Le samedi, 1 mars 1951, samedi 17 mars 1951
[" DANS CE NUMERO LA DEFENSE CIVILE \u201cJE SUIS UN BAGNARD.\u201d LES INFINIMENT PETITS LA BANDE DES LOUPS NOIRS MAURICE DE MOULINS -VOO DES CANAD J i¦ mÆ SlfÉÉ >«¦ i MARIE BRIZARD Après un bon dîner .rien n'égale l'excellence de ces liqueurs renommées MARIE BRIZARD IMPORTEES DE FRANCE foruiolna* \u201c/\\ /J/exftn e/et ccc/dai/\u201d apry! ?ma i.üf.i.i PEACH BRANDY /e rneï eet//eux axiome du fiiui/ v APRY ./drue de.BWHDy f / a/u'ce/ |E marie briza ANISETTE /iftie.fiafi fiée \u2022 \u2022 et / e OPANoUe (.^^tiiscUc superfine à £®oïveaur.CURAÇAO /.BASE DE\t^ vete/aéleb de 'têu'iaçao MENTHE /a yttft/i/é /yfie Employez les liqueurs Marie Brizardi Y\"X pour donner un arôme exquise à vos sauces à desserts 6>$9?Xj ¦ /////&/ ' - RONALD TURINI UN PRODIGE NOUS EST DONNÉ A notre connaissance, les dons prestigieux du jeune pianiste montréalais, Ronald Turini, n\u2019ont été soumis que deux fois à l\u2019appréciation du public radiophile : à Radio-Carabin (circonstance un peu équivoque pour semblable révélation) et, plus récemment, à Nos futures étoiles, cette fois, dans une atmosphère décidément plus propice.Deux auditions, et assez brèves, c\u2019est évidemment trop peu pour obtenir la consécration du grand public.Néanmoins, le fait demeure : simples mélomanes, tout aussi bien que connaisseurs avertis ou musiciens de carrière à l\u2019écoute, ont pu se dire que, désormais, Montréal peut se vanter d\u2019avoir, non pas un enfant prodige, mais \u2014 ce qui est beaucoup plus intéressant \u2014 un adolescent prodige.La nuance fait tout un monde de différence, parce que Ronald Turini est infiniment mieux qu\u2019une brillante promesse : on peut, d\u2019ores et déjà, et malgré ses dix-sept ans, le considérer comme un virtuose accompli.Jouer avec une parfaite aisance, et à l\u2019entière satisfaction d\u2019un auditoire composé de difficiles dilettantes (audition du Prix Archambault en l\u2019Hôtel Ritz) des oeuvres comme la Chacone de Bach-Busoni, l\u2019Impromptu en fa mineur de Fauré et surtout Islamey de Balakirew, constitue, à notre sens, un tour de force vraiment digne de la plus vive admiration.Ronald Turini, et nous l\u2019avançons sans crainte d\u2019errer, ferait excellente figure au concours international pour le Prix Marguerite Long, de même qu\u2019à celui du Prix Rachmaninoff.Il n\u2019est pas venu à notre connaissance qu\u2019il en sera, c est pourquoi, en exprimant notre regret, nous formulons le voeu que, l\u2019an prochain, il y aille de tout son extraordinaire talent.Les surdoués, gens heureux, sont sans histoires.Tout ce que nous savons de Ronald Turini, c\u2019est qu\u2019il est Montréalais de naissance, que son père est d\u2019origine italienne, que sa mère est d\u2019ascendance danoise, qu\u2019il a reçu son éducation pianistique de Germaine Malépart et d\u2019Yvonne Hubert.Comme tous les jeunes de son âge, il est fasciné par les joutes de hockey et les matches de lutte.Mais, dès qu'il se trouve en présence d\u2019un clavier, il vit intensément dans son élément naturel : le mosde des sons et du rythme.Et l\u2019aspect vraiment prodigieux du personnage, c\u2019est qu\u2019il semble manipuler ou, mieux encore, « mouler s> d\u2019instinct, les mille et une nuances de ces matériaux qu\u2019il prend à pied d\u2019oeuvre pour les élever au rang d\u2019art, ce que le commun des mortels paraît acquérir si laborieusement, quand il le peut.Il faut y voir sans doute, et pour une très large part, l\u2019intervention des maîtres que nous nous empressons de saluer au passage, mais il faut y voir aussi et surtout l\u2019être privilégié dont les triomphes de demain feront le légitime orgueil de ses compatriotes.Bravo, donc à Ronald Turini, et félicitons enfin la Société Radio-Canada de l\u2019avoir invité sur ses ondes en souhaitant quelle le réinvite avant que l\u2019étranger ne le fasse.\tG D f LES PUBLICATIONS POIRIER, BESSETTE & CIE, LIMITEE Membres de l'A.B.C., et de l'Association des Editeurs de Magazines du Canada Le Samedi La Revue Populaire Le Film 975-985, RUE DE BULLION MONTREAL \u2014 CANADA \u2022 Tel: PLateau 9638 * FRED & GEORGES POIRIER Propriétaires « JEAN CHAUVIN Directeur Rédacteur en chef : GERALD DANIS Chef de publicité : CHARLES SAURIOL Directeur artistique : HECTOR BRAULT Chroniqueur sportif : OSCAR MAJOR Chef du tirage : ODILON RIENDEAU NOS REPRESENTANTS : WILFRID DAOUST 20, Onzième Avenue, Lachlne (Ottawa, Hull, Sherbrooke, Orummondville, Saint-Hyacinthe.Sorel, Granby, Farnham, Saint-Iér6me, Joliette et les environs.) e ADELARD PARE A, rue du Pont, Québec ( Québec et Lévis ) e PAUL LARIVIERE 1710, rue St-Philippe, Trois-Rivières ( Trois-Rivières et Cap-de-la-Madeleine ) Autorisé comme envol postal do Sa deuxième classe.Ministère des Postes.Ottawa.e entered at the Post Office of St.Albans.Vt.as second close matter under Act of March 1879 ABONNEMENT CANADA Un\tan.$3.50 Six\tmois.2.00 ETATS-UNIS Un\tan.$5.00 Six\tmois.2.50 AU NUMERO: 10 cents # HEURES DE BUREAU: 9 h.a.m.à 4.45 h.p.m.du lundi au vendredi.e AVIS AUX ABONNES \u2014 Les abonnés changeant de localité sont priés de nous donner un avis de huit jours, l'empaquetage de nos sacs de malle commençant cinq jours avant leur expédition.62e année, No 44 \u2014 Montréal, 17 mars 1951 EDITORIAL D\u2019UN SAMEDI À L\u2019AUTRE Oui vivra verra ! A TRANSPLANTATION des yeux est devenue en 1960, opération depuis longtemps courante.D\u2019abord on avait vu, en Angleterre, un ancien soldat faire don de ses yeux à une jeune aveugle.Et l\u2019opération avait complètement réussi.Puis, on avait prélevé des yeux sur des morts quelques instants après le décès.Les Etats-Unis avaient les premiers, organisé « industriellement » ce commerce.Les précieux organes étaient conservés au froid puis transportés par avion dans des boîtes froides à travers tout le pays.Ensuite cette organisation a peu à peu gagné l\u2019Europe entière.Les savants soviétiques ont fait faire à la physiologie du coeur des pas de géant.Ainsi, le professeur Sinitsyn a réussi à transplanter des coeurs chez les animaux.Il n\u2019y avait plus qu\u2019à adapter sa technique à l\u2019homme.Il s\u2019est demandé pourquoi, alors que des tissus comme ceux des vaisseaux ou de la peau, que le sang, que des os, que la cornée même peuvent reprendre vie sur un autre corps que le corps original, des organes entiers ne pourraient pas être, eux aussi, transplantés.Et, en ce qui concerne le coeur, il est parti de la notion du « coeur parallèle ».Il a commencé par expérimenter que les animaux à sang froid et précisément sur des grenouilles.Il a transplanté dans un corps de grenouille un second coeur qu\u2019il a placé à côté du premier.Ce coeur « supplémentaire » a repris vie et s\u2019est uni avec le coeur existant au point de