Le samedi, 1 juin 1957, samedi 15 juin 1957
[" Montréal, 15 juin 1957 Le Magazine National des Canadiens DANS ce NUMERO : \u2022\tHuguctle Oligny, artiste et maman \u2022\tFrançoise Sagan incarne le mal du siècle \u2022\tUn roman d'aventure complet CENTS CÇSMV LE TH AU MC» IIOMT 19! 1CH PCM COMPANY, JANCSVILtC, WI5CON! TORONTO, CANADA Un stylo incomparable sur cette planète .ou sur toute autre! D\u2019un modernisme saisissant .e seul stylo qui se remplit lui-même .il n\u2019a pas de pièce mobiles! Le saisissant Parker 61 est nouveau dans son principe même .c'est le premier stylo vraiment different depuis des années.Principe neuf ligne nouvelle\u2014il fonctionne excellemment.Fait remarquable, Parker 61 se remplit lui-même\u2014en 10 secondes.L\u2019ampoule se remplit d\u2019encre par le bout opposé à la pointe.Aucune pièce mobile\u2014le plein se fait par la seule action capillaire.A noter aussi que ce stylo sort parfaitement sec de la bouteille d\u2019encre\u2014 on n\u2019a pas besoin de l\u2019étancher.Grâce à son nouveau dispositif \u201ccapillaire\u201d, Parker 61 donne le rendement que vous en attendez\u2014une ligne propre, lisible, ininterrompue\u2014même tête bêche ou à haute altitude.Il tient suffisamment d\u2019encre pour vous permettre d\u2019écrire longtemps, longtemps sans refaire le plein.Parker 61 est un cadeau de qualité tout indiqué pour ces amis qui apprécient le nouveau, l\u2019inusité.Un choix de teintes riches et de beaux modèles de capuchons.Parker 61 coûte S22.50 ou plus.La pointe brillante de Parker 61 n\u2019est jamais trempée dans l\u2019encre \u2014le plein se fait par le bout opposé.Et ce bout reste sec.Laissez le stylo absorber l\u2019encre pendant 10 secondes, sans pomper, PARKER PEN CO., LTD.DON MILLS, ONTARIO (Metropolitan Toronto)\tcomprimer ou tourner quoi que ce soit.57-17F THE PARKER PEN COMPANY EST LE PROPRIÉTAIRE ENREGISTRÉ ET PARKER PEN CO., LTD.O,\tEST L'US*GtR ENREGISTRE DES MAHOUES DE COMMERCE PARKER.DIAMOND SYMBOL.ARROIV SYMBOL, VACUMATIC, AERO-METHIC.EP.LL.\"il'.\"ZI\", il.JOTTER.OUINK.SOLV.X.SUPERCHROME ET (LIQUID LEAd) EN INSTANCE. Le Samedi, Montréal, 15 juin 195V 3 SILENCE! génie au travail.LA BANQUE ROYALE DU CANADA Ce virtuose en herbe rendait tout le monde fou à la maison: entre les mains d\u2019un débutant, le trombone devient facilement un instrument de torture! Maintenant, tout le monde est content.Son père lui a construit une salle de musique entièrement insonorisée .avec les économies qu\u2019il avait faites grâce à un compte spécial à la Banque Royale.Vous n\u2019aurez peut-être jamais besoin d\u2019une telle pièce mais, un jour, vous désirerez probablement avoir chez vous une salle de jeux, une chambre d\u2019enfants, une chambre d\u2019invités, ou même entreprendre des transformations importantes.11 vous faudra de l\u2019argent pour cela, de même que pour réaliser tous vos autres projets d\u2019avenir.Prenez donc l\u2019excellente habitude de mettre de côté une somme déterminée, chaque jour de paie, et de la déposer à un compte d\u2019épargne de la Banque Royale.Ainsi, vous serez siir d\u2019avoir de l\u2019argent liquide quand vous en aurez besoin.Car tout compte fait, rien ne remplace l\u2019argent en banque! 