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Titre :
Le samedi
Éditeur :
  • Montréal :Société de publication du "Samedi",1889-1963
Contenu spécifique :
samedi 21 mars 1942
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
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Le samedi, 1942-03, Collections de BAnQ.

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[" Montréal, 21 mars 1942 53e année, No 43 DIX CENTS WMM tfggljl IMS» «ut * \u2022 v ¦ y Ai\u2019fjffi É« mmmm mmÊmm P* « TRANS-CANADA TELEPHONE SYSTEM Le réseau téléphonique transcanadien est possédé et exploité par les sept grands réseaux téléphoniques qui desservent le Dominion du Canada.Le réseau téléphonique transcanadien et ses associés font tout en leur pouvoir pour satisfaire aux besoins urgents de la guerre et en même temps faire face à la demande sans cesse croissante de service interurbain parmi les civils.DANS la construction de cette corvette \u2014 une des nombreuses construites ou en cours dans les chantiers maritimes du Canada \u2014 il entre quelque 370 tonnes d'acier, 130,000 rivets et plus de 50,000 communications téléphoniques ! Oui, le téléphone aide à construire chaque navire, avion, tank et obus .il aide à canaliser le courant des approvisionnements essentiels aux industries de guerre .à entraîner les combattants dans les camps militaires et les écoles d'aviation .tout en accomplissant sa tâche ordinaire du temps de paix ! 53e année, No 43 \u2014 21 mars 1942 3 CARNET EDITORIAL Achetons, plus que jamais, des Certificats d'Epargne de Guerre.LES PUBLICATIONS POIRIER.BESSETTE & CIE, LIMITEE LE SAMEDI LA REVUE POPULAIRE __LE FILM _____ 97sTrUE\u201ddE \"BULLION MONTREAL - CANADA \u2022 Tel.: PLateau 9638* Président : FRED POIRIER Vice-président : GEORGES POIRIER Surintendant : ALBERT PLEAU Rédacteur en chef : FERNAND DE VERNEUIL Chef de la publicité : CHARLES SAURIOL Directeur artistique : HECTOR BRAULT Chroniqueur sportif : OSCAR MAJOR ¦ed at the Post Office .Albans.Vf., as second matter under Act of March 1879 ABONNEMENT CANADA Un an.Six mois.Trois mois.$3.50 2.00 1.00 ETATS-UNIS Un an.Six mois.Trois mois.$5.00 2.50 1.25 \u2022 Heures de bureau : 9 h.a.m.à 5 h.p.m.Le samedi, 9 h.a.m.à midi AVIS AUX ABONNES \u2014 Les abonnés changeant ae localité sont priés de nous donner un avis de huit lours l'empaquetage de nos sacs de malle commençant cinq jours avant leur expédition.LE BEAU RÊVE UN SAVANT qui fut grand écrivain, célèbre géographe et brave homme par-dessus le marché, écrivit ces lignes à la fin d'un de ses grands ouvrages : \"La science, qui transforme peu à peu la planète en un immense organisme travaillant sans relâche pour le compte de l'humanité par ses vents, ses courants, sa vapeur d'eau, son fluide électrique, nous indique aussi les moyens d embellir la surface terrestre, d'en faire le jardin rêvé par les poètes de tous les âges.\"Toutefois, si la science nous montre dans l'avenir l'image du globe transfiguré, ce n'est point elle seule qui pourra terminer la grande oeuvre ; aux progrès en connaissances devront correspondre les progrès moraux.\"Tant que les hommes seront en lutte pour déplacer les frontières fictives de peuple â peuple, tant que le soj nourricier sera rougi du sang de malheureux affolés qui combattent soit pour un lambeau de territoire, soit pour une question d'honneur prétendu, soit par rage pure comme les barbares des anciens jours, la terre ne sera point ce paradis que le regard du chercheur aperçoit déjà par delà les temps.Pour devenir vraiment belle, la \"mère nourricière\" attend que ses fils se soient embrassés en frères et qu'ils aient enfin conclu la grande fédération des peuples libres.\" Celui qui a écrit ces très belles, trop belles paroles, est Elisée Reclus.Il avait une profonde horreur du despotisme et versa quelque peu dans l'Internationale ; pris avec les communards de Paris en 1870, il fut banni, devint professeur de géographie à l'Université de Bruxelles puis mourut paisiblement dans son beau rêve, n'ayant jamais compris grand'chose aux rivalités politiques et rien du tout aux guerres entre les hommes.Un géographe, évidemment n'est pas un gros financier.De toute façon il fit un beau rêve qui dura toute sa vie et cet heureux mortel eut la chance de le faire tout éveillé.Avec un peu d'imagination il pouvait croire, par instants, que c'était arrivé.Il faut des hommes comme ça, de temps en temps sur la planète ; d'abord ils sont complètement inoffensifs, ce qui est une qualité fameuse dans notre société d'hommes si peu homogène.Ensuite, ces pêcheurs de lunes attrapent toujours quelques miettes d'idéal qu'ils distribuent généreusement aux autres.Cela donne un meilleur goût aux plats du fameux \"banquet de la vie\" qui n'est pas toujours proprement cuisiné.Au fait, la vie n'est pas autre chose qu'un rêve pour tout le monde; seulement ce n'est pas le même pour chacun.Les uns font des songes plus ou moins creux, d'autres des cauchemars et d'autres encore de simples rêvasseries.Il y a même des rêves où tout cela se mélange au point qu'on ne sait plus ce qui domine; généralement ce sont des rêves d'amour.Le rêve d'Elisée Reclus fut d'une autre espèce ; à l'analyse il donne du mirage, un peu d'ombre, une légère dose de divagation, quelques fantômes souriants, un bout d'aile de chimère, peut-être même l'aile entière, de la fantaisie en quantité suffisante, plus une bonne mesure d'illusion.Avec une