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Titre :
Le samedi
Éditeur :
  • Montréal :Société de publication du "Samedi",1889-1963
Contenu spécifique :
samedi 7 mai 1932
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
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  • Nouveau samedi
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Le samedi, 1932-05, Collections de BAnQ.

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[" Vol.XLIII, No 49 7 MAI 1932 Nos feuilletons: L\u2019AMOUR SAUVEUR Par JACQUES BRIENNE \u2022\u2022\u2022«O LE MAGAZINE NATIONAL DES CANADIENS i I i i s JS I lift# ss$ BARBARA STANWYCK LE FANTOME DES BRUYERES Par GUY D\u2019AVELINE ?Chronique documentaire : UN MONDE A COTE DU NOTRE Par LOUIS ROLAND MORT DE FATIGUE ?UNE BONNE VIEILLE |ïôntënac , TE RAVIGOTERA / f & LE TEMPS DE CHANGER POUR DE LA Frontenac Export c/fle 7 mai 1932 3k Samedi 3 Volume XLIII No 49 ABONNEMENT Canada On an - - $3.50 Six mois - - - - 2.00 Trois mois - - - 1.00 Etats-Unis et Europe On an - - $5.00 Six mois - 2.50 Trois mois - - - - 1.25 HEURES DE BUREAU 9 h.a m.à 5 h.p.m.Le samedi, 9 h.à midi Tel: LAncaster 5819-6002 &$cmedi/ (Fondé en 1889) Le magazine national des canadiens POIRIER, BESSETTE & CIE, LTEE, Prop.975, rue de Bullion MONTREAL\t-\t-\tCANADA Entered at the Post Office of S.Albans, Vt., as second class matter under Act of March 1879 Montréal, 7 mai 1932 AVIS AUX ABONNES Les abonnés changeant de localité sont priés de nous donner un avis de huit Jours, l\u2019empaquetage de nos sacs de malle commençant cinq ours avant de les livrer.Tarif d\u2019annonces fourni sur demande.Carnet Editorial L'Homme et la Machine L Y A deux méthodes pour se chauffer: l\u2019une consiste à jeter un arbre à terre, à le débiter en morceaux de grosseur convenable, à mettre ces morceaux dans un poêle, à les allumer et puis, enfin, à bénéficier du résultat de toutes ces opérations sous forme naturellement invisible, mais néanmoins très palpable, si j'ose dire, de chaleur agréable.Une variante du procédé se pratique en extrayant du charbon de la mine, en le transportant dans un dépôt où va le chercher le marchand qui le vend à ses clients, lesquels l\u2019emmagasinent dans un hangar où ils vont ensuite le reprendre à doses mesurées pour le mettre dans .un poêle, etc., comme ci-dessus.C\u2019est la bonne vieille méthode de nos prédécesseurs, qui a le sérieux avantage de chauffer au moins deux fois: l\u2019une pendant la préparation et l\u2019autre pendant la combustion et qui réserve encore certains profits accessoires dont je parlerai plus loin.Un autre procédé, celui de demain, simplifiera grandement les choses.Il suffira d\u2019appuyer délicatement sur un bouton ou de tourner un simple commutateur pour sentir presqu\u2019immédiatement une douce chaleur se répandre dans toute la maison, chaleur automatiquement réglable au point voulu et qui se rendra directement à domicile par la voie des airs comme aujourd'hui la radiophonie.Un compteur ingénieux résumera toutes les opérations désuètes des intermédiaires, soit pour le transport, soit pour la mise en marche et l\u2019entretien d\u2019un foyer calorifique.Pour le paiement aussi, bien entendu, de l\u2019énergie consommée: ce sera même là sa principale raison d\u2019être.Ce sera très commode, et nos petits neveux qui jouiront de ce bel état de choses auront un petit haussement d\u2019épaules très significatif en pensant à notre époque actuelle.Evidemment nous ne serons plus pour eux que des êtres encore un peu barbares, mais ils ne pourront s\u2019empêcher de rendre un témoignage d\u2019estime à notre force de résistance qui s\u2019accomo-dait fort bien, en somme, des multiples inconvénients, voire des dangers, du chauffage individuel par système de petits incendies locaux allumés dans des appareils incombustibles eux-mêmes dans la mesure du possible.Il me semble entendre un docte savant des temps à venir pérorer en ces termes: \u201cNos ancêtres, messieurs, furent la preuve formelle que l\u2019organisme humain peut défier victorieusement toutes les lois de l\u2019hygiène et même du simple bon sens: ils se chauffaient avec des fournaises qu'ils appelaient des foyers de