Le samedi, 1 mars 1943, samedi 13 mars 1943
[" DIX CENTS LE MAGAZINE NATIONAL DES CANADIENS \\ t wm a W4 ipH WMÆ ¦ mm I Le Samedi LES DENTS ONT PLUS D\u2019ÉCLAT quand on les nettoie avec La denture ne peut vraiment briller que gi elle est propre.Or, de toutes les substances employées à cette fin, les plus efficaces sont de l'eau et de la poudre\u2014 combinées.Rien n\u2019est plus simple.Faites-en l\u2019essai \u2014et vous constaterez en outre que ce dentifrice est particulièrement économique.Achetez de la Poudre Dentifrice du Dr Lyon et servez-vous en sur une brosse humectée au préalable.Sur-le-champ, la bouche éprouve une sensation le fraîcheur et les dents retrouvent bientôt leur éclat.La poudre Lyon ne se compose que de poudre\u2014elie nettoie intégralement.Ni acides ni pierre ponce\u2014rien qui puisse abîmer la dentine.C\u2019est un dentiste, excellent praticien, qui a établi la formule de ce dentifrice économique et complètement satisfaisant.Qui, mieux qu\u2019un dentiste, sait ce qu'il faut pour polir et nettoyer les dents?Demandez la Poudre Dentifrice du Dr Lyon à la pharmacie.A égalité de prix, elle durera deux fois plus longtemps qu\u2019une pâte dentifrice.Pourquoi payer pour de l\u2019eau dans un dentifrice?La plus populaire des poudres dentifrices canadiennes r .Lyon s >TH POWDER SERVEZ-VOUS\tDE\tLA POUDRE DENTIFRICE du Dr Lyon sur une brosse humide EN BOÎTES MÉTALLIQUES .PAS DE TUBES VIDES À TROQUER FEUILLES VOLANTES LES GENS DE MON QUARTIER Depuis toujours, autant dire, j'habite le même quartier excentrique de la métropole.A l'oeil de l'étranger, c'est-à-dire de tout autre habitant de la ville, \u2014 tant il est vrai que cette ville de Montréal est grande \u2014 son aspect doit être franchement désagréable, car mon quartier est loin d'être orné de beaux monuments, traversé d'opulentes avenues, souriant de terrasses fleuries.Au contraire, j'avouerai sans détour que je vis au sein d'une population prolétarienne que n'incommode nullement, semble-t-il, une atmosphère saturée de fumée, de suie, de hurlements de locomotives, de trépide-ment de tramways, de grincements de grues mécaniques et que sais-je encore .Mais peu importe, c'est mon quartier.Il a une âme et je l'aime, tout comme un enfant doit aimer sa mère, si fruste, si laide soit-elle.Quoi qu'on dise, quoi qu'on pense dans certains milieux dits « selects » de quartiers plus fashionables, mes con-citadins \u2014 si je puis m'exprimer ainsi \u2014 sont de braves gens, avec leurs défauts et leurs qualités indéniables.Il faut avoir vécu au contact journalier de l'âme prolétarienne pour la connaître à fond, saisir certaine délicatesse de conscience, découvrir quelques saillies pittoresques, apprécier une conception particulière de l'urbanité.Pour la plupart, il sont de goûts simples, d'éducation modeste, je le concède volontiers ; mais, par contre, ils sont demeurés, jusque dans une certaine mesure, typiquement traditionalistes, c'est-à-dire réfractaires à ce snobisme ridicule qui nous a tant défigurés depuis une vingtaine d'années.La personnalité de l'ouvrier moyen n'est pas transcendante, assurément \u2014 et il serait contraire à toute logique qu'elle le fût \u2014 mais n'est-ce pas ce même ouvrier qui sait, à l'occasion, faire montre de gros bon sens dans des situations où de blêmes théoriciens perdent quelquefois leur tête et leur latin ?Que son langage manque de souplesse, que son vocabulaire soit restreint, que sa syntaxe laisse à désirer, je n'en disconviendrai pas, mais n'est-ce pas cet homme du peuple qui a toujours fait la langue et continuera de lo faire, selon l'opinion même de l'académicien.Il vous est peut-être arrivé, à vous aussi, d'entendre de ces petits ratés de carrière, cyniques de profession, jeter leur venin en disant que ce même ouvrier manque de subtilité dans les combines plus ou moins légales, que son honnêteté naïve ne s'explique que par la crainte de la police, de l'huissier ou du confessionnal.Maigre boutade qui peut faire sourire le badaud, mais qui n'empêchera pas l'observateur sagace d'admirer, dans les masses, la solide et authentique vertu de modération qui prévient le cahot.D'autres enfin, plus sincères, mais inconsidérés ceux-là, parce que Re critiquant que pour l'amour de la critique, reprocheront à l'ouvrier son manque d'ambition personnelle, son indifférence à l'amélioration de son état.Ce qui serait très beau si, pertinemment, l'on ne savait d'avance que ces mêmes sociologues de salon ne marcheraient plus, le cas échéant.Non, pour qui ne le connaît pas, l'ouvrier n'est pas ce que l'on pense, ou, il est précisément ce que l'on ne pense pas.Pour qui l'ignore, il est compliqué ; pour qui le connaît il est simple.C'est pourquoi, moi qui connais l'ouvrier, qui m'identifie à lui parce qu'ayant toujours vécu à son contact, je le considère comme la base de tout édifice social.Et, lorsque je songe à la force terrible qu'il représente, je ne puis que l'admirer davantage à cette pensée qu'il accepte d'être malléable, parce qu'il est raisonnable et humain, tout simplement ! Tels sont les gens de mon quartier.LOUIS SABOURKN. 54e année, No 42 \u2014 13 mars 1943 3 CARNET EDITORIAL M.SAVIGNAC A RAISON LES PUBLICATIONS POIRIER.BESSETTE & CIE, LIMITEE Le Samedi La Revue Populaire Le Film 975.RUE DE BULLION MONTREAL \u2014 CANADA \u2022 Tel.: PLateau 9638* AVIS AUX ABONNES \u2014 Le» abonnés changeant de localité «ont priés de nous donner un avis de huit jours, l'empaquetage de nos sacs de malle commençant cinq jours avant leur expédition.Trois mois Six mois Six mois Un an .Trois mois Le samedi, 9 h.a.m.à midi entered at the Post Office of St.Albans, Vt., as second class matter under Act of March 1879 Un an HEURES DE BUREAU ABONNEMENT CANADA ETATS-UNIS Président:\tFRED POIRIER Vice-prés.:\tGEO.POIRIER Surintendant: ALBERT FLEAU Rédacteur en chef : FERNAND DE VERNEUIL Chef de la publicité : CHARLES SAURIOL Directeur artistique : HECTOR BRAULT Chroniqueur sportif : OSCAR MAJOR Gérant de la circulation : ODILON RIENDEAU (Ottawa, Hull, Sherbrooke, Drummondville, St-Hyacinthe, Sorel, Granby, Farnham, Saint-Jérôme, Joliette, etc., et les environs.) Aux Trois-Rivières et au Cap-de-ta-Madeleine : PAUL LARIVIERE 1710, rue St-Philippe, Trois-Rivières A Québec et Lévis : ADELARD PARE 6, rue du.Pont, Québec NOS REPRESENTANTS : WILFRID DAOUST NOUS VERRONS tout-à-l'heure en quoi et pourquoi.Auparavant, savez-vous ce qu'on appelle des comprimés ?Ce sont des choses et quelquefois des gens.On nomme ainsi des pastilles ou tablettes faites d'une pâte que les chimistes pilonnent dans un récipient spécial appelé mortier.C'est aussi le nom des gens qui se font pilonner jusqu'à l'écrabouillement dans un récipient à roues appelé tramway.Les deux opérations procurent des bénéfices ; les comprimés-pastilles aux pharmaciens et à la santé du populo, les comprimés-voyageurs à