Le samedi, 1 juin 1948, samedi 19 juin 1948
[" «11 \u2022 ft* mmm L lêd^iKJ DANS CE NUMERO 60e année, No 5 Montréal, 19 juin 1948 LE MAGAZINE NATIONAL DES CANADIENS DIX CEIVITS \u2022\tSUR LES ROUIES SUISSES \u2022\tLA MAISON DE LOUIS JOLLIET \u2022\tDANS L ILE DU PRINCE-EDOUARD \u2022\tNOS AMIS LES CHIENS Le Samedi, Montréal, 19 juin lÿjg Wm& MM % M ¦i ÿp-\u2019 dÆfc.W ÇgES* WJ* ¦jfy; g'**.\u201d ;< s'a Etirez-vous et Rafraîchissez-vous .Prenez un Coca-Cola glacé Le jeu de baseball est très rapide, et pourtant il comporte beaucoup de pauses.Il y a la pause avant le lancer, la pause entre les manches .et la pause qui rafraîchit avec un Coca-Cola glacé.Avec tant d\u2019animation tout autour de soi, on fait toujours bon accueil à cette minute qui est consacrée à un grand repos avec une bouteille de Coke glacé.COCA-COLA LTfct Demandez-le d'une façon ou de /\\m» \u2014 les Jeux marques déposées veiii/\"1 dire lu même chose. Le Samedi, Montréal, 19 juin 1948 3 _ j\u2019.nieuX faufile itj?ON LE TROUVE DANS TOUTES LES PARTIES DU MONDE Présentement, tous les pays du monde achètent de l\u2019aluminium canadien, fabriqué à Arvida, P.Q., siège de la plus grande alumi-nerie qui soit.Le lingot \u201cAlcan\u201d est devenu l\u2019un des éléments majeurs du commerce mondial.de l\u2019aluminium \u2014 même dans la forêt?Mais oui! L\u2019utilité de ce métal à mille fins s\u2019affirme de toutes sortes de façons dans les endroits les plus inattendus.Ce canoë et ses pagaies sont en aluminium.La canne à pêche, le moulinet, la boîte à appât le sont aussi.Inoxydable et léger comme une plume, l\u2019aluminium se prête admirablement à un nombre toujours croissant d\u2019accessoires de sport: skis, patins, crosses de hockey, bicyclettes .Ce n'est là, bien entendu, qu\u2019une minime fraction du tableau.Du coulage industriel à l\u2019objet d\u2019art, le fabricant canadien découvre sans cesse de nouvelles façons d\u2019utiliser ce métal à la fois solide, léger et attrayant.Nos travaux de recherches ont tracé de nouvelles voies et mettent à sa disposition une infinité de ressources techniques.Plus de six cents compagnies canadiennes fabriquent aujourd\u2019hui de la marchandise fabriquée avec ce métal \u2014vrai- ment miraculeux \u2014 du 20e siècle.^7\t'\u2022\t\u2022\u2022\u2022\u2022\t\u2022 _________* \u2014\t^\t-S Fournisseurs d\u2019aluminium au Canada et à l\u2019étranger 11162114 LES PUBLICATIONS POIRIER, BESSETTE & CIE, LIMITEE Membres de l'A.B.C.t et de l'Attoelotlon des Editeurs de Magazines du Canada Le Samedi La Revue Populaire Le Film 975-985, RUE DE BULLION MONTREAL \u2014 CANADA \u2022 T é I : P L a t e a u 9638 * * FRED POIRIER GEO.POIRIER Présidents conjoints JEAN CHAUVIN Directeur Rédacteur en chef : GERALD DANIS Clref de publicité : CHARLES SAURIOL Directeur artistique : HECTOR BRAULT Chroniqueur sportif : OSCAR MAJOR Chef du tirage : ODILON RIENDEAU NOS REPRESENTANTS : WILFRID DAOUST 20, Onzième Avenue, Lachine (Ottawa, Hull, Sherbrooke, Drummondville, Saint-Hyaelnthe, Sorel, Granby, Farnham, Saint-Jérôme, Jollette et les environs.) e ADELARD PARE 6, rue du Pont, Québec ( Québec et Lévis ) e PAUL LARIVIERE 1710, rue St-Philippe, Trois-Rivières (Trois-Rivières et Cap-de-la-Madeleine ) Autorité comme envol postal de la deuxième classe.Ministère des Postes, Ottawa.e Entered at the Post OHIce of St.Albans, Vt., as second class matter under Act of March 1879 ABONNEMENT CANADA Un an.$3.50 Six mol* .\t2.00 ETATS-UNIS Un an.$5.00 Six mol* \u2022 .2.50 \u2022 AU NUMERO: 10 cent* \u2022 HEURES DE BUREAU : 9 h.a.m.à 5 h.p.m.du lundi au vendredi.AVIS AUX ABONNES \u2014 Le* abonni* changeant de localité *ont prié* de nou* donner un avl* de huit jour*, l'empaquetage de no* tact de maHe commençant cinq jour* avant leur expédition.^\t60e année, No 5 \u2014 Montréal, 19 juin 194| EDITORIAL D\u2019UN SAMEDI A L\u2019AUTRE ' EN AVANT LES JEUNES.LA VIE EST BELLE ! Rien ne ressemble autant à la fureur des timides que l'audace des modestes.L'une est aussi étonnante., aussi à craindre, surtout, que l'autre.Pour notre amusement, le grand comique Chariot a su, dans le temps, tirer parti de ces travers : qu'on se souvienne de ce délicieux philosophe des rues dans « City Lights », ou même encore de cet impayable sergent de ville dans « Easy Street ».Mais la vie est bien autre chose que le cinéma et, dans sa dure réalité, les conclusions sont loin d'être toujours heureuses.Plus on songe à ces modestes qui se transforment furieusement en audacieux, plus on doit se dire qu'ils n'ont pas tous le bonheur (?) d'arriver comme Topaze.\u2014 le théâtre non plus n'étant pas la vie.La triste vérité, c'est que la plupart échouent lamentablement, entraînant souvent leur propre perte, non sans faire de dommage aux autres.Au demeurant, ces agneaux qui se métamorphosent ainsi en soi-disant üons de la finance ou de l'industrie ne sont pas nécessairement de mauvais bougres, mais bien de pauvres types qui, dans un accès d'irritabilité, se font une optique faussée d'une ligne de conduite à suivre.Au départ de ces regrettables bifurcations, il faut voir un désir effréné de brûler les étapes, une négation inconsciente des erreurs commises ou en train de se commettre, quelquefois l'abandon pur et simple de la loi du travail et très souvent une conception fausse du succès.En cette fin d'année scolaire, alors que des milliers de jeunes gens s'apprêtent à faire leurs premières armes dans le dur combat de la vie, il est opportun, je crois, de jeter un éclairage cru, mais vrai, sur ce danger de notre époque.Je souhaiterais, pour ma part, que le communiqué de la Banque Royale du Canada, intitulé L'Initiation à la Vie leur tombât sous les yeux avant qu'ils ne se lancent dans la mêlée pour de bon, et c'est pourquoi, afin de mieux compléter mon propos, je cite ici quelques extraits qui valent d'être médités : « Ce que fait un jeune homme au sortir du collège dépend en grande partie de son ambition.Il faut qu'il se fixe un but et qu'il décide ce qu'il doit sacrifier au succès, car il sait maintenant qu'on ne gagne rien sans sacrifier quelque chose.» « Ceux qui arrivent le mieux, et peut-être le plus facilement, sont ceux qui savent exactement ce qu'ils désirent.Un but clair et bien défini contribue à l'unité d'action.» S'il s'en trouve qui, pour une raison ou une autre, se voient dans l'obligation d'entrer dans le travail sans avoir pu terminer leurs études, ils peuvent se rassurer en apprenant que les conditions, chez nous « n'exigent pas nécessairement une instruction supérieure.Le jeune homme qui quitte l'école secondaire pour travailler a, lui aussi, la chance de réussir et, après tout, Shakespeare, Burns, Carlyle, Scott et Darwin sont devenus célèbres sans diplômes.» Du reste, on pourrait constater qu'il en est de même chez beaucoup de nos actuels chefs d'entreprise dans l'industrie et la finance.L'essentiel, qu'on se le dise bien, c'est d'entrer confiant dans la vie, bien déterminé à travailler après avoir choisi la carrière qui convienne le mieux à ses dons et aptitudes.Que l'on combatte sa timidité, très bien, mais que l'on oublie jamais qu'il faut conserver une saine conception de ses droits et de ses devoirs.Ni lions, ni agneaux, mais citoyens dignes et optimistes.La formule n'est peut-être pas des plus séduisantes, mais c'est encore la meilleure, soyons-en bien assurés.G.D.LE CINEMA SE DECENTRALISE Qui n'entend qu'une cloche n'entend qu'un son, dit le proverbe, et il ne fait pas de doute que l'industrie américaine du cinéma, pendant la guerre, en a com- pris tout le sens, saisi toute la portée.C'était, comme nien on pense, l'âge d'or sur la côte californienne: absence de la concurrence européenne, demande accrue de la production, prospérité générale.Mais il arrive qu'aujourd'hui, en cet après-guerre, l'industrie du cinéma, dans le monde, prend des perspectives nouvelles : l'Angleterre, la France, l'Italie entendent bien reconquérir leurs parts du marché mondial, et ces efforts sont loin d'être isolés, notamment depuis la mise en opération de l'intelligente et puissante orga-nisation Rank.Pour sa part, et avant même la fin du conflit, la Grande-Bretagne mettait sur le chantier d'authentiques chefs-d'oeuvre que la presse américaine a déjà acclamés avec éloge, et tout indique qu'on n'a pas l'air de vouloir s'arrêter en si bon chemin.Pour ce qui est de la production française, nous sommes assez bien placés pour savoir qu'elle n'a nullement démérité avec des oeuvres comme « Les Visiteurs du Soir », « Les Enfants du Paradis » et « La Symphonie Pastorale ».Quant au cinéma italien, il étonne tout simplement le monde avec des réalisations puissantes comme « Shoe-Shine », «Rome, Ville Ouverte i et « Paisa ».Dans cette perspective nouvelle du cinéma international, il est intéressant de noter que le procédé de post-synchronisation a été amélioré de façon tout à fait remarquable.Aujourd'hui plus que jamais, et Hans des conditions nettement favorables, il est possible de soumettre à l'appréciation des auditoires français, la production anglaise ou italienne et vice versa.Ainsi donc, les cadres s'élargissent, les pôles d'intérêt se déplacent, peut-être pour le malheur de certains, mais sûrement pour le plus grand avantage des cinéphiles du monde entier.Déjà Hollywood s'inquiète et parle de « déglamouriser », symptôme révélateur d'une puissante industrie qui sent de plus près la concurrence et qui, partant, redoublera d'efforts, toujours dans le plus grand intérêt du cinéphile.Et dans tout ça, le Canada, le Canada français plus particulièrement, se voit tout indiqué comme terrain propice à l'examen des diverses réactions du septième art qui tend ainsi à s'internationaliser davantage.Ce n est sûrement pas nous qui nous plaindrons de pareil éclectisme qui se présente si agréablement par ce concours de circonstances.Voilà ce qui, à nos yeux, ressort d'un meeting de presse récemment tenu à Montréal par la J.Arthur Rank Organization of Canada Limited.Il est maintenant bien clair que l\u2019industrie du cinéma connaîtra ün essor nouveau au cours des prochaines années, et il ne fait pas de doute que le Québec en sera un témoin vivement intéressé.G.ST-O.SIMPLE PROPOS SUR L'ENVIE On sait qu il est trois façons de juger un quidam qui travaille à une invention : premièrement, on dit que son idee est stupide ; deuxièmement, s'il y a perseverance, on dit que l'idée ne vaut rien ; troisièmement, si le succès est patent, on dit que l'idée n'est pas de lui.Quoi qu il en soit, on a tort, et c'est ce qui fait souvent dire : « Si vous ne faites rien, vous aurez I assurance de n'être jamais critiqué ! » C'est sans oute pour ces raisons que les esprits entreprenants parlent peu et agissent beaucoup, et encore ici, lorsqu ils arrivent au succès, on dit d'eux : « Que voulez-vous, ils ont la bosse des affaires ! » ou encore : « Ils ont la chance accrochée au bout du nez ! » Ceci s'appelle tout simplement de l'envie et.en dernière ana-yse, 1 envie, c est de la faiblesse.Retenons bien que les faibles ne font jamais rien de grand.Retenons aussi que 1 envie peut se glisser dans nos jugements e doucher les plus sains enthousiasmes.Evidemment, personne n admettra cju^l est envieux ! L.S.u V* M ', Pi.t- * JH#* >'fÇ >\u2022 r élfàé*s ;\\ \t\t LE QUEBEC AGRICOLE LA REGION AGRONOMIQUE DE SAINT-JEAN Par PAUL «la BOUCHER, D.Sc.S.Ils | A région agronomique de St-Jean est un district fa: I limitrophe et de transition entre les Cantons de l\u2019Est et la plaine de Montréal.Son centre économique, la ville de St-Jean, est situé à moins de trente milles de la métropole canadienne.Cette ré-gion agronomique est constituée de deux districts bien distincts : un rectangle nord-sud coupé par le Ml Richelieu, limite des comtés de St-Jean et Iberville, B,et et puis un prolongement vers l\u2019est, le comté de Mis-sisquoi.Tout cet ensemble est appuyé sur la ligne \u2014.45ième, vis-à-vis les Etats de New-York et du Ver-~ mont.La partie supérieure est très fertile puisque consti-¦\u2019 tuée des argiles déposées par la mer Champlain, avec \u2014 quelques dépôts morainiques de l\u2019ép'oque glaciaire.Au CE nord, on remarque la colline montérégienne du Mont N: Johnson et au sud les premiers contreforts des Apa-32 ; laches.Dans Missisquoi, la partie sud surtout est acci-Jjj dentée et plus élevée que tout le pays voisin.Les dé-.pressions sont à sol fertile ; les hauteurs sont graveleuses et même rocailleuses, mais très propices à la culture fruitière.cfc De ces conditions géologiques découle une pro-3HE duction diversifiée : dans Missisquoi, de la culture jjjj fruitière ; dans Iberville et St-Jean, de l\u2019industrie lai\u2014 tière et de la culture maraîchère surtout pour fins .industrielles.Tout cela représente une superficie d\u2019environ \\c\" 388,305 acres en culture, sur un grand total de 497,920 acres, où la statistique compte 3,731 fermes occupées, léc£ dont 863 entreprises plus ou moins spécialisées en jfc productions fruitière et maraîchère.On peut affirmer que la population actuelle de cette région est d\u2019environ 57,000 âmes, dont 26,000 de population rurale et 31,000 de population urbaine.Cinq cités et petites villes se répartissent ces citadins : St-Jean \u2014 qui fête cet été le centenaire de son incorporation civile \u2014 Faraham, Iberville, Cowansville et Bedford.Les premiers défrichements sur les bords du Richelieu supérieur datent de 1750.La population des comtés de St-Jean et Iberville est entièrement cana-dienne-française.Elle compte de très nombreux descendants d\u2019Acadiens, dont les ancêtres vinrent au pays à la suite de la déportation de 1755.Ce fait historique explique l\u2019existence de l\u2019Acadie, bureau de poste de la paroisse de Ste-Marguerite de Blairfindie, qui a été subdivisée à maintes reprises pour donner naissance à St-Luc, Ste-Blaise, St-Jacques, etc.Dans Missisquoi, la situation est différente.Colonisée par des loyalistes américains, après 1785, et par des officiers de la milice anglaise du Bas-Canada, cette région fut entièrement anglo-saxonne jusque vers 1830, alors que l\u2019élément français commença à s\u2019infiltrer.Aujourd'hui, Missisquoi est français dans la proportion de 80 à 82%.Jouissant du climat tempéré de l\u2019est du Québec, la végétation de ce district dépasse souvent les 120 jours, ce qui est un record pour la Province.En une saison normale, les pluies sont abondantes et bien réparties, avec cependant une période de sécheresse entre la mi-juillet et la mi-août.Ainsi que nous l\u2019avons déjà insinué, l\u2019industrie laitière est la plus importante production de toute la région : 39,264 vaches en 1941.Environ 60% de cette production laitière est vendue en nature, le reste étant transformé en beurre et fromage \u2014 deux fois plus de beurre que de fromage.On calcule qu\u2019en une année moyenne, cette production atteint les 4 millions de dollars.Par suite surtout de la vente du lait en nature et de la présence de fabriques laitières spécialisées dans la production de poudre de lait et de caséine, l\u2019industrie porcine n\u2019a pas dans ce district l\u2019importance que l\u2019on supposerait tout d\u2019abord.La valeur de cette production atteindrait néanmions les $650,000 annuellement.Le marché de St-Jean absorberait chaque année 3,200 porcs ; celui de Farnham, 1,000, et le marché de Montréal, de 10 à 12,000.Les statistiques les plus récentes démontrent cependant une diminution de moitié par rapport aux sommets at teints en 1941 \u2014 expéditions sur les marchés de 20,326 bêtes.La culture des légumes de conserverie vient en troisième lieu, par ordre d\u2019importance, les pois, tomates, fèves et maïs.Les conditions locales de production sont particulièrement favorables à ces cultures, si bien qu\u2019en 1944, 8,824 acres y étaient ainsi ensemencées.Cette année-là, on estimait la valeur de ces produits à $375,000.Une autre production intéressante est celle des pommes.Entreprise au Mont St-Grégoire ou Johnson (10,000 pommiers) et surtout dans le sud de Missisquoi, aux environs de Frelighsburg où il y a 125,000 pommiers ; 50,000 de ces arbres sont en production.En une saison favorable, on estime cette récolte à $250,000.Il y a vingt ans à peine, voyait-on dans ce district quelques centaines de vieux pommiers rabougris.S\u2019y succèdent aujourd\u2019hui, les vergers les plus beaux et les plus prometteurs de la Province : McIntosh, Melba, Lobo, Fameuse, Cortland, etc.Tout cela est surtout dû à l\u2019initiative et à l\u2019esprit de suite d\u2019un groupe d\u2019agronomes\t[ Lire la suite page 62 ] ] 'ï'rJ** TT Jlx «¦te» jîw m 9HÜMI £ Photo du haut, production de haricots de semence chez M.Jos.Larocque de Stanbridge Est.\u2014 Ci-contre, à droite, au moment de la cueillette des pommes dans Missisquoi.\u2014 Ci-dessous, meules de fromage entreprosées dans une chambre surveillée.La population actuelle de cette région est d'environ 57,000 âmes, dont 26,000 de population rurale et 31,000 de population urbaine.\tPhotos Service de Ciné-Photographie, P.Q. JHïMNK* & 'Nik S*1 V .Mwaafc.: Ci-dessous, la capitale du Canada, aperçue par deux voyageurs.Leur canot automobile passe sous le pont de la rue Laurier, au coeur même de la ville, et c'est ainsi qu'ils arrivent au terme d'une excursion sur la rivière Rideau.A l'arrière-plan se dresse le Château Laurier, près duquel des écluses permettent de passer du canal Rideau à la rivière Outaouais après une chute de 80 pieds.Vue tout à tait originale de la capitale.Ci-dessus, le fameux comédien, DANNY KAYE et sa fillette DINA, le jour de l'a niversaire de naissance de celle-ci.La petite semble avoir hérité des dons i mimique de son père.On se rappelle celui-ci dans son rôle de Wonder Mon, alor qu'il empruntait une double personnalité.Ses autres filins les plus connus i Up In Arms, The Kid from Brooklyn, et tout dernièrement The Sfrange Lovn i Walter Mltty.Danny Kaye vient de donner au Palladium de Londres un one i show qui a connu un grand succès.Et la petite Dina admire toujours son pop 1 CA'IA l/MAGE Ci-dessous, à Westmorland, l'une des régions minières de l'Angleterre, on a travaillé pendant deux semaines, afin de déterrer deux malhen* reux chiens ensevelis sous un éboulis de mine.Non seulement dti mineurs ont participé à ce sauvetage mais tous les amateurs di chiens des environs s'en sont mêlé.On a trouvé l'un des chiens mort.L'autre, Butcher, sale, misérable, affamé, a été rescapé par Joe Weir et Bobby Porter.Remarquez la crainte dans son regard.Ci-dessus, le sergent CHARLES THOMPSON, un courageux combattant américain de la récente guerre, sa femme, et leurs trois enfants : STEVEN, GAYDELL et JANET.Cette famille et une trentaine d'autres habitaient des roulottes, faute de logis.Une organisation civique de Long Island a énergiquement protesté contre l'injustice de cet état de choses et plusieurs de ces familles vont s'installer dans l'Illinois.Toujours le même problème : pénurie du logement partout.Ci-contre, une scène qui s'est répétée à travers diverses régions de la Floride.Le sergent KENNETH WILSON, au cours d'une manoeuvre aérienne de troupe parachutée, est resté accroché à un arbre.On l'a photographié, dans cette position précaire, alors qu'il attendait du secours.Le sergent Wilson ne semble pas le moins du monde malheureux sur son perchoir, et il y a à cela une bonne raison : les aviateurs portent maintenant un nouveau vêtement qui les protège contre les épines pointues et les branches déchi-q u e t é e s toujours sournoises. Le Samedi, Montréal, 19 juin 1948 7 Ci-contre, une scène émouvante qui s\u2019est déroulée sur les quais de Bordeaux, en France.Il y a longtemps que les enfants de cette ville entendaient parler du blé et de la farine qui leur viendraient d'Amérique.C'est pourquoi, ils se sont rendus en foule, dès qu'on a signalé l'entrée dans le port du navire américain, John Quick, qui transportait la première cargaison de céréales destinées à la France.On remarquera l'expression remplie de reconnaissance chez ces jeunes.i.Vt fffr l_________ V -¦ Ci-contre, à l'extrême gauche, Mme HAZEL BARR, qui prend soin de sa maison, veille au bien-être de son mari et de ses deux enfants, occupe un poste de secrétaire et se prépare à prendre part à un concours de natation avec l'équipage Olympic.\u2014 Ci-contre, au centre, le petit DAVEY HOOK, 7 ans, quitte l'école primaire de Zanesville, pour se rendre à un institut où il suivra des exercices destinés à corriger sa diction défectueuse.Son sourire symbolise la confiance qu'appuie largement la sympathie de ses petits camarades.i Ci-dessus, une vue du lac Maskinongé, autour duquel s'échelonnent pensions et hôtels pour estivants.(Ce coin des Laurentides est bien connu des Montréalais et mime des touristes étrangers.) Photo Bernard J.Bogue.\u2014 Ci-contre, à Nuremberg, ville d'Allemagne qui était jadis le royaume des jouets, et surtout des poupées, on voit des représentants américains et allemands examinant des véhicules militaires hors d usage. Le Samedi, Montréal, 19 juin 194S s,.' *m*a * m 0 0éé DÉCEPTION Roman, par LUDOVIC GUYBOURG* Tout passe, tout lasse .même la richesse, a moins que l'Amour ne vienne y mêler son doux parfum .Mais il faut compter avec le passé qui, parfois, s'impose au présent ! CE matin-là, madame Luc Grondin se sentait terriblement lasse.Bien qu'il fût près de dix heures et qu\u2019un soleil radieux éclairait la campagne embaumée tandis que les oiseaux du jardin, ivres de gaieté, remplissaient l\u2019air de leur gazouillis, la jeune veuve, dans son pyjama rose, allongée sur son lit douillet, restait sombre en fixant d\u2019un oeil distrait le ciel d\u2019azur qui apparaissait à travers les branches des arbres.Dix-huit mois déjà s\u2019étaient écoulés depuis que son mari l\u2019avait quittée pour un monde meilleur .et l\u2019ex-Sylvie Martin n\u2019avait guère songé encore à le regretter.Heureusement qu\u2019il avait eu la merveilleuse idée de faire de sa femme sa légataire universelle, lui laissant un assez beau magot.Sylvie Martin, fille cadette du marchand général, n\u2019avait que vingt-et-un ans lorsqu\u2019elle accepta d\u2019unir sa destinée à celle de Luc Grondin, cinquante-deux ans bien sonnés, négociant en vins retiré d\u2019affaires et nouvellement installé dans le petit village : il offrait en échange de la beauté et des charmes de sa dulcinée toute la grâce de son front chauve, de son ventre bedonnant.et, ce qui n\u2019était pas le moindre, de ses multiples dollars ! Malheureusement pour la nouvelle épousée, quelques semaines à peine après le retour du voyage de noces traditionnel, son riche époux s'était révélé d\u2019une jalousie féroce en plus d\u2019être affligé de la goutte qui, parfois, le faisait atrocement souffrir et, cela va sans dire, le rendait terriblement hargneux.Le martyre de Sylvie dura trois longues années, et le vieux mari mourut.Afin de faire taire les mauvaises langues qui ne s\u2019étaient point gênées pour insinuer qu\u2019elle n\u2019avait épousé le vieux rentier que pour son argent, la jeune veuve avait suivi un deuil rigoureux : ainsi, l\u2019honneur restait sauf.mais l'ennui déprimant pesait lourd sur ses jeunes épaules.Mais quoi faire dans ce petit village de campagne où tous les faits et gestes étaient scrupuleusement examinés à la loupe et commentés sévèrement ?La jeune veuve se mit sur son séant et sonna sa bonne : Julie apparut.