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Titre :
Le samedi
Éditeur :
  • Montréal :Société de publication du "Samedi",1889-1963
Contenu spécifique :
samedi 28 décembre 1946
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
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Le samedi, 1946-12, Collections de BAnQ.

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[" ~ '4 ' ¦\u2019N-C \u2019 ¦¦¦ ¦ « , - - \\ ¦*.mm ;\u2022> : IB ¦: * Poul Leduc 27 ANNEES DE MEDECINE, 24 ANNEES DE PRETRIS pnp-n; nF FRANTF\tiikif CON fe Samedi 58e année, No 32 Montréal, 28 décembre 1946 LE MAGAZINE NATIONAL DES CANADIENS SY o 0 2 Le Samedi, Montréal, 28 décembre 1946 PIEDS MOUILLES RHUME se contracte de diverses façons.ETERNUE- MENT COURANTS D'AIR Vite, L\u2019ANTISEPTIQUE LISTERINE Qa^acUiUe^ - o-txud.! A cette époque de l\u2019année, alors que la température variable est si propice au développement des rhumes, ce n est que simple bon sens que de se gargariser à l\u2019Antiseptique Listerine soir et matin .et même davantage lorsqu\u2019il y a menace indubitable.L\u2019Antiseptique Listerine atteint en profondeur les muqueuses de la gorge pour détruire par millions ces envahisseurs dit \"de deuxième vague\u201d, lesquels, selon plusieurs autorités en la matière, sont grandement responsables de cet ennui.Protection contre l\u2019Invosion des Microbes Un usage fréquent de ce gargarisme qu\u2019est l\u2019Antiseptique Listerine durant les 12 ou 36 heures qui constituent la période d\u2019\"incubation\u201d d\u2019un rhume peut, dans bien des cas, mettre halte à une invasion massive des microbes et, de ce fait, tuer le rhume dans l\u2019oeuf\u201d.Des tests sérieux ont démontré une réduction de microbes sur les muqueuses de la bouche et de la gorge atteignant jusqu\u2019à une proportion de 96.7% quinze minutes après l\u2019action du gargarisme à l\u2019Antiseptique Listerine, et jusqu\u2019à 80% une heure après.Moins de Rhumes durant les Tests Cet effet stérilisant, croyons-nous, démontre pourquoi l\u2019Antiseptique Listerine a obtenu de si impressionnants résultats au cours d\u2019expérimentations en vue de com- Les menaçants envahisseurs de \"deuxième vague\" qu'attaque l'Antiseptique Listerine HAUT, de g.à d.: Pneumocoque Type III, Pneumocoque Type IV, Streptocoque Veridan.% Bacille de Friedlander.BAS.de g.à d : Streptocoque Hémolytique.Bacille de l'Influenza.Microcoque Catarrhal, Staphylocoque Doré.battre le rhume.Des tests effectués sur une période de 12 années ont révélé l\u2019intéressante conclusion que voici : Ceux qui se gargarisèrent à l\u2019Antiseptique Listerine deux fois par jour eurent moins de rhumes ou des rhumes généralement plus bénins que ceux qui n\u2019en firent pas usage.et moins de maux de gorge, aussi.Lambert Pharmacal (Canada) Ltd.Toronto, Ontario L\u2019ANTISEPTIQUE LISTERINE, DURANT LES TESTS, A DIMINUE' LES MICROBES JUSQU\u2019À 96.7% ECHOS DE GRANDE-BRETAGNE CE QU\u2019ON DIT DES GENS ET DES CHOSES A PROPOS DE TRANSFUSION DE SANG Les transfusions de sang se pratiquent de plus en plus par de nouveaux modes de traitement de toutes les maladies possibles et imaginables.A cet egard, un docteur de Blackpool, combattant le rhumatisme, a obtenu des résultats remarquables.Le sang qu\u2019il injecte au malade n\u2019est pas tiré d\u2019une personne same, mais du malade lui-même.Il est alors exposé aux rayons d\u2019une lampe ultraviolette puis réintroduit dans le système du rhumatisant.