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Titre :
Le samedi
Éditeur :
  • Montréal :Société de publication du "Samedi",1889-1963
Contenu spécifique :
samedi 12 février 1955
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
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  • Nouveau samedi
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Le samedi, 1955-02, Collections de BAnQ.

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[" 66e année, No 40 Montréal, 12 février 1955 DANS CE NUMERO \u2022 BERTHE LAVOIE, par LUCETTE ROBERT \u2022 LE SURVENANT, par GERMAINE GUEVREMONT \u2022 DANS LE MONDE SPORTIF, par OSCAR MAJOR \u2022 QUAND VIENT LA HAINE, Un roman d'amour de MARTHE DORANNE ZINE NATIONAL DES CANADIENS 10 cents Joan et ÿeattne patineuses jumelles \t \tI1 «\t« \t 11 MARQUES D\u2019AUTOS CHOISIRENTCHAMPION! Course de Voitures de Série \"Grand National\u201d de 500 Milles à Darlington (C.du S.) en 1954 v-\t.\t\u2022- - Wmm ¦.pi \t \tmsiX \t' ^7'-.y-.-J'\\ Voici les voitures de série qui ont morqué un jalon dans les annales de la bougie d\u2019allumage à Darlington: BUICK, CADILLAC, CHRYSLER, DODGE, FORD, HUDSON, MERCURY, NASH, OLDSMOBILE, PLYMOUTH, STUDEBAKER\u201411 marques différentes\u201452 autos en tout\u2014toutes munies de Bougies Champion à 5 cannelures.Mieux que cela, pas une seule bougie ne fut remplacée pendant la course! Les Bougies Champion à 5 cannelures améliorent le rendement de toute auto \u2014 vous pouvez en faire l\u2019expérience vous-même.Par exemple .Pour des démarrages éclair, choisissez les BOUGIES CHAMPION à 5 CANNELURES! Les bougies encrassées ou mouillées sont trop souvent la cause de démarrages difficiles.La bougie cause des courts-circuits le long de l\u2019isolant au lieu d\u2019allumer l\u2019essence dans le cylindre.Assurez-vous des démarrages rapides grâce à l\u2019isolant à 5 cannelures exclusif aux Bougies Champion \u2014il réduit vraiment le risque de \"court-circuit\u201d jusqu'à 40%! Les Bougies Champion à 5 cannelures produisent l\u2019étincelle dans le cylindre\u2014chaque goutte d\u2019essence est utilisée.Obtenez des démarrages plus rapides et augmentez votre millage-essence\u2014avec des Bougies Champion! Votre garagiste a la Bougie Champion qu\u2019il faut pour votre auto.Est-ce le moment pour un changement d\u2019huile ou un graissage?C\u2019EST LE MOMENT DE FAIRE VERIFIER VOS BOUGIES! Les automobilistes avisés trouvent que cette simple habitude, garantie de sécurité, leur épargne du temps et de l\u2019argent.Si vos bougies usées ont besoin d\u2019être changées, assurez-vous d\u2019obtenir des Bougies Champion à 5 cannelures.Cela paye ! LES BOUGIES BOUGIES LISSES ORDINAIRES Il y a plus de risque de \"court-circuit\u201d avec des bougies à paroi lisse quand elles sont mouillées ou encrassées.BOUGIES CHAMPION À S CANNELURES L\u2019isolant à 5 cannelures, exclusif aux Bougies Champion, aide à enrayer les \"courts-circuits\u201d .garde l\u2019étincelle à l\u2019endroit utile.LES 5 CANNELURES SAUVEGARDENT LA PUISSANCE DE VOTRE AUTO Les gens avisés choisissent CHAMPION Aux Quatre Coins du Québec par CLAUDE DERY Le nylon sera-t-il remplacé prochainement par un nouveau tissu, le « Tri-lan » ?La Canadian Celanese à Drum-mondville vient en effet de mettre au point la production de ce matériel aux propriétés multiples : résistance exceptionnelle, facilité de lavage, séchage rapide, repassage facile.\u2022 Le port de Montréal a connu une activité sans précédent d\u2019avril à décembre 1954.Quelque 300 océaniques et 2,000 navires de fret ont abouti à Montréal durant la belle saison.Les élévateurs modernes qui peuvent contenir 15 millions de boisseaux de blé ont même établi un record mondial dans l\u2019expédition du grain et autres céréales.\u2022 La Ligue des Propriétaires de St-Hyacinthe, par son président M.Georges Tétreault, a fait tenir une lettre au Conseil Municipal l\u2019avisant que « les $50,000 dépensés par la Commission Industrielle n\u2019ont pas rapporté en réalisations pleine satisfaction ».La Ligue approuve le maintien de la Commission mais exige de la prudence dans les déboursés.\u2022 Ecole de civisme, source d\u2019initiative et stimulant pour les affaires, la Cham- bre de Commerce des Trois-Rivières groupe un effectif imposant de 431 membres.M.Paul Beauchamp assume la présidence de ce mouvement qui supporte le détaillant de chez-nous.\u2022 Une petit cabane à sucre (abandonnée) complètement rénovée où 1 on vend à l\u2019année longue des souvenirs, au Jardin Zoologique de Granby, doit rapporter joliment car son propriétaire, le journaliste montréalais Léonard Knott, aurait exigé $35,000 pour ce « commerce » touristique, après seulement une année d\u2019opération.\u2022 Exploitée dans les Cantons de l\u2019Est depuis 1876, l\u2019industrie de l\u2019amiante de la région représente 65% de la production mondiale.L\u2019entreprise emploie 5,500 personnes et 97% de sa production annuelle chiffrée à $87,630,000, est expédiée aux Etats-Unis, lesquels consomment 70% de la production mondiale.\u2022 Louiseville veut assurer à sa population une protection adéquate contre le feu.Aussi vient-on d\u2019émettre une série d\u2019obligations au montant de $54,000 pour défrayer la construction d\u2019une nouvelle caserne pour les pompiers.NOTRE COUVERTURE Les jumelles Pastor, JOAN et JEANNE, 16 ans, nées dans les villes jumelles de Minneapolis-St.Paul, état du Minnesota, terminent leurs cours secondaires par correspondance, tout en déployant leurs nombreux talents de patinage artistique, dans la fameuse troupe des Ice Follies.« Le Travailleur », hebdomadaire de Worcester, Mass., cite le travail de recherches de M.Séraphin Marion, intitulé « Littérateurs et Moralistes du Canada Français d Autrefois » comme une belle pièce d\u2019intérêt.L\u2019ouvrage de 195 pages a été édité à Hull.M.Marion tire en conclusion qu\u2019on peut être parfait écrivain en servant à la fois l\u2019art et la morale.