pilule contenant tous ces ingrédients on voit l'avenir en rose malgré toutes les gueules sombres qui peuvent s'interposer devant.Le célèbre géographe a dû faire une bonne consommation de pilules de cette sorte-là.Eût-il tort ?je ne le crois pas.La boule terrestre ne sera jamais sans doute un paradis, mois elle deviendra tout de même un séjour convenable quand les hommes auront fini par comprendre que s'arracher mutuellement la peau du dos est une opération aussi bête que stérile.On sait depuis longtemps que l'homme est une bête féroce; quand il sera simplement une bête il y aura déjà de l'espoir pour sa tranquillité future et, quand il aura toutes les qualités qu'il exige de certaines bêtes, par exemple, de son chien, ce jour-là \u2014 hélas, nous ne le verrons pas \u2014 on pendra la dernière canaille avec les boyaux du dernier profiteur et, d'un bout du monde à l'autre, les hommes ne se montreront plus les dents que pour se faire le sourire.Ce sera long à venir mais la chose est tout de même en route.Les animaux ont déjà commencé.Vous me direz qu'ils se mangent toujours entre eux ; d'accord ; mais pas ceux de la même espèce ; ils se mangent par nécessité, pas autrement.La loi de vie, qu on appelle parfois l'instinct de conservation, est implacable, il faut absolument dévorer quelqu'un ou quelque chose pour vivre.C'est ce que fait l'homme comme tout être vivant mais, de plus, il dévore par goinfrerie, par orgueil, par ambition et pour le simple plaisir de la chose.Il avale ainsi des oiseaux, des poissons, des mollusques, des mammifères et des plantes sans oublier les reptiles et pas mal de choses sur lesquelles il est parfois difficile de mettre un nom.Il gobe des huîtres toutes vivantes et des aliments en décomposition, des épices qui grattent la gueule et des alcools qui l'incendient ; il se sucre et s'emmoutarde, il mange de la tête de veau, de la queue de boeuf, des pattes de cochon, de la cervelle et des tripes ; il boulotte des morues, du caviar et des tortues, du racahout, des truffes et du salmigondis ; il grignote, bâfre, s'empiffre et quelquefois mange proprement mais quand il se lève de table ce n'est pas encore fini.Quelquefois même, ça ne fait que commencer.Avec un si beau régime et des aptitudes à la fringale si bien entretenues il fait son chemin dans la vie.Il mange des fortunes, des réputations et des peuples entiers s'il en a la chance.Il est un caporalissime qui, de nos jours, veut avaler toute la terre mais ce n'est certainement pas ço qu'il mangera finalement.Avant donc d'espérer la réalisation du beau rêve d'Elisée Reclus, il faudra nécessairement faire l'éducation de la gueule humaine et pas seulement en ce qui concerne l'art de se comporter convenablement à table.La caboche a des appétits bien plus dangereux que ceux de la simple mâchoire.Hélas, les hommes ne sont que des hommes et leur nature comporte deux grandes faiblesses : la gueule trop vorace et l'échine trop souple.Il arrive olors ceci : quelques goinfres s'emplissent la peau à la faire craquer et ceux qui n'ont pas eu cette chance s'inclinent très bas devant eux pour les admirer comme s'ils avaient fait une action méritoire.Pour les jalouser aussi.Or, la jalousie qui met la bisbille dans les ménages ne peut faire autrement que de culbuter la cabane sociale sur ses bases et c'est alors le quadrille infernal dans une des salles de danse de la planète.Même dans tout l'établissement.Le jour où l'on comprendra bien que les hommes trop voraces sont, non seulement des êtres inutiles et encombrants mais dangereux, on comprendra sans doute aussi qu'il est immoral de les poser en exemples et de les élever sur un piédestal pour les faire admirer des populations^ Nous n'en sommes, aujourd'hui, malheureusement pas encore-là.Qu'un imbécile possède un million et tout le monde fur trouve de l'esprit ; s'il en a dix c'est du talent et avec cent il a du génie ; on se met à plat ventre devant lui et quand il daigne sourire c'est tout un événement.Il a peut-être bâti sa fortune avec les débris de ce que dix mille ou cent mille pères de famille avaient péniblement économisé, mais de ceux-ci on ne parle point ; ce sont eux les imbéciles .On ne parlera pas non plus, ou si peu, de tel savant qui contribue, dans un modeste laboratoire, au véritable et sain progrès de l'humanité.Ses travaux ne l'ont point enrichi, c'est un modeste qui fait sans doute aussi quelque beau rêve et les quêteux habillés en gens du monde considèrent son influence comme nulle parce que son portefeuille est vide.Alors on le jette par-dessus bord ce songe-creux-là qu'il est inutile de \"licher\" puisqu'on ne peut pas l'exploiter.La terre-paradis c'est un bien beau rêve dans lequel vivent quelques \"reclus\" qui ne sont pourtant pas géographes, mais pour que ce soit vrai quelque jour, il faudra casser auparavant les cornes à pas mal de diables et les dents à pas mal d'endiablés.Amen.; Jjl 4 Le Samedi Exclusif au SAMEDI ¦ ' ~ \u2019 \u2018«35» MON VOYAGE A ST-PIERRE ET MIQUELON Partie le 25 janvier du Canada, après une escale à Terre-Neuve, je suis arrivée en vue des Iles le 4 février au matin.Dès l'abord, le petit port de Saint-Pierre fait une impression très française, qui sera confirmée lorsque je lirai le nom des hôtels : Hôtel de France, Robert, Lalane : des cafés : Café du NoVd, Café foinville, Café français ; lorsque je me promènerai rue de l\u2019Espérance, rue des Basques, rue du président Poincaré, et que je serai présentée aux familles d\u2019origine basque, normande, bretonne ou acadienne : les Briand, Gautier, Petitpas, Lefèvre.Detchevery, Borotra, Olano.