Le samedi, 1 octobre 1938, samedi 22 octobre 1938
[" 50e année, No 21 Montréal, 22 octobre 1938 ë Samedi 5-4 cO BAnQ \u2018 ' de de bain ! orté à chanter dans cette oaS ôerez i * 4 R I»! ij.SitsSIl MMÊâ mJïà ate, \u2022 SS^ÊË* rsScÿf:jiÿ ; » ™* 'T'- 8ÜËS - - m laBiis Plancher: Marholéum, dessin M5 3 avec bordure noire et ivoire et motif d\u2019une baleine Murs: Muroléum, dessin 809.Appareils de plomberie: de nuance jaune citron, par Crane Limited.Je MARBOLKIM comme plancher et âJMUBOLMJLur L les murs Cette salle de bain pratique, économique et durable a été réalisée e tenant compte des nuances plaisantes.Le facteur principal de cette réalisation est le plancher en Marboléum qui allie la beauté du marbre à la chaleur, l\u2019élasticité et l\u2019économie du linoléum.Pour les murs, un nouveau recouvrement lavable, hydro-fuge et attrayant appelé Muroléum, a été choisi; la courbure ou plinthe recourbée facilite l\u2019entretien et empêche la poussière de s\u2019amonceller dans les coins et les joints.Demandez l\u2019avis de votre architecte, entrepreneur en planchers, magasin à rayons ou d\u2019ameublement.C\u2019est avec plaisir qu\u2019ils vous donneront des suggestions et estimés, sans obligation de votre part, et vous démontreront de que.le façon vous pouvez jouir d\u2019une salle de bain de votre choix, en profitant des paiements faciles accordés en vertu du Plan d\u2019amélioration aux habitations.DOMINION OILCLOTH & LINOLEUM CO.LIMITED - MONTREAL Petite brochure \"Le Soin du Linoléum\u2019\u2019 fournie sur demande par Dominion Oilcloth & Linoleum Company Limited, Montreal, 50e année, No 21 \u2014 22 octobre 1938 3 CARNET EDITORIAL \u2022 Année du Cinquantenaire du \" Samedi \" LES PUBLICATIONS POIRIER, BESSETTE &CIE, LIMITEE 975, RUE DE BULLION MONTREAL - CANADA \u2022 TéI.: PLateau 9638* Entered at the Post Office of St.Albans, Vt., as second class matter under Act of March 1879 \u2022 ABONNEMENT CANADA Un an\t\t\t$3.50 Six mois\t\t2.00 Trois mois\t\t\t 1.00 \u2022\t ETATS-UNIS ET\tEUROPE Un an\t\t\t $5.00 Six mois\t\t\t 2.50 Trois mois\t\t\t 1.25 \u2022\t Heures de bureau :\t 9 h.a.m.à\t5 h.p.m.Le samedi, 9 h.a.m.à midi \u2022 AVIS AUX ABONNES \u2014 Les abonnés changeant de localité sont priés de nous donner un avis de huit iours l'empaquetage de nos sacs de malle commençant cinq jours avant leur expédition.^Céteïnelli C'EST l'Europe qui souffre d'un abcès baladeur et purulent qui crève de temps à autre puis se reforme sans cesse.Dans le langage usuel, cet abcès se nomme la paix armée et sa crevaison la guerre; il en résulte, à chaque fois, une infection plus ou moins grave et toujours difficile à soigner.Comme toutes les médications délicates et compliquées celle-là coûte cher et la note des frais à payer se traduit forcément par des privations d'un autre côté.A l'heure où j'écris ces lignes l'abcès menace de crever une fois de plus, tous les cataplasmes de discours pacifiques qu'on a mis dessus restant sans effet; quand cet article paraîtra il y aura donc du nouveau; très probablement la crevaison, à moins qu'il ne se soit produit, contre toute attente, le phénomène appelé \" résorption \" qui, en l'espèce, ne serait qu'un faux soulagement, une apparence de guérison comme une colère \" rentrée \" qui se dissimule sous un visage impassible ainsi que le feu couve sous la cendre.Il y a des abcès qui éclatent de préférence au renouveau de la belle saison et celui de la guerre se comporte souvent de cette façon-là.Quelle est la cause première de ce mal dont souffre notre planète en général et l'Europe en particulier?Il faudrait remonter bien loin dans l'histoire pour la trouver et encore on n'y parviendrait pas.Est-il curable ?oui, mais seulement au moyen d'un remède dont la préparation demandera bien des siècles encore parce qu'il s'appelle la raison.Pour le moment, rien à faire.De tout temps il y eut de braves coeurs et de grands esprits pour déplorer cet état de choses; Bossuet disait : \" La guerre est quelque chose de si horrible qu'on se demande comment le nom seul ne suffit pas à en donner l'horreur\".L'illustre prélat vivait à l'époque de ce qu'on appelait \u2014 assez bêtement d'ailleurs \u2014 la guerre en dentelles qui ne fait plus guère que figure d'escarmouche à nos yeux de perfectionnés, mais que dirait-il aujourd'hui ?Que disent ou peuvent dire ceux qui se rendent bien compte des effroyables moyens de destruction modernes ?Il semble que le progrès se mesure surtout à la puissance des armements et au nombre des soldats et la fameuse Grande Armée de Napoléon n'aurait pas beaucoup plus de prestige aujourd'hui, ni surtout de valeur offensive, qu'un grand troupeau de moutons.Nous vivons sous le régime de la force brutale, du chantage armé, de la bombe incendiaire et des gaz empoisonnés.Et nous appelons ça, sans rire, de la civilisation ! De temps à autre il se trouve quelques beaux parlotteurs qui aiment à faire des phrases pour le plaisir de s'entendre parler et lâchent des énormités pouvant faire supposer qu'ils sont capables de confondre un pied d'éléphant avec le mollet d'une jolie fille.Tel fut Ramsay MacDonald quand il se vanta ingénuement, dans un discours, d'avoir porté à la guerre un coup dont elle ne se relèverait jamais.On se demande s'il faut prendre cela pour une plaisanterie de mauvais goût ou bien pour une simple niaiserie.La guerre existera, malheureusement, tant qu'il y aura des canailles en Europe et l'espèce n'en semble pas devoir s'éteindre de si tôt.Elle durera tant qu'il y aura des imbéciles et des fantoches à grande gueule pour les mener; tant que les questions d'intérêt primeront toutes les autres et tant qu'il y aura des lèche-bottes pour se mettre à plat ventre devant les puissants du jour.C'est dire que la paix européenne permanente n'est pas encore pour demain.Qu'y a-t-il de sincère et de raisonnable dans la fameuse question germano-tchécoslovaque ?Un total se chiffrant par zéro.La prétendue oppression des gens des Sudètes par ceux de Tchécoslovaquie ?Farces et calembredaines, tout cela ! Hitler, au fond, se fiche pas mal de ces trois millions et demi de soi-disant martyrs; ce qu'il veut, c'est s'emparer d'une frontière naturelle et puissante qui lui enlève jus- qu'ici l'accès à des terres fertiles, à des puits de pétrole et à des industries métallurgiques qui le font loucher.Il se démène comme un enragé à tel point qu'il finira par les avoir et, en plus, il demandera de l'argent à ses adversaires pour exploiter tout ça.Il l'aura aussi.Nous voyons actuellement, d'un côté, la politique du gueuloir et, de l'autre, celle de la frousse.Hitler siffle et les petits toutous bien sages arrivent en trottinant pour voir ce qu'il veut.C'est tout simple, il veut un fouet plus solide encore pour cravacher à son aise les toutous qui feraient mine de montrer les dents.Il consent à différer de quelque temps les coups de fouet et l'on s'extasie sur sa générosité; vous verrez qu'on finira par lui décerner le titre de grand bienfaiteur de