\u2022 Dans le domaine ouvrier, on apprend la nomination de M.André Roy, chef du secrétariat de la CTCC à Québec et rédacteur en chef du journal « Le Travail », au poste de secrétaire-général adjoint de la CTCC.Dans le domaine publicitaire il faut aussi innover et suivre le progrès en employant les moyens modernes.C\u2019est la formule adoptée par le gérant de l\u2019Hôtel Maurice à St-Jérôme.Ce dernier a tourné son premier film à long métrage et la première eut lieu à l\u2019Hôtel et pour cause: le film relate les activités de 1 année à l\u2019Hôtel Maurice.Durant toute la saison officielle, M.Henri Legault, de Laverlochère, Abitibi, avait rêvé d\u2019abattre son chevreuil mais la chance ne lui a pas souri.Et le hasard bien malicieux vient de lancer devant sa voiture, à Ferronia, Ontario, une belle pièce de 280 livres.La bête a sauté dans la route, venant d\u2019un fourré voisin et fut tuée sous le choc.Les policiers qui patrouillaient la région ?ce moment ont conduit la bête à 1 hôpital voisin où les malades s'en sont régalés. 3 Les deux principaux interprètes de \"L'ardent voyage\" : GISELE SCHMIDT (Madeleine Brillant-Ferrier) et JEAN-PIERRE MASSON (Richard Ferrier).Derrière la vitre du contrôle : Mme LAVOIE et l'opérateur du son.0-p \u2018-rai ' \u2022 .* (Photo Jac-Guyi.Le Samedi, Montréal, 12 février 1955 DANS L INTIMITE DE NOS VEDETTES Berthe Lavoie Une carrière extrêmement intéressante et diverse, après de fortes études : institutrice, comédienne, chanteuse et, aujourd'hui, l'une des premières réalisatrices de Radio-Canada.par LUCETTE ROBERT LORSQU'ON écrit le nom de Berthe Lavoie, on pense à la phrase-thème d'un de ses programmes \"L'ardent voyage\" : une femme qui, avec de l'idéal et du cran, fait de sa vie une merveilleuse aventure.Comme son héroïne, elle fut institutrice et garda dans les épreuves physiques une attitude stoïquement gaie et une persévérance au travail qui fit l'admiration de tous : ses commanditaires (Lever Brothers), ses camarades, et les artistes qu'elle dirige.Ceux-ci l'adorent et j'ai voulu, avec leurs témoignages, lui dresser une guirlande, une couronne d'excellence qui, à l'inverse des distributions de prix, serait offerte par les élèves au professeur.\u2014 Nicole Germain qui, du lundi au samedi, répond au téléphone de onze heures par la formule consacrée : \"Francine Louvain .Bonjour\", nous dit de l'auteur-réalisatrice : \"Travailler avec elle est un plaisir toujours renouvelé.Elle est beaucoup plus que la patronne ; c'est une amie inestimable.Je place donc le sentiment d'amitié au-dessus des autres que j'éprouve pour elle, comme une admiration sans bornes pour son courage simple, quotidien, capable de résister à tous les assauts de l'existence\".\u2014\tGisèle Schmidt, principale vedette de \"L'ardent voyage\", m'envoie ce petit mot : \"Pour nous comédiens ?Berthe Lavoie est une amie, une mascotte, une fée bienfaisante qui nous jette un bon sort au départ et qui veille sur nous durant tout le voyage\".\u2014\tDenyse St-Pierre, qui joue dans \"Francine Louvain\" depuis 1947 et dans \"L'ardent voyage\", me vante son hospitalité, l'aide qu'elle apporte aux jeunes artistes, son coeur d'or, et termine par : \"Elle est un exemple pour nous tous\".Quelle est donc cette femme adorée des artistes, respectée de ses employeurs, et qui n'est pour l'auditeur de Radio-Canada que le nom magique qui signe à trois heures d'intervalle, les programmes \"Francine Louvain\" (llh.a.m.) et \"L'ardent voyage\" (2h.30 p.m.) de façon à remporter le trophée LaFlèche ?Madame Ber- the Lavoie est au physique une blonde aux yeux bleus, au sourire spontané et à l'élégance si discrète et si régulière qu'elle en inspire aux vedettes qui l'entourent.A la ville, elle se coiffe des créations d'Yvonne Schmitt et porte, pour les dîners d'amis, la robe courte mais habillée.Sa voix me rappelle d'une façon saisissante celle de l'écrivain Gabrielle Roy, dont elle a également le sens aigu du comique.Berthe Lavoie fit des études classiques au Mont Sainte-Marie, à Villa Maria et à l'Université de Montréal où elle obtint un doctorat en Philosophie.Tout en enseignant à la Commission des Ecoles Catholiques de Montréal, elle suivait les cours du Conservatoire Lassal-le et faisait du théâtre radiophonique (C.H.L.P.et C.K.A.C.) et deux saisons de chant avec la Société Canadienne d'Opérette.Elle est, depuis 1942, une des premières réalisatrices de Radio-Canada et présenta, au coins des années : \"Qui est coupable ?\", \"Théâtre du dimanche soir\", \"Coeur atout\", [ Lire la suite page 26 ] Du lundi au samedi, le téléphone appelle sur les ondes de Radio-Canada \"Francine Louvain\", et c'est la jolie voix de Nicole Germain qui vous dit \"Bonjour\".Chacun pense à son rôle triste ou folâtre et voici, textes en mains : MARTHE THIERRY, CHRISTIANE DELISLE, HENRI NORBERT, GERMAINE LE-MYRE, NICOLE GERMAIN, JEAN-PAUL NOLET (annonceur du programme), Mme BERTHE LAVOIE, réalisatrice, ROGER LANGLOIS (bruiteur) et JANINE SUTTO.IPhoto Alain, Le Samedi!.Après son programme du matin et un déjeuner rapide.Madame Berthe Lavoie se remet au travail avec les répétitions de \"L'ardent voyage\" qui commence à 2h.30 p.m.La voici entourée de quelques interprètes.De g.à d assis \u2022 JANINE FLUET.MIA RIDDEZ, BERTHE LAVOIE et JULIEN BESSETTE.En arrière : FRANÇOIS LAVIGNE et RENE VERNE.IPhoto Alain.Le Samedi).:£ m.F 4 Le Samedi, Montréal, 12 février 1955 f mm h L\u2019Industrie colossale du Téléphone Le plus grand établissement téléphonique du monde est à Indianapolis.\u2014 On y fabrique plus de 2,000,000 d\u2019appareils par année.\u2014 Le Canada au troisième rang.