Le samedi, 1 mai 1942, samedi 23 mai 1942
[" Montréal, 23 mai 1942 CENTS Qualité '¦.iïfà ( y a Buvez Délicieux et Rafraîchissant \\ 23 MAI 1942 3 .-a wja* ¦ ' ?\u2022 %* V 'l A\tA\t^ ,\\°s \u2019 à® Vacumàtic **\\ xy?Ÿ&%$.\u2022 \u2022;\u2022\u2022 i ;ùkù)à#j*ï arxer VACUMATICJ?è&> STYLOS ET CRAYONS ?Les stylos qui portent le losange bleu sont garantis pour la vie de leurs propriétaires contre tout, excepté la perte et le dommage volontaire, moyennant 35J NAPOLEON \" LARRY \" LAJOIE, aujourd'hui âgé de 66 ans, ancienne étoile du Cleveland, l'un des meilleurs deuxièmes buts de tout temps, voit en Léo Durocher, gérant du Brooklyn, le meilleur gérant actuel des ligues majeures.colonnes.En l'occurrence, il s\u2019agit d'infractions graves à la discipline et à l\u2019entraînement rigoureux des joueurs du baseball organisé.M.A.Painchaad.Québec.R.1° \u2014 Les joueurs de baseball, nés au Canada, actuellement dans les ligues majeures sont en majorité des lanceurs.Ce sont : Phil Marchildon, des Athlétiques de Philadelphie ( Penetamguishene, Ont.), Oscar Judd, Red Sox de Boston (Ingersoll, Ont.), Dick Fowler, des Athlétiques de Philadel-phit (Toronto, Ont.), Joe Krahauskas, de Cleveland (né à Montréal), Aldon Wilkie, du Pittsburgh (né en Saskatchewan), Jeff Heath, du Cleveland (né à Fort Wililam), George Selkirk, des i ankees (né à Huntsville, Ont.), 2° \u2014 Oscar « Lefty » Judd, l'un des lanceurs du Red Sox de Boston, 33 ans, ne reçoit que $25.00 par semaine de la direction du Boston.C\u2019est le gouvernement américain qui le veut ainsi.Les propriétaires du Red Sox doivent faire, à tous les quinze jours, un chèque de $900.00 qu'ils envoient à la banque d'Ingersoll, Ont., où Judd a un compte courant.Donc, Judd n'a pas le droit de dépenser plus de $25.00 par sema'ne, durant tout le temps qu'il passe aux Etats-Unis, de mars à octobre.M.].Lafrance, Montréal.Q.\t\u2014 Depuis combien de temps les séries mondiales des ligues majeures se disputent-elles dans une comcétifi'on de 4 dans 7 ?R.\t\u2014 De 1905 à 1919.Dans une série de 5 dans 9.de 1919 à 1922.Et l\u2019on revint à la série de 4 dans 7 en 1922, alors que les deux clubs de New-York, les Giants et les Yankees se disputèrent la palme au Polo Grounds.M.W.Savoie, Montréal.R.\u2014 Voici les noms des gérants et des instructeurs des deux ligues majeures.Ligue Nationale Braves de Boston : Casey Stengel ; Georges Kelly, instructeur, ancien premier but des Giants de New-York et Rochester ; Cardinaux de St-Louis : Billy Southworth ; Mike Gonzales et Buzzy Wares, instructeurs.Cubs de Chicago : Jimmy Wilson ; Kiki Cuyler et Dick Spalding, instructeurs ; Dodgers de Brooklyn : Léo Durocher ; Charlie Dressen et Red Corriden, instructeurs ; Giants de New-York : Mel Ott ; Adolfo Luque, instructeur ; Phils de Phidadelphie : Hans Lobert ; Chuck Klein et Bill KHefer.instructeurs1 ; Pirates de Pittsburgh : Frank Frisch ; John Honus « Hans » Wagner, D'Arcy « Jake » Flowers et Virgil «Spud » Davis, instructeurs ; Reds de Cincinnati : Bill McKechnie ; Hary Hank Gowdy et Ray Blades, instructeurs ; Ligue Américaine Athlétiques de Phi'adelphie : Connie Mack ; Russell Blackburne, Earle Brucker, Al Simmons et Dave Keefe, instructeurs ; Browns de St-Louis : James Luther « Luke » Sewell ; Fred Hoffman et James « Zach » Taylor, instructeurs ; Indiens de Cleveland : Louis Boudreau ; Burt Shot-ton, Oscar Melillo et George Susce, ancien receveur du Montréal, instructeurs ; Nationals de Washington : Stanley «Buck » Harris ; Nick Altrock, Clyde Milan et Benny Ben-gough, instructeurs.Red Sox de Boston : Joseph E.Cronin ; Tom Daly, ancien receveur du Montréal, Larry Woodall et Frank Shellenback, instructeurs ; Tigres de Détroit : Delmar Baker; Mervyn Shea et Charles Gehringer, instructeurs ; White Sox de Chicago : James J.Dykes ; Muddy Ruel et Mule Haas, instructeurs ; Yankees de New-York : Joseph V.McCarthy ; Arthur Fletcher, Earle B.Coombs, John Shulte et Paul Schreiber, instructeurs ; T «il M.l'Abbé ALBERT RAYMOND, aumônier au Fort Richelieu, près de Sorel, depuis le 17 février, exerce sa nouvelle mission en se gagnant l'estime de tout son entourage.Le capitaine Raymond, \" Lefty \" pour les amateurs de notre province de 1920 à 1930, vicaire de la paroisse St-Ambroise durant quatre ans, où il fut directeur du Comité paroissial, ne cache pas son admiration pour la majorité des militaires de son camp, tant au point de vue physique que moral.CHOSES ET AUTRES ¦ Bob Gracie, de Toronto, 33 ans, ancien ailier des Maroons, a l'intention de jouer pour un club « amateur » senior de Montréal, l\u2019hiver prochain .Maurice Tillet, le lutteur de 276 livres, doit donner les deux-tiers de ce qu\u2019il gagne dans larène à Paul Bowser et à Cari Pojello, ses deux « bienfaiteurs ».Il lui est arrivé de lutter huit fois en sept jours, dont deux fois le même soir, en deux occasions, à Hartford, Conn., et à Springfield, Mass, à Détroit, Michigan et à Akron, Ohio .Les embarcations à moteur louées à 1 heure auront droit à une quantité d essence juste suffisante pour 10 ou 15 heures de promenade sur 1 eau.On verra donc moins de promeneurs sur le lac St-Louis .Les galeries de tir sont disparues des expositions et foires pour la durée de la guerre.En vue de prévenir le gaspillage des munitions, le tir aux pigeons de glaise est aussi interdit, excepté dans les cas où il se pratique avec 1 autorisation du ministre de la Défense nationale.Mel Ott, gérant des Giants de New-York, obtiendra-t-il, cette saison, 100 buts sur balles?C\u2019est le nombre de passes gratuites que les lanceurs lui accordèrent en 1939, 1940 et 1941.S'il réussit cet exploit pour une quatrième saison consécutive, ça battra 4 As ! ® Jean Borotra, 1 ancienne étoile du tennis, au-jourd'hui commissaire général à l'Education Physique et aux Sports, en France, a récemment fait la déclaration suivan'e : « Les intellectuels n ont pas à craindre que la régénération sportive se fasse aux dépens de la primauté de l'intelligence.Comme 1 a dit le maréchal Pétain, la rénovation de la jeunesse doit se faire sous le signe de l'esprit.La discipline intellectuelle et la discipline de Taction sont non seulement compatibles, mais encore se complètent.On a formé 3,000 professeurs d\u2019éducation physique.Il nous en faut 10,000.Dans un an, nous aurons aménagé plus de 10,000 terrains de sports subventionnés.La réalisation de notre programme suppose un plan de 5 ans.» (Lire la suite page 23) 23 mai 1942 19 LA PASSERELLE TRAGIQU E Les femmes d\u2019affaires ne savent pas élever les enfants 1.Jeanne et Lucile étaient en train de démolir quelqu\u2019un.Il s agissait d une \u201cfemme d\u2019affaires\u201d .et je compris touLà-coup qu\u2019elles parlaient de moi.Je voulus savoir jusqu\u2019où elles iraient.\u201cSais-tu\u201d, disait Lucile qu elle conduit son petit garçon comme elle conduit un bureau.Je n\u2019ai jamais vu un entant autant gâté: elle lui achète un savon spécial, de la poudre spéciale .ma toi, elle lui (Suite de la page \\7) Le soir, ivre de rage, je regagnai Grenoble bien décidée à reconquérir mon ami coûte que coûte.