l'humanité ou d'ange de la paix.Etonnez-vous, après ça, que l'abcès européen crève une fois de plus ! la chose arrivera quand il sera bien à point, c'est-à-dire quand l'homme à la cravache le jugera tel.Entre temps, il s'amuse à cracher en l'air pour faire preuve de son adresse et de sa désinvolture mais il pourrait bien arriver cependant que ça lui retombe sur le nez.C'est évidemment une belle chose que d'avoir du toupet mais parfois il est imprudent de trop le montrer; les gens que ça finit par trop embêter coupent un beau jour le toupet bien ras, si ras qu'il leur arrive de couper la tête avec.L'ange de la paix trop armée devrait penser à ça.Oui, cette vieille Europe est bien malade et son abcès à crevaisons périodiques est compliqué aujourd'hui d'une quantité d'autres pustules qui lui empoisonnent sûrement tout le système.Dans le chic langage diplomatique ça s'appelle des questions ou des problèmes.Il y a la question russe qui demeure toujours sans réponse; le mystère plane sur ce pays qui, malgré, les fameuses \"purges\", est toujours formidablement armé; la Pologne le tente ainsi que d'autres coins de terre plus ou moins importants.Il y a le problème éthiopien dont la solution ne sera peut-être pas celle que certains croient.Il y a le Tyrol et le gâchis espagnol; la route des Indes et les politiciens qui se conduisent comme des dindes, la domination par le commerce et les ambitions dont on se berce.Il y a enfin le bluff, la canaillerie, le manque de parole, les traités de garantie de frontières qu'on déchire, le chauffage à blanc des masses populaires, l'égoïsme féroce de ceux qui tiennent la queue de la poêle et l'étonnante veulerie de certains hommes tombés dans la catégorie de mannequins.Il y a la convoitise, l'intérêt, les paroles mielleuses, les chemins tortueux, la gueule et le poing.Il y a la bêtise humaine.Trouvez-vous que tout ça peut suffire pour gonfler convenablement un bel abcès ?Il y a eu la ruine de l'Autriche qui fut une bêtise et le renforcement toléré de l'Allemagne qui en fut une autre.Il y a eu la fabrication d'un Etat tchécoslovaque qui fut un collage de morceaux disparates, une sorte d'habit d'Ar-lequin fait de Slovaques, de Tchèques, de Slovènes et de Croates sans compter les autres.Il y a eu l'étonnante insouciance de gens qui ont construit un édifice européen coûteux pour le laisser ensuite effriter par les coups de Jarnac et ronger par la politique louche.Il y a toujours la grippe espagnole qui tourne au poison et, de plus en plus, en certains pays, la maladie du panier percé qui rend les finances malades à crever, comme le panier lui-même.Il y a des aveugles de la raison, des bancroches du droit et des paralytiques de la volonté et tout ça fait, de l'Europe, une sorte de cour des miracles grouillante, sournoise et malodorante où les bonnes volontés réelles se noient fatalement dans la gadoue.Vraiment ce n'est pas propre.Ah, Seigneur ! faites donc surgir un homme, un vrai, avec un bon balai bien trempé dans beaucoup d'antiseptique.-sa 4 LE SAMEDI jCa \u2014fille du dd)< \"J E ne m\u2019attendais pas à vous rencontrer ainsi devant la cathédrale » remarqua le capitaine Faulkener en faisant asseoir le détective Nicolas Goade et son chien Flip dans la salle du Cheval-Blanc.« Hier soir, justement, je pensais vous.» ,\u2014 Nous sommes ici par hasard, répondit Goade.Je navals pas 1 intention de venir si loin.Faulkener commanda le déjeuner et but quelques gorgées de son apéritif.\u2014\tLe pays est charmant, reprit-il, et c\u2019est le plus tranquille que je connaisse.Je suis d\u2019autant plus content de vous voir que j\u2019ai un conseil à vous demander.\u2014\tZut ! s\u2019écria Goade.N\u2019oubliez pas que je suis en vacances.\u2014\tVous ne refuserez pas de m\u2019aider un peu, supplia Faulkener.Je suis vraiment très embarrassé, et la personne dont il s\u2019agit ne veut pas entendre parler de Scotland Yard.Je suis sûr que vous aplanirez immédiatement toutes les difficultés.\u2014\tEh bien ! racontez-moi votre petite histoire, répliqua Goade d un ton résigné.\u2014\tJ\u2019aime autant que vous l\u2019entendiez d\u2019une autre bouche.Avez-vous une demi-heure de libre cet après-midi ?\u2014\tJe le suppose, reconnut Goade sans enthousiasme.J\u2019avais l'intention de passer toute la journée ici.\u2014\tJe vous donne donc rendez-vous pour quatre heures, dit Faulkener.\u2014\tEntendu.Mais jusque-là, laissez-moi oublier mon métier.Jeunes filles à marier Faulkener fut exact au rendez-vous et conduisit son ami devant une vieille demeure de briques rouges recouvertes de lierre.Un majordome solennel répondit au coup de sonnette et les fit entrer dans une spacieuse bibliothèque où un homme de haute taille, un peu pompeux et qu\u2019on reconnaissait facilement pour un des dignitaires de l\u2019Eglise anglicane, était assis devant un beau bureau.Il se leva pour accueillir ses visiteurs.\u2014\tMonsieur le Doyen, dit le capitaine Faulkener, je vous présente M.Goade, dont je vous ai souvent parlé.Monsieur Goade, le doyen Followay, un grand ami.Le doyen serra la main des deux hommes et leur indiqua deux confortables fauteuils.\u2014\tJe n\u2019ai encore rien raconté à Goade de vos difficultés, continua Faulkener.J\u2019aime mieux que vous lui donniez tous les détails vous-même.Je vous conseille de ne rien lui cacher.Vous verrez, ajouta-t-il en se tournant vers son compagnon, que cette affaire est simple mais très délicate.Le doyen inclina la tête.Il avait un long visage décharné, des sourcils hérissés et des cheveux grisonnants.Il donnait l\u2019impression d'un homme énergique et habitué à la lutte.\u2014\tMon ami Faulkener, commença-t-il, les yeux fixés sur Goade, a raison de dire que notre situation est embarrassante.Je vous l\u2019exposerai aussi brièvement que possible, mais je suis obligé de résumer ma vie en quelques mots \u2014\tJe vous écoute, monsieur le Doyen, dit Goade.\u2014\tJ'ai débuté comme vicaire sans aucune fortune, reprit le doyen.Je n\u2019ai jamais été riche.J\u2019ai une nombreuse famille et mon traitement ne me permet qu\u2019une vie simple et sans luxe.L\u2019éducation de mes enfants a toujours été mon plus grand souci.J\u2019ai quatre filles, dont l\u2019aînée a vingt ans.Je serai franc avec vous, monsieur Goade.Ma femme et moi nous n\u2019avons qu\u2019une ambition : bien les marier.Il y a peu de jeunes gens dans le voisinage.Nous avons donc été très heureux quand, voici quinze jours, la duchesse d\u2019Exeter a invité notre fille aînée à passer trois ou quatre jours dans sa maison d\u2019Exeter Park.Florence est partie toute joyeuse.Elle a été reçue fort aimablement, mais elle est revenue accablée de chagrin.Le doyen s\u2019arrêta un moment et joua avec sa chaîne de montre.,\u2014 Il faut que je vous explique, continua-t-il, que ma fille Florence avait pour marraine une amie de ma femme, la princesses Shibolsky, une Anglaise mariée à un Russe.Comme les Shibolsky étaient très riches et sans enfants, nous avions espéré que ma fille serait leur héritière.Par malheur, la révolution a bouleversé tous nos plans.La princesse est morte dans un état voisin de la pauvreté.Cependant, elle a laissé à Florence la dernière pièce de sa célèbre collection de bijoux, un pendentif d\u2019émeraudes de grande beauté et.je crois, de grande valeur.Nous avons reçu ce joyau il y a seulement un mois.Un bijoutier du pays l\u2019a estimé à deux mille livres et quand l\u2019invitation d\u2019Exeter Park est arrivée, je faisais des démarches pour le faire assurer.Malgré mes conseils, ma fille décida d\u2019emporter ce pendentif.Elle avait une robe du soir verte sur laquelle les émeraudes ressortaient avec un effet merveilleux.J\u2019aurais dû faire assurer le pendentif avant son départ, mais je ne l'ai pas fait et elle est revenue sans le bijou et avec une histoire fort triste.C\u2019est une histoire assez brève et qu\u2019elle vous racontera ellle-même.Le doyen appuya sur un bouton de sonnette.