\u2014 Bonjour, madame .dit-elle de sa voix fluette.\u2014 Bonjour, Julie, répliqua la jeune femme d\u2019une voix morne.J\u2019étais fatiguée ce matin et j\u2019ai fait la grasse matinée.¦ Il faut maintenant se dépêcher car j\u2019ai rendez-vous chez mon notaire pour onze heures.Il faut faire vite : aide-moi à m\u2019habiller et à me coiffer.Et là, tout au bord de le petite rivière, en plein* nature, Mario ouvrit ion coeur à la jeune fille.\u2022\u2022 Destin de JEAN MIUET les 61 £ '0i» ése: tent fù XjÇ DCj rtR; lesln 25 P tiai .fe desi lus hl: 2K iss ec: iîî5 i' i- ;do& rasée, 1 VFi Q3 sia fi pesi ci : 02313 irei s et?peel' «f jï :!ï fl# «#' >S: J» 3 ' i1 k| fet's &5 ini.$> ses?» - fo* fc: s: SSg Ec£ isi pu,'.caqi te&: S2Z pera le e iprÉs ŒK2 D6H! ses ifiç : :;-fXC2 iCC3: rest > ilsae e'est : cfc as* *»s2 !)«- Ï*® ire?* ite; tiî i# & ft 't (S' i?Le Samedi, Montreal, 19 juin 1948 dépêche.le coeur d\u2019Aurélie bondit dans sa poitrine à l\u2019étouffer .Enfin, le notaire repousse un peu ses manchettes, déplie la feuille de papier et commence.« Moi, Agathe Laverdure, dans ma quatre-vingt-quinzième année, saine de corps et d\u2019esprit.» Les mots bourdonnent aux oreilles d\u2019Aurélie ; elle fait un suprême effort pour maîtriser ses nerfs crispés.«.à part ma propriété de la Grenouillère donnée en viager à mes neveu et nièce Auguste et Aurélie Mi-tonnet, je lègue toute ma fortune, biens meubles et immeubles, à ma fidèle servante Philomène .» Un cri !.Une femme qui se dresse puis qui s\u2019effondre.Aurélie vient de tomber en syncope .\u2014 Philomène hérite !.Philomène hérite ! J\u2019ai introduit le loup dans la bergerie, je me suis dépouillée de mes propres mains le jour où je l\u2019ai fait entrer dans la maison !.Triple imbécile que j\u2019ai été ! L\u2019idée torture le cerveau malade d\u2019Aurélie.Car pour se traiter elle-même d\u2019imbécile alors que toute sa vie, elle a appliqué l\u2019épithète à ceux qui l\u2019entourent et, en premier lieu, à son mari, il faut qu\u2019Aurélie soit bien malade.Hélas ! sa cupidité Ta tuée.Le châtiment approche.La commotion cérébrale a été trop forte.Huit jours plus tard, le brave et bonasse Auguste est veuf.Deux mois après l\u2019enterrement de sa femme, Auguste Mitonnet se trouvait dans les allées paisibles du cimetière où il était venu lui rendre une petite visite.Des pas trottinants lui firent tourner la tête ; une femme se dirigeait vers un caveau voisin.Lorsqu\u2019elle fut tout près de lui, il la reconnut.c\u2019était Philomène ! Il ne l\u2019avait jamais revue depuis la tragique ouverture du testament.Gêné, il la salua, mais elle vint vers lui et lui tendit la main sans trouble.\u2014 Monsieur Mitonnet, je n\u2019ai su votre grand malheur qu\u2019à mon retour de voyage.Ils causèrent un moment.Philomène déposa une gerbe sur le tombeau de sa maîtresse.Il faisait un beau froid vif de décembre ; un soleil frileux pétillait dans le ciel.Philomène avait fort bon air dans ses vêtements noirs.Grâce à l\u2019héritage, elle était redevenue la « femme bien » qu\u2019elle était autrefois et il n\u2019y avait plus en elle aucune trace de la servante.Au point qu\u2019en la quittant, lorsque Auguste lui dit : « Au revoir, Philomène », il eut la sensation de commettre un impair.Cette rencontre se renouvela.Et un jour, Philomène lui dit : \u2014 Monsieur Mitonnet, au lieu de rentrer tout seul, si vous voulez venir dîner à la Grenouillère, « chez vous », vous me ferez plaisir.Sa solitude lui pesait tant qu\u2019il accepta.Il avait été si désemparé par son deuil qu\u2019il ne s\u2019était pas encore occupé de la propriété et Philomène avait continué d\u2019y habiter.Ce soir-là, ils agitèrent la question.\u2014 A vous dire vrai, Philomène, expliqua Auguste, j\u2019ai payé cette propriété par la rente versée à ma tante trois fois plus qu\u2019elle ne valait.Je vais être obligé de la vendre pour régler les impôts en retard.\u2014 Si vous la vendez, je suis acheteuse.Vous aurez ainsi la possibilité d\u2019y venir comme autrefois et je voudrais que vous vous y sentiez toujours chez vous.Je vous donne l\u2019aile de poulet, n\u2019est-ce pas, Monsieur Auguste, c\u2019est toujours votre morceau préféré ?Maternellement, elle le servait ; et le pauvre Auguste, soumis pendant trente ans au joug de l\u2019impérieuse Aurélie, se sentit tout attendri.Après le café, épanoui de béatitude, tandis qu\u2019il faisait chauffer dans ses mains son verre de fine, il murmura des paroles si flatteuses pour Philomène que les joues de celle-ci s\u2019empourprèrent, ce qui ne leur était pas arrivé depuis des années .Et un autre soir tout semblable, ce fut Philomène qui prononça des mots si clairs et si nets qu\u2019Auguste lui saisit les deux mains avec joie : \u2014 Vraiment, vous voudriez être la fée de mes vieux jours ?.Je n\u2019aurais jamais osé vous le demander \u2014 et pourtant, j\u2019en mourais d\u2019envie \u2014 mais vous auriez pu croire que c\u2019était à cause de l\u2019argent de tante Agathe que je voulais vous épouser .Or, sans un sou, je vous trouverais aussi charmante, Philomène, car vous avez un coeur en or.Ils se serrèrent les mains en signe d\u2019accord.\u2014 Ne parlez pas de cet argent, dit Philomène, c\u2019est simplement une restitution.Et elle ajouta : \u2014 Je voudrais vous dire autre chose : vous savez Claudine, la petite orpheline à laquelle votre tante s\u2019était un moment attachée .\u2014 Oui, dit Auguste, hélas ! ma femme .Mais il baissa la tête et se tut.Il fallait laisser en paix la malheureuse Aurélie, trop punie de sa cupidité.\u2014 Je me suis renseignée sur elle ; elle a épousé un petit employé.Us ne sont guère riches et ils ont deux beaux enfants.Alors, j\u2019ai pensé : « Au lieu de vivre comme deux égoïstes avec cette fortune dans cette grande propriété, si nous avantagions Claudine, si nous la faisions venir ici avec son mari et ses deux marmots ?C\u2019est cela qui serait rudement plus gai, ne trouvez-vous pas ?Au comble de l\u2019émotion, Auguste se leva et, songeant à cette mauvaise action d\u2019autrefois qui allait si bien finir, il se mit au garde à vous devant celle qui serait bientôt sa femme et dit simplement : \u2014 Philomène, vous êtes un ange ! .Fernande Féron LE COIN DES CURIEUX On trouve sur les comptoirs des verres translucides moulés en poudre de nylon.Ce plastique est présentement l\u2019un des plus forts et des plus durables.Presque incassables, inaltérables à l\u2019alcool, ces nouveaux verres conserveront leurs propriétés même après la stérélisation dans l\u2019eau bouillante.\u2022 Hunter\u2019s College, à New-York, est une école expérimentale pour les \u201cpetits génies\u201d.On a choisi 450 enfants de 3 à 11 ans, dont le quota d\u2019intelligence est en moyenne de 150 points.Dans les écoles ordinaires, ces enfants, classés selon leur talent, seraient avec des élèves beaucoup plus âgés et ne s\u2019habitue- raient pas à la société d\u2019enfants de leur âge ou encore seraient retardés dans leurs études, si on les mettait avec des enfants normaux du même âge.\u2022 On ignore que la plupart des ponts de la Chine sont tracés en zigzag.C\u2019est que les fils du Céleste Empire croient que les mauvais génies ne peuvent nous poursuivre et nous atteindre que sur des lignes droites.A proximité d\u2019une des portes de Pékin, on fit passer une voie ferrée.Or, deux lions de bronze qui se tenaient à l\u2019entrée de cette porte furent solidement enchaînés au moment où commencèrent les travaux, afin d\u2019éviter tout danger si ces travaux troublaient leur sérénité et les mettaient en colère.Quand la mauvaise humeur de bébé est due à la \u201cConstipation des enfants\u201d onnez d,.Castoria ! \u201cC\u2019est le laxatif préparé spécialement pour les enfants et les nourrissons.De nouveau présenté dans la bouteille format des familles.\u2019 QUAND le joyeux sourire de votre bébé fait place à l\u2019agitation, aux larmes et à la mauvaise humeur à cause de la \u201cconstipation des enfants\u201d .soyez une mère bien avisée et donnez-lui du Castoria.Actif et efficace \u2014 et pourtant si doux, il ne dérange aucunement les systèmes digestifs délicats.Préparé spécialement pour les enfants \u2014 ne renferme aucune drogue drastique, ne cause pas de coliques ou de malaises.Goût si agréable \u2014 les enfants l\u2019aiment et le prennent volontiers, sans se faire prier.CASTORIA Le laxatif SUR préparé spécialement pour les enfants Achetez du Castoria\u2014aujourd\u2019hui même à la pharmacie voisine.N\u2019oubliez pas de demander le laxatif préparé spécialement pour les enfants.Et rappelez-vous que la bouteille de famille économique est de retour sur le marché! Un autre excellent produit pour la \u201cprotection des bébés\u201d Employez Z.B.T.\u2014 la poudre pour bébés faite à base d\u2019huile d\u2019olive 20 Le Samedi, Montréal, 19 juin 194g NOTRE FEUILLETON LA DOUCE INSPIRATION Par EMILE RICHEBOURG Voyant que la mort s\u2019obstinait à ne pas venir le trouver, il résolut de la forcer à le prendre.Un jour, il acheta une corde et se rendit au bois de Boulogne pour se pendre.Le lecteur sait pourquoi il ne mit pas son projet à exécution.Georges Ramel, Alexis Mollin et Etienne Renaudin, ces trois désespérés, lui avaient fait comprendre, en lui rappelant qu\u2019il possédait une grande fortune, qu\u2019il pouvait être encore bon à quelque chose, et qu'un homme n\u2019a pas le droit de déserter la vie quand il peut faire du bien à ses semblables.En écoutant les trois jeunes* gens, il avait senti son coeur se réchauffer et battre.Dès lors, il n\u2019était plus seul au monde, puisqu\u2019il s\u2019intéressait à ces jeunes gens, puisque déjà il les aimait.Enfin il allait devenir un bienfaiteur.Pourquoi donc n\u2019avait-il pas songé à cela depuis longtemps ?Il s'en étonnait.Mais qu\u2019importe !.Maintenant, il pouvait vivre, son existence avait un but : ces trois malheureux à sauver, l\u2019espoir à leur rendre, la route de l\u2019avenir à ouvrir devant eux ! Si ce n\u2019était point le remède à son mal que le comte avait trouvé, cette fois, c\u2019était du moins le moyen d\u2019y apporter un adoucissement.En s\u2019occupant de ses jeunes amis, en les suivant pas à pas sur le chemin de la destinée, il allait changer le cours de ses idées, il ne serait plus absorbé autant dans ses sombres pensées.L\u2019homme bon et généreux par excellence, animé du vif désir d\u2019être utile à ceux qu\u2019il prenait sous sa protection, allait lutte ravec énergie contre sa misanthropie.Le comte sentait qu\u2019il vivrait de la vie de ses protégés.Alors, et depuis longtemps, il avait perdu l\u2019espoir de retrouver l\u2019enfant que la vieille comtesse de Soleure avait jetée dans la vie à la garde de Dieu, et qui s\u2019était perdue dans les bois.Comme le pensait Valenski, comme on en était convaincu à Vignotte, le comte croyait que la pauvre petite avait péri misérablement.Le souvenir de la malheureuse enfant n\u2019était certainement pas étranger aux pensées généreuses du comte de Soleure.C\u2019est peu de temps après sa rencontre avec les trois jeunes gens dans la clairière du bois de Boulogne que le comte s\u2019était installé dans la petite maison de Saint-Mandé, toujours sous le nom de Florentin Broussel, qu\u2019il tenait à garder, afin de ne pas attirer l\u2019attention sur lui.La propriété lui appartenait.Ayant fait part de ses intentions à M.Ro-buisson, c\u2019est le fidèle et dévoué notaire qui la lui avait achetée.Longtemps après le départ du bonhomme Mourillon, le comte de Soleu- NOTRE FEUILLETON \u2014 No 12 Publié en vertu d'un traité avec la Société des Gens de Lettres.\u2014 Les noms de personnages et de lieux de nos romans, feuilletons, contes et nouvelles sont fictifs et choisis au hasard.re était encore plongé dans ses méditations.Ah ! comme il s\u2019applaudissait d\u2019être revenu en France, à Paris ! Et cette idée qu\u2019il avait eue de se donner la mort, n'était-ce pas Dieu qui la lui avait inspirée ?Il s\u2019était intéressé tout à coup au sort de trois désespérés, dont l\u2019un était le fils d\u2019une malheureuse femme à qui on avait enlevé un héritage pour le lui donner, à lui, qui n\u2019en avait nullement besoin.Il avait conçu un plan : pour le mettre à exécution, il lui fallait un auxiliaire, et il avait trouvé le père Caméléon, c\u2019est-à-dire Ambroise Mourillon, l'ex-saltimbanque.Et c\u2019est cet homme qui avait sauvé et adopté pour sa fille l\u2019enfant abandonnée qu\u2019il croyait morte ! Dans tout cela, ne fallait-il pas voir l'intervention divine ?Non, non, le hasard seul ne fait pas de ces choses.Tout ce qui lui était arrivé depuis son retour définitif en France, tout ce qu\u2019il avait fait, c\u2019est la Providence, c\u2019est Dieu qui l\u2019avait voulu ! Non, non, il était impossible de ne pas voir dans ce merveilleux enchaînement de circonstances et de faits l\u2019intervention d'une puissance supérieure à celle des hommes.Le comte était en proie à une violente émotion.Il pensait à Mionne et se sentait remué jusqu\u2019au fond des entrailles.Hier, il avait contemplé, admiré son portrait peint par Georges Ramel ; demain, il allait se trouver en sa présence : ce n\u2019était plus son image, c\u2019est elle-même qu\u2019il allait voir.Seul, n\u2019étant plus forcé de se contenir, le comte laissait couler ses larmes et sanglotait.XXII \u2014 Le protecteur Mionne, neuf heures viennent de sonner, disait Mourillon, et c\u2019est à dix heures, tu le sais, que doit venir M.Florentin Broussel.Vite, vite, habille-toi, il faut que tu sois bel- le ; surtout, ma fille, pas de larmes .¦.Que penserait de toi M.Broussel, si tu lui faisais triste figure ?Tu dois lui montrer, au contraire, un visage épanoui, égayé par de gracieux sourires.« M.Florentin Broussel, qui ne te connaît pas encore, est mon ami et aussi le tien, Mionne ; il est même beaucoup plus que notre ami, il est notre bienfaiteur ; car, si nous sommes un peu plus riches aujourd\u2019hui qu\u2019au-trefois, c\u2019est à M.Florentin Broussel que nous le devons.«Tu me promets de ne pas pleurer, d\u2019être gaie, n\u2019est-ce pas ?» \u2014 Je tâcherai, répondit-elle.Le bonhomme mit un baiser sur le front de Mionne et dit : \u2014 Va t\u2019habiller, mon enfant, va ! La jeune fille entra dans sa petite chambre et se mit aussitôt à sa toilette.Son père désirait qu\u2019elle se fît belle pour recevoir le bienfaiteur ; pourquoi ne pas être agréable à son père ?Il voulait aussi qu\u2019elle fût gaie, souriante .Oh ! cela, c\u2019était plus difficile.Elle mit sa plus belle robe des dimanches, son col et ses manchettes brodés et attacha sous son cou un noeud de dentelles, au moyen d\u2019une broche en or ornée d\u2019un faux saphir dans un cercle de perles.Paree ainsi, bien simplement pourtant, avec ses jolis frisons naturels qui jouaient sur son front et sur ses tempes, elle n\u2019était pas seulement belle, elle était ravissante, adorable.En se regardant dans la glace, elle sourit tristement.C est pour Georges qu elle aurait voulu s\u2019habiller ainsi.Dix heures n\u2019étaient pas encore sonnées lorsqu\u2019un coup de sonnette se fit entendre.\u2014 C\u2019est le visiteur, pensa Mionne.Elle s\u2019assit et ajouta : \u2014 Je suis prête, j\u2019attends que mon père m\u2019appelle.Au bout de quelques minutes, la porte de sa chambre s\u2019ouvrit.\u2014 M.Florentin Broussel est là, lui dit M.Mourillon ; viens, mon enfant, viens ! Mionne suivit son père, qui la fit entrer la première dans le petit salon où le comte de Soleure attendait debout.Si maître qu\u2019il fût de lui et si bien qu\u2019il se fût préparé à cette entrevue, le comte éprouva un tel saisissement à la vue de la jeune fille qu\u2019il devint blanc comme neige.Un instant, son coeur cessa de battre ; la respiration lui manqua, et une sorte de tremblement nerveux le secoua de la tête aux pieds.Cependant, il avait enveloppé Mionne de son regard, dans lequel il y avait tout à la fois de l\u2019admiration, une tendresse retenue, de la surprise, de la joie et de l\u2019anxiété.Mourillon se tenait derrière la jeune fille, qui s\u2019était arrêtée et restait immobile en face du comte.\u2014 Eh bien, Mionne, fit Mourillon, est-ce que tu ne trouves rien à dire à M.Broussel ?Alors, timidement, presque craintive, la jeune fille s\u2019avança vers le comte, la main tendue.Celui-ci ouvrit ses bras.Il allait la saisir, la presser contre son coeur et peut-être jeter ce cri: «Ma fille!» qui montait de son coeur à ses lèvres, quand tout à coup le hideux fantôme de Jacques Vernier, le garde-chasse, se dressa devant lui.Ce fut dans tout son être une douleur atroce ; il lui sembla que son coeur était tordu par une main de fer, que des pointes acérées pénétraient dans sa chair frémissante, labouraient ses entrailles, et que tout se brisait, se déchirait en lui.En même temps, avait surgi cette horrible pensée : \u2014 Si ce n\u2019était pas ma fille ! Ses bras retombèrent à ses côtés, lourdement.Son regard troublé, la contraction de ses traits, le pli amer de ses lèvres révélaient son agitation intérieure sa souffrance.Mionne, tout interdite, ne comprenant pas, retira sa main et fit un pas en arrière.Mais déjà le comte avait eu le temps de se remettre de sa terrible émotion \u2014 Approchez-vous, mon enfant, dit-il avec bonté et d\u2019une voix pleine de douceur.Mionne s\u2019avança.\u2014 Vraiment, reprit le comte en souriant, on dirait que je vous effraye.\u2014 Oh ! non, monsieur, au contraire, répondit vivement la jeune fille.\u2014 Ah ! fit le comte, voilà une bien gentille parole.Et ce fut lui, cette fois, qui tendit sa main dans laquelle Mionne mit la sienne.\u2014 Monsieur, dit-elle de sa voix charmante, depuis hier seulement je sais votre nom ; mais mon père m\u2019a parlé de vous souvent, et depuis longtemps j\u2019attendais le bonheur de vous connaître.Ah ! croyez-le, monsieur, je suis heureuse de vous voir aujourd'hui, bien heureuse de pouvoir vous remercier é mon tour de tout ce que vous avez f*it *\tRESUME DES CHAPITRES PRECEDENTS La comtesse Raymonde de Soleure, surprise avec son amoureux, un garde-chasse nommé Jacques Vernier, doit renoncer à son titre de comtesse et consentir à l\u2019abandon de l\u2019enfant qui doit naître, moyennant une forte pension alimentaire payée par son mari, le comte Gaston de Soleure.\u2014 Raymonde donne naissance à une petite fille qui lui est enlevée dès les premières heures et remise à des pauvres gens qui en prennent charge et reçoivent en retour une forte somme d\u2019argent ; l\u2019enfant reçoit le nom d'Herminie.\u2014 Huit ans plus tard, maltraitée par ce père ivrogne, Herminie s\u2019enfuit ; le comte de Soleure, étreint par le doute, cherche Herminie partout, mais sans succès.Des circonstances dramatiques mettent en présence quatre désespérés : Alexis Mollin, poète, Georges Ramel, peintre, Etienne Renaudin, amoureux éconduit, et enfin le comte de Soleure qui se fait connaître sous le nom de Florentin Broussel ; ce dernier décide de porter secours aux trois autres et charge Ambroise Mourillon, un ancien saltimbanque, d\u2019agir dans l\u2019ombre en son lieu et place.\u2014 Mourillon est le père adoptif d\u2019Herminie, surnommée Mionne, qu\u2019il a trouvée à l\u2019orée d\u2019une forêt, huit années auparavant. Le Samedi, Montréal, 19 juin 1948 21 pour mon père et en même temps pour moi.« Vous êtes notre bienfaiteur, monsieur, et votre doux regard me dit tout l'intérêt que vous nous portez .Ah ! je ne sais ce que j\u2019éprouve en ce moment ; c\u2019est un saisissement étrange, une sorte de dilatation qui se fait en moi.non, je ne peux pas dire, mon coeur se gonfle, la joie, sans doute.Le comte ne put s\u2019empêcher de tressaillir.\u2014 Monsieur, continua Mionne, dont la voix était devenue tremblante, c\u2019est avec émotion et du plus profond de mon coeur que je vous remercie de toutes vos bontés et vous prie d\u2019accepter le témoignage de ma vive reconnaissance.» \u2014 Elle s\u2019en est bien tirée tout de même, se dit Mourillon.La jeune fille s\u2019était inclinée et avait mis un baiser sur la main du comte.\u2014 Oh ! mon enfant, que faites-vous ?dit-il, troublé jusqu\u2019au fond de l\u2019âme.Il prit dans ses mains la tête de Mionne et, sur le front pur de l\u2019enfant, il colla ses lèvres.Mais ce n\u2019était que le baiser d\u2019un protecteur, d\u2019un ami, et non celui d\u2019un père.Entre le comte de Soleure et la fille adoptive de Mourillon, il y avait, hélas ! le souvenir du passé.Quoi qu\u2019il fît, le malheureux comte ne parvenait pas à éloigner Jacques Vernier de sa pensée.Et, quand tout l\u2019attirait vers cette jeune fille si charmante, si gracieuse, si pleine de distinction, dont le regard limpide était comme le miroir de l\u2019âme, il se sentait brutalement arrêté, repoussé même par cette idée terrible : « Si elle n\u2019était pas ma fille ! » \u2014 Asseyez-vous, mon enfant, là, en face de moi, dit le comte, et vous aussi, mon cher Mourillon, asseyez-vous.Nous allons causer un instant comme de bons et vieux amis.Chacun ayant pris place sur un siège, le comte reprit : \u2014 Ce que vous venez de me dire, mademoiselle Mionne, m\u2019a profondément touché ; il paraît que M.Mourillon ne vous a pas dit trop de mal de moi.\u2014 J\u2019ai dit à Mionne, monsieur Brous-sel, tout le bien que je pense de vous.\u2014 Oui, sans doute, et même en exagérant quelque peu.\u2014 Non, monsieur, répliqua la jeune fille ; mon père m\u2019a dit : « M.Florentin Broussel est bon, c\u2019est l\u2019homme le meilleur que j'aie jamais rencontré et connu.» Et c\u2019est la vérité, monsieur ; oui, vous êtes bon, puisque, vous voyant aujourd\u2019hui pour la première fois, je me sens irrésistiblement attirée vers vous et me trouve, en présence de notre bienfaiteur, aussi à mon aise que s\u2019il était un ami que je connusse depuis longtemps.\u2014 Alors, répondit le comte, considé-rez-moi donc comme un ami, un vieil ami connu depuis longtemps.Vous me disiez tout à l\u2019heure, mademoiselle Mionne, que M.Mourillon, vous ayant parlé de moi souvent, vous désiriez vivement me connaître.« Eh bien, je ne veux point vous cacher que, moi aussi, j\u2019ai désiré vous voir, vous connaître, et que c\u2019est uniquement pour cela que je suis ici en ce moment.Et j\u2019ajoute que je suis charmé, heureux de l\u2019accueil sincèrement affectueux que vous m\u2019avez fait.« Avec l\u2019éloquence de votre excellent petit coeur, mademoiselle Mionne, vous m\u2019avez remercié du peu de bien que j\u2019ai eu le bonheur de faire à M.Mourillon ; vous saurez plus tard que j ai seulement récompensé \u2014 et bien modestement \u2014 les services qui m\u2019ont été rendus.En réalité, je considère comme rien ce que j\u2019ai fait jusqu\u2019à présent pour M.Mourillon et vous, et je ne me trouve pas du tout quitte en- vers lui.Le moment venu, je saurai lui prouver ma reconnaissance.« Mais c\u2019est assez sur ce sujet ; occupons-nous de vous, mademoiselle Mionne.