Le samedi, 1 avril 1950, samedi 22 avril 1950
[" L'Horloge astronomique de Strasbourg Une visite au Musée provincial La perle de la Riviera Un roman policier complet DANS CE NUMERO TIONAL DES CANADIENS Ml& Wmm TERRASSIER VyBH-: a :m Des montagnes de terre déplacées à volonté ! Ce travail d Hercule est devenu un jeu d'enfant pour ce puissant International Diesel.Il pousse sa lourde charge ju qu\u2019au sommet d\u2019un barrage, sur les côtés d\u2019une route ou vers une lialde de déblais \u2014 tout cela sans effort.Le conducteur d\u2019un tel appareil est maître de sa manoeuvre, grâce à une nouvelle commande hydraulique qui en facilite le fonctionnement et le rend extrêmement maniable.Ce tracteur géant accomplit beaucoup plus de travail que tout autre tracteur-chenilles \u2014 grâce à une force motrice, une vitesse et des commandes plus grandes et plus simplifiées.On se montre enthousiaste au sujet du nouvel International TD-24 aussi bien dans la construction que dans les chantiers et les mines.Les conducteurs les manient le plus facilement du monde grâce à leur robuste démarreur encastré, leur conduite à satellites, leurs 8 vitesses avant et 8 arrière, leur transmission instantanée et leur rapide marche-arrière.Ils aiment également la façon dont cet énorme tracteur-chenilles Diesel répond à leur commandement.Le nouveau ID-24 contribue ainsi, grâce à sa force herculéenne, à accélérer les grands travaux publics : réseaux routiers, aéroports, barrages et autres, qui feront la prospérité et le progrès du Canada.International Harvester company OF CANADA LIMITED Hamilton\tOntaiio INTERNATIONAL HARVESTER Autres Produits International Harvester .Tracteurs et machines agricoles Forma//.Cornions INTERNATIONAL énergie industrielle Distributeurs d'énergie industrielle Interno'lonal : B C Enulpment Company Ltd , Vancouver, C.B.; J.S.Galbraith & Company Vernon C R \u2022 Centmi\t\u201e , C, B, ; East Kootenay Equipment Co., Cranbrook, C.B ; Territorial Supply Co.Ltd., White Horse, Yukon ; Industrial & Road Equipment Ltd' Slrâiif & Equipment Co., Nelson, Regina, Sask.; Kane-Marr Company, Winnipeg, Manitoba; Twin City Industrial Equipment, Lid., Port Arthur, Ont.; W G Reid Fort Francis\tê R' J' Iy£e EtluiPment' Ont ; W L.Ballcntine Company Ltd., Toronto, Ont.; Chas, Cusson Ltd., Montréal, P.Q.; Lounsbury Company Limited Monctori N B -\u2018i riorkV\t®nult ste Marle.Industrial Machinery Co.Ltd., Halifax, N.E.; Corner Brook Foundry and Machine Co.Ltd., Corner Brook, Terre-Neuve\t\u2019\t'\t' \u2019 a K \u201c bon Lt\u201c-> Fredericton, N.B.; le Samedi, Montréal, 22 avril 1950 3 AUTOUR DE L'AFRIQUE Qui dans sa vie n\u2019a rêvé de voyages ?Et qui ne s\u2019est enthousiasmé des récits d\u2019aventures vécues qui permettent de voyager à l\u2019aise, dans un fauteuil ?Jusqu\u2019à ces dernières années, notre littérature de voyage était bien modeste.Avec Jacques Hébert, elle s\u2019est enrichie d\u2019abord des palpitants récits de son aventure autour des Amériques.Ce premier voyage de notre jeune et vaillant compatriote lui a valu un prix littéraire de la Province de Québec.Voyageur inlassable, Jacques Hébert vient de vivre avec son intrépide camarade Jacques Dupire, une autre année d\u2019aventures, cette fois autour du mystérieux et farouche continent africain.Autour de l\u2019Afrique, qui raconte cette nouvelle épopée, est un magnifique ouvrage en deux volumes venant de paraître aux Editions Fides.Un livre passionnant, d\u2019un intérêt humain sans égal ; un livre à la fois instructif et distrayant puisque l\u2019auteur sait émailler de poésie et d\u2019humour, un récit par ailleurs très riche de souvenirs et d\u2019impressions d\u2019un voyage à travers vingt-cinq pays et colonies.Chacun des volumes est orné de bandeaux, culs-de-lampe, carte et couverture en couleurs de Jacques Gagnier.L\u2019ouvrage est également illustré de 61 magnifiques photographies hors-texte en héliogravure.\u201cLa route du désert\u201d et \u201cLa route noire\u201d, les deux volumes d\u2019Autour de l\u2019Afrique constitue le cadeau idéal pour les fêtes et pour toute circonstance.Il n\u2019est rien de plus agréable que de recevoir un beau livre et, surtout, un livre qui vient de paraître.REMEDE TIRE D'UN POISON A l\u2019Exposition des industries écossaises qui eut lieu à Glasgow du 1er au 17 septembre, la maison Duncan Flockhart and Company Ltd d\u2019Edimbourg, qui s\u2019occupe depuis longtemps de l\u2019amélioration des anesthésiques et qui aida sir James Simpson à perfectionner l\u2019emploi du chloroforme, \u2014 exposait le chlorure de turbocurarine.Le chlorure de turbocurarine est l\u2019une des drogues, les plus remarquables, découverte en ces dernières années.Il est tiré, par cette maison, du curare, poison qu\u2019employaient autrefois les Indiens de l\u2019Amérique du sud pour y plonger la pointe de leurs flèches avant de les lancer au moyen d\u2019un chalumeau.Les indigenes gardaient soigneusement le secret de ce poison, mais explorateurs et savants en ayant patiemment étudié les effets découvrirent que le curare produisaient une paralysie partielle.C\u2019est cette propriété du curare que la maison d\u2019Edimbourg a exploitée dans la drogue qu\u2019elle fabrique depuis deux ans.Ce produit entraîne un relâchement des muscles, ce qui permet au chirurgien de réaliser son intervention plus rapidement tout en employant moins d\u2019anesthésique, d\u2019où guérison ou de paralysie rigide causée, notamment, par la poliomyélitis.La drogue se présente dans une solution spéciale qu on peut meler au Thiopentone, anesthésique qui a joué un rôle vital dans la chirurgie de guerre.ARTISTES DE CHEZ NOUS Inspiré par le beau soprano de sa deuxième femme, Anna-Magdalena, Jean-Sébastien Bach écrivit ses plus beaux arias.C\u2019est par la voix de sa mere, chanteuse d\u2019opérette, que Gioacchino Rossini apprit à aimer la musique.Pour la voix de son élève Caroline Esterhazy, la belle comtesse qu\u2019il aimait passionnément, Franz Schubert écrivit quelques-uns de s lieder.La voix humaine, qui donne à l\u2019inspiration de 1 artiste sa plus belle expression, n\u2019a jamais eu d\u2019égale pour mettre les compositeurs en verve Cultiver 1 art vocal, le plus populaire des arts musicaux, n\u2019est-ce pas la le meilleur moyen e favoriser l\u2019essor de la musique au Canada ?\t, , Grâce à des concours de tous genres, des talents nouveaux se revelent en grand nombre.Des artistes comme Pierrette Alarie, Simone Flibotte et tam d\u2019autres ont conquis la célébrité au moyen de concours radiophoniques.Qui sait si, l\u2019occasion manquant, elles ne seraient pas restées à peu près inconnues.Combien de talents se perdent ! Bien des enfants deviennent musiciens parce que leurs parents ont exploité à fond le moindre signe de talent.Ne doit-on pas penser que chez d\u2019autres enfants, des dons cent fois plus magmfestes passent inaperçus parce que les parents n\u2019en ont cure?N\u2019appartient-.l pas a la société puisque l\u2019on ne peut s\u2019attendre que tous les parents soient mélomanes, d aider ces enfants doués à développer leurs dons ?\t'\t\u201e Jadis, les grands de la terre patronnaient les arts.Des oeuvres immortelles sont nées de la munificence d\u2019un prince, d\u2019un roi ou d un pape.En notre ere d\u2019industrialisation et de haute finance, ne serait-il pas merveilleux que les hom d\u2019affaires s\u2019érigent en patron des arts ?\t\u201e\t,\t, ,,\t.Ce n\u2019est pas là, pourtant, un vain rêve.Ici meme, en notre belle terre ca a-dienne, des groupes d\u2019hommes d\u2019affaires s\u2019intéressent de concrete façon a nos jeunes artistes.A Montréal, le Club social s\u2019est donne comme tache principale de découvrir et de révéler de nouveaux talents.A cette fin, ce cercle de jeunes hommes d\u2019affaires organise chaque annee un concours de chant.Dix finalistes choisis à l\u2019éliminatoire font les frais d un concert public très goûté.Trois des finalistes reçoivent des prix.L\u2019an dernier, Réjeanne Cardinal a remporte le premier prix.C est sa vo qu\u2019on entend la première dans le film Cala artistique, realisation «cente de l\u2019Office national du film.On entend ensuite les laureates de cette annee .M Claire Duchesneau, premier prix, bourse du Club social .Mlle Claire Lem , deuxième prix ; Mlles Colette Mérola et Marguerite Laliberte, ex-aequo, troisième prix.Gala artistique est un film de la série Vigie.I0TRE COUVERTURE\u2014- Après la pluie, le beau temps, comme dit la chanson.D\u2019ailleurs les averses printanières ne sont-elles pas la promesse du renouveau.Une rie velle semble animer les êtres et les choses; les jardins refleurissent, les gazons sont verdoyants.Même les femmes sourient aux ondées d ai t il elles portent de charmants imperméables aux couleurs de l'arc-en-ciel et de gentils bibis posés avec chic sur la tête.