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Titre :
Le samedi
Éditeur :
  • Montréal :Société de publication du "Samedi",1889-1963
Contenu spécifique :
samedi 12 janvier 1929
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
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    Successeur :
  • Nouveau samedi
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Le samedi, 1929-01, Collections de BAnQ.

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[" Vol.XL.No 33 Lisez notre feuilleton: LA DOULEUR D\u2019AIMER 12 JANVIER 1929 S& Samedi® MAGAZINE ILLUSTRE LITTERAIRE HUMORISTIQUE - MUSICAL \u2014 Point.Mettez dans une il vous faudra mettre dans l\u2019ai trente-deux mille et cent quaran libre.\u2014 \"\t'5.S.# .-«.* sfr- ¦ « rès ce titre que je future bâtie dans les nuages; extraordinaire encore et dont la jour par la grâce de la science le mot \"impossible\u201d dans son veux vous bpm gssagg '«««WïiKv /\u2022 %;srnmmm ;m passé toute sa vie à étudier les in, vint me voir l\u2019autre soir.Il x, cette flamme étrange que de-t on retrouve à certaines heures \u2022 vis une phrase algébrico-chimi-ici pour un motif de discrétion \u2022rrogeais du regard: W V\t'¦ #\t\u20141 e; applicable aux plantes, a»***®* nité tout entière, à tous les 1 rjouta-t-il naïvement, ice renouvelée de l\u2019antique s les bourses .mut 0 sr ggasagas 0*M -\tJ.rur l\u2019air que nous respirons quand st actuellement compose d oxyge-10ns variables d\u2019acide carbonique Tel qu\u2019il est, c\u2019est une nourri-des poumons, mais j\u2019en ai voulu ! pour le corps humain en lui ad-;:rts après les avoir cherchés pen- .¦» \u2014 ; ritif?-roître, pour se renouveler inces-x produits végétaux ou carnés tout fs qu\u2019une usine chimique en trans-d\u2019entretien ou de reconstruction ; \u2018rit est faite des végétaux que les 5 forment avec ce qu\u2019elles puisent l dit Lavoisier, rien ne se perd, combinaisons chimiques.Jus-à lie routine alimentaire, il absor-¦ dies et il fatigue bêtement ainsi .it entier.Il se tue à trop man-î est bien mal faite ici-bas .\u2022 poing, gavés d\u2019énormes rations ! de pauvres diables regardent s IL Y A DES PETITS CHIÉ \u2014 Et c\u2019est cette énorme j adjoignant le \"Biogène\u201d?j cela prendra beaucoup de te* \u2014 Oui, dit le vieux sava cela .Tenez, j\u2019en vais fl Il noircit de chiffres tout! un peu désappointé.\u2014 Bigre! fit-il lions d ijsssael '¦mssssÊsa ses meme a années.Ce sera pei; \u2014 Je le crois aussi, fis-je j ce moment le dernier des hu| racine.Au reste, cela vauti l\u2019homme mais c\u2019est de la loi du travail wizsmrmm \u2022-¦¦Am fejSr pour vr h'- -\u2018V ŒS2 NORMA SHEARER ^82037 nHSSSi WINNIPEG NEW LISKEARD WINDSOR LONDON HAMILTON [jticjs it jitlj REGINA CALGARY MALI FAX s et au public lie affirme de t, conduisent de à la Patrie.T a Northern I j canadien t< nouveau sa fidél une Promesse à [tier, de marques [imestiques fonciers à repasser, lirs aspirants, et nues et d\u2019accès- Cette Compagnie 3 chacun est devenu I le téléphone et ses 1 d\u2019une sensibilité ext j blés à toutes les bol courant électrique, I terrains jusqu\u2019à ce un cheveu, qui font] phonique; les averti téléphoniques parti' sont au service trente ans, corn ornent des pro-tue et la garantie phoniques, tels que mégaphones spécial f du DomnTion et s expérimentés, :urs services à la itilisent ces pro-soit dans leurs semblées,etroutillagj sonore.Tous ces insj core, sont fabriqué! Company\u201d dans ses] De plus, la \u201cNorth OTTAWA QUEBEC MONTREAL iUl'fl.\u2019lT.llU.flIl 12 janvier 1929 '&&amedi 3 Volume XL No 33 ABONNEMENT Canada Un an .\t.\t.\t$3.50 Six mois .\t2.00 Trois mois .\t1.00 Etats-Unis et Europe Un an .\t.\t.\t$5.00 Six mois .\t2.50 Trois mois .\t.\t1,25 HEURES de BUREAU 8 h.30 à 5 h.3u Samedi, 8 h.30 à midi Tel.: LA ncaster 5819-6002\tMontréal, ^vêamedi C Fondé en 1889) 12 janvier 1929 AVIS AUX ABONNES Hebdomadaire - Illustré - Littéraire Humoristique - Musical POIRIER.BESSETTE & CIE, propriétaires 975, RUt DE BULLION MONTREAL Les abonnés changeant de localité sont priés de nous donner un avis de huit jours, l\u2019empaquetage de nos sacs de malle commençant cinq jours avant de les livrer.Entered at the Post Office of S.Albans, Vt., as Tarif d\u2019annonces fourni second class matter under Act of March 1879\tsur aemande.Editorial La Vie en l\u2019Air E SUPPOSEZ PAS, d'après ce titre que je veux vous exposer les plans de la cité future bâtie dans les nuages; c'est quelque chose de plus extraordinaire encore et dont la réalisation sera possible un jour par la grâce de la science qui, dit-on, n\u2019a pas inscrit le mot \"impossible\u2019\u2019 dans son vocabulaire.Un vieux, très vieux savant de mes amis qui a passé toute sa vie à étudier les utopies d\u2019hier pour en faire les réalités de demain, vint me voir l\u2019autre soir.Il avait l\u2019air un peu mystérieux mais, dans les yeux, cette flamme étrange que devaient avoir les visionnaires du moyen-âge et dont on retrouve à certaines heures le reflet dans le regard des hommes de génie.Il me tendit en souriant un papier sur lequel je vis une phrase algébrico-chimi-que fort compliquée et que je ne puis reproduire ici pour un motif de discrétion que tout le monde comprendra.Comme je l'interrogeais du regard: \u2014\tC\u2019est la formule du \u201cBiogène\u201d, me dit-il.\u2014\tUne source de vie quelconque, répliquai-je ; applicable aux plantes, peut-être ?\u2014\tOh, fit-il, bien mieux que cela ! A l\u2019humanité tout entière, à tous les hommes et même à beaucoup d'autres bêtes encore, ajouta-t-il naïvement.\u2014\tJe comprends.C\u2019est une eau de Jouvence renouvelée de l\u2019antique, du \u201cVoronof\u201d amélioré et mis à la portée de toutes les bourses .Mon vieux savant prit un petit air dédaigneux.\u2014\tLe \u201cBiogène\u201d, expliqua-t-il, ce sera un jour l\u2019air que nous respirons quand je l'aurai transformé ou plutôt complété.Il est actuellement composé d\u2019oxygène, d\u2019azote et d\u2019argon, sans compter les proportions variables d\u2019acide carbonique et les vapeurs diverses plus ou moins odorantes.Tel qu\u2019il est, c'est une nourriture partielle pour le sang par l\u2019intermédiaire des poumons, mais j\u2019en ai voulu faire bien autre chose: une nourriture complète pour le corps humain en lui adjoignons certains éléments que j\u2019ai enfin découverts après les avoir cherchés pendant un demi-siècle.\u2014\tVous avez résolu le problème de l\u2019air nutritif?\u2014\tAbsolument.Le corps humain, pour croître, pour se renouveler incessamment, pour subsister en un mot, emprunte aux produits végétaux ou carnés tout ce qui lui est nécessaire; il agit ni plus ni moins qu\u2019une usine chimique en transformant, sélectionnant et retenant ses matériaux d\u2019entretien ou de reconstruction; cette viande des animaux dont l\u2019homme se nourrit est faite des végétaux que les animaux eux-mêmes ont mangés et les plantes se forment avec ce qu\u2019elles puisent dans le sol ou dans l'atmosphère.Comme l\u2019a dit Lavoisier, rien ne se perd, tout se transforme, c\u2019est le cycle perpétuel des combinaisons chimiques.Jusqu\u2019ici, pour vivre, l\u2019homme s\u2019en est tenu à la vieille routine alimentaire, il absorbe beaucoup plus de déchets que de principes utiles et il fatigue bêtement ainsi non seulement son estomac mais son organisme tout entier.Il se tue à trop manger, sans compter que la répartition des aliments est bien mal faite ici-bas .On voit des petits chiens, gros comme le poing, gavés d'énormes rations dont la vue seule suffit à les décourager et que de pauvres diables regardent avec des yeux d\u2019envie en songeant mélancoliquement que la peau de leur ventre est bien près de toucher à celle de leur dos.Trop pour les uns, pas assez pour les autres, voilà l\u2019injuste partage qui engendre la féroce lutte pour la vie.Quand l\u2019homme n\u2019aura plus besoin de manger, quand il lui suffira de respirer pour vivre, cette lutte cessera comme par enchantement.L\u2019homme ne vit pas actuellement, il est l\u2019esclave de son estomac qui se met à crier famine dès qu\u2019on est quelques heures sans s\u2019occuper de lui.L\u2019homme ne travaille, ne lutte que pour cet encombrant viscère, ce tyran jamais repu pour lequel il est prêt à tout faire .C\u2019est l\u2019estomac qui est responsable de tous les calculs humains plus ou moins propres, de toutes les ambitions, des lâchetés, des vols et de toutes les tur- pitudes dont l\u2019humanité possède une si riche collection.Eh bien, j\u2019abolis tout cela, je l\u2019efface! Avec le \u201cBiogène\", plus de soucis pour le lendemani, la li berté totale et la joie complète de vivre, sans effort, par le fait même que l\u2019on vit.Ce sera le paradis sur terre .\u2014\tPeut-être.Mais la transformation de l\u2019atmosphère en élément de nutrition complète n\u2019est pas une mince affaire! \u2014\tJe le sais.Le volume d\u2019air qui entoure notre globe s\u2019exprime, en pieds cubes par le chiffre I 5 suivi de vingt zéros ; cela ne dit pas grand chose à l\u2019imagination mais voici qui est plus sensible : la pesanteur totale de l\u2019atmosphère est de six millions de milliards de tonnes.Cette masse, transformée en matériaux de construction suffirait à bâtir toutes les vïlles de la terre entière et il en resterait encore assez pour jeter un pont sur l\u2019Atlantique .Si vous voulez une autre comparaison, supposez que l\u2019on fasse un câble d\u2019acier de trois pieds de diamètre et qu\u2019on le prolonge jusqu\u2019à la lune, pensez-vous que l\u2019énorme poids de ce câble équivaudrait à celui de notre atmosphère?\u2014\tII lui serait supérieur, évidemment.\u2014\tPoint.Mettez dans une balance imaginaire, d\u2019un côté notre atmosphère, il vous faudra mettre dans l\u2019autre plateau exactement deux millions deux cent trente-deux mille et cent quarante-deux câbles comme celui-là pour obtenir l\u2019équilibre.sliiÉfe 2SHÜI gsée Mm IL Y A DES PETITS CHIENS REPUS ET DE PAUVRES DIABLES AFFAMES.\u2014\tEt c est cette énorme masse d\u2019air que vous voulez rendre nutritive en lui adjoignant le Biogène \u2019?Mais, pour obtenir le point de saturation nécessaire, cela prendra beaucoup de temps?\u2014\tOui, dit le vieux savant d\u2019un air pensif.Au fait, je n\u2019avais pas pensé à cela .Tenez, j\u2019en vais faire le calcul.Il noircit de chiffres toute une feuille de papier puis releva la tête d\u2019un air un peu désappointé.\u2014\tBigre! fit-il; même à grand débit l\u2019opération prendra une dizaine de millions d années.Ce sera peut-être un peu long, je crois .Je le crois aussi, fis-je amusé.Il y a même peut-être des chances pour qu\u2019à ce moment le dernier des humains mange déjà depuis longtemps les plantes par la racine.Au reste, cela vaut mieux ainsi ; l\u2019estomac est sans doute un tyran pour l\u2019homme mais c\u2019est aussi son meilleur frein; le jour où l\u2019homme serait affranchi de la loi du travail pour vivre, il emploierait tout son besoin d\u2019activité à se détruire et il y réussit déjà trop bien actuellement.Le vieux savant se mit à sourire et il déchira la feuille mystérieuse où il avait écrit la formule du produit magique .Fernand de Verneuil gè&cmsAxi 12 janvier 1929 PAQfUlTA FUT TRES FROIDE AVEC MOI Ml 1 HM ifi» f i.fSP.