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Titre :
Le samedi
Éditeur :
  • Montréal :Société de publication du "Samedi",1889-1963
Contenu spécifique :
samedi 4 juillet 1925
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
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  • Nouveau samedi
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Le samedi, 1925-07, Collections de BAnQ.

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[" Lisez notre feuilleton : « LE SECRET DE L\u2019ENFANT \u2019\u2019 4 JUILLET 1925 Vol.XXXVII, No 5 Samedi)* MAGAZINE ILLUSTRE - LITTERAIRE - HUMORISTIQUE - MUSICAL \u2022> v*.£& \u2022 mm.¦¦ - \u2022.: «\u2022 .mm as de recul.Sans une parole 11 souleva la portière.disparut.¦\t.\u2022 »\t\u2022 *«j Dehors, ses poings s© serrè-i rent \u2014 Comtesse de malheur.bégaya-t-il, ivre de fureur.tu pourrais bien.avant peu.', t® repentit de ton accueil.11 ajouta : \u2014 En le frappant., je le frapperai aussi ee MftiiPtoa Nantennes, que j\u2019exècre et qui s\u2019endort, l\u2019imbécile! dans la sécurité d\u2019un, bonheur encor® loin de sa main.« Oui, toi et lui.je vous frapperai.« Lui surtout î.«Je vous frapperai tous et ma vengeance sera assouvie.-(Suite à la page U3) JgafSei 1823] m GAVOTTE PRINCESSE Eugène DESHAYES Ben Moderato.dolce ben Canto.cresc.f ra^\u2018 iuh j j j yy Y Z2Y ,Yi J :\u2022\t.:m .gg__fnzSY ± =ï=-é±=:=x= ^ Pit) mosso./ i?Ê^Ê0^SBè ^ ^ rajMi ,{!»> \u2018Cn rhf 11 \" r'ri'1\u20191' I M^l tt\t.\tr~\u2014 accellerando.I?Tempo Reproduction autorisée par M./.Hamelk, éditeur de musique, 22 boulevard Malesherbes, Paris (France).Droits réservés pour tous pays. & Samedi \\ jmQrt 1928 20 if^Sng^ LXËf?B j»f j;i* «« O JIM! :#*-w kMfJM nr«#i - j con eleganza jé^gy£i£# a Tempo.¦i%-f-:-=gj^ , f-f É # / r TFpr\u201d' N j^lï Ë & cresc.PS \u2022 ! kmê rit.1 i rit, fï\\!$L SktÊ^Ï .-=p 1Û*K \\W*ktÊfi, ar.w m:h' '«il ;ni».ma m\\ 4 j aillai ii)25 21 \t\t\t m -1 Lr )\ta Tempo.P\ttnstamente.\ti-^iLgj=g^\t/ Hf- (\t\u20147~>~\t\tU\u2014T rM\tk^==^=4==i \t\t\"\"*\t \t\t\u201d\"\u2022* \t\t\t\tt#i=#==5==f== ¦& \u2014 /TN / -9 %: J J J\tr-£\\ * f'V3^\tp|#ijr\t¦p ciprp\t- :g5HHzJ-frb=#= ~¥f /\t/*\ta Tempo.ffgfcftt\th\u2014f ¦ ' >-¦'¦\t\tdSh *l~ .idig^ kat \u2022& ^\t*****$- 1\tl\ti\t¦ / \u2019Ss- '\t1\tS>-\tSa- ra//.%\tt \t\u2014.\u2014\u2014 ÿ\t\t\u2014pi\u2014\u2022 \u2014 \\\t\u2018\tu\t\u2014\ta\t^\t ?\tMM\t\u2014 rEfeEi - -¦ w\t~:\t'J rj M\t~m .4\t\t¦» .\u2014- ** n$k r^r-^FF\t^ J?\t\t 1\ta Tempo.\u2014\t\u2014\t4^ - ¦-.£-.j; -f\t.,-\t=£=- §=i~zz- §EE\troll.i\t%.(fern\ti ftftte\t«\tJ 1\tMb\t1@- W\t\u2022*- ¦*\u2022 \tP\tjjp\u2014.\u2014\tm\u2014 \\ EE3\u2014\t=\u2014 :a¦\t\u2014\t£\u2014*-\u2014\u2014#>\t M\t\t\u2014\"\u2014J\tbj-r-v f\t Mb\u2019\tl=*p~\u2014\u2014rjfi - - f7\\ ë 1 m ml * /j 12 S2 «- f?.Tempo, >*k .h & i rail.2- Ml t JS\u201e ^=f=^=m cresc, f rail.\\*W M\\ i jiuiief -i&^ V^V Rù moss», 'jk;**^ * f**'\"**\" kStf, IfUtK; JM1 ! jæ* oc;a> $jMrifelpcF£ ^ n « .¦ : / / ,.j *««'* .n 'Lr\"»i«ir\"m r r;.at:r*f à~é*\\ m&wj LOUS nwa*1 \u2022k# osr*3* il l«( JD au*.N/rnu *f j f./-i \u2022«>« «r»*« |HWi .a m:n*\\ :ji»um*i mvir ¦.Mf FIN é juillet i52b LE SECRET DE L\u2019ENFANT, (Suite de la page 18)] « Triple niais ! « Pour quelques billets de cent francs.dont je n\u2019ai nul besoin, car je suis riche, à présent.j\u2019allais te remettre une pareille lettre !.«Allons donc, comme si je ne pouvais en faire un meilleur usage.!.«Demain.l\u2019amoureux transi.la fausse ingénue.et toi, la comtesse orgueilleuse, vous saurez tons trois ce qu\u2019il en coûte d\u2019avoir encouru la haine d\u2019Antoine Peltrot !.Une heure plus tard il avait regagné la mansarde de la rue des Poissonniers.Bien qu\u2019il fit jour encore, il alluma une bougie.tira de la poche de son veston la fameuse lettre, qu\u2019il se mit à relire.La lettre qui disait : « .Notre oncle de Lancenay « va mieux.Le médecin espère « le sauver.Si tu savais, ma « chère Madeleine, cortibien « j\u2019ai hâte de revenir, de revoir « mon enfant, mon petit Hu~ « gués, de qui je ne puis vivre « éloignée.« Et puis, te l\u2019avouerais-je, il « m\u2019est pénible de demeurer « ici, dans cet endroit qui m\u2019est «devenu odieux.depuis le «soir effroyable où.en reve-« nant de la baie des Trépas-« ses.seule.dans les ténè-« bres, un misérable s\u2019est jeté « sur moi.«Ah! pourquoi ne m\u2019a-t-il « pas tuée ! «Mais je dois être coura-« geuse.Ne me montres-tu « pas l\u2019exemple, toi, Madeleine, «qui souffres sans te plaindre « de l\u2019éloignement, de la perte « d\u2019un mari que tu aimes de « toutes les forces de ton être « et que jamais plus, sans dou-« te, tu ne reverras.« Maurice est-il venu à l\u2019hô.Quand il eut achevé sa lee-tu, Peltrot eut un ricanement.\u2014 Hé! hé! voici une lettre qui apprendra à monsieur Maurice Nantennes.bien des choses.qu\u2019on lui tient soigneusement cachées, et pour cause ! « Oui.elle lui apprendra beaucoup de choses.trop de choses même, à mon avis, car jusqu\u2019à un certain point, elles pourraient atténuer sa légitime colère, « Sa douleur, sa rage, n\u2019en seront que plus violentes.s\u2019il «croit à la trahison.complète.,.de celle qu\u2019il aime avec tant de confiance.« Je vais donc l'écourter en-rore, cette lettre.faire disparaître les phrases que le feu, autrefois, a respectées.bien inutilement, en vérité.Tout en parlant il avait approché le papier de la bougie.\u2014Hé! hé! voici un fragment qui flambe.puis un autre.puis un autre encore.Minute, je crois que c\u2019est suffisant.¦ Eteignons l'incendie., IA, c\u2019est parfait.« Voyons ce qui reste de la lettre : «.Notre oncle de Lancenay « va mieux.Le médecin espère « le sauver.Si tu savais, ma « chère Madeleine, combien « j\u2019ai hâte de revenir, de revoir « mon enfant, mon petit Hu-« gués de qui je ne puis vivre « séparée.« Pauvre ange.Le misérable eut un sourire atroce de satisfaction.Ainsi réduite, la lettre compromettait irrémédiablement la jeune fille.Elle constituait une preuve accablante une preuve terrible.indéniable de sa culpabilité.En vain, elle essaierait de se justifier.Maurice Nantennes ne la croirait pas.La rupture aurait lieu, éclatante, définitive 1 Et loin l\u2019un de l\u2019autre.ils seraient malheureux à tout jamais ! Lui, Peltrot, serait vengé.Il avait soufflé la bougie.Après avoir déposé sur la table un encrier, une papeterie, il se mit à écrire.Oh!.une vingtaine de lignes tout au plus ! Quand il eut fini.il glissa, dans une enveloppe.la lettre qu\u2019il venait de rédiger et.ee qui restait de la missive adressée, quatre ans plus tôt, par Yvonne â sa sœur.Alors.sur l\u2019enveloppe cachetée avec soin.il traça la susicription suivante : Monsieur Maurice Nantennes, 28, rue de l\u2019Arcade, Paris.Puis, 4 l\u2019un des angles, en gros caractères, la mention : Recommandé.r\u2014Allons, ricana-t-il, la jolie Yvonne n\u2019a pas versé ses dernières larmes.Tant pis, si, pour atteindre l\u2019aigle, je suis obligé de viser la colombe 1 K r PERE ET FILS \u2014 Bonjour père.\u2022\u2014Bonjour Maurice.Les deux hommes s'étreignirent.Autour d\u2019eux, dans le vaste hall de la gare, le flot des voyageurs s\u2019écoulait.Le jeune homme demanda : \u2014 Tu as fait un bon voyage ?