\u2014\tVoulez-vous dire à miss Florence de me rejoindre ici ?ordonna-t-il au majordome.Quelques instants après, la jeune fille entrait ; elle était brune, très belle et ne ressemblait pas du tout à son père.Après les présentations, le capitaine Faulkener lui avança un fauteuil.,\u2014 Je voudrais que tu racontes à M.Goade comment tu as perdu ton pendentif, demanda son père.Répète-lui exactement ce que tu m\u2019as dit.Elle fit une petite grimace.\u2014\tC\u2019est une chose terrible, dit-elle.Le fermoir de platine était très solide et ne pouvait s\u2019ouvrir de lui-même.Plusieurs personnes m\u2019avaient complimentée sur ce bijou et lord Geoffrey, qui avait dansé plusieurs fois avec moi, paraissait tout à fait émerveillé.Vers la fin de la soirée, il me demanda de m\u2019asseoir sur la terrasse près de lui.Un vent léger soufflait et il voulut absolument ¦ ¦ f, 71 : & WÊmm Vers la fin de la soirée, il me demanda aller me chercher une cape.Nous causâmes quelques instants et, de temps en temps, je regardais les émeraudes et je songeais qu\u2019elles étaient admirablement assorties à la couleur de ma robe.Quand nous retournâmes dans la maison lord Geoffrey me débarrassa lui-même de ma cape.Il lui fallut un bon moment, car il me parlait tout le temps et me disait d\u2019ailleurs des choses très gentillles.Il me quitta un moment dans la salle de bal et emporta la cape.I'.n\u2019était pas encore revenu quand un jeune homme vint m\u2019inviter ; à peine avais-je commencé à danser que je m'aperçus que mon pendentif d\u2019émeraudes avait disparu.V T ?Il y eut un silence.\u2014\tIl est inutile que je vous pose des questions oiseuses, miss Followay, observa Goade.Vous croyez que lord Geoffrey a pris le pendentif.\u2014\tQui aurait pu le prendre, si ce n\u2019est lui ?demanda-t-elle.C\u2019est lui qui a voulu que je mette cette cape, bien qu\u2019il ne fît pas froid.Tout en me l\u2019enlevant 22 octobre 1938 5 de m'asseoir sur la terrasse près de lui.\" * il parlait pour accaparer mon attention.Il m a quittée dès que nous avons éié dans la salle de bal et.le bijou avait disparu.\u2014\tVous lui avez dit que vous aviez perdu votre pendentif, je suppose ?-\u2014 Oui, dès que je l\u2019ai revu, mais pendant au moins une bonne heure il est resté invisible ; personne ne savait où il était.Enfin, je 1 ai découvert assis devant le buffet, tout seul.Je lui ai dit que j avais perdu mon pendentif.] avais déjà cherché sur la terrasse où nous nous étions assis, mais il a voulu y retourner.Je suggérai que le bijou était peut-être resté accroché à la cape et lord Geoffrey est allé la chercher, mais il n\u2019y avait rien.Il paraissait bouleversé, m\u2019a promis de faire tout ce qu\u2019il pourrait, mais m\u2019a supplié de ne rien dire, car la duchesse déteste les scandales.\u2014\tLa duchesse, expliqua le doyen, est de 1 ancienne école.L idée qu un^ voi avait pu être commis chez elle l\u2019aurait remplie d\u2019horreur.Il est certain qu elle n\u2019aurait plus jamais invité ma fille si nous avions fait appel à la police.37ouvelle de £.CBhillips Oppenheim ÇDess in de JCu c e \u2014\tVous l\u2019avez avertie cependant ?demanda Goade.\u2014\tBien sûr.Le lendemain matin, avant de prendre congé,! Florence a ra- conté qu elle avait perdu son pendentif, mais la duchesse ne sembla pas y attacher beaucoup d\u2019importance.\t,\t.\u2014\tJ\u2019essayai d\u2019expliquer que c\u2019était un bijou de grande valeur, interrompit Florence ; elle se borna à dire que, si je l\u2019avais perdu en dansant, les domestiques le retrouveraient et qu\u2019on me le renverrait.Mais que peut-être je 1 avais tout simplement oublié chez moi.\u2014\tJe ne connais pas les Exeter, reconnut Goade.bont-us riches ! \u2014\tJe le crois, répondit le doyen, bien que de nos jours toutes les fortunes soient très réduites.\u2014\tEt lord Geoffrey ?\t.\t.\t.\u2014\tIl a la réputation d\u2019un jeune homme sérieux et distingue.G est le ills aîné et il s'occupe de politique, il paraît qu\u2019il a beaucoup d\u2019avenir.\u2014\tIl a une fortune personnelle ?\u2014\tAutant que je le sache, simplement la pension que lui verse son père, mais elle doit être considérable.Goade réfléchit un moment, puis se tourna vers la jeune fille.\u2014\tVoulez-vous me raconter le reste de l\u2019histoire ?proposa-t-il d un ton aimable.Florence rougit.\u2014\tQue voulez-vous dire ?demanda-t-elle.___ Vous me cachez quelque chose, reprit Goade.Dites-moi tout si vous voulez que je vous aide.Elle garda le silence pendant quelques instants._______ Vous avez raison, je n\u2019ai pas tout dit, avoua-t-elle enfin.J ai fait la connaissance de lord Geoffrey pendant que j étais à Londres chez ma marraine.Il était aux petits soins pour moi.C\u2019est à cause de lui, j\u2019en suis sûre, que j\u2019ai été invitée à Exeter Park.Depuis cette soirée, cependant, il ne m\u2019a plus donné signe de vie.Il n\u2019était pas là pour me dire adieu quand je suis partie le lendemain matin.Il a l\u2019air de m\u2019éviter.Je n\u2019ai pas pu m\u2019empêcher de lui dire que j\u2019avais perdu mon pendentif ; il semble m en garder rancune.\u2014\tSa susceptibilité n\u2019est pas raisonnable, remarqua Goade.\u2014\tEt voici que nous attendons ce jeune homme cet après-midi, confia le doyen.Ma femme l\u2019a rencontré ce matin et l'a invité à prendre le thé.Il a accepté après un moment d\u2019hésitation.\u2014\tJe serai content de le voir, affirma Goade.\u2014\tÇa sera très facile, dit le doyen.\u2014\tEn attendant, miss Florence, demanda Goade, que préférez-vous : que votre bijou vous soit rendu ou que le voleur soit démasqué ?Elle hésita.___ J'aimerais beaucoup rentrer en possession de mon pendentif, reconnut- elle, mais je voudrais aussi forcer le voleur à avouer.Le majordome ouvrit la porte : \u2014\tLe thé est servi, Monsieur, annonça-t-il.