\t¦ Nous sommes accostés par le doris du pilote et le doris d'inspection.Premier uniforme français revu depuis la guerre, le douanier originaire de l'Ardèche me parle de Privas, et nous retrouvons tout de suite des souvenirs communs.Un ofïic\u2019er des Forces Françaises Libres me change mes dollars : huit cents francs pour $20 .je me crois riche ! Nous abordons, salués par tous les chiens du port, d\u2019allégeance Terre-Neuvoise, qui ont, paraît-il, considérablement engraissé depuis l'arrivée des bâtiments de la France Libre.Tous les chiens sont là avec les enfants aux mines réjouies.Un Terre-Neuve spécialement gros répond au nom de Papillon.Je descends du Belle-Isle et un marin des F.N.F.L.me conduit aussitôt chez monsieur l\u2019Administrateur Savary, pour faire viser mon passeport.Le premier fonctionnaire St-Pierrais que je rencontre me reconnaît aussitôt, d\u2019après ma photo publiée dans le Samedi du printemps dernier avec celle du Com- Trois de ces photos ont été prises à Terre-Neuve par l'auteur ; les quatre autres sont de Léon Briand & Fils, Editeurs-Photographes de Saint-Pierre-&-Miquelon.On y voit (page de droite) l'amiral Muselier au milieu d'un groupe de Saint-Pierrais ; des officiers des Forces Navales Françaises Libres ; une vue de Saint-Pierre et deux instantanés de chiens de Terre-Neuve qui, comme nous le dit Mlle de Miribel, \" ont beaucoup engraissé depuis l'arrivée des gaullistes.\" 21 mars 1942 5 AVEC L'EXPEDITION DE LA \"FRANCE LIBRE» PAR Elisabeth de Miribel mandant d\u2019Argenlieu et du Lieutenant Savary, lors de leur passage au Canada.Et je dédie ces quelques lignes à tous les lecteurs du Samedi dont j\u2019ai vu le journal à la place d\u2019honneur sur bien des tables.Ma première visite est pour l\u2019amiral Muselier.qui m\u2019invite fort aimablement à déjeuner à L'Hôtel du Gouvernement au-dessus duquel flotte le drapeau français et le pavillon à croix de Lorraine.L\u2019amiral me fait admirer les photos du plébiscite et de la revue des FFL, ainsi que de nombreuses croix de Lorraine, peintes, gravées ou sculptées, qui lui furent offertes par la population.L\u2019amiral me montre aussi quelque 80 tracts de propagande qui avaient été imprimés et distribués par les gaullistes de l\u2019Ile avant le ralliement.Je veux citer 1 un des plus touchants, un appel au général de Gaulle sous forme d\u2019oraison : « Charles de Gaulle, chef des Français Libres, écoute la voix des Saint-Pierrais qui appellent ta venue dans leur pays, du fond du cœur.Sois sûr qu\u2019ils t\u2019aiment et t\u2019honorent comme tu le mérites.Espérant que bientôt tu délivreras le sol de la mère-patrie, ils te présentent leurs hommages et souhaitent ta prompte victoire et celle de tes amis.» Après déjeuner, Biaise, le fidèle ordonnance-maître d\u2019hôtel de l\u2019Amiral, qui jamais quitte son chef depuis Gibraltar, me fait visiter l\u2019Atelier où sont confectionnés, depuis Noël, les uniformes destinés aux 40 jeunes filles du corps auxiliaire féminin et aux 30 jeunes garçons de L'Ecole des mousses.Les uniformes sont entièrement confectionnés sur place, dans une grande salle de l\u2019école communale ; seize ouvrières travaillent sous les ordres du maître-tailleur Biaise.Les pompons rouges et les galons sont fabriqués dans l\u2019atelier de tissage ainsi que la toile bleue ; j\u2019ai vu faire sous (Lire la suite page 42 I i> r iy.¦\u2014 v- 'y v&i * h 6 Le Samedi DANS LE MONDE SPORTIF CHOSES ET AUTRES ¦ Le gardien de buts, dans un club de hockey majeur, est d'une importance vitale.Les experts affirment, avec raison, que le cerbère est, au hockey, ce que le lanceur est pour le-baseball, de 60 à 65% la force du club.De plus, si vous étudiez le tableau de pointage de la N.H.L\u201e vous constaterez que le Canadien a compté le plus petit nombre de buts, qu'il a, à son palmarès, le plus grand nombre de buts marqués contre lui, précisément à cause de la faiblesse de sa défense, et que ses joueurs ont obtenu le plus grand nombre de punitions.Donc, rien de surprenant que le club Canadien ait passé la majeure partie de la saison en sixième et septième place, autrement dit : Voilà pourquoi votre belle plie est muette .Et le Canadien ramasse la casquette.Ces deux derniers vers boitent, à coup sûr.Les rimes ne sont peut-être pas des plus riches, mais elles disent la vérité.Toutefois, cela n\u2019empêchera pas le Tricolore de participer aux séries de détail de fin de saison.Est-ce montrer trop d'optimisme que de leur souhaiter un semblable succès, en dépit des bûches et des embûches que l\u2019ennemi tend à nos joueurs ! ¦ Cecil « Tiny » Thompson, ancien gardien de buts des Bruins de Boston, détient toujours le record mondial des arrêts pour une seule joute.Le 3 avril 1933, à Toronto, au cours d'une joute des séries de détail, Thompson exécuta 113 arrêts, sous les yeux de 15,000 personnes.Cette joute mémorable dura 104 minutes et 46 secondes supplémentaires, soit 164 minutes 46 secondes.Toronto sortit victorieux du Boston par 1 à 0, alors que Lome Chabot, cerbère du Toronto, réussit 93 arrêts sans se faire déjouer .Willie Mondou, sportsman bien connu, frère d'Armand Mondou, ancienne étoile du Canadien, a épousé récemment Mlle Simone Constantin .Alfie Malfara, l\u2019un des