\t; ! : ,.'f \u2014 Excellent, tu vois.Mince, distingué, avec dans l\u2019allure, dans les gestes, dans la parole douce et ferme, cependant ce « je ne sais quoi » qui trahit la naice, Maurice ne ressemblait.en aucun point.à l\u2019homme trapu, au teint coloré, aux cheveux grisonnants taillés en brosse, qu\u2019il appelait: père.Entre eux, il existait 'un contraste frappant.C\u2019était de sa mère ou plutôt des areux de celle-ci, les de Fréoourt, que le jeune homme se rapprochait.H n\u2019avait hérité en rien des ascendants paternels, les Nantennes, d\u2019origine modest e, grandis à force de travail.Albert Nantennes, le père de Maurice, avait continué la tradition.Employé de banque autrefois, il était devenu banquier à son tour.Il avait à Nice une situation de premier ordre.Au fur et à mesure qu\u2019augmentait sa fortune, loin d\u2019aspirer après un repos bien mérité, il avait montré une fièvre d\u2019activité sans cesse croissante.Madame Nantennes, née de Frècourt, était la fille d\u2019un baron ruiné qui habitait un castel près de Beaulieu.L\u2019industriel l\u2019avait aimée sincèrement sans avoir été payé de retour.Hélène, fière et hautaine, avait été poussée par un père sans scrupules dans les bras de l\u2019homme qui, peu â peu, avait, par le travail, acheté et reformé tout le domaine que lui, le baron, avait perdu au jeu et dilapidé dans les plaisirs.Deux ans après son mariage avec Albert Nantennes, la jeune femme était morte en donnant le jour à un garçon : Maurice.Dans le pays, on avait chuchoté tout bas que le riche banquier ne serait sans doute pas longtemps à se consoler car, ce n\u2019était un secret pour 23t personne que.dans son union' avec mademoiselle de Précour.il n\u2019avait pas trouvé tout le bonheur qu\u2019il était en! droit d\u2019espérer.Pourtant il ne s\u2019était point remarié.Repris plus que ja-: mais dans l\u2019engrenage des af-* faire®, il avait reporté toute son affection sur son fil®.Et comme Maurice manifestait un goût très caractérisé pour les voyages, il l\u2019avait laissé libre d\u2019agir à sa guise, estimant que ce régime de liberté et d\u2019indépendance serait le meilleur pour le tempérament délicat du jeune homme.Il ne s\u2019était pas trompé.Avec les années Maurice était devenu ce que, dans le monde, il est convenu d\u2019appeler «un beau cavalier», comme disait l\u2019usinier, était d\u2019une solidité à toute épreuve.Donc, le jeune homme avait beaucoup voyagé.La fortune paternelle le lui permettait.C\u2019est au cours d\u2019un de ces voyagea qu\u2019il avait rencontré Yvonne et que l\u2019amour.auquel jusqu\u2019aims il était resté rebelle.avait donné tout à coup un but.un espoir à sa vie.II n\u2019avait rien caché à son père, qui n\u2019avait pas fait d\u2019op-, position aux projets de son fils, se bornant cependant à le met-tre en garde contre un emballement que, peut-être, plus tard, il pourrait regretter.Le cœur est la cause de tant de souffrances !.Si mademoiselle de Lance-nay était réellement digne de l'amour que le jeune homme lui avait voué, il donnerait, aveo joie, son consentement au mariage de son fils.Mais les événements qui, par la suite, s\u2019étaient produits., cette attente de quatre.de cinq années même imposée par la jeune fille à Maurice.n\u2019avaient pas laissé que d\u2019inquiéter le banquier.Souvent.il s\u2019était dit que la conduite de la jeune fille, en ces circonstances.était étrange !.Il venait à Paris rarement \u2014 deux fois l\u2019an tout au plus \u2014 et demeurait dans la capitale deux ou trois jours à peine, Juste le temps nécessaire pour traiter les affaires qui avaient motivé son déplacement et pour reprendre le train.Il ne connaissait donc Yvonne que par ce que Maurice lui 24 J^Samsdl 4 juillet UBtf en avait dit, mais depuis que, à cause d\u2019elle, il avait vu et senti souffrir son fils, une secrète, une instinctive défiance était née en lui contre la sœur de la comtesse Laclsau.E| il pressentait un mystère dans la vie de la jeune tille.Cependant voici que toutes scs craintes allaient se dissiper.Cette fois le bonheur de Maurice était définitif.L'industriel avait reçu.de son fils.la lettre suivante : « Père.ce n'est pas assez de « m'avoir fait parvenir ton con-« sentement à un mariage qui « comble tous mes vœux.qui « fait de moi le plus heureux « des hommes.«Je veux que tu voies celle « qui bientôt portera mon nom « et qui désormais sera ta fille.« Je lui ai si souvent parlé de « toi ! « Elle aspire tant après la « minute qui la mettra en ta « présence, car elle l'aime déjà « profondément , respectueuse -«ment, de tout son cœur.«Abandonne.pour qua nui « te-huit heures.la direction « de ta maison.« Viens, je t'attends.» Le banquier avait.le jour même répondu à cette lettre par un télégramme.« J\u2019arriverai Paris.diman-« che.huit heures malin.« Albert Nantonnes.» Il tenait sa promesse.Et, maintenant, on entraînant son fils vers la sortie de la gare, il disait : \u2014 Ah! je suis bien.bien content de, ce qui arrive.Les dernières nouvelles que j'avais reçues de toi m\u2019avaient navré.« Et de penser que.le cœur brisé.tu allais repartir.a travers le monde.pour des années.j\u2019en arrivais à maudire celle qui te faisait souffrir ainsi.\u2022\u2022 Père I fri reprn dm montait aux lèvre* du jeunr homme.-\u2014Alors.celle fois.c\u2019est décidé, Maurice ?.\u2014Oui.Mademoiselle Yvonne de Lancenay accepte de devenir ma femme.C'en! le rêve de toute mon existence qui se réalise.« Désormais, père, lu auras deux enfants pour le chérir.Le banquier souriait un peu tristement.\u2014 Je n en doute pas.Maurice.Je sais combien pour moi est grande, ton affection.Un instant après, une voitu- « C\u2019est trop beau pour être re les emportait vers la rue de absolument sincère.l\u2019Arcade, où Maurice occupait, «Ne m'en veux point de ne au premier étage d\u2019un superbe pas te tenir secrète ma pensée, immeuble, un appartement « Personne plus que moi ne somptueux.M.Nantennes, un pli au front, demandait : -Explique-moi pourquoi, il y a quinze jours à peine, mademoiselle de Lancenay se refusait à t'épouser, et pourquoi, vingt-quatre heures plus tard, elle changeait d'avis.11 y eut une hesitation dans les yeux du jeune homme.Pourtant il dit :\t; \u2014Mais tu le sais déjà, père.ou du moins tu sois quelle était la raison qui empêchait Yvonne de me répondre favorablement.« Par un sentiment de générosité vraiment admirable, elle ne voulait point quitter la comtesse, tant que Dieu n\u2019aurait pas pitié de ses malheurs ! \u2014 Oh ! malheurs.malheurs.cela dépend de l'indulgence avec laquelle on juge les choses.fit le banquier, en hochant la tète.Il ajouta : \u2014 Alors.elle a retrouvé son mari.ses enfants ?.Non.Mais un hasard.providentiel.lui a fait découvrir le petit Hugues que le comte, par vengeance, avail donné l\u2019ordre au vieux Michel, d\u2019abandonner en Allemagne.\u2014 L'enfant de la faute n\u2019est-ce pas ?\u2014 Oui.\u2014 De sorte que la sœur de la comtesse.consent.à présent.a se montrer.pour toi.moins inflexible ?11 avait prononcé cas derniers mots sur un Ion légèrement ironique.