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Titre :
Le samedi
Éditeur :
  • Montréal :Société de publication du "Samedi",1889-1963
Contenu spécifique :
samedi 18 juillet 1942
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Nouveau samedi
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Le samedi, 1942-07, Collections de BAnQ.

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[" Montréal, 18 juillet 1942 e année, No 8 S'MCO DIX CENTS SA* itew -, *r '*F » » -sip*1 L&ER.T ChMO\u2019ier.UNE JEUNE NATURALISTE DECOUVRE LA CAMPAGNE mâ L J \u2022_.\u2022 ' ¦ mjmbn llfpl »vj ¦ ARTICLES SPÉCIAUX - ROMAN COMPLET - GRAND FEUILLETON lnt COCA COLA COMPANY OF CANADA, LIMITED Rafra!chi.vous travaillez mieux 54e année.No 8 \u2014 18 juillet 1942 3 EDITORIAL CARNET LES PUBLICATIONS POIRIER.BESSETTE & CIE.LIMITEE LE SAMEDI LA REVUE POPULAIRE LE FILM 975, RUE DE BULLION MONTREAL - CANADA Tél.: PLateau 9638* Président : FRED POIRIER Vice-président : GEORGES POIRIER Surintendant : ALBERT PLEAU Rédacteur en chef : FERNAND DE VERNEUIL Chef de la publicité : CHARLES SAURIOL Directeur artistique : HECTOR BRAULT Chroniqueur sportif : OSCAR MAJOR Gérant de la circulation : ODILON RIENDEAU NOS REPRESENTANTS : WILFRID DAOUST 20, llle Avenue, Lachine (Ottawa, Hull, Sherbrooke, Drummondville, S.-Hyacinthe, Sorel, Granby, Farnham, Saint-Jérôme, Joliette, etc., \u2022t les environs).\u2022 A Québec et Lévis : ADELARD PARE 6, rue du Pont, Québec Aux Trois-Rivières et au Cap-de-la-Madeleine : PAUL LARIVIERE 1710, rue St-Philippe, Trois-Rivières Entered at the Post Office of St.Albans.Vt.as second class matter under Act of March 18 79 \u2022 ABONNEMENT CANADA Un an.\u2014.$3.50 Six mois.-.2.00 Trois mois.1.00 \u2022 ETATS-UNIS Un an.$5.00 Six ' mois.2.50 Trois mois.1.25 \u2022 Heures de bureau : 9 h.a.m.à 5 h.p.m.Le samedi, 9 h.a.m.à midi AVIS AUX ABONNES \u2014 Les abonnés changeant de localité sont priés de nous donner un avis de huit (ours l'empaquetage de nos sacs de malle commençant cinq jours avant leur expédition.LE RETOUR AUX SIGLES AUX TEMPS préhistoriques, l'humanité, très jeune encore ainsi que le langage qu'elle employait avaient tous deux l'innocence des petits enfants ; les mots, comme les gens, allaient à peu près tout nus.Les marchands d'éloquence et d'habits étaient une espèce inconnue comme le vert-de-gris sur le bronze neuf.Cela n'empêchait pas la terre de tourner, ni surtout d'être hospitalière aux bipèdes, quadrupèdes, centipèdes et autre multipèdes vivant à sa surface, mais c'était sans doute trop beau pour durer.Aussi, ça ne dura pas.Petit à petit, le vocabulaire humain s'enrichit de mots nouveaux, lesquels devinrent pères de famille linguistique à leur tour, puis vint la babélisation, c'est-à-dire l'éclosion, sur la langue primitive, d'une quantité d'autres ainsi qu'on voit des herbes folles naître d'une même racine.On vit alors surgir, un peu partout, les dialectes, idiomes, patois, jargons, baragouins et charabias qui devaient permettre, par la suite des temps, la création de multiples académies littéraires dont chacune revendiquerait la priorité sur les autres.On ne manqua pas, bien entendu, d'inventer une ample variété de sacres à l'usage des mécontents, des épa-teurs ou simplement des mal engueulés; ce fut à l'époque des gros parleurs qui précéda celle des beaux parleurs et que suivit la nôtre, celle des hauts parleurs.A l'époque des beaux parleurs, on dit \u2014 ou plutôt on essaya de dire \u2014 des choses très magnifiques ; on gonfla les mots pour leur donner plus belle apparence mais on arriva fatalement à boursoufler la plupart d'entre eux ; les adjectifs sonores et les épithètes grandioses furent en vogue et madame de Sévigné en fit un ample usage dans ses lettres à sa fille.C'était le bon temps où ces mots grandiloquents n'étaient pas encore empâtés ; ils pouvaient donc épater.Ils sonnaient comme des cloches mais on s'accoutume à toutes les harmonies comme à tous les bruits ; on force alors fâcheusement la note.Ce qui est pire, c'est qu'on en fait un usage abusif tout machinalement ; alors le mot se vide, il perd sa force et son prestige tout en conservant son apparence extérieure.C'est toujours une grosse tête mais il n'y a plus rien dedans.On s'en rend parfaitement compte en prenant à la lettre la signification de ces mots dégonflés.A-t-on, par exemple, passé de vie à trépas quand on est \"mort de fatigue\" et l'assiette qu'on laisse tomber constitue-t-elle une \"catastrophe\" en se brisant ?Evidemment non, mais ça se dit tout de même.On en dit bien de l'autre.Le moindre événement est une chose