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Titre :
Le samedi
Éditeur :
  • Montréal :Société de publication du "Samedi",1889-1963
Contenu spécifique :
samedi 26 juin 1954
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
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  • Nouveau samedi
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Le samedi, 1954-06, Collections de BAnQ.

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[" 66e année, No 7\tMontréal, 26 juin 1954 C0N GAZINE NATIONAL DES CANADIENS 10 cents S-Voo O DANS CE NUMERO : \u2022\tLE CENTENAIRE DE ROBERVAL \u2022\tL'HISTOIRE DE NOTRE HYMNE NATIONAL par REMY LAURENT NOS BRASSEURS D'AFFAIRES : \u2022\tLE COLONEL AMYOT \u2022\tLE CRIME DE MINUIT Un roman policier par MAX-ANDRE DAZERGUES jCTvïi 3&Ï Q Il est - De jouer le dernier coup au 18e trou, pour ensuite entrer au chalet et couronner la partie avec les amis, dans l\u2019aimable compagnie du \u201cle fils favori de l\u2019Ecosse\u201d.Pour les connaisseurs, rien n\u2019est plus agréable que de partager le fin velouté du whisky Johnnie Walker avec de bons camarades.Born 1820 .Still going Strong JOHNNIE WALKER Un Vrai Bon 'Scotch\u201d Se vend en bouteilles de différents formats distillé, mélangé et embouteillé en écosse i Aux Quatre Coins du Québec '\tPAR CLAUDE DERY Une compagnie de New-York tourne, à Montréal, un film sur Igor Gouzenko, membre de l\u2019ambassade soviétique à Ottawa, qui a mis à jour un réseau d\u2019espionnage au pays.La compagnie United Artists lancera cette pellicule de 85 minutes à la mi-juillet probablement.Des extérieurs sont tournés dans les Laurentides, au pont Jacques-Cartier à Montréal, à l\u2019Oratoire St-Joseph du Mont-Royal et au marché Bonsecours.Il y eut 105 ans en avril dernier, que l\u2019édifice du Parlement fédéral, situé à Montréal, fut incendié par des groupes de fanatiques au cours d\u2019une violente émeute.Le Parlement avait adopté le Bill d\u2019indemnité, une loi accordant des indemnités aux patriotes canjadiens-français pour les pertes subies au cours des révoltes de 1837-38.A Arvida, les caisses scolaires remportent un éclatant succès.Les élèves au nombre restreint de 3,243 ont déposé la forte somme de $32,493, solde cumulatif à date.M.Maurice Lavallée, ingénieur professionnel, diplômé de Laval, a été nommé commissaire industriel de la Gatineau Power pour la région de St-Jérôme.La cité de Chicoutimi a doté la région du Saguenay d\u2019un Musée historique de belle valeur, et voici que le séminaire se prépare à fournir une chaire d\u2019histoire régionale.La région possède un vaillant historien en M.le chanoine Victor Tremblay.Les travaux publics invitent les conseils municipaux à des emprunts assez élevés.Voici les emprunts connus à date : Sherbrooke : $1,050,000 ; Granby : $250,000 ; Rouyn : $500,000 ; Lac Mégantic : $300,000.Les restaurateurs de Drummondvil-le sont invités à payer $50 de taxe annuelle sur les machines à boules.Une nouvelle manufacture de vêtements, propriété de M.Noël Langlois, vient d\u2019ouvrir ses portes à Victoriaville.Le Gouvernement fédéral construit au coût de $15,000 un entrepôt frigorifique pour le beurre à St-Hyacinthe.