chaleur et qui, en réalité, étaient des foyers d'infection; ces fournaises répandaient partout de la poussière et souvent des mauvaises odeurs, leur fonctionnement était malaisé, bruyant et dispendieux; certaines réclamaient les services d\u2019un expert et les autres mettaient fréquemment à bout la patience des gens les plus pacifiques, et tout cela n'est rien encore, elles viciaient l\u2019air ambiant, le surchargeant d\u2019acide carbonique et quelquefois d\u2019oxyde de carbone au point d\u2019empoisonner les gens qu\u2019elles ne tuaient pas en éclatant.Malgré cela, no« ancêtres ont vécu, même quelquefois très vieux et contents de leur sort.Plaignons-les mais admirons-les tout de même!\u201d Ce témoignage posthume d\u2019admiration mitigée ne nous fera certainement ni chaud ni froid quand il nous sera décerné, remplaçons-le donc par quelques réflexions d\u2019ordre général s\u2019évadant du domaine restreint du chauffage actuel ou futur pour atteindre le progrès universel et ses conséquences.La bonne vieille fournaise qui réchauffe une seule famille en fait vivre bien d\u2019autres: celles des bûcherons ou des mineurs, des entrepreneurs de transport et des marchands de gros ou en détail: on se salit peut-être un peu les pattes à l\u2019allumer, mais ça fait vendre du savon, et si l\u2019on se brûle ça fait marcher le commerce des cataplasmes.Et puis, il y a les fabricants de poêles, tuyaux, chaudières, etc., qui sont fortement intéressés à la question; ce n\u2019est pas un compteur d\u2019énergie invisible qui remplacera leur gagne-pain.Enfin, il y a même les braves gens qui nous débarrassent des cendres et devront se croiser les bras avec la radiothermie.En cherchant un peu on en trouverait d\u2019autres.IÇ'ÆSà' &m La science est une bien belle chose mais elle nous vend peut-être un peu cher les perfectionnements qu'elle apporte à notre existence; trop souvent il faut la payer avec cette monnaie de singe qui s\u2019appelle la misère humaine, faute d\u2019en avoir suffisamment d autre.On s illusionne trop facilement sur la valeur des services qu elle rend et sur la venue de 1 age d\u2019or que l\u2019on attend comme conséquence du travail toujours plus rapide de la machinerie.La machine remplace de plus en plus la main de 1 homme; elle est, dans bien des cas, d'un rendement nettement supérieur, et ce pouvoir de produire la quantité la fait considérer à tort comme une pouvoyeuse d\u2019abondance; c'est en effet tout le contraire qui se produit fatalement.C'est dans la surproduction qu\u2019il faut chercher la principale cause des portes d'atelier fermées et de la propagation d\u2019une terrible épidémie, celle des bras inactifs.La surproduction se fait vite avec l\u2019aide de la machine, et comme le taux de la consommation reste le même, il y a forcément des temps d'arrêt ou tout au moins de ralentissement prononcé dans la vie économique; cela s\u2019aggrave singulièrement du fait que les salaires subissent également la loi des temps d\u2019arrêt.La situation est donc celle-ci: d\u2019une part une quantité de denrées ou d\u2019objets supérieure à ce qui est nécessaire et dont toute la partie superflue supprime du travail, de l'autre un pouvoir d\u2019achat très réduit et même souvent supprimé chez le client qui ne gagne plus d\u2019argent.o Les utopistes parlent complaisamment de l\u2019époque future où ce sera la machine qui fera tout le travail; il suffira, disent-ils, de dix hommes et de quelques heures où il fallait auparavant cent personnes et des journées entières, le genre humain jouira donc de loisirs beaucoup plus grands, lesquels étaient auparavant réservés à une classe favorisée.Ce n\u2019est pas très sûr, à moins que l'on finisse par inventer des machines à remplir gratuitement l\u2019estomac des gens et à payer tous les autres frais de leur existence.En réalité et sauf exceptions plutôt rares, les découvertes scientifiques appliquées à la vie des peuples augmentent leurs besoins sans leur donner les moyens d'y satisfaire.Il y a quelques siècles, cinq ou six générations travaillaient à édifier une cathédrale et vivaient de ce travail; aujourd\u2019hui, cinq ou six mois suffisent à de grosses machines conduites par quelques hommes pour faire surgir du sol des constructions aussi vastes que les grands monuments d\u2019autrefois.Mais il y a beaucoup de désoeuvrés pour regarder travailler les machines .Et c'est peut-être à cela que penseront, plus amèrement que nous encore, nos petits-neveux qui presseront du doigt sur un bouton au lieu d\u2019allumer leurs fournaises, alors que le dernier bûcheron sera mort de faim depuis longtemps . 