Le samedi, 1 août 1950, samedi 26 août 1950
[" iSpNir Montréal, 26 août 1950 NATIONAL DES CANADIENS DIX CEIMTS » # \u2022 w «T #* PER CON DANS CE NUMERO : \u2022\tSUR UNE PLAGE NORMANDE \u2022\tUN GRAND CANADIEN ® VISAGE DE L'ALLEMAGNE '50 Notre roman d'aventures : \u2022\tL'HOMME DES LIANES par JEAN VOUSSAC r LA BATTERIE mm jmülïïf '/'4 / /// ////III i\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\v d e c o n mim HART BATTERY COMPANY, LIMITED VANCOUVER \u2022 CALGARY \u2022 REGINA \u2022 WINNIPEG \u2022 TORONTO MONTREAL \u2022 SAINT JOHN, N.B.HALIFAX ¦ ST.JOHNS, P.0.NOUVELLES DOUTRE-MER HÉRISSONS ET PORCS-ÉPICS Dans un récent bulletin aux cultivateurs, le ministère de 1 Agriculture d Angleterre examine avec sympathie l\u2019activité du hérisson, proche parent du porc-épic canadien.Au sujet de la tactique défensive du hérisson, le ministère écrit: «Le jour, si on peut le trouver, il est d\u2019habitude roulé en une boule piquante, dispositif de défense qui réussit assez bien contre certains de ses ennemis naturels, mais non pas tous.Les renards, les blaireaux et nombre de chiens connaissent le truc pour dérouler le hérisson ».Ayant révélé que «la plus grande par.ie du travail du hérisson se fait de nuit au printemps, à l\u2019été et au debut de 1 automne » (il semble récupérer son sommeil en hiver), le ministère se met en frais de détruire certaines légendes dont il est l\u2019objet.Par exemple, il n\u2019est pas exact qu\u2019il ai.l\u2019habitude de voler les oeufs dans les nids des poules.Il peut en croquer un de temps à autre mais le ministère pense qu\u2019il faut lui pardonner si l\u2019on se rappe.le qu il passe la plus grande partie de son temps à débarrasser les jardins des limaces e: des couleuvres, des rats et des souris.Le ministère croit « fort improbable » la réputation qu\u2019a le hérisson de traire les vaches.Et aussi celle de rouler les oeufs de poule et de les transporter fixées à ses «épines».C\u2019est une pure impossibilité, meme si un naturaliste du moyen âge a prétendu que c\u2019est possible.Le même amateur d histoire naturelle n a-t-il pas pensé avoir vu des oies éclore de beinaches ! Le ministère conclut par un appel fervent aux jeunes de ne pas se servir de hérissons en boule, en guise de ballons.CARTES POSTALES METEOROLOGIQUES Les avions de l\u2019escadrille du bureau de recherches météorologiques servent à des expériences, auxquelles on demande au public de collaborer, pour obtenir des renseignements au sujet des « petites anomalies de l\u2019atmosphère supérieure ».On lance des cartes postales à diverses altitudes et ceux qui les trouvent sont priés d\u2019y inscrire le lieu exact où ils les découvrent puis de les expédier par la poste au directeur de l\u2019Office météorologique.On porte ensuite les données sur une carte géographique et leur répartition permet de découvrir les troubles at-mophériques des différentes couches.Si les premières expériences fournissent des données utiles, on les répétera dans des conditions différentes et à des hauteurs différentes afin de compléter le tableau de la turbulence.Par le passé, l\u2019Office météorologique se servait de caries postales fixées à des ballons.En un cas, en octobre 1923, un ballon crevé tombait du ciel près de Leipzig en Allemagne et, quand la carte revint à l\u2019Office, on constata que le ballon avait voyagé à 143 m.