait en courant au bord de l\u2019eau; il gesticulait en levant les bras et faisant signe à GuiHemette de revenir.Celle-ci fit mine de ne l\u2019avoir pas aperçu et craignant que son ami vint à se retourner Vers le rivage, elle se mit à le questionner sur une foule de choses tâchant Je capter toute son attention.Elle y réussit et le pauvre Pelegrin revint tout désolé vers sa vieille.Cette dernière, en robe de nuit, sans souci d\u2019une traîtrise de l\u2019air froid se tenait sur le seuil de leur maison.Elle était en proie à une vive inquiétude.\u2014 Eh bien ! eh bien ! vieux ?\u2014 Je suis arrivé trop tard! La coquine! Elle a fait semblant de ne pas me voir.Cette idée d\u2019aller à la pêche! Et puis, elle devient trop grande pour courir avec les garçons, tu lui feras comprendre ça, vieille.\u2014 Avec Philippe il n'y a pas de danger.\u2014 J\u2019sais bien, j\u2019sais bien, mais c\u2019est un homme et il n\u2019est pas un saint.Ensuite d faut penser à ce que peuvent dire les gens.Ah! si elle peut revenir, elle n\u2019y retournera pas de sitôt.Dans le moment il n\u2019y a rien à y faire, elle est partie.Rentre, ma vieille, tu vas prendre du mal.Et le vieux Pelegrin fort en colère rentra chez lui en maugréant contre la fugue de GuiHemette.Le bateau de Philippe glissait sur l\u2019eau calme, s\u2019enfonçant plus avant dans l\u2019ombre que la nuit répandait encore sur l\u2019eau.GuiHemette regardait ravie, les monts, les prairies, les chaumières se préciser à mesure que le jour chassait les ombres.Une bonne odeur venait du large.Des bateaux en nombre glissaient silencieux vers des buts ignorés.GuiHemette était heureuse et semblait voir le monde pour la première fois.Il y avait donc encore d\u2019autres horizons derrière les horizons qu elle avait toujours connus! Quand le soleil fut tout-à-fait levé, son enthousiasme ne connut plus de borne.Elle se grisait de cette vaste étendue qui allait toujours s\u2019élargissant devant elle.___Vous êtes un mauvais astronome, disait GuiHemette taquinant son ami.Jemais je n\u2019ai vu si beau jour.Oh! regardez donc ces lumières que le soleil allume sur la crête des vagues ! puis çcs fines vapeurs roses et vertes si fines qu on dirait des poussières de pierreries, qui sortent du fleuve, est-ce assez enchanteur! Ah! je nè m\u2019étonne plus de l\u2019irradiation que je surprends parfois en vos yeux à vos retours; à force de regarder ces miroitements il finit par vous en rester dans le regard.___Tu as raison.GuiHemette, à trop regarder le soleil on y perd la vue et la tranquillité de son coeur.___Que me chantes-tu là?Y *!\t\u2022] KBKySÉÏII.1 df® ! \u2019\"f-i T* 1\tS* ££&£&*** ',r Cffliiitr s*?; mm ¦jK /V is «CJr \u2022 Ær;.Dam sa douce folie, elle cherchait encore l'être cruel au elle adorait Philippe vit qu\u2019elle n\u2019avait pas compris qu\u2019il avait parlé pour elle et il répondit; \u2014 Une rengaine vieille comme le monde ! ! La matinée se passa très bien.Guil-lemette allait d\u2019émerveiUement en émerveillement.Elle qui n\u2019était jamais sortie de sa paroisse, ne se faisait pas idée de ce qui pouvait se passer en dehors des habitudes de vie qu\u2019elle connaissait.L\u2019heure était enchanteresse et les deux amis oublièrent peu à peu les landes vertes, la maison et le rivage de la réalité.Du rêve les étourdissait ! rêve de liberté, d\u2019horizons nouveaux, d\u2019espoirs inconnus pour GuiHemette, rêve d\u2019amour immense et sans fin poux Phi- lippe.Sous le charme de la présence chérie les angoisses du matin se fondirent.11 y avait du soleil maintenant plein la nature et il ne songea plus qu\u2019au plaisir d\u2019être avec l\u2019aimée.\u2014 Puisqu'il fait beau, dit-il, je vais en profiter pour te promener, je ferai la pêche un autre jour.Je vais te faire voir plusieurs paroisses et lieux de pêches, tiens! 1 Anse aux Canards qui est si réputée, nous passerons là.\u2014\u2022 Et au large du grand fleuve, vas-tu m'emmener, Philippe?J\u2019aimerais tant celà me sentir loin de tout rivage! n ayant que le ciel autour de moi.\u2014- Oui.Et il tint parole.Toute la matinée il passa à lui faire visiter des pêcheries.GuiHemette rencontra même Cap-au-Renard.puis à Cap-aux-Os (St-j-an-Baptiste) des pêcheurs du Cap-ao-Griffon ce qui l\u2019amusa beaucoup.\u2014 Pas que vous qui font la pêche, disait-elle en riant.En route Philippe arrêta chez un ami qui possédait une scierie.Ce moulin intéressa beaucoup GuiHemette, elle se fit expliquer le mécanisme et voulut voir comment on procédait pour transformer le billot en planches, en bardeaux, en lattes.Les grandes scies l\u2019intéressèrent, elle était émerveülée du travail de ce» petites dents d\u2019acier.(Suite à la page 30) 14 Vol.35, Ho 21, Montréal, Z7 octobre 1928 \u2022srfESa^ïi I.TJ »* \"y.-1 tfc jÔSP»- îjga^sij PAGE DES ENFANTS LES AVENTURES EXTRAORDINAIRES DU SOI» PETIT JEAN, L\u2019ORPHEUN 1.Comme Petit Jean et Marguerite se dirigeaient vers la ville ils aperçurent sur un mur une annonce de cirque.i«es deux enfante auraient bien voulu aller au cirque mais ils n'avaient pas d\u2019argent sur eux.3.En route ils aperçurent deux »*.».nt* qui niui t.vnsiiieuj; un pauvre petit cbien.Petit Jean se p ¦ i.pita vers os enfants.5.il leur enleva le pauvre petit chien juste au moment où une petite fille arrivait à cheval.C Le- deux petite vauriens se sativôren;t.en apien evant la petite fille qui était la fille du juge de l'endroit.7.c'ét a ii précisément le chien de la petite ,«n fille.Elle prit les noms et adresse des deux enfants pfiis elle partit.s.he leid- iniiii l'eût Jean et Marguerite furent tent si.rpri- «le voir arriver devant leur porte une lie)le limousine.h.n tendu, Margot n\u2019y songea pas \u2018 un instant; vendre son homme est une chose qu\u2019elle ne ferait 1 jamais, quand bien même elle le verrait dans les bras d une autre femme; m tuer, oui, le donner, non !.('.¦Ve! Alors?.'\t1 Avertir le type la haute \u201c qui devait faire Us frais de la fête?Elle ne le connaissait p?\" 1 et puis, comment le toucher?\u201d C\u2019est alors que Margot eut frne idée de génie: prévenir la \u2022' Victime présumée de l\u2019attentat.1 \u2018Elle connaissait Colette, savait \u2019 où la trouver; elle n\u2019éprouverait aucune gêne à l\u2019aborder et était sûre d\u2019être écoutée.D\u2019cilleurs, elle ferait mieux, elle irait chez les parents! Elle pouvait entrer dans la boutique sans éveiller les soupçons, même si l\u2019un des membres de la bare\u2019 \u2019a voyait, eP\u2019 \".liait faire ua asbst quelconque.Une fois en présence des Morel, elle ne leur donnerait pas de détails compromettants pour ses amis, elle leur dirait simplement \u2014 Margot avait préparé son discours: \u201cJ\u2019ai appris par hasard que quelque chose s\u2019apprête contre votre fille! Un monsieur riche veut la faire enlever; veillez sur elle, allez la chercher à son travail, ne la laissez pas sortir seule et envoyez-la à la campagne pour quelque temps!\u201d Si on voulait lui poser des questions, elle s\u2019arrangerait bien pour invehter une fable quelconque.D\u2019ailleurs,les gens à qui l\u2019on rend service ne sont pas si exigeants que cela! A la suite de ses avis, ce n\u2019était pas douteux, le père irait chercher sa fille, 1\u2019enlèvement ne pourrait pas avoir lieu et le lendemain on l\u2019expédierait à la campagne.Après, à la grâce de Dieu ! En tout cas, le danger immédiat était évité: cette combinaison avait le grand avantage, aux yeux de la pierreuse, de laisser intacte, pour son ami, la plus grosse partie de ses bénéfices, puisqu\u2019il avait déjà touché la moitié de la^rime et de lui éviter une aventure malgré tout dangereuse.Quant à son déduit amoureux, avec le temps, cela s\u2019atténuerait;.Le principal était qu\u2019il ne sût jamais qu\u2019elle était la cause de son échec et.comment l\u2019apprendrai t-il?Margot était donc Irès heureuse de sa combinaison et plus elle y réfléchissait, p\u2019us elle la trouvait merveilleuse.Aussi, dès le retour à Paris, sachant l\u2019expédition proche, elle s\u2019efforça de le mettre à exécution.La chose fut moins facile qu\u2019elle ne se l\u2019imaginait.Les amis ne sc quittèrent plus; soit par méfiance, soit instinctivement, Eugène voulut qu\u2019il en fût ainsi.Le \u201cGrêlé\u201d alla remisrr son taxi pendant que les autres prenaient l\u2019apéritif dans un café de l\u2019avenue de Clichy.Puis tout le monde alla dîner en choeur dans un petit restaurant du quartier qui avait leur clientèle aux jours de bombance, et, tandis ~ \u201cEngine allait à son rendez-vous, les autres se réunirent au Lion Rouge, où ils prirent café et pom se-café er.l\u2019attendant.Gyand le chef revint, il remit s-: -, T-ot dire à \u201cCh\u2019tit Gars\u201d la lettre promise et qui devait servir à confectionner le faux signé Maurice* grâce auquel Colette se laisserait convaincre.Aucune allusion no fut faite à l\u2019affaire.Le \u201cGrêlé\u201d se contenta de demander, à un moment: \u2014Quelle direction?