Le samedi, 1 novembre 1936, samedi 21 novembre 1936
[" ILVilO NUMÉRIQUE Première(s) page(s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne : https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 Bibliothèque et Archives nationales Québec ES ES ES ES 4 8e année, No 2 5 \u2014 Montréal, 21 novembre 1936 3 JT JL mour et le cuser ON pourrait écrire sous ce titre, non pas un volume, ni dix, ni cent, mais de quoi former la bibliothèque la plus considérable au monde, car ce serait, non pas seulement l'histoire de l\u2019humanité, mais celle aussi de tous ses rêves.Ce ne sera donc que de l'amour à dose réduite et des baisers en nombre restreint qu\u2019il sera possible de placer dans la mesure de cet article.J'entends, par dose réduite, non pas celle de h amour mais simplement des exemples.Par compensation, ils seront édifiants.Il n\u2019y a peut-être qu une seule manière d\u2019aimer, mais il y en a bien cent mille d'exprimer l amour de même que la formule du baiser est toujours la même alors que l'application de cette formule varie considérablement selon les caractères, les tempéraments et les coutumes.On a défini le baiser de curieuse façon, comme si ces choses avaient besoin de définition ! Ceux qui ont pris cette peine ont perdu là une belle occasion de se taire ou d\u2019économiser du papier ; il est des choses où la pratique est infiniment supérieure à la théorie, et le baiser est dans ce cas-là.Voici trois exemples nettement différents de cette théorie.Un idiot dont je ne connais pas l'autre nom et qui se piquait de connaissances en anatomie, a froidement déclaré : « Le baiser est une contraction du muscle qui entoure la bouche, laquelle contraction est suivie d'une détente ; la lèvre supérieure est en même temps relevée par un mouvement des muscles situés aux deux extrémités de la bouche et la lèvre inférieure contractée par ce même mouvement.» Quand Tit-Noir embrasse sa blonde, il ne se douterait jamais, le bougre, qu il fait tout à la fois tant de choses que cela ! Le baiser a été plus d'une fois mis en vers, mais cela n'a pas toujours été d une manière fort heureuse.Tel est ce quatrain : Baiser, rose trémière au jardin des caresses, Vif accompagnement, suc le clavier des dents.Des doux refrains qu'Amour murmure aux cœurs ardents, Avec sa voix d'archange aux langueurs chatmecesses.L\u2019auteur de cette verbosité filandreuse s'appelait Verlaine.Il a fait de meilleurs vers.Un autre poète, et non des moindres puisque c'est l\u2019auteur de Cyrano, nous a donné une singulière définition du baiser avec son « point sur 1 i du verbe aimer.» C\u2019est du simple galimatias, de la finesse manquée qui croit épater les âmes roucoulantes et qui serait plutôt à sa place sous la plume de son ineffable rejeton.Un baiser se définit bien mal avec un «point», surtout qu\u2019en fin de compte il se pose sur la bouche.D\u2019autres ne se sont pas contentés de définitions, ils ont mesuré, pesé, disséqué le baiser et n ont pas craint de soumettre cette manifestation poétiquement amoureuse des sentiments à 1 épreuve d un instrument qui porte le nom barbare de sphygmo-manomètre et qui sert à évaluer la pression du sang.Ils ont trouvé que le baiser élève un peu plus cette pression chez les hommes que chez les femmes, mais ils n\u2019en ont conclu rien du tout.Us ont au moins eu cette sagesse-là.Ils ont, d'autre part, trouve à l'aide d'un second appareil, que le baiser sur les lèvres n'est pas plus excitant que sur le bout du doigt mais que son effet est beaucoup plus considérable sur le nez.Avis aux amateurs de modernisme ; pour moi, je préfère cent fois l'ancienne méthode.Nos bons savants ont toutefois émis un avis en ce qui concerne le baiser en général ; ils prétendent que c'est une coutume vieillotte et barbare, en usage d\u2019ailleurs dans fort peu de pays et qu'il serait grand temps de la supprimer, ne fût-ce que par hygiène et pour éviter la propagation des microbes, il y a des chances pour que cet avis-là ne soit pas écouté.J\u2019ai dit qu'il y avait peut-être cent mille maniérés d'exprimer son amour, et c'est vrai, car aux effets du caractère, du tempérament et des coutumes il faut encore ajouter ceux de l\u2019éducation qui peut être plus ou moins raffinée, selon la sensibilité individuelle.\t,\t.Stendhal a prétendu que le premier bonheur que puisse donner l\u2019amour c\u2019est le serrement de main de Les Publications Poirier, Bessette & Cie, Limitée Membres de L\u2019A.B.C.975, Rue de Bullion, Montréal, Canada Tél : PLateau 9638 * Entered at the Post Office of St.Albans, Vt., as second class matter under Act of March 1879 - ABONNEMENT - CANADA\tEtats-Unis et Europe Un an .$3.50\tUn an ______________$5.00 Six mois ___________ 2.00 Six mois .\u2014.2.50 Trois mois .1.00\tTrois mois .1.25 Heures de bureau : 9 h.a.m.à 5 h.p.m.Le samedi, 9 h.a.m.à midi AVIS AUX ABONNES \u2014 Les abonnés changeant de localité sont priés de nous donner un avis de huit jours, l\u2019empaquetage de nos sacs de malle commençant 5 jours avant leur expédition.la femme que l\u2019on aime ; d\u2019autres sont beaucoup plus exigeants, comme cette impétueux individu qui déclarait à qui voulait l'entendre : « Ah, la première année de mon mariage j'aimais tant ma femme que ( aurais voulu la manger ! » Et comme on lui demandait s il était toujours dans les mêmes sentiments, il répondit : « Je ne puis dire qu'une chose, c\u2019est que je regrette bien de ne pas l\u2019avoir fait.» Lamour est un sentiment merveilleux qui produit parfois d étonnants effets ; de même que le whisky arrive à faire croire à certaines personnes qu elles savent chanter, l\u2019amour suggère à d\u2019autres qu\u2019elles sont poètes et, allez-y donc de la rime et des comparaisons ! Voici ce qu\u2019un gros mangeur de choucroute avait trouvé dans sa caboche couenneu-se pour exprimer son amour à sa belle : Comme le ver dans te fromage, La trichine dans le cochon, Dans mon cœur vivra ton image, C\u2019est toi le vin, moi le cruchon.Il parait que la destinataire cfe ce chef-d\u2019œuvre poétique fut émue jusqu'aux larmes de cet aveu hautement sentimental, qu\u2019elle épousa le cruchon et que, dix ans plus tard, il y avait une douzaine de petites cruches dans ce ménage idyllique.Leibnitz a parlé de l'amour en termes plus relevés ; il a dit qu aimer c'est être porté à prendre du plaisir dans la perfection.N\u2019en déplaise à ce docte philosophe qui rêva entre temps aux origines mystérieuses des peuples, cette définition ne me semble pas tout-à-fait juste.Ce serait plutôt, à mon idée, trouver des émotions dans ce qui