à l\u2019h.Le courant où il voyagea se nomme maintenant «courant de réaction.» Récemment, on a lancé les premières cartes postales près de Londres et de Birmingham.LE PLUS VIEUX CANADIEN \"VOLANT\" Le plus vieux voyageur qui ait jamais volé du Canada en Angleterre, Mme Harriet Richardson âgée de 96 ans, descendait d\u2019un paquebot aérien à l\u2019aéroport de Londres la semaine dernière, déclarant : « Tout le monde semble penser que la vie finit à 90 ans.Pour moi, l\u2019existence offre encore beaucoup d\u2019aventure ».Grande, les cheveux argentés, des roses à son chapeau, Mme Richardson rend visite à sa « jeune » soeur de 83 ans dans South-Devon Elle explique : « Je veux jeter un coup d\u2019oeil aux lieux que j\u2019ai connus, petite fille.Je regrette seulement de manquer les jonquilles.La prochaine fois que je viendrai, j\u2019arriverai un peu plus tôt dans l\u2019année.J\u2019ai bien joui de chaque instant de mon voyage aérien et je rentrerai par le même chemin ».UNIVERSITE QUI HONORERA UN CANADIEN D\u2019éminents hommes de science qui assisteront à la réunion de la British Association, laquelle commencera le 30 août à Birmingham, recevront des degrés honor is causa à une collation de grades (la troisième cette année) de l\u2019université de Birmingham, le 2 sep embre.Ce sont : M.Chalmers MacKenzie, président du Conseil national des recherches du Canada depuis 1944 et directeur de la Société géographique du Canada depuis 1937.Sir Harold Hartley, président de la British Association, autorité en matière de guerre chimique ainsi qu\u2019en matière de combustible et d\u2019énergie motrice, et président de la British European Airways Corporation ainsi que de la British Overseas Airways Corporation.M.James Bryant Conant, président d\u2019Harvard depuis 1933.Parmi ses ouvrages, on remarque un traité sur la chimie organique.NOTRE COUVERTURE En feuilletant un album contenant les instantanés pris depuis le début de l\u2019été, nous avons trouvé cette photo qui rappellera à de nombreux « nouveaux mariés», le moment très doux du départ pour le voyage de noces.C\u2019était après une journée bien émouvante et cet instant promettait enfin la solitude pour ces amoureux.En toute saison, un départ de voyage de noces pour une courte ballade en auto ou un grand voyage en avion, laisse un souvenir impérissable.\tPhoto Harold M.Lambert. 3 LES PUBLICATIONS POIRIER, BESSETTE & CIE, LIMITEE Membres de l'A.B.C., et de l'Association des Editeurs de Magazines du Canada Le Samedi La Revue Populaire Le Film 975-985, RUE DE BULLION MONTREAL \u2014 CANADA \u2022 T é I : PLateou 9638 * FRED & GEORGES POIRIER Propriétaires JEAN CHAUVIN Directeur Rédacteur en chef : GERALD DANIS Chef de publicité : CHARLES SAURIOL Directeur artistique : HECTOR BRAULT Chroniqueur sportif : OSCAR MAJOR Chef du tirage : ODILON RIENDEAU NOS REPRESENTANTS : WILFRID DAOUST 20, Onzième Avenue, Lachine (Ottawa, Hull, Sherbrooke, Drummondville, Saint-Hyacinthe, Sorel, Granby, Farnham, Saint-Jérôme, Joliette et les environs.) \u2022 ADELARD PARE 6( rue du Pont, Québec ( Québec et Lévis ) \u2022 PAUL LARIVIERE 1710, rue St-Philippe, Trois-Rivières ( Trois-Rivières et Cap-de-la-Madeleine ) Autorisé comme envol postal de ta deuxième classe.Ministère des Postes, Ottawa.\u2022 Entered at the Post Office of St.Albans.Vf., os second class matter under Act of March 1879 ABONNEMENT CANADA Un\tan\t\t- $3.50 Six\tmois\t\t¦ 2.00 \tETATS-UNIS\t Un\tan\t\t- $5.00 Six\tmois\t\t¦\t2.50 o AU NUMERO : 10 cents HEURES DE BUREAU : 9 h.o.m.à 4.45 h.p.m.du lundi au vendredi.\u2022 AVIS AUX ABONNES \u2014 Le» abonnés changeant de localité sont priés de nous don' ner un avis de huit jours, l'empaquetage de nos sacs de malle commençant cinq jours avant leur expédition.62e année, No 15 \u2014 Montréal, 26 août 1950 EDITORIAL D\u2019UN SAMEDI À L\u2019AUTRE Pour rassurer les ménagères Chez nous comme aux Etats-Unis, la crainte d\u2019une troisième guerre mondiale à plus ou moins brève échéance a commencé à susciter d\u2019inquiétantes réactions dans le monde des affaires.A la fin de juillet, le simple citoyen pouvait noter certains signes d\u2019énervement de caractère décidément symptomatique.Bien entendu, ce n\u2019était pas, ce n\u2019est pas encore l\u2019affolante psychose de la thésaurisation et du marché noir que rien, d\u2019ailleurs ne justifierait dans les circonstances, mais l\u2019oeil exercé n\u2019en voit pas moins un état d\u2019esprit collectif tout disposé à la