une compagnie d'exploitants qui les véhiculent sous la dénomination de cochons de payants.En comparant les deux sortes de comprimés, on se dit que les pastilles ont bien de la chance ; c'est elles qu'on traite le mieux.Une personne sérieuse et qui n'emploie jamais la blague que sous forme de blague à tabac m'affirme qu'il est des villes où les voyageurs en tramway ne sont jamais écrabouillés ; qu'ils ont presque toujours des sièges et que la compagnie de transport ne les traite pas comme du poisson pourri.C'est presque invraisemblable mais ce serait tout de même vrai, ce qui prouve qu'on peut tout voir sur la boule terrestre.J'ai noté le nom de ces villes privilégiées.Je veux voir ça avant d'aller dans un autre monde.D'autre part, je pourrai signaler nos tramways locaux à ceux qui désirent un massage intensif et à bon marché ; pour la bagatelle de six sous et quart, ils en auront pleine mesure à s'en souvenir le restant de leurs jours.Peut-être leur faudra-t-il ensuite faire presser leur habit, voire l'envoyer au nettoyeur et recoudre des boutons, mais ils s'en tireront tout de même à bon compte s'ils n'ont pas eu de pieds écrasés ou de côtes enfoncées.Si le tramway était un camion et qu'une compagnie de transport y entassât du simple bétail \u2014 par exemple des cochons ordinaires \u2014 la dite compagnie se verrait infliger la forte amende en cour et ce serait bien fait; mais les tramways transportent des bipèdes et non des quadrupèdes, ce qui permet d'en entasser davantage ; il semble que le cochon de payant, par le fait qu'il est en tramway et non en camion, n'a plus droit aux égards essentiels.J'ai été récemment témoin, et victime en même temps, d'un entassement disgracieux au possible ; je me suis trouvé \u2014 commê tous les autres \u2014 pris, serré, englué dans un tramway à ne plus pouvoir faire un geste ; aux contrecoups des arrêts et départs il se produisait une houle de sur-compression en sens inverse du mouvement et je me suis demandé sincèrement si les femmes qui se trouvaient dans cette machine à broyer en sortiraient vivantes.Des voyageurs n'ont pu se dégager pour descendre à leur point d'arrêt ; d'autres ont profité de la chose en \" resquilleurs\", c'est-à-dire qu'ils se sont infiltrés sans payer dans la boîte à torture.La compagnie doit en véhiculer quelques milliers par an à ce tarif-là.Tant pis pour elle, c'est de sa faute C'est sans doute son affaire .Mais ce qui est la mienne et celle de tous les voyageurs, c'est que je paye pour être transporté humainement et proprement ; c'est que je ne tiens pas du tout à être charroyé à la manière des contenus de poubelles dans les voitures de vidange.C'est, de plus, l'affaire de la morale, car elle ne trouve pas du tout son compte à ce tassement éhonté.Un échevin de Montréal, M.J.-M.Savignac, a dénoncé nettement cet état de choses ; il est, en cela, parfaitement d'accord avec le bon sens, l'hygiène et toute la population de Montréal ainsi que de la banlieue.S'il réussit à faire améliorer le piteux service de transport en commun qui nous est infligé, il aura droit à une chaleureuse reconnaissance que le public ne lui marchandera d'ailleurs pas.Une compagnie de tramways, dans une ville, est une organisation reconnue d'intérêt public ; comme telle, elle jouit de sérieux avantages ; le plus important, à Montréal, est celui du monopole.Automatiquement, il en résulte des obligations pour la compagnie ; la première de toutes, à notre humble avis, c'est de traiter les voyageurs comme du monde.C'est la dernière, semble-t-il, à quoi elle pense.S'il était possible d'obliger les gros manitous de la compagnie à voyager en tramway aux heures de bousculade et à n'employer que ce moyen de transport jusqu'à meilleure organisation du service, un changement radical se produirait dans les quarante-huit heures.Mais les gros manitous ne sont pas des cochons de payants.Que le public soit traité avec moins d'égards que du bétail, c'est un fait, mais il peut en résulter des conséquences beaucoup plus graves que de l'étouffement de personnes et de la détérioration de vêtements.L'entassement excessif cause fatalement une promiscuité qui n'est pas de nature à favoriser les bonnes moeurs.Qu'un groupe de personnes des deux sexes se tienne en contact mutuel, sur la rue, comme les divers éléments d'un paquet bien ficelé et la police aura vite fait de les embarquer dans lo voiture de patrouille, ce en quoi elle aura parfaitement raison ; en tramway la chose est non seulement tolérée, elle est imposée.Avancez en avant !.il y a de la place en masse .Et dix personnes de plus sont enfournées dans la boîte déjà pleine à n'y plus caser une souris.Ce qui serait immoral sur la rue deviendrait-il moral par le seul fait de monter en tramway ?La compagnie des tramways doit en juger ainsi puisqu'elle a l'intention \u2014 annoncée dans les journaux \u2014 de transformer l'intérieur des voitures, deux cents pour commencer, afin d'y tasser davantage encore des cochons de payants.Ce n'est pas tout.L'entassement excessif des voyageurs met en contact étroit les malades et les bien portants ; ces derniers ont toutes les chances de faire une récolte de microbes aussi variés que dangereux.L'individu qui vous tousse à la face ou dans le cou est peut-être un tuberculeux qui s'ignore mais n'en est pas moins positif ; vous ferez en conséquence provision de bacilles de Koch pour vous et votre famille ; cadeau fort indésirable mais tout de même gratuit que vous devrez aux inhumains procédés d'entassement dans les tramways.Vous pouvez, il est vrai, n'avoir la chance que d'une bonne grippe ou d'un tenace coryza ; c'est toujours ça ! Je ne parle pas des insectes vagabonds qui peuvent élire domicile dans vos vêtements et par suite sur vous-même, c'est la menue monnaie des risques courus, peu de chose en somme comparativement au reste.Quant aux senteurs douteuses.Voilà donc des dangers graves et continuels ; ils peuvent et doivent être évités.Il faut absolument que cesse le tassement ignoble des voyageurs et surtout qu'on ne cherche pas à l'augmenter encore.Il faut davantage de voitures au service du public qui y a droit car c'est lui qui paye la compagnie, qui la fait vivre.L'échevin Savignac a, je le répète, eu parfaitement raison de s'élever contre le traitement de sous-bestiaux infligé aux voyageurs en tramway et le cas est trop sérieux pour qu'il ne soit pas tenu compte de ses revendications.La chose intéresse plus d'un million de personnes au double point de vue de la morale et de l'hygiène.Sans compter que le public voyageur commence à se dire que la compagnie des tramways se fout tout simplement de lui.