\u2014 Vous goûterez avec nous, je l\u2019espère, monsieur Goade, proposa le doyen.Vous aurez ainsi l\u2019occasion de faire la connaissance de ce jeune homme.Ils traversèrent le vestibule et entrèrent dans un salon charmant.Goade fut présenté à Mrs.Followay, encore jolie, mais un peu lasse, à un clergyman et à sa femme, et à lord Geoffrey Fernell.Lord Geoffrey était un jeune homme grand et mince qui paraissait cultivé et réservé même pas lorsque Florence s\u2019assit près de lui.Il discuta politique avec le doyen et fut le premier à se retirer.Quand il fut parti, Mrs.Followay soupira : \u201e\u2014 Tg ng reconnais plus lord Geoffrey, déclara-t-elle d une voix mélancoli-que.On dirait que tu l\u2019as fâché, Florence.Florence posa sa tasse et se dirigea vers la porte.Goade s élança pour lui ouvrir et remarqua que les larmes brillaient dans ses yeux.Elle monta en courant l\u2019escalier et se retourna pour lui faire un petit signe d\u2019adieu de la main.\u2014 Elle est gentille, cette petite Florence, remarqua Faulkener, lorsque les deux hommes eurent pris congé du doyen et de sa famille.\u2014 Très gentille, convint Goade, beaucoup plus sympathique que le jeune homme.\u2014 Je crois cependant qu\u2019elle se met le doigt dans l\u2019œil.Il est impossible que lord Geoffrey ait volé un bijou.Qu\u2019en pensez-vous, Goade ?\u2014 Je suis de votre avis.\u2014 C\u2019est ce qui rend l\u2019affaire si difficile.Naturellement les Followay veulent retrouver le pendentif.Mais ils ont déjà irrité le jeune homme et craignent de se fâcher avec le reste de la famille.La duchesse a une situation mondaine très importante.Mr Followay a quatre filles à marier.C\u2019est pour cela qu\u2019il désire tant vous parler.Il n\u2019ose pas s\u2019adresser à la police, il veut ses émeraudes Voyez maintenant ce que vous avez à faire.\u2014 Parfaitement, remarqua Goade d\u2019un ton sec.C'est vraiment très facile.L'envers de la médaille Goade flâna quelques jours dans les prairies et dans la campagne paisible autour de la ville.Il acheta une canne à pêche et fit de la peinture.Le matin du quatrième jour, il reçut plusieurs lettres.Il les parcourut en sifflant.Puis il téléphona à Faulkener qui le rejoignit quelques instants plus tard.Ils entrèrent dans la salle du Cheval Blanc.\u2014 Eh bien ! mon ami, quelles nouvelles ?demanda Faulkener.\u2014 Des nouvelles assez inattendues, à vrai dire, avoua Goade.Je suis au courant de tous les faits et gestes de lord Geoffrey Fernell.Apparemment, on ne peut trouver un jeune homme mieux élevé et plus sérieux.Il a une chambre à Londres chez de vieux amis de sa famille,\t(Lire la suite page 20) LE SAMEDI os® y K* Z W\u2019 til ** 4.* .v En haut, de gauche à droite : Une croix en Lithuanie ; elle est double et symbolise, paratt-ii, le tonnerre, l'éclair et soleil en plus de ses attributs ordinaires.t f f Cette croix, lithuanienne également, présente un curieux mélange de christianisme et de paganisme avec des attributs se rapportant au soleil et au dieu Thor.JCe G*i a n cl Symbol ronique documentaire JCouis Sioland t\tt\tt Une croix très ouvragée où la représentation de la foudre a toujours\tune large part.f\tt\tf La croix aux pagodes ; il faut certainement de l'attention et même de la bonne volonté pour y retrouver le symbole du christianisme.t\tf\tf Dans la gravure d'en dessous, la croix accompagnée de cœurs que l'on voit presque uniquement en Lithuanie sur la tombe des mères.Parmi les figures, dessins ou objets qu'on retrouve de toute antiquité, il faut mettre en premier lieu le plus simple de tous ces signes, la figure géométrique formée par deux lignes posées en travers l\u2019une de l\u2019autre et formant une croix.Dans les temps anciens comme de nos jours on voit la croix servir de motif d\u2019ornementation, mais son véritable sens est symbolique, et il varie selon les temps et les lieux.Dans l\u2019antiquité, la croix fut employée de trois manières différentes ; elle servit de motif d\u2019ornementation, de symbole et enfin d\u2019instrument de supplice.Sur les très anciennes médailles de la Grèce et des peuples barbares, on voit fréquemment des croix gravées ou en relief ; sur les deniers romains, ce dessin affectait la forme d\u2019un «X » et la signification en était celle d\u2019un chiffre.On retrouve encore cette croix en Egypte, en Cilicie, en Perse et en Assyrie ; elle a plutôt, alors, la forme d\u2019un «T» surmonté d\u2019un globe ou d\u2019un cercle.On la nomme croix ansée, mais on ne sait pas au juste ce qu\u2019elle signifiait.Des érudits ont cru y voir la figure d\u2019un nilo-mètre et d\u2019autres celle de Bacchus ou de Phallus.On sait toutefois que les Egyptiens en avaient fait le symbole de la vie et ils la plaçaient entre les mains des dieux qui leur étaient favorables. 22 octobre 1938 7 BH it®»' ' ' .«'\t.tüJ Wt.! t t f Ci-contre.\u2014 Cette croix est érigée pour servir principalement d'abri aux oiseaux qui viennent y chercher protection pendant le mauvais temps.Chez les Orientaux, la croix était l'instrument de supplice par excellence.Elle était faite d\u2019un poteau fixé en terre et traversé, au tiers de sa hauteur, par une branche horizontale à laquelle on attachait ou clouait le patient qui était dépouillé de ses vêtements.De l\u2019Orient, ces coutumes vinrent s\u2019implanter en Afrique et dans d\u2019autres pays.Les chefs gaulois révoltés pendant la guerre dites des mercenaires périrent de cette façon.Souvent la croix était remplacée par un arbre ; on clouait l\u2019homme par les mains aux deux premières branches et on le laissait mourir ainsi lentement.D\u2019ailleurs, par le mot « crux », les Romains ne désignaient pas uniquement la croix mais tout instrument de supplice ou de torture,> et le verbe « cruciare » signifiait réellement « tourmenter » le corps ou l'esprit de quelque manière que ce fut.Il s\u2019attachait une signification particulière au supplice de la croix, selon les peuples, où il était en usage.Chez les Egyptiens, les Juifs et les Romains on ne l\u2019infligeait qu\u2019aux pires scélérats, aux voleurs de grand chemin et aux esclaves ; c'était la mort considérée la plus infamante de toutes.Au contraire, chez les Perses, les Assyriens et les Carthaginois, on réservait ce supplice aux coupables de la meilleure société ou bien aux généraux incapables et qui avaient été malheureux dans leurs guerres.De grands dignitaires perses ou des mages trop ambitieux finirent ainsi.Plus la croix était haute et plus le supplice était infamant, car il se doublait alors d\u2019une peine morale comme celle de l\u2019exposition au pilori.Des différences existaient cependant dans le mode de crucifiement, selon les pays.Les Juifs ne laissaient pas les corps des suppliciés sur la croix pendant le jour du sabbat ; ils l\u2019en détachaient la veille, et si le condamné n\u2019était pas encore mort, ils lui brisaient les os des bras et des jambes puis l\u2019enterraient.Les Romains, eux, ne détachaient jamais les corps qu'ils laissaient jusqu\u2019à ce que le temps et les oiseaux de proie les aient fait disparaître.On a beaucoup discuté sur la manière dont les condamnés étaient attachés sur la croix ; les uns prétendent qu\u2019on plantait d\u2019abord f instrument du supplice en terre puis qu\u2019on élevait le condamné au moyen de cordages afin de le cltouer ou de l\u2019attacher.On sait, toutefois, que les Macédoniens avaient une manière à eux : ils attachaient le condamné la tête en bas ; c\u2019était, en apparence plus cruel, mais le supplice était moins lent.Ci-contre.