\u2022 Alors que dans les autres provinces du Canada, des tribunaux civils règlent les questions de divorces, dans Québec et Terre-Neuve, ces cas de ménages désunis doivent se régler devant la Chambre à Ottawa.Or, de la mi-novembre à avril, les députés ont voté plus de 400 divorces.En tenant compte des vacances, des fins-de-semaines chômées, on doit conclure que l\u2019on n\u2019a pris que 40 jours environ pour régler ces cas.C\u2019est un record qui n\u2019est pas atteint à Reno, Nevada, le paradis du divorce.Le Rév.Père Paul Eugène Charbon-neau, prédicateur de retraites, vient de recevoir son doctorat en théologie de l\u2019Université de Montréal, ayant soutenu avec brio une thèse sur le rôle de saint Joseph dans le mystère de l\u2019Incarnation.A Rimouski, le conseil municipal a fixé à 50 le nombre limite des permis de taxi.Le Conseil municipal de Malartic s\u2019est adressé à Radio-Canada pour obtenir un poste émetteur de langue française dans ce secteur du nord-ouest québécois.M.Donatien Lauzier a été engagé comme contrema tre de la ville de Drummondville au salaire de $60 par semaine.Depuis dix ans, le Gouvernement du Québec a dépensé pour les soins et l\u2019hospitalisation des malades la somme de plusieurs millions.Cette année, on prévoit un budget de $40 millions pour l\u2019Assistance Publique.Il y a dix ans, il n\u2019était que de $8 millions.\u2022 La chaîne de radiodiffusion américaine Columbia (CBS) songe très sérieusement à retransmettre en anglais, aux Etats-Unis, la version des « Plouffe » de Roger Lemelin.Les Caisses Populaires dans le Québec ont prêté $142 millions pour aider le financement de la construction de 20,993 maisons au cours de la dernière année.Le Gouvernement provincial pour sa part a payé la moitié de l\u2019intérêt exigé sur les prêts.A date les fonds gouvernementaux engagés à cette fin s\u2019établissent à $42 millions.Le séminaire de St-Hyacinthe recevra probablement un octroi de $150,000 du Gouvernement provincial à même les millions qu\u2019on entend consacrer à l\u2019enseignement, maintenant que le Québec possède son propre impôt sur le revenu.\u2022 La poussière noire et lourde, qui s\u2019échappe constamment des cheminées des grandes usines, forme toujours un sujet de constante animosité chez les résidents voisins de ces entreprises.A Sorel, le problème se pose, mais la Quebec Iron étudie les procédés pour éliminer cette poussière s\u2019échappant de son importante scierie.\u2022 A Shawinigan, un radiothon a rapporté plus de $5,000 pour les oeuvres charitables locales.Durant 13 heures 24 minutes, les organisateurs conjoints, Marc-Edouard Déry et Fernand Robi-doux, ont tenu le micro en alerte.Le Conseil municipal de Grand-Mère a protesté d\u2019un commun accord contre les propos trop souvent diffamatoires des journaux ou périodiques jaunes publiés à travers la province et qui, disons-le, se vendent comme des « pains-chauds ».Il se pourrait que des sanctions plus « onéreuses » soient prises contre les éditeurs.\u2022 L\u2019aviation prend une envergure peu ordinaire au Saguenay.L\u2019aéro-club, en moins d\u2019un an, groupe déjà 125 membres de vol, dont une aile de 25 membres fut fondée récemment à Alma.Plusieurs élèves ont même déjà à leur crédit leur brevet de pilote et se préparent une carrière commerciale de pilotage. Le Samedi, Montréal, 26 juin 1954 3 ] * * *>?M *| i* * * i » * t JJ > < *\"» Mm mm .f .*:¦ »T5£ « * j> .#< S & mm LAURENT REMY itmdmM \u2019Oti1 wg ¦V.-.\tv ISS?!®5 « >ç*K :-.\u2022 \u2022.-.-\u2022\u2022t'\t.\u2022¦¦ vi Wë.wwmm :*zmâm HYMNE NATIONAL En haut : reproduction de l\u2019extrait de naissance de Calixa Lavallée dans le registre de la paroisse de Verchères.Il s'agissait de Callixte Paquet, dit Calixa Lavallée.