meilleurs premiers buts du baseball semi-professionnel local, travaille actuellement pour une usine de guerre de Valley-field.La saison prochaine, il évoluera sur le losange de l'équipe du gérant Lucien Leduc, en dépit des offres alléchantes que lui fit la direction du club Québec, de la Ligue Canado-Américaine .Jos.Choquette, le célèbre fabricant de bâtons de hockey, s'est fait couper les bouts de l'annulaire et de l\u2019auriculaire de la main droite.Lors de cet accident, Îos était à fabriquer l'un des bâtons de hockey de >ete Morin .Voici le palmarès de Ty Cobb, demandé par M.V.Beauvais, de Montréal : Ty Cobb joua 24 ans, dans la Ligue Américaine.Il obtint une moyenne au bâton de .367, la plus forte de tous les joueurs des ligues majeures.Au bâton, 11,430 fois ; points, 2,244 ; coups sûrs, 4,221 ; buts volés, 892, WOODY DUMART Par OSCAR MA/OR dont 96 en une seule saison.Vingt-trois fois sur vingt-quatre, Ty Cobb termina la saison avec une moyenne au bâton de .300 et plus.Sa moyenne de la saison de 1911 fut de .420.R Souvent, quand un boxeur a encaissé une défaite, même si elle est de celles que personne ne remarque, l'usage veut que le gérant et le vaincu se répandent par les salles de rédaction pour convaincre le chroniqueur sportif d\u2019une chose : que Kid X a combattu avec une bras en moins et la tête coupée, qu\u2019il a cependant manifesté une supériorité visible à tous les coins de la salle, que si la décision lui a été volée, ce ne peut être que par 1 effet d'un complot et d'une ténébreuse injustice.Le jeune Marty Dame, de St Louis, champion des 118 livres d'un récent « Golden Glove », a changé tout cela.Il s est promené ici et là en racontant qu il n avait pas mérité la décision que les juges lui avait accordée, au détriment de son adversaire Ed.Hemenway.Le jeune Dame exagère dans l'autre sens.Hemenway aussi, refusant la victoire de cette manière.¦ Robert «Red» Heron, 24 ans, 170 livres, six pieds, l\u2019habile ailier du Canadien échangé pour le trouble-fête Murph Chamberlain, est aussi un brillant joueur de baseball que les clubs Trois-Rivières ou Québec devraient mettre à l\u2019essai, dans la Ligue Canado-Américaine.Précisément, les Athlétiques de Québec ont besoin d\u2019un premier but, dont le coup de bâton peut faire grand bruit.Red Heron est l'homme désigné pour remplir efficacement cette position.Profitera-t-on de cette occasion pour engager un joueur canadien de plus ?MILTON SCHMIDT Vous avez sous les yeux les plus récentes photos des Trois Copains des Ours de Boston, enrôlés depuis un mois dans le Corps d'aviation royal canadien, comme aviateurs de deuxième classe.Sans aucun doute, le club de hockey de l'aviation, à Ottawa, aura la chance de remporter avec ces trois étoiles du Boston et Johnny Acheson, du Royal de 1941, le championnat amateur.Toutefois, nous ne croyons pas que les mogols de la N.H.L.approuvent l'organisation d'une série entre les champions du monde professionnel et les As de l'aviation, à moins de verser les recettes entières aux bénéfices d'œuvres de guerre.Dans le corps d'aviation royal canadien, Dumart, aile gauche, est commis à la comptabilité, Bobby Bauer, aile droite, mécanicien électricien de la radio, Milton Schmidt, centre, est moniteur d'éducation physique.Dans l'aviation, l'œuvre des sports est éducatrice avant tout.On y utilise au maximum les moyens les plus variés et l'on ne néglige pas les précieuses sources d'énergie nationale.¦\tLe minuscule coureur américain Gregory Rice, tenant du record mondial des 3 milles sur une piste d\u2019intérieur en 13 minutes 51 secondes, s est développé sans aucun instructeur.Il est à 1 emploi d une fabrique de jouets de New-York et, par le fait même, se trouve contraint de s entraîner le soir seulement.Le plus rapide coureur à pied du monde Gregory Rice a franchi la distance de deux milles en 8 minutes 51 secondes J/5, un record du monde.Ce courageux Rice souffre d'une hernie double.C\u2019est pourquoi l\u2019armée américaine l\u2019a réformé .Les directeurs de la Ligue de baseball Internationale se sont montrés des plus généreux à l'adresse des Leafs de Toronto.Dans le but de leur aider, les mogols ont décidé de donner chacun un de leurs joueurs aux occupants de la dernière place du circuit Shaughnessy.Newark leur a passé Jack Haley, souffrant d'un sérieux mal de bras depuis 3 ans, alors qu\u2019il lança une joute de 18 manches.Rochester leur a donné le joueur d'intérieur Lynn Myers, qui a déjà compté sept points en une joute sans avoir réussi à frapper un seul coup sûr .Au lieu de poursuivre les propriétaires du club de hockey amateur Johnston, de la Ligue Eastern, les athlètes de ce club ont préféré s'approprier la franchise et jouer au pourcentage.¦\tLes filles et femmes anglaises capturent souvent les farouches parachutistes nazis ; ces derniers subissent l'humiliation de se faire cueillir parfois par de très jeunes filles ou par de vieilles dames, qui les soignent avant de les remettre à la police.L\u2019autre semaine, cinq Allemands firent un atterrissage d\u2019urgence dans un champ près de la maison de Mme Marshalsea.Son mari, laitier, était parti pour sa ronde.Alors, cette femme de 50 ans prit un fusil de chasse à deux coups, et tint les parachutistes en respect jusqu\u2019à l\u2019arrivée des gardes civils.On le voit, les femmes anglaises se battent comme leurs hommes, comme il se doit dans une guerre où toute la famille est menacée par l\u2019ambition allemande .L\u2019athlète américain, Cornelius Warmerdam, de San Francisco, a brisé son propre record mondial du saut à la perche.Il réussit à sauter 15 pieds 7 pouces 3% à l\u2019aide de son long bâton de bambou.Pour bien vous rendre compte de la difficulté de cet exploit, essayez-le vous-même.