\u2022 LES MOTEURS TURBO REACTEURS La Compagnie anglaise Rolls-Royce vient de publier le premier catalogue de moteurs turbo-réacteurs.Ce catalogue est écrit en anglais, français et espagnol et donne les caractéristiques du Nene et du Derwent, deux des moteurs de la classe River.UNE HORLOGE PAS COMME LES AUTRES Il est maintenant temps d\u2019examiner en détail l\u2019horloge parlante qui fonctionne à Londres depuis dix ans et qui donne l\u2019heure à 500,000 appels téléphoniques par semaine dans le seul district de Londres.Lorsqu\u2019on aura le personnel nécessaire pour accomplir le travail, chacune des parties du mécanisme sera examinée et les pièces usées seront remplacées.Pendant ce \u201clavabo et coup de brosse\u201d, les renseignements dans tout le pays seront donnés par 1 appareil du même genre qui fonctionne à Liverpool.TURBINE A GAZ MARITIME La première turbine à gaz maritime construite par la Parsons Marine Steam Turbine Company\u201d de Wallsend, Angleterre, a subi son épreuve avec un succès complet.C\u2019est ce qui a été annoncé à la réunion générale annuelle de la Compagnie.On a commencé le travail sur cet appareil il y a quelques années, mais à cause du travail de guerre, qui avait d\u2019abord la priorité, et de la rareté de matériaux, le progrès a été intermittent.La Compagnie aide actuellement à construire des turbines à gaz maritimes plus puissantes.( L\u2019appareil actuel est destiné à développer 500 c.v.à 6,000 tours à la minute.) UNE EXPO POUR L\u2019AN PROCHAIN Une des expositions les plus célèbres de bétail, de produits agricoles et d\u2019instruments aratoires, appelée \u201cL\u2019exposition royale\u201d parce qu\u2019elle est dirigée par la \u201cRoyal Agricultural Society\u201d d\u2019Angleterre, se tiendra l\u2019an prochain pour la première fois depuis la guerre.Elle aura lieu sur un terrain de 100 acres à Lincoln, dans les comtés de l\u2019est de l\u2019Angleterre.La dernière exposition royale eut lieu en 1939 lors de l\u2019exposition centenaire.A LA MANIERE DE SERAPHIN Des faits étranges arrivent parfois aux guichets du Bureau de Poste.En voici un exemple : un vieux fermier s\u2019amène au guichet avec un seau rempli d\u2019argent en disant qu\u2019il contenait mille livres ( $4,000 ) pour la \u201ccaisse d\u2019épargne nationale\u201d.Le commis étonné, et plus habitué aux sacs d\u2019argent qu\u2019aux seaux d\u2019argent, compta le contenu et trouva seulement 900 livres ( $3,600 ).Le fermier affirma avoir compté mi le livres ce matin-là.Le commis compta de nouveau, mais toujours en obtenant le même résultat : 900 livres.Le fermier eut alors une idée soudaine : \u201cMa femme se serait donc trompée de seau ! \u201d NOTRE COUVERTURE Cette semaine, nous rendons hommage à un jeune radio-man bien connu de chez nous : PAUL LEDUC, chef des réalisateurs à Radio-Canada.Les anciens habitués de notre radio d\u2019Etat se souviendront sans doute que M.Leduc fit scs débuts à titre de speaker et que ses dons d\u2019excellent interprète de la scène pouvaient déjà laisser entrevoir le poste important qu\u2019il occupe aujourd\u2019hui.Nous le voyons Ici avec ses deux fillettes, Claire, âgée de quatre ans, et Chantal, qui n\u2019en a que deux.En page 4 de ce présent numéro du SAMEDI, on lira un article de Gaspard St-Onge consacré à Paul Leduc.