Le samedi, 1 septembre 1956, samedi 22 septembre 1956
[" Montréal, 22 septembre 1956 68e année, No 20 LE MAGAZINE NATIONAL DES CANADIENS cents \u2022J i IJw / -a v« P £2 ÏSSS :'f ¦ mmm I b*>' $ V .^.') i^aSwva^ [§BP$ÎP '\u2022> **w comme ça ranime! et puis quelle détente.TEA COUNCIL OF CANADA La répétition est terminée\u2014juste à temps pour prendre un llté et une cigarette.I.e tlié\u2014 parce qu'il apporte une sensation de bien-être, crée nue détente, vous laisse frais et dispos.Le thé\u2014breuvage ami, stimulant, s harmonise à la vie moderne.avez-vous essaye ces variantes?^ Ou Clr :°ud c\\'\t* sy planche\t\u2022 ' -*£ntre 6 p.m.dimanche, le 25 Mars et v v\u2018 9,a.m.luncli(.le 26 Mars 1956.%it\t.\t\u2022 Forrn^ conique\tV> \u2018 if* ' Cogd^Vers le sud Y\\.\t« a*» m çhalpt du Tei île a chaise ± W ax .u parcpur parcour ueur irgeur MOUNT NORQUAY Banff, Alta, >* u -é Du sommet du mont Norquay, à 6,840 pieds d\u2019altitude, la pratique du ski est une féerie quasi sans rivale en Amérique du Nord.Là également, les avalanches sont menaçantes a certaines périodes de l\u2019année.Le mécanisme du monte-pente à chaise devait y etre solidement arquebouté et'abritê, au même titre (pie le chalet.Nombre de gens qualifiaient de \u201cpure folie\u201d l\u2019érection d\u2019une structure qui pourrait défier les déprédations d\u2019une avalanche dans les Rocheuses.7 A*** Le monte-pente à chaise dépose les voyageurs en face du terminus du chalet.L\u2019avalanche se déclencha au sommet de la montagne que l\u2019on peut voir auddessus de la toiture et déferla dans les crevases rocailleuses.J L\u2019avalanche passée, on dégagea la toiture d\u2019une épaisse couche de neige bien tassée de 8 pieds.Une cheminée s\u2019était volatilisée, une autre avait été déplacée, mais la toiture en contreplaqué de sapin était intacte et en fort bon état.« \u2022« , » ¦ ! ÿv-V; A if A » \u2022 r® «*:.ju: ¦r,\t.J-1 ms* Tous les constructeurs ne sont pas confrontés avec un problème tel que celui d\u2019ériger un revêtement de toiture qui saura résister à une avalanche.Cependant, la force de résistance et la rigidité du contreplaqué de sapin sont un atout appréciable dans tout genre de structure.La demeure de banlieue illustrée ici ne sera pas incommodée par la surcharge de neige ou l\u2019empattement des murs.Une assise solide en contreplaqué de sapin offre une surface unie, dépourvue d\u2019arêtes, comportant une base idéale pour parquetages flexibles.Un revêtement de mur, avec panneaux en contreplaqué de sapin, accélère la marche des travaux de construction.Les panneaux sont raccordés par des montants, ce qui élimine pratiquement le sciage. 12 Le Samedi, Montréal, 22 septembre 1956 t v RSÂiï-; Le BON GOÛT est très important pour le cordon bleu en herbe! Voilà pourquoi Maman lui a d\u2019abord suggéré le spaghetti Heinz.Faire chaulTcr, servir .puis accepter les compliments que provoquera l'appétissante saveur du spaghetti Heinz .c\u2019est aussi simple que cela! Rien d'étonnant que le spaghetti Heinz soit délicieux! Le spaghetti est cuit à point et la sauce provient d\u2019un mélange judicieux de tomates mûries au soleil, de fromage cheddar et d'épices parfumées.Il a fallu à Heinz des heures de préparation et l'expérience de longues années pour vous oITrir un spaghetti que vous préparez en un clin d'oeil.Dégustez-leaujourd\u2019hui même.Comme notre jeune débutante, vous trouverez que c\u2019est amusant de faire la cuisine.surtout à l\u2019aide de Heinz! Spaghetti HEINZ ® SPAGHETTI tomato SAUCE AND CHCISI Mes Recettes de Cuisine par Madame ARMELLE BRAULT-MASSICOTTE Chroniqueuse du SAMEDI et de LA REVUE POPULAIRE CASSEROLE AU BOEUF ET A L'AUBERGINE 2\tc.à tb.de beurre Va tasse de mie de pain 3\tc.à tb.de beurre 1 pousse d'ail écrasée Vi de tasse d\u2019oignon émincé 3 lb.de boetij haché G tasses d\u2019aubergine taillée en cubes d\u2019un pouce l\u2019/a c.à thé de sel Poivre 1 h de c.à thé de thym 1 boite de crème de tomates 1 tasse de lait riche Fondre les 2 c.à tb.de beurre et mêler à la mie de pain ; mettre de côté sur un papier ciré.Dans la même casserole, fondre les 3 c.à tb.de beurre et y faire revenir l\u2019ail, l\u2019oignon et le boeuf.Ajouter les dés d\u2019aubergine, le sel, le poivre et le thym ; cuire le tout durant 30 minutes sur un feu doux.Mouiller avec le mélange de la crème de tomates et du lait.Verser cet appareil dans un plat allant au four, couvrir avec la mie de pain beurrée et cuire au four à 375° F.durant 30 minutes.POIS VERTS AU JUS Faire revenir un petit oignon dans du beurre, ajouter une boîte de pois verts égouttés, poivrer et saler.Au moment de servir, ajouter un peu de persil haché et 1 c.à tb.de beurre.SALADE DE CHOU-FLEUR 1\ttasse de chou-fleur cru râpé 1 i de tasse de piment vert coupé en lanières fines 2\tc.à thé d\u2019oignon râpé Vl de c.à thé de sel Poivre Mélanger tous les ingrédients et laisser refroidir durant 2 heures au froid.Servir avec une sauce à l\u2019espagnole sur des feuilles de laitue.Sauce à l'Espagnole V!> tasse d\u2019huile à salade Vi de tasse de catsttp Vi de tasse de vinaigre Vl de tasse de sucre à glacer Va c.à thé de sel Vl de c.à thé de paprika 2 c.n tb.de jus de citron 1\tc.à thé d\u2019oignon râpé Mélanger tous les ingrédients dans un bocal.Agiter bien avant de servir.DESSERT AUX PECHES 4 tasses de pêches fraîches, pelées et coupées en deux 2\tc.à tb.de farine 3\ttasse de sttere 3 c.à thé de jus de citron 3 c.à tb.de beurre Déposer les demi-pêches dans un plat allant au four, les saupoudrer du mélange farine-sucre ; parsemer de noisettes de beurre et arroser avec le jus de citron.Cuire au four à 425° F.durant 20 minutes.Pendant la cuisson des pêches, préparer la pâte suivante : 3Va tasse de farine tout tisage Va c.ri thé de sel 3 c.ri thé de poudre ri pâte Vi de tasse de sucre Vi de tasse de graisse fondue 1 oeuf Lait Tamiser la farine, mesurer et tamiseï de nouveau dans un bol avec le sel et la poudre à pâte.Casser l\u2019oeuf dans une tasse à mesurer et compléter la tasse avec du lait jusqu\u2019à la mesure 'à tasse.Aux ingrédients secs, ajouter la Va tasse oeuf-lait, la graisse fondue et mélanger le tout à l\u2019aide d\u2019une cuillère.Déposer cette pâte par cuillerées tout autour des pêches et remettre au four à 425° F.durant 20 minutes ou jusqu\u2019à ce que doré.Servir avec de la crème fraîche et du sucre.CHOWDER AU POISSON 1\tc.n thé de beurre Vi de livre de lard salé, coupé finement 'a tasse d\u2019oignon émincé 3 pinte d\u2019eau chaude 2\ttasses de pommes de terre coupées en petits dés 2 livres de poisson blanc 1 chopine de lait 1 c.à thé de sel Vi de c.à thé de poivre Fondre le beurre et y faire dorer le lard salé.Ajouter les oignons et les cuire jusqu\u2019à ce qu\u2019ils soient dorés et tendres.Mouiller le tout avec l\u2019eau chaude et bouillir durant 15 minutes.Ajouter les pommes de terre et, quand elles sont à moitié cuites, ajouter le poisson coupé en petits dés.Laisser bouillir durant 5 minutes ; ajouter le lait, les assaisonnements et chauffer de nouveau. ¦ Si® Tout le monde devient cordon bleu avec le nouveau POÊLON AUTOMATIQUE G-E 11 braise, grille, frit, cuit au four et à l\u2019etuvée LUMIERE INDICATRICE - s\u2019éteint démontrant que le poêlon a atteint le degré de température désiré et est prêt à être utilisé.SELECTEUR PRECIS DE TEMPERATURE permet le choix de l\u2019exacte température appropriée à tous genres de cuisson.Degré spécial pour garder les aliments chauds.GUIDE DE CUISSON tableau des températures les plus fréquemment utilisées imprimé sur la poignée.Livre de recettes détaillé.Tout le monde peut faire cuire de succulents mets dans le nouveau poêlon automatique General Electric.De tous vos accessoires dans la maison, le poêlon automatique G-E est le plus utile et le plus facile à utiliser.Grâce à son célèbre élément Calrod G-E, le poêlon automatique G-E chauffe en quelques secondes; la température désirée se maintient uniforme sur l\u2019entière surface de cuisson.Il se nettoie aisément parce que les aliments n\u2019adhèrent pas à la surface et qu\u2019il peut être immergé dans ¦ l\u2019eau savonneuse jusqu\u2019à la lumière indicatrice.Le couvercle est inclus ÿ | O V 5 dans ce bas prix.I # POELON AUTOMATIQUE GENERAL ELECTRIC CANADIAN GENERAL ELECTRIC COMPANY LIMITED '-J\tJ _U 01L OF CANADA loi) Obi &p£&ûd MOBILOIL améliore le rendement de tous les moteurs.La Mobiloil (formule 1956) se vend en diverses variétés, étudiées pour la protection de chaque moteur, par tous les temps et dans n'importe quelles conditions.Vous pouvez vous lier à Mobiloil pour obtenir une performance supérieure et plus souple.De plus, elle est deux fois plus efficace contre l\u2019usure et, par conséquent, vous épargne de l'argent et bien des ennuis! Avec la Mobiloil le moteur de toute voiture reste propre plus longtemps.Son indice de viscosité élevé facilite les démarrages.La Mobiloil se répand instantanément autour des pièces essentielles et les lubrilie efficacement dès le premier tour de démarreur.Les moteurs lubrifiés par la Mobiloil s'usent moins vite sous l\u2019ellet des départs et des arrêts, sont exempts de dépôts et restent toujours propres.La Mobiloil se vend en diverses variétés, étudiées pour la protection de chaque moteur, dans n'importe quelles conditions.Doux do» fameux produit* MOBILOIL, lot lubrifiant* modorno* fabriqués par MOBIL OIL OF CANADA, LTD.MOBILOIL SPECIAL tire le rendement maximum des moteurs modernes.La Mobiioii Special présente six avantages importants: 1.\tElle garde le moteur parfaitement propre.2.\tElle empêche mieux la formation des dépôts.3.\tElle réduit l'usure au minimum dans toutes les conditions.4.\tElle prolonge la durée des bougies.5.\tElle assure des démarrages instantanés.6.\tElle permet de soutirer plus de milles de chaque gallon d'essence.Depuis plus d\u2019un an, des milliers de Canadiens onf fait I\u2019 expérience de ces avantages et ont conclu qu\u2019ils augmentent l\u2019économie, le rendement et la durée des moteurs.Employez la Mobiloil Special en toute saison (sauf là où la température est constamment inférieure à 15 J au-dessous de zéro; alors, employez la Mobiloil 5W).DANS TOUS LES BONS GARAGES ET POSTES D'ESSENCE Le Samedi, Montréal, 22 septembre 1956 15 \\\t-y\u2014**1 ¦S-.* 3 's s ¦ DANS LE MONDE SPORTIF par OSCAR MAJOR Pari-mutuel, quand tu nous tiens ! Non, il ne s\u2019agit pas de nous ! Durant notre carrière de parieur aux courses de chevaux, nous avons misé seulement $15 sur les chances de nos chevaux favoris, qui n\u2019avaient aucune fourmi dans les pattes .Le résultat ?Nous avons perdu $15 seulement .Et, pourtant, feu le sympathique Jos Cat-tarinich nous avait donné un précieux conseil, il y a 40 ans : « Kid, ne risque pas un dollar sur un coursier ! » Nous fûmes puni.Nous connaissons un tas d\u2019autres gens, qui ont subi, subissent et subiront un pire sort.Pourquoi ?Ils s\u2019obstinent à battre les chevaux de courses, au moyen d\u2019un autre instrument qu\u2019un fouet, au Parc Richelieu.Tiens, ces propos de mécréant nous prêtent flanc à répondre à certains de nos amis, piqués par la mouche des jeux de hasard ! Quelles sont les origines du pari-mutuel ?Qui a inventé cette machine à gober nos dollars ?Coïncidence étrange, ironie du sort peut-être, c\u2019est un chimiste français, Pierre Oiler, qui en avait soupé des preneurs-aux-livres de 1865.Il agença une méthode de parier qu\u2019il nomma Paris-mutuel, étant Parisien lui-même.Quelque temps après, on décida de biffer la lettre s.D\u2019où vient le pari-mutuel de nos jours, en Amérique du Nord.Pierre Oiler et ses acolytes déposaient, consciencieusement, dans un gros bocal, tous les paris risqués, à chaque course.La course terminée, les résultats connus, alors il déduisait de 5% à 7% du montant global, et divisait le reste en unités, d\u2019après le nombre de billets détenus sur les trois premiers chevaux gagnants.Sa résidence, ou son laboratoire, devint le rendez-vous des parieurs.Il y avait plus de monde chez lui qu\u2019il y en avait aux pistes de courses.A tel point que les proprios du temps, alarmés, dont les goussets sa vidaient, réussirent à décider Oiler d\u2019installer son système sur les pistes.Ce nouveau mode de parier remporta un succès formidable.Et les preneurs-aux-livres furent donc contraints d\u2019aller se faire pendre ailleurs.Les Américains l\u2019adoptèrent avec un plaisir énorme, en 1880, à New-York, spécialement.Certaines intrigues plus ou moins douteuses, menèrent à l\u2019abandon de ce système, en 1889.Ce ne fut que vingt ans plus tard que le fameux colonel Matt Wynn acheta, à prix des plus bas, toutes les machines qu\u2019on avait remisées, quelque part.Il les fit fonctionner, l\u2019après-midi du Derby de 1908.Depuis, le pari-mutuel fait fureur sur toutes les pistes américaines et canadiennes.Un océan de renseignements précis La tentation est forte de considérer notre confrère Jean Barrette, conseiller législatif, comme le meilleur statisticien du sport.Ce n\u2019est pas du jour au lendemain qu\u2019on obtient un semblable résultat.Avoir en mains tous les records mondiaux du baseball majeur, du hockey majeur et de la boxe, depuis 35 ans, sans oublier les faits saillants de la Ligue Internationale, est une oeuvre importante pour un chroniqueur sportif.Cette oeuvre résulte plus rarement d\u2019un grand effort que d\u2019une accumulation de petits efforts.Ainsi, Jean, l\u2019infatigable, donne deux à trois heures par jour à ses cahiers de statistiques.Et cela, bénévolement, pour aider les confrères des deux langues, qui lui demandent des renseignements précis.L\u2019autre soir, nous lui demandions de nous faire savoir le nombre de coups de circuit que chacun des meilleurs cogneurs des Royaux de Montréal avaient réussis, au Stadium, depuis 1928.Les voici : Rocky Nelson (71); Ed Stevens (43); Jimmy Ripple (39); Red Durrett (38); Jack Graham (37); A1 Gionfriddo (31); Chuck Connors (29); Gus Dugas (29); George Shuba (29, jusqu\u2019au 3 septembre); Tom Gulley (25); Les Burge (25); Sandy Amoros (24).A feuilleter tous ces gros cahiers, tenus propres, remplis d\u2019un océan de renseignements, nous eûmes deux impressions : Dans la vie sportive, les heures sonnent.La marche du destin nous paraît, en effet, réglée à la manière d\u2019un gigantesque mouvement d\u2019horlogerie, dont tous les rouages se commandent et s\u2019entraînent.Toujours au point de vue statistiques des sports, la durée de la vie ne dépend pas du nombre de jours, mais de la diversité des sensations accumulées pendant ces jours.Nous résumons : c\u2019est formidable ! Notre courrier ¦ Réponse à MM.J.Varia, F.Lamirande, Québec.Notre Premier Ministre, l\u2019Honorable Maurice Duplessis, assistera aux prochaines séries mondiales, qu\u2019elles aient lieu à l\u2019autre bout du monde.Vos paris, à ce sujet, valent leur pesant d\u2019or.Nous sommes à l\u2019aise pour vous affirmer une chose : il aime autant le baseball, qu\u2019il connaît dans ses menus détails, que la politique.Nous voyons, d\u2019ici, un sourire narquois se dessiner sur le coin des lèvres de plusieurs de ses détracteurs, obligés d\u2019enfouir leurs têtes dans le sable, tels les autruches, mal léchées.Depuis les débuts de la présente saison, il favorise les Yankees de New-York, les pachas de la Ligue Américaine, et les sultans de la Ligue Nationale, les Bums de Brooklyn.Les Braves de Milwaukee ou les Jambes Rouges de Cincinnati peuvent, d\u2019ici la fin de septembre, décimer les calculs d\u2019un grand nombre de pronostiqueurs DALE LONG, 30 ans, à droite, premier-but des Pirates de Pittsburgh, dont le record des ligues