\u2022 v ¦ ¦ % mm La Panthère NoireJ?Par Jo.BORD du Parana, le paquebot que, de Monte-amenait en France ____ racontait Lucien Savery \u2014 j\u2019avais fait la connaissance d'un jeune compatriote avec qui je m\u2019étais trouvé d\u2019emblée en sympathie.Il se nommait André d\u2019Albaray, avait beaucoup voyagé et sa conversation était des plus intéressantes.Un jour que nous parlions grandes chasses, je lui dis, en désignant du doigt la balafre zébrant sa joue droite: ______ Il n\u2019est point besoin de vous demander si c\u2019est le souvenir d\u2019un des fauves que vous avez tues?___ Oui, c\u2019est la cicatrice d\u2019un coup de griffe de félin, répondit-il, mais ce n\u2019est pas, comme vous le supposez, au cours d\u2019une chasse que j ai reçu ce cadeau.Il me fut octroyé dans des circonstances beaucoup plus dramatiques.En voici l\u2019histoire : elle est un peu longue, mais vaut la peine d etre contée.Il y a trois ans, resté orphelin de bonne heure, je vivais à Paris l\u2019existence élégante et oisive d\u2019un fils de famille et, après avoir dissipé la modeste fortune de mes parents, j avais eu recours aux usuriers pour ne rien changer à mon genre de vie.Il me restait un oncle multimillionnaire, le comte Elysée de Beaumont, dont j\u2019étais le plus proche parent, et qui me laisserait en héritage son titre et ses titres.Cet oncle aurait parfaitement pu me faire servir une pension me permettant de garder mon rang sans faire de dettes.Voyant que son avarice lui interdisait pareille générosité et qu il se contentait de m\u2019expédier quelques bourriches de gibier à l\u2019époque de la chasse, je m\u2019étais bien gardé de faire le moindre appel à sa bourse.Sur ces entrefaites, j\u2019appris qu un cousin, Roger d\u2019Yvrac, au caractère aventureux et nomade, après un long séjour dans le Sud-Amérique, était revenu en France avec sa femme et qu il s\u2019était fixé en Provence où il avait acheté un superbe château entouré d\u2019un vaste domaine.Une semaine après, je recevais une lettre de mon cousin où il m\u2019invitait à venir passer quelque temps chez lui.J\u2019acceptai avec le plus grand plaisir son invitation.Valle Arrivé à la gare la plus rapprochée de sa propriété, je pensai, en constatant qu\u2019on ne m\u2019y attendait pas, que ma lettre ne l\u2019avait pas prévenu à temps.Un voiturier s\u2019offrit à me conduire; pendant le trajet, il ne taris pas d\u2019éloges sur Roger d\u2019Yvrac.Bientôt, nous arrivâmes aux portes de la grille clôturant la propriété.Un homme vêtu de toile blanche et coiffé d\u2019un vaste guayaquil qui lui donnait un air de planteur, se promenait dans une grande allée ombragée.C\u2019était mon cousin.Il se retourna au bruit des grelots de l\u2019attelage, et m\u2019ayant deviné plutôt que reconnu, il me fit le plus chaleureux accueil.J\u2019avais devant moi un homme d\u2019une quarantaine d'années, petit, trapu, bedonnant, l\u2019oeil vif, au teint rouge brique cuit par le soleil de la pampa.Il me prit par le bras en me disant: \u2014 Venez, André, que je vous présente à Paquita, votre nouvelle cousine que j\u2019ai épousé à Buenos-Aires.Une jeune femme se tenait en haut du perron dont elle descendit lentement les marches Elle avait le type espagnol très prononcé, était brune et jolie; mais l\u2019expression dure, sombra farouche de son regard causait une impression de malaise.Elle répondit assez sèchement aux compliments que je lui adressais, retira vivement la main que j\u2019allais prendre pour la porter à mes lèvres, et, me tournant le dos, disparut rapidement au détour d\u2019une allée.La fraîcheur de cette réception tempérait beaucoup le plaisir que je m\u2019étais promis.Cependant, mon cousin s\u2019efforçait d'excuser l\u2019accueil si froid de sa femme en déclarant: \u2014 Paquita est d\u2019humeur très fantasque, André; il n\u2019y faut pas faire attention.Quand elle vous connaîtra mieux, elle saura vous faire oublier, par sa gentillesse, la froideur incompréhensible de sa réception.Le soir à diner, ma cousine se montra tout aussi glaciale et me fit si clairement comprendre par son attitude combien ma présence était indésirable pour elle que, regrettant déjà mon voyage, je pris la ferme résolution d abréger mon séjour, un séjour que (Suite à la page 38J video me 12 janvier 1929 ^Samedi/ 5 la* -S» TU VOIS BIEN QUE C\u2019ETAIT UNE FOLLE! de» Oa, Mau, de Téta, Oreille», Corge.Riieur,«mal.trisiement, ErupHonj.Pjipi.Ullon», Rhume», Bronchite* Convalescence de la Seul» Une.Typhoïde, OlphMrlo, Rouieola.Recommandé au» MERES et FUTURES «Etlt vayodh* Entrait de Fol»» de Morue» Iode, Lécithine Oewi,, tf-c.uf,i Sirop d'Mypophoaphitet eompoaé, etc.AUGMENTEZ le POIDS de vos enfants qui sont MAIGRES, CHETIFS, NERVEUX, parce qu\u2019ils souffrent des malaises de la CROISSANCE.Rendez-les FORTS, VIGOUREUX, assurez-leur le succès dans leurs études, au Jeu et plus tard dans la vole qu\u2019ils se choisiront.Faites-leur suivre un traitement à 1' OVONOL à base d\u2019Extrait de Foie de Morue, de Jaunes d\u2019Oeufs, d'iode, d\u2019Hypophosphites composés, etc., (sans alcool).Au moindre signe de maladie: MAUX de TETE, FATIGUE, AMAIGRISSEMENT, SOMMEIL AGITE, MANQUE d APPETIT PALEUR, TRISTESSE, INDOLENCE, n\u2019hésitez pas a les mettre sous les merveilleux effets de l\u2019OVONOL.L\u2019OVONOL est aussi un FORTIFIANT RAPIDE après une attaque de GRIPPE, de PNEUMONIE, de COQUELUCHE, de ROUGEOLE, de SCARLATINE, de FIEVRE TYPHOÏDE, etc.Essayez ce GRAND TONIQUE pour les ENFANTS.Ovonol : Canada, $1.00; Etats-Unis, $1.25.CIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, Limité* 1570, rue Samt-Denis, Montréal.gorges de montagne, devant vous , la chaîne des Alpes Bernoises offre son aspect tourmenté et majestueux, ses glaciers aux cimes éblouissantes.Partout un silence religieux justifie l\u2019aspect sévère de la nature.En bas les rives du lac sont riantes et fleuries, il semble que la vie doive y être toujours douce et clémente; en haut la sombre verdure des sapins, les torrents rapides dévalant sur des rocs, creusant au flanc de la montagne des gorges profondes, et le vertige de l\u2019abîme qui vous saisit à chaque instant.François d\u2019Apreval avait la témérité et l\u2019insouciance de son âge, il était insensible au vertige.Confiant dans sa force, dans son agilité, il grimpait, pareil à un chamois au sommet des crêtes les plus ardues, il se penchait souriant sur les gouffres aux flancs hérissés, il réveillait l\u2019écho de sa voix joyeuse et claire.Après avoir fait collation à l\u2019hôtel voisin du funiculaire, les touristes; Philippe, François et Catherine de Cimiez, belle-soeur du comte, se firent conduire en voiture jusqu\u2019à l\u2019extrémité du pays.Au retour, sur la prière instance du garçonnet ils allèrent visiter un lieu nommé Sans-Souci.C\u2019était un étroit sentiei* surplombant à pic un gouffre profond.Des branches d\u2019arbres clouées à des poteaux servaient de garde-fou.A l\u2019extrémité de ce sentier, c\u2019est-à-dire à l\u2019endroit où la montagne cessait devant un horizon immense, des hommes hardis avaient élevé sur un terre-plein une sorte de kiosque rustique entouré de bancs.Mme de Cimiez entraîna son beau-frère dans le kiosque afin de pouvoir, dit-elle, admirer librement ce site splendide.D\u2019abord l\u2019enfant se tint assez sage, appuyé contre la rampe.Le lac, tout là-bas, ressemblait à un immense joyau; des taches roses se mariaient à son azur foncé; les bateaux blancs qui en assurent le service ne paraissaient pasi, vus de cette hauteur, plus grands que des barques de pêche.Le chemin de fer se dirigeant vers Interlaken avait l\u2019air d\u2019un joujou et les chalets de l\u2019autre rive étaient des maisons de poupée.Tandis que François s\u2019emplissait les yeux de ce décor unique, le comte et sa belle-soeur devisaient ensemble à mi-voix.Plusieurs fois l\u2019enfant les appela pour leur faire partager son enthousiasme, mais, trop absorbés, ils parurent ne pas entendre.Voyant cela, le garçonnet s\u2019éloigna du kiosque.\u2014 Surtout ne va pas loin, lui dit Cimiez, et prends garde de ne pas tomber, car le sol est couvert d\u2019aiquilles de sapin très glissantes ! Il tutoyait l\u2019enfant et cela paraissait naturel à tous, puisqu\u2019il était l\u2019ami intime de la famille d\u2019Apreval.\u2014 Non! grand ami, ne craignez rien ! cria François.On l\u2019entendit un moment aller et venir autour du kiosque, puis le bruit de ses pas se perdit.L\u2019entretien entre le beau-frère et la belle-soeur devint sff absorbant que Philippe en oublia un peu le jeune garçon confié à sa garde.Ce qu\u2019ils se dirent durant cette entrevue resta et devait rester toujours mystérieux probablement.On sait avec quelle rapidité les cimes des montagnes s\u2019enveloppent de nuages.D\u2019une minute à l\u2019autre, le décor change, le ciel s\u2019obscurcit, ce sont comme des flocons de fumée blanchâtre qui recouvrent toutes choses, et l\u2019on ne voit pas à cinq mètres devant soi.Pendant que Mme de Cimiez causait avec son beau-frère, le phénomène dont nous venons de parler se produisit brusquement.Au-dessous d\u2019eux, les sapins inclinés sur le lac devinrent invisibles, ils furent soudain dans une sorte de crépuscule grisâtre du plus mélancolique effet.\u2014 Le temps se gâte, allons-nous-en, ma soeur, dit le comte en se levant.Reprenons vite le funiculaire et descendons à Schlessingen où nous serons mieux que parmi ces vapeurs malsaines.Il appela à voix haute : \u2014 François ! François ! Rien ne lui répondit.Vagu^ ment inquiet, il regarda de tous côtés : personne.Catherine observa : \u2014 Cet enfant est un démon imprudent qui n\u2019a peur de rien.Je suis sûre qu\u2019il muse en quel- 12 janvier 1929 &&a/m£*\t\t^pj't j i \u2014jj\u2014«L\u2014^\t lr\"\"\tO \t\t\u2014 rf:\t\tn \t-\u2014====\t ~cr 1 12 janvier 1929 Sk\u2019^kumsdl 23 \t\t\t1 J J* a =F\t\t1\t\t\u2014i\t\t \tn-\t«MM-\tSF « - r«r\u2014«F\tJ\t0\t\t\u2014e\t¦ r\ti-\tgno-rais a-\tvant tout\tce qu un bai-\tser\t\tvaut, Neo-er kneu) that l\ti\tt -t\u2014'\th\t\t\thugs and ^/ss- es F^\" J> L ) -^p\tu;ere\tso __\t\t \t\t1\t 1 .-\twarm.n\t\t\t\u201ctrLi'^is ¦rJ\t\të 6\t=\t- ci HN \t\t\t?L* * Ls , \u2014of-\t\u2018 \u2018 \\ ^ i?_rr\t\t\t1-\ta\t^ \t\tXJ .1* J\tJ ray of sun- shine af- ter a storm.s cJ Nul bon-heur ne vaut le mien.Dont know who\u2019s the hap-pi- est.le joie ! What news! bé- bé ha- by s back, home.- 24 SbfikmeS 12 janvier 1929 AU RESTAURANT \u2014Je n\u2019ai mangé qu\u2019une cuisse de poulet et vous me le comptez entier.\u2014Monsieur, c\u2019est l\u2019habitude de la maison.