\u2014Ville d\u2019Avray, répondit laconiquement Eugène.Tu connais le patelin.\u2014Un peu.mais où perche la cambuse.Pas facile à se débrouiller la nuit dans ces cam-brouzes.\u2014T\u2019as un crayon ?Le type m\u2019a expliqué, c\u2019est très simple.J\u2019vais te dessiner le truc.Et Eugène, sur le dos d\u2019une enveloppe sortie de sa poche, dessina à grands traits un plan grossier.\u2014Tu vois, tu montes la route comme ça et, ici, sur ta droite, tu trouves un petit chemin, ça fait une sorte de carrefour.La tôle est dans le chemin, à une centaine de mètres de la route.T\u2019as saisi?\u2014Gy, ça colle.J\u2019irais maintenant les yeux fermés; je me rappelle être passé par là.\u2014Alors, allons-y! Et Eugène, froissant son dessin, le jeta sous la table.\u2014L\u2019heure?\u2014Sept heures aux fortifs, au coin de l\u2019avenue de Saint Ouen.Piris tout le monde alla se coucher.Mais Margot avait ramassé à tout hasard le plan esquissé par son ami.Le lendemain, on se leva tard.Impossible à Margot de quitter son ami de toute la matinée!.Le chef était exigeant de sa nature et il montra ce jour-là une telle insistance à garder son amie auprès de lui qu\u2019un moment elle se demanda s\u2019il ne se méfiait pas de quelque chosë.Ils déjeunèrent ensemble.Enfin, dans le courant de l\u2019après-midi, elle put s\u2019échapper un moment.Elle courut avenue de SaintOuen.La bouliqqe était close.Margot resta anéantie.Elle tâcha de s\u2019informer auprès des voisins pour savoir si la boutique était fermée pour longtemps, et quel er.était le motif.On ne put lui dire qu\u2019une, chose, c\u2019est que le magasin n\u2019avait pas ouvert depuis deux jours et qu\u2019on n\u2019avait ru n la famille Morel.On croyait avoir aperçu le père et la mère partir d très matin en voiture, mais on r.n était pas sûr.35, ffo 21, Montréal, 27 octobre 1923 Impossible d\u2019avoir d\u2019autreS renseignements.Margot fut un moment assommée par ce coup inattendu.C\u2019était la destruction totale de son plan.Puis, un espoir lui vint.Peut-être que les Morel avaient été prévenus par une autre personne de l\u2019attentat qui se préparait, et les braves gens, affolés, étaient immédiatement partis en emmenant leur fille.Dans ce cas, tout allait pour le mieux!\t5 Colette était sauvée et Eugène lui restait ! Gomme on croit facilement tout ce que l\u2019on désire.Margot se convainquit aisément qu\u2019il en était ainsi.Que s\u2019élait-il passé exactement?Les espoirs de Margot étaient-ils fondés?Hélas! la pauvre Colette, qui était loin de se douter de ce qui l\u2019attendait, avait été frappée par une véritable catastrophe.Le samedi, alors qu\u2019elle était au magasin, le père Morel, libéré de bonne heure, par hasard, avait voulu procéder dans la chambre de sa fille à une réparation dont il rêvait depuis longtemps.La plaque de marbre nui recouvrait la cheminée était décimentée; il voulait la sceller solidement.Profitant donc des instants de loisir qu\u2019il avait, il débarrassa la cheminée desbibelob qui l\u2019encombraient, puis enleva la plaque.Or,dans le vide ainsi crée, il trouva un paquet de lettres.Comme presque toutes les femmes, Colette conservait les billets, les lettres que lui adressait son ami.Elle ne pouvait se résoudre, en dépit des conseils dictés pur la prudence, à les détruire.Pour les protéger contre les indiscrétions, elle n\u2019avait pas trouvé de meilleure cachette que le dessous de cette plaque où, pensait-elle, personne ne viendrait jamais regarder! Le père Morel avait en sa fille une confiance absolue.Il ne lui serait jamais venu à l\u2019idée de la surveiller, ni de fouiller dans ses affaires.Mais, trouvant ce paquet de lettres, il eut la pensée instinctivement de voir ce, que c\u2019était, sans d\u2019ailleurs soupçonner le moins du monde que cette cotrespondan-c?pût concerner sa fille.Dès les premières lignes, il fut convaincu.Maurice s\u2019exprimait en termes tels qu\u2019il était impossible de douter de la na- Vol, 35, Ho 21, Montreal, 27 octobre 1923 19 ture de ses relations avec Colette.Ce fut pour le malheureux père un coup de massue.Ainsi, c\u2019était vrai! Celle chose monstrueuse était possible ! Colette, sa fille bien-aimée, cette enfant qu\u2019il avait toujours crue si pure, si blanche, était comme les quires.Elle avait un ami ! Ce fut pour le malheureux homme, tombé de si haut une chute effroyable.Il sentit que tout s\u2019écroulait.Ce fut en lui une nuit affreuse; plus rien, il ne lui restait plus rien de ce qu\u2019il avait tant aimé! Le déshonneur était installé à sa table, sous son toit! Sa petite Colette, si mignonne, si jolie.sur qui il avait échafaudé tant de beaux rêves, alors qu\u2019elle reposait dans son blanc berceau, avait fauté! Oui sait depuis combien de temps, elle lui mentait, elle le trompait, elle portait à un autre ses caresses?Les lèvres qu\u2019on lui tendait le soir étaient encore chaudes des, baisers de son ami, un joli coeur quelconque qui s\u2019amuserait d'elle et la jetterait ensuite sur le pavé ! A cette pensée, le rouge montait au front du brave homme.Oui.le père Morel était un brave homme, c\u2019était, même un homme dr> cnoir.Il y avait un chapitre sur lequel il était intransigeant : l\u2019honneur.Comme certains, il partageait cette erreur de croire que lorsqu\u2019une fille qui a commis une faute tend désespérément les bras vers son seul recours ses parents, pour l\u2019aider à sortir de la fange, le devoir de ceux-ci n\u2019esi pas de la soutenir et d° la consoler, mais de repousser ses bra- suppliants et de rejeter définitivenvni au vice et à la misère la malheureuse qui ne demandait qu\u2019à y échapper! I o parti du père fut immé-din'\u201ctuent pris.Colette avait trahi sa confiance, elle avait mal tourné, elle n\u2019était plus sa fille' 11 ne voulait pas la connaître.il ne voulait plus la revoir! C\u2019est ce qu\u2019il notifia à sa femme.en lui montrant les lettres révélatrices.En vain, la pauvre mère, affolée à l\u2019idée de perdre sa fille adorée, insista, pleura, pria, eupnlin.se traîna aux genoux de son mari, il fut inflexible! Et le soir, quand Colette arriva à la fruiterie, elle trouva son père pâle de cplère, et de désespoir, mais très calme, qui lui tendit le paquet qu\u2019il avait fait de son linge et lui dit sim-pl erpent: \u2014Tu as un ami.Tu es une gueuse! une catin! Prends tes nippes et va-t-en! Que je ne te revoie jamais! Adieu! Colette connaissait son père.Elle n\u2019essaya pas de le fléchir.Elle prit le paquet, jeta un baiser passionné à sa pauvre mère qui sanglotait derrière son mari et partit glacée, à demi-morte, sans pouvoir verser une larme.Elle se trouva ainsi en pleine nuit sur le trottoir, ce trottoir sinistre où rôdaient tous les pièges.Elle était brisée, annihilée.le cerveau vide, avec un sentiment de lassitude infinie et un découragement immense.Où aller?Que faire?D\u2019instinct, elle se dirigea vers la petite mercerie où elle se savait si aimée.Elle alla chez les Gerbert.Les deux femmes, la mère et la fille, achevaient de dîner lorsque Colette entra.Elle était si pâle, avait l\u2019air si lasse, si faible, si dése> mré- que.sans savoir elles nrécipitèrent vers elle.\u2014Colette, ma pauvre Colette, qu\u2019avez-vous?\u2014Qu\u2019as-tu mon enfant?Que t\u2019est-il arrivé?On la fil asseoir, on la couvrit de tendres caresses.Auprès de ces deux braves coeurs, au milieu de cette chaude tendresse.Colette se détendit.Elle s\u2019abattit en pleurant à chaudes larmes dans les bras d> Mme Gerbert.Elle fut ainsi plusieurs minutes sans pouvoir parler, se contentant de proférer des appels entrecoupés.