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Titre :
Le samedi
Éditeur :
  • Montréal :Société de publication du "Samedi",1889-1963
Contenu spécifique :
samedi 4 mars 1944
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
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  • Nouveau samedi
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Le samedi, 1944-03, Collections de BAnQ.

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[" 55e année, No Montréal, 4 mars 1944 DES EMPLOYES HEUREUX :: ismte de ia page leurs dossiers, quelles sont les aptitudes de telle ou telle personne et par conséquent quelle situation lui convient.Dès qu\u2019il a rempli ces formalités, le nouvel employé est présenté au gérant de la brasserie dont il dépendra par la suite.Puis il passe son examen médical, car la compagnie, en toute justice, tant pour le nouveau venu que pour ses prochains compagnons, estime qu\u2019elle ne doit prendre à son service qu\u2019une personne physiquement apte à accomplir la besogne qui lui est assignée.L\u2019examen médical terminé et jugé satisfaisant, le nouvel employé procède à la visite de la brasserie.Il se rend compte ainsi des diverses phases de la fabrication de la bière et il est ainsi en mesure de mieux comprendre comment son travail s\u2019insère dans l\u2019ensemble de l\u2019organisation.Pendant cette visite, il est bon de remarquer qu\u2019il est déjà au service de la compagnie.Après trois mois de probation, il sera considéré comme un employé régulier de l\u2019entreprise.Ce point est très important, car s\u2019il se produit un ralentissement de la production et partant une réduction du personnel, avant de remercier un employé, la compagnie prendra en considération la manière dont l\u2019employé s\u2019est acquitté de ses devoirs, ses années de service et ses obligations de famille.Ce qui m\u2019a davantage frappé en parcourant les divers départements, c\u2019est la parfaite propreté qui règne partout.Chaque employé dispose d\u2019une case à lui, où il est chez lui et où il peut mettre en sûreté ses vêtements.De plus, deux périodes de détente par jour sont prévues : quinze minutes le matin et quinze minutes l\u2019après-midi.Pendant ce repos, les employés peuvent se rendre à leur bar particulier.Des salles à manger accueillantes sont à la disposition des employés ; pour une trentaine de cents, ils peuvent se procurer sur place un bon repas substantiel.Sans sortir de l\u2019établissement, ils mangent un repas chaud, qui leur permet d\u2019entreprendre avec plus d\u2019élan la seconde partie de la journée de travail.On s\u2019imagine souvent que ces grandes agglomérations de travailleurs vivent dans un tapage infernal qui débilite les nerfs.En visitant la brasserie, j\u2019ai été au contraire étonné de constater que le travail s\u2019accomplit dans le calme.Pas de criailleries inutiles, pas de vulgarité.Chacun connaît ce qu\u2019il a à faire et exécute sa partie soigneusement.Vous passez d\u2019un département à l\u2019autre et vous ne tardez pas à vous rendre compte qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un mécanisme minutieusement étudié afin de prévenir tout accident et que tout fonctionne sans effort.La semaine de travail est de quarante-huit heures.Pour tout travail supplémentaire, en dehors des heures régulières, les dimanches ou les jours de fête, l\u2019employé est payé temps et demi.Chacun a droit à des vacances payées.Un médecin et une infirmière sont sur les lieux continuellement, en cas d\u2019accident, pour apporter les soins requis ; la salle du dispensaire est aussi moderne et aussi bien équipée qu\u2019une salle analogue dans un hôpital.Dans le cas de congédiement, l\u2019employé peut toujours appeler de cette décision au directeur des relations industrielles dont c\u2019est l\u2019une des fonctions d\u2019étudier les dossiers des em- ployés et corriger toute injustice qui a pu être commise à leur égard.On ne sera donc pas surpris d\u2019apprendre, dans ces conditions, que les grèves soient inconnues aux National Breweries Limited.Ici, même si tout n\u2019est pas parfait \u2014 toute organisation humaine a ses défauts et comporte ses lacunes \u2014 le travailleur sait que les autorités ont en vue son bien-être et visent à ce qu\u2019il soit satisfait des conditions qui lui sont faites.C\u2019est à cette fin qu\u2019on a établi l\u2019an dernier un système de représentation des employés qui paraît donner les résultats les plus avantageux.Le but de ces comités tout à fait démocratiques est de \u201cs\u2019assurer que le point de vue des employés est soumis à la direction de la compagnie et soigneusement étudié avant la mise en vigueur de tout changement important concernant les employés\u201d et aussi \u201cde créer plus d\u2019occasions d\u2019échanger des vues sur la politique et les opérations de la Compagnie.\u201d C\u2019est une façon très heureuse d\u2019intéresser le personnel au progrès de l\u2019industrie et de lui permettre d\u2019envisager les différents problèmes dans une perspective d\u2019ensemble beaucoup plus juste.Je n\u2019entrerai pas dans les détails de ces divers comités qui expriment véritablement le sentiment des employés.Leurs membres sont élus au suffrage secret pour une année.Ils forment le lien entre la direction et la main d\u2019œuvre.Ils évitent ainsi des frictions inutiles en permettant à chacun de se mieux comprendre.C\u2019est une solution opportune d\u2019un problème ouvrier qui se pose avec tant d\u2019acuité dans de nombreuses entreprises.Ma visite s\u2019achève.J\u2019entends des employés, la journée terminée, s\u2019entretenir de quilles.En effet, pour créer plus de fraternité au sein de la brasserie, il existe des clubs de quilles comme de différents autres sports.Une soirée dansante annuelle les réunit avec leurs épouses ou leurs maris, selon le cas.Une revue mensuelle bilingue les renseigne sur les faits et gestes les uns des autres et s\u2019affirme un véhicule commode pour entretenir une vie intense parmi ces hommes et ces femmes qui travaillent à la même entreprise, Je conserve de cette après - midi passée aux National Breweries Limited la certitude qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une compagnie qui n\u2019a pas craint de dépenser des efforts pour exercer une influence salutaire sur son personnel.S\u2019il est vrai que l\u2019homme doit gagner son pain à la sueur de son front, il ne s\u2019ensuit pas pour autant qu\u2019il doive travailler dans des conditions détestables, nuisibles à sa santé physique et à son équilibre moral.Tous les gens que j\u2019ai vus là-bas paraissaient heureux de travailler dans cette atmosphère ; je n\u2019ai pas rencontré de ces airs mécontents, de cette sourde haine que l\u2019on voit si souvent parmi des groupes d\u2019hommes au travail.J\u2019ai constaté plutôt la joie de gagner sa vie dans des conditions humaines, dans l\u2019assurance d\u2019être traité comme des hommes et non comme des bêtes de somme.La dignité du travailleur est la première exigence et la plus légitime de tout employé.C\u2019est pour avoir trop tardé à le comprendre que nous assistons à un bouleversement social dont patrons et ouvriers souffrent également.Roger Duhamel.Achetez régulièrement des timbres et des certificats d'épargne de guerre.Aidez Croix Rouge SALADA LA REVUE '1 ROAU.AMOK* Ceux qui lisent LE SAMEDI\u2014LA REVUE POPULAIRE LE FILM S'assurent une lecture abondante, régulière et variée.S'abonner au SAMEDI, LA REVUE POPULAIRE et LE FILM, c'est, pour la somme modique de $5.00.remplacer, dans une large mesure, les sorties coûteuses, les distractions onéreuses, qu'on doit éviter en temps de guerre.Bref, s'abonner à nos trois magazines, c'est s'informer intelligemment tout en se distrayant.COUPON D'ABONNEMENT AUX TROIS MAGAZINES Ci-inclus veuillez trouver la somme de $5.00 (Canada seulement) pour un an d\u2019abonnement aux TROIS magazines : LE SAMEDI, LA REVUE POPULAIRE et LE FILM.IMPORTANT \u2014 Veuillez indiquer d'une croix (\t) s'il s'agit d'un renouvellement.Adresse Localité Province POIRIER.BESSETTE & CIE.Limitée, 975, rue de Bullion, Montréal, Canada CONTIENT LA VITAMINE MINÉRAUX ESSENTIELLES Nourriture du Dr Chase POUR LES NERFS 22 LE SAMEDI ü\u2019indUSTE chutiiïiem [Suite de la page 20] \u2014 On ne le fait pas encore ouvertement.Mes ennemis n\u2019en sont pas encore à m'accuser publiquement.Je prévois, cependant, que ce détective amènera assez de matériaux pour que toutes les apparences soient contre moi.Alors de faux témoins, comme le vieux jardinier Horn, par exemple, se présenteront et .\u2014 Non, non ! C\u2019est impossible ! dit le baron en niant énergiquement.Vous sortirez brillamment justifiée d'un procès, si les choses en arrivaient là ! \u2014 Ce n\u2019est pas cela que je crains Mon seui désir, c\u2019est d'avoir du repos au sujet de ces malignes accusations ! \u2014 Je ferai venir le détective pour qu\u2019il s\u2019explique, chère Olga ! répond d'un ton décidé le baron.\u2014 Il faut qu'il change de conduite envers vous, sinon je le traite comme un ennemi déclaré, ainsi que le gentilhomme von der Marwitz ! \u2014 Cela ne servira pas à grand -chose, mon ami.Je nourris une autre idée relativement au détective ! \u2014 Eh bien, laquelle ?\u2014 Ces gens ne sont généralemnt pas dans une position financière bien avantageuse, dit Olga avec prudence, si nous parvenions à convaincre le détective qu'il seit une mauvaise cause et si nous lui offrions en même temps une récompense, croyez-vous qu\u2019il accepte ?\u2014 Mais certainement ! acquiesce le baron vivement.Pourquoi pas ?Dès que je serai guéri, je solutionnerai la question avec cet homme ! \u2014 Nous y gagnerions beaucoup et, pour ainsi dire, nous damerions le pion au gentilhomme ! achève Olga en riant gaîment.Et si celui-ci est écarté du chemin, nous aurons gagné du terrain ! Olga contemple l\u2019avenir d'un œil tranquille.Quand, tard dans la nuit, elle quitte le barc.n, elle triomphe, en pensant : \u2014 Maintenant, mon cher monsieur von der Marwitz, ton arrêt est signé.Ce qu'Alfred, par son étourderie, a gâté, ce fou amoureux l\u2019arrangera Ta perte est résolue ! XCII \u2014 Poursuivi par le malheur Longtemps après la chute de son cheval, le comte Henri resta sans connaissance.Quand il revint à lui, il faisait grand jour.Il se redresse avec peine et regarde autour de lui.II se trouve au fond d'un profond puits de sable.Prudemment il tâtonne tout son corps.Dieu merci ! ses membres ne sont pas fracturés.Sauf une blessure à la tête, la chute ne lui a pas fait de mal.Il est cependant à moitié engourdi par le froid nocturne, quoique le \"temps se soit considérablement adouci.En vain, le comte Henri cherche son cheval.Le cheval a continué sa course comme l'indique les traces des sabots Il s\u2019enveloppe soidement de son -manteau troué et chancelle d\u2019un pas incertain vers le bord du puis.Tout à coup le vertige le prend, -il faut qu\u2019il s'appuie contre un arbre pour ne pas tomber.Mais à force \u2022d'énergie, il se tient debout et continue son chemin Où se dirigera-t-il ?Nulle part il ne peut découvrir un chemin ou un sentier.Sans réfléchir davantage, il suivit les traces des sabots de son cheval.Quoiqu'il n\u2019espère plus retrouver l\u2019animal dans la forêt, il s\u2019attend tout de même à ce que cette trace le mène vers un lieu quelconque.Le cheval, sans doute guidé par son instinct, aurait recherché la demeure la plus proche.Il se promène pendant des heures, tantôt à gauche, tantôt à droite, par monts et par vaux.Il faut qu'il se repose souvent, la faim se fait sentir et il n\u2019a rien pour y satisfaire.Ici, point de neige, le vent a balayé la terre.La trace de son cheval a, par conséquent, disparu.Le comte Henri sent qu'il ne peut plus avancer.Il s\u2019assied contre le tronc d\u2019un chêne et soutient de sa main sa tête endolorie.Il faut qu\u2019il cherche un abri, car il ne peut pas passer une seconde nuit à la belle étoile.Il continue donc sa promenade fatigante et débouche après quelque temps sur un chemin, où il aperçoit des ornières de voiture.Cela lui rend l'espoir et ranime ses forces, qui diminuent.Ce chemin doit conduire vers un village.Il fait complètement nuit.Une pluie glaciale, mêlée de neige, fouette la figure du promeneur solitaire.11 tâche de redoubler la vitesse de son allure.Au-dessus de sa tête bruissent