former, dans la poitrine de l\u2019animal, un seul coeur.Ces expériences ont duré neuf ans.En 1943, le professeur Sinitsyn qui appartient à l\u2019Institut de médecine Gorky, réussit à ôter le coeur d\u2019une grenouille et à le remplacer par un autre, placé dans le même péricarde.Deux ou trois minutes après l\u2019opération, la grenouille se comportait exactement comme ses compagnes.Le professeur Sinitsyn commença alors ses expériences sur les animaux à sang chaud : lapins, chiens, chats.Il put, grâce à une méthode nouvelle, qui lui permet de suturer des vaisseaux en vingt ou trente secondes, arriver à transplanter des coeurs «parallèles» à ces animaux.Autre chose : le rajeunissement par « pièces détachées ».Par exemple, Monsieur a une jambe qui ne va guère.Un ostéosarcome, a dit le super-toubib.Alors, cette jambe on va la lui enlever ; on la soignera dans l\u2019appareil de perfusion ; on la remettra ensuite et tout sera dit.Quand ce sera au tour du rein de manifester de la mauvaise humeur, on fera la même chose pour le rein.Rien de plus simple.Et Monsieur se dit, sans chercher midi à quatorze heures : \u2014 Et ainsi de suite .Pour tout cela \u2014 en 1960 \u2014 il y a des hôpitaux et cliniques qui sont la perfection même.Et comment on logera en 1960 LE CITOYEN moyen ( citoyen du monde ) s'étire.Son réveil lui indique la date : .Octobre I960.Un déclic.Les rideaux s'ouvrent ; alentour c'est la campagne.Le citoyen du monde jette un oeil satisfait sur sa maison.Elle est toute ronde, montée sur une cuve à mercure.Le jour est beau, M.X .décide de placer sa chambre au soleil levant.Il appuie sur un bouton et la maison tourne sur sa cuve jusqu'au moment où le propriétaire lâche le bouton et voit le soleil entrer à flots dans sa chambre.La salle de bain est bien comme il la voulait.Une simple pression et la baignoire sort d'une cloison et se remplit instantanément d'eau chauffée électriquement.Il n\u2019a eu qu'à indiquer à un thermomètre la température désirée.Tous les accessoires de toilette se présentent d'eux-mêmes comme si l'heureux propriétaire n'avait qu'à les appeler.Le citoyen du monde a fini sa toilette.Les serviettes sont retournées dans Je placard aéré où, dans cinq minutes, elles seront sèches.Il revient dans sa chambre.Il tire vers le haut l'édredon électrique dont, pour cette nuit, il avait réglé la chaleur.Voilà, son lit est fait car il n'y a pas de couvertures.Le lit en forme de sabot lui donnera, été comme hiver, la tiédeur ou la fraîcheur désirée.La lumière et le soleil entrent à flots dans la pièce à travers les fenêtres de vita-glace.Des lentilles de lucite font dévier les rayons lumineux jusqu'au fond du placard dissimulé dans le mur et que M.X .a ouvert d'une pression de doigt.Il choisit son linge et ses vêtements, abandonne sa chambre vernie, toujours propre ( et dont le vernis a si bien l'été dernier, par ses propriétés chimiques, exterminé moustiques, mites et mouches ), et voici M.X .dans sa pièce préférée, celle où se réunit la famille : la cuisine.Une table parfaitement nette est au centre.Tout alentour de la pièce, tout ce que l'on peut imaginer de commodités à été réuni.Il y a l'évier avec ses trois robinets d'eau : chaude, froide, glacée ; il y a la cuisinière électrique avec ses fours perfectionnés, il y a la machine dans laquelle Madame introduit les assiettes sales et qui les rend à la sortie propres et sèches.mais M.X .va tout de suite au compartiment chaud.Il voit que sa femme a eu la bonne pensée, hier soir, de préparer un bon café au lait qui est encore tout fumant.Mais M.X .a un caprice : il a envie de manger quelques fraises de l'été dernier.Il regarde au compartiment marqué « froid », dans lequel il a eu la prévoyance de faire de savoureuses provisions.Voici les fraises.Quelques minutes plus tard, M.X .a terminé son déjeuner.A la fin du jour, de retour dans sa chambre aux murs chauffants ( pendant l'été le poêle à froid donnait à la maison un climat agréable ), le citoyen du monde après avoir pris une douche ultra-violette, considéra qu il a passe une bonne journée et il s'endormira du sommeil de l'homme heureux.André GUERBER A 4 \\ W\\ < V V* /iw v Les peintres futuristes pourraient s'inspirer de cet aspect que présente une aile de mouche (extrême-gauche) grossie 15,000 fois par un microscope électronique et encore, il ne s'agit que d'un point seulement de l'aile ! \u2014 Ci-contre, si invraisemblable que cela paraisse voilà une section d'aile de mite grossie 23,000 fois ! ATTEINDRA-T-ON LE MILLION DE DIAMETRES ?L\u2019EXPLORATION DES INFINIMENT PETITS par ROBERT PREVOST La curiosité de l\u2019être humain est insatiable, mais il faut admettre que dans le domaine de la science, elle lui est fort précieuse.Après avoir fait connaissance avec la nature qui l\u2019environnait,\u201d l\u2019homme a voulu s\u2019attaquer à l\u2019infiniment grand \u2014 au monde des astres \u2014 et à l\u2019infiniment petit \u2014 à l\u2019univers des animalcules.Ces deux milieux, diamétralement opposés par leur taille, restaient inaccessibles à l\u2019oeil nu, et c\u2019est pour les explorer que le génie des inventeurs a produit des lunettes dont le perfectionnement nous a valu des instruments aussi puissants que le grand télescope du mont Palomar et le microscope électronique.Nous ne nous attacherons pas ici à résumer les efforts des astronomes dans la conquête visuelle des espaces interstellaires ; nous tenterons plutôt de souligner l\u2019initiative dont les opticiens ont fait preuve pour percer le secret de l\u2019invisible, car il faut bien admettre que la science n\u2019aurait pas connu tant de progrès si les savants ne s\u2019étaient limités, dans leurs travaux, à l\u2019étude des phénomènes pouvant être observés sans le secours de prismes grossissants.On devine facilement que le premier microscope ne fut qu\u2019une modeste loupe, et dès que l\u2019on eut appris à tailler et à polir le verre, tout un monde inconnu jusque là s\u2019offrit à l\u2019admiration du chercheur, car on put voir enfin les animalcules présents dans des infusions végétales ; Leuwenhock, de son côté, put révéler l\u2019existence des globules du sang.Cette lentille que l\u2019on tenait entre ses doigts, certains eurent l\u2019idée de la fixer à un plateau rattaché à une vis permettant de l\u2019approcher ou de l\u2019éloigner à volonté.Il en résulta l\u2019ancêtre du microscope conventionnel.Cet instrument, encore bien rudimentaire, reçut bientôt l\u2019apport d\u2019un oculaire enchâssé dans son orbite, et l\u2019on obtint ainsi le microscope composé, dont l\u2019avènement universel se situe au grand siècle.Mais toutes ces lunettes avaient un défaut commun : leur distance focale était très longue, ce qui les faisait ressembler à des télescopes.On parvint à la raccourcir, ce