Le samedi, 1 juillet 1944, samedi 8 juillet 1944
[" 56e année, No 7 Montréal, 8 juillet 1944 NTS DIX CE ;l|priïSï O.y.Havel Thinlsfae c)e l'Ûii Pastel de F.PRICE 4 2 LE SAMEDI Que de nuits blanches j\u2019ai passées à me demander.Gardienne des foyers canadiens Un message des compagnies d\u2019assurance-vie du Canada \u2014\tJe suppose qu\u2019on se fait à tout avec le temps, disait bravement Marguerite.Sa soeur, Anne, revêtue de son nouvel uniforme, la regarda d'un oeil scrutateur et dit: \u2014\tA propos de quoi dis-tu ça, Margot?\u2014\tLa guerre, je suppose.Des milliers de femmes se sont trouvées dans les mêmes circonstances.Mais ça n\u2019a pas été facile quand Robert est parti.Que de nuits blanches j\u2019ai passées à me demander ce qui pourrait lui arriver .à lui et aux enfants.-\u2014Oui, tu avais perdu le sommeil.\u2014\tJ\u2019ai du moins trouvé la solution d\u2019un gros problème.Nous avons résolu, Robert et moi, de maintenir notre assurance-vie coûte que coûte.Je n\u2019avais pas l\u2019habitude du calcul et du budget, mais j\u2019ai réussi en rognant ici et là .Tiens, cette robe bleue de Jeanne, c\u2019est moi qui l\u2019ai faite.L\u2019avenir ne m\u2019inspire plus de craintes .et Robert a lui aussi l\u2019esprit plus tranquille.L\u2019épargne n\u2019est pas si difficile, tu sais, quand on s\u2019y met.L Assurance-vie L\u2019OPINIÂTRE DÉFENSE _ DE CHANGSHA _ La présente offensive japonaise dans le nord du Hunan a toutes les caractéristiques des trois campagnes précédentes.L\u2019ennemi a établi une armée considérable dans la ville occupée de Yochow (Yoyang) qu\u2019il a lancée vers le sud en plusieurs colonnes qui ont traversé de nuit la Rivière Sinchiang.Cette rivière constitue la première ligne de défense chinoise \u2014 et, les deux flancs protégés, ils firent une poussée le long de la ligne Canton-Hankow vers Changsha.Cependant dans la présente campagne, le but de l\u2019ennemi n\u2019est plus le même que dans les campagnes précédentes.Cette offensive fait partie d\u2019un plan général que le Japon a mis sur pied au cours des derniers mois pour consolider sa position en Asie et écarter ainsi toute menace future d\u2019invasion de la part des Alliés contre son propre territoire.A la veille d\u2019entreprendre sa huitième année de guerre, la Chine est engagée dans des batailles importantes au point de vue stratégique pour les Alliés dans cinq de ses provinces : Honan et Shansi dans le Nord, Hunan et Hupeh dans le centre, et Yunnan près de la frontière de la Birmanie.Sept années de guerre ont exigé du Peuple Chinois un effort considérable sans lui apporter l\u2019aide matérielle dont son Armée a besoin, sauf dans le cas des soldats Chinois qui combattent dans le nord de la Birmanie et sur le front de Salouen.La petite Armée de l\u2019Air du Général Chennault (U.S.14th Air Force) composée d\u2019aviateurs Chinois et Américains, qui a joué un si grand rôle dans la défense de la ligne de chemin de fer Peiping-Hankow de même que dans la victoire de Changteh en décembre dernier, devra maintenant étendre sa protection aux défenseurs de Changsha et la section du chemin de fer Canton-Hankow encore entre les mains des Chinois.Malgré que la situation paraisse nettement défavorable, les troupes Chinoises de la Province de Hunan, sous la direction de leur fameux Général Hsueh Yueh, sont prêtes à rencontrer la nouvelle concentration des forces ennemies avec un courage et une ténacité renforcis par leur triple expérience, espérant cette fois remporter une victoire définitive.Première Bataille de Changsha \u2014 1939.