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Titre :
Le samedi
Éditeur :
  • Montréal :Société de publication du "Samedi",1889-1963
Contenu spécifique :
samedi 22 mai 1954
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
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Le samedi, 1954-05, Collections de BAnQ.

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[" -mnée, No 2 Montréal, 22 mai 1954 S \u2022 QUI DONNA DES AILES A UNE NATION :-v^ > ' -j X mmH «RTjSfe- PTT?' ^AàZXÂVXStXSmî v ^ÿJ0'\u2019 Une jeune nation \"reçut ses ailes\u201d quand le \"Silver Dart\u201d de John A.D.McCurdy réussit un vol de trois quarts de mille au-dessus des lacs du Bras d\u2019Or, près de Baddeck, Nouvelle-Ecosse\u2014 le premier avion à motopropulsion qui ait volé au Canada et, en réalité, dans tout le Commonwealth.C\u2019était le 23 février 1909.Un an plus tard, dans son usine de Coventry, Dunlop entreprenait la fabrication de pneus et de jantes de roues pour l\u2019aviation.Dunlop aussi entrait dans l\u2019âge de l\u2019air.Cet intérêt manifesté par Dunlop à l\u2019égard de l\u2019aviation naissante était naturel.Car, partout où l\u2019homme doit poursuivre sa route\u2014par terre, par mer ou dans les airs\u2014là où une roue tourne là où il faut transmettre l\u2019énergie\u2014le service des recherches et les facilités de production de la maison Dunlop ont une tâche à remplir.Le va-et-vient des gens et des produits est d\u2019intérêt primordial pour Dunlop.Aujourd\u2019hui, le Canada est une nation qui va de l\u2019avant.un pays industrialisé en perpétuelle évolution.Pour transporter les minerais provenant des riches gisements canadiens, pour apporter les riches moissons aux nombreux ports et gares de ce pays\u2014pour expédier des marchandises par camions, chemin de fer ou avions\u2014pour permettre aux familles de partir joyeusement en auto pour leurs vacances\u2014pour tout cela, les produits Dunlop jouent un rôle de premier ordre, en apportant soit force ou rapidité, soit sécurité ou confort.Le cultivateur conduisant son tracteur, le mécanicien dans sa locomotive, l\u2019enfant à bicyclette, le pilote dans son avion à réaction .tous profitent des applications industrielles des produits de caoutchouc fabriqués par Dunlop.De même qu\u2019un homme travaille mieux avec de meilleurs outils, une nation produit davantage quand les méthodes de production ou les moyensde transportsont meilleurs.Perfectionner les modèles, accroître la sécurité, augmenter le rendement .voilà le rôle assumé par Dunlop \u2014 pour aider le Canada .sa population et ses produits .à aller de l\u2019avant.DU?Il» aide le Canada.sa population et ses produits.à aller de l\u2019avant FABRICANTS DE PNEUS POUR TOUT USAGE \u2022 CAPITONNAGE PILLOFOAM .PRODUITS EN CAOUTCHOUC INDUSTRIEL, ARTICLES DE SPORT 44 Le Samedi, Montréal, 22 mai 1954 M * OFFRE SPECIALE LE SAMEDI - LA REVUE POPULAIRE - LE FILM (Pour 12 mois) Canada\tEtats-Unis ?\tCES TROIS MAGAZINES\t$5.50\t$8.00 __________________OU A VOTRE CHOIX- ?\tLE\tSAMEDI (hebdomadaire)\t3.50\t5.00 ?\tLA\tREVUE POPULAIRE (mensuel)\tl.50\t2.00 ?\tLE\tFILM (mensuel)\tl.OO\tl.00 IMPORTANT : \u2014 Marquez d\u2019une croix O s\u2019il s'agit d\u2019un renouvellement.Nom.Adresse.Localité.Prov.POIRIER.BESSETTE & CIE.LIMITEE \u2014 975-985, rue de Bullion.Montréal 18 LE SAMEDI LA REVUE POPULAIRE LE FILM réservez une très agréable surprise à votre parent ou à votre ami qui doit prochainement faire sa promesse au pied de l\u2019autel.C\u2019est une attention délicate qui sera vivement appréciée et vous aurez conscience d\u2019avoir été à la hauteur pour la modique somme de $5.50.Pour s\u2019y prendre, c\u2019est la simplicité même : vous remplissez tout simplement le coupon ci-dessous, et nous faisons le reste.N\u2019oubliez pas que les foyers heureux sont ceux où on lit, et que LE SAMEDI, LA REVUE POPULAIRE et LE FILM sont tout indiqués pour le foyer.HEUREUX LES FOYERS 0Ü ON LIT.En ces mois de printemps, beaucoup de foyers se fonderont, et ce n\u2019est pas forcer la vérité de dire qu\u2019il y aura plus de bonheur dans ceux où le goût de la lecture sera pris et conservé.Au demeurant, du temps où elle était jeune fille, la nouvelle Madame était une ardente lectrice de LA REVUE POPULAIRE et du FILM, alors que Monsieur était un fervent lecteur du SAMEDI.Unis dans le mariage, leurs goûts seront désormais unis dans la lecture qui se manifeste idéalement dans nos trois publications spécialement conçues et réalisées pour la distraction du foyer.Si, déjà, vous êtes abonné à nos trois magazines.LA MONTAGNE HANTEE de la page 32 ] tants, et que l\u2019enlèvement, ici, est pratique courante.Il n\u2019y a plus à hésiter, et nous devons, à notre tour, pénétrer dans ses flancs.V SI le Capitaine Laurent avait pu suivre la petite caravane aperçue au soir de son arrivée, cette caravane de Touareg blancs dont le chef avait paru suspect à l\u2019un de ses hommes, il eût été bien surpris.Lorsqu\u2019ils furent assez loin pour n\u2019être plus observés, ces Touareg, loin de suivre la piste en direction de Seb-ka, obliquèrent à angle droit et se dirigèrent tout à fait au nord.Bientôt apparut à leurs yeux une petite construction carrée, une de ces constructions faites de pierres sèches, datant d\u2019un passé lointain, et que l\u2019on appelle des « koubas », quand on ne les nomme pas, par analogie avec une ou deux ruines historiques, « le tombeau de la chrétienne ».Les hommes qui portaient sur leur monture des ballots, les posèrent sur le sol dès que les chameaux se furent accroupis.Les ballots étaient lourds.Ils les tirèrent péniblement jusqu\u2019à l\u2019intérieur de la construction.Ensuite, le chef y pénétra, seul, les autres restant à l\u2019extérieur et à une certaine distance.\u2014 Salut, Walter.dit-il dans une langue qui n\u2019était pas la langue touareg, mais le plus pur langage germanique.\u2014 Salut, Siegman.répondit une sorte de gnome qui venait de surgir d\u2019un angle de la pièce carrée.Quel chargement amenez-vous aujourd'hui ?\u2014 Un curieux chargement.et auquel vous ne vous attendez guère.Il s\u2019était penché sur le plus grand des ballots déposés sur la terre battue, l\u2019avait ouvert.\u2014 Quoi.Qu\u2019est cela ?murmura, stupéfait, Walter.Le corps d\u2019un homme jeune, enveloppé d\u2019un vêtement sombre \u2014 une sorte de gandourah \u2014 un corps qui paraissait privé de vie, se montra.\u2014 Un imprudent qui s\u2019est introduit dans des lieux où nul ne doit pénétrer à notre insu.déclara celui que son compagnon avait nommé Siegman.Si bien gardé qu\u2019il puisse être là-bas, il risquerait de découvrir.ce que nous y faisons.Je vous le confie.\u2014 Il n\u2019est donc pas.\u2014 Mort?Non.Il me répugne de tuer, vous le savez.Il est seulement profondément endormi suivant la méthode que vous connaissez.Il le demeurera au moins deux jours encore.D\u2019ici là, je serai revenu.\u2014 Bien.Je veillerai.Et pour le reste ?Siegman désigna les ballots beaucoup plus petits qui étaient à leurs pieds.\u2014 Le minerai est là.Vous le remettrez à ceux qui doivent venir, comme d\u2019habitude.J\u2019espère que la.récolte, va s\u2019amplifier.\u2014 Mais, ne craigniez-vous pas que le filon soit bientôt épuisé ?.demanda, avec un peu d\u2019anxiété, Walter.Son compagnon eut un sourire à la fois cruel et rassuré : \u2014 Un fait nouveau s\u2019est produit dont j\u2019attends beaucoup.Depuis que Hans nous a quittés, nous travaillions un peu au hasard.Nous cherchions à le remplacer, vous le savez.C\u2019est fait.\u2014 Comment ?.Par qui ?.\u2014 Nous n\u2019ignorons pas grand\u2019chose, vous le savez aussi, de ce qui se passe dans le désert.Or, deux jeunes fous \u2014 un homme et une femme \u2014 ont eu la singulière idée de venir à l\u2019oasis.Nous savions que l\u2019homme, en séjour à Ouargla, était un ingénieur attaché, en France, à une affaire s\u2019occupant de prospections minières.Vraiment, le diable nous l\u2019envoyait.Nous nous sommes emparés de lui.