-.Jjl 4 Le Samedi y S:-V' /* r~ ' ¦¦:¦¦: :  La Peur et l\u2019Imagination Chronique documentaire par LOUIS ROLAND Quand la peux et l\u2019imagination fonctionnent en même temps dans une foule, il en résulte un état de panique lequel peut conduire à une catastrophe.La peur est ainsi définie dans de graves encyclopédies : « Sentiment d'inquiétude éprouvé à la présence ou à la pensée du danger.» A mon avis ce n'est pas tout à fait ni simplement cela.La définition officiellement acceptée serait plutôt celle de la simple appréhension ; quand cela s\u2019accentue cela devient de la crainte, puis de l\u2019anxiété, de l'angoisse, de la frayeur, de l'effroi, de l'effare-nent, de la terreur, de l'affolement et finalement de la panique.Telle est la gradation des principaux états d'esprit constituant la peur.Nous sommes loin de l\u2019inoffensif sentiment d\u2019inquiétude qui a la prétention de la traduire.La mythologie grecque attachait tant d\u2019importance à la peur qu elle l\u2019avait divinisée sous le nom de « Phobos » ou de « Dimos » ; les Spartiates lui .avaient élevé un temple, et le troisième roi des Romains, Tullius Hostilius, lui consacra un temple également, à la suite d'un vœu fait dans une bataille ; cela ne l'empêcha pas de périr assassiné, disent îles uns, foudroyé, disent les autres.De toute façon, la peur est une vilaine conseillère qui, non seulement n'évite pas le danger, mais l\u2019aggrave plutôt.« Souvent la peur d'un mal nous conduit dans un pire », a écrit Boileau qui rachetait parfois ses platitudes de lèche-bottes par des formules pleines de bon sens.C\u2019est très vrai car, sans la peur, bien des misères et accidents de la vie seraient évités.Un petit conte oriental illustre bien cette vérité.Un pèlerin qui se rendait à la Mecque rencontre l'Ange de la Mort au cours de son voyage.\u2014 Où vas-tu ?lui demande-t-il.\u2014 Dans ta ville où je vais porter la peste afin d'en faire périr toute la population qui a trop offensé le Seigneur.\u2014 Ne veux-tu épargner personne ?\u2014 Non ; les bons paieront pour les mauvais, ou tout au moins comme eux ; les choses, d'ailleurs, se passent généralement ainsi sur la terre.Le pèlerin, qui était un brave homme, trouva cette punition excessive ; il marchanda de son mieux pour obtenir un rabais du nombre des victimes futures.Il fit tant et si bien, déploya tant d'éloquen- ce, que l'Ange de la Mort finit par se rendre à ses supplications.¦\u2014 Par égard pour la sainteté de ta vie, lui dit-il, je veux bien me laisser fléchir ; au lieu de frapper les cent mille habitants de ta ville, je n\u2019en ferai périr que dix mille.Toutefois, ne m'en demande pas davantage, c'est mon dernier mot.En soupirant, le pèlerin reprit sa route tandis que l'Ange allait accomplir sa funeste besogne.A son retour dans sa ville, le pauvre pèlerin la trouva presque dépeuplée ; quatre-vingt mille personnes avaient péri à la suite de la visite de l\u2019Ange de la Mort.L\u2019année suivante, nouvelle rencontre du pèlerin et de l'Ange terrible.\u2014 Tu n\u2019as pas tenu ta promesse ! reprocha l'homme.\u2014 Je l\u2019ai tenue, au contraire, rigoureusement, et n'ai fait périr que dix mille personnes.\u2014 De quoi donc sont mortes les soixante-dix mille autres ?\u2014 De la peur.Ce conte est souvent, pour ne pas dire toujours, une réalité ; que la peur soit individuelle ou qu'elle affecte une collectivité, ses effets sont toujours désagréables et souvent désastreux.L\u2019imagination tue plus de personnes sur la terre que les épidémies et peut-être que les guerres.Des catastrophes ont été causées par des paniques engendrées elles-mêmes par des peurs ne reposant absolument sur rien.L'imagination est puissante et elle a des effets parfois curieux.On cite, à ce sujet, l'expérience authentique que voici.Un conférencier, qui parlait à une assistance nombreuse, avait apporté une bouteille remplie de liquide.Cette bouteille, soigneusement bouchée, était dans une boîte où du coton la préservait de tout choc possible.Il la dégagea avec précaution de son emballage puis expliqua ceci à son auditoire : \u2014 Je désire me rendre compte de la rapidité avec laquelle l'odeur du liquide que vous voyez dans cette bouteille se répandra dans la salle.Dès qu\u2019une personne la sentira, elle lèvera la main.Ceci dit, le conférencier versa une partie du liquide dans un verre et attendit, montre en main.Une minute à peine plus tard, presque toutes les personnes assises dans les premiers rangs levèrent la main et, graduellement, il en fut ainsi jusqu'au bout de la salle.Interrogées sur la nature de l\u2019odeur, des personnes la comparèrent à une chose ou à une autre ; les opinions différaient quand le conférencier mit tout le monde d\u2019accord.\u2014 Je n'ai versé dans ce verre, dit-il, que de l\u2019eau pure et, normalement, vous ne pouviez rien sentir du tout ; seulement, votre imagination a travaillé, elle s'est imposée à vos sens et vous vous êtes suggestionnés.Défiez-vous donc de votre imagination et ne la laissez jamais s'emballer sur un simple soupçon ou sur des paroles qui peuvent être mensongères.La leçon était bonne autant qu'amusante.A-t-elle été profitable ?Non, sans doute, car la nature humaine reprend toujours le dessus ; elle a toujours tendance à transformer les grains de sable en montagnes et ceci, je le répète, a causé plus d'un bouleversement regrettable dans 1 histoire des hommes.La peur n est pas autre chose que de la suggestion mentale, et les mauvais effets de celle-ci sont nombreux dans toutes les branches de l'activité humaine.On sait fort bien, par exemple, que la mortalité du fait des blessures ou des maladies est plus grande dans une armée vaincue que dans une armée victorieuse.Elle est, dans le premier cas, généralement plus élevée du quart et va même jusqu\u2019au tiers.Un fait historique : Quand les troupes de Guillaume d'Orange assiégeaient Bréda, elles souffrirent considérablement du scorbut et cela devint grave au point que cette armée malade était en voie de disparaître, car les remèdes faisaient totalement défaut .Que fit Guillaume d'Orange?Il fit composer un élixir soi-disant merveilleux contre le scorbut, et qui n avait pas plus d efficacité que l'eau pure dont j ai parlé tout à 1 heure ; il le fit distribuer à ses soldats en leur affirmant qu\u2019ils allaient en ressentir les meilleurs effets et, ce qui arriva, c'est que tous les soldats furent guéris.Qu on vienne, après cela, soutenir que l\u2019imagination est seulement une chose folle et incapable de produire des effets bons ou mauvais dans la vie ! Conclusion : méfions-nous toutefois de cette imagination, surtout quand elle nous dénature les choses et nous cause des peurs qui, le plus souvent, n ont aucune raison d'être ; nous éviterons ainsi 1 affolement et les paniques avec tout leur cortège de conséquences fâcheuses. 