majeures de huit coups de circuit en huit jours d\u2019affilée, ne sera pas brisé avant 30 ans, deviendra-t-il un Bum de Brooklyn ?En effet, la direction des Dodgers est prête à verser la somme de $35,000, plus un joueur, aux Pirates pour obtenir les services du grand Long.Ce marché sera-t-ii conclu, à ia fin d'octobre ?experts.Quant à nous, les Dodgers de Brooklyn termineront, de nouveau, en tête du peloton.Toutefois, Milwaukee et Cincinnati nous tiennent dans le doute, tels les Trois Grands dans l\u2019affaire du canal de Suez ! Suez tant que vous pourrez ! C\u2019est de santé, comme nous l\u2019a souvent dit notre vénérable tante Alphonsine, de St-Jacques l\u2019Achi-gan, comté Montcalm, dont les 93 ans révolus nous prouvent qu\u2019il fait bon de vivre jusqu\u2019à 100 ans ! Quand on arrange ses flûtes à prendre le bon côté de la vie ! Non pas à passer la seconde moitié de cette vie à regretter la première ! B Réponse à M.C.Vadeboncoeur, Montréal.A notre avis, le redoutable cogneur ambidextre des Yankees de New-York, Mickey Mantle, ne brisera pas le record de 60 circuits de Babe Ruth pour les raisons suivantes : Les Yankees ont 8 ou 10 dates libres, en septembre.Le vent, facteur important, souffle du mauvais côté, en automne, c\u2019est-à-dire du champ extérieur au marbre.Les lanceurs sont en meilleure forme.Ces mêmes artilleurs, hommes d\u2019affaires avertis, visent une augmentation de salaire pour la saison voisine.Donc, ils font l\u2019impossible pour lancer des balles difficiles à frapper aux super-étoiles, qui ne peuvent pas effacer du dictionnaire le substantif nervosité.Et nous omettons les buts sur balles intentionnels, décidés par les gérants ennemis, d\u2019après les différentes phases de la joute ! H Réponses à MM.R.Favreau, W.Bé-riault, Montréal.1\t\u2014 Le plus gros montant que chacun des joueurs reçut, au cours d\u2019une série mondiale fut de $11,147.90.Les Géants de New-York de 1954 furent les heureux élus.Ceux du Cleveland touchèrent $6,712.50 chacun, soit la j>lus forte somme tombant dans les goussets des perdants.2\t\u2014 Le |)lus jeune joueur qui participa à une série mondiale fut Phil Ca-varetta, aujourd\u2019hui gérant des Bisons de Buffalo.Phil, né le 19 juillet 1917, joua pour les Cubs de Chicago, le 2 octobre 1935 contre Détroit.Il était âgé de 18 ans.3\t\u2014 Le j)lus grand nombre de coups de circuit, soit 5, frappés en une joute des séries mondiales.Ce sont les Yankees de New-York de 1928, Babe Ruth (3), Cedric Durst et Lou Gehrig, qui les tapèrent, le 9 octobre 1928, contre les lanceurs Willie Sherdel, gaucher, et Grover Alexander, droitier, alors âgé de 41 ans, des Cardinaux de St-Louis.4\t\u2014 La plus courte joute des séries mondiales a duré 1 h.25 minutes, entre le Chicago (2) et le Détroit (0), à Détroit, le 14 octobre 1908.Vous gagnez plusieurs de vos paris, croyons-nous.H Réponse A M.L.Beaupré, Montréal.Oui, monsieur, il se peut qu\u2019un frappeur fasse compter deux points sur un long coup en l'air, que le voltigeur a saisi.Il y a sept semaines, à Cleve-[Ltre la suite page 50] . 15 Le Samedi, Montréal, 22 septembre 1956 SUR TOUTES LES SCENES par FRANCINE MONTPETIT Trois nouveaux arrivés au théâtre et à la TV Au début do la semaine dernière, Yvette Brind-Amour a organisé une série d\u2019auditions au Théâtre Anjou, afin de s\u2019assurer les services de jeunes recrues en vue de sa prochaine saison.Elle avoue avoir été sidérée par tant de nouveaux talents accumulés.Chose certaine et curieuse à la fois, c\u2019est surtout chez les élèves de madame Lucie de Vienne Blanc que se sont révélés les comédiens les plus prometteurs.Trois ont littéralement soulevé son enthousiasme : Michèle Rossignol, Claude Préfontaine et André Page.Michèle Rossignol qui physiquement rappelle un peu Sylvia Monfort, n\u2019a que dix-sept ans.Dans « Mon Neveu Napoleone de Paul Alain, elle jouait le rôle de Pia et a su apporter toute la fraîcheur et l\u2019ingénuité que demandait sa courte apparition.A la scène, on l\u2019a vue dans Ankrania » de Michèle Lalonde et le Rideau Vert l\u2019emploiera certainement dans Doua Rosita et dans « Electre ».Etudiant en médecine depuis quatre ans, Claude Préfontaine a abandonné sa carrière pour en entreprendre une beaucoup plus aléatoire, mais vers laquelle il se sentait attiré irrésistiblement.Très versatile.il apporte déjà des qualités techniques et dramatiques considérables.Une très forte sensibilité, des attitudes justes et dégagées lui permettent d\u2019espérer que très prochainement une troupe l\u2019emploiera comme comédien professionnel.Enfin André Pagé que tous les spectateurs de Beau Temps Mauvais Temps » connaissent comme étant Yves , le frère de « Margot Lespérance », a également su impressionner Yvette Brind\u2019Amour par cette force qui se dégage de ses personnages.Il a, qualité rare et appréciable, énormément de «présence en scène, une bonne diction, le sens du geste et beaucoup de tenue.D\u2019autres se sont présentés qui, avec du travail, pourront se révéler dans un avenir très prochain : à retenir les noms de Gilles Dupré, Jean Richard, Marie Frenière.Tous iront loin.\u201c\u2022RadissorT J\u2019ai passé une journée en studio et une autre à File Perrault.On a tourné quatre minutes de film en ^.h vingt-quatre heures de plein travail.De là je conclus que le métier de cinéaste en est un affolant ! Il est étonnant de constater toute la publicité bâtie autour de cette émission, particulièrement chez les Anglais.Le but de « Radisson » (émission bilingue comme vous le savez sans aucun doute), est de créer au Canada un personnage aussi populaire que le « Davy Crocket » américain.On prend tous les moyens possibles pour atteindre ce but.Un nombre impressionnant de journalistes toron-tois assistait au « tournage ».Des photographes venus de partout ont assailli Jacques Godin et la famille « Radisson », (Lionel Villeneuve, Françoise Faucher et Laurette Fournier), dans un décor rappelant une vieille rue de Trois-Rivières, pour croquer sur le vif : le héros et son fusil, le héros sans son fusil, le héros, sa soeur et son fusil, le héros, son père, sa mère, sa soeur et son fusil.On pourrait en faire une chanson .Il est sûr que « Radisson » sera une bonne émission.Le soin que l\u2019on apporte à l\u2019authenticité des costumes, des décors, au choix des interprètes et des figurants, (plusieurs sont des professionnels), des cadres extérieurs, l\u2019excellence des trois réalisateurs, (Pierre Gauvreau, Jean-Yves Bigras et Pierre Desroches) en assurent presque d\u2019avance le succès.Jacques Godin semble avoir endossé la peau de « Radisson » avec beaucoup de facilité.Qu\u2019on examine le reste de la distribution, et on sera tranquillisé sur le sort de ce nouveau programme.Petites nouvelles Alban Flamand quittera définitivement ses camarades de « Chacun Son Métier » et commencera une nouvelle émission dont on ne peut encore révéler la teneur.Normand Hudon et Doris Lussier ont passé quelques semaines à Québec au cabaret « Chez Gérard ».Le célèbre caricaturiste donne à l\u2019heure actuelle une adaptation de son numéro américain qui, paraît-il, est absolument hilarant.Les vacances de Wilfrid Lemoine et de Maurice Dubois les ont conduits au Mexique.Quant à Pierre Paquette, il préfère les côtes froides de la Gaspésie où il se rend dès qu\u2019une semaine libre s\u2019ouvre devant lui .ce qui n\u2019arrive pas très souvent.Hubert Loiselle dont personne n\u2019a oublié l\u2019interprétation de « Pietro » dans « Mon neveu Napoleone », Ci-contre, HENRI NORBERT, toujours prêt, toujours disponible, s'adaptant à tous les rôles avec un bonheur égal, celui qu'on a qualifié d'\"acteur le plus utile du Canada\", dans un de ses rôles d'été au Théâtre Populaire de CBFT.\u2014 Ci-dessous, au Théâtre Lyrique de cet été, on reconnaît THERESE LAPORTE.LUCILLE ROUSSEAU, MICHELLE LACHANCE.a devant lui la perspective de deux nouveaux téléthéâtres.Le premier sera une réalisation de Louis-Georges Carrier.Une pièce canadienne écrite par le réalisateur lui-même en collaboration avec Marcel Dubé.Henri Norbert n\u2019ira pas en France au mois de novembre tel que prévu.Jean Coutu a retenu ses services pour « Crime Parfait ».A propos de cette dernière pièce, la rumeur voulant que Claude Dauphin fasse ses débuts au théâtre canadien, en ce sens qu\u2019il jouerait pour la première fois avec une distribution entièrement locale, semble fausse.Dommage ! Françoise et Jean Faucher ne voulant pas perdre leur chance de se faire naturaliser canadiens ont eux aussi renoncer à leur voyage annuel à Paris.Les parents du réalisateur sont venus au Canada pour permettre au jeune couple d\u2019oublier un peu son désappointement.Us ont adoré notre pays et ne demanderaient pas mieux que de s\u2019y établir définitivement.Ce qui prouve que les Jean Faucher ont su leur faire connaître les avantages d\u2019un séjour prolongé dans la Province.La distribution d\u2019« Anastasia » est presque complétée.A date on peut y voir les noms de Michèle Tisseyre, Edgar Fruitier, Jean-Louis Paris, Jean Du-ceppe, Gérard Poirier, Rose Rey-Duzil et Yvette Brind\u2019Amour.De son côté, Robert Rivard mijote des projets de théâtre, mais refuse catégoriquement de donner des détails sur son entreprise.Il en serait le seul directeur.Paul Dupuis commencerait une nouvelle émission tous les matins sur les ondes de CJMS, au début du mois d\u2019octobre prochain.Tania Fédor a tellement d\u2019élèves à l\u2019heure actuelle qu\u2019elle sera sans doute obligée de procéder à une élimination.A son grand regret, car elle est fort attachée à tous ceux qui suivent ses cours, elle devra raccourcir ses heures consacrées à l\u2019enseignement pour reprendre « 14, rue de Galais ».On cherche pour l\u2019émission « Chez Pierrot » une jeune comédienne-chanteuse encore inconnue du public.Sans doute devra-t-on procéder par entrevues et auditions.Les textes seront écrits par Pierre Thé-riault, Jean-Claude Deret et un troisième scripteur reste encore à trouver.Les distributions des téléthéâtres de deux heures du jeudi soir sont presque complétées, et les textes choisis.Mieux vaut prévenir que guérir ! Québec et le spectacle chez \u201cGérard\u201d On ne se lasse jamais de Québec.Avec raison, on a donné à ses habitants cette réputation « d\u2019hospitalité » qui ne se démentira que le jour où tous les Montréalais décideront d\u2019aller envahir cette ville .Tous, les restaurateurs, les garagistes, les marins du vieux port, (nous en avons rencontré deux qui nous ont permis de visiter leur bateau) nous ont reçus avec cette cordialité et ce sourire si engageants.De réputation nous connaissions le restaurant et boîte-de-nuit « Chez Gérard ».Nous y sommes allés avec enthousiasme et n\u2019avons pas été déçus.L\u2019ambiance y est des plus sympathiques, des plus agréables.Une jeune chanteuse, une nouvelle venue certainement, Fernande Giroux, qui en plus d\u2019un physique extrêmement avantageux, possède énormément de talent, a été pour nous la révélation de la soirée.Avec du travail, elle deviendra une excellente interprète de la chanson.Pour apprécier davantage ce cabaret nous aimerions y retourner le jour où un Charles Trenet ou une Jacqueline François seront en tête d\u2019affiche.En remerciant encore une fois les Québécois pour leur chaleureux accueil, je vous souhaite une très agréable semaine ! Le Samedi, Montréal, 22 septembre 1956 Wm mm mm .\u2022*, fj.i.(Vdy-vV> *jS '\t\u2022 /\u2022 / A?; f , V.* i ¦ v.j*;\u2019rw\" >¦¦ Ly\tÛ i V A\t>\tr 38 Le Samedi, Montréal, 22 septembre 1956 Il nous reste à peine dix francs.\u2014 Que faire alors?.Nous donnerons ces dix francs \u2014 et puis.-Et puis, tu chanteras, et moi, je jouerai du violon.\u2014 Chanter! fit Fidès avec mélancolie ; \u2014 chanter ?.mais il me semble que je ne pourrai plus ! D\u2019ailleurs, ne serait-ce pas un crime de chanter quand on vient de voir mourir notre petit ami \u2014 cet André toujours si bon et si doux pour moi ! « Tu sais, on l\u2019a emporté loin \u2014 je l\u2019ai appris \u2014 plus loin que Paris, dans le château de ses ancêtres.\u2014 Paris !.Paris ! murmura Joël.-Oh! ce Paris, le reverrons-nous jamais ! Reverrons-nous jamais Régina et Sylvain, la mère Gigolette et Margot ! Tous doivent nous attendre, car certainement Régina a annoncé notre arrivée.« Eh bien ! j\u2019ai le pressentiment que nous ne les reverrons de longtemps, de très longtemps.Pour aller à Paris à pied, il nous faudrait des mois, peut-être des années, car nous serions obligés de nous arrêter souvent en route pour gagner notre vie.Quant à faire le trajet en chemin de fer, il n\u2019y faut pas songer.\u2014 Si tu allais revoir au Paradou la belle demoiselle qui.l\u2019autre jour, t\u2019a donné un louis ?\u2014 Encore mendier ?fit Fidès avec fierté.Et après un silence : \u2014 Vois-tu, il y a des moments où sans hésitation je tendrais la main ; \u2014 mais il y en a d\u2019autres aussi où je suis écoeuré, révolté contre moi-même ! \u2014 Ah ! Sylvain avait bien raison de le dire : nous ne serons jamais que des chanteurs ambulants, des mendiants, des vagabonds dont on se méfie et sur qui on n\u2019hésite pas à lâcher les chiens !.\u2014 Et, par-dessus le marché on nous traite de fainéants ! fit Joël dont le pâle visage s\u2019était assombri.\u2014 Fainéants ! alors que nous trimons plus que n\u2019importe qui ! Pour manger, il nous faut chanter des babioles, et nous devons faire rire quand nous avons souvent envie de pleurer ! Parfois de belles jeunes filles nous jettent négligemment leur aumône ; \u2014 mais si nous approchons d\u2019elles, elles se sauvent bien vite ; nos guenilles leur font peur !.« Oh ! oui, rude métier que le nôtre \u2014 pas vrai, Joël ?\u2014 Atroce \u2014 mais quel autre pourrions-nous prendre ?\u2014 Apprendre un état, comme disait autrefois le bon Sylvain ; \u2014 mais qui voudrait se charger de notre apprentissage?.personne! Joël eut un singulier sourire.Dans un geste las, il montra la mer ; et d\u2019un accent d\u2019amertume profonde : \u2014 Voilà le seul métier qui nous convienne, dit-il.engraisser les poissons ! \u2014 Tu es fou !.\u2014 Alors, ma proposition ne te sourit pas ?reprit Joël en se penchant vers Fidès qui, les coudes sur la table, regardait en ce moment son compagnon sans le voir, tellement était loin sa pensée.\u2014 Tu parles de mourir, de jeter le manche après la cognée, dit enfin Fidès ; \u2014 mais la mort serait une lâcheté ! Plus tard, dans quelques jours, quand je serai redevenu moi-même, nous prendrons une détermination, nous aviserons à ce que nous devrons faire.Pourquoi, d\u2019ailleurs, désespérerions-nous ?Que diable, on ne nous laissera pas mourir de faim dans ce pays où il y a tant de riches étrangers.\u2014 il nous faut si peu pour vivre, à nous ! Depuis quelques instants, la cabare-tière, masquée par un palmier, écoutait la conversation des deux enfants.et son coeur se serrait de pitié.Elle rejoignit son mari qui achevait de dîner dans l\u2019unique pièce du cabaret ; et se plantant résolument devant lui : \u2014 Tu sais, Bamboche, nos petits chanteurs n\u2019ont pas en poche assez d\u2019argent pour nous payer.\u2014 Que me racontes-tu là?.\u2014 La vérité vraie.\u2014 Comment as-tu appris cela ?