\u2014 Montréal compte 432,551 appareils téléphoniques.CfiwTV' % Situé à quelques milles d'Indianapolis, sur une bande de terre d\u2019une étendue de 133 acres, se trouve le plus vaste établissement de téléphone qui soit au monde.L\u2019édifice principal couvre une superficie de plus de 23 acres ; il mesure 1,083 pieds de longueur et 763 pieds de largeur.A l\u2019intérieur des constructions réservées à l\u2019usine, se trouve la plus complète collection de machines industrielles que l'on connaisse.En haut, un système d\u2019acheminement de plus de deux milles et demi de long, facilite la manutention et assure l\u2019exécution très précise du travail.Ce nouveau centre mondial téléphonique est en mesure de fabriquer avec une équipe de huit heures plus de 2,000,000 de téléphones par année.Cela veut dire que la Western Electric est en mesure de mettre sur le marché plus d\u2019appareils téléphoniques qu\u2019il en existe, soit en France, soit au Canada.Parmi ces appareils, 500,000 offrent une variété de 25 modèles différents et 1,500,000 sont le nouveau modèle «500 », actuellement le plus répandu.Quand l\u2019usine ne fonctionne pas à plein rendement, 8,000 appareils sont quand même fabriqués quotidiennement, ce qui fournit du travail à environ 6,000 ouvriers.Ce nouveau modèle « 500 » a des particularités également nouvelles, par exemple la diminution du bruit de déclic, la régularisation du niveau du son, une sonnerie moins perçante et pouvant être réglée de façon à répondre au désir de celui qui est à l\u2019appareil.En plus du modèle « 500 », on fabrique une grande variété d\u2019appareils : téléphones au mur, gobe-sous, standards à quatre ou six boutons, téléphones pour ascenseurs, pour régions minières, de campagne pour les Forces armées.Tous ces appareils doivent être assez résistants pour être en usage sous n\u2019importe quel climat : régions polaires, tropiques, pays de haute altitude.La fabrication proprement dite d\u2019un appareil telle que la majorité des gens l\u2019imaginent, ne tient en réalité qu\u2019une place restreinte.Il y a aussi l\u2019expédition et l\u2019entreposage des matériaux bruts et des téléphones complétés.90 pour cent des matériaux nécessaires à la fabrication doivent être apportés par camions, déchargés et entreposés dans les hangars attenants à l\u2019usine.Pour fabriquer 500,000 téléphones, on emploie 200 tonnes de poudre thermoplastique et 350 tonnes de poudre phénolique lesquelles doivent être enfermées dans des réservoirs spéciaux.De même les 32,000 gallons d\u2019acides nitrique et hyperchlorique sont contenus dans des réservoirs doublés en caoutchouc.Ajoutons à cela l\u2019assemblage des pièces et l\u2019achèvement de l\u2019appareil téléphonique, son installation et le soin à apporter à son bon fonctionnement, et l\u2019on comprendra qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un travail minutieux et compliqué.Quelques aspects (à gauche et à droite) de l'immense usine d'Indianapolis, la plus vaste fabrique d'outillage téléphonique au monde.Sa superficie est de 133 acres.Dans l\u2019industrie et l'usage du téléphone, le Canada vient en troisième place, après les Etats-Unis et la Suède.Photo Western Electric.Pour assurer la fabrication ininterrompue des appareils, la Western Electric a acheté, l\u2019an passé, de 28,000 firmes américaines des matériaux et des fournitures pour un montant global de $700,000,000.C\u2019est ce qui a permis à cette gigantesque usine d\u2019installer des téléphones en Grèce, en Irlande, au Portugal, en Russie, en Egypte, en Chine et au Brésil.Précisions au sujet des téléphones canadiens.Le Canada occupe une place de premier plan dans l\u2019industrie du téléphone.84,000,000 d\u2019appareils téléphoniques sont en usage à travers le monde.Les Etats-Unis sont en tête avec 30 pour cent de téléphones par 100 habitants.La Suède vient ensuite avec 26 pour cent et le Canada se range en troisième place avec 23 pour cent.Il y a au Canada 3,352,366 téléphones.La moyenne des appels est estimée à 5,610,000,000 dont 127,409,419 sont des appels inter-urbains.La valeur des biens des réseaux téléphoniques canadiens se chiffre à $1,027,-827 807.Durant l\u2019année 1952, 48,207 ont été à l\u2019emploi de ces compagnies dont la liste annuelle de paye a été de $31,370,932.Il y a à travers notre pays, 11,300,000 mil.es de fils téléphoniques, dont 2,985,308 dans le Québec.Le nombre de milles de poteaux dans notre province dépasse 32,000 ; il est de 243,301 dans tout le pays.Pendant 1952, 243,565 poteaux ont été achetés au Canada, au coût total de $1,685,635 dont 72,207, d\u2019une valeur de $550,114 dans la Province de Québec.Les villes possédant le plus grand nombre d\u2019appareils téléphoniques sont : Montréal, 432,551 ; Toronto, 410.690 ; Vancouver, 157,353 ; et Winnipeg, 119,388.ÿjjjjp Le Samedi, Montréal, 12 février U155 5 La bo'e d'Acapulco, un des plus beaux coins du monde, abrite dans son port naturel des centaines de petits voiliers de plaisance.Acapulco rivalise déjà avec Miami.La température moyenne en hiver est de 80° F.y**: .fc - f J .«\u2022guyfttHi Une rue de Taxco, sur la route nationale Mexico-Acapulco.Au fond, le clocher de la cathédrale.Taxco est un bijou d'architecture baroque espagnole.HOTEL «RENDEZ * j «pmw h p|t ACAPULCO, le Paradis terrestre retrouvé par MARC BENOIT, Ing.P.On a appelé Acapulco de bien des noms : petit Hawaii, la Riviera de l\u2019Amérique, le Shangri-la de l\u2019hémisphère occidental, le Miami du Mexique et d\u2019autres encore.Ce n\u2019est que depuis quelques années \u2014 vingt ans tout au plus \u2014 qu\u2019Acapul-co est devenu pour le touriste un centre de rendez-vous.La réputation de ce port enchanteur sur le Pacifique envahit le monde si subitement qu\u2019on pourrait peut-être s\u2019en étonner.Mais rien des descriptions livresques ou même des paysages photographiés ne parviendra à rendre justice au charme d\u2019Acapulco et il faut rechercher l\u2019explication de cette popularité toute récente plutôt dans la date tardive, 1927, où fut