\u2014 Elle eut lieu en 1939, comme 1\u2018Angleterre venait de déclarer la guerre à l\u2019Allemagne et que la monotonie avait paru s\u2019installer sur le front chinois.Le Japon avait réuni plus de 100,000 hommes qu\u2019il avait dirigés vers Changsha en même temps que d\u2019autres troupes venant du Hupeh par le sud, de Hunan au nord aussi bien que de Kiangsi du côté est.La colonne ennemie venant de Kiangsi attaqua d\u2019abord, mais dans sa tentative d\u2019avancer vers l\u2019ouest, elle fut repoussée par les troupes chinoises, qui l\u2019attaquèrent de flanc.Du côté nord, l\u2019ennemi avançait en trois colonnes, protégées par une forte armée aérienne et navale, et employant de grandes quantités de gaz dans ses attaques.Pendant quatre jours les Chinois ont maintenu leur première ligne de défense le long de la Rivière Sinchiang, mais ils durent ensuite retraiter jusqu\u2019à la Rivière Milo qui coule parallèle à la Rivière Sinchiang, se retirant peu à peu tout en concentrant le gros de leurs forces dans les deux ailes de l\u2019armée en vue d\u2019une contre.-attaque.L\u2019ennemi s\u2019élança vers Changsha et lorsque l\u2019avant-garde fut en face de l\u2019objectif, les troupes chinoises déclenchèrent leur contre-offensive.En moins d\u2019une semaine les Chinois avaient reconquis toutes leurs positions, infligeant à l\u2019ennemi 40,000 morts et blessés.Cette stratégie devint connue sous le nom de \u201cstratégie magnétique\u201d et le modèle de défense lors des deuxième et troisième victoires de Changsha.2e Bataille de Changsha \u2014 1941.\u2014 En septembre 1941, les Japonais réunirent 120,000 hommes, encore humiliés par leur défaite précédente, proclamèrent : \u201cCette fois il faut s\u2019emparer de Changsha.\u201d En dix jours ils réussirent à traverser la Rivière Sinchiang et des imités japonaises pénétrèrent dans le nord-est de la ville.Une partie seulement des troupes chinoises engagea la bataille avec les troupes japonaises, tandis que le gros de l\u2019armée s\u2019attaqua au flanc des envahisseurs, ce qui porta l\u2019ennemi à continuer son avance vers le sud sur une lon-gueur de 62 milles environ.Ainsi leurs lignes de communication devenaient une proie facile et 1 armée Chinoise en profita pour couper leurs sources d\u2019approvisionnement.Sans leur ravitaillement continuel en artillerie lourde et en munitions les troupes Chinoises avaient \u201cle dessus\u201d.De fait, les Japonais durent retraiter et en moins d\u2019un mois les troupes Chinoises avaient repoussé l\u2019ennemi aux portes de Yochow, base japonaise.»\tne pouvaient iaire pi que dans la 3e campagne de Changsha.Tout se déroula selon les prévisions d Generaux Chinois car aussitôt qu\u2019ils furent assurés de la victoire dans la 2e b taille de Changsha, les commandants Chinois préposés à la défense du nord unan se préparèrent pour une troisième campagne.Ils profitèrent de l\u2019exp rience acquise dans les campagnes précédentes tout en y ajoutant de nouvel] tactiques telles que semer des pièges sur la route de retraite de l\u2019ennemi.Il fa dire que 1 ennemi tomba dans le piège\u201d, mais pas avant que les divisions jap naises firent le siege de la ville et que des batailles sanglantes eurent lieu da les banheues de la ville.Les troupes Chinoises reçurent ordre de défendre Ile de Changsha \u2014 dont on avait évacué tous les civils \u2014 jusqu\u2019au dern: homme, ce qu ils firent sous les assauts répétés de l\u2019artillerie japonaise.