\u2014 Je viens de surprendre leurs confidences.Ah ! les pauvres petits.tu ne saurais jamais t\u2019imaginer ce qu\u2019ils manigancent ! \u2014 Connu ! ils songent tout simplement à jouer de la fille de l\u2019air.Ah ! nom d\u2019un pétard, encore dix-sept francs de fichus ! Et avec ça, les autres qui ne payent pas non plus \u2014 il nous faudra bientôt fermer boutique !.La mère Bamboche, comme on l\u2019appelait familièrement sur tous les chantiers, ne put réprimer un léger frisson d\u2019angoisse.Mais bien vite, elle se rassura elle-même.La mère Bamboche ajouta : \u2014 Tu penses à fermer boutique quand nous avons la certitude de recevoir bientôt de nombreux clients : plus de cent Italiens qui viendront sous peu pour travailler à des constructions importantes.« Non seulement nous ne fermerons pas boutique, mais encore dans quelques jours, nos affaires vont prendre un développement considérable.Dans ces conditions, notre devoir n\u2019est-il pas de venir en aide à ces pauvres gosses qui n\u2019ont pas le sou ?On ne peut pourtant pas les jeter à la rue comme ça.\u2014 Nom d'un pétard, en as-tu bientôt fini avec toutes tes pleurnicheries ?Dame, il est bien certain qu\u2019on ne peut pas comme ça les flanquer à la porte sous le simple prétexte qu\u2019ils n\u2019ont pas le sou, alors qu\u2019on n\u2019hésite pas à donner la pâtée aux chiens errants.Tu le sais, mère Bamboche, moi, je ne peux pas voir un chien perdu sans le faire entrer chez nous ! Ah ! nom de nom, donne à bouffer à ces gosses, et surtout ne les traite pas comme des clients dont on se méfie ; \u2014 d\u2019abord, va les chercher et amène-les ici.Mais quand la mère Bamboche revint à la terrasse, où elle avait laissé Fidès et Joël, elle ne trouva plus ses clients ; \u2014\ttous deux s\u2019étaient enfuis, sans même achever leur repas.Sur une assiette, bien en évidence, Joël et Fidès avaient déposé une pièce de dix francs et quelques sous de monnaie \u2014 le seul argent qui leur restât.Ils avaient fui, apeurés, épouvantés à l\u2019idée qu\u2019ils ne pouvaient payer leur dette.Instinctivement, ils s\u2019étaient dirigés sur Menton et Garavan ; \u2014 et maintenant, ils se trouvaient sur la route d\u2019Italie, en face du Paradou.La journée était un peu sombre.Il avait plu quelque peu ; \u2014 et cette pluie légère avait été une bienfaisante rosée pour les fleurs du Paradou dont les odorantes senteurs et les délicieux parfums parvenaient jusqu\u2019aux deux petits malheureux.Ils s\u2019arrêtèrent, attirés l\u2019un et l\u2019autre par le calme et la beauté de ce jardin merveilleux ; \u2014 alors, ils aperçurent, indécises encore, des formes humaines se détachant sur la verdure des arbres \u2014\tet bientôt, Fidès éprouva une sensation délicieuse : il venait de reconnaître le généreux donateur qui, autrefois, sur le Général-Albert, lui avait remis un louis.Fidès ne se trompait pas : \u2014 c\u2019était le capitaine de Morangis qui, en compagnie de Mlle de Chantemesle, parcourait les allées du Paradou.Alors Fidès voulut chanter ; \u2014 mais sa voix s\u2019étrangla dans sa gorge.et de grosses larmes noyèrent ses yeux.\u2014 Qu\u2019as-tu donc ?demanda Joël inquiet.\u2014 Je ne peux plus chanter! \u2014 Allons-nous-en, veux-tu ?j||j|< îveâp9 Q.\t\u2014 A quelle vitesse volent les canards et les oies sauvages ?R.\t\u2014 Le canard d\u2019Amérique atteint des vitesses de 60 à 70 milles à l\u2019heure.Celle de l\u2019oie sauvage est de 40 à 50 milles.Q.\t\u2014 A qui revient la présidence des Etats-Unis, après le vice-président ?R.\t\u2014 Dans l\u2019ordre de succession, cet honneur revient, à défaut du vice- président, au Président de la Chambre des Représentants.Q.\t\u2014 Quelle est la plus ancienne université municipale des Etats-Unis ?R.\t\u2014 L\u2019Université de Cincinnati, fondée en 1819.Q.\t\u2014-Quelle est l\u2019étymologie du nom du quartier de New-York appelé « Boivery » ?R.\t\u2014 Le nom remonte aux toutes premières années de l\u2019occupation de New-York par les Hollandais qui, comme on sait, achetèrent l\u2019emplacement des Indiens et lui donnèrent, pour l\u2019ensemble, le nom de New-Amsterdam.Bowery est la déformation du mot hollandais « bou-werij » qui veut dire « ferme » dans cette langue.Q.\t\u2014 Qui a écrit : « J\u2019appelle un chat un chat, et Rollet un fripon » ?R.\t\u2014 Boileau, dans L\u2019Art poétique.Q.\t\u2014 Quelle est la différence entre chausser le cothurne et chausser le brodequin ?R.\t\u2014 Le premier, c\u2019est composer une tragédie ; le second, composer une comédie.Q.\t\u2014 Quels sont les métaux les plus ductiles ?R.\t\u2014 L\u2019or et l\u2019argent ; d\u2019un gramme d\u2019or, on peut tirer un fil de 3,000 mètres de longueur.Q.\t\u2014 La morue et l\u2019anguille sont-elles fécondes?R.\t\u2014 La morue pond neuf millions et l\u2019anguille, cinq millions d\u2019oeufs par saison.\u2014 Tu ne montes pas jusqu\u2019au Paradou ?\u2014 Non.parce que je ne veux pas mendier ! Allons-nous-en, te dis-je \u2014 viens.Et ils partirent, remontant la route dans la direction de Vintimille, s\u2019en allant à l\u2019aventure, vers l\u2019Italie.En apprenant la mort d\u2019André, Laurence avait aussitôt envoyé une dépêche à Jean ; \u2014 et Jean était accouru à Grimaldi quelques jours après l\u2019enterrement du fils d\u2019Hélène.L\u2019enfant mort, ne fallait-il pas courir vers la mère éplorée, s\u2019efforcer de la consoler ?Aussi le capitaine de Morangis avait-il tout de suite demandé une permission d\u2019un mois et s\u2019était-il rendu au Paradou.Sans prévenir Raymonde, il était arrivé un soir dans cette maison endeuillée.Au chevet d\u2019Hélène alitée, il avait retrouvé Mlle de Chantemesle.En l\u2019apercevant, Raymonde ne parut nullement étonnée ; \u2014 elle dit simplement, en lui tendant la main : \u2014 Si j\u2019avais connu le lieu de votre résidence, je vous aurais envoyé une dépêche et je n\u2019aurais point attendu que ce télégramme partît de Rolle-boise ; \u2014 mais depuis votre départ, Jean, je n\u2019ai reçu de vous aucune nouvelle.Ces paroles de reproche furent dites d\u2019un ton très grave qui émut singuliè-ment le fils de Laurence.Dans cette chambre de malade où de faibles lueurs de jour tombaient, dans ce silence qu\u2019interrompaient seules la respiration légère d\u2019Hélène et le tic-tac monotone de la pendule, ils restaient silencieux comme s\u2019ils se fussent retrouvés dans la chambre d\u2019une morte.Hélène dormait.Après la terrible catastrophe qui s\u2019était produite au Petit Grimaldi, Hélène s\u2019était couchée ; \u2014 et depuis, elle ne se levait que pendant quelques heures de la journée.Refusant toute nourriture, elle ne buvait que du lait \u2014 et encore fallait-il s\u2019y prendre à plusieurs fois pour l\u2019y décider.Raymonde avait bien mandé un médecin ; \u2014 mais Hélène avait refusé de le recevoir.\u2014 Elle se laisse mourir ! dit Raymonde en entraînant Jean dans la pièce voisine ; \u2014 et je dois assister impuissante à cette agonie de tous les instants.La tâche que je me suis imposée est lourde, bien lourde, et peut-être sera-t-elle au-dessus de mes forces ; \u2014 mais qu\u2019importe.j\u2019irai jusqu\u2019au bout ! « Hélène vivra, parce que je veux qu\u2019elle vive ! reprit Raymonde après un court silence.A quoi donc aurait servi notre dévouement à tous deux si la pauvre femme venait à succomber ?Oui, elle vivra, et.Elle n\u2019acheva pas ; \u2014 lui la regardait avec tant d\u2019amour, qu\u2019elle se sentit frissonner ; \u2014 il lui prit les mains, les éleva jusqu\u2019à ses lèvres et les baisa longuement.\u2014 J\u2019ai cherché à vous oublier, Raymonde, dit-il, parce que je ne voulais point vous offrir un coeur ayant jadis appartenu à une autre ! Je ne vous ai pas adressé une seule lettre ; \u2014 et cependant chaque jour, bien seul sous ma tente, j\u2019écrivais le journal de toutes mes pensées.pensées que seule vous occupiez, je vous le jure.« Vous ne me pardonnez pas \u2014 je le lis dans vos yeux \u2014 cette indifférence voulue, mais mensongère, et que je m\u2019étais imposée ! « Puis, Raymonde, il y a l\u2019enfant, mon fils à moi ! Il est maintenant le dernier de ma race.et je veux le retrouver ! \u2014 Avant de venir à Grimaldi, je me suis rendue dans plusieurs agences de Paris, fit Raymonde, très grave.\u2014 Et quelles nouvelles ?[ Lire la suite page 4.1 ] Le Samedi, Montréal, 22 septembre 1056 39 3?L eazi révélé la venté au sujet du whisky Faites subir l\u2019épreuve de l\u2019eau au Seagram \"83\u201d.L\u2019eau (claire ou gazeuse) n\u2019y ajoute rien, ne lui enlève rien mais elle en fait ressortir tout le bouquet et toute la saveur naturelle.lA\t/(.y Wla/iac/iest/ Servez Scaoratn en toute confiance Pim*.M M Suite de la page 30] Roquesaltes, en dehors des visites qu elle vous faisait avec son mari ?\u2014 Deux fois seulement et, chaque fois, prétextant mon dégoût, ma faiblesse, j\u2019ai obstinément refusé de manger quoi que ce soit.C\u2019est alors qu\u2019une nuit je vis le Chinois pour la première fois.Je me réveillai juste au moment où il quittait la chambre et crus d\u2019abord avoir rêvé.Mais je retrouvai cette odeur qui m\u2019avait déjà frappé à plusieurs reprises, ainsi que cette sensation d\u2019étouffement, ces vertiges affreux, ces nausées qui m\u2019épuisaient sans que je puisse en trouver l\u2019origine.\u2014 Il fallait parler, nous faire confiance, mon pauvre ami.Patrice avait vu Chu-en-li sortir de votre chambre pour rentrer dans celle de Thy-ah, en pleine nuit et depuis il se méfiait du cuisinier plus encore que de sa maîtresse.\u2014 Parler.fit Gilles en serrant les mains, convulsivement, c\u2019était l\u2019accuser.« elle ».C\u2019était désespérer mon pauvre grand-père qui s\u2019apercevra un jour, inéluctablement, de sa folle erreur, c\u2019était provoquer un drame affreux, susciter un scandale où risque de sombrer l'honneur des Roquesaltes.La pensée de ce départ qui me permettait d\u2019échapper à mes ennemis, et aussi l\u2019affection vigilante que je devinais sans cesse autour de moi, me donnèrent la force de me taire.Mais ce soir.Ah 1 docteur, quand je l\u2019ai vue entrer, vêtue d\u2019or et de pierreries, scintillante comme une idole, et si belle, si mystérieusement attirante, toute ma folle passion m\u2019est remontée à la gorge et je n\u2019ai plus vu qu\u2019elle ! « Je savais qu\u2019elle voulait ma mort, que je gênais sa soif de conquête cupide et pourtant, je l\u2019aimais.\u2014 Non, Gilles, croyez-moi.L\u2019amour véritable, ce n\u2019est pas cola.En Thy-ah, c\u2019est l\u2019enveloppe seule qui vous attire, c\u2019est un attrait charnel que vous éprouvez, une sorte d\u2019envoûtement malsain.Un jour, vous connaîtrez l\u2019amour, le seul, le vrai, celui qui vous porte à aimer avant toute créature l\u2019unique élue, non parce qu\u2019elle est belle ou intelligente, ou particulièrement séduisante, mais parce qu\u2019elle est « elle », tout simplement.« Et maintenant, dormez, mon petit, sinon vous serez épuisé demain.Vous savez que je suis là, près de vous, et d\u2019ailleurs pour cette nuit, le Chinois se tiendra tranquille.Je vais vous donner un calmant et vous allez me promettre de ne plus penser à tout cela.Gilles obéit docilement.Quelques instants plus tard, il s\u2019endormait, sa main dans celle d\u2019Antoine, confiant et rassuré.Malgré le froid de l\u2019aube qui s\u2019infiltrait peu à peu dans la chambre où le feu s\u2019était éteint, malgré la fatigue qui lui brûlait les yeux, le docteur resta près de lui encore un long moment, rêvant à la douloureuse jeunesse de cet enfant, gâchée par une mauvaise passion sans espoir, aux menaçants lendemains quand il faudrait apprendre à M.de Roquesaltes l\u2019infamie de cette jeune femme si follement aimée, à l\u2019incertitude de l\u2019avenir pour Gilles, pour Aurore même, éclaboussée par le scandale qui pouvait éclater d\u2019un moment à l\u2019autre.Quand il se décida enfin à s\u2019allonger pour quelques heures sur le sofa, un coq chantait, quelque part dans la campagne.Un jour nouveau se levait, le jour de Noël.XII Le break attelé de deux chevaux robustes, filait bon train sur la route durcie par la gelée.Patrice conduisait d\u2019une main ferme, quittant parfois des yeux la perspective du chemin pour sourire à Aurore, assise à ses côtés.Elle portait, sur ses boucles dorées qui ondulaient au rythme de la course, une ravissante capote en velours bleu saphir garnie de bandes de vison.Une chaude pelisse doublée de fourrure moulait sa taille mince et s\u2019évasait en godets sur sa jupe ample en cachemire de laine soutaché de bleu.Un manchon assorti au chapeau abritait ses mains gantées et, tout près de son col, elle avait épinglé deux loses de Noël, aussi fraîches et délicates que ses joues.Patrice jeta un rapide coup d'oeil vers l\u2019arrière du break où Benoît et la grosse cuisinière dansaient en cadence, à tous les cahots de la route.Il se pencha vers Aurore.\u2014 Vous êtes trop jolie, ce matin, murmura-t-il avec un sourire complice.Vous allez donner des distractions à tous les fidèles, à commencer par votre humble serviteur.Vous m\u2019aimez un peu, malgré tout, Aurore ?\u2014 Malgré « tout » quoi ?.demanda-t-elle, taquine.\u2014 Eh bien ! ce qui nous sépare, votre fortune, votre rang, votre beauté qui vous permettraient de prétendre à une union plus.honorifique.Je me fais un peu l\u2019effet du Ruy Bias de M.Hugo, j\u2019ai envie de m\u2019écrier comme lui: «Je suis un ver de terre amoureux d\u2019une étoile.» Aurore riait de bon coeur.\u2014 Votre ami Antoine a bien raison de vous dire un peu fou.Laissez donc de côtés vos citations romantiques, je suis une étoile très accessible, très terre à terre et qui daigne se contenter du bel amoureux qu\u2019elle s\u2019est choisi.Non.non, ajouta-t-elle précipitamment, ne cherchez pas à m\u2019embrasser.D\u2019abord parce que vous scandaliseriez grandement mes braves domestiques et en- 40 Le Samedi, Montréal.22 septembre 1956 Vous vous sentirez MIEUX! Vous paraîtrez MIEUX ! i Ht* X Toutes les femmes doivent être en santé, belles et vigoureuses.Les Pilules MYRRIAM DUBREUIL améliorent l'état général, vous aidant ainsi à vous sentir MIEUX et à paraître MIEUX.Les Pilules Myrriam Dubreuil sont un reconstituant et un excellent tonique qui améliore le sang, Stimule l\u2019appétit, soulage l\u2019épuisement nerveux quand celui-ci s\u2019insinue dans l\u2019organisme et, conséquemment, aide à reprendre le poids perdu.Les Pilules Myrriam Dubreuil constituent un I produit médicinal qui produit j d'heureux résultats.Sa formule pharmaceutique a été établie, il y a de nombreuses années, après j des recherches sérieuses, par des j chimistes qualifiés.GRATIS : Envoyez Se en timbres et nous vous adresserons gratis notre brochure illustrée, avec échantillon.CORRESPONDANCE CONFIDENTIELLE : ! Les jours de bureau sont : Jeudi et Samedi, de 2 h.à 5 h.p.m.REMPLISSEZ ce COUPON Ipour le Canada seulement! Mme MYRRIAM DUBREUIL 6330, rue Bordeaux Case Postale, 1391, Place d'Armes, Montreal, P.Ç>.Ci-inclus 5 cents pour échantillon dos Pilules Myrriam Dubreuil avec la brochure.Nom .Adresse .mile .Province .suite, parce que le lieu n'est pas très indiqué pour ce genre de démonstrations.Ils se regardèrent, du rire plein les yeux, jeunes, heureux, sûrs de leur tendresse réciproque.Le château était derrière eux, avec ses drames, ses couloirs sombres, son atmosphère de complot, ses habitants disparates.Ils savaient Gilles en sûreté, sous la garde de Martin qui était allé à une messe matinale pour pouvoir veiller sur son jeune maître.Ils pouvaient donc se permettre cette détente, cette exquise sensation de liberté.Ils respiraient à pleins poumons l\u2019air pur de ce matin d\u2019hiver, clair et ensoleillé.Au moment oû, quittant le chemin qui menait à Roquesaltes, ils débouchaient sur la grand-route, le Tarn leur apparut, vert et lumineux, s\u2019étalant comme une pièce de satin froissé en cet endroit élargi où il perdait son aspect de torrent pour se transformer en un lac paisible.Les premiers rayons du soleil filtrant entre les arbres dénudés qui tapissaient la falaise, y semaient des paillettes d\u2019or et éclairaient jusqu\u2019au fond de son lit les cailloux ronds que révélait la transparence de l\u2019eau.Dans les profondeurs des gorges où la rivière déroulait ses capricieux méandres, des écharpes de brume flottaient encore et se déchiraient en lambeaux légers et diaphanes qui s\u2019enroulaient autour des pitons rocheux, puis s\u2019évaporaient comme des fantômes blancs.