les branches des pins ; leurs troncs sveltes se courbent et craquent sous la violence de la tempête.Tout à coup une lumière apparaît dans le lointain.Elle semble cependant très éloignée, car sa clarté ne lui que faiblement à travers le feuillage.Cette vue ranime miraculeusement la force du fugitif épuisé.Une ferme ne tarde pas à surgir devant lui.Elle est solitaire, au milieu de la forêt.Cette maison, pour autant qu\u2019il peut en juger dans les ténèbres, cette masure n\u2019a pas une apparence bien engageante.Elle a l\u2019air caduque et délabrée.Sur une table en chêne fendillée se trouve une lampe, qui éclaire cette pièce très basse, dont les murs et le plafond sont noirs de fumée.A la table est assis un homme, grand de taille et avec une longue barbe noire, habillé en paysan.Le tablier qu'il porte sur sa grossière vareuse de chasse indique qu il est l'hôte.Pendant quelque temps, le comte Henri examine cet homme, dont toute l\u2019apparence lui rappelle les rudes camarades de Barbe-Rouge.En effet, l\u2019homme a plutôt l'air d\u2019un voleur de grand chemin, que d\u2019un aubergiste pais\u2019ble et aimable.Tout à coup, au fond de la pièce demi-obscure, s'ouvre une porte et un grand jeune homme bien bâti entre dans la chambre.Il porte les mêmes vêtements que l\u2019hôte et, au premier abord, on remarque que ce sont le père et le fils.Le comte Henri se ravise, un instant.Cette maison et ses habitants excitent au plus haut degré sa méfiance.Il frappe à la fenêtre.L\u2019hôte à la table bondit et son fils saisit le fusil, accroché à côté de la cheminée.L'hôte approche à pas lourds de la fenêtre.\u2014 Faites-moi entrer et procurez-moi un lit ! dit en suppliant le comte Henri.\u2014 Etes-vous seul ?demande-t-il d'un ton méfiant et avec une forte voix de basse.-\u2014 Oui, je me suis égaré dans la forêt ! \u2014 D\u2019où venez-vous et où allez-vous ?interroge l'aubergiste.\u2014 Là-dessus je vous répondrai dès que vous m'aurez fait entrer ! répond patiemment le comte.Depuis quand un aubergiste interroge-t-il ses hôtes avec tant de méfiance ?\u2014 C'est nécessaire ici ! répond d\u2019un ton bourru l'aubergiste.Nous n'accueillons pas les vagabonds.Il y a assez de canaille dans ces environs.\u2014 Je ne suis pas un vgabond ! Il y a des raisons plausibles pour que je vienne à pied si tard.Je suis tombé avec mon cheval et celui-ci a pris le mors aux dents ! \u2014 Tiens .tiens ! Votre cheval s\u2019est donc enfui ! dit l\u2019hôte, tandis qu'un ricanement haineux contracte sa figure.\u2014 Eh bien, peut-être pourrai-je vous le rendre, monsieur ! Entrez ! Il fait signe à son fils et celui-ci quitte la chambre.Le comte Henri entre dans le corridor et dans le îéfectoire, où l'hôte vient à sa rencontre et le toise avec un regard investigateur.\u2014 Mon cheval, dites-vous, vous pourrez me le rendre ?dit le comte Henri en s\u2019adressant à lui.L'avez-vous atteint ?\u2022\u2014 C'est bien possible que ce soit votre cheval que nous avons recueilli ce matin dans la forêt ! répond I hôte en haussant les épaules.Décrivez votre cheval, et nous verrons.\u2014 Eh bien, Auguste, qu\u2019en penses-tu ?demande-t-il.\u2014 Je n\u2019en sais rien ! répond celui-ci, en faisant un signe des yeux à son père.\u2014 Monsieur peut voir le cheval demain, n'est-ce pas ?\u2014 Bien, répond le comte Henri d'un ton calme.Je ne doute même pas que c\u2019est mon cheval, car j\u2019ai suivi sa trace jusqu\u2019à cette maison.L'hôte remarque qu\u2019il a affaire à un monsieur de qualité.Il prend un ton plus poli.\u2014 Si c'est votre cheval, monsieur, on vous le restituera ! répond-il plus complaisamment.\u2014 Nous sommes d'honnêtes gens Allez vous asseoir, monsieur.Nous ne sommes pas richement installés, mais si vous désirez manger ou boire ! \u2014 Certes ! Je me contenterai de ce que vous avez ! interrompt le comte.Avez-vous du café, du thé ou du punch chaud.\u2014 C'est ce que vous pourrez avoir ! \u2014 Auguste prépare un bon grog.\u2014 Monsieur a froid.\u2014 Oui, en effet, dit avec assentiment le comte Henri, en se défaisant de son manteau.En remarquant que l\u2019hôte observe attentivement ce vêjtement déchiré, il explique que son cheval a pris le mors aux dents et l\u2019a entraîné par les ronces et la fange.\u2014 Hum ! Vous avez un grand trou dans la tête ! observe l'hôte.Je vous donnerai ce qu'il faut pour faire un pansement.Votre cheval paraît indomptable, monsieur ! Après quelque temps, Auguste, le fils de l'hôte, apporte le qrog fumant Il a aussi apporté du pain noir, de la saucisse et du lard, et le fugitif affamé apprécie fort ce repas, qui, dans les circonstances actuelles, lui paraît délicieux.Le père et le fils ne le quittent pas des yeux et se regardent avec des œillades significatives.L\u2019hôte est assis à la table vis-à-vis du comte, tandis que le fils a tourné le dos à l'âtre.Pendant que comte Henri mange et boit, aucun d\u2019eux ne parle.Il aperçoit fort bien qu\u2019on l'épie et il ne se sent pas à l\u2019aise.La politesse de l\u2019aubergiste le répugne ; celui-ci tâche de savoir son nom et son rang et veut savoir d\u2019où il vient et quel est le but de son voyage.Le comte répond à ses questions avec la plus grande circonspection Il se dit voyageur de commerce et se fait connaître sous un faux nom.Avec terreur, il songe qu'il est dépourvu de tous moyens et il ne sait comment payer sa note.Involontairement il tâtonne ses poches.Il y sent un linge, où est enveloppé quelque chose de lourd.Il sort ce linge de sa poche, et le contenu en tombe \u2014 une bourse bien remplie \u2014 avec un bruit sonore sur la terre.Quand il se redresse pour mettre la bourse dans sa poche, il voit les yeux de l\u2019hôte fixés sur lui et sa figu- Au Soin des Vieillards Indigents, les personnes âgées des deux sexes, sans ressources et sans famille, trouvent un abri et tous les soins qui leur sont nécessaires.Cette œuvre, subventionnée par la Fédération des Oeuvres de Charité, a hébergé 183 vieillards l'an dernier.\tPHOTO E.STUCKER. 4 MARS 1944 23 re exprime une convoitise qui le fait frémir.Comme deux ''autours, le père et et fils ont suivit du regard la bourse.Ils échangent un regard significatif.Jusqu'à présent il n'avait aucune idée d\u2019avoir la bourse, qui contient une grosse somme.Personne autre que la propriétaire, sa bienfaitrice ne l'aura mise dans sa poche.