\tPhoto Henri Paul.FABRICATION CANADIENNE 3 EDITORIAL LES PUBLICATIONS POIRIER, BESSETTE & CIE, LIMITEE Membres de TA.B.C., et de l'Association des Editeurs de Magazines du Canada Le Samedi La Revue Populaire Le Film 975-985, RUE DE BULLION MONTREAL \u2014 CANADA \u2022 T é I : P L a t e a u 9638 * Président : FRED POIRIER Vice-prés.: GEO.POIRIER Directeur: JEAN CHAUVIN Rédacteur en chef : GERALD DANIS Chef de publicité : CHARLES SAURIOL Directeur artistique : HECTOR BRAULT Chroniqueur sportif : OSCAR MAJOR Chef du tirage : ODILON RIENDEAU NOS REPRESENTANTS : WILFRID DAOUST 20, Onzième Avenue, Lachine (Ottawa, Hull, Sherbrooke, Drummondville, Saint-Hyacinthe, Sorel, Granby, Farnham, Saint-Jérôme, Joliette et les environs.) \u2022 ADELARD PARE 6, rue du Pont, Québec ( Québec et Lévis ) \u2022 PAUL LARIVIERE 1710, rue St-Philippe, Trois-Rivières ( Trois-Rivières et Cap-de-la-Madeleine ) Autorisé comme envol postal de la deuxième classe.Ministère des Postes, Ottawa.Entered at the Post Office of St.Albans, Vt.as second class matter under Act of March 1879 ABONNEMENT CANADA Unan.$3.50 Six\tmois.2.00 ETATS-UNIS Un\tan .$5.00 Six\tmois.2.50 AU NUMERO: 10 cents e HEURES DE BUREAU : 9 h.a.m.à 5 h.p.m.du lundi au vendredi.\u2022 AVIS AUX ABONNES \u2014 Les abonnés changeant de localité sont priés de nous donner un avis de huit jours, l'empaquetage de nos sacs de malle commençant cinq jours avant leur expédition.58e année, No 32 \u2014 Montréal, 28 décembre 1946 LES FÊTES À L\u2019AURORE DE NOTRE PAYS D\u2019année en année, nous nous apercevons que les traditions des Fêtes s\u2019en vont.Naguère, les Fêtes, c\u2019était une période joyeuse qui commençait avec Noël et se terminait avec le Jour des Rois.C\u2019était le Jour de l\u2019An qui était le jour marquant de l\u2019époque, le principal.Celui de Noël revêtait le côté mystique et religieux de cette décade.Du côté social, il ne comptait à peu près pas.Le Jour de l\u2019An était, pour les Canadiens français, la véritable fête sociale de la nation.C\u2019était ce jour-là que s\u2019échangeaient les cadeaux, les souhaits, les visites, les cartes.Aujourd\u2019hui, le Jour de Noël est devenu le jour principal des Fêtes.Notre voisinage avec les Etats-Unis a considérablement modifié cet état de choses et l\u2019on a adopté la coutume saxonne doublée de multiples coutumes américaines de prendre le Jour de Noël comme la grande fête sociale de l\u2019année, lui faisant perdre ainsi son caractère plutôt mystique.Notre Jour de l\u2019An, du moins dans les villes, ne compte plus, à bien dire, que pour les enfants, et encore un peu, dans les campagnes qui ne sont pas trop rapprochées des villes.Dans les cités, l\u2019arbre de Noël a remplacé le soulier, d\u2019abord, puis les bas que, dans notre enfance, on accrochait au pied du lit alors qu\u2019auparavant, on plaçait les souliers dans les cheminées.Le Jour de l\u2019An ne demeure plus, en somme, qu\u2019un jour très mélancolique plein d\u2019amères réflexions ; un jour, enfin, je le répète, qui n\u2019est vraiment heureux que pour les enfants, et encore les tout petits, car les autres sont aussi blasés que les anciens.C\u2019est que les tout jeunes ne sont pas encore atteints par le trouble sentiment qui nous accable, sans que nous voulions nous l\u2019avouer, à l\u2019aube d\u2019une nouvelle année.Les enfants n\u2019ont pas encore appris à envisager l\u2019avenir avec inquiétude.Au contraire, l\u2019avenir, pour eux, est rempli de merveilles.Plus tard, ils seront grands ; ils seront libres, et quand ils seront libres et quand ils seront grands, ils ne feront pas les choses sottement en général, comme ils les voient autour d\u2019eux.Us se donneront un temps pour le bonheur.C\u2019est, du moins, cè qu\u2019ils ont l\u2019ambition de faire.Et pourtant le Jour de l\u2019An, encore que si