\u2014 Ma mère et ma soeur ont dû certainement aller à la messe de minuit, dit Patrice, sans quitter des yeux la route sinueuse.Je me souviens de mes Noëls d\u2019enfance, quand nous habitions encore Bramont, quand mon père vivait et que nous étions encore si heureux.Il y avait parfois de la neige et c\u2019était alors une grande joie.Le parc était si beau sous son manteau blanc ! Dans le landau fermé qui nous emmenait à l\u2019église, ma mère faisait placer des bouillottes et ma soeur et moi nous nous tenions droits pendant tout le trajet pour le plaisir de sentir la bonne chaleur traverser nos semelles.Car nous étions petits alors, et nos jambes trop courtes ne touchaient pas le plancher de la voiture.« Nous aplatissions nos nez contre la vitre froide pour voir la campagne blanche et noire, les grands arbres immobiles et les étoiles qui brillaient, si nombreuses que nos yeux se fatiguaient à vouloir les regarder toutes.\u2014 Il y a quatre ans déjà que je ne puis me rendre à la messe de minuit que pourtant, j\u2019affectionne entre toutes les cérémonies, soupira Aurore.A Toulouse, quand mon père vivait, il ne manquait jamais non plus de nous y conduire.Que de fois je me suis endormie contre son épaule, au beau milieu de l\u2019office.Je me retrouvais au matin dans mon lit sans même avoir senti qu\u2019on me déshabillait.Quand nous sommes venus vivre à Roquesaltes, Gilles et moi, nous nous rendions à la Malène avec grand-père et les domestiques et, malgré le douloureux souvenir de notre cher papa, nous éprouvions une grande joie à faire ce long trajet au milieu de la forêt sombre.La perspective du réveillon qui nous attendait au retour nous donnait quelques distractions, je dois bien l'avouer, ajouta-t-elle en riant.\u2014 Et, depuis quatre ans, disiez-vous ?\u2014 Cette coutume qui nous était chère a dû être abandonnée, fit Aurore avec un soupir.Grand-père se remaria, il commença à perdre la vue, Gilles tomba malade et le bonheur sembla fuir notre maison.C\u2019est vous qui l\u2019y avez ramené, Patrice, ajouta-t-elle tout bas en lui dédiant son plus lumineux sourire.Il ne put que lui rendre son regard chargé de tendresse, envoyant au diable au fond de son coeur le brave Benoît et la cuisinière qui bavardaient placidement.Sans ces témoins importuns, il y a fort à présumer que les deux amoureux seraient arrivés en retard à la messe.Quand ils sortirent de l\u2019office, une heure plus tard, le jardinier s\u2019approcha d\u2019Aurore.\u2014\tExcusez-moi, Mademoiselle, mais si c'était un effet de votre bonté je voudrais bien aller jusqu\u2019au bout du village embrasser mon neveu et ma nièce.Rosalie en profiterait pour faire quelques achats d\u2019épicerie.\u2014\tMais, certainement, mon bon Benoît, il fait un soleil superbe et nous avons tout le temps.Voulez-vous que nous nous retrouvions à la voiture dans une heure ?Cela vous suffit-il ?\u2014\tOh ! certainement, Mademoiselle est bien bonne.Je vais prévenir Rosalie.Et rejoignant la cuisinière qui jacassait avec des commères du village, il la tira par le bras et lui dit tout bas, en clignant de l\u2019oeil.\u2014 Regardez-les partir, tous les deux ! Ah ! ils ne se sont pas fait prier, je vous assure.\u2014 M\u2019est avis, dit Rosalie en riant, que l\u2019heure va leur paraître courte.Eh bien ! voulez-vous que je vous dise, Benoît ?Je suis contente de voir ça ! M.Patrice est un digne et honnête garçon et un bel homme, ce qui ne gâte rien.La petite serait heureuse avec lui.\u2014 Oh ! pour ça, je suis bien de votre avis.Vous les avez vus, en voiture, comme ils se regardaient?.Allons, nous aurions bien besoin d'un peu de bonheur au château.Depuis que cette chatte noire y a mis les pieds, c\u2019est le royaume du diable que cette maison.Pendant que les domestiques discouraient ainsi, les deux jeunes gens, ravis de cette occasion d\u2019être enfin seuls, étaient sortis du village et marchaient sur la route, longeant les rives escarpées qui bordaient le cours du Tarn.L\u2019air était vif, avec un arrière-goût de neige, mais le soleil rendait le froid très supportable.Il faisait bon se promener, surtout dans cette solitude qui permettait de passer son bras sous un bras protecteur et de flâner ainsi, à pas lents, tendrement appuyés l\u2019un sur l\u2019autre.Ils avaient tant à se dire, tant de secrets à échanger, de confidences à se faire, de niaiseries délicieuses à se murmurer avec des sourires, des rougeurs, des embarras et des silences pleins de rêves.\u2022\u2014 Mon Dieu, s\u2019écria soudain Aurore, et votre ami Soubeyran ?Je ne l\u2019ai même pas vu ce matin.Qu\u2019est-il donc devenu ?\u2014 Oh ! il est parti de bonne heure.Je l\u2019ai à peine aperçu pendant que je faisais ma toilette.Il m\u2019a recommandé de veiller sur Gilles et m'a demandé d\u2019aller le voir à Saint-Chély cet après-midi.C\u2019est urgent, m'a-t-il dit.\u2014 Vous me quitterez donc ?fit-elle avec une moue d\u2019enfant triste.Et un jour de Noël encore 1 -\u2014 Pourquoi ne viendriez-vous pas avec moi ?Par ce beau soleil, une promenade à cheval serait fort agréable et nos pauvres montures se morfondent dans l\u2019écurie.\u2014 Quelle merveilleuse idée! s\u2019excla-ma-t-elle, les yeux brillants de plaisir.J\u2019espère que grand-père ne s\u2019y opposera pas.\u2014 Pourquoi vous le défendrait-il ?Jamais il n'a fait la moindre objection à nos sorties.En partant tout de suite après le déjeuner, nous serions rentrés avant la nuit et nous pourrions ainsi passer la soirée avec Gilles.Ils s\u2019étaient arrêtés au bord de la route, à l\u2019abri d'un énorme rocher dressé au-dessus de la rivière.Aurore appuyée contre la pierre grise, ses mains blotties dans son manchon, regardait l\u2019eau qui coulait en dessous d\u2019eux et tourbillonnait autour d\u2019obstacles invisibles.\u2014\tJ\u2019ai honte parfois de dissimuler notre bonheur à mon grand-père, avoua-t-elle, je ne puis en jouir pleinement.Pourquoi ne pas lui parler, Patrice ?\u2014\tJe vous avais dit mes raisons et je jugeais plus sage d\u2019attendre le moment où il serait sans inquiétudes sur la santé de votre frère.Mais je hais, comme vous, les dissimulations et si vous le jugez préférable, je lui ferai ma demande ce soir même.Seulement, voyez-vous, au moment de jouer notre avenir, de décider de notre vie entière, j\u2019ai peur, Aurore.S\u2019il allait me refuser votre main ?.\u2014\tIl vous aime beaucoup, Patrice, vous savez quelle confiance il vous témoigne, en quelle estime il vous lient.\u2014\tCela suffira-t-il à lui faire oublier ma pauvreté ?Il ne faut pas nous leur rer de mots, ma chérie.Je ne possède aucun autre capital que mes deux mains, mon cerveau et ma bonne volonté.A moins que M.de Roquesaltes ne me découvre parmi ses relations une situation inespérée, je n\u2019ai pas les moyens de fonder un foyer.pour l\u2019instant tout au moins.Notre ruine est encore trop récente pour que j\u2019aie eu le temps de réfléchir.Il fallait avant tout, assurer à ma mère et à ma soeur une existence décente et j\u2019ai pris le premier poste qui s\u2019offrait à moi.\u2014 Vous le regrettez ?murmura-t-elle, avec un sourire attendri.Ses petites mains étaient bien au chaud dans son manchon.Ce fut ses lèvres fraîches qu\u2019il baisa pour lui prouver, mieux que par des paroles, qu\u2019il ne regrettait rien.Ils revinrent lentement vers le village, à tout petits pas, et c\u2019est seulement quand ils virent Benoît et Rosalie près de la voiture, qu\u2019ils levèrent d\u2019un commun accord les yeux vers l'horloge de l\u2019église.L\u2019heure était largement passée et cette constatation qui fit rougir Aurore, amena un sourire complice sur les lèvres des vieux serviteurs.Quand ils arrivèrent au château, après un trajet accompli dans un temps record pour essayer de rattraper leur retard, Aurore alla directement à sa chambre pour enlever son chapeau et son manteau, puis elle se rendit chez Gilles qu\u2019elle n\u2019avait pas revu depuis la veille.Comme elle poussait la porte elle se heurta presque au vieux Martin qui allait sortir.\u2014 Ah! Mademoiselle, dit-il avec une expression de soulagement, je suis bien content de vous voir.M.Gilles vous réclame depuis son réveil.Il semble très agité, ce matin, ajouta-t-il en baissant la voix.\u2014 Je vais rester auprès de lui jusqu\u2019au déjeuner, Martin, ne vous inquiétez pas.Personne n\u2019est venu ?\u2014 Personne, Mademoiselle.Elle lui fit un petit sourire de complicité et le majordome sortit, fermant la porte derrière lui.Gilles était habillé et installé dans un fauteuil, devant le feu.Il avait moins bonne mine que les jours précédents, son teint avait repris ce ton terreux qui le faisait paraître plus vieux que son âge et son regard décelait une légère fièvre.\u2014 Que cette messe a donc été longue, s\u2019exclama-t-il en voyant sa soeur.J\u2019ai cru que tu ne reviendrais jamais.\u2014 Pardonne-moi, Gilles, si je t\u2019ai fait attendre.Benoît m\u2019avait demandé la permission d\u2019aller embrasser ses neveux.et puis, il fait si beau, si tu savais ! J\u2019étais si heureuse de respirer ce bon air vif, de me promener au soleil.que nous avons oublié l\u2019heure.\u2014 Nous.?Tu n\u2019étais donc pas seule ?( A suivre au prochain numéro ) ¦SSÔ PNEUS BATTERIES ET ACCESSOIRES ATLAS FIBERGLASS-BONDED FOR LONG UFC wmm *MARUUE DEPOSEE, COPYRIGHT II».ARAS SUPPLY COMPANY OF CANADA.LIMITCD \u201c.et la garantie sera honorée par n\u2019importe quel vendeur Atlas!\u201d Quel que soit l\u2019endroit où vous achetiez votre batterie Atlas, dans votre localité ou à 1,000 milles de là, le vendeur du poste de service Atlas de votre voisinage est toujours prêt à honorer la célèbre garantie écrite Atlas.Et 38,000 vendeurs Atlas en feront autant.Car ils ont une confiance absolue dans la qualité des produits Atlas et ils savent qu\u2019un service impeccable crée des amis et des clients réguliers pour acheter les excellents produits qu\u2019ils vendent.LES BATTERIES ATLAS SONT GARANTIES PAR PLUS DE 38,000 POSTES DE SERVICE AU CANADA ET AUX ÉTATS-UNIS W VINUtUK Esso A VOTRE SERVICE PARTOUT AU CANADA 42 Le Samedi.Montreal,.22 septembre 1956 Vernier Cri! No 1711 \u2014 Robe-manteau et echarpe pour jeune fille et demoiselle.Tailles : 11 à 18.Métrage requis pour grandeur 15 : 4 v.en 35\" ou 36\", 3'/8 v.en 44\" ou 45\", 2% v.en 54\".Prix : 50c* No 1719 \u2014 Costume de deux pieces pour jeune fille et de moiselle.Tailles : 11 à 18.Métrage requis pour grandeur 14 : 4:,-8 v.en 35\" ou 36\", 3% v.en 44\" ou 45\", 3 v.en 54\u201d.Prix : 50c* No 1723 \u2014 Manteau pour jeune fille et demoiselle.Tailles : 11 à 18.Métrage requis pour grandeur 12 : 51/.! v.en 35\" ou 36\", 4 v.en 44\" ou 45\", 3Va v.en 50\", SV* v.en 54\".Prix : 50c* m \" v- ' v> i ' v * N y y f lu Simplicity 1719 Simplicity 1711 Simplicity 1723 TOUS CES PATRONS SIMPLICITY SONT IMPRIMES EN FRANÇAIS.Si vous ne pouvez vous procurer ces patrons SIMPLICITY chez le marchand de votre localité, commandez-les, avec le montant requis, à l\u2019adresse suivante : Patrons du «Samedi», Dominion Patterns Ltd., 74 York-ville Ave., Toronto 5, Ont.Si vous habitez les Etats-Unis, adressez-vous à Simplicity Patterns, 200 Madison Ave., New York City, U.S.A. Le Samedi, Montréal, 22 septembre 1956 43 LES TOURMENTS DU REMORDS [Suite dc 1(1 page 38] \u2014 Aucune !.Puis elle reprit, songeuse.\u2014 J\u2019ai lu l\u2019autre jour, dans un journal, un entrefilet qui m\u2019a beaucoup intéressée.Il s\u2019agissait d\u2019un nommé Co-vetto, sujet italien, qui avait réussi à découvrir dans l\u2019Amérique du Sud, toute une famille recherchée depuis plus de vingt ans déjà ; \u2014 et si Hélène n\u2019était tombée malade, cet homme aurait eu ma visite.\u2014 Où demeure-t-il ?\u2014 A Paris \u2014 faubourg Poissonnière, 92.Oh ! ils étaient loin de se douter tous deux que Fidès, le chanteur des rues, n\u2019était autre que Marcelin ; loin de se douter aussi que le fils de Jean de Morangis était passé tout à l\u2019heure sur la route, qu'il s\u2019était arrêté sous les ombrages du Paradou avant de poursuivre son chemin vers l\u2019Italie.\u2014 Raymonde, reprit Jean, je ne puis plus vous demander de rester ici avec Hélène.On peut lui donner une garde-malade, une dame de compagnie, si vous aimez mieux ; \u2014 et pour ma part, je serais heureux que Rosa veuille bien consentir à remplir auprès de la comtesse de Morangis ce rôle de confiance.Quant à nous, Raymonde, nous regagnerions Paris cette semaine.\u2014 Après quoi, je retournerais à Roche-Noire ?fit Mlle de Chantemesle en haussant les épaules.« Non, Jean, je n\u2019accepte pas cette proposition.Partez seul, allez à Rolle-boise.Moi, je ne reparaîtrai dans ma vieille demeure que dans quelques années, quand ma pauvre Hélène sera tout à fait guérie ; quand peu à peu, le temps aidant, elle aura oublié la mort de son enfant.A ce moment-là \u2014 mais à ce moment seulement, nous retournerons à Roche-Noire.\u2014 Vous y retournerez avec moi aussi, Raymonde.Jean avait prononcé très bas ces paroles ; \u2014 si bas que Raymonde ne les entendit point.ou qu\u2019elle ne voulut point les entendre.Et Jean souffrit de cette indifférence qui n\u2019était cependant qu\u2019affectée.Raymonde ne l\u2019aimerait-elle donc plus comme autrefois ?L\u2019amour qu\u2019il avait inspiré à ce coeur de femme serait-il donc mort ?Mortes aussi alors toutes ses illusions \u2014 car même au plus fort de ses préoccupations morales, il n\u2019avait cessé de songer à Mlle de Chantemesle.Il ne mentait donc point, quand tout à l\u2019heure, il lui avait dépeint les tristesses de sa vie passée loin d\u2019elle.Dans les déserts d\u2019Afrique, seule sa pensée l\u2019avait soutenu, avait comblé l\u2019immense solitude.En écoutant ses confidences amoureuses, Raymonde avait tressailli, avait longuement regardé Jean.Mais elle s\u2019était tue ; \u2014 et maintenant encore, elle semblait complètement indifférente à la présence de cet homme qu\u2019elle aimait cependant, mais à qui elle ne pardonnait pas son long silence.Elle dit, très grave : \u2014 Je suis restée des mois et des mois sans nouvelles de vous, Jean ; et il a fallu la mort d\u2019André pour que vous vous décidiez à donner signe de vie.Brusquement, vous vous étiez évadé de mes tristesses, de mes angoisses de tous les jours.comme si je n\u2019étais désormais pour vous qu\u2019une étrangère ! \u2014 Pardonnez-moi, Raymonde.\u2014 Vous êtes venu.vous êtes pardonné.C\u2019est encore pour moi, une illusion envolée ; \u2014 mais d\u2019autres me restent : celle de retrouver un jour votre petit Marcelin et de vous le rendre ; celle aussi de guérir à force de soins cette pauvre Hélène \u2014 et alors, croyez-le bien, je serai largement payée de toutes mes peines.