\tKodachrome Camera Chx.* f-.l un rapport encourageant La science médicale livre actuellement son plus grand combat contre le cancer En même temps que se poursuivent les recherches sur le cancer, des decouvertes constantes laissent esperer que cette maladie devra de nouveau céder du terrain.Aujourd\u2019hui, les experts affirment que si le cancer est diagnostiqué de bonne heure et traité promptement et correctement, soixante-quinze pour cent des cancers du sein, quatre-vingt pour cent des cancers de la bouche, et plus de quatre-vingt-quinze pour cent des cancers de la peau sont guérissables.Le traitement du cancer sur les autres parties du corps donne aussi des résultats meilleurs qu\u2019autrefois.Nouveaux traitements qui promettent Les médecins et d\u2019autres hommes de science étudient constamment les aspects principaux du cancer.Dans le Les 7 \u201csignaux de danger\u201d que vous devriez connaître m 1.\tUne induration ou un épaississement, spécialement au sein, à la lèvre, ou à la langue.2.\tTout saignement ou écoulement irrégulier.3.\tUn \u201cbobo\u201d qui refuse de guérir, surtout à la langue, à la bouche, ou aux lèvres.4.\tUn changement perceptible dans la couleur ou la grosseur d\u2019une verrue, ou d\u2019un naevus.5.\tPerte d\u2019appétit ou indigestions répétées.6.\tTout enrouement ou toute toux qui persistent, ou toute difficulté à avaler.7.\tTout changement persistant dans le régime normal des selles.La douleur n\u2019est pas habituellement un symtôme précoce du cancer.COPYRIGHT CANADA.1950 - METROPOLITAN LIFE INSURANCE COMPANY Metropolitan Life Insurance Company ^COMPAGNIE À FORME MUTUELLE) Siège Social: New-York Direction Générale au Canada: Ottawa moment, on s\u2019attache a perfectionner une réaction simple et rapide pour le dépistage précoce de la maladie.On a récemment annoncé une telle réaction.Cette réaction repose sur la découverte que le sérum sanguin des personnes atteintes du cancer présente des propriétés différentes de celles du sérum des personnes normales.On continue à expérimenter avec l\u2019emploi d\u2019isotopes et de médicaments radioactifs comme moyen d\u2019enrayer le cancer.Des améliorations apportées aux procédés chirurgicaux sont également encourageantes.Votre part dans la lutte contre le cancer Vu le progrès que la science médicale fait, l\u2019examen annuel par un médecin, comme moyen de se protéger contre le cancer, devient de plus en plus important, surtout pour les personnes qui dépassent 35 ans.Les experts recommandent à chacun d\u2019apprendre à reconnaître les \u201cSignaux de danger\u201d qui sont énumérés ci-contre, et qui peuvent être un indice de cancer.Heureusement, dans la plupart des cas, on constate que ces signaux sont des symptômes d\u2019affections autres que le cancer.Il n\u2019a pas encore été découvert de moyens de guérison rapide.Les seules armes efficaces que la science médicale ait actuellement à sa disposition, ce sont les rayons-x, le radium et la chirurgie.Les nouvelles connaissances que la médecine acquiert sur le cancer nous permettent d\u2019espérer que le temps où la maladie livrera son secret et cessera d\u2019être une menace à la vie, n\u2019est pas trop éloigné.Entretemps, les experts prédisent que, si nous employons bien les armes à notre portée, un nombre de plus en plus grand de victimes du cancer seront épargnées.Veuillez m\u2019envoyer un ex-emplaire gratuit de la pla-quette intitulée \u201cLes de-voirs qui s\u2019imposent à vous vis-à-vis du cancer\u201d 40-S.Nom No et rue\t.Localité\t.Prov. 4 Le Samedi, Montréal, 22 avril 1950 Vous apprécierez ces nombreux avantages de Hertz ^ LOUER DE HERTZ EST FACILE COMME A.\tB.C.A.Allez à une station Hertz.B.\tMontrez votre permis de conduire et identifiez-vous.C.Prenez le volant et partez! yj COMMODE OÙ QUE VOUS SOYEZ .Chez vous ou à l'étranger, vous pouvez louer une auto neuve de Hertz pour une heure, un jour ou une semaine, pour aussi longtemps que vous voulez \u2014 à toute heure du jour ou de la nuit.Et vous aimerez le service Hertz Driv-Ur-Self sûr, uniforme, courtois.^ PROTECTION D'ASSURANCE .Vous êtes toujours certain d'être convenablement assuré quand vous louez une auto à une station Hertz.CARTE DE COURTOISIE NATIONALE HERTZ .En votre qualité de client responsable de Hertz, vous avez droit à la célèbre carte de courtoisie nationale Hertz.Votre carte de courtoisie vous identifie et elle est honorée à toutes les stations Hertz.^ PLANS DE VOYAGES HERTZ .Vous pouvez réserver une auto par l'entremise de votre station Hertz locale, ainsi qu'aux endroits où on vend des billets de chemin de fer, d'avion ou de voyage .faire les longs voyages par train ou avion .et trouver une auto réservée à destination.^ POUR INFORMATION ADDITIONNELLE .Appelez votre station Hertz locale; elle se trouve à la lettre \"H\", \"Hertz Driv-Ur-Self\", dans l'annuaire de téléphone.Pour plus ample information et la liste complète de toutes les stations Hertz, écrivez à: Hertz Driv-Ur-Self System, Inc., Dept.1040, 218 South Wabash Avenue, Chicago 4, Illinois.EXEMPLE SPECIFIQUE DES TARIFS .Les taux varient légèrement entre les villes, par suite des coûts variables.Toutefois, à la station Hertz de Strathroy, Ontario, 2 Oxford Street, le tarif, un jour de semaine, est de $2.50 pour dix heures plus 9?le mille, ce qui signifie qu'une auto prise à 8 heures du matin \u2014 conduite 50 milles, retournée avant 6 heures du soir \u2014 ne coûte que $7.00, y compris l'essence, l'huile et l'assurance, sans égard au nombre d'occupants.Milles en plus ou en moins, 9(f.le mille.CAMIONS .Hertz est également le plus grand organisme de louage de camions au monde.Des camions sont disponibles à la plupart des stations Hertz sur une base de location à la journée ou à la semaine ou pour de plus longues périodes.STATIONS CANADIENNES DAWSON CREEK\t\t B.C.\tBRANTFORD\tONT.\tCOLLINGWOOD \t\t\t ONT.PRINCE GEORGE\tB.C.\tWOODSTOCK\tONT\tOSHAWA\tONT VANCOUVER\tB.C.\tINGERSOLL\tONT.\tPETERBORO\tONT.KIMBERLEY\tB.C.\tKITCHENER\tONT\tOWEN SOUND \t NORTH BAY\tONT.\t ONT.ONT OSOYOOS\tB.C\tGUELPH\tONT\t\t CRANBROOK\tB.C.\tSIMCOE\tONT.\tTRENTON\t JASPER\tALTA\tST.CATHARINES\tONT.\tBROCKVILLE\t\tONT.\t ONT.CALGARY\tALTA.\tNIAGARA FALLS\tONT.\tKINGSTON\t RED DEER\tALTA.\tWELLAND\tONT.\tOTTAWA\tONT.ONT.EDMONTON\tALTA\t\tONT\tSUDBURY\t HANNA\tALTA.\tTORONTO\t\t ONT.\tBELLEVILLE\tONT.LETHBRIDGE \t\tALTA.\tBARRIE\tONT.\tTIMMINS\t\t ONT.NORWOOD\tMAN.\tORILLIA \t ST.THOMAS STRATHROY\t\t\tONT\tKIRKLAND LAKE\tONT.WINNIPEG\tMAN\t\tONT.ONT.\tMONTREAL \t\tP Q SAULT STE.MARIE FORT WILLIAM\tONT.ONT.\t\t\tFREDERICTON MONCTON\tN.B.N B PORT ARTHUR\tONT.\tMIDLAND\tONT.\tST.JOHN \t\tN.B.\tONT.\tNAPANEE\t\tONT.\tHALIFAX\tN.S.\tONT.\tNEW LISKEARD\tONT.\tSYDNEY\t \tONT.\tANSONVILLE\tONT.\tTRURO\t LONDON\t\t ONT.\tGEORGETOWN\tONT.\tST.JOHN'S \t\tNFLD.Vous pouvez louer une auto neuve de HERTZ, c\u2019est aussi simple que NOTA .Do ns le but de desservir plus de villes, des licences sont accordées à des intérêts locaux responsables pour exploitation comme partie du système Hertz.Pour information complète, écrire à: Hertz Driv-Ur-Self System, Inc., Dept.1040, 218 South Wabash Avenue, Chicago 4, Illinois.Ulr i rim hhihuiivn\"' 450 ¦ URSELf SYSTEM r*r *0*105 lARGFST .1472 5 LES PUBLICATIONS POIRIER, BESSETTE & CIE, LIMITEE M«mbr«» de l'A.B.C., et de l'Association des Editeurs de Magazines du Canada Le Samedi La Revue Populaire Le Film 61e année, No 49 \u2014 Montréal, 22 avril 1950 EDITORIAL D\u2019UN SAMEDI À L\u2019AUTRE f 975-985, RUE DE BULLION MONTREAL - CANADA\t^ »p|an\u201d \u2022 _________ Tél: PLoteau 9638 FRED & GEORGES POIRIER Propriétaires JEAN CHAUVIN Directeur Rédacteur en chef : GERALD DANIS Chef de publicité : CHARLES SAURIOL Directeur artistique : HECTOR BRAULT Chroniqueur sportif : OSCAR MAJOR Chef du tirage : ODILON RIENDEAU NOS REPRESENTANTS : WILFRID DAOUST 20, Onzième Avenue, Lachine (Ottawa, Hull, Sherbrooke.Drummondville, Saint-Hyacinthe, Sorel, Granby, Farnham, Saint-Iér6me, Joliette et les environs.) \u2022 ADELARD PARE 6, rue du Pont, Québec ( Québec et Lévis ) PAUL LARIVIERE 1710, rue St-Philipper Trois-Rivières (Trois-Rivières et Cap-de-la-Madeleine ) Autorisé comme envol postal do la deuxième classe.Ministère des Postes, Ottawa.\u2022 Entered at the Post Office of St.Albans, Vt., as second class natter under Act of March 1879 ABONNEMENT CANADA On an\t\t- $3.50 Six mois\t\t\t- 2.00 ETATS-UNIS\t Un an .\t.$5.00 Six mol»\t\t¦\t2.50 \u2022 AU NUMERO ?10 cents \u2022 HEURES DE BUREAU è 9 h.a.m.