4 Le Samedi, Montréal, 15 juin J957 Sur l'écran de l'actualité Quand Yma Sumac fait mieux que Chariot Hollywood a connu ces dernières semaines du vrai cinéma.Plusieurs histoires se sont déroulées dans le moiule du spectacle qui dépassaient tout ce qu'ont pu imaginer les scénaristes les plus fertiles.On se serait cru sur le plateau d\u2019un ancien film de Chariot, au moment de la bataille avec les agents, ou d\u2019un film sur les prisons de femmes, au moment de l\u2019inévitable bagarre.Cela se passait dans la demeure conjugale d\u2019Yma Sumac, la célèbre chanteuse péruvienne dont la voix couvre 4 ou 5 octaves.Echange d\u2019uppercuts, de coups de griffes et d\u2019injures en espagnol dans un terrible pugilat dont les combattants étaient d\u2019une part Yma Sumac et les détectives chargés de la « protéger » contre son mari, d\u2019autre part, le mari, Moïse Vivanco, et les servantes espagnoles du couple.Yma a demandé le divorce récemment, quand elle apprit que Moïse venait de perdre un procès en paternité intenté par sa secrétaire.Depuis, la tension montait.Quand la presse vint aux nouvelles, la bagarre éclata, les époux n\u2019étant pas du tout d\u2019accord sur les informations à fournir.Car Vivanco accuse aussi sa femme d\u2019adultère et tient à souligner qu\u2019elle n\u2019a jamais été une princesse descendante des Incas, comme il l\u2019a toujours soutenu pour les besoins de la publicité.Pauvre Sophia ! Sophia Loren connaît ses premières mésaventures.On sait que l\u2019Amérique a toujours été dure aux grandes vedettes étrangères.Greta Garbo, Danielle Darrieux, Gina Lollobrigida, Pierangeli, Ingrid Bergman ont parlé de leurs affres hollywoodiennes.Sophia Loren n\u2019ignorait rien de cela, qui pleurait comme une toute petite fille en quittant sa maman à l'aérodrome romain de Ciampino.\u2014 Pleure un bon coup, lui a dit l\u2019énergique mamma Romilda, car en Amérique il faudra être forte.Sophia a pu appliquer les recommandations maternelles dès son arrivée.Le second soir, une réception était donnée en son honneur.Elle arriva avec une robe noire très digne, pas décolletée du tout.Elle précisa à la presse : \u2014 Désormais je veux il\u2019être plus qu\u2019une actrice digne et sophistiquée.Plus une pin-up.C\u2019est à cet instant précis que la pin-up no 1, Jayne Mansfield, fit son apparition.Jayne a remplacé dans ce rôle Marilyn Monroe, devenue depuis son mariage aussi digne que Sophia et la Lollo.Jayne Mansfield était, A très peu de choses près, décolletée jusqu\u2019à la taille.Insolente, Jayne a posé cinq bonnes minutes aux côtés de Sophia, lui a tapé sur l\u2019épaule, l\u2019a traitée de sotte.Car Sophia avait gardé un silence méprisant.Soudain, n'y tenant plus, elle a lancé le plus grossier juron napolitain.Jayne ne l\u2019a naturellement /ms compris, et elle est partie triomphante, en clamant : \u2014 J\u2019ai enfin réussi à la faire parler ! La fille de Tarzan avait peur des gorilles Cette histoire-ci est A la fois invraisemblable et lamentable.L'uu des plus célèbres Tarzan, Buster Crabbe, avait une fille.Celle-ci, à vingt ans, était une magnifique jeune fille blonde, au corps sotnp-t ueux.Mais son esprit était resté celui d\u2019une petite fille.Elle demeurait sous l\u2019emprise des innombrables films de Tarzan vus dans son enfance, et de l\u2019ambiance « tarzavesque » qui régnait dans la maison paternelle.Pour elle, la jungle était un monde terrible où les gorilles enlèvent les femmes blanches, où les Pygmées guettent les voyageuses pour les enlever.Tons ses cauchemars étaient hantés par la jungle.Comme elle n\u2019en parlait à personne, tout son entourage ignora longtemps cette obsession.Quand on s\u2019en aperçut, il était trop tard.Les producteurs venaient de lui faire des propositions pour devenir un Tarzan femme au cinéma, quand soudain l\u2019obsession se transforma en démence.Pour échapper aux monstres de la forêt vierge, elle décida qu\u2019il lui fallait maigrir, jusqu\u2019à devenir si mince qu'ils se détourneraient d\u2019elle.Seuls les hommes ayant du coeur et de l\u2019esprit