\u2014 Ci-dessus : photo de Calixa Lavallée, à trente ans, publiée en 1872 par l'Opinion Publique; et le même en 1890, soit bien près d'une mort prématurée, f Photos-copies par E.Gariépyl.« O Canada.» notre hymne national ! Depuis 1880, date de sa composition, il est parti à la conquête du pays pour finalement symboliser le Canada partout au monde.C'est notre chant national de facto et non légal, car jamais aucun décret n'en a marqué l'adoption officielle.Mais, que nous importe ! Nous sommes sous un régime d'influence anglaise pour lequel la coutume fait force de loi.En ce 24 juin 1954, nous sommes heureux de relater l'origine de ce chant national, origine romanesque que beaucoup ont certainement oubliée.1880.Le Canada est en plein essor.On commence à organiser les territoires de l'Ouest, on parle d'un chemin de fer transcontinental.L'industrie canadienne prend forme et, naturellement, ravive le sens national.1880.La Société Saint-Jean-Baptiste veut donner un éclat tout particulier à notre fête nationale.Elle invite toutes les Sociétés Saint-Jean-Baptiste du Canada et des Etats-Unis, crée nombre de comités et de sous-comités dont un pour la musique qui exprima le désir de voir composer un hymne national, mais ne sut à qui confier l'ouvrage.Au mois de janvier, l'abbé Napoléon Caron, des Trois-Rivières, suggère la mise en concours du chant national; son idée est appréciée, mais on ne lui donne pas suite.Cependant, l'idée était dans l'air.Elle occupait les esprits et fermentait avant d'éclore.Un beau jour, le juge A.B.Routhier prit sa plume et écrivit les paroles de O Canada et les fit lire à M.Théodore Robitaille, lieutenant-gouverneur qui tenait une sorte de salon littéraire et artistique.Un soir Théodore lut O Canada devant Calixa Lavallée et lui demanda d'en écrire la musique.L'offre fut acceptée, mais encore fallait-il la réaliser.Calixa, poème en main, se rendit donc le lendemain à la boutique d'Arthur Lavigne, son ami, et lui fit part de sa promesse.Le célèbre violoniste Jehim-Prume était présent.Tous trois se donnèrent rendez-vous, le soir, au domicile de M.Lavallée.Il fallut huit ou dix réunions.A chacune d\u2019elles Calixa exhibait un projet qui était rejeté.On gardait des idées pour un second choix et Lavallée commençait à se vexer mais travaillait tout de même.M.Nazaire Levasseur, de Québec, a raconté cette histoire avec beaucoup de détails.Il fut présent à une des réunions et s'y passionna comme les trois compères.Un soir vint cependant où Calixa Lavallée fatigué sortit un de ses manuscrits au crayon et alla le jouer au piano.Les notes cette fois prenaient forme et couleur, l'hymne national était né.M.Lavigne pria alors Lavallée de retranscrire sa composition à l'encre.L'honorable Robitaille, mis au courant, demanda à Lavigne d'éditer le chant.La première édition, dont les exemplaires sont plus que rares, portait en frontispice le portrait du lieutenant gouverneur en pied et enguirlandé de feuilles d'érable selon le goût de l'époque.Aussitôt le comité de musique de la Saint-Jean-Baptiste se préoccupa de l'affaire.Il exprima cinq voeux dont le quatrième était une invitation officielle à M.Lavallée de vouloir bien composer l\u2019air de l'hymne national pour le 24 juin suivant.Il voulait, connaissant le fait, donner un caractère officiel à l'initiative privée.M.Levasseur se rendit donc chez le compositeur et