\u2014 C'est avec émotion et reconnaissance qu'il pense à cette bonne femme et il prend la décision de lui remettre l'argent plus tard.Il se lève, prétendant être fatigué.L\u2019hôte fait signe à son fils.\u2014 Auguste, monsieur veut se coucher.Tu sais ce qu'il y a à faire ! dit-il d'un ton qui sonne singulièrement dans les oreilles du comte et excite sa méfiance.\u2014 Voulez-vous qu'on vous éveille à une certaine heure monsieur ?demande l\u2019hôte, d'une manière obséquieuse.\u2014 Ce n\u2019est pas nécessaire ! Je ferai un bon somme ! répond le comte Henri.\u2014 Comme il plaît à monsieur ! Vous pouvez domir tranquille ici.rien ne vous dérangera .le plus grand silence règne toujours ici.\u2014 Vous paraissez demeurer seul avec votre fils ! dit le comte Henri.\u2014 Seulement aujourd'hui, monsieur.Notre servante est, depuis hier, en visite chez sa famille.Elle reviendra demain soir.Il n\u2019y a personne dans cette maison.\u2014 Je vous souhaite la bonne nuit ! dit l'hôte en ricanant.Bonne nuit, monsieur ! Le comte Henri répond à ce salut.\u2014 Cette chambre vous plaît-elle, monsieur ?demande-t-il un peu confus, quand il sent le regard du comte rivé sur lui.Malheureusement nous n\u2019en avons pas de meilleure.\u2014 Je m\u2019en contenterai ! répondit calmement le comte.Le garçon lui souhaite la bonne nuit et s\u2019éloigne.Ses pas résonnent sur l\u2019escalier.Le comte Henri est seul \u2014 seul dans une chambre étrangère et dans une maison solitaire, éloignée à plusieurs heures d'un lieu habité.Un sentiment de crainte invincible le saisit.Mais il s'en débarrasse bientôt.Sans doute, l\u2019hôte et son fils sont des gens à éveiller la méfiance.Il ne faudra pas compter sur eux.Mais le comte Henri n'est pas homme à se priver de son repos à cause d\u2019une crainte mal fondée.Il fait la désagréable découverte d\u2019un petit trou, sous la serrure de la porte.Est-ce le résultat du hasard, ou est-ce qu\u2019on l\u2019a fait avec intention ?Le comte Henri cherche un objet quelconque pour boucher le trou.En bas dans le réfectoire, il entend l'hôte parler à voix basse avec son fils.Les deux sont, sans doute, assis devant la cheminée qui, comme un porte-voix, envoie les paroles à l\u2019oreille du guetteur.\u2014 As-tu bien vu, Auguste ! dit la rosse voix de l'hôte.L étranger a eaucoup d'argent sur lui.Rien que des pièces d'or ! \u2014 Oui, une bourse pesante, père ! Il semble riche ! \u2014 Une bonne aubaine pour nous! Nous la lui enlèverons ! \u2014 Hum, oui, mon père Mais cela ne sera pas si facile ! répond le garçon d\u2019un ton réfléchi.Il porte un pistolet sur lui.\u2014 Eh bien ! Comment avons-nous donc fait avec l'autre ?N'aie pas peur, Auguste ! Il dormira et nous ouvrirons sans bruit la porte.Un bon coup de hache et il ne dira plus rien.Alors nous aurons son argent et son cheval par-dessus le marché.\u2014 Le cheval pourrait cependant nous trahir ! croit le garçon.Il y aura des gens qui le connaissent et savent à qui il appartient.\u2014 Garçon insensé ! dit en se moquant l'hôte.Comme si l'on ne pouvait rendre un cheval méconnaissable ! Ce bai a une tache blanche sur la tête et des pattes blanches.Nous les rendrons brunes ou noires.Qui pourra dire à qui ce cheval appartient ?\u2014 Vous avez raison, mon père ! Et plus tard nous l'enterrons dans le fossé.Personne ne le trouvera.\u2014 Certes non i Nous le ferons de manière à ce que personne ne nous soupçonne.\u2014 Quand monterons-nous ?\u2014 Aussitôt après minuit.Avant cette heure, il dort depuis longtemps.Les deux se taisent.Un frisson de terreur parcourt les membres du comte Henri.Tout doucement il s'éloigne de l'âtre.\u2014 Grand Dieu ! Quel danger le menace de nouveau ! Cette maison est une caverne de brigands, l\u2019hôte et son fils sont des assassins, qui tuent les voyageurs inconscients pendant leur sommeil et les pillent ! Comment pourrait-il échapper ?Comment se sauvera-t-il maintenant?Sans doute il faut fuir.Mais comment pourrait-il quitter la maison sans être vu ?S\u2019il descend l\u2019escalier, on l'entendra.Mais peut-être pourra-t-il sortir, par la fenêtre.Il essaye d\u2019ouvrir le volet.Peine inutile, car il remarque que c'est cloué et ne peut s'éloigner sans bruit.Sa situation est terrible.Il est convaincu que les deux assassins ne le laisseront échapper à aucun prix, de crainte d\u2019être trahis par lui.Il y a donc une lutte de vie ou de mort à soutenir contre ces vauriens.Il possède un pistolet mais celui-ci n\u2019a qu'une balle.11 peut donc ne tuer qu\u2019un de ces ennemis ; contre l'autre, il est sans défense.Que faut-il faire ?Tentera-t-il d\u2019échapper par la violence ?Ou serait-ce mieux d\u2019attendre que ses assassins apparaissent ?Malgré la terrible excitation qui le domine, il sent que la fatigue prendra le dessus.Les genoux flageolants, il s'affaisse sur une chaise.Un léger engourdissement le saisit.Il reste assis, le pistolet chargé au poing.Il songfe à un moyen de sauvetage.Sans s en douter, ses sens s\u2019égarent.L\u2019épuisement extrême triomphe de sa volonté.Ses yeux se ferment.Il lutte avec force contre le sommeil.Il veut se relever, marcher pour qu\u2019il reste éveillé, mais ses membres sont lourds comme du plomb.Quelques minutes de repos, pense-t-il, puis je partirai.Mais le sommeil l\u2019accable et de nouveau ses yeux se ferment.Bientôt sa conscience l'abandonne et des songes effrayants s\u2019enchevêtrent dans son cerveau.Un silence de sépulcre règne dans la maison, seul le vent fait entendre son gémissement dans la cheminée.Voilà des pas silencieux qui résonnent sur l\u2019escalier.Une lanterne Ülumine la taille des deux assassins.L'hôte se glisse en avant, son poing serre le manche court d\u2019une lourde hache.Maintenant les deux hommes sont en haut.Ils chuchotent Puis, sur la pointe des pieds ils s'approchent de la porte.A l'intérieur, leur victime Bébé Est Soulagé Des Souffrances du Rhume Pendant Son Sommeil VOICI.un merveilleux remède, qui a fait ses preuves, et qui agit de deux façons à la fois pour