qui eut pour effet de donner au microscope la silhouette qui nous est maintenant familière.Malgré l\u2019avancement de l\u2019optique, la microscopie, pour utile qu\u2019elle fût déjà, n\u2019était pas encore sortie de sa prime jeunesse il y a cent ans.En effet, elle ne donnait alors que des grossissements de 250 diamètres.Mais les autres étapes furent plus rapidement franchies avec la mise au point de lentilles en fluorine, de compensateurs corrigeant davantage les aberrations, de condenseurs [ Lire la suite page 30 ] Ci-contre, voici un modèle de microscope électronique qui peut donner des grossissements pouvant aller jusqu'à cent mille diamètres.Bien que cet instrument soit récent, le microscope protonique le déclassera avec une puissance d'un million de diamètres, assure-t-on Que de chemin parcouru depuis la modeste loupe qui était l'ancêtre du microscope moderne.WBKm \u2018\"tv * ÏT * hpr* ' ¦ « ' Jr-* \\ - ' w**m da»,! mwrTZT* » UNE INTERVIEW TYRONE POWER vu par sa Mère Par LOUISE GILBERT-SAUVAGE (Notre correspondante à Hollywood) P©ur un fils, la grande vedette de l\u2019univers, c\u2019est tout d\u2019abord celle qui l\u2019a bercé dans ses bras, celle qui l\u2019a aimé par-dessus tout, et souvent malgré les larmes qu\u2019il lui a fait verser.C\u2019est, pour tout dire, celle qui porte le doux nom de « Maman ».Et, pour cette dernière, nulle étoile n\u2019est plus digne de ce nom que son enfant.C\u2019est pour cette étoile qu\u2019elle vit, dans la joie et dans la peine, surtout aux heures graves comme celles que tant de mères traversent à cette époque de notre histoire où tant de petits « gars », (la plupart n\u2019ont pas vingt ans), tombent sur les champs de bataille lointains en appelant de ce cri si naturel devant tout danger :\t« Maman ».! \u201cMother\u201d.! \u201cMummy\u201d.! \u201cMati\u201d.! \u201cMamma\u201d.! \u201cMamina\u201d.! Pour une vedette de l\u2019écran, il en reste de même.Dans tous les coeurs bien nés, le souvenir naturel est une étoile que nulle autre ne peut vraiment éclipser.Cette réflexion si naturelle m\u2019est revenue après avoir causé pendant quelques instants avec la mère d\u2019une des vedettes favorites de l\u2019écran américain, Mrs Power, la maman de Tyrone Power, sa véritable étoile, celle qui l\u2019a toujours suivi, de près ou de loin, dans ses déboires comme dans ses succès.En l\u2019écoutant me parler de son fils, depuis son bas âge jusqu\u2019à ce jour, me racontant des anecdotes, des faits dont, se souviennent si bien les mères, je me disais intérieurement : comme elles sont toujours les mêmes pour leurs enfants, même lorsqu\u2019ils sont devenus des grands, des hommes ; c\u2019est toujours « le petit » d\u2019autrefois qu\u2019elles entrevoient à travers leur fierté d\u2019aujourd\u2019hui.Peut-être bien est-ce parce que l\u2019amour maternel garde toujours quelque chose de merveilleusement protecteur au cours des années.Tout ce préambule pour vous raconter que Mrs Power, à son reour de Londres où elle était allée voir Tyrone dans sa première pièce théâtrale depuis qu\u2019il fait du cinéma : \u201cMr Roberts\u201d, m\u2019a simplement raffermie dans la certitude que toutes les mères se ressemblent par le coeur.Mrs Power, une Canadienne, née Emma Rhéaume, n\u2019a jamais été enthousiaste de ce nom.Aussi l\u2019a-t-elle changé en celui de Patia.C\u2019est Patia que ses amies connaissent.Lorsque Tyrone veut être simplement câlin, il l\u2019appelle « Gâtée », un terme de tendresse qu\u2019elle aime.Le compliment qu\u2019elle préfère recevoir, c\u2019est lorsqu\u2019on lui dit qu\u2019elle et son fils se ressemblent beaucoup.Ce qui est vrai, d\u2019ailleurs, de plusieurs façons.« Nous pensons souvent les mêmes choses, et la télépathie existe pour nous de plusieurs manières.Je pourrais vous en citer maints exemples, » fait-elle.On sait que Tyrone Power appartient à une famille d\u2019artistes.Son grand-père, et ses père et mère furent des artistes de music-hall et de théâtre proprement dit.Ensemble, ils parurent dans diverses pièces du répertoire shakespearien.Lors de la naissance de Tyrone, à Cincinnati, ils se trouvaient en répétition.Ce ne fut pas long que Ty fut, lui aussi, présenté au public, et fit partie de la troupe.Us existe entre Tyrone et sa mère une splendide entente au sujet des potins.« Tyrone me dit un jour : \u201cMother, ne croyez jamais ce que vous entendrez ou lirez sur mon compte avant que je ne vous l\u2019aie ratifié moi-même, car vous serez toujours la première informée ».Les engagements du métier tinrent les Power dans un va-et-vient incessant, pendant toute l\u2019enfance de Tyrone.Au début de la première guerre mondiale, se trouvant à San Diego, Californie, Patia, voyant la\t[ Lire (a suite page 31 ] Photo du haut, à gauche, bottines boutonnées, canotier de l'époque, ce petit homme de quatre ans, tout fier de sa tricyclette, n'est nul autre que TYRONE POWER faisant face au photographe et.à l'avenir.\u2014 A droite, le même, quelque deux ou trois ans après, en compagnie de sa soeur ANN et de sa mère.La photo, prise à San Diego, date de 1920.\u2014 Au centre, photo de gauche, Tyrone à l'âge de huit ans, des devoirs et des leçons.\u2014 A droite, aujourd'hui, avec son épouse et sa mère.\u2014 Ci-contre, une belle expression du sympathique acteur.'i, ¦¦ SsPL i \u2022 > M Jus-.J- i i Le Samedi, Montréal, 17 mars LES PROBLEMES SOCIAUX \u201cJE SUIS UN BAGNARD.Texte de FRANCOIS MORISSET - Photos 0.N.F.I IMffl .« Mais les idées de Me Molé, de la marquise de Pompigneulles, tous les deux ayant une appréciation si exacte de l\u2019honneur, ces idées sont entrées en moi par l\u2019impression profonde qu\u2019elles m\u2019ont causée.« Maintenant, elles sont devenues les miennes.«Et c\u2019est à atténuer pour Daniel, avec t-mte notre tendresse, l\u2019épouvantable désespoir qui le menace, que nous devons aujourd\u2019hui employer notre intelligence, notre volonté, nos forces entières.« Quant à éloigner de la coupable le châtiment mille fois mérité.Non.Nous ne devons pas admettre la pensée d\u2019être déshonorés à sa place.\u2014 Ta voix qui me charme, tes yeux qui me font oublier la terre entière, tout toi, mon amour, me trouble trop profondément pour que je puisse discuter, ni même te répondre, déclara tout à coup le fils du duc d\u2019Argile.« J'ai besoin de descendre au dedans de moi-même, de me reprendre de voir en tête-à-tête avec ma conscience, où sont la vérité et la justice.« Mais d\u2019ici à ce que Macarthy songe à repartir, j\u2019aurai décidé quelque chose.\u2014 Tu es le maître, répondit Gabrielle.Cependant, songe bien à tous ceux de notre famille qui te parlent par ma voix ! « Des siècles d\u2019honneur doivent rester intacts en nous, les derniers de leur race.