¦\tMaxie Berger, boxeur israélite de Montréal, est le pugiliste qui a livré le plus grand nombre de combats aux bénéfices de bonnes œuvres.Sur 100 batailles, comme boxeur professionnel, Maxie a combattu 40 fois pour des institutions de charité.Et il s\u2019enorgueillit, non sans raison, de ce genre de philanthropie .L'Indien Chief Bender, ancien lanceur étoile des Athlétiques de Connie Mack, en qualité d'instructeur des clubs-fermes des Yankees, enseigne aux lanceurs du Newark et du Kansas-City tous les trucs du monticule.BOBBY BAUER 21 mars 1942 7 \" Voulez-vous devenir ma femme ?\" demanda Paddy sans autre préambule.PETITE FÉE Comme Elyane était toujours/ d'une élégance raffinée, on avait pris l'habitude, autour d'elle, de la considérer comme une coquette dépensant en fanfreluches et en toilettes les modiques rentes que le commandant Rivier avait laissées en mourant à sa femme et à sa fille.Cependant, tout en la jalousant un peu, en la critiquant beaucoup, on la recherchait pour 1 élégance et l\u2019aristocratie que sa présence donnait à une fête.C'est pourquoi, après avoir hésité un peu, les Martinel se décidèrent à l\u2019inviter à la soirée qu\u2019ils donnaient en 1 honneur de Paddy Hollson.Elyane sfe réjouit comme une enfant en recevant l'invitation.D un bond, elle fut au cou de sa mère.\u2014 Maman, maman .la fête chez les Martinel, songe donc, ce sera splendide.Ils ne savent qu inventer pour satisfaire leur hôte, leur nabab, ce fameux américain, milliardaire, je crois, ou tout comme.Impassible, Mme Martinel constata.\u2014 A en croire la chronique, tous les Américains sont milliardaires/, alors .\u2014 Oui, mais celui-ci appartient certainement a la bonne société de New-York.Il n y a qu à voir l'affolement des Martinel, pourtant bien à leur aise à l'idée qu'un tel personnage va venir chez eux .Au fond, tu sais, je crois qu'ils espèrent lui faire épouser Lucine.\u2014 Drôle d\u2019idée, bougonna la mère qui ne voyait rien de joli en dehors de sa petite fée, comme elle appelait Elyane.Elle est insipide et commune.Dis-moi, mon enfant, qu\u2019allonsi-nous te faire de beau pour cette fête ?Et la mère et la jeune fille se perdirent en projets.C'est que là résidait le secret de 1 élégance d Elya-ne.Trop peu fortunée pour pouvoir s adresser à de grandes couturières, trop orgueilleuse pour ac~ NOUVELLE D'AMOUR Par Léo Dartey cepter les petits modèles en série d\u2019une maison de second ordre, Elyane, courageuse et intelligente, courait la présentation de grande couture, en revenait nantie de précieux renseignements, l\u2019esprit hanté de modèles éblouissants.Son habileté admirable lui permettrait en quelques nuits, parfois en quelques semaines de veille, de reconstituer les plus/ difficiles.Aussi, son esprit un peu faussé par la facilité de son adresse ne s\u2019intéressait-elle qu\u2019aux modèles les plus compliqués, les plus difficiles.De là, un certain manque de simplicité qui partout faisait critiquer la jeune fille, dont l\u2019orgueil se refusait à avouer que sies toilettes ne sortaient pas de chez le bon faiseur.Elle entama donc, pour la fameuse soirée, un travail ardu et compliqué.Copie d\u2019un modèle exquis aperçu chez Rouff : la robe serait un tissu de petites roses plates en voile rose reliées entre elles par un simple point de fil d\u2019or.Emergeant du frais bouquet, s|es épaules et son cou, son visage lui-même semblèrent, le soir du bal, une autre rose plus fraîche et plus matinale encore.La robe, après trois semaines de veilles prolongées, était un pur bijou.Nulle de ses amies n'eut pu rivaliser avec cette élégance.Près d'elle, les petites robes simples semblaient vêtures de pensionnaires.Elyane, qui s\u2019en apercevait, exultait.\u2014\tJ\u2019ai dépensé quatre fois moins qu\u2019elle, songeait-elle, ravie, et j\u2019ai l\u2019air d\u2019une reine parmi ses suivantes ! Tout cela grâce à un peu de travail.Ce qui acheva de la ravir, ce fut de remarquer que l\u2019Américain Hollson, un fort bel homme, correct et distingué, la suivait d'un œil visiblement intéressé.Il l'invita, lui fit un compliment sur sa toilette, puis, revenant près du maître de la maison.\u2014\tQuelle est donc cette très jolie personne ?-\u2014 C\u2019est une petite amie de mes filles qu\u2019elles aiment beaucoup malgré la différence de fortune, dit l'autre, perfide.Oui, Elyane Martinel vit avec sa mère d\u2019une forte petite rente, mais ce sont des femmes très distinguées.\u2014\tOui, ça ! affirma l\u2019Américain convaincu.Mais .mais elle porte aujourd\u2019hui une robe ! J\u2019ai vu cette robe présentée chez Rouff à ma sœur.Elle vaut six mille francs ! D\u2019une seule phrase, le maître de la maison exécuta la pauvre Elyane.\u2014\tElle n'est pas toujours très, très raisonnable.