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Titre :
Le samedi
Éditeur :
  • Montréal :Société de publication du "Samedi",1889-1963
Contenu spécifique :
samedi 7 mars 1925
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
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  • Nouveau samedi
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Le samedi, 1925-03, Collections de BAnQ.

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[" 'Sÿî/' Vol, XXXVI, No 40 Lisez notre feuilleton ; « L\u2019INTRIGANTE » 7 MARS 1295 Samedi) MAGAZINE ILLUSTRE - LITTERAIRE - HUMORISTIQUE - MUSICAL Voyez notre chanson, paroles et musique : « JE N\u2019PEUX PAS VIVRE SANS AMOUR » warn - ,\ttf * tW\"« m>*.A po-i pour ttu, photograph:,* U constable A.DUPUIS.R C M P .Quart,en-eén/raux - Montréal.De la Patrouille au Peinturage cover THE EARTH &?.i LES Canadiens qui aiment à peinturer appartiennent à des classes si diverses de la société qu\u2019on ne fut guère surpris d\u2019apprendre que quelques-uns des membres de la R.C, M.P,, (police montée) sont des fervents du pinceau de peintre, en dehors de leur service.Mais, après tout, pour celui dont 1© devoir est précisément de protéger \u2014 quoi de plus naturel qu\u2019il protège sa propre maison \u2014 et que peut-il trouver de mieux pour cette besogne que laSWP, abréviation de la peinture préparée Sherwin-Williams, A 1 approche du printemps, il vous faut songer à peinturer.Tous pouvez ne pas avoir toute une maison à peinturer \u2014 ni toute une pièce.Ce sera peut-être Rentrée, un ameublement, une armoire de cuisine, ou encore votre automobile.Quoi qu il en soit, vous vous éviterez des maladresses en consultant le GUIDE DE ENAGE, Si vous n\u2019en possédez pas un exemplaire chez vous en ce moment demandez-le a votre marchand de couleurs Sherwin-Williams ou écrivez-nous.\u2019 7m SuEmiH-WiLum Co «f Canada, Limited Siigo social: Montréal Sherwin-Williams Peintures ^Vernis Ne commettez plus d\u2019Erreurs en Peinturant Bien qu'il soit facile de peinturer \u2014 il n\u2019est pas toujours facile de savoir quelle peinture employer.\u2018Le GUIDE DE MENAGE Sherwin-Williams empêche de commettre des erreurs en peinturant.II se trouve dans votre quartier ou localité un marchand des produits Sherwin-Williams.Il a un Guide de Menage dans sa vitrine ou à l\u2019intérieur de son magasin.Visitez ce magasin et consultez le Guide.II n\u2019est pas plus difficile de bien acheter que de mal! acheter.Marque é* Commerce COVER THE E.ARTI GUIDE DE MENAGE Sherwin-Williams POUR PEINTURER, VERNIR, TEINDRE ET EMAILLER CHAQUE PRODUIT SPECIFIE PLUS BAS PORTE NOTRE NOM ET MARQUE DE COMMERCE Maïqaa do Commerce COVER \tPOUR PEINTURER Employez le produit suivant\tPOUR VERNIR Employez le produit suivant\tPOUR TEINDRE Employez le produit suivant\tPOUR EMAILLER Employez le produit suivant AUTOMOBILES .\t.\tS-W Auto Enamel; pour peinturer votre auto\tSW Auto Finishing Varnish: un vernis clair et brillant\t\tS-W Auto Enamel; couleurs assorties SOUFFLETS ET SIEGES d'AUTOMOBILES\t\tS-W Auto Top et S-W Auto Seat Dressing\t\t\t BRIQUE\t\u2014.\t\tSWP, Peinture pour maison : une pein- ture lustrée a l'builc pure SW Concrete Wall Finish : fini mat\t\t\tOld Dutch Enamel; beau lustre pour usage à l'extérieur PLAFONDS.Intérieur \t\t\tFLt-Tone; peinture mate à l'huile et lavable Déco tint : peinture à l\u2019eau\tVerni* Scar-Not : pour boiseries seulement\tS-W Handcraft Stain: teinture à l\u2019essence pénétrante pour le bois franc oeuf Sher-Wiil-Lac i vernis et teinture combinés pour le bois neuf ou vieux\tOld Dutch Enamel ; couleurs assorties Extérieur\t\t\tSWP.Peinture pour maison: extérieure\tVernis Rcxpar: résistant aux intempéries\tS-W Oil Stain: teinture à l\u2019huile : pour bois neuf\tOld Dutch Enamel; blanc gris, ivoire, effet lustre ou fini au poli BETON\t\t\u2014\tSW Concrete Wall Finish : une peinture résistant aux intempéries\t\t\tOld Dutch Enamel ; couleurs assorties PORTES, à l'intérieur^ \u2014\tSWP Peinture de maison SW Family Paint\tVernis Scar-Not: luttré Velvet Finish Vamüh: sèche avec un fini mat sans être poli\tSher-WUI-Lac ; une teinture et vernis combinés S-W Handcraft Stain: tèintureà l'essence pénctranic pour le bois neuf seulement\tOld Dutch Enamel ; couleurs assorties a l\u2019extérieur \u2014\u2014.\tSWP Peinture pour maison\tVerni* R ex par : vernis brillant, résistant aux intempéries\tS-W Oil Stain: teinture à l\u2019huile : pour bois neuf\tOld Dutch Enamel; blanc, gris, ivoire.Pour usage intérieur et extérieur CLÔTURES .\u2014\t\t\t\tSWP Peinture pour maison Metalasbc; pour 1er et broche seulement SW Roof et Bridge Paint: pour ouvrage grossier\t\tS-W Teinture préservatrice pour bardeaux\t PLANCHERS en bois (intérieur!\tSW Inside Floor Paint : peinture à plancher: supporte des nettoyages répétés.\tVerni* Mar-Not: à l\u2019épreuve de l\u2019eau, et des piétinements\tSher-Wiil-Lac ; une teinture et vernis combinés\tS-W Inside Floor Paint: peinture pour plancher : fini émaillé Béton\t\u2014\t\tSW Concrete Floor Paint : «1 de bonne durée et se lave bien\t\t\tS-W Concrete Floor Paint; beau lustre durable Porche.-,,,.,\tSW Porch Floor Paint: pour planchers, extérieur*\t\t\t MEUBLES, a l'intérieur.\t\t\tEmail Sher-Will \u2022 Lac : l\u2019émail décoratif\tVerni* Scar-Not: supporte un long usage\tSher-Wiil-Lac ; une teinture et vernis combinés\tEmail Sher-Wiil-Lac; bfanc, gris.ivoire, lustre ou fini au poli S-W Enamel; couleurs assorties Porche\t-\u2014\tEmail Sher-Will - Lac : couleurs assorties\tVerni* Rexpar: résistant aux intempéries\tSW Oil Stain: teinture à l\u2019huile: pour bois neuf\tEmail Sher-Wiil-Lac; couleurs as- sorties S-W Enamel; couleurs assorties MAISON OU GARAGE, Extérieur\t\t\t\t\tSWP Peinture pour maison\tVernis Rexpar: résistant aux intempéries\tSW Teinture préservatrice pour bardeaux\tOld Dutch Enamel; lustre durable LINOLEUM\t\u2014\t\tSW Inside Floor Paint : peinture pour plancher: supporte des nettoyages fréquents\tVernis Mar-Not : protège le dessin\tSher-Will-Lac ; une teinture et vernis combinés\tS-W Inside Floor Paint: peinture pour plancber; fini émaillé CALORIFERES\t«\u2014.\tFLt-Tone: peinture mate, à l'huile SW Aluminium ou Bronze Or\t\tSher-Wiil-Lac ; une teinture et vernis combinés\tOld Dutch Enamel ; couleurs assortie» S*W Enamel; couleurs assorties Email Sher-Will-Lac; couleurs assorties TOITS.Bardeaux\t\t\t\t\t- Métal.\t\t\t Com position\t\t\tSW Roof & Bridge Paint: pour lotis et ponts i Metalasbc : pour toules surface mètalïque Ebonol : peinture noire au goudron\t\tSW Teinture préservatrice pour bardeaux\t MOUSTIQUAIRES,,\tS-W Screen Enamel: email pour grillage\t\t\tS-W Screen Enamel : email pour grillage JOUETS\t\t\t\tSW Family Paint: couleurs assorties Email Sher-Wiil-Ue\tVernis Rexpar\tSher-Will-Lac : (usage à l\u2019intérieur) une teinture et verni* combinés\tS-W Enamel ; couleur* assortie» Email Sher-WOl-Lec: couleurs assorties MURS.Intérieur (plâtre ou planches \t\t\t\t\t\t\tFLt-Tone; une peinture male i l'buile.lsvsbls SWP Peinture pour maison; une peinture a l\u2019huile pure Decotint: peinture à l'eau\t\tSher-Will-Lac; une teinture et vernis combinés S-W Oil Stain ; teinture à l\u2019huile : sur bois oeul\tOld Dutch Enamel : blanc, gris, ivoire, effet lustré ou mat S-W Enamel : couleurs assorties OSIER\t\t\t .\t¦\t¦\tEmail Sher-Will-Lac: couleurs assorties d'un beau lustre\tVerni» Rexpar : durable et élastique\tSher-Will-Lac; une teinture et vernis combinés\tEmail Sh«r-Will-Lac: blanc, gns, ivoire, effet lustré au poli BOISERIES.Intérieur.\t\tSWP Peinture lustrée de maison Flat-Tone: Peinture m3ie a l\u2019huile SW Family Paint ; couleurs assorties\tVerni* Scsr-Not : beau lustre, mais peut être poli h la pierre ponce et donner un fini mat\t.Velvet Finish Vamish : sèche «vec un fini mat, sans être poli\tS-W Hindcra/t Stain; teinture à l\u2019essence pénétrante pour du bois franc neuf SW Oil Stain; pour du bois neuf mou Sher-Will-L»c ; verni* et teinture combiné* pour le bois neuf ou vieux\tOld butch Enamel: blanc, gris, ivoire.lustré ou mat; l'aristocrate des émaux; spécifié par les meilleur* architectes S-W Enamel : couleurs assorties REMARQUE \u2014Le» meilleur» résultat* peuvent être obtenu» en «uivmot le» direction» préparée* avec un loin particulier, *ur l'étiquette Copyright, 192}.pu Tue tmemm-Wiuiiut Co «' Ctmia.Omît* aiw h.nota POLJR TRAVAUX CONSIDERABLES & IMPORTANTS \u2014\tnous vous recommandons fortement de vous assurer les services d\u2019un maître-peintre.Les marchands Sherwin-Williams se feront un plaisir de vous en recommander un.Des milliers de gens suivent pour leur bien cet excellent conseil \u2014\t\u201cSi vous engagez un peintre, engagez-en un bon.