\u2014 Une magnifique croix comme on en élève beaucoup près des maisons en Lithuanie ; c'est un exemple typique de l'art de ce pays.Ci-dessous.\u2014 Les symboles païens des \" perkunas \" se rencontrent fréquemment sur les croix en Lithuanie, surtout ceux qui se rattachent à la foudre ; cette croix, tout en fer forgé, prouve l'imagination artistique des artisans qui l'ont fabriquée.L\u2019historien Josèphe, nous apprend que Hircan, qui gouverna la Judée un peu avant l\u2019ère chrétienne, fit mettre en croix huit cents de ses sujets qui s\u2019étalent rebellés contre lui.Pour ajouter à leur supplice par un spectacle tragique, il fit égorger sous leurs yeux leurs femmes et leurs enfants.Constantin, le Grand abolit le supplice de la croix mais il fut appliqué encore longtemps après lui, occasionnellement il est vrai.En l\u2019année 1127, Louis le Gros fait mettre en croix un nommé Bertholde, assassin du comte de Flandre ; comme raffinement au supplice, il avait fait attacher, près du condamné, un chien hargneux que l\u2019on frappait de temps à autre et qui alors mordait le supplicié au visage.En 1225, la comtesse de Flandre fit périr de cette façon un imposteur qui se prétendait\tson père et voulait la dépouiller\tde ses Etats.\tEn 1347, on voit encore le\tsupplice de la croix appliqué\ten\tFrance mais,\tdepuis ce temps il est abandonné à peu près partout.Il fallut la guerre de 1914 pour en revoir l\u2019application ; des soldats appartenant au peuple qui se dit le plus civilisé du monde, des soldats boches, firent périr de cette façon des prisonniers canadiens.Ayant servi d\u2019instrument au martyre de la rédemption, la croix devint le signe du chrétien, le symbole de la vie, et il est assez curieux de constater que le même signe a la même signification de vie chez les anciens Egyptiens.Il existe bien des formes de croix, elles sont même si nombreuses que nous ne citerons que les principales.\tLa\tcroix\tgrecque\tdont\tles deux branches sont égales ; la latine dont les\tdeux bras sont\tplacés au tiers de\tla\thauteur\t;\tla\tcroix\tde\tSaint-Antoine, qui\ta la forme d\u2019un « T » ; celle\tde\tSaint-André,\ten forme d\u2019X ; la croix de Lorraine qui a deux branches transversales, et la croix papale qui en a trois.C\u2019est encore la croix haussée, qui est portée sur un ou plusieurs degrés ; la croix fichée, dont La base est pointue ; la croix pattée, dont les extrémités vont en s\u2019évasant ; la croix ancrée, formant une ancre à sa partie supérieure ; la croix pommelée, dont les extrémités sont munies de globules, lesquelles sont remplacées par des traverses dans la croix potencée.Citons enfin les croix évidées, cantonnées, recroisettées, accostées, fleuironnées, fleurdelisées, entées et contournées.Ajoutons à cela la croix de Malte et celle dont un personnage dont on parle beaucoup trop en ce moment a fait son emblème, la croix gammée.Disons en passant que ce monsieur à petites moustaches n\u2019a rien inventé du tout, et que son emblème a traîné un peu die tous côtés depuis quelques milliers d\u2019années.Il aurait pu trouver quelque chose de plus original.Il est fort difficile de préciser et même de dire à quelle époque on se servit de la croix, chez les chrétiens, pour la porter en tête des processions et le placer sur l\u2019autel, mais cet usage doit remonter probablement aux premiers temps du christianisme.La croix fut tout d\u2019abord représentée purement et simplement, et le premier crucifix, montrant le Sauveur attaché à l\u2019instrument de son supplice, ne daterait que du sixième siècle.Il serait, dit-on, à Florence.La croix, sous une forme ou une autre, fut gravée sur les monnaies, dès le temps des Mérovingiens ; elles ne disparurent que sous Louis XV.Dans les églises,, on en grava tout d'abord sur le pavé et sur les murs, et ce fut Maeaire, patriarche de Jérusalem qui, le premier, a décidé que la croix serait placée dans un lieu très élevé de l\u2019église.C\u2019est là le point de départ de sa fixation au sommet des clochers.Ci-dessus, la colline des croix, en Lithuanie ; il en a environ deux cents qui ont été plantées là par une femme aveugle qui a, paraît-il, recouvré ensuite miraculeusement la vue. 8 LE SAMEDI J Le champion a le \" buffet \" faible Henry Armstrong, le phénomène actuel de la boxe, champion mondial des poids légers (135 livres) et dés poids mi-moyens (147 livres), considère son gérant, Eddie Mead, comme un homme supérieur.Mead a su imposer sa volonté à la merveille noire du siècle.Il possède une poigne de fer dans un gant de velours.Dans une récente entrevue à l\u2019un des meilleurs chroniqueurs de la boxe d\u2019un quotidien de New-York, le gérant fit la déclaration suivante au sujet du champion : « Durant son entraînement, il se plaint parfois de malaises, de coliques, surtout lorsqu\u2019il trouve le travail un peu dur.Si, alors, m\u2019étant laissé gagner par un sentiment de bienveillance, j\u2019avais donné à Henry l\u2019autorisation d\u2019interrompre son entraînement, il m\u2019aurait fallu renoncer à obtenir quoi que ce soit de lui.Il aurait pris petit à petit l\u2019habitude d\u2019en faire à sa tête.Non, je suis sévère, mais juste.Du moins, je crois l'être.» On dit que le crâne du boxeur nègre est plus épais que celui du boxeur blanc.La mâchoire est très solide.En règle générale, le noir encaisse plus facilement les coups à la tête qu\u2019au corps.Les experts enregistrent deux points faibles du champion à deux couronnes Henry Armstrong : l\u2019abdomen et les oreilles.Il n\u2019aime pas recevoir de coups sur les oreilles et à l\u2019abdomen, le véritable défaut de sa cuirasse.Il se plaint souvent de douleurs dans le ventre.Et dire que Lou Ambers, l\u2019ancien champion des poids légers, n'a pas su profiter de ces deux points faibles, lors de son dernier combat contre Armstrong, le 17 août dernier, à New-York ! Comme on le voit, le champion Armstrong, au punch fort et redoutable, a le « buffet » faible.Le buffet, en terme de boxe, est Festomac et le point de mire que doit avoir tout boxeur blanc combattant un noir.Notes inédites sur la vie du champion Joe Louis Joe Louis, champion du monde des boxeurs poids lourds, est le septième enfant d\u2019une famille de huit, quatre garçons et quatre filles.Un an après la mort de son père, Sam Barrow, sa mère unit sa destinée à un autre ouvrier noir, Pat Brooks, qui a sept enfants.Brooks doit faire des miracles pour nourrir une famille de quinze enfants.Vu ses maigres ressources, il décide d\u2019abandonner les champs de coton de l\u2019Alabama.Aces sa nombreuse famille, il arrive à Détroit.Le père et quatre garçons trouvent un