complétée la route Mexico-Acapulco.Acapulco, dans l\u2019Etat de Guerrero, sur la côte ouest du Mexique, est le plus vieux port d\u2019Amérique sur le Pacifique.Il semble que les Espagnols l\u2019aient visité dès 1521.Le 30 mai 1532, Diego Hurtado de Mendoza partait d\u2019Acapulco pour aller explorer les mers du sud et, en 1535, Cortès envoya des vivres de ce port à François Pizarre afin de l\u2019aider dans sa conquête du Pérou.C\u2019est aussi dès 1555 que des navires venaient de l\u2019Orient pour troquer leurs soieries et leurs épices contre l\u2019argenterie du Mexique.Aujourd\u2019hui la population permanente d\u2019Acapulco est de 28,790 habitants et ses principales industries comprennent : la pêche, l\u2019agriculture, une fonderie de tungstène et l\u2019exportation de peaux, bois et fruits.La distance entre Acapulco et la capitale mexicaine est de 283 milles.Sur la route, trois villes principales s\u2019échelonnent.Chacune d\u2019elles ayant un charme particulier, une histoire propre et un élément pittoresque unique : Cuernavaca, Taxco et Chilpancingo.Cuernavaca, c\u2019est l\u2019histoire, les monuments, le climat sans nuage.Taxco, c\u2019est la petite ville la plus « mexicaine » du Mexique avec ses rues étroites, montantes et toutes faites de pavés, avec ses boutiques remplies de bijoux et d\u2019argenteries et avec sa cathédrale aux clochers baroques.Chilpancingo, c\u2019est l\u2019oasis d\u2019une vallée désertique au sein des hautes montagnes de la chaîne des Sierra Madré du Sud.Pour compléter le décor tropical, tour à tour les plantations de canne à sucre et d\u2019arachides, les vergers de papayers et de bananiers, jalonnent la route.Outre les trois villes et d\u2019autres petits villages, ce chemin est parsemé d\u2019imprévu comme on peut se l\u2019imaginer en regard des soubresauts d\u2019altitude entre le point de départ, Mexico, 7,347 pieds au-dessus du niveau moyen des mers, le point culminant, 10,000 pieds et enfin Acapulco, d\u2019altitude zéro.Une nouvelle route ultra-moderne devait être ouverte au public en novembre 1954.Néanmoins, en octobre de la même année, cette route était comblée d\u2019avalanches ou complètement emportée par les eaux, surtout dans le canyon de la rivière Zopilote qu\u2019elle croisait seize fois.De cette façon le touriste doit encore voyager par l\u2019ancienne route étroite mais peut-être plus pittoresque tant par les défilés qu\u2019elle parcourt que par les plaines ou les promontoires qu\u2019elle sillonne.En toute justice pour les ingénieurs mexicains, il faut dire cependant que la partie payante de la route entre Mexico et Cuernavaca, malgré les hauteurs qu\u2019elle traverse, est demeurée intacte sur toute la largeur de ses six voies.D\u2019autre part Acapulco est reliée à Mexico, les Etats-Unis et autres points par un aéroport moderne ; aucune voie ferrée ne communique avec ce port du Pacifique.Le Mexique regorge de petites villes qui ont conservé intact leur caractère espagnol.IPhotos Marc Benoit, de Montréal).Enfin, après mille enchantements, au haut d\u2019une montagne, la route débouche sur le Pacifique et le baie d\u2019Acapulco, dont le nom dans le langage des Indiens Nahuatl veut dire « place des grandes cannes à sucre », s\u2019étale aux yeux émerveillés du touriste.Aujourd\u2019hui la canne à sucre a fait place aux hôtels luxueux, aux clubs et aux restaurants.Plusieurs hôtels magnifiques, Majestic : Los Flamingos, Prado, entourent la baie que parsèment de taches blanches des centaines de petits voiliers à l\u2019ancre.Tous ces hôtels offrent un service impeccable qui n\u2019a d\u2019égal que le charme du paysage et de la mer qu\u2019ils surplombent du flanc des montagnes côtières.Un des endroits les plus renommés au monde, le rocher « La Quebrada », est exploité par un club unique en son genre.Ce rocher forme un des côtés d\u2019une anse étroite et longue où s\u2019agite un ressac violent et continuel.Abrupt, il élève au-dessus des flots sa face al- tière, presque lisse, et dont les quelques rares saillies ressemblent à des lames de silex.Au fond de l\u2019anse et sur la crête du rocher, un club a aménagé deux patios de marbre où, aux sons d\u2019orchestres mexicains, l\u2019on peut danser le soir aux étoiles et aux palmiers.Un jeu de puissants réflecteurs baigne de lueurs flamboyantes la face de « La Quebrada » et les flots écu-meux de la mer qui rage à ses pieds.Toutes les deux heures, néanmoins, ce décor impressionnant prend une nuance plus dramatique.Tous les projecteurs, sauf un, s\u2019éteignent, seul le tambour de l\u2019orchestre bat sur un rythme palpitant.Tout à coup, sur le rocher opposé à « La Quebrada », apparaît, tenant à la main un flambeau, un jeune Indien d\u2019une quinzaine d\u2019années.Il court, descend le rocher jusqu\u2019au niveau de la mer puis au moment où le rayon de ce dernier projecteur l\u2019intercepte, il lance le flam- [ Lire la suite page 27 j .Ü \u2019 6 Le Samedi, Montréal, 12 février 1955 : ¦ mm MARC FAVREAU tient le rôle de \u201cBeau Blanc\" au programme télévisé du Survenant., A la radio, c'est Jean Duceppe qui l'interprète.Marc Favreau joue également le rôle de l'élève sous ie maître Fernand Seguin, dans Science en pantoufles.Distribution du SURVENANT, à la Télévision et à la Radio (CBF et CBFT)\t\t Personnages\tTélévision\tRadio Le Survenant\tJean Coutu\tJean Coutu Didace Beauchemin\tOvila Légaré\tOvila Légaré Amable Beauchemin\tBernard Hogue\tBernard Hogue Phonsine Beauchemin\tSuzanne Langlois\tSuzanne Langlois Angélina Desmarais\tBéatrice Picard\tBéatrice Picard Beau Blanc\tMarc Favreau\tJean Duceppe Pierre-Come Provençal\tGeorges Toupin\tGeorges Toupin Odilon Provençal\tYves Letourneau\tJean La jeunesse Joinville Provençal\tJean-Claude Robillard\tJean Mathieu Bedette Salvail\tMarjolaine Hébert\tMarjolaine Hébert Jacob Salvail\tGeorges Bouvier\tGeorges Bouvier Maria Salvail\tLucille Cousineau\tYvette Lorrain Acayenne (Grosse Madame)\tGermaine Giroux\tDenise Pelletier Rose de Lima Bibeau\tMonique Lepage\tReine France Docteur Desgrosseilliers\tFrançois Lavigne\tFrançois Lavigne Paquet Paulhus\tArmand Leguet\tHenri Poitras Curé\tJ.Léo Gagnon\tJ.Léo Gagnon Oncle Zéphyr\tErnest Guimond\tErnest Guimond Marie-Amanda\tMadeleine Sicotte\tMadeleine Sicotte L\u2019Ange à DeFroi (P\u2019tit Ange)\tMadeleine Touchette\tMadeleine Touchette Réalisateur de la TV : Maurice\t\tLeRoux.