4 & Samedi 7 mai 1932 OSSU.il ne l'était pas de naissance, mais un accident survenu à l'âge de dix ans.loin de toute intervention chirurgicale, l\u2019avait rendu difforme, et de là lui était venu le sobriquet de Claude le bossu.Ses parents avaient été de braves pécheurs vivant dans un petit village en forme d\u2019anse, comme on en rencontre tant sur le littoral gas-pésien.En effet, ceux qui ont eu la rare aubaine de parcourir ce qu\u2019on appelle aujourd\u2019hui le Boulevard Perron, ont été à même de constater qu\u2019à partir de Ste-Anne des Monts jusque bien au-delà de Mont-Louis, la chaîne des Monts Notre-Dame offre aux voyageurs des accidents de terrain si multiples et sa variés qu\u2019on ne sait jamais ce qu\u2019un tournant de route nous réserve de surprises.C\u2019est ainsi qu\u2019après avoir suivi le chemin en terrasse qui contourne un des nombreux caps qui tourmentent le parcours, on arrive sans crier gare.dans le vide, si l\u2019oeil vigilant du conducteur n'a su pressentir la courbe qui se dérobe à son extrême droite ou à son extrême gauche suivant le sens du chemin que vous parcourez.Vous êtes à l\u2019une des extrémités de l\u2019anse, et droit devant vous, par-dessus la lune, vous en apercevez l\u2019autre bout qui se termine en escarpement.Traverser tout droit, cela vous raccourcirait la route d\u2019une bonne moitié .s\u2019il y avait Un pont! Mais il n\u2019y en a pas, et c\u2019est ainsi que vous contournez toutes les baies, et principalement la Baie surnommée Ruisseau Sauvage.C\u2019est là qu\u2019avaient vécu les parents de Claude, et en mourant, ils lui avaient légué tout leur avoir: une maisonnette, une barque et tous les agrès de pêche.C\u2019était peu, mais toute leur vie s\u2019était résumée là, et Claude aurait pu y être aussi heureux que ses parents, n\u2019eût été son infirmité.Claude était bossu, et cela l\u2019avait rendu taciturne et morose.Voyant près de lui, à la messe dominicale, ses compagnons de la petite école qui avaient poussé à pic et noueux comme les pins de la forêt, et qui le dominaient de leur haute stature, il ne pouvait comprimer la pensée d\u2019envie et de regret amer qui envahissait son âme.C\u2019est pourquoi, en sortant de l\u2019église, il lui arrivait souvent de s\u2019éloigner précipitamment quand la mer était au plein et de gagner le large.Là du moins, il pouvait exhaler sa peine sans souci des indiscrétions.Et son oeil prenait un éclat inaccoutumé quand il regardait dans le lointain, là où le bleu du ciel se m: Claude £J\\{oavelle \u201cMarianne!\u201d dit le coeur de Claude, bien avant que ses lèvres aient murmuré le nom! \u201cMarianne!\u201d Celle-ci se lève vivement et lan ce de sa voix claire et jeune, \u2014 Bonjour Claude, comme tu as été long à venir! Pourquoi t\u2019es-tu enfui après la messe?La mer t\u2019attirait donc beaucoup aujourd\u2019hui?\u201d \u2014 Aujourd\u2019hui plus que jamais Marianne, car je t\u2019ai aperçue à la sortie de l\u2019église en compagnie de Louis, et j\u2019ai vu rouge; alors j'ai préféré m\u2019en aller! \u2014 Claude, tu m\u2019aimes toujours.par cAndrêe perd dans le moutonnement des vagues.Qu\u2019y cherchait-il?Qu\u2019en espérait-il?Son gros Saint-Bernard Maraud, qui l\u2019accompagnait toujours dans ses randonnées fantastiques, l\u2019épiait de son gros oeil intelligent et fidèle, mais il respectait la méditation de son maître.Il savait bien, la brave bête, qu'au bout d\u2019une heure, deux heures de cette course sur la crête des vagues, son maître lui dirait, en caressant brusquement sa grosse tête: \u201cViens, Maraud, rentrons chez-nous\u201d, et qu'il acquiescerait comme toujours par un ja-pement court.Aujourd\u2019hui encore, l\u2019optimisme de Maraud ne sera pas déçu, car son maître vient de signaler le retour.Après avoir amarré sa barque, Claude remonte lentement la baie sablonneuse.Il siffle Maraud, mais celui-ci l\u2019a déjà devancé en folles gambades.La maisonnette de Claude est bâtie tout au bout de la coulée et quelque peu adossée à la montagne.Un filet d'eau sort d\u2019une crevasse tout à côté, et murmure sa chanson printanière.Soudain, Claude s\u2019arrête.Son coeur bat à coups redoublés, et Maraud s\u2019élance en bonds éperdus.Qu\u2019y a-t-il?Près du ruisseau, sur un tronc renversé, une vision claire se détache.dis?