\u2014J\u2019ai bien fait alors de ne pas commander un boeuf à la mode EN VISITE La tante.\u2014Pourquoi es-tu si méchant?Le neveu.\u2014Maman m\u2019a dit que si j\u2019étais sage tu me garderais une semaine de plus.UN SUICIDE \u2014Qu'est-ce qui te fait penser que Jules s\u2019est suicidé.\u2014Quand on l\u2019a trouvé mort, il tenait à la main la note de la couturière de sa femme.Monologue comique Le facteur des Postes Par Paul Coutlee Ring.C\u2019est moi, le facteur.Je vous apporte de bonnes nouvelles: mes confidences.Ring.Bonjour, mademoiselle.Je vous apporte une lettre à l\u2019écriture tremblée, elle doit venir de votre amoureux.Ring.Bonjour, monsieur.Voici une lettre parfumée, je ne vous dis pas de qui elle vient, mais votre figure illuminée me le dit.Allons, bonne chance, je vous en souhaite une autre semblable pour demain.Ring.Bonjour, madame.Je vous apporte une lettre de deuil, votre vieille tante vient de mourir ; je vois à votre physionomie que vous héritez, allons tant mieux.Bonne chance.Ring.Bonjour, monsieur.Une lettre de votre avocat, vous avez gagné votre procès.Vous voilà riche, maintenant.Vous souriez.Il y a de quoi.Allons, bonne chance.Et toute la journée j\u2019apporte les nouvelles.Je suis le confident de tous les secrets.Il me passe tous les jours, dans les mains, des milliers de confidences que je ne connaîtrai jamais, car je suis discret, mais j\u2019apporte plus souvent de la joie que de la tristesse.Lorsque j apporte une mauvaise nouvelle, il faut bien remplir sa position, je sonne tout discrètement à la porte et je m\u2019enfuis comme si j\u2019avais commis un mauvais coup, car j\u2019ai le coeur sensible.Tous les jours je grimpe les escaliers, mais en revanche je descends autant de marches que j en monte.Ça compense.Après avoir fait trois ou quatre distributions dans ma journée, le soir, je vais prendre une petite marche pour suivre les conseils de mon médecin.La littérature ne m\u2019intéresse pas mais on ne niera pas que je sois un homme de lettres.Lorsque j ai trop de lettres à distribuer j\u2019en depose une partie dans les boîtes à lettres que 1 on trouve aux coins des rues.Elles sont faites pour ça.J en connais plus, dans mon service, que le ministre des postes lui-même, mais ma rétribution n est pas la même, il est vrai que nous n\u2019occupons pas le même poste.Je suis toujours bien reçu partout où je vais, je suis mieux reçu que les distributeurs de circulaires ou de comptes d\u2019électricité.Lorsque je passe, je vois l\u2019oeil des petites demoiselles qui m\u2019attendent à la porte, je sens battre leur petit coeur lorsque je leur dis: \u201cUne lettre pour vous, mademoiselle\u2019\u2019.Souvent aussi, il n y a rien et le regard triste qui s\u2019attache à mes pas qui s\u2019éloignent me fait souhaiter que le lendemain il y aura \"quelque chose\u201d.Et le lendemain il y a souvent quelque chose.Si ce n est pas de lui\u201d, c\u2019est moi qui ai écrit.Une lettre fait tant de plaisir.Jeunes gen.s, jeunes filles qui récite* dins les salons achel QUE NOUS DIS-TU?(62 déclamations comiques); M MONOLOGUES (67 déclamations comiques).En vente d toutes les librairies ou chez l\u2019auteur: M.PAUL COUTLJ 1226, rue Saint-André, Montréal.Prix: Un dollar le volu.au choix.C\u2019EST LUI?Arthémise.\u2014Plusieurs hommes m\u2019ont demandé en mariage avant que je t\u2019épouse.Arthur.\u2014Pourquoi n\u2019as-tu pas pris le premier imbécile venu?Arthémise.\u2014C\u2019est ce que j\u2019ai fait.LES MAUVAISES LANGUES \u2014On ne peut pas sortir avec un jeune homme sans que les mauvaises langues se fassent aller.\u2014Oui, aussi al-je résolu le problème.Lorsque Je donne rendez-vous à mon cavalier, nous nous rencontrons à la gare avec chacun une valise à la main.LA RAISON Pourquoi as-tu dit à ta femme que tu avais passé la soirée à l\u2019hôtel Windsor hier soir?\u2014Parce que lorsque je suis entré à la maison je ne pouvais pas dire Ritz-Carleton 1Z janvier 1929 3è Samedi Zi DIFFERENCE D'AGE \u2014\tIl me semble, ma chère amie, que c\u2019est bien cinquante-quatre ans que nous avons toutes les deux car nous sommes nées la même année.\u2014\tEn êtes-vous sûre ?\u2014\tCertainement.\u2014\tMais vous avez vieilli plus vite que moi.LA GAFFE \u2014\tTu te rappelles mademoiselle Sophie que nous avons connu autrefois.\u2014\tOui, oui, oui, elle était assez jolie mais idiote, et souvent je me disais: celui qui l\u2019épousera sera joliment à plaindre.\u2014\tEh bien, elle est ma femme depuis trois ans.REFUSE Julie.\u2014 Non, monsieur, je ne vous épouserai pas parce que vous êtes peintre.Arthur.\u2014 Avez-vous peur que je vous en fasse voir de toutes les couleurs.NECESSITE \u2014\tC\u2019est donc le grand chic de ne porter qu\u2019un seul gant ?\u2014\tJe ne sais pas, mais comme j\u2019ai perdu l\u2019autre il y a cinq ans.UNE CHANCE \u2014\tC\u2019est comme mo:, je suis très content de ne pas être né en Italie.\u2014\tVous n\u2019aimez pas le macaroni ?\u2014\tC\u2019est pas ça, mais je ne parle pas un mot d\u2019italien.SATISFAIT \u2014\tTu es satisfait de tes affaires ?\u2014Oui, avec mon métier de chauffeur de taxis j\u2019ai un travail écrasant.AMOUR MATERNEL Monsieur.\u2014 Regarde cette vache comme elle nous regarde de travers.Madame.\u2014 C\u2019est peut-être la mère du veau que nous avons mangé à midi.DANS LE MENAGE Madame.\u2014 Le grand Michelet a écrit : \u201cla femme est le dimanche de l\u2019homme.\u201d\t.Monsieur.\u2014 Alors, comment le dimanche peut-être un jour de repos.VISITE INATTENDUE Deux hommes entrent chez l\u2019un d\u2019eux à minuit.\u2014\tMais on dirait qu\u2019il y a un cambrioleur chez toi.\u2014\tLaisse-le faire.On va s\u2019amuser.Ma femme va croire que c\u2019est moi qui entre; quelle réception il va avoir.INSOMNIES Le médecin.\u2014 Pour vous endormir il faut vous habituer à respirer fort et souvent.Le patient.\u2014 C\u2019est ce que l\u2019on peut appeler des exercices d\u2019assoupissement.AU TELEPHONE Le garçon (à sa femme) \u2014T'apporter une livre de sucre?Me prends-tu pour un truck?CE N\u2019EST PAS TROP Le pharmacien.\u2014 Avec un flacon de cet élixir vous rendez votre femme douce comme un mouton.Le client.\u2014 Envoyez-m\u2019en vingt flacons.EN FAMILLE Julie.\u2014Le bonheur parfait à deux, tu y crois, dis, mon chéri?Arsène.\u2014Mais oui.J'y crols_ quand Je suis seul.APRES L\u2019OPERATION Le chirurgien.\u2014 Avez-vous senti quelque chose ?L\u2019opéré \u2014Non, docteur, je n\u2019ai rien senti, je suis enrhumé du cerveau.BIEN AVERTI Le petit frère.\u2014J\u2019ai vu ton cavalier t\u2019embrasser hier soir.SI tu ne me donnes pas cinq sous Je le dis à papa.^ J mmâ 2e &&cmedl 12 janvier 1929 SURPRISE Madame (apercevant un voleur sous le lit).\u2014Juste ciel, Léontine, il y » un homme sous le lit.La nouvelle femme de chambre \u2014Je l\u2019ai remarqué, madame, et J avalî trouvé cela étrange.ENFANT OBEISSANT La maman.\u2014 Je t\u2019ai déjà défendu de tirer la queue du chat.L\u2019enfant.\u2014 Mais je ne la tire pas, maman, c\u2019est lui qui tire.LE POLYGLOTTE L,e médecin.\u2014 Mon ami, vous avez la langue très chargée.L\u2019interprète.\u2014 Laquelle, j\u2019en parle quinze.FIER DE SES OEUVRES \u2014\tJe suis arrivé à Montréal avec ma seule intelligence.\u2014\tAlors vous avez débuté avec rien du tout.DISTRACTION Jean.\u2014 Croyez-vous que je suis distrait, mademoiselle, en venant vous voir je vous ai acheté une boîte de chocolats.Aline.\u2014 Et vous l\u2019avez perdue.Jean.\u2014 Non, j\u2019ai mangé les chocolats.RENOUVEAU PRINTANIER Madame.\u2014 Tiens, regarde, il pousse des boutons aux arbres.Monsieur.\u2014 Je voudrais bien qu'il en repousse aussi à mes chemises.PAS LE TEMPS La mère.\u2014 Tu es encore tombé dans la boue avec ton habit neuf ?L'enfant.\u2014 Je n\u2019ai pas eu le temps de l\u2019enlever A LA PECHE Le pêcheur.\u2014 Ça ne mord pas, ce sont mes vers qui ne valent rien.L\u2019ami.\u2014 Donne-leur donc des vers de Victor Hugo.POUR VIVRE VIEUX \u2014\tComment, vous n\u2019avez jamais vu d automobiles ni de trains de chemin de fer ?\u2014\tMais non, puisque je suis centenaire.DANS LE MENAGE Madame.\u2014 Pourquoi ne me regardes-tu jamais ?Monsieur.\u2014 C\u2019est pour mieux t\u2019aimer, mon enfant.MOT POUR RIRE Le vieux monsieur.\u2014 J'ai apporté des bonbons pour toi mais je ne te les donnerai que lorsque je partirai.L\u2019enfant.\u2014 Eh bien, donnez-moi les bonbons et partez tout de suite.RECOMMANDATIONS Le médecin.\u2014 Vous n\u2019avez rien de bien grave.Prenez des exercices, faites une marche de quatre milles, le soir, après votre travail.Le malade \u2014 Mais, docteur, je suis facteur.PLUS DE DELUGE Juliette (six ans).\u2014 Le bon Dieu n\u2019enverra plus de Déluge maintenant.La maman.\u2014 Pourquoi ?Juliette.\u2014 Parce qu'il sait que nous savons tous nager.DEVINETTE \u2014\tQuelle différence y a-t-il entre un caissier, un voleur, un grain de blé et la politique ?\u2014\tLe caissier fait les additions, le voleur les soustractions, le grain de blé la multiplication et la politique, la division.UN CONNAISSEUR \u2014\tSavez-vous quelle est la chose qui arrive le plus vivement à son but ?\u2014\tLe chemin de fer.Un navire.Le télégraphe?\u2014\tC'est une échéance.INCONVENIENT Jf te l\u2019avais bien -lit: c'est le défaut de ces petits avions. 12 janvier 1929 Ski&cmsdi 17 REPARTIES D\u2019ENFANTS \u2014\tTon père doit être avare il est cordonnier et regarde les souliers que tu as dans les pieds.\u2014\tEt le tien, il est dentiste, et ton petit frère n'a qu'une dent.PEU IMPORTE Le père.\u2014 Comment se fait-il que tu sois toujours à la queue de ta classe ?L'enfant.\u2014 Ça ne fait rien, on enseigne la même chose à la queue qu\u2019à la tête, APPRECIATION \u2014\tL'eau est le meilleur breuvage que le bon Dieu nous ait donné.\u2014\tOui, mais les hommes ont inventé des breuvages qui ne sont tout de même pas trop mauvais.ENTRE ENFANTS \u2014\tAimerais-tu mieux être dans la police à cheval ou dans la police à pieds ?\u2014\tJ\u2019aimerais mieux dans la police à cheval, parce que si je rencontrais des voleurs je pourrais me sauver plus vite.IM COMPETENCE Monsieur.\u2014 Ce soi1- pour souper, vous me ferez deux oeufs La nouvelle bonne.\u2014 Ah! Je ne sais pas comment faire ça.Monsieur.\u2014 Vous ne savez pas ?La bonne.\u2014 Non, chez nous, ce sont les poules qui font ça.MENAGEMENT Un monsieur reçoit un télégramme d'un ami : \u2014\tTa femme légèrement malade.Enterrement demain.A L'USINE \u2014Arrête avec ton pied.Tu fais un bruit qui me porte sur les nerfs.lOL* CfePf mm «F® mm ¦¦m AU JARDIN ZOOLOGIQUE Ur.tour de la girafe.GALANTERIE Joséphin».\u2014 Je chante pour me distraire et pourtant je m\u2019ennuie.Eugène.\u2014 Vous vous écoutez peut-être.REPONSE D\u2019ENFANT La maman.\u2014 Arrête-toi, Léon, sinon je vais aller te donner une fessée.Léon.\u2014Ne te dérange pas maman.EXPLICATION \u2014 Je crois que le monsieur que nous venons de quitter est un homme marié.\u2014\tA quoi as-tu vu celà ?