\t\t \u201cLE SAMEDI\u201d présente en exclusivité : Neuvième épisode Angelina Desmarais vit avec son père David Desmarais, surnommé Dâvi, homme paisible qui, selon les gens du Chenal du Moine, ne dit jamais un mot plus haut que l'autre.Avant 1 arrivée du Survenant, Angelina consacrait ses loisirs à la culture des fleurs, à la parure de sa maison, à la poésie domestique.Le soir, à la veillée, selon les saisons, elle se reposait à regarder passer l'eau, le printemps et l'été ; l'hiver et l'automne à accomplir des travaux à l'aiguille et parfois, à lire les psaumes dans son livre de prières ou encore l'histoire de Geneviève de Brabant, toujours belle, toujours neuve à ses yeux.Jamais, cependant, elle ne se serait permis durant le jour d'ouvrir le précieux livre rouge à tranche d'or qu'elle avait eu en prix d\u2018excellence à l'école du rang.Sauf le dimanche après-midi.Ce jour-là, toutes les tâches accomplies, revêtue de sa bonne robe sur laquelle elle passait un tablier blanc fleurant encore le grand air et les vents des îles, elle pouvait lire en paix.Parfois elle faisait la lecture à haute voix, quand son père l'en priait.Depuis que le Survenant s'est arrêté chez les Beauchemin, un soir d'automne, Angélina n\u2019est plus la même ; et depuis qu'il l'a regardée avec douceur et qu'il l'a appelée par son prénom, elle ne se possède plus : elle appartient à un monde peuplé de rêves et de chimères.Angélina, jamais musique plus douce n'a caressé l'oreille de l'infirme.SCENE I Angélina Desmarais, Dâvi, son père.(Un soir, chez David Desmarais) Dâvi \u2014 De quoi c\u2019est que t\u2019as, fille, à pas tenir en place ?Angélina \u2014 Rien.J\u2019ai rien, mon père.Dâvi \u2014 Attends-tu quèqu\u2019un pour la veillée ?Angélina \u2014 Vous savez ben que non, mon père.J\u2019vois pas de quoi c\u2019est qui peut vous faire penser pareille chose.Dâvi \u2014 A cause que tu vas et viens sans cesse.Quand tu cours pas à la porte, tu fais le tour des châssis.Angélina \u2014 C\u2019est tout bonnement pour voir qui c\u2019est qui passe au chemin.Ou ben sur l\u2019eau.Dâvi \u2014 Commencerais-tu à être méfiante comme l\u2019outarde ?Angélina \u2014 Si vous disiez que j\u2019suis prudente, puis de précaution comme elle, j\u2019aimerais mieux ça.Il me semble que méfiante c\u2019est un mot qui m\u2019avient pas.Dâvi \u2014 C\u2019est pas un reproche que j\u2019te fais, fille.Angélina \u2014 Je l\u2019sais, mon père.(Elle recommence à marcher).Dâvi \u2014 Encore debout\u2019 ?Angélina \u2014 J\u2019marche .pour me dégourdir les jambes.Vous pouvez pas craire comment c\u2019est que j\u2019ai des inquiétudes dans le genou parfois.Dâvi \u2014 Pauvre Angélina ! Angélina \u2014 Avec mon infirmité, on dirait qu\u2019il s\u2019est formé.comme un calus.Dâvi \u2014 Si tu penses que le docteur Desgroseilliers pourrait te soulager, va le voir.Attends pas.Angélina \u2014 Il est trop tard à c\u2019t\u2019heu-re.(Attentive) Ecoutez donc ! Dâvi \u2014 J\u2019entends rien.Angélina (Déçue) \u2014 J\u2019avais cru entendre marcher au ras la maison.Dâvi \u2014 Si tu voulais, fille, me faire un grand plaisir, tu lirais dans ton livre d\u2019histoire.Tu lirais tout haut.Ça serait un si beau désennui.Angélina (Etonnée) \u2014 Mais c\u2019est pas dimanche ?Dâvi \u2014 Quand même qu\u2019on dérogerait à nos habitudes pour une fois! Angélina \u2014 C\u2019est bon.Mais faudrait pas en prendre l\u2019accoutumance.(Elle va chercher le livre dans la salle et vient s\u2019asseoir près de la lampe) Te me demande où c\u2019est que j\u2019étais rendue.J\u2019avais pourtant marqué la place, dimanche passé.Dâvi \u2014 C\u2019était pas quand Geneviève de Brabant est sur son lit de mort dans la forêt et que le p\u2019tit Bénoni se jette à son cou ?Angélina \u2014 J\u2019cré que vous savez l\u2019histoire par coeur à l\u2019heure qu\u2019il est.Dâvi \u2014 J\u2019ai beau la connaître, j\u2019ia trouve de plus en plus belle.Geneviève me fait penser à ta défunte mère.Angélina \u2014 Les deux se ressemblaient pourtant pas.Dâvi \u2014 P\u2019t\u2019être ben à cause qu\u2019elles sont mortes jeunes toutes les deux.Angélina \u2014 J\u2019viens de trouver la place.(Elle lit) «A son retour, il entra dans la tente de son maître pour s\u2019in- Le Samedi, Montréal, 12 février 1955 7 LE SURVENANT Un scénario par semaine du grand roman radiophonique et télévisé de GERMAINE GUEVREMONT former de sa santé.Le vieux et fidèle serviteur pâlit.» Dâvi \u2014 C\u2019est ben le moins.Angélina (Elle continue) \u2014 .«pâlit et s\u2019écria :\t« Qu\u2019avez-vous fait, sei- gneur ?» (Elle s\u2019arrête subitement) Un yacht ! Dâvi \u2014 Ça doit être le poissonnier qui revient de Sorel vendre ses pêches.Angélina (Intéressée) \u2014 J\u2019sais pas s\u2019il en a obtenu un bon prix.Dâvi \u2014 Il a dû.Mais s\u2019il s\u2019fait pincer à mettre trop d\u2019varvaux dans les rivières, il s\u2019expose à payer l\u2019amende.Angélina \u2014 Dites-moi pas que Pier-re-Côme ferait payer l\u2019amende à un pauvre homme.A un père de famille ?Dâvi \u2014 Pierre-Côme est strict.Mais il passe pour un bon garde-chasse.Il avertit les braconniers une fois avant de les prendre en faute.Angélina \u2014 Y en a qui prétendent que c\u2019est rien qu\u2019un coeur dur.Pareil à Odilon.Dâvi \u2014 Odilon est un bon garçon, Angélina.En parlant d\u2019Odilon, lui as-tu rendu ta réponse ?Angélina \u2014 Oui, mon père.