soulager l\u2019enfant des souffrances du rhume\u2014même pendant son sommeil.Au coucher, frictionnez-lui simplement la gorge, la poitrine et le dos avec du Vicks VapoRub.Le VapoRub se met immédiatement à l\u2019oeuvre pour apaiser les quintes de toux, soulager les douleurs ou la constriction des muscles, et apporter un sommeil reposant et réparateur.Souvent, au réveil, le pire des souffrances a disparu.Pour le bien de votre enfant, essayez le VapoRub ce soir.Il doit être bon, car la plupart des mamans en font usage, en cas de rhume.QUINTES DE TOUX\u2014Pour soulager les souffrances, faites fondre une cuillerée de VapoRub dans un bol d\u2019eau bouillante.Respirez les vapeurs médicamentées qui se dégagent.Sentez le soulagement dès la première aspiration! «¦ ÎÏSÏN- EN CE genhe VapoRub La beauté physique c'est la joie de 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Thomas et sa femme.Cette dernière est connue comme une de ces rares femmes auxquelles, en cas de maladie, on demande volontiers un conseil.Tout le monde connaît ces deux vieux et leur vie simple est un livre ouvert pour chacun.Depuis quelque temps les choses ont changé.Les gens de la ferme ont remarqué que les deux vieux cachent quelque chose.On fait toute sorte de conjectures sur la nature de ce secret.Voilà qu'un jour le vieux Thomas, tout ému, demande à l\u2019inspecteur la permission d'aller en ville.Il s\u2019y est rendu à pied, par une violente tem- Pête de neige.Ce qu\u2019il avait à faire ?ersonne ne l\u2019a appris.A peine la surexcitation au sujet de ce remarquable événement s'était-elle calmée, qu'une nouvelle circonstance vint piquer la curiosité générale.Les ouvriers remarquaient que la chambre de derrière, qui depuis des années était restée fermée, était occupée par les deux vieux.On ne vit, cependant, autre chose que des rideaux baissés, le jour, et des volets fermés, le soir.Dans cette chambre, la fille unique des époux avait jadis passé les dernières années de sa vie.Quelle était donc la raison qui amena les époux à occuper cette pièce ?Ce qu\u2019il y avait de plus étrange, ce fut que personne n'était admis à jeter un regard dans cette pièce mystérieuse.C\u2019était devenu pour chacun une certitude irrévocable que cette chambre cachait un secret.Quant à la nature de ce secret, les suppositions les plus saugrenues surgirent.Personnes n\u2019avait aucune certitude, pas même l'inspecteur n\u2019était capable de soulever le voile de ce mystère.Une fois, il avait profité d\u2019une course des deux vieux.Il voulut entrer dans la mystérieuse arrière-chambre, mais la porte était fermée.Les vieilles gens avaient un enfant \u2014 un petit garçon d\u2019environ six mois.Cette affaire ne pouvait pas passer sous silence.D\u2019où cet enfant était-il venu ?Le vieux berger expliqua l\u2019arrivée de l'enfant d'une cousine, qui venait de mourir.Ainsi, l\u2019affaire était éclaircie officiellement pour le propriétaire du domaine et pour le maire.Mais le monde ne se contentait pas de cette simple explication.L'inspecteur faisait coïncider ce cas avec le secret de l\u2019arrière-cham-bre.L'inspecteur était un célibataire d'environ quarante ans, à la mine rude; d\u2019une nature grossière, mais foncièrement bonne.Il était toujours fort complaisant envers le vieux berger et sa femme.Il avait donc tout le droit de mériter la confiance des petits vieux.Mais il s'était vu trompé et en ressentait du chagrin et de la méfiance.Le propriétaire du domaine demeurait en hiver dans la résidence et se souciait peu de ce qui se passait dans la ferme.Depuis que l'enfant y était, il n\u2019avait ni trêve, ni repos.Il voulait à tout prix approfondir le mystère du vieux berger.Un jour l\u2019inspecteur revient d'une tournée dans les champs.Il a fait un long trajet et laisse son cheval fatigué se reposer, à la lisière du bois.Son regard tombe sur la cabane du berger.Il songe au secret qui s\u2019y cache.Ne serait-ce vraiment pas possible d'approfondir cette affaire mystérieuse ?N\u2019est-ce pas le rideau de la chambre secrète qu\u2019il voit bouger ?Ne voit-il pas une main blanche, qui se montre ?En deux bonds il se trouve tout près de la maison Mais il doit s\u2019être trompé.Les rideaux sont clos comme toujours.Il entre au jardin et se rend dans la maison pour prendre son dîner.Ses trois habitants sont déjà attablés, et comme toujours, le secret de la masure du berger fait tous les frais de la conversation.\u2014 Il faut insister, monsieur l'inspecteur, dit le jeune volontaire, que le vieux Thomas vous montre la chambre énigmatique.Alors nous saurons à quoi nous en tenir ! La ménagère est de son avis mais le garde-forestier, un homme sénile, secoue la tête en signe de désapprobation.L'inspecteur prend une mine sérieuse.\u2014 Cela ne va pas ! répondit-il.Je ne puis forcer le vieux Thomas.Ne nous cassons pas la tête, ça ne sert à rien ! Dans son for intéreur, il entend savoir quelque chose sans user de violence.Cette occasion se présentera plus tôt qu\u2019il ne pense.L\u2019inspecteur profite de l\u2019absence de la vieille femme, qui est allée faire une promenade avec l\u2019enfant.Il sait aussi que le berger est aux champs.Du corridor il entre dans la chambre de ménage.A gauche est la chambre à coucher du vieux couple et vis-à-vis de celle-ci est la porte donnant accès dans la chambre mystérieuse.Et cette porte n\u2019est pas fermée à la grande joie de l'inspecteur Elle est entr\u2019ouverte et il faut maintenant que le mystère s'éclaircisse.Une émotion inconnue s'est emparée de lui.Que découvrira-t-il ?Peut-être rien d\u2019extraordinaire.Tout doucement et avec prudence, il ouvre la porte et guette dans la chambre, à 1 aspect pauvre mais propre.Un silence de mort y règne.Près de la fenêtre se trouve un lit, où se posent des oreillers d\u2019un blanc immaculé.Quand l\u2019inspecteur lance sur le lit un regard scrutateur, il recule de saisissement.Il n\u2019ose pas croire ses yeux.Grand Dieu, qu\u2019est-ce que c'est ?Dans le lit repose quelqu'un .une jeune femme d'une beauté angélique, la pâle figure entourée de boucles blondes.Elle dort et, à en juger par sa physionomie, elle parait malade.Quelle est cette belle femme ?Comment