\u2014Maman ! Ma pauvre maman ! N\u2019est-ce pas toujours vers la mère que se tournent les enfants qui souffrent?Comprenant qu\u2019il se passait quelque chose de grave, Mme Gerbert fit un signe discret à sa fille Cécile qui.sans mot dire, se relira dans sa petite chambre.Peu à peu, Colette se calma.Elle fit alors à Mme Gerbert le récit de ce qui s'était passé, avouant sa liaison avec Maurice .Mme Gerbert jucea que ce n\u2019était pas le moment de faire on cours de morale à la pauvre fille; le plus urgent était de la soigner et de la faire reposer.Elle la força à prendre quelque chose de chaud, puis elle l\u2019installa près de Cécile, \u201cen attendant que tout cela s\u2019arrangeât\u201d parce que cela ne pouvait pas ne point s\u2019arranger! Colette passa ainsi la journée du dimanche chez ses amies qui 3a soignèrent à qui mieux mieux.Elle en avait d\u2019ailleurs besoin, très ébranlée moralement et physiquement par cette terrible secousse.Mme Gerbert essaya bien de voir soit le père, soit la mère de Colette, mais elle ne put les joindre.La boutique était fermée.Les More] n\u2019étaient point chez eux.Le lundi, elle prit Colette à part et, après l\u2019avoir doucement réprimandée sur sa folie, lui avait montré les conséquences de ses actes, elle lui déclara qu\u2019il fallait absolument qu\u2019elle vit son père, qu\u2019elle obtint son pardon et qu\u2019elle rentrât chez ses parents.Colette commença par se cabrer, refusant nettement, déclarant qu\u2019elle aimerait mieux se tuer que de faire semblable démarche, profondément humiliante et d\u2019ailleurs vouée à l\u2019insuccès, étant donné le caractère de son père.Mme Gerbert insista patiemment: enfin, elle obtint de Colette que.le soir même, à la nuit, elle tenterait de fléchir le courroux paternel.Cependant Margot n\u2019était fias tranquille.Au fur et à mesure que l'heure fixée pour l\u2019enlèvement approchait, ses inquiétudes augmentaient.Elle avait bien vu la boutique du fruitier fermée, on lui avait dit avoir vu partir le ménage, mais était-ce exact?N\u2019allaient-ils pas revenir après être allés passer simplement la journée du dimanche à.la campagne.Dans ce cas, tout était perdu! Margot ne put y tenir.Risquant le tout pour le tout, elle résolut d\u2019aller rôder autour de la maison au moment où Colette, généralement, rentrait de son travail.Elle tâcherait de la joindre si elle ne voyait pas sçs parents et la préviendrait.Ainsi qu\u2019il était convenu, les trois hommes se retrouvèrent vers sept heures du soir et partirent ensemble.Dès qu\u2019ils eurent tourné les talons, Margot se glissa dans la rue et courut vers l\u2019avenue de Saint-Ouen.Il était temps.Bientôt, elle vit apparaître la silhouette de la jeune fille.Tenant la promesse qu\u2019eli® avait faite à Mme Gerbert, Colette venait implorer son pèrew Margot allait s\u2019élancer au-devant d\u2019elle, mais, au même moment, elle entendit un coup de sifflet qu\u2019elle connaissait bien.C\u2019était le signal d\u2019Eugène! Son ami était là, à quelques pas d\u2019elle! Terrifiée, elle se blottit contre un arbre qui la protégea de son ombre.On était à la fin de septembre; à cette époque, la nuit tombe d\u2019un seul coup il n\u2019y a pour ainsi dire pas de crépuscule, d\u2019autant plus que la saison, cette année, étail en avance.Il faisait donc une nuit profonde.Colette, trouvant le magasin fermé, eut un instant d\u2019hésitation, puis, prenant son courage à deux mains, elle entra rapidement dans le corridor, se dirigea vers le petit logis du fond de la cour où elle se rappelait avoir vécu de si bonnes heures! Hélas! une autre déconvenue l\u2019y attendait; le nid était vide, silencieux.Colette, lentement, regagna la rue, étouffant les sanglots qui lui montaient aux lèvres devant cet abandon.Elle était seule, cette fois, bien seule sur la terre: ses parents la reniaient.\t^ Pliant les épaules sous le poids de ce nouveau châtiment, elle retourna vers la maison hospitalière des Gerbert.Mais là.allait-on la recevoir?You-drait-on encore d\u2019elle?\\ \u2014Mam'zelle! Elle sursauta; un garçonnet de six à sept ans était, devant elle.\u201e\u2014Mam\u2019zelle.voilà une lettre qu\u2019un monsieur m\u2019a dit de vous remettre.\\ a une réponse.Sans plus réfléchir.Colette ouvrit le billet.Un cri de joie lui monta aux lèvres.11 était de Maurice! Ainsi, tout le monde ne l\u2019abandonnait, pas! Il y avait encore sur la terre quelqu\u2019un qui pensait à elle! Maurice l\u2019aimait toujours!.Il lui écrivait! ;(A suivra) 20 ^Samisdi/ Yol.35, ÎTo 21, Montreal, 27 octobre 1923 SYMPATHY (SYMPATHIE) VALSE CHANTÉE (Suite) mais chac,meur Au gre de mon mal - heu *\u2014^ cœur.Car vols - tu, ta.sym.pa - thl C\u2019est un I r-f~r y % % >v\u2014y\titü £ ï f=> S - ^ 'PS.El ja - mais nés .pe .dans ma fo » Reproduction spécialement autorisée pour LE SAMEDI par la maison des Editions Francis Salabert, 22 rue Chauchat, Paris.\u2014 Tous droits résm és 1929 Toi, 35, So 21, Montréal, 27 octobre 1923 £&3 ch- isndait-eII cent fois par jour.Il viendra, se : é pendait!.\"., i ,i aussitôt.il viendra parce que tout effraie les consciences troublées, et que la curiosité l'emportera sur la crainte.Oui, je suis certaine qu\u2019il viendra.Au moment où, dans les mares du parc, le soleil, à son déclin, pleurait des larmes sanglantes, à l\u2019heure où la brise nocturne se levait agitant en un murmure plaintif les branches des [tins dans la forêt, le comte d\u2019Esparre descendait de vic.loria devant le perron dr \u2014Où est madame?demand - - au domestique qui.sur la porte du vestibule, le salua.\u2014Madame la comtesse ne quitte pas son appartement, lui fut-il répondu.\u2014 Est-elle plus mal?\u2014Non.monsieur le comte, pas depuis son arrivée, lout au moins.Mais quelques jours avant son départ de Paris madame la comtesse eut une crise qui a laissa bien bas.Nous craignîmes un moment qu\u2019elle ne mourû! sans avoir revu monsieur le pomte.Jacques, en entendant ces paroles, se senlil ému.ses soupçons î dissipèrent.J ai r u tort, de penser que Marguerite avait, employé un subterfuge pour s m\u2019attirer, se dit-il.La pauvre femm n i, hélas ' pas menli.Bientôt les deux époux se trouvèrent en présence. Vol.35, ïïo 21, Montréal, 27 octobre 1923 &8amedl/ 25 En apercevant son mari, la comtesse Be fiTpas un mouvement, mais elle pâlit davantage encore si possible, un tressaillement nerveux fit trembler ses mains qu\u2019elle tenait étendues sur ses genoux; sa maigreur apparaissait effrayante à travers l\u2019étoffe mince et souple de son peignoir.\u2014Ma chère amie, me voici! prononça doucement le comte d\u2019Esparre.\u2014Vous avez bien souffert m'a-t on dit.croyez que j\u2019ignorais la gravité de votre état, sinon.\u2014Inutile de protester, interrompit Marguerite d\u2019une voix sèche et brève, ja sais çe qu\u2019il faut penser de vos sentiments à mon égard.- Mais, je ne m\u2019en afflige plus, se hâta d\u2019ajouter la malade .il y a longtemps déjà que j\u2019ai pris mon parti de cette situation.Lenormand.se reculq, froissé: \u2014Si j\u2019avais pu prévoir l\u2019accueil que vous me réserviez, ma chère, je n\u2019aurais pas mis autant d\u2019empressement à vous rejoindre., Je ne pensais pas venir ici pour entendre des reproches, sinon, les ombrages d\u2019Hampsi ad m\u2019eussent paru préférables .\u2014Le temps n\u2019esl plus aux plaisanteries, observa sévèrement Marguerite, donc, je vous en prie, faites-moi grâce de ce que vous alliez ajouter.Vous vous êtes considérablement amusé, n\u2019est-il pas vrai, au milieu des ravissantes misses dont est rempli le château de lord Middleton?Notre demeure silencieuse et morne n\u2019a guère d\u2019attraits pour votre esprit superficiel.Je ne reçois pas, je déteste le monde !.Que voulez-vous?il ne fallait pas ainsi empoisonner ma vie! \u2014Encore des plaintes ! maugréa le comte avec humeur.\u2014Les dernières, je vous le jure.et du reste, ce soir, nous nous en sommes dit suffisamment.Je suis très faible, le moindre mouvement.m'est une fatigue, et je puis à peine parler.Veuillez donc me laisser, je vous prie.Mes ordres sont donnés pour que votre dîner oit préparé.\u2014Monsieur le comte est servi ! vint annoncer .juste icnt le valet de chambre.Jacques s.:- p ocha, voulant embrasser 6a femme: mais elle, d'un mouvement brusque, se recula.Devant ces marques d\u2019aversion notoire.il n\u2019insista pas davantage.\u2014Bonsoir, ma chérie! lança-t-il presque avec impertinence.\u2014A demain, lui répondit la malade.Lenormand fit quelques pas vers la porte, songeant déjà à repartir au plus vite, car la maison suait 1 ennui, lorsqu\u2019il s\u2019entendit rappeler: \u2014-Jacques! disait Marguerite, la voix soudain changée, Jacques, s\u2019il vans plaît, encore un mot.w \u2014Allons! pensa-1\u2014il, elle est bien toujours la même; elle se repent déjà.El, docile, il se rapprocha.\u2014Je veux vous voir une dernière fois, reprenait la comtesse, presque tendrement je veux vous dire adieu, mon amL \u2014Adieu?pourquoi ce mot, chère?.Il vous plait de m\u2019éloigner d\u2019ici ce soir je me soumets, espérant bien que demain vous me permettrez de venir passer quelques instants à \\ps cotés.-\u2014Demain?.Que sera demain ?.prononça la malheureuse femme.Adieu, adieu.Jacques! \u2014 Soi! ! puisque c'est un caprice ! adieu.Ainsi, vous voulez que je reparte ce soir?\u2014Non, pas ce soir.Du reste, c\u2019est impossible.\u2014Alors, quoi?je ne comprends plus, quel esprit versatile vous avez, ma pauvre enfant! Savez-vous bien vous-même ce que vous désirez?Elle hocha la tête gravement, tristement, mais aussi avec résolution.\u2014Oui, Jacques, je le sais, et ce que je veux sera, je vous le jure ! articula Marguerite d\u2019un aceent funèbre.