s\u2019approche de la perfection.Le plaisir est, en effet, du simple agrément, de la joie ou de la sensualité ; quelquefois un composé de tout cela.Quant à la perfection, elle n'est pas de ce monde.De plus, il est des personnes qui aiment, en souffrent et ne renonceraient pas pour cela à leur amour.Selon madame de Staël, les femmes pourraient disserter de l amour en connaissance de cause ; ce n'est, écrivit-elle, qu'un épisode dans la vie des hommes, mais l'histoire entière de la vie des femmes.A première lecture, la définition paraît assez joliment tournée, mais ce n'est que de l\u2019élégance de style, ou plutôt une fleur de rhétorique sous laquelle se cache un serpent venimeux.La célèbre baronne et femme de lettres aurait dû penser qu\u2019une histoire comprend parfois un grand nombre de chapitres, et qu\u2019un épisode unique reste souvent mieux gravé dans la mémoire.Au fait, depuis que le monde est monde, on a tellement discuté sur l amour, on en a donné tant de définitions et tellement analysé que personne ne sait au juste ce que c\u2019est.Les hommes se servent de ces définitions pour dominer les femmes, et les femmes pour assommer les hommes ; après tout, ces dernières n\u2019agissent souvent que par motif de légitime défense, car il y a des hommes, et non des moindres, qui les ont copieusement abîmées.Lord Byron disait que ce qu\u2019il y a de terrible avec les femmes, c\u2019est qu\u2019on ne peut vivre ni avec elles, ni sans elles.Socrate, le sage, enseignait qu\u2019il faut\" craindre l\u2019amour d\u2019une femme plus que la haine d\u2019un homme, et le grand Salomon lui-même a dit en toutes lettres : « L\u2019homme amoureux suit la femme comme un beeuf que I on mène au sacrifice .» Il a dit de pires choses encore, mais comme je ne partage pas précisément la manière de voir de celui qui demeura dans le somptueux palais de la colline d\u2019Ophel, je les passerai sous silence.Personnellement, je crois que l\u2019amour est la grande loi universelle, et qu\u2019on le retrouve à la surface de toutes les manifestations humaines comme au fond de tous les événements ; il se glisse partout même parfois sous le déguisement de la haine, et il en est J ailleurs aussi proche que le rire l\u2019est parfois des pleurs.Et c'est en vertu de la même loi que la vraie formule du baiser n'est pas encore trouvée, de même que son analyse est toujours* à faire, et c'est pour cela qu'on n'est jamais bien certain de sa nature.C\u2019est pour cela que bien des prétentieux se vantent d\u2019avoir reçu des baisers alors qu'on les a simplement mordus.Fernand de Verneuil 4 LE SAMEDI eïceuïs c*J(enïi Cabaud dIllustrations de fSaint - JOoup CE n'était pas le lac majeu», où santerne l\u2019avait aimée .- : SAINT- LOUP Elle ! Avoir peur de 1 amour !.Depuis son adolescence, Eros était sans cesse autour d\u2019elle, comme un dieu asservi.Elle avait vu maintes fois 1 amour râlant à ses pieds sans que son propre cœur en fût touché.Elle en avait toujours tiré ou plaisir ou profit, pour rejeter ensuite sans pitié, plus ou moins brisés, les pantins qui avaient satisfait ses caprices.Elle souriait elle-même d\u2019avoir consacré sa vie aux folles joies qu\u2019il donne, sans jamais ressentir les cruelles atteintes de ce feu dévorant L\u2019amour, pour elle, jusque-là, c était la faiblesse et la tare des hommes.Fallait-il qu\u2019à son automne elle l\u2019éprouvât tout-à-coup ?! C\u2019était une révélation exquise qui lui faisait comprendre aujourd hui tant de lâchetés inexpliquées chez ses victimes.Mais elle n\u2019en connaissait encore que les prémices heureuses.Au surplus, elle était sûre de ne tirer de ce sentiment si neuf que du bonheur, tant son expérience des hommes 1 assurait qu elle saurait tenir à merci, tout autant que les autres, celui que, merveilleuse aventure, elle s\u2019était prise à aimer dès qu\u2019il lui était apparu.Luc Tréjean était jeune ; bien plus jeune quelle.Mais la beauté toujours triomphante de Clara, son art de séduire pouvaient braver sans risque la jeunesse ! Depuis plusieurs semaines, d\u2019ailleurs, elle tenait le jeune homme en servage, se réservant, pour que sa victoire fût complète et totale, de choisir l\u2019heure où s\u2019ouvriraient devant eux toutes les félicités.Elle s\u2019en meurtrissait un peu elle-même, mais quelles délices neuves elle découvrait aussi bien dans cette mystérieuse attente qu\u2019avait voulue son habileté.Bien entendu, Tréjean, réputé pour collectionner les conquêtes faciles, n\u2019en était que plus épris.Elle avait choisi le cadre, le voulant tout nou-Ye3iif simple et splendide à la fois, et surtout ne rappelant rien de tous les romans qui, pour elle, n\u2019avaient pas eu plus de prix qu\u2019une robe d\u2019un soir et dont plusieurs avaient fini en drames aussitôt balayés de sa vie, dans un sourire.Ce n\u2019était pas le lac Majeur, sur les eaux duquel elle avait promené voluptueusement l\u2019amour passionné, ridicule et fervent de ce pauvre Santerne, alors jeune savant qu\u2019elle s\u2019était fait une gageure d\u2019arracher dès ses premières découvertes à son labeur, à la gloire promise, pour en faire un fantoche pâmé, dans les grisantes nuits lunaires, aux chants monotones et doux du batelier poussant de la rame leur barque d\u2019amour, \u2014 cette galère qui devait bientôt rejeter dans le torrent de la vie, comme une loque déchirée, le malheureux dont nul n avait plus entendu parler.Ce n\u2019était pas Venise et ses gondoles, Venise et ses musées, ses palais, où flottaient les fantômes d\u2019un passé lourd de mystère, de plaisir et de drames : les doges, les sbires, les masques, et sur quoi planaient surtout, encore et toujours, les grandes ombres des plus tragiques amours, \u2014 Venise, où elle avait promené un auteur célèbre avant de le congédier sur un scandale qui le perdait à jamais.Ce n\u2019était pas la terre enchantée d\u2019Egypte où, partie avec un peintre, elle avait soudain, par caprice, porté la passion dans l\u2019entourage très proche d\u2019un trône et s\u2019était amusée à lancer un prince indigène dans une ébauche de révolution.Ce n\u2019était pas ce site brûlant et coloré d\u2019Andalousie où, blessée que le roi, en villégiature, fût simplement passé à côté d\u2019elle sans un regard flatteur pour sa bande, elle avait su conquérir et dominer un révolutionnaire au point de l inciter, sans qu\u2019il y paraisse, à un attentat qui, découvert au moment d\u2019être exécuté, avait valu à ce pitoyable exalté les fers à perpétuité.Ce n\u2019était pas .Mais toujours elle avait repoussé, comme du