à 4.45 h.p.m, du lundi au vendredi, \u2022 AVIS AUX ABONNES \u2014 Le» abonné» changeant de localité sont priés de nous donner un avi» de huit jouri0 l'empaquetage de no» tac» de malle commençant cinq 'ount avant leur expédition.Le chômage, chez nous, existe-t-il parce qu\u2019on en parle ou, parle-t-on du chômage parce qu\u2019il existe ?A considérer les statistiques, la deuxième proposition s\u2019impose, bien que, d\u2019autre part, le premier ministre du pays ait raison de nous prévenir qu\u2019à trop parler du loup, on finit par voir poindre le bout de son oreille.La vérité serait que le chômage, qui existe en fait, ne présente pas les graves symptômes que des esprits inquiets commentent trop à la légère, créant ainsi une sorte de psychose.Mieux vaut donc adopter l\u2019attitude de Candide, quitte à subir le mal quand il se présentera \u2014 si toutefois il doit se présenter \u2014 et ne pas perdre un temps précieux à se faire inutilement des cheveux, comme disent nos bonnes gens, car il est vrai que d\u2019avoir la peur avant le mal, c\u2019est souvent s\u2019exposer à souffrir deux fois plutôt qu\u2019une.En feuilletant certain hebdomadaire, on aura vu qu\u2019un boulanger de la métropole ne semble pas partager ce très raisonnable point de vue.Mettre la main à la pâte, qui est une façon de cultiver son jardin, ne parvient pas, chez ce brave citoyen, à faire oublier les années sombres de la \u201ccrise\u201d qui commence pourtant à dater.Un vrai Janus, ce boulanger, à cause de sa merveilleuse sagacité \u2014 un peu morose, avouons-le \u2014 pour les choses du passé et de l\u2019avenir, de ce passé qui l\u2019a déçu et de cet avenir qui l\u2019épouvante, toujours pour la grande raison : le chômage.Aussi, que le spectre fasse vraiment son apparition, notre homme ne sera pas pris au dépourvu : il a son plan, un plan tout baptisé d\u2019avance, le \u201cPlan Boileau\u201d que Photo-Journal (apparemment très inquiet, lui aussi) a exposé au grand public dans sa livraison du 23 mars dernier.Pour que les lecteurs du Samedi ne soient pas en reste, nous en extraierons le point saillant, n\u2019oubliant pas de préciser avec notre confrère qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une révolution rétrograde.Le \u201cPlan Boileau\u201d est tout simple, si simple qu\u2019on en saisit toute la portée dès le premier coup d\u2019oeil, ce qui ne l\u2019empêche pas de viser haut et de voir grand, attendu qu\u2019il permettra de rétablir l\u2019équilibre économique non seulement au sein de la nation, mais dans le monde entier.Le moyen ?Il fallait vraiment y penser : \u201cen faisant disparaître la mécanique de notre planète.\u201d L\u2019homme parle très sérieusement et donne un exemple très clair que le journal ne publie pas moins sérieusement : \u201cJ\u2019ai un camion-automobile pour la livraison de mon pain, et ce camion remplace trois voitures.\u201d \u201cSi je me servais de ces trois voitures et, en conséquence, de trois chevaux, je me verrais dans l\u2019obligation de prendre trois employés au lieu d\u2019un seul pour le même ouvrage.\u201d (.) \u201cDe la même façon, dans ma boulangerie, j\u2019ai un pétrin mécanique.\u201d \u201cSi je le mettais de côté, je devrais engager des boulangers et des apprentis.\u201d \u201cSi tous les boulangers faisaient comme moi, et tous les autres manufacturiers, le chômage disparaîtrait du jour au lendemain\u201d.\u201cC\u2019est très simple.\u201d Simple ?.Simpliste serait plus exact !.et d\u2019un comique, avec ça ! Mais le plus comique de la chose n\u2019est pas le \u201cPlan\u201d en soi, (qui ne ferait même pas le sujet d\u2019une innocente sotie) c\u2019est le regain de publicité qu\u2019on lui accorde et qui est à retenir.Et la publicité, dans sa munificence, nous révèle les impressions suscitées à l\u2019époque par le \u201cPlan\u201d aujourd\u2019hui \u201cdéterré\u201d chez certains personnages en vue.M.Camillien Houde y aurait vu la solution idéale \u201csi tous les peuples eussent voulu l\u2019adopter en même temps.\u201d Un petit si de rien du tout qui dut faire grand plaisir à l\u2019auteur, mais qui, élégamment, ne confirmait rien.M.Georges-H.Héon, alors député d\u2019Argenteuil à Ottawa, répondit \u201cqu\u2019il n\u2019avait aucun doute que le mécanisme est à la base de la baisse du niveau d\u2019emploi des classes ouvrières, et qu\u2019il s\u2019accordait avec l\u2019auteur du plan sur ce point.\u201d Pour le reste, c\u2019est-à-dire le retour à la vie primitive, aucun commentaire, et comme cela se conçoit ! M.King, aussi laconique que poli, se contenta de se dire \u201cheureux de recevoir des suggestions\u201d, ce qui n\u2019a jamais engagé personne à quoi que ce fut.Nous pourrions citer maints autres commentaires du genre, mais nous nous contenterons de terminer par celui de l\u2019ancien premier ministre, L -A Taschereau qui \u201cpromit d\u2019étudier le \u201cPlan\u201d avec soin\u201d .D\u2019où U ressort que la phraséologie des personnages en vue, pour être habile, en pareils cas, n\u2019en est pas moms laborieuse, mais on n\u2019est pas \u201cpersonnage en vue\u201d pour rien, que diable ! Tout en souhaitant que ce papier ne contribue en rien a une psychose du chômage, je me demande, en fin de compte si l\u2019article qui l\u2019a inspiré ne fait pas un peu sa mule du Pape.Des subtilités du genre se cachent quelquefois dans les feuilles de forts tirages et aux titres ronflants .\u2014 G.D.En attendant notre télévision Si tout va comme on l\u2019espère dans divers milieux, (a, télévision, chez nous, sera d\u2019ici un an, du domaine des réalités, vi-demment, ce sera tout beau, tout nouveau.L\u2019élément curiosité gagnera jusqu\u2019aux plus sceptiques qui finiront bien par formuler leurs critiques une fois la fièvre de la découverte passée.Comme aux temps héroïques de l\u2019appareil dit \u201ccristal\u201d et des premieres explorations sur les ondes courtes (dont on est revenu, incidemment), les Tartarin de la télévision ne manqueront pas qui nous rabatteront les oreilles de leurs exploits.Sans^ vouloir anticiper sur les avantages, plus ou moins réels, de même que sur les inconvénients, plus ou moins fâcheux, que nous vaudra cette révolution, on peut tout de même chercher à savoir ce qui se passe dans un grand pays (par la population) qui en a déjà une bonne expérience.A cet effet, un communiqué officiel, inspiré d\u2019une récente livraison du BBC Quarterly, nous révèle d\u2019intéressantes observations faites en Angleterre.L en-quête remonte à un peu plus d\u2019un an, alors qu on comptait en ce pays, environ 66,000 détenteurs de permis de télévision.Il faut noter en passant que ce nombre est passé, depuis, à 250,000.Or, on a constaté que plus de la moitié de ces postes se trouvaient chez des gens de classe moyenne ou de classe ouvrière, ce qui prouve que la télévision, comme l\u2019ordinaire T.S.F., est facilement à la portée du peuple.La télévision, qui réclame l\u2019attention visuelle autant que 1 auditive, transforme de façon notable les habitudes de vie au foyer.Ainsi, par exemple, on consacre moins de temps aux travaux domestiques après le repas du soir, et la ménagère, chose assez surprenante, n\u2019a pas trop de mal à faire approcher ses gens de la table à l\u2019heure proprement dite du repas.Comme on n\u2019insiste pas.sur les pommes de terre brûlées, à cause de distractions provenant des émissions télévisées, l\u2019enquête laisse à entendre que la reine du foyer fait, d une façon générale, .passer son devoir avant ses loisirs, ce qui, entre parenthèse, est tout à son honneur.\t( D\u2019autres données recueillies au cours de ce relevé indiquent que l\u2019avènement de la télévision ne restreint que temporairement la fréquentation des salles de cinéma, ce qui devrait rassurer nos distributeurs et montreurs de films.On à remarqué aussi qu\u2019assez rares sont ceux qui cherchent à vaquer à une occupation tout en essayant de suivre une émission, mais, comme il se trouve partout des hurluberlus, les chiffres de l'enquête èn question montrent qu\u2019un télévisophile sur vingt risque .quand même cette petite contorsion cérébrale, ce qui n\u2019est pas pôür nous étonner outre mesure quand on sait que tant de gens nous parlent tout en pensant à autre chose que le sujet en cours.\u2018 Enfin, constatation qui est de nature à encourager nos futurs producers en matière de télévision, on absorbe sans discernement, et avec le même intérêt, selon toute apparence, la somme globale de ce que peut transmettre la boîte magique.Nos sceptiques de tout à l\u2019heure seront peut-être tentés d\u2019y Voir -une boîte de Pandore XXe siècle, mais les sceptiques seront toujours des empoisonneurs, en ce sens qu\u2019ils n\u2019emboîteront jamais le pas.Sur ce mauvais jeu de mots, nous tournons la page en espérant qu\u2019à compter de l\u2019an prochain, vers la Pâque ou la Trinité, nous pourrons constater de visu l\u2019effet que peut produire la télévision sur les humains.