« Si M.Mourillon vous a parlé de moi souvent, il m\u2019a souvent aussi parlé de vous, mademoiselle ; maintes fois il m\u2019a fait votre éloge, me prouvant ainsi qu\u2019il vous aimait comme un père doit aimer sa fille, et me faisant connaître que vous n\u2019étiez pas une ingrate et qu\u2019entre vous il y avait égalité d\u2019affection, de tendresse, de dévouement, de confiance.« Comme vous le voyez, j\u2019étais initié aux choses de votre intérieur charmant et tranquille ; certains petits secrets m\u2019étaient révélés, et déjà, sans vous avoir vue, je m\u2019intéressais à vous et songeais à votre avenir.» \u2014 Oh ! monsieur, fit Mionne, très émue.\u2014 Laissez-moi continuer, mon enfant ; je vous le répète, c\u2019est pour vous que je suis venu ici aujourd\u2019hui.« Le jour où M.Ramel demanda à M.Mourillon de vous permettre de venir à son atelier pour poser devant lui afin de créer cette belle oeuvre qu\u2019il avait conçue, laquelle est en ce moment le grand succès du Salon, votre père crut devoir me demander mon avis à ce sujet.«Je lui répondis: Accordez à M.Georges Ramel ce qu\u2019il vous demande.« Car il faut vous dire, mon enfant, que M.Georges Ramel est un de mes protégés.Il ne le sait pas et ne s\u2019en doute même point.C\u2019est un secret que je n\u2019hésite pas à vous confier, car je suis certain que vous saurez le garder.« Ne me demandez pas pourquoi je me suis fait le protecteur caché, occulte, si ce mot dit plus que l\u2019autre, de Georges Ramel, d\u2019Alexis Mollin, de leur ami Etienne Renaudin et d\u2019une jeune fille qui est devenue votre amie, Mlle Laurence, ce serait trop long à raconter en ce moment ; qu\u2019il vous suffise de savoir que j\u2019ai voulu sauver ces jeunes gens du désespoir, les pousser vers l\u2019avenir, et que, grâce à votre père, qui a été en cette circonstance mon agent actif, intelligent et dévoué, j\u2019ai réussi au delà de mes espérances.» La jeune fille, stupéfaite, ouvrait de grands yeux où se peignaient tour à tour la surprise, la reconnaissance et 1 admiration.\u2014-Voilà notre secret, mademoiselle Mionne continua le comte ; je vous l\u2019ai confié tout entier, pensant qu\u2019il pouvait être bon que vous le connaissiez.Mais c\u2019est bien entendu, n\u2019est-ce pas ?Jusqu\u2019à nouvel ordre, silence et mystère ! \u2014 Je garderai ce secret, monsieur ; je me montrerai digne de la grande confiance que vous voulez bien m\u2019accorder.\u2014 Bien, mon enfant, très bien.Vous comprenez maintenant pourquoi votre père vous a accordé si facilement l\u2019autorisation d\u2019aller passer chaque jour plusieurs heures dans l\u2019atelier du jeune artiste.« A cela un autre aurait vu un danger ; mais M.Mourillon avait pleine confiance en vous et avait su déjà apprécier le noble caractère de Georges Ramel, sa nature honnête, sa grande loyauté.« Faut-il vous le dire, mon enfant, dès ce moment, votre père savait que Georges Ramel vous aimait et que vous l\u2019aimiez.» Mionne baissa la tête pour cacher son trouble et la rougeur qui montait à son front.Le comte poursuivit : \u2014 M.Mourillon ne me fit point part, alors, de la découverte qu\u2019il avait faite.S\u2019il m\u2019eût dit : Ils s\u2019aiment, je lui aurais répondu : Eh bien, laissez-les s\u2019aimer ! « C\u2019est hier seulement que M.Mourillon, pensant qu\u2019il ne devait plus rien .w 'n! VALERIE HOBSON - «,-ïW Reconnue comme une des plus grandes actrices d\u2019Angleterre, la gracieuse Valerie Hobson est actuellement en vedette dans \"Blanche Fury\", un film en couleurs de J.Arthur Rank.Miss Hobson, a toujours une boîte de Kleenex à sa portée parce que \"Kleenex est une nécessité et \u2014 Seuls les si doux, si tissus Kleenex* sont blancs, si commodes\u2019\u2019 PLUS FORT dit Jean Kent Seul Kleenex a le paquet distributeur.Une assurance de propreté et de commodité.Pas de perte! Pas de désordre! Tirez un tissu et un autre vient à sa suite, prêt à servir.Trois formats: petit, mouchoir et pour hommes.PLUS DOUX dit Patricia Roc* ü Kleenex est fait de Cellueotton\u2014substance absorbante et moelleuse\u20145 fois plus absorbante que la ouate .doux pour les nez sensibles et les peaux les plus délicates.PLUS BLANC dit Joan Greenwood IC\u201d| JJ Les tissus Kleenex sont maintenant traités dans un moulin canadien ultra-moderne pour les rendre tout blancs.Le paquet cacheté, breveté, assure des tissus absolument hygiéniques.Chaque feuille simple de Kleenex est plus épaisse et plus forte que les tissus ordinaires.Chaque tissu Kleenexest double, donnant ainsi une force et une absorption supérieures.?Marque déposée \u2022Présentement en vedette dans des réalisations de J.Arthur Rank KLEENEX \u2014CHOIX DE 9 CANADIENS SUR 10 2: Le Samedi, Montréal, 19 juin 1945 avoir de caché pour moi, m\u2019a complètement ouvert son coeur.Il m\u2019a appris en même temps que vous n\u2019ètes pas sa fille, et la demande dont vous avez été l\u2019objet de la part de M.Georges Ra-mel.Enfin, mon enfant, votre père adoptif m\u2019a raconté votre douloureuse histoire.«Je sais tout, et j\u2019en suis heureux, croyez-le.Puisque protéger est devenu ma passion, sans toucher en rien aux droits acquis par votre père adoptif, Mionne, je vous prends sous ma protection.» La jeune fille fit un mouvement, comme si elle eût eu l\u2019intention de tomber à genoux devant le comte.Celui-ci n\u2019avait pas cessé un instant de l\u2019envelopper de son regard ; il la dévorait des yeux ; on aurait dit qu\u2019il scrutait ses plus secrètes pensées et qu\u2019il cherchait à lire jusqu\u2019au fond de son coeur et de son âme.Mais, comme nous l\u2019avons dit, le regard de la jeune fille était un miroir sans taches qui reflétait toutes ses pensées et dans lequel on pouvait tout voir.Rien de caché, rien de ténébreux, rien d\u2019équivoque ; tout était pur, clair, lumineux.Tout en parlant, le comte étudiait avec la plus grande attention, minutieusement, les traits du visage de la jeune fille.Dans les mouvements de la physionomie, l\u2019expression du regard et les lignes principales du dessin, il cherchait à établir certains points de ressemblance entre Mionne et une personne qu\u2019il avait rencontrée quelque part et évidemment connue.Mais quelle était cette personne ?Le comte interrogeait vainement sa mémoire, il ne trouvait pas.Il en était sûr, cependant, si vague et si peu caractérisée que fût cette ressemblance, elle existait.Mionne, d\u2019ailleurs, ne ressemblait ni à Raymonde, malgré ses cheveux blonds, ni à lui, et moins encore à Jacques Vernier.On comprend dans quelle perplexité cruelle se trouvait le comte de Soleure et combien de sentiments divers s\u2019agitaient en lui.Il était dans une situation exceptionnellement difficile et grave.Tout se résumait dans cette double interrogation : \u2014 Est-elle ma fille ?Ou : Est-elle la fille de l\u2019autre ?Comment le savoir ?Où chercher la lumière ?Etait-il un moyen quelconque de découvrir la vérité ?Terrible et écrasante incertitude ! C\u2019est une nouvelle et affreuse torture que le malheureux comte de Soleure subissait.Voilà pourquoi il s\u2019accrochait comme à une branche de salut à cette vague ressemblance qui l\u2019avait frappé, avec l\u2019espoir d\u2019arriver à une certitude plus ou moins complète.Avoir la certitude, voilà ce qu\u2019il voulait.Car si Mionne était la fille de l\u2019autre, il ne serait jamais que son ami et son protecteur ; mais si, au contraire, elle était sa fille, avec quel bonheur et quelle ivresse il lui ouvrirait ses bras paternels, en lui criant : « Je suis ton père, tu es la fille bien-aimée du comte de Soleure ! » Un assez long silence avait suivi les dernières paroles du comte.Il reprit : \u2014 Je n\u2019ai pas toujours pensé à faire le bien ; j\u2019ai été frappé par le malheur dont peu d\u2019hommes sont exempts, et c\u2019est après avoir beaucoup et longtemps souffert que j\u2019ai eu honte de mon égoïsme.Je sentis alors que je n\u2019avais pas fait ce que je devais, et c\u2019est à un homme malheureux que vint la pensée de consacrer le reste de sa vie à faire des heureux autour de lui.« Le bien que j\u2019ai pu faire déjà et le bien que je pourrai faire encore rachètera, je l\u2019espère, les fautes que j\u2019ai commises.Car, hélas ! je ne peux pas dire : «Je n\u2019ai rien à me reprocher, je n\u2019ai rien à me faire pardonner ! » « Mais, en ce moment, mon enfant, c\u2019esit de vous et non de moi qu\u2019il s\u2019agit.« George Ramel, qui vous aime et que vous aimez, a demandé votre main à votre père adoptif ; M.Mourillon, par un scrupule de conscience qui est tout à son honneur et qui prouve une fois de plus combien ses sentiments sont nobles, élevés, pleins de délicatesse, a cru devoir, sinon repousser la demande de Georges Ramel, mais lui déclarer ' qu\u2019il ne donnerait son consentement à votre mariage que lorsque vous aurez atteint votre majorité.Ceci, je le comprends, ma chère enfant, vous a causé, ainsi qu\u2019à M.Ramel, un véritable chagrin.On ne se résigne pas facilement à attendre quatre années un bonheur qu\u2019on a si près de soi et qu\u2019on croyait immédiat.«Et comme si vous étiez séparée de Georges Ramel pour toujours, comme si vous ne deviez plus le revoir, vous avez perdu votre gaieté, vous vous laissez aller au découragement, vous êtes désolée, vous pleurez.« Eh bien, Mionne je suis venu pour vous consoler, pour vous dire de sécher vos larmes.M.Georges Ramel sera votre mari et je vous promets, vous entendez, mon enfant, je vous promets que vous n\u2019attendrez pas votre bonheur aussi longtemps que le veut votre père adoptif.Je plaiderai en votre faveur, et M.Mourillon reviendra sur sa décision.» \u2014 Pourtant, monsieur, fit le vieillard d\u2019une voix hésitante.\u2014 Mon cher Mourillon, dit le comte en souriant, je gagnerai facilement ma cause.Je n\u2019aurai que quelques mots a prononcer pour faire _ disparaître tous vos scrupules d\u2019honnête homme.Le père Mourillon, ahuri, regarda le comte et ne songea même pas à répliquer, tant son respect était grand pour cet homme singulier, son maître, qu il considérait comme accomplissant sur la terre une mission divine.S\u2019adressant à la jeune fille, le comte reprit : \u2014 Donc, ma chère enfant, plus de tristesse et plus de larmes.Dites-vous que vous avez en moi un ami qui veille sur votre bonheur, et ayez confiance en ma parole.La jeune fille se redressa, montrant son front irradié.\u2014 Ah ! monsieur, comme vous êtes bon ! prononça-t-elle avec exaltation, et ayant des larmes dans la voix ; mais qu\u2019ai-je donc fait, moi, pauvre fille ramassée mourante sur une route, pour être digne de votre bienveillance, pour avoir droit à votre protection, à vos bienfaits ?\u2014 Vous avez été malheureuse et vous avez souffert, répondit le comte d\u2019une voix vibrante d\u2019émotion.\u2014 Vous aussi, monsieur \u2014 vous venez de nous le dire \u2014 vous avez été malheureux et vous avez souffert.\u2014 Oui, et c\u2019est parce que j\u2019ai souffert que je voudrais qu\u2019il n\u2019y eût plus de douleurs sur la terre.\u2014 Mais vous êtes donc un apôtre ?s'écria Mionne en joignant les mains.Le comte secoua tristement la tête.\u2014 Non, répondit-il, je ne suis qu\u2019un homme très ordinaire qui, son existence étant brisée, veut vivre maintenant du bonheur des autres.Allez, Mionne je ne suis guère ambitieux, je ne demande pas beoucoup : pour que je vi-ve, il me suffit qu\u2019on m\u2019aime un peu.\u2014 Je vous aimerai de tout mon coeur, de toute mon âme ! s\u2019écria la jeune fUle.Et elle tomba à genoux devant le protecteur.Ce fut une nouvelle et cruelle épreuve pour le comte, qui se sentait remué profondément dans tout son être.Il resta un instant sans voix, contemplant avec une ivresse indicible et comme en extase Mionne agenouillée devant lui.Une fois encore, il eut la tentation de la serrer contre son coeur ; mais, sous son front brûlant, il y avait toujours cette pensée : « Si elle n\u2019était pas ma fille ! » Il l\u2019aida à se relever et se contenta de lui mettre un nouveau baiser sur le front.\u2014 Oui, mon enfant, dit-il, contenant autant qu\u2019il le pouvait son émotion, aimez-moi, aimez-moi ! Craignant sans doute de ne pouvoir se maîtriser plus longtemps, il serra la main du bonhomme Mourillon et se retira en disant : \u2014 A bientôt ! Pendant que le comte descendait rapidement l\u2019escalier, Mourillon, pensif, se disait : \u2014 Pourquoi donc était-il si ému ?Pourquoi donc regardait-il Mionne ainsi ?« C'est singulier ! » Mionne aussi était rêveuse.Elle pensait : \u2014 Je viens de voir M.Florentin Broussel pour la première fois et je sens que, déjà, je l\u2019aime autant que mon père .Ah ! il se passe en moi d'étranges choses ! XXIII \u2014 Le médaillon Le comte de Soleure était remonté dans la voiture de place qui l\u2019avait amené et, pendant que le cheval reprenait au petit trot le chemin de Saint-Mandé, le comte, absorbé dans ses pensées, interrogeait à nouveau sa mémoire au sujet de cette ressemblance qui existait, selon lui, entre la fille de Raymonde Duchemin et une personne dont il s\u2019acharnait à trouver le nom.Tout à coup, il laissa échapper une exclamation ; il porta vivement la main à son front, et son regard eut un rayonnement de joie.Il se souvenait.Mais ce n\u2019étaient pas les traits d\u2019une personne qu\u2019il avait connue que le visage de Mionne lui avait connue que le visage de Mionne lui avait rappelés : c\u2019était à une miniature, à un portrait de jeune fille peint par un grand artiste que Mionne ressemblait.Ce portrait, entouré de perles d\u2019Orient, était un médaillon qui avait appartenu à sa mère et dont la comtesse de Soleure se parait souvent, autrefois, avant la mort de son mari.Cette miniature, que la comtesse de Soleure avait précieusement conservée, était un souvenir de famille.C\u2019était le portrait de sa mère, la princesse Ola-koff à l'âge de dix-sept ans, quand elle était encore jeune fille.Bien souvent, dans son enfance, et plus tard, devenu jeune homme, le comte avait contemplé, admiré la ravissante figure de son aïeule encadrée de cheveux blonds frisés en boucles autour de la tête.Aussi, ce qui l\u2019avait frappé tout d a-bord à la vue de Mionne, c\u2019étaient certains points de ressemblance quelle [ Lire la suite page 43 ] QUI EST-IL, QUI EST-ELLE! Un autre gentil bébé qui affectionne tout particulièrement les chats.C\u2019est la fille d\u2019un éducateur qui aime le beau, qui fait des vers captivants et qui, à la radio, interprète n\u2019importe quel personnage en respectant les accents de chacun d\u2019eux.Ce bébé qui a nom Marcelle est né un mois de juin, un 6, à Montréal, et c\u2019est avec son père que les études se commencèrent.On ne pouvait certainement trouver mieux.C\u2019est aussi avec son père qu\u2019elle commença ses études dramatiques et à l\u2019automne de 1945 elle était admise aux studios de Sita Riddez avec qui elle étudie encore.Les débuts à la radio.remontent à mars 1946 dans le programme de \u201cLa Vie des Quatre\u201d réalisé à CBF par M.Roger Daveluy qui était alors réalisateur de cette émission pour le Comité des Fondateurs de l\u2019Eglise Canadienne.Puis ce furent, tour à tour les autres programmes tels que \u201cTante Lucie\u201d, \u201cLes Voix du Pays\u201d, \u201cRadio-Collège\u201d, \u201cQui est coupable ?\u201d, \u201cBaptiste dans les Champs Elysées\u201d.A CKAC elle joua dans \u201cLe Théâtre des Quatre saisons\u201d ainsi que dans \u201cTovaritch\u201d dans le programme \"Aux feux de la rampe\u201d.Pallascio-Morin lui confia le rôle de Marcelle Renaud dans \u201cLe Journal de mon Curé\u201d à CKAC.Marcelle n\u2019est pas trop ambitieuse.\u201cElle croit que sa carrière s\u2019arrêtera avec la radio et, qu\u2019à moins d\u2019exception spéciale, elle ne fera du théâtre.\u201d Marcelle est musicienne ; elle étudia le piano et le violon, mais elle délaissa bientôt ces deux instruments pour se consacrer au chant sous la direction de M.José Delaquerrière.Ses loisirs : c\u2019est la lecture et le cinéma qui l\u2019intéressent le plus, elle aime aussi assister aux manifestations artistiques et faire du sport.Elle fera une excellente femme de maison parce qu\u2019en plus de s\u2019intéresser à tout ce qui est beau, qui est artistique, elle sait coudre et même tricoter.Avez-vous reconnu cette modeste interprète de nos ondes ?Si non, reportez-vous à la page 50 et vous verrez qu\u2019il s\u2019agit là de Marcelle .Mais non, nous ne sommes pas pour donner ici son nom.Tournez à la page 50, puisque c\u2019est là, la règle du jeu. Le Samedi, Montréal, 19 juin 1948 DéstiW à Jitspataiire Un canard qui niche dans les arbres et préfère le marais des bois à l'eau ensoleillée! Voilà le canard des bois, le plus beau de nos oiseaux aquatiques! Cette espèce est bien protégée par la loi, mais l'assèchement des marais et l'enlèvement des troncs d'arbres morts qui l'abritent menacent sérieusement sa survivance.Tout ce que vous faites pour préserver l'habitat naturel du canard des bois contribuera à nous le garder pendant des années et des années.CANARD DES BOIS\tT.M.Shortt mM * ïari .wçfi .1-1 .1 ¦(DROITS RESERVES PAR CARLING S.IMS Le canard du Labrador est disparu avant 1900.Aujourd'hui, tout ce qu'il reste de ce petit canard de mer, ce sont 44 spécimens empaillés .triste témoignage de l'inobservance des lois élémentaires de la conservation.CARLING'S THE CARLING BREWERIES LIMITED WATERLOO, ONTARIO -À VOUS D\u2019EN JOUIR-À VOUS DE LA PROTÉGER IMKINIIX Le Samedi, Montréal, 19 juin 194g LES BOTANISTES CHEZ EUX Pendant longtemps, bien longtemps, 1 homme vécut sur la terre sans en étudier les merveilles.Le règne vegetal semble avoir ete pendant bien des siècles la dernière de ses préoccupations.Il se contentait de savoir que telle plante donnait telle fleur, ou que telle autre donnait tel fruit Ses connaissances de la botanique Sauraient pas suffi a remplir un opuscule de quelques pages.Sans doute il y eut que ques savants, ça et la, nu.s'adonnèrent à des travaux de botanique, mais toujours ce furent des efforts individuels, restreints et, pour ainsi dire, sans importance La botanique n\u2019est vraiment devenue une science qu au XVIIIe s.ecle avec Tournefort, en France, Linnée en Suède, qui consacrèrent leur temps à l\u2019étude de la flore.Dorénavant, on allait s intéresser a la vegetation et à ses rapports avec la vie humaine.Car la végétation d un pays joue un rôle essentiel dans la vie du peuple qui l'habite.Elle lui fournit ses aliments, son abri ses livres, ses textiles ainsi que nombre d ingredients médicinaux.Si l'homme pouvait jadis se payer le luxe d'ignorer a peu près tout des fleurs qui l'entouraient, cela ne lui était plus possible au siecle de la machine et des grands découvertes scientifiques.Et puisque la botanique est aujourd'hui une science, il convenait que Montréal \u2014 comme toutes les grandes villes ait son 3ardin des plantes.C\u2019est pour cette raison et sous l\u2019égide d un savant, le frere Marie-Victorin, que fut créé un des plus importants centres botaniques de toute l'Amérique du Nord.Des quelques six mille variétés de plantes qui constituent la flore canadienne, plus de quatre mille espèces sont cultivées au Jardm Botanique.Bien que ce jardin soit d\u2019abord et avant tout un endroit de recherches et d'expériences, c\u2019est aussi l'un des plus beaux sites de la métropole.Ce ne sont pas les plantes qui peuvent manquer au Jardin Botanique, car notre pays est un domaine végétal des plus abondants et des plus variés.Depuis les forêts géantes de la Colombie jusqu aux lianes bigarrés des Rocheuses, depuis les vastes plaines de 1 Ouest jusqu aux jardins potagers des grandes villes, la flore canadienne étale partout sa richesse et sa beauté.Les botanistes la divisent en deux groupes principaux: la Prairie et la Forêt.Elle ne forme pas un tout homogène, mais elle représente plutôt une combinaison de flores très différentes les unes des autres.On distingue selon la géographie du pays : la flore laurentienne, la flore prairiale, la flore des Rocheuses, et la flore colombienne.