« L\u2019héritage de loyauté qu\u2019il nous ont transmis, nous devons, Michel, le léguer à nos enfants sans une tache.Les yeux de Gabrielle brillaient comme des étoiles, son buste souple s\u2019était redressé, il y avait en elle une dignité, une assurance qui impressionnèrent son fiancé.Dans la nuit plus claire, les coqs chantaient le retour de l\u2019aube.Un frisson glacé annonçait le jour très proche.\u2014-A tout à l\u2019heure, mon amour, mon ami, mon maître, dit la jeune fille, plus raisonnable.Il faut nous séparer.\u2014\u2019Déjà?murmura le voyageur, pour lequel cette nuit avait passé comme un songe.« Oh ! reste, mon amour, reste encore un peu.\u2014 Et si quelqu\u2019un nous voit retournant ensemble à la villa ?« O mon amour, quel horrible danger serait alors sur toi !.Car, en effet, avec qui Mlle de Saint-Amand Syporès peut-elle se trouver la nuit, en dehors de chez elle, sinon avec son fiancé, presque son mari ?« Ah ! nul dans le pays n\u2019en pourrait douter !.Il lui sut gré de ces fières paroles, et, s\u2019inclinant, il dit : \u2014 Vous avez raison, ma dame! Et il ouvrit lui-même la porte du petit pavillon, résistant au bonheur de la presser dans ses bras, comme il y avait résisté toute la nuit.Ils rentrèrent sans avoir rencontré personne.A six heures, Gabrielle sonna.Catherine Civrac aussitôt se présenta, Hélène n\u2019était pas encore levée.Avant de se coucher, Gabrielle avait tracé ces mots : «Mon excellent ami, il y a du nouveau, beaucoup de nouveau chez moi.A neuf heures, on opère le docteur Barrère.« Je n\u2019ai pu venir vous l\u2019annoncer moi-même.En arrivant, vous comprendrez pourquoi.«Votre reconnaissante, « G.de Saint-Amand.» Sur l\u2019enveloppe, il y avait : Maître Molé, avocat à la Sablière.(Lire la fin au prochain numéro) nécessité de divertissements pour les soldats de passage et ceux stationnant dans ce port du Pacifique, organisa une branche de ce qui s\u2019appelle, en bon américain le \u201cStage Women\u2019s War Relief\u201d, unité de la Croix-Rouge, de représentations de vaudeville et diverses pièces théâtrales et de concerts.C\u2019est elle qui fut le professeur de diction de son fils.C\u2019est d\u2019elle que Tyrone Power prit ses premières leçons d\u2019art dramatique.Aidé de l\u2019hérédité, il ne pouvait manquer de faire sa marque dans un sentier aussi bien tracé.« Cependant, Ty, affirme-t-elle, fut un garçon dont la versatilité voulut chercher sa voie de-ci de-là, avant de se fixer.Il tâta un peu de tous les métiers avant de se décidei pour de bon sur son avenir théâtral.Toutefois, et tout en épiant les évolutions de son rejeton, tout en le retrouvant un jour à un comptoir de nouveautés, le lendemain, à une « fontaine » du coin, servant des sodas à la crème, la semaine suivante vendant des journaux dans la rue, elle ne voulut pas le décourager.Elle « attendit.» attitude très familière à toutes les femmes.«Je me souviendrai toujours, racon-te-t-elle, du soir où je vis un placier très poli et très empressé me conduire à ma place au théâtre, pendant que je croyais Ty endormi dans sa chambre.Il me salua majestueusement d\u2019un «j\u2019espère, madame, que ces fauteuils vous satisfont ».\u2014 Quel garçon poli, Evidemment avec tin bagage comme celui-là on pouvait pas me nommer ambassadeur dans les Vieux-Pays.J\u2019ai dû me contenter d\u2019une job au restaurant du coin.Salaire total : 20 piastres par mois.C\u2019était pas cher, mais ça aidait à rendre la soupe un peu plus épaisse.J\u2019ai fait ça pendant trois ans.« J\u2019avais 19 ans quand ma mère est morte.Elle est morte la pauvre femme de chagrin et de misère.En la perdant, j\u2019ai compris qu\u2019il faudrait renoncer à bien des choses ici-bas.J\u2019ai placé mes trois jeunes soeurs à l\u2019orphelinat.Mon frère lui, il s\u2019est trouvé de l\u2019ouvrage chez un cultivateur près de la ville.Moi j\u2019ai changé de job ; je m\u2019suis fait chauffeur de taxi.« A partir de ce moment-là, les choses se sont compliquées.J\u2019ai commencé à fréquenter des amis qui ne distinguaient pas bien leur propriété et celle des autres.Ça été le commencement de la fin.Grâce à leurs conseils, j\u2019ai vite appris l\u2019art de faire danser les serrures et les cadenas.« Puis un jour, on m\u2019a f.au bagne pour vol avec effraction dans une épicerie.Sentence : 2 ans et quatre mois de pénitencier.« Inutile de vous dire que j\u2019ai eu tout le temps qu\u2019il me fallait pour faire un acte de contrition.Seul dans mon cachot, bien protégé contre les distractions du monde, j\u2019ai réfléchi à mon affaire.C\u2019était mon premier séjour à l\u2019ombre ; j\u2019ai juré que ce serait le dernier.Je me suis dit comme ça : Fais pas le fou mon gars ! T\u2019as fait une bêtise, mais ça arrive dans les meilleures familles.Purge ta sentence.Puis, quand ton compte sera réglé, marche en ligne droite ! « C\u2019est ça que je m\u2019étais dit.Mais j\u2019savais pas que le bagne c\u2019est un peu comme le vaccin, ça vous marque pour la vie ! Quand on m\u2019a libéré, tout de suite j\u2019me suis cherché de l\u2019ouvrage.Partout j\u2019ai reçu le même accueil.Dès qu\u2019on me demandait des détails sur mon dernier emploi, et que, honnêtement j\u2019avouais avoir fait du pénitencier, on m\u2019fermait la porte au nez sans remavqua l\u2019amie qui m\u2019accompagnait.« Oui, très, fis-je sans enthousiasme ».Bien que de nature posée et calme, Mrs Power avoue qu\u2019elle perdit de sa belle sérénité et devint réellement nerveuse le jour où Tyrone revint de son service avec la marine des Etats-Unis dans le Pacifique, au cours de la dernière guerre.Elle s\u2019était juré d\u2019être là, pour lui souhaiter la bienvenue.Mais, à cause du mauvais temps, l\u2019avion ne put suivre l\u2019horaire régulier, et les heures passèrent sans un mot rassurant.« Ce fut une de mes dures expériences ».Au temps de Noël, elle remarque qu\u2019ils ne manquent jamais de célébrer cette fête ensemble, chez elle, avec le même groupe, à peu près, de leurs amis.La table est toujours décorée d\u2019oeillets rouges, fleurs préférées de Tyrone.Mais, n\u2019allez pas croire que cette maman d\u2019une grande étoile de cinéma ne fait qu\u2019applaudir son fils, car elle tient à me dire que, lorsqu\u2019il y a lieu, elle ne manque pas de critiquer Ty aussi bien qu\u2019elle sait le félicitei de ses succès.Lorsqu\u2019il doit s\u2019éloigner d\u2019Hollywood, c\u2019est elle qui s\u2019occupe de voir à la surveillance de sa maison, en attendant le télégramme ou l\u2019appel lui annonçant son retour.Qu\u2019y a-t-il en tout cela de différent de ce que font toutes les mères du monde entier, toutes étoiles de première grandeur ?.plus de cérémonies.Une fois, j\u2019ai essayé de mentir, j\u2019ai caché mes antécédents judiciaires.