\u2014 G.St-O.Vivre ou se survivre \\ A peine sortie de son enfance, notre littérature paraît atteinte d\u2019une crise de self-consciousness qui nous semble de mauvais augure.Ce symptôme nous incline à croire quelle a l\u2019air de se survivre avant même que d\u2019avoir vécu.Tel écrivain, jeune encore, en est-il à ses premiers succès de librairie qu\u2019il se voit \u201ccouronné\u201d par d\u2019augustes Sociétés ou Académies dont l\u2019atmosphère de grisaille ferait songer à autant de Sénats des Lettres.On y parle de \u201ccrise de puberté\u201d, on s\u2019ausculte, on se cherche quand on s\u2019est presque trouvé et qu\u2019il ne reste plus qu\u2019à s\u2019épanouir.Gratien Gélinas a pris trois émissions radiophoniques pour présenter un schème de son Tit-Coq.Jean Desprez avait promis de se mettre en campagne pour analyser et justifier sa Cathédrale.Le peuple ne s\u2019intéresse pas à ces à-côtés des oeuvres, il n\u2019a cure de ces \u201clongueries d\u2019apprêt\u201d, de ces recherches de laboratoire : ce qui l\u2019intéresse, ce sont les ouvrages finis qu\u2019à tort ou à raison, il approuvera ou désapprouvera.Villon, Rabelais se souciaient plus de forger et l\u2019outil et le travail que de s'analyser.Ils ont su ne pas vieillir prématurément et ils ont eu une belle jeunesse dont on parlera longtemps encore.La leçon est à retenir.\u2014 L.S. 6 Toute une galerie de mains éminentes viendra enrichir les collections de la Chirothèque Française.Les personnalités du monde artistique, littéraire, scientifique et politique ont été pressenties.Elles ont accepté très spontanément, ce qui permet d'assurer que le moulage\tde\t\"sa\"\tmain constitue la mode\tdu\tsiècle.\tCi-contre, faisant déjà\tpartie de\tla collection, la main\tdu\tcélèbre\tpeintre Toulouse Lautrec.\u2014 Extrême droite, celle de Charles Dullin qui mourait ces derniers temps.UN MUSEE DES MAINS (Exclusif au \"SAMEDI\"! C\u2019est ainsi que la Chirothèque Française a déjà fixé les mains d\u2019André Gide, Jean Cocteau, Marian Anderson, Louis Armstrong, Ali Khan, Rita Hayworth, Charles Dullin, Edouard de Rothschild, Conchita Antron, etc.et saisira bientôt le geste de bénédiction de Pie XII et le « V symbolique » de Winston Churchill.Tous ces moulages des grands contemporains bénéficient du procédé de haute fidélité Bertault-Godard nouvellement mis au point et qui reproduit les moindres lignes et les plus délicats modèles pour le bonheur des chirologues et autres spécialistes dont les études seront grandement facilitées puisqu\u2019ils disposeront également de la forme et du volume des mains, qui masquaient à la classique empreinte à l\u2019encre sur une feuille de papier blanc.Bientôt le Musée de la Chirothèque Française s\u2019installera dans un hôtel particulier parisien.Les mains y seront en permanence exposées, accompagnées d\u2019un souvenir, d\u2019une lettre ayant appartenu à l\u2019intéressé, ainsi que d\u2019une étude dûe à un chirologue en renom, ce qui permettra de faire des comparaisons révélatrices et de comprendre bien des oeuvres et des destinées.Michel de Bry Ci-contre, M.MICHEL de BRY, le collectionneur et fondateur de la Chirothèque Française, étudiant la main du Saint Père.On a déjé fixé les mains d'André Gide, Jean Cocteau, Marian Anderson et autres.La collection comprend en outre des noms illustres du passé : Voltaire, Napoléon, Victor Hugo, Balzac, George Sand, Chopin, Ingres, Rodin, Anatole France et autres.Photos S.F.1.D\u2019aucuns prétendent qu\u2019on collectionne parce qu\u2019on ne saurait créer et sourient généralement à l\u2019évocation des recherches inlassables de certains collectionneurs.Pour beaucoup, ce violon d\u2019Ingres et cette passion paraissent bien inutiles et rétrogrades, juste bons à adoucir des soirées de désoeuvrement.Certes, on peut « tout collectionner ».Mais on oublie aussi que c\u2019est un art et non une servitude gratuite ; un acte où il ne s\u2019agit pas d\u2019être l\u2019instrument, mais le guide et le maître.Il est donc vrai que l\u2019on puisse collectionner et innover à la fois ; c\u2019est-à-dire allier la fantaisie, le sérieux, les exigences du temps à l\u2019intérêt historique, artistique et scientifique.C\u2019est ce que savait depuis longtemps et ce que vient de réaliser et de prouver M.Michel de BRY à qui se sont associés récemment quelques amateurs passionnés et désintéressés en créant la Chirothèque Française à savoir le Musée des Mains.M.de BRY possédait quelques moulages anciens et c\u2019est le désir d\u2019élargir sa collection au profit de la collectivité qui l\u2019a incité à rassembler puis à conserver dans un Musée ces témoins trop dédaignés pourtant reflets révélateurs d'une personnalité ; les mains.Car si le visage le masque peuvent tromper la main ne saurait se déguiser.Telle main tel homme, en effet.Les fonds de la Chirothèque Française est déjà considérable puisqu\u2019il réunit les noms les plus illustres du passé : Voltaire, Napoléon, Victor Hugo, Balzac, George Sand, Chopin, Ingres, Rodin, Anatole France, Rachel, Sarah Bernhardt, etc.Cependant, pouvoir recenser tous les moulages de mains existant n\u2019est pas une tâche facile pour la Chirothèque Française.En effet, la plupart des documents se trouvent dispersés dans le monde, ou encore jalousement gardés par quelque famille, descendant, ami ou admirateur de gloires disparues.Aussi s\u2019agit-il de battre le rappel pour qu\u2019il soit enfin permis de recueillir grâce à une vaste prospection des collections françaises et étrangères, officielles ou particulières, tels moulages historiques dont on avait perdu la trace.Mais l\u2019activité de la Chirothèque Française ne se limite pas aux seules célébrités des siècles passés puisqu\u2019elle a entrepris de mouler les mains de nos contemporains.Toute une galerie de mains éminentes viendra enrichir ses collections.Les personnalités du monde artistique, littéraire, scientifique et politique ont été pressenties.Elles ont accepté très spontanément, ce qui permet d\u2019assurer que le moulage de « sa » main constitue la mode du siècle.LA CHIROTHÈQUE FRANÇAISE le Samedi, Montréal, 22 avril 1950 7 POUR DEVELOPPER LES COMPETENCES ÉTABLISSEMENTS FORESTIERS DE DUCHESNAV Avec infiniment de raison, notre peuple du Québec devient de plus en plus conscient de la valeur économique de nos forêts.Ces dernières constituent une de nos ressources (naturelles les plus précieuses, non seulement quant à leur valeur intrinsèque, mais aussi par les salaires qui sont payés pour leurs exploitations diverses.Il est bon de savoir que les forêts canadiennes, avec les produits qui en dérivent, ont la jolie valeur de $1,706,000,000.00.Quant à l\u2019exploitation forestière et les travaux de mise en oeuvre des produits forestiers, ils représentent quelque 140,000 hommes-années- Les salaires versés aux ouvriers qui vivent de la forêt et de l\u2019utilisation de ses produits, se chiffrent par $300,000,000 par année.Un double problème se pose donc à ceux qui sont chargés du bien public : comment protéger ce beau capital, et comment former les experts qui sauront utiliser savamment les produits de la forêt.Il est admis aujourd\u2019hui que les grands ennemis de la forêt sont les feux et les insectes.Les gouvernement sont au fait des ravages causés par ces deux fléaux, et le fédéral comme les gouvernements provinciaux ont décidé de livrer une lutte énergique aux uns et aux autres.De son côté, le gouvernement fédéral va dépenser cette année la somme de $2,500,000.00 pour la protection de nos forêts.On fait remarquer que cette somme n\u2019est pas suffisante, si 1 on considère que les feux de forêts, seulement 1 an dernier, nous ont coûté plus que trois fois autant, soit exactement $8,500,000.On compte bien que ces montants versés pour la protection en 1950, augmenteront avec les années.Au point de vue de la facilité qu\u2019a le public de voir ce qui est fait en faveur de la forêt, il nous semble que Québec a l\u2019avantage sur Ottawa.Les organisateurs des industries du bois et les dirigeants des opérations forestières ont amené le gouvernement provincial à créer les Etablissements forestiers de Duchesnay.Le ministère des Terres et Forets, avec le ministère du Bien-Etre Social et de l\u2019Aide à la Jeunesse, y ont organisé successivement une Ecole de Gardes-Forestiers, une Ecole de Protection des Forêts et une Scierie-Ecole.Il est clair qu\u2019on a visé un double but : protéger la forêt contre son ennemi No 1 : le feu ; et en second lieu, former des experts non seulement pour les scieries, mais aussi pour les multiples industries du bois.Disons en passant qu\u2019en 1949 il y a eu 1,460 feux de forêt dans le Québec, causant la perte de 125,000 acres de terres boisées.A ceci ajoutons qu\u2019il y a dans la province 2,300 scieries employant quelque 25,000 ouvriers qui touchent $11,000,000 de salaire.N\u2019est-ce pas justifier amplement la création des trois écoles dont nous parlons ?N\u2019est-ce pas là aussi un sujet de publicité digne de tous les journaux patriotes se souciant réellement de l\u2019avenir économique de notre beau Québec ?Il va de soi que des Etablissements forestiers dont les applications sont plutôt du domaine pratique, seraient plutôt dépaysés parmi les gratte-ciel d\u2019un quartier fortement commercial ou industriel d\u2019un grande ville.Va pour la Faculté d\u2019Arpentage et de Génie Forestier, dont le cours est surtout théorique, de constituer un des principaux édifices de la Cité Universitaire, à Québec.Pour les Gardes-Forestiers, les élèves de la Protection des Forêts et la Scierie-Ecole, il était plus pratique de jeter les yeux sur le fief qu\u2019en 1693 le comte de Frontenac concédait à Alexandre Peuvret de Mesnu, sieur de Gauder-ville.L\u2019honorable A.