lui fit part de la requête.Lavallée accepta avec beaucoup de gentillesse et ajouta : \" C'est fait\".Telle est la véritable genèse de l'hymne national.Encore fallait-il le lancer avec beaucoup de soin et de cérémonie pour qu'il soit admis et vulgarisé d'emblée.Le jour de la fête sur les Plaines d'Abraham il y eut un coryphée de plusieurs centaines de voix.La foule écouta religieusement puis s'enflamma et reprit le refrain .O Canada commençait une belle carrière, une carrière promise à suivre l'épanouissement de notre pays, à prendre place avec lui dans le monde.Un chant qui nous stigmatise et nous met du baume dans le coeur.Une initiative du Québec qui rayonna rapidement sur tout le pays.Le chant fut traduit en anglais et admis par nos compatriotes comme leur hymne.(Bibliographie : Dictionnaire Général du Canada par le R.P.L.Le Jeune) Le Samedi, Montréal, 26 juin 1954 5 Une initiative québécoise qui enthousiasme tout le Canada et rayonne dans le monde entier.Qhm Lm itt/TEUR oe« COMPOSER OF HATtOMAL : EST lié twé'CETÎS 28 va**- U__________ aTC.W4è.Mort a ^«th V>icEHKhM*r J ' IatBüstdk «naM.* îtcw « jsste*; ESËÜ'& F*.* gd|§J§;>p£r, - - - \u2019¦y A»-'-!* ¦¦ \u2022ni jÿrZ'S' à?-n - ¦ -\u2022 \u2022 - ¦ \u2022 , '«V' \u2019 ! Mi MÛ y U', r *' -: c:»-.\\\\\\ ¦ X: kSSi fgygsgj^ .«âfefcie»*?PSPHSl \u2022iV.v-> '?>k ¦ \u2022 V 'fflw.'s',* jysfi,.s,*; *à'P*LsJ >:«, ' v \\ jjfaàgm |\t- aàMTy'\u2019./\t\t: \u2022¦\u2019Vf ] & Ta,\t:\t\tî\tI \tf\tJP\tmlfyÀ Le 13 juillet 1933, le corps de Calixa Lavallée fut ramené de Boston, et le 14 du même mois on l\u2019inhumait au cimetière du Mont Royal.Il est toujours sous la plate-bande ci-dessus, non loin de la chapelle, en un emplacement de choix.Malheureusement, il n\u2019y a ni plaque commémorative ni monument.On en parle beaucoup depuis vingt ans dans les milieux intéressés et tout porte à croire que ce monument sera érigé l\u2019an prochain.Souhaitons que tant de réflexion nous vaudra au moins une oeuvre digne de l\u2019auteur de notre hymne national.Enfant du Québec, protégé de la Société Saint-Jean-Baptiste, Lavallée imposa sa musique au monde entier, ne l\u2019oublions pas ! Sa gloire dépasse notre province /Photo Raoul Cloutier).\u2014 Ci-contre: la maison natale du musicien, à Ste-Théodosie, comté de Verchères, Calixa Lavallée depuis 1947.Au-dessus de cette photo on peut voir la plaque commémorative sur laquelle est écrit, en français et en anglais : Calixa Lavallée, auteur de l\u2019hymne national \"O Canada\", est né dans cette maison le 28 décembre 1842.Mort à Boston en 1891./Photos E.Garièpyl.CEUX AUXQUELS NOUS DEVONS NOTRE HYMNE SIR ADOLPHE-BAPTISTE ROUTHIER (1839-1920) magistrat, professeur de Droit, avocat, administrateur, homme de lettres.Il naquit à Saint-Placide, comté des Deux-Montagnes.Il fit ses études classiques au séminaire de Ste-Thérèse, en 1850, puis son cours de droit à l\u2019Université Laval de Québec.\u2019 En 1861, il est admis au barreau.Il échoua dans la politique mais fut nommé Juge puîné de la Cour Supérieure pour le district de Saguenay.En 1889 il est transféré à Québec.Le 21 mars 1897, il devenait juge de la Cour de l\u2019Amirauté tout en occupant des chaires de droit à l\u2019université.Le 30 mars 1904 et 1905 il agira comme administrateur en l\u2019absence du lieutenant-gouverneur de la Province de Québec.Président de la Société Saint-Jean-Baptiste, décoré par le pape et par le roi.Il fut aussi président