\u2014Ah! ça.devient-elle folle?se dit le comte d\u2019Esparre en s\u2019éloignant pour de bon.cette fois.Elle a l\u2019air de pleurer d\u2019avance sur ses propres funérailles.Brr!.cela me donne la chair de poule.Décidément, la malheureuse créature devient de plus en plus faible d\u2019esprit, et il sera dangereux, si cela continue, de la laisser en liberté.J\u2019avjserai !.Du bout des dents, car cette scène l\u2019avait frappé.Jacques mangea quelques bouchées.Puis, fatigué de son long voyage, il se mit au fit et dormit jusqu\u2019au jour.Le corps et l\u2019esprit dispos, Lenormand se leva de bon matin, fit longuement sa toilette, puis il s\u2019approcha d\u2019une croisée, et, le front collé aux vitres .il laissa errer ses regards sur le parc qui s\u2019étendait au loin.La temps était gris et presque froid, un vent rapide chassait les feuilles mortes; elles frôlaient le sol avant de s\u2019y abattre, ou bien tourbillonnaient éperdument dans l\u2019espace.L\u2019aile d\u2019un oiseau rasait la fenêtre parfois, puis, avec un petit orî, la bestiole s\u2019enfuyait.La cime des pins bordant l\u2019horizon se tordait avec rage; il faisait au dehors un bruit de tempête.il faisait au dedans un écrasant silence.\u2014 C\u2019est du joli! soupira le comte, maussade.Dire qu\u2019en Angleterre, il y avait un soleil supejrbe chaque jour.je suis arrivé à point, vraiment! N\u2019importe, sortons un peu! Contre la porte de sa chambre, un domestique se tenait aux aguets.\u2014 Hé! bon Dieu! qu*«t-ce oela, Ernest! s\u2019exclama Jacques avec stupeur et colère tout ensemble.*, vous regardez aux serrures, maintenant! C\u2019t t du propre ! \u2014Que monsieur le comte m \u2022 par*! u-no ! j\u2019attendais que monsieur lût n \u2022 é pour lui remettre ceci.C\u2019est l\u2019o, me do madame la comtesse! \u2014Avez-vous besoin, pour me dire une chose ri simple, de prendre ci ¦ a.ir~ de conspirateur?.Donnez!.je lirai ce que m\u2019écrit madame .'ii me promsn mt au j'niin.Un instant, le valet do ohm >r ;> ut so demander s\u2019il laissera t ou n srr son maître.De son g.us coi \" : pait le passage lorsqu\u2019une ; ou, du comte furieux, le jeta d ci .\u2014Au fait, pensà Ernest .je .pas d\u2019ordres à ce sujet! Et, se frottant l\u2019épaule am ;:v> t !.\t\u2022- té rudement le tour du corridor.I.domestique disparu t.\u2014Il së passe ici quelque clins ' d'extraordinaire, se dit alors le maid d Marguerite.Comment ne m\u2019en suis-j pas aperçu plus tôt?Ma femme, hier, me reçut plus que froidement; ses rpticencés nur d nt dû m\u2019intriguer, mais elle est tellement singulière que j\u2019ai cru à une disposition d\u2019esprit bizarre et voilà lout.Il est à peine sept heures cl d unie rt mon valet de chambre, chargé d\u2019un message.guettait déjà ma sortie.L\u2019aurait-elle préparé cette nuit?Quoi qu\u2019il en soit, je vais en prendre connaissance, puis donner des ordres pour mon départ.C\u2019était bien la peine que celle folle me dérangeât, qu\u2019ai-je à faire ici?.Le château ressemble plus à une prison qu\u2019à autre chose.Tout en faisant ces réflexions, le comte d\u2019Esparre revenait machinalement vers sa chambre.Il y entra, referma sur lui lu jgprte à clef, et s\u2019assit dans un fauteuil, près d\u2019une fenêtre.\u2014Bigre! il en a long! fit-il avec un rire moqueur, après avoir décadi dé la missive; mais, c\u2019est un vrai n urnajj jamais je ne pourrai digérer lu., cria!.Enfin! résignons-nous, puisou ¦ c'est obligatoire.du courage, mon vjju.c Jacques.Aux premiers runs qui lui tomb rient sous les yeux, toutefois, il pâ'ii.\u2014 Voyons.voyons murmura le complice de Mauriac, je rêve.je fis mal.Elle!.me dire cela.me parler de la sorte!.oh! je l\u2019en f®~ni repentir!.\u2014\u201cJe vous ai écrit rl rai! Marguerite, parce que votre, vue, m\u2019est désormais devenue odieuse.et puis, aussi, parce que, sur le papier, je m\u2019exprimerai plus aisément.\u201cJe ne veux plus vous revoir.Jacques!.Je maudis le jour où je vous rencontrai.où j\u2019eus la démence de vous aimer.je maudis m davantage encore le jour qui vit ce célébrer notre mariage. 26 SbËkm&âjb Toi.35, ïïo 21, Montréal, Z7 octobre 1923 \u201cJe comprends, toutefois, que ce sont des regrets stériles.\u201cGe qui est fait ne peut pas ne pas être fait\u201d, ainsi s\u2019exprime Shakespeare dans une de ses tragédies.Il n\u2019a que trop raison.\u201cJe donnerais tout ce qui me reste de vie pour ne vous avoir jamais connu, misérable!.et pourtant, je suis votre femme, je porte votre nom.hier, encore.vous me parliez en maître.Mais assez! \u201cJe devine quels sentiments vous animent lorsque vous lirez ceci,-quelle colère bouillonnera en voire âme de fange.\u201cPeu m\u2019importe, je vous hais, aujourd\u2019hui, plus encore que je vous aimais\u2014\u2022 Dieu sait cependant, si mon amour fut exclusif, immense.j\u2019en meurs.je me suis consumée lentement au feu d\u2019une passion éperdue\u2014oui, je vous hais, et vous allez savoir pourquoi.\u201cPrenez la peine de regarder ce qui suit.C\u2019est un récit qui me fut fait, il y a peu de jours; je le transcris fidèlement, après quoi, je conclurai!\u201d Les yeux égarés du comte d\u2019Esparre firent le tour de sa chambre.Il se demandait s\u2019il n\u2019était pas la proie d\u2019un songé fantastique.si ces mots cinglants lui étaient véritablement destinés.et soudain, ce fut en lui comme une vague de destruction.L\u2019élégant et correct gentleman se transformait brusquement; il devint un être de colère et de haine, il grinçait des dents, crispait ses ongles sur le papier, mâchonnait de grossières insultes à l\u2019adresse de Marguerite.\u2014La gueuse! grondait-il, la voilà qui se permet de m\u2019injurier.ah! nous allons rire! Si lu t\u2019imagines que j\u2019accepterai patiemment les insanités qu\u2019il te plaira de m\u2019écrire, lu te trompes.je te materai, sois tranquille.Une curiosité plus forte que sa rancune l\u2019obligea néanmoins à poursuivre sa lecture.Alors, un changement radical transforma sur le champ la physionomie de Jacques; ses traits se convulsèrent affreusement., ses prunelles devinrent fixes, un ahan! spasmodique souleva sa poitrine.A la rage succédait la terreur dans ce qu\u2019elle a de plus intense.C\u2019est qu\u2019il découvrait une chose bien faite pour l\u2019épouvanter.Sa femme venait d\u2019être instruite de ses crimes.Mauriac\u2014l\u2019imbécile ! le traître!\u2014lui avait appris l\u2019horrible, la sinistre vérité:.On ne pouvait douter ; la narration tracée par les mains débiles de Marguerite fourmillait de détails positifs; tout y était, tout, depuis l'assassinat du comte dA Garignan, jusqu\u2019au forfait ultime, jusqu'à l\u2019incendie des Closeaux.Mais ce qui acheva de mettre en dé-rouh l\u2019esprit du misérable, ce fut d\u2019ap-pr : Le que la plupart de ses victimes existaient encore.Jeanne.Robert d\u2019Auign} !.Andrée, sa fille\u2014oh! il se souvenait à présent, dès le premier regard, son coeur se fondit de tendresse pour Denise! un instinct mystérieux l\u2019attirait vers elle.on eut dit qu\u2019il devinait sa paternité\u2014Andrée, sa fille, devenue Denise Lamarche, Andrée vivait.Ils vivaient tous.ils se dresseraient bientôt devant lui, accusateurs et juges! A quelle peine, juste ciel, serait-il condamné?Car c\u2019est fini, le comte d\u2019Esparre ne doute plus.le récit qu\u2019il vient de lire, en soulevant le voile, l\u2019a convaincu brutalement de son exécution prochaine.Pour que Marguerite ait eu l\u2019audace de lui parler aussi nettement, il faut que sa résolution soit immuable.Jacques le devine, sa femme est décidée à le frapper.elle s\u2019érige enjusti-cière.elle entend venger les morts de même que les vivants.C1est fini ! tout s\u2019écroule.par les divulgations d\u2019un fou, son destin s\u2019achève.son existence se termine brutalement.il le sait bien, le malheureux que son agonie commence.Point n\u2019est besoin d\u2019entendre prononcer sa sentence.il est irrémédiablement perdu.Dans le désarroi de son esprit, il ne songe même plus au salut possible, à la fuite.Il ne se dit pas qu\u2019en payant d'audace, le sort fatal sera conjuré.Non, il se sent la tête lourde, le cerveau endolori comme s\u2019il eût été frappé d\u2019un coup de massue.il s\u2019abandonne, il ne se sent pas la force de lutter.Aussi bien, depuis longtemps, le mari de Marguerite se débat contre le dégoût de vivre.Les distractions qu\u2019il a cherchées si follement, le tourbillon mondain dans lequel il s\u2019est jeté, n\u2019avaient d\u2019autre but que de faire le vide en son esprit.