geste léger dont elle faisait tomber la cendre d\u2019une cigarette, ces souvenirs pour elle sans valeur.A présent, s\u2019ils tentaient de l\u2019effleurer, c\u2019était avec un rictus cruel, en état de farouche défense, eût-on dit, qu elle les repoussait d\u2019emblée.Donc, ce n\u2019était dans aucun des décors merveilleux où elle avait promené jusque-là les folles passions des hommes, transformé les bonheurs d\u2019un jour en malheurs éternels, vidé d\u2019intelligence des penseurs, de sensibilité des artistes, ruiné des banquiers, qu elle était venue célébrer la grande fête de son tardif et unique amour.C\u2019était sur un des points les moins fréquentés de la Côte d\u2019Azur ; un site d une beauté radieuse, mais plus simple, très peu peuplé ; un port en miniature, avec quelques barques.En face : les îles d\u2019Hyères.A flanc de coteau, la villa modeste louée la veille par Clara.Autour, la flore prodigieuse de là-bas, mais sans apprêt ; des bouffées de parfums troublants.Cette richesse purement naturelle, cette absence de luxe ultra-civilisé auquel elle était habituée, c\u2019était tout de même très neuf et, d\u2019ailleurs, le cœur de Clara y aidait.Dans les premières heures qu\u2019ils avaient passé là, la près-midi, Luc s\u2019était montré impatient.Plus encore au dîner.Mais elle avait rêvé sa nuit féerique sur les flots berceurs de la Méditerranée.D\u2019avance, elle avait retenu la barque vulgaire \u2014 elle l\u2019avait voulu telle \u2014 d\u2019un pêcheur qui devait les attendre f 21 novembre 1936 5 SAINT- LOUP quand la lune, franchissant la crête des Maures, illuminerait de pâles facettes d argent l'immensité de la nappe sombre.Clara descendit vers la mer, à demi-portée par Luc Tréjean.Le matelot les attendait, fumant la pipe sous son caban d où n émergeait guère que sa barbe hirsute.Le couple prit place à l'avant.Au moment où.sans mot dire, le marin, pour lancer la barque, poussait la rive du pied, Clara eut la sensation d'un départ pour un voyage étrange, une aventure qui coupait brusquement sa vie, la séparait de toute son existence antérieure, \u2014 sans doute à cause de cet amour imprévu, si puissant, qui s\u2019ouvrait sur ce magnifique horizon nocturne dont les contours flottaient sous le ciel étoilé.\u2014 Regardez !.Regarde ! Clara regardait d\u2019un œil brûlant de fièvre Luc Tréjean, prête au don de ses lèvres .Elle releva brusquement la tête.Une voix grave, contenue, comme lointaine s était élevée soudain.Un chant nostalgique, une mélopée ancienne que, Clara en était sûre, elle avait entendu déjà .Elle avait redressé tout à fait le buste, dans un sursaut.Etait-ce une hallucination?D où venait-elle, cette voix?Du pilote, cette forme imprécise, de cette ombre ?Non, de l\u2019ombre du passé que, sans se l\u2019avouer jamais, elle avait tant redouté, elle le sentait bien, de voir surgir soudain, comme un spectre, devant son amour.Le jeune homme, qui n'avait même pas prêté attention à ce chant, laissa échapper avec un mouvement d'impatience : \u2014 Quoi ?vous vous dérobez toujours ?\u2014 Quand nous l\u2019avons rejoint pour embarquer, il était muet ; il est sourd à présent ! Ne nous en occupons pas, ma chérie.Mais Clara se souciait peu de ses paroles, elk était obsédée et comme il voulait 1 enlacer de nouveau, elle l'écarta doucement en murmurant, lointaine, en proie à une évocation de cauchemar : \u2014 Le lac Majeur !.Santerne !.Contenant à peine la colère sourde qui montait en lui devant l\u2019attitude de la femme, Tréjean lança : \u2014 Qu\u2019est-ce qui se passe en vous ?Qu\u2019est-ce que cette ridicule barcarolle vous rappelle ?Suivant plus ses pensées qu'elle ne lui répondait, Clara dit d\u2019une voix étranglée : -\u2014 Le passé ! le passé qui remonte !.\u2014 Ah ça ! Etes-vous folle, où vous moquez-vous de moi ?dit-il avec violence.En vérité, voilà trop longtemps qu\u2019il en est ainsi ; toujours des prétextes d'ajournement.C\u2019en est trop, cette fois ! Il s\u2019était à son tour redressé et jetait d un coup à la femme toutes les rancœurs qu elle avait accumulées en lui en abusant si longtemps de sa patience.Détournée de son angoisse, Clara éprouvait brutalement la plus grande douleur qu elle eût connue.L'homme qu elle adorait l'injuriait, la traitait comme elle le méritait, osait-il dire.Et pour la première fois de sa vie, Clara pensait avec désespoir qu il disait vrai.Elle n\u2019avait qu'une longue plainte pour tenter de l\u2019apaiser.Mais il n entendait rien, il ne voulait plus rien entendre, et comme elle avait pensé qu'où les paroles étaient impuissantes, les baisers, du moins, seraient victorieux, sans souci maintenant du chant qui, de l\u2019arrière de la barque, s'élevait plus puissant et plus large, elle voulut de force, attirer la tête de Luc jusqu'à ses lèvres.Il la repoussa si rudement qu elle alla heurter des épaules le rebord de l\u2019avant.Elle n\u2019eut même pas le courage de se relever, et resta étendue, râlant de douleur et d'amour, tandis que le jeune homme donnait Tordre au pêcheur de gagner le point le plus proche de la côte Ce ne fut pas long.Clara gémissait toujours dans la même pose que la barque abordait un petit promontoire désert et boisé.Tréjean sauta à terre et n'eut pour la femme, en disparaissant qu\u2019un seul mot : \u2014 Adieu ! Clara n\u2019avait même pas compris ce qui se passait et le marin avait éloigné si doucement, de nouveau, la barque du rivage, que ce ne fut que lorsque n entendant plus depuis un moment les imprécations de Luc Tréjean, mais seulement la chanson obsédante, qu\u2019elle se vit avec horreur seule, au milieu des flots, devant cette ombre psalmodiant, \u2014 ce spectre imprévu des âpres plaisirs et des drames d autrefois, qui venait de briser son seul amour.La barque s'éloignait, s\u2019éloignait, au point que, de la rive, on n'eût plus rien entendu.Glacée d'épouvante, Clara cria à 1 homme : \u2014 Tais-toi ! tais-toi ! Et comment sais-tu donc cette romance des lacs italiens ?Il cessa un instant de chanter pour dire, d\u2019une voix de basse, avec un ricanement, en rejetant son caban de sur ses yeux ardents qu'éclairèrent un reflet de lune : \u2014- Santerne ! ! ! La gorge serrée par la terreur, Clara ne put même pas proférer un son.Le visage était bien changé, flétri, ravagé, mais elle avait reconnu le regard fiévreux, tant l\u2019exaltation de la haine et de l\u2019amour, dans les mêmes yeux, se ressemblent.Elle avait reconnu la voix, pareille, sourde de menace aujourd\u2019hui, ou torturée de passion jadis.Il expliqua, en quelques mots brefs et saccadés, qu\u2019il traînait depuis longtemps.