î AjU\tC6tte 36 Campagne> les Japonais étaient partis de Yochow a\\ p us de 100,000 hommes.70,000 environ atteignirent les banlieues de la ville prirent part a la bataille de Changsha et de ce nombre 10,000 seulement réussir* a s échapper de l\u2019encerclement des Armées Chinoises.Ministère de l\u2019Information du Gouvernement Chinois au Canada. 56e année, No 7 8 juillet 1944 3 CARNET EDITORIAL LES PUBLICATIONS POIRIER, BESSETTE & CIE.LIMITEE Membres de l'A.B.C., et de l'Association des Editeurs de Magazines du Canada Le Samedi La Revue Populaire Le Film 975, RUE DE BULLION MONTREAL \u2014 CANADA \u2022 Tél: PLateau 9638 * Président :\tFRED POIRIER Vice-prés.:\tGEO.POIRIER Surintendant: ALBERT PLEAU Rédacteur en chef : FERNAND DE VERNEUIL Chef de la publicité : CHARLES SAURIOL Directeur artistique : HECTOR BRAULT Chroniqueur sportif : OSCAR MAJOR Chef du tirage : ODILON RIENDEAU NOS REPRESENTANTS : WILFRID DAOUST 20, Onzième Avenue, Lachine (Ottawa, Hull, Sherbrooke, Drummondville, St-Hyacinthe, Sorel, Granby, Farnham, Saint-Jérôme, Joliette, etc., et les environs.) e A Québec et Lévis : ADELARD PARE 6, rue du Pont, Québec e Aux Trois-Rivières et au Cap-de-la-Madeleine : PAUL LARIVIERE 1710, rue St-Philippe, Trois-Rivières Entered at the Post Office of St.Albans.Vf., as second class matter under Act of March 1879 e ABONNEMENT CANADA SEULEMENT Un an\t$3.50 Six mois\t2.00 \u2022 AU NUMERO: 10 cents e HEURES DE BUREAU : 9 h.a.m.à 5 h.p.m.du lundi au vendredi.e AVIS AUX ABONNES \u2014 Les abonnés changeant de localité sont priés de nous donner un avis de huit jours, l'empaquetage de nos sacs de malle commençant cinq jours avant leur expédition.LA BONNE FILLE C'EST une vieille fille ; une très vieille fille même.C'est peut-être pour ça qu'elle est bonne car les vieilles filles ne méritent généralement pas la réputation morose qu'on leur a faite ; j'en connais qui sont tout bonnement délicieuses.Or, la très vieille fille dont il s'agit ne manque pas non plus de qualités ; à vrai dire, je crois bien qu'elle les a toutes et je serais même tenté de dire qu'elle en a trop parce qu'il ne manque pas de gens pour en abuser.Cette vieille fille-là a, paraît-il, quinze cent millions d'années.Et non seulement elle se porte toujours très bien mais elle nous porte tous encore mieux si c'est possible puisque c'est la terre.Comme bonne fille, on trouverait difficilement sa pareille ; l'homme en use et en abuse, il l'égratigne, la déchire, la creuse, bref la torture de mille façons et se fait ensuite nourrir par elle.Il lui demande non seulement le nécessaire mais aussi le superflu et, pour tout remerciement, il s'asseoit dessus ou la foule aux pieds.Il y a si longtemps que ça dure que c'est passé dans les moeurs et puis, je l'ai dit, la terre est bonne fille, elle donne à celui-ci, à celui-là, à tout le monde et ne s'en lasse point.Elle rend au centuple ce qu'on lui prête et, pour un grain de blé qu'on lui confie, elle rend un épi tout entier.Elle fait bien d'autres cadeaux encore à l'homme mais c'est à se demander si elle ne finira pas par lui jouer un mauvais tour avec sa générosité.Elle lui fournit non seulement de quoi vivre mais également tout ce qu'il faut pour claquer d'indigestion et aussi de quoi massacrer ses semblables.Cette bonne fille la Terre a, de temps à autre, et c'est bien naturel, ses légers malaises ou ses petites sautes d'humeur.Quand elle a la fièvre, cela se traduit par des éruptions et des tremblements.Ces derniers ne sont peut-être parfois que le résultat d'un simple énervement quand les hommes la grattent un peu trop fort; alors elle fait comme le chien qui secoue ses puces.Dans les temps anciens, la terre entretint, avec les hommes, des rapports très différents de ceux