\u2014 Pourtant, vous ne l'aimiez plus?.\u2014 Parfait ! mais il y avait les gosses.Et puis, lorsqu'on a mangé ensemble pas mal de vache enragée, il n\u2019est pas juste d'être débarquée alors que la situation devient meilleure ! Le surlendemain de cette visite que je fis à l\u2019usine, j'apprenais par les journaux l'accident survenu à mon ami ! \u2014 Vous n\u2019êtes pas retournée à l'usine de St-Just le soir de la disparition de votre amant ?\u2014 Pour sûr que non, M.le juge.J'étais trop fâchée contre lui ! \u2014 Vous espériez qu'il vous reviendrait ?\u2014 Non, mais j\u2019avais réfléchi.Puisqu'il m\u2019offrait une compensation à notre rupture et qu\u2019il assurait le matériel des petits, après tout, il s'agissait de lui tenir la dragée haute.Puisqu\u2019on ne pouvait plus se sentir, mieux valait tirer chacun de son côté.Je pouvais, moi, avec un peu d'argent, refaire mon existence avec un autre homme.\u2014 Ah ! vous aviez déjà des projets ?\u2014 Des projets, c'est beaucoup dire.Enfin, depuis que je suis à Grenoble, j'ai fait quelques connaissances, M.Verdier, par exemple, un veuf qui tient une épicerie et me trouve à son goût.\u2014 Ah ! parfait ! Maintenant, pouvez-vous nous dire où vous étiez le jour de la disparition de M.de Pin-dret ?\u2014 Mais chez moi, voyons ! \u2014 Pouvez-vous le prouver ?\u2014 Pensez-vous, il y a un mois de cela, je ne me souviens plus.Attendez, je crois me souvenir.J avais été au cinéma, peut-être ! M.Verdier a souvent des billets de faveur, alors, les gosses couchés, je suis peut-être sortie ! \u2014\u2022 Notre enquête prouve autre chose ! Ce jour-là.vous avez donné vos enfants à garder à la concierge dès le matin.On ne vous a revue que le lendemain matin ! Où aviez-vous passé la nuit ?Jeanne Schmith rougit violemment et bredouilla : \u2014 Est-ce que je sais ! il faisait beau, j'avais peut-être été passer le week-end au vide-bouteille de M.Verdier ! \u2014 Enfin, ce soir-là, vous n'étiez pas à Grenoble ?\u2014 Je vous répète que je ne me souviens plus ! \u2014 C'est bien J on interrogera ce M.Verdier dont vous venez de parler.En attendant, veuillez rester à la disposition de la justice ! On ne va pas me soupçonner au moins, glapit la fille Schmith.Ce serait le comble ! me voilà seule maintenant pour élever les gosses ! Et puis, quoi, si je n'avais pas cette charge je pourrais me caser peut-être 1 Mais pas le sou, et deux mômes ; c'est pas engageant pour un mari ! -\u2014 A ce propos, je dois vous communiquer une lettre reçue hier et envoyée par le colonel de Pindret, le père de la victime, il ignorait la liaison de son fils, mais devant la disparition de celui-ci, il propose de se charger de vos enfants ! Jeanne grogna quelque chose que le juge d'instruction ne put comprendre et, maussade, obstinée, quitta le cab'net du magistrat avec les regards en-dessous d'un être inquiet.III LE RESCAPÉ ! homme ouvrit les yeux et peu à L-J peu les choses se précisèrent à sa vue.Mais l'extraordinaire du lieu où il se trouvait couché achevait encore de le précipiter dans le cauchemar ! Sa couche était faite d\u2019herbe fraîche répandant une senteur forte de basilic et de menthe sauvage.La chambre était une caverne profonde.dont l\u2019entrée, déchiquetée dans la roche, s'ouvrait en forme de bouche tirée.Deux chèvres enchaînées dans un coin broutaient un fagot de branchages cependant qu'à quelques pas, une vieille femme, un être sordide et contorsionné, faisait la soupe dans un grand chaudron noir posé sur un trépied.\u2014 J'ai le délire ! pensa Jacques de Pindret épouvanté de cette vision.Son front douloureux lui faisait mal.Il y porta la main avec peine, car ses membres étaient de plomb ; il s'aperçut alors qu'une sorte de pansement d'herbe lui ligotait la tête.Peu à peu cependant, ses pensées se précisaient, son regard vacillant s\u2019habituait à la pénombre du lieu.\u2014 Où su\u2019s-je ?se demandait le jeune homme.Quelle est cette vieille sorcière ?Que m'est-il arrivé ?La vieille grognait en tournant quelque chose dans sa sombre marmite.puis, après un mou claquement des lèvres, se tournant vers les chèvres qui cessaient leur festin pour la regarder, comme si elles eussent compris quelque chose à ce langage obscur ! A un moment, la vieille regarda le blessé et eut vers lui le même claquement de lèvres que pour ses chèvres.Alors ce fut pour Jacques un trait de lumière.Cette femme, il la connaissait.Bien des fois, au cours de ses promenades de montagne en compagnie de Mlle Bergeron, il l\u2019avait rencontrée cherchant des herbes sur les plateaux ou au fond des gorges désertes.On la disait un peu sorcière, un peu voyante, un peu rebouteuse, les bergers des alentours disaient qu\u2019elle connaissait les plantes pour guérir.En fait, la pauvre vieille n\u2019avait rien de diabolique.A l\u2019épo-oue où le petit village de St-Just avait été détruit par un tremblement de terre, cette créature, qui n\u2019était alors qu\u2019une enfant, s\u2019était sauvée en amenant deux chèvres, seul bien que possédaient ses parents.Folle de terreur, la petite paysanne était devenue à moitié idiote.Depuis, elle vivait on ne sait comment, loin des humains qu elle fuyait avec crainte.A force de vivre seule parmi les bêtes et les plantes, elle avait perdu l\u2019usage de la parole et ne s'exprimait que par grognements confus.Comme elle n'était pas méchante ni nuisible, les bergers de la montagne la laissaient vivre en paix.On l'appelait « la sorcière », mais ses maléfices n'importunaient guère.Jacques ne pouvait s'expliquer comment et pourquoi il se trouvait dans la demeure de cette malheureuse.Puis, peu à peu, un souven'r plus complet lui revint.Sous l'écran de ses paupières baissées, un film défila, rapide.Voyons, c'était le soir où, décidé à en finir avec l\u2019odieuse obsession de Mme Savaisin, il avait accepté d'aller lui rapporter ses lettres sur la plate-for- W'W.2.N\u2019y tenant plus, je décidai de m\u2019interposer: \u201cPuisqu\u2019il s\u2019agit de moi, je crois que j\u2019ai le droit de me mêler à la conversation\u201d, dis-je en m\u2019approchant.\u201cJe ne suis pas de votre avis sur la façon dont j'élève mon fils.Je me crois même très sensée, surtout en ce qui concerne le laxatif spécial.4.\u201cN\u2019oubliez pas, en effet, que des remèdes pour adultes peuvent être beaucoup trop violents pour l\u2019organisme délicat d\u2019un bébé.C\u2019est ce qui fait que le Castoria est l\u2019idéal\u2014il ne cause jamais ni crampes ni coliques.Entrons dans cette pharmacie et nous allons voir.\u201d 6.\u201cC\u2019est que, voyez-vous\u201d, dit-il, \u201cle séné produit son effet dans le gros intestin, sans déranger les petits estomacs.Il agit presque \u2018naturellement\u2019\u2014sans irritation\u2014\u2022 en 8 à 12 heures environ.De cette manière, il ne nuit pas au sommeil de l\u2019enfant.Je n\u2019hésite donc pas à recommander le Castoria\u2014et je conseille à mes clients d\u2019acheter la grosse bouteille de famille parce qu\u2019elle est plus économique.