Ça m\u2019a pas payé, car un des types avec qui je travaillais a réussi à m\u2019identifier par l\u2019entremise d\u2019un autre qui avait été en même temps que moi pensionnaire de l\u2019Etat.Le jour où il a fait allusion à mon glorieux passé, je n\u2019ai pu me contenir et je lui ai enfoncé le portrait.La chasse au travail a repris et se continue depuis ce temps-là.« Et voilà mon histoire ! C\u2019est ça que je voulais vous conter.J\u2019suis sorti du pénitencier depuis huit mois et je n\u2019ai pas encore trouvé de travail.Vous me donnez tous la même réponse : Nous ne pouvons pas prendre le risque de vous engager.Vous pouvez donc pas comprendre que je veux redevenir honnête ! J\u2019ai payé pour ma faute.J\u2019ai reconnu mon tort et j\u2019ai promis de me conduire comme il faut.Pourquoi donc que vous continuez à me traiter comme si j\u2019étais un criminel, comme si j\u2019étais votre ennemi ?« Eh bien oui, j\u2019suis un bagnard ! Puis après ?Est-ce que ça m\u2019enlève mon droit de vivre ?J\u2019vous demande pas de certificats de bonne conduite.J\u2019vous demande simplement de m\u2019faire confiance.Et j\u2019suis pas tout seul dans mon cas.Il y en a des centaines comme moi qui demandent pas mieux que de refaire leur vie.Mais il faut que vous nous aidiez.C est pas tout de prononcer des grands discours sur la suppression du crime et la réhabilitation des délinquants.Commencez d\u2019abord par nous permettre de gagner notre pain, puis vous verrez qu il y en aura moins qui retourneront au bagne pour la deuxième ou troisième fois ! «Et sur ce, je termine mon boniment.J\u2019ai pas dit tout ce que j\u2019aurais voulu vous dire, mais j\u2019pense avoir dit 1 essentiel.J\u2019espère qu\u2019avant longtemps vous me fournirez l\u2019occasion de reprendre mon rang parmi les gens honnêtes, de regarder l\u2019avenir bien en face !.«J\u2019vas faire ma part.Ferez-vous la.votre ?» L.G.S.JE SUIS UN BAGNARD.¦ k [ Suite de la page 6 ] 32 Le Samedi, Montréal, 17 mars 1951 RIEN DE SÉRIEUX \u2014\u2022 Comme la soupe est lente à venir.\u2014 Je le crois, c\u2019est de la soupe à la tortue.\u2022 Un monsieur est assis à la terrasse d\u2019un café.Il commande un vermouth.Le garçon lui apporte un vermouth.Au bout de deux minutes le client rappelle le garçon et lui dit : \u2014 Excusez-moi, j\u2019ai changé d\u2019avis, voulez-vous reprendre le vermouth et m'apporter un pastis à la place ?Le garçon reprend le vermouth et apporte un pastis au consommateur.Le consommateur déguste son pastis avec délice, se lève et part.Le garçon le rappelle : \u2014 Pardon, monsieur, vous oubliez de régler votre pastis ! \u2014 Mais, réplique le client, je vous ai donné un vermouth à la place.\u2014 C\u2019est juste, mais vous ne m\u2019aviez pas payé votre vermouth.\u2014 Mais je n\u2019ai pas à vous payer un vermouth que je n\u2019ai pas bu ! Et le client sort dignement.\u2022 \u2014 Pourquoi la cavité d\u2019une dent arrachée paraît-elle si grande à la langue ?\u2014 A cause de la tendance naturelle de la langue à exagérer.\u2014 Il fait tellement froid dans ma chambre à coucher que parfois je m\u2019éveille la nuit et j'entends claquer mes dents que j\u2019ai déposées sur la table de nuit.Dans une chambre correctionnelle comparaît un individu accusé d\u2019infraction à un arrêté d\u2019expulsion.\u2014 Vous avez passé ces dernières années à Casablanca, lui dit le président pourquoi n\u2019y retournez-vous pas ?\u2014 Parce que, explique le prévenu, je n\u2019ai pas d\u2019argent pour prendre le bateau.Alors, le président conclut sévère -ment : \u2014 Eh bien ! quand on n\u2019a pas d\u2019argent pour prendre le bateau, on va à pied ! \u2014\tQu\u2019est-ce que l\u2019étiquette ?\u2014\tC\u2019est le bruit qu\u2019il ne faut pas faire quand on mange sa soupe.\u2014 Jeanne n\u2019est-elle pas ta soeur jumelle, mon vieux ?\u2014 Oui, mais maintenant elle a cinq ans de moins que moi.\u2022 Le juge \u2014 Connaissez-vous quelque chose sur cet homme ?Le témoin \u2014 J\u2019en connais plus qu\u2019il ne voudrait que j\u2019en raconte à sa femme, Votre Honneur.\u2022 \u2014 Dites-moi les noms des os du crâne ?L\u2019étudiant après avoir balbutié \u2014 Excusez-moi, Monsieur.Ce doit être l\u2019émotion.Impossible d\u2019en trouver un seul.Je les ai pourtant bien tous là, dans la tête.LA VIE COURANTE .par Georges Clark > .K A4 \u2014 Un petit mal de dent» et ça se lamente .Dire qu'hier encore, tu déclarais comme médecin, que souvent, la douleur est pius psychique que réelle .LA VIE COURANTE .par Georges Clark __Quand il m'invite pour le lunch, il s'arrange toujours pour prendre en même temps rendex-vous avec un client, de manière à faire payer l'addition par le bureau .\u2014 Papa, j\u2019entre te voir à ton bureau, c\u2019est juste pour te dire un petit bonjour en passant.\u2014 Trop tard, ma fille, ta mère est passée me dire un bonjour aussi et mon porte-monnaie est vide.\u2014 Dieu ! que tu es bête, disait une dame à sa petite fille, devant une amie.\u2014 Oh! ne dites jamais cela aux enfants, s\u2019écria l\u2019amie.On ne cessait pas de le dire à ma pauvre belle-soeur, quand elle était petite, et ça lui est toujours resté! \u2022 Un pilote cherchait à téléphoner un message urgent au Ministre des Communications.Mais chacun sait comment il en va quand on téléphone à un ministère.Il était renvoyé d\u2019un bureau à l\u2019autre, d\u2019un chef de service à un autre chef de service, si bien que la moutarde lui montait au nez.A la septième personne il était hors de lui.Comme on l\u2019envoyait à un huitième personnage, il se mit à hurler : Est-ce qu\u2019on va m\u2019envoyer où il faut, à la fin ?Une voix sévère lui répondit : \u2022\u2014 Savez-vous, monsieur, à qui vous parlez ?Je suis le ministre lui-même.Le pilote reçut un choc, mais il se remit sur-le-champ.Il cria : \u2014 Et vous, savez-vous qui je suis ?\u2014 Non ! hurla le ministre.\u2014 Dieu soit loué ! soupira le pilote, et il raccrocha l\u2019écouteur.\u2022 Le client \u2014 \u201cIl me semble que vous avez fait ce pantalon un peu trop court\u201d.Le tailleur \u2014 \u201cMais non, monsieur, c\u2019est vous qui avez les jambes un peu trop longues\u201d.\u2014 C\u2019est complet.Je me suis acheté une automobile d\u2019occasion : toutes les parties font du bruit, excepté le klaxon.\u2014\tPuisque tu es docteur, permets-moi de t\u2019appeler.\u201cMon vieil Esculape\u201d.\u2014\tEt moi, puisque tu es boucher, permets-moi de t'appeler : \u201cMa vieille escalope\u201d.\u2022 \u2014\tOh! docteur, j\u2019ai d\u2019horribles douleurs dans tout le corps, de la difficulté pour respirer, je ne dors plus, l\u2019appétit s'en va.\u2014 Mais, à part cela, vous vous sentez bien ?\u2022 La mère qui vient de marier sa fille \u2014 C\u2019est une grave chose que de marier ses enfants.La mère qui a encore sept filles à marier \u2014 Et c\u2019est une chose bien plus grave que de ne pas les marier.