emploi aux usines Ford.Le petit Joe \u2014 le futur champion mondial \u2014 a seulement onze ans alors.A la sortie de l\u2019école, Joe livre des morceaux de glace de 200 livres.Il affirme lui-même aujourd'hui que ce travail lui a aidé grandement à acquérir son punch.A 14 ans, il entre aux usines Ford, à son tour.Un jour, le jeune Joe rencontre un jeune avocat, John Roxborough \u2014 l'un de ses gérants actuels \u2014 frère du seul sénateur nègre des Etats-Unis.John Roxborough possède trois gymnases, à Détroit.Joe fréquente assidûment l\u2019un de ces gymnases, où il développe ses qualités athlétiques.Roxborough lui donne dix dollars par semaine pour se battre contre tout venant.Ces dix dollars servent à nourrir les 14 frères et soeurs de Joe, qui se passe de manger pour aider à la subsistance de sa famille.Sa santé s'en ressentait.Devant cette grandeur d'âme, John Roxborough adopte le jeune pugiliste amateur Joe.Après un an, voilà Joe devenu solide gaillard.A 20 ans, en avril 1934, il remporte le titre de champion amateur des boxeurs mi-lourds d\u2019Amérique, dans la compétition connue sous le vocable des Golden Gloves, à New-York.Aux usines Ford* il gagne vingt-cinq dollars par semaine.Il donne tout à sa famille.Roxborough s'associe Julian Black pour gérer ses affaires, après que Joe eût passé au professionalisme.Il engage l\u2019ancien boxeur noir Jack Blackburn pour l'entraîner et lui enseigner les principaux £ oints de la boxe.Joe Barrow est maintenant Joe ouïs.Après quelques batailles, en moins d\u2019un an, il gagne $10,000.Il achète une maison pour sa famille, à Détroit.Le voilà, aujourd\u2019hui, avec une assurance de $100,000.Il est propriétaire de sept immeubles, à Chicago, quatre chevaux de concours hippique, trois automobiles, une femme et dix serviteurs noirs.Depuis qu\u2019il est boxeur professeur, il par Oscaï JyHajoï a gagné $1,200,000.Dans les prochaines cinq années, il gagnera deux autres millions de dollars.On dit, à Détroit, que ses soeurs ont abandonné leurs époux pour vivre près de Joe.Ses frères ont décidé qu\u2019ils étaient vraiment trop beaux pour travailler.Joe les fait tous vivre, sans maugréer.On devrait le surnommer Joe le trop bon ! ; \u2019Hn f y M.JULES DUGAL, l'actif secrétaire-trésorier des clubs de hockey Canadien, de la N.H.L., et Verdun, de la Ligue Senior du Québec, connaît tous les détails compliqués du hockey : contrats de joueurs, transactions, disposition de transports, réservations d'hôtel, achat du matériel, pourcentage de ligues et de patinoires, soins médicaux pour les joueurs blessés.Il réussit à tout arranger avec efficacité.Ses patrons ont une confiance sans réserve dans ses capacités et son honnêteté.\" Il est encore trop tôt '', nous dit Jules Ougal, \" pour se former une opinion sur ce que le Canadien pourra tenir.Il est en tout cas permis de constater que les chances au championnat sont très bonnes.Les propriétaires font tout pour redonner au Canadien son intérêt d'autrefois.\" (Photo W.Notman) Savait-on que .D\u2019après le boxeur poids lourd Max Baer, l\u2019ancien champion mondial toutes catégories, Jimmy Braddock, était un combattant, mars il n\u2019était pas un bon boxeur.Il vient de déclarer que, lors de son combat du 13 juin 1935 contre Braddock, à la suite duquel il perdit son titre, la Commission de Boxe de New-York l\u2019a forcé d\u2019accepter ce match soüs peine de se voir enlever sa licence.« Ce soir-là, dit-il, les os de mes mains n\u2019étaient pas encore solidement recollés.Lorsque je rencontrai Eddie Sims, à Cleveland, les métacarpes de mes deux mains furent brisés à frapper sur la tête de Sims avec des gants de six onces, donc trop petits .Bill Turner, l\u2019un des meilleurs lanceurs de nos clubs de baseball semi-professionnel, est à l\u2019emploi du gouvernement provincial depuis cinq semaines .Konrad Henlein, le leader des Sudètes, est un professeur de gymnastique, à Reichenau, Tchécoslovaquie, où il demeure.Ne soyons point surpris qu\u2019il frappe du poing sur la tribune, dans ses discours, et qu\u2019il martèle ses mots.\u2022 Les plus prospères pêcheries de perles sont alimentées par l\u2019huître perlière des mers chaudes.Les principales sont celles du golfe Persique, du Ceylan.de Madagascar et de la Nouvelle-Calédonie.Les plus belles perles sont pêchées dans le golfe Persique.La vie des pêcheurs de perles est extrêmement dure.Les nombreux efforts que ces Hindous, plongeurs généralement nègres, s\u2019imposent à chaque plongée abrègent de beaucoup leur existence.La majorité d\u2019entre eux ne vivent pas vieux.Leurs méthodes de travail n\u2019ont pas changé, depuis 2000 ans.Ces Hindous sont prodigieusement habiles.Leur résistance est telle qu\u2019ils restent généralement entre 2 et 2x/i minutes sous l\u2019eau, sans remonter à la surface.Pendant 3 mois, ils vivent sur leurs bateaux.Très sobres, ils mangent beaucoup de riz.Ces plongeurs descendent jusqu\u2019à 60 pieds de profondeur.A de longues perches transversales, ils sont retenus par des cordages.La cueillette terminée, ils se font remonter en tirant sur la corde, dont un homme du bateau tient l\u2019extrémité.Ces pêcheurs travaillent, à de petits salaires, pour des riches Hindous, propriétaires de pêcheries .\u2022 Larry Carmel, le meilleur frappeur que le Canada ait connu, a terminé en beauté sa carrière de joueur de baseball semi-professionnel.En effet, sous les couleurs du club Jos Choquette, de 1935, Larry Carmel dominait le lot des cogneurs de la Ligue Provinciale de Baseball avec une moyene de .378.Le plus surprenant de l\u2019affaire, c\u2019est qu\u2019aucun journal n\u2019en ait parlé, dans le temps.\u2022 Le rapide coureur à pied Glenn Cunninghom, de New-York, vient de recevoir le grade de docteur en philosophie.Il fera une tournée de conférences sur la philosophie.Chacune d\u2019elles lui rapportera $1,000.Dans chaque ville où il s'arrêtera, il y aura une petite course à pied sur ses distances préférées, 880 verges et le mille.Voyez-vous l\u2019hypocrisie des athlètes amateurs ?Cunningham donne pour rien le spectacle de la course à pied, qui rapporte de l\u2019argent au promoteur, et il est payé pour des conférences sur la philosophie, qui ne rapporte rien\".Cy Young, qui lança trois parties sans accorder de coup sûr, ni point, le 18 septembre 1897, le 5 mai 1904 et le 30 juin 1908, a fait face à 27,896 frappeurs, en 6,226 manches, durant sa longue carrière.Ce sont trois records mondiaux qui ne seront peut-être jamais brisés, quoique notre terre ait encore au moins cinq cents millions d\u2019années à vivre, d\u2019après les juges compétents.Les Chinois ont inventé le papier, l\u2019imprimerie, la poudre et quantité d\u2019autres choses, plus ou moins bonnes ou mauvaises.Parmi celles-là, le football, qui était connu, en Chine, aux quatrième et troisièmes siècles avant l\u2019ère chrétienne.L\u2019équipe victorieuse recevait des fruits, des fleurs, du vin et des coupes.Les Chinois d\u2019alors étaient de véritables athlètes amateurs ! D\u2019autre part, le capitaine du club perdant était fouetté et soumis à d\u2019autres humiliations.Plusieurs gérants de nos clubs de baseball et de hockey mériteraient un semblable châtiment. 