-Chs.Juchereau-Duchesnay en fit l\u2019acquisition en 1838 ; de là le nom qui lui est resté.Le gouvernement provincial se porta acquéreur du domaine de Duchesnay en 1933, dans le but d\u2019y fixer les trois Ecoles dont nous parlons.Le fief Duchesnay est situé dans le comte de Portneuf à 23 milles au nord de Québec.Les chemins de Fer\t[ Lire la suite page 58 ] Ci-contre, à droite, de haut en bas.Lorsque les gardes-forestiers sont disperses et découvrent l'origine du feu.il leur faut différents types d'appareils pour communiquer leur découverte \u2014 Le \"gueuleton'1, pavillon de la salle à manger à Duchesnay, n est pas le moindre en ImDortance Dormi les services des Etablissements.\u2014 Les élèves sont recrutes à travers la province On voit le! une section d'une des trois écoles._ La Scierie-Ecole a son pavillon pour l'enseignement théorique.Sur la photo de la vue d'ensemble, ce pavilloni est , L., jrnî*I _ Ci-dessous, à gauche, les Etablissements Forestiers de Duchesnay, comte de Portneuf forment un bel ensemble d'imposantes constructions.\u2014 A droite.|eune homme surpris^par le g'arde-feu avec sa cigarette allumée.23% des feu* de forêts sont causes par des fumeurs.**ie w î MiHfiï 'JW: , '0m&L mmv5 ' * .ï'11 MAURICE RICHARD, l\u2019incomparable ailier du Canadien, aura brisé le record de 323 francs buts, détenu par le fameux Nels Stemart, des Maroons, depuis plus de 15 ans.à la fin de la saison 1952.La gent sportive souhaite au gentilhomme-athlète qu\u2019il atteigne la marque de 350 francs buts.Après quoi, il pourra devenir propriétaire d\u2019une fabrique d\u2019automobiles canadiennes, sans crainte de voir son exploit se faire éclipser par l\u2019un de ses successeurs.Entre nous, l\u2019un de ces derniers réussira cette performance, si le sage Art Ross décide de remplacer le gardien de buts par un robot.rempli d\u2019énergie nucléaire.mmwm wmmi / mi (jjPfÉj rmê Là * ;.v.v.y K-»» AVAV FABRIQUEE AU CARADA DEPUIS 1919 .V.VAVAV WAV.V V^%ViV^V***V***ViV,V,vXvI***X BwasvavavavX\u2019X AV.V.V.V.V.VAVAVA ay[yavav avV.V.'.V ¦\u2022À:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:- f ' 'JT, 7oitijjiez Ociïe Ayante Toutes les femmes doivent être en santé, belles et vigoureuses.Vous pouvez avoir une belle apparence avec le TRAITEMENT MYRRIAM DUBREUiL C\u2019est un tonique reconstituant et qui aide à développer les chairs.Produit véritablement sérieux, bienfaisant pour la santé générale.Le Traitement est très bon pour les personnes maigres et nerveuses, déprimées et faibles.Convenant aussi bien à la jeune fille qu\u2019à la femme.AIDE A ENGRAISSER LES PERSONNES MAIGRES Notre Traitement est également efficace aux hommes maigres, déprimés et souffrant d'épuisement nerveux, quel que soit leur âge.GRATIS : Envoyez 51 en timbres et nous vous enverrons gratis notre brochure illustrée de 24 pages, avec échantillon.CORRESPONDANCE CONFIDENTIELLE : Les jours de bureau sont : Jeudi et Samedi, de 2 h.à 5 h.p.m.(POUR LE CANADA SEULEMENT) Mme MYRRIAM DUBREUIL 6880, rue Bordeaux Case Postale, 2353, Place d\u2019Armes, Montréal, P.Ç.Ci-inclus 5< pour échantillon du Traitement Myrriam Dubreuil avec brochure Nom Adresse .Ville .Province n\u2019est pas par moi, mais bien par cet homme, et j\u2019aurais plus raison que lui de m\u2019adresser à votre justice.Si je me suis abstenu, c\u2019est par égard pour M.le maréchal.\u2014 Je ne discute pas sur les faits, mais sur le respect qui était dû à mon nom et à mon titre, riposta le vieux gentilhomme.Un garçon de votre âge et de votre position devait s\u2019effacer devant un maréchal de France.\u2014 Je l\u2019aurais fait, sans aucun doute, si le temps ne m\u2019avait pas manqué, mais je n\u2019avais qu\u2019un congé de six jours et la mission dont j\u2019étais chargé me forçait à ne pas perdre un instant.\u2014 Ah ! vous avouez donc que vous remplissiez une mission ?interrompit M.de Villeroi triomphant.\u2014 Mais, monsieur, je ne m\u2019en suis jamais caché ! \u2014 Nierez-vous que vous alliez à Brive-la-Gaillarde ?\u2014 Non, monsieur, dit Pascal en jouant le plus profond étonnement.J\u2019y allais, en effet.Comment le savez vous ?\u2014 Peu importe, répondit le maréchal.Vous alliez à Brive et vous remplissiez une mission : voilà ce que je tiens à constater.Maintenant, qui vous y envoyait ?Le cardinal, n\u2019est-ce pas ?\u2014 Non, monsieur.C\u2019est Son Eminence qui m\u2019avait accordé un congé de six jours ; mais c\u2019est pour mon compte que je me rendais à Brive.Or ce n\u2019est pas trop de six jours pour faire un voyage semblable.\u2014 Mais qu\u2019y alliez-vous faire alors ?\u2014 J\u2019avais promis à l\u2019abbé Denain, à son lit de mort, de remplir certain message confidentiel qu\u2019il m\u2019avait confié.J\u2019ai voulu profiter de mon premier congé pour tenir ma promesse.\u2014 Qu\u2019est-ce que cet abbé Denain ?demanda le régent.\u2014 L'ancien curé d\u2019Olivet, monseigneur.Un homme de grande science et de haute piété.C\u2019est lui qui m\u2019a appris le peu que je sais ; c\u2019est à lui que je dois le modeste emploi que j\u2019occupe.Il me semble que je ne pouvais pas faire moins que de m\u2019acquitter envers ce digne homme de la dette que j\u2019avais contractée.\u2014 Mais quelle corrélation y a-t-il entre cet abbé et votre voyage à Brive ?interrogea M.de Villeroi impatienté.\u2014 Une bien simple, monsieur.L\u2019abbé Denain est ne a Brive ; il y a encore deux ou trois amis d\u2019enfance.Il m\u2019a chargé pour l\u2019un d\u2019un message dont je me suis acquitté.\u2014 Mais le sacristain Mérot n\u2019avait rien à voir là-dedans ! objecta le maréchal.\u2014 Pardon, monseigneur, Antoine Mérot est précisément un des rares amis d\u2019enfance de mon premier bienfaiteur.Il m avait prié de le rappeler au souvenir de cet homme, je l\u2019ai fait.\u2014 Et vous l\u2019avez invité à souper ! Et vous l\u2019avez grisé ! Dans quel but ?\u2014 Dans le but de me distraire, répondit Pascal, toujours avec une extrême douceur.J\u2019étais seul à Brive.Je m\u2019y ennuyais, j\u2019ai invité cet homme à me tenir compagnie pour tuer ma soirée.Quel intérêt avais-je à le faire ?Il s\u2019est bien grise tout seul, je vous en réponds ! Vous n avez du reste qu\u2019à vous informer de lui à Brive.Mon aubergiste m\u2019a dit que cela lui arrivait tous les jours.\u2014 Mais, fit M.de Villeroi, furieux de voir avec quelle facilité Pascal lui glissait dans les mains, vous l\u2019avez planté là pendant plus d\u2019une heure, votre convive.Qu\u2019avez-vous fait pendant ce temps-là ?\u2014\tJe suis allé respirer le frais avant de me coucher.-Et vous ne lui avez pas pris ses clefs dans sa poche ?\u2014\tQuelles clefs ?\u2014\tEt vous ne vous êtes pas introduit dans la sacristie dont la garde lui était confiée, pendant qu\u2019il dormait ?demanda le maréchal exaspéré.\u2014 Je ne vous comprends pas du tout, monsieur, répondit Pascal.M.de Villeroi frappa du pied avec colère.