s\u2019intéresseraient A elle.FERNANDE!, trinque.SOPHIA LOREN dans \"Boy In a Dolphin\", MICHELINE PRESLE, reporter.V P*?Quand elle commença son régime, l\u2019an dernier, elle pesait 114 livres.Elle commença alors A se nourrir exclusivement de laitue et de lait écrémé.Son poids était descendu ces dernières semaines à 60 livres.Elle vient de mourir.Le génie ne fait pas le gentleman On est très nerveux cette semaine dans les milieux du spectacle.Les paisibles Anglais sont encore mal remis du scandale Jean Genêt.Jamais un de leurs auteurs n'aurait contraint le directeur d\u2019un théâtre A poster deux gardes à l\u2019entrée de sa salle, afin de lui interdire l\u2019accès.C\u2019est pourtant ce qui s\u2019est passé A l\u2019Arts Theatre Club, qui a fermé ses portes devant Jean Genêt, l\u2019auteur de la pièce que l\u2019on y représente actuellement, Le Balcon.Le public avait payé très cher le droit d\u2019assister A cette première mondiale dans un théâtre privé, donc sans censure.Jean Genêt arriva, en compagnie de son traducteur américain, avec une demi-heure de retard.Installé au trosième rang, notre poète-dramaturge protesta pendant tout le premier acte, d\u2019une roi.r tonitruante, contre le jeu des acteurs et la mise-en-scène de sa pièce.Le metteur-en-scène Peter Zadek vint auprès de lui dans l\u2019espoir d\u2019arranger les choses, mais il ne parvint qu\u2019à échauffer davantage l\u2019auteur déchaîné.A l\u2019entracte.Genêt sauta sur la scène, s assit sur une chaise, et se lança dans une violente diatribe contre tonte l\u2019équipe théâtrale.Depuis, l\u2019entrée du théâtre est interdite à cet auteur auquel les Anglais reconnaissent du génie, mais qui ne mérite pas d\u2019être traitée en gentleman .Jean Genêt n'a fait qu\u2019une seule déclaration A la presse : \u2014 On m\u2019a trahi, on m\u2019a trahi, on m'a trahi, etc.Par une journée ensoleillée de ce beau printemps tout neuf, nous sonnons à la porte de la demeure d\u2019Huguette Oligny.Au loin répond un double timbre clair puis s\u2019entend le galop de deux petits pieds, une petite main tourne le bouton, et voici, s\u2019avançant, tout rose, noir et bleu, le plus mignon lutin du monde : c\u2019est Mademoiselle Anne-Alexandre, la fille aînée de la vedette, qui met son point d\u2019honneur d\u2019être partout avant tout le monde.Très femme du monde, elle nous prie d\u2019entrer et la voici qui appelle, avec un inimitable accent français, véritablement inné : -punchers à cheval.Le petit fermier ne prêtait qu\u2019une attention distraite à ce décor qui lui était depuis Longtemps familier.Il avait franchi une distance de plus de deux milles depuis son départ d\u2019Arizona City, quand, soudain, une exclamation lui échappa.Devant lui, au tournant de la route, un cavalier arrivait, au milieu d\u2019un tourbillon de poussière.C'était Bill Brenton.rendu inquiet par l\u2019absence prolongée de son père ; harcelé par un obsédant pressentiment, le jeune garçon avait quitté l\u2019humble demeure puis avait piqué vers Arizona City, monté sur Blackie, son cheval noir.En peu de temps le cavalier rejoignit la voiture qu\u2019il avait reconnue de son côté, il s\u2019arrêta, puis se penchant vers le conducteur : \u2014 Hello, Webber !.Avez-vous vu mon père?.L\u2019interpellé hésita pendant quelques instants avant de répondre mais son visage était si décomposé que Bill Bren-lon comprit tout de suite qu\u2019il était arrivé quelque chose : \u2014 Au nom du ciel.Qu\u2019y a-t-il, Webber?.Mon père.\u2014 Je l\u2019emmène avec moi, petit, repartit le petit fermier d\u2019une voix sourde.