\u2014 rili! père.protesta une fois encore le jeune homme.\u2014 Oui.tu es amoureux.c'est-à-dire aveugle, mou enfant.Mais, moi qui vois clair, je ne puis m'empêcher de faire c e Haines ici n a r q u e s.« Il y a.dans les façons d'agir de celle à qui tu as donné Ion cœur.quelque chose d'anormal que je m'explique difficilement, « Le dévouement d une jeune tille qui pendant des années refuse o h s J i n é m e n t d é | >o 11 s e r le jeune homme qu'elle aime sous le prétexte que sa sœur éprouve un chagrin.un chagrin qui d ailleurs est presque un châtiment.ce dévouement, dis-je, me semble extraordinaire.désire ton bonheur.« Et je souhaite me tromper dans mon appréciation sur cette jeune fille.Je le souhaite ardemment.Alors prenant les mains de Maurice, il dit : \u2014 Pardon.« Je t'afflige peut-être.« Mais j'ai cru de mon devoir de ne pas me taire.Le jeune homme eut un pâle sourire : \u2014 Non, père, je ne t\u2019en veux point.« Quand tu connaîtras Yvonne, tu reviendras à de meilleurs sentiments à son égard.« Ta méfiance se dissipera.et tu seras désarmé, père, en lisant dans ses beaux yeux la franchise et la loyauté.« Tu verras qu elle est digne de f immense amour que je lui ai voué.Il se tut.Sa voix tremblait un peu.Car.ce qu'il disait.le pensait-il réellement ?N\u2019avait-il pas eu des doutes, lui aussi.un soupçon affreux., chassé tout de suite avec hoi*-rcur.comme on chasse une pensée sacrilège !.Près d\u2019Yvonne.ce doute s'évanouissait.il oubliait tout., repris immédiatement par la séduction suprême qu elle exerçait sur lui.Loin d'elle, il n'eu était plus de même.Certes, sa couflance, en la jeune fille demeurait entière.Mais, de même que son père, il trouvait singulier le dévouement de mademoiselle de Lancenay pour sa sœur.Un trouble parfois s\u2019emparait de lui.Néanmoins, n force de volonté.\u2014 et la grandeur de son amour aidant, \u2014 il parvenait à chasser ces pensées inquiétantes et à se dire : \u2014 Je suis coupable de vouloir porter sur elle un jugement.« N est-elle pas, mon Yvonne, au dessus de tout soupçon !.Et il reprenait le cours do son rêve heureux, un instant interrompu, Maurice expliqua à son père qulil avait, pour l'après-midi même, annoncé leur visite à l'hôtel de l'avenue du Bois.M.Nantennes.selon l\u2019étiquette.aurait à demander officiellement pour son.fils la main de mademoiselle de Lancenay à madame la comtesse Lackau, sa sœur.Ainsi qu\u2019il avait été convenu déjà, le mariage aurait Heu dans un mois.La journée vêtait naaqssaia et grise.Le spectacle de la rue ne semblait nullement intéresser le banquier.Il songeait à la décision prise par Maurice, à cet engagement de sa vie qu'il allait contracter.A cette chose grave.quelquefois irréparable.Bélasî décevante souvent.N\u2019en avait-il pas fait par lui-même la douloureuse expérience ?Et un© crainte l\u2019envahissait en pensant qu\u2019il pouvait en être da même pour son fils.' Cependant le jeun© homme était si rayonnant.que le banquier écarta celte crainte de son esprit.La voiture avait fait lait© devant la maison de la rue de l\u2019Arcade.Bientôt deux: hommes pénétrèrent dans l\u2019appartement habitué par Maurice.Ils en ressortirent à midi pour se rendre sim* le boulevard des italiens.'au.café 'Anglais où ils déjeunèrent.Maurice continuait à afficher une grande gaîté.Et cette gaîté trouvait un écho chez le banquier que la confiance de son.fils gagnait complètement.Bail! il avait, eu tori.sans nul doute.do se mettre en tête des idées absurdes !.Ils quittèrent le café Anglais.et, avant de se rendre â Lhôtel de 1*avenue du Bois.comme ils avaient deux heures encore à dépenser.ils revinrent rue de l'Arcade.faire an peu de toilette.Cérémonie officielle oblige.Au moment où ils s\u2019engagèrent sous le porche de la maison, le concierge disait â.un facteur debout devant la loge: \u2014 Monsieur Maurice Man- ; ternies n\u2019est pas chez lui.Il est sorti sans aie dire l\u2019heure à laquelle il rentrera.\u2014 Tant pis.répondait le facteur.la lettre est recommandée.et je ne puis voua la laisser.Vcuiller remeUrc col avis 4 monsieur Nantennes, afin qu\u2019il vienne lui-même re- 4 juillet LUHj 25 Un Soulagement Sûr pour les Maladi.es des Femmes TRAITEMENT GRATUIT DE 10 JOURS Le LIS ORANGE (Orange Lily) soulage de toutes les maladies de femmes.On l'applique sur l'endroit malade et le tissu affecté l\u2019absorbe aussitôt.La matière sécrétée par la région congestionnée est rejetée\u2014soulageant ainsi instantanément le corps et l\u2019esprit; les vaisseaux sanguins et les nerfs sont réglés et renforcis; et la circulation reprend son cours normal.Ce traitement étant basé sur des principes scientifiques avoués, et agissant à L\u2019endroit même du mal, il ne peut que soulager les femmes de toutes leurs maladies et principalement des menstruations retardées et douloureuses, de la leucorrhée, des descentes de matrice, des affections des ovaires croissances, etc.Prix: $2.00 la boîte, ce qui suffit à un Traitement d'un mois.Un Traitement d\u2019essai gratuit, de 10 jours, valant 75 cents sera envoyé gratis à toute femme souffrante Mettez sous enveloppe un timbre de 3 sous et adressez à Mme LYDIA W, LAÛD, Dépt, 33, Windsor, Ont.EN VENTE PARTOUT CHEZ LES BON b PHARMACIEN^ tirer oette lettre an bureau de poste.Le facteur avait replacé dans sa boîte l\u2019enveloppe cachetée.Il allait Vélaignsr.Maib.tout-à-coup.le concierge s\u2019écria ; \u2014 Attendez.précisément voici M.^antennes en compagnie de son.père.En effet, une seconde .après, le facteur expliquait au jeune homme ; \u2014- Monsieur.c\u2019est une let-trereeommandée que j\u2019ai pour vous.La voici.Veuillez -signer-sur mon carnet, -s\u2019il vous plaît.Il avait trempé dans un petit encrier portatif une -plume .qu i! \u2018tendit à Maurice.Celui-ci signa, s\u2019empara de la lettre dont il examina la -su-s-cription.Elle était d\u2019une écriture grossière, inhabile, évidemment* contrefaite, qu\u2019il ne connaissait pas.- Qui pouvait iui envoyer cette .lettre recommandée ?Il ne devinait pas.- 11 la -glissa - dans sa poche.rejoignit son père qui T attendait * devant l\u2019escalier.Ce ne fut que chez lui.dans le salon.qu\u2019il en rompit le cachet.\u2014 Tu permets, père.dit-il.Celui-ci fit un geste d'acquiescement.Mais à peine-le jeune homme sut-il jeté les yeux.sur les ligne tracées sur le papier qu\u2019il devint livide.Puis le sang -monta à ses tempes, empourpra sa face., \u2014 Infamie.,, -lâcheté.bé-.gâya-fMl.Il froissa le papier qu\u2019il jeta loin de lui.se refusant, dans son indignation, à poursuivre jsa lecture.Le banquier le regardait avec surprise.II.\u2019croyait comprendre.Quelque lettre anonyme sans doute î D\u2019ailleurs il ne devait pas : tèrieh/à être fixé.Maurice.redevenu très pâle., disait : -\u2014Oh! père.père.combien il y a de mauvaises -gens sur terre.« Pourquoi,., -un homme ne peut-il être heureux sans susciter aussitôt autour de lui des j alou sie*.,.des manoeuvres cri -minelles ?« Sais-tu ce que l\u2019on m\u2019écrit?\u2014 Oh ! je m\u2019en doute, fit le banquier dont le front s\u2019était rembruni.il s\u2019agit de mademoiselle de Lancenay.On te dit du mal d\u2019elle.