(Lire la suite page 52) COMME ELLE L APPROCHAIT, IL SE DRESSA, FÉROCE Et elle montrait au jeune homme, nerveux et qui le cachait mal, des points connus dans le jeu monstrueux des ombres gigantesques et des faibles lumières Elle le laissait l\u2019enlacer de plus près, a mesure que la barque s\u2019avançait dans la mer, sous le battement régulier des avirons que maniait le pêcheur dont la silhouette rombre s accroupissait, tout juste dessinée, à T arrière.Us étaient loin, très loin du rivage, à présent.Mais sans l\u2019écouter, elle murmura, l\u2019œil hagard : \u2014 Cette complainte !.Cette voix !.Sans deviner sa pensée.Luc crut comprendre qu elle trouvait odieux le sans-gêne du batelier auquel il cria d un ton impérieux : Silence, l'homme ! Ce dernier parut ne pas l'entendre et continua de chanter.Tréjean dit en haussant les épaules : 6 LE SAMEDI , /;;> \u2022 » >¦ ¦ .S-;''?'* mgp! F .4PÜSSPBP55w^«ai»y BÏrifi « OÙ AVEZ-VOUS DÉNICHÉ CELA ?.C'EST D'un ROMANTIQUE .» jCettïes jaunies pa\\ Sab ïie l ^Volland illustration de 2 «X*.Dlicolet Orphelin, Raymond Chanda-gne avait été élevé par sa grand\u2019mère.Elle venait de mourir, lui laissant la vieille maison mi-bourgeoise mi-paysanne où il avait passé son enfance et où, depuis qu'il était installé à Paris comme ingénieur, il ne manquait jamais, chaque année, de se réfugier pendant les vacances.Cela réjouissait la bonne aïeule et tant de souvenirs, ces fidèles amis sans mensonge, sans trahison, le guettaient de la cave au grenier ! Il n\u2019avait qu'à ouvrir une porte, à faire grincer une serrure, à écarter le rideau d\u2019une alcôve, et, aussitôt, il croyait entendre le doux chuchotement : «Te rappelles-tu?.» Fait de mille menues choses, d infimes événements, tout le passé revivait, pareil en vérité à ces dentelles fragiles dont rien pourtant ne saurait dénouer les délicats réseaux.Il était pris dans ce merveilleux filet que la mémoire tisse sans relâche au cours de la vie.Sa chère grand\u2019mère n'était plus.Lui ayant rendu les suprêmes devoirs, il s\u2019installa pour quelques jours dans la maison afin de rester encore en contact avec l'absente dont le tricot, les lunettes, semblaient attendre, sur un guéridon, les doigts infatigables et les yeux affaiblis, afin de garder le plus longtemps possible l\u2019illusion de sa présence.Non ! elle n'était pas là-bas, à l\u2019extrémité du village, dans le cimetière où sur trop de tombes abandonnées, \u2014 oh ! la sienne serait toujours fleurie \u2014 les couronnes égrènent leurs perles ainsi qu\u2019une noire semence d\u2019ingratitude et d'oubli qui donne naissance aux ronces et aux orties.C'est ici qu'elle avait vécu, son coeur y demeurait.Dans sa gaine de bois qui n\u2019avait que l'apparence d\u2019un cercueil, l\u2019antique horloge semblait en perpétuer les battements.Pensif, Raymond Chandagne allait de chambre en chambre et, plus que jamais, maintenant qu\u2019il était seul avec un fantôme bien-aimé, les choses familières lui chuchotaient : «Te rappelles-tu ?.» Chaque objet avait son histoire à lui raconter.Certes, cette vieille demeure, il ne la vendrait jamais ! Elle avait ses incommodités : sa cheminée fumait parfois ; des vents coulis filtraient souvent le long des corridors, lutins malicieux toujours en quête d'une bougie à éteindre ou d'un nez sensible à enchifrener.Malgré tout, elle lui avait été chère, indispensable même.On doit pardonner beaucoup à ceux que l\u2019on aime.D'ailleurs, à moins de nécessité absolue, c\u2019est folie que de se défaire d\u2019une maison familiale, aussi humble qu elle soit.Des générations ont travaillé, lutté, peiné pour l\u2019édifier : chaque pierre représente un effort ou une privation.Maintenant, telle une barque dont le voyage sur l'Océan tourmenté des jours a été parfois hasardeux, pénible, elle est solidement ancrée dans le paysage, parmi les moutonnements de la verdure : elle est au port.Qui, sachant ce qu\u2019il doit à ceux qui l\u2019ont précédé et lui ont ménagé ce refuge, aurait le courage de h abandonner à d autres mains avec ses souvenirs et ses fantômes, tout le trésor sans prix du passé ?.Agitant ces pensées, Raymond Chandagne visitait dans tous ses coins et recoins le vieux logis.A trente ans, c était un garçon sensible et délicat, volontiers rêveur, bien qu il eût 1 esprit fort précis lorsqu\u2019il s agissait de sa profession d\u2019ingénieur Son mélancolique pèlerinage parmi les choses lui plaisait.Ce fut ainsi quil découvrit, dans un réduit obscur, une commode ancienne : bancale, elle ne pouvait plus faire décente figure au salon et on l\u2019avait exilée la.La poussière amassait la cendre (Lire la suite page 52) 21 novembre 1936 7 JC ir Favorise la sécrétion de la bile, laquelle contribue à la digestion intestinale, neutralise les acides et concourt à la formation du sang.BILOCOLATE prévient et combat la jaunisse, les coliques, vomissements bilieux, étourdissements, congestion et constipation dues à Tin-suffisance de la bile.I En vente partout\u2014501 la boite.Le mécano et son ami Lavigne, priés par mademoiselle de Saint-Clair d'assister Victorine jusqu'au dernier moment, jouaient philosophiquement aux cartes, installé dans la serre, une bouteille de pinard à côté d'eux.\u2014 Quoi, qu'est-ce qu\u2019il y a ?\u2014 11 y a qu'on fait un bruit infernal au-dessus de la chambre du mort ! \u2014 Pas possible, tu rêves ! \u2014 Ah! non, je ne rêve pas ! \u2014 Alors, j'y suis, s'écria le mécano.C\u2019est le soldat, oui, oui, le poilu d'avant-hier.Il s\u2019élança, ouvrit la porte et se trouva en présence de Baudrillart, ahuri.Il l'interrogea : \u2014 Qu'est-ce que tu fais là ?\u2014 Moi?Je n'en sais rien.\u2014 Mais y a-t-il longtemps que tu es dans cette chambre ?\u2014 Je ne me rappelle plus.\u2014 Comment, tu ne te rappelles plus ?Tout penaud, le mutilé expliqua qu\u2019il était venu voir un certain M.Gerbeaux auquel il devait faire une commission.Très aimable, ce monsieur lui avait offert plusieurs verres de liqueurs.Après il ne se rappelait plus rien.Célestin Paquet en savait assez.Il avait déjà compris.Passant son bras sous celui du paysan, il l\u2019entraîna et lui fit descendre l\u2019escalier.\u2014 Allons, dit-il.t'en fais pas.Tu Tas échappé belle! Tu ne comprends pas.