\u2014\tTu as entendu comme il a mal parlé des femmes.ENTRE COMIQU.ES \u2014\tQuelle est la langue la plus difficile à retenir \u2014\tC\u2019est l\u2019allemand.\u2014\tNon.c\u2019est la langue de ma femme.LA RAISON La bonne.\u2014 Pourquoi pleures-tu dans ton lit?As-tu peur ?L\u2019enfant.\u2014 Non, mais papa m\u2019a dit que si je pleurais je verrais un gros éléphant rose avec des yeux verts qui viendrait s\u2019asseoir sur mon lit, et j\u2019ai beau pleurer je ne le vois pas.EN CLASSE L\u2019instituteur.\u2014 J\u2019ai le regret de te dire que ta composition est cousue de fautes.L\u2019élève.\u2014 Papa ne sera pas content.L\u2019instituteur.\u2014 Tu n\u2019as qu'à lui dire que tu feras mieux à l\u2019avenir.L'élève.\u2014 Non.papa ne peut pas faire mieux. 26 &gkmedl 12 janvier 1929 EPISODE NUMERO 108 M mm Wm Ëim, il ?1\u2014L\u2019explorateur et Marie étalent à la recherche de Marcel qui avait disparu dans la tempête de sable.4\u2014Le vieil ermite fit entrer l'explorateur et Marie dans le grand temple en leur disant de let suivre.2\u2014Ils frappèrent à la porte du vieux temple et le vieil ermite vint leur ouvrir pendant que le chien voulait sauter sur eux.5\u2014Ils parcoururent de longs couloirs sombres toujours conduits par le vieil ermite.3\u2014Pendant que Marie essayait de calmer le chien, l'explorateur fit comprendre au vieil ermite qu\u2019il cherchait Marcel.6 Ils arrivèrent dans une grande pièce, mais Marcel avait disparu.Où pouvait-il se trouver?mm lrSlilillM mm il rmwwBanrtirii rmu'îa.iF\u2019 ! Y'; ,, ; mm \u2019tZ&ZzS&Bmrcv am mmm mm.7\u2014Pendant ce temps Marcel se trouvait dans les caves du temple et cherchait une sortie qui la conduirait au dehors.8\u2014Il arriva bientôt devant une grande porte solidement verrouillée Cette porte devait le conduire à la liberté.9\u2014Cette porte n'avait pas été ouverte depuis de longues années car les verrous étaient rouillé!.10\u2014Marcel réussit tout de même à l\u2019ouvrir 11\u201411 poursuivit sa route et entendit bientôt\t12\u2014Marcel hésita quelques instants pour sul- après bien des peines et des efforts.Il aperçut un bruit formidable.C\u2019était une grande chute vre sa route.Il continua néanmoins sans savoir un long couloir.\tqui tombait dans un abîme.\toù ce chemin conduisait.Hlit.1 ¦ y mm Mi i.4^Æà mm mm mm mM (La suite de cette histoire dramatique dans LE SAMEDI de la semaine prochaine) V 12 janvier 1929 Sbfikmedb 29 du 1 Samedi ESCLAVE OU REINE '-7\tPar DELLY RESUME DES PRECEDENTS CHAPITRES Le prince Serpe Ormanoff, un russe, demande à madame de Subrans la main de sa fille Lise.Madame de Subrans a un secret que détient le prince Serge et qui peut ruiner sa réputation d'honnête femme.Madame de Subrans est donc obligé de faire une pression énergique sur la jeune fille pour la décider à ce mariage.No 4\t(Suite) IX Mais si le prince Serge était mécontent, il ne fit pas du moins éprouver les effets de cette contrariété à sa femme.Du reste, elle le voyait fort peu.Il était continuellement en chasse, soit seul, soit avec des hôtes qui venaient passer pour ce motif quelques jours à Kultow.Le soir seulement, tous se trouvaient réunis.Lise remplissait alors son rôle de maîtresse de maison avec une grâce exquise et une dignité à la fois souriante et grave que les invités du prince Ormanoff célébraient autant que sa beauté.C'était maintenant presque toujours Mme de Ruhlberg qui accompagnait sa belle-soeur dans ses promenades en traîneau ou à pied à travers le parc.Serge en avait exprimé le désir à Lydia, qui s\u2019était inclinée aussitôt comme devant toutes les volontés de son frère.Celle-ci, du reste, ne lui paraissait pas désagréable Lise était une compagne charmante, et la baronne avait une nature trop molle, trop insouciante, pour garder longtemps rancune à la jeune femme dont la révolte avait provoqué le départ de Cannes.Quand elles s\u2019en allaient à pied, Hermann et Sacha, les deux fils de Lydia, les accompagnaient, et fort souvent aussi les grands lévriers du prince, deux bêtes magnifiques qui s'étaient prises d\u2019ardente affection pour Lise.Le babillage de Sacha distrayait la jeune femme beaucoup mieux que la conversation frivole et vide de Lydia.Parfois la tante et le neveu entreprenaient une partie de balle, et, dans ces moments là, Lise se sentait encore très enfant, elle se reprenait à la vie.Sa santé s\u2019améliorait.Les lassitudes se faisaient beaucoup plus rares, l\u2019appétit revenait un peu.Mais le beau visage restait pâle, Publié ru vertu d'un traité avec la Société des Cens de Lettre!.Commencé dam U No dm 11 décembre 1928.le cerne diminuait à peine autour des yeux noirs où, presque constamment, demeurait une sereine mélancolie.Lise souffrait toujours.Elle souffrait du manque d\u2019occupations, car elle n\u2019avait à sa disposition que la broderie, qui la fatiguait très vite, et la musique, dont le docteur Vaguédine lui avait prescrit de ne pas abuser, plus quelques lectures insignifiantes et frivoles tirées de la bibliothèque de la défunte princesse et seules permises par Serge.Elle souffrait de sa situation étrange, du glaqial despotisme de son mari, de l'absence d\u2019affection, de la privation de toutes nouvelles de ceux qu\u2019elle aimait, car si des lettres étaient arrivées de Péroulac, elle n\u2019en avait jamais eu connaissance.Elle souffrait surtout du manque de secours religieux.Le prince n\u2019était plus revenu sur la question qui avait amené l\u2019exil de Lise.Sans doute espérait-il que la lassitude se ferait sentir, ou que la tiédeur préparait les voies à l\u2019indifférence.Alors, elle serait à sa discrétion, il pétrirait à son gré cette jeune âme autrefois intransigeante.Mais Lise savait qu\u2019elle n\u2019était pas seule, que la force divine la soutiendrait dans cette lutte et lui donnerait le courage de résister victorieusement à l\u2019implacable domination de Serge.Même en l\u2019absence du prince, la jeune femme sentait toujours peser lourdement ce despotisme, non seulement sur elle, mais encore sur tous les êtres qui peuplaient la demeure seigneuriale.Chez les Ormanoff, c\u2019était une tradition de se faire craindre.Les punitions corporelles existaient même encore quelque peu à Kultow.L\u2019autorité fermait les yeux, et les intéressés se gar- daient de se plaindre, car, si le prince Serge aimait parfois les arguments frappants, il était par contre d\u2019une extrême générosité et répandait sans compter l\u2019or autour de lui, avec une sorte d\u2019insouciance où semblait entrer beaucoup de mépris.Pourtant, ce maître exigeant et altier s'était attiré des dévouements passionnés.Outre Vassili et Stépanek, le cosaque du prince qui se partageaient ses faveurs, il y avait à Kultow une créature qui baisait la trace de ses pas.C\u2019était Madia, la vieille «niania» qui avait soigné le petit seigneur enfant, et qui vivait maintenant dans un coin du vieux château, heureuse pour bien des jours lorsque, rencontrant le prince dans les corridors, elle pouvait lui baiser la main et entendre sa voix brève lui dire : \u2014 Bonjour, Madia.Comment vas-tu ?Lise connaissait maintenant cette femme, que Mme de Ruhlberg lui avait présentée un jour.C\u2019était une grande vieille osseuse, au teint jaune et aux yeux perçants.Elle s\u2019était incliné sur la main de Lise en murmurant: \u2014 Que Dieu vous rende heureuse, ma belle princesse ! Depuis, quand la jeune femme rencontrait Madia, elle était toujours frappée de l\u2019expression compatissante et douce de son regard, et du sourire qui entr\u2019ou-vrait sa bouche édentée.X \u2014 Ma tante, voulez-vous me permettre d\u2019aller avec vous ?C\u2019était Sacha qui adressait cette demande à Lise, en la rencontrant dans un corridor du château, toute prête pour faire une courte promenade dans le parc.Elle répondit affirmativement, et bientôt tante et neveu s\u2019engagèrent dans une allée.Tout en causant, ils avaient fait nne bonne petite traite.Lise dit tout à coup : \u2014 C\u2019est assez! il est temps de retourner.Nous sommes mêmes allés trop loin, Sacha, car votre oncle nous avait bien défendu de nous éloigner, à cause des loups qui commencent à se rapprocher.Ils rebroussèrent chemin.Devant eux venant en sens inverse, s\u2019avançait un homme portant la tenue des gardes forestiers du prince Ormanoff.Lorsqu\u2019il fut à quelques pas de la princesse et de Sacha, il enleva son bonnet de fourrure.\u2014 Qu\u2019avez - vous ?s\u2019exclama Lise.Le visage de l\u2019homme était traversé de lignes rouges et gonflées et ses paupières meurtries semblaient avoir peine à se soulever.\u2014 Ce n\u2019est rien, Altesse.J\u2019ai effrayé sans le vouloir le cheval du prince, qui a failli le désarçonner.Alors j\u2019ai reçu quelques coups de cravache.\u2014 Oh ! pauvre homme ! murmura Lise avec un geste d\u2019horreur.Dans les yeux bleus du garde, il y avait une résignation paisible, mais un pli amer et douloureux se dessinait au coin de ses lèvres.\u2014 C\u2019est dur tout de même, pour si peu, murmura-t-il.\u2014 Cela vous fait-il beaucoup souffrir?demanda Lise en l\u2019enveloppant de son doux regard compatissant.\u2014 Assez, oui, Altesse.Mais je rentre tout de suite, ma femme va me metre quelque chose dessus et ce sera vite fini.\u2014 Est-ce que vous avez des enfants?.\u2014 Deux, répondit le garde.\u2014 Si je le pouvais, j\u2019irais les voir.J\u2019aime beaucoup les enfants.J\u2019essaierai, un de ces jours, si vous ne demeurez pas trop loin.(Suite à la page 30) 30 &>%kvm£dl 12 janvier 1929 CRESOBENE CAPSULES indication.Grippe.Rhume» Toux, Bronchite, Laryngyte, Maux de Gorge, Extinction de Voix, Oppression, Asthme.Çon'.posltlot* Produit Balsamique à l\u2019état naissant» Créosote, Eucalyptol, Téré-bène, Cinnamon, Pins Maritimes.UN MOYEN d\u2019affronter les MICROBES, de \"blinder\u201d votre GORGE, d'assou-plir vos CORDES VOCALES, de protéger vos BRONCHES, d\u2019empêcher le RHUME de \"tomber\u201d sur vos POUMONS.Désirez-vous vous débarrasser de ce RHUME, cette OPPRESSION.cette TOUX PERSISTANTE, de cette EXTINCTION de VOIX, de cet ENROUEMENT de cette BRONCHITE.PRENEZ des CRESOBEKB dont la composition balsamique et volatile les place au premier rang des ANTISEPTIQUE et GERMICIDE des VOIES RESPIRATOIRES et des POUMONS.La brochure vous dira comment préparer chez vous, au moyen des Crésobène, le traitement le pins approprié à votre cas.Impossible de vous traiter mieux et à meilleur marché.Prix, $1.00 le flacon.Standard Products Co., 1566 rue Saint-Denis, Montréal 4 VIENT DE PARAITRE LE CHIEN Son élevage, dressage du chien de garde, d'«ttaque, de défense et de polioe.Entrainement pour Exposition et Traitement de se» maladie» BEAU VOLUME DE 200 PAGES NOMBREUSES ILLUSTRATIONS Prix $1.25 En vente partout on chez routeur ALBERT PLEAU Saint-Vincent de Paul (Co.Laval), P.Q.SAVEZ-VOUS?quelle est l'opinion des gnards producteurs de vues animées »ur le frhn sonore.Votre jugement personnel est-il de pair avec les grands critiques du cinéma?LISEZ LE FILM du mon de janvier e; w**> serez renseigné sur ce sujet comme sur bien d'autres; vous y tirez d« irtidns qoi vous tiendront »u courant de ce qui se passe dans les studios et vous v trouverez une quantité de gravures obtenues d'après les pkss réoontes photos des artistes ielFTTTM est un magazine de grande information, documenté aux meilleures source» et le teul, sur tout le continent américain qui donne, pour le prix minime de 10 cents seulement autant de matière à lire en français aussi abondamment illustré.EXTRAIT DU No DE JANVIER Deux tableaux de maître.