Ça fait déjà une bonne escousse.Dâvi \u2014 Puis ?Angélina \u2014 J\u2019veux pas me marier.Ça sert à rien.Il a beau me tourmen- » ter pour me fréquenter sérieusement.Dâvi \u2014 Mais vas-tu rester fille toute ta vie ?Angélina \u2014 Si vous voulez que j\u2019me marie à toute reste .seulement ça serait contre mon gré.Dâvi \u2014 C\u2019est pour toi, Angélina.J\u2019aurais tant voulu, avant de mourir, te voir placée, mariée à un bon garçon.Angélina (Alarmée) \u2014 Vous vous sentez pas malade, mon père ?Dâvi (Hésitant) \u2014 Non .ah ! non.Y a des fois que le deux-temps (Il montre son coeur) manque son coup, mais j\u2019peux en revenir.Angélina \u2014 Ménagez-vous donc ! Dâvi (Avec regret) \u2014 J\u2019aurais cru qu\u2019un jour tu te marierais.On aurait pu vivre tous ensemble.La terre est assez grande.Puis cherche ! J\u2019aurais p\u2019t\u2019être eu l\u2019bonheur de connaître mes p\u2019tits enfants, de pouvoir les bercer.Angélina \u2014 Si vous voulez, on va parler d\u2019autre chose, mon père.Dâvi \u2014 Continue à lire.Angélina (Gênée) \u2014 J\u2019avais pensé d\u2019aller faire un bout d\u2019veillée chez le père Didace.Phonsine est toute seule de femme dans la maison, ça lui ferait quelqu\u2019un à qui parler.Dâvi \u2014 Ça te fera pas de tort non plus de prendre l\u2019air.Tu sors rarement.Angélina (Elle se lève toute joyeuse) \u2014 Phonsine va être fière de me voir ressourdre.Dâvi \u2014 Habille-toi chaudement.J\u2019te le recommande.Angélina \u2014 Y pas d\u2019soin.J\u2019ai ma grand'chape.Puis j\u2019suis guère frileuse.Dâvi \u2014 Ça sent la neige.Le temps est blanc comme en hiver.Il vente ! Angélina \u2014 J\u2019vous ai pas dit ça, mon père.A matin, j\u2019ai vu les premiers oiseaux de neige.Us passaient puis repassaient.C\u2019était assez beau d\u2019ies voir.Dâvi \u2014 L\u2019étranger est toujours chez Didace ?Angélina \u2014 Voulez-vous parler du Survenant ?Dâvi \u2014 Tu le sais, Angélina.Laisse-toi pas conter d\u2019chimères par lui.Tu serais la première à le regretter.J\u2019aime mieux te le dire.Angélina \u2014 Mon père ! Moi qui m\u2019pique d\u2019honneur de pas porter en moi la folie des garçons ! SCENE II Phonsine, le Survenant, puis Rose de Lima.(Le même soir, chez le père Didace) Phonsine \u2014 Ecoute donc, Survenant ! Survenant \u2014 C\u2019est le vent qui rafale dans la cheminée.Phonsine \u2014 Non, c\u2019est pas l\u2019vent.Survenant \u2014 Ou encore.les liards qui se lamentent autour de la maison.Phonsine \u2014 C\u2019est pas les liards non plus.(Elle écoute) Quèqu\u2019un qui approche ! Survenant \u2014 Tu rêves ! Phonsine \u2014 J\u2019rêve pas.Y a quèqu\u2019un à la porte.Va donc voir, Survenant ! Survenant \u2014 C\u2019est bien seulement pour te contenter.(Il se lève puis se rend à la porte qu\u2019il ouvre) Ah ! Rose de Lima \u2014 C\u2019est encore moi ! dFeignant la surprise) Monsieur le Survenant ! Phonsine \u2014 Rentre, rentre vite, Rose Délima.Tu nous fais geler.Rose de Lima \u2014 Vous allez bien trouver que j\u2019y prends goût mais .(Elle entre).Phonsine (Se lève) \u2014 Donne-moi ta chape, que je l\u2019accroche ! Rose de Lima \u2014 Ce n\u2019est pas nécessaire.Phonsine \u2014 Donne-moi ta chape.Le Survenant qui m\u2019ostinait qu\u2019y avait personne.Survenant \u2014 Vous avez l\u2019oreille fine au Chenal du Moine.(Les deux jeunes femmes s\u2019éloignent un peu du Survenant).Phonsine (Bas à Rose de Lima) \u2014 Parle pas de venir te pensionner icitte ! Pas un mot ! Rose de Lima (Même jeu) (Déçue) \u2014 Ah ! Ce n\u2019est donc pas du goût d\u2019Amable ?Phonsine \u2014 Il veut pas en entendre parler.Rose de Lima \u2014 Pourtant je ne suis pas nuisible dans une maison.Phonsine \u2014 U dit qu\u2019on a assez du Survenant.Rose de Lima \u2014 Mais le père Didace, lui ?Phonsine \u2014 J\u2019ai pas osé lui en parler pour pas déplaire à Amable.Rose de Lima \u2014 Que c\u2019est dommage ! J\u2019aurais tant aimé à venir habiter avec toi, Phonsine ! Phonsine \u2014 Laisse-moi faire, Rose Délima.Avant longtemps le Survenant sera p\u2019t\u2019être parti.Rose de Lima \u2014 Que m\u2019apprends-tu là?(Désappointée) Naturellement, s\u2019il partait, ce ne serait pas tout à fait la même chose .Survenant \u2014 Qu\u2019est-ce que vous avez, vous deux, à murmurer dans le coin ?Rose de Lima \u2014 Allons retrouver le Survenant ! Phonsine \u2014 On fait mieux, afin qu\u2019il s\u2019doute de rien.(Elles s\u2019approchent) Survenant \u2014 Naturellement, dès qu\u2019il y a deux femmes ensemble, ça veut dire un secret.Rose de Lima (Minaudant) \u2014\u2022 Phonsine et moi, nous sommes les exceptions à la règle.Survenant (Il lui approche une chaise) \u2014 Tenez ! Rose de Lima (Déjà installée dans un fauteuil) \u2014 Ne vous dérangez pas pour moi ! Survenant \u2014 Non, non, pas là ! Vous avez pris le fauteuil du père Didace 1 [ Lire la suite page 31 ] ' Ssp»**\u201d* Le Survenant (Jean Coutu) s'en fait raconter par \"Beau Blanc\" (Marc Favreau), chasseur, pêcheur et surtout braconnier. 