Ça ne fait rien.Viens boire un coup.Je t'expliquerai tout ça ensuite.Six mois après, on annonçait le double mariage de Violette et de Pierre Delorme, de Valentine et d'Henri de Saint-Clair.La cérémonie eut lieu le même jour.Le lieutenant Henri de Saint-Clair, qui passait pour fou au camp de prisonniers de Neubourg, en Bavière, avait fini par être interné en Suisse, puis rapatrié.Au bout de trois mois il reprit sa place dans l'armée française.Quelle joie Valentine avait éprouvée en le voyant ! Son séjour en Suisse lui avait permis de se rétablir, aussi était-il en bonne santé lorsqu\u2019il arriva à Paris.Valentine connaissait la dernière infamie imaginée par le monstre qui l avait si longuement persécutée.Elle avait vu le véritable Baudrillart, qui l avait rassurée sur le sort et sur l\u2019état physique et moral de son fiancé.Sa joie aurait donc été sans mélange, si le souvenir de son père, victime de la perfidie d un traître et de la cruauté allemande, n avait attristé ses pensées.Le mariage d\u2019Hermance de Saint-Cliar et du baron d Herbelot, célébré dans la plus stricte intimité, avait précédé celui de Valentine et de Violette.\u2014 Tout finit par un mariage, fit remarquer Mac Cavendisch.qui avait tenu à être le témoin de Mlle de Saint-Clair.\u2014Ou par la mort, répliqua le philosophe John Atkins.La question la plus difficile qu\u2019eurent à régler entre eux les parents supposés du faux Gerbeaux, fut celle de sa succession.Herber-Gerbeaux, en mourant, avait laissé une grosse fortune.Qu'allait-elle devenir ?\u2014 Son argent nous fait horreur comme lui, s\u2019écrièrent Pierre Delorme et Henri de Saint-Clair lorsqu on leur parla de cette question.Pourtant il fallait aviser Une sorte de conseil de famille fut réuni.On prit pour arbitre Mac Cavendisch et l'honorable Américain, après avoir bien étudié la question, rendit une sorte de sentence que tous s\u2019étaient engagés d'honneur à l'avance à respecter \u2014 Voici, dit-il.Il y a des cas où la loi écrite ne suffit pas pour dire ce qui est juste et par suite ce qu'on doit faire.\"Le cas qui nous occupe est de ceux-là.'Moi, j'estime qu\u2019en équité, on doit considérer qu'une partie de la fortune laissée par Herber, dit Gerbeaux, est du bien mal acquis ; je veux dire de l'argent volé ou gagné par des moyens malhonnêtes.\"Cet argent-là personne de vous ne peut le recevoir.\u2014 Parfaitement, approuvèrent sans exception tous les héritiers.\u2014 Donc, j\u2019estime que la moitié de la fortune doit aller aux pauvres.\u2014 C\u2019est une très bonne solution.\u2014 Vous laisserez le soin de la distribuer à mademoiselle Hermance de Saint-Clair à qui je m\u2019en remets et qui, j\u2019en suis sûr, s'acquittera très bien de cette mission.Rions, c'est l'heure CADEAUX ECONOMIQUES \u2014 Qu'est-ce que tu viens d'acheter là ?«\u2014 Un présent pour ma femme ; c'est sa fête.Entre nous, c'est une habitude qui est dispendieuse, celle de faire des présents.\u2014 Cela dépend.Les présents que nous nous faisons, ma femme et moi, ne nous coûtent pas un sou.\u2014 Comment faites-vous donc?\u2014 C\u2019est très simple.La première année de mon mariage, quand est venue la fête de ma femme, je lui ai donné un billet de dix piastres; six mois plus tard, c'était ma fête et elle m\u2019a donné le dix piastres qu\u2019elle avait conservé.Je l\u2019ai mis de côté et je lui ai redonné à sa fête et elle en a fait autant ensuite pour moi.Voilà vingt ans que ça dure, mon vieux, nous nous sommes donné comme ça environ deux cents piastres chacun et ça ne nous a pas coûté un sou.RAISON DE SUPERSTITION \u2014 Croyez-vous qu'il est malchanceux d'être treize à table ?\u2014 J\u2019en suis convaincue; ainsi nous ne sommes que deux à la maison, mon mari et moi ; imaginez-vous qu'il nous arrive onze convives et vous pourrez dire sans hésiter que ce sera bien malchanceux pour notre porte-monnaie.LE BON MUSICIEN Un jeune homme, assez prétentieux parle à sa blonde de ses talents musicaux et, pour joindre l\u2019exemple à la parole, il empoigne un trombonne et se met à le faire hurler pendant un quart d'heure.\u2014 Hein! dit-il à la fille, crois-tu qu'il y a du sens musical en moi ! \u2014 Je le suppose, répondit la fille, car tu ne Tas certainement pas mis dehors en soufflant dans ton instrument.- Je l'accepte, si mes cousins y consentent.\u2014 Comment donc > L'Américain reprit: _ Quant à la seconde moitié de cette fortune, elle provient assurément des vrais Gerbeaux et des Saint-Clair à qui Herber 1 avait tout simplement volée.\u2018\u2018Elle doit donc leur revenir.\"Or, je vois autour de moi trois représentants de la famille, les seuls qui existent d ailleurs à ce jour.\"Henri de Saint-Clair, Hermance et Violette.\"Henri, neveu de la victime d\u2019Her-ber serait l'héritier suivant la loi française.\"Violette, fille naturelle du malheureux qu'Herber a assassiné, me paraît avoir aussi des droits incontestables, suivant l'équité et suivant la Justice éternelle, supérieure à la loi humaine \"Quant à mademoiselle Hermance de Saint-Clair, cest elle qui a démasqué le misérable, c est elle qui» grâce à son intelligence et à son initiative, a sauvé tout l\u2019héritage et plus encore, lhonneur de la famille.\"Elle me paraît donc avoir droit, elle aussi, à une part de la succession.\u2014 C'est certain, affirmèrent en même temps Violette et Henri de St-Clair Le milliardaire continua : \u2014 D'ailleurs, je me permettrai de donner comme cadeau de noces à chacun et à chacune de vous, une somme égale à celle dont vous vous tiers.i\u2014 Non, non, je ne veux pas ! \u2014 Jamais je n\u2019accepterai.\u2014 Vous ne voulez pas?Bien, très bien.Je n'ai pas d\u2019enfants.Je suis bien libre, que diable, de choisir mes héritiers! Vous aurez donc cette somme par testament déposé chez un notaire, quand je mourrai.\"Ce sera, d'ailleurs, une très bonne façon de cimenter l'amitié franco-américaine ! \u2014 Pour moi, fit Hermance, cette amitié est gravée pour toujours au plus profond de mon coeur.Jamais, Mac Cavendisch, je n'oublierai ce que j'ai vu dans votre pays et l\u2019ac-cueil que vous m'avez fait.\u2014 Merci, répondit le roi du papier très ému.\u2014 Oui, reprit la vaillante créature, dès que je le pourrai, j\u2019ai bien 1 intention de retourner en Amérique.\u2014 Nous irons ensemble, s'écria Violette, car je veux connaître, mol aussi, le plus tôt possible, le pays où je suis née.\u201cDites, Pierre ne voudrez-vous pas m\u2019accompagner?Le lieutenant Delorme, gravement de la tête, fit signe que oui.\u2014 Comment ne voudrais-je pas, dit-il, voir le pays d\u2019où m\u2019est venue ma si jolie fleur?Mademoiselle Hermance répliqua: \u2014 Oui, si jolie, comme tout ce qui nous vient de ce pays merveilleux.Fleur d\u2019Amérique! Soldats d'Amérique! Braves gens d'Amérique !! De votre pays lontain et si près de nos cœurs, nous sont venus, en de sombres jours, la joie, la confiance, le réconfort.Après la guerre, nous irons tous en un pieux pèlerinage fêter la victoire sur cette terre bénie et remercier Mac Cavendisch et ses amis de tout ce qu\u2019ils ont fait pour nous ! FIN FOIE PARESSEUX La langue chargée, de.