\u201d COVEfT THE EARTH *§8S&%SteSs« 4 Sk Samedi 7 but» 1925 ivvvlmvwwumwm \"Cycliste ailé\" l 'un des mode les de carte Bicycle le> plu?populaires.mm éeporfê Bouchon dew câot/hchoucf jI/ssuumT- ESÜ y t ÿii NJns\ti - ¦ \u2019 YUn di s \u2022 .K ;;Vôli| ave^ Tréfks .% 4M; 'C&^hM asv.,:.Roi.zMMm 01 ï:!tt|i|iCl||% v ; Yÿilîftÿ'' ; çf\ti ^01 re partenaire' pour soutenir son enchère CURIOSITÉS INVENTIONS -.-T3TEP' SUPPORT D\u2019ENCRIER Ce dispositif sera pratique poui 1er dessinateurs dont la bouteille d\u2019encre de Chine est parfois sujette à des renversements désastreux.On peut évidemment placer la bouteille dan» un bloc de bois mais on ne dispose pas touiours de cet accessoire et, en tout cas ,on peut le remplacer par une armature en fil de fer rigide, constituée par deux branches qui viennent se réunir pour former un oeil dans lé- Quelles cartes doit avoir votre partenaire?Contenant toutes règles et consens à Tu sage des commençants.Comnjent enchérir ou doubler.Surenchères, etx here s de soutien par le partenaire, enchères de relance, enchères pour devancer.Quand redoubler.Vocabulaire du bridge, Comment conduire son jeu Comment écarter, le compte des points, etc , eu., etc.l es CARTf S CONOR T SS sont Jes plus artistiques.Des!nues surtout aux réunions mondaines, cadeaux, prix.Dos ornés de dessins et de motifs d-co-ratifs; tranches dorées, jolis étuis s'emboîtant.Achetez lçs cartes Ricvcle ou Congress eu paquets simples ou en étuis de deux paquets, contenant deux jeux à dos differents pour servir â toutes parties nécessitant deux paquets de cartes.JL cat facile de gagner des prix au bridge aux- enchères, si vous savez seulement offrir, .Notre brochure : \"Faciles leçons de Bridge aux Enchères\u201d vous renseigne sur la valeur, des cartes et la mai, ère de faire comprendre à votre parte-nvre, par votre jeu, ce que vous avez en ma.n.L.*\u2022 e-ï écrite par un expert qui sait comme pas un expliquer clairement toutes les particularités du: jeu.1 0 cents, port payé.Mais il est important aussi'de se servir de cartes qui ne distraient pas du jeu.Personne ne peut prendre plaisir aux cartes si elles sont Ocliî-.!, 51 elles collent ou si leurs figures sont dilficil es à lire.Le mieux est de toujours avoir un paquet de cartes Bicycle, fraîches et propres.Leur beau fini et leurs grosses figures permettent de louer rondement.Et leur remarquable qualité leur permet de servir sans fin et de toujours avqjr 1 air d'un paquet neuf.I am ne pouvez avoir la supériorité des B'Cycle a meilleur mari, hé que les Bicycle.THE U.S.PLAYING CARD CO.m, PI I ' V I \\[)m H! ( wvm i\t< ! w w - i i ¦«3?^ \u2018\u2022vg*V \\S -\tî * * I » v * \"\t* £ ' v-\t- .m &*% w-\" \\\\ '¦ \u2022 -\t____ *%r''\t\u2022.-\tr:-^'\u201d\t\u2018\t;¦< -r-r'-\u2019 ¦- fifa, V- HISTOIRE SENSATIONNELLE Par Maxime Leblond C'EST l\u2019histoire d'une petite mariée qui était trop belle, ou tout au moins qui portait de trop belles robes et faillit passer un mauvais quart d'heure à cause de cela.Non pas que la jalouse envie d\u2019autres femmes ait voulu lui faire un mauvais parti, non c'est tout simplement la curiosité populaire qui a risqué de l\u2019étouffer, et ceci sans exagération.L\u2019aventure est arrivée à Miss Shclag Brunner, de Cheshire, en Angleterre, une jeune M iss dont la beauté créait déjà une certaine sensation mais dont la robe de mariage taillait causer une véritable révolution.Une circonstance peu banale avait déjà précédé le mariage et suscité un fort mouvement de curiosité autour de la future jeune mariée.Dans certaines bourgades de la vieille Angleterre, on n\u2019est pas superstitieux, oh non, on croit tout simplement dur comme fer aux balivernes que racontent les tireuses de cartes, sy-billes modernes et autres devineresses de l\u2019avenir, surtout en matière sentimentale.On sait que ces voyantes \u2014 avec ou sans lunettes \u2014 prédisent surtout des choses ambiguës, que l\u2019on peut interpréter à sa guise; elles ont aussi un chic particulier pour étudier l\u2019attitude des gens, ce qui les aide encore à baser leurs prédictions.Elles ne se compromettent d\u2019ailleurs jamais beaucoup en parlant d\u2019un mari possible à jeune fille, surtout quand celle-ci est belle et riche.Que la jeune tille vienne à se marier, chose qui arrive fatalement à peu près dix fois sur dix et voilà tout le monde émerveillé.La voyante avait dit vrai.Elle a empoché un billet de banque pour sa \u201cscience\u201d, épate les badauds et augmente sa popularité.Or, la famille Brunner avait comme amie une de ees voyantes qui jouit, dit-on, d\u2019une grande faveur dans toute la contrée, c\u2019est une Miss St.John Montague, qui dit, naturellement, toujours Sa vérité, surtout dans les prédictions .sentimentales qui sont sa spécialité.(\u2019\u2019était pour elle une belle occasion d\u2019exercer ses talents vis-à-vis de la jeune et riche liéritiè- ï mais iUM 9 re Miss Shelag.Elle n\u2019y manqua point- \u2014 Vous allez, lui dit-elle, devenir amoureuse d\u2019un beat! jeune homme originaire de l\u2019Europe centrale; vous vous aimerez tous deux dès la première fois que vous vous verrez.Votre futur est de belle apparence, instruit, riche et de famille noble.Je \u201cvois\u201d même qu\u2019il aime beaucoup les chevaux et que ce goût facilitera sans doute votre première rencontre.C\u2019étaient là certainement des détails quelque peu précis mais il ne vint nullement à l\u2019idée de Miss Shelag que la \u201cvoyante\u201d pouvait fort bien recevoir des confidences d\u2019amoureux, des demandes de renseignements et qu\u2019un prétendant à sa main pouvait fort bien s\u2019être adressé à Miss Montague pour sonder le terrain d\u2019avance.Elle considéra plutôt la prédiction comme un enfantillage, un amusement auquel il ne fallait pas attacher plus d\u2019importance que cela n\u2019eu méritait; elle en plaisanta pendant quelque temps puis bientôt elle n\u2019v songea plus.Dans son entourage, au contraire, on avait considéré la prédiction beaucoup plus sérieusement et il fut vite rumeur que la jolie Miss Shelag épouserait certainement un jour un prince charmant quelconque.Deux ou trois semaines se passèrent pourtant sans qu\u2019on vit, comme dans les légendes, un beau chevalier errant venir parader devant la somptueuse résidence des Brunner, monté sur un cheval blanc comme il sied dans ces aventures et soupirer au clair de lune pour les befuix yeux de sa dulcinée.Or, il y allait avoir de grandes courses de chevaux auxquelles devaient participer des purs-sang des deux continents sous l\u2019oeil intéressé de la fine fleur de l\u2019aristocratie anglaise.Miss Shelag et sa famille aimaient beaucoup ce genre de spectacle et ne voulurent pas manquer celui-là.Tout ce monde se rendit donc aux courses auxquelles ne manqua pas non plus la fameuse voyante Miss Montague.Peut-être cette dernière avait-elle ses raisons spéciales pour y assister.Voilà donc Miss Shelag en contemplation devant la longue piste où galopaient les nerveux chevaux de course et elle s\u2019intéressait beaucoup à ce qu\u2019elle voyait quand son attention fut distraite par la vue d\u2019un jeune homme de belle allure qui, depuis quelques instants passait et repassait fréquemment devant elle en lui jetant un regard à la dérobée.Des chevaux sont certes intéressants mais un beau cavalier l\u2019est davantage encore, même aux yeux d\u2019une jeune fille accoutumée à re-cevoir les hommages d\u2019admirateurs de sa beauté.ou de sa fortune.Elle remarque donc bien vite l\u2019élégant étranger car c\u2019était à n\u2019en pas douter un étrangerp il avait dans son attitude quelque chose de différent des autres et qui était certes à son avantage.Miss Shelag ne fit aucune difficulté pour se l\u2019avouer à elle-même.Elle ne l\u2019avait jamais encore vu, ignorait tout de lui mais remarqua bien vite qu\u2019il avait belle allure, que son monocle lui allait admirablement et qu\u2019il regardait sans cesse de son côté avec une persistance prouvant qu\u2019elle avait fait sur lui une forte impression.Les jeunes filles à marier ne se trompent point à ces choses-là.Le même soir, les Brunner dînèrent à Weblev, non loin du champ de courses, ainsi que d\u2019ailleurs une foule d\u2019autres spectateurs.Par le plus grand des hasards \u2014 et l\u2019on sait que le hasard est souvent le meilleur complice des amoureux \u2014 l\u2019élégant étranger vint s\u2019installer à une table voisine de celle des Brunner.Il était en compagnie de personnes que ces derniers connaissaient très bien et l\u2019obligatoire présentation eut lieu.Le mystérieux jeune homme n\u2019était