\u2022\u2014 Comme c\u2019est dommage ! soupira Paddy Hollson avec regret.Plusieurs fois, chez des amis communs, il rencontra encore la jeune fille.Toujours il en semblait enchanté, venait s\u2019ass/eoir auprès d'elle, la faisait parler longuement.Si bien qu'autour d\u2019eux, l'idée s\u2019accrédita vite que Paddy Hollson et ses millions iraient à l'adroite Elyane.Celle-ci le pressentait à son tour avec une sorte de joie confuse.Les millions, certes, ne lui étaient pas désagréables), mais c'était surtout l\u2019homme, avec sa cordialité digne, son autorité pleine de sûreté, sa vigueur tant morale que physique, qui la séduisait.Peu à peu, elle se laissait prendre au mirage très doux d\u2019une telle union, reconnaissante éperdument à son élégance et son adresse (Lire la suite page 41 ) 8 Le Samedi Sur la piste venait d'appa-raitre une belle grande fille brune, vêtue d'un costume espagnol, castagnettes aux mains.W JJT) VENIGME OU \"MEXICO\" i MARINO, LE CORSE Lorsque Bruno Marino poussa ce soir-là la porte vitrée du bar de « La Cigarette », boulevard Saint-Martin, il se sentit au cœur un pincement douloureux qu'il connaissait bien : Depuis trois ans bientôt qu\u2019il faisait son dur et dangereux métier de mauvais garçon, vendeur de drogue, marchand de femmes, receleur et tous les à-côtés de ces professions louches, il s'était senti comme il disait, « un cœur d'homme ».Depuis qu'il avait connu Fernande Bosse, la jolie fille qui dansait au « Mexico », la boîte de nuit de la rue Fontaine, il n'était plus le même ! Un trafiquant de femmes qui se sent pincé, c\u2019est rare, dans le métier, presque une honte ! Pourtant il ne pouvait se dé- fendre de ce sentiment qui, de jour en jour, l'envahissait davantage.Ils ne vivaient pas en ménage, non que Bruno s'y soit refusé, car c\u2019était là sa plus chère ambition, mais Fernande s\u2019y était catégoriquement refusée.Elle voulait conserver sa liberté, ne point avoir sans cesse un amant jaloux et tyrannique sur le dos.Mieux, lui d\u2019ordinaire si autoritaire avec ses maîtresses ou les pauvres filles qu'il soumettait à son honteux trafic, n\u2019avait pas protesté contre les volontés de Fernande.\u2014 Je te défends, lui avait-elle dit, de venir rôder autour du « Mexico ».D'abord ça ne plait pas au gérant, ensuite ça fait fuir les clients ! Je te rappelle que je suis au pourcentage pour le champagne, j'ai besoin d'être à l'aise .Mon numéro fini, je te promets d\u2019aller te rejoindre à la « Cigarette », on passera un moment ensemble ! Il s'était incliné, docile, suppliant, ayant une peur affreuse de la perdre.Et puis, Bruno n'était pas sûr de l'amour de Fernande ; tantôt elle paraissait très éprise de lui, d'autres fois elle devenait froide et indifférente, sans qu\u2019il y eut, en apparence, une raison valable à ce changement d\u2019attitude.Depuis trois jours.Fernande n'était pas venue à la « Cigarette » ! Il n\u2019osait aller la relancer au « Mexico » où il savait être mal reçu.Ses soirées se passaient mornes, sans entrain ; ses copains de belote le remarquaient, il y avait autour de lui une sourde raillerie qui l\u2019humiliait, l\u2019enrageait, et, en son for intérieur, il insultait la danseuse : « Pour être une vache ! c'est une sale vache ! » Mais que n'aurait-il pas donné pour l'apercevoir ce soir-là, assise près du comptoir, buvant paisiblement sa menthe-cassis à sa table habituelle.C'est pour cela que son cœur battait plus fort lorsqu'il poussa la porte du bar.La petite salle s'embuait de la fumée bleue des cigarettes, les joueurs de belote, au fond de l'arrière-salle, s'immobilisaient, le dos courbé, en des poses attentives, tous des gars en casquette à l'allure louche.ou d\u2019autres jeunes gens trop bien pommadés.Ainsi que d habitude, le patron, le père Haustalot, un originaire du Massif Central, trônait derrière son comptoir ceinturé d\u2019un tablier bleu, sa grosse tête rasée et ses petits yeux de rat ressemblant 21 mars 1942 9 assez bien à une pleine lune, évoquait dans la tabagie l'astre-mort, sorti d'un nuage ! D'un coup d'œil rapide, Marino constata que sa maîtresse n'était pas dans le bar.Il pâlit et demanda au patron, la gorge oppressée : \u2022\u2014 Fernande n\u2019est pas arrivée ?L\u2019autre, occupé à essuyer un verre, répondit tranquillement : \u2014 Je ne l\u2019ai pas vue ! Ces mots tombèrent sur le cœur de Bruno comme un coup de hache violemment assené.\u2014 On n\u2019a rien envoyé pour moi ?.pas une lettre ?interrogea encore l'amoureux dont la voix défaillait.\u2014 Pas de papier, non, mais une « affaire » ! Il cligna de l\u2019œil d'un air entendu : \u2014 Rayon Amérique du Sud ! La personne est dans l\u2019arrière-salle, si tu veux la voir ?\u2014 Bien sûr, fit Marino d\u2019une voix lasse, on n\u2019a pas le droit de refuser une affaire ! Mais je me demande pourquoi Fernande n'est pas venue depuis trois jours ! A ce moment, un homme vint s\u2019accouder au comptoir, grand, gros, large d\u2019épaules, un chapeau melon rejeté en arrière, une grosse chaîne d\u2019or barrant son gilet, il présentait l\u2019aspect cossu et de mauvais goût d\u2019un vendeur de bestiaux.On le connaissait bien chez Laus-talot, on le nommait M.Louis et personne, parmi les hommes du milieu qui fréquentaient là, n'ignorait qu'il était un important « patron » de province.Marino le connaissait mieux que les autres car, souvent, il avait été son pourvoyeur en femmes.\u2014 Ça va, le Corse ?\u2014 Bien sûr, M.Louis ! Vous êtes en « remonte » à Paris ?\u2014 Non, non, une histoire de famille, un héritage à toucher ! Un tas de formalités chez le notaire ! Bref, ça gaze maintenant.Mais qu\u2019est-ce que j\u2019apprends sur toi, paraît que tu es malade, mon gros ?- Moi ?