d'aujourd'hui, beaucoup plus cordiaux, pourrait-on dire.Il est vrai que nos ancêtres, beaucoup moins exigeants que nous, savaient se contenter de peu.La terre avait déjà toutes sortes de richesses en magasin mais celles-ci ne tentaient personne.De l'or et des diamants ! qu'en auraient fait les hommes ?Un jour l'un d'eux trouva une nappe de pétrole et voulut s'y désaltérer, croyant que c'était de la bonne eau de source.Il n'était déjà pas très beau mais la grimace qu'il fit l'enlaidit davantage encore et il pesta de tout son répertoire primitif contre ce liquide âcre et sale dont il évita soigneusement, désormais, de s'approcher.D'autre part, la terre donnait tant d'autres satisfactions à ses premiers locataires qu'ils s'en montrèrent reconnaissants ; ce n'est que beaucoup plus tard que les civilisations diverses devaient envoyer dinguer les sentiments de gratitude au dépotoir comme inutiles et même quelque peu ridicules.En ces temps-là, les bienfaits et la reconnaissance voyageaient encore sur la même route.Les hommes firent donc de la Terre une divinité, tradition qui se prolongea jusque dans les mythologies de peuples qui commençaient pourtant déjà à singulièrement abuser de leur planète et de ses produits.La Terre fut promue au grade de déesse avec les noms de Tellus, Démèter, Cybèle et autres, sans oublier Cérès et Gê auxquels nous rendons hommage de nos jours avec les céréales et la géométrie.C'était trop beau pour durer; ça ne dura donc pas.Le modernisme, qui fait bon marché des sentiments et de la poésie, a remis la terre à sa place, c'est-à-dire qu'il ne la considère plus que comme un gros magasin général où l'on trouve tout ce que l'on veut et quelquefois ce que l'on ne veut pas : de l'or, de l'argent et autres métaux précieux; de quoi faire du radium, ce qui est jusqu'ici plus curieux qu'utile; des pierres qui sont des bijoux et des fossiles qui sont des avertissements ; de la peinture, de l'aimant et du mercure et, en plus de mille autres choses, les deux suivantes qui ont tout bonnement bouleversé le monde : le charbon et le pétrole.S'il était, un jour, décrété que le public peut aller se servir dans les magasins et ne rien payer, ce serait un beau pillage ! Les uns emporteraient de la mangeaille à pleines brouettées et se gaveraient jusqu'à ce que la peau de leur bedaine éclate ; d'autres entasseraient chez eux la soie, le velours et les beaux meubles et d'autres enfin prendraient n'importe quoi n'importe où, pour le seul plaisir de prendre.A ce régime-là, les magasins seraient bientôt vides et les accapareurs de marchandises auraient droit au titre de fous sans la moindre restriction.Ce n'est pourtant pas autre chose que font les hommes envers ce grand magasin général qui s'appelle la terre.Il y a tellement de marchandises dedans qu'on les croit volontiers inépuisables ; on ne se dit pas assez qu elles ont dormi là pendant des milliers de siècles avant l'apparition de l'humanité et pendant des milliers d'années depuis qu'elle existe ; que, pour être immenses, ces réserves ont une limite qui sera vite atteinte pour quelques-unes ; enfin que le gaspillage auquel nous nous livrons se fait au détriment des générations à venir.Il n'est point question ici de l'intensité anormale de production à laquelle nous devons nous livrer par le fait de la guerre, ceci est un cas de force majeure, mais de la production du temps de paix qui a été bêtement poussée à l'excès pour la plupart des choses.Avec le beau résultat d'une crise commerciale, industrielle et ^financière de première grandeur.On peut encore gaspiller du bois jusqu'à un certain point, ça