-, troubles de la digestion, la biliosité, la constipation, le teint terreux, les dérangements des reins résultent de l\u2019action paresseuse du foie, mais disparaissent bientôt lorsque vous réveillez cet organe avec les Pilules du Dr Chase Pour les Reins et le Foie Maux de Tête Toujours soulagés mmM \u2022?GRATIS-*1 FORTIFIEZ VOTRE SANTE ET EMBELLISSEZ VOTRE POITRINE Toutes les femmes doivent être belles et vigoureuses, et toutes peuvent l\u2019être grâce au Traitement Myrriam Dubreuil Vous pouvez avoir une santé solide, une belle poitrine, être grasse, rétablir vos nerfs, enrichir votre sang avec le Traitement Myrriam Dubreuil, approuvé par des sommités médicales.Les chairs se raffermissent et se tonifient, la poitrine prend une forme parfaite sous l\u2019action bienfaisante du Traitement.Il mérite la plus entière confiance, car il est le résultat de longues études consciencieuses.Le TRAITEMENT MYRRIAM DUBREUIL est un tonique reconstituant et possédant la propriété de raffermir et de développer la poitrine en même temps que sous son action se comblent les creux des épaules.Seul produit véritablement sérieux, bienfaisant - pour la santé générale.Le Traitement est très bon pour les personnes maigres et nerveuses.Convenant aussi bien à la jeune fille qu'à la femme.Engraisse rapidement les personnes maigres GRATIS.Envoyez 50 en timbres et nous vous enverrons Gratis notre brochure illustrée de 24 pages avec échantillon Myrriam Dubreuil.Notre Traitement est également efficace aux hommes maigres, déprimés et souffrant d\u2019épuisèment nerveux, quel que soit leur âge.Correspondance strictement confidentielle Les jours de bureau sont : Jeudi et Samedi, de 2 h.à 5 h.p.m.Demandez notre brochure Illustrée de 24 pages Madame MYRRIAM DUBREUIL 5920.rue Durocher (près rue Bernard) Boite Postale 2353\tMONTREAL, P.Q.Cl-lnclus 5e pour échantillon du Traitement Myrriam Dubreuil avec brochure.Nom Rue CL n Sïonnète Siomme (Suite de la page 10) était sans doute allumée: Je poussai doucement le battant et, après un regard circulaire, je franchis la barre d'appui.J\u2019étais dans la place, à deux pas du lit d'un joli bambin rose et blond, dormant comme un bienheureux.Mais, sans avoir le loisir de m\u2019attendrir, qu'est-ce que je vois du même coup ?Une flamme qui jaillit.Dans son sommeil, l'enfant avait envoyé promener son édredon dont une pointe, tombant sur les cendres en ignition dans la cheminée, avait pris feu.La flamme, brusquement activée par l'air venu de la fenêtre, alors grande ouverte, gagnait le lit Je n'eus pas le temps de raisonner ; l\u2019instinct, plus fort que tout, commanda mes gestes Sans songer à ce que j\u2019étais venu faire, je n'eus qu'une pensée : sauver le petit être.Je l\u2019empoignai d un bras, en rejetant, de l\u2019autre, édredon et couvertures.Il se mit à pousser des cris perçants, mais je m\u2019en souciais peu J\u2019allai poser vivement mon fardeau dans un coin pour combattre le fléau qui s'étendait, quand la porte s\u2019ouvrit ; la grand'mère surgissait en chemise de nuit, les yeux hagards et poussant des :\t« Ah ! mon Dieu ! » à n en plus finir Je lui mis le moutard dans les bras et m'élançai vers le feu, toujours instinctivement, pour arrêter l\u2019incendie qui menaçait de devenir sérieux.« A cc moment : remue-ménage à la porte d'entrée, pas précipités dans le vestibule, et les parents qui rentraient apparurent, à leur tour affolés, tandis que, non sans me brûler, je m'efforçais d\u2019éteindre les flammes.Le papa m\u2019y aida et, à deux, nous en vînmes tout de suite à bout * « C'est alors, seulement, que je réalisai le tragique de ma situation.Une sueur froide me glaça les veines et je passai sur mon front ma main dont je ne sentais même pas les brûlures.Tout cela l'espace d\u2019un éclair.Or, comme dans un rêve, j'entendis la grand\u2019mère qui riait et pleurait à la fois, sous le coup de l\u2019émotion qu'elle avait ressentie, raconter aux parents que, l'incendie s'étant déclaré on ne savait comment, j\u2019en avais aperçu la lueur du dehors et avais escaladé la fenêtre entr ouverte pour sauver les occupants du pavillon endormis .« Pour sûr, l'émotion avait donné des ailes à l'imagination de la vieille dame ! Je n\u2019aurais jamais trouvé cela tout seul, pour expliquer ma présence ! «J abondai naturellement dans son sens, précisant comment j'avais aperçu la flamme en passant dans la rue Ce fut à qui me remercierait, m'offrirait un cordial, soignerait mes brûlures.On me fît passer la nuit dans la chambre d\u2019amis.Le lendemain, on s'intéressa à mon sort et, comme on m\u2019avait promis une reconnaissance éternelle, le papa, gros commerçant, m\u2019engagea à son service.Je fus dès lors le plus heureux des garçons de bureaux, le mieux considéré par son patron .» Et il conclut : \u2014 Voyez-vous, il était écrit quelque part, là-haut, qu'Anatole serait un honnête homme : la Providence est intervenue au bon moment pour m'empêcher de sortir de mon rôle ! Henri Cabaud SES MAINS ÉTAIENT TOUTES DÉFORMÉES AUX PRISES AVEC LE RHUMATISME DEPUIS 15 ANS Voici une lettre qui prouve qu on ne doit pas renoncer au Kruschen : \"Mes rhumatismes me faisaient tellement souffrir que je passai deux ans sans m\u2019aventurer au dehors.J\u2019en souffrais surtout aux pieds et aux mains.Je devais marcher avec une canne.Je lus tant de choses sur Kruschen que je décidai de l'essayer.Peu de mieux pendant trois mois, mais je persévérai.Je me porte bien et ne me sers plus de canne.Mes mains, toutes déformées, sont presque normales maintenant.Je ne pouvais être soulagée d'un coup, ayant souffert de rhumatisme pendant 15 ans avant de prendre Kruschen.