13 mars 1943 5 ë* k m 4f;; k'v ¦ ; ÏH»:* mm La R.C.R.F.a besoin de de vous, Mesdames, Mesdemoiselles.Interview de l\u2019officier de section, Mad.Fortin avec Lucille Desparois, Ce qui PLAiT tout d'abord chez l\u2019officier de section : Madeleine Fortin, c\u2019est le ton décidé et agréable de sa voix ; j'en faisais l'expérience, l'autre jour, quand je lui téléphonai pour obtenir une interview.Connaissez-vous les bureaux du Centre de Recrutement de la section féminine de la R.C.A.F., à Montréal ?Ils sont très bien.Situés dans l\u2019édifice du bureau de poste, au coin des rues Ste-Catherine et Bishop, on y accède facilement.En entrant dans les bureaux, on sent tout aussitôt une activité fébrile ; le personnel y est nombreux, l'atmosphère digne et plaisante.\u2014 Vous désirez, mademoiselle ?\u2014 J'ai rendez-vous avec l'officier : Madeleine Fortin.\u2014 Très bien .voulez-vous attendre un instant ?\u2022 Une minute plus tard je pénètre dans le bureau de l\u2019officier.Grande, svelte, élégante dans son uniforme bleu (je trouve l\u2019uniforme très chic), Madeleine Fortin me reçoit très aimablement ; tout de suite on est à l'aise avec cette charmante personne.\u2014 Donnez-vous la peine de vous asseoir, mademoiselle ! \u2014 Merci.\u2014 Vous avez facilement trouvé nos bureaux ?\u2014 Certainement, et je tiens à vous féliciter pour la promptitude et la courtoisie de votre personnel.\u2014 Allons, tant mieux !.Maintenant .je vous écoute, mademoiselle.\u2014 Tout d'abord, quel est votre titre exact ?Je vous avoue qu\u2019étant peu versée dans la vie militaire, j\u2019hésite à vous donner un titre .Voyons .aidez-moi ?Le visage de mademoiselle Fortin s\u2019éclaire d\u2019un bon sourire.\u2014 Je suis flight officer ou, si vous aimez mieux : je suis officier de section.\u2014 Ah ! très bien .je note.Maintenant .puis-je être indiscrète ?\u2014 Mais oui, certainement ! \u2014 Comment êtes-vous entrée dans la section féminine de la R.C.A.F.?\u2014 Oh ! c\u2019est très simple !.Je me trouvais à la campagne quand, en juillet 1941, j\u2019ai appris par la voie des journaux que le gouvernement d'Ottawa venait de créer une section féminine du corps d\u2019aviation.« Je vous avoue que j\u2019adore l\u2019aviation .les grands oiseaux gracieux qui volent avec un bruit de tonnerre ! alors .il me vint tout aussitôt une idée fixe.(Lire la suite page 18) Ci-dessus, deux groupes de nouvelles recrues qui seront bientôt prêtes à servir leur pays.On compte déjà dix mille femmes et jeunes filles dans l'aviation, dont plusieurs Canadiennes françaises.Nos lectrices désireuses de porter l'uniforme bleu liront avec intérêt les détails donnés dans l'interview de cette page.IPhotos R.C.A.F.l Ci-contre, l'officier de section de la R.C.A.F., MADELEINE FORTIN, expliquant à notre collaboratrice, Lucille Desparois, le rôle important que peut jouer toute Canadienne, âgée de 18 à 45 ans, dans la Royal Canadian Air Force.\u2014 IPhoto Conrad Poirier.! k * \t 6 Le Samedi ** g* , , ,4*ïSF x&â i n?» JH Le Uivier dans le Uivoir IL n\u2019existe pas.paraît-il, de passe-temps plus divertissant qu\u2019une collection de poissons rares.D'autre part, c\u2019est aussi un passe-temps dispendieux et très absorbant.Notre reporter-photographe Conrad Poirier a pris ces deux photos chez un collectionneur de Westmount, M.Howard Lees, dont l\u2019aquarium contient 2,000 poissons.Aucun autre collectionneur canadien n'a consacré autant d\u2019argent à l'acquisition de poissons rares.M.Lees peut difficilement enrichir sa collection depuis l\u2019entrée des Etats-Unis dans la guerre, les plus beaux poissons venant des eaux tropicales, c\u2019est-à-dire de la mer des Antilles et du golfe du Mexique.Il a fabriqué lui-même tous ses aquariums qui occupent les quatre pans d'un vaste vivoir du sous-sol de son cottage, avenue Grey.Chaque réservoir est muni d'un moteur qui permet d\u2019en changer l'eau.Il comporte également une chaufferette qui règle la température de l'eau, les poissons tropicaux ne vivant que dans une eau de plus de 60 degrés.** *&$&**+ \u2022 wA ,\t¦ '*'\\ S Avant tout, protégez votre Beauté.Achetez aujourd\u2019hui la Crème Woodbury.Grands pots \u2014 pour bien des Masques Nocturnes \u2014 50é, 25é.Sa Base de Poudre est la nouvelle Woodbury Foundation Cream qui donne un doux éclat.Woodbury Cleansing Cream est utile pour une peau grasse tandis que Woodbury Dry Skin Cream aide toute peau seehe.(FABRICATION CANADIENNE) ACHETEZ DES TIMBRES ET DES CERTIFICATS D'EPARGNE DE GUERRE 3314 16 Le Samedi «Mat.Son fiancé est marin et, elle, elle fabrique des boulons de corvette .I\u2019Aspirin est son vade-mecum ! Brave petite patriote, et vous, les millions d\u2019autres comme toi, qui assises à votre machine-outil, travaillez en songeant au frère, à l\u2019ami qui affronte les périls de la mer! Le rhume et le mal de gorge ne doivent pas ralentir vos labeurs .vous savez qu\u2019un gargarisme d\u2019ASPIRIN calmera ces malaises presque immédiatement! Contre les maux de tête et de gorge, contre la courbature qui accompagne le rhume, ayez toujours de l\u2019Aspirin sous la main.\"Aspirin\u201d est la marque de commerce de la Cie Bayer, Ltée.Sans la \"croix\u201d Bayer sur chaque comprimé, ce n\u2019est pas de l\u2019Aspirin.Fabrication canadienne.POURQUOI L\u2019ASPIRIN AGIT-ELLE SI VITE?Jetez un comprimé d'Aspirin dons un verre d\u2019eau.Il commencera à se désagréger presque tout de suite.En 2 secondes, il est prêt à agir.Le même phénomène se produit dans l\u2019estomac .soulagement presque INSTANTANE'! ASPIRIN Moins de 1* le comprimé dans le flacon économique.De combien de vies humaines est-il redevable à la soc'été, celui-là ?Lui-même n'en pourrait faire exactement le décompte Par une incroyable malchance pour les honnêtes gens, il reste insaisissable depuis de longues années.On a bien arrêté des affiliés, des comparses, des complices même ; mais jamais on ne peut le saisir.Ce misérable a une veine infernale .Voyant Mary évanouie, ayant peur qu elle le dénonce immédiatement, il a appelé deux stewards \u2022\u2014 ses comolices \u2014 qui ont empoigné la jeune fille.La soutenant pour lui donner une apparence de vie, ils l\u2019ont rapidement menée à l'endroit indiqué par le bandit et qui est sa seconde cabine.Là se trouve une grande malle d\u2019osier.Sans plus de façons, ils y installent la jeune fille, toujours inanimée.Maintenant, il s'agit de ne pas avoir travaillé pour rien.C\u2019est au tour de miss Nilson ., Mais la femme de chambre, on l'a vu, fut seule victime de la brutale visite du docteur.Celui-ci en est tout déconfit.Où peut se trouver l'argent ?où sont les bijoux, surtout ?.Question qui l'obsèdent.De deux choses l\u2019une : Ou m:ss Annabel Nilson a repris le précieux écrin, ou Mary l'a confié en seconde main à quelqu\u2019un de dévoué et de sûr.Et ce quelqu'un ne peut être que Jack Bulferton.Ce Bulferton, s il ne le connaissait pas pour un peintre de grand talent, \u2014 il a volé deux de ses œuvres revendues un bon prix, \u2014 il jurerait que c'est un détective, tant il a eu vite fait de le suivre à la piste.11 y a donc