certes pas le premier venu, c\u2019était un jeune autrichien de haut rang, le prince Ferdinand Andreas de Liechenstein.Immédiatement, la prédiction de Miss Montague, la voyante, revint à l\u2019esprit de Miss Shelag et de sa famille et elle prit d\u2019autant plus d\u2019apparence de réalité que le prince semblait en effet complètement sous le charme des beaux yeux de la riche héritière.C \u2019était bien une preu- ve de plus que les sybilles prophétesses et devineresses voient en effet clair dans l\u2019avenir des autres et il ne vint à l\u2019esprit de personne que ce pût être une entrevue adroitement ménagée par Miss Montague sur la demande du prince.Ceci n\u2019est d\u2019ailleurs qu\u2019une supposition purement gratuite.Quoiqu\u2019il en soit, on fut bien vite dans les meilleurs termes de part et d\u2019autre; la conversation, tout d\u2019abord un peu cérémonieuse prit un tour plus amical et, quand on se sépara, ce fut avec la promesse formelle des deux côtés de se revoir encore et sans tarder.Pendant ce temps-là, Miss Montague se frottait les mains.Le prince Ferdinand fut fidèle à sa promesse.Vingt-quatre heures ne s\u2019étaient pas écoulées qu\u2019il se présentait à la résidence des Brunner pour continuer la connaissance si bien commencée.Décidément, l\u2019amour se mettait de la partie et ce qui le prouva, c\u2019est que, dès lors, les affaires marchèrent terriblement vite.Le mariage fut décidé et les fiançailles furent réduites à leur plus simple expression comme longueur.Ce fut un record de vitesse; ainsi qu\u2019en convenait lui-même le papa Brunner, les amoureux ne perdirent pas de temps.C\u2019était, au dire de tout le monde, un mariage idéal, de l\u2019amour et de la fortune des deux côtés et le prince voulut que la cérémonie nuptiale fut un triomphe pour sa jeune femme.Il y eut environ sept cents invités, tous triés sur le volet, sans compter la foule innombrable de curieux qui s\u2019entassa, dès les premières heures, aux abords de la chapelle ou devait être célébré le mariage.Ce n\u2019était même plus une foule, mais une cohue, une ruée, une vraie invasion; il en arrivait sans cesse et de tous côtés.Au dire d\u2019un témoin, jamais parade de cirque; n\u2019eut un tel succès de curiosité et de popularité.On savait que la mariée allait être vêtue d\u2019une robe comme il n'y en n\u2019a que dans les contes de fées et le bruit s\u2019était répandu, comme une traînée de poudre, que le prince allait semer à pleines mains For sur son passage pour fêter l\u2019heureux évènement.Il ne tombe pas de ces pluies-là tous les jours et chacun voulut participer à la bienheureuse averse.De fait, la mariée était admirable dans son costume; on eut dit une princesse de rêve; sa robe était toute de dentelle d\u2019or massif, son voile de tissu vaporeux d\u2019or également, jusqu\u2019à ses mignonnes chaussures qui était incrustées de ce métal précieux et tout cela produisait un miroitement extraordinaire sous les rayons du soleil.Son escorte de filles d\u2019honneur était digne d\u2019elle; il y avait là une douzaine de jeunes personnes de la haute société, vêtues également de tissu d\u2019or et leur apparition déchaîna un véritable enthousiasme dans la foule.Chacun voulut voir, et voir de près; il se produisit un mouvement de remous gigantesque que ne parvinrent pas à contenir les nombreux policiers venus tout exprès de Scotland Yard; la foule déborda tout et l\u2019on sait qu\u2019il n\u2019y a rien de plus brutal qu\u2019un flot humain ainsi déchaîné.Malheur à qui tombe, il est foulé aux pieds et doit s\u2019estimer heureux s\u2019il s\u2019en tire avec une demi-douzaine seulement de côtes enfoncées.La pauvre mariée était pas mal en danger; aurait-elle le temps de gagner la chapelle et d\u2019être enfin à l\u2019abri d\u2019un écrasement possible! C\u2019est douteux et, pour sa part, le pauvre prince suait à grosses gouttes en se faisant que cette réflexion que la curiosité des gens est parfois, non seulement chose gênante, mais dangereuse également.Il eut enfin une inspiration: il se souvint que tous ces gens n\u2019étaient pas venus seulement pour admirer mais pour recevoir; d\u2019un ample geste il sema de tous côtés des pièces demomiaie sur lesquelles tout le monde se précipita.Ce fut magique; en un clin d\u2019oeil le champ fut libre et le cortège put enfin sortir de sa dangereuse position.\u2014 Enfin seuls.munnu-ra-t-il, rééditant ainsi la parole célèbre qui ne fut jamais si bien appréciée.Maxime Lblond 7 met 1928 CONTE PA£ PAUL ROUGET LA MEDAILLE n ES ffiiasa fcdbftaietft «a pi (Suite à k page 36) ***** \u2022Æm i : au mon grand regret, rie venait plus à la maison en veillée; aux fourneaux, je Furieux soudain, le grand-père reniait des yeux blancs, fronçait les «sgi-cils et levait les poings instinctivement. 1 mars 1925 11 RESSAIE DU NUMERO PRECEDENT 3^5 0' :'f ^jtsoma/ru -V'ïxéoLoC' wwœ Les deux filles de monsieur Berval aiment toutes Jeux Pierre qui est ait iront, i.oute qui se sail aimer de Pierre, se sacrifie pour sa soeur et la force à fiancer \"Petite Mie\", sa soeur.No 2\t(Suite et fin) Mais aucun ne voulait parler du malheur, de l'irréparable.Prononcer certains mots n\u2019était-ce pas transformer un doute où luisait encore une vague espérance, en une certitude épouvantable?Un jour, l\u2019espérance même cessa de luire; il y avait six mois que Pierrot n\u2019avait plus donné signe de vie.Le propriétaire de la villa Blanche avait multiplié les lettres, les demandes de renseignements; rien.toujours rien, ou plutôt, toujours la même chose ; le lieutenant Pierre de Chaveilles, deux fois cité à l\u2019ordre du régiment, était porté disparu; et, vu son héroïsme sans exemple, et même sa témérité, on pourrait admettre, sans trop d\u2019erreur, qu\u2019il était mort en accomplissant une mission spéciale, très périlleuse, qu\u2019il avait sollicitée lui-même.\u201cSi je n'avais pas connu ses fiançailles avec la délicieuse Mie, écrivait l'un de ses camarades à M.Berval, et par conséquent son honneur, je dirais qu\u2019il a cherché la mort avec furie, avec acharnement! \u201cMais ce n'était point cela; le héros qui dormait en lui, se réveillait à chaque nouvel appel fait au dévouement, au sacrifice.et ses hommes, soulevés par cette force d\u2019âme indomptable, le suivaient, magnétisés.\" Petite-Mie portait cette lettre sur son coeur.Loute en avait pris une fidèle copie, et la laissait ouverte, sur sa table de travail, retenue par un lourd bloc d'onyx.* * * Loute, depuis des sema\u2019nes, ne travaillait plus Repliée sur eUe-même, elle revivait ses derniers entretiens avec Pierrot, les larmes, les protestations du jeune homme, son dernier cri; c'est toi qui l\u2019a voulu! Elle se disait que Petite-Mie, malgré sa frêle santé, ne mourrait point de douleur; sa passion pour son fiancé se transformait en un sentiment mystique; dans cette suprême épreuve, la religion, il fallait en convenir, la soutenait étrangement.Elle avait cru que Pe ite-Mie disparaîtrait fi Pierrot préférait un jour Lou- te; elle avait lu cela, dans le journal de la fillette; mais Petite-Mie s\u2019était trompée sans doute, puisqu'elle ne mourait pas de la mort de Pierrot, puisqu'elle n'était pas même malade! Ce dernier malheur, pour un coeur tendre, est mille fois plus affreux que l'autre, où alors, ils ne savent pas aimer, ceux qui préfèrent envisager la mort, préférablement à l abandon! L'abandon, c'est la souffrance aiguë, le désespoir qui ronge, mais l'Autre est heureux; il fait sa vie! Préférer la mort de ! être aimé, c'est avouer l'égoïsme monstrueux, le besoin de domination cruelle, qui st tapit au fond des amours basses et mai épu-ées.Oui, la souffrance actuelle était pire que tout! Loute le savait bien' Elle avait vu.le jour du départ, Petite-Mie embrasser en pleurant Pierrot sur les lèvres.Tous quatre, enfouis dans la grande auto grise, roulaient, à toute vitesse vers la station du chemin de ftr.Pourquoi se retourna-t-ellc, précisément au moment où les deux fiancés s'embrassaient\u2019' I.oute n'en savait rien; mais cette minute, la fuite rapide de 1 auto, le baiser que Pierrot donnait à Petite-Mie, le sifflet de l\u2019express qui déchirait l'atmosphère, tout cela, comme certa ns cauchemars aux images vives et incohérentes, se grava pour toujours dans le cerveau meurtri de Loute.Certes, cette minute, cette seconde photographiée pour l'éternité, pour son éternité à elle, avait été effroyable de souffrance contenue, de volonté maîtrisée ; mais cette douleur, elle le reconnaissait maintenant, restait, dans la hiérarchie des tortures humaines, au-dessous de celles quelle endurait depuis quelques semaines.depuis qu'une certitude, venue on ne sait d'où\u2014de fambiance lourde et funèbre de la maison silencieuse\u2014lui avait appris que leur Pierrot n\u2019était plus.Après la lettre du sergent, Loute fut sûre quelle était la coupable, la seule coupable dans cette folle et cruelle aventure.' Il a cherché la mort avec furie, avec acharnement.'