1 /rC~ Xeg aïJinieï id pa\\ Qabïiei ^\\?ollancl Dessin de F.-L.NICOLET EN calcul, deux et deux font quatre, inexorablement.Les chiffres ne tolèrent aucune fantaisie.Mais, si la vie était bien faite, elle ne se soucierait pas de la stricte arithmétique ; elle n'aurait cure de la justesse d'une addition.Et, alors, un et un feraient un, c\u2019est-à-dire qu'un cœur épris se fondrait dans un autre cœur non moins épris pour former l\u2019unité parfaite de l\u2019amour.Voilà ce que pensait René Darbloise, ancien élève de l\u2019Ecole polytechnique, où il avait brillé pendant ses études, et maintenant ingénieur d\u2019avenir dans une grosse affaire industrielle.Ah ! il en avait fait, il en faisait des calculs vertigineux ! Mais, en ce moment, sur le tableau de la pire désolation \u2014 un vrai « tableau noir » qu\u2019une lueur d\u2019espoir n'éclairait \u2014 il voyait se bousculer, s\u2019enchevêtrer, tels des lutins maléfiques, les X du doute, de l\u2019incertitude, de la timidité même.Le cœur d\u2019une jeune fille, quel problème ! Celui-là, il ne le résoudrait jamais, hélas ! Tout son savoir était vain.Et, à vingt-six ans, il s\u2019abandonnait au désespoir.Cet été-là, il était venu passer son congé chez des amis de sa famille, M.et Mme Vignolle, qui possédaient une vaste propriété, avec terrasse, ba-lustres, jets d\u2019eau, fleurs innombrables parfaitement soignées par le père Eloi, un jardinier expert.Enfant, René Darbloise y avait joué, car M.et Mme Vignolle étaient d\u2019anciennes relations ; il avait fièrement promené dans les allées son uniforme de lycéen, puis celui de polytechnicien que chacun admirait et qui intimidait tant le père Eloi.Après deux ans d\u2019absence pendant lesquels il avait voyagé à l'étranger où des travaux l\u2019appelaient, il y revenait.Mais il ne regardait plus les gerbes scintillantes qui s\u2019élançaient vers l\u2019azur et s\u2019épanouissaient en bouquets de diamants qu\u2019un arc-en-ciel colorait doucement ; il ne s\u2019attardait plus devant les plates-bandes, les parterres encadrés de buis.Le brave jardinier, fier de son œuvre, avait beau lui dire : \u2014 Monsieur René .vous permettez que je vous apppelle encore comme du temps que vous étiez petit ?.Même que je vous ai retiré du grand bassin où vous aviez fait un plongeon volontaire .Monsieur René, voyez donc mes roses ! Sont-elles belles ?.Dame ! c'est que je les soigne .Un intarissable bavard, ce père Eloi ! Souriant, approuvant ses paroles d\u2019un hochement de tête ou d\u2019un geste de la main, le jeune homme le laissa aller, dénombrer ses rosiers, en dire les noms harmonieux ou cocasses que le bonhomme, le plus souvent, écorchait.La figure ravinée, .\u2014 on eût dit que la pluie avait creusé les rides de son visage hâlé où foisonnait un poil roussâtre, ¦\u2014 chaussé de gros sabots, les mains terreuses, le jardinier était pourtant le roi rustique et bienfaisant de cette cour embaumée .Aussi bien, il était inutile de lui répondre.Une muette approbation suffisait, attendu que le brave homme était sourd comme un pot.comme un pot de fleurs .Tandis que les mots bourdonnaient à ses oreilles, aussi pressés que les frelons et les abeilles autour de ces « Gloire de Dijon », de ces « Jacqueminot », qui, avec une souveraine nonchalance, laissaient parfois tomber un pétale, René Darbloise rêvait, les yeux à l\u2019affût.Et, soudain, son visage s\u2019éclairait ; un afflux de sang montait à ses pommettes.On eût juré que les roses de pourpre lui envoyaient leur chaleureux reflet.C\u2019est que, là-bas, une robe de piqué blanc passait, furtive comme une aile, au détour d\u2019une allée.Toute la lumière de l'été semblait se concentrer sur elle, et, à cette vision, le cœur de René battait à se rompre.Délice et tourment de Hé oui ! il aimait, mais .de retour ! Il en avait maintenant .certitude.Aussi pen-sait-il à écourter ses vacances, à se replonger dans ses calculs arides, (Lire la suite page 40) amour !.mais il n\u2019était pas payé Le père Eloi.accroupi, doit sommeiller sous la ruche de son chapeau autour de laquelle vibre le vol des abeilles . 10 LE SAMEDI X\u2019JLd ua lité à ^T\u2019iave\u2019is le 3\\lonJii LES CONGRES DE NUREMBERG Depuis 1933, ces réunions marquent chaque année les progrès de l'impérialisme germanique.\u2014 Spectacles grandioses où l'enthousiasme est prévu et chronométré des mois à l'avance.En septembre 1933, huit mois après la prise du pouvoir, Hitler assure à ses partisans que le régime national-socialiste durera aussi longtemps que l\u2019Allemagne.Les sections d\u2019assaut, dont le fanatisme et les violences ont amené le führer au pouvoir, sont au premier rang dans ce congrès.Quant à l\u2019armée, elle est encore peu sympathique au nouveau chef ; mais celui-ci saura la mâter.Pour l\u2019instant, c\u2019est avant tout le congrès de l\u2019armée brune,, l\u2019armée naziste.En septembre 1934, le congrès a lieu deux mois après les exécutions du 30 juin qui ont fait disparaître Rhoem et ses amis, groupe compromettant pour les nazis.Les sections d\u2019assaut \u2014 les plus ardents partisans \u2014> sont relégués au second plan Pour la première fois, l\u2019armée, la fameuse Reich-weir, parade devant le dictateur.Les cérémonies sont d\u2019une splendeur nouvelle, car le nazisme veut impressionner ses adversaires intérieurs et extérieurs.En septembre 1935, c\u2019est le triomphe de la force brutale.Hitler, malgré les traités et conventions, a rétabli le service militaire.L\u2019état-major, forcé d\u2019endosser les idées nazies, étale au grand jour la puissance matérielle, déjà forte, de l\u2019Allemagne.Quant aux plus violents nazistes, ils reçoivent en compensation les lois contre les juifs.En septembre 1936, la réoccupation de la Rhénanie apporte un aliment à la faveur des nazistes ; mais les estomacs commencent à crier famine : sans que les salaires aient augmenté, les prix montem Hitler console ou tente de consoler tout le monde en s\u2019écriant : « Faites des sacrifices ; nous avons une mission à remplir ! » Et il lance le plan de quatre ans et la croisade antibolchévique.En septembre 1937, le führer accuse les Soviets et les démocraties de tous les maux dont souffrent sa patrie ; les catholiques eux-mêmes deviennent mrlgré eux des adversaires du national-socialisme.Hitler s\u2019efforce de justifier l\u2019intervention en Espagne et prépare la visite de Mussolini en affirmant que l\u2019Allemagne et l\u2019Italie lutteront contre le monde entier, s\u2019il le faut ! En septembre 1938, Hitler voit autour de lui les délégués de la nouvelle province allemande : l\u2019Autriche.Son prestige en est accru mais cette gloire n'empêche pas le pays de vivre sur un pied de guerre.Cette situation ne peut durer ; pour faire diversion, le chancelier allemand prononce des ha- ped le Qlobe- £Trotte* ( Spécial au \" Samedi \u201d) rangues virulentes contre les Tchèques qui, dit-il.martyrisent les Allemands des Sudètes.Et il réclame à grands cris l\u2019annexion des régions montagneuses qui forment une frontière naturelle entre l\u2019Allemagne et la Tchécoslovaquie.Même au prix d\u2019une guerre, il n\u2019abandonnera aucune de ses revendications.Et c\u2019est ainsi que d\u2019année en année, les congrès.de Nuremberg donnèrent au monde le spectacle d'un peuple hypnotisé, fanatisé ou tout simplement asservi.Nuremberg, cette vieille et pittoresque cité germanique, n\u2019a pas été choisie au hasard ; capitale de la Franconie, elle a joué un rôle important dans l\u2019histoire du premier empire germanique, et elle a vu naître quelques-uns des plus grands artistes allemands.Nuremberg, c\u2019est la Rome de cette nouvelle religion : le national-socialisme.?LE TRAITEMENT DES JUGES Quand elle est impartiale, la Justice ne coûte jamais trop cher.