\u2014 Marianne, pourquoi me le demandes-tu?Tu sais bien que tu es tout pour moi.Tu es à la fois le bonheur et le désespoir de ma vie.Te voir, te parler, puis rêver de toi quand je suis au large, cela me grise, cela m\u2019enivre.Mais quand je reviens ici, que je te vois entourée de Louis, de Pierre ou de Marc, peu importe, je sens ma misère tellement profonde que j\u2019ai parfois des désirs fous de m\u2019enfuir, de disparaître à tout jamais de ta vie! \u2014 Claude, Claude, ne te monte pas inutilement! Tu sais bien qu'un jour maman finira par con- 7 mai 1932 3&£km£dL 5 LE BOSSU Canadienne ^Bernard sentir à notre mariage; alors nous serons heureux.\u2014-Ta mère a raison, Marianne, toi si fraîche, si jolie, tu ne peux associer ta vie à un bossu.Tôt ou tard, mon infirmité finirait par jeter un nuage entre nous! Et te perdre ainsi, non mille fois non! J\u2019aurais voulu t\u2019avoir à moi un jour, puis partir tous deux sur ma barque, aller rêver ensemble au large, pendant que la brise nous emplit les poumons d\u2019air! Non, ce serait trop beau! Marianne, laisse-moi! aie pitié de moi! Crois-moi, ma solitude m\u2019est meilleure que tous ces tourments! \u2014 Claude, que m\u2019importe Pierre?Louis?Marc?Ils sont grands, vigoureux, soit! Mais ont-ils ton âme?ta sensibilité?Tu sais bien que tu n\u2019es pas comme eux, et que c\u2019est pour cela que je t\u2019aime et que je ne veux que toi.Si maman ne cède pas, j\u2019attendrai! Puis, dépliant un journal qu\u2019elle avait apporté, elle ajoute: \u2014 On prétend qu\u2019il y a un nouveau chirurgien à Québec, qui fait presque des miracles.Il a surtout étudié les os, et il paraît qu\u2019il a redressé des jambes, des bras, enfin, lis, tu verras.Et puis, tu sais, toi.c\u2019était un accident!.En disant ces mots, elle regardait Claude, et dans son regard il passe tellement de vraie tendresse que celui-ci, n\u2019y tenant plus, la prend dans ses bras, et lui dit, la serrant nerveusement contre lui: \u2014 Marianne, c\u2019est toi qui ferais le miracle, car pour toi.je vais tenter l\u2019impossible.Demain, je partirai pour Québec, et si les journaux disent vrai, je verrai ce grand chirurgien, et si je n\u2019ai pas assez d\u2019argent pour le payer, je lui demanderai de se servir de moi com- A A/ me expérience.Mais il ne faudra pas en dire un mot à qui que ce soit.Ce sera notre secret.\u2014 Ah! Claude, j'ai peur pour toi maintenant, et j\u2019ai presque regret de t\u2019avoir montré cette feuille.\u2014 Marianne, tu prieras pour moi tous les jours, dis?Tu surveilleras ma maison et ma barque: puis je te confie Maraud.Je t\u2019écrirai souvent, et tu me répondras chaque fois, en me disant ce qui se passe ici, en mon absence.Marianne, embrasse-moi!\u201d Une étreinte les unit, puis Marianne disparaît dans le sentier, pendant que Claude, tenant d\u2019une main le quotidien, redresse lentement sa taille de bossu, et qu\u2019un éclair passe dans son regard.Sur un lit d\u2019hôpital, entouré d\u2019une garde attentive, Claude revient petit à petit du sommeil profond où l\u2019a plongé l\u2019étber.Il ne distingue pas bien ce qui l\u2019entoure, mais il a la sensation qu\u2019un étau de fer enserre son corps meurtri, que ses tempes vont éclater, qu\u2019il plonge, plonge .dans un trou béant, profond .Une nausée lui vient .La garde s\u2019avance précipitamment, et l\u2019encourageant gentiment, die lui dit: \u2014 C'est fait, monsieur Claude, vous voilà droit comme un \u201d1\u201d.Cette voix lui paraît bien lointaine.Où est-il?Que se passe-t-il?Comme en un rêve, il entrevoit dans une buée le voile blanc de la garde.Comme cela ressemble aux mouettes blanches de son village perdu sur la côte gaspésienne, où les vagues viennent se briser quand la mer est au plein: il a devant lui une maisonnette, un ruisseau près duquel une vision claire s\u2019estompe, et il murmure faiblement: \u201cMarianne! Maraud!