\u2014 Emouvantes conftdemoes de Pola Negri \u2014 Pour oai contre le film sonore?\u2014 Comment on pleure au cinéma.\u2014 La carrière de Tim Mc-Goy.\u2014 Greta Garbo chez elle.Ruth et les étoiles \u2014 Le film parlant et la censure.\u2014 Nouvelles des studios.Renseignements divers, menus faits, productions en cours, etc.IelFTl^! 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Nous serions battus aussi ! \u2014 Ne vous avais-je pas défendu de vous éloigner ainsi, Lise ?fit froidement Serge en s\u2019arrêtant près de sa femme.\u2014 C\u2019est vrai, Serge, j\u2019ai eu tort.Nous l\u2019avons fait sans y penser, je vous assure.\u2014 Et que faisiez-vous arrêtée près de cet homme ?\u2014 Je lui demandais ce qu\u2019il avait au visage.Et il m\u2019a dit.Oh ! Serge ! Ses beaux yeux pleins de reproches et de tristesse se levaient vers lui.Et ils étaient si limpides qu\u2019on pouvait y lire aussi toute l\u2019horreur qui remplissait l'âme de Lise pour cet acte cruel.Un éclair passa dans le regard de Serge.\u2014 Je vous interdis de vous mêler de cela! dit-il durement.Je châtie qui il me plaît et comme il me plaît, sans permettre à quiconque de me blâmer.De plus, je ne souffrirai pas que vous témoigniez à ces gens de la sympathie ou de la pitié ! C\u2019est là encore une preuve de cette sensiblerie dont vous me semblez largement pourvue.Va-t-en, Sacha.Non, attends.C\u2019est toi, paraît-il, qui as cassé hier l\u2019orchidée jaune, dans le jardin d hiver ?L\u2019enfant .devint pourpre et baissa la tête en murmurant : \u2014 Oui, mon oncle.\u2014 Mais c\u2019est surtout de ma faute, dit vivement Lise.J\u2019avais manqué tomber, je me suis retenue à lui, qui a perdu à son tour l'équilibre et est tombé sur la fleur.Ne vous a-t-on pas raconté cela ainsi, Serge ?\u2014 Certainement.Mais il a toujours été interdit à Hermann et à Sacha d\u2019entrer dans le jardin d\u2019hiver.\u2014 Il venait m\u2019apporter mon mouchoir que j\u2019avais perdu dans le salon.Je l\u2019ai gardé près de moi un petit moment, sans y penser, vraiment ! Il riposta d\u2019un ton de froide ironie : \u2014 De tout cela, il résulterait en bonne justice que vous aussi méritez une punition.Je vous en fais grâce cependant, Sacha l\u2019aura à votre place.Rentre, Sacha, et préviens Yégor qu\u2019il ait à te donner, ce soir, vingt coups de verge.Sacha pâlit; mais, inclinant la tête, il s\u2019éloigna sans protester.Une exclamation d\u2019effroi indigné avait jailli des lèvres de Lise : \u2014Serge, vous ne ferez pas cela!.Ce serait trop injuste!.et trop cruel ! \u2014Vous n'avez pas à juger mes actes, dit-il froidement.Je ne vous le permettrai jamais, Lise.En un mouvement presque inconscient, elle posa ses mains frémissantes sur le bras de son mari.\u2014 Serge, ne faites pas cela ! L\u2019enfant est nerveux et délicat!.Et c\u2019est ma faute, je vous le répète! Punissez-moi à sa place .Faites-moi châtier si vous le voulez.Je ne crains pas la souffrance.mais je ne puis supporter voir souffrir autrui ! Une supplication ardente s'échappait de ses yeux pleins de larmes.D\u2019un geste presque violent, Serge secoua son bras pour en détacher les petits doigts crispés.\u2014 Assez, Lise! Votre sensibilité est insupportable, il est bon qu\u2019elle soit battue en brèche, je m\u2019en aperçois.Rentrez maintenant.et n\u2019oubliez pas que nous avons une partie de patinage cet après-midi.Il s\u2019éloigna dans une allée transversale.Aux oreilles de Lise parvint le sifflement de sa cravache frappant les branches dénudées des arbustes.Sans doute avait-il bonne envie d\u2019infliger le même traitement à la jeune femme qui se permettait de le blâmer Elle revint machinalement vers le château.Son âme si douce se soulevait de colère et d\u2019indignation, en même temps que de chagrin.Pauvre petit Sacha, un 12 janvier 1929 &&cmedb 31 peu étourdi peut-être, mais si bon et si franc! Déjà, sa mère montrait ouvertement sa préférence pour Hermann, si lourd pourtant, si peu intelligent, mais sournois et flatteur, il ne manquerait plus maintenant que son oncle, lui aussi, le prît en grippe ! Serait-ce parce que Lise lui témoignait de l\u2019affection, et imagi-nait-il de la faire souffrir en tourmentant cet enfant ! Quel être odieux était donc ce prince Ormanoff ?Quand elle eut retiré ses vêtements de sortie, elle se dirigea vers l\u2019étage supérieur.Dâcha lui avait appris que Madia était malade, et elle voulait aller la visiter.Ce devoir de charité la forcerait d'ailleurs à faire trêve à ses pénibles préoccupations et à l\u2019angoisse que lui donnait la pensée du châtiment injuste préparé à Sacha.\u2014 Que vous êtes bonne de venir me voir, ma douce princesse ! dit la vieille niania en lui baisant les mains.Mais vous êtes bien pâle.et vous semblez triste.On dirait même que vous avez pleuré.La jeune femme ne répondit pas et essaya de sourire.Mais Madia hocha la tête.\u2014 Non, vous ne pouvez pas.La princesse Olga souriait toujours, elle, devant «lui».Mais elle a pleuré quelquefois quand elle était seule.Pas très souvent, pourtant.Ce fut surtout après la naissance du petit Volodia.Elle aurait voulu s'occuper de lui comme font les autres mères.Mais chez les Ormanoff, l\u2019enfant, quand c\u2019est un fils, est soustrait aussitôt à l\u2019influence maternelle.Elle avait la permission de le voir seulement une fois par jour.Quand il était malade, elle ne pouvait pas le soigner.Heureusement, sa nature n'était pas très sensible.Mais elle souffrait un peu quand même, car elle aimait bien son petit enfant, \u2014 pas au point, pourtant, de résister à son mari, car, lui, elle l\u2019aimait plus que tout.\u2014 Elle le craignait surtout, je pense murmura amèrement Lise.Aimer cet implacable tyran, ce coeur de marbre! Quoi donc en aurait été capable ?\u2014 Oh! oui, elle le craignait ! Cependant, il était bon pour elle.Pourquoi me regardez-vous comme cela, Altesse?Il était bon, je vous assure, et la princesse Olga n\u2019a pas souffert comme vous pourriez le croire.Sa nature s'accommodait très bien de la soumission passive et du genre d\u2019affection que lui accordait son mari.Elle n\u2019aurait pas entrepris la moindre chose de son propre chef ; elle cherchait toujours dans ses yeux une approbation.C\u2019était un bon ménage, Altesse.Pourquoi donc cette vieille femme lui racontait-elle tout cela?Qu\u2019avait-elle besoin de savoir que la première femme du prince avait été une parfaite esclave?Elle, Lise, n\u2019avait aucune velléité de l\u2019imiter ! Elle était toujours prête pour la soumission due à l\u2019époux, mais en conservant sa dignité de femme et sa liberté de conscience tout entière.\u2014 Je vais vous dire au revoir.Madia.Il est temps que je m\u2019habille pour le déjeuner.\u2014 Oui, allez, ma princesse.Me voilà contente pour toute la journée, rien que de vous avoir vue.C\u2019est du ciel que vous avez dans les yeux, ma belle princesse.Mais ne les faites pas pleurer, ne vous tourmentez pas.Ecoutez que je vous dise un secret.La vieille niania sait bien des choses, elle a vu et entendu.Le grand-père de notre prince était un homme terrible, jaloux comme plusieurs Turcs réunis, dur comme toutes les glaces de notre pays.Après avoir fait mourir sa femme de chagrin, il obligea ses filles à des mariages qui leur déplaisaient ,et tourmenta son fils Vladimir parce que celui-ci, qui était bon et plus affectueux que ne le sont en général les Ormanoff, témoignait à sa femme une certaine considération.Le prince Vladimir mourut très jeune, et son père éleva lui-même le petit prince Serge.Il l\u2019éleva selon ses idées, c'est-à-dire qu\u2019il lui enseigna d'abord la dureté de coeur, l\u2019orgueil de sa supériorité masculine, le mépris de l\u2019asservissement de la femme.Sa pauvre mère n\u2019avait la permission de le voir que de temps à autre, toujours en présence du grand-père, et elle ne pouvait lui donner aucune caresse.C\u2019est ainsi que son orgueil naturel se développa, c\u2019est ainsi que s\u2019endurcit son coeur.son coeur qui était naturellement, bon et tendre même, Altesse ! Line ne put retenir un geste et une parole de véhémente protestation.\u2014 Oh ! Madia ! Les petits yeux bleu pâle de la vieille femme clignotèrent, un sourire mystérieux entr\u2019ouvrit ses lèvres.\u2014 Il n\u2019est pas mort, Altesse; il revivra.Oui, oui, je com- prends, Votre Altesse me prend pour une folle.Mais je sais ce que je dis.Je le connais, mon beau prince.Il n\u2019y a même que moi qui le connaisse, ici.Soyez courageuse, ma princesse; ayez patience, et vous verrez.Les yeux de Madia brillaient, et Lise songea qu\u2019elle devait avoir une forte fièvre pour divaguer ainsi.Elle s'éloigna en disant qu\u2019elle reviendrait la voir le lendemain.Comme elle atteignait la porte, elle entendit là vieille femme qui murmurait : \u2014 Vous n\u2019êtes pas la princesse Olga, vous.Oh! non! Elle se détourna vivement.\u2014 Pourquoi dites-vous cela?et de la même manière que Mlle Dougloff ?\u2014 Ah! elle vous l\u2019a dit aussi?\" Oui, elle a dû s\u2019en apercevoir aussitôt.Le prince ne lui adresse peut-être pas dix mots dans l\u2019année, et pourtant elle le connaît presque aussi bien que moi.Sous ses paupières baissées, elle voit tout, elle devine tout.Ma douce petite princesse, elle sait certainement déjà un secret que vous ignorez encore, \u2014 un beau secret qui vous donnera le bonheur.Mais, à cause de cela, prenez garde! Elle haïssait déjà la princesse Olga, que sera-ce de vous ! \u2014 Pourquoi me haïrait-elle ?s\u2019écria Lise d\u2019un ton stupéfait.Je ne lui ai jamais rien fait, je lui parle même chaque fois que je peux, car je trouve fort triste que, parce qu\u2019elle est une parente pauvre, on la laisse ainsi à l\u2019écart.\u2014 Et bien l\u2019on fait ! dit Madia en étendant la main.A la place du maître, je l\u2019aurais depuis longtemps envoyée ailleurs.Voyez-vous, moi, j\u2019ai une idée.Mais je ne peux pas la dire, parce que ce n\u2019est rien qu\u2019une idée.Pourquoi elle vous hait?Parce qu\u2019elle est une louve, et vous, une agnelle du bon Dieu.Parce que, surtout.vous êtes la femme du prince Ormanoff.Défiez-vous d\u2019elle.Et ne le craignez pas trop, lui.Croyez-en la vieille Madia, Altesse quand vous aurez quelque chose à lui demander, faites-le hardiment, et vous obtiendrez tout.Décidément, Madia avait une forte fièvre ou bien son cerveau se dérangeait, \u2014 ce qui n\u2019avait rien d\u2019étonnant, vu son grand âge.