est-elle dans le pauvre logis du berger ?L\u2019inspecteur est à tel point fasciné par l\u2019aspect de cette belle créature, qu\u2019il n'entend pas quelqu\u2019un qui entre dans la maison.Tout à coup résonne derrière lui un gri aigu, et en se retournant il voit derrière lui la vieille femme avec l'enfant.Avec une expression de terrible épouvante, la vieille le regarde.Sa figure hâlée et ridée est devenue livide.Ses yeux expriment une frayeur indescriptible.Tout son corps tremble, elle n\u2019est pas capable de proférer une parole L\u2019inspecteur s\u2019avance vers elle d'un pas ferme.Il ferme la porte de l\u2019arrière-cham-bre et enlève l\u2019enfant endormi des bras de la vieille, qui se tient à peine debout.Il dépose l\u2019enfant sur le sofa de cuir et saisit, plein d\u2019émotion, le bras de la vieille.Maintenant, je connais votre secret ! dit-il d'un ton sévère.Qui est cette femme ?Pourquoi avez-vous tenu cette affaire cachée ?Répondez-moi .racontez-moi toute la vérité ! \u2014 Ah, mon Dieu I mon Dieu I maintenant c\u2019est fini I dit en gémissant la pauvre femme, et elle se laisse tomber sur une chaise en se tordant les mains.,\u2014 Voulez-vous me donner une explication ou non ?demande 1 inspecteur d'un ton bourru.Sinon j\u2019irai voir le maire et je mettrai le maître du domaine au courant ! \u2014 De grâce ! monsieur l\u2019inspecteur, ne faites pas notre malheur ! dit en sanglotant la vieille femme, tandis que, dans sa frayeur, elle tâche de le conjurer de ses mains.Je vous prie, n en dites rien à personne I Ne trahissez rien .je vous en supplie, pour l'amour de Dieu ! \u2014 Je me tairai, si vous me dites immédiatement quelle est cette jeune fille ou femme I répond d\u2019un ton brusque l\u2019inspecteur.La femme tente de se maîtriser.Elle remue fébrilement les lèvres, sanglote et soupire.Enfin, elle domine sa peur : \u2014 Je vois, monsieur l'inspecteur, que maintenant que vous avez découvert la malheureuse, il faut que je parle I gémit-elle.Mais oui est cette malheureuse, c'est ce que je ne puis vous dire ! \u2014 Point de détours, ma vieille I dit d\u2019un ton menaçant l\u2019inspecteur.Ne risque pas de m\u2019éconduire ! \u2014 Par Dieu, monsieur l'inspecteur.Je dis la pure vérité ! témoigne la vieille femme.Nous ne savons pas, qui est cette malheureuse créature 1 Nous ne savons pas son nom I \u2014 Mais ! C'est ce que je ne crois pas ! Elle vous a dit son nom ?\u2014 Rien que son prénom, monsieur l\u2019inspecteur ! Elle s\u2019appelle Liane ! \u2014 Liane ?.Ce n\u2019est pas un nom ordinaire ! \u2014 Non ! mais elle ne nous en a pas dit davantage.Elle est encore très malade ! \u2014 Tiens ! C\u2019est donc une malade I Mais comment est-elle venue dans votre maison ?\u2014 Je vous dirai tout 1 dit la vieille, dont la physionomie exprime qu\u2019elle préfère garder le silence.Mais .n'est-ce pas, monsieur, ajoute-t-elle craintivement, vous nous promettez de ne rien dire à personne ?\u2014 Je le promets ! dit l\u2019inspecteur, du ton brusque qui lui est propre.\u2014 Ah, c\u2019est une terrible histoire I Vous ressentirez la plus grande pitié pour cette malheureuse, quand vous saurez où et comment nous l\u2019avons trouvée 1 \u2014 L\u2019avez^vous trouvée ?demande, étonné, l\u2019inspecteur.Où donc ?\u2014 Dans l\u2019étang, près du village ! \u2014 Seigneur Dieu ! dit tout consterné l'inspecteur.Comment est-ce possible ?\u2014 Mon mari allait, un soir, chez mes parents au village.Il leur apportait, sur notre brouette, un sac de 4 MARS 1944 25 pommes de terre.Il perdait son temps à causer.J\u2019attendais toujours.il ne rentrait pas.Eh bien alors je m'habillai et allai à sa rencontre ! \u2014 Qu'est-ce que cela a è faire avec ce fait ?interrompt impatiemment l'inspecteur.\u2014 Vous l'entendrez tout de suite ! continue la vieille.Je rencontrai en effet mon mari chez ma cousine.Il fallait que je restasse encore une heure, de sorte qu'il était très tard avant que nous prissions le chemin de retour.\u2014 Alors, vous êtes passé devant l'étang ?\u2014 En effet ! Nous prîmes le chemin le plus court, le long du lac.Il faisait froid et sec, mais très noir.\u2014 Venez au fait ! interrompt son auditeur, piqué de curiosité.J\u2019y suis !.Donc, voici ce que je veux dire.en effet lorsqu en passant, avec notre charrette à bras, le long de l\u2019étang, mon vieux s\u2019arrête tout à coup en jetant un cri de terreur.« Qu\u2019as-tu ?» que je dui demande.Il ne fait que regarder fixement un endroit sur la berge, mais ne peut proférer aucune parole.Je suis son regard et avance d'un pas.Juste Ciel ! que vois-je ?Quelque chose apparaît entre les roseaux.Je distingue une figure humaine.\u2014 C\u2019est la nymphe d'eau ! dis-je, en balbutiant et tremblant de peur.Non-sens ! dit mon vieux et s\u2019avance maintenant d'un pas résolu vers l\u2019endroit.Je veux l'arrêter, mais il ne s'en soucie guère.« Tout à coup, je l\u2019entends crier.Il m'appelle.Je vais au-devant de lui sans réfléchir.Ah, monsieur l'inspecteur, je croyais mourir sur place, lors-ue je vis une jeune femme, morte ans l'eau ! \u2014 Comment ?.morte, dites-vous ?s'écrie l\u2019inspecteur en secouant la tête.\u2014 Je veux dire que nous la croyions morte.Sa tête et les épaules reposaient sur le bord ; pour le reste, tout son corps était plongé dans l'eau ! explique la femme.Lorsque nous nous fûmes remis de notre première frayeur, nous retirâmes la malheureuse complètement de l'étang et j\u2019examinai vivement s'il y avait encore un souffle de vie.Mais, ne sentant pas de battement le cœur, nous la tînmes pour morte ! \u2014 Est-ce que malgré cela vous l\u2019avez quand même emmenée ?\u2014 Oui ! Nous ne pouvions pas la laisser là.D\u2019abord nous voulions la conduire au village, parce que c'était plus près.Mais alors il nous aurait fallu réveiller le maire, et nous résolûmes de porter la malheureuse ici.Nous la couchâmes sur notre charrette et nous la couvrîmes avec notre sac de pommes de terre ! \u2014 Et ensuite ?demande l'inspecteur.