mélancolique, a une saveur particulière pour celui qui mérite d\u2019avoir des amis.C\u2019est l\u2019un des rares jours de l\u2019année où les gens qui vous veulent du bien croient convenables de vous en souhaiter.On sait bien que leurs vœux n\u2019influeront guère sur notre destinée, mais n\u2019est-ce pas déjà précieux de penser qu\u2019ils se réjouissent de ce qui pourrait nous arriver d\u2019heureux .Toujours est-il que d\u2019année en année se perdent les petites traditions du temps des Fêtes.Elles s\u2019en vont, une à une, à vau-l\u2019eau.Ou bien, quand elles ne disparaissent pas tout à fait, elles sont tellement modifiées qu\u2019on a toutes les peines du monde à les reconnaître.Les progrès de la Science sont évidemment pour beaucoup dans cet effacement du côté poétique de notre vie sociale.Aujourd\u2019hui, on entend chanter à mille lieues nos vieux Noëls \u2014 mais il y a aussi la négligenae, l\u2019indifférence.Et il y a surtout le snobisme qui nous fait sacrifier tant d\u2019antiques coutumes dont nous avons honte souvent pour en adopter de plus modernes qui nous viennent de l\u2019étranger.C\u2019est ainsi que le Santa Claus, d\u2019origine allemande, devenu anglais et américain, a détrôné chez nous, le bon et généreux Petit Jésus de notre enfance.Ce dernier était plus modeste, il nous coûtait moins cher.Il se contentait d\u2019un bas ou d\u2019un soulier.Au bonhomme, il faut aujourd\u2019hui le dépouillement annuel de nos forêts pour lui procurer de ces jeunes arbres qui ne demanderaient pourtant qu\u2019à continuer de pousser et de devenir grands et profitables comme leurs aînés.Remontons dans la nuit de notre histoire.Comment célébrait-on la Messe de Minuit chez nos ancêtres sous la domination française ?Ceux qui ont lu le roman de Joseph Marmette « L\u2019Intendant Bigot » se souviennent peut-être d\u2019une description rapide et colorée d\u2019une messe de minuit, une des dernières sous la domination française, en 1755.Alors, la cathédrale de Québec était éclairée à la chandelle.Aussi, ne devait-on pas se sentir aveuglé par la lumière.En fallait-il des douzaines de chandelles de suif pour que l\u2019église fut, comme le fait remarquer le romancier, « toute illuminée depuis la grande porte jusqu\u2019à l\u2019autel»?Remontons plus haut, en 1645.Avant cette année-là, non seulement l\u2019église n\u2019était pas illuminée mais elle n\u2019était pas chauffée ; mais pas du tout ! En 1645, des progressistes proposèrent d\u2019introduire dans l\u2019église paroissiale des poêles à la mode d\u2019alors.Les traditionalistes bondirent à l\u2019idée d\u2019une pareille innovation.Elle leur parut comme un sacrilège.L\u2019affaire prit des proportions telles que les plus sages proposèrent et firent adopter un moyen terme ; on n\u2019introduirait pas des poêles mais des chaudières pleines de tisons enflammés.Ce qui fit que la messe de minuit de 1645 à Québec apparaît dans l\u2019histoire avec le prestige que peuvent donner au chapitre des accessoires, deux chaudières et quatre chandelles.U est permis de se demander combien la cathédrale de Québec comptait de chandelles à la messe de minuit quand elle était moins prodigue de lumière avant 1645.Je note, en passant, que les paroissiens de l\u2019époque se couvraient la tête d\u2019une calotte durant les offices, en hiver.Détail venu jusqu\u2019à nous de la messe de minuit de 1647 ; il y avait, cette fois, cinq chaudières à feu mais, comme elles faisaient trop de fumée, on en supprima deux.On sait qu\u2019alors, à la messe de