8 Le Samedi, Montréal, 12 février 1955 ppm .r DANS LE MO CHOSES ET AUTRES \u2022 La récente décision prise par les mogols de la N.H.L., qui tiennent à ce que les arbitres sévissent impitoyablement contre la brutalité de certains joueurs, donne déjà de bons résultats.Depuis un mois environ, il y a un moins grand nombre d\u2019accidents graves, causés par des coups de bâton à la figure ou à la tête, d\u2019ailleurs, les arbitres ne se bornent pas à des recommandations platoniques, mais à de fréquentes sanctions, parfois sévères.Ils ne laissent rien passer et les joueurs s\u2019y habituent.La peur de la gendarmerie est le commencement de la sagesse ! L\u2019arbitre le plus désappointé de cette décision d\u2019appliquer, d\u2019une manière uniforme, les règlements est nul autre que Alvin « Red » Storey, qui se conforme aux dures exigences de la loi.Ce Storey aime le jeu très dur, même brutal, parce qu\u2019il fut un excellent joueur de football, sport violent, très dur et brutal assez souvent.Nous nous rappelons qu\u2019en 1938, arborant les couleurs des Argos de Toronto, Red Storey avait grandement aidé le club torontois à vaincre le Winnipeg, dans une joute classique de la Coupe Grey.Il n\u2019avait peur de rien et se riait des adversaires, qui tentaient de le terrasser.Dans ses courses vers le camp ennemi, on aurait dit qu\u2019il se servait d\u2019un bélier, de l\u2019une de ces anciennes machines de guerre pour renverser les murailles, les portes des villes assiégées .Il préfère le jeu très dur parce qu\u2019il plaît à un grand nombre de spectateurs.Il a raison, mais en revanche le jeu brutal déplaît à un plus grand nombre.C\u2019est ce que les pontifes du hockey majeur ont compris.Tant mieux ! B Réponse à M.R.B.Desrochers, 1990, Gilford, Montréal.Le célèbre Edouard « Newsy » La-londe a marqué 441 buts, en 343 parties, au cours d\u2019une carrière glorieuse, de 1905 à 1927.Il enregistra 414 buts en 314 parties des saisons régulières, et 27 buts durant les joutes de la Coupe Stanley.Il marqua cinq buts en une joute, cinq fois : le 24 janvier et le 22 février 1908, le 11 février 1914, le 24 janvier 1917, le 16 février 1921.Il réussit six buts en une partie, le 8 mars 1910 et le 10 janvier 1914 ; huit buts en une joute, le 29 février 1908 ; neuf buts en une partie, le 17 mars 1910.¦ Les récepteurs de télévision font partie, depuis deux ans, du matériel d\u2019enseignement, au même titre que les cartes géographiques et le tableau dans certaines écoles de Paris.Il n\u2019y a aucun doute qu\u2019avant cinq ans le réseau, à l\u2019intérieur duquel nous pouvons saisir l\u2019image, s\u2019étendra dans nos parages.Alors, la télévision à l\u2019école ouvrira aux enfants de nouveaux hori- zons, car tous les sujets y sont traités.On y donne des cours de tennis, de boxe et de football.Elle dispose de deux heures par semaine.Comme les petits Montréalais doivent avoir hâte que la télévision à l\u2019école prenne une place qu\u2019il serait injuste de méconnaître, lorsque ces émissions éducatives sont composées par des instituteurs et des instructeurs compétents .M.Georges Salesse a écrit, récemment : « La réception en classe d\u2019une émission de télévision ne doit être ni une récréation, ni une leçon, mais le point de départ d\u2019exercices éducatifs, de travaux personnels, exécutés sous la direction et le contrôle du maître qui aura pris soin, avant la séance, d\u2019attirer l\u2019attention de son auditoire sur les points essentiels que les images, à l\u2019heure de l\u2019émission, se proposent d\u2019illustrer ».Jusqu\u2019ici, un peu plus de 300 récepteurs fonctionnent parfaitement, en France, dans les classes primaires.Dans un an, on comptera plus de 3,000 récepteurs, auxiliaires des instituteurs.B Une histoire du bon vieux temps, en boxe : Il s\u2019agit de John Sullivan, ancien champion mondial des poids-lourds.Les parents de ce costaud de 5 pieds 11 pouces avaient destiné leur fils à la prêtrise.Il quitta le Boston College, à l\u2019âge de 17 ans, pour devenir aide-plombier puis apprenti ferblantier et joueur de baseball.A 19 ans, il s\u2019orienta vers la boxe.Il mena une vie bruyante et dissipée.James J.Corbett le mit hors de combat en 21 rondes, à la Nouvelle-Orléans, le 7 septembre 1889.Dans les dix dernières années de sa vie, il décéda à l\u2019âge de 60 ans, en février 1918 \u2014 John Sulli-van, qui s\u2019était souvent entraîné au whisky, fit des conférences en faveur de la prohibition.Alors, il ne buvait même pas un verre de vin.On fait toute une histoire quand il y a un peu de chahut dans nos salles de boxe, soit à la suite d\u2019une décision qui déplaît aux spectateurs payants, soit parce qu un boxeur ne fait pas son possible, qu il se comporte comme un pugiliste ayant les mains attachées devant un adversaire, qui lui est inférieur.Il y a plusieurs lustres, c\u2019était autre chose.On était alors, en droit de se plaindre, de rouspéter.Jugez-en d\u2019après le récit du combat entre John L.Sullivan et John Flood, en 1886.Cette bataille, par crainte de l\u2019intervention de la police, se déroula sur une péniche amarrée sur les bords de la rivière Hudson, près de Yonkers, N.Y.On avait demandé comme arbitre un sportsman new-yorkais des plus énergiques, Al Smith, qui fut gouverneur de l\u2019Etat de New-York, il y a une trentaine d\u2019années.Il accepta, tout en sachant qu\u2019il était dans les intentions d\u2019un groupe de profiteurs, ayant parié sur les chances de Flood, de couper les cordes de La jolie BETTY SCHALOW, la meilleure patineuse de fantaisie de l'univers au point de vue acrobatique, aussi très habile sur skis aquatiques, est l\u2019épouse de Pat Shanahan, patineur émérite et photographe des /ce Fo/lies.Elle se prête aimablement aux entrevues demandées par les rédacteurs des journaux de la radio et de la télévision.HCU* aes pius habiles acrobates comiques sur patins, nés en Australie, étonneront les 90,000 spectateurs aui assisteront aux orne intéressantes séances de la troupe des (ce Fo/lies du 6 au 13 février inclusivement.Tous deux excellent aussi à la natation au tennis et surtout au golf. Le Samedi, Montréal, 12 février 1955 9 NDE SPORTIF par OSCAR MAJOR l\u2019arène et de jeter dans la rivière John L.Sullivan, si ce dernier s\u2019assurait un avantage marqué.Une paille, n\u2019est-ce pas ?.Avant les débuts des hostilités, Al Smith, du milieu de l\u2019arène, clama d'une voix forte : « Messieurs, je crois être au courant que des gens veulent couper les cordes, si Sullivan, de Boston, a l\u2019avantage.J\u2019ai, moi aussi, parié $1,000 sur Flood Mais j\u2019ai l\u2019intention de veiller à ce que les deux adversaires soient traités, d\u2019une manière