\tJ Ce sont là les promesses de beauté et de joie que la nature canadienne offre à qui la fréquente.Apothéose de couleurs et de parfums, de grâce ou de majesté qui nous est offerte chaque jour dans les bois et dans les champs, en bordure des lacs et le long des routes.Le documentaire Promesses, une visite au Jardin Botanique de Montréal, est une récente réalisation de 1 Office National du Film, dont la première a eu lieu récemment à Montréal.Le film sera prochainement distribué dans tout le pays par la compagnie Astral Films.CHIANG KAI-SHEK MENE UNE VIE DE SPARTIATE Le Président Chiang Kai-shek mène une vie de Spartiate, toute de discipline et de frugalité.Il ne fume pas et ne boit pas.Il affirme que le secret de sa santé réside dans l\u2019habitude de ne jamais manger avec excès et de boire beaucoup d\u2019eau.Ses repas se composent généralement de quatre ou cinq plats, de légumes pour la plupart.Il aime le poisson et les pousses de bambou.On raconte que ses invités quittent la table sans avoir rassasié leur appétit car Chiang finit toujours le premier et alors il entame avec ses invités une discussion sur des sujets fort sérieux.Règle générale, Chiang se lève à 5 heures a.m.; il fait une demi-heure d'exercices apres quoi il écrit son journal et repasse les documents importants laissés de côté la veille.A 6 h.30 il déjeune d\u2019un bol de nouilles ou de gruau qu'il prend dans son cabinet de travail.Après le déjeuner, il reçoit des visiteurs.A dix heures, il est prêt à recevoir les communiqués importants et à étudier les questions d\u2019état.Il dîne à une heure, puis se repose jusqu'à trois heures, reçoit les visiteurs, lit les journaux ou autres publications ou rédige sa correspondance officielle.Quand ces travaux sont terminés, le Généralissime fait une promenade à pied ou en voiture avec Madame.Le souper se sert généralement vers 7 h.30 p.m.auquel assistent souvent des fonctionnaires supérieurs ou des diplomates étrangers.Apres le souper, le Président lit et se couche vers 11.00 heures.En temps de crise, cependant, ses fonctions le retiennent jusqu\u2019à 3 ou 4 heures du matin.Chiang organise soigneusement son programme de chaque jour.Il a une soif insatiable de science.Souvent il invite des savants et des hommes de lettre chez lui pour écouter leurs discussions.Le Président et Madame Chiang sont profondément religieux, mais le président n\u2019impose jamais ses croyances aux autres.Chiang porte beaucoup d'attention à l\u2019éducation de ses deux fils.Le peuple chinois est vivement conscient des services que Chiang Kai-shek a rendus à la nation au cours des dernières décades ; aussi est-il convaincu que Chiang est seul capable de porter les responsabilités formidables que comporte le poste de président.Parce qu'il a su guider le peuple chinois à travers huit longues années de la guerre sino-japonaise, le peuple a une confiance absolue que Chiang Kai-shek saura aussi conduire le peuple chinois à une victoire définitive sur les Communistes et en même temps le guider dans la voie de la démocratie constitutionnelle.L\u2019ANGLETERRE EXPORTE L\u2019Angleterre se propose cette année-ci d\u2019exporter de grandes quantités de biscuits de haute qualité.Ces envois à l\u2019étranger feront partie des exportations anglaises de produits alimentaires manufacturés d\u2019une valeur globale de 10,000,000 de livres que la Grande-Bretagne dirigera vers le Canada et d'autres pays à devises chères.Outre les biscuits, elle enverra a l\u2019étranger de vastes volumes d'articles de pâtisserie et de confiserie, de chocolats et de bière.V ,\t'H?De meilleure qualité que jamais, le tissu tropical Laurentex est précisément ce qu\u2019il faut à l\u2019homme bien mis qui veut un complet frais et confortable.Léger, seyant, I impeccable durant le voyage, il est toujours chic.Vntrp vendeur vend les comnlefs CHEZ NOUS ET AILLEURS II 7091 Le Samedi, Montréal, 10 juin 1948 25 # Voici l'histoire de la Totalement nouvelle (Ï1ERHJRY fcin-miw» M*v V&ftv Bavolets, jantes de roues chromées et pneus à paroi latérale blanche \u2014facultatifs moyennant supplément, dès qu\u2019il seront disponibles Allez la voir chez un des depositaires des marques MERCURE et LINCOLN Roulement berceur\u2014 totalement nouveau Le \"roulement berceur\u201d de cette voiture totalement nouvelle est une de ses plus agréables qualités.C\u2019est le résultat du parfait équilibre des rapports d\u2019un grand nombre d\u2019organes entre eux.Le moteur est monté bien en avant sur le châssis, ce qui permet de situer les dsÈSi Une Mercury nouvelle de tout point vient de \"faire sa révérence\u201d à un public émerveillé.Plus puissante et plus lourde, de dimensions plus considérables et regorgeant de garnitures et d\u2019accessoires plus riches et plus commodes que jamais, elle se classe dans un groupe totalement nouveau.Sous quelque aspect qu\u2019on la considère\u2014apparence, mécanisme, performance, velouté du roulement\u2014on y trouve une distinction nouvelle et mille perfectionnements.Intérieur luxueux\u2014 totalement nouveau Ce n\u2019est qu\u2019une fois assis dans cette voiture que l\u2019on comprend vraiment combien elle est vaste.La banquette arrière est large de cinq pieds bien comptés.Le plancher est beaucoup plus bas, de sorte que, nonobstant le nouveau profil surbaissé, il y a plus que l'espace nécessaire pour la tète des occupants.Une autre raison pour laquelle l\u2019intérieur semble plus spacieux, c\u2019est qu\u2019on y est entouré presque continûment de glaces iné-clatables qui, du grand pare-brise à la généreuse lunette arrière, permettent de voir dans tous les sens.La tenture est somptueuse (trois tissus au choix) et rehaussée par de riches garnitures.Les accoudoirs, la quincaillerie des portières et les tapis créent une ambiance harmonieuse, opulente mais discrète.Le tableau de bord est un brillant exemple de l\u2019agencement fonctionnel moderne\u2014 tous les instruments,groupés autour du compteur de vitesse, sont directement sous les yeux du conducteur.L\u2019éclairage de l\u2019intérieur fonctionne dès qu\u2019une portière est ouverte.La voiture est ventilée par un air frais et pur, fourni sous une légère pression en vue de désembuer les glaces et de prévenir cette somnolence trop souvent ressentie dans les conduites intérieures.Si l\u2019on installe une réchauffeuse Mercury, ce nouveau système-ventilateur intégrant fournit de l\u2019air frais et tiède.sièges dans la \"zone de confort\u201d entre le pont arrière et l\u2019essieu avant.Des ressorts à boudin, dans la suspension indépendante ties roues avant, et de longs ressorts arrière, longitudinaux et auto-graissés, sont régis par des amortisseurs télescopiques, ouatés et extrêmement sensibles.Le centre de gravité surbaissé et le stabilisateur du roulement réagissent contre l\u2019obliquité de la carrosserie tlans les virages.Le véhicule tout entier est porté sur les nouveaux pneus gros et gonflés à demi-bloc.Le nouveau moteur, plus puissant que jamais, est monté à trois points seulement, où il repose sur d\u2019élastiques et volumineux coussins de caoutchouc.Docilité totalement nouvelle de la direction Grâce à la nouvelle direction, équilibrée et presque impondérable, les à -coups de la route ne sont pas transmis au volant.La voiture est gouvernée en ligne droite et sans effort.Ses nouveaux freins hydrauliques sont \"automatiquement énergétiques\u201d\u2014autrement dit, il suffit de n\u2019appuyer que-légèrement sur la pédale.Voilà donc la description\u2014forcément partielle \u2014de \"la totalement nouvelle Mercury\".Nous pourrions énumérer bien d\u2019autres perfectionnements .mais même une simple liste déborderait le cadre d'une réclame.De toute façon, vous comprendrez, en la voyant, pourquoi des milliers de Canadiens ont déjà jeté leur dévolu sur la Mercury.[jpmîE DIVISION \"MERCURY et LINCOLN\" ||[55s0£ ford MOtor company of canada, iimited De prime abord, cette Mercury évoque les torpédos de course, basses et véloces, que le ciné nous montre roulant en trombe sur les salines de l\u2019Utah.Elle est massive \u2014et exceptionnellement large.De longues glaces, dessinées en \"queue de comète\u201d, accentuent ses contours séduisants.Son surbaissement n\u2019est pas une illusion d\u2019optique\u2014elle ne mesure que 5'3\" du sol à son faîte.Ses lignes, ses courbes harmonieuses sont l\u2019essence même de l\u2019aérodynamisme.Silencieux et puissants, les 8 cylindres en V d\u2019un nouveau moteur de 110 CV actionnent cet admirable véhicule.Carénage long et surbaissé\u2014 totalement nouveau - 26 Le Samedi, Montréal, 11) juin 1948 Donnez uneWitennan\u2019s COMPLIMENT I R E .¦yjUBKW»\" \u2014¦ L'ENSEMBLE \"GARLAND\" $2222 LA CRUSADER1 .\t$5?5 LA CORINTH $1041 ' Une plume Waterman\u2019s, voilà le cadeau par excellence, qui se donne avec fierté, qui se reçoit avec gratitude.Son choix vous honore, sa beauté ravit tout le monde.Sa main-d\u2019oeuvre remarquable lui assure un rendement durable.Donnez une Waterman\u2019s.Pour les collations de grades, et les autres occasions spéciales, il n\u2019y a pas de cadeau plus approprié.Pour la léte de quelqu\u2019un, pour un anniversaire, rien ne peut mieux commémorer l\u2019événement.L.E.Waterman Co., Ltd., Montréal, P.Q.Waterman\u2019s LES PRIX COMPRENNENT LA TAXE MANUFACTURIERE D\u2019ACCISE.L'ensemble \"Garland\" Spécialement joli, pour ELLE.Superbe harmonisation tie la plume et du t rayon.Pour l.UI .la \u201cStateleigli.\u201d Ensemble, Süa.yo.Plume seule, 3¦ (Loti.La \"Crusader\" La plume canadienne par excellence à S-,.!)\",.Modèles pour LUI et pour ELLE.Plusieurs traits d'une plume coûteuse.Choix de pointes aiguisées à la main.Avec crayon assorti, La \"Corinth\" La plume Waterman\u2019s tie distinction à $10.41.D\u2019apparence luxueuse, elle écrit comme un charme.Modèles pour dames et messieurs.Ensemble complet.§15.17* HP 7* mM fltiwi 'rri^nH j~l m '\\ (t'l fm0 ¦irv æjg$s&i Le Samedi, Montréal, 19 juin 1948\t27 INVITATION AU VOYAGE Sur les routes suisses Les premières artères internationales de la Suisse datent de l\u2019Empire romain.Le Grand-St-Bemard, le Simplon comptent parmi les plus anciens témoins de cette époque, avec les passages alpestres du Splugen, du Julier et du San Bernardino qu\u2019empruntaient, bien avant la naissance de Jésus-Christ, les gens que leurs affaires ou leurs aspirations conduisaient de Milan, de Côme et de Chiavenna, à Coire et dans la vallée du Rhin.On sait que les Romains étaient de fort habiles constructeurs de routes ; les traces sont encore visibles, en maints endroits, de leur technique remarquable.Hors des régions montagneuses, ils ont également facilité l\u2019accès de leurs cités : Aventicum (Avenches) était reliée au lac Léman, à Augusta Rauracorum (Augst) et à Vindonissa (Windisch) et, de Coire, la liaison était assurée avec le lac de Constance, le long du Rhin.Les routes militaires établies par les Romains ont été utilisées comme grandes voies de trafic pendant près de deux mille ans et, si leur réseau s\u2019est complété de nombreuses voies de raccordement secondaires, par contre aucune nouvelle artère principale n\u2019est venue s\u2019y ajouter jusqu\u2019au XIXème siècle.C\u2019est au Simplon que la première grande route alpestre a été construite.Et c\u2019est Bonaparte qui a ordonné, en 1800, que ce passage fut aménagé \u201cpour faire passer le canon\u201d.A l\u2019époque, l\u2019entreprise était audacieuse et il fallut cinq années pour arriver à chef.Peu après le Traité de Vienne, en 1815, quelques cantons se mirent résolument à l\u2019oeuvre, les Grisons, le Tessin, le Valais et Uri donnant l\u2019exemple.C\u2019est ainsi que l\u2019on vit surgir les routes du San Bernardino, du Splugen et celle du Julier ; il fallut dix années pour venir à bout du Gothard et encore le Trou d\u2019Uri, obstacle principal, avait-il été percé en 1707, déjà ! En 1861, la Confédération accorda des crédits pour la construction de routes militaires et, grâce à cette aide, on put ouvrir les chantiers de l\u2019Oberalp, de la Furka, de TA1-bula et de la Fluela.Plus tard, la Confédération intervint également pour la route de l\u2019Ofenberg, pour le Lukmanier, pour le Grimsel, pour l\u2019Umbrail et le Klausen qui furent les dernières grandes réalisations de ce temps.Dans le Jura et les Préalpes, on ne resta pas inactif non plus.Peu après la première guerre mondiale, les progrès de l\u2019industrie automobile obligèrent les autorités à améliorer, en partie ou en totalité, les routes de montagne ; l\u2019effort des ingénieurs porta principalement sur le revêtement et sur les virages.Pendant la seconde grande guerre, on entreprit la construction de la route du Susten, la plus moderne de toutes les artères alpestres suisses, qui a été ouverte à la circulation dans le courant de l\u2019été 1946.La Suisse dispose d\u2019un réseau routier long de 45,000 kilomètres.Elle n\u2019a pas d\u2019auto-strade : sa topographie ne se prête guère à la mise en chantier de ces pistes rigides et bétonnées qui exigent des sommes considérables.A qui veut passer d\u2019un centre à l\u2019autre, un réseau ferroviaire étendu et électrifié offre confort et célérité.Le réseau routier, de son côté, est dense et excellent.\t[ Lire la suite page 36 ] Ci-dessus, de haut en bas.Un autocar de touriste vient de s'engager sur la route Linthal-Glarus.\u2014 Une halte pour contempler le paysage près de l'Hospice du Grand-Saint-Bernard.\u2014 Une courbe avec arrière - plan scénique près de St-Moritz.\u2014 Ci-contre, photo prise dans la passe du Lukmanier.Photos officielles du Gouvernement suisse. t w foWR\u2019TTÎTK EN 1683 POUR ÉÜÜIS JOLLIET, DÉCOUVREUR nr MissTssîPi.qtti i/pccupa .rrSOTI'X SA MORT EN 1700, CETTp MAISON FUT RESTAURÉE EN 1946.UNE VOÉTE SOTTTF.RRAINE S'OUVRAIT.SUR E'ÀNSÉ DTI CUL-DE-SAC Ci-contre, une lucarne dont la vue extérieure parait sur la photo de droite, en page de droite.\u2014 Photo de droite, plaque commémorative apposée à une stèle qui se dresse à proximité de la Maison Louis Jolliet et qui a été érigée par la Commission des sites et des monuments historiques du Canada.Ci-contre, à gauche, l'une des deux plaques commémoratives de la Commission des monuments historiques que l'on peut voir sur la façade de la maison que fit construire à Québec le célèbre explorateur Louis Jolliet en 1684-85 et qu'il habita jusqu'en 1715.Cette maison historique est située au coeur même du vieux Québec, au pied de l'escalier de fer qui relie la rue Petit-Champlain à la côte de la Montagne.Un coin pittoresque de rencontre pour les amateurs d'histoire et d'architecture ancienne.\tPhotos C.N.R.Ci-contre, extrême gauche, fenêtres dans le style ancien et où il est vu que les murs étaient construits de largeur imposante : deux pieds et un pouce à la base, deux pieds au premier étage et vingt pouces au second.On remarquera aussi le plafond avec ses poutres et ses planches dont certaines mesuraient jusqu'à vingt-sept pouces de largeur.\u2014 Au centre, autre vue plus rapprochée d'une fenêtre dans le style ancien. Le Samedi, Montréal, 19 juin 1948 29 DANS LA VIEILLE CAPITALE LA MAISON LOUIS JOLLIET Par GUY LANCTOT & 5CENSEUR WW gap%, ,(s£û£ï*S*N \u2022 ;yfeÉfe 1 ', - ,-,¦¦¦'*:£¦* $-*-.AMM»** '-'\u2022\u2018V'fïr^».,*' £2M _r 5««*ifS£ 'J,vÿr Æ, \u201eV>*.>y.«i- Photo du haut, à gauche, une très belle expression de Johnnie qui fut invité à filmer à Hollywood mais que son maître préféra garder sur son ranch où il fait la garde des moutons.\u2014 Les photos du centre montrent la technique vraiment intelligente de Johnnie quand il ramène certains moutons au bercail.\u2014 Ci-contre, à droite, Johnnie reçoit la seule récompense à laquelle il s'attend : une caresse de son maître, M.A.-P.Butler qui donne dans l'article ci-dessus des conseils aux éleveurs de chiens.Photos Bill Brindle.Johnnie ne parle pas mais Par MARY EVANS-JONES \"\t5ES\u201d\u201c\"™\t«m\t.ï -\t\u2014J\u2019attendrai anxieusement le retour sÈv de mon maître, dit le vieil intendant.63 Le soir, le comte écrivit à Mouril-s Ion pour le prévenir qu\u2019une affaire ur-sgg gente l\u2019obligeait à s\u2019éloigner de Paris.Ujj « Je ne sais pas si mon absence sera _ : plus ou moins longue, disait-il ; cela dépendra de circonstances plus ou - moins favorables qu\u2019il m\u2019est impossible :\tde prévoir.Je puis revenir dans quinze jours; mais l\u2019affaire dont il s\u2019agit peut .s présenter des difficultés et me retenir pendant un mois et plus.Dans tous les cas, je vous écrirai aussitôt mon retour.» Le lendemain, dans l\u2019après-midi, Va-~ lenski accompagna le comte de So-\u201c leure à la gare du Nord et se rendit de ~ là à la gare de Lyon pour retourner - à Noisy-les-Monts.:£££ s® XXV \u2014 En faisant essayer une robe n matin, Mme Violet paraissait vivement préoccupée.\u2014 Qu\u2019avez-vous madame ?lui demanda Laurence avec intérêt.Seriez-vous menacée de quelque malheur ?\u2014 Dieu merci, ma chère Laurence, la chose qui me préoccupe ne ressemble nullement à un malheur.Je suis ennuyée, mécontente, voilà tout.Mlle Camille, ma première ouvrière, vient de m\u2019envoyer une lettre pour s\u2019excuser de ne pas venir à l\u2019atelier aujourd\u2019hui.Une tante de province débarquée hier soir à Paris et qu\u2019elle est obligée de promener dans la ville.« Mon Dieu, je ne trouve pas à redire à cela ; je comprends que Mlle Camille tienne à passer une journée a S avec sa parente; mais aujourd\u2019hui, jus-30 tement, j\u2019avais absolument besoin d\u2019elle.É.Ces choses-là arrivent presque toujours quand il ne le faut pas.js «J\u2019ai cette robe de Mme Durosoy y à lui faire essayer ce matin et elle me 0 rappelle par lettre qu\u2019elle attendra l\u2019essayeuse, Mlle Camille, à onze heures.«Je suis très embarrassée: je ne veux pas mécontenter Mme Durosoy, qui est une de nos meilleures clientes ; d\u2019autre part, il faut absolument que la robe soit essayée ce matin, afin que je puisse la livrer mardi soir, au plus tard.Mme Durosoy se fait faire cette toilette tout exprès pour assister à une séance publique et solennelle de l\u2019Académie française.Il s\u2019agit de la réception d\u2019un nouvel académicien qu\u2019elle - connaît particulièrement.Si, pour une pareille circonstance, je manquais de parole à Mme Durosoy, pour qui la , question de toilette passe avant tout, elle ne me le pardonnerait pas et, probablement, je perdrais sa pratique.» \u2014 Ne puis-je pas, madame, pour cette fois, remplacer Mlle Camille ?\u2014 Vous voulez bien aller chez Mme ; Durosoy ?\u2014 Si vous avez assez de confiance en moi pour me confier l\u2019essayage.\u2014 Assurément, mon enfant, car je sais que vous pourrez parfaitement remplacer ma première ouvrière.Mais je ne vous aurais pas demandé de me rendre ce service, parce que j\u2019ai promis de ne vous donner jamais aucune course à faire.Enfin, pour une fois.D\u2019ailleurs, vous prendrez une voiture qui vous conduira rue Pauquet et vous ramènera.Mme Violet envoya chercher une voiture ; les parties de la riche toilette à essayer furent mises dans une boîte, et la jeune fille s\u2019en alla.A onze heures moins dix minutes, on annonçait à l\u2019élégante Mme Durosoy l\u2019essayeuse de Mme Violet.La jeune femme ne tarda pas à paraître, et elle fut surprise à la vue de cette ouvrière de sa couturière, qu\u2019elle voyait pour la première fois.\u2014 Pourquoi donc Mlle Camille n\u2019est-elle pas venue ?demanda-t-elle.\u2014 Mlle Camille a dû s\u2019absenter de l\u2019atelier aujourd\u2019hui, madame, et ma maîtresse m\u2019a chargée de la remplacer pour cette fois.\u2014 Au moins, saurez-vous bien m\u2019essayer ma robe ?\u2014 Je l\u2019espère, madame, répondit Laurence un peu froissée ; si Mme Violet avait eu un doute à cet égard, elle ne m\u2019aurait pas envoyée.\u2014 C\u2019est juste, mademoiselle ; mais, vous savez, on a ses habitudes, on aime à voir le même visage.Il y a des femmes \u2014 j\u2019en connais\u2014 qui, pour tout au monde, ne voudraient pas d\u2019une autre essayeuse ; moi, je n\u2019ai aucune imperfection physique à cacher et je suis, du reste, très facile à habiller.Et, se regardant complaisamment dans une glace, la belle Julie Durosoy montrait à Laurence ses superbes épaules et sa magnifique poitrine.On procéda à l\u2019essayage.D\u2019une main légère, avec un goût exquis et l\u2019habileté d\u2019une essayeuse de profession, l\u2019ouvrière fit les pinces, les ajustages de la jupe à longue traîne, de la tunique, et indiqua la direction définitive à donner aux plissés, aux retroussés, à la garniture et à l\u2019ornementation du vêtement.Mme Durosoy était enchantée et, après avoir douté un instant de l\u2019intelligence de la jeune ouvrière, elle lui adressait les compliments les plus flatteurs.\u2014 C\u2019est très bien, c\u2019est parfait, disait-elle ; ma robe m\u2019ira à ravir ; j e serai superbe ! Et pendant qu\u2019elle marchait dans le salon avec un air de reine, se regardait et s\u2019admirait dans la glace, Laurence jetait son dernier coup d\u2019oeil sur la coupe de la tunique, les mouvements de la jupe, les ondulations de la traîne.Soudain, une des portes du salon s\u2019ouvrit derrière la jeune fille, et un homme parut sur le seuil.\u2014 Eh bien ! dit-il, est-ce que cet essayage de robe va durer longtemps encore ?Le son de la voix du personnage fit tressaillir Laurence.Elle se retourna brusquement et, aussitôt, jetant un cri d\u2019épouvante, elle se recula comme si elle eût été menacée de la morsure d\u2019un reptile.L\u2019homme devint blême et resta un instant interloqué, perdant contenance.Mais il retrouva vite son sang-froid.\u2014 Tiens, tiens, fit-il d\u2019un ton ironique, il paraît qu\u2019on me prend pour le diable.S\u2019il en est ainsi, je me hâte de disparaître, en vous disant, madame, que je vous attends.Et il sortit, tirant la porte sur lui.Laurence, sous le coup de la terreur, avait les yeux hagards et tremblait comme une brebis qui vient d\u2019échapper à la dent du loup.Rien de la scène n\u2019avait échappé à Mme Durosoy.\u2014 Ah ! çà, ma chère petite, qu\u2019avez-vous donc ?dit-elle à Laurence ; est-il possible que mon mari vous ait si fort effrayée ?m W W ' GATEAU A L\u2019ORANGE ET AUX BANANES \u2022 De juteuses sections d\u2019oranges et de savoureuses tranches de bananes sur un glaçage mousseux\u2014voilà un régal pour mettre l\u2019eau à la bouche! C\u2019est le délicieux Gâteau \u2018Magic\u2019 à l\u2019Orange et aux Bananes.Délicieux, léger\u2014 fait avec la 'MAGIC\u2019 Pour faire des Pâtisseries à mie fine et .succulente, employez toujours la \u2018Magic\u2019.Depuis 3 générations, les Canadiennes mettent leur confiance dans cette poudre à pâte pour réussir leur pâtisseries.Faites comme elles! GÂTEAU À L\u2019ORANGE ET AUX BANANES Vz tasse shortening 1\ttasse sucre 2\toeufs 1 % tasse farine ordinaire tamisée 3\tc.à thé Poudre à Pâte \u2018Magic\u2019 Vz c.à thé sel Va tasse lait 1 c.à thé vanille Garniture à l\u2019orange Sections d\u2019orange Glaçage à l\u2019orange Tranches de bananes Crémez ensemble shortening et sucre.Ajoutez les oeufs, un à un, battant après chacun.Tamisez ensemble farine, poudre à pâte et sel; ajoutez au mélange crémeux, en alternant avec le lait.Ajoutez la vanille.Versez dans 2 moules à gâteau carrés de 8 pouces, graissés.Cuisez à four modéré (375 F.) 25 minutes.Laissez tiédir 5 min.Démoulez et faites refroidir sur support en broche.Etendez la garniture à l\u2019orange sur l\u2019étage du bas; parsemez de sections d\u2019oranges.Déposez 1|étage du dessus sur la garniture; recouvrez de glaçage à l\u2019orange.Garnissez de sections d\u2019oranges et de tranches de bananes.GLAÇAGE À L\u2019ORANGE: Mélangez 2 blancs d\u2019oeufs, 1 tasse sirop de maïs clair et % c.à thé de sel.Cuisez sur eau bouillante en battant avec batteur rotatif 7 min.ou jusqu\u2019à ce que le glaçage se tienne.Ajoutez 1 c.à soupe d\u2019écorce d\u2019orange râpee.Teintez avec de la couleur végétale d\u2019orange ;.c\trs uc lasse sucre, c.a soupe farine et % c.a thé sel; ajoutez V2 tasse d'eàu battez 2 jaunes d oeufs et ajoutez.Ajoutez V2 tasse iu d orange et 1 c.a the jus de citron.Cuisez sur eau bouillante brassant constamment, jusqu\u2019à épaississement.Couvres cuisez 5 min Ajoutez 1 c.a thé écorce d\u2019orange râpée Laissez refroidir.\tF , i ^ j\t, aacuiciu ues trancnes de banane» plongez-les dans le jus d\u2019orange ou ne les déposez sur î gateau qu\u2019au moment de servir. 48 Le Samedi, Montréal, 19 juin 194g iV/ \u2014 C est alors que j\u2019entendis citron dans de I\u2019< parler du ! d«\" faire l\u2019essai.m .Un C\"TO\" frais dans e mat,n.vous n'an, Plupart d( naturel provoque Je détestais prendre des laxatifs violents il semblait' qu\u2019il me fallait prendre quelque chou/ Je savais que les laxatifs violents irritent le système digestif et nuisent à la nutrition.Que devais-ie faire?C\u2019est sain tif 11 aide mon système ^ ~oi prendre des laxatifs violents alors que du citron dans de 1 eau est si bon pour vous ?IL N'Y A PAS DE FRUIT plus sain que les citrons ! Des générations de Canadiens ont pris du citron pour la santé .les citrons comptent parmi les plus riches sources de vitamine C, ils aident à prévenir les rhumes, alcaliscnt et facilitent la digestion.Plus de 12,000,000 prennent maintenant du citron pour la santé.Essayez vous-même du citron dans de l'eau! Donnez-lui le temps d\u2019établir votre régularité.Le jus d'un citron frais dans un verre d'eau dès le lever Citrons Sunkist Â&uiti votre teya/at/fc c/e /a manière ¦oa/ufàite ! du CITRON dans de l'EAU .en vous levant le matin VOYONS DONC, ARTHUR \u2014MAIS QU EST-CE QUE TU FAIS DE TES BELLES 80TTINES QUE J'AI POLIES AU \u201cNUGGET\u201d a mPm/iï ON DÉAMBULE TOUJOURS AVEC CONFIANCE QUAND ON A RECOURS A \u201cNUGGET\u201d I3F-48 chSÏsUes NUGGET AVEZ-VOUS DES CADEAUX A FAIRE !.Ne cherchez pas plus longtemps ! Abonnez vos parents et amis aux TROIS grands magazines : Le Samedi, La Revue Populaire et Le Film.REMPLISSEZ VOTRE COUPON D'ABONNEMENT AUJOURD'HUI MEME ! \u2014 Ah ! balbutia la jeune fille d\u2019une voix oppressée, c\u2019est.est.M.Du-rosoy ?.-Est-ce qu\u2019un autre que mon mari se serait permis d\u2019ouvrir cette porte ?Mais, en vérité, mademoiselle, je ne comprends pas pourquoi vous tremblez ainsi.On dirait que vous allez vous trouver mal.Voyons, est-ce que vous connaissez M.Durosoy ?\u2014 Non, madame, non, je ne le connais pas, répondit vivement la jeune fille.\u2014 Alors, pourquoi ce trouble, cet effroi ?\u2014 Je ne sais, madame.La surprise .Et puis, il m\u2019a semblé.