formidable ; on ne donne plus des soins à quelqu'un, on les prodigue ; une pluie un peu forte est un déluge, ou mieux encore, un vrai déluge comme s'il y en avait des faux.Et la qualité d'être éminent, à quelle sauce ne l'a-t-on pas mise ! Dans les journaux il n'est question que d'éminents praticiens ou couturiers, ou philosophes ou je ne sais quoi ; si le bonhomme cité n'a pas de spécialité, c'est tout de même un éminent personnage ; on lui fait cadeau de l'épithète comme d'un prix de consolation attribué par une simple politesse qui est tout de même \"raffinée\" ou bien \"exquise\".Par compensation, on dira bien, entre soi, que ce personnage est tout simplement un être \"horripilant\" ou même \"infect\"; c'est de l'exagération en sens contraire et qui ne vaut pas mieux.Telle jolie fille a un petit nez \"adorable\", un sourire \"divin\" et des yeux \"ravissants\".C'est touchant.Malheureusement, elle porte un chapeau qui est une \"horreur\", on ne peut pas le regarder sans \"éclater\" de rire.Une horreur qui fait rire ne doit pas être bien horrifiante mais, puisqu'elle vous fait éclater, elle doit être tout de même assez dangereuse .On pourrait faire une très ample récolte d'hyperboles de ce genre dans le langage courant et surtout dans les conversations insignifiantes ; on en fait un tel abus inconscient qu'on ne les prend plus au sérieux et qu'il faut chercher autre chose pour exprimer leur signification d'origine.Mais quoi ?On pensa tout d'abord aux synonymes mais ils subirent le même sort, on créa de nouveaux mots qui ne furent pas plus heureux et c'est ainsi que le langage s'appauvrit tout en ayant l'air de s'enrichir.Il est émoussé sur toutes ses faces maintenant et ressemble à ces gros pansus blasés qui ont beaucoup de bedaine mais ne trouvent plus rien de bon à mettre dedans ; ils ont fait un tel abus des plats bien épicés et des liqueurs énergiquement suaves que seules la bonne vieille omelette au lard et l'eau pure de la claire fontaine seraient capables de redonner un peu de vie à leurs badigoinces devenues insensibles.C est, bien entendu, ce qu'ils ne font pas, mais c'est ce qu on a tenté de faire avec le langage parlé et surtout écrit.Que dis-je, tenté ! on y a réussi, trop bien même car on en a fait une sorte de rébus moderne que tout le monde n est pas à même de déchiffrer.On a eu recours à une telle simplification qu'on n'a jamais vu complication pareille.On a eu recours pour cela aux \"sigles\", lesquels sont quelque chose comme la bonne vieille omelette au lard des langues très anciennes; ça se réduit au minimum de matériaux, c est-à-dire de lettres en la circonstance.On fait emploi simplement des initiales d'un mot pour représenter ce mot ; ce n'est pas toujours drôle, à moins que ca le soit trop.A notre époque de \"court-trop-vite\" et \"d'abrège-temps\", cela ne pouvait manquer d'avoir du succès car il y a notable économie de temps et de papier à n'écrire que deux ou trois majuscules au lieu du même nombre de mots entiers.Ce fut un vrai succès.La guerre de 1914-18 et celle-ci ont largement contribue a la floraison des \"sigles\" et il en existe aujourd'hui une telle profusion qu'il serait peut-être utile de les consigner dans un gros dictionnaire pour que chacun puisse les comprendre.Evidemment, tout le monde sait parfaitement ce qu'est la R.A.F.ou la D.C.A.mais il est d'autres abréviations beaucoup moins populaires; telle est, par exemple celle-ci en certains pays : G.V.C.Cela peut sembler une simple plaisanterie aux profanes, alors que cela signifie très sérieusement : Garde-Voie de Communication.Il ne faut jamais juger témérairement des choses que l'on ignore .Les \"sigles\" ne datent pas d'hier, loin de là ! ce qui prouve une fois de plus qu'on fait souvent du neuf avec du vieux.Les anciens Grecs et Romains en faisaient usage, a tel point même que cela complique parfois beaucoup ta lecture des inscriptions sur les monnaies et médailles de ce temps-là.Le modernisme en fait une énorme consommation pour le commerce, l'industrie, mille opérations diverses et surtout pour l'armée; nous revenons ainsi aux choses d'autrefois, ce qui est dans ta règle puisque ta civilisation semble bien revenir à ta barbarie.Rien de nouveau sous le soleil.Pour terminer, un sigle intéressant et bien d'actualité a I heure ou nos ennemis ont probablement l'intention de tancer quelque nouvelle \"offensive de paix\".Ce sigle est le nom de Cambronne qui s'est illustré par un mot fameux et ce mot de Cambronne donne, avec chacune de ses lettres, ta phrase suivante : Ckïrte et,A\"
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