un limier lancé sur sa trace, et ce limier est dangereux.Il l a bien semé à deux reprises différentes en France ; mais l'autre se trouve actuellement sur le bateau .Il le sait par ses indicateurs.Ce qui l\u2019étonne, c\u2019est de n'avoir rencontré aucun personnage suspect à ses trousses ; et sauf le peintre, qui ne peut chercher qu\u2019à s\u2019instituer le chevalier servant des femmes d\u2019une façon tout à fait gratuite, jusqu'à présent aucun obstacle n\u2019a surgi.C\u2019est justement ce qui inquiète le plus Mr.Atkins.Maintenant, miss Nilson a dû trouver sa bonne dans l\u2019état où il l'a laissée .S il essayait le grand coup ?Si les bijoux se trouvent sur elle ?Allons ! pas d\u2019hésitation 1 Chaque minute qui passe est une chance perdue.D\u2019un pas rapide, le voleur se dirige vers la cabine de m\u2019ss Annabel.Pendant qu'il est en train de crocheter la serrure et pousse la porte qui lui offre une résistance assez grande, il perçoit un pas dans le couloir, et n'a que juste le temps de s\u2019aplatir entre les jambes de Whitley, qui culbute.Le temps de se relever, Atkins est loin.\u2014 C\u2019est bon ! Je t\u2019aurai ! murmure le policier.Puis il frappe.\u2014 Ouvrez !.N ayez pas peur, c est Jack Bulferton qui est à votre porte.Prudemment, la porte s'entrebâille.Le policier entre et dit à miss Nilson : \u2014 J'ai une nouvelle assez triste à vous annoncer ; ne vous affolez pas .Miss Mary a disparu.\u2014 Ah ! mon Dieu ! Elle s\u2019écroule dans un fauteuil.\u2014 Nous la retrouverons ! déclare énergiquement le policier.\u2014 Mais c est elle qui a les b'joux.\u2014 Comment ?\u2014 Oui, ayant peur d\u2019être volée, je lui ai confié l\u2019écrin.Whitley réfléchissait.\u2014 Une chose m'étonne, dit-il enfin : voilà deux heures que miss Mary a disparu, et à l instant le bandit crochetait votre porte.S il avait vos bijoux en sa possession, il vous laisserait tranquille à présent.\u2014 C\u2019est vrai ! Alors ?.\u2014 Par conséquent, les bijoux sont en lieu sûr, .\u2014 Il faut les retrouver, retrouver Mary, avertir le capitaine, le commissaire du bord, un détective .enfin, nous défendre et reprendre mon bien ! proféra miss Nilson.\u2014 Chut ! chut ! il ne faut avertir personne, vous m'entendez ?personne ! ¦ Autrement, nous allons nous mettre des entraves et le voleur aura le champ libre.Agissons nous-mêmes.\u2014 Mais vous n'êtes pas fait pour cela, mon cher Jack ; et malgré toute votre bonne volonté, vous manquez peut-être d\u2019habitude .d'expérience.Whitley, un peu surpris, se souvint tout à coup qu'il incarnait Jack.Il sourit sans répondre.\u2022 Resté seul, Jack Bulferton avait pris ses dispositions.Ayant d\u2019abord avalé un verre de whiskey pour se donner des forces, il s'était placé derrière la porte, aux aguets.Dans un coin, il avait ramassé une tige de fer ; et cette barre d'une main, le revolver de l'autre, il attendait de pied ferme.Son expectative fut courte.Whitley croyait avoir fait culbuter le peintre tout à l'heure.Si, pour le moment, il ne pouvait rien chez miss Annabel, du moins, sachant la cabine de Jack inoccupée, pourrait-il fouiller à son aise .Pour être averti et ne pas se laisser surprendre, Bulferton avait ôté la clef après avoir fermé la porte.Au bout d\u2019un moment, il aperçut un léger grattement dans la serrure.Il se prépara.I! était convenu que Whitley devait frapper quatre coups.Ce ne pouvait donc être lui.Jack compta : - Un ! Il leva la barre de fer.\u2014 Deux ! La porte s\u2019ouvrit.\u2014 Trois ! La tige s'abaissa.Un corps tomba.Dans l\u2019obscurité, Jack Bulferton tira ce corps à lui, ferma la porte à double tour et courut chercher Whitley.Il arriva chez miss Annabel au moment où celle-ci parlait d'avertir la police.En voyant entrer un second Jack, elle manqua de s\u2019évanouir.Si l\u2019instant n\u2019avait été grave, il eût été comique.Jack ne lui laissa pas le temps de parler.\u2014 N'ayez aucune crainte, miss ; je n'ai pas le temps de vous expliquer .Je vous dirai tout à l\u2019heure ce qui se passe .Pour le moment, Whitley, mon ami, ne perdons pas un instant.Je viens de trépasser quelqu\u2019un qui, je le suppose, est notre crapule.Les deux hommes s'élancèrent.Arrivés à la cabine, la porte que Jack Bulferton avait fermée était ouverte.L'électricité était allumée .aucun corps .Si ce n\u2019avait été les taches et éclaboussures de sang, le peintre aurait cru à une hallucination et le détective à une plaisanterie.\u2014 Ils sont plusieurs ! murmura ce dernier.Déjà, accroupi dans le couloir, il suivait le sang à la piste, goutte à goutte ; mais, arrivé sur le pont, \u20191 ne put continuer.Une pluie fine tombait, et, dans les endroits découverts, les taches se trouvaient lavées.D'ailleurs, l'obscurité était complète.La situation angoissante se compliquait.VIII Trois jours ont passé.Le capitaine a été prévenu du vol de l\u2019écrin.L\u2019enquête, menée avec discrétion, a révélé le fait des deux cabines louées par Atkins ; mais, pas plus dans 1 une que dans ci.Il ne peut tout de même pas s\u2019être volatilisé .A moins qu'il se soit jeté à la mer ?Non : un pareil gredin ne se suicide pas.Il est donc à bord, et qui plus est.blessé et soigné .Où ?.Par qui ?.Blessé grièvement, sans doute, puisqu'il n\u2019a pas donné signe de vie Il n\u2019a pas eu le collier, ayant été frappé en le cherchant encore ; et si l\u2019on a publié la nouvelle de sa disparition, c\u2019est afin qu\u2019il crût lui-même au vol commis par un autre filou l\u2019ayant devancé.Jack est désespéré, miss Mary n\u2019ayant toujours pas donné signe de vie.Quant à miss Annabel, elle ne peut croire que ses bijoux soient en sûreté et elle les considère comme perdus.-\u2014 Enfin, tant pis, plaie d'argent n'est pas mortelle ! se console-t-elle, philosophiquement.Ce disant, elle fait preuve d un grand cœur, car tout son souci va à sa malheureuse amie.\u2014 Pauvre petite Mary ! ajoute-t-elle, je donnerais bien le reste de mes bijoux pour qu'il ne lui soit rien arrivé.Mais Whitley imagine un nouveau stratagème.Le voilà à présent grimé et mué en steward.Il fait les courses des passagers, sert au restaurant, reçoit des pourboires.Ainsi, il entre dans la domesticité et pénètre en ce milieu complètement distinct des passagers.Surveillant particulièrement la cuisine, il remarque un homme qui, à chaque repas, emporte des provisions.Il le suit, d'un air détaché.Après de longs détours dans les couloirs, après avoir descendu des escaliers, l\u2019autre l\u2019amène presque dans les magasins du navire, non loin de la cale.Préoccupé de ne pas trahir sa présence, le policier perd la trace de l\u2019homme mystérieux.Il s'arrête à un croisement de couloirs, trois directions s'offrent à lui Où aller ?Il avise une porte, l'ouvre .Il ne voit rien.Où peut-il bien se trouver ?Enfin, en tâtonnant, il découvre le commutateur.Sitôt faite, la lumière lui révèle une cave.