de la Soeiété Royale du Canada.Il a publié de nombreuses oeuvres : portraits, causeries, poèmes, récits de voyages, études historiques, essais.En 1880, il composa les paroles de O Canada.CALIXA LAVALLEE (1842-1891) pianiste, compositeur, auteur, professeur.Il naquit à Verchères.Son père, Jean-Baptiste, fut son premier maître.A onze ans il commença à toucher l\u2019orgue à la cathédrale de St-Hyacinthe et à quinze notait ses premières compositions.En 1857, il alla étudier au Conservatoire de Paris où il eut les meilleurs professeurs de l\u2019époque.Rentré au Canada, il fit ses débuts au Théâtre Royal, comme pianiste.En 1881, il alla donner plusieurs concerts aux Etats-Unis, y retourna en 1884.En 1888 il est délégué en Angleterre par la Société des professeurs de musique.Il mourut à Boston le 14 février 1891.C\u2019est là qu\u2019il fut inhumé.Son corps a été transféré voilà quelques années au cimetière de Montréal où un monument doit lui être édifié.Calixa Lavallée est l\u2019auteur de deux opéras, de plusieurs oeuvres notables et surtout de la musique de O Canada.ERNEST GAGNON (1834-1915) musicien, homme de lettres, biographe.Il étudia au collège de Joliette et manifesta de bonne heure de grandes aptitudes pour l'art musical.En 1850 il se fit donner des leçons d\u2019harmonie à Montréal et en 1857, se rend à Paris, perfectionner son talent.Rentré au Canada il se livre successivement à l\u2019étude de la littérature et de l\u2019histoire nationale.En 1864, on le choisit comme organiste pour la cathédrale de Québec.En 1873 il repart pour l\u2019Europe, comme correspondant du Courrier du Soir.En 1876, il est Secrétaire du Ministère des Travaux Publics de Québec et le restera 30 ans.Ses compositions musicales forment un répertoire considérable.Il a entre autres : Les chansons populaires du Canada (1917).L°Uis\t(1902), Hommes et choses d\u2019autrefois C\u2019est à titre de Président du Comité de Musique de la Société Saint-Jean-Baptiste qu\u2019il eut, en 1880 un rôle definitif a jouer dans l\u2019histoire de la création et de l\u2019adoption de O Canada. 6 Le Samedi, Montréal, 26 juin 1954 .Grace Kelly Une personnalité attachante, elle \"accroche\" tout de suite l'attention.par Louise Gilbert-Sauvage (Notre correspondante à HollywoodI GRACE telle qu'elle nous apparat! dans \"Dial M for Murder\u201d en compagnie de Robert Cummings.Ci-dessous : Grace Kelly dons \"The Country Girl\" avec Bing Crosby.[ Après avoir vu Grace Kelly dans ses films, notamment dans « Mogambo », « High Noon » et dans quelques scènes de « Rear Window », filmé à Paramount, je ne m\u2019étais pas fait d\u2019impression définitive à son sujet.Il est des caractères qu\u2019il faut étudier à plusieurs reprises avant de se former une réelle image de leur richesse.Grace Kelly semble être de ces derniers.Et, ce n\u2019est qu\u2019au cours d\u2019un programme télévisé que sa personnalité m\u2019est apparue définitivement dans toute la limpidité de sa beauté naturelle.Elle apporta à ce numéro d\u2019une série sans grande importance, une telle animation, une si franche interprétation dans ses ripostes et surtout une individualité si distinctement définie, que sans hésiter, mon mari aussi bien que moi-même qui la regardions sur le petit écran, reconnaissions son magnétisme peu ordinaire.Grace possède cette sûreté d\u2019elle-même qui n\u2019a rien à voir avec de la témérité ou de la pose.Elle est le produit de la