\u2014 Je tâcherai d\u2019en parler au docteur Vaguédine, songea Lise en regagnant son appartement.(Suite à la page 32) Avivez les YEUX endormis avec cette lotion rafraîchissante Pourquoi commencer la journée avec des yeux boursouflés par le sommeil?Quelques gouttes de Murine en vous levant aviveront vos yeux et même vous mettront en train.Murine ne contient ni belladone ni aucun autre ingrédient dangereux.En vente dans toutes les pharmacies.Achetez-en aujourd\u2019hui! ¦m VRML POUR VOS YEUX Ns Souffrez Plus! 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Il est odieux! Une si délicieuse créature, et si jeune, si touchante!.Tenez, regardez-moi cela.Elle nous a pourtant dit l\u2019autre jour, devant lui, que fumer lui était désagréable! Serge venait d\u2019allumer une cigarette et la présentait à sa femme.Elle esquissa un geste de refus.Mais lui, tranquillement, la mit entre les petites lèvres roses.Et Lise n'osa l\u2019enlever dans la crainte de quelque scène.Chaque fois que cette fantaisie avait pris à Serge, elle avait dû céder, se réservant la résistance pour des motifs plus graves.Mais quelque chose se révoltait toujours au fond d\u2019elle-même lorsqu\u2019elle devait se plier à ce caprice despotique.Aujourd\u2019hui, il ne prolongea pas son ennui.A peine lui-même avait-il tiré quelques bouffées de sa cigarette qu\u2019il se leva, en disant que l\u2019heure était venue de s\u2019habiller pour le patinage.Aussitôt chacun s\u2019ébranla.Lise et lui sortirent les derniers du salon et montèrent ensemble l\u2019escalier.Au premier étage, Serge se dirigea vers son appartement.Lise demeura un moment immobile, indécise, le coeur battant.Il lui venait l\u2019idée folle, mais irrésistible, de lui demander encore la grâce de Sacha.Folle, oui, après la façon dont il l\u2019avait traitée ce matin, après l'attitude qu\u2019il avait eu pendant le repas Mieux vaudrait supplier ces murs de pierre que cet homme impitoyable.Et pourtant, pourtant!.Les étranges paroles de Madia bourdonnaient à ses oreilles.Elle s\u2019élança tout à coup et rejoignit le prince comme il ouvrait la porte de son appartement.\u2014 Serge, pardonnez-moi! mais je voudrais vous supplier encore pour Sacha ! Elle ne recula pas devant la lueur irritée du regard, ni devant le geste de colère.\u2014 Voulez-vous donc me pousser à bout, Lise?Faut-il, pour vous contenter, que je fasse doubler la punition ?\u2014 Serge!.Oh! ne soyez pas cruel ! Accordez-moi sa grâce, je vous en prie! Tenez! je vous la demande à genoux ! Elle se laissait glisser à terre, en levant vers lui ses mains jointes et ses grands yeux implorants et douloureux.Il se baissa vivement, lui prit les mains et la releva.\u2014 Assez! assez! Lise! Je vous l\u2019accorde.je vous accorde tout! Mais allez-vous-en ! Vous me rendez fou ! Repoussant doucement la jeune femme, il entra chez lui, en fermant la porte avec violence.Elle resta pendant quelques minutes abasourdie, tout autant de sa victoire que des étranges manières de Serge.Puis elle revint bien vite chez elle et fit appeler Sacha pour lui donner l\u2019heureuse nouvelle.\u2014 Oh! ma tante, vous avez osé!.Ce n\u2019est pas ma tante Olga qui aurait fait cela! Mais jamais je n\u2019aurais cru que mon oncle céderait!.Merci, ma tante Lise, ma jolie tante ! Tout émue de sa reconnaissance, elle l\u2019embrassa et le renvoya.Puis, le coeur plus léger, elle se laissa habiller paT Dâcha.Celle-ci la revêtit d\u2019une robe de drap blanc qui découvrait ses petits pieds, et du vêtement de renard blanc qu\u2019elle portait le jour de son mariage.Une toque semblable, ornée d\u2019une aigrette, fut posée sur ses cheveux.Et ce fut en toute vérité que le comte Darowsky put murmurer d\u2019un ton d\u2019enthousiasme contenu, en l\u2019aidant à monter en traîneau : \u2014 Vous êtes la reine des neiges, princesse ! Au dernier moment, Vassilii était venu prévenir que le prince Ormanoff ne pouvait accompagner ses hôtes aujourd\u2019hui.Ce brusque changement d\u2019idées étonna quelque peu, étant donné que c\u2019était lui-même qui avait parlé aujourd\u2019hui de patinage et avait pressé pour qu\u2019on s\u2019habillât.\u2014 Capricieux comme une jolie femme, notre hôte! dit Michel Darowsky à l\u2019Autrichien, assis dans le même traîneau que lui.\u2014 Oui, il l\u2019est même pouT deux, car je suis bien certaine que la princesse Ormanoff n\u2019a pas ce défaut-là.\u2014 Elle! Oh! c\u2019est une sainte! on le voit dans ses yeux.Une sainte et une martyre, peut-être! \u2014 Mon cher comte, un conseil : ne laissez pas trop paraître votre chevaleresque admiration.Le prince Ormanoff est ombrageux comme un Oriental.\u2014 Je ne l\u2019ignore pas.Mais, en vérité, personne ne pourrait s\u2019offenser de l\u2019admiration respectueuse qu\u2019inspire la princesse ! \u2014 On ne sait jamais, avec un homme de cette trempe! Il suffirait qu\u2019une lubie lui traversât l\u2019esprit.Le lieu choisi était un lac de grande étendue, enchâssé dans' des forêts de sapins couvertes de neige.Sur le bord se dressait un chalet du plus pur style norvégien, où des domestiques tenaient à la disposition des hôtes du prince Ormanoff des grogs chauds, du thé et des pâtisseries.Quand Lise eut chaussé ses patins, le comte Michel lui offrit sa main et tous deux s\u2019élancèrent sur la glace.La jeune princesse, si souple et si légère, patinait à ravir.Pour un instant, elle oubliait sa tristesse et se laissait aller simplement au plaisir de glisser sur cette glace superbe, dans ce décor immaculé qu\u2019éclairaient de pâles rayons de soleil.Une forme masculine se dressa tout à coup près d\u2019elle.\u2014 A mon tour de vous servir de cavalier, Lise, dit la voix du prince Ormanoff.Elle eut un sursaut de surprise et serait tombée si le comte ne l\u2019avait retenue.\u2014 Serge!.Je croyais que vous ne deviez pas venir ! \u2014 On ne sait jamais, avec moi.Michel, allez donc délivrer cette pauvre Lydie qui n\u2019ose lâcher le piètre patineur qu\u2019est le comte Berkerheim.Ce sera oeuvre de charité Le comte Barowsky eut un léger froncement de sourcils.Le ton sardonique de son cousin laissait supposer une intention blessante.Il retint pourtant le mot un peu vif qui lui montait aux lèvres, et, s\u2019inclinant devan?Lise, il se dirigea vers l\u2019endroit où évoluaient Mme de Ruhlberg et le diplomate autrichien.Serge prit la main de sa femme.et tous deux s\u2019élancèrent sur la glace.Lise put constater aussitôt qu\u2019il était un incomparable patineur.Entraînée par lui, elle accomplissait de véritables prouesses.Et il l\u2019emmenait loin, très loin, jusqu\u2019à l\u2019extrémité du lac, comme s\u2019il eût souhaité soustraire à tous les yeux la délicieuse reine des neiges.Elle se sentait très lasse, mais n\u2019osait lui demander de s\u2019arrêter.Pourtant, sa vue se brouillait, et tout à coup, un vertige la saisit.\u2014Serge!, je tombe ! L\u2019élan était donné, il fallut toute l\u2019adresse du prince pour' s\u2019arrêter presque aussitôt.D\u2019un mouvement instinctif.Lise, défaillante.s\u2019appuyait contre sa poitrine, se retenait à son cou.Et.pour la première fois de l~a vie.elle était en proie à une hallucination : elle sentait des baisers sur son visage, elle entendait une voix anxieuse qui murmurait : «Lise!., ma Lise!-* Pendant quelques secondes elle ressentit une impression de repos, de tranquille et confiant bien-être.Puis, tout se noya dans l\u2019ombre, elle perdit complètement connaissance.Quand elle revint à elle, elle se trouvait dans le chalet, étendue sur un divan.Vers elle se penchait Mme de Ruhlberg, un flacon de sels à la main.Et un peu plus loin le prince Serge se tenait debout, les bras croisés, avec son visage rigide des plus mauvais jours.\u2014 Là, c'est fini, dit Lydie d'un ton de soulagement.Un verre de thé bien chaud, maintenant, et vous serez tout à fait remise.\u2014 Vous allez la ramener à Kul-tow.Lydie Mais tant que vous ne serez pas parvenue à dompter ces ridicules faiblesses, Lise, vous vous abstiendrez de patinage.Et, tournant les talons, le prince Ormanoff sortit du chalet.\u2014 U est très mécontent! chuchota Mme de Ruhlberg.Songez donc, il a été obligé de vous ramener dans ses bras depuis l\u2019extrémité du lac! Si fort qu\u2019il soit, et si peu que vous pesiez, c'était 12 janvier 1929 Se&cm&àJu 33 difficile quand même.Puis, pour un homme vigoureux et plein de vie comme lui, il est irritant d\u2019avoir une femme qui se pâme pour un rien et qui gène toutes les parties.C\u2019était la première fois que Lydie prononçait de semblables paroles.Elle, si apathique en général, était aujourd\u2019hui visiblement furieuse d\u2019avoir à quitter le patinage.Le pâle visage de Lise se couvrit de rougeur.\u2014 Je ne veux gêner personne! dit-elle vivement .Je retournerai seule à Kultow, et, désormais, je vous laisserai faire vos parties en paix ! Allez, allez, Lydie.Quand je me sentirai un peu moins faible, Thadée m\u2019aidera à gagner le traîneau.\u2014 Et Serge me fera une scène terrible.Merci bien! J\u2019aime encore mieux me priver du plaisir que je me promettais bien encore.Mais je me demande pourquoi, au lieu de vous renvoyer tout de suite, Serge ne vous laisse pas tranquillement ici.On dirait qu\u2019il a hâte de se débarrasser de vous ! Lise ne répliqua rien et abaissa ses paupières sur ses yeux fatigués.Elle se sentait en ce moment si lasse et si faible qu\u2019il lui semblait voir la mort tout proche.Quelle délivrance ! Et personne ne la pleurerait sauf peut-être Sacha, ses femmes de chambre et la vieille Madia.XI Le comte Barowsky quitta Kultow le surlendemain.Lydie avait en vain déployé pour lui toutes ses grâces.Un mariage avec ce parent jeune, riche et distingué lui souriait beaucoup, d'autant mieux qu\u2019ii lui aurait permis d\u2019échapper à la lourde tutelle de son frère Mais Michel n'avait paru rien comprendre.Il avait perdu, quelques années auparavant, une jeune femme très aimée et ne songeait aucunement à la remplacer à son foyer, où sa mère élevait les deux petits enfants qui étaient sa seule consolation.Lydie n\u2019ignorait aucunement ces détails.Mais elle se persuada \u2014 ou on lui persuada \u2014 que cette indifférence de son cousin était due surtout à la présence de Lise.Près de cette incomparable beauté, les plus jolies femmes ne paraissaient plus rien.De là, une sourde rancune envers la jeune princesse \u2014 rancune qui se manifestait par de petites piques, de petites méchancetés sournoises, des froideurs inexpliquées.Mme de Ruhlberg avait, en outre, un autre motif de ressentiment.Elle s\u2019irritait secrètement de la préférence de sa belle-soeur pour Sacha, et Hermann, jaloux, l\u2019excitait en dessous.Le précepteur, lui aussi, avait pris en grippe Sacha, dont la franchise déplaisait à son âme tortueuse, et le punissait à propos de tout et de rien.Le pauvre enfant, entre sa mère, son frère et Hans Brunner, était