\u2014 Bon ! pense Whitley, je vais attendre ici.Il éteint, et, laissant la porte légèrement entre - bâillée, attend que 1 homme de tout à l heure veuille bien donner signe de vie.Mais n'entend-il pas un bruit de voix ?Si fait .et c\u2019est là, tout près, à côté .Serait-ce Atkins et ses complices ? 13 mars 1943 17 Ils sont nombreux, à en juger par les différentes intonations de toutes ces voix.Et puis, n'y a-t-il pas une voix de femme ?On dirait que cette voix ne lui est pas inconnue.Pour le moment, le policier n'est pas suffisamment fort, étant tout seul.Il lui faut Jack et quelques hommes déterminés placés aux bons endroits et répondant à un signal convenu.La bande se réunit donc une heure après le repas des passagers .Et c'est demain l\u2019avant-dernier jour du voyage.Donc, pas de temps à perdre.Il tend l'oreille et entend : \u2014 J'ai bien cru être suivi en venant ! \u2014 Par qui ?\u2022\u2014 A plusieurs reprises, j\u2019ai cru remarquer un garçon de service derrière moi.- Ah ! \u2014- Ça ne m'étonnerait qu'à moitié si c\u2019était le fameux détective qui vous a suivi.« Vous », l homme a bien dit « vous ».Par conséquent, plus de doute : Atkins est jci ! Ensuite, on entend des pleurs et une voix qui grommelle : .\u2014 Ah ! fiche-nous la paix, hein ?Tu n\u2019as qu'à dire où est le collier.\u2014 Je ne l'ai pas.\u2014 Mais tu l\u2019as eu ! A qui l'as-tu rendu ou donné ?\u2014 Je ne l\u2019ai pas eu ! \u2014 C\u2019est bon, ma petite, tu as encore deux jours avant l\u2019arrivée pour te décider.Sinon .\u2014 Cela m'est égal ! Mais peut-être serez-vous pris avant.\u2014 Toi avec nous ! Ton compte serait bon, avec ton passé, à toi aussi ! Tu ne te souviens donc pas de la prison ?\u2014 Lâche ! tu sais bien que je n'étais coupable que d'ignorance ! Du reste, on m a relâchée.A ces propos inattendus, Whitley tombait de haut.Comment ! Mary connaissait Atkins et l'avait connu auparavant ?Par exemple ! voilà qui était nouveau ! Nouveau et embrouillé davantage, cependant.Elle ne pouvait être de connivence avec eux, puisqu\u2019il avait entendu la lutte dans la cabine, et tout à l'heure les pleurs de la jeune fille.Mais, tout au moins, cela était bien bizarre et demandait réflexion.Avec prudence, le policier sortit de son réduit et s'élança légèrement dans le couloir.Derrière lui, il entendit une porte qu\u2019on claquait, des bruits de pas .Il eut peur de se perdre, mais retrouva son chemin et les poursuivants ne purent le rejoindre.Whitley tenait le renard dans son terrier.IX Comment Atkins avait-il disparu de la cabine de Jack après avoir reçu le coup de matraque qui l'avait à moitié assommé ?Avant de pénétrer dans la cabine, il s'était concerté avec un de ses hommes, justement au service de cette cabine-là.\u2014 Si je n'ai pas reparu dans cinq minutes, viens voir ce que je fais ; il pourrait y avoir quelqu'un à donner en pâture aux poissons.\u2014 Entendu ! Cinq minutes après, le sous-ordre d'Atkins était donc venu voir ce que faisait son patron.Il l\u2019avait trouvé étendu et râlant.Sans attendre davantage, il l\u2019avait chargé sur ses épaules et s'était mis en route avec ce pesant fardeau.Depuis longtemps, à bord du paquebot, véritable ville flottante, les bandits avaient un repaire, dans un endroit où l'un d\u2019eux était surveillant.C\u2019est là que le chef blessé avait été transporté par son auxiliaire.Mais une difficulté surgissait.Quels soins donner à sa plaie ?Etait-ce grave ?Fallait-il le jeter par-dessus bord ou essayer de le tirer de là ?Froidement, ils organisèrent un nouveau rapt pour résoudre le problème, après s\u2019être renseignés s\u2019il n\u2019y avait pas à bord un chirurgien, ou tout au moins quelqu'un capable de donner des soins au blessé.A bord, il y avait trois médecins inscrits comme tels sur le registre des passagers.Les bandits firent irruption, la nuit, chez l'un d'eux, le bâillonnèrent, lui bandèrent les yeux, et le descendirent près d'Atkins.Quand il vit ce qu'on exigeait de lui, le médecin fut à moitié rassuré.Mais il dut se prêter à ce qu'on lui demandait.-\u2014 Ce ne sera rien, dit-il ; c\u2019est un étourdissement dû à une forte commotion ; mais, d'ici quelques jours, il n'y paraîtra plus.Il fit un pansement sommaire et fut reconduit comme il était venu.\u2014 Et surtout, pas un mot ! lui souffla l'un des bandits .Autrement, il pourrait vous en cuire, ici ou à terre.C'est un conseil dans votre intérêt.\u2014 Je me tairai, promit l'autre, terrorisé.D'ailleurs, qu'aurait-il pu raconter ?On lui avait fait monter, yeux bandés, des escaliers, tourner à droite, puis à gauche, puis descendre .il lui avait semblé pendant très longtemps .jusqu'au fond du navire.X JACK voulait immédiatement partir à la capture de la bande, surtout quand il connut la présence de Mary au milieu de la bande.Whitley l\u2019en dissuada : \u2014 Qu\u2019arrivera-t-il ?Les gredins d\u2019Atkins sont actuellement au travail, nous n\u2019en aurons qu\u2019un .et qui sait si les autres que nous ne connaissons pas ne chercheront pas à le délivrer ?Il faut attendre à demain.Patientez.Vous savez Mary vivante, c\u2019est le principal.\u2014 Vous avez raison.\u2014 Aujourd\u2019hui, nous prendrons seulement nos dispositions pour aboutir.Le lendemain soir, une troupe d\u2019hommes en file indienne descendit l'escalier pour donner un coup de filet d\u2019assainissement.Whitley marchait en tête, suivi de Jack Bulferton.Leur plan préparé d'avance, ils prirent en arrivant les dispositions de combat.Jack devait entrer le premier dans le réduit.\u2014 C'est là, dit Whitley.\u2014 Allons ! en avant ! Brusquement, le peintre poussa la porte et, revolver au poing, ordonna : \u2014 Haut les mains ! La surprise fut telle parmi les.bandits qu'ils se trouvèrent à cinq désarmés devant un homme.Mais Atkins en avait vu bien d'autres ! .\u2014 Tiens ! voilà le peintre détective amateur !.Ça, c'est une vocation ! Vous êtes un fin limier, toutes mes félicitations, cher monsieur ! Dédaigneux, énergique, Jack prononça : \u2014 Pas un geste, ou je te brûle ! Où est la jeune fille que vous séquestrez ?\u2014 Il n\u2019y a pas de jeune fille ici, nous ne séquestrons personne.Au reste, vérifiez.Whitley avait-il été l\u2019objet d\u2019une hallucination ?Pas de trace de Mary, en effet.Jack se détourna pour regarder autour de lui.Il n\u2019en fallut pas davantage pour qu\u2019un des hommes lui sautât sur le bras et fît tomber le revolver.\u2014 Ah ! ce novice ! gouailla Atkins.Quelle folie ! venir m\u2019affronter, moi ! Ça va te coûter cher ! Jack souriait.\u2022\u2014 Tu ne vas pas rire longtemps ! menaça le bandit.La porte s\u2019ouvrit.A son tour, Whitley fit son apparition.\u2014 Toi non plus, canaille ! De stupéfaction, les bras d'Atkins retombèrent.Quoi, il y avait deux peintres, à présent ?Jack s\u2019était relevé en ramassant son arme.