panique.C\u2019est qu\u2019on ne se fait peut-être pas assez à l\u2019idée que nous connaissons une « drôle de paix », une paix, en tout cas, et comme l\u2019a suggéré un journaliste français, dont le climat permanent, pour les prochaines années à venir, en serait un de tension continuelle, de guerre froide ou même de guerre larvée ininterrompue.Le sénateur Taft, chez nos voisins, qui a parlé en ce sens, devant le Sénat, confirmerait notre point de vue.Du reste, la politique du président Truman, orientée autant vers la sécurité armée que vers la paix, et se conformant ainsi aux exigences de notre « drôle d\u2019après-guerre », crée un climat économique tout différent de ce qui existait avant 1939.A vrai dire, l\u2019idée de trêve n\u2019a jamais été tout à fait abandonnée depuis que le dernier coup de canon a été tiré dans les îles du Mikado.En d\u2019autres termes, l\u2019après-guerre n\u2019a pas été ce que nous attendions, mais il aura au moins ceci d\u2019avantageux qu\u2019en 1950, dans un monde guère assagi, les Etats démocratiques ne se sont pas bercés d\u2019illusions.La leçon a si bien porté qu\u2019adve-nant une troisième tragédie universelle, ils n\u2019auraient pas à s\u2019empêtrer dans une inextricable période d\u2019adaptation semblable à celle des années \u201c40\u201d qui tint, autant dire, de l\u2019improvisation et qui, par le fait même, donna si beau jeu à la thésaurisation et au marché noir.Non, vraiment, les conditions ne seraient pas les mêmes.Cela nous a coûté cher, et continue de nous coûter cher en impôts de toutes sortes.Cela a peut-être entravé, et dans une mesure bien relative, l\u2019essor de l\u2019industrie domestique, tant, chez nous qu\u2019aux Etats-Unis, mais il ressort que, par réaction devant l\u2019attitude agressive de l\u2019Est, l\u2019Ouest a su ne pas s\u2019endormir dans la trompeuse complacency, de funeste mémoire.ïS c\u2019est précisément pour cette raison que la crainte actuelle d\u2019une période aiguë de marché noir paraît absolument dénuée de tout fondement.Mais les foules sont émotives.Puis, les agissements de quelques manoeuvriers ou chevaliers d\u2019industrie ont donné le branle à des rumeurs de toutes sortes, si bien qu\u2019on a vu des ménagères se ruer chez les épiciers pour se constituer des réserves de sucre, par exemple, alors qu\u2019il est démontré que les stocks de sucre sont plus abondants que jamais.Même réaction nerveuse chez l\u2019automobiliste qui s\u2019est emmagasiné des pneus en prévision d\u2019une rareté qui, pour le moment du moins, n\u2019existe que dans son imagination.Plus aux Etats-Unis que chez nous, cependant, des fournisseurs de tous genres ont vu leurs boutiques prises d\u2019assaut, toujours sous l\u2019impulsion de rumeurs non fondées.Dans mon propre quartier, mon fournisseur habituel, tout brave homme qu\u2019il est, prend des mines d\u2019homme très informé en la matière et se frotte les mains d\u2019aise.Sa satisfaction n\u2019a d\u2019égale que l\u2019angoisse de ses clients \u2014 clientes, surtout \u2014 trop crédules.Celui-ci comme les autres, accrédite la rumeur par son expectative irraisonnée, ce qui, à tout prendre, n'a rien de tragique puisque l\u2019infaillible loi des compensations fera bientôt tout rentrer dans l\u2019ordre.Comme dernière conséquence de ce soubresaut économique artificiellement créé, quelques surplus de denrées inutilement accumulées de part et d\u2019autre seront autant de rappels que notre « drôle de paix » comporte tout de même l\u2019avantage d\u2019une sécurité qu\u2019autre-ment, on n\u2019aurait peut-être pas su apprécier.Et cela, une fois de plus, nous apprendra que la crainte seule, ne crée, pas l\u2019événement.