\u2014 Il vous a semblé ?\u2014 Que M.Durosoy était un autre homme, qui.que .Mais je me suis trompée, madame ; j\u2019en suis bien sûre, je me suis trompée ! Un sourire moqueur courut sur les lèvres de la jeune femme.\u2014 Assurément vous vous êtes trompée, ma chère petite, dit-elle froidement, et vous n\u2019avez plus qu\u2019à rire de votre singulière émotion.\u2014 C\u2019est vrai, madame, reprit Laurence d\u2019une voix mal assurée.\u2014 Ne nous occupons donc plus de cet incident; vous avez maintenant à me déshabiller.Prenez garde, mademoiselle, si vous continuez à trembler ainsi, vous allez faire tomber vos épingles, et votre travail sera à recommencer.Laurence ne parvint pas à vaincre complètement son émotion ; cependant, avec beaucoup d\u2019attention et de précautions, elle put enlever successivement toutes les parties de la robe sans avoir rien détruit du travail de l\u2019essayage.Elle plia soigneusement les pièces, les remit dans la boite, puis, saluant Mme Durosoy, elle s\u2019empressa de gagner la porte, comme si elle fuyait un effroyable danger.Elle descendit rapidement l\u2019escalier, sans oser regarder derrière elle, bien qu\u2019elle s'imaginât qu\u2019on la poursuivait.Mais, dès qu\u2019elle eut mis le pied sur le trottoir de la rue, elle poussa un soupir de soulagement ; alors seulement elle commença à se remettre de la frayeur que M.Durosoy lui avait causée.Elle se jeta dans sa voiture et le cheval partit aussitôt, obéissant au coup de fouet du cocher.\u2014 Mon Dieu, mon Dieu ! se disait Laurence, c\u2019est au moment où je commençais à oublier, à être un peu tranquille, que cet homme se retrouve tout à coup devant moi ! Durosoy, c\u2019est Durosoy qu\u2019il se nomme, ce misérable qui m\u2019a condamnée à de si horribles souffrances ! Ah ! je sens renaître en moi toutes mes sombres terreurs ! Pelotonnée dans un coin de la voiture, cachant sa figure dans ses mains, la malheureuse se mit à sangloter.Mme Durosoy avait sonné sa femme de chambre et, -pendant que celle-ci aidait sa maîtresse à remettre le costume qu\u2019elle avait quitté pour se mettre entre les mains de l\u2019essayeuse, la jeune femme réfléchissait.Elle avait parfaitement compris que la jeune ouvrière avait voulu se soustraire à des questions embarrassantes, en déclarant qu\u2019elle s\u2019était trompée en croyant reconnaître M.Durosoy.L\u2019ancienne amoureuse d\u2019Etienne Re-naudin avait vu et savait à quoi s\u2019en tenir.La pâleur de son mari, son attitude embarrassée, l\u2019empressement qu\u2019il avait mis à se retirer, et, plus que cela, le cri d\u2019épouvante de la jeune fille, son trouble, son effarement, lui avaient dit clairement qu\u2019ils se connaissaient.Il importait peu a la jeune femme que la couturière eût été autrefois l\u2019amie de son mari et même qu\u2019elle fût une de ses nouvelles conquêtes.Mme Durosoy n\u2019était pas jalouse.Elle n\u2019aimait point son mari, qu\u2019elle avait épousé par un coup de tête, et elle savait qu\u2019elle ne pourrait jamais l\u2019aimer.Avant de le bien connaître, elle n'a.vait éprouvé pour lui aucune sympa-thie ; maintenant qu\u2019elle savait ce que valait M.Hector Durosoy, sa froide in.différence d\u2019autrefois s\u2019était changée en mépris, et son mari lui inspirait une sorte de dégoût.Mais elle était curieuse comme toutes les femmes ; elle voulait savoir.Parbleu, elle n\u2019ignorait pas que son mari était un viveur, un débauché un coureur de boudoirs, et qu\u2019il ne l\u2019avait épousée que pour sa dot et ses espérances, étant fille unique.Mais tout ce qu\u2019elle pouvait apprendre, tout ce qu\u2019elle parvenait à découvrir touchant l\u2019inconduite de M.Hector était autant d\u2019acquis à son actif.Car la belle Julie sentait très bien qu\u2019elle ne pourrait pas vivre éternellement avec un homme qu\u2019elle méprisait et ne tarderait pas à haïr.Nous ne voulons pas dire que Mme Durosoy songeait à tromper son mari; mais, assurément, elle avait déjà la séparation de corps dans l\u2019idée.Depuis cette soirée chez Mme Jora-mie, où Alexis Mollin avait si cruellement rappelé Etienne Renaudin à son souvenir, elle pensait souvent et beaucoup plus quelle ne l\u2019aurait voulu à ce brave garçon, que son père avait chassé honteusement comme un malfaiteur et qui, désespéré, était allé se pendre à une branche d\u2019arbre au bois de Boulogne.Le mariage n\u2019avait pas beaucoup changé Julie ; c\u2019était toujours la même femme fantasque, romanesque, obéissant aux impulsions de son tempérament, se livrant sans réserve à ses impressions bonnes ou mauvaises.Alexis Mollin avait remis Etienne sur un piédestal, et Julie avait retrouvé son héros pour un nouveau petit roman.Si Etienne eût été à Paris, elle était femme à aller se jeter dans ses bras, en lui criant, pour se faire pardonner : « Je t\u2019aime, prends-moi !.Heureusement pour le mari, Etienne était en Russie et ne devait pas probablement revenir de sitôt.Quoi qu\u2019il en soit, les pensées de Mme Durosoy n\u2019étaient point de nature à resserrer les liens d\u2019une union que M.Clamergeat avait cru cimenter solidement avec un beau million de dot.Dès qu\u2019elle fut habillée, la jeune femme se rendit dans la salle à manger, où M.Hector, déjà à table, l\u2019attendait pour déjeuner.M.Durosoy, qui ne se couchait jamais qu\u2019à deux ou trois heures du matin et ne se levait qu\u2019à onze, déjeunait presque toujours avec sa femme en tête à tête.Il sortait ensuite vers deux heures.Très rarement, et seulement quand il avait du monde, il rentrait à l\u2019heure du dîner ; autrement, Mme Durosoy ne revoyait son mari que le lendemain.Il est vrai qu\u2019elle ne se plaignait point d\u2019être un peu trop seule.Une femme qui n\u2019aime pas son mari se passe aisément de sa compagnie.Mme Durosoy s\u2019était assise en face de M.Hector, et tous deux silencieux, ils se mirent à déjeuner.Julie paraissait songeuse ; lui, de temps à autre, lui décochait un regard de côté.Sans être positivement inquiet, M Hector était préoccupé; il se demandait quelle révélation la jeune ouvrière avait pu faire à sa femme.Les deux époux achevèrent de déjeuner sans s\u2019être adressé la parole Mais, quand le domestique leur eut servi le café et se fut retiré, la jeune femme prit une attitude dédaigneuse, et d\u2019un ton moqueur, elle demanda à son mari : \u2014 Y a-t-il longtemps que vous connaissez cette petite ouvrière de Mme Violet ? 49 Le Samedi, Montréal, 19 juin 1948 Cette question fit comprendre à M.Durosoy que la jeune fille n\u2019avait rien N dit à sa femme.5\t\u2014Qu\u2019est-ce que vous me demandez i là ?répondit-il ; de quelle petite ou-vrière parlez-vous ?\u2014 De celle que vous avez vue avec moi tout à l\u2019heure, me faisant essayer une robe.\u2014Mais je ne la connais pas du tout, cette jeune fille.\u2014 Oh ! je sais que vous avez le mensonge facile, monsieur.Si vous ne connaissez pas cette demoiselle, vous n\u2019au-i i.riez pas perdu contenance à sa vue, et îit> elle-même n\u2019aurait pas jeté ce cri qui n\u2019était pas arraché seulement par la surprise.« Au surplus, que vous la connaissiez ou non, je vous déclare que cela m\u2019est parfaitement égal.Je n\u2019en suis plus à me demander si vous avez une ou plusieurs conquêtes.Si je me permets de vous interroger, ce qui est un peu mon droit, en somme, c\u2019est uniquement pour dire quelque chose.» \u2014 Vous avez des idées étonnantes, ma chère.\u2014 Comme vous des goûts singuliers, monsieur.Il est de fait qu\u2019elle est fort jolie, cette demoiselle ; mais ce n\u2019est ' ~ toujours qu\u2019une pauvre ouvrière.-T «Vous n\u2019êtes pas difficile, je le sais; tout vous est bon ; il y a deux mois, j\u2019ai été forcée de renvoyer ma femme de chambre parce que vous aviez avec elle des familiarités, pour ne pas dire plus, qui scandalisaient les autres domestiques.Entre une servante et une ouvrière, la différence n\u2019est pas bien grande.s> \u2014 Ah! çà, ma chère, deviendriez-~~ vous jalouse, par hasard?fit M.Duro-^ soy, prenant, lui aussi, le ton railleur.\u2014\t\u2014Une femme, monsieur, répliqua crûment Julie, n\u2019est jalouse que de l\u2019homme qu\u2019elle aime ! \u2014\t\u2014Hum! le mot est dur, fit M.Du-rosoy, qui se mordait les lèvres.?s:\t\u2014Mais ne peut pas vous étonner; je n\u2019ai pas attendu jusqu\u2019à ce jour pour vous faire comprendre que je ne vous iS aime pas.vt; \u2014Dites que vous ne m\u2019aimez plus.\u2014 Je ne vous ai jamais aimé, mon-* b sieur, riposta la jeune femme avec : e hauteur.\u2014 Alors, pourquoi vous êtes-vous manee! Ah ! ce jour-là, j\u2019étais folle ! \u2014 De douleur ?\u2014 Peut-être.\u2014 Parce que votre père avait chassé de ses ateliers un ouvrier qui avait eu l\u2019audace de lui demander votre main.Vous parliez tout à l\u2019heure de mes goûts singuliers ; il me semble que les vôtres n\u2019étaient pas extrêmement distingués quand vous jouiez le rôle d\u2019amoureuse avec Etienne Renaudin.\u2014 Taisez-vous, monsieur, taisez-vous ! s\u2019écria Julie, une flamme dans le regard, vous n\u2019avez rien à dire de ce jeune homme.\u2014 Il me semble pourtant que, moi -1 aussi, j\u2019ai le droit.K \u2014Pas un mot de plus, vous dis-je.\u2014 Mais c\u2019est vous, après tout, c\u2019est vous qui me cherchez querelle à propos jjÿ) de votre ouvrière.Est-ce que je pou-vais empêcher cette demoiselle de pous-$jt ser un cri de surprise parce qu\u2019une porte venait de s\u2019ouvrir derrière elle ?¦ÿ \u2014 Oh ! un cri de surprise !.Un cri d\u2019épouvante, monsieur, si ce n\u2019est pas un cri d\u2019horreur ! \u2014 J\u2019ai donc eu raison, alors, de dire s qu\u2019elle me prenait pour le diable ?! jÿ \u2014Ou quelque chose de pire.Vous i-r avez tellement effrayé cette jeune fille qu\u2019edle n\u2019a pu se remettre de son émotion et qu\u2019elle s\u2019est enfuie de la maison, affolée.Voulez-vous savoir ma pensée, monsieur ?:\t\u2014 J\u2019écoute.\u2014 Eh bien! l\u2019effroi de cette jeune fille m\u2019a fait connaître la nature de ses sentiments à votre égard, et je crois qu\u2019elle est une de vos victimes.Un petit rire sec, aigu, éclata entre les lèvres de M.Durosoy.\u2014 Voilà, fit-il, en haussant les épaules, votre imagination prend le galop, et vous vous mettez à charpenter un roman.Bon Dieu, qu\u2019il y a donc de choses dans votre tête ! Vous devriez éorire, ma chère, vous avez l\u2019invention facile, vous auriez beaucoup de succès.Julie répondit au sarcasme par un regard de mépris.Deux heures allaient sonner.M.Durosoy se leva et sortit en chantonnant la marche du Prophète.XXVI \u2014 Où l\u2019on retrouve Jacques Vernier Le soir, M.Hector Durosoy dîna à son cercle.A huit heures, il quitta ses amis et se rendit dans un petit logement de garçon qu\u2019il avait loué rue Favart, au premier étage, au fond d\u2019une cour.C\u2019est là que le gendre de M.Clamergeat avait ses rendez-vous d\u2019affaires et autres ; car il ne donnait pas exclusivement son temps au plaisir.Hardi spéculateur à la Bourse, il menait de front les tripotages d\u2019argent et les aventures d\u2019amour.M.Durosoy avait ce soir-là un rendez-vous, mais pas dans son logement de la rue Favart, où il ne resta que le temps nécessaire pour changer de vêtement.Sur la place de la Bourse, il prit un coupé de place et se fit conduire boulevard de Port-Royal.Là, il mit pied à terre, paya au cocher sa course et se dirigea pédestrement vers les rues étroites et sombres du quartier Saint-Marcel.Il pouvait être neuf heures et demie et, bien qu\u2019on fût aux plus beaux jours de l\u2019été, la nuit était noire, car le ciel était chargé de nuages et il y avait menaces d\u2019orage.C\u2019était sans doute afin de pouvoir s\u2019aventurer dans ce quartier excentrique, sans trop attirer sur lui l\u2019attention des rôdeurs de nuit, que M.Durosoy avait cru devoir revêtir un autre costume.Il portait un complet de drap anglais et était coiffé d\u2019un de ces chapeaux d\u2019étoffe, ronds, à bords étroits, également de provenance anglaise.Le magnifique diamant qu\u2019il portait habituellement à l\u2019annulaire de sa main droite avait disparu, et la chaîne et les breloques de sa montre étaient entièrement cachées sous le gilet.Arrivé rue Saint-Hippolyte, il s\u2019enfonça dans une allée de maison mal éclairée par une lampe fumeuse, pénétra dans une cour beaucoup plus longue que large, au fond de laquelle il alla frapper à une porte ouvrant de plain-pied sur une espèce de trottoir raboteux, large d\u2019un mètre.Presque aussitôt, la porte s\u2019ouvrit, et un homme, mal vêtu, d\u2019assez mauvaise mine, qui tenait à la main un vieux chandelier de fer-blanc couvert de rouille, dans lequel brûlait une chandelle, s\u2019écarta pour laisser entrer le visiteur.L\u2019homme referma la porte, poussa le verrou, évidemment afin d\u2019éviter toute surprise, et alors seulement, d\u2019une voix enrouée d\u2019ivrogne, il dit : \u2014 Bonsoir, monsieur Hector.\u2014 Je vois que vous m\u2019attendiez.\u2014 En rentrant ce soir à sept heures, j\u2019ai trouvé votre lettre.Vous avez bien fait de m\u2019écrire, car autrement vous ne m\u2019auriez pas trouvé.\u2014 V otre femme est là ?\u2014 Non.Est-ce que vous avez besoin d\u2019elle ?\u2014 Nullement ; c\u2019est à vous seul que j\u2019ai à parler.\u2014 A la bonne heure ; d\u2019ailleurs, c\u2019est ce que j\u2019ai compris.La femme a été demandée dans le voisinage pour veiller un vieux qui va probablement tourner de l\u2019oeil cette nuit.Quand on n'est pas riche, monsieur Hector, on est obligé de faire n\u2019importe quoi pour gagner sa pauvre vie.Ça s\u2019est trouvé * C\u2019est mJmnm Vo 'otre banque est à votre service à titre confidentiel.Lorsque vous faites un dépôt, personne ne voit votre livret, sauf vous et votre banque.Lorsque vous faites un emprunt, cela reste entre vous et votre banque.Quand vous discutez vos problèmes financiers avec votre banquier, vous savez que c\u2019est sous le sceau du secret.Cette discrétion est l\u2019essence même du système bancaire du Canada.Elle vous permet de traiter avec votre banque et d\u2019utiliser ses nombreux services en toute confiance.CETTE ANNONCE EST COMMANDITEE PAR VOTRE BANQUE * 50 1 It* DEPRIMEE?NERVEUSE?L YM PH A TIQUE ?DÉLAISSÉE?LISEZ ALORS CECI.Ne perdez pas courage car la vie peut très bien vous sourire encore ! La maigreur, les vertiges, les migraines, un teint dépourvu d\u2019éclat sont très souvent les caractéristiques d\u2019un sang alourdi, obstrué de toxines, cause très répandue de longs et ennuyeux désordres organiques.Le moyen tout indiqué pour y remédier est une cure naturelle de désintoxication.Or, les éléments concentrés qui sont à la base du merveilleux TRAITEMENT SANO \u201cA\u201d ont précisément pour fonction d\u2019éliminer ces poisons.Dès que la cure est commencée, on constate un développement, une fermeté nouvelle des chairs.Le teint se ranime et le charme séduisant de la jeunesse réapparaît.Un envoi de cinq sous suffit pour recevoir un échantillon de notre merveilleux produit SANO « A » Correspondance strictement confidentielle.LES PRODUITS SANO ENRG.Mme CLAIRE LUCE Ci-inclus 5 sous pour échantillon du produit SANO « A ».(POUR LE CANADA SEULEMENT) Nom Ville Prov.B.P.2134 PLACE D\u2019ARMES MONTREAL, P,Q.à merveille ; comme ça, je n\u2019ai pas eu besoin de dire à la vieille d\u2019aller se promener au bord de la Bièvre afin que nous puissions causer tranquillement de la petite affaire qui vous amène.\u2014 Qu'est-ce que vous faites, maintenant ?\u2014 Oh ! pas grand\u2019chose.\u2014 Vous travaillez, cependant ?\u2014 Des bricoles, des riens.Les deux hommes étaient entrés dans la seconde petite pièce dont se composait le taudis.Le maître du lieu posa sa lumière sur une table où il y avait une bouteille d\u2019eau-de-vie presque vide, un verre, une pipe culotée et une blague à tabac.\u2014 Il n\u2019y a pas ici de moelleux fauteuils, monsieur, dit l\u2019homme ; mais voilà une chaise, vous pouvez vous asseoir.Et, s'asseyant lui-même sur un escabeau, il se mit en devoir de bourrer sa pipe, tout en regardant sournoisement M.Durosoy.Celui-ci ne manquait pas d\u2019une certaine bravoure, pour s\u2019asseoir en face de cette espèce de gueux qui n\u2019avait, certes, point la figure d\u2019un honnête homme.Sans doute, le connaissant depuis longtemps, il savait qu\u2019il n\u2019avait rien à redouter.Si puissant que fût le mobile qui faisait agir M.Durosoy, on peut croire qu\u2019il ne serait pas venu de gaieté de coeur se fourrer dans un coupe-gorge.Mais qui donc était cet individu, ce misérable, à qui 1 élégant, le brillant Hector Durosoy rendait visite la nuit, probablement parce qu il n aurait pas osé faire cette visite en plein jour ?On l\u2019appelait Jacques, un prénom.Son nom, il le cachait.Mais, s\u2019il se fût trouvé tout à coup en présence de certains personnages de notre histoire, de Pierre Valenski, par exemple, celui-ci, dans cet homme au visage flétri, vieilli, ravagé par la débauche et l\u2019abus des liqueurs fortes, n\u2019aurait pas hésité à reconnaître Jacques Vernier, l\u2019ancien garde-chasse du comte de Soleure.Sorti du bagne après avoir fait ses cinq ans, Jacques Vernier avait rompu son ban et était venu se cacher dans Paris, où semblent se donner rendez-vous les repris de justice et les malfaiteurs de toutes les nations.Pendant plusieurs années, il vécut comme il put, plutôt mal que bien, faisant n\u2019importe quoi, des copies de ma- QUI EST-IL, QUI EST-ELLE! i MARCELLE HANCK, une interprète remarquablement douée que la radio nous a fait connaître ces dernières années.Mlle Hanck commença d\u2019abord ses études sous la direction de son père puis s\u2019inscrivit au studio de Sita Riddez, pour la diction, et à celui de José Delaquerrière pour le chant.Elle fut remarquée notamment aux émissions suivantes : \"Les Voix du Pays\", \"Radio-Collège\" \"Oui est coupable ?\" et autres.Mlle Hanck est jeune, très douée, et nul doute àu'eiu ira loin.nul doute qu'elle Photo Famous Studio.Le Samedi, Montréal, 19 juin nuscrits à quinze centimes la page, ba-layant les magasins, nettoyant les vitrines, lavant les escaliers, traînant des voitures à bras, homme de peine un peu partout, et que sais-je encore\u2019 Comme on ne vit pas de l\u2019air du temps il faut bien faire quelque chose, si l\u2019on ne veut pas crever de faim un jour ou une nuit dans la rue, contre une borne Jacques Vernier ne s\u2019était pas enrôlé dans quelque bande de voleurs et d\u2019escarpes, non parce que ses sentiments s\u2019y opposaient ou par répulsion du crime \u2014 il n\u2019avait plus, depuis long, temps, ni sens moral ni conscience -mais parce que, ayant été au bagne il était dominé par la peur d'y retourner.Un jour, le hasard \u2014 que ne fait pas le hasard?\u2014 lui fit rencontrer une femme jeune encore, d\u2019une vertu douteuse.Elle était maîtresse blanchisseuse et veuve depuis deux ans.Du vivant de son mari, modeste employé de bureau mais qui apportait chaque mois régulièrement deux cents francs dans le ménage, elle avait connu l\u2019aisance.Maintenant, les affaires allaient cahin-caha.Elle avait une fille très jolie et très intelligente dont on était enchanté dans le pensionnat où le père l\u2019avait placée.Ne pouvant plus payer les trimestres de la pension, la veuve enleva sa fille à ses maîtresses pour la mettre en apprentissage chez une grande couturière.Jacques Vernier, beau parleur et ayant encore, alors, certains avantages physiques, tourna complètement la tête à la blanchisseuse.L\u2019ancien garde-chasse ne l\u2019épousa point ; il se contenta d\u2019en faire une amie d\u2019occasion, ce à quoi la veuve consentit, d\u2019ailleurs, très facilement.D\u2019abord, elle s\u2019était follement éprise de M.Jacques ; ensuite, elle pensait qu\u2019ayant un homme avec elle, l\u2019aisance d\u2019autrefois lui reviendrait ; bref, elle avait cru bien faire.Pendant quelque temps, les choses allèrent assez bien ; mais Jacques qui, depuis sa jeunesse, avait contracté des habitudes de paresse, ne fit plus rien du tout dès qu\u2019il fut certain que, grâce à sa compagne, la table et le logement lui étaient assurés.Trouvant qu\u2019il faisait trop chaud autour des brasiers chauffant les fers à repasser, il passait tout son temps chez les marchands de vin, à boire et à jouer aux cartes avec des camarades de rencontre.La paresse conduit à l\u2019ivrognerie, à la misère ; c\u2019est fatal.Les choses allaient de mal en pis chez la blanchisseuse ; elle dut céder son établissement et, de maîtresse, redevenir ouvrière à la journée.Mais, toujours affolée de ce vaurien, dont elle subissait la funeste influence, elle fit comme lui ; elle le suivait chez les marchands de vin, huvait les verres d eau-de-vie ou d\u2019absinthe servis sur le comptoir d\u2019étain, et se grisait, trouvant sans doute une certaine volupté dans l\u2019ivresse.Alors, la dégringolade fut complète ; on connut la misère dans ce qu\u2019elle a de plus hideux, et Jacques Vernier et sa digne compagne descendirent l\u2019un après 1 autre tous les échelons de l\u2019e-chelle.Heureusement, il y avait la fille de la veuve qui, ayant fini son apprentissage, était devenue une habile couturière.Tout ce qu\u2019elle gagnait, elle le donnait à sa mère, se réservant â peine l\u2019argent qui lui était nécessaire pour s\u2019habiller, s\u2019acheter des chaussures et un peu de linge.Assurément, elle ne parvenait pas à chasser la misère du logis ; mais, grâce à elle, sa mère et Jacques Vernier ne mouraient pas de faim ; ils pouvaient môme se livrer à leur honteuse passion, Lire la suite page 55 ] 51 \u2022lu»' ¦ s ~sS 0» Le Samedi, Montréal, 19 juin 1948 Royal Scot Highland Whisky Ur .f rO Le résultat de ce mélange expert de whisky à malt canadien et écossais devient le distinctif Hiram Walker Royal Scot Reserve Highland Whisky.Nous vous invitons à goûter le Royal Scot Reserve Highland Whisky.Vous l'offrirez fréquemment, et avec orgueil! Royal RESERVE NJ ( © HJ LAN m Wh I S K Y LE CARNET D\u2019UN LINGUISTE Ï-SE.>ïy v Samedi, Montréal.19 jum U)4% UNE FOURNEE D ANGLICISMES La situation qui en résulte est déplorable.A côté de la langue technique (tous les termes de 1 automobile, par exemple), le vocabulaire usuel est sérieusement entamé.Les mots français les plus faciles, les plus ordinaires sont chassés par des expressions anglaises.Les chauffeurs disent black up, quoi que reculer n\u2019ait rien de bien sorcier.Ballon se mue en baloon.Les mécontents kikent (rouspètent).Celui qui est maigre n\u2019est pas fat (gros).Si on s\u2019amuse on a du fun.Les chanceux sont lucky ; les autres ont des badluck.Les amoureux sont en amour.Sur la track (voie ferrée) passe un engin (locomotive) que conduit un ingénieur mécanicien.Les jeunes filles, paraît-il, portent des bloomers (culottes), un slip (jupon) et une brassière (soutien-gorge).Les hommes ont un coat (veste) et une veste (gilet), et leur pantalon est muni d\u2019un fly (braguette).Tous ces articles sont faits de bon matériel (tissu, étoffe), quand ce n\u2019est pas de bon stuff (même sens).Deux voitures qui se heurtent se bumpent.Ou si elles sont immobilisées, elles sont stuckées.Un bâton de ski, de même qu\u2019une tringle, est un pole.La formule \u201cPour les aveugles.Monsieur\u201d est trop française ; les quêteuses disent donc : \u201cTag-day, Monsieur\".Bureau de vote est trop long ; on le remplace par poil, qui se prononce à l\u2019anglaise, bien entendu.Coco, lui, est trop court ; on parle donc de cocoanut.Quand on part en voyage on emporte un suit-case (valise), une malle (même sens) ou une valise (malle).Presque tout le monde aime les peanuts (arachides).Dans les restaurants, les waitress (serveuses) donnent une napkin (serviette) à leurs clients en attendant de leur remettre le tchèque (addition).Si on est triste, on a les bleus (cafard).Quand on a peur, on shake (tremble).Celui qui n\u2019a pas le sou est cassé (fauché).Et les innombrables personnes qui se servent des expressions qui précèdent et de beaucoup de même farine, cassent le français (le massacrent) .Mais la liste est trop longue : il faut que je mette les breaks (freins).