\u2014 Pardon, fit le régent, mais il faut en finir une bonne fois avec toutes ces sottes aventures.Or j\u2019ai laissé le maréchal diriger à son gré cet interrogatoire, et il n\u2019a abouti à aucun résultat.Dubois, de son côté, n\u2019a pas dit un mot pour défendre son secrétaire, qui, du reste, ne me paraît pas en avoir besoin.Nous avons donc fait preuve tous deux d\u2019une patience et d\u2019une impartialité excessives.Prolonger cet entretien serait inutile et nous ferait perdre un temp; précieux.Donc brisons là.A ces mots, s\u2019adressant au maréchal : \u2014 Une autre fois, monsieur, reprit-il, soyez plus circonspect quand vous accuserez, ou n\u2019arrivez que les mains pleines de preuves indiscutables.Jusque-là, n\u2019oubliez pas que tous ceux qui viennent ici et que j\u2019honore de ma confiance ont droit aux mêmes égards que vous réclamez.Si vous y manquiez, je serais dans la nécessité de vous le rappeler un peu plus sévèrement que je ne voudrais le faire envers un gentilhomme de votre âge et de votre rang.Et maintenant, je ne vous retiens plus, monsieur de Villeroi.C\u2019était un congé formel.Le maréchal se retira, en proie à une colère d\u2019autant plus terrible qu\u2019il ne pouvait pas la laisser éclater.Quant à Dubois, il le laissa partir en haussant les épaules.\u2014 Ce qui prouve bien, murmura-t-il assez haut pour que le régent l\u2019entendît, \u2014 que ce vieillard n\u2019est bon à rien.Philippe d\u2019Orléans examinait Pascal à la dérobée, tout étonné de rencontrer chez un si jeune homme tant de force de caractère, d\u2019intelligence et d\u2019à-pro-pos.\u2014 Mais enfin qui êtes-vous ?lui demanda-t-il curieusement.\u2014 Monseigneur, je suis un enfant trouvé, adopté par la charité d\u2019un pêcheur, élevé par la bonté d\u2019un simple curé de campagne et recueilli par la générosité de M.le cardinal.\u2014 Et vous pouvez ajouter : merveilleusement servi par mon goût, mon savoir, mon esprit et mon activité, fit Dubois avec bienveillance.\u2014 C\u2019est de quoi faire plus tard un excellent conseiller d\u2019Etat, dit Philippe d\u2019Orléans sur le même ton.Pour le coup l\u2019affaire était enterrée.Non seulement le régent fut enchanté qu\u2019elle se terminât de la sorte ; mais encore Dubois sut un gré infini à son jeune secrétaire de s\u2019être tiré de ce mauvais pas, sans se retrancher derrière la protection de son maître et sans même l\u2019avoir mis en cause,\u2014quoique le maréchal eût fait pour l\u2019y pousser.Pascal reprit tranquillement le cours de ses occupations, plus que jamais animé de la sainte ardeur qui le soutenait depuis quelque temps.En effet, si modeste qu\u2019il fût, il ne pouvait pas se faire illusion sur les excellentes dispositions dont le régent et le cardinal étaient animés envers lui.Evidemment, s\u2019il continuait à les mériter, cette place de conseiller d\u2019Etat, qui lui était presque promise dès à présent, ne tarderait pas à récompenser ses efforts.Rien ne pouvait mieux stimuler son zèle ni flatter son amour-propre.Lui, qui n était rien, devenir l\u2019égal des gentilshommes les plus illustres ! Occuper un poste de cette importance ! Diriger les affaires du royaume ! C\u2019était de quoi troubler une imagination moins bien équilibrée que la sienne.S il ressentait quelque orgueil des distinctions dont il était l\u2019objet, des éloges qu il recevait, c\u2019est que chaque pas en avant le rapprochait de Gene- i Le Samedi, Montréal, 22 avril 1950 viève, à laquelle il ne cessait de penser, vers qui il se sentait entraîné par un irrésistible penchant.Il n\u2019avait plus maintenant l\u2019inexpérience du jeune âge.Il savait de quel nom véritable s\u2019appelait cette soi-disant amitié fraternelle qu\u2019il avait vouée à la jeune fille.Non, ce n\u2019était pas de l\u2019amitié, c\u2019était bien de l\u2019amour qu\u2019il ressentait pour elle.C\u2019est à elle aue iour et nuit se rapportaient toutes ses pensées.C\u2019est son image enchanteresse oui se présentait a lui et qui embellissait sa solitude, quand il rentrait dans son appartement désert.C\u2019est pour la mériter un jour qu\u2019il travaillait avec tant d'acharnement, qu\u2019il étudiait, le soir et quelquefois la nuit entière, les questions arides que le cardinal lui donnait à résoudre.Pour lui ce n\u2019était plus une fatigue, c\u2019était un échelon de plus qu\u2019il montait et qui le rapprochait du faîte.La passion que lui inspirait Geneviève n\u2019était pas seulement une idolâtrie, elle était une force, un levier, \u2014 le plus beau, le plus noble, le plus puissant de tous : l\u2019amour ! Il ne la voyait que par la pensée, c\u2019est vrai ; mais il était persuadé qu\u2019elle non plus ne l\u2019avait pas oublié, qu\u2019elle songeait également à lui.tous les jours, aux mêmes heures.Entre leurs deux natures impressionnables, vives, généreuses.il y avait une sorte d attraction magnétique, dont aucune distance n affaiblissait l\u2019intensité.Si séparés qu\u2019ils fussent par le rang, la fortune, les convenances, \u2014 toutes ces sottes barrières que le respect humain prétend élever entre deux coeurs faits pour s aimer, \u2014 ils vivaient ensemble dans une communauté journalière d\u2019idées et de sentiments, dont aucune puissance ne pouvait entraver l\u2019essor.Qu\u2019en résulterait-il un jour ?Cela seulement ils ne pouvaient le prévoir ni l\u2019un ni l\u2019autre.Peut-être serait-ce par la plus épouvantable catastrophe que se terminerait ce rêve insensé ; mais, à coup sûr, rien ne dompterait l\u2019incommensurable amour dont le coeur de Pascal était possédé.Voilà pourquoi il s\u2019avançait d un pas ferme et hardi dans la voie que le hasard lui avait tracée.Toujours sur la brèche, le premier et le dernier à son poste, il avait fini par inspirer au cardinal une confiance presque illimitée.Sans aucun doute, si Dubois n\u2019avait nourri lui-même 1 ambition de devenir premier ministre, il se serait déchargé sur son jeune secrétaire du soin de débrouiller certaines affaires dont l\u2019obscurité l\u2019avait fait reculer souvent lui-même.Parmi celles-là figurait un long mémoire qui lui avait été présenté par la duchesse de Mérenval.Cette dame, qui portait un des noms les plus connus de la noblesse française et qui appartenait à l\u2019une des plus anciennes familles de la Bretagne, était aujourd\u2019hui dans une situation déplorable.A plusieurs reprises, elle s\u2019était présentée chez le cardinal pour lui exposer verbalement et dans tous ses détails la cause qu\u2019elle avait résumée dans son mémoire.Jamais Dubois, soit que le temps lui manquât réellement, soit qu il n\u2019osât approfondir les faits consignes dans ce mémoire, n\u2019avait pu ou voulu la recevoir.Pour la dixième fois peut-être, elle revenait frapper à la porte du cardinal.L\u2019huissier, fatigué de ces obsessions, croyant sans doute être agréable à son maître, peu prévenu en sa faveur par le costume simple et sévère dont elle était revêtue, lui répondit assez grossièrement : \u2014 C\u2019est bien, madame.Quand votre tour sera venu, je vous préviendrai.Asseyez-vous là.Au même instant, Pascal quittait le cabinet du cardinal et traversait l\u2019antichambre.Il fut choqué du ton sur lequel l\u2019huissier avait parlé à cette pauvre femme.Il l\u2019examina avec attention et fut frappé de la souffrance réelle dont ses traits étaient empreints.Cela lui serra le coeur.\u2014 Venez, madame, lui dit-il avec bonté, et soyez assez bonne pour m\u2019expliquer ce qui vous amène.Il prit les devants, la fit entrer dans son cabinet et l\u2019invita du geste à s\u2019asseoir.\u2014 Qui êtes-vous, madame ?lui demanda-t-il.\u2014 Je suis la duchesse de Mérenval, monsieur.Pascal ne fut pas maître d\u2019un mouvement de surprise.Une duchesse ?sous ce costume si pauvre que la plus modeste des bourgeoises n\u2019aurait pas daigné le porter ! Voilà qui était étrange ! A coup sûr, Mme de Mérenval était malheureuse et dans une position peu fortunée.Il n\u2019en fallait pas davantage pour la recommander tout particulièrement à la bienveillance de Pascal.De son côté, la duchesse tout étonnée et tout heureuse de se voir enfin si bien accueillie pour la première fois, ne cachait ni la joie qu\u2019elle ressentait, ni les espérances dont brillaient ses grands yeux noirs.Pascal l\u2019examina plus attentivement pendant qu\u2019elle prenait place sur le fauteuil qu\u2019il lui avait désigné.L\u2019expression du visage, chez Mme de Mérenval, était tout autre qu\u2019il ne lui avait semblé tout d abord.Sur ces traits fins et délicats, il découvrit, malgré les fatigues et les privations dont ils étaient empreints, une grande régularité et une noblesse véritable.Evidemment, cette femme avait été quelque chose et avait occupé dans le monde une situation élevée.On le devinait à son maintien, à sa distinction, à l\u2019élégance de sa taille, que 1 âge n a-vait point déformée.Elle ne paraissait pas avoir plus de quarante-cinq ans.A peine quelques rides sillonnaient-elles son front d i-voire et quelques rares fils d\u2019argent tranchaient-ils sur le noir intense de ses cheveux, de ses sourcils arqués et de ses longs cils.Il y avait bien un peu de pâleur maladive sur cette figure correcte, les lèvres étaient bien un peu décolorées, le cercle bistré qui bleutait le dessous des yeux indiquait une souffrance physique et morale, très accusée ; mais il était evident qu avec des soins et un peu de bien-être, cette physionomie reprendrait promptement son ancien éclat.