\u2022 \u2014 Vous apprendrez, monsieur, que je me suis fait tout seul.\u2014 Recommence, mon vieux, parce que ce n\u2019est pas un succès.\u2022 Un jeune fiancé parlait avec un ami de l\u2019objet de ses rêves.Alors, dit l\u2019ami, ta future est très intelligente ?\u2014 Elle a de l\u2019esprit comme deux.\u2014 C\u2019est justement une femme comme cela qu\u2019il te faut.\u2022 \u2014 J\u2019ai choisi la carrière de la poésie.\u2014 As-tu vendu quelque chose ?\u2014 Oui, mon paletot, ma montre et mon saxophone. Le Samedi, Montréal, 17 mars 1951 33 PÿJ0X£ dvify&M .fSisr \\\t,ii * TROIS r Mousquetaire?! d\u2018^nii J ^\t4(md* r Conte illustré du Samedi \u2014 Dix-septième épisode AH ' vous aver peur IL V A UNE BONNE ET SAINTE ACTION A FAIRE.A D'OÙ VIENT DES INTRIGUES.' TOUJOURS DES INTRIGUES.' U/VJU Tifciil \u2014 CET ARGENT Y SUivgE *9 Copyright opx'O mwftdi \u2022WS jês* iv/^r Par lâcheté et par cupidité, Bonacieux s\u2019est dévoué corps et âme à Richelieu.Constance, qui sait son mari stupide mais qui le croit honnête, pense avoir trouvé le messager idéal pour aller prévenir Buckingham de ce qui se trame à Paris.\u2014 Un peu imprudemment, mais sans lui révéler exactement de quoi il s\u2019agit, elle lui dit qu\u2019elle a songé à lui pour une mission très importante dont dépend peut-être toute sa fortune à venir.A sa grande surprise, malgré l\u2019appât du gain, Bonacieux ne semble pas enthousiaste.\u2014 Au contraire, il discute, fait des objections.Bref, Constance commence à se demander ce qui a bien pu changer son mari.Habilement, elle l\u2019interroge, flatte sa vanité et finalement le mercier, par vantardise, montre le bout de l\u2019oreille.Le Cardinal lui a tendu la main et l\u2019a appelé « mon ami » \u2014 Et même en ce qui concerne l\u2019argent, Son Eminence n\u2019est pas aussi ladre qu\u2019on veut bien le dire car la bourse dont il a fait cadeau à Bonacieux est gonflée de bons jaunets sonnants et trébuchants.Ainsi, cette mission à Londres ne saurait être acceptée que sous réserve que le Cardinal n\u2019y voie point d\u2019inconvénients.\u2014 Pour Constance, c\u2019est une terrible déception.Faisant appel à l\u2019amour-propre de son mari, elle tente de secouer l\u2019apathie de cet homme veule.Peine perdue, Bonacieux a tâté à la Bastille et l\u2019amitié du Cardinal lui paraît une chose infiniment précieuse.OUVREZ-MOI LA PETITE DITES-MOI AU LONS JE ME DÉFIE JE SUIS PERDUE VOUS NE m\u2019aimez doc _ PLUS ?J PORTE DE v/2 ce que j\u2019irai faire // .I t i rtunncc O a OE VOSCAPRl oc tous DESŒNI A LONDRES?SUIVRE |Copyright op«ro mundi Constance Bonacieux ne veut pas encore admettre que son mari n\u2019est plus à elle mais au Cardinal.Cependant, le mercier, qui a toujours cédé aux moindres caprices de sa jeune épouse, ne veut rien entendre de cette mission à Londres qui lui paraît dangereuse.\u2014 Ni les menaces, ni les promesses n\u2019y font rien.Au contraire, sentant que l\u2019affaire dont Constance veut le charger a quelque rapport avec une intrigue de cour, il tente de la faire parler pour s\u2019empresser d\u2019aller tout raconter à de Rochefort.\u2014 Mais, Madame Bonacieux est une fine mouche.Devinant aussitôt le piège qui lui est tendu elle se tait.Le mercier ne saura rien de plus, malheureusement il en sait déjà trop.Le Cardinal n\u2019aura aucun mal à devi- ner pourquoi on voulait envoyer son espion à Londres.\u2014 Prétextant une affaire urgente, Bonacieux s\u2019éloigne et Constance sait que c\u2019est pour aller rapporter leur conversation au Cardinal ou à l\u2019un de ses émissaires.S\u2019il en est ainsi, la reine est perdue car personne ne pourra lui rapporter les ferrets qu\u2019elle a donnés à Buckingham.\u2014 Affolée, Constance cherche désespérément comment elle pourrait faire face à cette situation sans issue.Jamais la reine n\u2019admettra que sa lingère ne l\u2019a pas trahie volontairement.A ce moment, Constance sursaute car une voix parvient à elle à travers le plafond.L ARGENT DU ELLE NE SE JE PARS' OEL.' qu'avez-vous ENTENOU 9/ METTEZ-MOI AL EPREUVE DOUTE DE QtEnÇ CARDINAL ! JE PACS SUC LE CHAMP.' SUIVRE CTI Copyright opera mundi ¦¦¦jy \\yi* J hein liM'i Toujours aux aguets dans sa chambre, d\u2019Artagnan a entendu toute la conversation de Constance et de son mari.« Madame », dit-il à la jeune femme, « je suis prêt à me jeter dans le feu pour vous.La reine a besoin qu\u2019un homme aille à Londres pour elle ?Eh bien ! me voilà !» \u2014 « Mon Dieu », murmure Constance, « dois-je vous confier un pareil secret ?» A ces mots, d\u2019Artagnan se jette à genoux : «Cette confiance que vous étiez prête à accorder à votre mari qui n\u2019en est pas digne, ne me l\u2019accorderez-vous pas à moi qui vous ai déjà prouvé mon attachement!» \u2014 Subjuguée par l\u2019ardeur de son chevalier servant, Constance, qui n\u2019a d\u2019ailleurs pas le choix des moyens, révèle à d\u2019Artagnan le terrible secret qu\u2019elle détient.Rayonnant de joie et d\u2019orgueil devant cette preuve d\u2019amour, d\u2019Ar- tagnan exulte.\u2014 Soudain, Constance s\u2019exclame : « J\u2019y pense ! Il vous faut de l\u2019argent ! » d\u2019Artagnan ne dit rien, et pour cause.Alors Madame Bonacieux tire d\u2019une armoire le sac que son mari caressait si amoureusement quelques instants auparavant et le tend au Gascon.Celui-ci éclate de rire à l\u2019idée de sauver la reine avec l\u2019argent de Son Eminence.\u2014 Tout à coup, un chuchotement derrière la porte les fait tressaillir.« C\u2019est la voix de mon mari », murmure Constance.Elle ne se trompe pas, c\u2019est en effet Bonacieux qui fait part à de Rochefort de la mission qu\u2019on voulait lui confier.« Il ne faut pas qu\u2019il nous trouve ici », dit d\u2019Artagnan à sa compagne, « vous allez monter chez moi, par la porte de derrière ! » (à suivre) 34 Le Samedi, Montréal, 17 mars 1951 SCÉNARIO TEXTES ET DESSINS DE MO COPY BIGHT BT \"EDITIONS (ay-FUJ* AMDMONCHiS .TOUS DROITS DE TRADOCT/oH ET ADAPTATION -TSES I'FS POUR TOUS PAYS.APeès Eue deqn/è.be Aventure.I VX>I« CONTEE-ESPiOWil.SB) JEANLyNXET SON FIDELE BASVEU SONT ALLES BETBOU.VEB LE METTEUB EN SCENE O\u2019BBAUEV QU! LEU B A SIGNE UN contbatpoub LA BÊAUSA T/ûN duN FILM sue LA V/EDE Al os hébqs.