\u2014 Alors nous partîmes avec elle.Nous avions une lourde charge, nous n\u2019avancions que difficilement.Mon vieux tirait et moi je poussais de toutes mes forces.Nous ne pouvions pas longtemps continuer ce manège \u2014 nous devions nous arrêter pour nous reposer \u2014 et voilà que tout à coup nous entendons un doux gémissement.Seigneur Dieu ! petit père ! m\u2019écriai-je toute saisie.Elle vit ! Mon vieux ne voulait pas le croire tout d'abord.Mais je ne m\u2019étais pas trompée ! \u2014 Miséricorde est le cri ému de l'inspecteur.C\u2019est en effet une terrible histoire.! Mais c\u2019est un miracle, que la malheureuse ne soit pas gelée en route ! \u2014 Oh, nous l'avons couverte bien chaudement.Thomas enleva sa toison, et moi, je vins en aide avec mon gros châle.Ainsi nous la portâmes, vivante à la maison.Elle elle a été très malade, à la dernière extrémité, de sorte que nous croyions à tout moment que cela allait finir.Pendant des semaines elle était entre la vie et la mort.Et est-elle hors de danger maintenant ?\u2014 Oui, Dieu soit loué ! mais elle est encore très faible ! Les traits austères de l\u2019inspecteur expriment une vive émotion.Ce qu'il vient d\u2019apprendre l\u2019a fortement impressionné.\u2014 Mais dites-moi donc, demande-t-il tout à coup en s\u2019arrêtant devant la femme, comment la malheureuse est-elle tombée à l\u2019eau ?Voulait-elle se suicider ?Vous l'a-t-elle racontée ?\u2014 C'est ce quelle a fait, en effet! Non, elle ne pensait pas à se suicider ! \u2014 Mon Dieu ! quelqu'un l\u2019a donc jetée à l'eau ?\u2014 Oui ! dit furieusement la petite vieille.De maudits assassins ont jeté la malheureuse dans l\u2019étang, et c\u2019est par un miracle qu\u2019elle a échappé à la mort ! Tout étonné, l\u2019inspecteur regarde la vieille femme.\u2014 Et qui.qui a fait cela ?demande-t-il d\u2019un ton indigné.\u2014 Quant à cela, elle ne nous a rien dit de certain ! \u2014 Mais elle vous a raconté comment l\u2019affaire s\u2019est passée ! \u2014 Oh, oui ! E'ie parlait d\u2019une ennemie influente, qui depuis longtemps en voulait à sa vie.Un soir elle est tombée entre les mains de cette ennemie.Il y avait aussi un homme.Ils avaient emmené la malheureuse dans une voiture et l'avaient conduite jusque près du lac.On l\u2019avait ensuite engourdie, de sorte qu'elle perdit ses sens.Tout à coup elle revint à elle et se trouvait dans l\u2019eau Dans son angoisse elle appela au secours.Personne ne l'entendit.Elle réussit à atteindre le bord, mais là ses forces l'abandonnèrent.Si nous ne l\u2019avions pas trouvée, elle serait perdue.\u2014 Qui pour l\u2019amour de Dieu, étaient donc ces deux scélérats ?dit en frissonnant l\u2019inspecteur.\u2014 C'est ce qu'elle ne nous a pas dit.Ses premières paroles furent une supplication de ne rien dire à personne de son sauvetage.Nous devions le tenir caché, car elle craignait que ses ennemis l\u2019apprendraient et l\u2019attireraient dans un nouveau guet-apens ! \u2014 Affreux ! murmure l\u2019inspecteur.\u2014 Oui, voyez-vous, voilà la raison pourquoi nous nous taisons.Et vous, monsieur l'inspecteur, n\u2019est-ce pas, vous tiendrez parole et ne trahirez rien ?supplie la vieille, toute émue.L\u2019inspecteur fait un signe d\u2019assentiment.L\u2019affaire ne peut rester un secret.Quand elle sera guérie, les gens la verront quand même ! réplique-t-il.L'inspecteur secoue pensivement la tête.\u2014 J\u2019aimerais bien savoir qui elle est, et qui sont ces scélérats, qui l\u2019ont si indignement traitée ! \u2014 Ah, je crois, qu\u2019elle ne le dira jamais ! \u2014 Qui sait ! Cela m\u2019étonne, cependant, que vous preniez tant de soin de l'étrangère ! dit, méfiant, l\u2019inspecteur.Voilà pourquoi il me semble peu probable que vous ne la connaissiez ! \u2014 Nous ne savons rien d'elle ! affirme la vieille.Ah, monsieur ! Vous savez, que nous avons perdu notre fille.Elle ressemblait à cette étrangère.Quand je regarde celle-ci, c'est comme si je voyais mon Anna, devant moi.Voilà pourquoi le sort de cette malheureuse m'allait tant au cœur, nous la considérons presque comme notre fille ! \u2014 Hum .tiens ! dit l\u2019inspecteur, médiocrement satisfait de cette explication.A ce moment, l\u2019enfant s\u2019éveille et se met à crier ; dans leur excitation les deux n\u2019y avaient plus fait attention.Vivement la femme le prend sur les qenoux et l\u2019endort.L inspecteur regarde d\u2019un œil scrutateur le garçon aux cheveux blonds.Un sentiment de méfiance s'empare de lui.\u2014 Ecoutez, dit-il d\u2019un ton sévère, au sujet de l'enfant, vous me cachez quelque chose ! La vieille femme se détourne, com-fuse.\u2014 Pourquoi pas, monsieur ?\u2014 Vous n\u2019avez pas dit la vérité aux gens, concernant cet enfant ?\u2014 Si, certes ! .bégaye la vieille.La méfiance de l\u2019inspecteur est fortifiée par la confusion croissante de la femme.Il se plante droit devant la vieille, et elle baisse les yeux devant son regard perçant.\u2014 Si vous ne me dites pas la vérité, je ne garderai pas le silence sur cette étrangère ! dit-il d\u2019un ton menaçant Ce petit n\u2019est pas l\u2019enfant de votre cousine ! La vieille hésite.Elle tremble et cherche des mots.Eh bien, oui, monsieur ! finit-elle par dire.Je vous le dirai, c\u2019est son enfant à elle ! \u2014 Quoi ?.L'enfant de cette malheureuse ?dit l\u2019inspecteur, ébahi.\u2022\u2014 Oui ! \u2014 Mais .grand Dieu ! comment est-ce possible ?dit-il d'un ton incrédule.D\u2019où le tenez-vous ?Elle n'avait pas l\u2019enfant avec elle ?\u2014 Non ! Je l\u2019ai cherché pour elle.de la résidence ! dit la vieille.\u2014 C'est ce que je ne comprends pas ! Il faut que vous m\u2019en racontiez davantage ! \u2014 Cest ce que je ne puis et ne dois pas, monsieur l\u2019inspecteur ! répond la femme d\u2019un ton décidé.Peut-être aurez-vous de plus amples renseignements de la malheureuse elle-même ! \u2014 Allons, bon ! Je me contenterai de ce que vous m avez raconté.J\u2019y verrai plus tard ! A cette sentence, l'inspecteur quitta la vieille femme.En ouvrant la porte elle voit la malade, assise dans son lit, regardant fixement devant elle, les yeux grands ouverts.Ses traits pâles expriment la frayeur.