\u2014C\u2019était pour m\u2019étourdir, songe désespérément le comte d\u2019Esparre, pour chasser au loin les idées qui, parfois, prenaient possession de mon cerveau.Ge Mauriac, guetté à brève échéance par le \u201cdélirium tremens\u201d, parle de remords .Que dirai-je, alors, moi?.Mais, je le connais, le remords! mais je n\u2019ignore pas plus que lui les nuits interminables de cauchemar ou d\u2019insomnies plus déprimantes encore! Seulement, je suis plus fort, j\u2019ai résisté davantage, je savais où trouver l\u2019oubli.même, à la longue, j\u2019avais acquis une tranquillité suffisante.A quoi bon, maintenant?Le mépris de Marguerite.je m\u2019en accommoderai aussi bien que de ses décisions.mais, les autres.les autres, qui sont vivants et qui savent! Elle leur a écrit* me dit-elle, ils vont venir.C\u2019est impossible! on me joue! se récria-t-il furieusement.Ge n\u2019esl pas vrai! Mauriac n\u2018épargna p\u201d sonne_____ Jeanne est bien morte, ainsi que les enfants.On prétend m\u2019effrayer avec dos coules de nourrice, afin de me réduire mieux.Je saurai me défendre.d\u2019abord, je ne comprends pas ce que cela signifie, affirmerai-je à ma femme; vous avez été la dupe d\u2019un aliéné, ma chère, qui inventa de toutes pièces l\u2019histoire absurde que vous me répétez.\u2022 C\u2019est cela.oui, je nieraiI.\u2014et le visage du misérable se rassérénait momentanément,\u2014je nierai, et, telle est encore ma puissance sur la comtesse qu\u2019elle se laissera convaincre.Esprit malade, corps à demi-ruiné, je n\u2019aurai point à la supporter bien longtemps.je serai libre sous peu.libre, absolument libre.Quant à Mauriac.oh ! celui-là, il paiera cher sa folie!.Ainsi qu\u2019un fauve en cage, Lenormand tournait avec fièvre dans sa chambre.Il tenait encore entre les mains la lettre de Marguerite, cette lettre dont il n\u2019avait point eu le courage d\u2019achever la lecture.Soudain, il songea à ce détail: \u2014Je veux néanmoins savoir ce qu\u2019elle compte faire, se dit-il; quel est son but ?\u201cA présent, vous voici convaincu, poursuivait la comtesse d\u2019Esparre.\u201cVous êtes un criminel .vous serez puni! et c\u2019est moi dont vous avez empoisonné l\u2019existence qui deviens votre bourreau.\u201cJe vous le déclare, je n\u2019aurai aucune pitié; vous échapperiez à des juges ordinaires.mais à ma vengeance, jamais! \u201cLa fuite même vous est interdite.Quelque conséquence qu\u2019il dût en résulter, si vous tentiez de quitter Solanges, une personne sûre vous abattrait, tel un chien enragé! On vous épie.chacun de vos pas sera suivi , vous êtes mon prisonnier.\u201c Cependant il vous est facile d'échapper à oette fin; vous eûtes pendant longtemps l\u2019allure d\u2019un grand seigneur.montrez que vous êtes le digne fils de votre mère.noble de sang et d\u2019âme, paraît-il.Empêchez un scandale, devant lequel je ne reculerai pas par le suicide.1 uez-vous et je me tairai, et j obtiendrai de Robert d\u2019Atligny qu'il renonce à ses légitimes revendications.\u201c De la main à la main, je lui restitu-rai la fortune usurpée, car, de toutes manières, j entends la lui rendre.\u201c Quant au nom, il gardera celui de son père adoptif.\u201cAinsi le drame dont furent témoins les Closeaux demeurera ignoré, ainsi l\u2019assassir.-nt de mon père ne sera jamais divulgué; on cltribura votre suicide au cpleen, et durant le peu de jou\"s qui me restent à vivre, je pourrai, en apparence tout au moins, pleurer votre mémoire.\u201c La fin que je vous propose est Tunique mor| hr no\u2019\",hio pour vous.\u201c Acceptez ?; vovi- tenez à ce qu\u2019on dise: n n était point un lâche.\u201c Qu'esl-cc que l'existence?Quel plaisir vous donnerait-elle dorénavant? Toi.35, Ho 81, Montréal, 27 octobre 1923 27 \u201c Allons, du courage, Jacques.j\u2019ai placé moi-même un revolver dans Le tiroir de votre secrétaire, agissez.\u201c En partant, songea à votre femme, 6ongerau supplice que j\u2019endure maintenant que Pidole gît à mes pieds, brisée, et dites-vous que je vous Laisse encore la meilleure part.\u201c Un instant de résolution suffira pour vous délivrer, tandis que moi, de loin, j\u2019assiste à votre agonie et pleure des larmes de sang.\u201c Au nom de ceux à qui vous fîtes tant, de mal, Jacques, je vous pardonne, adieu mon mari, mourez en paix., .\u201c J\u2019ajoute, reprenait en post-scriptum Marguerite, que je ferai, coûte que coûte exécuter la sentence, si vous ne vous résignez point à l'exécuter vous-même.\u201c Mauriac, votre complice, je l\u2019attends !.il acceptera, joyeux, de vous tuer, pour se libérer en parti de ses remords .\u201c Il cornidècra cela comme une oeuvre pie.le malheureux vous doit tant de tortures morales.\u201c Ne m\u2019appelez pas bourreau, Jacques de ce que je soi.inexorable., \u201c S'il m\u2019est resté assez de courage pour vous condamner, c'est que Dieu l'exige ainsi.Il se sert pour châtier le coupable d'Instruments aveugles.du reste, je ne vous survivrai pas longtemps\u201d.Après avoir lu jusqu'au dernier mot cette effroyable épitre, le comte d'Espar-re.curieusement, ouvrit le tiroir d\u2019un magnifique secrétaire ancien, ornant un des angles de so chambre.\u2014 Le revolver est là, murmura-t-il, l\u2019oeil rivé sur le canon brillant d une arme merveilleuse, et même, elle l\u2019a choisi splendide.C\u2019e-st un joujou de luxe, ajouta-t-il avec un froid sourire: ses moyens le lui permettent.Prenant le pistolet, Jacques l\u2019examina soigneusemcnl, puis, Payant posé sur une table, il reprit sa promenade taciturne.A quoi songe>a-t-il alors?Quel! p.'usées se \u2019dégagèrent-elles du brouillard qui obscurcissait son cerveau ?C\u2019était un esprit ferme et.pondéré, un homme résolu que la mort n'effrayait p a: .Comprenant que Marguerite ne voulait.à aucun prix 1 épargner, sachant la sentence irrévocable, froidement il acceptait de se hier.Mme d\u2019Esparre avait raison, le suicide arrêterait tout scandale._____ Et puis, ajouta le misérable, soudain attendri, et puis, pour ma fille mieux vaut en finir de la sorte .Elle m'ignorera, on ne lui apprendra jamais quels liens nous unissaient tous deux.Ainsi sa robe de noce ne r-eru point éclaboussé de sang paternel.nia mémoire restera sauve! Je passerai pour un maniaque d\u2019Outre-Mf nchc qui, riche et fort heureux en apparence, se sup- prime dans le but d\u2019échopper à une incunable mélancolie.Marguerite est une personne bien raisonnable, acheva Lenormand.dans un rire sinistre, et je la remercierai de sa délicate attention.Sur un papier marqué à son chiffre, H traça quelques lignes, puis saisissant le revolver, il l\u2019approcha de sa tempe.\u2014 Comme Le général! fit-il, c\u2019est te juste retour de® chose® d\u2019ici-bas.Tout à l\u2019heure, je serai étendu par terre, la tête fracassée.ce n\u2019est pas beau.il me répugne de partir défiguré.Malheureusement, je n\u2019ai pas d\u2019autre moyen à ma portée.Si je sortais! si j\u2019allais voir ma femme! La suppliant de me donner du poison?Non!.il faudrait souffrir trôp longtemps.ot puis, parler encore, m humilier, entendre ses reproches.C'est au-dessus de mes forces.Je préfère demeurer seul.du reste les autres vont venir.ce malin même, elle leur a donné rendez-vous pour la curée.Oh! ceux-là, je refuse de les voi ¦!.non, non.même pas m\u2019entend f e grâce.je n'accoptenais uas d\te- trouver face à face avec Jeanne .en présence de ma famille.Cela, jamais!.à aucun prix!.Les pas de Jacques venaient de le porter encore devant sa croisée.De même que tout à l\u2019heure, il appuya son frout moîte contre la vitre; le froid du verre lui fit du bien.Dans le ciel bas couraient éperdument de gros nuages noirs, aux formes fantastiques.Les oiseaux apeurés se réfugiaient dans leurs nids par crainte de la rafale menaçante.La cime des pins se tordait lamentablement, lies arbres balançaient leurs grands bras échevelés,d\u2019où tombaient en pluie de rouille les feuilles, les pauvres feuilles mortes.\u2014 Le temps se met à 1\u2018unisson.C\u2019est un décor idéal pour un dénoument tragique! dit encore le comte d\u2019Esparre.Tout à coup, il vit la grille du château s\u2019ouvrir; une voiture franchit le seuil, vint s\u2019arrêter devant le perron et de cette voiture, descendirent quatre personnes.Une femme blonde, au doux visage mélancolique, un homme entre deux âges dont les tempes commençaient à grisonner.\u2014 Le docteur Ghazelles, sans doute, murmura Jaoques, et ce grand garçon qui suit, ce doit être Robert d\u2019Attigny.Il tend la main.Ah! voilà Denise.voilà mon enfant! .Denise!.Denise!.Une détonation retentit, étouffée en partie par la tenture épaisse.Au pied de la croisée, Lenormand s'abattit, râlant.Sa main n\u2019avait pas tremblé.Rapide fut son agonie; une convulsion suprême,un soubresaut, puis le dernier soupir.Le comte d\u2019Esparre venait 4e payer sa dette.Cette mort, une femme l\u2019attendait.Enfermée dans sa chambre, située au dernier étage du château,juste au-dessus de celle qu\u2019habitait son mari, la comtesse épiait l\u2019instant définitif.