\u2014 Oui., .et le misérable qui n\u2019a pas osé signer cette lettre.prétend qu\u2019il m\u2019envoie une preuve irréfutable de la trahison.de la duplicité de ma fiancée.« Il affirme qu\u2019elle n\u2019est pas pure.qu\u2019elle s\u2019est jouée de moi.que, il y a cinq ans elle a eu un enfant.« N\u2019est-ce pas, père, que c\u2019est infâme ! Il avait crispé les poings.\u2014 Il répéta : \u2014 C\u2019est infâme.infâme!.Le banquier ne répondit pas tout de suite.Le pli qui barrait son front.verticalement.s\u2019était creusé davantage.Enfin il demanda ; \u2014Quel âge à le petit .Hugues ?\u2014 Cinq ;ans.\u2014Exactement l\u2019âge de l\u2019enfant dont parle cette.lettre?\u2014 Oui.pourquoi ces questions ?Albert Nantennes ne parut pas entendre.Il poursuivit ; \u2014 La.comtesse est la mère de Hugues.cela ne fait pas de doute, n\u2019est-ce pas ?.Elle Fa déclaré devant moi.\u2014 Oui.mais qu\u2019importe ! « Yvonne, elle -est innocente ! « Ah! cette lettre m'a fait bien du mal !.« Plus de mal que tu ne peux le penser.«Car.il faut.que je Ta-voue.jadis.j\u2019ai* eu des soupçons, moi aussi.« C\u2019est atroce !.« J\u2019ai cru.un instant.à la culpabilité de mademoiselle de Lancenay !.« Mais dès que je la revis.dès qu'elle me parla.mes soupçons se dissipèrent.¦ « 11 y a, dans son regard, tant de droiture, tant de tendresse sincère !.« Ses lèvres ne peuvent s\u2019ouvrir pour le mensonge ! Le banquier s\u2019était baissé pour ramasser la lettre jetée par son fils.\u2014 Oh! père.protesta celui-ci à quoi bon.de pareilles calomnies ne méritent que le mépris.M.Nantennes eut une hésitation.et pendant un instant il demeura, le geste en suspens.Qu\u2019il obéit à l\u2019injonction.à la prière de son fils et la tenta- tive criminelle d'Antoine Pel-trot échouait lamentablement.Maurice n\u2019avait lu la lettre qu\u2019à moitié.il ne croyait pas.il ne voulait pas croire à la trahison de celle qu\u2019il aimait.Oui.que le père du jeune homme ne prît pas connaissance de cette lettre.qu\u2019il la jetât.au feu.et pour Maurice.pour Yvonne.le bonheur était possible encore !.Mais le Destin en décida autrement.Le banquier s'était emparé de la lettre.Et il lisait : « Monsieur, « Une personne qui vous porte de l\u2019intérêt croit devoir vous mettre au courant de faits qui vous édifieront sur la conduite et la moralité de la jeune fille que vous voulez épouser.« Mademoiselle Yvonne de Lancenay, qui joue auprès de vous le rôle de l\u2019ingénue, a eu, il y a cinq ans, un enfant, un petit garçon que, pour des motifs qu\u2019il ne vous est pas difficile de deviner, madame la comtesse Lackau vous a déclaré être le sien.« Pour vous convaincre» de la vérité, vous n\u2019avez qu\u2019à interroger mademoiselle Yvonne.« Vous n\u2019avez ensuite, au cas où elle nierait, ce qui est possible, qu\u2019à lui me lire sous les yeux le papier que je vous adresse ci-joint.C\u2019est un fragment de lettre, écrite autrefois par mademoiselle de Lancenay à sa so3ur.et dont la lecture vous intéressera certainement.« Il ne peut exister une preuve plus catégorique de la culpabilité de celle dont le secret, à cette heure, vous est connu.« Un ami dévoué.» \u2014 Mais, fit le banquier, ce fragment de lettre, je ne le vois pas.\u2014 Quel fragment de lettre?C'est vrai, tu ne peux -sa-voiiy car tu n\u2019as pas tout lu.11 s\u2019était baissé à nouveau, afin de prendre F enveloppe froissée par Maurice, et il en tirait un papier aux bords noircis, calcinés.\u2014 Mais père.puisque tout ceci n\u2019est que mensonges ?M.Nantennes ne T écoutait pas.Il examinait le papier.les mains tremblantes tout à coup., un frémissement aux lèvres.Maurice s\u2019aperçut de F émotion soudaine de son père.Il interrogea : \u2014Quelque nouvelle infamie, n\u2019est-ce pas ?Le banquier s\u2019approcha de son fils.\u2014 Tu connais l\u2019écriture de mademoiselle de Lancenay?demanda-t-il d\u2019une voix dont le timbre, subitement, fit tressaillir le jeune homme.\u2014 Oui.mais pourquoi.\u2014 Tu vas le savoir .lis.Il tendit le papier à Maurice.Mais à peine celui-ol y eut-il jeté les yeux qu\u2019il devint livide.Ses tempes se mouillèrent de sueur.et un cri d\u2019horreur s\u2019échappa de sa bouche.Le père, à son tour, avait pâli.Il dit : \u2014 C\u2019est bien son écriture ?\u2014- Oui.c\u2019est son écriture.La voix du malheureux était rauque.presque inintelligible.Une lueur de folie brillait dans son regard.Il eut un rire strident : \u2014 Alors, c\u2019est vrai, elle est coupable.L\u2019aveu e*st écrit de sa main.Elle m\u2019a menti, bafoué.et le misérable qui, en me faisant parvenir ces lignes, me déchire le cœur.ce misé- 26 S» Samedi/ 4 juillet 19251 APRES TOUT, ' II n\u2019y a rien pour égaler POUR LA PEAU râble, s\u2019il voulait m\u2019atleindre, a frappé juste.' Il s\u2019était laissé choir dans un fauteuil.Il y eut.entre le père et le fils.un instant de silence effrayant.Le banquier avait pris dans les siennes les mains de Maurice.Et devant l\u2019immensité de la douleur qu\u2019il lisait sur le visage décomposé du jeune homme.sur son visage.nu masque tragique.il ne trouvait aucun mot à prononcer.Mais Maurice s\u2019était mis debout.Il répéta : *\u2014-Elle m\u2019a menti.menti odieusement.« L\u2019infâme !.c Gomme elle a dû rire de ma naïveté !.11 serrait les poings.¦\u2014 Maurice.mon enfant.sois calme.je t\u2019en supplie.Il n'entendit pas.Il reprit : \u2014 Ah! je m\u2019explique à présent.tout ce qui me paraissait mystérieux.incompréhensible.« Son départ précipité de la Bretagne.ce départ qui ressemblait à une fuite.les six mois passés en Suisse à Interlaken.dans un châlet solitaire.à l\u2019abri de toute indiscrétion.« El puis.en face de Hugues.ses pâleurs.son trouble.son émoi.« Son épouvante de me voir, un jour.découvrir la vérité!.« Car.cet enfant.elle l\u2019aime de toutes les forces de son être.elle l\u2019aime parce que sans doute il lui rappelle les caresses de l\u2019autre.Il eut un ricanement douloureux.Puis.brusquement.ses yeux se remplirent de larmes.\u2014J\u2019avais fait un rêve, père.il était trop beau, vois-tu.\u2014 Maintenant ?*\u2014 Achève, \" f\u2014 Quelle décision vas-tu prendre ?.\u2022\u2014La décision que je vais prendre?.Ne devines-tu pas ?.« Il y a quinze jours j\u2019étais résolu à m\u2019expatrier.à tâcher d\u2019oublier, en m\u2019en allant loin.très loin.«Je vivais dans un cauchemar.« Puis l\u2019espoir était revenu.« Le voila mort à présent, .détruit à tout jamais.Le cauchemar va.de nouveau.s\u2019appesantir sur mon cerveau.resserrer ses mailles autour de moi.« Je partirai.\u2014 Oh! Maurice !.Une émotion intense faisait trembler la voix du banquier.11 reprit : \u2014 Ecoute.tu ne partiras point.Je ne veux pas.J\u2019aurais trop de peine.de te savoir le cœur brisé, seul, à travers le monde, « Tu viendras près de moi.Et la consolation que tu cherchées.tu la trouveras dans le travail.« Oh! ne proteste pas !.« Crois-tu que.d\u2019autres.comme toi.n\u2019ont pas connu les affres d\u2019un amour malheureux.d'autres qui ont souffert.pleuré.songé à la mort même.et qui, s\u2019ils n\u2019ont pas oublié.car on n\u2019oublie jamais complètement.ont rencontré dans le travail, lequel, s\u2019il laisse libre le cœur, prend possession do la pensée.un apaisement ù leurs souffrances! 