\u2014 Lui est Bulferton, dit le détective, le vrai, le seul.Quant à moi,» devinez ?\u2014 Whitley ! s\u2019écria le bandit.\u2022\u2014 Lui-même, pour te servir, fripouille ! \u2022\u2014Voilà une chose dont je me passerai volontiers ! goguenarda encore Atkins.Péremptoire, le policier déclara : .\u2014 En attendant, mes agneaux, vous voilà cueillis.Vous allez me faire le plaisir de passer un à un cette porte, derrière laquelle quelques camarades dévoués vous attendent.Soudain, l\u2019ampoule électrique vola en éclats.Jack sentit qu\u2019on le mordait au poignet.Une bagarre suivit .les hommes s\u2019injuriant et cognant à tour de bras.Dans l\u2019obscurité, nos deux amis n'osaient tirer de peur de se blesser réciproquement.Mais Whitley put atteindre son sifflet dont un roulement strident appela à l'aide.Les hommes qui, à la porte, n'attendaient que ce signal, se précipitèrent, s'éclairant avec des lampes de poche.Ce fut vite fait.Garrottés, ligotés en un tournemain, ils chargèrent comme des colis sur leurs épaules leurs ennemis réduits enfin à l\u2019impuissance.Quand, les mains ensanglantées, les vêtements en lambeaux, ils firent leur apparition sur le pont des premières classes, inutile de décrire quelle sensation ils produisirent.En deux mots, après avoir montré sa plaque au commandant, Whitley, s\u2019adressant à Atkins : \u2014 Maintenant, tu es pris et bien pris.Allons ! un bon mouvement et dis-nous ce qu\u2019est devenue la jeune fille que tu as séquestrée et que j\u2019ai, moi, entendu parler hier dans votre repaire, à fond de cale.Le bandit serra les dents ; puis, tout à coup, il déclara : \u2014 Je n'aurais jamais pensé que cela vous ferait tant de peine ; mais la pauvre fille s\u2019est échappée.Qu\u2019est-elle devenue ?Nul de nous ne le sait.\u2014 Tu mens! proféra le détective.«\u2014 Après tout, c\u2019est votre métier de chercher.Qu\u2019attendez-vous pour le faire ?\u2014 En effet, j'avais bien tort de compter sur un bon mouvement de ta part ! Mais qu\u2019importe ; j\u2019avais il SOYEZ DANS LE TON 77 MAIS PRENEZ DU LAIT DE MAGNÉSIE PHILLIPS ce dovi f Demain matin promet-il d\u2019être un andante ou en allegro?Il n\u2019en tient qu\u2019à vous! Vous pouvez sauter du lit pleine d\u2019entrain et d\u2019énergie.C\u2019est facile, si vous savez enrayer les aigreurs d\u2019estomac qui se produisent, la nuit, à la suite de quelque indiscrétion de régime.L\u2019hyper-chlorhydrie baisse pavillon devant le double effet du lait de magnésie Phillips.Outre qu\u2019elle neutralise l\u2019acidité excessive et calme les dérangements d\u2019estomac, cette préparation est un laxatif bénin, mais très efficace.On l\u2019a appelée le minoratif et antiacide idéal.Donc, la prochaine fois que vous aurez commis quelque petit péché de gourmandise, essayez le lait de magnésie Phillips avant de vous mettre au lit .et vous vous réveillerez gaie comme un pinson.Observez bien le mode d\u2019emploi que vous verrez sur le flacon ou conformez-vous à l\u2019ordonnance de votre médecin.Présentation: liquide ou comprimés.DOUBLE EFFET! 1 ALCALIN EFFICACE.Prompt soulagement des gas ou malaises d\u2019estomac causés par l\u2019acidité excessive.Clussé parmi les meilleurs neutralisants connus dans les cas d\u2019hyperchlorhydrie.Agit presque immédiatement.PHILLIPS1; 1.1LK or££'és ¦ % 2 Le Samedi ?r \u2018 \u2018¦¦ft ;, tl \u2014 Votre pouls bot très lentement.\u2014 Cela n'a pas d'importance, docteur, Il n'y a rien qui presse.RIONS * c\u2019est l\u2019heure.\u2014 Vous n'avez pas l\u2019air de bonne humeur, madame Chose ; y a-t-il quelque chose qui ne va pas ?\u2014 Je vous crois, ça fait deux heures que j\u2019attends mon mari et je ne le vois pas encore venir.\u2014 Ce n\u2019est rien, ça ! moi, j\u2019en ai attendu un, de mari, pendant plus de vingt ans et il n'en est jamais venu ; alors, à la fin du compte, j'en ai pris mon parti.\u2022 \u2014 Papa, pourquoi la langue dans laquelle on a été élevé est-elle appelée la langue maternelle.\u2014 C'est bien simple, mon garçon ; c'est parce que c\u2019est la maman qui parle toujours, le papa, lui n'a que bien rarement l\u2019occasion de placer un mot.\u2022 \u2014 Oui, ma chère, imaginez-vous que cette nuit j\u2019ai entendu du bruit dans la maison, mais je ne suis pas peureuse, vous le savez.Je me suis levée et je suis allée voir partout.Une fois revenue dans la chambre à coucher, j'aperçois les pieds d\u2019un homme qui dépassaient sous le lit.\u2014 Dites-moi pas que le voleur avait été se cacher là ! \u2014 Mais non ; c\u2019était mon mari qui avait entendu le bruit, lui aussi.Elle \u2014 Tu ne vas tout de même pas prétendre que tu as aussi bon goût que moi ! Lui \u2014 Certainement non ; c\u2019est certainement toi qui as le meilleur goût de nous deux, tu Tas bien prouvé quand nous nous sommes mariés.Deux amis se retrouvent après ne s'être pas vus depuis longtemps.\u2014 Quelquefois je me souviens de la grande Joséphine ; en voilà une fille avec un sale caractère ! elle me disait toujours des choses désagréables et a fini par me refuser quand je l\u2019ai demandée en mariage.\u2014 Mon pauvre vieux, elle m\u2019a traité encore plus rudement que toi.\u2014 Pas possible ! \u2014 C\u2019est pourtant vrai ; elle m\u2019a épousé.\u2022 \u2014 Il paraît que ta femme ne te donne jamais la chance de placer un mot et quelle fait toujours la conversation à elle toute seule ?\u2014 C'est bien vrai ; je crois que si je devenais subitement sourd et muet, elle serait au moins un mois à s\u2019en apercevoir.\u2014 Dis-moi vite comment que ça s'ouvre, car je ne m'en souviens plus .\u2014 La pauvre Cunégonde a été bien désappointée après son mariage avec le vieux Sacdor.\u2014 Parce qu'il n\u2019était pas aussi riche qu\u2019elle le pensait ?\u2014 Non, parce qu\u2019elle a appris qu\u2019il avait vingt ans plus jeune qu\u2019elle ne croyait.e \u2014 Vous avez l'air radieux aujourd\u2019hui, chère amie ; vous est-il arrivé quelque chose d\u2019heureux ?\u2014 Vous avez deviné ! \u2014 Peut-on savoir quoi ?\u2014 Je puis bien vous le dire, à vous : mon mari a fait une banqueroute complète dans son commerce ; alors nous partons en voyage de plaisir pour au moins six mois.\u2014 Est-ce qu'une patte de lapin porte vraiment chance ?\u2014 D'après mon expérience je peux dire oui ; j'en avais placé une dans la poche de mon pantalon avec mon argent ; quand ma femme a fouillé dedans elle a retiré sa main tout de suite.\u2014 C'est la patte de lapin qui lui a fait cet effet-là ?\u2014 Oui, elle a cru que c'était une souris.\u2022 \u2014 Quand mon père fait un cadeau, il donne toujours quelque chose de très coûteux.\u2014 Tu as raison de dire ça, ma femme, j'ai constaté la chose depuis qu\u2019il t a donnée à moi en mariage.\u2014 Cela, c'est un plesiosaurus.