\t, Certainement, cette femme avait ete belle, très belle, et le bonheur pouvait faire d\u2019elle encore une magnifique créature, digne d\u2019admiration et de respect.Plus il la regardait, plus Pascal s intéressait à elle - \u2014Madame, lui dit-il, puis-je savoir ce qui vous amène ?__Monsieur, répondit-elle d\u2019une voix harmonieuse, quoique un peu plaintive, cela me paraît bien difficile.__Pourquoi, madame?Ne savez- vous pas que je suis le secrétaire particulier du cardinal Dubois ?__Je l\u2019ignorais, en effet, monsieur, car c\u2019est la première fois que j\u2019ai l\u2019honneur de vous voir.__Alors, madame la duchesse, vous devez supposer que je suis très avant dans l\u2019intimité de Son Eminence et que je pourrais vous être utile auprès d\u2019elle.__j\u2019en suis convaincue, monsieur, mais permettez-moi de vous adresser une question.\u2014 Je suis prêt à vous repondre, ma- \u2014 Le cardinal vous a-t-il parlé de moi ?43 HBSg i&H'i -WÈ üü wmmm C\u2019est là l\u2019une des centaines de personnes qui, chaque jour, se rendent à la succursale de la banque, au coin de la rue.On y voit des déposants qui apportent leurs chèques de paye, des détaillants qui vont mettre en lieu sûr la recette de la journée, des gens qui veulent consulter le gérant à propos d\u2019emprunts, d\u2019autres encore qui désirent encaisser des chèques.Tout cela, c\u2019est la besogne courante de la succursale.En dix ans, le nombre des comptes de dépôts a passé de 5,000,000 à 8,000,000.Cela montre que les Canadiens demandent de plus en plus à leurs banques une grande variété de services.Les banques savent s\u2019accommoder aux besoins croissants de la nation.ANNONCE COMMANDITÉE PAR VOTRE BANQUE m 44 Le Samedi, Montréal, 22 avril 1950 Une bonne tasse de thé est toujours un réconfort THÉ SAIADA \u201cPas de journées sombres pour moi NUGGET rayonne toujours dans ma vie !\u2019\u2019 }' Donnez plus d'éclat à vos souliers .Faites-les durer avec le cirage à chaussures Nugget.ROUGE, NOIR ET TOUTES LES COULEURS DE BRUN Avez-vous \u201c appliqué À NUGGET \u201e sur.vos souliers ce matin?A nos Lecteurs et Dépositaires Pour des raisons très Importantes nous tenons à rappeler à tous nos lecteurs et dépositaires que notre maison, la maison Poirier, Bessette À Cie, Limitée, ne possède et n'édite que TROIS MAGAZINES, qui sont LE SAMEDI LA REVUE POPULAIRE LE FILM Nous n\u2019avons donc aucun lien d'aucune sorte avec tout autre magazine, revue ou publication quelconque de la Province de Québec.POIRIER.BESSETTE & CIE.LIMITEE 975-985.rue de Bullion.\tMontréal 18 FAITES UNE SURPRISE A VOS AMIS ABONNEZLES AU \"SAMEDI\" Coupon d\u2019abonnement ¦ ¦ III LE SAMEDI III Canada\tEtats-Unis ) an .$3.50\t1 an .$5.00\t_ 6 mois .2 00\t6 nsois .2.50\t¦ f] IMPORTANT\u2014Indiquez d'une croix s'il s'agit d'un renouvellement.¦ ¦ Nom\t.¦ Adresse.¦ ¦ Ville.ProvlnCe.POIRIER, BESSETTE & CIE, LTEE 979-995 rue de lulllon MONTREAL 19, F.Q.\u2014\tJamais, madame.\u2014\tJe m\u2019en doutais bien, fit-elle avec une nuance d\u2019amertume.\u2014\tPour quelles raisons ?\u2014\tParce que, monsieur \u2014 j\u2019espère que vous ne vous formaliserez pas de ce que je vais vous dire \u2014 vous êtes trop jeune encore pour que l\u2019on vous initie à toutes les infamies dont notre vilaine humanité fourmille.\u2014\tIl s\u2019agit donc de quelque chose de bien horrible ?\u2014\tSi horrible et si compliqué que tout ce que vous imagineriez n\u2019approcherait pas de la vérité.\u2014\tMais enfin, que demandez-vous, madame ?\u2014 Je demande justice, monsieur.\u2014\tEt c\u2019est à Son Eminence que vous vous adressez pour l\u2019obtenir ?Il me semble, madame, que ce serait plutôt l\u2019affaire de M.le lieutenant criminel.\u2014\tVous avez raison, monsieur.Aussi me serais-je certainement adressée à lui, s\u2019il ne s\u2019agissait que de poursuivre un crime banal comme il s\u2019en commet tous les jours.Mais, dans le cas qui se présente, l\u2019honneur d'une noble et illustre famille est en jeu.La honte du châtiment qui atteindrait les coupables rejaillirait sur ceux qui portent leur nom.Une telle affaire ne peut donc pas suivre le cours ordinaire.Voilà pourquoi je m\u2019étais adressée tout d\u2019abord au régent et je lui avais remis le mémoire que j\u2019ai fait rédiger.\u2014\tEh bien ! que vous a dit Son Altesse ?\u2014\tAprès m\u2019avoir reçue avec beaucoup de courtoisie, grâce au nom que j\u2019ai l\u2019honneur de porter, Son Altesse m\u2019a priée de revenir dans trois jours et m\u2019a promis qu\u2019elle lirait ce mémoire.\u2014 Et vous y êtes retournée ?\u2014 Naturellement.Philippe d\u2019Orléans avait tenu sa promesse.Seulement, m\u2019a-t-il dit, il n\u2019a pas le temps de s\u2019occuper d\u2019autres affaires que de celles de l\u2019Etat.«Je remettrai votre mémoire au cardinal Dubois, a-t-il ajouté, et je le prierai de m\u2019adresser un rapport à ce sujet.Il me le soumettra dès qu\u2019il sera prêt, et alors je me prononcerai.\u2014 Mais, jusqu\u2019ici, tout me paraît aller au-devant de vos désirs, fit observer Pascal.\u2014 Oui, monsieur ; mais il aura fallu que le cardinal mît autant d\u2019empressement à faire son rapport que le régent en avait mis à lire mon mémoire.Or, voilà près de huit mois que je sollicite en vain une audience de Son Eminence ! Huit mois, c\u2019est-à-dire huit siècles, pendant lesquels mon courage se lasse, mes ressources s\u2019épuisent, à ce point que je serais peut-être morte de misère et de désespoir, sans la charité de la personne qui m\u2019a donné asile.\u2014 Et cette personne quelle est-elle ?\u2014 Madame Hervieux.\u2014 Que fait-elle ?\u2014 Elle est lingère.\u2014 A quel endroit ?\u2014 Rue Saint-Honoré, no 84.\u2014 Ah! je la connais, fit Pascal.\u2014 Vous êtes lié avec elle?\u2014 Non, madame.Seulement on me l\u2019a citée comme tenant le magasin le mieux achalandé de Paris, et c\u2019est chez elle que je me fournis des menus objets dont j\u2019ai besoin.\u2014 On vous a dit vrai, monsieur.Et pour que le renseignement soit complet, poursuivit la duchesse, j\u2019ajouterai que c\u2019est la meilleure et la plus généreuse des femmes.\u2014 J\u2019en suis heureux pour vous, madame, fit Pascal.J\u2019aurais voulu, comme elle, vous être utile à quelque chose, mais, puisque ma jeunesse vous effraye au point de ne vouloir rien lui confier, je ne vois guère en quoi je pourrais vous servir.\u2014 Vous pouvez, au contraire, beaucoup pour moi, monsieur.Si vous êtes secrétaire particulier de Son Eminence, vous l\u2019approchez à tout instant.\u2014 Nécessairement, oui, madame.\u2014-Eh bien! je ne vous demande que de rappeler au cardinal qu\u2019il a toujours entre les mains le mémoire de la duchesse de Mérenval et de lui persuader que ce serait faire envers moi acte d\u2019humanité que de rédiger et de présenter au plus tôt le rapport que le régent lui a demandé.-\u2014Je n\u2019y manquerai pas, madame; je vous le promets, dit Pascal avec douceur.Et, pour que vous ne soyez pas plus exposée aux rebuffades de valets trop zélés, lorsque vous viendrez au Palais-Royal, adressez-vous à moi.Si vous ne trouvez pas ici la solution que vous attendez, vous y rencontrerez au moins les sympathies et les respects qui sont dus à une personne de votre âge et de votre rang.\u2014\tAlors, monsieur, je puis compter sur votre bienveillante intervention ?demanda la duchesse en se levant.\u2014\tDès aujourd\u2019hui, je m\u2019occuperai de vous, madame.Je n\u2019ai qu\u2019une parole.A ces mots, il se leva et la reconduisit jusqu au seuil de l\u2019antichambre.Quand il rentra dans son cabinet, il était tout pensif.Positivement, cette femme, qui portait un si grand nom sous les vêtements misérables qui la couvraient, qui s\u2019était montrée si digne, si réservée, qui n\u2019avait pour ainsi dire pas laissé échapper un mot d\u2019amertume ou d\u2019impatience, l\u2019avait profondément ému.Pendant toute la journée, il ne cessa de penser à elle.Qui sait si cette malheureuse n\u2019attendait pas de ce rapport le rang et la fortune auxquels sa naissance lui donnait droit ?Lorsqu\u2019il se trouva seul avec le cardinal, il lui raconta quelle visite il avait reçue, combien les instances et les larmes de la duchesse l\u2019avaient troublé.\u2014 Ah ! je le crois bien ! fit Dubois.Si tout ce qu\u2019elle raconte dans ce mémoire est vrai.\u2014 Et pourquoi ne le serait-ce pas ?