1! parlait d\u2019une voix étrange.comme s\u2019il eût évoqué une douleur secrète, fait appel à des souvenirs lointains.Maurice demeura muet.Mais.puisqu'il ne faisait entendre aucune protestation, c\u2019était que, en principe, il acceptait la proposition de son père.Et le visage de celui-ci.tout à l'heure angoissé.se rassénéra.Oui.il allait emmener son fils.Il tenterait de le, guérir.Mais pour cela il ne fallait pas de retard.Il ne fallait pas qu\u2019il revît.celte jeuno fille.dont, l\u2019indignité.avait causé d\u2019irréparables malheurs peut-être.Autrement.qui sait.tout pouvait être perdu h nouveau.Il déclara : Maurice.nous partirons aujourd\u2019hui même.»\u2014 Ouï.\u2014 Dans la soirée.vers neuf heures il y a pour Nice.un train.un express.c\u2019est celui que nous prendrons.Maurice ne répondit pas.Il avait baissé la tête., .et un poids semblait voûter ses épaules., Après un instant de silence.il dit, avec un feu sombre dans le regard : \u2014Père, lu as raison.il faut nous en aller tout de suite.tout, de suite.sans revoir cette malheureuse.que je vais m\u2019efforcer, hélas ! de ne pas haïr pour tout le deuil qu\u2019elle a semé dans ma vie !.X LA FETE DES FIANÇAILLES \u2014 Madeleine, tu n'es pas fâchée de me voir aussi heureuse.Il me semble, parfois, que je devrais avoir la force de tenir secret mon bonheur.car la vue de ce bonheur, hélas! ne peut, que raviver ta peine.\u2014Non.ma chère Yvonne.chasse loin de toi de telles pensées.« Ne suis-je point îa première à me réjouir de ta joie.N\u2019as-tu pas assez souffert pour mériter la félicité que Dieu t\u2019accorde enfin aujourd\u2019hui ?Elle sourjgit doucement.Mais quelle tristesse.quelle résignation se cachaient derrière ce sourire ! Dans la chambre, toute tendue de bleu, la lumière grise et terne du dehors, pénétrait, enveloppait les choses de mélancolie.La comtesse reprit : \u2014 Tu as reçu.me disais-tu.une lettre de Maurice ?\u2014 Oui.Un petit mot, simplement.\u2014Et ce petit mot ?\u2014 M\u2019annonce une grande nouvelle.Maurice vient aujourd'hui avec son père.Elle ajouta : \u2014 Il faut que je donne des ordres afin qu\u2019on mette des fleurs dans le salon.beaucoup de fleurs.Le père do Maurice, paraît-il, les adore.Dans son chapeau, h Nice, les pièces en sont pleines.Pour un homme absorbé par le souci des affaires, le fait est rare et, avoue-le, d\u2019une jolie poésie.¦\u2014 En effet, tu as raison, Yvonne.II te faut plaire à M.Nantennes. l\u2019embrassant longuement.Alors, le garçonnet : \u2014 Tu m\u2019achèteras, aussi un polichinelle.un grand.avec un nez rouge ?\u2014 Oui, mon chéri.\u2014 Je te le promets.\u2014 Aujourd\u2019hui ?\u2014 Parfaitement.L\u2019enfant sortit Yvonne eut un long soupir.Sa sœur, après tin instant d\u2019hésitation, déclara : \u2014Nous devrions, il me sem* Me, être un peu plus sévères pour Hugues.« Il a beaucoup de défauts dont nous ne nous rendons qu\u2019imparfaitement compte par ce que l\u2019affection que nous lui portons nous aveugle.\u2014 Oh! n\u2019exagère pas.protesta vivement la jeune fille.1 Toi aussi, Madeleine, vas-lu prendre parti contre lui.Avec le temps, ses défauts, qui sont sans importance,,, disparaîtront. 4 juillet 1925 « LaUse-le rire.,, s\u2019amuser à sa guise.«Il est jeune.tout lui est permis.«Hélas! on pleure assez.plus tard ! Madeleine n\u2019osa pas insister.Sa sœur ajoutait ; \u2014 Le jour où j\u2019appartiendrai à Maurice il me faudra bien, hélas, faire violence à mes sentiments.« L© partage n\u2019est pas possible.« Mon mari aura droit à tout mon amour.«Mais j\u2019aurai la consolation.de voir Hugues très souvent.la consolation de me dire que, en toi, il retrouvera une seconde mère.-\u2014¦ Oui.murmura la comtesse.n\u2019est-il pas déjà presque mon enfant ?Quelques instants plus tard., tandis que sa sœur se reposait., Yvonne donnait des ordres pour qu'on apportât des fleurs dans le salon.Et ce fut elle-même qui les disposa un peu partout.dans des jardinières.dans les potiches immenses de porcelaine de Chine aux dessins fantastiques.Avec sa carnation éclatante de blonde, dans la longue robe blanche comme un lys, la jeune fille.parmi ces fleurs semées à profusion.paraissait être une de leurs grandes sœurs vivantes.Ah! depuis longtemps.bien longtemps.elle n\u2019avait été entourée d\u2019un tel rayonnement de bonheur ! Depuis longtemps ses jolies lèvres n\u2019avaient pas eu le sourire qui, à présent, y demeurait fixé.Et son cœur battait d\u2019un émoi divin.Il en fut ainsi durant toute la matinée.Puis.dès le commencement de F après-midi, une sorte de fièvre l\u2019envahit.Elle était nerveuse, impatiente.Elle ne pouvait se tenir en place.Les heures passèrent.Et, vers la tombée du jour, quand elle it l\u2019ombre descendre peu à peu.,, puis la nuit se faire.elle se sentit la poitrine étreinte par un vague, par un douloureux pressentiment.Pourquoi Maurice et son père n\u2019étaient-ils pas venus ?Que s\u2019était-il produit ?Certes au dernier moment.un obstacle avait pu surgir qui obligeât les deux hommes à remettre leur visite au lende-.main, mais il était singulier, il était extraordinaire que Maurice n\u2019eût pas envoyé une dépêche pour s\u2019excuser.La pénombre s\u2019épaissit.Et l\u2019inquiétude de la jeune fille s\u2019aviva.devint une mortelle angoisse.Madeleine avait beau essayer de la rassurer, elle secouait la tête, tristement, avec obstination.\u2014 Je t'affirme qu\u2019il est arrivé quelque chose à Maurice.ou à son père.Elle se tenait dans le salon paré pour la fête.pour la fête des fiançailles.dans le salon où les roses.les jasmins.les œillets.toutes les fleurs éparses distillaient leurs arômes.L\u2019heure du crépuscule sonnait.Le,s choses devinrent plus confuses.Tout se noya dans du gris.Le cœur tordu par l\u2019angoisse grandissante, la gorge affreusement contractée, Yvonne eut envie de pleurer.Il n\u2019y avait plus de doute pour elle.Un malheur était survenu.Maurice.wait été victime d\u2019un accident.il était blessé peut-être.Il n\u2019avait pu venir avec son père pas plus qu\u2019il n\u2019avait pu, par un mot, faire part à Yvonne et à sa sœur, de ce contretemps.Et l\u2019accident.sûrement.était grave.Des visions terrifiantes passaient devant les yeux de la jeune fille.Une pensée traversa son esprit.un désir qu\u2019elle communiqua aussitôt à sa sœur : \u2014 Ecoute.je ne puis rester dans cette incertitude.C\u2019est intolérable.Il faut que je sache la vérité.il le faut absolument.je vais envoyer Germain prendre des renseignements auprès du concierge de la maison de Maurice.Mais à cette minute, voici qu\u2019un coup de sonnette résonnait à la grille.Les deux sœurs tressaillirent.Un mot vint aux lèvres d\u2019Yvonne.