\u201d 3.\u201cVous saurez que mon docteur recommande le Castoria comme laxatif, parce qu\u2019il est préparé exclusivement pour les enfants et qu\u2019il est bénin, bien qu\u2019efficace.Les bébés, vous savez, ne sont pas des adultes en miniature\u2014ce sont des bébés et il faut les traiter en conséquence.5.Le pharmacien déclara sans hésiter qu\u2019il ne connaissait pas de laxatif supérieur au Castoria pour les enfants.Son principal ingrédient est le séné, et celui-ci ne contient aucune drogue ou narcotique préjudiciable.On ne s\u2019habitue pas à son usage.Wkt , ' 7.Nous nous rendîmes ensuite chez moi, et comme Pierrot avait besoin de prendre un laxatif, je lui donnai du Castoria.Il l\u2019accepta sans se faire prier, car il en aime fort le goût.Je n\u2019ai plus entendu mes amis me critiquer depuis.Prenez toujours un laxatif conformément aux instructions données sur le paquet ou à l\u2019ordonnance du médecin.CASTORIA Le laxatif SUR préparé spécialement pour les enfants. 20 Le Samedi Rien qu\u2019un instant.pour ces soins quasi-professionnels 1 Faites qu I noéHep^f * vouces ¦v yst?ême une seule application de la Lotion Jergens rend aux mains rêches, en partie, leur exquise douceur.Mais pourquoi avoir les mains abîmées de travail ?L'emploi régulier de la Lotion Jergens empêche cela, car Jergens donne cette moiteur embellissante que réclament les mains de jeunes filles.Le monde médical emploie souvent 2 ingrédients spéciaux pour adoucir une peau rude.Jergens les contient tous deux.Facile ! 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Il remonta vers la plate-forme afin de n'être pas aperçu en raison du replis de terrain.C'est alors que quelqu'un, profitant de sa marche à reculons, l'avait empoigné par derrière et poussé dans la chute d'eau.L'attaque avait été brusque, il perdit immédiatement l'équilibre, roula dans le bourdonnement torrentueux les oreilles emplies de son mugissement.Après, ce fut un formidable choc sur le crâne, puis la nuit, le silence.Et voilà qu\u2019il rouvrait les yeux au fond de cette grotte montagnarde, soigné, veillé par cette idiote ! Il n'avait donc pas été happé lui aussi par les turbines comme ce pauvre Regniaud ! Par quel miracle ?Il se dressa sur son séant.Sans doute était-il couché là depuis très longtemps, car ses os rompus se refusaient à toute action.Lorsqu'après mille souffrances, il fut parvenu à réaliser ce rétablissement, il gémit en se frottant les côtes et s'adressant à la vieille : \u2014 Où m'avez-vous trouvé, bonne mère ?demanda-t-il doucement.La vieille sembla comprendre sa question et lui sourit de sa bouche édentée.Elle paraissait contente qu'il fut enfin arraché à la mort.Après mille peines, elle finit par former le mot : Bin ! Il comprit, lui retourna son sourire : \u2014 Oui, je vais mieux.Vous êtes bonne, je vous remercie de m\u2019avoir sauvé ! Elle vint vers lui, lui caressa doucement les tempes et le força à se recoucher sur le lit d'herbes.\u2014 M'entendez-vous, au moins ?Elle ne parut pas comprendre la question et, après l'avoir écouté avec un étonnement singulier, eut une sorte d'aboiement sauvage.Tout d\u2019abord, il ne saisit pas le sens de cette exclamation, mais lorsqu il la vit aller traire l une des chèvres et verser le liquide bleuâtre et mousseux à l'intérieur d une sorte de jatte creusée dans un morceau de bois, puis elle vint porter le récipient jusqu'aux lèvres du blessé, ce fut tout pour ce jour-là, car Jacques s endormit d'un lourd sommeil sur la couche moelleuse.Quelques heures ou quelques jours après, Jacques n aurait su le préciser, il s'éveilla plus fort, put sortir de la grotte et faire quelques pas.La vieille était sortie à la recherche d\u2019herbes aromatiques, emmenant brouter ses deux chèvres.Dehors, il s\u2019étonna d'être à cet endroit inconnu.Autour de lui, c\u2019était le cahot d'une montagne rocheuse sans route et sans végétation.Quelque chose, cependant, scintillait au fond d\u2019une excavation ; il se pencha et reconnut un cours d\u2019eau s\u2019enfonçant très loin dans une gorge plantée de maigres arbousiers.Il se sentit très fort, se laissa glisser le long d\u2019un talus et soudain, s'effara de trouver en bas de la montagne une route assez bien entretenue, bordant la rivière scintillante aperçue d\u2019en haut.Ce fut pour la première fois, au moment de prendre contact avec le monde civilisé, que Jacques songea à son pitoyable accoutrement.Ses vêtements étaient en loques, ses cheveux en broussaille, sa barbe longue, on allait le prendre certainement pour un maraudeur, un malfaiteur, peut-être.Brusquement, un homme portant une gaule de pêche, escaladant le terre-plein menant à la rive, fut en vue.Jacques poussa un cri : \u2014 M.Bergeron ! L'ingénieur, car c'était bien lui, s\u2019arrêta interdit, contemplant son singulier interlocuteur.\u2014 Que voulez-vous, l'homme ?fit-il avec défiance.\u2014 Vous ne me reconnaissez pas, M.Bergeron ?\u2014 Ma foi, non ! \u2014 Je suis Jacques ! Jacques de Pindret, votre collaborateur à l\u2019usine.\u2014 Nom de nom ! C\u2019est vrai, pourtant, s'écria-t-il en examinant de plus près le nouveau venu.Et aussitôt, allant vers le parapet bordant la rive, il appela : \u2014 Marguerite ! viens, viens vite ! Voilà un mort qui revient à la vie ! Jacques est vivant, il est là ! Deux minutes ne s'étaient pas écoulées que les deux fiancés étaient dans les bras l'un de l\u2019autre, riant et pleurant de joie.\u2014 Enfin, vous n'étiez donc pas mort, s'effarait M.Bergeron.\u2014 Il paraît ! \u2014 Alors, pourquoi ne donniez-vous pas de nouvelles depuis six mois, époque où votre acte de décès a été dûment enregistré ?¦\u2014 Six mois ! Par exemple ! Mais à quelle date sommes-nous donc ?\u2014 Exactement le 11 juillet 1936! \u2022\u2014 Mais d\u2019où sortez-vous donc 1 s\u2019écria Marguerite.¦\u2014 Ma foi, ma chère amie, je n\u2019en sais \u2019en moi-même ! II raconta brièvement ce qui lui était arrivé.Il le fit avec d'autant plus de sincérité que M.Bergeron lui avait appris franchement le scandale fait autour de sa prétendue mort.\u2014 A présent, acheva-t-il, il me reste à élucider une question capitale.Quelle est la personne qui, volontairement, m\u2019a poussé dans la cascade du barrage ?J'ai longuement réfléchi à la question au fond de la grotte de mon sauveur imprévu.Quelqu\u2019un voulait sciemment ma mort ! Qui ?J'ai d'abord songé à Mme Savaisin, mais cette supposition était impossible car la poigne qui m\u2019avait renversé ne pouvait appartenir qu\u2019à un homme et encore, à un homme solide ! Donc, quel était l'homme capable de me haïr, un homme appartenant à l'usine ?Savaisin, peut-être ?Non, c\u2019est un être sans passion ! Vous non plus, M.Bergeron, notez qu\u2019il faut penser à ceux qui possédaient la clef d'entrée de la fameuse passerelle ! Il en reste donc un ! \u2014 Ceci ne tient pas, M.de Pindret.La dernière clef est entre les mains du contremaître Exat qui vous avait en particulière estime ! \u2014 Sans doute, mais le coupable sera découvert, je vous en réponds ! \u2014 Je le souhaite vivement ! \u2014 Car, si je ne me trompe pas, celui qui désirait ma mort a aussi causé celle du malheureux Philippe Regniaud ! Je ne vous demande qu\u2019une chose, mes chers amis, c'est de dissimuler à tous ma présence et ma résurrection ! Cachez-moi quei- Le TRANSPORT FERROVIAIRE et la GUERRE, par Thurstan Topliam Les voies de nos réseaux canadiens sont les artères du qrand plan d'entraînement aerien duCommonwealth.Le CNR dépêche des trains de marchandises aux aérodromes et aux centres d'entrainement situés en bordure de ses voies au Canada.CENTRES DENTRaWmeNT _ .