\u2019 C'aurait été miracle, que dans cet enfer de boue et de mitraille, il ne l'eut pas trouvée., et c'était elle, Loute, capable de donner volontiers sa vie à chacun des trois autres, qui avait transformé le brave et courageux garçon en un fou qui offre sa poitrine aux balles! Cette conduite téméraire diminuait-elle ,'e lieutenant Pie-re de Chaveiiles ?Non.car deux fois martyr, il avait accepté le double sacrifice\u2014à la famille et à la patrie\u2014'e front haut et l ame:,; frémissante.Mais encore qu\u2019il demeurât pour la jeune fille l'amoureux fervent, sans reproche, et le héros des grandes batailles, la raison de Loute s'affaiblissait chaque jour davantage; Pierrot, mort désespéré peut-être était, à cause d'elle, couché sans sépulture, dans un ravin bouleversé\u2019par le ûr et le feu' Tous l-.s soirs, I.oute re isait la première et la dernière lettre d amour du jeune homme et celle du sergent Blanchard.Elle Es savait pa- coeur et les caractères énormes, volets, puis d'or brun, puis d'or jaune, éclataient, roulaient, se déformaient devant ses yeux rougis de larmes, brûlés de fièvre.Puis tout se brouillait, et el e s'endormait d'un sommeil lourd, traversé de cauchemars pour se réveilier qiielquesaminiites après, baignée de sueur.Elle avait vu Pierrot, blême, sanglant Pierrot lui faisait des reproches .Sou-viens-toi que tu las voulu! Et le remords oppressait sa jeune poitrine, et ses mains se crispaient sur 1er, couvertures satinées.I.oute, pâle comme Pitite-Mie !es yeux agrandis d'un cerne bleuâtre, mincissait, s'effilait., et devenait de plus en plus pareil!.* à ces statues de la déesse des forêts, la Diane élégante et froide, qui porte sur ses cheveux ondés un m'n-ce croissant de lune, et caresse d une main distraite un faon apprivoisé.1917 s'achevait, l'année particulièrement Joulou euse de la Grande Guerre.Une anxiété poignante, grosse d'inquiétudes, de défaites non avouées pesait sur la Prance.Quelles diffîcu'tés inextricables ca-cha.ent les communiqués vagues, ipnn> ximatifs?Pourquoi l\u2019offensive d'avril, qui s'annonçait d\u2019abord si brillante, s'était-eiîe arrêtée, tout à coup?.Les trois de l\u2019arrière, qui avaient offert ( n holocauste à la Patrie, un teune hé os.délivrés de leurs préoccupations un peu égoïstes, sans aucune lettre du front, s\u2019intéressaient maintenant au front tout entier.Et plus d un petit soldat, arrivé maussade et harassé, bien ravitail é par la villa Blanche, le gouss.t garni, repartit, persuadé non seul; ment qu\u2019on devait tenir mais encore qu\u2019on le pouvait Ea villa Bland.e était devenu-.* une sorte de Foyer français, accueillant au ma'heur, au deu I, à 1 angoisse.Petite-Mie, que les événements avaient mûrie prématurément, se faisa\u2019t chaque jour davantage la so tir compatissante de tous ceux qui p virai.nt Elle recevait Je pauvres mères, de tristes épouses qui venaient la prier de commencer pour -1 es les funèbres recherches.\u2014Il n écrit plus mademoiselle, il n\u2019écrit plus depuis deux mois , Comme vous savez vous autres où il laut demander, je viens, de la part de toute l.a fami le., nous sommes ignoran's, nous sommes pauvres, nous n avons que nos yeux pour pleurer Petite-Mie frémissant! au contact de cette misère qu\u2019était la sienne, écrivait quelques mots, notait un chiffre, et passait la fiche à I outc): cha-gée de la triste correspondance.Car la soeur .ainée ne voyait plus per-§Ü|iric: usée moral, ment, à bout de forces: il lui fallait ma menant toute sa volonté.tendue à se briser, toute son affection tendre pour sa sœur, pour ne pas dire, un soir, en se mettant à table: \u2022\u2018Regardez-moi.out c'est moi qui l\u2019ai tué.\" Sûre de son crime, depuis de longs jours, elle aurait voulu expier, tomber à genoux.Mais mieux valait, sans nui (Suite à la page 33) 12 ill»' imwiiiï P**=7XT' r:-h: fjgk Le client\u2014-(L:r;:: À y a ;ue cho* nm ne va pas avec votre café; i; goûte le chocolat Le garçon.\u2014Alors j'ai dû donner le thé par erreur à un autre client l'N BON MOYEN Le fils.\u2014 Quelle est la différence entre le génie et le talent ?Le père.\u2014 Le talent reçoit ?a paye tous les samedis.UNE BONNE SERVANTE La darne.\u2014 Etes-vous une bonne servante ?La servane.Oh oui madame, je vais à la masse tous les matins.AU RESTAURANT LA 1 REFERENCE \u2014J ai vite clos une discussion avec rua femme hier soir.\u2014Comment .s-tu fat?\u2014J ai avoué que j'avais tort .van! qu elle commence a discuter.- 1 MON CHOIX Monologue comique Par PAUL GOUTLEE ________ Dans une grande soirée mondaine, je l'avais rencontrée.Elle était belie Nous nous plûmes, je l\u2019aimai.Je l\u2019aimai à La folie.Elle avait des yeux taillés en boutons de bottâtes, des jsses comme des tomates trop mures et un nez de même métal; son menton ressemblai vaguement à un soc de charrue et sa Jong» chevelure à an voyage êe foin.Sa taille était adorable, on eut dit un feaet; ses jambes sortaient en droite ligne d\u2019une fabrique de balaie ou de loyaux de poêle.Son espnt était d'une qualité supérieure; chaque fois qu\u2019eHe oBvrs.it la bouche pour dire un joli moi; il en sortait une grenouille.Ses oreilles étaient petites connue des entonnoirs.Elle était vêtu à la deiatère mode.de 18S0.Elle bégayait en pariant, mais ceci donnait un charme Se plus à son zézaiement.Sa voix avait je ne sais quoi de tendre et de méàoàtem., c® eut dit Stentor ; les sons rauques qui sortaient de sa gorge goitree semblaient «m MOimine harmonieux de matou sur uee gouttière à deux heures du maton par at oui! sans lune et sans étoiles.Comme sa jambe gauche boitait plus que sa jansbe dï«*ïa» an ne remarquait pas sa jambe droite, aussi failait-il Sa w» à la danse.Os «Ht an voir un diplodocus en goguette; ses pteds lége» «sablatest deux chaloapes en ballade.Lorsqu\u2019elle plongea dans mes yeux ses yeux drrtis, je vis Inate-six chandelles et autant de bougies.je l'aimai.Après I® soirée, j'allai la reconduire chez die.Quelques jours plus tard «le me présenta i sa soeur.Je l'épousai.Pas eJle, SA SOKl R- 7 runes g au/ jeunes filles! qui déclamez dons les salem, achetez : QUE NOUS DIS-TU?recueil de soixante-deux déclattmûma c#naqae*.Prix: Un dollar.En omis dans toutes les librairies ou chez l'mtiew .* M.Paul Coutl.ee, 180, rue Saint-Christophe, Moktrejul, A TABLE IVHOTE Roux touristes étaient à table dans un hôtel où ne descendent généralement pas les rois de la finance.Us discutaient sur le menu Tiens, dit Lun d\u2019eux, quand je vois ce qu\u2019il y a sur la table, ça me fait penser à la température de différents jours.Ah, dit l\u2019autre, qu\u2019est-eo que le steak te représente En temps d'hiver, dur ei froid.Pas mal.Et le cafe ?I n |ntr «I > novarnbTe, nuageux et in certain.O\u2019est bien ça.Mais attention, le gérant de l\u2019hôtel t\u2019a entendu et il n'a lias l\u2019air content.Oui.fl esl comme un temps de mars, prêté la teœpê- AY1S SUPERFLU Lu sur un écriteau placé an sommet d\u2019un poteau m» un chemin près d\u2019un lac: 'Quand e© poteau est entièrement disparu sous l\u2019eau, le chemin est interdît aux , U toi ,q aTO voitures . f «ses iflü ' '¦\t!\u2022 oa1 ¦ \u2022 le- pour faire romps 1 n ire a me mere tju'flfl danger h» mena,ré îflli- - .i .î» ¦' i n i pu ¦ -* -n chair, -en sang, tout \u2022\u2022 !>\u2022 même.A la'-'Vii-t' ''déplu d' im -tnpir seule, id lui -einhla qn -o.lui \" .1 l*r lf-'hfl i t 1 e l 11 l! r ¦ èéé:;f'1::'4d' fit\t¦ \u2014- Ma fille\u2019 Où o-f rua tille'., demanda-f-el!< pend >nf que b vadet de ehamhr ¦\tla porte.AÎH»i .i\u2022 \u2022 ¦ \"n i, m.Oh est mon eut Hit ?.re i-iîî in v e la la nialheiirpusp.;1 - M a lift ni e , , |q*e|^| é.¦;,.\\ .,t:v eniinp'.a lieux mains Ma\tMalhen\"t*usp.quaxe/ vm- lait de nu-ti enta ni > Pitié !., Pitié 1.onice.arlleiil-ait la domestique en tombant à genoux.Raoul,, iiot'-e enfant !.'ru dan- un appel éperdu la pauvre mere.I ne porte s'ouvrit et le jeune docteur se montra blême.- Qu\u2019y a-t-il?.demanda-t-il d'une voix nouée par fnn- goisse Raoul'., Raoul' notre enfant ' 'fous les dome-lique- riaient arrourus.La désolation de leur maîtres.,., leur arrachait des la mies.Pitié !.Pitié redisait la malheureuse accusée !.On la retrouvera.J y emploierai ina vie !.Je ne l\u2019ai pas quittée depuis sa naissance.Je la red couverai Parle/, commanda le docteur.qui ne comprenait que trop.Où est l\u2019enfant qui vous était -confiée.?mars 192S : Avec des sanglote, elle ra-\u2022 conte ce qu\u2019elle savait, Les veux hagards, broyée par la douleur, pi jeune mère écoutait.livide, le récit qu\u2019entrecoupaient de.s sanglots.