\tG.D.Ce qu'est le magazine Le titre qui chapeaute ce modeste papier suggérera peut-être l\u2019idée de plaidoyer pro domo.Il n\u2019en est rien.Il n\u2019en est rien, d\u2019abord parce que ce genre de publication est trop populaire chez nous ; ensuite, et surtout, parce que Le Samedi, qui en est le prototype au Canada français, et peut-être au Canada tout court, porte allègrement ses soixante-et-un ans ! Il peut bien s\u2019en vanter sans fausse coquetterie ni vaine prétention puisque partout, les gens de tout âge et de toute condition en parlent volontiers comme d\u2019une ancienne et sympathique connaissance.Non, Le Samedi n\u2019est pas vaniteux, lui qui aurait pu proclamer en mai dernier, et à sons de trompe, un anniversaire respectable dans notre Nouveau Monde.Ce qu\u2019aujour-d\u2019hui, il estime jus'.e et raisonnable, c\u2019est de rappeler qu\u2019il ne dévie pas de sa prise de position en faisant le point (une fois tous les soixante ans n\u2019est pas abus!), en définissant le rôle et la fonction du magazine dans notre vie moderne.Jamais, peut-être, la machine ronde n\u2019a connu autant de perturbations et nouveautés que durant la première moitié du XXe siècle : guerres, révolutions, menaces ouvertes d\u2019idéologies politiques, inventions fantastiques, progrès inouïs des sciences appliquées ; bref, autant de ressorts qui stimulent la curiosité universelle.Il s\u2019ensuit donc qu\u2019on réclame l\u2019imprimé plus que jamais.En effet, on ne lit plus, on dévore, tant on est assoiffé de nouvelles.Malgré le puissant concours de la voix et de l\u2019image apporté par la radio, l\u2019actualité filmée et la télévision, la soif de l\u2019information demeure cependant inextinguible.Chaque apparition de moyens ou de méthodes nouvelles de diffusion a soulevé la même question : le magazine supplantëra-t-il le journal quotidien ?L\u2019actualité filmée concurrencera-t-elle le magazine ?La télévision relèguera-t-elle au rancart tous ses rivaux ?Or, le temps et l\u2019expérience ont démontré et continuent de démontrer que les foules toujours avides s\u2019accommodent sans préférences spécifiques des moyens utilisés pour les alimenter de distractions et d\u2019informations.Mais alors, dans tout ceci, qu\u2019est donc au juste le magazine ?La réponse est toute simple : le magazine est et demeure un heureux compromis entre l\u2019actualité brûlante, c\u2019est-à-dire le fait quotidien, isolé, éphémère, et le périodique spécialisé, sévère.Il ne diffuse pas la nouvelle à jet continu, mais la commente dans un esprit de synthèse afin de lui donner son sens général, sa portée précise.On a vu, pendant la dernière guerre, que tel événement capital comme les premiers bombardements intensifs de la vallée de la Ruhr, prenait toute sa signification à la lumière d\u2019articles illustrés et documentés, révélant les raisons proches et lointaines du choix de semblable cible.Ainsi, dans le décousu de l\u2019information en vrac, des noms comme ceux de Rommel, de Goebbels, de Gayda et de tant d\u2019autres passaient furtivement dans le flot ininterrompu des rotatives, mais, au cours des semaines subséquentes, le magazine brossait le portrait de ces hommes de l\u2019heure pour les fixer dans le cadre bien défini de leurs rôles.En temps de paix, le procédé demeure le même et apporte le même précieux concours de complément.Tous les jours ou presque, par exemple, des fragments d\u2019information nous invitent à considérer que le moteur à turbo-réacteur révolutionnera dans un avenir plus ou moins rapproché le transport routier comme il fait présentement du transport aérien, mais quand, comment et dans quelles conditions ?Toutes ces réponses, le lecteur du Samedi les trouvait dernièrement dans un article abondamment illustré et savamment documenté en marge des dernières expériences pratiques effectuées en ce domaine.De même, c\u2019est le propre du magazine d\u2019écarter la paille dans l\u2019étude des problèmes sociaux pour en dégager le grain, ainsi que le fait dans 1 article ci-dessus, notre rédacteur en chef au sujet de la panique actuelle et non justifiée qu\u2019ont suscitée quelques symptômes