\u2022 Tant qu\u2019il s\u2019était agi de dicter la condamnation de l'assassin, elle sut être forte; mais, à présent, à présent que l\u2019agonie du malheureux avait commencé, la justicière agonisait également.Sachant bien qu\u2019elle ne pourrait survivre à l\u2019époux adoré, Marguerite, soucieuse de s\u2019épargner d\u2019autres douleurs, prépara son testament, lequel instituait Robert Ghazelles son héritier.Elle y joignit uniadieu ému à Jeanne Bessières, son amie d\u2019enfance, lui demandant pardon d\u2019avoir été la cause involontaire de tout ses malheurs, et.cela fait, comme plus rien ne la retenait ici-bas, la pauvre femme se prôpiaira au grand voyage.Un prêtre, la veille, avait reçu sa confession.Reconciliée avec Dieu pour le passé, elle se persuada qu\u2019il daignerait lui pardonner son suicide.Il connaissait les souffrances dont avait si longtemps saigné son coeur meurtri, et voudrait bien, sans doute, l\u2019absoudre de ce qu\u2019elle avançât un peu l\u2019heure où il lui faudrait return u à lui.\u2014 Quand Jacques mon \" a.ce sera mon tour, résolut froïdem; i:î .M e d\u2019Esparre.Près d\u2019elle un flacon él ût posé, sur lequel il lui arrivait de temps à autre de jeter un regard avide .Elle t.cuvait les heures si lentes!.Au moment où son mari s\u2019exécutait, Marguerite, agenouillée au pied de son lit.suppliait encore le Très-Haul.Des prières se mêlaient, sur sa bouché, à des sanglots epeitfus; un cri d\u2019amour victorieux s\u2019exhalait de son sein en même temps.que des imprécations de haine.Pour un dernier baiser,elle collait ses lèvres brûlantes au bois du parquet, humide de scs larmes, dont elle goûtait ainsi la saveur amère.Tels des serpents irrités les lourds anneaux bruns de sa chevelure se tordaient autour de sa tête douloureuse dont elle no pouvait plus supporter le poids.Et son supplice devenant trop cruel, la malheureuse se roulait à lerre.mordait se- bras menus, afin d\u2019étouffer les cris ge et de désespoir dont sa poitrine é riI gonflée.Fatalité! Fata.lilé! bégayait-elle en se condamnant à mr.-l.O mon mari! C\u2019est moi qui devient c-'u bielle.Et, cependant, mou io < \u2022 jo nç pouvais lui faire grâce.\tPitié!.Il faut que col hom n 1 ¦\tu'1?pour ex- pier les forfaits dont est chargée s,^ conscience.Voudrais-je l\u2019épargner, d'ailleurs, que je n\u2019en aurais plus le pouvoir.Tout à Pheure.Robert va venir; je dois lui rendre sa for-tune.Je dois également lui rendre: 2b Sbf&a/nuuut Vol.35, No 21, Montréal, 27 octobre 1923 \u2014 Je t\u2019ai vengé ! L\u2019assassin de ta mère n\u2019existe plus.Ah! F horreur! l\u2019horreur ! gémit-elle soudain d'ans un sursaut d\u2019épouvante, Jacques est mort!.Je l\u2019ai tué!.Je viens d\u2019entendre.C\u2019est fini.Saisissant alors le petit flacon, son suprême espoir, la comtesse se dressa, livide, et, d\u2019un geste résolu, le porta à sa bouche.Mais, sous la poussée de mains impatientes, la porte s\u2019ouvrit brusquement, des gens parurent.Une femme s\u2019élança sur Marguerite, lui arracha le flacon et le jeta au loin.\u2014 Ladss>e>z-moi! hurlait la veuve; laissez-inoi, par grâce!'.\u2014 Non, tu vivras, près de moi.Vois, j'aii souffert et, cependant, j'aime la vie.Sois courageuse, Marguerite.Elle ne put répondre.Un nuage voila ses yeux; le sol se déroba sous ses pieds; elle tomba évanouie dans les bras que Jeanne lui tendait.La comtesse d\u2019Esparre s\u2019est résignée à vivre.Consolée par la tendresse fraternelle de son 'amie d\u2019enfance, elle a béni bunion de Robert et de Denise, le jour où son neveu conduisit à l\u2019autel sa charmante fiancée.Elle Sourit à l\u2019amour du docteur Chamelles.espérant que Jeanne se décidera quelque jour à épouser son vieux compagnon.La gaieté de Rodolphe l\u2019émerveille; le doux regard de Lucette, un regard qu\u2019embrume parfois le souvenir, attendri le coeur de la veuve.Celle que la passion meurtrit a déviné bien des choses.Elle sait pourquoi la jeune Mme Dorimond soupire, pourquoi ses chers yeux s\u2019emplissent de larmes à de certains moments.De sa voix frêle, pareille au son d\u2019une lyre brisée, Marguerite explique à Lucette que tout, ici-bas, s apaisse et ^'oublie; elle l\u2019encourage, elle essuie ses pleurs lorsque la jeune femme ne peut les retenir.Surtout, elle a bien soin de cacher ces choses au mari de Lucette.Le brave garçon s\u2019en alarmerait, et il ne faut pas.Qu\u2019il se*réjouisse, au contraire, car sa femme lui donnera bientôt un enfant.Désormais, la guérison morale de Lucette est certaine.Mère Phémie et son époux Nésime vivent de leurs rentes, installés dans un gentil collage voisin de Beaulieu.C\u2019est pour la vieille concierge, une joie délirante que «lepenser à la double naissance qui mettre, prochainement en rumeur la villa Bellevue.Un matin, le garçon de l'hôtel où Mauriac étoil venu échouer trouva l\u2019alcoolique pendu à l\u2019espagnolette do sa fenêtre.L\u2019événement ne surprit personne; il y avail longtemps que 1 infortune donnait des signes de dérangement cérébral.GRATIS, pour vous Mesdames REFORMATEUR MYRRIAIvt DUBREUIL LE SECRET DU CHARME DE LA FEMME POITRINE DISPARITION DES CREUX DES EPAULES ET DE LA GORGE PAR L\u2019EMPLOI DU REFORMATEUR MYRRIAIVI DUBREUIL EN 25 JOURS.Le REFORMATEUR Myrriam Dubreuil, réalisant les plus récents progrès, garanti absolument sans danger, approuvé par les Sommités médicales, développe et raffermit très rapidement la Poitrine.D\u2019une efficacité remarquable, il exerce une action reconstituante, certaine et durable sur le Buste.TRES BON POUR LES PERSONNES MAIGRES ET NERVEUSES Bienfaisant pour la santé comme tonique pour renforcir \u2014 il convient aussi bien à la jeune fille qu\u2019à la femme.Le REFORMATEUR est également efficace aux hommes maigres, déprimés et souffrant d\u2019épuisement nerveux, etc., quel que soit leur âge.ENGRAISSERA LES PERSONNES MAIGRES EN 25 JOURS.Envoyez 5 cents en timbres et nous vous enverrons GRATIS une brochure de 32 pages, avec échantillon du REFORMATEUR.Les jours de consultation sont : Jeudi et Samedi de chaque semaine de 2 à 5 heures p.m.MADAME MYRRIAM DUBREUIL, 320 Parc Lafontaine, Département 2\tBoîte Postale 2353\tMontréal GRATIS une brochure de 32 pages avec échantillon.BEAUTE ET be la Lisez dans Novembre LE ROMAIV COMPLET MA COUSINE NÏCOLF \u2014 FIN \u2014 &8a/nt£dl ToL 35, No 31, Montréal, 27 octobre 1923 2?\u201e COURRIER LETTRES Chère Manon.\u2014 Que pensez-vous d'une jeune fille qui prend commerce de librairie?Voici dans les conditions où je me trouve: La ville que j'habite se gouverne par le commerce et les manufactures.Sauf quelques rares exceptions tout le monde travaille, voire même les dames.Mon père a une très bonne profession mais comme nous sommes nombreux, pas millionnaires.L'aînée qui est une fille doit se marier prochainement.Mon frère est à l'étranger.le sois la ouatrième de la famille et âgée de 20 *iw.J ai toujours eu l\u2019ambition de pouvoir tfle placer afin de pouvoir aider k mes parents pour T édueation de mes jeunes frères.Le bureau pù je travaille ne me paye pas assez pour amver à mes fins.11 se présente une occasion exceptionnelle.Je suis jeune, il est vrai, mais ü tarait que j'ai bonne tête pour les affaires et tout m\u2019encoorage.Je prie beaucoup afin de ne pas agir à la légère.Ma mère qui vient de puébec et d\u2019une très bonne famille voit d'un oeil hautain sa fille prendre commerce mais je ne vois pas pourquoi je ne prendrais pas ma chance moi aussi.Je connais les sacrifices qui m\u2019attendent mais n'aurais-je pas ma récompense en pouvant rendre un peu ce que mes parents ont fait pour moi, car je possède des parents admirables que j\u2019aime et que j\u2019adore et je voudrais tant leur être utile.Ma mère a peur que cela me fasse tort pour me marier, mais je ne le crois pas.vous?Si un garçon m\u2019aime sincèrement il m\u2019attendra.Mais j\u2019aimerais à savoir votre opinion.Ai-je tort ou est-ce que je fais bien?Papa trouve que c\u2019est une bonne occasion, mais j\u2019hésite encore.J\u2019attendrai avec patience la réponse que vous voudrez bien donner à.\u2014 Petit coeur dévoué.Chère Manon.\u2014 J'ai 21 ans et j'ai fréqueaté un jeune homme de 24 ans que je connaissais depuis mon enfance.Ce jeune homme a quitté la ville pour aller demeurer aux Etats-Unis et j\u2019ai correspondue pendant un an.Je l\u2019aime beaucoup et il paraissait m\u2019aimer; je sais qu\u2019il est bon et sérieux et qu\u2019il n\u2019a jamais fréquenté d\u2019autres jeunes filles que moi.J\u2019ignore la raison pour laquelle il m\u2019a oubliée, je crois qu'il y a de ma faute.\u2019 J\u2019y rêve souvent et j'en ai jamais aimé d'autres.Qu'est-ce ope cela signifie et que dois-je faire?Dois-je I\u2019oubuer ou espérer?