École de télégraphié ;£^â§8gK tf r»\tf n r » \u2022\tr i\t\t, Ecoles d'aviation et \t\u2022 * * l\u2018J* l\t\tD\u2019APPRENTISSAGE ACCESSOIRES\t\t\t¦\t Ce transport est maintenant de60pc.plus élevé! que pendant l'annee record de la dernière querre.Enl9tl.leGN R a transporté le plus fort volume de marchandises de son histoire.Ce volume a augmenté de ^3p.c.depuis la guerre f9ar Les Locomotives du C-NR ont parcouru plus de.81,000,000 milles pendant annee soit 3255-fois letour du monde! Charbon m 1939 45,69 I,2S0t°nnes .yj 65,370.412.Toi***e5 8,000.000 détonnes! Iê charbon que requiert leiransport dequerre du ON R cette année: le combustible pour UN Million) de royERs \\ (FABRICATION CANADIENNE) 23 mai 1942 21 que part dans votre maison, je crois que je ne serai pas long à découvrir la vérité ! \u2014 C'est convenu ! dirent d'une même voix Bergeron et sa fille.Les trois amis eurent soin de prendre des sentiers détournés afin d\u2019éviter toute rencontre ; ils ne croisèrent personne mais en admettant cette possibilité Jacques était trop méconnaissable pour être identifié par quiconque.Chemin faisant, le jeune ingénieur s'informa auprès de M.Bergeron : \u2014 Quoi de nouveau à l'usine ?Mon emploi a dû recevoir un successeur, un nouvel ingénieur ?\u2014 Oui, depuis deux mois.Un petit central, un beau garçon, très snob.Il s'appelle René Méran.Celui-là, nous avons refusé de l\u2019hospi-taliser.Du reste, notre modeste intérieur ne pouvait lui convenir ! \u2014 Où demeure-t-il ?\u2014 Chez lui ! Ce monsieur a loué une des anciennes maisons de St-Just et a fait venir un tapissier de Lyon pour la décorer ! \u2014 Ah ! oui, ce jeune gandin doit faire les délices de Mme Savaisin, l'éternelle incomprise ! Font-ils ensemble de la musique ?\u2014 Non, mais du tennis.Il ne quitte pour ainsi dire pas « le Prieuré » ! \u2014 Maintenant, dites-moi en substance ce qui s\u2019est passé depuis sa mort ! On lui expliqua brièvement, puis M.Bergeron reprit : \u2014 L'enquête s\u2019est close sur un non-lieu.Le juge était furieux, car je crois qu\u2019il espérait beaucoup pour sa carrière du retentissement de cette affaire ! Mais le moyen.Votre amie ?la seule soupçonnée comme meurtrière, a pu facilement prouver qu'elle avait passé la nuit avec un certain Verdier, épicier à Grenoble, son ami.Au point où vous en êtes avec elle, j'estime que cette révélation ne vous fera aucune peine ! \u2014 Aucune,, en effet ! Mais, mes enfants ?\u2014 Rassurez-vous, votre père s\u2019en est chargé.La péronnelle en a profité pour épouser en justes noces ce M.Verdier ! Ils ont quitté Grenoble et actuellement gèrent, je crois, un dépôt de vins à Lyon ! Jacques poussa un soupir de soulagement.\u2014 Cet accident, dont les conséquences auraient pu être pour moi tragiques, a cela de bon qu'il me libère de cette affreuse chaîne ! A présent, Mlle Marguerite, rien ne pourra plus s\u2019opposer à notre bonheur futur ! Voulez-vous toujours être ma femme ?\u2022\u2014 Oh ! Jacques ! \u2014 Il me reste une prière à vous adresser et, connaissant votre coeur, je ne doute pas qu\u2019elle soit exaucée ! Soyez la mère de mes enfants puisque la leur les a oubliés ! \u2014 Je vous le promets, mon ami 1 dit gravement Mlle Bergeron.Un cri ! Ainsi qu\u2019une masse lourde, le corps de l'homme venait de choir dans le gouffre, entraîné par le bouillonnement mugissant du barrage.¦\u2014 Ah ! canaille, je vous pince enfin ! Une main de fer maintenait celui qui venait de pousser l'autre dans les eaux.\u2014 Allons, montrez-moi votre visage ?Exat ! j\u2019en étais sûr ! \u2014 Nom de Dieu ! M.de Pindret ! \u2014 Oui, coquin, une de vos victimes.Je comprends que cela vous étonne de me revoir vivant ! Le contremaître, se voyant perdu, avoua son crime avec un certain cynisme.L'homme qu\u2019il venait de précipiter dans le courant des turbines, était René Méran, le nouvel ingénieur ! C\u2019est lui qui avait fait trébucher Regniaud, de même que lui-même.Il conclut : ¦\u2014 Tant que je resterai à l\u2019usine, il n\u2019y aura pas de troisième ingénieur.J\u2019ai occupé longtemps ce poste, il me revient de droit ! Les freluquets des écoles ne m\u2019auront pas ! Je sais bien qu\u2019à la longue, le recrutement des jeunes se faisant mal dans ce pays désert, on m\u2019aurait rendu l\u2019emploi ! Ce n\u2019était pas difficile d\u2019avoir ces messieurs, ils ont tous été les amis de la patronne et ils venaient le soir pendant que le mari était à l\u2019usine ! J\u2019étais prévenu qu\u2019ils prendraient la passerelle, vous comprenez, c\u2019était ma femme qui portait les lettres d'amour ! Arrêté dans la nuit par la gendarmerie, le contremaître Exat ne retira rien de ses aveux et signa d\u2019un joli paraphe sa déposition ! M.-R.Noll LE CAOUTCHOUC DE BLE-D'INDE Dans la guerre actuelle, le caoutchouc est d\u2019une telle importance qu\u2019il a fallu en imposer une économie stricte pour les besoins civils ; ceci a d\u2019ailleurs été bien compris et accueilli par tout le monde sauf, il est vrai, par certaine compagnie de transports qui a remplacé des tramways par des autobus avec une désinvolture qui est pour le moins étonnante en temps de guerre.Or, depuis longtemps on cherche un succédané au caoutchouc ; 1 industrie en réclame de plus en plus, et la production est tout juste suffisante en temps normal.On est arrivé à fabriquer des matières de remplacement donnant quelque satisfaction, mais il semble qu\u2019il y a encore mieux à faire.Il y a déjà près d\u2019une vingtaine d\u2019années que, sous ce rapport, on a procédé à de très intéressantes expériences aux Etats-Unis avec le populaire blé-d\u2019Inde dont on tire déjà bien des choses.Il sert à fabriquer industriellement de 1 amidon et du glucose , on en tire également une grande proportion d\u2019huile.Cette huile est légère, transparente, de couleur ambrée et facile à pu- rifier ; c\u2019est un sous-produit dont la valeur a augmenté rapidement.On s\u2019en sert pour l\u2019éclairage, pour le graissage de machines, la fabrication des savons et aussi la salade, car elle a bon goût.En cherchant bien, et il y a déjà une vingtaine d\u2019années de cela, ainsi que je viens de le dire, on a trouvé, aux Etats-Unis, le