\u2014 Ah !.ah !.ah !.s\u2019esclaffa le gnome.Bien joué, Siegman.Il va travailler pour nous.\u2014 Il faudra qu\u2019il travaille.Il doit, lui, déceler facilement l\u2019existence d\u2019un nouveau filon, et en apprécier la teneur.Vous savez la puissance que nous donnera la possession de.Mais, inutile d\u2019insister.Le plus difficile est de décider l\u2019homme.-\u2014 Oh ! fit Walter, je compte sur vous pour ça.\u2014 Vous avez raison.Nous disposons de moyens.Pour l\u2019heure, il est gardé à vue dans la « grotte ».\u2014 Alors, il travaillera.dit-il sourdement.\u2014 Quand il aura consenti à nous donner son aide, vous savez bien que nous aurons tout intérêt à le traiter.avec égards.Je crains toutefois, qu\u2019il ne revoie pas tout de suite.ni même plus tard.son bureau parisien.\u2014 Mais.ne m\u2019avez-vous pas dit que les.touristes étaient deux ?Qu\u2019est devenue la femme ?\u2014 Nous n\u2019avions nul besoin de la femme.\u2014 Mais, ne craignez-vous pas qu\u2019elle puisse.donner l\u2019éveil ?\u2014 Et à qui, je vous prie ?Le désert n\u2019est pas l\u2019avenue de l\u2019Opéra comme dirait l\u2019un de ces damnés Français.Elle errera au hasard.peu de temps.\u2014 Il me semble, Siegman, que vous avez commis une imprudence.Vous devriez.vous assurer qu\u2019elle ne peut nous nuire.-\u2014 Laissons cela.Mettez en lieu sûr ces sacs de minerai.Gardez l\u2019homme.S\u2019il reprend conscience avant mon retour ici, agissez de nouveau.Le haschisch ne vous manque pas ?\u2014 Non.Repartez-vous tout de suite ?\u2014 Nous attendrons que la nuit soit profonde.Les hommes ont apporté des provisions.Nous dînerons ensemble.Une heure après, les deux hommes étaient installés, tandis qu\u2019à l\u2019extérieur, les Touareg, vrais ou faux, se restauraient copieusement aussi.De temps en temps, les deux germaniques jetaient un coup d\u2019oeil au malheureux qui, dans l\u2019angle où on l\u2019avait déposé, demeurait sous l\u2019effet d\u2019une drogue puissante.\u2014 Allons.dit Siegman lorsque, le dîner achevé depuis longtemps et de nombreux cigares ayant été fumés, il vit que la nuit était devenue presque complète, voici le moment du retour.Au revoir, Walter.Soyez prudent, et que le soit aussi Arnold sur la route du Nord.\u2014 Soyez en paix, Siegman.Arnold est bien à nous et n\u2019est pas prêt à nous trahir.\u2014 Bien.U gagna l\u2019extérieur où certains de ses hommes s\u2019étaient assoupis.\u2014 Nous rentrons.dit-il.Suivez-moi.Quelques minutes plus tard, la petite caravane, délestée de ses charges, reprenait en sens inverse, le chemin suivi dans la journée.Mais tous ceux qui la composaient ne devaient pas aller jusqu\u2019à Amguid.Quand ils furent à quelque distance des montagnes, assez loin cependant pour que leur présence demeurât invisible, le Targui blanc arrêta sa petite troupe : \u2014 Vous allez demeurer ici, sauf Maï-nata qui m\u2019accompagnera.Nous irons à pied, et rentrerons par le défilé secret.Vous tous, je vous charge de [ Lire la suite page 47 ] Pare-brise de conception nouvelle pjppis sHfirawtfifS .-A J SMgy &w.tK MIV'.' .sx, « î / jf àtAÉ Illustré\u2014Coupé Holiday Quatre-vingt-dix-huit de luxe.Une valeur General Motors.Vision de beauté .avec la vivacité du nouveau \"Rocket\u201d! Telle est l\u2019ultra-nouvelle Oldsmobile pour 1954! Le style de demain dans un nouveau pare-brise panoramique enveloppant .dans une silhouette longue et basse, empreinte de jeunesse! Le crâne cachet de voiture sport dans le dessin des portières et des ailes! Ouverture d aération sur toute la largeur de la carrosserie, au niveau du capot pour admettre de 1 air plus frais, plus pur! Et la puissance de demain dans le célèbre moteur \"Rocket\u201d qui atteint 170 CV dans la série \"88\u201d et 185 CV dans la Super \"88\u201d et la Classique \"98\u201d! Prenez rendez-vous avec votre marchand Oldsmobile pour voir et conduire une sensationnelle Oldsmobile 1954! I_I O l_ D S l\\/l O B I l_E \"Rocket\" qui détient le record mondial ; ».>:V iSrJgj par R.York Wilson, R.C.A., O.S.A peinture exécutée pour la Collection Seagram La ville de Régina.\"WW \tf % 1 \t monde t/e Jl y a plus d\u2019un an, une collection composée de 52 tableaux, représentant 22 villes canadiennes, entreprenait une tournée de bonne entente de 30,000 milles.Ces toiles, peintes pour la Maison Seagram par quelques-uns des meilleurs artistes canadiens, avaient à remplir une mission bien spécifique: celle d\u2019accroître l\u2019amitie et la compréhension qui existent entre notre peuple et les autres nations, en leur faisant connaître quelques-uns des aspects les plus intéressants de nos principaux centres, de l\u2019Atlantique au Pacifique.Les 52 tableaux, véritables ambassadeurs de bonne entente, survolèrent deux continents; ils firent escale dans les principaux centres de quinze pays différents où ils furent exposés, et excitèrent l\u2019admiration de plus de 200,000 R.YORK WILSON, R.C.A., O.S.A.Il naquit à Toronto.Il choisit d\u2019abord scs paysages dans tout le pays, puis passa dans l\u2019Arctique, au Mexique, en France, en Espagne, aux Iles Canaries et au Maroc.Il lut président de l\u2019Ontario Society of Artists, de 194b à 1948, et gagna le prix J.W.L.Forster en 1945 et en 1951.Sans cesse à la recherche de nouvelles techniques, il emploie présentement un moyen d\u2019expression inédit.personnes.Ces nouveaux amis du Canada se font maintenant une idée plus juste de notre pays, de son importance, de son sens du progrès, de ses inépuisables ressources naturelles et industrielles, ainsi que de son esprit d\u2019initiative illimité.De retour maintenant au Canada, la collection Seagram a entrepris récemment une tournée de deux ans dans les villes canadiennes, et tous les Canadiens d\u2019un océan à l\u2019autre, auront à leur tour, l\u2019occasion d\u2019admirer ces 52 ambassadeurs de bonne entente./ / ITINERAIRE DE LA TOURNEE INTERNATIONALE: San Juan, La Havane, Mexico, Caracas, Rio de Janeiro, Sao Paulo, Buenos Aires, Montevideo, Rome, Londres, Paris, Genève, Stockholm, La Haye, Madrid et une visite aux membres de nos forces années cantonnées à Soest, en Allemagne de l\u2019Ouest.£a Maison Seagram Le Samedi, Montréal, 22 mai 1954 47 LA MONTAGNE HANTEE [ Suite de la page 44 ] surveiller la zone de sable qui s\u2019étend d\u2019ici à la montagne.Ne quittez pas votre poste sans avoir reçu mes ordres.En route, Marna.Les deux hommes s\u2019éloignèrent dans la direction de la montagne d\u2019Amguid, ombres absorbées par la nuit sans lune, ombres silencieuses que guidait seulement leur parfaite connaissance de la piste invisible.Les deux hommes arrivèrent au pied des roches, sans que rien eût pu trahir leur passage.Ils se coulèrent entre les premiers obstacles.Ils comprirent, à un vague frôlement de pas qu\u2019ils avaient dû être entrevus.Se courbant, profitant des aspérités du terrain, en êtres qui n\u2019en ignoraient aucune, ils s\u2019identifièrent à la roche, et mystérieusement, disparurent, engloutis, semblait-il, par la paroi lisse et uniforme.C\u2019est alors que le Targui alerté par Laurent répéta avec épouvante : -\u2014Djennoun.Iffinen.Et que, tandis que l\u2019officier le rabrouait le Sergent Benoît hors d\u2019haleine apprit à Laurent l\u2019enlèvement de son chef Bernard Divraie.VI \u2019est bien compris, n\u2019est-ce pas?I\trépéta Laurent à ses hommes ; II\tquatre d\u2019entre vous, ceux que j\u2019ai désignés, restent ici en surveillance.Les autres, avec moi et le Sergent Benoît, devront à tout prix pénétrer là-dedans.L\u2019ouverture existe : il faut la trouver.Résolus, bien armés, décidés à faire l\u2019impossible pour sauver leurs amis, les membres de la petite troupe se glissaient à leur tour entre les roches, charchant un passage, examinant avec acuité la moindre trace de fissure, se demandant anxieusement par quelle voie dissimulée, par quel mystérieux moyen, la pénétration pouvait se faire dans la montagne des démons.