\u2014 Coeur brisé.Chère Manon \u2014 En cette triste veille d'automne je laisse déborder le trop plein de mon coeur dans le vôtre qui sait si bien panser les blessures faites par les peines de la vie.J\u2019avais un ami que j'aimais et je ne sais si je dois l\u2019aimer encore.Un voyage nou* a séparés depuis quelque temps.Nous correspond ons mais bien des nouvelles me sont arrivées; j\u2019avais des doutes et elles sont venues les confirmer.Durant ces longs jours d\u2019automne, tristes et sombres, je regarde les feuilles jaunies que le vent emporte comme le temps fait fiour mes beaux rêves! Ces feuilles qui tourbil-onnent et vont s'abattre sur les trottoirs pour être foulées bentôt par les passants comme je vais être obligée de refouler b en loin les doux souvenirs de beaux jours i pej loin qui ont passés trop vite pour ne plus re\u2019tnir.Que c'est triste la vie, Manon! Pourquoi aimer si ce n\u2019est que pour pleurer?Manon, plaignez votre petite délaissée.On dit que c'est beau l\u2019amour, non, Manon, c\u2019est tris e.\u2014 Petite Pleur meurtrie.Chère Manon.\u2014 Votre petite Feuille de Lierre n'est jamais chanceuse, vous le savez Eh bien, son ami est parti travailler au loin depuis Suelquc temps.Nous correspondions mais bien es racontars m'arrivent.Dois-je les croire?J\u2019avais des petits doutes qui correspondent pas mal avec ces nouvelles, cela me fait de la peine.Je m'abandonnais avec cet ami mais dites, dois-je me fier à cela?ça me tracasse un peu, j\u2019ai bien peur que l'automne emporte avec ses feuilles jaunies ces rêves de quelques instants.Voilà la vie, aimer aujourd'hui pour oublier demain.Que c\u2019est triste la vie pour moi.je ne vois que du le me dis nue ce n'est qu'un automne rempli de jours sombres.J'ai bien un autre g3rçon que je rencontre de temps à autre mais je ne m\u2019adonne pas avec lut Bientôt je serai seule et je me désennuyerai en lisant vos belles lettres qui font tant de bien.Eh bien, Manon, que dois-je faire?\t\u2014 Feuille de Lierre.Chèbe Manon.\u2014 Comme je ne voudrais pas agir à la légère, j\u2019ose me permettre de vous demander un petit conseil.Je n\u2019ai aue dix-sept ans et j'aime d'un grand amour.Mon ami a quelques années de plus que moi.limai air bien sérieux et me dit beaucoup de bel les t choses auxquelles je suis bien confiante.Quelqu'un me jalouse car il me dit qu\u2019il a appris certaines choses qui le trou h\u2019en t et je suis certaine que ces choses sont fjus-es.Pensez-vous, chère Manon, que si ce -eune homme m\u2019aime réellement et s\u2019il a quelque- idées sur moi.pensez-vous qu\u2019il puisse se fâcher contre moi?Hâtez-vous de me repondre car mon coeur est bien , affligé \u2014 Simonne.Chère Manon.\u2014 Vous vous souvenez que je vous disais sur ma lettre que j\u2019étais épri c d\u2019un homme à qui je ne pourrais jamais lui avouer mon amour, et je crains qu'il comprenne parce que chaque fois que je suis en tete-a-tete avec lui je me sens gênée et je sais que je deviens rouge et pourtant je me dis: 'Il ne faut pas qu il ne se doute de rien'\u201d Oh' que cela est fort surmonter! Oui que de fois je voudrais me voir très loin.Je voudrais oublier mais ie crois qui vient un temps où le coeur témoin de toutes ces choses se croit obligé cle tout recevoir et de tout conserver.Ah' oui, Manon, je suis triste et souvent mes parents ne me trouvent pas bien gaie.Je ne voudrais pas leur avouer la seule pensee qui me hante car ils trouveraient rid cule tout ce que mon coeur souffre mais croiriez-vous que si par exemple je partais dans une ville étrangère faire des etudes de garde-malade- C\u2019est une bonne chore que j ai toujours aimée, peut-être que I esprit aurait plus d\u2019occupations.Ma mère voudrait faire de moi une religieuse mais je ne me renr- pas attirée de ce côte quoique l\u2019ai déjà beaucoup prie.Je vois bien que je suis destinée à rester dans le monde, b il vous liait possible de me donner quelques conseils que je me saurais le coeur plus réconforté.\u2014 Marguerite de Valois.Ckére Manon \u2014 t'aime un garçon qui étudie peur être dentiste nuis je ne sais pas s » m a'rne.Comitictu fain- pour le savoir chtu Manon?|e l\u2019aime, i! est âgé de 21 et mot 17 ans.Mes pa- DE MANON roots ne me permettent pas de recevoir.Je le rencontre très souvent, il me salue et quand je suis passée il se retourne pour me regarder.J'attends avec patience votre réponse.\u2014 Rose d\u2019Eté.Chère amie.\u2014\u2022 J'ai 19 ans et voilà sept mois que j'ai connu un jeune homme et nous travaillons ensemble dans la même manufacture.Nous sommes sortis ensemble pendant deux mois et comme il se faisait des bavassements nous avons cessé de sortir tous les deux.L'on m\u2019a déjà dit que ce jeune homme était marié et séparé d'avec sa femme.Je lui en ai parlé et il m\u2019a répondu que cela ne se pouvait pas puisqu'il sortait avec moi.ü continua toujours à me parler.Je crois qu'il m'aime un peu et moi aussi je l\u2019aime.A présent, Manon, dites-moi ce qu'il faut que je fasse.Dois-je l\u2019oublier ou toujours l'aimer?\u2014 Une qui est triste.Chère Manon.\u2014 J\u2019ai 19 ans et depuis longtemps je désire embrasser la vie religieuse.Après avoir réfléchi, prié et pris conseil de mon directeur de conscience, je me crois appelée à ce genre de vie parce que les plaisirs du monde m'ennuient beauccfup.J\u2019ai l\u2019idée d'entrer dans une communauté Missionnaire.Leurs missions sont destinées pour la Chine et je sais qu\u2019il faut apprendre la langue chinoise.Voulez-vous me dire, chère Manon, si la langue est bien difficlc à apprendre et me donner des conseils au sujet de ma décision.\u2014 Chercheuse de bonheur.REPONSES Marguerite de Valois.\u2014 R.Tachez avant tout d\u2019avoir une explication, ensuite vous verre?à agir ensuite.Soyez courageuse .Venez vers moi, vous trouverez ici de.affections réconfortantes.Réponse à Petit Coeur dévoué.\u2014 Tou travail honnête est honorable.Vous seriez méritoire et l\u2019homme qui ne pourrait pas apprécier votre dévouement aux vôtres ne vous mériterait pas.Je crois que vous feriez bien d\u2019écouter votre père, puisque vous avez pesé le pour et le contre de cette affaire et que vous voyez une possibilité de faire de l'argent pour aider les vôtres.Soyez prudente.Bonne chance.\t___ Manon.Je suis Timide R.Est sérieuse et réfléchie.Ne se mêle que de ce qui la regarde.Aime à rêver, a de la sensibilité.Aptitudes pour les lettres.A soif de liberté.Bienvenue.Minet qui Griffe.\u2014 Vous êtes toujours gentille ët aimant à faire du bonheur.Vous ne serez jamais malheureuse avec un tel coeur.Vous avez bien raison, il y en a qui n\u2019ont pas le courage de chercher le bonheur ou l\u2019ayant, se plaisent à le détruire, quand ils ne le perdent pas par insouciance.Venez longuement me causer.Votre style coloré et riche me plaît Vous avez une puissance de visualisation qui n\u2019est pas banale.Amitiés.Coeur Joli.\u2014 Eugène, 23 août: pratique, actif et plein de projets.Est prompt mais a bon coeur.Bienvenue.Grande Amie.\u2014 R.Clara, 19 oct.: intuitive, devine à demi mot.Affectueuse et de ressource.Ne manque pas de courage.Bienvenue.Laura.\u2014 Alphonse, 8 janv.:habile à se dominer.Esprit de grande envergure.Coeur franc, Passionne et jaloux en amour.Bienvenue.La belle Armande.\u2014 R.Fidélia, 10 septringé-nieuse et prudente.Parfois irritable.A beaucoup de sens pratique.Albert amoureux.\u2014 R.Maria, 19 nov.: nature de douceur portée à la rêverie.Idéaliste et enthousiaste.Yolande.\u2014 R.Ce rêve sig: joies rêvées qui se réaliseront.Allez voir Mme Manseau, 411 rue Saint-Denis.Vous aurez pleine satisfaction.Bienvenue.jours zsm K ose Quesnel est la le plus populaire dû et fl le sera tou-car tous les soins à sa fabrication qu\u2019un seul but: Lut les qualités qui en ont fait votre favori.C\u2019est le mélange des variétés qui l\u2019a tenu uniforme depuis vingt ans.Le tabaç est toujours garanti pur et exempt de toute sophistication et de \u201cmouiSlade » Doux et libre de nicotine vous pouvez en fumer plus que d\u2019habitude sans ressentir de 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RENVOI mm LES FLOCONS 100% PURS DE LESSIVE DE6ILLETT ÇSà un petit peu de Lessive de GUlctt lorsque les tuyaux de renvoi de la eukrne oa de la salle de bain goal bouchés.Efte lait des merveilles î Usex-Là aussi pour nettoyer et désinfecter les bassins de cabinets; poor adoucir Peau, fabriquer le savon, nettoyer des planchers malpropres et des nstensîks graisseux.Elle a au-dessus de 500 différents usages et une cam's* tre devrait être gardée sous la main dans chaque foyer.Evitez les substituts coûteux et dangereux, insistez sur la réelle.Courrier de Manon LETTRES A MANON A TOCS.\u2014 Quelques lecteurs de Manon voudront-ils s'intéresser à des questions historiques relatives à l'histoire du Canada, notre histoire à nous, la plus belle, la plus méconnue, celle que l'on devrait apprendre à genoux.Depuis quelque temps tout le monde se passionne pour le tombeau d'un roi égyptien, Tou-Tank-A men.Bien moi je dis qu'il vaudrait bien mieux laisser les rois égyptiens de côté et apprendre un peu mieux notre histoire Nous y découvririons des choses aus^i étonnantes et plus belles.Donc, je mets mon humble savoir à la disposition des lecteurs qui voudront me poser des questions et dont j'aurai moi aussi, recours à eux.