moyen de vulcaniser l\u2019huile de blé-d\u2019Inde en la mélangeant à une quantité égale de caoutchouc brut.On obtient ainsi, paraît-il, un produit égal aux meilleurs caoutchoucs et beaucoup moins cher.L\u2019huile de blé-d\u2019Inde ne s\u2019oxyde pas.facilement, et le caoutchouc manufacturé avec cette huile resterait souple sans jamais se gercer.En résumé, ce serait une économie de caoutchouc égale à la moitié des besoins, ce qui est grandement à considérer.Pense-t-on encore à cela aux Etats-Unis, ce procédé a-t-il été oublié ou le remet-on à l\u2019essai, avec perfectionnements possibles ?Il serait intéressant de le savoir.Compétent.Présentable.Sociable ! VOILÀ COMMENT VOUS CLASSE UNE BELLE CHEVELURE! les ait aires atout dans sont un Vos cheveux le monde avec yiTALlS SECONDES\u201d exercice 0 Secondes pour = t vos cheveux tes :,,ce \u2014 sans avo que \u2019 dont on se > y \u201cExercice 60sec cntaye les pe' 'eu contribue à prever sWe des cheveux conserver vos che \u2019nde/ crsumulfnra'0pKO Tlors que 'A ^defhu __ U sécrétion\tdes P-V^' VCg r aux huiles nature Enrichit d\u2019un h Les hommes d\u2019une apparence soignée retiennent vite l\u2019attention ! Et ils savent que Vitalis leur aide à conserver leurs cheveux à leur mieux.Alors, faites que 1\u2019 \u201cExercice 60-Secondes\u201d de Vitalis donne à votre apparence l\u2019avantage d\u2019une belle chevelure bien entretenue \u2014 et vous aurez un air triomphant quand l\u2019Opportunité frappera à votre porte ! Dans le monde, également, on vous juge à votre propre valeur.Dans ce cas, élevez au plus haut cette valeur ! Paraissez toujours à votre mieux \u2014 avec une chevelure bien soignée qui atteste l\u2019estime que vous avez de vous-même ! Procurez-vous aujourd\u2019hui une bouteille de Vitalis \u2014 et constatez comment dès le premier \u201cExercice 60-Secondes\u201d votre personnalité est avantagée l Un produit de Bristol-Myers \u2014 Fabrication canadienne EMPLOYEZ VITALIS ET FAITES L\u2019\u201cEXERCICE 60-SECONDES\u201d 22 Le Samedi RENVOIS BOUCHÉS.INVITÉS ATTENDUS! Ne vous énervez pas - employez la GILLETT Pas même besoin de mettre un tablier! Versez simplement de la Lessive Gillett dans le renvoi d\u2019eau, ouvrez le robinet et l\u2019eau emportera aisément toute la saleté qui causait l\u2019obstruction.La Gillett fait aussi disparaître les taches dans les bols de cabinets, enlève graisse et saleté et facilite toutes sortes de travaux de ménage.Achetez-en aujourd'hui même! 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concrétiser en s'inscrivant à un cours par correspondance, cours qui devait lui permettre de s\u2019orienter vers la carrière d'ingénieur-électricien.Malheureusement, le cours demeura inachevé, faute de connaissances suffisantes de la langue anglaise, difficulté qu\u2019il a magistralement surmontée depuis.Les années passèrent, puis, progressivement, on verra que les frères Simard se mêleront aux activités navales de Sorel.La navigation étant une tradition chez eux, on ne sera pas étonné d\u2019apprendre qu\u2019avec le temps, ils finiront par y jouer une part active.Viendront en suite les chantiers navals, et toujours, on constatera chez eux cette indomptable détermination de surmonter l'obstacle, de vaincre la difficulté.Un fait plus récent illustrera de façon éloquente l\u2019esprit d'entreprise et de ténacité qui caractérise les frères Simard : Une recrudescence d\u2019activité navale sur le Grand Lac de L\u2019Ours et le Lac des Esclaves, au Cercle Polaire, causée par l\u2019exploitation de mines de radium, nécessitait un plus grand nombre de bateaux.L'occasion était magnifique mais, il y avait un mais .Comment faire parvenir ces bateaux à la région des Lacs intérieurs sans voie navigable et sans accès à la mer ?Le problème paraissait insoluble, mais avec les frères Simard, il n\u2019est pas de problèmes insolubles.Ils construisirent donc deux bateaux entièrement au procédé de soudure, de façon à pouvoir les démonter en pièces et les expédièrent de Sorel, par voie ferrée, jusqu'au terminus du chemin de fer à Waterways, province de l'Alberta.Là, le premier vaisseau fut assemblé et soudé à l\u2019électricité.On construisit en même temps des barges de bois sur lesquelles fut chargé le deuxième bateau.Le premier vaisseau prit donc à sa remorque les parties du deuxième, chargées sur des barges, pour remonter la rivière à la Paix jusqu'au Lac Athabaska ; après avoir traversé le Lac Athabaska, on remonta la rivière McKenzie et à l\u2019aide de tracteurs, le deuxième bateau, d\u2019une longueur de 125 pieds, fut transporté par sections sur une distance de 21 milles à travers bois et marécages jusqu\u2019à Fort Smith.Là, il fut assemblé et lancé pour naviguer de la partie supérieure de la rivière McKenzie jusqu'au Lac des Esclaves en passant par le Grand Lac de l\u2019Ours, pour atteindre la mine de l'Eldorado et là, prendre les concentrés de radium et maintenir une ligne de navigation entre cette mine et Fort Smith ; à ce point, la cargaison est chargée sur des tracteurs qui la transportent jusqu'au Fort McMurray, où elle est chargée sur le premier bateau qui navigue entre cet endroit et Waterways, terminus du chemin de fer.Ces deux vaisseaux s\u2019appelaient le Radium King et le Radium Queen.Grâce à maints tours de force de ce genre et à un esprit d'initiative toujours en éveil, les chantiers navals des frères Simard n\u2019ont cessé de progresser depuis.Le magnifique succès de ces entreprises navales eût suffi à placer le nom des frères Simard parmi ceux des grands industriels du pays, mais ces trois travailleurs infatigables ne sont pas de ceux qui dorment sur leurs lauriers.Grâce à eux, Sorel devait voir naître dans ses murs une autre industrie qui ferait parler d\u2019elle dans tout le Commonwealth britannique.Durant les quelques années qui ont précédé le déclenchement des hostilités, Joseph Simard avait pressenti que ce coin de la province pourrait bien bénéficier un jour d'une part de la fabrication des armements dont, éventuellement, les armées alliées auraient un urgent besoin.Etant un constructeur de bateaux, il lui parut très logique que ses chantiers navals étaient tout indiqués pour la fabrication de vedettes-lance-torpilles.A cet effet, il confia à son frère Edouard, une importante et délicate mission qui consistait à engager des pourparlers avec l'Amirauté britannique.En 1938, Edouard Simard prit donc le chemin de l'Angleterre où, après plusieurs mois de démarches, il obtint, avec le concours de l\u2019Amirauté, un permis pour la fabrication au Canada de la vedette-lance-torpille Vosper.De retour au pays, la question des armements fut soulevée de nouveau.La vedette-lance-torpille avait été conçue de façon à être armée de mitrailleuses de 37 mm et équipée de deux tubes lance-torpille de dix-huit pouces.Vers cette époque, un Américain cherchait à intéresser les autorités fédérales à Ottawa au sujet du canon Driggs et on lui recommanda de voir Edouard