\u2014 Et pourtant, le passage existe.répéta Laurent qui ne pouvait oublier avoir vu de ses propres yeux deux silhouettes se « fondre », dans le massif rocheux.\u2014 Çien sûr.dit-il encore après de nouvelles recherches, le Targui dirait qu\u2019il s\u2019agissait de Djennoun.Sottise.Mais comment découvrir.Sous ses doigts, par endroits la paroi lisse paraissait brûlante.L\u2019idée d\u2019un volcan dont l\u2019activité se réveillait revenait le troubler.Il arrivait maintenant, ayant progressé sur le versant nord, à un entassement cyclopéen de rocs entassés, entre lesquels cependant ne s\u2019apercevait aucun interstice.Ce fut alors qu\u2019un grondement violent vint rompre le silence, grondement qui se répercuta dans l\u2019espace.Immobile, Laurent examinait les roches.De la base du tas énorme de rochers, une fumée épaisse, bleuâtre, lui parut sourdre comme poussée par une force irrésistible.Il s\u2019approcha, se baissa.\u2014 Benoît.dit-il à voix basse, venez plus près.Regardez.Là.Le bloc isolé et un peu en avant des autres, semblait en équilibre instable.\u2014 Il bouge.fit Benoît dont la voix n\u2019était pas très rassurée.\u2014 Ah!.j\u2019en aurai le coeur net.gronda Laurent.A moi, Benoît.Les deux hommes conjuguèrent leurs forces, pesèrent ensemble sur le roc.Celui-ci fit, sur sa base un mouvement tournant qui le déplaça d\u2019environ trente centimètres.\u2014 Çà.cria presque Laurent.Sur la partie du sol ainsi découverte, il venait de voir une plaque de fer, plaque en partie grillagée.Il lui sem- bla que, à l\u2019intérieur, des grattements se produisaient.Laurent n\u2019hésita pas.\u2014 Faisons sauter ceci.dit-il.A l\u2019aide de leurs couteaux de poche, les deux hommes attaquèrent les bords de la plaque.Bientôt, ils purent la soulever.Aussitôt qu\u2019ils eurent dégagé l\u2019ouverture que bouchait la plaque, ils virent s\u2019agripper sur les bords deux mains menues, tandis qu\u2019une tête recouverte de cheveux blonds en désordre, une tête de jemme affleurait la bordure rocheuse.\u2014 Çà.cria de nouveau, et avec plus de stupeur encore que la première fois, Laurent.Une femme.Lui et son subordonné tendirent leurs bras, soulevèrent peu à peu celle qui semblait épuisée, attirèrent à eux le corps, le sortirent tout à fait de ce qui était pour lui une prison, déposèrent sur le sol la jeune femme.Mais, si différent que fût ce pauvre visage tiré de celui qu\u2019il avait vu, si peu de temps auparavant à Ouargla, le Capitaine Laurent n\u2019hésita pas : \u2014 Gilberte.murmura-t-il.Gilberte, c\u2019est bien vous, ma pauvre amie.Comment êtes-vous venue là ?La plus parfaite hébétude se reflétait sur le visage lassé.\u2014 Gilberte.redit-elle, sans comprendre.Benoît dit très bas : \u2014 Mon Capitaine, elle semble à bout de forces.Il faudrait la réconforter.Peut-être n\u2019a-t-elle ni bu ni mangé depuis longtemps.\u2014 C\u2019est vrai.Benoît faites le nécessaire et appelez des hommes.Nous ne pouvons perdre de vue cette issue.J\u2019attends.Avec une douceur surprenante de la part d\u2019un militaire entreprenant et audacieux comme Tétait Laurent, celui-ci s\u2019empressa autour de Gilberte.Il n\u2019eut d\u2019ailleurs aucune insistance à déployer car la jeune femme dévora avec un instinct animal le repas sommaire qui lui était offert.\u2014 Gilberte.redit Laurent lorsqu\u2019elle fut rassasiée, Gilberte, me reconnaissez-vous ?Ses paupières battirent comme si elle avait de la peine à comprendre, puis elle regarda fixement le jeune officier dont le visage apitoyé sembla la rassurer.Alors, brusquement, de ses yeux des larmes coulèrent : \u2014 Roger.fit-elle en hésitant encore.Roger.oui.Mais.où sommes-nous donc ?\u2014 Je vous cherchais.dit-il.Vous et André.\u2014 André.reprit-elle toujours avec la même hésitation.\u2014 Oui, vous et André qui aviez disparu de l\u2019oasis d\u2019Amguid.André.était-il avec vous ?\u2014 André.Alors son visage se contracta sous l\u2019effet d\u2019une véritable terreur.La conscience lui revint et elle eut un cri déchirant : \u2014 André.Dieu.Allons vite.Vite.André.Ah ! que lui auront-ils fait ?Elle s\u2019était levée, se cramponnant au bras de Laurent.\u2014 Vous viendrez avec moi.dit-elle.Puis elle serra plus fort le bras qu\u2019elle tenait : \u2014 J\u2019ai peur.gémit-elle, j\u2019ai si peur.Si vous saviez.Un immense attendrissement s\u2019emparait de Laurent.Il rapprocha de lui la jeune femme, et d\u2019un ton qu\u2019il voulait rendre rassurant et persuasif, déclara : \u2014 Gilberte, je suis là.Il ne faut plus avoir peur.Nous irons ensemble à la [ Lire la suite page 49 ] La vie de votre moteur dépend d'une pellicule d\u2019huile 8 fois plus mince qu\u2019un galon à mesurer! 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Remplie de générosité et de compassion, travaille sans relâche à répandre autour d\u2019elle la joie, Le dévouement de l\u2019infirmière canadienne à la cause des malheureux lui a conquis l\u2019admiration et la gratitude de toute la nation.l\u2019espérance et la santé.Dans les hôpitaux, les foyers, les industries, partout, l\u2019infirmière canadienne réalise l\u2019idéal qu\u2019elle s\u2019est fixé, celui de combattre la maladie et de soulager les malheureux.Non seulement prodigue-t-elle au chevet des malades ses soins professionnels, mais elle réconforte et soutient leur moral, constamment.Weston tient a rendre hommage aux Canadiennes qui, depuis tant d'années, lui font V honneur de préférera tous les autres les produits de qualité Weston.Le nom Weston est en honneur dans les familles depuis plusieurs générations, à cause de la qualité constante et inégalée des produits alimentaires qui portent ce nom.Achetez toujours les meilleurs \u2014 achetez les BISCUITS \u2022 le PAIN \u2022 les GATEAUX et les BONBONS Dévouée jusqu\u2019à l\u2019abnégation, elle ne recule jamais devant l\u2019effort; le temps pour elle n\u2019existe pas.Elle répond à tous les appels, car elle est toujours prête à travailler au bien-être de ses semblables, aussi bien en temps de paix qu\u2019en temps de guerre.LIMITED \u2014 GEORGE WESTON CANADA M4-3F 52 Le Samedi, Montréal, 22 mai 1954 à tout \u2022 \u2022 v&fe*M BBBwgg - \u2022 lake yMi mmm )\u2019f/' /J.}.\u201dT7m le Samedi, Montréal, 22 mai 1954 J W * \u201cPrenez garde\u2014 conduisez avec prudence 10NGUES carrosseries surbaissées, galbe doux et J gracieux, heureuse extension des glaces et du champ visuel, comme dans le nouveau pai'e-brise panoramique révolutionnaire.A tout point de vue \u2014 les voitures General Motors 1954 sont dans une classe à part .par la beauté de leur style.Dans le domaine technique aussi.Car sous cette beauté de \"voiture de demain,\u201d résident les progrès tout aussi importants dans les moteurs à haute compression \u2014\ty compris, naturellement, le célèbre groupe de V8 GM \u2014 plus efficaces, plus puissants que jamais.Quant aux transmissions GM, Powerglide, Dynaflow à deux turbines et Hydraumatique, elles sont toutes plus douces et améliorées.Oui \u2014 à tout point de vue \u2014 en 1954 plus que jamais \u2014\tvotre clef de la valeur supérieure est la clef d\u2019une voiture General Motors.General Motors of Canada marche en tête CHEVROLET PONTIAC \u2022 OLDSMOBILE .CADILLAC .CAMIONS CHEVROLET et CMC 54 Le Samedi, Montréal, 22 mai 1954 mtm Poh/mcr làfait! Que votre pinceau ou votre rouleau se balade un peu partout, vous ne verrez pas une seule trace insolite sur la surface peinte.Vous pouvez suspendre vos tableaux une demi-heure après avoir peint votre salon.La peinture se détache du pinceau au lavage mais elle reste fixée aux murs.I outes ces choses sont possibles lorsque la peinture est à base de caoutchouc synthétique.Cette transformation de la peinture est une infime