\t\u2014 Canadiana Chêne Manon.\u2014 Mon père est marié en seconde noces et depuis je me console à pleurer dans ma chambrette, enfin elle m\u2019a ouvert la porte et je me suis enfuie chez une parente, et depuis quelque temps l'ouvrage manque.J\u2019ai 19 ans, j\u2019ai sortie très peu, je n'ai jamais rencontre de garçon; depuis quelque temps je rencontre un garçon reevnant de mon ouvrage, il me fait de l'oeil, fl est gêné et moi aussi.Donnez-moi un conseil pour me le faire présenter car c\u2019est un bon garçon et je voudrais me faire un foyer.Je n\u2019ai pas de santé et l\u2019avenir me fait jongler, mais je me recommande à la sainte Vierge, la protectrice des orphelines et vous Manon, pensez-vous que l'avenir me réserve un peu de bonheur, mais je vois qu\u2019il ne peut et e omn'et Diricez-moi dans la route du bonierr.J'ai confiance en vous, amie consolatrice.\tFleur flétrie.Chère Manon.\u2014 J'avais un ami que je connaissais depuis l\u2019enfance, je l'aimais je l\u2019avoue, il m\u2019a laissé pour aller en voir une autre.Pourtant fl me disait qu\u2019il n'en aimerait jamais d'autres et il m'a trompé; que faire, bonne Manon, pour le faire revenir.\u2014 Petite couronne de fleurs.Chère Manon.\u2014 Je demeure au Etats-Unis et ej suis courtisée par un jeune homme de dix-neuf ms et qui dit m'aimer beaucoup.Il désire se marier mais fl est l'aînée d'une nombreuse famille et fl est obligé d\u2019aider sa famille.Je vous écris pour vous demander conseil, comme je sais, que vous êtes bonne et que vous avez le coeur très grand, je sais que vous m'aiderez car je suis bien malheureuse car j'aime aussi ce jeune homme.Mais comme ses parents ont besoin de lui j\u2019ai peur de mal faire en acceptant de l\u2019épouser.Je vous en prie, Manon, dites-moi, que dois-je faire?\u2014Coeur en peine.Ma chère Manon.\u2014 Il v a quelque temps j'ai fait connaissance d\u2019un joli blond, feouei je vois quelques minutes de temps à autre.Un jour 11 manifesta le désir d'avoir de mes nouvelles.Comme li est très gentil j'ai osé lui adresser quelques lignes, lequel ne me fut rendu, il s'excusa, diasnt qu'avec ma photo il serait mieux inspiré.Comme il me connaît très peu, dois-je accéder?Sî le blond en question était \"Bec Sucré\" que Æraît-fl «Tètre refusé?\u2014 Papillon a A mour.COURRIER DE MANON REPONSES Petite Anunetsasn* \u2014 !\u2022 vous plains de toot ¦son coeur.Lmssem-mof was donner un conseil, J» suis sûre qae vous vous en trouverez bien pats tard, vous Ses jeune pour briser votre boobenr 4e vos propres mains.Pensez que vous ?\u2018êtes vont devez à votre mari, et surtout \u201cfit poupon, ce dernier vous consolera c'est on rtnuhmr que je n'ai pas, moi «ri me ruts qflfr, I FetEasaer poor fuir un jesrap Somme qof aaftdgtaif I la foüe et me poursuivais cans cesse.Mais votre devoir.Petite Amoureuse, votre mari wps nàma.soytzren honorée, c\u2019est assez rare «iwlqpe jpSk d ètre l'idole d un mari; rendez-le lof en mfffité.du moins repoussez é» jeune homme, dîtra-hri de ne phw revenir, qu'il vous cqmproznettraiL Essayez etc t*oublier, jamais le revoir.CwyezHnarrf* c'est boa de se sentir banne et honnête, c'est notre trésor à noos, femmes et sortons voctorieoses des faux mirages, de la viel Si vous laissez ce jeune homme vous perdre il ce lassera de vous, vous abandonnera.Votre foyer sera ruiné et fl sera trop tard poor reconquérir le bonheur parfait car cette terre.Bon courage.Petite Amoureuse.\u2014\t\u2014Une Exilée.Petite Amoureuse.\u2014 Votre cas est triste, mais il est réparable.Vous êtes jeune, petite amie, cl la piété vans fait défaut.Dans le grand acte du mariage vous n'avez pas assez bien réfléchi Vous deviez bien l\u2019aimer pour, à 17 ans, l'avoir épousé ce mari qui vous adore.Pourquoi aujourd\u2019hui votre coeur s'égare-t-tl?Hélas 1 on n\u2019est pas toujours maître de ton coeur, mais ce petit rebel fl faut le meurtrir quelquefois.Eloignez cet ami, broyez votre coeur et faites4ui grise mœe s\u2019il le faut.Sartoot songez à votre bébé! quel avenir sera le sien si on jour avant laissé croître dans votre coeur cet amont illégitime vous deviez succomber.Et chère Petite Amoureuse à l'âme sensible.vous vous sentirez prête à tous les sacrifices pour édifier sur des bases solides le bonheur du cher poupon, tandis que vous avez encore la confiance de votre mari, gardez-la c\u2019est un trésor précieux.Si cet ami est loyal et surtout si vous etc bûre d\u2019avoir été devmée, demandez à son honneur d\u2019homme de s'éloigner afin que, réchauffée par l\u2019amour de votre époux et encouragée par voi.e affection maternelle vous puissiez guérir votre âme meurtrie.Priez le bon Dieu et il vous donnera les forces nécessaires pour porter le fardeau de la croix.\t\u2014 Violette des Vallons.A ma douce Etoile dans Us Ténèbres.\u2014 Vous aussi vous m'armez, je vois ça; je ne voces ai pourtant rien dit encore.Tant que vous serez étoile dans les ténèbres ce ce sera pas facile de ^Btzs rejoindre, vous êtes trop loin! mais patience, ÎBns serez peut-être étoile du jour bientôt, je Cds sûr que vous ne refuserez pas d'embrasser an beau rayon de soleil comme moi.Vous admire* B conduite 4e Jebeémel mads me direz-vous fi C*est le fait robe fïïte, traverser trn bois settle avec on garçon! je ne vous le conteste pas.je k me rats jamais sucré le bec i même les étoiles, je laisse la dance au bonhomme hme.\u2014Bec sucré.Amoureuse de D.\u2014 Petite amie, pourquoi ne pas profiter de la complaisance de votre cousin pour vous rappeler à la mémoire de cet ami d'enfance.Ecoutez votre coeur, ne le bnyyex pas sans l'avoir écouté seulement un instant.Ce petit coeur l'a reconnu hri, ce grand ami, pourquoi lui refuser de faire plus ample connaissance, avez-vous peur de voir en hri le prince charmant de vos rêves?Puisque vous l'aimez pourquoi refuser l'occasion du vous faire reconnaître?Non, écoutez votre coeur et ne rougissez pas ainsi.Vous l'armez et désirez être aimée en retour, eh bien! profitez de l'ocrariml soyez aimable et surtout bien fine et sérieuse, c'est-à-dire bien femme et surtout priez bien St-Joseph et j'espère qu\u2019avec l'ancien ami vous trouverez le parfait bonheur.N'oobliez pas vos amis an Courrier dans votre bonheur, eux penseront toujours à vous.\t\u2014 CbarÜé.Y van eau aux yesix bruns.\u2014 Comme vous venez vous recommander à Manon et son Courrier, je me faufile pour venir vous donner mon idée.Vous qu'une jeune fille courtisée par trois prétendants fait votre malheur.Laissez-moi vous dire que cette jeune fille est ingrate de partager son amour à plusieurs 5 la fois puisqu'elle pourrait à vous seul donner cet amour C'est une coquette, car sachez que le coeur vraiment épris ne change pas.L'amour divisé ce n'est pas de l'amour.Mm, savez-vQus.ce que je ferais si j\u2019étais homme?.Je tâcherais, peu à peu, de lui faire comprendre sans trop me faire ridiculiser, la conduite de cette jeune fille en vers moi, puis je prendrais le temps nécessaire pour voir un changement.Ensuite, si cela continue* faites ce que votre coeur vous dira, | mais vous savez, telle qu'elle est fille, elle pourrait l'être une fob mariée.De ma part je vous souhaite un véritable succès.\u2014 Marguerite de Valois.Petite Amoureuse.\u2014Gentille maman, soyez sage malgré vos 19 ans.Vous voulez certainement conserver l\u2019amour de votre époux et le respect de votre enfant.Gardez votre beauté pour ceux qui vous sont chers.Ce jeune homme qui agit envers votre époux d'une manière hypocrite et lâche évitez de le voir, n'abusez pas de la confiance de votre époux.Je vous en supplie, soyez femme jnsque dans votre honneur, soyez mère dans votre coeur; si votre époux surprenait un geste de vous deux savez-vous quel épouvantable avenir vous est réservé?Savez-vous que si l'amour de otre époux s\u2019éteignait pour toujours et que jamais il ne pourrait avoir confiance en vous, vous ne seriez pas la plus malheureue des mamans?Et ce serait de votre faute! Ne le recevez plus, c'est mieux pour votre bonheur.Soyez sage et sériuse car lorsqu l'on s'aperçoit qpe l\u2019être qui nous est cher n\u2019a plus confiance en nous on est trop malheureuse, on souffre trop.N'attendez pas qu'il soit trop tard.\t\u2014 \u2018aime Coeur Franc.je l\u2019aimais un peu.\u2014 Si vous tenez à l'amitié de ce jeune homme vous pouvez saisir l\u2019occasion qui vous est donnée, puisque vous fêtez votre cousin.Vous pourriez peut-être aBer chez vos amies à l'heure que leur frère serait là et les inviter tour à tour.Ainsi l\u2019accord pourrait renaître.La susceptibilité d\u2019un homme est si fragile! Bon succès\t\u2014 La Dame aux Camélis.Rafale
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