- ¦ C'est impossible., disait le docteur en se frappant le front.Pourquoi avez-voqs abandonné l\u2019enfant vous en sauriez plus long, sj vous ne l\u2019aviez pas quittée.-, Monsieur, faites agir la police Dp grâce elle ne peut pa- être loin.Raoul ie veux aller aux ch;nnp'-Flysées.dit le mère en' se levant.le veux y aller., j# 'trouve\u2019ai la trace de ses petits pu d- .Pauvre, f a uvre amie ! , Mm -eiile peut mettre la m .tu -ur ta pi-te.Je suis la mère, Ra»mi,.aie pitié de moi.Allons y ensemble c'est notre -enfant 1 Dieu, miséricordieux,, léeu .eommifissHiil ayez pitié de nmi Ma pauvre amie!,, mur-inuriu?le docteur en retenant mi Q'ni me dan- -e- bras.Non, indre enfant rée-t pas ç| »iaonss3=20sOES33=aoi3e s :ono RF.Sl ME ors rh'F.CüÙ£\\rs CHAPITRFS ! ''\u2022 l'-He me croit morte.Elle u u jamais dû entendre parler, u est-ce pas, de ce! incident horrible ?\u2014 de suppose qu'elle l'ignore.\u2018Mors, vous vous tairez.Gilbert»* croit à la ihori de sa mere.qu\u2019elle garde eetf» croyance.\u2014 Cela vaudra mieux, en ef-iel.Je me tairai, mais à une condition pourtant: c'est qtîft vous quitterez cette maison comme je vous le disais déjà foui à l\u2019heure.\u2014 Serez-vous donc sans pitié ?¦¦ Je, serai sans pitié.,, j'es-time que vous ne pouvez demeurer plus longtemps èom ce M10NNF MINI Canada i n j ii .\t$ * **0 Si - »nnt ,\t?00 T\t.I 00 fui: L'nn et tîurope !.n jn\t, *6 00 Sta: StlQl-1\t,\t2.50 Tam mois\tI 25 Hf KJ \" !>f Bt Hi Al H IQ hr J 5 U) las H.ime.i 0 10 i ,nufi Té! Est ] jÈ'jJ 10c LT N! Ml RO (Ponde en 1889} Sfefàamedl POiRUK.BPSSETTl & fit-.propnêUuret iRUt CAD!EUX MONTREAL ! entered at the Post Office of S Albtmt, Vt.a * *ét ond doc matter under A cl of A fared 1879, AVIS AUX ABONNES ! er abonnés changeant de b call, té sont onéi de non-, donner ma avn de huit jours.Ibmpi»-quêtaitt de nos sac.s de malle commençant ami tours avant de tes livrer Tanf d'annonces fourni sur de friande. 7 :¦ ; Î9Ü5 27 toit il oil M Valinières vous aurait chassée si vous aviez eu l\u2019audace «le vous y présenter quand il était encore de oe monde-, Si vous regrettiez vraiment le mal que vous avez causé, vous ne chercheriez plus ù en causer d\u2019autre.Surtout à cette pauvre madame Gilberte dont vous devez désirer la tranquillité et le bonheur.Ah! sans le savoir, il avait touché juste, le vieux Buseo.en prononçant ces mots.Madame Verlet-avait do nouveau baissé la tête.Elle balbutia : \u2014 Je vous le jure.Le vieux domestiqué disait maintenant : \u2014 Nous allons partir el rentrer chacun de notre côté, il est inutile que l'on nous voie ensemble.Et dès demain vous annoncerez à Madame que vous êtes obligée de la quitter.Un.dernier tressaillement ! de la malheureuse.une dernière hésitation., .et, vaincue : \u2014- Oui, dès demain.Le lendemain même., elle guetta la sortie de Mme Dau-lieu el lui demanda la faveur d\u2019un entretien immédiat.\u2014 Un entretien?fit Gilberte, qui regardait la gouvernante avec surprise, \u2014 Je voudrais vous parler seule à seule un instant.\u2014 En ce cas, entrons au salon.Voyons, qu\u2019y a-t-il ?\u2014 Il y a, madame, murmura la pauvre créature en s\u2019efforçant, autant qu\u2019elle le pouvait, d\u2019affermir sa voix, il y a que je vais me trouver dans l\u2019obligation de me séparer de vous.\u2014 Que me contez-vous là ?s'écria Gilberte, stupéfaite.\u2014- La vérité, madame; j'ai le regret de vous apprendre que je dois quitter la villa Mimo-setie.où j\u2019ai été accueillie par vous avec une bienveillance que je n\u2019oublierai jamais.\u2014 Mais, pourquoi, à la suite de quelles circonstances prenez-vous cette détermination ?Parce qu\u2019il me faut retourner à Paris.\u2014 Eh bien! si ce voyage s\u2019impose pour vous, faites-le.Seulement, lorsque, vous en aurez terminé avec oe qui vous appelle dans la capitale,, vous nous reviendrez.La pauvre femme hochait négativement la tête.\u2022\u2014 Il ne faut pas y compter; je ne reviendrai jamais.\u2014 Je ne comprends plus.-N\u2019essayez pas de comprendre, madame.Dites-vous s eu \u2022 lement que si je vous quitte comme je vous F annonce, c\u2019est, je vous le répète, parce qu'une obligation implacable me le commande.Dites-vous bien aussi que je regrette profondément cette décision qui m\u2019est imposée par les circonstances et que je me souviendrai toujours de vous et de mademoiselle Jacqueline.Jusque là elle avait été maîtresse d'elle-même; mais l'émotion brisait brusquement sa voix aux derniers mots.Gilberte fixait son regard sur son inlelloeutrice, mais celle-ci détournait sr,s yeux qui étaient pleins de larmes.\u2014- Une dernière question, madame Verlet.Pouvez-vous me faire connaître la raison qui motive votre départ ?\u2014 Il s'agit d'une personne.d'une personne qui m'est très chère et qui exige ma présence auprès d'elle.\u2014Vous m'aviez dit que vous étiez seule au monde ?\u2014 J'ai une fille.\u2014 Vous avez une fille ?\u2014 Oui, fit-elle, pendant qu'un gros soupir s\u2019échappait de ses lèvres.Ma fille m'a quittée pour suivre un séducteur.un homme que je savais indigne et malhonnête.Je U ai maudite.Je lui ai déclaré que, du jour où elle allait me quitter, je considérerais que je n\u2019avais plus d\u2019enfant.La malheureuse, affolée par la passion vouée à cet homme.a passé outre à ces déclarations.Elle est partie.J\u2019ai quitté Paris et je suis venue ici, comme vous le savez, pour tenter d\u2019y oublier ces tristes souvenirs.\u2014 Et votre fille vous a écril ?\u2014 Abandonnée à présent.toute seule.et souffrante, maladive.elle m'appelle à elle.\u2014 Et vous, brave et bonne creature, vous ne vous souvenez plus de tout ce qu\u2019elle vous a fait souffrir.\u2014 Toutes les mères ne feraient-elles pas comme moi ?.Gilberte, brusquement, lui prenait les mains : \u2014 Non.et cela prouve une fois de plus la bonté de votre cœur., et ma sympathie pour vous grandit encore.A l\u2019étreinte des mains de la jeune femme, la gouvernante avait vainement tenté de dérober les siennes.Gilberte les avait prises.et elle les serrait.Mais elle les sentait frémir.En même temps la poitrine de madame Verlet palpitait étrangement, ses paupières battaient et elle chancelait.C\u2019était sa fille qui étreignait ses mains dans les siennes.Sa fille adorée.qui ne se doutait pas de la vérité.Sa fille dont elle allait se séparer et qu\u2019elle-ne reverrait plus jamais.1 -1- Je ne vous retiens plus, madame.Si votre fille \\mK attends allez à elle.Elle est malheureuse, dites-vous, tout s'oubliera lorsque vous arriverez, lorsque vous la serrerez sur votre cœur.11 doit être si bon, si doux, de confier scs chagrins ù sa mère! Je n'ai p is connu la mienne, moi, qui est morte, nfa dit mon père, en des circonstances tragiques, au cours d\u2019un naufrage.Et toute mon enfonce a été privée de celte tendresse que je jalousais aux autres enfants.Comme je l'aurais aimée, ma mère, si Dieu me l'avait conservée ! Des larmes venaient à ses yeux, à celle douce, à.celte triste évocation.Et voici qu'incapable de se contenir plus longtemps, madame Verlet se prit à sangloter.\u2014 Je vous demande pardon, madame Verlet; en parlant ainsi j\u2019évoque en vous comme en moi de tristes souvenirs.Remettez-vous.Dans quelques jours vous reverrez votre fille et les mauvaises heures du passé seront vite oubliées.Soyez courageuse.Quand voulez-vous partir ?\u2014Si vous ne pouvez me remplacer d\u2019ioi huit jour®, madame, je vais aviser ma fille que je partirai à la fin de la semaine prochaine.\u2014 Eh bien, c\u2019est entendu, dans huit jours, madame Verlet, vous aurez votre liberté.X JACQUELINE, PETITE FEE.Il y avait maintenant trois semaines que Claude dormait là-bas dans le petit cimetière de Maraussan, entre sa mère et son fils.trois semaines que Gilberte, plus mince, plus fragile encore eùl-on dit, dans ses vêlements de veuve, errait au long des allées de la propriété de Sainte-Maxime, songeuse et triste, voyant s\u2019éteindre de jour et jour le pâle reflet d'une espérance qui, par instants, avait palpité \u2014 oh! bien légère et bien fugitive \u2014 dans l'ombre appesantie autour d'elle Gilberte, ce jour-là, marchait seule, pensive, lorsqu'elle vit soudain Busco, qui, de toute la vitesse de ses vieilles jambes, venait à elle.\u2014 Qu\u2019y a-t-il, Busco ?