partie d\u2019une révolution qui dure depuis une dizaine d\u2019années.Le caoutchouc subit une transformation qui permet aux fabricants de nombre de produits d\u2019usage courant d\u2019améliorer ces produits de façon marquée.Si vous conduisez une voiture, elle a probablement des chambres à air faites de butyle Polysar.Ce caoutchouc synthétique retient l\u2019air beaucoup [dus longtemps que le caoutchouc naturel et on s\u2019en sert dans la fabrication de presque toutes les chambres à air fabriquées au Canada.Vous avez peut-être posé un carrelage en caoutchouc dans votre maison récemment.Il se peut bien que ce carrelage soit en Polysar Krylene, un caoutchouc synthétique à la fois durable et élastique.De nos jours, nombre de produits vous servent mieux parce qu\u2019ils sont faits complètement ou en partie de caoutchouc synthétique Polysar.Polymer Corporation Limited \u2022 Sarnia, Canada POLYMER CORPORATION LIMITED POLYSAR SARNIA CANADA Marque déposée ENVIRON 50% DE TOUT LE CAOUTCHOUC NEUF EMPLOYE AU CANADA EST DU POLYSAR Le Samedi, Montréal, 22 mai 1954 55 LA MONTAGNE HANTEE [ Suite de la page 50 ] Laurent répondit à l\u2019étreinte.Mais il sentit alors la main de Gilberte trembler.Plus lentement, plus prudemment encore, ils continuèrent leur marche, parvinrent jusqu'au point où des fissures dans le roc pouvaient permettre de voir ce qui existait de l\u2019autre côté de ce panneau rocheux.Le mur faisait, à cette place, une sorte d\u2019angle demeuré obscur à l\u2019abri duquel Gilberte, Laurent et Benoît se dissimulèrent.Ainsi pouvaient-ils espérer n\u2019être point vus si quelqu'un parcourait le couloir.Alors, ils collèrent leurs visages contre le roc, regardèrent à travers les fissures.De nouveau, Roger Laurent sentit trembler la main de Gilberte.\u2014 Du courage.dit-il, sa bouche placée sur l\u2019oreille de la jeune femme.Lui-même devait faire appel à tout son sang-froid pour ne pas crier, pour ne pas hurler tant parce qu\u2019il était épouvanté que parce qu'il aurait voulu, en indiquant sa présence, donner du courage à celui qui se tenait debout, ligoté contre un pilier de roche, en face d\u2019un homme armé d\u2019une tige de fer dont la pointe était rougie à blanc.Autour de la salle à peu près circulaire, cette salle où une étrange lumière semblait irradier des murs mêmes et du sol, cette salle dont les parois étaient d\u2019une curieuse teinte nacrée traversée de traînées d\u2019un rouge sang, des hommes armés de poignards se tenaient, et d\u2019une cavité dans le sol montaient toutes droites, des flammes.\u2014 Que veut dire cette mise en scène macabre ?.se demanda Roger.Mon pauvre André ?On se croirait dans une chambre de tortures.Est-ce une réédition du Tribunal de l\u2019Inquisition ?Mais des paroles venaient maintenant jusqu'à lui, des paroles, dites par l\u2019homme vêtu du vêtement des Touareg, mais dont le « litham » ne cachait pas le visage.Or, ce visage n\u2019avait aucune des caractéristiques de la race targuie, et, présentait, au contraire, les traits particuliers de la race teutonne.L\u2019homme était grand, d\u2019allure lourde.Sa tête au crâne rasé était forte, et les cheveux avaient dû être d\u2019un blond roux.La voix, bien que contenue, était rauque, et si l\u2019homme s\u2019exprimait en français, c\u2019était avec un accent prononcé, tel qu\u2019on Ta de l\u2019autre côté du Rhin.\u2014 Je vous le demande pour la dernière fois, André Carly : acceptez-vous de nous servir ?Je vous ai expliqué à plusieurs reprises, ce que j\u2019attends de vous : rechercher de nouveaux filons de plechbende, celui que nous exploitons étant à peu près épuisé.Vous serez largement récompensé.\u2014 Je vous ai, moi aussi, demandé quelque chose.répondit sans que la moindre inquiétude transparût dans sa voix, André Carly.Dans quel but extrayez-vous ici ce minerai dont seul vous connaissez l\u2019existence.\u2014 Vous n\u2019avez pas à le savoir.Vous êtes venu vous jeter dans nos mains.Nous vous avons saisi à 1 oasis et amené dans la montagne.Après avoir pénétré ici, vous devez nous servir ou.\u2014 Ou mourir?.j\u2019y suis prêt.Après tout, il est inutile que vous y répondiez à ce que je vous ai demandé.Tout en vous m\u2019indique votre race et les buts que vous poursuivez.De la plechbende, s\u2019extrait l\u2019uranium, je ne l\u2019ignore pas.Et l\u2019uranium s emploie pour construire les pires engins de guerre.Vous aider à déceler le mi- Non pas une poudre, ni une mouture! Mais des millions de PARTICULES SAVOUREUSES de vrai café.prêtes à libérer en un instant cette fameuse SAVEUR MAXWELL HOUSE! Vous le reconnaîtrez à ces étoiles! Cafè Sensationnel os* m °ffee ?C\u2019est le seul café de ce genre au monde .aussi facile à infuser que les anciens cafés éclair, mais de goût combien différent! Instantanément soluble, mais merveilleusement corsé et savoureux.CAFE 100% PUR - SANS AUCUNE ADDITION Ce café merveilleux, fraîchement torréfié, est infusé spécialement pour vous dans les impeccables cuisines Maxwell House.On en retire ensuite l\u2019eau quand il atteint la perfection, et il reste ces savoureuses particules de vrai café.Ajoutez simplement de l\u2019eau chaude.Elles donnent alors instantanément un café délicieux et riche.Vous ne voudrez plus jamais vous donner le mal de préparer vous-même votre café.Voyez comment les particules savoureuses \"s'animent\" dans votre tasse! 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IM-324MF 56 nerai serait aider votre effort destructeur.Jamais.\u2014 Nous verrons si, devant certains procédés.vous conserverez votre insolence.persifla la faux Targui.Il avait fait virer dans ses mains le fer incandescent.Un sourire de mépris erra sur les lèvres de Carly : \u2014 Vos menaces ne me feront pas plier.Vous porterez le poids de votre inutile barbarie.Un mouvement de fureur échappa à l\u2019homme en qui Walter aurait reconnu Siegman.Il eut un geste pour se précipiter, le fer levé, contre le prisonnier, mais il se maîtrisa.Ce n\u2019était certes pas que la pitié eût la moindre prise sur lui, mais il avait besoin de celui qui le défiait.Il ne pouvait pas renoncer à l'amener à se soumettre.\u2014 Je pourrais, dès maintenant, vous faire subir le pire des supplices.Je veux vous donner une dernière chance.Vous passerez encore douze heures ici.seul.Vous n\u2019aurez pour compagnie, et compagnie invisible, que les djennoun qui, au dire des Sahariens nos amis, peuplent cette montagne.Vous demeurerez ligoté comme vous l\u2019êtes, et debout.Cette position inconfortable amoindrira peut-être votre stupide volonté.Dans douze heures exactement, je reviendrai.Alors, ce sera la soumission.ou la mort.et une mort dont vous ne soupçonnerez pas les souffrances.Il déposa le fer sur le sol, se détourna, se dirigea vers la paroi latérale de la pièce.Les hommes qui se trouvaient avec lui dans la grotte le suivirent.Seul, un d\u2019entre eux, le dernier du groupe, au moment de franchir le seuil de la grotte revint sur ses pas.Obéissant sans doute à un ordre, il alla s\u2019étendre sur le sol, de telle sorte que l\u2019homme ligoté demeurait entièrement sous ses yeux.D\u2019un bras, Roger entoura la taille de Gilberte car il sentait que la jeune femme était à bout de résistance.La cruelle scène dont elle venait d\u2019être le témoin insoupçonné, les menaces a-dressées à André, la terrible situation dans laquelle se trouvait celui-ci, l\u2019avait anéantie.\u2014 Courage.Nous avons douze heures devant nous, douze heures pour sauver André.\u2014 Mais comment le sauver?.gémit-elle.\u2014 Venez.Regagnons l\u2019extérieur.Là, nous dresserons un plan.\u2014 Pourquoi sortir.dit-elle lorsqu\u2019ils furent engagés dans le couloir en direction de l\u2019entrée secrète.Ne valait-il pas mieux continuer dans l\u2019autre sens, chercher l\u2019entrée de la grotte ?