loin d\u2019être heureux.Il venait conter ses chagrins à Lise, qui le consolait avec de douces paroles.Elle ne pouvait pas autre chose.Elle-même était l\u2019objet d\u2019une hostilité latente, qu\u2019elle sentait s\u2019épaississant autour d\u2019elle et qui augmentait la tristesse dont saignait son coeur.Il n\u2019était pas jusqu'à l\u2019obséquieuse et sournoise admiration du précepteur qui ne vînt encore augmenter ses ennuis.Et le seul être qui eût pu délivrer Lise et Sacha de ces persécutions sourdes se renfermait dans une indifférence altière, dans une froideur écrasante, au retour de la chasse à laquelle il consacrait maintenant toutes ses journées, s\u2019y adonnant avec une sorte de passion furieuse \u2014 à tel point disaient les gardes qui l\u2019accompagnaient, qu\u2019il risquait à tout moment sa vie.Toujours effacée, toujours silencieuse, Varvara Dougloff glissait comme une ombre dans la princière demeure Nul ne s\u2019inquiétait de ce qu\u2019elle faisait, comment elle vivait.Lise seule avait voulu essayer de s'intéresser à elle Mais elle s\u2019était heurtée à une porte close Varvara gardait jalousement le secret de son âme derrière ses paupières baissées Par Lydie.Lise savait qu\u2019elle était la fille d\u2019une cousine des Ormanofï qui avait épousé malgré leur désapprobation un jeune homme de petite noblesse, lequel l\u2019avait laissée veuve et sans ressources au bout de six ans de mariage.Elle avait végété avec sa fille jusqu\u2019au jour où, apprenant la mort du prince Cyrille, grand père de Serge, elle était venue solliciter le secours de celui-ci, espérant trouver chez le très jeune homme qu il était alors un peu moins de dureté que chez l\u2019aïeul.Serge ignorait la compassion, mais il était généreux par nature.La veuve et sa fille avaient obtenu l\u2019autorisation de demeurer à Kultow, \u2014 mais elles avaient fort bien compris qu\u2019elles n\u2019y seraient tolérées qu\u2019à la condition de se faire oublier.C\u2019était de là sans doute que datait l\u2019atti- J 1 tude effacée de Varvara, et son j allure d\u2019ombre, glissante et ter- : ne.La mère était morte il y avait maintenant deux ou trois ans, mais Varvara avait continué à mener la même existence silencieuse, suivant Lydie qui elle-même évoluait docilement dans l\u2019orbe du prince Ormanoff, ayant -, autour d'elle un reflet du luxe qui j régnait dans les résidences prin-cières, et ne laissant jamais rien paraître des sentiments qui pouvaient agiter son âme, \u2014 recon- | naissance, ou bien aigreur, envie ; peut-être.Lise, si bonne et si délicate, j pensait qu\u2019elle devait souffrir de cette situation de parasite.Plus | d\u2019une fois, elle avait songé qu\u2019à : la place de Varvara, jeune et paraissant bien portante, elle aurait préféré travailler pour sauvegarder sa dignité et son indépendance.Que pouvait-elle faire, toujours seule chez elle?A quoi occupait-elle ses longues journées?Lydie, questionnée un jour à ce sujet par sa belle-soeur, avait le- j vé les épaules en répondant : \u2014 Je vous avoue que je n\u2019en sais rien ! Cette pauvre fille est tellement insignifiante ! Lise ne la jugeait pas du tout ainsi.Au fond, elle était obligée de s\u2019avouer que Varvara lui inspirait une sorte d\u2019antipathie instinctive, tout à fait irraisonnée.Mais par le fait même de ce sentiment qu\u2019elle se reprochait, elle se croyait tenue à se montrer meilleure à son égard.Ce fut guidée par ce motif qu\u2019un jour, ayant appris au déjeuner que Mlle Dougloff était malade, \u2014 il régnait en ce moment à Kultow un vent de grippe, \u2014 Lise se dirigea vers son appartement situé dans une partie éloignée du château.Elle s\u2019arrêta, indécise, devant 1 une porte entr\u2019ouverte.Une voix sourdement irritée demanda : \u2014 Est-ce vous enfin.Nadia ?Alors elle poussa la porte et 1 entra en disant : \u2014 Non.Varvara, c\u2019est moi, i Lise.Dans l\u2019ombre projetée par les lourds rideaux du lit, elle vit se dresser la tête blonde de Varvara.\u2014\u2019Vous!., vous! dit une voix étouffée.Lise s\u2019avança jusqu'au lit.Du premier coup d\u2019oeil, elle vit que Varvara était en proie à la fièvre, car elle était fort rouge, et ses yeux, ses étranges yeux jaunes luisaient.ta Le médecin dit.'* Les enfants qui mouillent leur lit sont des enfants faibles *1 Um sinïple traitamoiu d Hun mois à la Sphimeterine a j-andii des ©enuùnoi de mè-ros de familles heiuremaoe de tour +orÙ * Si votre enfant mïmiMa jon lit, c -4, qu \u2019il serai ire do faïMosae des organe».iXîtte fa/blasei» ae fait toujours eom.r sur lie système gén à rai do l\u2019cn-fruH.Itien do sunpiwaaat qu\u2019ii soit t,r -.j spursé à 1 : a i:v (ouïtes lea uui-1 actios propice a sou âge 0vit*z donc tous ©es troublas et veiMez à.lu eamité de votre eaufleurt en, faisant disparaître las causas directes dus mail allies.Xoa %\u2019liiiieterme est uu inodicaime\" l vpâei lil-ecnent enrpOoyé pour empêcher la* eiafanta de mouiller ieaar lit.Il agit directement sur les organe», les rerufoflcit et les remet 'dans leur ôtai, normail.Très souvent un simple brei-t amant d'un nous est suffisant, mais tout dépend de la chronicité de la maladie, lies ¦peaisiocuiats l'emploient aveu grand succès et tes médecins le pren \u2022 riven-t Votre pharmacien eu vend plu-æmrs bouteilles par semaine, et il se fora un plaisir de vous dira ce q.u\u201911 panse 4a ce médicament, \u201cSPH1N0TESINE\u201d contre l\u2019incontinence d\u2019urine Distributeurs : FARLEY-MYERS LTD.MONTREAL LA SANTE LE BONHEUR LE SUCCES Voas qui cherche* U bonbeur «t U consolation Porta U Bagua du Ch ri >t Roi.Cette bague est originaire du IS un tièrJe et » (afnit U faveur de tou» peuple* Qué-apparition qui fa parle, dépura Espagnol*.La bagne du CHRIST ROI «t porté, toute* le* haute* «ommités ccclén&aiiquea, issés ensemble sous pression Une bonde de fer court pratiquement sur toute la longueur du montant de fermeture de la porte.Cettt bande prévient le gauchissement de tu porte.Les marchands d'autos de Montréal montrent une grande activité dans la préparation de leur exhibit pour le Salon de l\u2019Auto dont l'ouverture officielle aura lieu le 19 janvier au nouveau Stade, coin de l\u2019avenue Délon-mier et de la rue Ontario.Les citoyens de la Cité de Montréal et de tout l\u2019est du Canada seront les Hôtes de cette fête et on s\u2019efforce de grouper pour cette occasion les merveilles de la mé- \\ canique automobile.M.T.R.Price, trésorier de l\u2019expo- | sition de la Montreal Automobile Trade Association Limited, sous laquelle l\u2019exposition est tenue, nous déclare que le Salon promet de surpasser en assistance tous les records des années précédentes.M.Adelstan Lévesque, le gérant général de l\u2019Exposition, nous informe aujourd\u2019hui que l\u2019organisation du Salon est pratiquement complète.Une transformation des plus élaborées fera du Stade un salon d\u2019exposition des plus I artistiques et les décorations attrayantes et éblouissantes donneront à tout l\u2019ensemble un air de fête.Un concert continu d'une musique douce égayera les visiteurs et plusieurs autres attractions seront présentées.On aura accès à l'exposition par j l\u2019entrée spacieuse et le large escalier du Stade situé sur la rue Délorimier exac- ! tement au coin de la rue Ontario.La nouvelle année promet d'être celle par excellence pour l\u2019automobile et les représentants locaux remarquent que les améliorations des nouveaux modèles stimuleront les ventes toujours énormes du Salon.On s\u2019attend à mettre en montre plus de nouveaux modèles cette année qu\u2019aux Salons précédents.Le fait qu\u2019on est assuré d\u2019une i livraison prompte au printemps incitera j aussi l'acheteur.L industrie de l\u2019Auto n\u2019est plus dans son enfance et 1 émulation des manufacturiers à perfectionner leurs différentes marques a eu comme effet de modifier le véhicule moteur de plaisir à tel point que l\u2019acheteur reçoit maintenant la pleine valeur de sa mise.Les nouveaux modèles en montre à l\u2019exposition seront une merveille de mécanisme et de beauté de lignes, et les prix seront plus bas et plus faciles qu\u2019ils ne l\u2019ont jamais été.Même après un long et dur usage, les portes FISHER manoeuvrent facilement Lisez-en les raisons Le bruit amorti, agréable à l\u2019oreille, que rend la porte d'une Carrosserie Fisher que vous refermez vous avertit que cette carrosserie est solidement fabriquée.Les portes Fisher sont mises en place pour résister aux pires usages pendant des années.Le bois de charpente de ces portes est un beau bois dur bien choisi.L\u2019une des particularités des portes Fisher est une bande de fer qui court pratiquement sur toute la longueur du montant de la fermeture.Cette bande prévient le gauchissement de la porte.Une autre particularité des portes de la Carrosserie Fisher est qu'une porte d un modèle donné s\u2019adapte à toute autre carrosserie de ce modèle aussi bien, que la carrosserie sur laquelle elle est d\u2019abord montée.La standardisation Fisher signifie un service vraiment économique pour le propriétaire d\u2019auto, car, chaque fois qu\u2019il s\u2019agit de remplacer une porte ou une autre pièce, Fisher peut le faire rapidement et à bas prix.Cadillac - La Salle - Buick - Oakland - Oldsmobile - Pontiac - Chevrolet GENERAL MOTORS FISHER iiiiko Carrosserie bar FISHER Ne manquez pas de lire.En vente dans tous les dépôts 15c le Numéro Le roman que nous publions dans laffo/tle populaire de Janvier Le Mari d\u2019Ianthe Par B.Neu'liès Coupon d\u2019Abonnement populaire i 1 Ci-inclus $1.50 pour 1 an ou 75 cents 1 pour 6 mois (Etats-Unis: $1.75 pour J ai» ou 90 cents ,pour 6 mois) d\u2019aibonnement à LA REVUE POPULAIRE No m .) Adresse .i | Ville .J Prov.ou Etat .POIRIER, BESSETTE & CIE.1 975.rue de Bul|:on, Montréal, Can 36 Sk'ç&a/ïïicdb 12 janvier 1929 2373 2515 2281 2279 les robes les plus importantes de votre garde-robe 2279\u2014La robe de laine avec fourrure de renard est élégante pour la rue, aux premiers jours du printemps.Plis pyrami-dés sur le devant, dos d\u2019une pièce, col écharpe.Pour la grandeur 36, 2 verges % de laine de poids léger de 54 pouces.Grandeurs, 32 à 35 et 36 à 44 de buste.Prix, 45 cents.Papier à calquer, No 162, 30 cents.2281\u2014La robe de crêpe dans de claires couleurs est très chic garnie de boucles à la mode Chanel Boucles au corsage en V, à la taille et aux manchettes.Pour la grandeur 36, 4 verges 's de crêpe de soie de 35 pouces.Grandeurs, 32 a 35 (15 à 18 ans), et 36à 44.Prix, 45 cents.2313\u2014La robe de tweed avec col piqué et manchettes est des plus élégantes ainsi découpée.Large ceinture.Notez le décolletage et les bordu-r e s des manchettes.Pour la grandeur 36, 2 verges % de tweed de 54 pouces et % de verge de 35\tpouces ou plus de laine unie.Grandeurs, 32 à 35 (15 à 18 ans) et 36\tà 44 Prix.45 cents.2373\u2014Toute femme vraiment élégante a dans sa garde-robe, en plus des toilettes de couleur, une robe toute noire.C\u2019est indispensable et très chic.La grandeur 36 exige 3 verges 11 fie crêpe de Chine de 39 pouces.Grandeurs, 32 à 35 (15 à 18 ans); 36 a 44 de buste.Prix, 45 cents.2301 \u2014 Cette robe de deux tissus comporte une boucle au décolletage, une à la taille et une à chaque poignet.La jupe d\u2019une pièce se drape.Cette robe constitue un chic ensemble avec le manteau du tissu de la jupe.Pour la grandeur 36.2 verges de crêpe de 35 pouces, 2 verges d\u2019imprimé de 35 pouces.32 à 35 et 36 à 44.45 cents.2259\u2014Une robe de crêpe imprimé d\u2019une note suprêmement élégante.Dos d\u2019une pièce.Satin de crêpe et crêpe de soie uni Pour la grandeur 36, 3 verges H de soie imprimé de 39 pouces.Grandeurs, 32 à 35 et 36 à 44 pouces de buste.50 cents.Patrons Butterick Si votre marchand ne peut vous les procurer, écrivez à : THE BUTTERICK PUBLISHING CO.468 Wellington St.West, Toronto, Ontario.2259 12 janvier 1929 37 MEri La bonne cuisine bourgeoise CREME BRULEE Détail.