minuit, on distribuait le pain bénit, ce qui donna lieu souvent à force petites chicanes entre ceux qui confectionnaient, les uns des pains trop luxueux, et d\u2019autres de petits pains chenus et « chétis » comme disaient nos pères.En 1660, ce furent les soldats qui firent le pain bénit.Le Journal des Jésuites nous apprend qu\u2019ils firent retentir les flûtes et les tambours et vinrent de la sorte à l\u2019Offrande.Ils s\u2019en retournèrent de même après la messe, ce qui choqua «puissamment M.l\u2019Evêque» \u2014 je cite le Journal des Jésuites auquel toutefois, les soldats lui ayant porté un chanteau de pain, l\u2019Evêque leur donna deux pots d\u2019eau-de-vie et deux livres de tabac.Au temps de la domination française, dès les débuts de la colonie, au Jour de l\u2019An, régnait la coutume des étrennes.Nos pères avaient apporté de France cette coutume qui n\u2019existait assurément pas chez les Indiens.On se faisait donc des étrennes dès 1646, surtout entre les grands personnages et les communautés religieuses.Il est intéressant de connaître la nature des étrennes de ce temps-là.Le père Lalemant, premier rédacteur du «Journal des Jésuites», nous l\u2019apprend.Le 1er janvier 1646, après les visites d\u2019usage, on donna \u2014 je cite le Journal \u2014 à M.Giffard un livre du Père Bonet et La Vie de Notre Seigneur ; à M.Bourdon, une lunette de Gallilée et à d\u2019autres, des reliquaires, des chapelets, des médailles, des images, etc.Les Jésuites donnèrent un crucifix à celle qui blanchit le linge à l\u2019église, quatre mouchoirs à la femme d Abraham \u2014 Abraham Martin, je suppose, Marie Langlois \u2014 et à lui, à Abraham, une bouteille d\u2019eau-de-vie.Mais les Jésuites ne faisaient pas que donner ; ils recevaient aussi.Ainsi, ce Jour de l\u2019An-là, \u2014 1646 \u2014 les Ursulines leur donnèrent des chapelets, des crucifix, plusieurs bougies et, pour le dîner, deux belles tourtières.En retour, les Jésuites envoyèrent aux Ursulines une belle image de Saint-Ignace et une de Saint-François-Xavier en émail.Au Jour de l\u2019Aa de 1647, les Hospitalières envoyèrent aux Jésuites par un messager deux boîtes d\u2019écorce de citron.Il faut croire que c était alors aussi précieux qu\u2019une dinde.D\u2019ailleurs, la volaille ne manquait pas alors dans cet échange d\u2019étrennes.En 1647, le gouverneur envoya aux Jésuites quatre chapons, deux outardes, huit pigeonneaux, et d\u2019autres volailles, et sans doute pour arroser cette bonne volaille, les Hospitalières leur envoyèrent un petit baril de vin d\u2019Espagne d\u2019environ quatre pots.Pas de tourtières, cette année-là Mais il n\u2019y avait donc pas de dinde en ce temps-là ?Certes.C\u2019est le 1er janvier 1649 que l\u2019on fait mention pour la première fois de ce volatile si précieux et si à la mode aujourd\u2019hui au temps des Fêtes.Je cite encore le «Journal des Jésuites»: « M.le gouverneur envoya, le matin, son sommelier apporter au Père Lalemant, deux bouteilles de vin d\u2019Espagne, un « Coq d\u2019Inde» et un « Agnus Dei », autant au Père Vimont et le double de vin d\u2019Espagne au Père LeJeune.Comme on le voit, la coutume des étrennes a régné de bonne heure en notre pays ; de même que les visites qui cependant ne se font plus aujourd\u2019hui.Damase POTVIN, de la Société des Ecrivains Canadiens 14.J\t' Wf ^\tL \"\t:j^ÊÈËÊ\t\t\tm -M\t\t } m\tÎN,wk'- i\t\tSt.'-.Ai,,\tA s .\t-\t\t\tÉfe- - » 4 La Vierge Dans ses langes blancs, fraîchement cousus, La Vierge berçait son Enfant Jésus ; Lui, gazouillait comme un nid de mésanges-; Elle le berçait, et chantait tout bas Ce gue nous chantons à nos petits anges .Mais l'Enfant Jésus ne s'endormait pas.