équitable.Si je vois la moindre manoeuvre déloyale, j\u2019arrête le combat et déclare Sullivan vainqueur ! Ma résolution est prise !.» L\u2019assistance fut quelque peu interloquée.Une voix brisa le silence.John Morissey, ancien champion des Etats-Unis, déclara soutenir complètement Al Smith.Il ajouta : « Dieu protège l\u2019homme, qui cherche à molester l'arbitre ! » Le combat commença, à 10h.30 du soir, faiblement éclairé par de pauvres lampes à l\u2019huile .Battu on ne peut plus, Flood ne put se présenter pour la neuvième ronde.Mais ses supporteurs ne firent aucun mouvement.Ils furent subjugués par l\u2019arbitre Al Smith et son protecteur John Morissey.Le combat se disputa pour une bourse de $1,000.Le vainqueur reçut trois quarts de la bourse, le perdant l\u2019autre quart.Après la rencontre, Sullivan donna cent dollars au courageux vaincu.Cela prouve que si les moeurs du temps étaient plus rudes, les coeurs des boxeurs étaient, en revanche, plus sensibles.¦ De quelle manière les joueurs du Canadien et du Détroit perçoivent-ils les encouragements et les cris des spectateurs ?Sont-ils sensibles aux manifestations bruyantes des amateurs du hockey professionnel majeur ?.Dans les ultimes minutes d\u2019une joute de hockey, quand la victoire se montre hésitante, il y a dans la vitesse, au moment de l\u2019effort décisif, un instant critique pour l\u2019athlète professionnel, affecté par les cris du public.Dans le feu de l\u2019action, dans les moments palpitants de la rencontre, les spectateurs emballés trépignent et vocifèrent.Les encouragements qui descendent des tribunes sont perçus des athlètes en pleine course.Cela dépend du tempérament de chacun d\u2019eux.Le célèbre joueur de défense du Canadien Doug Harvey n\u2019entend rien, en plein effort, dans les moments critiques surtout, tant il est tout entier absorbé par sa descente vers les buts ennemis.Le so- lide Emile Bouchard entend parfaitement les cris et les applaudissements.Toutefois, étant parfaitement maître de lui, aucunement nerveux, rien des à-côtés d\u2019une partie de hockey ne peut lui échapper.Quant aux cris de protestations à son endroit, il n\u2019en a jamais entendu, pour la simple raison qu\u2019il n\u2019en a jamais eus, au Forum, seulement quelques-uns à l\u2019étranger.L\u2019unique Maurice Richard, l\u2019agressif Bernard Geoffrion et le robuste Jean Béliveau > entendent les bruits de la foule.Ses encouragements sont pour eux un doping moral, qui les rend plus rapides, plus décidés à aller porter la rondelle dans les filets des adversaires.L\u2019excellent joueur du Détroit Gordie Howe ajoute qu\u2019il fait le sourd, tout comme s'il se mettait de la ouate dans les oreilles.D\u2019ailleurs, il croit qu\u2019ils sont toujours en sa faveur, qu\u2019il joue bien ou non, exceptant un bon nombre de partisans des clubs Canadien et Toronto .C\u2019est la meilleure manière de ne pas s\u2019en faire, quand on fait son possible pour donner le meilleur rendement.Les applaudissements du public sont pour Howe et pour tous les joueurs un réconfort, lorsque les gérants les rappellent au banc.¦ Un groupe de sportsmen, piqués du hockey depuis toujours, dont l\u2019âge varie de 30 à 65 ans, nous ont posé la question suivante : « D\u2019après vous, quelle est la meilleure équipe du hockey majeur que vous ayez vue ?» Voici : Charlie « Chuck » Gardiner et Bill Durnan, gardiens de buts ; Eddie Shore, Sprague Cleghorn, Doug Harvey, Dit Clapper, Emile \u201cButch\u201d Bouchard, Red Kelly, joueurs de défense ; \u2022 Howie Morenz, Aurèle Joliat, Bill Cook, Frank Boucher, Maurice Richard, Gordie Howe, Jean Béliveau, Bernard Geoffrion, Cooney Weiland et Nelson Stewart.Au sujet baseball majeur : Bill Dickey et Roy Campanella, receveurs : Christy Mathewson, Cari Hub-bell, Walter Johnson, \u201cLefty\u201d Grove, lanceurs ; Hal Chase, premier-but ; Napoléon Lajoie, Jackie Robinson et Rogers Hornsby, seconds-buts ; Hans Wagner, arrêt-court ; Pat Collins et Pie Traynor, troisièmes-buts ; Ty Cobb, Tris Speaker, Babe Ruth, Joe DiMag-gio, Ted Williams, Stan Musial et Willie Mays .S\u2019il vous est possible de former de meilleures équipes, nous vous élèverons un monument en marbre blanc de Carrare, avant que vous n\u2019ayez rendu le dernier soupir ! Seulement trois joueurs des Rangers de New-York embouteillent l'étoile du Canadien MAURICE RICHARD, à peine visible.Ce sont IVAN IRWIN, à gauche, LARRY POPEIN et HARRY HOWELL (3), qui ont réussi à faire dévier la rondelle, lancée par Maurice, à quelques pouces des filets new-yorkais.Sur toutes les patinoires du circuit majeur, l'on peut voir assez souvent de semblables moments embarrassants, lorsque Maurice attaque le territoire ennemi.On dirait des teignes, n'est-ce pas ?FLOYD JAMES CURRY, à droite, l'infatigable ailier du Canadien, le plus dur travailleur qui ait évolué sous la bannière tricolore, tient en respect SID SMITH, des Leafs de Toronto.Ce pilier défensif donne le meilleur de lui-même, en tout temps, en essayant de bloquer l'ennemi par tous les moyens légaux, mis à sa disposition.Il est l'un de ces joueurs indispensables, dont les mérites ne sont pas publiés en lettres d'or, mais qui abattent un boulot gigantesque.Quels furent ses plus beaux souvenirs?Alors que Floyd n'avait que 15 ans.en 1940, Jess Spring, ancien joueur du Toronto et ancien joueur du club de baseball Canadien de 1924, propriété de feu Jos Cattarinich et Léo Dandurand, le recommanda à la direction du Canadien.Puis, le jour de la signature d'un contrat du Canadien, en 1947.Enfin, lorsqu'il marqua trois buts, le 29 octobre 1951, sous les yeux de la reine Elizabeth II, alors princesse et du duc d'Edimbourg.C\u2019est pour Curry un insigne honneur d'avoir enregistré 3 buts, en présence de ce beau couple royal.WmÊi I mm \t 10 Le Samedi, Montréal, 12 février 1955
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