Simard.Cette rencontre produisit quelque chose d'heureux qu\u2019on pourrait interpréter comme le point de départ d\u2019un projet nouveau : celui de la fabrication de canons au moment même où le gouvernement de la Grande-Bretagne cherchait un endroit propice où il put placer une commande d\u2019essai du canon 25 livres.Les frères Simard s\u2019intéressèrent immédiatement au projet.La commande qui était de cent canons demandait un déboursement de capital.Après une longue et minutieuse étude du projet, Joseph et Edouard Simard se rendirent en Angleterre dans le but de convaincre le gouvernement britannique de l\u2019intérêt qu'il y aurait pour ce dernier de leur confier la fameuse commande.Toutefois, des besoins supplémentaires de renseignements obligèrent les frères Simard à revenir à Ottawa en juin 1939.Enfin, de nouveau, Edouard Simard reprit le chemin de l\u2019Angleterre le 3 juillet de la même année, et durant ce séjour, il finit par convaincre le chef de l\u2019Intendance que, malgré que ses frères et lui-même fussent d\u2019abord des constructeurs de navires et qu\u2019en dépit du fait que le Canada français fût réputé par ses agriculteurs et ses bûcherons et ses artisans, on pouvait en plus y construire très bien des canons.Un si bel esprit de détermination trouva une réponse favorable, si bien que le 4 août 1939, permis et autorisation de procéder furent accordés.Une première difficulté surgit : il fallait des techniciens spécialisés dans ce genre de travail et, apparemment, il n y avait pas de spécialistes disponibles en Grande-Bretagne.Fort heureusement, on songea à des employés de Schneider du Creusot en France qui, précisément, se trouvaient là.Ces ingénieurs, qui antérieurement avaient travaillé avec leurs confrères anglais à la fabrication de ce type de canon, étaient tout indiqués pour venir occuper ce poste important au Canada.Tout semblait aller pour le mieux.Mais hélas, d'autres complications devaient se produire.Pendant qu\u2019à Sorel les travaux de mise en opéra- tion allaient bon train, les armées nazies envahissaient les Pays-Bas et, de bonne heure durant l\u2019été de 1940, la France était vaincue par l\u2019ennemi.La réaction fut immédiate et sérieuse pour la nouvelle industrie de Sorel.Inquiets du sort de leurs familles restées en France, les principaux techniciens de l\u2019industrie naissante retournèrent dans leur pays.Les frères Simard devinrent soucieux, le gouvernement canadien aussi.Coûte que coûte, il fallait remplacer ceux qui venaient de partir ; mais par qui ?Là était le problème.Le temps pressait, les gouvernements britannique et canadien commençaient à avoir besoin de canons et en quantités aussi, pour hâter la solution ; tous deux se joignirent à l\u2019entreprise de Sorel, formant le Comité de Contrôle composé des représentants suivants : MM.W.F.Drysdale pour le gouvernement canadien, J.Crone, pour le gouvernement de Grande-Bretagne et Edouard Simard pour les intérêts des frères Simard.Le 9 mars 1942.à la demande de l\u2019honorable monsieur C.D.Howe, ministre des munitions et approvisionnements, monsieur Edouard Simard était élu président du Comité de contrôle comme représentant des gouvernements canadien et britannique aussi bien que des intérêts des frères Simard.Le Comité de contrôle se compose maintenant de monsieur Edouard Simard, président, de MM, J.Crone, H.J.Carmichael et F.H.Brown.On lança un appel à la Chrysler Corporation qui accepta de parachever la mise en opération et d'organiser la production en série.Aujourd\u2019hui, une activité fébrile règne aux Sorel Industries et ceux qui ont eu l\u2019opportunité de visiter les usines, lors de la visite du gouverneur général, le comte d\u2019Athlone, ont pu constater de visu l\u2019incroyable tour de force qu'on a réalisé dans ce coin pittoresque de la province.Les Sorel industries Limited sont les seules du genre dans tout l\u2019hémisphère occidental à fabriquer un canon dans toutes ses phases, à partir de la fonte des rebuts d\u2019acier.Ces usines disposent d'un laboratoire, d'une station réceptrice et distributrice d'énergie électrique, de forges, d'installations pour traitement thermique, d\u2019outillages pour le polissage, de départements pour la réparation de la machine-outil, de département d\u2019assemblage, de magasins, bref, de tout ce qui est nécessaire à la fabrication de pièces d\u2019artillerie.L\u2019emplacement des Sorel Industries comprend une superficie de plus de quatorze acres, soit plus de 705,-590 pieds carrés, sans parler de l'expansion progressive.Les usines proprement dites ont été construites selon la conception la plus moderne.Les principaux matériaux employés furent le béton, l\u2019acier (structures) et la brique.Entièrement à l\u2019épreuve des incendies, ce séjour vingtième siècle de Vulcain est éclairé artificiellement et naturellement, par les derniers perfectionnements de l\u2019éclairage électrique et les flots abondants de la lumière du jour qui pénètrent par les toits dont la moitié sont couverts de verre.On peut en donner une juste idée en disant que les fenêtres et puits de lumière ont nécessité 1 emploi de 207,000 pieds carrés de verre, en d autres termes, une superficie de cinq acres.Le chauffaqe des fours nécessite la consommation quotidienne de sept mille gallons d huile, et la réserve de ce combustible est de 2,700,000 gallons.Le système de pompage fournit 1,200 gallons d\u2019eau à la minute, et, advenant un incendie, il peut assurer 2,400 gallons.(Lire la suite page 47) 23 mai 1942 DANS LE MONDE SPORTIF -(Suite de la page 18J - ¦\tLes Leafs de Toronto ont gagné la Coupe Stanley en 1922, en 1932 et en 1942.A tous les dix ans, les athlètes de la ville pure ont l\u2019honneur de boire le champagne dans cette coupe, même le dimanche .Bill Meyer, gérant du Newark, se pique d\u2019avoir développé un certain nombre de joueurs des ligues majeures, qui représentent une somme de plus d\u2019un demi-million de dollars pour les Yankees de New-York.A savoir \u2022 Joe Gordon, Phil Rizzuto, Gerald Priddy, Buddy Rosar, Johnny Sturm, Ernie Bonham, Marvin Bruer, Spurgeon Chandler, George McQuinn, Walter Judnich, Eddie Miller, Clyde McCullough, Cliff Melton, Ernie Koy, Eddie Joost, Vince DiMaggio et plusieurs autres.¦\tLes cinq fils de M.et Mme Elie Roy, l'Éastview, près d\u2019Ottawa, sont dans l'Aviation.Voici les noms de ces futurs As, tous sportifs dans leurs moments de loisirs : le sergent René, l'aviateur-chef Georges, le sous-officier breveté de première classe Daniel, l'aviateur-chef Tean et l'aviateur de première classe Bruno Roy .Frank Shaughnessy, président de la Ligue Internationale, a constaté d'excellents résultats, chez les gérants de son circuit, au sujet des critiques adressées aux arbitres à propos de « strikes » ou de « balls ».La majorité d'entre eux se conforment au nouveau règlement qui leur défend de perdre un temps considérable à discuter avec l'arbitre en chef de la partie, qui appelle les balles lancées « strikes » ou « balls ».