\u2014 Oui, enfin, mordu pour « Chi-quita », la Fernande, si tu préfères.T'es pas louf, un garçon comme toi, déluré, connaissant le métier ! \u2022\u2014 Ça se commande pas, M.Louis! J'en suis bien assez enragé, allez ! J\u2019en suis malade quand je ne la vois pas ! un corps sans âme ! J\u2019ai plus goût à rien ! \u2014 Et naturellement, elle le sait ?Elle se fiche de toi ?\u2014 Je crois tout de même qu\u2019elle a du sentiment pour moi.Mais c est un caractère entier, elle n\u2019aime pas être freinée .\u2014 Tiens, le Corse, tu me fais pitié.La petite te roule et toi tu n\u2019es qu\u2019un imbécile ! Marino bondit sous l\u2019outrage : \u2014 Pour dire des choses comme ça, M.Louis, faut les prouver ! La petite n\u2019a pas d\u2019amant .j entends d\u2019amant de cœur ! \u2014 Voire ?fit le tenancier en levant vers le lustre enfumé un index mystérieux.\u2014 Expliquez-vous, M.Louis ! dit Bruno d'un timbre tremblant.\u2014 Ecoute, mon petit, permets d\u2019abord à un type du métier de te laver la tête.Tu es un gars d attaque, je ne dis pas non, mais tu es jeune ! Tu ne connais pas encore les roublardises des femmes ! De vrais chameaux lorsqu'elles s en mêlent.Crois-moi, j'en parle par expérience.Voilà vingt-cinq ans que je les pratique ! .\u2014 Eh bien, voilà la vérité vraie.Hier au soir, mes affaires terminées, je me suis rendu au « Mexico » histoire d\u2019y rencontrer de vieux copains à moi et de passer une soirée en musique.Je l\u2019ai vue, ta Fernande ! Un beau morceau de femme, diable oui ! Elle se fait appeler sur 1 affiche « Chiquita ».Du diable si on ne la prendrait pas pour une véritable espagnole ! Des dents, une taille, des yeux ! Cette femme-là ferait de l\u2019or en maison ! \u2014 N'est-ce pas qu'elle est jolie ?dit naïvement Marino.¦\u2014 Il ne s'agit pas de cela, fils ! Mais surtout de ce qui t\u2019intéresse.Le gosse venait de finir son numéro sur piste ; tout de suite après, elle est venue dans le hall rejoindre un gigolo, une espèce de mec à la noix, joli comme un dieu, efféminé comme une coquine, enfin, tu vois cela d'ici ?Ils sont restés ensemble toute la soirée et ils se faisaient des yeux, fallait voir ! Je ne suis pas un nouveau-né, alors je me suis dit : Ce pauvre Marino, il ne tardera pas à être coiffé ! .\u2014 Savoir ! grogna le jeune rufian en serrant les poings.\u2014 Si elle a un béguin dans la peau, je me demande ce que tu pour-pas pour l'empêcher ! \u2014 Je descendrais le type et au trot ! Quand il sera entre quatre planches, elle pourra bien alors lui roucouler des romances ! Le patron déclara : .\u2014 Moi, je ne suis pas pour la méthode violente.On fait un mauvais coup, on se fait paumer, après il faut faire de la tôle ! Non ! Si tu m\u2019avais consulté tout de suite, je t'aurais dit : Quand on a une pouliche, faut la tenir en main, autrement dit, quand on est le maître d\u2019une femme, faut pas lui en laisser prendre à son aise ! Si tu avais surveillé Fernande dès le début, tu n'en serais pas à envisager d\u2019avoir recours aux moyens extrêmes ! Et puis, je te le répète, si la vengeance est douce, la perspective d'aller en prison l\u2019est beaucoup moins ! Si tu m'en crois, ne fais pas de sale coup, mais va plus souvent au « Mexico ».Te sachant là, la petite évitera de faire des bêtises ! »: T Médard Bourgault, de St-Jean-Port-Joli, a exécuté en haut-relief cette sculpture sur bois, à la demande de M.Henri Gonthier, secrétaire de l'Institut des Brasseries du Canada.Cette oeuvre est la première d'une série qui sera confiée à nos artistes et artisans canadiens-français.(Photo Richard Arlessl LES DINERS DE GALA ont du succès s\u2019ils commencent par une Crème de Champignons Campbell's.» SS»1 iv , v LES REPAS DE FAMILLE deviennent intéressants quand ils comprennent de la Crème de Champignons Campbell\u2019s., -V.C; ¦-f*V i *2.* AU CANADA, CETTE SOUPE EXQUISE .SE SERT TOUS LES JOURS.Voici une soupe qui fut vite adoptée \u2014la Crème de Champignons Campbell\u2019s ! Les gens la trouvent si crémeuse, si appétissante, si délicieuse et si différente qu\u2019ils en raffolent tout de suite.\u2019 'Quelle soupe idéale pour les réceptions ! disent-ils.Ils aiment tant sa saveur, la trouvent si alléchante et si délicieuse qu\u2019ils en mangent bientôt régulièrement ! Il y a quelques années, la plupart des gens ne connaissaient pas la soupe crème de champignons.C était naturel, car si l\u2019on servait de la crème de champignons chez soi ce n'était que très rarement; c\u2019était une spécialité des grands restaurants et des clubs élégants.Puis la Crème de Champignons Campbell's fut présentée! Et, ici et là, une hôtesse qui voulait faire une surprise à ses invités servait cette soupe au dîner.\u201cMais, elle est délicieuse!\u201d disaient-ils en choeur Et c\u2019est vrai ! Car Campbell la fait avec de la crème extra-épaisse et de jeunes champignons de couche frais, puis 1 assaisonne délicatement.Chaque succulente cuillerée a le goût de CltÈMK lui CHAMPIGNONS PREPAREE PAR CAMPBELL\u2019S DANS SES CUISINES CANA champignon, et contient des tranches de champignor tendres.Ce n\u2019est pas étonnant que tant d'invités s écriaien.