\u2014 Oh ! non, je le comprends, je le sens, vous ne pardonnez point, Raymonde.Elle ne protesta pas.Tous deux, silencieux maintenant, descendirent l\u2019allée conduisant à la grille qu\u2019ils trouvèrent ouverte.Ils n\u2019eurent qu\u2019à la pousser, et ils s\u2019engagèrent dans un petit sentier rocailleux menant à la route et aboutissant à l\u2019endroit même où tout à l\u2019heure Fidès et Joël s\u2019étaient arrêtés, n\u2019osant point franchir la grille du Paradou.Et tous deux avaient poursuivi leur chemin, marchant à l\u2019aventure.vers l'inconnu.De loin, de très loin, Raymonde et Jean aperçurent ces silhouettes fuyantes, enveloppées de flots de poussière soulevée par la brise du large.Puis ces silhouettes s\u2019effacèrent peu à peu et disparurent complètement à un tournant de la route.Et Raymonde et Jean restèrent seuls avec leurs pensées \u2014 pensées de joie et de tristesse en même temps.Ill UN jour, plusieurs médecins se réunirent en consultation à la villa du Paradou où Hélène, peu à peu remise de son chagrin, commençait à se ressaisir.On était alors aux premiers jours d\u2019avril et déjà en ce coin de la Côte d\u2019Azur la chaleur se faisait fortement sentir.De l\u2019avis des trois médecins mandés de Nice par Raymonde et Jean, résultait la nécessité de regagner la France pour y passer l\u2019été.Hélène, elle, fut la première à demander son retour à Roche-Noire.Ce désir toucha profondément Raymonde, qui cependant, n\u2019eût jamais voulu faire elle-même une telle proposition ; \u2014 elle s\u2019était sacrifié d\u2019avance, et s\u2019il eût fallu rester au Paradou toujours, elle n\u2019eût soulevé aucune objection.Un jour que le capitaine de Morangis et Hélène se trouvaient seuls dans le petit salon du rez-de-chaussée, Jean, un peu inquiet, dit gravement : \u2014 Ne craignez-vous pas, Hélène, de voir Renault arriver à Roche-Noire ?Je connais mon frère : \u2014 il tentera l'impossible pour vous obliger à retourner à Rolleboise.\u2014 Je n\u2019ai plus peur de mon mari, répondit Hélène ; et jamais, je vous le jure, je ne reparaîtrai à Rolleboise.Si je ne gêne point trop Raymonde, je resterai avec elle toujours.Je le sais, je vais beaucoup mieux ; \u2014 le séjour en Italie, l\u2019hiver, et au pays natal l\u2019été, achèveront ma guérison.Près de Raymonde, que je m\u2019efforcerai de ne point importuner, je me ferai petite, toute petite, tenant le moins de place possible dans le vieux château des Chantemesle.Je ne demanderai qu\u2019une seule chose à Raymonde : \u2014 c\u2019est de l\u2019aider dans ses bonnes oeuvres ! \u2014 Oh ! vous êtes deux anges, et je vous aime de tout mon coeur, fit Jean en serrant avec tendresse les mains amaigries de la malade.Plus tard, moi aussi, quand je serai las de courir de garnison en garnison, je reviendrai près de vous.et je ne vous quitterai plus jamais ! \u2014 Pourquoi pas tout de suite ?fit Hélène rêveuse.Pourquoi gaspiller votre vie et briser votre coeur, alors que vous pourriez être si heureux auprès de Raymonde, auprès de cette noble femme dont vous occupez toutes les pensées, dont la vie est pleine de vous! Mourante autrefois, j\u2019ai deviné toutes les détresses de ce coeur de femme.alors que vous Jean, vous ne vouliez point les comprendre ! \u2014 Elle m\u2019a aimé, je le crois, j\u2019en suis sûr, fit Jean en passant la main sur son Qui dit: Jamaïque^ .dit: Rhum Le nom de certains pays évoque irrésistiblement certaines boissons.Quand les connaisseurs disent \u201crhum\u201d, ils pensent \u201cJamaïque\u201d.Vous qui tenez à faire bien les choses, servez toujours du rhum dc la Jamaïque.Que vous l\u2019aimiez léger, moyen ou fort, vous n\u2019avez que l\u2019embarras du choix entre les marques.IDÉAL POUR LES MÉLANGES, le rhum de la Jamaïque est particulièrement apprécié en été sous forme dc highballs, collins, swizzles et Jizzes.THE SUGAR MANUFACTURERS' ASS'N.(OF JAMAICA) LTD.KINGSTON, JAMAÏQUE (ANTILLES) Exigez le seul et véritable ONGUENT CANET-GIRARD souverain contre CLOUS, PANARIS, ABCES, etc.Pas une nouveauté jouissant d\u2019une réputation surfaite mais un produit ayant fait ses preuves.EN VENTE DANS TOUTES LES PHARMACIES OFFRE JPJECI ALE LE SAMEDI - LA REVUE POPULAIRE - LE FILM (Pour 12 mois) \t\t\tCanada\tEtat»-Un li ?\tCES TROIS MAGAZINES\t\t$5.50\t$8.00 \t\tOU A VOTRE CHOIX\t\t ?\tLE\tSAMEDI (hebdomadaire)\t3.50\t5.00 ?\tLA\tREVUE POPULAIRE (mensuel)\t1.50\t2.00 ?\tLE\tFILM (mensuel)\t1.00\t1.00 ?Nom.IMPORTANT : \u2014 Marquez d'une croix s'il s'agit d\u2019un renouvellement.Adresse.Localité.Prov.POIRIER.BESSETTE & CIE, LIMITEE, 975 - 985, rue de Bullion, Montréal 13 44 Le Samedi, Montréal, 22 septembre 1956 «V.1 il il Secret que j'aimerais paria^er avec vous (l\u2019est mon secret sur l\u2019hygiène buccale complète.La mauvaise haleine est le plus souvent causée par les impuretés qui se trouvent dans la honche.Kl.en vous brossant simplement les dents, vous ne pouvez enlever ces dépôts qui abritent les germes et produisent des odeurs.Il faut nettoyer également toutes les autres surfaces de la bouche et de la gorge.Lavnris, à saveur agréable de cannelle-girofle.remplit ce rôle à fond en quelques secondes.Donc, aussi régulièrement que vous vous brossez les dents, purifiez-vous la bouche avec Luvoris .Vous aimerez le rafraîchissement agréable qu'il procure et vous aurez l'assurance que votre baleine est fraîche et pure.toonell* 9\u201810 Rebouche et gargar|SWE oqre< Uon A Wr»»on .ANTISEPTIQUE AStRINGENT-DÉSODOR|5aN U y,7 No 22224 ipeoulilrv pharmo\u2018* °« it'fd.iomrtilt |u»«f,r*\ttf» l*VORK ____________ llMl\"0 Rafiaîchissant\tEfficace front ; \u2014 mais m\u2019aime-t-elle encore ?L\u2019amour ne résiste pas à l\u2019indifférence, du moins à un semblant d\u2019indifférence.et je sens que Raymonde ne m\u2019a pas pardonné, ne me pardonne pas mon long silence ! \u2014 Je n'ignore pas que pendant plusieurs mois, elle est restée sans nouvelles de vous ; et je n\u2019ignore pas non plus que chaque jour de cette angoissante attente était pour elle une souffrance.J\u2019ai vu la tristesse de cette pauvre femme, j\u2019ai compris l\u2019amertume de son sourire quand je l\u2019interrogeais à votre sujet \u2014 et souvent Rosa et moi, nous avons pu apercevoir des larmes dans ses yeux !.\u2014 Maintenant la source de ces larmes-là est tarie, car Raymonde ne m\u2019aime plus, fit Jean avec une douceur triste.Elle a trop souffert \u2014 et la souffrance annihile souvent tout sentiment ; elle brise le coeur, et quand le coeur est meurtri, c\u2019en est fini de tout ce qui anime la vie !.-\u2014 Mon coeur, à moi, ne bat plus que pour Raymonde et pour vous.Et cependant pour tout ce qui souffre, je le sens tressaillir ; \u2014 j\u2019ai été si malheureuse, si malheureuse là-bas, dans ce pavillon de la forêt de Rolleboise d\u2019où vous m\u2019avez arrachée !.« Ah ! croyez-le bien, Jean, jamais je n\u2019oublierai ce que vous avez fait pour moi ; \u2014 et dans mes heures de solitude, je me demande comment je pourrai vous prouver, à vous et à Raymonde, toute ma reconnaissance, ajouta Hélène.\u2014 Renaître complètement à la vie, fit spontanément Jean, vous guérir tout à fait.Elle lui tendit la main.\u2014 Voyez-vous, Jean, c\u2019est l\u2019âme de mon pauvre petit qui me soutient, dit-elle doucement, qui me défend contre la mort ; \u2014 oui, je vivrai pour vous aimer, pour vous voir heureux tous deux !.Et lui, d\u2019un ton bas : \u2014 Raymonde ne m\u2019aime plus ! Du reste, je ne pourrais lui offrir que les cendres d\u2019un coeur mort depuis longtemps, que les tendresses d\u2019un homme désabusé ayant éprouvé dès sa prime jeunesse un amour fatal et maudit-mais dont cependant, il garde à jamais le souvenir ! « Cet amour est fini, c\u2019est vrai, mais j\u2019y songe encore, j\u2019y songe sans cesse, parce que de cet amour est né un enfant \u2014 un enfant à moi, bien à moi, puisque Raymonde elle-même l\u2019affirme \u2014 un pauvre petit dont je suis peut-être pour toujours séparé !.\u2014 Marcelin ! fit Hélène, en passant la main sur son front.Marcelin !.Et soudain, tout ce passé déjà lointain revient à la pensée de la comtesse de Morangis.Elle se rappelle la rupture qui s\u2019est produite entre Jean et Madeleine à la suite d\u2019une visite que fit autrefois Laurence à la jeune femme dans son coquet appartement de la rue d\u2019Ulm ; se rappelle aussi que de cette démarche découlèrent bien des drames intimes dont elle a toujours gardé religieusement le secret.\u2014 Il faut tout tenter pour retrouver votre fils, dit-elle après un long silence.\u2014 Raymonde, elle, s\u2019en est déjà occupée ; mais, comme vous le voyez, elle a échoué, et toutes ses recherches, toutes ses tentatives ont été inutiles.\u2014 Parce qu\u2019elle n\u2019a eu ni le temps ni le loisir de les poursuivre.Ici, per-1 due dans ce coin de l\u2019Italie, qu\u2019aurait-elle pu tenter à nouveau ?Tous ses soins n\u2019étaient-ils pas pour moi, pour cette moribonde qu\u2019elle craignait sans cesse de voir lui échapper ?N\u2019étais-je pas pour elle un trésor dont vous lui aviez confié la garde, et sur lequel elle vous avait promis de veiller fidèlement?.Elle parlait lentement, comme en un rêve ; \u2014 et lui la regardait avec une infinie tristesse.Cet amour évoqué par Hélène n'était plus pour lui qu\u2019un mirage, une épave du passé qu\u2019il lui était impossible de ressaisir ; \u2014 et maintenant dans son esprit un vide se creusait, de plus en plus profond.Il eût voulu reprendre Raymonde ; \u2014 mais il sentait qu\u2019elle lui échappait chaque jour davantage.« Elle ne m\u2019aime plus ! pensait-il ; ces quelques mois d\u2019absence et de silence ont tué en elle le petit oiseau bleu qui chantait dans son coeur !.» Des jours s\u2019écoulèrent.La permission de Jean touchait à sa fin ; \u2014 dans huit jours, il devrait rejoindre son poste.L\u2019annonce de ce prochain départ fut une vraie catastrophe pour les habitants du Paradou ; \u2014 Raymonde et Hélène s\u2019étaient si bien habituées à voir Jean tous les jours qu\u2019il leur semblait impossible maintenant de se passer de lui.Il partit ; \u2014 mais en se séparant des deux jeunes femmes, il promit de revenir le plus tôt possible et d\u2019écrire toutes les semaines.Tiendrait-il vraiment sa promesse?.Devenue sceptique, Raymonde, elle, ne croyait plus guère en la parole des hommes.Au commencement de juin, le Paradou se ferma ; et un matin, le rapide emporta vers Paris Raymonde, Hélène et Rosa.Le surlendemain, toutes trois étaient définitivement installées pour tout l\u2019été dans le vieux château de Roche-Noire, où Mailloche et l\u2019abbé Jésus accoururent aussitôt.Un jour, Raymonde se fit conduire à la gare de Mantes et prit le train pour Paris ; \u2014 n\u2019avait-elle pas promis à Jean de s\u2019occuper encore de ce petit Marcelin, toujours introuvable ?A sa descente du train, elle se fit directement conduire au numéro 92 du faubourg Poissonnière, dans la maison où se trouvaient les bureaux de l\u2019agence Crovetto.Toutes les recherches entreprises jusqu\u2019ici par les hommes d\u2019affaires qu\u2019elle avait payés d\u2019avance ayant échoué, Raymonde était décidée maintenant à tenter l\u2019impossible, dût-il en coûter beaucoup de temps et d\u2019argent.Dans le fiacre qui l\u2019emportait vers le faubourg Poissonnière, elle récapitulait tout ce qu\u2019elle aurait à dire au directeur de l\u2019agence, \u2014 confession délicate, mais nécessaire pour mieux guider les recherches qui devraient être entreprises tout de suite.Résolument, elle pénétra dans la vieille maison du faubourg Poissonnière.\u2014 Monsieur Crovetto ?demanda-t-elle à la concierge.\u2014 Au premier.porte à gauche.Sans en demander davantage, Raymonde gravit lestement quelques marches et s\u2019arrêta sur un palier, devant une porte à deux battants, sur laquelle on lisait : CROVETTO Cabinet d\u2019affaires \u2014 Recouvrements Recherches de toutes sortes de dix à cinq.Elle sonna.Aussitôt, la porte s\u2019ouvrit ; et elle vit paraître un jeune homme d\u2019une vingtaine d\u2019années qui l\u2019introduisit dans une vaste pièce où se trouvaient déjà réunies plusieurs personnes attendant leur tour.\u2014 M.Crovetto ?demanda Raymonde.\u2014 M.Crovetto vous recevra tout à l\u2019heure, madame ; à moins toutefois que vous n\u2019ayez pris rendez-vous avec lui.\u2014 Je n\u2019ai pris aucun rendez-vous, fit Raymonde ; \u2014 mais je tiens à être Elle choisit le Cold Cream\u201d avec un \u201cpouvoir de beauté\u201d 0 Elle choisit Noxzema\u2014le \u201cCold Cream\u201d médicamenté .parce qu'elle sait comment ce produit accomplit davantage pour la beauté de la peau.Le \u201cCold Cream\u201d médicamenté Noxzema nettoie votre peau à fond .l\u2019adoucit et l\u2019assouplit comme seul le meilleur \u201cCold Cream\u201d peut le faire.Mais il y a deux avantages importants que les autres crèmes n\u2019ont pas.La médication Noxzema a une nouvelle propriété antiseptique.Voilà pourquoi cette crème vous donne tant de pouvoir de beauté extra.Elle agit comme un tonique stimulant pour la peau et laisse votre épiderme si rafraîchi et sain.Voyez avec quelle rapidité le Cold Cream Noxzema, employé tous les soirs, aide à soulager l\u2019acné et l\u2019état de sécheresse de la peau.26çl, 45é, 79é à tous les comptoirs de cosmétiques et de produits pharmaceutiques.LIQUEURS APtttÇQT UQOtUtt mmmsi 1755 1956 MARIE BRIZARD MARIE BR il AED I , «ssacsa , Dans tous les domaines, il existe toujours un nom synonyme d'excellence.Parmi les liqueurs fines, cet honneur échoit à marie brizard et le monde entier le confirme.COCKTAIL PARADIS Yi Apry Marie Brizard % Dry Gin Ajouter de la glace, secouer, passer et servir.MANHATTAN DELUXE Pourquoi n\u2019essayez-vous pas un \u201cdash\u201d de l\u2019Apry Marie Brizard dans votre prochain cocktail Manhattan ?C\u2019est magnifique ! Deux Siècles de Prestige Le Samedi, Montréal, 22 septembre 1956 45 rentrée chez moi avant la nuit, et comme je n\u2019habite pas Paris.\u2014 Madame a tout le temps.il n\u2019est pas encore midi.Le petit jeune homme salua et retourna s\u2019asseoir à son bureau, dans une pièce voisine de l\u2019antichambre.C\u2019était une sorte de secrétaire ; mais c\u2019était aussi un groom, puisqu\u2019il était ciiargé d\u2019ouvrir les portes et d\u2019introduire les visiteurs.Il se nommait Gallois.Très peu payé, Gallois avait d\u2019autres cordes à son arc.Il jouait aux courses ; et, sur son bureau, dissimulés sous quelques livres de comptes, des journaux de sport s\u2019empilaient.\u2014 Tout en surveillant les allées et venues des clients, Gallois faisait son jeu pour le lendemain.Des hommes et des femmes assis dans l\u2019ombre \u2014 car les rideaux du salon d\u2019attente étaient hermétiquement fermés \u2014 s\u2019examinaient en silence, tout en feuilletant les quelques brochures éparses sur une table recouverte d\u2019un vieux tapis de Chine.De temps à autre, une portière se soulevait \u2014 et le visage de Crovetto apparaissait à demi, masqué quelque peu par la tenture.Alors, un client se levait et passait aussitôt dans le cabinet de l\u2019homme d\u2019affaires.Vint enfin le tour de Raymonde.En apercevant cette élégante visiteuse, cette femme ressemblant si peu à celles qu\u2019il avait coutume de recevoir, le visage de Crovetto s\u2019éclaira.Galamment, il offrit un siège à la visiteuse.\u2014 Monsieur, fit Raymonde immobile en face du bureau où le directeur de l\u2019agence venait de prendre place, monsieur, je tiens tout d\u2019abord à vous dire pour quelles raisons je m\u2019adresse à vous plutôt qu\u2019à tout autre de vos confrères.\u2014 Parlez, madame.