(Richard Morfit).\u2022 L\u2019INVASION DE L\u2019ANGLAIS VERS 1880 M.Hippolyte Cocheris, littérateur et paléographe, a fait paraître : \u201cEntretiens, sur la langue française\u201d (1872-1874) ; \u201cLa langue française, origine et histoire\u201d (1882) ; \u201cOrigine et formation de la langue française.Notions d\u2019étymologie\u201d (1880).S amusant à faire entrer dans un aperçu rapide des progrès de l\u2019anglais en France, depuis la Restauration, un certain nombre de termes dont le défilé ne manque pas de piquant, il s\u2019exprime ainsi : Il était de mode alors que les dandys, les fashionables, revêtus du carrick, de la redingote, du plaid, du spencer, allassent sur le turf en tilbury, en break ou en dogcart avec un groom derrière leur voiture et un boule-dogue en avant, juger de la force des jockeys dans le steeplechase.Lorsque les plaisirs du spofd étaient terminés, ils prenaient part à On lunch où ils réparaient par un beefstjeak ou un roastbeef avec une tranche de pudding et un bol de punch, les forces qu'ils auraient pu perdre.Si un festival, ou un raout, ou une mess d\u2019officiers ne les retenaient pas, ils se décidaient, pour chasser le spleen, à faire un whist dans quelques salons, ou à boire quelques verres de rhum ou de gin dans un établissement confortable où des clowns se livraient à la bore pour égayer leur humour.A une certaine époque de l\u2019année, ils allaient habiter quelque cottage et augmenter la valeur de leurs terres en faisant drainer.Quelquefois, ils partaient en touriste, prenaient la meilleure cabine du premier paquebot venu, s\u2019ils n'avaient ni yacht, ni cutter à leur disposition, et faisaient connaissance avec le monde interlope de toutes les capitales européennes.\u201d MOTS MASCULINS POUR DESIGNER DES FEMMES On sait que le mot anglais \u201cspring chicken\u201d désigne une toute jeune fille.L'équivalent français est : un tendron.On peut dire aussi : fillette, jouvencelle, trousse-pète (sens péjoratif), gamine (sens favorable).On remarquera que le mot tendron, bien que d\u2019apparence masculine, désigne un être féminin.Il y a un certain groupe de noms à l\u2019air masculin qui désignent cependant des filles ou des femmes.Ils ont le vêtement lexicologique masculin et aussi la laideur masculine.En les examinant de près, on voit qu\u2019ils s\u2019appliquent à des femmes, et non des plus gracieuses, hélas ! Un laideron : Fille ou femme laide.Un souillon : Servante malpropre.Un torchon : Même sens.Un chaperon : Personne sérieuse qui accompagne dans le monde une jeune personne, une jeune femme.On donne aussi ce nom à une jeune fille qui accompagne sa soeur ou une amie dans ses sorties avec son amoureux.Le mot chaperon n\u2019a pas du tout le sens péjoratif des précédents : laideron, souillon, salisson.La langue française a la plus grande prudence et de délicates exigences lorsqu\u2019il s\u2019agit des jeunes filles.Elle ne veut pas que nous employions seul le mot fille et que nous le lançions dans une phrase sans qu\u2019il soit accompagne Le mot fille sans déterminatif ou sans qualificatif a une réputation passablement avariée.Il ne se dit pas.Ce serait manquer de respect à une jeune personne que de la désigner ainsi : une fille.C\u2019est que, dans le domaine de la grammaire comme dans les habitudes du monde qui sait les bonnes maniérés, une vraie demoiselle ne sort pas sans être chaperonnée par un mot respectable.On dit très convenablement une jeune fille, une bonne fille, une charmante fille, une pieuse fille, une viede fille, mais on ne dit pas : une fiHe-dit très bien aussi : ma fille, ta fill*.s\u2018 fille, mes filles, tes filles, vos filles- *cl c\u2019est le cas possessif, le papa ou la man qui chaperonne.La grammaire prudente : pas de sortie seule poursei filles.C\u2019est le cas de dire : la S1'81\" maire maternelle.LU et ENTENDU Par ÉTIENNE LABBÉ Le Samedi, Montréal, 19 juin 1948 Si NOTES ENCYCLOPÉDIQUES tes, fous La principauté de Jaipur a célébré, le 14 décembre dernier, le jubilé d\u2019argent de l\u2019accession au trône de son maharadjah.Pour les quelques 2,700,000 sujets du jeune souverain, cet anniversaire a été le prétexte à de grandes réjouissances, tandis que dans Jaipur même, au palais du maharadjah, se déroulait une grandiose cérémonie dont chaque instant faisait penser aux tableaux enchanteurs des contes fabuleux des Mille et une Nuits, car ces costumes brodés de pierreries, ces éléphants de parade, ce chatoiement des soieries et des ors ne ressemblent-ils pas à un monde de légende ?Le gouverneur général des Indes et lady Mountbatten, ainsi que plusieurs maharadjahs de principautés voisines et une foule de personnalités, étaient venus à Jaipur pour assister à ce jubilé, auquel leur présence ne donna que plus d\u2019éclat.Dans la matinée, le souverain, qui n\u2019est âgé que de trente-six ans, s\u2019est rendu, pieds nus ainsi que le veut le rite, à son temple particulier, où avait lieu un service religieux, et sur toute la distance qui sépare le palais du temple une foule considérable se pressait, venue pour saluer celui que son peuple considère presque comme une divinité.Puis le maharadjah reçut des notables le traditionnel tribut de roupies d\u2019argent par lequel ils l\u2019assurent de leur fidélité, et cette cérémonie acheva les _____________________ fêtes de ce jubilé qui, pour quelques heures, transporte ceux qui y assistèrent dan un autre monde.Par un hasard singulier, Avignon, où sept papes résidèrent pendant sept dizaines d\u2019années, avait sept hôpitaux, sept confréries de Pénitence, sept couvents d\u2019hommes, sept couvents de femmes, sept paroisses et sept cimetières.\u2022 A quoi reconnaît-on un bon roman policier ?demandait - on à Agatha Christie.\u2014 Un bon roman policier, répondit-elle, n\u2019est pas forcément un roman dont on ne trouve pas la solution, mais un mauvais roman policier est toujours un roman dont on n\u2019a pas eu envie de la chercher.\u2022 Bien avant les guerres mondiales, la ville de Constantinople n\u2019était pas précisément l\u2019endroit où l\u2019on se sentait toujours en sécurité.Il existait en effet des quartiers qui, n\u2019étant pas éclairés la nuit, formaient de véritables guets-apens : hommes et bêtes égarés dans ces lieux n\u2019en sortaient indemnes que très rarement.Se concertant entre eux, les ambassadeurs étrangers envoyèrent un jour un mémorandum au sultan, demandant plus d\u2019éclairage pour la sécurité de leurs nationaux respectifs.Le gouvernement civil octroya cent mille piastres pour la construction d'un certain nombre de réverbères qui devaient éclairer les endroits obscurs ; mais grâce au système oriental, la somme fut divisée et _______________ sub-divisée entre les fonctionnaires et la ville entière demeura dans l\u2019obscurité.N éleveur de grenouilles géantes de Los Angeles o obtenu un spécimen de ces batraciens pesant cinq livres et mesurant quinze pouces de longueur Une des merveilles dont on parle le plus actuellement est certes ce radar aux applications innombrables, tant guerrières que pacifiques.Or, il se trouve que ce radar merveilleux existe depuis des millénaires et qu\u2019il joue son rôle directeur chez une créature des plus décriées : la chauve-souris.Il suffit d\u2019avoir vu un de ces petits mammifères ailés se diriger avec une sûreté absolue parmi les éboulis de sa grotte ou tracer des orbes précises dans les clochers, pour se demander comment il accomplit de semblables prouesses.La chauve-souris virevolte sans cesse, et ces changements de direction lui sont possibles grâce à certaines facultés de vol.Elle joint à une vitesse élevée la capacité de virer, de changer de cap presque instantanément.Or, toutes ses évolutions se passent dans une obscurité qui peut être absolue.Le contraste est frappant entre l\u2019animal qui évolue sans la moindre difficulté et l\u2019homme qui avance péniblement en assurant son pas et en tâtonnant.Il n\u2019est donc pas exagéré de dire que c\u2019est un véritable radar qui permet à la chauve-souris de se diriger avec autant d\u2019aisance.Faisons remarquer que les chauves-souris ne sont pas les seuls mammifères à percevoir les ultra-sons.Beaucoup d\u2019animaux possèdent des capacités auditives bien plus étendues que l\u2019homme quant à la variété des sons entendus.C est ainsi que les chiens perçoivent certaines catégories d\u2019ultra-sons.Cette faculté est utilisée par la police qui se sert d\u2019un sifflet ultra-sonore, dit sifflet de Galton, pour diriger les chiens policiers sans donner l\u2019alerte aux criminels.Georges IV, roi d\u2019Angleterre, n\u2019a jamais voulu donner un seul de ses habits.Katherine Powers mourut à Brooklyn, en 1940, laissant une accumulation de chèques non touchés et des dépôts dans onze banques différentes ; mais l\u2019avare la plus célèbre aux Etats-Unis fut Hetty Green.A la mort d\u2019une tante, elle hérita de $1,000,000, mais non satisfaite de cette fortune, elle consacra le reste de sa vie à la spéculation et ceci avec un succès toujours grandissant.Elle mourut misérablement à Hoboken, fut mesquine avec son mari et laissa à son fils et à sa fille la somme fantastique de $100,000,000.e Sur une colline suisse, au delà de Trojen, existe un petit village qui abrite 112 orphelins de tous les pays.Cette généreuse initiative est due à l\u2019organisation Pro Juvente, à l\u2019éditeur de Zurich, Walter Corti et à la générosité et au zèle des Suisses.Le village s\u2019appelle Kinderhoif Pestalozzi, en souvenir d\u2019un grand éducateur du pays et comprendra, lorsqu\u2019il sera terminé, 24 chalets pouvant loger 384 enfants.\u2022 Lors d\u2019une visite à Paris, en 1873, Nasr-ed-Din, Shah de Perses, assista à une représentation à l\u2019Opéra et fut si enthousiasmé des danseuses qu\u2019il chargea un de ses aides d\u2019acheter toute la première rangée pour son harem .Lorsqu\u2019on l\u2019eut persuadé qu\u2019il ne pouvait pas acquérir les danseuses, il commanda plusieurs centaines de costumes.De retour au pays, les dames de son harem, enchantées de cette nouvelle mode parisienne, l\u2019adoptèrent et pendant cinquante ans, elles portèrent au foyer des jupes de ballerines.Avtfcœprocâfc .que eclat/ Le Nouveau Glo-Coat donne beaucoup plus d éclat sans frottage ni polissage mm» IüJl» ÉCONOMISEZ en achetant les gros formats S iffl ss> AVEC GL0 C0AT SANS GLO COAT Photo en couleurs naturelles DES JOURS PLUS RADIEUX -pour vous et vos planchers de cuisine.La raison?Votre fournisseur a un nouveau et meilleur Glo-Coat en magasin.Ce nouveau Glo-Coat donne au linoléum et au bois verni de votre cuisine presque deux fois plus d\u2019éclat qu\u2019auparavant.Ce merveilleux nouveau Glo-Coat fait plus que reluire vos planchers; il les protège aussi.La saleté et les éclaboussures ne pénètrent pas facilement cette brillante couche de cire .le Glo-Coat Johnson absorbe les coups et l\u2019usure, prolongeant ainsi la durée de vos linoléums des années de plus.Il suffit de passer un linge humide sur les planchers pour les garder propres et hygiéniques.Pouvez-vous imaginer rien de mieux pour le linoléum de votre cuisine et vos autres planchers?Surtout si vous avez des enfants qui entrent et sortent de la maison à tout instant.N\u2019attendez pas \u2014 demandez aujourd'hui à votre fournisseur le Self Polishing ÇJo-Coat^ Johnson \"plus-brillant-que-jamais\u201d.x^AUSSK LA bbautÎDUJOt*.avec la Glo-Coat Sans Frottage, JOHNSON Cire en Pâte, Cire en Crème, Cire Liquide pour nettoyer et polir, Carnu pour Automobiles.\"Johnson\" est une marque déposée. 54 Dans la salle de jeux, Pepsi-Cola a toujours sa place quand vient le moment des rafraîchissements.Le favori des jeunes comme des plus vieux, Pepsi va toujours droit au but! w , yip liaflgte J* rèjik; L!jA''r \u201e buvez un pepsi-cola glace aujourd'hui \u2014 ef tou.s les jours! lf**KUMG IIH.OL \u201cPepsi-Cola\" et \"Pepsi\" sont les marques enregistrées au Canada de Pepsi-Cola Company of Canada, Limited.Dès la première gorgée, vous êtes fixé sur sa saveur délicieuse.et chaque verre est un nouveau régal rafraîchissant.La formule unique de Pepsi-Cola lui donne cette saveur exquise qu\u2019aucun autre breuvage ne peut égaler.Quand vous avez soif, ou pour rendre encore plus agréable un moment de détente, buvez un Pepsi, dans la bouteille de 12 onces.Les réunions redoublent d\u2019entrain lorsque vous servez Pepsi-Cola à vos invités.Sans pareil au point de vue saveur et qualité, le pétillant Pepsi est toujours apprécié partout, car il n\u2019y a pas de meilleur breuvage gazeux.Le Samedi, Montréal, 19 juin CHOSES ET AUTRES \t LA SUÈDE ENVISAGE L\u2019AVENIR PARLANT ces derniers temps devant les représentants des organisations du parti social-démocrate de Stockholm, M.Undén.ministre des Affaires Etrangères suédois, a commenté le plan Marshall et son importance pour la reconstruction de l\u2019Europe.\u201cSeuls, les Etats-Unis possèdent des ressources suffisantes pour donner une aide efficace à l\u2019Europe souf-frante, a dit M.Undén.Nos communistes essaient de présenter le Plan Marshall comme une attaque insidieuse contre 1 indépendance économique et politique des pays européens et s\u2019efforcent de nous faire croire que |e motif véritable des Américains est la soif du pouvoir.C\u2019est là une explication absurde.Mais, s\u2019il en était vraiment ainsi, il nous semble que le monde pourrait tolérer placidement une soif du pouvoir qui prend seulement la forme d\u2019un désir d\u2019aider à la reconstruction économique.Dans une confé-rence qui s\u2019est tenue récemment à Londres, les partis social-démocrates de l\u2019Europe ont souligné avec force la nécessité de 1 aide américaine, laquelle pour les classes ouvrières, n\u2019est pas le moins urgente.Lorsque, grâce à cette aide, la production augmentera et que le niveau de vie des nations s\u2019en trouvera sauvegardé ou amélioré, les communistes du monde entier trouveront difficile de convaincre leurs adeptes que cette aide a été pernicieuse,\" a dit le ministre des Affaires Etrangères.Touchant les discussions actuelles en Suède sur la politique étrangère du pays, M.Undén a rappelé que pendant les dernières années de la décade 1930-1940, lorsque la Société des Nations, affaiblie, se montra incapable de fonctionner d\u2019une manière efficace, la Suède, ainsi que les autres pays nordiques et la Suisse, retournèrent à la politique traditionnelle qu\u2019ils avaient suivie avant la formation de la Société des Nations.\u201cLa scission du monde en deux blocs opposés qui se poursuit en ce moment a rendu une fois de plus actuelle pour notre pays la \u201cpolitique de non-implication\u201d, a-t-il dit.\u201cLa politique contraire aurait pour résultat de permettre que notre pays devienne une base pour un groupe d\u2019alliés auquel nous nous joindrions dans le but d\u2019apporter notre contribution à une politique d\u2019équilibre des puissances \u2014 en remplacement d\u2019une organisation efficiente de sécurité internationale.Lorsque nous déclinons de devenir un des minimes poids dans un plateau de la balance, ce n\u2019est pas que nous repoussions en soi l\u2019idée d\u2019un équilibre des puissances qui peut, dans une situation instable, jouer un rôle.Cependant, en adhérant à un bloc, nous ne pourrions qu\u2019aggraver les frictions déjà existantes dans le monde.La conviction que nous devons demeurer en dehors de toute alliance est très profondément ancrée en Suède.Si quelque chose d\u2019aussi irrationnel qu\u2019une troisième guerre mondiale devait survenir \u2014 ce que le Ministre ne croyait pas vraisemblable \u2014 la Suède serait forcée de recourir pour la troisième fois à la neutralité armée.C\u2019est là l\u2019opinion du Gouvernement suédois et du Riksdag,\u201d a dit M.Undén.\u201cUn pays comme la Suède ne peut pas faire beaucoup pour aider à un développement pacifique,\u201d a dit en concluant le Ministre des Affaires Etrangères suédois.\"Mais nous pouvons au moins éviter de créer une aggravation des frictions dans notre coin d\u2019Europe.Nous pouvons aussi, par notre attitude, montrer que nous estimons notre contribution internationale la plus importante dans une situation grave être une défense vigilante de notre intégrité nationale et politique.\u201d REPAS SUR ROUES \"EN BONNET\" Depuis quelque temps, le Service bénévole féminin de Grande-Bretagne porte des \u201cRepas sur roues\u201d aux vieillards et aux invalides incapables de faire leur propre cuisine ou de se rendre au restaurant.Ces dames ont parfois de la difficulté à garder les plats chauds, car il est difficile de se procurer des cantines ambulantes bien outillées.A Portsmouth (Angleterre méridionale), on a eu l\u2019idée excellente de couvrir chaque repas d\u2019un \u201cbonnet\u201d.Chaque conductrice de cantine ambulante recueille son livret de commandes indiquant la quantité de repas requis, puis le nombre de \u201cbonnets voulus au centre.Elle se rend ensuite au British Restaurant où on lui remet les aliments, tout prêts dans des boîtes de métal.Elle met chaque boîte dans un bonnet qu elle assujettit solidement, puis place le tout dans un camion dont l\u2019intérieur est garni de tapis.On n enlève pas le bonnet, ou l\u2019enveloppe, avant de déposer les aliments devant les \u201cclients\".Les invalides ou vieillards, à qui ne suffit guère un unique carnet de rationnement, éprouvent une joie qu\u2019accroît la chaleur des mets.LES APPARTEMENTS PRÉFABRIQUÉS Les maisons préfabriquées aident à résoudre le problème de l\u2019habitation en Grande-Bretagne, et voici qu\u2019apparaissent les appartements préfabriqués! En effet, près des quais de Londres, dans un quartier rasé par les bombes aériennes, s élève un bâtiment d\u2019un genre encore unique en Grande-Bretagne.Le passant inattentif n\u2019y voit qu\u2019un ensemble net et clair de douze appartements ; pour les gens qui y ont trouvé un logement, c\u2019est un îefuge inespéré et, pour les directeurs de la construction d\u2019habitations, c es' une \u201cexpérience\u201d.Ces appartements sont construits de blocs de béton coulés au préalable meme pour la charpente, qui dépasse d\u2019un étage ou davantage les maison* environnantes qui n\u2019ont que deux étages.C\u2019est le début en Grande-retagne de la \"préfabrication\u201d de bâtiments à plusieurs étages en béton L esprit inventif de la population a donc découvert un nouveau moyen «' résoudre le problème du logement, encore fort ardu.Il' II Le Samedi, Montréal, 19 juin 1948 T ; Fortifiez votre Santé 2 ra SuL-.i» ;: « \u2022 .¦ Toutes les femmes doivent être en santé, belles et vigoureuses.Vous pouvez avoir une belle apparence avec le TRAITEMENT MYRRIAM DUBREUIL >25*2 rtc s X 2^\u2019 C\u2019est un tonique reconstituant et qui aide à développer les chairs.Produit véritablement sérieux, bienfaisant pour la santé générale.Le Traitement est très bon pour les personnes maigres et nerveuses, déprimées et faibles.Convenant aussi bien à la jeune fille qu\u2019à la femme.de slfe* (£2 e so DtP5' le^ al JS P2®' AIDE A ENGRAISSER LES PERSONNES MAIGRES Notre Traitement est également efficace aux hommes maigres, déprimés et souffrant d\u2019épuisement nerveux, quel que soit leur âge.GRATIS : Envoyez 5c en timbres et nous vous enverrons gratis notre brochure illustrée de 24 pages, avec échantillon.CORRESPONDANCE CONFIDENTIELLE Les jours de bureau sont : Jeudi et Samedi, de 2 h.à 5 h.p.m.REMPLISSEZ CE COUPON if- Mme MYRRIAM DUBREUIL 6901, Ave de Chateaubriand jc£' y Case Postale, 2353, Place d'Armes, Montréal, P.Ç.Ci-inclus 5< pour échantillon du Traitement Myrriam Dubreuil avec brochure.(Pour le Canada seulement).Nom Adresse Ville Province ^__________ LA DOUCE I NSPI RATION [ Suite de la page 50 ] quand le gain de la semaine de l'ouvrière était entre leurs mains.Jacques Vernier, ayant allumé sa pipe à la lumière de la chandelle, regarda fixement M.Hector et dit : \u2014 Maintenant, monsieur, vous pouvez parler ; je n\u2019ai pas besoin de vous répéter que, si je peux faire quelque chose pour vous, je suis entièrement à votre service.Voyons donc de quelle petite affaire vous avez à m\u2019entretenir.\u2014 J\u2019ai d\u2019abord à vous apprendre une chose qui va vous étonner.\u2014 Ah! \u2014 Vous croyez, n\u2019est-ce pas, que Laurence, d\u2019une façon quelconque, a mis fin à ses jours ?Jacques Vernier grimaça un sourire.\u2014 Après son étrange disparition, monsieur, après l\u2019avoir inutilement cherchée partout pendant des semaines et des mois, répondit-il, nous avons positivement cru, sa mère et moi, qu\u2019elle s\u2019était donné la mort.Nous devions supposer, en effet, qu\u2019après s\u2019être enfuie de votre chalet de Suresnes, elle s\u2019était précipitée dans la Seine.\u2014 C\u2019est bien ce qu\u2019elle a fait.\u2014 Vraiment ?\u2014 Oui, mais elle ne s\u2019est pas noyée.Un fait-divers que je lus dans un journal le lendemain ou le surlendemain de l\u2019événement m\u2019apprit qu\u2019elle avait été sauvée.\u2014 Tiens, tiens, pourquoi donc ne m\u2019avez-vous pas dit cela ?\u2014 Parce que je n\u2019étais pas absolument certain que la personne retirée de la rivière fût Laurence.\u2014 Et maintenant, vous en êtes sûr ?\u2014 Oui.\u2014 Eh bien ! monsieur, vous ne me surprenez pas en disant que Laurence existe ; je savais cela.\u2014 Est-ce que vous l\u2019avez revue?\u2014 Non.\u2014 Alors, comment savez-vous qu\u2019elle existe ?\u2014 Par son portrait très ressemblant, que j\u2019ai vu.\u2014 Où cela ?\u2014 Au Salon, donc ! \u2014 Vous êtes allé au Salon?\u2014 Oui, vraiment, monsieur, j\u2019y ai fait ma petite visite.Cela vous étonne ?Il n\u2019y a pourtant pas de quoi.Ah ! ie devine votre pensée ; vous regardez mon accoutrement et vous vous demandez comment on a pu laisser entrer un pareil guenillard.Hé, monsieur, on a encore des amis qui ne sont pas tombés dans le malheur.J\u2019ai donc emprunté à un ami son vêtement des jours de fête, y compris le tuyau de poêle et la chemise.« J\u2019avais envie de voir l\u2019exposition de peinture, quoi.« Requinqué, rajeuni, remis à neuf, superbe comme au beau temps de ma jeunesse, je m\u2019en allai crânement, le gibus sur l\u2019oreille, au Palais de l\u2019Industrie où, pour mes vingt sous, je pus me promener dans les salles de l\u2019exposition, tranquillement, à mon aise, tout aussi bien que les plus grands personnages de la capitale.