\u2014 En Canada, aux Etats-Unis et en Angleterre.Notre système judiciaire reproduit presque intégralement le système britannique.Maintes fois, on a proposé d\u2019y apporter quelques réformes.Par exemple, que la nomination des juges ne serait pas laissée au bon vouloir des politiciens, que le Barreau proposerait lui-même quelques candidats choisis parmi les docteurs en droit, que la limite d\u2019âge serait rigoureusement observée.Mais dans l\u2019ensemble, nos juges se comparent, et par la science et par l\u2019intégrité, à ceux des plus grands pays.Au Canada, le traitement des juges est comme suit : le juge en chef de la Cour Suprême, $15,000 ; juge de la Cour d\u2019Appel, $12,000 ; juge de la Cour Supérieure, $9,000 ; juge de la Cour de Circuit, $8,000.Aux Etats-Unis : le juge en chef de la Cour Suprême, $20,500 ; juge de la Cour d\u2019Appel, $20,000 ; juge d'une Cour de Circuit, $12,500.Chez nos voisins du sud, certains magistrats sont élus, tout comme les accusateurs publics.En Angleterre : le Lord Chief justice, $50,000 ; juge d\u2019une Cour d\u2019Appel, $30.000 ; juge d\u2019une Cour supérieure (Law Court), $25,000.LA LIGUE DE SECURITE Les 27, 28 et 29 octobre, auront lieu à l'hôtel Mont-Royal, un congrès et une exposition de sécurité.En 1913, la compagnie des tramways de Montréal organisait un mouvement de propagande en faveur de la sécurité.Peu à peu, cette idée prit de l\u2019ampleur et reçut l'encouragement des pouvoirs publics, de grandes corporations et de diverses sociétés.Aujourd\u2019hui, cet organisme comprend les cinq sections suivantes : la Ligue de la Sécurité de la province de Québec, l\u2019Association québécoise pour la prévention des accidents du travail, l\u2019Institut des ingénieurs en sécurité, la Société des Secouristes et l\u2019Association ambulancière Saint-Jean.Voici le programme du congrès.Première journée : sécurité au foyer et sur la route ; deuxième journée : sécurité à l\u2019usine ; troisième journée : premiers soins aux blessés.Prendront part aux séances d'études : le docteur André Salmont, du Conservatoire des Arts et Métiers de Paris ; M.Maxwell Halsey, de l\u2019université Yale ; M.Keefer, du National Safety Council des Etats-Unis.?L'AMERIQUE DU SUD Quelques faits intéressants sur ce vaste continent trop méconnu.\u2014 Population extrêmement mêlée où l'on trouve presque toutes les langues.L\u2019Amérique du Sud compte 90,000,000 d'habitants.Le Brésil \u2014 dont le territoire dépasse en superficie celui des Etats-Unis \u2014 a été colonisé par les Portugais.Mais il y avait déjà de nombreuses peuplades dont certaines sont encore très peu connues.Le Saint-Laurent disparaîtrait dans l'Amazone : naviguable sur une distance de 2,600 milles, ce fleuve mesure 150 milles à son embouchure.En Colombie, on parle un espagnol auquel se mêle les langues les plus diverses, telles que le japonais et des dialectes indous.On y trouve une forte colonie de juifs catholiques.En Equateur, au Vénézuela, en Bolivie, au Paraguay comme au Pérou, la plus grande partie de la population est de sang indien et ne parle que des dialectes indiens.Dans la plupart des pays sud-américains, on rencontre d\u2019importantes colonies d\u2019Allemands, de Français, d\u2019Irlandais, d\u2019Italiens, etc.C\u2019est ainsi que plus de la moitié des 13,000,00 d'Argentins ont des ascendants italiens ; au Brésil seulement, les noirs, descendants d\u2019esclaves africains, sont plus de 15,000,000, sans compter les 5,000,000 de Brésiliens mulâtres.Les théories racistes ont peu de chances de s\u2019imposer en Amérique du Sud ! ?\t?T LES USINES SKODA.EN TCHECOSLOVAQUIE L'un des buts principaux des revendications hitlériennes en Tchécoslovaquie est la possession des célèbres usines Skoda.Qu'est-ce que les usines Skoda ?C'est la plus puissante fabrique d'armes au monde.Fondée en 1866 par Emile Skoda à Pizen (ou Pilsen), elle comprend aujourd'hui 11 vastes usines, trois mines de charbon, des fours à chaux et des carrières, sept centrales électriques, un chemin de fer et un outillage des plus perfectionnés.30,000 ouvriers y fabriquent des machines, des automobiles, des canons, des tanks, des armes de toutes sortes, des explosifs, etc.De 1914 à 1918, ces usines étant en territoire austro-hongrois, ont travaillé contre la France ; c'est là qu'a été fabriquée en grande partie la fameuse Bertha.Depuis 1919, les usines Skoda ont fourni des armes partout où il y avait conflit : en Espagne, en Chine, en Amérique du Sud et ailleurs.Qu'elles tombent aux mains de l'Altmagne et la France perdra d'énormes capitaux, car Skoda collabore étroitement avec les usines du Creu-sot.Plzen est sur un territoire habité par une majorité tchèque mais Hitler tentera quand même d'y faire sentir son influence .: ' SÉi -zm* aJiMs V- * 22 octobre 1938 \u2014 Hw#® -\t%\" '\"' FAIT LE REPAS! Bien en chair, quand ce sont des Poulets Premium Sivift! Car Swift nourrit ses poulets de choix d'une manière spéciale qui les rend dodus et leur donne plus de chair blanche.Pour les identifier, recherchez l'étiquette bleue Premium Swift.Des atacas glacés sont remarquablement bons avec du poulet frit, de la sauce et du riz.Recouvrez de sirop de sucre épais; laissez reposer, couvert, pendant 5 minutes.Faites cuire, à découvert, pendant 7 minutes sur un très petit feu, en arosant constamment.Faites refroidir.Soyez moderne! Achetez l\u2019agneau d\u2019après sa marque! 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Voyez comme nous lui avons conservé sa saveur renommée tout en le rendant aussi tendre qu'un jeune poulet.Quand vous achetez une tranche de Jambon Premium Swift, recherchez le mot SWIFT en pointillé brun sur le côté.\u2022 Recettes par Martha Logan Experte en Economie Ménagère pour Swift Canadian Co., Limited Produits Alimentaires de Qualité RAPPELEZ-VOUS QUE LA VIANDE NOitueau! LA SAVEUR PREMIUM SWIFT DANS DU JAMBON CMAA.Î tendre cÿu'uei\tpeulet! PREMIUM SWIFT: la MGSicÿue
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