\u2014 C\u2019est une dame qui voudrait parler à Madame.Elle vient de se présenter h la grille près de laquelle je me trouvais et elle m'a prié d'avertir Madame sans tarder.Elle est là.Et le jardinier, en sc retournant, désignait vers le fond de l'allée, du côté de la grille la visiteuse, qui attendait et que Gilberte, de loin, devait tout de suite reconnaître, car un tressaillement violent la parcourait en même temps qu'elle étouffait un cri de surprise., d'émoi.\u2014Cette visiteuse no m\u2019a p s donné son nom.mais cite r.F i prié d'ave\u2019tir Madame qu'elle; désirait lui causer un ins' .:it au sujet d'une affaire très importante.Alors, n'rst-cv pr.j'ai cru bien faire en venant prévenir .Madame ?\u2014 Mais vous avez très bien fait aussi Busco.l'ai tes-là venir: je ! aitrnds ici.Aussitôt que le vieux domestique lui avait eu fait part des paroles de sa maîtresse.Maud Esbly s'ôtait rapidement dirigée vers Gilberte.Elle était pâle; son visage exprimait une grande fatigue; mais dans ses yeux brillait une lueur très vive, une lueur de tragique résolution.Elle s\u2019inclina respectueusement, puis elle demanda : \u2014 Vous me reconnaissez, madame ?\u2014 Oui, murmura Gilberte, je vous reconnais.\u2014 Nous nous sommes vues dans des circonstances qui ne nous permettent guère, à l\u2019une et à l\u2019autre, de nous oublier.Et je vous aurais, moi aussi, madame, reconnue entre mille.\u2014 Permettcz-moi de m'excuser d'avance d'une démarche qui peut vous paraître étrange, mais qui ne m\u2019est cependant inspirée, madame, que par «Us sentiments dont, vous ne suspecterez plus, dons un instant, la dignité.\u2014\u2022 Que désirez-vous donc nie dire?murmura madame Dan-lieu qui ne parvenait pas à dominer son trouble.\u2014 Je viens ici pour la réalisation de votre bonheur.l\u2019mit* la réalisation d * mon bonheur?murmura Gilbert o pendant qu'un navrant sourire d'ironie glissait à ses lèvres.Permctlez-moi de m'étonner d\u2019une pareille affirmation que je ne pouvais guère - avouez-le, madame \u2014- attendre de vous ! \u2014 C'est possible.El cependant, en vous la faisant celle affirmation, je suis sincère.Et je n'ai rien exagéré.Je viens ici pour votre bonheur, oui, ¦ I '¦ ns/,;.i,i;r,Tr-*.\t[;t i\u2019y \\ ten* AX&SÎ {*¦¦-' \" celui de Jacques.M \\mi\" voulez respecter r(;.1 peine.lit la jeune veuve 1 Hilt' M»i\\ nui fpéTl'li^'HÎt ?GU-.aiti villi'- nr rcpelcre/ (» 1 \u2022 i \u2018lev *i h I miif ce atHtn vous venez etc prononce Mi' cmnnie vou- 1 .time/ t a: üiutv.nmrtamc ' -\tdm Ce n'c-t pd\" à vous.{hiuHhiiI.que je ilfvrai\" taire, en une telle heure, un tebayou.\u2019 Kile avail jeté ce- nmts sur i îi tini dur.presque méprisant.Mai.\" Claire, \"ans s'ulTen-er, t*é-p'Uidil ilnileeiiient : \u2014 Si .ma'lame si.-é Ce n'est pas à v!.!!\u2022 de moi.Jacques r .i t -i I pa- eu un mot de sou -v.11 i r,, un mol de compassion cl d\" hi lié' ?l\u2019aree que Jacques est Irup éfèiieaC vuil\" li en doutez pas.p-atr mlerw'iiir niijd'é- de vous .que heure pareille de votre y fin fl y ¦ ¦1 un -denee pendant .jiiel on eùI [in entendre lml-t tc 11 l'unisson le e i e 11 r de ces deux relûmes.toutes deux jeune-.Imites deux hellos.u.de- deux f imantes INI ce donc Jacques qui v .i- envoie auprès de moi ?Non.Je soi\" venu de r e u -mémo, sans contrainte.,barque- e-d ici.ou du moins près d ici.à Saint-Tropez.' \u2014 E1 il ignore v oire prr \"f-u-' e etitv moi a f'îlle heure ?\u2014¦ Il l ignore Githerte remaniai: Glaire a.vn -urprise.; avec émotion.Toute haine était a présent bannie de .-es yeux Aux parole\" douées, mais fermes mais décidées, de la comédienne Gilbert* avait vite \"enti \"¦'¦ disMpcr les pré \u2022 yqmj)|ïhjis, qui _ tout d dead étnie 111 née- ( Il elle.Claire était de ce,- femmes dont on ne peut -u-p'-eb-r tnngiemp- La loyauté.la din-à ri té E: He tic Amie poor-uivail < norc ¦ Broute/, matiame ce nia riai'\" dont ou .nie i | oi rî ¦ ¦ é' lai t en effet decide le lu-.!- dernier.Pondant ion,-tern p- ir m'y étais oppo \u2014.- Mat\", devanl l insislan -ce de .laeque.- | «vin - dû céder I.obstacle qui vmn séparait ion- deux i\u2022 lad de ceux ([lie l'on ne franchit [ms lorsqu'on possède une âme accessible aux scrupules comme l est celle de Jacques.Voila pourquoi je m\u2019étais inclinée devant son désir.« Vous avez aimé Jacques \u2014 j'en ai eu l'indéniable preuve à Rolaiwlseck aus\"i bien qu\u2019à l\u2019ari- h>rs de votre dernier entretien avec lui oui, VOUS l\u2019avez aimé el vous l'aimez encore pareillement.Moi aussi, je l'aime d une tendresse infime Ne voyez dan- ceci nulle olTi-u-e.nulle ironie.Et puisque nous parlugenn- vi- a-vis de lui des sentiments pareils, vou,\" comprendrez -an- peine le motif qui m'a (ait nus-dlAf changer rua determination J avais a ce opté le mariage parce que,je vous le répète, je croyais qu'à force de tendresse, qu'a force de dévouement, j\u2019ar rix crais à atténuer peu à peu la chagrin de Jucques.Lorsque ¦ n v que vous étiez libre, j'ai repris aussitôt ma parole en enjoignant à Jacques d'aller au bonheur, d aller aiife-e- de vous.Elle voulut prononcer cette dernière phrase sur un Ion.net e1 ferme.Mais une mnlmction de su gorge trahiI smi émotion, o! un brusque, frémissement des lèvres sa douleur.J\u2019avais quitté |c théâtre.J avouai à Jacques l'invincible désir de relourner a cotte carrière.où j'avais connu les ar-l'Tii.les inoubliables joies du triomphe.Il n\u2019ajouta pas foi aux prnlpslalions que je formulais.Je me heurtai â un entêtement qu'aurait seul vaincu un petit mot venant de voua.Ce mol.Jacques Eréménil l'es-pérail.Jacques l'espère enco ro en secret II ne me l\u2019a ja- ii ia i - MH i! ne ne- l'a jamais avoue Mai\" jolis n -\u2022\u2022\u2022 i ,,,iv c.iimiie ci.un livre mu ert Ce n'élait pas a nnd a lui écrire.U iU; adre-s.M et?H\"'.- ¦ < up i ni Gilberle.Et Jacques, dans su probit*\u2019\u2019 dans \"g\" scrupules - en vendrait, vu la situation parti -eLitière ou vous vous trouvez tim> tes deux.fe faire te îUftj.mier pas.t tm idée me travor-u T esprit Alors je le conviai A une voyage ffc> fçeiqnC\" l'Oir-u \"-Mill -Tr-¦[!\u2022\u2022/ iSfêtj- $fotexte de repos.Il accepta.El icui-mûmes «mute it y a émis .,ir- Von- non?somme\" in-i«Hé- dan\" un hôtel qui de I nuire côte de ccd admit' due golfe, fait turc à votre odir \\iliu Iles fenêtres rte cet hôtel mi découvre Sain I e-Max tun*, C'est moi qui t\u2019ai voulu Et qu'a dit Jaequc\"'\u2019 unir mura Gilberle très fié* 1 Jusqu adors peu de < !c> \u2014\u2022 Jacques a une grande force rie volonté.Mai- déjà .je l'ai \"ur-[.ri- à la fenêtre «¦\u2022¦\u2022- qu se e \"oyait \"Ou ' et qu il», regardait d\" ce rôle.I.'expro \u2014ion d*- -.n vi.-ago Irahi'-ait bien à cet instant-là ses véritable?sentiments.Et e es t pourquoi je vous répète a présent ce que je vous ai dit déjà: fl faut e-pc-rer.madame -\tMon lu 'iC -oiipira .u-core Gilberte dont \"énu.*; >n -accroissait encore.Il faut avoir coufiam .m moi .il faut exaucer une prière que je vais vous adresser.-\tt ue prière.( lui.t! y a entre Jacques et vous un Irait d union que vous ne pouvez plus méconnaître.Jacqueline?murmura GU- herte.Oui, votre petite Jacqueline que vous allez me confier pendant quelques heures, - et qui.rassemblant à son père, doit avoir toute sa sensibilité \u2018\u2022Irtolil son .eux Cilberte avait tressailli Que voulez-vnirs faire de Jacqueline ?Ne nie questionnez pas; ayez confiance en moi.appelez votre fillette, madame., di-tos lui que je suis une amie.dites-lui aussi que vous désirez qu\u2019elle m\u2019accompagne jusqu\u2019à Saint-Tropez.Voudriez-vou s donc la conduire à Jacques ?-¦ Eh bien, oui, Je veux la conduire à Jacques.Je veux mettre le père et la fille en pré-'onee.Je veux que cette en (revue vous rende à tous le bon- heur qui depuis si longtemps.\\MII- échappe, le bonheur qui \\mii-.t -1 bien dû enfin.Mais.vous, madame.ion-même n avez-vous pas des dnuls légitimes à ce même bonheur que vous voulez donner aux autre- ?Ne vous ai-je pas déjà déclaré que ma seule joie était de-ormai- de voir Jacques heureux.Je I aime assez, niada-me.pour trouver une volupté -utTi-ante dans mon désintérêt** -: mnt et don- le sacrifice de mm-même.You- me ramènerez vous-même ma fille Je voit\" prierai plu tût, madame, de venir a sa rencontre.Non pa- in-qu a Sain!