\u2014 J\u2019en ai eu l\u2019intention un instant.Mais j\u2019ai craint que nous ne fussions surpris, arrêtés, réduits à l\u2019impuissance.Dehors, nous aurons le loisir de réfléchir.Les hommes que j\u2019ai laissés à notre petit campement nous seront nécessaires.Nous reviendrons en nombre plus important, plus forts par conséquent et en mesure de mieux résister à une attaque possible.Des outils aussi nous seront nécessaires, car, comment pénétrer dans la grotte ?Si Tissue ne s\u2019offre pas à nous, le seul moyen sera de tâcher d\u2019agrandir les fissures existant dans le rocher.Allons.Gilberte ne fit pas d\u2019objection.Le raisonnement de Roger lui semblait juste, et d\u2019ailleurs, dans l\u2019état d\u2019angoisse où elle se trouvait, elle était incapable de donner un avis personnel.Elle ne pensait qu\u2019à une chose : André était en péril, André était soumis à une torture véritable et d'autres plus cruelles encore lui étaient promises si, avant que les douze heures ne fussent révolues, ses amis n\u2019avaient pas trouvé le moyen de parvenir jusqu\u2019à lui et de le sauver.\u2014 Mon pauvre André.pensait-elle.Le couloir étroit commençait maintenant, et la pente se relevait.Bientôt ils atteindraient la partie verticale et se hisseraient à l\u2019extérieur.Roger commençait à s\u2019étonner qu\u2019aucune clarté ne vînt jusqu\u2019à eux.Il devait faire grand jour à présent, et la lumière devait pénétrer par l\u2019ouverture du boyau et se diffuser assez loin.Or, l\u2019obscurité demeurait entière.Tout à coup il heurta la paroi.Il était à la fin du chemin, et l\u2019orifice devait être au-dessus de lui.Il put, posant ses pieds sur des saillies du rocher, s\u2019élever légèrement.Alors sa tête heurta un obstacle.Il ralluma sa lampe électrique, éteinte un peu plus tôt pour observer si aucune lumière ne filtrait.Il ne put retenir une imprécation de colère.Au-dessus de son crâne, le rocher déplacé par lui, le rocher qui recouvrait l'entrée du couloir, avait repris sa place, et ceux qui comptaient regagner par là l\u2019extérieur, étaient murés dans le souterrain et dans la nuit.Ill Le sous-officier à qui était confié le fortin de Fort-Flatters durant l\u2019absence du Lieutenant Divraie, fut alerté par les hommes de garde : \u2014 Sergent, voilà un méhari qui se dirige à grande vitesse vers le bordj.Un homme isolé, c\u2019est curieux.\u2014 Est-ce l\u2019un des nôtres?\u2014 Impossible à cette distance.LA PLUS GRANDE (OURSE.à la pelle leurs véhicules embourbés dans les tas de sable qui protègent le public.Si, à la fin de la course, qui doit avoir lieu le dimanche à 4 heures PM exactement, le pilote franchit trop tôt la ligne d\u2019arrivée, il est condamné à faire un tour supplémentaire.Ainsi, en 1953, une Ferrari faillit-elle être éliminée pour une erreur de 4 secondes ! Les 24 heures exigent donc aussi des qualités de travail en équipe.Une minute perdue par les mécaniciens peut être fatale.Tout est chronométré d\u2019avance.L\u2019arrêt au garage se déroule comme un ballet.Le public sait tout ça et se passionne.Il y a un classement à la distance parcourue, un à l\u2019indice de performance, un par catégorie et un classement général.Ceci permet l\u2019admission des voitures de toutes cylindrées en don-dant à chacune une chance de se distinguer.On vpit depuis les puissantes Talbot de 4 litres 5 jusqu\u2019aux petites Renault ou Panhard de 612 cmc.Il y a deux ans tourna même courageusement une 2cv Citroën qui, durant 24 heures mena son train de 60 milles au risque de se faire fracasser par les bolides.Ainsi, les véhicules ne circulent-ils pas par paquets mais ils s\u2019échelonnent sans cesse tout le long du parcours pour la plus grande satisfaction du spectateur.60 voitures seulement sont admises à faire la course.Il y a des centaines de candidats \u2014 constructeurs ou particuliers amateurs \u2014 qui sont donc sévèrement sélectionnés pour leurs qualités, la réputation des pilotes ou l\u2019intérêt qu\u2019ils présentent.En 1949, deux Anglais arrivèrent d\u2019Angleterre avec leur Bentley, tournèrent tranquillement et régulièrement pendant toute l\u2019épreuve sans quitter leur 90mh de moyenne et partirent ensuite dans la même auto se reposer sur la côte d\u2019Azur.C\u2019était une \u2014 Alors, attendons.Ce ne peut être un ennemi.Quand le méhari eut atteint le fortin, le Sergent-chef et les hommes furent stupéfaits d\u2019entendre une voix bien connue d\u2019eux, s\u2019écrier : \u2014 Bonjour, Quenin.bonjour garçons.Aidez-moi, et débarrassez le méhari de sa charge.Je suis fourbu.et j\u2019ai des choses graves à vous dire.\u2014 Mais, mon Lieutenant.murmura le Sergent, quel est ce costume ?\u2014 Ah oui, au fait.J\u2019ai conservé la gandourah de coton dans laquelle on m\u2019avait enveloppé.Je vous expliquerai.Il entra dans le bordj, se restaura, fit une brève toilette.\u2014 A présent, Quenin, écoutez-moi.Il s\u2019est passé des choses graves à Am-guid.M.et Mme Carly ont été enlevés, entraînés dans la montagne.En voulant me porter à leur recherche, j\u2019ai moi-même été enlevé.Benoît et deux hommes qui me suivaient ont pu, j\u2019espère, s\u2019échapper et doivent continuer à monter la garde à l\u2019oasis à moins qu\u2019ils n\u2019aient retrouvé le détachement d\u2019Ouargla campé sur l\u2019autre versant des rochers.Vous n\u2019avez revu aucun d\u2019eux ?\u2014 Non, mon Lieutenant.Mais vous avez donc été relâché ?\u2014 Pas précisément.J'ai dû être drogué.puis emporté dans un petit édifice isolé dans le désert, à quelque distance d\u2019Amguid.Je ne me suis rendu compte de rien jusqu\u2019au moment où, l\u2019effet de la drogue se dissipant, j\u2019ai repris conscience dans cette espèce de kouba.Là.mais des détails sont inutiles.Sachez seulement que j\u2019ai découvert d\u2019étranges choses quant [Suite de la page 5] magnifique démonstration de méthode et d\u2019endurance.Car il ne suffit pas de partir et d\u2019aller vite au 24 heures.Il faut aussi ménager sa monture pour arriver.Il y a des écrémages sévères dès les premières heures.Certains pilotes demandent trop à leurs machines sous la chaleur et les cassent.En 1952, 20 concurrents seulement franchirent la ligne d\u2019arrivée ; 25 en 1953.Quand vient la nuit, la ronde infernale prend un aspect nouveau et non moins passionnant.Profitant de la fraîcheur, les pilotes augmentent leur allure.Aux phares ils peuvent prévoir l\u2019emplacement des concurrents et dépasser plus facilement.C\u2019est hallucinant.Chaque voiture a deux pilotes attitrés.Voilà quelques années, il n\u2019était pas rare de voir les gagnants conduire seuls pendant des 23 heures de suite.Mais, depuis peu, un règlement nouveau prévoit un minimum de relais obligatoires.Le même conducteur ne peut cumuler plus de 18 heures au volant.Les plus grands noms figurent au programme : marques et hommes.Les résultats du Mans font le tour de la planète et les réputations.1954 s\u2019annonce bien car on compte plus de 53 prototypes en ligne au départ.Cunningham réserve des surprises, Mercédès, après s\u2019être annoncé, se retire.Fraser-Nash compte faire son apparition.Une fois de plus le record devrait être pulvérisé.Mais les anciens vainqueurs ne tiennent pas à se laisser distancer .En terminant, nous ajouterons que le triomphe des 24 heures tient aussi à la parfaite organisation de l\u2019Automobile Club de France.Pas le moindre détail n\u2019accroche.Les 35 à 40,000 voitures des spectateurs trouvent à se loger dans les vastes parcs.Tout est prévu, les expériences sont mises à profit.Jean Dubois.Le Samedi.Montreal, 22 mai 1954 aux gens qui occupent la montagne d\u2019Amguid, la montagne des djennoun, pour parler comme les Touareg.\u2014\tUn nom qui en dit long.\u2014\tEt un nom que j\u2019ai lieu de croire mérité.Je vous raconterai plus tard en détails, ceci est mon évasion.J\u2019ai profité d\u2019un hasard heureux.et dangereux car j\u2019ai bien failli y laisser ma peau, pour fausser compagnie à certain individu qui devait me conserver comme un objet précieux et inoffensif, dans la kouba.Me voilà.Grâce au Ciel je connais assez bien le désert et j\u2019ai pu, après une longue et harassante course, rejoindre le fortin.