« Voyez-vous, monsieur Hector, j\u2019aime les arts, moi, et j\u2019ai un goût prononcé pour la peinture.J\u2019ai manqué ma vocation : aujourd\u2019hui je devrais être artiste.Cela vous fait rire, monsieur ; mais c\u2019est comme ça .quand on aime les belles choses .Enfin, j\u2019ai tourné autrement, n\u2019en parlons plus ; il est trop tard !.« Donc, je faisais ma promenade au Salon quand, dans une salle, je me heurtai à un groupe compact de visiteurs.On aurait dit qu\u2019ils étaient en extase.« Tiens, me dis-je, qu\u2019est-ce qu\u2019ils regardent donc ainsi ?«Naturellement, je voulus voir aussi.Jugez de ma surprise, monsieur Hec- tor, en reconnaissant Laurence dans une belle jeune femme debout près du berceau d\u2019un enfant endormi.Je ne pouvais en croire mes yeux ; mais impossible de se tromper, tant la ressemblance est parfaite.C\u2019était elle, c\u2019était bien elle, je n\u2019en pouvais douter.« Avez-vous vu ce tableau, monsieur ?\u2014 Je l\u2019ai vu.\u2014 Eh bien ?\u2014 Comme vous, j\u2019ai aussitôt reconnu Laurence.\u2014 J\u2019ai appris ainsi qu\u2019elle n\u2019était pas morte.« Où se cache-t-elle ?Que fait-elle ?me demandai-je.« La figure que j\u2019avais sous les yeux, sur une toile, répondait à ma question.« Parbleu ! me dis-je, elle a abandonné son état de couturière et, pour vivre, elle est devenue modèle, elle pose dans les ateliers de peinture.» M.Durosoy sourit.\u2014 Ah ! vous croyez cela ?fit-il.\u2014 Oui, monsieur, je crois cela.\u2014 A moins qu\u2019elle ne soit la dulcinée du peintre qui l\u2019a mise dans son tableau.\u2014 Dame, c\u2019est encore possible ; p®ur-tant, je ne le crois pas.\u2014 Pour quelle raison ?\u2014 Vous allez voir.Dès le lendemain de ma visite au Salon, je me mis à la recherche de Laurence.J\u2019avais le nom du peintre, Georges Ramel, et sans trop de difficultés, j\u2019avais découvert son adresse, boulevard de dichy.«Pendant quinze jours consécutifs, je montai la garde devant la maison ; mais j\u2019en fus pour mes frais ; pas de Laurence.Je vis le jeune homme entrer, sortir, mais toujours seul.J\u2019appris seulement qu\u2019il avait son atelier boulevard de Clichy et que son logement était rue Véron, à Montmartre.« Eh bien ! Georges Ramel habite seul son logement ; c\u2019est un garçon très rangé dont tout le monde fait l\u2019éloge ; il ne reçoit jamais de femme chez lui ; c\u2019est la concierge de la maison qui fait son ménage et lui prépare ses repas.«Vous comprenez, monsieur Hector, que si Laurence était celle que vous dites, elle viendrait le voir à son atelier ou chez lui ; ils sortiraient ensemble.Mais pas du tout.Bref, comme je vous l\u2019ai dit, j\u2019en ai été pour mes frais et je suis touj ours à me demander : où se cache-t-elle ?» \u2014 Je peux vous le dire.\u2014 Vous le savez ?\u2014 Sans doute.Laurence n\u2019a pas abandonné son état, comme vous le supposez ; elle est toujours couturière.\u2014 Mais elle a posé ?\u2014 C\u2019est certain.\u2014 Pourquoi ?\u2014 Par complaisance, sans doute, pour être agréable à M.Georges Ramel.\u2014 Alors, elle connaissait ce jeune homme ?\u2014 Il faut le croire.\u2014 Où et comment l\u2019a-t-elle connu ?\u2014 Je l\u2019ignore ; mais cela importe peu.\u2014 C\u2019est vrai.Ainsi, vous savez où elle demeure ?\u2014 Je vous l\u2019ai dit.\u2014 Et vous me donnerez son adresse ?\u2014 Oui, mais à une condition.\u2014 Quelle condition ?\u2014 C\u2019est que vous laisserez Mlle Laurence parfaitement tranquille.\u2014 Pourtant, monsieur Hector, si elle gagne, si elle a de l\u2019argent, n\u2019est-il pas juste qu\u2019elle vienne en aide à sa pauvre mère ?C\u2019est un devoir, ça.\u2014 Allons donc, vous n\u2019êtes pas si pauvre que vous voulez en avoir l\u2019air.\u2014 Nous sommes à quia, monsieur ; on cherchait longtemps ici sans y trouver un rouge hard.:W NE DURCIT PAS dans le pot VJJJIM\tJamais graveleux f/JJr\tn' granuleux! la nouvelle crème d de Colgate, pour d elle supprime 1 od( enraye la mo.teur raisons: sans da sous les bras, el la transpiration Je trouve jamais empi meux, et I enraye tou vraiment I ( sans aucun dorisant id< DISSIPE L\u2019ODEUR de la transpiration dit Alys Robi Charmante vedette Canadienne de la Radio SUPPRIME la transpiration Reconnu inoffensif aux tissus \u201e _nrr!er toujours fraîche et Pour réussir, s© 9\tque bien se vêtir.oignée est aussi imp\tbon diso./oilà ce qui rend 1 usag\t,oie Veto, i.;,#int tellement esse\t__*:\u201e-r.tioue dit Jeanne Gagnon Garde-malade Diplômée de Montréal ue Veto est, sans contredit, ont le plus efficace que , ai loyé.Doux, moelleux, cre-facile à appliqua-Veto ite moiteur et supprime tUms.Oui, \u201d\u2014 Saul VETO, et aucun autre désodorisant, contient DURATEX, ingrédient nouveau, sûr, exclusif \u2022\tVeto est différent de tout autre désodorisant que vous ayez employé auparavant.\u2022\tVeto, et Veto seul, contient Duratex, nouvel ingrédient sûr, exclusif.© N'abime pas la linge.\u2022\tSûr pour toute peau normale.\u2022\tVeto est plus crémeux \u2014 se répand, pénètre immédiatement complètement.Au comptoir de la pharmacie et des cosmétiques \u2014 25o 39c 59c 56 Photo non retouchée 29 ANS.MAIS qui pourrait le croire! Cette vilaine peau sèche, ridée et terne, double son âge ! C\u2019est dommage ! Il serait si facile de l\u2019animer, de l\u2019embellir et ainsi de la rajeunir.Apprenez le secret de cette jeunesse retrouvée \u2014 il réside dans l\u2019unique Cold Cream Noxzema à triple action.Voyez comme il nettoie à fond \u2014 renouvelant la texture de la peau ! Comme il adoucit la peau rugueuse et sèche .comme il stimule un teint défraîchi et lui donne de l\u2019éclat ! Essayez régulièrement cette creme, pendant 10 jours.Et vous verrez comme votre teint paraîtra plus frais et plus jeune ! Le Cold Cream Noxzema se vend aux pharmacies et rayons à cosmétiques.19ff, 33(f, 59é- NOXZEMA cold cream JEUNES FILLES QUI TRAVAILLEZ Si votre ouvrage vous épuise, recouvrez et maintenez vos forces avec cet infaillible fortifiant vitaminisé.IDEAL A TOUS LES AGES.CHEZ VOTRE PHARMACIEN » Elixir] IMonïï Dutnbutcuis D VdATSON & CO .286 S -PouI Oudt.Montréal F Mal de tê Rien n'est plus pénible que les maux de tète.Pourquoi souffrir?.La poudre Lambly soulage instantanément le mal d'oreilles, le mal de dents, la névralgie, les douleurs du dos, de l'estomac, des intestins.POUDRES [ME I H CONTRE I B L Y CONTRE LE MAL DK TOE LE SAMEDI COUPON D\u2019ABONNEMENT Canada\tEtats-Unis 1 on.$3.50\t1 an.$5.00 6 mois.2.00\t6 mois.2.50 ?IMPORTANT : \u2014 Indiquez d'une croix s'il s'agit d'un renouvellement.Nom Adresse .Ville\tProv.POIRIER.BESSETTE « CIE.LTEE 975-985, rue do Bullion, Montréal 18, P.Ç.\u2014 Vous ne pouvez avoir dépensé déjà les trois mille francs que je vous ai donnés il y a un an.\u2014 On avait des dettes, monsieur Hector, qu\u2019il a fallu payer : on devait au propriétaire, au boulanger, à l\u2019épicier.\u2014 Et au marchand de vins ?\u2014 Mon Dieu, oui, et au marchand de vins.Que voulez-vous ?Je ne peux pas me passer de ma petite goutte, une vieille habitude.Enfin, tout s\u2019en est allé, et depuis trois mois plus rien, plus rien! Quand j\u2019ai reçu votre lettre ce soir, ça m\u2019a mis du baume dans le coeur.« Ce bon M.Hector, me suis-je dit, il pense toujours à nous ; il a deviné que nous n\u2019avons plus rien à nous mettre sous la dent et il accourt ; car c\u2019est pour nous secourir que vous êtes venu ce soir, n\u2019est-ce pas ?« Comme je vous connais ! Tenez, mon bon monsieur Hector, je sens que vous avez là, dans votre poche, quelques jaunets pour le pauvre Jacques et sa vieille.« Il est certain que si vous nous donnez, monsieur Hector, nous n\u2019avons rien à demander à la petite ; il est même inutile, dans ce cas, de nous dire où elle demeure.» \u2014 Au fait, vous avez raison, je ne vous donnerai point, quant à présent, l\u2019adresse de Mlle Laurence.\u2014 Alors, mon bon monsieur Hector, je tends ma main.M.Durosoy tira son portefeuille et l\u2019ouvrit.Les yeux de Jacques étincelèrent.Mais le portefeuille était peu garni ; il ne contenait que deux billets de cent francs.M.Durosoy en prit un, qu\u2019il mit dans la main du gueux.\u2014 Oh ! encore l\u2019autre, mon bon monsieur Hector ; soyez généreux ; vous savez bien que pour vous je me ferais pendre.Le deuxième billet passa dans la main de Jacques Vernier, qui fourra lestement le don du magnifique Hector dans la poche de son pantalon.Après un bout de silence, Jacques Vernier reprit : \u2014 Quand me direz-vous où demeure la petite ?\u2014 Quand le moment sera venu ; mais alors, vous entendez, vous et votre femme vous ne ferez absolument que ce que je vous dirai de faire.\u2014 Hé, hé, fit l\u2019ancien garde-chasse, en clignant de l\u2019oeil, je crois comprendre : vous avez revu Laurence et tout de suite votre coeur s\u2019est mis à faire tic-tac.Ainsi, monsieur Hector, ça ne s\u2019est pas passé, vous en tenez toujours pour la petite ?\u2014 Eh bien ! oui ! \u2014 Il y a des amours comme ça ; c\u2019est une rage .quand elle vous a pris, c\u2019est fini, elle ne vous lâche plus ! Ah ! ah ! ah ! je connais ça ; est-ce que nous n\u2019avons pas tous, plus ou moins, passé par là ?Un joli minois, deux petits pieds qui trottinent, un mollet rond que laisse voir le cotillon et jusqu\u2019au frou-frou d\u2019une jupe, comme ça vous fait frissonner, comme ça vous empoigne un homme !.Ça vous met tout sens dessus dessous, quoi !.Cristi, il me semble que j\u2019y suis encore à ce beau temps, à cet heureux temps où je passais des heures à regarder la fenêtre de ma belle.« Mais va-t\u2019en voir s\u2019ils viennent ! Le temps a passé et avec lui ont passé les belles.« Aujourd\u2019hui, il ne me reste plus que le souvenir des beaux jours d\u2019autrefois et le regiret de n\u2019y pouvoir revenir.« Comme vous, monsieur Hector, j\u2019ai eu une riante jeunesse ; comme vous, j\u2019ai eu toutes les ardeurs ; j\u2019ai été amoureux et j\u2019ai été aimé; car alors, j\u2019étais un beau garçon, je m\u2019en vante.Hein ! on ne s\u2019en douterait guère aujourd\u2019hui .Le malheur, la déveine et un tas d\u2019autres histoires, voilà ce qui assomme un homme et le jette dans la crotte comme j\u2019y suis.« On a beau se rappeler le bon temps, monsieur Hector, on n\u2019y est plus.«Et pourtant, parfois, ça me cause encore certains frémissements .«Eh bien! oui, moi aussi, comme vous, j\u2019ai eu de charmantes et folles escapades.\u2014\tJe le crois sans peine.\u2014\tJ\u2019en ai eu une, monsieur.Oh ! celle-là, je ne l\u2019oublierai jamais, vivrais-je cent ans encore, je ne cesserai pas de penser à elle ! Quelle femme ! quelle femme ! Elle n\u2019avait pas sa pareille.Elle était belle à ravir les anges, et amoureuse.En elle tout était volupté ; son regard et ses lèvres étaient de feu ! « Et ne croyez pas que c\u2019était une femme du petit monde, une ouvrière ou une demoiselle de boutique ou encore une de ces belles filles d\u2019amour qu\u2019on rencontre chaque soir aux Folies-Bergère.Peuh ! j\u2019allais dans le grand, en ce temps-là.C'était tout simplement urne comtesse monsieur.» \u2014 Vraiment?fit M.Durosoy, un sourire railleur sur les lèvres.\u2014 Oui, monsieur Hector, c\u2019était une comtesse, une vraie comtesse du faubourg Saint-Germain, ayant son hôtel à Paris, des châteaux en province, vingt chevaux dans ses écuries, quarante domestiques à ses ordres pour la servir.« Et elle n\u2019avait pas vingt ans et elle m\u2019aimait ! » \u2014 Comment s\u2019appelle - t - elle cette comtesse ?Les yeux de Jacques Vernier eurent un rapide éclair.\u2014 J\u2019ai juré de ne jamais prononcer son nom, répondit-il brusquement.\u2014 Elle est morte, sans doute ?\u2014 Je n\u2019en sais rien.L'ancien garde-chasse était devenu sombre.Il y avait, dans son regard farouche, quelque chose de sinistre.Après être resté un instant silencieux et pensif, Jacques Vernier reprit : \u2014 Ne parlons plus de cela; d'abord, ça n\u2019a rien de bien intéressant pour vous, et puis ça me rappelle, à moi, des choses que je voudrais pouvoir oublier.\u2014 Vous avez raison, Jacques, il ne faut pas trop se rappeler le passé, dit M.Durosoy.« Maintenant, écoutez-moi.» \u2014 De mes deux oreilles, monsieur Hector.\u2014 Je vais vous dire pourquoi je suis venu vous voir ce soir.\u2014 Vous savez où demeure Georges Ramel ?\u2014 Je vous l\u2019ai dit.\u2014 Dans la même maison que lui habite un vieillard, un ancien saltimbanque, appelé Mourillon.\u2014 J\u2019entends.\u2014 Ce Mourillon a une fille ravissante.\u2014 Bon, fit Jacques Vernier, clignant de l\u2019oeil, une rivale de Laurence.\u2014 Qui vous a dit cela ?\u2014 Je devine, c\u2019est facile.Quel gaillard vous êtes, monsieur Hector ; il vous en faut par douzaine, des jolies filles.M.Durosoy ébaucha un sourire et reprit : \u2014 Comme Mourillon, Mionne,______c\u2019est le nom de la jeune fille, \u2014 a été saltimbanque ; il y a deux ans, à Neuilly, elle jouait la comedie dans une baraque ; elle a même fait beaucoup parler d elle ; on venait de Paris pour la voir.Elle n\u2019est que la fille adoptive du vieux saltimbanque, qui l\u2019a trouvée un jour, on ne sait ou.Jeune, jolie, intelligente, c\u2019était une excellente recrue pour là troupe de saltimbanques, dont Mourillon était un des chefs.Celui-ci l\u2019avait prise en affection et quand, tout a coup, il quitta le métier, il emmena sa protégée et alla se cacher avec elle rue Véron.[ Lire la suite au prochain numéro ] Le Samedi, Montréal, 19 ju(n FABRIQUEE AU CANADA ^ DEPUIS ISIS Jî.'ÜS LA BOUGIE PRÉFÉRÉE AU CANADA fiez-vous à CHAMPION m m?m/fk- Le nouveau SKAT, amélioré, chasse maringouins, mouches qui piquenl, fourmis, tous moustiques ovont même qu'ils ne piquent.AVIS IMPORTANT POUR des raisons très importantes i tenons à rappeler à tous nos lecteurs t» dépositaires que notre maison, la m®1, son Poirier, Bessette & Cie, Limitée, «\u2022 possède et n'édite que TROIS MAGA* ZINES, qui sont les suivants : LE SAMEDI LA REVUE POPULAIRE LE FILM Noua n'avons donc aucun Hun d'aucun* sorte avec tout autre magazine, revu ou publication quelconque de lo vlnce de Québec.POIRIER, BESSETTE & CIE.LTII 975-985, ru* d* Bullion, Montréal '*\u2022 Le Samedi, Montréal, 19 juin 1948 57 JèsJfeilU 2ctfuuC wmw avef la TETE LOURDE V/ et ète& cUfttwtèz I \u2014quand vous n\u2019avez pas envie de travailler ni de vous amuser\u2014il se peut que vos reins soient détraqués.Des reins en mauvais _ m___\tétat peuvent causer des maux de tête, maux de reins, douleurs rhumatismales, sommeil agité.Pour aider à rétablir le bon fonctionnement de vos reins, prenez des Pilules Dodd\u2019s pour les Reins.Dès qu\u2019ils fonctionnent mieux, les reins débarrassent l\u2019organisme des toxines et de l\u2019excès d\u2019acidité.Vous vous sentez bientôt mieux\u2014et travaillez mieux.Achetez des Pilules Dodd\u2019s pour les Reins et prenez-en dès aujourd\u2019hui.\t146-F Pilules Dodd's reins AVEC LES I, Hom f ui mam ||!|l détec ILL CAN f Casi.DETECTIVES.Agents secrets.Hommes ambitieux de 18 ans et plus demandés partout au Canada, pour devenir détectives.Ecrivez immédiatement à CANADIAN INVESTIGATORS INSTITUTE, Casier 25, Station T.\tMontréal, P.9* Il vous ave« aux alentours ae Montréal.PROPRIETE, TERRE OU TERRAIN à vendre fldressez-vous à ROMEO AUGER 9363\t7662, roe St-Denis, Montréal MEILLEUR SERVICE le BRIQUET que VOUS DONNEZ VA DE PAIR 'PIERRES' ET L'ESSENCE redskin NECESSAIRES RONSON .conti ent 3 'Pierres' Ronson Redskin ultra-longues, de l'essence Ronsonol, une mèche Ronson, un passe-mèche, une brosse et un feuillet d'instructions.VOUS BRODEZ, MADAME?DANSE, BALLERINE, DANSE.et elle dansera sur votre tablier dans son attrayante jupe brodée en rouge, noir et vert.Nous n\u2019avons malheureusement qu\u2019une seule grandeur pour taille moyenne sur coton blanc.Mme L.DE BELLEFEUILLE, 61, Bord du Lac, Valois, P.Q.LISTE DES PRIX \u2014 Patron No 357 Veuillez m\u2019envoyer les articles suivants : ?\t357 \u2014 Tablier étampé\t59 cents ?\tCoton à broder de couleurs\t30 cents ?\tPatron étampé sur papier\t25 cents ?\tPapier carbone, bleu ou jaune pour tracer\t10 cents Prière à mes lectrices d\u2019inclure le prix du patron, plus la taxe de 4% ou 2%, selon le cas, sous forme de bon postal, mandat d\u2019express ou argent sous pli recommandé.Nom .Adresse\t.Localité .Province Le Samedi \u2014 19 juin 1948 DANS LE MONDE SPORTIF [ Suite de la page 15 ] qui vous empêchent de jouer au baseball, comme vous le voudriez.Vous feriez peut-être mieux de consulter un médecin.Toutefois, voici un moyen simple et facile de se débarrasser d\u2019un furoncle : La chaleur intense appliquée, quelques minutes, sur un furoncle, en arrête l\u2019évolution à peu près dans chaque cas, surtout au début, c\u2019est-à-dire dans les premiers jours.Cette méthode n\u2019échoue que sur les pusillanimes et les ultra-sensibles.On peut se servir indifféremment soit de la lampe thermique ordinaire, soit de l\u2019infra-rouge.Les parties non malades devront être protégées, par exemple avec un carton troué ou tout autre moyen qu\u2019on jugera convenable.Placé à une distance approximative de dix à douze pouces du foyer, le furoncle est alors exposé aux rayons calori- ques.Si la douleur provoquée par la chaleur devient insupportable, on s\u2019éloignera davantage, jusqu\u2019à tolérance .La durée totale de l\u2019application de chaleur ne doit pas dépasser cinq minutes.En moyenne, deux à trois minutes suffisent.Les symptômes du furoncle disparaissent dans les quelques heures suivantes.Vingt-quatre heures plus tard, il ne reste qu\u2019une légère croûte qui tombera d\u2019elle-même après quelques jours, ou bien une vésicule, si on a chauffé un peu trop le furoncle.Et c\u2019est tout.Aussi utile que simple, ce traitement peut rendre de signalés services, dans les cas de furoncles à localisation voisine de veines, pouvant alors causer des caillots.Pour les furoncles avancés, le résultat sera le même, à condition qu\u2019on prolonge l\u2019application.' Ce n\u2019est pas l\u2019âge, l\u2019apparence ou les vêtements qui déterminent la jeunesse.C\u2019est l\u2019état d\u2019esprit qui compte .la confiance en soi-même.Vous souvenez-vous que, lorsque vous étiez petite fille, vous étiez à votre aise 30 jours par mois\u2014régulièrement?Aucun jours avec \u201cépingles et ceintures\u201d et renflements sous vos toilettes.Eh bien, vous pouvez revivre ces jours heureux en employant Tampax comme protection menstruelle! Voici quelques autres avantages exclusifs à Tampax\u2014la méthode \u201cd\u2019absorption interne\u201d.Premièrement: Tampax ne cause ni odeur, ni irritation.Deuxièmement: vous en oubliez la présence\u2014lorsqu\u2019il est en place! Troisièmement: vous pouvez porter Tampax dans le bain ou sous la douche.Quatrièmement: son format est si petit qu\u2019il est facile d\u2019en disposer.Et, finalement, Tampax ne vient pas à votre secours seulement pendant ces \u201cjours-là\u201d mais aussi pendant les jours \u201cdouteux\u201d les précédant.Mis au point par un médecin, Tampax est fait de coton hydrophile pur comprimé en de minces applicateurs.Une provision d\u2019environ un mois se dissimule dans un coin de votre sac à main.En vente aux pharmacies et comptoirs de produits sanitaires en 3 degrés d\u2019absorption: Régulier, Super, Junior.Canadian Tampax Corporation Limited, Brampton, Ontario.Cette publicité est acceptée par le Journal de /\u2019Association Médicale Américaine CANADIAN TAMPAX CORPORATION Limited, Brampton, Ont.Envoyez-moi sous pli personnel un paquet d\u2019essai de Tampax, l\u2019inclus 10c.pour frais d\u2019envoi et j\u2019indique le format désiré: ) Régulier ( ) Super\t( ) Juniqr Nom .(écrire bien lisiblement) Adresse .\t.Prov.\tTX48-1IF 58 Le Samedi, Montréal, 19 jUin ^ Un, deux, ça m\u2019coute un peu .Nous comprendrions votre hésitation s\u2019il s\u2019agissait pour vous d\u2019acheter une maison ou encore d'entreprendre un voyage en Angleterre.Evidemment, cela demanderait réflexion.Mais s\u2019il s\u2019agit pour vous de prendre le moyen le plus pratique en même temps que le plus économique de vous assurer une lecture abondante, variée, instructive, sans la moindre démarche, vous n\u2019avez pas à hésiter comme dans la chanson : il faut, et dès maintenant, vous abonner à U MWf Pour y arriver, rien n\u2019est plus simple : vous remplissez tout bonnement le coupon d\u2019abonnement ci-dessous, et nous faisons le reste.Et après, chaque mois, vous recevrez par la poste, un numéro tout frais, tout nouveau de LA REVUE POPULAIRE.Chacun contient un beau roman d\u2019amour complet, judicieusement choisi à votre intention, de même que quantité d\u2019articles illustrés, traitant de tout ce que vous devez savoir pour être vraiment à la page : littérature, théâtre, mouvements artistiques, scientifiques, événements mondains et quoi encore.Le tout présenté dans une tenue typographique parfaite, se comparant à ce qui se fait de mieux à l\u2019étranger.Et il y a ceci de merveilleux que LA REVUE POPULAIRE est tout à la fois d\u2019intérêt local et universel.Faites bien le compte de ce que vous recevez pour le minime déboursé d\u2019un dollar et demi, et vous ne direz plus comme Mireille dans la chanson : « Un, deux, ça m\u2019coûte un peu .» Notre roman de juin : LE AUX TEMPETES par CLAUDE VIRMONNE Coupon d'abonnement Canada 1\ton .$1.50 2\tans .2.50 Etats-Unis 1\tan .