\u201d ¦ \" ¦ Un an s\u2019est écoulé depuis le soir où Claude a pris sa grave décision.A-t-il eu raison de s'en réjouir ou de la regretter?Il y a quelques jours \u2014 nous sommes en mai \u2014 l'éminent chirurgien lui a dit qu\u2019il pouvait retourner chez lui, que la brise saline ferait mille fois plus pour lui maintenant que les meilleurs médicaments.Il a scié des os, greffé, taillé dans la chair vive d\u2019une main souple et experte, et pendant que l\u2019oeuvre humaine s\u2019accomplissait, la Providence ne voulant pas rester en arrière, a aussi accompli des miracles.L\u2019échine courbée depuis tant d\u2019années, s\u2019est redressée, puis rallongée.Les mois d\u2019immobilisation dans le plâtre ont fait de cet être difforme, un être normal, plein de vie, et quand le corset calcaire est enlevé, on a 1 impression que la larve sortant de sa chrysalide, va se transformer en papillon.Miracle de la science humaine, admirablement fécondée par la sanction divine!.Le praticien est fier de son protégé, et en le congédiant, il a conscience d\u2019avoir rendu à l\u2019humanité un service inappréciable, et à sa vie normale, un homme transformé.Claude a écrit la nouvelle à Marianne.Il lui a dit qu\u2019il arriverait un samedi soir à la \u201cbrunante\u201d afin que personne ne le reconnût.Il veut qu\u2019elle soit la première à réaliser la transformation qui s\u2019est produite chez lui, elle qui l\u2019a tant encouragé dans ses dures années d\u2019épreuve.L\u2019autobus des voyageurs s'arrête près de la maison de Pierre Ma-thurin, qui sert à la fois d\u2019hôtellerie et de magasin général.Un groupe en descend, puis la voiture continue sa route jusqu\u2019à la courbe du chemin.Un passager en descend lentement en s\u2019appuyant sur une canne.Il paye son dû, et congédie le chauffeur.Claude veut faire seul, à pied, la distance qui le sépare de sa maison.Une lumière brille à la fenêtre, et à cette vue son coeur se met à battre violemment.De l\u2019intérieur, il entend soudain la voix grondante de Maraud, puis la porte s\u2019entr\u2019ouvre brusquement.Maraud roule à ses pieds en japant bruyamment, et soudain s\u2019immobilise.Est-ce bien son maître que cet homme droit, aux épaules redressées qui monte le sentier?Claude le regarde à la dérobée, et soudain, lui dit: \u201cMaraud!\u201d Le chien est fou de joie! C\u2019est bien la voix de son maître, mais il y a tout de même là une énigme que la bonne grosse bête mettra des années à résoudre! Dans l\u2019entrebâillement de la porte, une silhouette se dresse.A son tour, Claude s\u2019arrête! Une année! Toute une année sans se voir quand on s\u2019aime!.La joie le paralyse! Marianne fouille de son regard l\u2019obscurité.Elle voit un homme dans le sentier.Elle essaye de distinguer ses traits.Mais celui-ci s\u2019avance lentement.Et le coeur de Marianne bat une marche folle.\u2014 Marianne! \u2014 Claude! La canne roule sur le gazon fraîchement poussé.Maraud la flaire de son museau, et soudain la ha-pant de sa gueule, dans trois bonds il l\u2019emporte dans la maison, et la dépose près du fauteuil de son maître.(Suite à la page 38 .) 6 7 mai 1932 *\"w- '> W''jW 7 pgpji is# LA MADONE par ^Paul Çetvièves ON, mère, non, vous ne mourrez pas de faim, ni vous, ni Angelo, ni Maria, j'ai douze ans, moi, votre Antonio, j\u2019ai deux bras bien solides malgré qu\u2019ils ne soient pas bien gros, et je vous jure sur la sainte madone de la Terra que je vous nourrirai de mon travail .\u2014 De ton travail, pauvre enfant 1 et que pourrais-tu faire, si faible, si débile .hélas! mon cher petit, mon coeur se serre quand je songe à vous, mes trésors, à vous toute ma vie! Vous aurez faim, n\u2019ayant souvent pour tout aliment qu\u2019un maigre morceau de pain.\u2014 Pauvre maman, que mangez-vous ces jours-là vous-même, rien à part quelques méchantes herbes.