\u201d \u2014 (Mlle) A.L.Le rhumatisme est souvent causé par l'excès d\u2019acide urique dans le sang.Si vous pouviez voir comment Kruschen émousse ces dépôts d'acide urique pour ensuite les dissoudre, vous admettriez que le traitement Kruschen doit forcément soulager le rhumatisme.LA SANTÉ SIGNIFIE CHARME ET BONHEUR Des yeux brillants, le sourire sur les lèvres, indiquent la santé et la vitalité.Une peau claire est attrayante.La jeune fille en santé et active est heureuse et populaire.Peut-être que vous n êtes pas vraiment malade, mais quand le travail du jour est terminé, vous êtes trop fatiguée pour vous récréer comme le font d'autres femmes.Essayez le Composé Végétal de Lydia E.Pinkbam pour avoir plus d\u2019énergie.Il tonifie la santé en général.Donne plus de vitalité \u2014 plus de charme.Rappelez-vous que 98 femmes sur 100 disent en avoir bénéficié.Il en fera autant pour vous.20vgs d\u2019Étoffes à Robe : $2.9» Crêpe de soie, imprimé, broadcloth.Ecoulement de manufacturiers.Longueur: 4 verges; nouveaux modèles et nuances d\u2019automne et d\u2019hiver; valeur jusqu\u2019à $1 la verge 20 verges pour $2.98.Envové payable sur livraison plus quelques cents pour frais de poste Garantie de remboursement.TEXTILE MILLS, Dépt.53, Montréal, P Q.Finies La Toux et Les Nuits Sans Sommeil JCes Cï Les grandes croix sur le chemin, les soirs d'hiver Tendent immensément aux carrefours des routes Leurs bras blancs où la neige à la neige s'ajoute Dans le vent qui rugit sa complainte d'enfer.Ville \u2014 Prov COUPON D'ABONNEMENT LE SAMEDI ^2- 1 Cl-lnclus la somme de $3 50 pour 1 an, .| $2 00 pour 6 mois ou $1.00 pour 3 mois I ¦\t(Etats-Unis $5.00 pour 1 an, $2.50 I ¦\tpour 6 mois ou $1.25 pour 3 mois) I d'abonnement au SAMEDI.|\tI I Adresse -I J Ville-Prov._ .I POIRIER, BESSETTE & CEE, Limitée 1 J 975, rue de Bullion, Montréal, Canada L Elles tombent parfois les pauvres croix trop minces Elles tombent parfois dans les champs enneigés Et c'est un nouveau deuil chaque fois de songer Qu elles dormiront là, dans la bise qui grince.Mais lorsque le soleil tenait le lendemain De rudes travailleurs à l'âme droite et fière Ont tôt remis debout dans un flot de lumière Les grandes croix de bois bénissant le chemin.Jean Gillet Extrait de \u201cBrunes et Blondes\u201d (en préparation! M.H.A.Allan, de Sarnia, Ontario, écrit: \u201cDes années durant, l\u2019hiver et l\u2019automne, je souffrais d\u2019une toux terrible.Je passais les nuits sans fermer l\u2019oeil et toussais tellement que les larmes m\u2019en venaient aux yeux et que l\u2019estomac me faisait mal.Je recommençai avec cette vieille toux vers le 1er octobre \u2014mais après avoir pris quelques doses de 'Buckley\u2019s Mixture\u2019, ma toux disparut.\u2019\u2019 Considérez les faits que \"Buckley\u2019s Mixture\u201d est économique\u2014triple action\u2014alcalin \u2014il pénètre dans les Voies respiratoires\u2014 soulage\u2014vous aide instantanément à vous débarrasser des germes du phlegme.Essayez-le aujourd\u2019hui.\u201cBuckley\u2019s\u201d est en vente partout et est garanti.Agents demandés pour vendre des cravates pour hommes.Avec nos prix, vous pouvez faire une commission de 100%.Demandez aujourd'hui des échantillons gratuits et un territoire exclusif.Ontario Neckwear Company, Dépt.515, Toronto. 50 LE SAMEDI ciSL cotorv,-6urv, -6012.jpoun.touA-Çe üiunaow is (Suite de la page 5) dans ce coin perdu de la côte, sa misérable vie déchue.L ayant vue arriver, puis retenir une barque, pour le soir, il avait pris la place du pêcheur.Et ceci dit, il ajouta, reprenant, -\u2014 ô cruelle ironie ! \u2014 sa voix douce et prenante d'autrefois : \u2014 Ah ! tu te souviendras de force du lac Majeur ! Et nous partons, ma mie, pour un voyage sans fin ! Puis il reprit, sur le même rythme tranquille et tragique de tout à l\u2019heure, la lancinante mélopée .Clara demeura longtemps atterrée, le regardant fixement de côté, comme une bête traquée Mais au bout d'un moment, demi-folle d entendre, sempiternel, ce chant évocateur et de voir ce fantôme, elle l'implora de la ramener vers la côte.On eût dit qu'il ne l\u2019entendait pas.Il chantait toujours et la barque s\u2019éloignait vers la haute mer.Alors, toujours suppliante, elle se traîna à ses pieds, lui promettant ses baisers, ses caresses pour qu il 1 écoutât.Mais comme elle 1 approchait de trop près, il se dressa, féroce, un aviron levé : \u2014 Bas les mains ! Il la força de retourner s'accroupir à l'avant, silencieuse.Et il se remit à chanter.Il chanterait ainsi jusqu'à la fin : la folie de la femme et puis l'engloutissement .\u2022 Tréjean, qui, bien entendu, n était pas rentré à la villa louée par Clara, avait résolu de ne plus s'inquiéter de cette femme.Il fit aussi bien : la barque ne revint jamais Henri Cabaud JCettïes jaunies (Suite de la page 6) grise du temps sur son marbre verdâtre qui faisait penser à une eau morte.Il ouvrit un tiroir.Une faible odeur s'en exhala.Il crut respirer le parfum d'un printemps fané Au fond de ce tiroir, il découvrit une liasse de billets décolorés, jaunis.Avaient-ils été blancs comme la marguerite ?mauves comme la scabieuse et le colchique ?bleus comme le bluet, qui, dans le blé, tient compagnie au coquelicot ?A présent, leur teinte était presque celle de certaines feuilles mortes ; leur papier était devenu aussi friable quelles, et l'encre pâlie en imitait les nervures.Ils étaient là, ces billets, bien serrés, soigneusement empaquetés ; sur eux, un ruban dessinait une croix, et leur liasse faisait penser à une petite tombe oubliée qui n\u2019a pour offrande que des corolles séchées.Respirant ce printemps fané, Raymond Chandagne évoquait une jeunesse évanouie.Ce printemps alors dans sa fleur, cette jeunesse alors vibrante \u2014 car, à coup sûr, il s\u2019agissait de lettres d'amour \u2014 à qui avaient-elles appartenu ?.Ce ne fut pas sans scrupule qu'il dénoua le ruban « Ma chère Adélaïde », lut-il .Oui, c\u2019était une vieille histoire.En ce temps-là, les prénoms n\u2019allaient pas court vêtus comme de nos jours ; ils gardaient tous les falbalas de leurs syllabes ; jamais un soupirant ne se serait permis les diminutifs qui, maintenant, cabriolent en marge du calendrier.Mais qui était donc cette Adélaïde ?.Ah ! oui, il se rappelait.C'était une arrière-grand\u2019tante, dont il avait vu le daguerréotype presque effacé, une grisaille avec la tache brouillée d un visage que sa grand'-mère disait avoir été si frais, si lumineux, entres ses « anglaises » blondes.Le jeune homme lisait le tendre et pur roman épistolaire qui avait d'ailleurs fini par un mariage .Il emporta les lettres à Paris Un an après, las de sa solitude, il voulut se marier.Irrésolu, son coeur hésitait entre deux jeunes filles.Ce dont ce rêveur avait besoin, c'était surtout de tendresse.Laquelle, de Gisèle ou de Jacqueline, partageait vraiment ses goûts et vivrait en plein accord, en complète harmonie avec lui ?Toute âme est secrète et ne se livre que peu à peu.Comment faire ?Oh ! une idée ! Mais oui, les fameuses lettres qui lui plaisaient tant.Pas de meilleure «pierre de touche » que juger de la valeur de leur sentiment à l une et à l\u2019autre.¦\u2014 J'ai là un roman, dit-il à Jacqueline.Voulez-vous le lire ?