apparents de marché noir.Le magazine, en outre ne considère pas comme une redite fastidieuse le cycle des événements et phénomènes saisonniers.Tout au contraire, d\u2019année en année, il sait les commenter, les développer avec un intérêt toujours renouvelé.Toutes ces raisons et bien d\u2019autres qu\u2019il serait trop long d\u2019analyser ici, font que ce type de publication, dans son ensemble, constitue une lecture instructive, informative, distrayante qui l\u2019autorise à faire sienne la devise du libraire : Souvent instruis, jamais ne nuis C est pourquoi, Le Samedi, qui en est chez nous la forme la plus représentative, est resté l\u2019ami de plusieurs générations.Il a été témoin de conflits mondiaux, de périodes de paix, de crises économiques, d\u2019ères de prospérité.Toujours, il a conservé sa physionomie bon enfant, et c\u2019est sans doute parce qu\u2019il n\u2019est ni léger, ni grave, ni précieux, ni savantasse qu\u2019on le lit plus que jamais.\tp qT_n Le Samedi, Montréal, 26 août 1950 Le Canada perd un grand Canadien De toutes les vertus du grand homme d\u2019Etat que fut William-Lyon Mackenzie-King, décédé le 22 juillet dernier : esprit chrétien, patriotisme, sens moral et intégrité, les plus attachantes furent sa charité et sa simplicité.On a vu que M.King avait désigné lui-même ses porteurs dans son testament.Parmi ceux-ci, tous ses secrétaires particuliers et jusqu\u2019à son barbier, M.Paul Tassé.Voilà pour la simplicité.Quant à son patriotisme canadien, les exemples abondent.L\u2019ambition de sa vie, ambition difficilement réalisable dans un pays où l\u2019une des races, la race française, est seule à vouloir l\u2019autonomie, en face d\u2019éléments anglais qui restent attachés d\u2019abord à leur mère-patrie, \u2014 fut d\u2019acheminer lentement le Canada vers son indépendance.En cela, il s\u2019inspirait directement des enseignements du grand patriote et de l\u2019éminent homme politique que fut Henri Bourassa.Son successeur, M.Louis Saint-Laurent, atteindra bientôt, souhaitons-le, le but que s\u2019était assigné M.King.Dans l\u2019ordre chronologique, M.King passera à l\u2019histoire encadré de deux hommes politiques ca-nadiens-français, Sir Wilfrid Laurier et Louis Saint-Laurent.Il venait de terminer ses études de droit, d\u2019économie sociale et politique, à Toronto, Chicago et Harvard, quand Sir Wilfrid Laurier se l\u2019attacha pour en faire, après quelques années d\u2019apprentissage dans le faut fonctionnarisme, le premier ministre du travail du Canada.A la mort du vieux chef libéral, en 1919, M.King prit sa place.Il remporta cinq élections fédérales et fut premier ministre de son pays pendant 21 ans, cinq mois et cinq jours, \u2014 un record dans l\u2019histoire du régime parlementaire.Sous son habile et patiente direction, le Canada rompit un à un ses liens coloniaux pour conquérir son indépendance.M.MACKENZIE KING était un chef appliqué et laborieux qu'on trouvait partout au travail (ci-contre, dans un compartiment de chemin de fer, en Angleterre, pendant la guerre), ne prenant que de très brèves vacances à Kingsmere, rarement ailleurs.Ci-dessous, à la Malbaie, voici plusieurs années, en compagnie d'un ancien juge en chef de la Cour Suprême des Etats-Unis, M.HUGHES.Photos C.N.R.et Canada-Wide.mm m: f M&nciMt 0a liste 4 .awu»»*' cmu «OOOMMXmuns tatuùtr# ¦ \"\" '¦ - Plutôt sceptique et même froid à l\u2019idée de démocratie, l\u2019Allemand de la zone Ouest craint par-dessus tout l\u2019empiètement soviétique.A tout hasard, la divergence des points de vue entraine la pluralité des partis politiques comme l\u2019atteste cet affichage pris sur le vif au cours d\u2019une récente campagne électorale.CINQ ANS D'APRES-GUERRE VISAGE DE LfilfS '\t7, f,*,ïL \u2022»-Ai.,\tcïe0*'.u H, Localité.POIRIER.BESSETTE & CIE.LIMITEE \u2014 975-985, rue ^ if .\t\u2022 Ur \u2022fl-».,.\u2022 "]
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