\u2014Enfin !.Et précipitamment.après avoir donné l\u2019ordre à une femme de chambre d\u2019allumer les lampes, elle gagna le petit boudoir voisin.Medeleine était remontée.pour un instant,., dans sa chambre faire un peu 4© toilette.Quelques secondes plus tard, un domestique rejoignait Yvonne dans le petit boudoir.un domestique qui lui tendait une carte sur laquelle, à la lueur d\u2019une petite lampe à l\u2019abat-jour de soie mauve, elle lut simplement : \u2014 Albert Nantennes.Ah! c\u2019était lui enfin !.Le père de Maurice.Pourquoi tous deux venaient-ils si tard ?Le domestique disait : \u2014 Ce monsieur attend dans le salon.Elle répondit : Bien.sans remarquer que le valet venait de dire: ce monsieur tant elle était persuadée que Maurice accompagnait son père.Elle songea seulement : \u2014 C\u2019est singulier que ce soit moi qu\u2019ils aient demandé d\u2019abord.Mais Madeleine va redescendre.Le valet était sorti.Elle se regarda un instant devant une glace et sans doute fut satisfaite de cet examen, car elle sourit à son image.Ah!.toutes ses angoisses s\u2019envolaient.A peine s\u2019en souvenait-elle.Mon Dieu pourquoi avait-elle une nature si impressionnable !.Elle avait été ridicule de s\u2019alarmer ainsi, à cause d\u2019un léger retard dont elle allait avoir à l\u2019instant même l\u2019explication.Une explication toute naturelle.Elle alla vers la porte.souleva la draperie.Et elle aperçut, debout au milieu du salon, un homme aux épaules larges, aux cheveux grisonnants, à l\u2019air grave et sévère.Un homme qui semblait contempler.avec un ironique.un douloureux sourire.les fleurs des jardinières, des potiches en porcelaine de Chine aux dessins fantastiques.les fleurs aux senteurs très douces, aux nuances tendres' dont la pièce était pleine.Et qui se retourna quand Yvonne parut.Il la saluait froidement : .\u2014 Mademoiselle.Elle fut interloquée.demeura un instant sans paroles.Où était Maurice ?Pourquoi son père était-il seul ?Pourquoi, surtout, se tenait-il là, le visage fermé, impéné- 2?, LE SUCCES LE SUCCES dans ta cuisson est assuré quand vous faites usage POUDRE A PÂTE MAGIQUE Elle ne contient pas datun et ne laisse pas un goût amer ^ goût amer [ises nreiHes .Elle s\u2019était redressée.Une force.la soulevait., pour défendre son amour menacé.Mais son interlocuteur tira de sa poche un papier qu\u2019il plaça devant les veux de la jeune fille.\u2014 Reconnaissez-vous ceci ?jfL Elle eut un cri.de désolation.et d'épouvante.Uni.elle reconnaissait.ce fragment d'une lettre.adressé\" quatre années auparavant par ell\" à sa sieur.lettre jetée au feu par celle-ci.et non imli' iT'inenl consumée.Eomnuml ce document était-il en possession de Maurice et de son père ?KM\" n avait plus à se le de- eps phrases for niés de mots, mander.; K s tf il-1 tus.( i n'êpi» ra I rti-s :.; ¦, V'\"i'ï.Mai r \u2022 \u2022\u2022\u2022 o \u2022 vlmit pûi.¦ \u2022 pai r\" qu'il ne \\ eut pas venir.il quitte Parish., peur -e eut-rir.':t dé la passion malheureuse., que vous lui avez inspi.-j;ree:v.:s?s'/ï §jg§§ §2§fg|JJ§||!|j|jpjj j Non.vraiment.elle eon-tmuait à ne pas coii.iprendréi Mais le vi- leur poursuivait : -\t(Jurjques ligues brèves.le silence même.vous eussent appris.aie-si bien que je puis h- faire.que désormais, aux yeux I\" Ma U siée et au\\ miens.vous ètes démasquée, « Oui.quelques lignes eussent suffi.« Mieux encore.le -deuce.¦¦ Mieux ., par uni' correction suprême .Maurice a voulu.a i\tque je n - I auprès il\" ¦ vous.\"(\u2022!! ¦ démarche.\u2022\u2022 .1 ai c '¦ dé i le\\ a n I -on désir.\u2022 Et j\" suis venu \\otis dire : .* Ntiidenioiselle vtdro conduite a >' Ié indigne.elle a creusé.1 \"id re \\ m:- ri mon lit-, un fossé' ; 'Id\u2019rai \"h'-'.ild\" », La jeune lille était devenue dim ¦ pâle ;i' mortelle.(lui.maintenant elle saisi: sait le sens des paroles du ! uiiouirr.M nine\" reprenait sa liberté.Il lui rendait la sienne.! nipUeabte, M.Nantennes poursuivait : Eu vain mois essaieriez d > vous di-eulpcr.Vus mensonges | -e retourneraient contre vous.-\tMon Ids et moi.nous pus j sédons une preuve maléricllc.indiscutable.de votre dupli-rilé.le mot est cruel peut -i être.mais il n i n est pas d'au -! Le pour traduire votre façon | d agir.Delà importait peu ; E< banquier l'avait dit : Main li liant il n v avail plus de dis-siui 11 );: I imi.,.plus de mensonge nos - d de !.Le jeune homme savait tout! Il n ignorait pas qu'elle avait un enfant !.(Jne le petit Hugues était son fils ! Elle courba la tète, écrasée.Ses jambes refusaient de la soutenir.Pour ne pas tomber, elle dut s'appuyer à un meuble.- - Vous voyez, reprit M.Nantennes.que.maintenant, toute dénégation serait inutile.« Pendant des aimées, mon malheureux nJ- à cru en votre loyauté.* A cette heure il est édifié!.« Je vous transmets donc sa décision,., qui est irrévocable.« 11 ne vous reverra pas.il ne \\mis reverra jamais.Et comme elle avait un geste de désespoir.de folie presque.,, qu il prit pour une jmdc-lulion : ( Hi ! ne vous défendez pas.« Je vous ai déclaré que ce serait, en vain.« Je n\u2019ai pas pour vous la même faiblesse.la même indulgence que Maurice.« You- êtes en face d'un homme, résolu à sauvegarder.coûte que coûte.le bonheur et 1 honneur de son fils.« Vous avez menti constamment.« Le ciel a permis que mon enfant ne lïit pas votre dupe.« Aujourd'hui.pour vous.a soi:né l'heure du châtiment.Elle s'était laissé choir sur un siège.Elle ne répondit pas.A quoi bon.Elle sentait, en effet, que toute résistance.que toute révolte était inutile.Maurice n\u2019avait plus.u aurait plus jamais confiance ôtt elle.Pourtant.puisqu'il n\u2019ignorait rien du passé.il devait savoir qu\u2019elle était une victime.et qu'elle méritait la pitié.Elle avait pris son front dans ses mains.Elle avait les yeux secs.effrayants.hallucinés.M.Nantennes laissa peser sur elle son dur regard.Peut-être, au fond, élait-ii ému un peu.G était vrai ce qu'avait dit Maurice de cette jeune fille.:, et, dans son regard franc et limpide, semblait se relléter une Aine plein: de droiture et de noblesse.El pourtant elle avait menti !.Elle avait joué.pendant cinq ans.une comédie infâme !.Nun.elle ne méritait aucune indulgence ! Et puis, il était trop tard ! L irréparable était accompli.Yvonne se taisait toujours.Mais deux larmes.silencieuses.coulaient le long de ses joues.L était sa vie qui se brisait à cette minutes.Et il y avait quelque chose de tragiquement ironique dans cette scène douloureuse qui so déroulait là, au milieu de ce salon qu'illuminaient les lampes.parmi les Heurs épanouies.de ce salon préparé pour la fête des fiançailles.M.Nantennes avait fait un pas de retraite.Avant de disparaître, il déclara : \u2014 Mademoiselle, je tiens encore à vous dire ceci : « Ne tentez pas de revoir mon fils.vos efforts seraient stériles.Plus rien ne peut vous retenir.Maurice vous oubliera.je l'espère.j'en ai la conviction.comme vous t'oublierez vous-même.« Adieu.«Je vous pardonne.en son nom.tout, le mal que vous lui avez fait.Il ajouta.avec effort : -\u2014 En son nom.et au mien, Puis., il souleva la portière.Yvonne n\u2019eut pas un gestè pour le rappeler, pour le retenir.\t.* (A suivre) 4 juillet lÔlS 29 n mu i m\u2014IT-¦WWmmBMkÆW0ÊÊKÊÊmmÊÊÊÊH^mmÊÊÊÊKmBÊlimmmmmmKmmmmÊmmmÊÊÊanmnmtWmm ïJVjotre roman littéraire\t-*§ quand donc we connaîtrsz-voua mieux, amie?Je vous parlerai 4e ter Rocheuse* et dé mes Lan-restîdes dans s» prochain billet, i-ILY Merci, m» sympathique «mie, dé vos paroles douces et connotate», Loin de mot, i» pensée de.vou* juger indiscrète, votre tendres» \u2022e m'a.