\u2014\tJe n\u2019en pouvais croire mes yeux, Lieutenant, en vous voyant affublé d\u2019une gandourah targuie.\u2014\tJe remettrai ça en France un jour de Mardi-Gras.Mais trêve de plaisanterie, Quenin.La situation est sérieuse.Dans la montagne des djennoun, des prisonniers sont en péril.J\u2019ai la certitude que M.Carly est exposé à la mort.De sa femme je n\u2019ai vu aucune trace, sinon à l\u2019extérieur des montagnes.Faites rassembler les hommes disponibles, veillez à ce qu\u2019ils soient armés.Sitôt le détachement prêt, et le plus nombreux possible, nous repartons pour Amguid.Le Ciel fasse que nous arrivions à temps.Le Sergent Quenin allait s\u2019éloigner pour exécuter les ordres de son chef.Celui-ci le rappela : \u2014\tAh !.que le radio communique avec Ouargla.Qu\u2019il demande si Ton a des nouvelles du Capitaine Laurent.Que, s\u2019il est toujours au nord d\u2019Amguid, on le prévienne de notre retour en force au bord de l\u2019oasis.Un quart d\u2019heure se passa.Divraie fumait cigarettes sur cigarettes, tout en essayant de réfléchir et de dresser un plan d\u2019opérations.Il vit alors revenir vers lui le Sergent Quenin : \u2014 Mon Lieutenant, le poste d\u2019Ouargla a répondu.Il a alerté plusieurs fois le détachement qui avait un appareil de transmission et il n\u2019a jamais eu de réponse.On est inquiet sur le sort du Capitaine Laurent et de ses hommes.\u2014 Ah çà !.grogna Divraie, allons-nous être grignotés l\u2019un après l\u2019autre.Sergent, gardez ici l'indispensable seulement de nos hommes.Nous ne serons jamais trop pour lutter contre ces sacrés djennoun.Il ajouta plus bas : \u2014 Des djennoun dont je sais trop bien de quel pays ils sont venus.Moins d\u2019une heure plus tard, une solide troupe bien armée et munie tant de munitions que d\u2019un matériel apte à lui créer un passage entre les pires obstacles, quittait Fort-Flatters et à l\u2019allure rapide des méhara, se dirigeait à travers le désert, en direction de l\u2019oasis d\u2019Amguid.IV ^1|°m d\u2019un chien.n\u2019avait pu s\u2019em-|V| pêcher de jurer Roger Laurent, | ^ en constatant que toute sortie vers l\u2019extérieur leur était interdite.Il essayait de réfléchir « Comment le rocher s'est-il replacé ?» se demandait-il.Est-ce par un mouvement d\u2019équilibre naturel, ou bien quelqu\u2019un a-t-il aidé à ce mouvement ?Et la plaque n\u2019a pas été remise en place.\u2014 Benoît.dit-il à voix basse, tâchez de venir près de moi.Je sais, c\u2019est difficile.Vous y êtes.Bien.A nous deux, essayons, de nos bras tendus, de faire virer le bloc.\u2014 Rien à faire.déclara enfin l\u2019officier.Appeler nos hommes ne servirait à rien qu\u2019à attirer sur nous l'attention de ceux qui sont à l\u2019intérieur.Nous ne pouvons demeurer ici.Notre seule chance est de retrouver une autre issue.Celle de l\u2019oasis peut-être. Le Samedi, Montréal.22 mai 1954 57 \u2014\tMon Dieu !.Le temps passe.André.gémit la jeune femme.\u2014\tNe désespérez pas, Gilberte.Si nous arrivons à passer, plusieurs heures nous resteront encore.Il voulait rassurer Gilberte, mais au fond il s\u2019avouait qu\u2019il ne voyait plus de quelle façon ils pourraient arriver à secourir le prisonnier avant que ne revînt vers celui-ci, l\u2019affreux djennoun vivant, prêt à le supplicier jusqu\u2019à la soumission ou, plus probablement, jusqu\u2019à la mort.Et ne risquaient-ils pas eux-mêmes d\u2019être pris et d\u2019être réunis, pour partager son supplice, à l\u2019infortuné André Carly ?\u2014 En route.dit Laurent prenant son dangereux parti.Essayons de gagner l\u2019oasis.Gilberte, vous avez fait cette route.Le Ciel nous permettra peut-être de la parcourir, comme vous, sans dommage.Ils devaient approcher de la paroi fermant la grotte où se trouvait André.Aucune lumière ne s\u2019échappait plus des fentes du rocher.\u2014 Attention.avertit toujours d\u2019une voix à peine perceptible, Laurent.De plus en plus nous pouvons être surpris.Ils marchèrent encore, avançant à pas lents, l'oreille tendue, prêt à se coller au mur au moindre signe décelant une présence invisible.Le chemin devenait un peu plus large et sans obstacle.\u2014 Reconnaissez-vous la route que vous avez suivie ?.demanda Laurent à Gilberte.\u2014 Oui.dit-elle.Je suis passée par là.Ce chemin nous mène tout droit à l\u2019oasis.\u2014 Courage.alors.C\u2019est le dernier effort.Ils firent encore quelques pas.Mais alors, le silence qui était total s\u2019emplit brusquement de gémissements et de murmures.Ensuite, une sorte de détonation ébranla la montagne entière, se répercutant avec une force terrifiante à travers le chaos des rochers.En même temps, des courants d air chaud parurent envahir le couloir et cette chaleur devint bien vite insoutenable.\u2014 J\u2019étouffe.râla Gilberte.\u2014 Vite, vite.murmura Roger.Sortir d\u2019ici est notre seul espoir de salut.Mais lui-même se sentait défaillir.Il hâta le pas dans un dernier sursaut de volonté.Benoît fit de même.Emportés par l\u2019instinct animal de la conservation, ni l\u2019un ni l\u2019autre ne s\u2019aperçut que des ombres, et aussi des sortes de traînées incandescentes envahissaient le couloir.En quelques bonds désespérés, ils arrivèrent à l\u2019air libre.Ce fut pour tomber inanimés, à demi asphyxiés, sur le sable, non loin de l\u2019oasis.Dans un dernier regard Laurent eut le temps de s\u2019apercevoir que Benoît et lui étaient seuls.\u2014 Gilberte.hoqueta le jeune officier.Et il s\u2019effondra sur le sol.V A l\u2019intérieur de la montagne les explosions se succédaient.Après celles qu\u2019avaient entendues Roger Laurent et ses compagnons, d autres s\u2019étaient encore produites.\u2014 Qu\u2019est-ce que cela?.avait murmuré André Carly.L\u2019homme enveloppé de cotonnades bleues qui était commis à sa garde s\u2019était levé.André Carly put remarquer que son visage à demi voile ne portait aucun des caractères de la race targuie.Cet homme, à la question murmurée par le prisonnier, parut répondre .\u2014 Sondages.Mais la charge a dû être trop forte.Ils feront sauter la montagne.Une certaine épouvante, mêlée d\u2019une expression de haine se montra sur son visage.\u2014 Vous n\u2019êtes pas des leurs.dit, de sa voix lasse, Carly.\u2014 Non, dit-il, non.Mais je suis forcé d\u2019obéir.\u2014 Pourquoi?.dit encore André.L\u2019homme baissa la tête : \u2014 J\u2019étais Alsacien.dit-il.J\u2019ai déserté.On m\u2019a repris.Et pour m\u2019échapper à la mort.j\u2019ai accepté de venir ici.Je ne pouvais me douter.Sans trop savoir pourquoi, \u2014 quel espoir pouvait-il concevoir \u2014 le prisonnier murmura : \u2014 Ah ! sortir d\u2019ici.Y aurait-il moyen ?.A ce moment, une nouvelle et formidable explosion retentit de nouveau, faisant craquer certaines roches.André vit, en face de lui, les fissures du rocher s\u2019élargir.\u2014 Etre libre.N\u2019avoir plus ces liens.dit-il encore.L\u2019homme eut un mouvement de pitié.Il jeta des regards vers la partie de la grotte par où avaient disparu les bourreaux.\u2014 S\u2019ils ne revenaient pas tout de suite.dit-il.Il se rapprocha de Carly, d\u2019une main fébrile relâcha les liens.André eut l'impression qu\u2019il faudrait peu d\u2019efforts pour qu\u2019il fût libéré.Mais, alors des pas pressés vinrent de l\u2019angle de la grotte.Le « chef », car c\u2019était lui, s\u2019écartait, et découvrait, encadrée par deux hommes, une femme.Il eut pourtant assez de sang-froid pour ne pas bondir en avant, pour ne pas laissé découvrir que ses liens n\u2019étaient plus que factices.\u2014 André.oh, André.gémit la jeune femme.Solidement tenue, elle ne put, comme elle l\u2019aurait voulu, se rapprocher de lui.