à la Crèche \"Doux Jésus, lui dit la mère en tremblant, Dormez, mon agneau, mon bel agneau blanc Dormez ; il est tard, la lampe est éteinte, Votre front est rouge et vos membres las ; Dormez, mon amour, et dormez sans crainte.\" Mais l'Enfant Jésus ne s'endormait pas.Etonné, ravi de ce gu'il entend, Il rit dans sa crèche, et s'en va chantant Comme un saint lévite et comme un choriste ; Il bat la mesure avec ses deux bras, Et la sainte Vierge est triste, bien triste, De voir son Jésus gui ne s'endort pas.Et Marie alors, le regard voilé, Pencha sur son fils un front désolé ; \"Vous ne dormez pas, votre mère pleure, Votre mère pleure, ô mon bel ami ! .\" Des larmes coulaient de ses yeux ; sur l'heure, Le petit Jésus s'était endormi.Alphonse DAUDET \"Si quelques instants vous vous endormiez, Les songes viendraient, en vol de ramiers, Et feraient leurs nids sur vos deux paupières.Ils viendront ; dormez, doux Jésus.\" Hélas 1 Inutiles chants et vaines prières, Le petit Jésus ne s'endormait pas. Le Samedi, Montréal, 28 décembre 1946\t; PAUL LEDUC Un As de la Mise en Ondes Par GASPARD ST-ONGE .-,.\"-\u2018-'% éalisé et mis en ondes par Paul Leduc .Qu\u2019est-ce à dire ?Quand une émission radiophonique parvient à l\u2019auditeur à l\u2019écoute, on se doute bien que de longues heures, de longues journées souvent, ont été employees à la mise au point du programme.Tout le monde a été mis à contribution.C\u2019est-à-dire un réalisateur, un metteur en ondes \u2014 quelquefois ce sont le même \u2014 un ou des écrivains, des interprètes plus ou moins nombreux, des techniciens, opérateurs et bruiteurs, et souvent des musiciens.Le chef de l\u2019équipe c\u2019est le réalisateur.C\u2019est lui le responsable.C\u2019est toujours lui que les gens du métier féliciteront ou blâmeront pour la bonne ou la mauvaise marche du programme.Pourtant, l\u2019auditeur, parce qu\u2019il ne connaît généralement pas très bien le rôle du réalisateur-metteur en ondes, lui accorde rarement sa part de mérite.L\u2019adulation que l\u2019auditoire québécois en particulier réserve généreusement aux artistes, comédiens, chanteurs, musiciens, et même aux auteurs s\u2019arrête aux réalisateurs.Pourquoi ?.Parce qu\u2019on n\u2019a jamais compris l\u2019importance de son rôle, tout simplement.Le réalisateur actuellement le plus en vue, c\u2019est sans doute Paul Leduc, celui qui a à son crédit la plus récente des émissions de grande classe qui sont l\u2019honneur de la radio canadienne, et, lorsqu\u2019elles sont \u201ccommerciales\u201d, des commanditaires.Nous voulons parler dA \u201cRadio-Concerts Canadiens\u201d, qui ont rallié la faveur du public et de la critique, et que nous devons au bon goût de la Maison Molson, et, nous nous en doutons bien, de Bill Harwood (un de Lotbinière-Harwood), qui est le chef des services de radio de l\u2019Agence Cockfield-Brown.Nous ne résistons pas au plaisir de féliciter en passant la Maison Molson et M.Harwood, parce que nous savons bien que, pour des fins purement publicitaires, ils auraient pu se contenter- d\u2019un programme moins onéreux et de moins bon goût.Mais c\u2019est véritablement un hommage au Canada français que cette belle série d\u2019émissions, et l\u2019intention est trop méritoire pour qu\u2019eRe nous laisse indifférents, nous qui sommes Canadiens français, et qui constituons l\u2019auditoire de la radio française.Mais revenons à Paul