été douce, bien douce.Encore me fois, merci.MENDIANTE \u2014 Pourquoi vouloir paraître plus méchante à mes yeux?eVst en vain, u.nuis vous ne parviendrez à me faire croire que vous avez ,perdu vos nobles sentiments de jadis Lorsqu'il suffit d'un orage pour se souvenir qu'il existe quelque part une vie moin> mouvementé®, mais plus belle que la vôtre, croyez-moi ma bonne amie, on n'est point œfcbums.En effet, il estate an bonheur plus grand en dehors de te di'.H- la vie calme d'autrefois, l'esprit du foyer sont les moindres attributs de l'amour.Et vous comme d'autre», connaîtrez cm joies, le jour où vous- comprendre* mieux la vois de votre âme qui condamne votre conduite Bah! \"j'étais folle de pleurer\u201d, dites-vous?Pauvre, pauvre amie.Malgré votre immense chagrin, je Vous plains encore plus aujourd'hui de ne plus pleurer, car tes larmes font naître an nous de nobles sentiments tout en nous faisant connaître le prix du bonheur.DESOLEE, \u2014 Ne vous désolez pas pour cette chose, en somme, très inoffensive.Attendez, peut-être serez-vous témoin de l'inconstance assez fréquente chez certaines amitiés, alors vous agirez en conséquence.Je sais trop, hélas! te prix de l'In-.«nuance pour ne pas vous plaindre.Votre nature-expansive et très sensible voudrait voir dans toute âffie, la même constance.Détrompez-vous, mademoiselle, La fidélité va trop souvent de pair avec l'intérêt.Marchandant sur h prix de revient »t ne donnant que pour recevoir.Je n« veux pas dire que vous avez affaire i cotte class* de gens, mais veillez, car vous avez te droit, u exiger autant de fidélité de aa part que vous lut en donnez .sans pour cela entrer dans la catégorie «tes gens qui ne donnent que pour recevoir, mais bien suivant une loi de justice.Au plaisir de vous relire encore.AME BRETONNE.\u2014 La porte du Loyer sera toujours ouverte à l'âme bretonne qui vient de l'antique Armorique, fraterniser avec les petits-fils de m pitm, \u2014 P.S, Ceux qui prétendent que les ignorants n\u2019ont pas d\u2019âme font preuve de la I petitesse d® la leur.MONY, Ma petite rivière parle à mon âme.Cette coquette rivière prend sa source dans un lac situé SSif une haute montagne.et.pour venir jusqu'à mon domaine laurentien il lui faut descendre, degré par degré, plusieurs montagnes, avant de fuir dans -la plaine, pour aller se jeter dans une autre rivière qui, i son four tombe dans la rivière L'Assomption, tributaire de notre majestueux fleuve.Elle parle ma petite rivière.S» vois m fait triste ou joyeuse, timide ou «more, suivant l'élit 4e «son âme.Lorsqu il pleut, les petites «testelles roulent des.sanglots: sur les rochers «fui ruissellent, et le* arbre» pleurent dan* ta «tas de «a triste petite rivière,,.Elle chante ma joyeuse rivière.Quand da soleil ta rayons d\u2019or viennent à travers les libres, iltumtoer tes périt* cailloux Mimes et mettre en gaîté ta vieilles roches toutes ridées et verdies par la mousse, oh! dm, si voua l'entendiez chanter! «a voix a des accents 4\u2019uoe jeune épousée, et son hymne joyeux monte vers le ciel en fine poussière d\u2019eau, et «I diaphane qu\u2019un papillon pourrait traverser sans se mouiller ta ailes.Elle est friteuse ma petite rivière.Quand le soir apport*, le «aïn*,, revêtu de fraîcheur, mu petite rivière à un long frisson et semble vouloir se cacher sous ta roches et sous tes arbres tombés.Ma» quand U lune vient, moite ment s* «poser sur le faite des grandi sapin* «pi bordent ses rives, sa patent dona* du son rage à ma .pérît* rivière qui reprend son immobilité sont-.«lente en, confondant ses eaux à i'argret de» ayons de 1» lutte opaline., .Elle iBjnttifiiie sms peur ma petite rivière.JARDIN ABANDONNE \u2014- Chaque jour apporte une itertt, « i fait qui prou.eut i identité de nos idées.Quoi que j'aie employé te mot \u2022'illusion\" pour définir mes «ptarioax m attendant te dénouement au drame de ma vie.Je pense exactement comme voua, mon am*.$(uie-ment.entre 1* bonheur d'ici-bas et l'autre, il v a Bit® différence: fins sera i*.complément de raa-tte.c'est pourquoi, t am heureux que je sois ici-bas, «I ne ma toujours que iltitakwi 'd'un bonheur en comparaison de cfiat que contiendra me» aspiration* satisfaites quand je «rat là-haut.TfïiNT DE NACRE.\u2014 il me fait plaisir de vow voir souriante et confiante dan» t avenir A VOU» seule *n revient tant te mérite, madame, ear votre énergie a gagné ses épaulettes: j«iç et espérance, fin effet, il y i longtemps que j'étais sans nouvelle Je von».Une foi# great pa.s coutume, n'est-ce pis?GHISLAINE.\u2014 Allons, ma bonne amie, ne voua mette! pas martel en tète pour des choses à venir, \"Il n'aime pas les enfants\", mais vous *av« bien qu'il faut traduire cela par- il est fou d'amour pour ce petit paquet de chair rose.S'il « ose y toucher, c'est de peur de te briser SOUS ses ardents baisers, Mais voyons, madame, vous savez bien que l'homme c'est tin grand en-tant, s'il n'ose montrer trop d'effusion, c\u2019est qu'il a peur, oh! oui, en effet, de quoi a-t-il peur?.Je n'en sais rien, mais ce que je sais c'est que nous aimons autant que Vous, femmes! Ah! tenez, Ghislaine, tu n'es qu'un enfant, toi aussi.Pourquoi cette peur?Allons, dormez tranquille, en songeant au \"roi de Rome\".Non, je n'aime pas ce nom.ROSE-LIERRE.\u2014 Douce pensée.Oui, je vais mieux.DEJA VIEILLE.\u2014 Je regrette infiniment de vous avoir donné l\u2019occasion de douter de ma parole, En effet, j\u2019ai dû, malgré moi, retarder q une semaine votre billet, mais ce n\u2019est pas ma faute, mon amie.J\u2019.n ils proposé, mais tes empêchements ont disposé, j\u2019en suis peiné.Et vous « avez pas perdu un* aussi bonne occasion pour me le reprocher, J\u2019accepte ce reproche.Je pourrais me disculper par lies raisons irréfutables, je ne le ferai pas.Je regrette pareillement que votre jolie et intéressante carte me soir parvenue contre votre assentiment, peut-être?Vos belles montagne» et ce lac parsemé d'Ilots pittoresques, sentant bon le sapin, le cèdre et le pin avaient un air de joie où il ferait bon vivre parmi toutes ce» beautés grandioses.Mais, sans doute, rrs lieux ne sont réservés qu'à ceux qui savent tenir parole.Allons, pauvre gueux de Jardinier, les dmes des monts verdoyants ne Mint pas faits pour tes pas maladroits; prends ta bêche et cherche dans ton jardin, pioche et pioche encore, afin de retrouver ta parole que les etreonstsmees ont f.par terre, (Suite à la page 39) SES NERFS SONT MIEUX A grandement bénéficié du Composé Végétal de Lydia E.Pinkham Chatham, Ont,\u2014\u201cJe commençai à affaiblir après la naissance de mon deuxième bébé, et j\u2019empirai jusqu\u2019à ne plus pouvoir faire mon travail domestique, et l\u2019état de mes nerfs était tel que j\u2019avais peur de rester seule en tout temps.J\u2019ai eu une servante un an, avant de pouvoir reprendre mon blanchissage.Une amie me parla du Composé Végétal de Lydia E.Pinkham, et j\u2019en pris quatre bouteilles.Mon bébé est né le 4 septembre, 1922, et je fais encore mon ouvrage et mon blanchissage.Cependant, je ne me sens pas toujours bien, vu les fatigues que mon bébé me donne.Mais je me sens très bien lorsque je puis me reposer.Je prends encore le Composé Végétd et continuerai jusqu\u2019à parfait rétablissement.L\u2019état de mes nerfs est meilleur et je reste seule, le jour ou la nuit, sans aucune crainte.Vous pouvez utiliser cette lettre comme témoignage et je répondrai aux lettres des femmes, s\u2019informant du Composé Végétal.