\u2014 Vous ne vous attendiez pas à voir en nos mains votre femme, André Car- ly.Ce que n\u2019ont pu obtenir nos promesses ni nos menaces, peut-être la crainte de voir votre femme partager les supplices que vous dédaigniez pour vous-même, l\u2019obtiendra-t-elle.Refuserez-vous toujours de nous servir ?\u2014 Oui.dit fermement le malheureux.\u2014 Donc, vous mourrez tous les deux ; elle d\u2019abord.Et cette mort sera lente.très lente.Vous serez libre d\u2019ailleurs d\u2019intervenir, en vous soumettant, avant que tout ne soit consommé.Il fit un geste.Alors André Carly vit que l\u2019un des hommes masqués par le « chef » lui tendait cette tige de fer rougie que déjà il avait vue en ses mains, tandis qu\u2019un autre disposait devant son maître ce cratère plein de braises ardentes où la tige serait, de nouveau plon-gée.\u2014 Gilberte, cria-t-il, que faut-il faire ?Elle eut le courage de dire : \u2014 Ne pensez pas à moi, André.Et espérez encore.Nous ne sommes pas abandonnés.Que voulait-elle dire ?Il regarda le chef : \u2014 Vous entendez.dit-il.\u2014 Oui.dit l\u2019autre, j\u2019entends.Je n\u2019ajouterai que ceci : nous n\u2019avons plus le temps d\u2019attendre.Je vous avais donné douze heures de répit ; dix se sont écoulées.Encore une fois réfléchissez : votre ultime décision ?André eut un regard déchirant vers Gilberte.Comme elle lui était chère à cette heure où son devoir lui commandait de la sacrifier.Aurait-il le courage de la voir souffrir ?Un secours miraculeux n\u2019allait-il pas le tirer de cette horrible situation, terminer cet affreux débat ?Le chef répéta : \u2014 Votre ultime décision?André ferma les yeux.D\u2019une voix sans timbre, il dit : \u2014 Non ! Alors l\u2019homme fit un geste.La tige incandescente se dirigea vers Gilberte.Elle poussa un rugissement qui n\u2019avait plus rien d\u2019humain.V! Le soleil était très bas sur l\u2019horizon des sables lorsque le détachement venu de Fort-Flatters commandé par Bernard Divraie, arriva en vue de l\u2019oasis d\u2019Amguid.Il s\u2019avança quelque peu entre les roches, tandis que, sous l\u2019indication de son subordonne, les hommes se préparaient à l\u2019action.Soudain, un cri de stupéfaction et d\u2019angoisse échappa à l\u2019officier.\u2014 Qu\u2019est-ce que cela?.Ciel.Laurent ! ! ! Venez par ici.Quand U fut auprès de son chef qu\u2019il trouva penché sur un corps paraissant sans vie, le Sergent poussa à son tour une exclamation.\u2014 Vivant ?demanda-t-il.__Oui.Avez-vous de l\u2019alcool ?Le Sergent tendit une gourde.Aussitôt que quelques gouttes eurent été introduites dans la bouche de Laurent, une contraction du visage indiqua que le connaissance allait revenir.Le même traitement appliqué à ses compagnons eut le meme résultat.\u2014 Laurent.murmura Bernard Divraie.que vous est-il arrivé, mon vieux ?Tout à fait ranimé, l\u2019officier passa la main sur son front, regarda celui qui attendait anxieusement sa réponse : \u2014 Divraie.vous mon camarade.Ah ! je me souviens de tout.Il se leva d\u2019un bond : __Oui, je me souviens.Gilberte.André.Il ne faut pas perdre de temps.Que peut-il leur arriver.Il faut aller là.Il désignait la montagne.Puis, un étonnement lui vint : __Mais vous, Divraie, comment êtes- vous libre ?Je vous croyais aussi leur prisonnier.\u2014 Je l\u2019ai été.Je vous dirai plus tard.Au fait vous savez donc ce qui se passe là-dedans ?\u2014 A peu près.mais André est en grand danger.Le temps presse.Vous avez des hommes ?\u2014 Oui.Et bien armés.bien que contre leurs diableries, nos armes soient peu de chose.Etes-vous assez fort pour nous accompagner ?\u2014 Certes.Pour vous guider aussi peut-être, car je sais où est le prisonnier, le prisonnier qu\u2019ils veulent torturer.En quelques mots il mit au courant son camarade.\u2014 Allons vite.dit seulement celui-ci.Il fit un signe à sa troupe à laquelle se joignirent les hommes et le Sergent Benoît qui avaient accompagné Laurent, et, comme lui venaient d\u2019être ranimés par les soins de Divraie.Tous se groupèrent et prirent le chemin des premiers défilés.Ce fut alors qu\u2019un nouveau et formidable grondement vint ébranler, une fois de plus la montagne.En même temps, sur le ciel assombri, des lueurs phosphorescentes se profilèrent, et que l\u2019on aperçut, au sommet du cône formé par le massif, une longue flamme rougeâtre.\u2014 Vite, vite.dit encore Laurent.Tous s\u2019engouffrèrent, malgré les bruits qui se répercutaient, malgré les fumées lumineuses, dans l\u2019antre des « djennoun ».VII Au cri de détresse et d\u2019épouvante poussé par Gilberte que la tige incandescente allait toucher, André ne put se contenir.D\u2019un mouvement désespéré, il fit céder tout à fait ses liens, se jeta sur sa femme.Le « chef » essaya de s\u2019interposer, mais à ce moment-là, une détonation plus forte que les autres ébranla la montagne entière Les fissures des LA VIE COURANTE __Je grille de savoir si je saurai faire la cuisine, mon chéri . 58 Le Samedi, Montréal, 22 mai 1954 RIEN DE Sur un petit cargo, l\u2019unique passager est tombé malade.Un des matelots demande au capitaine ce qu\u2019il faut faire.\u2014 Eh bien, dit le capitaine, tu vas prendre dans la petite armoire à pharmacie la poudre No 8 et tu lui en donneras une dose.Le lendemain le matelot revient pour dire : \u2014 Capitaine, il n\u2019y avait plus de No 8.\u2014 Ah ! Et qu\u2019est-ce que tu as fait ?\u2014 Je lui ai donné deux doses de No 4 mais ça n\u2019a rien fait : il est mort !.Annonce dans un journal de campagne : « Avis aux dame de la ville : Dimanche prochain, grande kermesse de bienfaisance.Mettez à notre disposition tous les objets qui sont devenus inutiles à la maison mais qui peuvent encore faire le bonheur d\u2019autres.Amenez aussi vos maris ».\u2022 Un banquier new-yorkais avait invité un grand artiste en le priant d\u2019apporter son violon.\u2014 Pourquoi ?demanda l\u2019artiste.Mon violon ne mange rien.Le banquier lui expliqua qu\u2019il aurait voulu que.\u2014 Je sais, interrompit le violoniste.Mais dites-moi, avez-vous jamais eu l\u2019idée d\u2019inviter un plombier à dîner pour lui demander de réparer votre baignoire après le repas ?.SÉRIEUX Francine avait fait la connaissance d\u2019un jeune homme sympathique.Bientôt elle l\u2019invitait à venir prendre une tasse de thé chez ses parents, non sans avoir préparé son père à une demande en mariage éventuelle.Effectivement, au bout d'une demi-heure, le jeune homme demanda au père un petit entretien « entre quatre-z-yeux ».Les deux hommes se rendirent dans une autre pièce.\u2014 Monsieur, commença le jeune homme en bafouillant, je voudrais vous demander si.\u2014 Mais oui, bien sûr, répondit le père, je suis d\u2019accord, moi ! \u2014 Comment?Mais vous savez donc ?.\u2014 Naturellement que je le sais, vous voulez épouser Francine ! \u2014 Pardon, dit le jeune homme très gêné, ce n\u2019est pas ce que je voulais vous demander.J'avais l'intention de vous emprunter mille dollars.L'autre se fâcha tout rouge.\u2014 Quoi ?Mille dollars ?Mais je vous connais à peine !.A Saint-Germain-des-Prés, un client légèrement « bu » interrompt à tout bout de champ Jacques Normand en s\u2019écriant après chaque histoire : \u2014 Complètement idiot ! Finalement, le chansonnier en a marre : \u2014 Je sais ce que vous êtes, mon cher.Mais croyez-vous utile d\u2019en informer toute la salle ?.LA VIE COURANTE .\u2014 Ne crains rien, l'équipe invitée est dans le bus juste derrière nous.rochers s\u2019écartèrent, et un bruit particulièrement aigu vint jusqu\u2019à tous ceux qui occupaient la grotte.Du sol, à la même minute aussi, une sorte de colonne d\u2019eau qui paraissait en ébullition jaillit, retombant aussi bien sur le prisonnier délivré de ses liens que sur le chef encore armé de sa tige de fer.