\u2014 Avec plaisir !.Qui l\u2019a écrit | C'est moderne ?\u2014 C\u2019est un simple manuscrit.Vous verrez .Elle lui rendit la liasse quelques jours après et, rieuse : \u2014 Où avez-vous déniché cela ?.C\u2019est d'un romantique, d'un « coco » ! Et ce prénom : Adélaïde ! Et ce style guindé ! Ces gens-là mettaient des crinolines jusque dans leurs phrases C est à lire, chaussé de pantoufles, au coin d\u2019un feu de bois, dans une vieille maison de province .Ah ! vous m'avez joué un bon tour, cher monsieur ! Meilleur, certes, qu'elle ne pensait ! A Gisèle, maintenant.Quelle décevante réponse allait-elle, elle aussi, lui apporter ?\u2014 Mais c\u2019est charmant, dit-elle, les yeux rêveurs .Que j\u2019aurais voulu vivre à cette époque-là.écrire de longues lettres tendres à un fiancé et.\u2014 Et même vous nommer Adélaïde ?\u2014 Oui, murmura-t-elle, émue, devinant l'aveu tout proche.\u2014 Voulez-vous ?nous relirons ensemble ce vieux roman d\u2019amour dans ma maison des champs où nous irons passer notre lune de miel, et nous lui donnerons une nouvelle jeunesse.Gabriel Volland 21 novembre 1936 53 MMttJ xWïm pg»., U*,?'' «W jf £pâ: ty&X': 5 u / g MH >ü:r.'¦-* ¦¦£- -i, Z * Z TFrV a?sir 1 ^ ; *i iysii véritable déco% aes artistes Les artistes que nous voyons évoluer sur l\u2019écran dans de faux palais, des maisons de carton ou des masures de toile ne sont pas moins que nous attachées à leur foyer.D\u2019aucuns jugeront peut-être, \u2022par les photos de cette page, que ces intérieurs sont trop bien ordonnés, ont trop l\u2019allure « exposition».Mais imaginez que l\u2019artiste est là elle-même, avec sa voix que vous aimez tant, avec son élégance que vous admirez.Tout change ; ce n\u2019est plus qu\u2019une femme attentive ou une maman dévouée, comme il y en a tant de par le monde.De haut en bas et de gauche à droite : Le solarium de Jeanette MacDonald ; la chambre d'enfants chez Joan BlondetI ; le studio de la belle Ann Dvorak ; la salle de musique de Mary Pickfotd, rendez-vous de toutes les célébrités ; et la chambre à coucher de Mme Clark Gable.-Js.V* PPL,*!.* « %fg * LE SAMEDli É*TTt fiPr ag« \" Les bolides qui tombent sur la terre l'alourdissent de deux cent mille tonnes, en moyenne, chaque année.Il y a sept cents ans, on employait déjà la poudre en Chine pour lancer des projectiles.\u2022 Le premier pont métallique fut construit sur la Savern, en Angleterre, en 1779 ; il était en fonte et avait cent cinq pieds de longueur \u2022 Ce qu'on appelle l\u2019âge de fer se situe, en Europe il y a deux mille cinq cents ans à trois mille ans ; en Egypte il a commencé plus tôt.\u2022 Certains poissons, comme les épino-ches, se construisent de véritables nids sous les eaux ; une seule ouverture y est ménagée pour y entrer et en sortir.'\u2022 A Java pousse une Heur géante qui atteint près de deux fois la hauteur d'un homme ; elle s'épanouit dans l\u2019espace d une heure mais ne dure guère que trois jours.\u2022 Les fourchettes de table, dont nous ne saurions guère nous passer aujourd'hui ne sont pas d\u2019un usage très ancien , on ne s en sert guère que depuis une centaine d\u2019années.\u2022 Quand Christophe Colomb « découvrit », en M92, ce qui devait être l'Amé-jrique, il y avait déjà près de cinq siècles que des Normands avaient mis le pied .sur le Labrador.\u2022 On ne connaît pas très bien l'origine des lunettes, mais on sait que le fameux Néron se servait de quelque chose qui pouvait y ressembler ; comme il avait la ¦vue affaiblie, il s\u2019était fait tailler une .émeraude au travers de laquelle il regardait les jeux du cirque.\u2022 D'après une théorie nouvelle, il serait recommandé d'apprendre, aux enfants, les lettres de l\u2019alphabet sur la machine à écrire ; il paraît qu'ils les apprennent ainsi très vite et prennent très facilement f\u2019habitude de la dactylographie.Ce serait sans doute la fin de l'écriture à la main, ÜJotes Encyclopédiques * * ¦; %, Deux indigènes de la Nouvelle-Guinée fumant une pipe de cérémonie ; c\u2019est un gros tuyau de bambou, artistiquement décoré et qu'on remplit de fumée avant de le passer de main en main.\u2014 Ci-dessous, à gauche : La maman et son petit gars ; c'est une maman hippopotame, photographiée dans un jardin zoologique avec son rejeton âgé de quelques jours seulement.A droite : Une photo, prise en aéroplane, et faisant voir un troupeau de girafes africaines qui s\u2019enfuient, effrayées par le bruit du moteur.On conserve, au musée de Mulhouse, une grosse pierre que l'on suspendait au cou des bavards ou des bavardes et que les condamnés devaient promener par toute la ville.* On est susceptible en Allemagne au sujet des titres ; un homme en a fait condamner un autre parce que celui-ci l'avait appelé maître d école au lieu de lui donner le nom d instituteur.\u2022 Par les nuits très claires on croit voir des myriades d étoiles ; la vue la plus perçante ne peut cependant pas en voir plus de six mille, alors que le télescope et surtout la photographie télescopique en découvrent des centaines de millions.\u2022 Un des plus longs tunnels du monde entier peut-être le plus long, est celui qui est percé dans les Alpes, sous l'Apennin, et qui mesure douze mille de longueur Il fait partie de la voie ferrée reliant Florence à Bologne.\u2022 Le marteau-pilon n\u2019est pas encore centenaire ; le premier plan de cette machine-outil fut établi en 1839 par langlaij Nasmyth, et le premier marteau-pilon construit en France le fut en 1842 par les ingénieurs du Creusot.\u2022 On trouve des sources d'eau chaude dans presque tous les pays, mais c'est dans le Parc National des Etats-Unis qu\u2019on en trouve le plus grand nombre; il y a en a environ trois mille, parmi lesquelles une centaine sont jaillissantes Ces dernieres, appelées geysers, lancent périodiquement de l\u2019eau chaude à une hauteur qui varie de cent à trois*dènts pieds.\u2022 On sait que l'Angleterre est un pays qui tient à ses traditions, et c'est ainsi que bien des lois datant de plusieurs siècles y sont toujours en vigueur.Généralement on ne les applique pas, mais le premier Venu peut en réclamer l\u2019application à son gré s'il en a besoin et les connaît.En 1814.des pasteurs furent condamnés pour avoir enseveli des morts non revêtus d un linceul de laine, ainsi que le voulait une ordonnance de Charles II '$¦**#,* * ; \" \\ - .v ¦ ti yVu '- v c.-\tT*-' lÉIl M I ijilf?# mm MH ¦ * IIAiiO NUMÉRIQUE Page (s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 Bibliothèque et Archives nationales Québec EJ ES ES ES "]
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