repousse, mais les minéraux ça ne repousse pas, le pétrole synthétique ne se fabrique pas avec du bran de scie et, pour garnir les mines de houille, la nature a pris des millions d'années.Nos mines ne font que gratter l'épiderme de la terre et l'on trouvera certainement des procédés permettant de fouiller le sol à des dizaines de milles de profondeur pour de nouveaux et abondants pillages.A moins qu'on n'y trouve rien de bon .Il restera, c'est vrai, l'utilisation des chutes d'eau, des marées et d'autres sources d'énergie pour alimenter la machinerie du monde mais si l'on fait un appel abusif à toutes ces forces, il en résultera peut-être des surprises fâcheuses que nous ne pouvons imaginer dès maintenant.De plus, il faut compter avec la population sans cesse croissante du globe, ce qui n'est pas fait pour simplifier le problème.Les grands techniciens, ceux qui ont droit au titre de savants parce qu'ils se le donnent eux-mêmes, ne manifestent toutefois aucune inquiétude et cela se comprend ; nous sommes en des temps où la pratique de l'égoïsme fait du championnat avec le culte du veau d'or et ces braves savants se disent que la boutique durera bien aussi longtemps qu'eux-mêmes.Ce qui arrivera ensuite glisse avec sérénité sur le parapluie de leur indifférence.En attendant, la Terre, cette vieille et bonne fille, continue à dispenser tous ses matériaux de réserve à tout venant et avec la même impassibilité qu'au premier jour.La passivité de son destin n'est toutefois qu'apparente ; après avoir tout donné aux hommes, c'est l'humanité elle-même, tout entière, qu'elle finira par reprendre un jour. I 9Uerre Pré!udiCe Pre'coü*i\u201e.° r°nd( Passerelle mzmyV; Chronique documentaire Par LOUIS ROLAND Il n\u2019y a pas encore très longtemps on donnait cette définition d\u2019un canal : Voie navigable creusée de main d\u2019homme.Il faut dire aujourd\u2019hui : creusée par la pelle à vapeur, ce qui n\u2019est pas très exact puisque la pelle n\u2019est pas actionnée par la vapeur mais par un moteur à essence.De toute façon, creuser un canal c\u2019est construire un chemin et, ce qu\u2019il y a de remarquable dans la chose, c\u2019est que les voyageurs utilisant ce chemin n\u2019ont pas besoin de se déplacer eux-mêmes ; c\u2019est le chemin qui marche pour eux.Avant que l\u2019homme construisît des canaux, il connaissait déjà cette agréable manière de voyager grâce aux fleuves et rivières ; les chemins qui marchent furent même les premiers de tous parce qu\u2019ils étaient tout faits mais l\u2019homme, tout en reconnaissant leurs avantages, s\u2019aperçut vite de leurs défauts.Quand il fallait en remonter le cours, la tâche était parfois dure ou même impossible ; il pouvait aussi y avoir des chutes d\u2019eau infranchissables.Ces chemins mouvants n\u2019étaient donc réellement avantageux que dans un sens, celui de la descente et cela sur des parcours quelquefois très limités.L\u2019homme eut alors l\u2019idée de creuser des rivières artificielles dont il choisirait par conséquent lui-même le parcours et dont les eaux seraient stables afin de permettre le voyage également facile dans les deux sens.En théorie c\u2019était très bien mais, dans la pratique, on s\u2019aperçut qu\u2019il était bien difficile d\u2019obtenir l\u2019horizontalité des eaux sur un parcours un peu long ; il se présentait toujours, ici ou là, des différences de niveau souvent très grandes.Les Chemins qui Marchent Le passage des vallées profondes compliqua la construction mais sans la ren.re impossible; l\u2019homme eut, tout naturellement, l\u2019idée de construire des aqueducs, véritables