\u2014 Malédiction.s\u2019écria celui-ci.Ils ont atteint la masse en ignition.Que du moins.Il avait saisi le revolver passé dans sa ceinture, le braquait sur André.Gil-berte s\u2019était évanouie.Mais le geste menaçant n\u2019eut pas le temps d\u2019être fait.Par les parois désagrégées, des hommes pénétraient en hâte dans la grotte.Le premier arrivé vit le mouvement du « chef », le revolver braqué.Ce fut le Lieutenant Divraie qui tira d\u2019abord.Le « chef », avec un cri rauque, s\u2019abattit.Ce ne fut qu\u2019un jeu d\u2019immobiliser et désarmer les figurants de la scène tragique.Dans cette atmosphère dantesque, au milieu des grondements de ce qui était à coup sûr un volcan réveillé, parmi les lueurs des vapeurs enflammées, près de l\u2019eau bouillonnante qui continuait à jaillir, la scène avait quelque chose d\u2019hallucinant.Mais les sauveteurs devaient agir avec une rapidité extrême.Quelques minutes s\u2019étaient à peine écoulées que tous, officiers, soldats, sauveteurs et sauvés, les nouveaux prisonniers aussi, se trouvaient à l\u2019extérieur de la grotte, et prenaient le chemin qui les ramènerait entre les roches et 1 oasis.Là, André tomba dans les bras de son cousin Roger Laurent.Il était ex- ténué et heureux.Près de lui, Gilberte revenait lentement à elle.VIII On devine ce que furent les heures suivantes.Assez loin de la montagne pour ne rien craindre de sa colère, Gilberte, André, Laurent et Divraie, avaient établi un petit campement, tandis que leurs hommes s\u2019installaient à quelque distance.Alors, chacun raconta ce qu\u2019avait été son aventure particulière.\u2014 Grâce à vous, mes amis.dit André, me voilà délivré.Et Gilberte, ma chère Gilberte, si près d\u2019être torturée.Pourrez-vous jamais oublier ma chère amie, ces heures affreuses ?\u2014 Non, je ne les oublierai pas, mais Les jeux ne sont pas encore faits et il ne faut pas oublier les surprises des précédents festivals où des films non encore connus ont remporté le Grand Prix.Les Allemands avec « Solange », les Danois avec « La Marchande aux Allumettes », les Norvégiens avec « Cirque Fandango », les Autrichiens avec « Le Dernier Pont », les Grecs avec « Réveil du Dimanche », les Suédois avec « La Grande Aventure », les Po -lonais avec « Les Cinq de la rue Baes-ka », les Hindous et les Japonais avec trois importantes productions pour chacun, les Brésiliens, les Chiliens ou un autre outsider peuvent bien ravir la palme aux Grands.C\u2019est ce mélange international de je n\u2019oublierai pas non plus ce que nous devons à nos amis.Et puis, André, ne suis-je pas la plus coupable ?N\u2019est-ce pas moi qui ai tant insisté pour venir visiter l\u2019oasis d\u2019Amguid ?Ah ! si j\u2019avais su.\u2014 Qui aurait pu se douter que la montagne des djennoun méritait si bien son nom, et que dans ce volcan en sommeil, une bande d\u2019infernaux et véritables bandits avaient installé, après avoir découvert des gisements de plechbende, une redoutable organisation pour en exploiter la richesse.\u2014 Je crois qu\u2019ils ont agi imprudemment, dit Laurent, et que le réveil du volcan, provoqué par leurs travaux, aura anéanti leurs espoirs.\u2014 D\u2019ailleurs, ne sont-ils pas réduits à l\u2019impuissance, ajouta Divraie, et ne qualité qui fait le charme du Festival et sa raison d\u2019être.Dans cette épreuve de goût et de valeur, le meilleur, quel qu\u2019il soit, doit gagner.Après le Sport et les différents Arts qui rassemblent les hommes au lieu de les diviser, le Cinéma apparaît, à l\u2019époque atomique, comme un des plus sûrs moyens de permettre aux divers peuples de la Terre de se comprendre et de s\u2019aimer.Au merveilleux rendez-vous de Cannes, dans un décor de rêves et de lumières, le Cinéma aura bien mérité, s\u2019il a pu apporter à chaque participant ce magnifique message de paix et de bonheur.Léopold Massièra (SDG L) sommes-nous pas maîtres du sort des survivants ?\u2014\tOui, dit gravement André, et nos révélations, les vôtres, Divraie qui connaissez aussi le mystère de la kou-ba, mettront fin à leur entreprise.\u2014\tEt ce sera bien mérité.\u2014 Grâce à votre courage à tous, dit Gilberte à son tour.\u2014 Je demande cependant la grâce d\u2019un de ces hommes, dit André.Il est prisonnier, mais il devra être libéré.C\u2019est celui que vous voyez là-bas, ce jeune garçon blond qui porte quelques brûlures aux jambes.Sans lui, je n\u2019aurais pu me débarrasser de mes liens.Je ne dois pas l\u2019oublier.Pour les autres.Il eut un geste qui abandonnait les coupables à la fatalité.Un mois plus tard, André et Gilberte Carly se retrouvaient dans leur appartement parisien.\u2014\tGilberte, dit ce jour-là André, m\u2019avez-vous pardonné d\u2019avoir paru prêt à vous abandonner à un sort terrible, en refusant de céder aux injonctions de ce misérable ?\u2014\tOh ! André, vous ne faisiez que votre devoir.\u2014\tUn dur devoir, Gilberte.Elle sourit, se rapprocha de lui : \u2014 Vous avez cependant bondi pour me sauver.Il la prit dans ses bras : \u2014 Gilberte chérie.dit-il.Tous deux avaient appris à se connaître, et la terrible aventure avait du moins servi à faire naître en eux le véritable amour.Devraient-ils donc la regretter ?Drahca.LE Vile FESTIVAL INTERNATIONAL.ta*.* .rn, >«i Le Samedi, Montréal, 22 mai 1954 59 BEN-HUR d après 1 oeuvre célèbre de LEWIS VALLACE CONTE ILLUSTRE DU \" SAMEDI \" \u2014 QUATRE-VINGT-DEUXIEME EPISODE ** tt £ le&£ «*?\t°» 4 , ^0TRX P\tI i *\ti «V=> UN not Pcx.MOI A.dès ce SOIR ' \u2022SI ÇXJE LA PAIX SOIT AVEC VOUS, , \\ SIMONIDE.' ELLE ENCORE J /Ni COPYAAW OPERA MUNDl ACCEPTEZ.- VOUS, CHERE ESTHER, OE CAUSER OUE LÇ>UES INSTANTS A AVEC MOI ?Soucieuse de ne point poursuivre un entretien qui la peine profondément, Esther se hâte de dérouler le papyrus et de lire à son père le message de Ben-Hur dont ils n\u2019ont pas encore pris connaissance.\u2014 Simonide l\u2019a écouté avec la plus grande attention et conclut que l\u2019arrivée de Ben-Hur ne saurait tarder.Quant à Esther, pour la première fois de sa vie, elle se sent mordue par la jalousie.\u2014 A cet instant, Iras parait sur la terrasse.Jamais encore Esther ne l\u2019a trouvée aussi belle, aussi séduisante.Son cou, son front, ses bras étincellent de joyaux.Elle est rayonnante de plaisir.\u2014 Instinctivement Esther éprouve un frisson de crainte et se rapproche de son père.Mais c\u2019est précisément elle que l\u2019Egyptienne vient voir et après quelques mots de politesse à Simonide, elle entraîne la jeune fille à l\u2019écart.BEN HUR VOUS A .ÊCRfT VOICI SA PROMESSE SAVEZ - VOUS QUE (^COMMENT LE NAZAREEN ARRIVE J L AVEZ DEMAIN À JÉRUSALEM fl VOUS , SEN HUR SERA LÀ AûPPRIS CE SOIR ' j-\u2014\u2014' »¦ IL ARRIVE A U INSTANT MÊME OÙ NOUS PARLIONS DE LUI ' EST-IL DE.PLUS HEUREUX pre-S>AGE v EMBRASSEZ-MOI, II.IL M'A PROMIS AUSSI UNE % MAISON ROYALE SUR ) V_ le tibre y y REGNERAI EN > 1 ' .A MAÎTRESSE nAIS.MONl DIEU 'J .TUER' CoPVWGbTT OPERA MUNDl Iras a donc entraîné Esther légèrement à l\u2019écart sur le terrain du Palais des Hur.L\u2019Egyptienne parait heureuse.Sans aucun doute, c\u2019est l\u2019arrivée de Ben-Hur qui lui cause cette joie.Esther s\u2019efforce de conserver son calme.Mais ses yeux se troublent et le sang empourpre ses joues.Elle n\u2019aperçoit pas cependant le sourire triomphant qui éclaire d\u2019une lueur fugitive le visage de ia fille de Balthasar, au moment où elle tire une lettre de sa ceinture \u2014 Oui l\u2019amour de Ben-Hur lui appartient.La malheureuse Esther en est effondrée.A cet instant, un bruit de pas rapides parvient de la rue.Déjà Iras, impatiente, se penche guettant l\u2019arrivée de Ben-Hur, sans se soucier davantage d\u2019Esther.\u2014 Iras ne s\u2019est pas trompée et tandis qu\u2019Esther fait des efforts désespérés pour ne pas éclater en sanglots, l\u2019Egyptienne clame sa joie.Ben-Hur est devant la porte du Palais.Dans quelques secondes il sera dans ses bras.C'EST TOUT \u2019 EH BIEN GARDEZ VOS BAISERS ' IL EN EST DE bien plus précieux
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