¦\tLéo Larose, l'un de nos plus rapides joueurs de baseball semi- professionnels, commis-voyageur de la Cie Lever Bros., se rendra bientôt à Brockvilile afin de suivre un cours d\u2019officier quartier-maître.A titre d'assurance-guerre, le receveur Frank Hawkints, depuis cinq ans receveur et joueur d'utilité des clubs de la Côte du Pacifique, deviendra bientôt la propriété du club de baseball Montréal, si la direction consent à débourser au club Los Angeles la somme de $1,000 pour obtenir les services de Hawkints, classifié 3a par l'armée américaine.¦\tJohnny Greco est de retour de New-York où il subit une opération à l'oreille des mains d'un grand chirurgien new-yorkais, le même qui réussit à remettre sur pied Lou Nova après sa bataille contre le champion Joe Louis.Le jeune boxeur montréalais brûle d\u2019envie de rencontrer dans l\u2019arène, pour le championnat du Canada des 135 livres, l'aviateur Dave Castilloux, qui a repris sa forme physique des années dernières .Une jeune recrue du club de baseball Montréal, Emile Thomas Showfety, 22 ans, 6 pieds 2 pouces, 210 livres, fera sa marque comme voltigeur.On le voit déjà pour Montréal en 1943 et Brooklyn, en 1944.¦\tBill Tobin, bras droit du major McLaughlin, propriétaire des Blackhawks de Chicago, entend mener dure campagne contre le système actuel des bancs de punition, où les délinquants doivent purger leur sentence en commun.Il trouve ce procédé des plus ridicules.Il n'est pas le seul, ce Tobin.Depuis les beaux jours de Tobie, nous avons tempêté contre cette manière d'agir, qui encourageait les joueurs à recommencer la bataille sur le banc.En temps de guerre, les ennemis ne mangent pas dans la même marmite.\u2022 Le fameux lutteur local Harry Madison est toujours en excellente condition physique.Il transporte des colis pour une compagnie de chemins de fer .L\u2019arbitre Dan Murray est le plus connu des commis voyageurs de la quincaillerie Raymond .Lucien Leblanc est constable provincial .L\u2019arbitre Ernest Métivier, à l'emploi du C.N.R., depuis plus de 30 ans, a deux fils dans l\u2019aviation .Andy Anton, l\u2019un des meilleurs joueurs de rugby et de balle molle du Canada, joueur de défense du Canadien Senior de 1942, dégoûté des choses du hockey semi-professionnel, est résolu de ne plus chausser patins en compétition.Le ministère fédéral de l\u2019Agriculture l'a désigné comme gérant d\u2019un département de publicité, à Vancouver et ses environs, du milieu de mai à octobre.¦\tGene Lockhart, acteur d'Hollywood, auteur dramatique de 400 pièces de théâtre et de radio, chansonnier célèbre, né à London, Ontario, le 18 juillet 1891, est un ancien athlète amateur de renom.En 1909, il gagna le championnat de natation du Canada.De 1910 à 1913, il fut l'un des membres du club de rugby Argonauts de Toronto, plusieurs fois champion amateur du Canada .Le danseur nègre Bill Robinson a déjà couru 300 pieds à reculons en 13J/5 secondes .L\u2019Australien Martin Bo-brilla a balancé des massues pendant 72 heures consécutives.Connaissez-vous quelque chose de plus stupide ?® Les joueurs de hockey du club Port Arthur sont à peu près les seuls amateurs du hockey senior.Ils ne reçoivent pas un sou pour leurs talents athlétiques.Durant le jour, ils sont à l'emploi d'une maison commerciale, qui leur verse un salaire annuel de $2,500 à $3,500, selon le cas de chacun d\u2019eux .Le véritable nom du jeune arrêt-court du Boston Red Sox, John Pesky, est Paveskovich .Johnny Pomorski, ancien lanceur des Royaux et des Trois-Rivières, et Charlie Culver, athlète de couleur habitant Montréal depuis 1917, l\u2019un des meilleurs joueurs de baseball qui foula notre sol, sont à l\u2019emploi de la Compagnie Montreal Locomotive.¦\tUn journaliste américain a irradié aux Etats-Unis ses impressions sur une section du front russo-allemand qu\u2019il vient de visiter.Il a déclaré que l'humanité allemande, exacerbée par la misère et par l'humiliation des revers, est parvenue au point où elie tue tout ce qui vit.Les infirmières russes qui s\u2019approchent pour soigner les blessés nazis ou pour soulager leurs compatriotes martyrisés dans les villages, sautent en parachute, mais sont munies d'une mitraillette, pour éviter d\u2019être massacrées par les représentants de la race supérieure, réduits au rang de brutes détraquées.¦\tCet été, quelque 60,000 cadets de nos bataillons scolaires, âgés de 15 à 18 ans, feront une période d\u2019instruction sous la tente.Le programme d'instruction de nos cadets s\u2019étend sur une période de deux ans.Ces écoliers font l'exercice deux heures par semaine et, chaque été, ils passent six jours dans des camps.Ils reçoivent la même instruction élémentaire que les recrues de l'active.Durant La dernière guerre, 44,306 recrues avaient passé par les bataillons scolaires ; 2,323 d'entre eux reçurent leur brevet d\u2019officier ; 25 méritèrent la Croix Victoria, la plus haute décoration britannique accordée pour bravoure, et 1,209 reçurent d'autres décorations.r S) !4§Mi( §g§|||| mm >\\ v, La Bière résiste à l\u2019épreuve du temps Des nations ont disparu, des empires ont croulé, des gouvernements ont été culbutés, des montagnes, surgies de l'océan, sont retombées dans l'abîme.Mais, défiant le temps, toujours populaire parmi les masses, la bière demeure.Au cours des milliers d'années qui se sont écoulées depuis l'apparition de la bière, les hommes n'ont jamais découvert un meilleur breuvage.D'aucuns diront qu'elle résiste aux siècles parce qu'elle est saine, pure, pétillante, aromatique et rafraîchissante.Pour le commun des mortels, elle se définit par ces simples mots : \" Elle est délicieuse ! \" Pour honorer cette longue et belle tradition au service de l'humanité, sachons faire un usage modéré et judicieux de la bière, breuvage de l'amitié.Brewers Industrial Foundation of Canada C\u2019est dans un but de tempérance que Jean Talon fondait à Québec, en 1668, la première brasserie du Canada. 24 Le Samedi Dans la \"cabane à chien \" à cause de MUSCLES SENSIBLES?Aidez la nature à enrayer les acides ! Vos muscles sont-ils sensibles et raides après un exercice violent ?C\u2019est probablement à cause d\u2019une accumulation dans vos muscles, d'acides qui les fatiguent.PROMPT SOULEMENT ! 