\u2014 Sans doute, mais c\u2019est précisément ce qui m\u2019épouvante, car, si elle dit toute la vérité, il faudrait punir sévèrement les coupables.Vous savez que Philippe d\u2019Orléans ne plaisante pas avec les assassins.N\u2019a-t-il pas fait exécuter en place de Grève le comte de Horn, bien qu\u2019il fût d\u2019origine princière, en dépit des supplications que lui adressaient les plus illustres personnages ?\u2014\t1! s\u2019agit donc d\u2019un assassinat ?\u2014 Si ce n\u2019est de deux.\u2014 Eh bien ! si la justice et le bon droit sont du côté de Mme de Mérenval, pourquoi hésiterait-on à les reconnaître ?\u2014 Vous avez raison, mais c\u2019est précisément ce dont je ne suis pas certain.\u2014 Comment cela ?\u2014 J\u2019ai fait prendre des renseignements sur cette pauvre femme.Ils ont été irréprochables quant à.sa conduite, mais, quant à sa raison, ils sont déplorables.\u2014 Que voulez-vous dire ?\u2022\u2014 Elle a été folle pendant près de v ngt ans.Sa famille a été obligée de la faire enfermer dans un hôpital.\u2014 Quelle était donc sa folie ?\u2014 Elle avait la monomanie de la persécution.Elle s\u2019imaginait que tous ceux qui l\u2019approchaient en voulaient à ses jours.Enfin elle avait fait de son oreiller une sorte de poupée, qu\u2019elle habillait, désabillait, berçait, caressait et embrassait comme un enfant, et qu\u2019elle appelait Marcel.\u2014 Et avait-elle eu réellement un enfant ?\u2014 Oui, mais il paraît qu\u2019on le lui avait volé.\u2014 Pauvre mère ! \u2014 Et vous pourriez dire aussi pauvre femme ! car son mari était mort d\u2019une terrible chute de cheval deux ou trois ans, je crois, après son mariage. le Samedi, Montréal, 22 avril 1950 45.\u2014\tMais alors, quelles cons'dérations vous retiennent, monseigneur ?Il me semble que pas une infortune n\u2019est plus intéressante que celle-là ! \u2014\tSans doute.Aussi je n\u2019hésiterais pas à me prononcer en sa faveur, si j\u2019étais parfaitement sûr qu\u2019elle jouît de toute sa raison et que l\u2019accusation qu\u2019elle ose élever ne fût pas la conséquence de sa monomanie des persécutions.__Je vous certifie, pour ma part, que j\u2019ai causé avec elle pendant un grand quart d\u2019heure, que je l\u2019ai trouvée fort calme, fort sensée.\u2014 Oh! cela ne prouve rien.La folie revêt les formes les plus bizarres.Il y a des fous qui raisonnent comme vous et moi en dehors du cas spécial dont ils sont atteints.Entrez dans une salle d\u2019aliénés vous les verrez tous s\u2019approcher de vous, les uns après les autres, et vous dire en montrant leur voisin : « Ne l\u2019écoutez pas, il est fou ! » Et c\u2019est pourquoi je me demande si ce mémoire est bien l\u2019oeuvre d\u2019une personne saine d\u2019esprit et possède le caractère d\u2019authenticité nécessaire pour exercer des poursuites.\u2014 Je conçois, en effet, ce scrupule, monseigneur ; mais il est facile de se renseigner encore sur le compte de la duchesse.\u2014 Auprès de qui ?\u2014 Auprès de la personne chez qui elle demeure.\u2014 Vous le savez donc?\u2014 C\u2019est elle-même qui m\u2019a donné le nom et l\u2019adresse de Mme Hervieux.\u2014 Eh bien! faites.Je n\u2019y vois pas d\u2019inconvénient.Seulement, ne revenez plaider la cause de votre protégée qu\u2019armé de certitudes absolues.\u2014 Je m\u2019y engage formellement, monseigneur.Sur cette promesse, Pascal se retira.Ce ne fut pas sans une grande impatience, qu\u2019il ne s\u2019expliquait pas trop lui-même, qu\u2019il attendit la fin de cette journée.Enfin, vers cinq heures, après avoir quitté son cabinet, il se rendit chez Mme Hervieux.Le magasin était vide.A côté du comptoir était assis un homme de soixante ans environ, sur lequel Pascal jeta un regard soupçonneux.La lingère s\u2019en aperçut.\u2014 M.Hervieux, mon mari, dit-elle en le présentant à Pascal.VIII Comment Jeanne était devenue Mme Hervieux Pascal, en l\u2019examinant, n\u2019avait vu devant lui qu\u2019un homme d\u2019aspect placide et débonnaire, duquel il n\u2019avait pas trop à craindre.Quand il apprit que cet homme était le mari de la lingère, il crut pouvoir exposer sans danger devant lui les motifs qui l\u2019avaient amené.M.Hervieux paraissait âgé d\u2019une soixantaine d\u2019années.Il était parfaitement conservé, très vert encore, quoique ses cheveux et sa moustache fussent complètement blancs.Il se tenait droit sur sa chaise, vêtu d\u2019habits fort simples, mais d\u2019une irréprochable propreté, et exécutait tous ses mouvements avec une sorte de régularité mécanique dénotant chez lui de vieilles habitudes soldatesques.Il avait été, en effet, sergent-fourrier de gardes-françaises et en avait conservé les allures, bien qu\u2019il eût quitté le métier depuis une quinzaine d\u2019années.A cette époque, et au moment où il y comptait le moins, son cousin Hervieux, qui était bonnetier rue Coquil-lère, était mort subitement, la veille de son mariage, et lui avait laissé une petite fortune de trente mille livres.L\u2019ancien sergent avait immédiatement renoncé au service.Mais, comme il ne voulait pas vivre sans rien faire, il avait sollicité et obtenu une place de commis d\u2019octroi.On l\u2019avait placé à la barrière du Roule, il s\u2019était marié, était devenu premier commis et allait enfin prendre dans deux mois une retraite honorable, après avoir utilement, mais obscurément, servi son pays pendant quarante-deux ans.Malgré son apparence martiale et sa moustache rébarbative, c\u2019était l\u2019être le plus doux et le plus inoffensif de la création.On affirmait, du reste, dans le quartier, que sa femme le faisait tourner comme un toton et qu\u2019il ne s\u2019était jamais opposé à la moindre de ses volontés.Absent de chez lui pendant toute la journée, il ne rentrait guère au magas'n que le soir, à la nuit tombante.Aussitôt qu\u2019il avait soupé, il allait se mettre au comptoir et inscrivait sur un grand livre les ventes que sa femme avait réalisées.Dans le commerce de lingerie qu\u2019elle exerçait, il était le bras.Mme Hervieux était la tête.Grâce à l\u2019ordre parfait qui régnait dans cette maison, à l\u2019intelligence dont était douée la lingère, l\u2019ancien magasin de Mme Montagne s\u2019était transformé.On y trouvait aujourd\u2019hui les dentelles les plus rares, le linge le plus fin.Aussi tout ce que Paris contenait à cette époque de monde élégant aurait cru déroger s\u2019il avait acheté ce dont il avait besoin ailleurs que dans le magasin de Mme Hervieux.Quant à elle, c\u2019était une petite femme qui .lavait guère plus de trente-sept ans, aux cheveux châtains, aux yeux gris, au nez incorrect, la bouche un peu grande.Ses regards respiraeint l\u2019intelligence et son visage était doué d\u2019une grande mobilité.Elle avait ce qu\u2019on appelle « beaucoup de physionomie ».Fraîche, vive, accorte, complaisante, très patiente avec les clientes, \u2014 ce qui n\u2019est pas un si mince mérite qu\u2019on pourrait ls supposer, \u2014 elle était très aimée de tous ceux qui l\u2019approchaient.\u2014 Mais comment a-t-elle pris pour mari ce vieux soliveau ?se demandait-on.Il est vrai qu\u2019Hervieux avait trente mille livres au moment où sa femme l\u2019épousa et qu\u2019une dot semblable fait passer sur bien des imperfections.Cependant on fut très étonné lorsque, six mois après leur mariage, on vit l\u2019ancien sergent acheter et payer comptant trente-cinq livres la maison au bas de laquelle était situé leur magasin.Ils avaient donc d\u2019autres ressources que les trente mille livres du mari ?Il fallut bien le croire et se rendre à l\u2019évidence quand, à son tour, Mme Hervieux acheta le fonds de la veuve Montagne, le paya en beaux écus sonnants et fit de tous côtés des achats considérables.Dès ce moment on leur attribuait une fortune de soixante mille livres au moins.Donc Mme Hervieux n\u2019avait pas épousé son mari par intérêt seulement, et devait être pour le moins aussi riche que lui.Très considérés, très aimés de leurs voisins en raison de leur extrême simplicité, les Hervieux passaient cependant aujourd\u2019hui pour avoir au bas mot deux cents mille livres, sans compter les richesses dont la boutique était pleine.Pascal, nous l\u2019avons dit, avait fait à deux ou trois reprises différentes de petits achats chez la lingère, dont la physionomie était restée profondément gravée dans son souvenir.Où avait-il vu cette femme ?Quant et dans quelles circonstances l\u2019avait-il rencontrée ?Il ne pouvait pas s\u2019en rendre compte, mais son visage l\u2019avait frappé le premier jour où il était entré chez elle.A coup sûr, elle ne lui était pas inconnue.Cela l\u2019intriguait d\u2019autant plus qu\u2019il ne connaissait pas grand monde à Paris et que ses souvenirs ne Pour une peau plus douce, plus propre, plus fraîche.\u2022\u2022 v \u201e WUÎM1 Cumm Voici un Moyen Nouveau d\u2019Embellir son Teint de 4 Façons Voici enfin un cold-cream 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