confiance en soi, de l\u2019originalité sans extravagance, et qui n\u2019enlève rien à une manière d\u2019être tout à fait naturelle.Aussi bien, décidai-je, in petto, d\u2019aller interviewer l\u2019intéressante actrice.Cette jeune artiste, hier inconnue d\u2019Hollywood, et maintenant refusant des rôles, parce que trop occupée, mit le temps avant de se décider à une carrière cinématographique.Bien qu\u2019elle ne soit qu\u2019au milieu de ses vingt ans, elle eût pu, si elle eût suivi l\u2019exemple de sa famille, faire du théâtre dès sa tendre enfance.Deux de ses oncles étaient bien connus au domaine théâtral.L\u2019un d\u2019eux, George Kelly, était l\u2019écrivain à qui l\u2019on doit plusieurs pièces à la mode, dont « Craig\u2019s Wife », et « The Show-Off ».Il faut reconnaître qu\u2019il ne l\u2019encouragea guère vers la carrière du « make believe ».C\u2019est elle qui nous l\u2019assure.L\u2019autre oncle se nommait Walter C.Kelly, qui mourut lorsque Grace n\u2019était qu\u2019une adolescente, après s\u2019être signalé dans le vaudeville, tout spécialement dans « The Virginia Judge ».Son frère Jack eut ses rôles-titres dans les sports.Il fut champion de ré- gates anglaises et fut du « team » américain des Jeux Olympiques de 1948-52.C\u2019est à Philadelphie que la blonde enfant prit ses degrés scolaires.A l\u2019Académie Raven Hill et à l\u2019école Stevens.Au cours de ce stage d\u2019études, elle parut dans une pièce intitulée : « Don\u2019t Feed the Animals » au théâtre « The Old Academy Players » de Philadelphie.Plus tard, elle y joua « Cry Havoc » puis « Wall Flower ».Cependant un tel titre ne devait avoir aucune influence sur la destinée de celle qui témoignait déjà des qualités prédominantes pour une carrière qui se dessinait presqu\u2019à son insu.Loin d\u2019être de celles qui aident à la décoration murale, sa nature primesautière, ses sautes d\u2019humeur qui n\u2019ont rien d\u2019un tempérament mal équilibré, mais qui accentuent une vivacité indispensable à qui doit faire métier d\u2019amuser le public par une vocation théâtrale, lui ont valu la garantie de succès qui ne sont pas demeurés à l\u2019horizon.C\u2019est après avoir terminé ses études que la jolie fille à la toison couleur de blés mûrs s\u2019achemina vers la cité de l\u2019Art américain par excellence : New-York.Elle y fréquenta l\u2019Académie des Arts Dramatiques pendant deux années entières.Cet entraînement lui valut un rôle dans « The Father » après avoir été entendue par Raymond Massey qui dirigeait la pièce, et en était également l\u2019étoile.Cette pièce connut un beau succès et fut jouée pendant trois mois.Ce qui lui valut son premier rôle à l'écran : « 14 Hours » en 1951.En second lieu, elle fit partie de la compagnie de « To be Continued », éphémère, à Broadway.Mais cette jouvencelle, enfin sûre de ses possibilités, ne devait pas laisser un premier insuccès la détourner de ses desseins vers une carrière où elle se sentait appelée.Elle profita de l\u2019invitation de se joindre à une compagnie de tournée et parut tour à tour dans des pièces de banlieue, heureuse de connaître de nouvelles audiences, un peu plus de son pays, et d\u2019acquérir l\u2019expérience sans laquelle le métier ne saurait être ce qu\u2019il est.\t[ Lire la suite page 31 ] Le Samedi, Montréal, 26 juin 1954 7 Mario Duliani et Don Camillo par RUBI ARDIZZON lÉItlii «
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