Leduc, qui fait l\u2019objet de cet article.Pourquoi Paul Leduc ?.C\u2019est-à-dire, pourquoi les commanditaires ont-ils confié à Paul Leduc la réalisation de cette série d\u2019émissions qui devait mettre à contribution les plus grands talents révélés parmi les Canadiens français ?On se doute bien que Bill Harwood, qui n\u2019a rien à apprendre de personne, dans le domaine de la radio montréalaise, n\u2019a pas fait ce ohoix au petit bonheur.Ce sont les réalisations passées qui ont imposé à son attention le nom de Paul Leduc.Et à son crédit, Paul Leduc avec non seulement Radio-Carabins, mais les belles émissions qui passèrent sous la rubrique \u201cJe me souviens\u201d et qui révélaient le talent original de Félix Leclerc ; Radio-Théâtre, où il adaptait à la technique radiophonique les plus beaux films français ; et combien d\u2019autres belles émissions comme \u201cImagerie\u201d de Cécile Chabot qu\u2019il révéla à l\u2019auditoire radiophonique comme il devait révéler Yves Thériault, l\u2019écrivain puissant que ceux qui avaient lu \u201cContes pour un homme seul\u201d connaissaient et qui sous la direction de Judith Jasmin se révéla complètement sous la rubrique \u201cStudio G-7\u201d.Les auditeurs n\u2019ont pas oublié, sans doute, la belle émission de la fête des mères, qui était le fruit de la collaboration de Paul Leduc et de sa femme, Hélène Fréchette, l\u2019auteur de \u201cCœur atout\u201d, et de J.-J.Gagnier, qui avait écrit et fait exécuter une si belle musique d\u2019accompagnement pour un si beau texte.Les simples auditeurs comme nous ont eu la révélation ce jour-là de ce que peut-être une émission radiophonique.Mais comment devient-on réalisateur ?La radio est un art nouveau.Beaucoup de choses y ont été improvisées.On en est encore à la période des tâtonnements.Le personnel a été recruté souvent au petit bonheur.On y trouve bien du bois mort qu\u2019on aurait profit à couper du tronc.Sans doute !\t[ Lire la suite page 30 ] - A droite : Ils se retrouvèrent au Canada et bientôt, ils furent fiancés.On les voit ici en plein bonheur sur les bords du Grand Lac Nominingue.Ci-dessous, deux amours d'enfants qui font le bonheur de leurs parents .et aussi leur fierté, CLAIRE et CHANTAL qui, très probablement, deviendront de grandes musiciennes quand elles seront grandes.\tPhoto Henri Paul.Ci-dessus, PAUL LEDUC a épousé HE LE NE-FRECHETTE-H AND FIE LD, la petite fille de Louis Fréchette qui, elle aussi, est en train de se révéler un écrivain de grande classe.Les jeunes gens se connurent en France où Paul Leduc était allé avec le Choeur des Alouettes à l'occasion des fêtes du Quatrième Centenaire.Mais PAUL LEDUC est aussi un sportif.qui fait encore du ski, et peut-être bien du tennis .Mais au collège il s'adonnait avec enthousiasme au baseball (il était lanceur) et au hockey où il jouait sur la défense .Ses camarades affirment qu'il jouait bien .L'annonceur .les auditeurs se rappellent sa belle voix.Ici, PAUL LEDUC est dans un clocher de l'église du Saint-Cœur de Marie, à Québec avec l'ancien camarade FRANK WILLIS, lors de la visite des Souverains en 1939.A droite, le collégien, à l'époque sans doute où il était romantique comme tout le monde.Il faisait des vers.A gauche, vers la même époque, dans son costume de Metfernich, du Metternich de \"L'Aiglon\" de Rostand .Il hésitait entre le théâtre et l'Opéra . i.-v ' , L'ABBE E.-C.CAMPEAU Le Samedi, Montréal, 28 décembre 1946 .CARACTÈRE BIEN toute1* épreuvePaûne vitalité extraordinaire jointe à une physionomie des plus sMrftuXl et voici que se dessine la haute silhouette, la forte personnalité de Monsieur l\u2019abbé E.