\u2019\u2019 \u2014 Mme Charles Carson, 27 rue Forsythe, Chatham, Ont.Mme Carson est prête à écrire à toute fille ou femme souffrante.le Lait M ORIGIN! Lait Sain pour Bébés, Invalides et Vieillards Lait riche.Extraits de grains.Préparez-îe à la maison, pour toute la famille: délayez vivement la poudre dans de l\u2019eau chaude ou froide, sans cuisson.A toute heure il soulage la faiblesse ou la faim.Une tasse de \"HorlîckV' chaud au coucher provoque un sommeil reposant.UNE BELLE TAILLE aux lignes harmonieuses, l\u2019orguetl de toute femme est assurée Madime ou Mademoiselle par l\u2019usage régulier des fameuses PILULES PERSANES * Tawhtk Hari,, J, Tibtran, P\u201e\u201e tî 00 LA BOITE 6 boites pour |S.O0 La Société des Produits Persans Agent : PHARMACIE MODELE DE COVER 180-est, ru* Ste-Catherine, Montréal.N B, \u2014 Quand -.oui **tx>y*r de Tarent laites remise par mandat-poste et faite t recommander (en, Entrer) t\u2018tr, LISEZ Sb Samedi En vente partout: 10c 4 juillet 1925 dfo&amedî 39 Foyer du Petit Jardinier UN POEME CIGARETTES Affectueusement\tdédié à nui chère petite\tGamine.Pour votre amitié si douce, si tendre, qui brille sur ma vie, et la fait claire et belle, Je vous remercie! Pour vos bons mots, que je recueille silencieusement, dans un coin reculé de mon coeur, pour les retrouver aussi parfumés aux heures de réminiscences.Je vous remercie! Pour votre souvenir, qui incessamment m'accompagne,\tquand,\trêveuse solitaire, je\tvais sur la\tbrume,\trespirer\tquelques parfums anciens sus- ceptibles de ramener en mon âme, de jolies envolées.Je vous remercie! Pour votre pensée mienne qui m\u2019entoure si exquisement, aux heures même de solitude, et éloigne de ma pensée, une mélancolie trop douce.Je vous remercie! Pour l'émoi délicieux que je ressentirai, quand gTisée au parfum des souvenances, je pencherai, mon sourire d'aïeule, vers de blancs feuillets, les vôtres, ô ma mie.Je vous remercie! Enfin! Pour votre sourire.Pour la joie profonde, que j\u2019éprouve, à vous donner dans toute la plénitude de ce mot, le doux nom d'amie, Je vous remercie! Pour tout ce qui vient de vous.v Pour le jour béni, où sur le carnet de mes joies, votre nom si doucement s\u2019est inscrit, votre nom si beau, si grand, qu'à le prononcer, je sens une joie infinie m\u2019envahir toute.Je vous remercie! \u2014 MAC ALI NOTRE VIEILLE MAISON Je reviens d\u2019un doux pèlerinage, et mon coeur, quoique charmé, est resté triste depuis.Ce matin, profitant du gai soleil, j'ai obtenue la permission d\u2019aller seule visiter notre vieille maison, où toute la lignée des G.a passé.Elle n\u2019est vide que depuis dix ans, attendant le temps pour tomber, car on ne peut la démolir.Ce serait pres-qu\u2019un crime, puisque pour nous c'est une relique.Tout le long du trajet se fit bien, beau temps, bonne machine, belle humeur, me plaisant à aveugler de ma poussière les voitures qui me suivaient, mais à la vue de notre vieux domaine, mon coeur fut saisie.11 y a dix ans.cette vieille maison je la regardais avec indifférence, et aujourd\u2019hui, négligée, ni belle ni laide, je la trouve grave et imposante.A plusieurs endroits le mortier est tombé, faisant des jours qui permettent aux oiseaux de venir gazouiller et se reposer à l\u2019aise.L\u2019architecture de la porte principale est encore massive malgré les peintures pâlies par le temps.Quelque peu impressionnée, je pousse la porte, les gonds font entendre un bruit sourd que je prends pour une bienvenue.En entrant, j'aperçois un grand vivoir qui servait aussi de salle à dîner.Au fond, il y a un énorme foyer noirci, semblant triste.Il pense peut-être au temps où il brillait gaiement, réchauffant les vieux et les jeunes; il a dû faire ronronner des générations de chats, et nos bons vieux chiens aimaient bien venir, les yeux mi-clos, réchauffer leur nez froid.\t^ Quelle belle vision tu m\u2019as donné, toi, qui le soir approchait toute la famille à toi, les inspirant de beaux rêves! tu ne pensais pas à l\u2019abandon, à ila solitude d'aujourd'hui, ne vivant que de souvenir.Les quatre coins de îla salle sont baissés comme si les murs étaient devenus trop lourds.Il est si vieux, ce pauvre plancher, qu'on peut bien lui pardonner sa faiblesse.Je passai à la cuisine.Un autre foyer me fit penser aux bonnes confitures que grand\u2019mère nous faisait manger.Lorsque nous allions nous promener, étalait de bonnes choses encore.Tout respirait encore la propreté, des lilas séchés étaient encore sur la fenêtre.Sur le bord de la porte, il y avait des noms avec des marques qui attestaient la grandeur de chacun.Je voyais des jeunes bambins se mesurant avec leur aîné.N\u2019est-ce pas un des plus beaux décors de vie que^ l'on puisse imaginer! Après avoir bien regardé les chambres, la curiosité me poussa à monter au grenier.C\u2019est là que mon coeur s\u2019est le plus troublé.Il était gris de poussière.On avait oublié deux choses: un portrait d\u2019une jeune femme que je n'ai pas connu et qui devait être fort belle dans son temps.Elle semblait porter son regard sur un vieux berceau, si vieux que je ne lui donne pas d\u2019âge; ses berces usées et amincies semblaient encore endormir un frais poupon.Et les pommeaux reluisants attestaient que les mains de plusieurs mères s\u2019y étaient appuyé bien des fois pour veiller à ses côtés.Trois papillons blancs volaient au-dessus, je pensai à l\u2019âme de quelque chérubin venant revoir leur berceau.Et pour briser la monotonie du temps, quel charmant duo vous devez chanter, revoyant l\u2019innocence qui sourit au ciel bleu, qui dort sous les chaudes caresses du soleil levant.Mystérieusement, la noirceur, chassant la lumière, assombrit graduellement jusqu'à ne plus voir la figure qui tout à l\u2019heure, me regardait avec surprise; je lui envoyai un baiser dans le vide, et à regret, je dus laisser cette maison pleine de visions, de souvenirs, de rêves et de beautés.En sortant, j\u2019entendis le rythme musical d'un ruisseau qui coule tout près de la maison, en murmurant un chant plaisant et doux.Je me rappelle l'innocent plaisir que nous prenions à nous faire traverser par nos grands cousins.Le prix du transport était un baiser.Et toi, vieil érable admirable et glorieux, que de doux propos tu as dû surprendre et garder.Tes feuilles en étaient si chargé que j'en ai sramassé plusieurs qui étaient tombé sur l'herbe jaunie.Quel mémoire heureuse devoilerais-tu si tu pouvais parler! C'est avec une mélancolie profonde que je suis revenue à la ville, reprendre mon train de vie, me promettant de ne jamais oublier le bien que m\u2019a fait notre vieille maison qui attend le temps pour tomber.\t\u2014 FROU-FROU.Guinea Gold Douces et Extra.Fines 12 p°ur 15e\t20 p°ur 25e -OGDEN\u2019S'Ll VE R POOI- niM CANADIEN Vli1! 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