¦ Toute u TROUPE DES CINÉASTES ABBIVE AU OBQOE BAB LOW OU DOIT SE DÉBOULE B LACTION- toutsepbé.SENTE A MEBVE/UE &ASVEN ETDEAN LVNX ESPËBENTUN FEU DE TBANQU/UJTÉ LOCSQUE MAIS POU B L INSTANT IL SE MOQUE BIEN DE SA FO&TUNE TENEZ, REGARDEZ-LE.LS 'US/ MAIS.CESTUNE ! TE FILLE f nous vola a pied D ŒUVRE, DEMAIN NOUS COMMENTS les PB/ses de vue > \u2019 OU/, JL y EN A U\tponPL» POUR UNE FORTUNE, LE PROPRE Éta iDF DOIT ETRE IMMENSEMENT- c EST FOB-MI DA BLE CE aUQuE EST.Un visai v/lla - ENORMEMENT /L POSSEDE CINQ CHOQUES COMME CELUI CJ QU! PARCOURAIT , LES DEUX AME- l' EXACTEMENT.'SES PARENTS Sont morts dans un naufrage EUE RESTE SEULE SOUS LA TUTELLE DE DEB TACBELS, LE DIRECTEUR DU ORQUE.VENEZ JE MAIS VOUS LE PRESENTER.quelques instants plus tard dem tac-iàis FT LA CHARMANTE PETITEBETTySONT PRÉSENTÉS A NOS DEUX HEROS f S y ENCHANTÉ MONSIEUR JEAN L VNX VOS A MIS ET vous SONT LES BIENVENUS.VOUS POURREZ TRAVAILLER /a en toute quiétude.venez BETTY H EST L HEURE D ALLER DORMIR.ù =T PENDANT QUE L'HOMME ET L'ENFANTS \u2018ÊIDUSNENT.| MON CHER AMI JE VAIS VOUS DEMANDER 'UN SERVICE, VOTRE HOTEL N'ÉTANT PAS ÉLOIGNÉ POURRIEZ VOUS VEILLER SUR NOTRE MATÉRIEL JE CRAINS QUE L 'IMPRUDENCE D UN VALET NE V/ENNE METTRE NO-RE RÉSERVE DE FTLM EN DANGER.â, Æ CELA SERAIT UNE CATASTROPHE COMPTEZ SUR Mû! CETE NU/T J y kBLLERAI VA DO RM .R BASTIE N ~HJ VIENDRAS ME RELEVERA QUATRE f QUELQUE HEURES plus TARD, JEAN DANS L OBSCURITÉ COMPLÈTE SURVEILLE LES RESERVES DE PELUCULES \\- TOUT EST TRANQUILLE tiens on DIRAIT DES PAS.Allons voir.BIENTOT NOTRE HÉROS DISTINGUE TRO/S HOMMES \\ QU/ SE DIRIGENT VERS LA L UXUEuse ROULOTTE DU I DIRECTEUR - f\t-' ^-1 OH/.HS ONTl 'ATRDE SE Dissimuler.Que vont-ils EA/RE?suivons lés.OUVRE la CONTE ILLUSTRE DU SAMEDI \u2014 PREMIERE EPISODE (Lire la suite au prochain numéro.) LE CARNET D'UN LINGUISTE LU et ENTENDU Par ÉTIENNE LABBÉ LA LETTRE D'AFFAIRES On néglige trop souvent de tirer tout le parti possible de la lettre d\u2019affaires.On est pressé, et quand il faut écrire une lettre on ne pense qu'à s\u2019en débarrasser rapidement, avec le moins d\u2019effort possible.Assurément, les lettres ainsi bâclées n\u2019éveillent pas plus d\u2019intérêt chez le lecteur qu\u2019elles n\u2019en ont inspiré à l\u2019auteur.Une lettre qui « passe » tout juste ne saurait produire que des résultats médiocres, tandis qu\u2019une lettre sèche court souvent le risque d\u2019irriter le lecteur.Tous les hommes ne sont pas dans les affaires rien que pour gagner de l\u2019argent.Le commerce est une carrière, un moyen de gagner sa vie et de déployer ses talents.L\u2019homme d\u2019affaires en général est un être humain parfaitement normal, sympathique, généreux et bienveillant.Il trouve naturel et facile de se montrer sous son vrai jour dans les entretiens, mais hélas ! quand il s\u2019assied pour écrire ou dicter une lettre, il change du tout au tout.Il devient froid, guindé, et accouche de phrases comme celles-ci : J\u2019ai l\u2019honneur de vous accuser réception De votre lettre de telle date.Je l\u2019ai lue avec attention, Et j\u2019y réponds à la hâte.Je vous envoie, tel que demandé, sous pli recommandé, L\u2019échantillon que j\u2019ai omis de mettre Dans ma dernière lettre, Avec liste de nos prix, transport compris.Dans l\u2019espoir qu\u2019il vous plaira, Je demeure, et coetera.Il se peut que les hommes d\u2019affaires hésitent à se départir de cette longuij et antique phraséologie, mais ils ne devraient pas ignorer qu\u2019elle augmente considérablement le coût de la lettre.Des experts ont calculé qu\u2019en moyenne une lettre d\u2019affaires, y compris le temps de celui qui la dicte et de la sténographe, avec tout le matériel, revient à un peu plus de 40 cents.PLUS OU MOINS SAINTS Saint Aignan est réputé pouvoir guérir de la teigne, évidemment à cause du changement que le nom du saint a subi dans la bouche du peuple, où il est devenu saint T aignan.Saint Boniface remédie au mal qui amaigrit la face.Saint Bruno est le patron des bruns.Sainte Claire est invoquée contre les maladies des yeux, pour qu\u2019on « voie clair ».Elle procure également un temps clair et serein.Ajoutons qu\u2019elle est devenue la patronne des blanchisseuses.(Nyrop.) Saint Expédit est devenu le patron des « causes pressées ».Il a sa statue à Lourdes.Un saint Expédit doit être en état d\u2019expédier vite les affaires des croyants, et les pèlerins de Lourdes l\u2019intitulent familièrement : L\u2019Expéditionnaire de la Sainte-Vierge.Saint Genou (Genulphus) est invoqué contre la goutte, parce que cette maladie se loge volontiers au genou.Saint Léger.On croit que ce saint allège les personnes trop obèses.Saint Ours.Son abondante fourrure le désignait tout naturellement comme patron des Poilus.Les jeux de mots y sont aussi pour quelque chose dans la « sanctification » des noms communs.Un malin s\u2019est amusé à trouver des patrons à différentes catégories de personnes.C\u2019est toujours par un calembour qu\u2019il répond à la question : Comment se nomme.Le patron des députés ?\u2014 Syntaxe (St.Taxe).Le patron des musiciens ?\u2014 Symphonie (St.Phonie).Le patron des naïfs ?\u2014 Simplicité (St.Plicité).Le patron des hommes d\u2019ordre ?\u2014 Sincère (St.Serre).Le patron des généreux ?\u2014 Sindon (St.Don).Le patron des patients ?\u2014 Saindoux (St.Doux).Le patron des fermiers ?\u2014 Sainfoin (St.Foin).Le patron des vieilles filles ?\u2014 Sympathie (St.Pathie).NOTRE LANGAGE Les Canadiens parlent un excellent français, clair, riche, sans fautes.Il est inutile de prétendre que ne pas avoir l\u2019accent est synonyme de ne pas connaître la langue des gens.Ces gens changeraient bien vite d\u2019idée après un court séjour à Marseille ou même à Paris ! L\u2019on ne construit pas sa maison en détruisant celle du voisin, mais bien en travaillant à s\u2019édifier quelque chose de solide.Et, Dieu merci, le bastion est solide ! Quelques hommes audacieux pourraient faire plus que toute une bande de mécontents ou d\u2019ambitieux.Les Canadiens d\u2019expression anglaise respectent le français et l\u2019apprennent.Non seulement ils ne désirent pas la disparition de la langue de Voltaire, mais encore ils désirent son maintien et sa propagation.Ils ont souvent plus d\u2019amour pour notre langue, que nous-mêmes.