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Vendredi, 1er mai .Je cons'gne ici, aussi textuellement que le permet ma mémoire généralement fidèle, les principales observations que j\u2019ai cru devoir faire au sieur X ., touriste étrange mais certainement pas étranger, durant le cours de notre promenade à pied, en auto et en tramway, à travers Montréal, durant cette inoubliable journée que je viens de vivre ou de rêver, je ne sais plus au juste, en sa compagnie.Ces divers commentaires, quoique singulièrement différents de ceux des guides officiels, ont paru intéresser vivement ce voyageur qui est peut-être un revenant, quelquetois même le surprendre, car à plus d'une reprise, il m a regardé longuement en hochant la tête.J'en ai conclu qu il était positivement émerveillé par la profondeur de mes connaissances, et la qualité de mon jugement.A moins que ce ne soit tout le contraire, ce qui serait peu flatteur pour moi.En tout cas, voici quelques-unes de mes gloses dont je crois en conscience avoir lieu d\u2019être particulièrement satisfait.Sur le Champ de Mars : « C\u2019est un garage en plein air où des centaines d autos échangent chaque jour des confidences intimes, tout en se demandant anxieusement si leurs proprietaires, apparents ou réels, réussiront, cette fois encore, à passer entre l\u2019Hôtel de Ville et le Palais de Justice, pour venir les retrouver, au soleil couchant.» Sur l'Annexe de l'Hôtel de Ville : « C'est véritablement le centre culturel de la cité.Pendant que les spé- cialistes des laboratoires analysent les germes des maladies physiques des contribuables, les services de la Police combattent les divers microbes de l\u2019organisme moral de ces mêmes contribuables, et le bureau de la Statistique dresse le compte de profits et pertes et le bilan général de ces intéressants travaux.» « Quant à la Cour du Recorder, elle s\u2019emploie à pourvoir de fiches permanentes les citoyens désireux de laisser leurs noms dans les annales de la ville, et curieux en même temps de constater les particularités de leurs empreintes digitales.» Sur l'Hôtel de Ville (édifice principal) : « C\u2019est le majestueux bâtiment ou des lignées de maires et des générations d\u2019échevins disputent et discutent, s'excusent et s'accusent, afin que se réalise, un jour qui n\u2019est pas venu mais qui viendra peut-être en même temps que celui du Chien d'Or, cette concorde salvatrice et universelle que la devise municipale a cru devoir assez imprudemment recommander : Concordia Salus.Sur le Château Ramezay : « La première maison de courtage reconnue sur la place de Montréal.Fondée en 1705 par Claude de Ramezay, ancêtre direct des financiers de la rue St-Jacques et autres impasses adjacentes.Cet homme d'affaires avisé fut le premier à comprendre que le nom de son maître et seigneur le Roy, sur un beau prospectus, agirait excellemment sur l\u2019esprit des petits capitalistes.Malheureusement, il s'y prit gauchement, et c'est pour cela que le premier « boom » de l'immeuble à Montréal échoua misérablement.La façon de procéder était pourtant tout indiquée.11 n\u2019y avait qu'à compromettre le Roy par une propagande adroite tandis qu'on faisait souscrire une grosse émission de debentures avant de commencer aucune construction sur les terrains.Alors, pour éviter une banqueroute désastreuse pour toute la colonie, le souverain aurait etc forcé de prendre l\u2019affaire à son compte au grand bénéfice des intelligents promoteurs.Il n\u2019est que juste d\u2019ajouter que pareille erreur n'a jamais etc répétée par la suite et que les méthodes d'extraction de l'argent du gousset des épargnants se perfectionnent de jour en jour.» Sur le Palais de Justice (l'Ancien et le Nouveau) : « A côté de l'Hôtel de Ville, temple de la concorde, celui de la justice.5f Pitrr* A MoJm a ventcom/rvit en A48 B.Tôttde Montreal ccnstrvit en/6 9T C former cime titre D Mat ion de Manonneuve Ccnstrvife en /if2 d Hotel- JJtev Com/rutten /64i iâETi* ÜÜ*^- pJÜI :marna* i.1830 Le port de Montréal, quelques années avant le grand mouvement d'insurrection.Au loin, N.-D.de Bonsecours, avant sa restauration.\u2014 Ci-dessous, la Place d'Armes, avec l'ancienne et la nouvelle église de Notre-Dame.Deux gravures de R.-A.Sproule, des Archives d'Ottawa.œiyygî&sj H I i «spit 1 ss wmM BMCW ¦ft Z};:-: Le Samedi (d) il ^-fcé ¦'^^asâemS85i»fe L ac3< *i£~2£3.~ La Place d'Armes, plus de vingt ans après la construction de l'église actuelle de Notre-Dame.La rue Notre-Dame de l'est à l'ouest.Gravure de J.Duncan.Emm mm ymB Pî! Mil y*y yi | Ii® liïiïm iii mu ill ii ni il i I ii miMiîi I ¦ 'Ü ; P i I h Éil Itlfn » .ÆSr-eaS ' \u2022V '\tj^âfig JPîMIipil 4É|.çî* I ! 23 mai 1942 (e) VOTRE.Vous êtes aimable aussi longtemps que vous êtes bien traité, mais si l'on vous contrarie, vous êtes porté à l'entêtement et à l'irréductibilité.Vous commandez la confiance à un haut degré et êtes doué du talent de l'organisation.Vous pouvez faire gagner de l'argent aux autres et devenir conséquemment un bon chef d'entreprise.Vous devriez épouser une personne née sous les signes du Capricorne, de la Vierge ou du Cancer.LE TAUREAU DU 21 AVRIL AU 19 21 avril Mardi.Les enfants nés ce mardi seront gais et sociables.Le destin les 22 avril -XœœdhLents et timides.Ils bénéficieront cependant dune chance tardive 23 avril JjeuT Rema^bTemltdoués, ils auront une destinée fertile et imprévue.24 avril JvelidS\u2019D\u2019XnatoXenfeX, ils auront une volonté tenace qui tnom-25 avril J'samedh Lente^t oteünés, ils n\u2019auront qu'une chance moyenne en affaires 26 avril ^manX\" Aimables et intelligents, sauront donner en temps voulu le coup 27 avril JÏffiS\t-tarent dans leur jeunesse une 28 avril ^Xrdi^rX^Xd^XrX XXeTet ^^quelques-uns se 29 avril JÈMTïïÿX chance dans la vie par 30 avril JjeudTleronf g'ais^eT actib.8 Auront foi dans leur avenir, et celui-ci ne «rtJæSSJÇ-ÎTS* vU «.plein de ressources.Quelle ,«e «* U 2 mai _CS.rSiqsïont°.eSL^^'efuSdes'^pM.«ne clmnce incertaine dan.la 3 mai -''Staanche.\tvoie dan, le, affaites.\u2022T:;^SSss=ag».vocations les dirigeront vers la banque ou les grandes affaires.10 mai - Dimanche.Seront doués pour les mathématiques.Le succès qu ils y obtie.- limai \u2014dLund.Cuirtempérament nerveux, préféreront généralement leur interet ,2 ma.\u2014^M'arc^SeronOmelÙgents'et'forts.Grâce à leu.esprit d'initiative, ,1s trou- ,3 mai DSêïr'Æ aS v - ç?\"\" Wmjm I \u2018 ri,\t\u201c ¦'& JHÉ s-SB» HÜtSi \u2022 RETOUR A LA MAISON EN CARRIOLE ROUGE.CHASSE AUX BISONS. (h) Le Samedi éyiüi\ti mm Quan d les beaux jours ront là- 4253 4253 \u2014 Tablier et robe pour adolescentes et jeunes filles, dans les grandeurs 12 à 18.Tissu requis pour la grandeur 14.Robe : 4 verges de 35\", 3 verges de 39\".Fermeture de 4\" pour ouverture à l'arrière du col, une de 9\" pour le côté.Tablier : 3 verges 3-4 de 35\", 3 verges de 39\".Fermeture de 9\" pour le côté.Prix, 25 cents.4258 ¦\u2014 Robe pour dames et jeunes filles, dans les grandeurs 12 à 20.Tissu requis pour la grandeur 12 : 3 verges de 35\", 2% verges de 39\".Garniture : 6 verges de Yl de largeur de galon ondulé.Fermeture de 9\" pour le côté.\tPrix, 20 cents.4247 .\u2014 Robe pour dames et jeunes filles, dans les grandeurs 12 à 20.Tissu requis pour la grandeur 18 : 2 verges % de 35\"-39\", 2 verges % de ruban de 4 pouces Yl de largeur pour ceinture.Fermeture de 9\" pour le côté.\tPrix, 20 cents.4214 \u2014 Culotte-sport et chemise pour dames et jeunes filles, dans les grandeurs 12 à 20.Tissu requis pour la grandeur 16.Culotte : 2 verges 34 de 35\", 2 verges de 39\", 1 verge Yz de 54\".Fermeture de 7\" pour le côté.Chemise : 1 verge % de 35\", 1 verge % de 39\".Prix, 15
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