\u2014 Il y a quelque temps, j\u2019ai lu dans plusieurs journaux, une réclame vous concernant, réclame dans laquelle on vantait grandement votre habileté en toutes choses.Crovetto s\u2019inclina ; \u2014 et plus profondément encore, il examina Mlle de Chantemesle.Leurs regards se rencontrèrent \u2014 ceux de Raymonde hautains et scrutateurs, ceux de l\u2019homme, inquisiteurs et sournois.Tout petit, maigre, nerveux à l\u2019excès, Crovetto accusait une cinquantaine d\u2019années ; mais en réalité, il en avait à peine quarante.Vieilli avant l\u2019âge, le visage coupé de rides profondes, les yeux fatigués par les veilles et les soucis, cet homme avait l\u2019aspect plutôt maladif.Une longue barbe noire, des cheveux de jais piqués çà et là de quelques fils d\u2019argent, le teint olivâtre.tout en lui attestait l\u2019origine italienne.\u2014 Je suis ici pour vous entendre et vous servir de mon mieux, fit-il après un court silence \u2014 silence impressionnant entre ces deux êtres qui, l\u2019un et l\u2019autre, se tenaient sur la défensive.\u2014 Monsieur, dit enfin Raymonde qui venait enfin de se ressaisir, il s\u2019agit d\u2019entreprendre des recherches qui certainement seront longues et difficiles.je ne m\u2019illusionne pas à ce sujet.« D\u2019autres agences à qui je me suis déjà adressée ont complètement échoué ; \u2014 elles m\u2019ont coûté beaucoup d\u2019argent.et j\u2019attends encore leur réponse, ajouta Raymonde.\u2014 Sans doute vous avez payé séance tenante ?fit l\u2019homme d\u2019affaires.\u2014 Oui, monsieur.\u2014 Ce fut un tort.Ici, madame, on ne verse rien d\u2019avance, et on ne paye que le jour où le travail est fait et bien fait ; \u2014 de là vient ma force, et de là vient aussi que tous mes clients sont pour moi des amis.Ceci dit, veuillez, madame, vous expliquer.\u2014 Monsieur, il y a de cela huit ans, un amour de petit garçon a été enlevé à sa mère dans la forêt de Rosny ; \u2014 cet enfant appartenait à la femme du garde Vilfroy.\u2014\tIssu d\u2019un premier lit, sans doute ?\u2014\tNon, monsieur.La femme de Vilfroy, nommée Madeleine Brémond, avait eu cet enfant étant encore jeune fille.\u2014 Et le nom du père ?\u2014 Je ne puis vous le dire, monsieur, car ce secret ne m'appartient pas.\u2014 Madame, fit Crovetto en posant ses deux coudes sur le bureau, pourquoi hésiter ainsi à me faire une confession indispensable ?Ce renseignement m\u2019est absolument nécessaire, car il faut que rien n\u2019entrave mes recherches.Vous venez de me faire connaître le nom de la mère ; mais vous me cachez celui du père \u2014 et c\u2019est cependant de ce côté-là que je devrai tout d\u2019abord commencer mes investigations.\u2014 Peut-être avez-vous raison, monsieur, fit Raymonde, maintenant presque convaincue.\u2014 Avant tout.le nom de l\u2019enfant ?\u2014 Marcelin.\u2014 Celui du père ?\u2014 Jean de Morangis.\u2022\u2014Bon, un noble.Oh! à présent, je comprends : la mère, abandonnée par son séducteur, a épousé un garde de la forêt, un nommé Vilfroy \u2014 c\u2019est bien cela ?\u2014 Oui, monsieur.\u2014 Un jour le petit a disparu.Les recherches opérées par quelques-uns de mes confrères sont demeurées infructueuses ; \u2014 et alors, c\u2019est vous, madame, qui certainement au nom de la mère, avez résolu de tenter l\u2019impossible pour retrouver ce pauvre malheureux ?\u2014 Non, monsieur, répondit Raymonde ; \u2014 c\u2019est comme mandataire du père que je viens ici.\u2014 Beau mouvement.mais bien étrange, fit Crovetto railleur, et je ne m\u2019attendais guère à cela \u2014 le contraire arrive si souvent ! En général, les mères se souviennent.mais les pères oublient.D\u2019autres amours chassent bien vite en eux le souvenir des anciennes tendresses, des serments échangés, des promesses sacrées !.L\u2019homme qui veut séduire une jeune fille inexpérimentée sait toujours si bien s\u2019y prendre ! \u2014 Jean de Morangis est un honnête homme, monsieur, et vous ne devez point le classer dans la catégorie de ceux dont vous venez de parler ; il y a des choses que je ne puis vous dire-mais ne l\u2019accablez pas, je vous en prie.Lentement l\u2019homme d\u2019affaires ouvrit un volumineux registre et écrivit les renseignements que venait de lui donner Mlle de Chantemesle.\u2014 Maintenant, fit-il en relevant la tête, il ne me reste plus qu\u2019à vous demander votre nom.\u2014 Mlle Raymonde de Chantemesle.\u2014 Votre adresse ?\u2014 Au château de Roche-Noire, près de Vétheuil, Seine-et-Oise.\u2014 C\u2019est bien, et merci, mademoiselle.Raymonde se leva et partit, reconduite par Crovetto lui-même jusqu\u2019à la porte d\u2019entrée.\u2014 Ouf, je meurs de faim, dit l\u2019homme d\u2019affaires en s\u2019adressant à son secrétaire.\u2014 Dame, il va bientôt être midi et demi, fit Gallois en serrant vivement ses journaux de courses dans un tiroir.\u2014 Je parie, mon bonhomme, que tu vas jouer « Tripoli » aujourd\u2019hui, fit Crovetto avec malice.Gallois devint rouge jusqu\u2019aux oreilles.\u2014 Oh! reprit Crovetto, je sais, mon petit, que tu joues au mutuel chez le bistrot du coin ; et je sais aussi que là tu laisses tous tes appointements.\u2014 Madame Sarah joue bien, elle aussi.\u2014 Sarah a tous les vices, fit Crovet- Les Mots Croisés du Samedi VINGT-CINQ (25) JEUX DE CARTES PAR SEMAINE Les réponses doivent nous parvenir avant le 29 septembre 1956.Problème No 1291 Nom |M.Mme ou Mile) Adresse Ville\tProvince Adressez : LES MOTS CROISES, LE SAMEDI, 975, DE BULLION.MONTREAL.18, P.Ç.DECOUPEZ ICI \u2022.»«»»*»»«»*»»»»»»»»»»» HORIZONTALEMENT 1\u2014\tMoment déterminé du jour.\u2014 Ce qui corrige, adoucit.2\u2014\tRude au goût.\u2014 Tranche de pain grillée.\u2014 Secours.3\u2014\tSouverain.\u2014 Os des parties latérales de la poitrine.\u2014 Démonstratif.4\u2014\tDe l\u2019alphabet grec.\u2014 Verbe pronominal qui signifie défaillir par l\u2019effet d\u2019une émotion.\u2014 Sans surcharge.\u2014 Moi.5\u2014\tBonbon laxatif.\u2014 Plus mal.6\u2014\tLui.\u2014 Monnaie japonaise.\u2014 Développement de la civilisation.7\u2014\tLouanges.\u2014 Enveloppe coriace de quelques fruits.\u2014 Petit ongle pointu du chien.8\u2014\tTout ce qui sert à lier.\u2014 Ce qu\u2019il y a de plus distingué.\u2014 Rivière de France.9\u2014\tAller çà et là à l\u2019aventure.\u2014 Léger, agile.\u2014 Thymus du veau.10\u2014\tDiscuter sur des riens.\u2014 Sorte de petite pomme rouge.\u2014 Carte à jouer.11\u2014\tMathématicien suisse, né à Bâle.\u2014 Nommer à une fonction par la voie des suffrages.12\u2014\tConjonction.\u2014 Possessif.\u2014 Boîte osseuse du cerveau.\u2014 Sert à lier les parties du discours.13\u2014\tTerme du jeu d\u2019échecs.\u2014 Nom de divers bateaux.\u2014 Qui n\u2019est pas cuit.14\u2014\tLisière d\u2019un bois.\u2014 Plus âgée qu\u2019une autre.\u2014 Sombre.15\u2014\tConsolider avec un amas de terre.\u2014 Arrêt accidentel d\u2019une automobile.VERTICALEMENT 1\u2014\tTroupe composée exclusivement de biches et de jeunes cerfs.\u2014 Lieu où l\u2019on gare.2\u2014\t-Cor poussé au sommet de la tête du cerf.\u2014 Fleuve le plus long de France.\u2014 Vicié.3\u2014\tUn des cantons suisses arrosés par la Rcuss.\u2014 Dont les parties constituantes sont très rapprochées.\u2014 Pour la troisième fois.4\u2014\tIle de l\u2019Atlantique.- Mouvement de l\u2019homme.\u2014 Titre donné au souverain d\u2019Abyssinie.\u2014 Première conjugaison.5\u2014\tPierre fine de couleur, sculptée en relief.\u2014 Petit rôle.G\u2014Morceau de chant sur un sujet tendre et touchant.\u2014\u2022 Qui sont à toi.\u2014 Symbole chimique de l'arsenic.7\u2014\tNuméroter.\u2014 Se transporter.\u2014 Gris-brun.8\u2014\tEnlever.\u2014 Courber, fléchir.\u2014 Femelle du canard.9\u2014\tDivinités qui présidaient à la gaieté.\u2014 Disposés.\u2014 Se tromper.10\u2014\tDans la gamme.\u2014 Une des Cyclades.\u2014 Exposition de marchandises.11\u2014\tBord escarpé d'une rivière.\u2014 Excroissance dure et pointue de certains végétaux.12\u2014\tSymbole chimique du calcium.\u2014 Planète.\u2014 Colère.\u2014 Symbole chimique du sodium.13\u2014\tContraction convulsive de certains muscles.\u2014 Femme de lettres française, née à Saint-Pétersbourg.\u2014 Préfixe.14\u2014\tMot latin signifiant le même.\u2014 Ville d\u2019Espagne ( Vieille-Castille ).\u2014 Ancien nom de l\u2019Irlande.15\u2014\tCélébrer.\u2014 Ensemble des sons qui conviennent le mieux à une voix.VOYEZ, AU VERSO, LES NOMS DES 25 GAGNANTS DE CETTE SEMAINE. 46 Le Samedi, Montréal, 22 septembre 1956 RIEN DE SÉRIEUX Dans la cour du quartier, les sous-officiers de semaine : \u2014 Comment, à votre âge, vous ne savez pas encore vous servir d\u2019un balai ! Que faites-vous dans le civil ?\u2014 Je suis instituteur, sergent.\u2014 Eh bien, votre classe doit être propre ! Le soldat Dujiont : \u2014Mais, caporal, je.Le Caporal : \u2014 Pas d'observations ! Quand on parle à un supérieur, on se tait ! Edmond About, qui avait infiniment d\u2019esprit, terminait ainsi une lettre à un de ses amis : \u2014 Je m\u2019arrête; je suis malade; je n\u2019en puis plus ; je suis : About.Alexandre Dumas père répondit à un sot qui lui demandait s\u2019il était vrai qu\u2019il eût eu des ancêtres nègres : \u2014 Oui, monsieur, mon père était mulâtre, mon grand-père était nègre, mon arrière-grand-père était singe.Ma famille commence où la vôtre finit.\u2022 Quel est le comble de la gaieté, pour un caissier ?\u2022\u2014 Arriver, par sa gaieté communicative, à distraire l\u2019argent de sa caisse.\u2022 Un fermier examine un cheval que lui présente un maquignon : Vous me garantissez qu\u2019y n\u2019a point de vices Y \u2014 Aucun, c\u2019est une bête douce comme un agneau, elle vous suivra partout.-Mais, j\u2019achetions point un cheval pour marcher devant lui, mais pour qu\u2019y m\u2019traîne.\u2014\tIl faut être sage, Nénette, grand-père doit être endormi !.\u2014\tPas tout à fait, maman, son nez fait encore du bruit.Chezr le coiffeur : \u2014 Garçon ! ne me racontez pas de ces histoires terrifiantes, vous me faites dresser les cheveux sur la tête ! \u2014\tC\u2019est plus facile pour les couper.\u2022 Quel est le comble de la poltronnerie ?\u2014\tC\u2019est de reculer devant une pendule qui avance.C\u2019était pendant la Terreur : un accusé comparaissait devant le tribunal révolutionnaire.\u2014 Ton nom ?demanda le Président.\u2014 Marquis de Sainl-Cyr.\u2014\tIl n\u2019y a plus de marquis.\u2014\tDe Saint-Cyr.\u2014\tIl n\u2019y a plus de de.\u2014\tSaint-Cyr.\u2014\tIl n\u2019y a plus de saint.\u2014\tCyr.\u2014\tIl n\u2019y a plus de sire.\u2014\tAppelez-moi monsieur Sans Nom.Au Touquet, deux épouses d\u2019auteurs dramatiques se rencontrent.Congratulations.Puis l\u2019une d\u2019elles, Mme F., s\u2019informe : \u2014 Mais je ne vois pas votre mari.Serait-il demeuré à Paris ?\u2014 Non, explique son interlocutrice, mais il travaille.Les vacances ne l\u2019arrêtent jamais et, malgré mes objurgations, il fait un acte tous les mois.Alors, Mme F., de soupirer : \u2014 Ah ! chère amie ! le mien fait bien mieux ; il me fait une scène tous les jours.itflit .Sviiiiiotr.lin\u2019 \u2014 Vous n'pensez pas que ce serait plus agréable si on n'tenait pas compte des points ?to ; \u2014 mais on peut lui passer beaucoup de choses, parce que c\u2019est une jolie femme.A ce moment un éclat de rire se fit entendre ; une portière se souleva, et une tête, adorablement belle, parut.\u2014 Tiens, tu nous écoutais donc ?ricana Crovetto ; \u2014 Je te croyais en courses.\u2014 Je suis rentrée depuis une heure \u2014 et bien m\u2019en a pris.Et d\u2019un geste elle fit signe à Crovetto de la suivre dans le cabinet de travail.\u2014 Tu sais, mon petit, tout à l\u2019heure j\u2019étais là, dans la pièce voisine, et j\u2019ai tout entendu.\u2014 Tu as surpris la confidence de cette jolie femme ?\u2014 Oh ! jolie, fit Sarah, en relevant sa belle tête brune.Alors, toi, de race italienne comme moi, et aussi comme ce misérable Ricordi, dont tu étais l\u2019ami, tu t\u2019enticherais d\u2019une blonde, d\u2019une de ces filles du Nord qui n\u2019ont point de sang dans les veines ?\u2014 Serais-tu jalouse, ma petite Sarah ?\u2014 Oui, je suis jalouse de toi.Quoi d\u2019étonnant puisque je t\u2019aime ?Ne m\u2019as-tu pas sortie du pétrin ?Après la disparition complète de Ricordi, je restai sans le sou \u2014 et si déprimée par la vie horrible que je menais depuis tant d\u2019années que je ne savais où donner de la tête.« Un jour, je chantais dans le square Saint-Médard \u2014 je chantais.et j\u2019avais des larmes plein les yeux ! Tu t\u2019avanças, et tu me fis signe de te suivre.J\u2019étais dans un de ces moments d\u2019affaissement si grand, de si complète indifférence de toutes choses, que volontiers je t\u2019eusse suivi jusqu\u2019à la Seine ; que volontiers aussi, et pour peu que tu en eusses manifesté le désir, j\u2019eusse fait avec toi un plongeon dans le fleuve ! \u2014 Si tu étais ainsi désespérée, c\u2019est que tu ne pouvais te consoler de la disparition de Ricordi ; \u2014 tu étais folle de cet homme, avoue-le.\u2014 Autrefois, quand nous étions jeunes tous deux, quand je ne connaissais rien de la vie, je l\u2019ai profondément aimé ;\t\u2014 mais depuis, tout a bien changé.Elle était entrée dans le vaste cabinet de travail où Crovetto, assis à son bureau, s\u2019occupait à mettre un peu d\u2019ordre dans ses notes.\u2014 Oui, reprit Sarah, tout à l\u2019heure, j\u2019étais dans la pièce voisine ; \u2014 j\u2019ai aperçu ta noble cliente.et je sais de quoi il retourne.\u2014 Ah ! mais, tu m\u2019intéresses, sais-tu ?En attendant que Gallois, qui est allé chercher notre déjeuner, soit de retour, tu vas me fournir tous les renseignements que tu possèdes au sujet de cette affaire.\u2014 Il s\u2019agit de l\u2019histoire de ce pauvre petit Marcelin ! fit Sarah redevenue sérieuse, presque triste \u2014 un gentil môme vendu à Ricordi par un misérable ! Il était tout petit, haut comme une botte, mais si mignon et si craintif, quand Ricordi me l\u2019apporta dans notre cambuse de la barrière d\u2019Italie ! « Et dès le premier jour ce coquin de Ricordi exploita le pauvre gosse.« Puis, plus tard, mon homme, qui aimait les voyages, explora avec Marcelin, que nous avions surnommé Fidès \u2014 et aussi un autre misérable du nom de Joël \u2014 toutes les rives du lac de Genève.« Fidès, qui avait une dizaine d\u2019années, possédait une très jolie voix ; alors.\u2014 Oui, je comprends \u2014 il devint chanteur des rues.\u2014 Fallait bien vivre! D\u2019ailleurs Ricordi, ivrogne fieffé, n\u2019aurait jamais consenti à travailler pour nourrir ces mômes.\u2014 Mais alors l\u2019affaire est superbe, fit | Lire la suite pape 50 1 LES VINGT-CINQ (25) GAGNANTS DES MOTS CROISES Le Samedi\" du 25 août 1956 (Problème No 1287) Mlle Rita Arseneault, 24 Joliet, C.P.249, Hauterive, Co.Saguenay, P.Q.M.J.C.Audet, c/o P.& D.Ltée, Sanmaur, P.Q.Mme Lucille Babineau, C.P.793, Mont-Joli, P.Q.Mlle Terry Belzilc, Coul.Si-Alphonse, Luceville, P.Q.Mlle Louise Bilodeau, 357, 21e Rue, Québec, P.Q.M.Corne Blais, Inf., Sanatorium Bégin, Lac Etchemin, Co.Dorchester, P.Q.Mlle Louise Blouin, Champlain, P.Q.Mme L.O.Bois, 9335, Avenue Millen, Montréal, P.Q.M.R.Leboeuf, 6681, St-Denis, app.3, Montréal, P.Q.Mlle Denise Le Gourricrec, Noire-Dame de Lourdes, Manitoba.M.J.L.Levesque, 12, Dumais, Rimouski, P.Q.Mme A.McAllard, 414, Bagot, Québec, P.Q.Mlle Laure Mallet, 34, rue Foch, Saint-Jean, P.Q.M.Charles Meunier, C.P.311, Roberval, P.Q.M.Roger Picotte, 4253, Fabre, Montréal 34, P.Q.Voyez, au verso, le problème de cette semaine.Mlle Georgette Corriveau, Inst.,\tSolution du problème No 1287 Sv-Vcllier, Co.Bollcchasse, P.Q.Mme Roland Donaldson, 393, Bout.Dominicains Banlieue, Trois-Rivières, P.Q.Mme Réal Fnuteux, C.P.692, Rue Pleasant, Coaticook, P.M.Horace Fortier, 411, rue Dorchester, Québec, P.Q.Mme Jacqueline Gagné, C.P.193, Amqui, P.Q.Mme Léodore Giroux, 01, rue Meigs, Farnham, P.Q.Mlle Lucienne Hotte, 2062, rue Denault, Sherbrooke, P.Q.Mme Jeanne Inkel, St-Malo d'Auckland, Co.Compton, P.Q.Mlle Lise Latraverse, 2026, rue Frontenac, Montréal 24, P.Q.M.Robert Latulippe, lit, rue Maufils, Québec, P.Q.b\t\th\t\t\t-'lî\t\t\t\t.