\t(Un Belge) LA MAYONNAISE Quand vous mangez du poisson avec de la sauce « mayonnaise » vous doutez-vous que vous commémorez un événement historique ?On rapporte, en effet, que cette sauce fut inventée en souvenir du glorieux fait d\u2019armes du duc de Richelieu qui, en 1756, prit le port de Mahon, lequel, comme on le sait, est la capitale de l\u2019île Minorque.La « mahonnaise » est ainsi devenue la « mayonnaise ».Elle l\u2019est devenue tard, d\u2019ailleurs, au moins dans le style écrit, car on ne trouve pas d\u2019exemple imprimé du mot « mayonnaise » avant les premières années du XIXe siècle, à une date, par conséquent, assez postérieure à l\u2019événement.Et, puisque nous en sommes aux sauces, pourquoi ne pas parler de la « bé-chamelle » ?Il y avait, au XVIIIe siècle, un gourmet réputé qui portait ce nom : Louis de Béchamel, marquis de Nointel.Nous ne songeons plus guère à lui aujourd\u2019hui, même quand nous avons dans notre assiette un peu de cette sauce qui lui fut jadis dédiée et qui devait immortaliser son nom, sinon le souvenir de sa personne.Et maintenant, disons que le mot ticket a été relevé par les chercheurs dans le « Journal des Débats » du 25 juillet 1835.D\u2019apparence anglaise, il est en réalité une déformation de l\u2019ancien français estiquet, forme masculine d\u2019étiquette.NOTES ENCYCLOPÉDIQUES Au début de 1935, on construisit en Russie, le Maxime Gorky, l\u2019avion le plus considérable au monde.Il était activé par 8 moteurs et mesurait 200 pieds d\u2019une aile à l\u2019autre.En mai, de la même année, l\u2019immense aéroplane s\u2019envola vers Moscou, pour y être photographié ; il était escorté de deux petits avions guidé chacun par un seul pilote.Malgré les défenses les plus sévères, l\u2019un des pilotes voulut attirer l\u2019attention en décrivant des cercles autour du Maxime Gorky qu\u2019il frappa causant ainsi sa chute et entraînant la mort de 48 passagers, 3 spectateurs et la sienne.A propos du film en technicolor Jeanne d\u2019Arc, avec Ingrid Bergman comme vedette, un problème de petite histoire a été soulevé : Jeanne d\u2019Arc était-elle blonde ou brune ?Or de toutes les lettres que Jeanne fit écrire au cours de ses campagnes, il n\u2019en reste que cinq dont trois seulement sont signées.Suivant la coutume du temps, elle les avait scellées d\u2019un cachet rouge, puis apposé son doigt sur la cire molle et inséré, au milieu, l\u2019un de ses cheveux.Ce cheveu était noir, ce qui semble bien attester que Jeanne d\u2019Arc était brune, et même très brune.L\u2019école de Barentin, près de Rouen, vient d\u2019être baptisée Anna de Noailles, et cela le jour même où l\u2019Académie Goncourt a décidé d\u2019offrir sa présidence à Colette.Les femmes de lettres sont à la hausse en France.Le château d\u2019Ussé, sur les bords de la Loire, fut construit au XVe siècle par la famille tourangelle de Bueil.Vauban, le célèbre architecte du règne de Louis XIV, y séjourna longtemps.La tradition veut que ce château fût pris comme modèle par Perrault pour le cadre de la Belle au Bois dormant.Bernard Shaw avait envoyé deux billets de faveur à Winston Churchill, pour la première de sa récente comédie qui eut si peu de succès au festival de Malvem.\u2014 Un billet pour vous, écrit Shaw, l\u2019autre pour un ami, au cas où vous en auriez encore un.Et Churchill de répondre de la même encre : \u2014 Je regrette de ne pouvoir assister à la première de votre pièce.Je' garde les billets pour la seconde représentation, au cas où il y en aurait une.La France occupe le second rang pour l\u2019Europe dans le domaine du raffinage du pétrole brut, l\u2019Union Soviétique conservant la premièr 'ilace.mouchei éclairant permettre lumineuse! lecture La « crinoline », que les femmes adoptèrent au second Empire, était ainsi nommée parce qu\u2019elle consistait en un jupon muni, dans le bas, d\u2019une armature de crin destinée à gonfler la jupe.La rigidité du crin parut insuffisante.Des inventeurs lui substituèrent des cerceaux de baleine, puis des cercles en acier poli.Ces cercles concentriques, comme ceux dont les tonneliers entourent leurs tonneaux, tenaient la robe gonflée et tendue comme une montgolfière.Le chef d\u2019une tribu d\u2019Afrique, Mwanawi-na a offert au roi d\u2019Angleterre un jeune hippopotame capturé e n décembre dernier.La lettre qui accompagnait le cadeau contenait ces lignes: «Puisse l\u2019hippopotame S i k a p u connaître le climat d e l\u2019Angleterre e t rappeler le Barotse-land à leurs Majestés et à leur peuple».Après la guerre de 1914, un certain nombre de jeunes artiste américains séjournèrent en Europe, attendant d\u2019être rendus à la vie civile.Deux centres artistiques furent créés pour eux par le chef d\u2019orchestre, Walter Damrosch et par M.Lloyd Warren ; bientôt, grâce à la générosité du gouvernement français, ces deux centres furent installés au palais de Fontainebleau.Après une interruption de dix ans, les Ec^es d\u2019art américaines reprirent leurs classes au mois de juillet 1948, sous l\u2019impulsion de Robert Casadesus et du président Jean-Paul Alaux.Les étoiles nous envoient-elles des ondes de radio ?Certainement, affirment deux équipes de savants de l\u2019Ecole Normale Supérieure et de l\u2019Institut d\u2019Astrophysique de Paris.Sur la célèbre terrasse de Meudon se dresse un étrange réflecteur à claire-voie, construit avec les pièces d\u2019un ancien radar, et qui peut être orienté vers tous les points du ciel pour capter les ondes.On a constaté que celles-ci nous sont envoyées non seulement par les étoiles visibles, mais par des points du ciel où l\u2019on n\u2019aperçoit aucune étoile, et que l\u2019on suppose occupés par des astres noirs.Au XVIIe siècle, les mariages en Hongrie étaient célébrés avec un faste inouï.On comptait jusqu\u2019à 3,000 invités et il fallait, en plus accommoder chevaux et domestiques.Le menu du repas comprenait : 36 boeufs, 118 veaux, des moutons, cochons, chevreuils, lapins, faisans, chapons, oies, saumons, truites et homards.On offrait aux invités de somptueux cadeaux, éperons d or, fourrures de luxe, et même des chevaux de selle.Toutes ces dépenses étaient défrayées au prix de lourds impôts prélevés sur les malheureux tenanciers. POUR PLAIRE À VOTRE FAMILLE ENTIÈRE.IA SEMAINE PROCHAINE Notre Nouveau Feuilleton LES TOURBILLONS DE LA VIE par GEORGES MAI DAGUE .\u2018Mf.'M.îk : .abonnez-vous à nos trois magazines, LE SAMEDI, LA REVUE POPULAIRE et LE FILM.Ce sera un geste délicat qu\u2019elle appréciera toute l\u2019année durant.Le déboursé est dérisoire ($5.50 pour un an), la formalité à remplir est la simplicité même, comme l\u2019indique le coupon d\u2019abonnement ci-dessous.On n\u2019y a peut-être pas songé, mais ce cadeau ainsi offert se répercute chaque semaine, chaque mois, rappelant le souvenir de celui qui en fait hommage, suscitant la gratitude de ceux et celles qui en sont gratifiés.Pourquoi tarder plus longtemps à plaire à soi-mème d\u2019aussi facile, d\u2019aussi économique façon ?LE SAMEDI LA REVUE POPULAIRE LE FILM On est assuré de trouver partout, aux gares de chemin de fer ou d\u2019autobus, aux pharmacies et restaurants, ces trois publications qui se glissent si commodément dans la poche ou le sac de voyage.REMPLISSEZ CE COUPOIM D\u2019ABOIMIMEMEIMT SELON VOTRE CHOIX ?\tLES TROIS MAGAZINES LE SAMEDI \u2014 LA REVUE POPULAIRE \u2014 LE FILM 1 an .(Canada seulement) $5.50 OU Can.E.-U.?\tLE SAMEDI .$3.50\t$5.00\tpour 1\tan ?\tLA REVUE POPULAIRE .1.50\t2.00\t\" M\t\" ?\tLE FILM .1.00\t1.00\t.Veuillez trouver ci-inclus la somme de $.pour l'abonnement indiqué d'un (X) IMPORTANT:\u2014Indiquer d'une croix s'il s'agit d\u2019un renouvellement.Nom.Adresse.Localité.POIRIER, BESSETTE & CIE.LIMITEE Province."]
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