\u2014 Fallait-il que l'homme primitif soit savant pour lui donner un nom comme cela ! \u2014 Ma petite femme chérie, maintenant que nous sommes mariés, veux-tu être le président ou le vice-président de notre association ?\u2014 Ni l\u2019un ni l\u2019autre ; ces hauts grades-là sont pour toi, moi je ne demande qu\u2019à être le trésorier.\u2022 \u2014 J\u2019ai eu une chicane avec mon mari, maman, et il m'a dit que je pouvais bien aller au diable.\u2014 Oh, ma fille ! et qu'as-tu répondu ?\u2014 Rien, et je suis venue te retrouver.\u2022 \u2014 Oui, mon cher, ce fut une terrible aventure.Imagine-toi qu'à deux heures de l\u2019après-midi, nous décidons, ma femme et moi, de faire une promenade à la voile en mer.A deux heures et quart nous montons dans le bateau et nous allons assez loin, mais un coup de vent nous a fait chavirer.Nous allions nous noyer quand un gros poisson nous a pris sur son dos et ramenés au rivage.\u2014 C'est incroyable, cette histoire-là ! \u2014 Tu ne crois pas qu\u2019un poisson serait capable de cela ?\u2014 Ce n\u2019est pas ce que je veux dire mais, selon toi, vous êtes monté dans le bateau à deux heures et quart, et tu ne me feras jamais croire qu'il a suffi d'un quart d\u2019heure à ta femme pour être prête.Lui \u2014 Tu me fais toujours des reproches au sujet de mon apparence, mais toi-même, tu n'étais pas un poulet du printemps quand je t\u2019ai épousée ! Elle \u2014 Tu as raison, jetais simplement une belle petite dinde.\u2022 Le mari \u2014 Il me vient une idée si nous sortions ce soir pour prendre un peu de plaisir ?La femme \u2014 O1.K., mais si tu rentres avant moi, je te demande de laisser la lumière allumée dans le passage. 13 MARS 1943 35 iviliuiunl^usiï y iras su B&Ssi&BmlB mm c|(PPjjS(p(§ÉB »5l5!£-' Mourir de rire est une expression assez répandue mais à laquelle on n\u2019attache aucun sens réel.Il y eut pourtant un supplice chinois qui réalisait cela.Le condamné était chatouillé sous la plante des pieds jusqu à ce qu il finît par mourir dans un accès de rire nerveux.\u2022 La ville de Moscou avait commencé, un peu avant la guerre, à paver ses rues avec du caoutchouc, et 1 opération avait été reconnue comme très satisfaisante ; toute la ville devait donc recevoir le même traitement lorsque la guerre en décida autrement par ses besoins de caoutchouc.Si nous avions fait la même opération au Canada, pour toutes les grandes villes, nous aurions eu ainsi une copieuse réserve du précieux caoutchouc qui aurait été d\u2019une aide précieuse.\u2022 L\u2019abeille ordinaire bat des ailes quatre cent quarante fois en une seule seconde quand elle est en plein vol.\u2022 Les cirrus sont des nuages ordinairement très élevés, ils sont à une hauteur d\u2019au moins trente mille pieds dans l\u2019atmosphère, et ce sont eux qui forment parfois les ciels dit « pommelés ».Us donnent fréquemment naissance à la grêle.\u2022 Le puits artésien de la Chapelle, en France, a près de deux mille quatre cents pieds de profondeur.Certains icebergs flottants s élèvent jusqu\u2019à cinq cents pieds au-dessus de la surface de la mer ; en dessous de la surface ils se prolongent jusqu à quatre mille cinq cents pieds de profondeur, puisque la glace n'émerge que d'un dixième de son volume au-dessus de l\u2019eau.\u2022 Les plus remarquables vallées des Etats-Unis sont celles du Colorado dont les parois, presque verticales, s\u2019élèvent de trois mille à six mille pieds au-dessus du niveau de la mer.\u2022 Un tailleur hongrois, qui avait certainement de la patience, a compté qu'il fallait faire cent quarante mille points de couture pour confectionner un habit d\u2019homme.\u2022 En Europe, des éleveurs de chiens faisaient manger une pomme le soir à chacun de leurs élèves ; ils affirmaient que cela les maintenait en excellente santé, et que les chiens s\u2019habituaient très bien à ce régime.Il est fort probable, qu\u2019actuellement, ceux qui ont des pommes, en Europie, ne les donnent plus aux chiens.\u2022 On a capté la lumière envoyée par la lune dans des appareils munis de cellules photo-électriques, et l\u2019on a réussi à transformer cette lumière au point de lui faire produire un son musical.Ce n\u2019est évidemment qu un amusement scientifique, mais il y a tout de même là de quoi inspirer sertains poètes.\u2022 On dit que le paranluie fut inventé en France, il y a environ trois siècles, par un enfant qui imagina de se protéger de la pluie avec une toile attachée sur un cerceau.Notes Encyclopédiques Un pauvre fermier d\u2019un petit village près de Prague avait, dans son jardin, une vieille statue qui se brisa au cours d une tempête.À son grand éton-nement, et à sa satisfaction non moins grande, le fermier trouva, à 1 intérieur de cette statue, une grande quantité de bijoux et de monnaie d\u2019or qui y avaient été cachés, suppose-t-on, pendant la guerre de Trente ans.Un fermier, de 1 Afrique du Sud, qui avait copieusement arrosé ses arbres fruitiers avec de l\u2019huile de lin en obtint une récolte plus abondante et meil-leure.Il y a là peut-être un nouveau champ d expérience à faire.Le machinisme n'est pas toujours l\u2019ami de l\u2019homme et encore moins son esclave : dans la municipalité de DeAar, Afrique du Sud, la construction d'un grand moulin moderne et supérieurement équipé, a mis immédiatement en chômage trois cents autres moulins à vent qui faisaient vivre auparavant de nombreuses familles.La plus basse surface naturelle et visible de la terre est celle de la Mer Morte qui est à près de treize cents pieds au-dessous du niveau de la mer \u2022 Dans certaines régions de l\u2019Amérique du Sud on trouve la « noix-bougie » appelée « sapikaia » par les indigènes.Cette noix peut s\u2019allumer comme une véritable *4x>ugie et donner, pendant plusieurs heures, une flamme blanche et brillante.Ily a peu d\u2019années, vivait encore à Veliki Ribar, en Turquie, un vieillard qui accorda une entrevue à un journaliste de passage ; il avait alors cent trente-deux ans, n avait jamais été malade et ne portait pas de lunettes ; il travaillait régulièrement dans les champs et n\u2019avait jamais quitté son village.Son plus jeune fils avait quatrc-vingt-sept ans.Le nombre de ses enfants et petits-enfants, y compris les enfants de ces derniers, s'élevait à trois cent douze En Alaska, il y a quelques cinémas qui admettent les Esquimaux en leur laissant la faculté de payer leur entrée en nature, c\u2019est-à-dire avec un saumon ou bien quelque poisson fumé.Il y a encore des chiens sauvages en Australie ; tis sont désignés sous le nom de « dingos » par les naturalistes Voici Hat méthode de transporter les bagagos q.l est toujours en pratique dans quelque, *,/, ,f ?\" ci d habitude pour ne pas laleser tomber ce qq'on frms porte ainsi, mais II parait qu'on s*y habitue facilement et qu on peut porter ainsi de très l.urdes charge, L« JL'ï?\" C'#,t q0'0n » lM \"
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