\u2014 J'ai tout entendu ! dit-elle d'un ton désespéré.Ah, bonne femme, vous m\u2019avez trahie ! Cet homme ne gardera pas le silence et puis .la persécution recommencera ! En vain la vieille femme tâche de la consoler.Elle se plaint et pleure à fendre l\u2019âme.Enfin elle se calme.Elle reprend l\u2019enfant des bras de la vieille et le serre sur sa poitrine en couvrant de baisers son charmant minois.\u2014 Mon enfant ' Oh, mon cher enfant chuchote-t-elle.Enfin, je te revois.Ah.mais cette bonne princesse! murmure-t-elle indistinctement.Que j\u2019ai dû lui préparer un tel chagrin ! Des larmes brûlantes roulent sur ses joues.La vieille femme ne peut contempler ce chagrin.Elle s\u2019essuye les yeux du coin de son tablier et quitte la chambre.Liane reste seule, avec son enfant.En effet, c\u2019est Liane, celle que ses ennemis croient morte, et dont Kurt de Marwitz cherche la trace à l'étranger et que nous retrouvons ici.Personne ne soupçonne qui elle est, car, pleine d\u2019inquiétude, elle conserve le secret de son origine et de sa destinée.Crème Désodorisante Enraye la Transpiration N\u2019irrite pas la peau ni n\u2019abîme les vêtements.RAPIDEMENT [Agit en 30 secondes.Vous l\u2019appliquez, essuyez le superflu et vous vous habillez.EFFECTIVEMENT _________ I Enraye la transpiration et l\u2019odeur.(*122è2iLi!ÜÜLi»Garde les aisselles sèches et inodores pendant 3 jours.A u s s i agréable que votre crème préférée pour la figure \u2014 odorante, elle ne tache pas.ÛDÛRÛ-DÛ Poils PARTIS!™ Menton Bras Jambas C& m'enlaidissait .et Je me décourageais J'essayai différents produits.même un rasoir.Mais rien ne me satisfaisait.Je découvris alors une méthode simple, sans douleur, bon marché.Elle réussit.Ce secret a rendu la beauté, l'amour, le bonheur à des milliers.Mon livre GRATUIT t \"Comment se débarrasser des poils supernus\" explique cette méthode et son succès.Adressé sous enveloppe blanche.Aussi offre d'essai.Aucune obllea-tion Ecrivez à Mme Annette Lanzette, 93-95 rue Church,, Dépt.c-498, Toronto, canada Inclure timbre de 4c pour réponse.HERNIE SOULAGÉE Notre méthode améliorée a soulagée des milliers £wnl2,ui«IïrolS.8ur.,u )amï®' P®8 d'élastlqueTpM ,Paa 5?wa®1»» SUT les hanches ou 'Æ^S&Æau^ SS* renseignements et offre d'essai.r«^5CsTHiK?NUFA£TUB,Nr$ de 9#erre rélieront adiens ot se «f^sés, endr°Yjn supP1^, Lbtes-^o pourrai >es.A Tou^o»1®' A ft , ceuX des £\tet\tO, vitamines Rien qui E-A-DAY \u2022 se garou s\u2019écraser dose ° des mots.La jour> c°mprlsu£fira P°UZ Vaç°\u201c cofflPn®«o no,S\u2019iés $1-00, l80 f$PtTo! Fabriqués par y* Miles Laboratories Toronto * DAY COMPRIMÉS de VITAMINES A et D Par Fanny elle sait que ce n\u2019est pas la princesse mais elle-même qui est la mère du petit Gérard.Un matin, elle s\u2019éveille avec son enfant dans ses bras.La vieille femme l\u2019a apporté du palais.Personne ne s\u2019en doutait \u2014 Liane seule le savait.C\u2019est ici quelle veut rester cachée, oublier le passé et ne plus retourner dans le monde.Mais sa présence dans cette maison est découverte.L\u2019inspecteur gardera-t-il le silence ?! Elle en doute.Et, de nouveau, la menaceront-ils ?XCV \u2014 Trompé et trahi Dans la même ville où le comte Henri avait été emprisonné, arrivent un soir deux étrangers, qui se rendent à un hôtel de second ordre.Ils paraissent être des négociants ou quelque chose de la sorte.Ils se disent frères, quoique ne se ressemblant pas.Ils prenent place à une table, au fond de la salle du restaurant, et commandent un repas frugal.Les autres convives se soucient fort peu des étrangers.Mais l\u2019hôtelier examine le plus jeune des deux hommes, dont les beaux traits féminins le surprennent.Les deux étrangers se parlent peu, et quand l\u2019un a quelque chose à dire à l\u2019autre, ils le font en chuchotant.L\u2019aîné promène ses regards d\u2019un air inquiet, comme s\u2019il ne se sentait pas en sûreté.\u2014 Pourvu qu\u2019cn ne nous reconnaisse pas ! dit-il en chuchotant à son compagnon.L\u2019hôte t\u2019a regardé tout à l\u2019heure, plein de méfiance.Il semble soupçonner quelque chose ! \u2014 Crois-tu vraiment que nous ne sommes pas en sûreté ?\t~ \u2014 Je n\u2019en sais rien .nous ferions peut-être mieux d\u2019entrer dans un autre hôtel I \u2014 Où l\u2019on nous regarderait avec la même méfiance .non, restons ici ! répond résolument le jeune homme.Je ne vois encore aucun danger.Tu es trop craintif.Qui pourrait deviner mon masque ?L\u2019approche du garçon met fin à cette conversation.\u2014 Est-ce que ces messieurs désirent passer la nuit ici ?demande-t-il poliment.\u2014 Oui ! répond l\u2019aîné, nous désirons deux chambres à coucher contiguës ! Le garçon lui donne un livre, où l\u2019aîné inscrit son nom et son emploi, ainsi que ceux de son soi-disant frère.Le garçon le lit, ferme le livre et s\u2019éloigne.L\u2019aîné respire comme soulagé, tandis que le jeune homme lui dit en souriant : -\u2014Tu vois, tout va à souhait.Ton inquiétude est mal fondée.L\u2019autre répond par un haussement d\u2019épaules significatif.Une heure plus tard, ils se rendent à leurs chambres respectives au troisième.Dès qu\u2019ils sont entrés, l\u2019aîné ferme la porte et promène attentivement un regard autour de la chambre.Il y a une seconde porte dans la chambre, donnant accès à une chambre attenante.L\u2019aîné fait signe au plus jeune et écoute un moment à la porte.Il entend un léger bruit.Maintenant il place un linge devant le trou de la serrure et avertit en chuchotant son compagnon : \u2014Nous devons être prudens ?ce parloir est habité.Il nous faut parler doucement ! \u2014 Maintenant après toutes les mesures de sûreté que tu as prises, nous pouvons nous sentir en sûreté ! répond l\u2019autre en riant.A bas cette mascarade ! \u2014 Il saisit la moustache, l\u2019enlève brusquement de ses lèvres et avec un rire argentin le jeune homme métamorphosé la lance sur la table.\u2014 Fanny ! s\u2019écrie l\u2019aîné.Pour 1 amour de Dieu, sois prudente ! \u2014 Ah, ici personne ne nous voit ! est la réponse téméraire.Ote donc cette affreuse barbe ! Tu as l\u2019air d\u2019un homme des bois ! -\u2014Non, non ! quelqu\u2019un pourrait venir ! \u2014 Ah, bêtises Qui donc ?dit en souriant Fanny \u2014 car c\u2019est elle le jeune homme déguisé.Ell!e saute sur lui et tient la barbe dans la main.
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