-C.Campeau, autrefois médecin de St-Henn (Montreal), aujour- homme 'Lpéneur d\u2019esprit et d\u2019intelligence très droit large d\u2019idées parce que d\u2019une conscience non faussée qui vous maintient oar ^ conversation aisée dans une parfaite détente, dans une atmosphere de tout repos \u2019 L\u2019horizon s\u2019élargit, s\u2019éclaire et vous découvrez que la vie est belle et b°rme qu\u2019elle vaut la peine qu\u2019on la regarde, qu\u2019on l\u2019admire puissamment qu on la goûte et la savoure comme un bon fruit mûr ! - Je suis revenue du modeste village américain avec une vision plus étendue de ce que peut valoir la vie.\t, .Le docteur Campeau, praticien de l\u2019art médical durant vmgt-six ans, a mérite, jadis à Montréal, le titre glorieux et dont U reste fier, ce.ui de Médecin des vres\u201d C\u2019est dans le quartier St-Henri qu\u2019il a pratique sa noble profession.Bien que reparti depuis des années, cet homme d\u2019une étonnante jeunesse et qui a maintenant, comme il le dit lui-même, soixante-seize ans de carcasse et vmgt-et-un ans de coeur, a laissé le plus vivace des souvenirs.L\u2019on parle encore avec emotion dans tout St-Henri du docteur Campeau.\t,\t.c Il naquit le 10 septembre 1870 dans la très jolie paroisse de Vaudreufi.Ses parents: Noël Campeau et Julie Paquin voyaient leur famille se completer dun dixième enfant dont un fut médecin, deux, religieuses et trois, pretres Ses études élémentaires, il les fit à l\u2019école paroissiale de Vaudreuil, son cours classique, au séminaire de Ste-Thérèse.Enfin, U s\u2019inscrivit a la faculté de Medecme de l\u2019Université de Montréal, où il obtint son doctorat en 1 annee 1895.C\u2019est maintenant que débute son ministère où il se fait serviteur des corps avant d\u2019être celui des âmes.Sa magnifique conscience professionnelle donne alors toute sa mesure.Il sait se pencher sur le malheur, prodiguer ses soins sans demander rétribution, guérir, enfin, et de toute sa science sans quémander son dû, tout cela avec une admirable simplicité.\u2014 Quand, enfin, une telle chante 1 eut conduit jusqu\u2019au sacerdoce, le docteur Campeau ferma ses comptes de médecin sur un montant non perçu de $143,000.00.Il n\u2019a jamais regretté cet argent sacrifie.Le curé Campeau garde pour la femme, une admiration, un respect presque religieux.Peut-être ce sentiment lui est-il venu à côtoyer tant de misères dont l\u2019être féminin reçoit tous les contre-coups.\u2014 Avec quel zèle ne devait-il pas secourir celle qui crée chaque jour le monde en le pétrissant de sis douleurs.\u2014 Le docteur Campeau a présidé à une moyenne de cinquante à soixante naissances par mois et cela pendant ses vingt-sept ans de pratique médicale.Après la mort de son épouse, le docteur Campeau entra au Séminaire de Ste-Thérèse pour se préparer à la prêtrise.C\u2019est alors qu\u2019il bénéficia des directives et ________________il-\tc\tr T Art» hr suite riane 30 1 Véritable médecin des pauvres, le Docteur E.-C.Campeau, après dix-sept années de pratique dans le quartier St-Henri, à Montréal, répondit à une vocation nouvelle : la prêtrise.Devenu veuf et fermant ses comptes sur un montant non perçu de $143,000., il entra au Séminaire de Ste-Thérèse pour recevoir le sacrement de l'ordre le 29 juin 1922.\u2014 Ci-dessous, deux aspects du quartier St-Henri où l'abbé Campeau pratiqua la médecine pendant 17 ans.\ty/
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