\u2014 Oh! une infirme mange toujours assez, je ne peux me servir de mes bras, à peine de mes jambes, j'ai moins besoin de me soutenir que vous, mes chéris, ne me plaignez donc pas.Si je souffre tant de notre misère, c\u2019est à cause de vous.\u2014 Donnez-moi le bâton de mon père, celui qu\u2019il prenait toujours pour aller en campagne, et embrassez-moi maman, la route sera peut-être longue, mais je la ferai vaillamment en songeant à vous.\u2014 Et où vas-tu?\u2014 Je parcourrai les villages d\u2019alentours, il y a de l'ouvrage dans les fermes, je travaillerai tant qu\u2019on me gardera peut-être.La femme, une italienne, vêtue de misérables loques, embrassa l\u2019enfant en le serrant plusieurs fois sur son coeur, puis elle rentra précipitamment dans la masure qui leur servait de maison, pour cacher les larmes qu\u2019elle ne parvenait pas à refouler.Le jeune garçon s\u2019éloigna.Cette scène se passait dans l\u2019une des ruelles des bas quartiers de Milan.La femme était Julia Arré-ni, elle était veuve depuis une année.Son mari.César Arréni, était un pauvre sculpteur qui n\u2019arrivait qu\u2019à grand peine à nourrir les siens.Il travaillait pourtant avec courage, il exécutait pour les humbles églises de village, des statues en argile, en plâtre et même en bois.Après plusieurs mois de privation plus grande qu\u2019à l\u2019ordinaire, il était arrivé à mettre de côté l\u2019argent nécessaire à l\u2019acquisition d\u2019un beau morceau de marbre, et, enfiévré d\u2019ardeur, sûr d\u2019un génie qui n\u2019avait pu encore s\u2019affirmer, il avait fait un groupe magnifique : Le réveil de Jésus.Sur les genoux de sa mère, Jésus ouvrait ses yeux, et il avait donné à la Vierge une si touchante expression de bonheur et d\u2019amour, à Jésus tant de grâce naïve et de sincérité, qu\u2019il ne douta plus de la renommée.Hélas, le pauvre César Arrini mourut sans qu\u2019elle vint à lui.Cette oeuvre à laquelle il avait travaillé avec tant d\u2019espoir, y apportant son génie et sa fois, cette oeuvre fut cédée pour une somme dérisoire \u2014 cinq cents francs \u2014 à un bourgeois nouvellement enrichi qui en fit don à l\u2019église du village de Lasto où il venait d\u2019acquérir un château splendide.Dès lors, César Arrini n\u2019espéra plus rien, il mit de côté les quelques oeuvres qu\u2019il avait gardées dans l\u2019espoir que Le réveil de Jésus le porterait à la célébrité, et lui permettrait de les vendre plus avantageusement; ne songea plus à gagner chaque jour les quelques pièces d\u2019argent qui le faisaient vivre, lui sa femme et ses trois petits.Et souvent, lorsqu\u2019il surprenait Antonio, l aine de ses enfants occupé à sculpter dans un peu de terre glaise, quelque figurine née de son inspiration, il posait sur la tête du petit, ses mains déformées par l'outil et soupirait.\u2014 Laisse mon Antonio, laisse ce travail, il ne te conduira jamais qu à la misère, prends la pioche 7 mai 1932 Samedi 7 plutôt que le ciseau, instrument de notre détresse.Antonio écoutait son père et avec regret laissait choir l\u2019argile que ses petits doigts maniaient déjà si habilement, mais au fond de son coeur, vivait le grand amour de la sculpture, et malgré lui Antonio que nul jeu n\u2019intéressait, occupait souvent ses heures de loisirs à ce travail qui le passionnait.Pourtant César Arrini, ayant été emporté en quelques jours par une mauvaise fièvre, le jeune garçon se souvint des paroles de son père.Non, ce métier-là, pourtant si séduisant, ne leur assurerait pas le pain quotidien, et c\u2019est ainsi qu'il prit la résolution d'aller chercher de l'ouvrage dans les villages voisins.On était alors en plein été.Juillet resplendissait de soleil, la nature était en pleine éclosion, et sur la route qui le conduisait au village de Lasto, Antonio réjoui par la gaieté des choses et du lieu, se prit à chanter; ainsi le chemin lui parut-il moins long.En passant devant l\u2019église, il pensa soudain au Réveil de Jésus qu il admirait tant.L\u2019enthousiasme paternel subsistait en lui! Il entra, et tout droit se dirigea vers le groupe qui occupait le fond d\u2019une chapelle.\u2014 Oh! que c\u2019est beau! se dit-il, en joignant les mains dans un geste d\u2019admiration spontanée .Oh! que c\u2019est beau, mon père, mon malheureux père! Comment ton génie est-il encore méconnu! Il avait les yeux pleins de larmes en s'en allant.