$2.00 2\tans .3.50 ?IMPORTANT : \u2014 Indiquez d\u2019une croix s'il s'agit d'un renouvellement.Nom .Adresse.Ville.Province.POIRIER, BESSETTE t CIE, LTEE 976-985 ru» de Bullion.MONTREAL 19, P.Q.AU VOLANT BONNE CONDUITE par CLAYTON GRAY Prônant la prudence au volant, des affiches sécuritaires jalonnent partout grandes routes.Animés d\u2019esprit civique, journaux et magazmes étalent sur des photos le spectacle macabre d\u2019accidents de la route : limousine capot» en bordure du chemin et dont on vient de tirer des corps réduits en charpie sous le choc terrible subi dans cette prison d\u2019acier.On substitue de plus en pfo toutefois, à cette propagande dramatique de conception nettement négative une méthode\u2019positive de beaucoup plus scientifique.Grâce à cette méthode mise en vigueur dans la ville de Cleveland, on a diminué du quart et de la moitié les pertes par accident encourues par les conducteur commerciaux et les propriétaires d équipes de véhicules-moteurs : les conducteurs sont soumis à des épreuves éliminatoires sévères ainsi qu\u2019à des cours de formation.Le mérite de cette nouvelle technique de formation revient au pro-fesseur Amos E.Nyhart, du Pennsylvania State College.On a en outre constaté que l\u2019instauration dans les écoles publiques d un cours de formation de conduite automobile diminuait de moitié le nombre d accidents chez les jeunes conducteur Ces épreuves se révèlent à tel point poussées qu\u2019elles portent non seulement sur la précision visuelle du conducteur, mais encore sur des qualités aussi précieuses que \u201cl'appréciation des distances,\u201d de même que ce qu\u2019on appelle \u201cle champ de visibilité\u201d.On recommande alors aux conducteurs qui mesurent difficilement les distances d\u2019accorder plus d\u2019espace lorsqu\u2019ils croisent ou qu\u2019ils doublent un autre véhicule, d'éviter aussi la circulation dense.Des épreuves d\u2019acuité visuelle permettent encore de savoir si un conducteur est habile à percevoir un objet provenant de côté, tel automobile venant d\u2019une rue transversale ou piéton sortant entre deux voitures stationnées.Les cours de formation scientifique du conducteur ont débuté au Canada, à l\u2019Université de Toronto, en septembre 1945 ; ils étaient patronnés par l\u2019Université de Toronto, la Ligue de Sécurité d\u2019Ontario et John Labatt Limited.Ils ont obtenu un tel succès qu\u2019on les a établis en permanence dans une section à l\u2019Université sous le nom de la Division de la Sécurité publique.Ce cours soumet le conducteur à huit épreuves psychologiques.En plus de son acuité visuelle, de son appréciation des distances et des qualités de son champ de vision, on vérifie à l'aide d'un dynamomètre la fermeté de sa main au volant Dépourvu d\u2019une main ferme, il s\u2019expose à des accidents si les freins ou le volant de sa voiture ne fonctionnent pas facilement.On déconseille aux daltoniens de conduire à la tombée de la nuit ou dans l\u2019obscurité.L\u2019aiguille mobile révèle l\u2019état physique du conducteur, alors qu\u2019un faible éclairage et une lumière éblouissante établissant ses aptitudes en de telles circonstances.Au moyen d\u2019un appareil, on vérifie encore à la fraction de seconde sa vivacité de réaction aux dangers en mesurant la vitesse à laquelle il applique les freins.L enseignement scientifique de la sécurité enregistre des progrès marqués au Canada.Bien que fondée depuis octobre 1946 seulement, la Division de Sécurité publique a déjà donné deux cours à l\u2019Université de Toronto à l\u2019intention de surveillants d équipes de véhicules-moteurs et prêté son concours à un autre an l\u2019Université McGill.A cette dernière institution, cet enseignement a fait partie d\u2019un programme dt cours publics que dirige le col.Wilfrid Bovey.Offert en février de l\u2019année dernière, il a été accueilli avec un tel enthousiasme qu\u2019on avait projeté de l\u2019inscrire de nouveau au cours de jour en mars dernier.Organisateur de 1 enseignement de la sécurité automobile dans des milliers d écoles secondaires américaines, le professeur Nyhart est d\u2019avis qu\u2019on manifeste de plus en plus d intérêt dans les villes canadiennes en faveur de la formation des écoliers à la bonne conduite automobile.\u201cIl faudra, cependant, deux ans avant que ces cours débutent pour de bon,\u201d a-t-il ajouté.Il importe en effet au plus haut point de procurer cet enseignement aux adolescents.Les statistiques récentes ne révèlent-elles pas que les jeunes gens de 16 ans enregistrent, sur une base de milles parcourus, un taux de fatalité de neuf fois plus considérable que le groupe au meilleur record, celui de 45 à 50 ans.L organisation de 1 enseignement de la conduite automobile dans les écoles secondaires canadiennes se poursuit sous la direction de M.W.A.Bryce, directeur, Division de la Sécurité publique, Université de Toronto.On a bon espoir que, dans un avenir rapproché, nombre de villes et localités du pays bénéficieront de cet enseignement.(L\u2019Ovale C-l-U La fabrication du nylon peut s\u2019effectuer d apres un nouveau procédé qui comporte l\u2019emploi de sous-produits de 1 agriculture, tels épis de maïs, écales de graines de coton, de riz ou de son.Des épis, écales et autres substances cellulosiques, on extrait un produit chimique connu sous le nom de furfural.Le nouveau procédé change le fui lui al en un produit chimique important dans la fabrication du nylon.\u2022 Ferruccio Burco de Milan n\u2019a que huit ans, mais il a l\u2019ambition de devenir chef d\u2019orchestre.Arrivé à New-York en février, il a dirigé un concert au Carnegie Hall et cela aux applau- dissements de l'auditoire.Les critiques plus pondérés dans leur appréciation prédisent au jeune musicien un brn-lant avenir .s\u2019il n\u2019est pas poussé trop vite et trop loin.\u2022 Les Hollandais ont trouvé un mod* d\u2019enseignement de la géographie ton* à fait moderne.Un avion prend écoliers et les promène au-dessus * leur pays.Chaque écolier a des écou teurs aux oreilles et entend le coliri qu\u2019un professeur leur fait sur les u gions qui se déroulent sous leurs yei:' Il paraît que les petits Hollandais s* absolument enchantés de cette ntanto d\u2019enseigner et savent parfaitement géographie de leurs pays.49552925 Le Samedi, Montréal, 19 juin 1948 je de Tflort VOILA SHANGHAI WOUS DEUX , DR AO O N U AU H W ( LE DRAGOM JAUHeT^\\ y)W ET ROSEAMANDE EST ) PEUT-ÊTRE À BORD!.} QU EST-CE QUE ÇA VEUT DIRE ?J\" üoeça.né ai US OUT TOUT PRÉVU! ET AUÙRÊ MVSTÊRE PEU ETRE OA U S L' AUTRE DU n DRAOOU U AU UE \" /.çOe suis OPIUTIU5, ORAUD MAÎTRE DU ARAGON J AU UE\" TU AS VOUL U PERCER] \u2019UOS SECRETS ! TU VAS MOURIR «P $P', r.P c T.-~rs'Tÿ TJ gj MOURIR,MAIS y vCOMMENT\u2019'' ( DES VAPEURS D'OPIUM /.CEST un SUPPLICE J^nÉD/T A-tf m CONTE ILLUSTRE DU \"SAMEDI\" \u2014 Ne 2 Le Samedi, Montréal, 19 EPISODE NUMERO SEPT '\"r-W r-n .''auaVv'M' v 1\t\u2014 Malheureusement, les trois jeunes gens jouaient de malchance.La lueur du buisson enflammé fit se retourner le chef.Il les regardait et ne semblait pas y croire.Puis, soudain, il jeta un cri de triomphe et s\u2019élança sur les trois amis.Buffalo Bill et Ned étaient résolus à se battre jusqu\u2019à la fin.2\t\u2014 Les autres Peaux Rouges arrivaient en criant également et ces cris résonnaient dans la nuit.La bataille fut de courte durée mais terriblement féroce.Il fallut trois hommes pour terrasser Buffalo.Il se battait comme un tigre.Ned luttait aussi de son mieux, mais fut maîtrisé à son tour 3\t\u2014 On leur lia les deux mains, mais ils envisagèrent le chef sans montrer de crainte.\u201cVous me défiez,\u201d dit ce dernier.\u201cAvant que j\u2019en aie fini avec vous, vous serez à genoux demandant grâce ! \u201d \u201cSi vous touchez à un cheveu de cette jeune fille, vous vous en repentirez ! \u201d s\u2019écria Buffalo Bill.4\t\u2014 Le chef des Peaux Rouges répondit par un ricanement et ils entraînèrent les prisonniers.Les Indiens prirent le chemin de leur campement, montés sur leurs chevaux, mais les prisonniers durent marcher péniblement durant plusieurs milles.Le chemin était couvert de roches et de paysage sauvage.Ils arrivèrent à une étroite rivière qu\u2019ils durent traverser à pied, pendant que le chef se tenait fièrement sur son poney.5\tAu moment où ils arrivèrent au camp, Mary tombait prôsque d\u2019épuisement, mais elle continuait bravement.Pendant qu\u2019ils traversaient le camp, des femmes et des enfants sortaient et se moquaient d\u2019eux.Tous les yeux se tournèrent vers le poteau du supplice qui était entouré de branches sèches.Les lèvres de Buffalo se serrèrent.C était bien à ce poteau que les Indiens attachaient leurs prisonniers et les faisaient brûler.\\WS03l mM 6\t\u2014 Donc, au commandement du chef, Epervier Noir, Ned Bates et Mary Lawson furent liés à deux poteaux plantés profondément dans le sol, tout au fond du village.Buffalo Bill fut solidement attaché à un énorme tronc d\u2019arbre.Le chef regardait ses guerriers exécuter ses ordres, son visage était froid et impénétrable.Seuls ses yeux noirs et brillants disaient sa haine pour les deux hommes blancs maintenant à sa merci.Il tourna autour des prisonniers, se rendant compte de la solidité de leurs liens, puis s\u2019éloigna.7 Bientôt, s\u2019avancèrent les femmes de la tribu qui venaient à leurs manières torturer les prison* niers.Sachant qu\u2019ils n\u2019avaient pas mangé depuis plusieurs heures et qu\u2019ils devaient avoir faim, e^es apportaient des morceaux fumants de gibier succu* lant qu elles approchaient de leurs bouches.I Suite au prochain numéro ] Le Samedi, Montréal, 19 juin 1948 61 RIEN DE SÉRIEUX Le général félicite ses soldats.L\u2019action a été chaude, le succès complet, et chacun se redresse avec fierté devant les éloges du chef.\u2014 Toi, mon petit, dit le général, en s\u2019adressant à un sergent de chasseurs alpins, je te propose pour la médaille.\u2014 Moi, mon général ! Pourquoi cela ?\u2014 Parce que tu es un héros.\u2014 Un héros ?\u2014 Tu ne sais pas ce que c\u2019est.\u2014 Mais oui, mon général, un héros, c\u2019est un homme .un homme .enfin ce qu\u2019on appelle un homme.\u2014 Cite-moi un héros, fait le général amusé.Et le poilu, sûr de lui, de répondre : \u2014 Jeanne d\u2019Arc, mon général ! Une femme mariée se sentant mourir Ifit venir une gentille petite voisine qu\u2019elle estimait beaucoup et qui pouvait avoir dans les vingt ans et lui dit : \u2014 Je vais mourir et laisser mes enfants sans maman.Je veux qu\u2019après |ma mort vous soyez une mère pour mes lenfants et que vous épousiez mon mari.Alors la jolie voisine, en fondant en 'larmes : \u2014 Tiens, comme ça se trouve, on en parlait justement votre mari et moi il -\ty a à peine un quart d\u2019heure.La dame est revenue à la santé -\tmaintenant.Lucette.\u2014 Ma voisine a acheté un chapeau exactement comme le mien.Armand.\u2014 Tu dois être fâchée ?Lucette.\u2014 Pas du tout, j\u2019ai donné mon chapeau à ma servante.Madame.\u2014 Veux-tu que nous allions [visiter la sèatue de la Liberté ?Monsieur.\u2014 La Liberté n\u2019est pas un indroit pour un homme marié.Depuis trois minutes, un candidat reste coi devant la question posée.-\u2014Monsieur, lui dit ironiquement son juge, je voudrais être plus vieux d\u2019une heure pour savoir si vous avez décidé de me répondre.\u2014 Moi aussi, monsieur, je voudrais être plus vieux d\u2019une heure.pour savoir ce que je vous aurai répondu.Une dame a commandé à un bottier de renom une paire de fines chaussures.La première fois qu\u2019elle les met, l\u2019un des souliers se crève.Elle va tout aussitôt trouver le bottier et l\u2019accable de reproches.\u2022\u2014Je vois ce que c\u2019est, dit celui-ci sans se déconcerter, madame aura sans doute marché avec.Le juge est allé à la chasse avec un de ses amis.Soudain, un magnifique faisan prend son vol.Le magistrat épaule en s\u2019écriant : \u2014 Condamné ! Mais l\u2019oiseau qui n\u2019a pas été atteint, continue sa course à tire-d\u2019ailes.Et l\u2019ami de s\u2019écrier à son tour : \u2014 Condamné .oui.par contumace.\u2014 Ce grand musicien a tellement pratiqué depuis deux mois qu\u2019il a deux doigts de paralysé.-\u2014 Bah, ce n\u2019est rien, ma fille a tellement pratiqué depuis deux mois qu\u2019elle a paralysé deux pianos.On apporte du melon.Le client réclame du sucre en poudre.La petite bonne lui dit gentiment : -\u2014 Ne dites rien, monsieur .on va vous en piler.LA VIE COURANTE par George Clark y 1 G __Voyons, chéri, tu devrais faire plus attention : moi qui viens justement de cirer mon plancher.LA VIE COURANTE .par George Clark MX \u2014 J'ai bien hâte qu'il apprenne à parler parce que je voudrais ¦bien savoir ce à quoi il pense, comme en ce moment, par exemple.\u2014 Voyons, dit un fermier à un jeune peintre, lauréat du Salon, combien me prendrez-vous pour un tableau représentant ma femme et moi devant ma ferme ?\u2014\tCent dollars.\u2014\tEntendu.Ayant terminé son oeuvre, le peintre la présente au fermier.\u2014\tOh ! dit celui-ci, vous m\u2019avez oublié.Je vois bien la ferme, mais pas mon portrait.\u2014\tVoici, réplique l\u2019artiste désireux de s\u2019en tirer par une plaisanterie.Vous êtes entré dans la ferme pour chercher les 10 billets que vous me devez.\u2014\tJe comprends, réplique le fermier.Il est possible que je sorte bientôt.A ce moment-là, je vous paierai.En attendant, restons-en là.\u2022 Le vétérinaire est appelé d\u2019urgence chez un paysan dont la vache est atteinte d\u2019une maladie inconnue chez le règne animal.Le vétérinaire examine la bête et se prononce aussitôt : \u2014\tCette vache n\u2019est pas malade.Elle a simplement un torticolis.\u2014\tUn torticolis ?Mais comment a-t-elle pu attraper cela ?\u2014\tC\u2019est simple.Elle a dû regarder non seulement les trains, mais aussi les avions.* Une auto vient d\u2019être renversée par un train de chemin de fer.Le chauffeur gît sous la voiture.Un monsieur passe et dit au chauffeur : \u2014\tPouvez-vous me laisser une petite place sous votre auto afin que je puisse, moi aussi, retirer des dommages de la compagnie du chemin de fer.\u2022 \u2014\tSoyez assez bon de donner dix cents à cm pauvre aveugle.\u2014\tMais vous n\u2019êtes pas aveugle, mon ami ; vous avez encore un oeil de bon.\u2014 C\u2019est vrai, a» ors donnez-moi 5 cents.Un gentilhomme ruiné aspirait à la main de la fille d\u2019un riche industriel.Il n\u2019était pas mal vu, son nom devant suppléer à son défaut de pécune.Cependant un ami crut devoir l\u2019avertir : Tu sais que la petite est autoritaire.Une fois marié, tu ne pourras plus sortir seul, tu ne pourras plus jouer au cercle et fumer tes bons cigares, car elle exècre tout cela, tu ne pourras plus .\u2014 Mon cher, répondit le gentilhomme, si je ne l\u2019épouse pas, je ne pourrai plus manger et ça, c\u2019est encore plus difficile à supporter que le reste.\u2022 En haut d\u2019une montagne à l\u2019entrée d\u2019un précipice profond, un homme est arrêté devant le trou béant, immobile : Survient un ami : \u2014 Que faites-vous là ?\u2014 Ma femme est tombée dans ce précipice ce matin.Il y a huit heures que j\u2019attends et je n\u2019ai pas eu de ses nouvelles.Alors l\u2019ami : \u2014 Ne vous en faites pas, mon cher.Pas de nouvelles, bonnes nouvelles.\u2022 Un pauvre époux, martyr, va au cirque.Il se dirige tout droit vers la boutique où sont exposés les merveilles de la nature et demande au directeur : \u2014 C\u2019est bien chez vous que joue l\u2019homme qui scie une femme en deux.\u2014 Parfaitement, monsieur.Bien.Où est-il ?J\u2019ai une commande à lui passer d\u2019urgence.Garçon, voilà six fois que je vous appelle.Vous n\u2019avez pas d\u2019oreilles ?\u2014 Si, Monsieur.Comment les désirez-vous ?grillées oa à la vinaigrette ?\u2014\tConnaissez-vous un bon remède pour le mal de dents ?\u2014\tFaites semblant d\u2019aller chez le dentiste. 62 Le Thé de Qualité ORANGE PEKOE SALADA I I I I Pourquoi ils s\u2019imposent LE SAMEDI - LA REVUE POPULAIRE - LE FILM sont trois magazines spécialement rédigés et publiés à votre intention.Dans leur élaboration, un personnel de rédaction expérimenté tient minutieusement compte de vos goûts et préférences.En plus des ouvrages de fiction, vous y trouvez, en abondance, des articles illustrés traitant de tout ce qui intéresse le lecteur qui veut se tenir à la page.N\u2019hésitez don$ plus, si vous désirez faire un cadeau qui soit apprécié, souscrivez un abonnement à LA REVUE POPULAIRE, LE SAMEDI et LE FILM.Vous frapperez d\u2019une pierre trois coups et vous n\u2019aurez qu\u2019à vous féliciter d\u2019avoir procuré à quelqu\u2019un une si grande joie qui vous aura coûté si peu ! LE SAMEDI L A REVUE Coupon d\u2019abonnement POPULAIRE LE FIL M L Iîîïï^ ^rrtTlII Ci-joint $5.50 (Canada seulement) pour un abonnement d'un an aux TROIS grands magazines : LE SAMEDI, LA REVUE POPULAIRE et LE FILM.O IMPORTANT : \u2014 Indiquez d'une croix s'il s'agit d'un renouvellement.Nom.Adresse.Ville .Province.f\t\u2019OIRIEI\t1, BESSETTE & CIE,\tI rrr\t975-986 ru* d* ¦union L,tt\tMONTREAL 1«, R.Q.Le Samedi, Montréal, 19 juin m LA REGION AGRONOMIQUE DE SAINT-JEAN [ Suite de la page 5 ] désireux de servir le public et de se créer des entreprises intéressantes.Indubitablement les vergers de Frelighs-burg et les champs de tabac jaune de Joliette sont parmi les plus belles réali-sations de nos agronomes.L\u2019aviculture est une autre source de revenus pour le cultivateur de la région.Des postes de mirage d\u2019oeufs existent à Dunham, Farnham, Iberville et Lacolle, et puis le couvoir coopératif d\u2019Iberville, d\u2019une capacité de 60,000 oeufs, satisfait maintenant une bonne partie des besoins locaux.Il se fait aussi dans ce district un élevage d environ 12,000 dindons par année.Tout cela est à développer davantage, bien que cette production atteigne déjà une valeur de $375,000.Il y a un cercle agricole de l\u2019U.C.C.dans chaque paroisse rurale de cette région, et une société d\u2019agriculture existe dans chacun des trois comtés de Missisquoi, Iberville et St-Jean, celle de ce dernier comté étant une fédération de cercles agricoles.Les expositions annuelles ont lieu à Bedford, St-Alexandre et St-Jean.Les jeunes Agriculteurs comptent deux cercles (à fTte-Brigide et St-Luc) ; les jeunes Eleveurs, cinq clubs (à Cowansville, Dunham, Sabrevois, St-Alexandre et St-Valentin).Le club régional Richelieu groupe les éleveurs de Ayrshires des comtés de St-Jean, Iberville, La-prairie, Napierville et Rouville ; un autre club s\u2019occupe des éleveurs de Holsteins des mêmes comtés, alors qu\u2019un troisième s'intéresse spécialement aux éleveurs de Jerseys de Missisquoi.On remarque également un syndicat d\u2019éleveurs de chevaux Belges (pour les comtés de St-Jean et Iberville).Vingt-et-un établissements laitiers couvrent la région, dont huit beurre-ries, une fromagerie, une fabrique combinée de beurre et fromage, une de beurre et crème glacée, deux de beurre et lait en nature, trois de crème douce, lait en poudre et caséine, enfin cinq qui distribuent du lait pasteurisé, la ville de St-Jean étant l\u2019un des premiers centres de la Province à adopter la pasteurisation obligatoire du lait.De nombreuses conserveries reçoivent les produits maraîchers de la région et même de l\u2019extérieur.Il faut avouer que les réalisations coopératives de ce district ont une importance toute relative.Sept coopératives y groupent 500 membres tout au plus : il s\u2019agit d\u2019une beurrerie à Frelighburg (chiffre d affaires, $126,929), d\u2019une société d achat et vente et de production de semences à l\u2019Acadie, d\u2019une conserverie à Ste-Brigide, d\u2019une linerie à St-Jean, d\u2019un couvoir à Iberville, enfin de deux fondations récentes, les pomicul- teurs de Missisquoi et la S.C.A.de cor, serves de Stanbridge.Il faut aUÿ~ mentionner l\u2019existence de 24 syndicats de criblage.De ce côté, l\u2019électrification rurale offre déjà des développements promet, teurs.Deux coopératives paroissial^ s\u2019occupent d\u2019électricité à Ste-Brigide St-Grégoire et St-Alexandre, toutes deux affiliées à la Coopérative régions le de St-Jean-Baptiste (Rouville).] reste cependant que plusieurs beam rangs agricoles seraient à électrifier à St-Jean, le Grand Bemier ; à St-Luc le petit rang et la petite savane ; à La.colle, le rang Cantic.Ajoutons que quelques entreprises connexes à l'agriculture se dévelop.pent dans ce pays : deux carrières de calcaire, Shawinigan Chemical Ltd établie à Bedford (avec un broyeur d\u2019une capacité de six tonnes à l\u2019heure et M.Eugène Ouimet, de St-Jean, qui vend de la pierre à chaux tamisée.Enfin une firme importante de matériel apicole existe depuis plusieurs année; à Bedford, F.-W.Jones & Sons.Dans cette région, la canalisation du Richelieu reste un problème qui attend toujours une solution.Cette question intéresse non seulement le commerce et l\u2019industrie, mais aussi l\u2019agriculture.Une solution est en voie de réalisation : il y a quelques années, un barrage a été construit à File Fria: Cela ne représente qu\u2019un premier tiers des travaux à exécuter : il reste à creuser les rapides et à élever des rempart de chaque côté du fleuve et sur une distance d'environ cinq milles.Cela permettra de récupérer plus de 50,M acres de terre, grâce à l'abaissement de la table d\u2019eau, le long du Richelieu, particulièrement à Iberville et Sabrevois, à St-Jean, Ste-Blaise et St-Paul-de-l\u2019Ile-aux-Noix, où l\u2019eau séjourne bien trop longtemps chaque printemps Voilà un exemple de la gravité des problèmes de drainage de cette région Par contre, l\u2019acidité des terres exige aussi l'apport de chaux.Par ailleur faudrait-il introduire la culture de nouvelles variétés de lin, et l'on mentionne les variétés Cirrus et Lirai, et puis entreprendre sur de grandes superficies la production si profitable de la betterave à sucre.La culture des plantes légumineuses serait également à intensifier peur rendre l\u2019alimentation bovine encore plus économique.& outre et à côté de tout cela, les autorités agronomiques songent à multiplier les concours d\u2019exploitation rationnelle de fermes et à intensifier W' core davantage toute leur propagation coopérative dans cette intéressante région où les possibilités sont si variées Paul Boucher, D.Sc.S.En décembre 1944, le Major John Hanlon et sa division se trouvèrent encerclés en Belgique.Le Major se rendit alors au village le plus proche, qui était Hemroulle et sonna lui-même la cloche de l\u2019église pour rassembler la population.Il expliqua aux habitants réunis la gravité de la situation et qu\u2019il n y avait qu\u2019un seul espoir de sauver ses hommes, blottis sous la neige, c était de camoufler leur présence, grace à des draps, qu\u2019il voulait leur emprunter, avec promesse de les rendre.C était un immense sacrifice qu\u2019il demandait aux habitants d'une région déjà pillée et saccagée par les Allemands, mais grâce à la générosité de ces Belges, il en obtint 48 qui suffirent a dissimuler les membres de sa division.La bataille finie, on constata que es draps étaient perdus ou en lambeaux, mais le Major retourné à Win- chester, n\u2019oublia pas sa promesse.Grace à la générosité de ses concitoyens recueillit 740 draps et en novembre 1947, trois ans après la bataille, il re' tourna en Belgique pour payer sa dette Comme aux jours du danger, il sonI\u2019\" la cloche de l\u2019église pour rassembler < population et on organisa toutes sorte de démonstrations amicales en son hou neur.Le surplus de literie fut don\"* à une institution charitable.A Sydney est mort John Bennell V détenait un étrange record: ^ * l\u2019homme le plus tatoué au monde, son anatomie on ne relevait pas m011\u2019 de 800 dessins différents.Et con'\"\u2019.de son métier, il était tatoueur, corps constituait à la fois une * gne et .un catalogue ! Le Samedi, Montréal, 19 juin 1948 ie 63 ïe&âstde L'AFRIQUE DU SUD PVW UE DU SUD LIMITEE, SOUTH AFRICAN JC Jff*' vir* .W*»*r»W** IB *sÿi LsaUMWWjf®*»* HMi me tuernt %kà */*/ mœ/ede PAARL B B A N O SHERRY DANS les ambassades à travers le monde .lans des milliers de foyers et de clubs où l\u2019on prise la richesse et la saveur .vous trouverez les vins et les brandies d\u2019une excellence incomparable, expédiés du célèbre port de Capetown.Ces vins Paarl réputés, un produit des vallées ensoleillées de l\u2019Afrique du Sud ont une renommée internationale.Les vins et les brandies Sud-Africains ont une fine saveur et un arôme délicat dont vous serez fier, au moment de les servir.Servez le vin approprié à l'occasion AVANT LE DINER Sherry Paarl (Old Oloroso ou Pale Dry) ou Vermouth (Sucré ou Sec) AVEC DU POISSON OU DE LA VIANDE BLANCHE Blanc sec .Sauternes ou Witzenburg AVEC DE LA VIANDE ROUGE Rouge Sec Après le Dîner Porto Paarl Tawny Muscatel Paarl Brandy Fin AU COURS DES DINERS SPECIAUX Winterhoek pétillant (Type Champagne) ou Bourgogne mousseux L'age et la pureté de ces vins sont garantis par le gouvernement sud-africain i ! i ! -«ifcsS*
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.