\u2014 1 Zl tasse de lait, Zl tasse d\u2019eau, Zl tasse de cassonade, 2 c.à table de farine, J/j c.» table de beurre, un quart c.à thé d\u2019essence de ratafia.Mode de préparation.\u2014 Mettre le beurre et le sucre dans un chaudron et laisser caraméliser.Chauffer le lait et y ajouter la farine délayée.Laisser cuire lentement, joindre le sucre bruni et continuer la cuisson jusqu\u2019à ce que le tout soit parfaitement lisse.Servir froid avec de la crème.BISCUITS A LA MELASSE Détail.\u2014 1 tasse ou 1 6 c.à table de beurre ou de graisse, 1 tasse de mélasse, 1 tasse de cassonade, I tasse de lait, 1 oeuf, 2 c.à thé de soda à pâte, 1 c.à table de gingembre, 4 à 5 tasses de farine.Mode de préparation.\u2014 Défaire la j matière grasse en crème et ajouter la | cassonade, l\u2019oeuf battu, la mélasse dans laquelle vous avez fait dissoudre le soda, puis le lait et la farine tamisée avec le gingembre.Rouler la pâte et découper à l\u2019emporte-pièce.- L.a PÜÉH GELEE A LA CANADIENNE Détail.\u2014 6 pommes, 3 c.à table de sucre d\u2019érable, 1 paquet de gelée aux framboises, 2 c.à table de vin Cherry, 1 Zl tasse d\u2019eau, 1 tasse de crème fouettée.Mode de préparation.\u2014 Faire cuire les pommes au four après en avoir enlevé le coeur.Remplir la cavité avec du sucre d\u2019érable, retirer et faire refroidir.Déposer les pommes dans un joli plat et verser la gelée dissoute dans l\u2019eau bouillante, additionnée de vin.Au moment de servir, décorer avec de la crème fouettée.GRANDS\u2019P ERES CANADIENS Détail.\u2014 I tasse de farine, 1 c.à thé de poudre à pâte, Zl tasse de lait, 2 oeufs, Zl c- à thé de sel.Mode de préparation.\u2014 Tamiser les ingrédients secs, ajouter le lait, faire une détrempe sans grumeaux et joindre les oeufs.Jeter par cuillerée dans du sirop d\u2019érable bouillant et laisser cuire.Servir avec le sirop qui a servi à la cuisson.MACARONS AU CORN-FLAKE Détail.\u2014 2 blancs d'oeufs, I tasse de sucre, 1 tasse de coco, 2 tasses de corn-flakes, Zl tasse d\u2019amandes hachées, Zl c.à thé de vanille.Mode de préparation.\u2014 Battre les blancs d\u2019oeufs en neige et ajouter graduellement le sucre, le coco, le cornflake, les amandes et l'essence.OEUFS A LA COQUE Détail.\u2014 2 oeufs, eau bouillante.Mode de préparation.\u2014Faire bouillir l\u2019eau, y cuire les oeufs de 1 à 3 minutes, les retirer et les refroidir immédiatement pour empêcher que la cuii-son continue.BANANES CUITES AU FOUR i Détail.\u2014 6 bananes, 1 citron, 3 c.à table de sucre, Mode de préparation.\u2014 Couper les bananes dans le sens de la longueur, les déposer dans un plat de pyrex, les saupoudrer de sucre et les couvrir de jus de citron.Faire cuire à four doux jusqu\u2019à ce que le fruit soit tendre et servir avec des biscuits secs.La santé est menacée quand les gencives sont atteintes Trop d\u2019hommes et de femmes ignorent qu\u2019ils paieront tôt ou tard le prix de leur négligence.Ils se sentent en sécurité parce qu\u2019ils se brossent les dents soigneusement et voient quand même leur santé et jeunesse menacées.En voici la raison: Les dents ne sont saines qu\u2019en autant que les gencives sont saines.Et les gencives doivent être brossées tous les jours, matin et soir, pour résister à des affections comme la Pyorrhée, la gingivite, l\u2019inflammation ou les tumeurs.Comme mesure de protection, brossez-vous vigoureusement les gencives avec le dentifrice pré- paré pour les garder fermes et saines.le Forhan\u2019s pour les Gencives.Après vous être servi du Forhan\u2019s pendant quelques jours, vous remarquerez que vos gencives sont déjà bien renforcies.Vous serez en outre charmé de la manière dont ce dentifrice nettoie les dents et les protège contre les acides qui entraînent la carie.Mettez-vous 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Je quitterai le pays demain.Le cousin Roger, rentrant au même instant, avait surpris mes paroles.\u2014 Je ne veux pas que vous me quittiez, André, et je serais en droit de considérer ce départ comme une grave offense.\u201cQuant à vous, Paquita, ajoutait-il en se tournant vers sa femme, j\u2019ai deux mots à vous dire.\u201d Je m\u2019étais discrètement esquivé, et me promenais dans une allée quand j\u2019y fus rejoint par ma cousine.Des larmes coulaient de ses yeux et je voyais des empreintes de doigts marquées sur l\u2019une de ses joues.\u2014 Monsieur d\u2019Albray, balbutiait-elle à haute voix, je vous prie d\u2019agréer mes excuses.* Et comme je répliquais qu\u2019elle n\u2019en avait pas à me faire, elle poursuivit dans un murmure : \u2014 C est fou de vouloir vous obstiner à rester ! S il vous arrive malheur ne vous en prenez qu\u2019à vous ! Puis me tournant le dos, elle regagna son appartement en essuyant ses pleurs.Je n\u2019avais pas encore eu le temps de me demander ce que signifiait cette mystérieuse menace quand mon cousin, arborant sa mine joviale habituelle, vint me trouver, et sans faire la moindre allusion à ce qui s\u2019était passé me prit le bras en disant: \u2014 Quel étourdi je suis, André.Je n'ai pas encore songé à vous faire admirer Fatma! Suivez-moi; je vais vous montrer le joyau de ma ménagerie.Dans l\u2019aile droite du château, nous prîmes un long couloir.Roger ouvrit une porte au fond, qui donnait sur une vaste cellule garnie d\u2019épais barreaux.Et dans cette immense cage aux murs lisses, éclairée par le haut, j\u2019aperçus un grand félin, au poil noir luisant comme du jais, étalé sur le dallage, les pattes allongées dans une attitude de sphinx.\u2014 Voici, annonçait mon cousin, Fatma, la panthère noire du Brésil.C\u2019est un félin très rare et sa férocité surpasse celle du tigre.Je l\u2019ai achetée à des Indiens quand elle comptait trois semaines tout au plus.Elle ne connaît que moi, et de moi seul elle accepte des caresses.D\u2019ailleurs, vous allez voir.Ce disant, il tourna une manivelle qui actionnait un glissement de la grille de façon à lui donner juste l\u2019espace nécessaire pour passer.Ceci fait, il pénétra dans la cage et appela Fatma qui se leva pour frôler câlinement sa tête contre lui, en ronronnant comme un gros chat.C était une bête magnifique, mais que j\u2019estimais plus prudent de ne pas admirer de trop près.Quelques minutes plus tard, la grille refermée, Roger me ramenait à la salle de billard et m\u2019affirmait qu\u2019il avait toujours refusé les sommes fabuleuses qui lui avaient déjà été offertes pour 1 achat de ce fauve rarissime.Cousine Paquita me faisait toujours grise mine, et malgré toutes les distractions que son mari s\u2019efforçait de me donner, j\u2019avais irrévocablement fixé mon départ pour la fin de la troisième semaine.Il me restait donc trois jours pleins à rester.Mais le voyant si riche, je ne voulais pas le quitter sans lui avoir parlé de ma situation, persuadé qu\u2019il n\u2019hésiterait pas à m\u2019aider.J\u2019avais précédemment fait allusion à la parcimonie de 1 oncle dont il savait que j\u2019étais l\u2019héritier direct.Depuis quelques jours, j\u2019avais remarqué qu\u2019il était préoccupé et recevait de nombreux télégrammes auxquels il répondait aussitôt.La surveille de la date fixée pour mon départ, le soir, après dîner, nous étions tous deux dans la salle de billard, et j\u2019en avais profité pour lui exposer franchement la gêne dans laquelle je me trouvais.Après m\u2019avoir écouté attentivement, il me dit: \u2014 Soyez tranquille, André, je me charge de vous tirer d\u2019embarras.(Suite à la page 40) Mères, faites ceci- Eloignez le danger en frictionnant Quand les enfants toussent, frictionnez-leur la gorge et la poitrine avec Musterole.Car on ne ,peut jamais savoir si ces symptômes ne dégénéreront pas en croup ou autre maladie.Vous vous réjouissez d\u2019avoir alors un pot de Musterole sous la main pour soulagement rapide.Pour les premiers soins, Musterole est excellent.Ayez-en toujours un pot à la maison.Un remède pour admîtes aussi.Soulage maux de gorge, bronchite, amygdalite, croup, torticolis, asthme, névralgie, maux de tête, congestion, pleurésie, rhumatisme, lumbago, douleurs de reins et annulations, entorses, muscles endoloris, gerçures, pieds gelés et rhumes de poitrine (il peut en outre prévenir la pneumonie).NE FAIT PAS VENIR D\u2019AMPOULES Meilleur qu\u2019un emplâtre de moutarde Gratis pour F Asthme durant l\u2019hiver Une méthode remarquable qui guérit les asthmatiques et casse les pires attaques.\u2014 Faites venir aujourd\u2019hui même notre essai gratuit.Si, quand la température est froide ou humide, vous souffrez de ces terribles attaques d'asthme; si vous étouffez comme si chaque effort pour respirer dut être le dernier, empressez-vous de faire venir de la Frontier Asthma Co., un essai gratuit d'une méthode remarquable.Qu'importe où vou» demeuriez ou que vous n'ayez confiance en aucun remède existant, faites venir cet essai gratuit.Si vous souffrez depuis des années et que vous avez essayé tout ce qu'on peut imaginer pour vous débarrasser des terribles attaques de l\u2019Asthme, si vous avez perdu tout espoir, commandez cet essai gratuit.COUPON D\u2019ESSAI GRATUIT FRONTIER ASTHMA CO.1520-H Frontier Bldg., 462 Niagara St., Buffalo, N.-Y.Envoyez un essai gratuit de votre méthode à : Aux lignes Harmonieuses a toujours été un des charmes de la femme Pourquoi envier celles de vos soeurs que la nature a mieux favorisées que vous?quand, par l'emploi des PILULES PERSANES vous pouvez donner à votre poitrine cette rondeur et cette fermeté si recherchées Sous l'influence des Pilules Persanes, les creux des épaulés disparaissent et la gorge se remplit d une chair ferme et abondante.ÏFOO la boîte, 6 boîtes pour $5.00 dans toutes les bonnes pharmacies.Expédiées franco par la malle, sur réception du prix.SOCIETE DES PRODUITS PERSANS Agents PHARMACIES MODELES COYER 256.rue Ste-Catherine Est.\tMontréal Les cors disparaissent et ne laissent pas de cicatrices quand on les traite avec le Holloway\u2019s Corn Remover. 12 janvier 1929
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