\u201cCourage! courage! se disait-il.D'autres besognes m\u2019attendent.Il faut vivre.\u201d D'un pas résolu.Antonio se dirigea vers la grande ferme de Mario le fort.On l\u2019appelait ainsi à cause de sa taille herculéenne.Il était justement dans la cour de son domaine.Antonio s\u2019approcha de lui.A le voir si menu, si chétif, on eut dit Gullesir chez les géants.\u2014 Que me veux-tu, petit homme, demanda le fermier avec un regard qui tombait de si haut, que le pauvre Antonio en fut comme écrasé.\u2014 Maître Mario, répondit-il cependant d\u2019une voix douce, je cherche de l\u2019ouvrage; n\u2019en avez-vous pas pour moi?Le fermier pouffa d\u2019un gros rire qui résonna dans la cour, et se baissant pour soulever d\u2019un doigt le menton du pauvre petit, afin qu'il le vit bien en face, il déclara: \u2014 Je n\u2019ai besoin de personne pour les poussins, les mères poules s\u2019en occupent, ainsi donc mon gaillard, que voudrais-tu faire?\u2014 Oh! tout ce que vous voudrez, maître Mario, voici les moissons .\u2014 Pauvre oiselet, aurais-tu la prétention de manier la faux?.Voyez-vous le beau faucheur! .\u2014 Je puis en tout cas, lier les herbes.\u2014 Nous avons une machine, moucheron, une machine qui les assemble toute seule, comme par miracle.\u2014 Et pour battre.\u2014 Nous avons une batteuse .Allons, assez causé, mon temps est précieux.Retourne à l\u2019école, toi, mon enfant, et puis, mange beaucoup de polenta durant deux ans encore, voilà qui te fera grandir, alors tu reviendras me trouver.\u2014 Maître Mario.voulut protester l'enfant.je.Alors le géant rit encore une fois bruyamment et saisissant le jeune garçon par le collet, il le souleva aussi aisément qu\u2019il l\u2019eut fait d\u2019une plume, l\u2019assit sur une de ses larges mains et l'emporta ainsi jusqu\u2019à la grande barrière qui limitait son domaine et qu\u2019il referma sur lui.\u2014 Fichu entêté, répéta-t-il, entre des éclats de gaieté, je t\u2019ai dit de la polenta, deux ans de polenta et puis tu pourrais revenir.jusque-là au revoir! Désolé, le coeur gros, Antonio se trouva à nouveau sur la route.Durant quelques minutes il resta consterné tout prêt aux larmes.Mais c\u2019était une âme vaillante et connaissant une autre ferme peu éloignée, celle de Pierre Akiba, il s\u2019y rendit.Ce domaine était certes moins important que celui de Mario le grand.Néanmoins il pouvait y avoir du travail pour l\u2019enfant.Il s\u2019adressa tout d\u2019abord à une servante qui sortait des étables, les bras chargés de deux grands seaux de lait mousseux.-\u2014 Maître Pierre Akiba est-il ici, pourrais-je le voir?sans répondre, la servante entra dans la maison et Antonio l\u2019entendit bientôt qui criait: \u2014 Hé not\u2019 maître, accourez vite, il y a là un bambino qui vous demande.Antonio resté dans la cour, vit bientôt dans l'encadrement d\u2019une fenêtre tapissée de glycine, un visage aux traits durs, aux yeux perçants.\u2014 Comment! c\u2019est pour ce gaillard-là que tu me déranges, fille insipide! Ne vois-tu pas que c\u2019est un fainéant, un mendiant.je n'ai rien à donner, file bien vite où je lâche mes chiens après tes mollets! Antonio eut si peur de l\u2019homme et de la menace, qu\u2019il se sauva aussi vite que le lui permirent ses jambes qui commençaient à sentir la fatigue d'une longue route.Hors de l\u2019atteinte du méchant Pierre Akiba, il reprit ses démarches.Hélas! que de déboires, que d\u2019amertume.A toutes les portes où il allait frapper, offrant ses bras pour les plus rudes tâches, on le recevait avec des railleries ou dédain, ou de la colère! On s\u2019était dérangé en pure perte! et le soir le pauvre enfant se retrouva sur la route de Lasto, aussi pauvre que le matin, mais si las qu\u2019il pensa mourir d'épuisement, et si désespéré qu'il se prit à songer, malgré sa jeuneesse.que la mort était quelquefois une délivrance pour les pauvres gens comme lui.Le lendemain, après une nuit qu\u2019il avait passée à méditer sur leur misère et les moyens d\u2019en sortir, Antonio se leva dès l'aube.Près de lui reposait son jeune frère Angelo, un peu plus loin, sa soeur chérie, la petite Maria dormait appuyée sur l\u2019épaule de sa mère.A les contempler si pâles, si décharnés le coeur d\u2019Antonio se fendit, et serrant ses petits poings avec colère, il murmura en se raidissant.