\u201cNous en servirons bientôt chez nous! Aujourd\u2019hui, sur les étagères des cuisines, depuis Halifax jusqu'à VanCOUVer, on trouve de la Crème de Champignons Campbell\u2019s.Les gens en parlent à leurs amis, les familles en redemandent de plus en plus, et c est ainsi qu elle devient si populaire! Goûtez-y c est la soupe dont les Canadiens se régalent tous les jours! DIE N NES MODERNES 4H * ¦ éBSSm fe%OOM de soupes alléchantes et nourrissantes qui plairont a la famille et aux invités, Crème de Pommes de Terre Potage Ecossais {nouvelle')\tTomates Mock Turtle\tLégumes Queue de Boeuf\tLégumes\tà\tla\tVégétarienne Pois\tLégumes\tet\tBoeuf Pepper Pot Voici comme régal Une soupe alléchante Et vraiment épatante Qui n'a pas son égal! CHOIX DE 22 SORTES Poulet aux Combos Poulet et Nouilles Clam Chowder Consommé Crème de Champignons Rognons Asperges Fèves avec Bacon Boeuf Bouillon Céleri Poulet au Riz 110 AFFAMÉS LÀ-BAS I/ Ml h - ¦ \\'W MIEUX WANGE LE PAIN FOURNIT AUX CANADIENS LE 14 DE LEUR ENERGIE Aujourd\u2019hui, l\u2019Europe conquise connaît les affres terribles de la faim.Des millions d\u2019Européens obtiennent moins de nourriture en une semaine que nombre de Canadiens n\u2019en consomment en un seul jour.Nous devons être reconnaissants de cette abondance .d\u2019être robustes et en bonne santé ! Le fait qu\u2019après deux années de guerre le Canada mange mieux que jamais est un magnifique témoignage en faveur du boulanger canadien.N'est-il pas reconnu aujourd\u2019hui que les Canadiens tirent du pain le quart de leur énergie ! Le pain est riche en hydrates de carbone producteurs d\u2019énergie.Lorsqu\u2019il est fait ou mangé avec du lait, il est aussi une source importante de protéines, lesquelles sont précieuses pour la reconstitution des muscles.Continuons à maintenir notre énergie et notre vitalité.Gardons-nous en bonne santé afin de faire notre part pour la défense du Canada.Mangeons plus de pain à chaque repas.ACHETEZ LE PAIN DE VOTRE BOULANGER Votre boulanger accomplit un important service public.Sa grande expérience, son outillage scientifique et les excellents ingredients producteurs d'énergie qu il emploie lui permettent de fabriquer un pain qui contribue à maintenir la nation en bonne santé.Préparée par les fabricants de la Levure Fleischmann comme contribution au progrès de la santé au Canada 21 mars 1942 13 L'ENIGME DU 'MEXICO' (Suite de la page 10J c'est un spécialiste ! Regardez, chef ! La vitre sur la rue, derrière la banquette, était légèrement ouverte.Il faisait une chaleur excessive, on a sans doute voulu aérer ! C'est par là que le Corse a lancé son couteau .\u2014 Voire ?fit Pressart en se frottant le nez d\u2019un air songeur.\u2014 Les portes de l'extérieur sont closes, annonça le gérant.\u2014 Parfait ! Dites donc, personne dans vos sous-sol ?\u2014 On y a trouvé un homme.Il se cachait à l'intérieur des water.Du reste, nous connaissons bien l'individu, c\u2019est l'amant de cœur de Chi-quita, un mauvais drôle du nom de Bruno Marino ! \u2014 Ah, diable ! Vous le ferez monter dans la salle.Je vais téléphoner au commissariat du quartier.Pressart se rapprochait du lieu de l'événement : \u2014\u2022 Eh b:en, docteur ?\u2014 Plus d\u2019espoir ! La lame a pénétré de trois centimètres à l\u2019intérieur du cervelet ! Chiquita.qu\u2019on tenait à distance, semblait donner les marques du plus grand désespoir.Le médecin se penchait vers le policier et baissant la voix : \u2014 J\u2019ai une révélation bien curieuse à vous faire.M.l\u2019inspecteur, et que mon examen m\u2019a révélé sans doute possible.La victime n'est pas un homme ! \u2014 Hein ! \u2014 Non.je vous répète qu'il s'agit d'une femme ! Voilà un mystère qui ne manquera pas, j'en suis certain, de défrayer la chronique judiciaire ! Pressart était en arrêt comme un chien de chasse qui vient de sentir le gibier.\u2014 Voilà qui complique les choses, murmura-t-il entre ses dents.IV LA DOUBLE ÉNIGME Le commissaire arriva, suivi d'un car de police.Immédiatement, toutes les issues furent occupées.On procéda à un interrogatoire et à un contrôle d'identité des dîneurs qui furent immédiatement relâchés après avis exprès de se tenir durant 1 enquête à la disposition de la police.On ne garda au « Mexico » que les principaux intéressés du drame, c'est-à-dire Fernande Bosse, dite Chiquita, Bruno Marino qu'encadraient deux agents, le gérant et le personnel de l'établissement.Les deux premiers furent conduits séparément l'un dans les sous-sol, 1 autre à la cuisine.La salle évacuée, le commissaire put faire sa première enquête facilement, sur les indications des deux inspecteurs.Le parquet ^ arriva peu après et c\u2019est alors qu on procéda aux premiers constats.Deux photos furent prises par l\u2019inspecteur Broussais, accompagnant ces messieurs, sur la position de la victime.Après quoi, le corps du pseudo-jeune homme fut allongé sur la banquette de velours jaune sur laquelle il était assis et l'inspecteur commença 1 examen détaillé de ses poches.Celles-ci ne contenaient que des objets sans importance, un portefeuille de marocain portant les lettres d'initiales M.D., quatre cents francs en billets, -un coupon de loge pour les Folies-Bergères, une pochette de soie, un plan de Paris, le guide des plaisirs parisiens.Dans la poche de droite du gilet, une montre d\u2019or, un chronomètre « savonnette » et un ticket de chemin de fer à la date du jour à destination de Boulogne-sur-Mer.NOS MILITAIRES Le soldat FERNAND LAVOIE, en service actif dans l'est du pays.Envoi de sa mère, Mme Gaudiose Lavoie, de Montréal.Le soldat LARENYCE RIENDEAU, de Maniwaki, P.\u201e en service actif outre-mer.Envoi de sa sœur, Mlle Gervaise Riendeau, Maniwaki, P.
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