-Tropez.ma:-, dans une heure, faites-vous conduire en voiture sur la route.El.croyez-moi vous y* trouverez, comme je vous l'ai déclaré huit n l'heure, le bon-h -ur auquel vous avez droit.Pendant une minute madame Daulieu.livrée à une nouvelle lutte intérieure, garda la tète bai-èe Puis, (oui â coup, obéissant à son cœur, elle appela Buseo et lui enjoignit d'aller chercher Jacqueline qui devait être réveillée à présent.Bientôt les deux femmes virent accourir I adorable fillette qui s'arrêta, surprise de la pré» \"cnee de celle dame inconnue*.Bonjour, ma mignonne, répondait Blaire.Voulez-vous me permettre de vous erabras-\"cr?.Elle est, adorable, cette petite Jacqueline.Et.j'en suis certaine, aussi iron tille que jolie Ab! comme vous devez être heureuse, madame, de posséder un pareil trésor : Elle gardait dans la sienne k main de la fillette.Puis, voulant l'apprivoiser : Mademoiselle Jacqueline doit aimer h\\- poupée-?J'en ai une bien belle., apportée de Paris, une très grande avec des veux bleus.Elle sourit ?demandait l'en* tant dont les grands veux s'em* plissa ion I déjà d\u2019une lueur de convoitise Parfailoiuent.EH® dort aussi.Elle dit papa, maman.\u2014 El comment s\u2019appellent-'¦\u2019\u2022\u2022I®?disait alors la fillette.Elle n'est pas encore bap-tisée.et c'est vous, mm jolie, qui procéderez, si vous le veniez bien, à son baptême parce que cette poupée a été Achetée à voire intention :ed vous routez bien, mademoiselle Jacqie-hne.me permettre de » i >f-frir cette poupée ?(Suite à k pag 30} FEMMES NERVEUSES ET LFS PILUL VOUGES » LA SANTE N\u2019EXISTE PAS SI LE SYSTEME NERVEUX DE LA FEMME S\u2019AFFAIBLIT, AUSSI SON ATTENTION DOIT- ELLE ETRE EVEILLEE PAR DES SYMPTOMES TELS QUE: ABATTEMENT\tIRRITABILITE\tINDIGESTIONS INSOMNIE\tPALPITATIONS\tMELANCOLIE MAUX DE TETE\tFRAYEUR\tIDEES SOMBRES Les nerfs alors doivent être traités.Le repos et un bon reconstituant comme les Pilules Rouges pour les Femmes Pâles et Faibles leur indiqueront la vigueur nécessaire.Le sang, renouvelé et enrichi, fortifiera et calmera les nerfs.\"J\u2019étais toujours fatiguée, nerveuse.La nuit, j\u2019avais un sommeil léger; au moindre bruit, j'étais éveillée et je ne pouvais plus me rendormir obsédée que j'étais par toutes sortes d\u2019idées.Ce que je prenais de nourriture ne me profitait guère parce que ma digestion était mauvaise.J'ai pris des Pilules Rouges qu'une amie m'avait recommandées et je me suis bien rétablie.\" \u2014 Mme Pierre Bibeau, 33, 1 lième Ave, Lachine, P.Q.\u201cJe me sentais faible et chaque jour j\u2019étais de moins en moins capable de faire du travail.Ma digestion allait mal.J\u2019étais nerveuse, un rien m\u2019exaspérait et ü me prenait subitement une forte douleur à la tête, j\u2019attribue aux Pilules Rouges, que j\u2019ai prises régulièrement durant quelques mois, le rétablissement de mes forces et un état de bien-être général.\" \u2014 Mme Evariste Lessard; Livermore Falls, Me.«Quand arriva le retour de l\u2019âge j'étais faible èî nerveuse; ensuite ma digestion se fit pins lentement; j\u2019eus des vertiges, des maux de tête, des douleurs dorsales après un peu de fatigue.Les Pilules Rouges, que j\u2019ai prises sur la recommandation d\u2019une voisine, ont complètement changé ces disposition s à la faiblesse.Après l\u2019emploi de quelques boites j\u2019étais beaucoup plus forte, j'avais meilleur appétit et je me sentais l\u2019estomac à l\u2019aise, j\u2019en suis venue à K» très bien porter.» Mme Ovide Garanti, 18.Côte du Passage, Lévis, P.Q.«J\u2019avais dû subir trois opérations au cours desquelles s\u2019était écoulée la meilleure partie de mon sang.Mes forces avaient été lente.-, à venir.Après plusieurs mois, j\u2019étais encore très faible.Je ne saurais trop remercier la parente qui m\u2019a recommandé les Pluies Rouges.Les effets de ce remède ont été rapides; je me suis bientôt sentie plus de vie; l\u2019appétit m est revenu; ce que je mangeais me portait profit; j\u2019avais le contrôle de mes nerfs, enfin, la santé me revenait et je me sentais heureuse.» Mme Peter Hébert, 2, Polar, Skowhegan, Me.«J\u2019étais faible, la digestion me faisait souffrir, après avoir mangé je me sentais gonflée, lourde, portée au sommeil, souvent aussi j\u2019avais des douleurs dorsales, des maux de tête.J\u2019ai employé des Pilules Rouges qui m avaient été recommandées pour me tonifier, et, en même temps que mes forces revenaient, les fonctions de l\u2019estomac se sont rétablies régulières.J\u2019eus ensuite bonne santé.Mes jeunes filles à qui j\u2019ai donné aussi des Pilules Rouges, parce qu\u2019elles étaient anémiques, en oat obtenu les meilleurs effets.» Mme Jean Venne, 25, rue Ferland, Hull, P.Q.«j\u2019avais des douleurs de dos et de côté qui gênaient ma respiration ; l\u2019appétit me manquait; quand venait l\u2019heure des repas je n\u2019avais pas faim et je mangeais peu.Mes forces avaient tant diminué que je ne pouvais plus na\u2019occuper à rien.Les Pilules Rouges que j\u2019ai prises durant quelques, mois m\u2019ont rendu les forces dont j\u2019avais besoin.J ai conservé la plus grande confiance dans ce remède.» Mme Edmond Letenrîre, 231, Thornton, Manchester N.H.Les Pilules Rouges sont en vente partout, au Canada et aux Etats-Unis, on sont envoyées par la poste sur réception du prix, 50 sous la boîte.CONSULTATIONS GRATUITES à toutes les femmes qui écrivent à nos médecins ou qui viennent les voir à leur bureau, 1570, rue Saint-Denis, (N.B.Le No 274 n\u2019existant plus à cause du changement fait par la ville), Tél.Est 2735, Ecrivez-ieur ou venez les voir aussi souvent que vous Je désirez.Ils sont à votre disposition tous les jours, de 9 heures du matin a 8 heures du soir (excqpté les dimanches et fêtes religieuses).Vous serez satisfaites des consultations -qu\u2019ils-vous donneront gratuitement.COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO - AMERICAINE, Limitée, 1570, RUE SAINT - DENIS, MONTREAL, CAPSULES CRESOBENE PRODUIT BALSAMIQUE POUR SE DEFENDRE VICTORIEUSEMENT CONTRE : laryngites, bronchites, rhumes, grippes, catarrhes, ASTHMES, COQUELUCHE, TUBERCULOSE Lcr Capsules CRESOBENE sont le balsamique et l\u2019antiseptique par excellence des voies respiratoires, il est important, à cause du danger de rette mauvaise 'saison, qu\u2019on n\u2019hésite pas à les employer; qu\u2019on les ait dans toutes les familles; que les voyageurs ne partent pas sans en avoir quelque?boites avec eux et que chacun, au moindre indice d\u2019un rhume, s\u2019en procure.Voici la façon de les employer : Au moindre embarras des voies respiratoires, à la moindre toux, il faut prendre tout de suite les Capsufles CRESOBENE à la dose de deux, quatre ou cin'ï fois par jour, pour débarrasser les BRONCHES, guérir les RHUMES; les MAUX DE GORGE et empêcher les poumons d\u2019être atteints.Comme préventif, il est bon de briser deux capsules dans un mouchoir et de respirer durant le jour.Pour la nuit, placer le mouchoir sur l\u2019oreiller.C\u2019est le meilleur antiseptique balsamique des voies respiratoires.L\u2019on pourra aussi remplir une bouteille d\u2019une chopi&e d\u2019eau bouillante, y ajouter huit capsules CTcsobène, boucher, laisser dissoudre et se servir de cette «olution comme gargarisme, cinq ou six fois par jour, surtout pour les enfants.\u2018 £p wnte partout ou envoyées par la poste, sur réception du prix: 50 sous.OIE DES CAPSULES CRESOBENE, 1570, RUE SAINT DENIS, MONTREAL 30\t3t3ameSr DOUX ET FLOCONNEUX, N'EGRATIGNE PAS A ®m§ Ow£2$ Fabrication Canadienne T'-X\testi *' -i\u2022; ECC MIQUE et ne contient ni lessive Cleanser Dure plus longtemps, donne de meilleurs j résultats.ÆL EUTRE DEUX AMOURS (Suite de la page 28 ; La fillette eut un coup d'œil vers sa mère, comme pour lut demander ce qu elle pensait de cette offre séduisante Et comme elle ne vit sur son visage ému aucun signe de contrariété : -\u2014 Mais oui, madame, acqui-c-ça-t-elle avec joie.-Seulement, voilà, faisait alors Claire, s\u2019adressant à G i 1 -hf'fte.je ne pensais pas passer eliez vous aujourd'hui, et je n ui pas pris cette poupée avec moi.Vous pourriez parfaitement, ma petite mignonne, venir avec moi la chercher.\u2014Si maman m'accompagne, je veux bien.-\t- Madame votre mère est un peu fatiguée, elle viendrait seulement au-devant de vous un peu plus lard.-\u2014 Mais où faudrait-il aller ?\u2014 A Saint-Tropez, ma chérie.j'ai ma voilure à la porte, ce serait une jolie promenade pour vous.( ne fois encore l'enfant regarda sa mère.1 \u2014 Va.ma chérie, si ça te fait piai-dr.\u2014 Mais tu viendra:- au-devant de moi ?\u2014\t.Je te le promet-, \u2014- LJi bien, allez nodlre voire manteau, votre chapeau, et nous partirons, mademoiselle Jacqueline, dit Claire.Kl l'enfant courut vers la maison.Alors la comédienne, doucement : \u2014 Ce soir, madame, l\u2019espérance vous sera rendue.Mai- vims, vous souffrirez \u2014 Non.puisque .encore une foi-, je saurai que Jacques e-1 heureux.I.absence de la lilletle no lui pus de longue durée.Bien-tèl elle revint en courant.Tu vois, maman, je n'ai p i- été longue, me voila prête.I i la comédienne, se tournant vers fi il bçr te : Adieu, madame.La jeune femme avait levé son regard vers Maud Esbly.Elle la vit très pâle.