\u2014 Eh bien! oui, mendier plutôt que de les voir souffrir ainsi.S\u2019étant glissé sans bruit hors de la maison, le jeune gars traversa la ruelle déserte à cette heure.Il marcha longtemps, longtemps, enfin parvenu devant le parvis de la cathédrale, il s\u2019accroupit sur les marches et attendit.La première messe sonnait.Des femmes du peuple se pressaient aux portes.Pitoyables à la mine délibrée d\u2019Antonio, elles laissaient en passant tomber quelques centimes dans sa main tendue, et l\u2019enfant se réjouissait de son idée, car à mesure que le temps passait \u2014 ce jour-là était un dimanche \u2014 les messes se multipliaient et sur le coup de onze heures ce fut une allée et venue incessantes de belles voitures et autos splendides qui déposaient devant l\u2019église les riches paroissiens.Antonio recueillit ce jour-là de quoi faire vivre sa mère et ses frère et soeur, durant toute une semaine.Le dimanche suivant, il se rendit à nouveau de grand matin à la cathédrale.A nouveau les femmes du peuple déposèrent leurs centimes dans sa main tendue.Mais à l\u2019heure de la grand'messe l'affluence fut si grande qu\u2019il fit une ample moisson d'aumônes.Depuis quelques instants déjà, la foule des fidèles commençait à s\u2019éclaircir, lorsque sautant d\u2019une riche auto, une dame accompagnée d\u2019une fillette gravirent les marches du parvis.La dame qui semblait assez pressée de gagner l\u2019église al- lait passer devant Antonio quand la fillette l\u2019arrêta d\u2019un geste.\u2014 Oh! maman, regarde ce pauvre petit, je t\u2019en prie, donne-lui quelque chose.Et, après un long regard pour le garçonnet, elle ajouta à voix basse, d'un ton suppliant: \u2014 Donne-lui ma pièce d\u2019or, tu sais celle que je gardais pour m'acheter un bel éventail.La dame aussitôt donna à la petite fille le louis d\u2019or demandé, et Antonio, blême d'émotion, la vit venir à lui le visage illuminé d\u2019une pitié souriante.Il prit la pièce sans la voir.Ce qu\u2019il regardait si avidement, ce qu\u2019il ne devait jamais oublier, c\u2019était le sourire à la fois si doux et si gai de l'enfant, sa jolie figure rosée et la merveilleuse chevelure blonde qui nimbait son front de lumière.Rentré chez sa mère, Antonio étala ses richesses.C'était l\u2019affaire assurée pour plus d\u2019une semaine.Quand Antonio se retrouva seul, un doux visage emplissait ses regards, embellissait sa mémoire, c\u2019étaient les traits si purs de la belle fillette aux cheveux blonds, la belle fillette qui montait si légèrement les marches de la sainte cathédrale.Longtemps, longtemps, Antonio espéra la retrouver non pour 1 aumône qu\u2019elle ne manquait pas de lui donner, mais, pour la joie de la revoir.Des semaines et des semaines s\u2019écoulèrent sans la ramener jamais, et un .jour qu\u2019il pensait à elle il alla chercher dans la campagne toute une provision de terre glaise, qu\u2019il nettoya et pétrit avec soin.En quelques heures revivaient sous ses doigts les traits ravissants de la fillette blonde, ainsi la nommait-il dans son imagination.Le buste terminé, Antonio l\u2019admira longtemps, il lui semblait qu il avait reproduit fidèlement le beau front pur, les grands yeux profonds, la bouche entr\u2019ouverte comme une fleur.Sa mère qui le surprit contemplant son oeuvre lui demanda de quelle image il s'était inspiré?\u2014 C est une tête de madone, reprit seulement le jeune garçon.Et avec le plus grand soin, il plaça le buste dans une sorte de niche creusée à l\u2019extérieur, dans le mur de sa maison, car il trouvait 1 intérieur du misérable logis indigne de la fillette et il ne voulait cependant pas s\u2019en séparer.Et des artistes venaient s'inspirer de ce chef-d'oeuvre .Quelques mois se passèrent.Un peu d argent sonnait maintenant dans la poche de Julia Arrini, et Antonio qui souffrait de demander la charité \u2014 mais il fallait vivre (Suite à la page 28) 8 SHAMPOO GRATIS! 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