\t\t\t\t\ti\t.\tm\t\t_\ti\t¦\t\t.¦¦\t¦\tL\t\t\u2022\tc 1\t\t\t*\t¦\t*\t\tT\t\t\t\t?A\tL\t\t\t\t\t \t»\u2022\ty.\tL\t¦\t!\t\t\t\tf\t\t N\t\t~\tL\t\tc l.V\t\t\t,\t\t\t\t\t±\tt\t_\t\t\t\tf\trs\t\t- \t\t1\t\tV\t\t.\t\t\t\t\tt\t\tt\t\t\t-\t\t\t\t\t\t \t1\t\t\t\t\t\t\t\tM\t\t\tC\t\t\th\t\t\t\t\t\t\t \tC.r.\ti-\th\t\tr\tT\t£\t\tI T\tf\t-1\t-\t\t\t-\t\t\tL\t\u2022\tr t\t\t U\tt.\t\t\t.\tt,\t\u2022\t\u2022\tl\t\tt\t\tt\t\t\tt\t\t\t\t\tt\tn\t .\tj.\t1\t\t\tL\t\ti\t¦\t\t\t\t\t.\t\tw\tf\t\t\ti\tH\t\t, \t¦\t|\t\t\t\t\t\t¦\t\tJ\t\tÈ\t:\t\tL\t1\t\t_\t\t\t1\tt ¦ ~~\tT\t-1-\t_\tP\t\t\tr\t\t\tT\t\t\t\tTT\t\t\t\tü\t\t\u2022\t\th r.\tc\t\t\tl\t\t\t\u2022\t\t.\t\t\u2022\t\tS\t\t\t\t\u2022\t\\\t\t\t\t1.L\t\u2022\t\t~\t[\t\t\tc\tr\t\t~\t:\tT\t,\t\tT\tU\tTJ\t\t:\t'\tL\t! \tT\tC\t¦\tK\t\t\t\ts\t\u2022\t, ¦\t\u2022 l\t\t\tf\t\t\t*\t1\t\t\t_\t\u2022 \t1\t*.\t\t\t*\t\t\t\t\t\t\tl\t\t\t\t\t\t\u2022 ûra devra y consacrer UNE FORTUNE > BIENTOT.JC TENTE AM UNE NOU -VELIC EX PC Al \u2022 M ENCE POUR VI V AlflC A LA JUS \u2022 fl TCSSC ot MSi P\\ HVPOTHCSU' A lUn\u2019RL Comme s\u2019il se fût agi d\u2019une pierre banale, Cyprien a offert l\u2019admirable « Etoile du Sud » à Alice Watkins.Le père de la jeune fille croit d\u2019abord à une mauvaise plaisanterie, puis, voyant que le jeune ingénieur est sérieux, ne se tient plus de joie.Il doute en effet que Cyprien puisse à nouveau fabriquer une pareille merveille.\u2014 Au camp, la nouvelle du retour de Jacobus Vandergaart s\u2019est répandue comme une traînée de poudre et la foule des visiteurs afflue bientôt à la ferme pour voir le diamant.Bien entendu, Watkins ne fait aucun mystère que la pierre appartient désormais à sa fille.\u2014 La renommée du diamant dé- passe rapidement les frontières de l\u2019Etat.Des journalistes étrangers viennent à leur tour contempler T «Etoile du Sud» que Watkins a fait installer dans son écrin sur le manteau de sa cheminée.Le rusé fermier est ravi de cette publicité car il a bien l\u2019intention un jour de monnayer la pierre.\u2014 Pourtant, de son côté, Cyprien n\u2019a pas renoncé à l\u2019idée de rendre publique l\u2019origine du diamant.Estimant, toutefois, qu\u2019une nouvelle expérience est nécessaire avant d\u2019envoyer son rapport à l\u2019Académie, il n\u2019a encore soufflé mot à personne du résultat de ses recherches.! Et>T- IL VRAI .MONSIEUR WATXINj QUE CE DIAMANT V PORTE MALHEUR ABSURDE / CODrPUC HT HACHETTE O PC RA MUHD! MESSIEURS, JE VOUS Al REUNIS POUR METTRE FIN A' UNE LEO-CNDE .\tRIDICULE / BRAVO.' CE damné français A UNE CHANCE inouïe / \u2022\u2022 -T- \u2022 ttCSSiEUR!,, JC Llvz mon VFRRE A\u2018 LA .SANTE DE / t-'ErOILC DU SUD / LE- dlus beau Diamant du monde/ A SC//VL / V Déchaînées par la chance de Watkins, les jalousies vont leur train dans l\u2019entourage du fermier.Certains vont jusqu\u2019à prétendre que le diamant noir est une pierre maléfique qui amènera les pires catastrophes à celui qui la possède.Exaspéré par ces racontars, John Watkins décide de donner un grand banquet en l\u2019honneur du diamant.\u2014 Au jour dit, quatre-vingts convives se trouvent attablés sous une tente dressée contre l\u2019un des côtés du salon de la ferme, dont la cloison a été abattue pour la circonstance.Sur un socle, 1\u2019 « Etoile du Sud » offre, au regard de tous, le scintillement de ses facettes.Une vingtaine de Cafres, dont Matekit, assurent le service.\u2014 Naturellement, Watkins a invité à ce repas tous ses amis, même ceux qui ont été les plus odieux contre Cyprien.Parmi eux : Annibal Pantalacci, James Hilton et un Allemand nommé Friedel.Heureusement, le jeune ingénieur a l\u2019esprit trop large pour ne pas mépriser ses ennemis.\u2014 Watkins a bien fait les choses.Les plats se succèdent sans interruption et la boisson coule à flots.Petit à petit le ton des conversations monte et une euphorie générale règne parmi les convives.Enfin, au dessert, John Watkins se lève en vacillant un peu, une coupe de champagne à la main.Il va porter un toast en l\u2019honneur de l\u2019« Etoile du Sud ».[A suivre ait prochain numéro] 48 Le Samedi.Montréal.22 septembre 1956 Les Pirates de llle du Diable co=\u201c fis# Vj.-/ sap.' rîSHter,-.AG 1 Prenant rendez-vous avec Elsie pour plus tard, Jean retourne au village.\u201cJe me demande qui a bien pu prendre le portefeuille.Ce ne peut être M.Halley, me semble-t-il.Il faut que ce soit quelqu\u2019un qui a vu Elsie le cacher.Ah ! j\u2019abandonne ; je n\u2019arriverai jamais à savoir ce que contenait ce portefeuille\u201d.2.A son arrivée au port, il aperçoit son oncle qui l\u2019attend.\u201d Allons, mon neveu, je t\u2019attendais avec impatience.Je dois sortir et ne rentrerai que fort tard dans la soirée.Ne m'attends pas, mais veille bien à la boutique\u201d.Jean lui dit de ne pas s\u2019inquiéter et il se rend à la maison.l'iiirrw -/Us 3.Il y a beaucoup à faire à la boutique.Il est déjà assez tard quand Jean se retire au coin du feu pour y faire un brin de lecture.Mais il ne peut concentrer son attention sur son livre.Son esprit revient toujours à l\u2019affaire du portefeuille et aux relations qui semblent exister entre son oncle et les contrebandiers.llliuilii iiU.li/ liai (l! i™^r~/ 4.Il pense aussi à John Halley, le père d\u2019Elsie.qui semble mêlé à l\u2019affaire.11 en est à ses pensées quand un coup à la porte vient le déranger.Il ouvre.C\u2019est un homme de forte taille qui se présente aussitôt : \u201cJe suis le capitaine Baxter, du Bureau des Douanes.Je désire voir M.Dent, s\u2019il vous plaît\u201d.\t(A suivre uu prochain numéro) Le Trésor des Prairies CONTE ILLUSTRE DU \"SAMEDI\" - DIX-HUITIEME EPISODE \u201e * 1.Le?- hommes de Jack Morgan fonçaient sans se dissimuler.On eût dit une attaque de cavalerie.Mais la riposte de nos deux amis eut vite fait de désorganiser cette belle charge.Les bandits, qui croyaient pouvoir l\u2019emportei d\u2019assaut.devinrent plus prudents II y eut même une accalmie.m ' Wj.aF:W^\\.4.Steve passa le premier dans l\u2019ouverture de la caverne.Puis il aida à Jeanne à y pénétrer.Ti-Rouge suivit bientôt.\u2019\u2019Personne ne nous trouvera ici\u201d, murmura Steve.Il venait à peine de parler qu\u2019un bruit assourdissant se fit entendre au-dessus de leurs tètes.Nos amis écoutaient attentivement.2.Les bandits s'étaient regroupés et discutaient de la tactique à suivre.Puis ils se séparèrent.\u201cIls vont nous cerner\u201d, fit remarquer Steve.\u201cNotre seul espoir maintenant est de fuir à la faveur de la nuit\u201d.Nos amis décidèrent donc d'attendre.Quand la nuit vint, ils s\u2019échappèrent de la hutte.5.Au-dehors, Jack Morgan, qui avait enfin remarqué la fuite de ses prisonniers, parcourait la montagne en tous sens à la recherche des fugitifs.Dans sa course, il fit rouler une grosse roche, ce qui fut la cause du grand bruit que nos amis avaient entendu du fond de leur caverne.6?\t7 Y, //\"- -s/ 3.Tout était tranquille.Ils atteignirent la colline rocheuse sans être incommodés.Bientôt, ils découvrirent l\u2019entrée d\u2019une caverne.Ti-Rouge s\u2019arrêta.\u201cIl vaut mieux\u201d, dit-il, \u201cnous terrer là pendant quelque temps.Il nous sera impossible de sortir de la vallée maintenant, elle est trop bien gardée\u201d.S ^ wm G.Soudain, Steve eut un cri d\u2019horreur.La pierre, en roulant, avait pris la direction de la caverne et avait bouché complètement l\u2019entrée, c\u2019est-à-dire la seule issue possible.Ils risquaient de mourir de faim et de soif dans la caverne où ils avaient cherché un refuge.Qu\u2019advicndrait-il d\u2019eux maintenant ?\t( a suivre au prochain numéro ) 099999999 Le Samedi, Montréal, 22 septembre 1956 49 LES ENFANTS DU CAPITAINE GRANT par JULES VERNE CONTE ILLUSTRE DU \"SAMEDI\" \u2014 SOIXANTE-TROISIEME EPISODE DANS UN QUART D'HEURE g NOUS SAUOONS J- * \\ ^ cmrtGMUitwaiete uRcusrrc fr optea *u/hp< JtU.V'i\u2022 Du poste de Delegete, où les membres de l\u2019expédition ont enfin abouti après une marche harassante, John, lord Glenarvan et Paganel franchissent en voiture les cinquante milles qui les séparent encore de Twofold Bay.Ce voyage ne peut s\u2019accomplir en un jour, mais les trois hommes sont tellement anxieux qu\u2019ils ne veulent même pas s\u2019arrêter pour prendre un peu de repos.\u2014 Toute la journée et toute la nuit, la voiture roule sans arrêt, et, le lendemain, au soleil levant, un sourd murmure annonce l\u2019approche de l\u2019océan Indien.Mais nos amis doivent encore contourner la baie pour atteindre le rivage au trente-septième parallèle.RIEN/VOYEZ-VOUS uVhÉIAS NON, 4 QUELQUE CHOSE.JOHN?A-v MYlORD ON DEVRAIT DÊJAi f APERCEVOIR LE V.DUNCAN / a moQij r?na/ \u2014 C\u2019est à ce point que Tom Austin, selon les instructions reçues, doit attendre l\u2019arrivée des voyageurs, si toutefois, il n\u2019est pas tombé dans le piège tendu par le convict Ben Joyce.Lorsque la mer apparaît, tous les regards se portent au large, interrogeant l\u2019espace.\u2014 Par un miracle de la Providence, va-t-on découvrir le Duncan courant bord sur bord, toutes voiles dehors, comme un mois auparavant, par le travers du cap Corrientes, sur les côtes argentines ?Hélas, les trois hommes ont beau scruter l\u2019horizon, pas une voile n\u2019anime la vaste étendue de l\u2019océan.DUNCAN ?' NOM IA' NE y MONSIEUR.NOUS CHERCHONS /LE UN BATEAU NOMMÉ -, LE DUNCAN/ ET S'IL N'AVAIT PAS QUITTÉ 7 MELBOURNE IL FAUT SE RENDRE A LÉViPPNOE LE DuncAn\u2014_____< n'ESt PAS Jïrrf I lû ' / \\ if TÊIÊ6RAPMI0NS/ ME DIT PiEN/ iy PEUT-ETRE A Mi J JETÉ L'ANC PE DANS LA©AiE / COCHER -, A EDEN/ ^ ccprS'ûHr ueeR/e/e m'*lrr£f< ose us mump/ R SU/VG£ ITTCT! lit! '\"/£¦ Le Duncan n\u2019étant pas au rendez-vous fixé à la hauteur du trente-septième parallèle, un faible espoir reste encore.Peut-être Tom Austin a-t-il cru devoir jeter l'ancre dans la baie, car la mer est mauvaise, et ce navire ne peut se tenir en sûreté sur de pareils atterrages.\u2014 Sautant dans la voiture, suivi de ses deux compagnons, lord Edward ordonne au cocher de les conduire au village d\u2019Eden, distant de cinq milles.Quelques instants plus tard, nos amis sont à l\u2019entrée du port, mais ne distinguent nulle part le pavillon bien connu parmi ceux des navires à l\u2019ancre.\u2014 Pendant plus d\u2019une heure, les trois hommes visitent la douane, interrogent les employés et les marins, consultent le registre des arrivages des derniers jours.Hélas, leur enquête les conduit à cette triste constatation : aucun navire n\u2019a rallié la baie de Twofold depuis une semaine ! \u2014 Cette fois, il semble bien qu\u2019il faille abandonner tout espoir, et pourtant, lord Edward se raccroche encore à l\u2019idée que, peut-être retardé pour une cause quelconque, le yacht n\u2019a quitté Melbourne que tardivement, et qu\u2019il n\u2019est pas encore arrivé, ce qui expliquerait son absence.J MAUDIT BEN JOYCe/1 J.ENVOYEZ CE IéIÉGPAMME D'UCLENCE r nOU* attendrons \u2014~ \u2014V \u2018iAPEAJnSE .\u2014 r L\u2014v JT^VVvV \u201cÉ ME Yv***\tJb'.V'V* UÉIAÔ MEL> AM6 C E5T lAFiN/IE DUNCAN EST «ARTl DEPUIS LE (8/ t>l JAMAIS JE Lt eETtüuve,-^^ _ Æ JUfc /\"-?N r4 A EDWARD,^ C'EBT TROP 7 AFFREUX/ r l'semertï «sors ns s< opcph muhpi mm iiÙUIllk Refusant d\u2019accepter l\u2019idée que son yacht est tombé aux mains de bagnards sans scrupules, lord Edward espère encore que le Duncan n\u2019a pas quitté Melbourne dans les délais prévus, et que c\u2019est la raison de son absence au rendez-vous fixé.Pour en avoir le coeur net, un télégramme est envoyé aux autorités maritimes de Melbourne.\u2014 Deux heures plus tard, la réponse parvient, laconique et désespérante.Le Duncan a quitté Melbourne le 18, pour une direction inconnue.Nous sommes aujourd\u2019hui le 27, et, à moins d\u2019avoir fait naufrage en route, ce qui est improbable, le yacht est tombé dans le piège de Ben Joyce.\u2014 Le retour vers Delegete s\u2019accomplit dans un silence de mort.Le coup qui frappe l\u2019expédition est tellement rude que personne n\u2019a le courage d\u2019en dissimuler la portée.Lady Helena elle-même, malgré la force de caractère qu\u2019elle a montrée jusque là, ne peut s\u2019empêcher d\u2019éclater en sanglots.\u2014 Non seulement tout espoir de retrouver le capitaine Grant est maintenant perdu, puisque le continent australien n\u2019a pas livré son secret, mais, de plus, tout est à redouter, concernant le traitement que Ben Joyce aura fait subir à l\u2019équipage du Duncan.Destinée à sauver des vies humaines, l\u2019expédition va-t-elle s\u2019achever dans le sang et la mort ?[A suivre ou prochain numéro] 50 Le Samedi, Montréal, 22 septembre 1956 LES TOURMENTS DU REMORDS[ suite de i« P«0e « ] UN PETIT PAYSAN DES.[ Suite de la page 5 ] Crovetto, car tu sais certainement ce qu\u2019est devenu cet enfant.« Ali ! ma petite Sarah, tu es vraiment pour moi une poule aux oeufs d\u2019or ! Du coup, nous allons palper vingt, peut-être trente mille francs \u2014 c\u2019est pour nous la maison de campagne rêvée, là-bas, à Grimaldi, à deux pas de la frontière française, en face de la mer bleue.\u2014 Hélas !.Ne serais-tu pas heureuse d\u2019aller vivre dans ce pays enchanteur, de quitter à tout jamais ce Paris où on étouffe ?\u2014 Tout ça, des projets en l\u2019air.comme tu en fais souvent ; \u2014 d\u2019ailleurs, j\u2019ignore, moi, ce qu\u2019est devenu Fidès.\u2014 Ce n\u2019était alors pas la peine de me mettre l\u2019eau à la bouche.Si tu m\u2019avais laissée parler je t\u2019alliais appris la disparition de l\u2019enfant, sa fuite d\u2019Evian \u2014 une vraie catastrophe pour Ricordi, car ce gosse c\u2019était son gagne-pain ; \u2014 je t\u2019aurais aussi raconté la visite de Vilfroy, le garde de la forêt de Rosny, qui, pris de remords, venait nous demander de lui rendre le petit.-Bah! nous le retrouverons.- Nous le retrouverons parce que je le reconnaîtrais entre mille ; parce que nous nous aimions bien tous deux.et qu\u2019il ne se sauvera pas en m\u2019apercevant.Fidès.chanteur ambulant.brun ou blond V \u2014 Très brun, joli comme un amour; \u2014\tet avec ça un petit air crâne et fier qui en imposait ; un vrai fils de noble, quoi, et.Elle n\u2019acheva pas.La porte du cabinet s\u2019ouvrit \u2014 et Gallois, un volumineux panier à la main, parut.-\u2014Enfin, voici le déjeuner, fit Crovetto en jetant sur le panier un regard de convoitise.\u2014 J\u2019apporte du nanan, patron \u2014 un poulet entier et tout un assortiment de charcuterie.Sarah s\u2019élança vers une petite table placée dans un coin ; et bien vite, elle la recouvrit d\u2019une nappe sur laquelle elle disposa des assiettes et des verres.Or, tandis que ce ménage interlope se mettait joyeusement à table, en compagnie de Gallois, Raymonde, elle, après avoir déjeuné à l\u2019hôtel, reprenait à la gare Saint-Lazare le train pour Mantes.Sa voiture, attelée de deux magnifiques trotteurs et conduite par son vieux cocher, l\u2019attendait.Heureuse d'avoir accompli son devoir, d\u2019avoir tenu la promesse faite à Jean au moment de son départ pour l\u2019Algérie, Raymonde se sentait comme soulagée d\u2019un grand poids.\u2014 Mon bon Firmin, dit-elle au vieux cocher qui lui ouvrait la portière, s\u2019est-il produit pendant mon absence un événement de quelque importance ?\u2014 On jase beaucoup à Vétheuil, mademoiselle.On prétend que M.Hubert de Morangis est de retour à Rolle-boise ; \u2014 dame, après la catastrophe qui vient de se produire dans la famille \u2014\tla mort du dernier du nom \u2014 on comprend qu\u2019il soit accouru consoler son frère.