ponts d\u2019eau raccordant les deux rives de la vallée ; il en fut tout autrement quand il se présenta une élévation de terrain de quelque importance comme longueur.Seuls une immense tranchée ou un tunnel pouvaient résoudre le problème ; toutefois c\u2019était avec une telle dépense de main-d\u2019œuvre et de temps qu\u2019il était préférable d\u2019y renoncer.L\u2019homme chercha longtemps une solution à ce problème sans la trouver, probablement parce qu\u2019elle était simple.Il suffisait d\u2019amener de l\u2019eau dans des bassins successifs formant gradins pour franchir une élévation de terrain comme avec une sorte d\u2019échelle gigantesque ; la descente s\u2019opérerait ensuite par les moyens inverses.Qui eut le premier l\u2019idée de ce système ?l\u2019histoire, celle du moins que j\u2019ai consultée, ne le mentionne pas et si quelque ingénieur civil parmi mes lecteurs peut me renseigner à ce sujet, j\u2019en serai fort heureux.Quoiqu\u2019il en soit il est bien permis de penser que l\u2019on n\u2019arriva pas, du premier coup, à construire des écluses donnant toute satisfaction et surtout comparables à celles que nous voyons aujourd'hui sur les canaux importants.Les premières écluses furent très probablement de la forme dite carrée, à un seul vantail et de plus, simples, c\u2019est-à-dire ne soutenant les eaux qu\u2019à un seul niveau.Comme toute chose en ce monde, cela se perfectionna par la suite.Les canaux ayant des eaux d\u2019un niveau toujours horizontal théoriquement ne sont donc pas réellement des chemins qui marchent, on doit laisser cette qualité aux fleuves et rivières dans le sens de leur descente vers la mer ; toutefois ils facilitent le déplacement des bateaux à un tel point qu\u2019on peut les estimer, dans bien des cas, supérieurs aux routes terrestres.Ils font ainsi partie, et à juste titre, de la richesse économique et industrielle d\u2019un pays.\u201c\u201c\u201c«\u201cA u Europe qui se rendaiem en Orient devaient faire le grand tour par la pointe extrême de l\u2019Afrique du sud c est donc, aujourd\u2019hui, une économie de plusieurs jours et de milliers de dollar» pour un convoi.La même amélioration a été apportée aux voyages maritimes entre l\u2019Atlantique et le Pacifique par le creusement du canal de Panama, lequel a supprimé l\u2019immense detour par le cap Horn.On comprend, dans ces conditions, que ces ouvrages d\u2019une extreme importance soient 1 objet d\u2019une surveillance active et continuelle surtoui en temps de guerre.\t\u2019 Avec ce canal de Panama, qui est actuellement le plus important de tous nom sommes loin des timides constructions du début faites généralement entre\u2019 deu> rivieres et sur une courte distance.Ce canal a quarante-huit milles de longueui et sa largeur, dans les endroits les plus resserrés, dépasse trois cents pieds ave une profondeur minimum de quarante-cinq pieds\tP , , Le navilîf.qui s\u2019y 'engage, en venant de l\u2019Atlantique, rencontre trois première' rr'orüè\tiusqu\u2019au niveau du iac * G^n } la sortie de la Culebra, c est 1 ecluse de Pedro-Miguel qui cette fois le fai \u201cVil apr\u201c -»1\tîüï acier ont plus de six pieds d\u2019épaisseur \u2022 elle» JT ! * .\t1 p eds et leurs Portes er cents à six cents tonnes chacune II va sans^ire\u201d \u2019 ®Ulvant leur grandeur, de troi: main mais à l\u2019aide de moteurs^ectriques\tQ ^ manœuvre Pa* à h f\tont m ser.certainement d\u2019avoir aidé aox Alliée\tgume\u201d\"\u201d*' * \"0,re ép0,\u201c' 8 JUILLET 1944 BBBSaSM ¦ , ¦;:' IMÜl J fl S ''\\'> « \u2022
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