- Adieu., mais nous nous retrouverons encore tout a I heure.lorsque von- ramènerez ma fille ?\u2014 C\u2019est, vrai .je vous de-111 a ni le p a r d on .A u r e \\ o i r a 1 o : \u2022 -, murmura Belle - Anne.Puis comme clic avail un i no uvement pour s e relire r.Ci I -borte s'avança vers elle en balbutiant : -Avant de nous -épirer.je voudrais vous dire combien je, suis touchée de celle démarche spontanément faite par vous.Quelle que soi! lÇUrnngclc de cette situation respective où le sort nous a placées, j'aurais beaucoup de plaisir n vous serrer la main.Voulez-vous nie permettre, madame de réaliser ici ce désir ?Et Claire, vibrante.Claire, dont les lèvres tremblai ml.len dit -a main.El.longuement, toutes deux.oubliant à celle seconde la rivalité qui eût divisé laid d'niilres femmes.qui eut fait d'elles des ennemies, s'é-I peignirent.Quelque minutes plus tard, dans la voilure jusqu à laquelle (iilbertc les avait accompa- gnées, la comédienne et la fillette s'éloignaient en devisant : Dites-moi, madame, pour quelle raison me lavez-vous achetée cette jolie poupée ?.Parce que je suvai- que vous étiez très gentille et que j aune beaucoup, moi, à faire pl.ii-ir aux petites tille- sages.\u2014 -Nous me connaissiez donc?Un peu.U'e-,t drôle.moi je ne me rappelle pu- vous avoir jamais vue.EU vous iï|es l amie de maman ?I n peu.Intc'-moi.Jacqueline.vous l\u2019aimez bien.Qb-tre maman / Certainement.Je I aime, maman, jeT.ime dp tout mon rouir Tou- les soirs, je prie le bon Dieu pour qu\u2019el-le ne soit plus oiis-i tri-te Elle est donc triste ?-\tOh! oui.madame .surtout depuis la mort de papa et de mon petit frère.Vous l'aimiez bien, votre papa ?Qui.Mais un n'aime jamais autant son papa que sa maman ! -\tPourquoi ?-Parce que lés papas font moins de caresses.ne gâtent pa- pareillement tes petites filles.\u2014 Oit! cela dépend!.Oui, cela dépend des papas.Parce qu'il y a les vrai- papas.et ceux qui no sont [tas les vrais.Continent cela ?Votre papa Claude, par exemple, n\u2019étail pas le vrai.Ci minent le savez-vous - Parce que votre maman me l'a dit.Elle n>\u2018 me l a jamais dit à moi.Pourquoi ?Parce qu'elle avait pour di* vous faire de la peine.Mais le vrai.où donc qu\u2019il esI ?-\tPendant longtemps voire maman l a cru perdu.Et il est retrouvé ?Oui, il est retrouvé.- Est-il gentil.Très gentil.Pourquoi alors qu'il ne v ient pas à la maison ?Parce que voire maman a peur que vous ne l'aimiez pas.\u2014 Pourquoi que je ne l'aimerais pas s'il esl gentil.s\u2019il me câlinait .s\u2019il m'embrassait bien fort ?Et devenant pen sive et 1res grave tout à coup: S\u2019il m'cmbrassail comme une fois sur la roule.quand j\u2019allais me promener avec Anna.m'a embrassée un pauvre monsieur bien malheureux qui 7 tsars IMS pleurait d\u2019avoir perdu sa petite fille.Alors Claire, prise d\u2019un près-sentiment soudain : \u2014 C était lui.peut-être; lui» votre vrai papa ! Lui.mais non.puisqu il avait perdu sa petite tille, qui était morte, je vous dis.quelques jours auparavant.\"/-jf- Il vous l'a déclaré.mais fau-semenl.peut-être, parce quit n'avait sans doute pas le droit de vous apprendre que v ou - étiez, vous, cette petite (illé.\t\"U?Ce serai! donc pour ça que ce pauvre monsieur nous aurait recommandé, à Anna et à moi.de ne pas parler de lui à papa, e! a maman ?El Claire qui lie doutait plus que ce fût Jacques : Oui.c'est pour ça.Vous êtes certaine, madame.que c'était mon vrai papa.J'en suis certaine.Et maintenant, où est-il, ce monsieur ?tl est à Saint-Tropez.Ab! le beau pays.C'est là que nous allons ?J ustement.Mai- pourquoi, puisque mon autre papa est mort, diles, pourquoi que celui-là ne revient pas à la maison ?Alors la comédienne qui depuis un moment avait aiguillé lu conversation vers celte question : Parce qu'il faudrait que '\u2022\u2022us l\u2019invitiez, ma chérie.U inviler.moi.mais, voyou- madame, ça n'est pas possible;! ce ne sont pas les petite- filles qui invitent.Evidemment, murmura Claipg.qui oui sur les lèvres un paie et furtif sourire cependant.il y a des exceptions à toutes choses, et dans le cas present vous auriez raison de faire cette invitation.Croyez-vous que maman ne me gronderait pas ?Non.au contraire.Sî vous invitiez vous-même ce monsieur.si.lorsque vous reviendrez tout à l'heure.vous I ameniez à la rencontre de vo- .tre maman, et que vous lui disiez.devant elle: Tu es mon petit papa., je t\u2019aime.et je veux que lu reviennes dès que'tu le pourras auprès de nous.j® suis certaine que plus jamais, apres cela, vous ne verriez pieu* rt'r votre maman.¦ ¦ ' \"Us croyez ça, madame?Véritablement ?Je vous le jure.Plus jamais elle ne serait triste l.t le 7 isms 1925 Sefâcmtàb BSE monsieur non.plus ne pleurerait plus.\u2014 Pourquoi donc qu\u2019il pleure ?\u2014 Pare© qu'il est .séparé de vous, ma petite Jacqueline.-\u2014 Mais ce monsieur, nous >ns donc le voir ?\u2014 Oui., il est à l\u2019hôtel où je «uis descendue et où il vous donnera, tout à l'heure, la belle poupée, car je dois vous avouer, ma petite Jacqueline, que je n\u2019étais pas seule lorsque je l\u2019ai achetée.\u2014 Pas seule ?Qui donc vous accompagnait ?\u2014 Votre papa.Et c\u2019est môme lui qui a songé à vous faire ce cadeau.\u2014 Comme il est gentil 1 El alors, vraiment, c'est lui qui me l\u2019a.achetée, la poupée?Il m\u2019aime donc bien ?-\u2014 Oh! oui.de tout son coeur.\u2014 Bien alors.moi je l\u2019aimerai pareillement.La fillette, maintenant tout à fait familiarisée, laissait sa main dans la main de la comédienne, qui la contemplait avec une émotion profonde, en constatant qu\u2019elle ressemblait à Jacques.Bientôt la voiture arrivait.Claire et la fillette pénétraient aussitôt dans l'hôtel.Jacques y était rentré depuis : un moment déjà.Il n'ignorait .pas.que Claire faisait une promenade en voiture, et il attendait son retour.Quand la jeune femme ouvrit la porte de la chambre et qu'il la vit entrer guidant devant, elle la fillette qu'elle tenait par la main, il se leva brusquement du fauteuil sur lequel il s'était assis.Son visage se couvrit d'une pâleur effrayante et voici que Jacqueline, conseillée par Claire avant d'arriver, s\u2019élançait déjà vers lui en s\u2019écriant : \u2014 Ah !.mon papa.mon cher papa, si vous saviez comme je suis contente de vous retrouver ! Il avait fait un pas de recul.auquel tout de suite succédait un mouvement qui lui faisait ouvrir les bras pour y recevoir la chère petite.qu\u2019il étreignait contre lui longuement et auv baisers.aux caresses de qui il répondait par des caresses et.baisers.Il y avait si longtemps qu\u2019il rêvait de la serrer ainsi ! Ce fut seulement lorsque le collier que formaient à son «ou les bras de la fillette se desserra, que en posant l\u2019enfant à terre, il alla à 3a noble créature qu\u2019il Canadien Melchers GSfSAOlâJf LE MEILLEUR GIN Fabriqué à Berthlervilie.Qué.sous la surveillance du Gouvernement Fédéral, rectifié quatre lois et vieilli en entrepôt pendant des années.TK©!S GNANBEURS- CE FLACONS: Gros 42 onces - Pria S5.SÏ moyens 26 \u201c - *\u2022 Î.5S Petits 1# \" - \" 1.10 The Melchers Gin Si Spirits DirtiHery Co.Limited - Montréal DISTILLERIE A EE RTMI E RVI LI.F.Saris»* siêfeafrfss tstessCMi Douces et Extra Rues 12 pour 15e\t20 p°ur25c .OGDEN'S LIVERPOOL Ne Manquez pas de lire dans ' La Revue Populaire\u201d de Mars \u201cLE TRIOMPHE DE L\u2019AMOUR \u201d Par SaIva du Béal SUIVEZ NOTRE COURS\t\t DE MENUISERIE ET\tCOUPON D\u2019ABONNEMENT\t D'EBENISTERIE,\tlaRevüe .\t POUR AMATEURS\t\t par M.Edouard GOSSELIN\tpopulaire\t Un cours théorique et\tCi-inclus veuillez trouver la somme de $1.50 pour 1 an ou 75 cmh\t pratique dont lout le\tpour 6 mois d\u2019abonnement à La Revue Populaire.\t monde peut profiter.\tNom \t\t\t\t\t\t \tAdresse \t\t\t\t\t\t\t\t\t .\t En vente partout\t\"R BESSETTE & CIE.131, rue Cadieux.MONTREAL\t 15 cents LE NUMERO\t\t (Suite â la page 82) &$am§dir 31 « FRICTIONNEZ-VOUS-EN \u201d pour* soulager Maux et douleurs Frictionnez avec le Zam-Buk pour adoucir les élancements aigus du rhumatisme, sciatique et lumbago t-rictionntz-vtnis-en pour maux de reins, articulations douloureuses et muscles endoloris ainsi que pour rhumes de poitrine Zam-Buk fait beaucoup plus de bien que des liniments pernicieux Ses essences , pénétrantes susceptibles de tuer la douleur vont jusqu à la racine du mal soulageant de façon nu* i veilleuse la congestion l\u2019enflure et finflammaticn.Sorwr-vou, ita Zjjtf-Biik four tou*' \"ipu ?¦ he^ure' e» conta rions\tI! fnspêjK\tn-n' .«* m?ti! dj w.g ci usure un np.de reto«t J Is -m-ri 10 cents li hotte cher tout l
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