« Hubert à Rolieboise ! pensa Raymonde en s\u2019élançant dans le coupé dont elle ferma brusquement la portière ; \u2014 pourquoi ce retour précipité ?.» Et sans questionner davantage le vieux Firmin, elle s\u2019installa dans la voiture qui partit à fond de train.L\u2019arrivée à Rolieboise du frère de Jean inquiétait bien quelque peu Mlle de Chantemesle.De cet homme, elle le savait, elle avait tout à craindre ; \u2014 mais aujourd\u2019hui comme autrefois elle était bien décidée à l\u2019éconduire s\u2019il se présentait devant elle.\u2014 Tu sais, dit-elle à Rosa qui accourait pour la recevoir à sa descente de voiture, Hubert est à Rolieboise ; \u2014 Firmin, toujours parfaitement renseigné, vient de m\u2019apprendre cette nouvelle.\u2014 Vous n\u2019avez rien à redouter de lui, mademoiselle.Et puis, espérons qu\u2019il ne s\u2019éternisera pas longtemps dans ce pays où certainement il ne pourra se plaire.Et à voix basse, Rosa ajouta : \u2014 Je l\u2019ai aperçu aujourd\u2019hui se dirigeant vers la forêt de Rosny.\u2014 Tu en es sûre ?\u2014 Parfaitement sûre.Mailloche, lui aussi, l\u2019a vu.même que Biribi le menaçait de ses crocs \u2014 ce pauvre chien a certainement quelque grief contre ce monsieur-là.\u2014 Depuis deux ans qu\u2019il a quitté Rolieboise, je m\u2019étais habituée à ne plus le rencontrer jamais.Un peu inquiète, elle passa dans la salle à manger où Hélène, elle aussi, venait de pénétrer.Depuis son retour à Roche-Noire, dans ce vieux château où elle n\u2019avait retrouvé que des coeurs amis, Hélène semblait comme transfigurée ; \u2014 et en elle le souvenir des douloureux évé-ments qui s\u2019étaient déroulés à Grimaldi paraissait s\u2019être quelque peu effacé.Maintenant, elle ne redoutait plus Renault \u2014 ce Renault qu\u2019elle avait bravé au chevet d\u2019André mourant \u2014 et elle se sentait prête à la lutte.Un vieux médecin de la Roche-Gu.von, ami de la famille de Chantemesle, était venu, à la demande de Raymonde, visiter Hélène ; \u2014 et après une auscultation consciencieuse il avait déclaré l\u2019état de santé de la jeune femme tout à fait rassurant.Néanmoins, il avait prescrit une seconde saison d\u2019hiver au Paradou.« Nous avons six mois, devant nous, pensa Raymonde ; \u2014 d\u2019ici là bien des événements imprévus peuvent se produire.» Après le dîner, qui fut très court ce jour-là, les deux jeunes femmes passèrent dans un petit salon où Rosa venait de servir le thé.A ce moment seulement l\u2019Anglaise était invitée à finir la soirée en compagnie de sa maîtresse.Devant Hélène, toujours très impressionnable, Raymonde ne parla pas du retour d\u2019Hubert ; ne parla pas non plus des démarches qu\u2019elle avait faites dans la journée ; \u2014 mais quand Hélène, qui avait pris au Paradou l\u2019habitude de se coucher de bonne heure, se fut retirée dans sa chambre, Raymonde raconta à sa dévouée camériste sa visite à Crovetto.\u2014 Je n\u2019ose encore rien espérer, dit-elle en portant à ses lèvres une tasse de thé ; \u2014 seulement je crois avoir eu affaire aujourd\u2019hui à un très honnête homme.\u2014 Oh ! un directeur d\u2019agence ! fit Rosa quelque peu sceptique.\u2014 Il ne fait rien payer d\u2019avance \u2014 et cela seul m\u2019inspire confiance.J\u2019ai comme l\u2019heureux pressentiment que j\u2019ai été bien inspirée en m\u2019adressant à cette agence, l\u2019heureux pressentiment aussi que les recherches aboutiront promptement.Tout en dégustant sa tasse de thé, Raymonde ouvrit un journal que venait de poser près d\u2019elle sa fidèle Rosa.Elle le déplia.et aussitôt un cri de surprise s\u2019échappa de sa gorge : une enveloppe bordée de noir venait de frapper ses regards.\u2014 Une lettre de Jean ! dit-elle en saisissant la lettre dans ses mains tremblantes.Alors, Rosa, radieuse de voir Raymonde si heureuse ; ( A suivre au prochain numéro ) Ce petit villageois, marié avec une femme aussi simple que lui, ne s\u2019est pas laissé tourner la tête par les célébrités dont il soigne le corps et l\u2019esprit : Toscanini, Jean Cocteau, les chefs de l\u2019Etat italien, les gloires de l\u2019écran, et jusqu\u2019à de grands psychiatres sont ses clients.Et s\u2019il fait payer fort cher les grands de ce monde, il continue à soigner les moins riches en les aidant au lieu de les faire payer.Toutefois, en Italien du Midi, il aime sa popularité, et soigne à merveille sa publicité.Son buste, ses portraits, les photos prises en cours de soins de ses plus célèbres patients, ornent son salon d\u2019attente de la via del Corso, à Rome, où il exerce désormais.Pourtant, sans prétendre comprendre l\u2019étrange pouvoir dont il est détenteur, d\u2019Angelo lui-même ne s\u2019attribue aucune puissance merveilleuse.Il pense avec les médecins d\u2019aujourd\u2019hui qu\u2019un très grand nombre de maladies très sérieuses.Il y a d\u2019ailleurs dans ces refus de la modestie, mais aussi beaucoup d'orgueil : \u2014 Je ne me vois pas tournant sous les ordres d\u2019un metteur en scène.Il aurait ses idées.Et moi j\u2019aurais les miennes.Alors, ça ne collerait pas.Aujourd\u2019hui il est question d\u2019une opérette en collaboration avec Charles Trenet (Gilbert pour la musique, Charles pour les paroles).Gilbert Bécaud est cette année le phénomène le plus discuté de la chanson française.Celui que Jean Nohain appelle « le plus vivant, le plus aimé, le plus enthousiaste, le plus vibrant, le plus kaléidoscopique, le plus nerveux, le plus saccadé, le plus survolté .», est en même temps pour un journaliste « un matou qui se serait coincé la queue dans un aspirateur ».Le phénomène Bécaud a pris une telle ampleur auprès de la jeunesse, que même les psychiatres se sont intéressés à son cas.Leurs conclusions sont assez surprenantes : « Le public de Gilbert Bécaud, c\u2019est celui du diacre Paris ».Ils estiment en effet que l\u2019hallucina- land, contre le club Kansas-City, Al Rosen, du Cleveland, fit compter Gene Woodling et Al Smith, après avoir frappé un ballon au voltigeur Al Pilar-cik, pour un coup sacrifié de deux points.Ce Pilarcik saisit la haute chandelle de Rosen.Puis, il donna sur la clôture de broche et prit un parterre, comme l\u2019on dit communément.Ce qui permit à Al Smith, niché au second but, d\u2019entrer au paradis, avant qu\u2019il n\u2019eût le temps de lancer la balle au receveur ennemi.Nous avons été témoin d\u2019une meilleure performance.En 1930, à la suite d\u2019un jeu coincé (squee-ze-play), parfaitement réussi, au cours d\u2019une joute entre les clubs J os Choquette et Barsalou, alors que Sylvio Mantha déposa la balle lancée à quelques pieds du marbre, pour un coup retenu.Ce qui permit à votre observateur, qui avait donné le signal requis, d\u2019entrer au marbre, sain et sauf, suivi de l\u2019arrêt-court Armand Laplan-tc, parti du second but, sans s\u2019occuper des questions internationales ou de la ciise, qui commençait à étendre son bras, long comme ça .SI Réponses à MM.J.Lacroix, V.Ca-mirand, Montréal.1 \u2014 Dans les ligues majeures, les vol- sont d\u2019origine psycho-somatique, preuves d\u2019un déséquilibre général dont on trouve les causes dans le système nerveux et neuro-végétatif.D\u2019Angelo appelle ces maladies des « troubles du magnétisme » et les traite par l\u2019envoi de fluide à distance, dont on pourrait assimiler l\u2019effet à celui d\u2019un électro-choc.La grande force du Mage de Naples est de pouvoir, grâce à ses dons de voyance, régler et diriger son fluide selon les besoins de l\u2019organisme du malade.\u2014 Je règle la longueur d\u2019ondes, dit-il à ses patients.Une longueur d\u2019ondes qui, à longue distance, s\u2019est même réglée sur le Saint-Père.Durant la grave maladie du Pape, son médecin personnel, le professeur Galeazzi Lizzi, vint consulter, dans son cabinet de la via del Corso, son « confrère » en guérison : le Mage de Naples.Martin Rebiere.tion collective provoquée par le jeune chanteur de 29 ans est d\u2019une nature identique à celle qui réunissait dans le cimetière de Saint-Médard autour de la tombe du diacre janséniste une multitude de disciples, surtout des femmes, dont les transes hystériques se traduisaient en extravagances et en convulsions.Le public de Bécaud se recruterait parmi des éléments semblables à ceux qui fournirent les fameux convulsionnaires de Saint-Médard.Toujours selon les psychiatres, Bécaud appliquerait, consciemment ou inconsciemment, les méthodes des fakirs hindous, et celles des offices religieux de Harlem ou de la macumba, au Brésil : entrant lui-même en transes devant des foules de jeunes gens, élément impressionnable au départ, il trouve toujours dans ces assistances des éléments plus suggestionnables que d\u2019autres.Par contagion, la salle s\u2019exalte peu à peu, allant jusqu\u2019à englober les sceptiques dans son exaltation.L\u2019art de Bécaud, spécialisé dans l\u2019hallucination collective, serait donc plus proche de la magie que du tour de chant.\tCharles Montais.tigeurs Dan Litwhiler, du Philadelphie, de la Ligue Nationale de 1942 et Willard Marshall, du Boston de la Ligue Nationale de 1951, n\u2019ont commis aucune erreur.Litwhiler en 151 joutes et Marshall en 136 parties.2\t\u2014 Le record mondial du plus grand nombre de retraits, de coups en l\u2019air saisis par un voltigeur au cours d\u2019une joute, appartient à Earl Cook, du Boston de la Ligue Nationale.En 1929, il en attrapa 12, le 10 mai 1929.3\t\u2014 George Sisler est encore le tenant du record suivant : L\u2019ancien premier-but des Browns de St-Louis, de la Ligue Américaine, qui dut abandonner le baseball majeur à cause d\u2019une sinusite aiguë qui affecta sa vue, réussit à cogner 257 coups sûrs, durant la saison 1920, en 154 joutes.4\t\u2014 Le plus grand nombre de chances, acceptées en une seule joute pat-un arrêt-court, est de 19 en une joute.Eddie Joost, du Cincinnati de 1941 et Dan Richardson, du Washington de 1392, détiennent ce record majeur.Votre correspondant, dans une ligue inférieure, en accepta 15, en deux circonstances, de 1910 à 1929.Oscar Major.GILBERT BECAUD.iSuite de la w?s ] DANS LE MONDE SPORTIF [ Suite de la page 15 ] i si NOTES ENCYCLOPEDIQUES Le Consul du Brésil à Lisbonne est une dame.La plus connue des femmes exerçant une fonction officielle au Brésil est « la préfète ».Cette dame, chef d\u2019un district, a une activité correspondant à peu près à celle d\u2019un maire.Sa popularité tient surtout à la lutte qu\u2019elle a menée dans son district contre les analphabètes et au brillant résultat obtenu : dans sa circonscription, on ne compte pas un seul illettré.\u2022 Caspar Wistar, né en Allemagne, fut l\u2019un des plus grands verriers de son époque.Son usine fabriquait des bouteilles pour transporter la mélasse venant des Antilles ; puis, son fils et lui produisirent des bols, des verres et des plats.Ils furent les premiers à fabriquer le verre transparent et plus tard le verre de couleur.Les nuances magnifiques variaient de l\u2019aqua-marine à l\u2019émeraude, puis vinrent les tons d\u2019ambre qui se dégradaient du brun foncé aux délicates couleurs du miel.\u2022 Mourir moins vite est le rêve de l\u2019humanité.Dans cette course pacifique à une moindre mortalité les Pays-Bas viennent en tête, suivis de près par la Norvège, le Danemark, la Suède, le Canada, la Nouvelle-Zélande, l'Australie et les Etats-Unis.Cependant, en Chine, la durée moyenne de la vie n\u2019est guère encore que de 30 à 40 ans.En Amérique du Sud, elle se situe entre 40 et 45 ans.Mais aux Etats-Unis, au Canada et dans presque toute l\u2019Europe, elle atteint 05 ans.\u2022 C\u2019est le pape avignonnais Jean XXII qui contribua le plus à la renommée de la moutarde comme condiment.Il en mangeait, c\u2019est le cas de le dire, à toutes les sauces.C\u2019est ainsi qu\u2019il créa pour l\u2019un de ses neveux la charge de premier moutardier du pape.Et comme l\u2019exemple venait de haut, rois et princes se hâtèrent de l\u2019imiter, en créant dans leurs palais et châteaux cette dignité très enviée.Le Japonais Isiara répète exactement une nomenclature de 628 nombres différents après que la lecture lui en a été donnée.Il est encore capable de se souvenir de cette nomenclature deux semaines plus tard.La Galerie Nationale de Washington fut donnée, il y a vingt ans, par le financier Andrew Mellon.Le dôme central est modelé sur le Panthéon, à Home ; la rotonde et les ailes de ce palais se composent de 40 variétés de marbre, depuis celui d\u2019Italie, jusqu\u2019au marbre noir du Vermont.A part la collection Mellon, ce musée s\u2019est enrichi de nombreuses oeuvres d\u2019art et compte aujourd\u2019hui 1,721 toiles, 1,690 sculptures, 21,451 estampes et dessins, en plus de 22,000 aquarelles et photographies d\u2019objets d\u2019art américains.\u2022 Entre la ville de Bon-Arfa et celle de Berguent, au Maroc, se trouve un centre d\u2019élevage extrêmement important.Il comprend de 400,000 a 500,000 têtes de bétail.Situé à l\u2019extrémité du Maroc oriental, Berguent est un marché de moutons que créa Lyautey en 1914.(1) La bouilloire échaudé Jacko qui échappe son biscuit sur la balance (2) qui déclenche la fronde et lance la pierre à l\u2019eau (3).Le capitaine croyant à un poisson, tire sur la ligne et hisse le pavillon (4).L\u2019équipage crie en chœur UNE MOL POUR MOI Un moyen plus simple: téléphonez à l'épicier du coin ou faites signe au serveur.VOTRE ARRIÈRE-GRAND-PÈRE BUVAIT LA BIERE QUE tf Grand comme trois fois la Méditerranée, le Sahara est encore presque totalement inexploité, malgré l\u2019abondance de ses ressources minières.Son extrême sécheresse constitue le principal obstacle à son industrialisation, bien qu\u2019il soit riche en nappes d\u2019eau souterraines.Il semble que seule l\u2019utilisation de l\u2019énergie atomique en rendrait possible l\u2019irrigation.\u2022 San Marino est la plus petite et la plus ancienne république au monde.Cet Etat montagneux est complètement encerclé par l\u2019Italie.Ses 15,000 habitants ont récemment célébré le 1,665e anniversaire de leur République.\u2022 Le continent américain a donné à la civilisation moderne trois plantes fondamentales : la pomme de terre, le tabac, le maïs.Pour l\u2019Amérique, sinon pour le reste du monde, le maïs est sans contredit le plus important des trois.Le blé, en Europe occidentale, c\u2019est le froment.En Amérique, c\u2019est le maïs.L\u2019Amérique produit 1 demi-milliard de boisseaux de pommes de terre et 1 milliard de boisseaux de froment ; elle récolte 3 milliards et demi de boisseaux de maïs.A Las Palmas, dans les iles Canaries, la Fête-Dieu est la plus grande fête de l\u2019année.Toute la ville contribue au tapis de fleurs où passera le Saint-Sacrement.Ce tapis d\u2019un quart de mille de longueur et de trois pouces d'épaisseur se compose entièrement de pétales de fleurs formant des dessins variés et harmonieux, qui sont soulignés par des aiguilles de pins. ¦ i .-r-Oj ¦ .\u2022\t7.¦ ' ->3y~r>t : constatez la différence .Le Coke fait régner la bonne humeur! Du plaisir?Vous en trouverez à la fontaine! Pour des millions, c'est le vrai goût excellent, le pétillant rafraîchissement du Coca-Cola glacé.Pourquoi ne pas faire régner la bonne humeur avec Coke lors de votre prochain lunch?I\ts\tL\tI\t0\tf\t¦ i\tL\tü\tU\til\t0\tE\tt.L.\tE\tj\tI\tS\tL\tA\tT\tU\t^\tr l\t0\tT\tC\tL\tD\tfl\t0\tQ\tIJ\tV\tE\tH\tU\tr \" 1 .\tJ\t11\t3\tE\tC\tC\tP\tQUE tâm i Hkcest uiu* marqut* dcpostV "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.