\u2014 Comment, il a laissé là-bas son cheval ?Mais où est-il donc ?Je ne le vois pas.Le jeune garçon se penchait tout en retenant difficilement son coursier qui se cadrait, impatient de reprendre sa course : \u2014 Hélas, petit !.J\u2019ai grand\u2019peur que ton père ne monte plus jamais à cheval !.Mon Dieu !.Lui serait-il arrivé malheur ?.Parlez, je vous en supplie ! Pour toute réponse, Nick Webber se retourna et désigna à son interlocuteur la forme immobile qui gisait sous la couverture.Alors, sautant rapidement à bas de sa selle, Bill Brenton se hissa dans la voiture ; en quelques instants, il eut écarté la couverture.\u2014 Du courage, petit !.La main du petit fermier se posa, compatissante, sur l\u2019épaule du jeune garçon.Tout d\u2019abord, Bill demeura immobile, les yeux clos ; une larme perlait entre ses paupières, il semblait qu\u2019il eût été foudroyé par le terrible malheur qui le frappait.Pourtant, il se redressa bien vite, puis, se tournant vers le conducteur demeuré sur son siège, il demanda d\u2019une voix sourde : \u2014 C\u2019est Brennan, n\u2019est-ce pas?.Le petit fermier se contenta de hocher affirmativement la tête.Alors le jeune homme se redressa : \u2014 Aussi vrai que je m\u2019appelle Bill Brenton, murmura-t-il les poings crispés, le shérif paiera de sa vie cet abominable crime !.\u2014 Mon Dieu, petit, hasarda alors le petit fermier, épouvanté par l\u2019expression résolue qui se dessinait sur le visage de son voisin, tu ne vas pas à Arizona City !.Ils te tueraient, toi aussi !.\u2014 Rassurez-vous, Webber!.Je ne vais pas là-bas, mais j\u2019attendrai mon heure, et, dès que l\u2019occasion se présentera de démasquer l'abominable coquin qu\u2019est le Shérif Rouge, je n\u2019hésiterai point à le frapper ! Et tous les honnêtes gens, enfin convaincus de la réalité, n\u2019hésiteront pas à me suivre !.Cette fois, je ne serai pas seul, je vous le jure !.\u2014 Compte sur moi, petit, je t\u2019aiderai de mon mieux ! Webber tendit sa main bronzée à l'orphelin, et aussitôt Bill Brenton la saisit et l\u2019étreignit avec force.Il éprouvait un soulagement, en cette tragique circonstance à se trouver en présence d\u2019un ami.Alors le jeune garçon poursuivit : \u2014 Depuis que Brennan a été élu par ses dupes, le district est mis en coupe réglée par les outlaws ; les honnêtes gens se terrent et se taisent, terrifiés!.Mais patience, l\u2019heure de la justice viendra !.Ecoutez-moi bien, Webber, je ne suis qu\u2019un pauvre gosse, mais je n\u2019aurai désormais plus de cesse tant que je n\u2019aurai point abattu la puissance néfaste et sanguinaire du Shérif Rouge !.En prononçant ses mots, Bill Brenton étendait sa main au-dessus du corps de son père, il prenait un engagement solennel, et Nick Webber se sentit impressionné par l\u2019accent résolu de son voisin.Si jeune et si inexpérimenté qu\u2019il fût, il comprenait qu\u2019il ne s\u2019agissait point là de vaines paroles.\u2014 Et maintenant, il faut revenir là-bas ! hasarda-t-il d\u2019une voix étranglée par l\u2019émotion.\u2014 C\u2019est cela, revenons là-bas !.Nous lui assurerons une sépulture décente dans cette terre qu'il a tant aimée.Ensuite, nous attendrons le moment de le venger !.Deux minutes plus tard, Bill Brenton se trouvait de nouveau en selle et chevauchait auprès de la guimbarde, qui, grinçante et cahotante, reprenait lentement sa route à travers la prairie.Il \u2014 Un coup d\u2019audace H bien, shérif, vous voilà célibataire ?.Sletter accueillait par ces paroles Joë Brennan, ce jour-là.Il faisait une après-midi accablante, le soleil dispensait sans compter ses rayons brûlants.L\u2019atmosphère était si étouffante qu\u2019on n\u2019apercevait point dehors âme qui vive.Seuls, les chevaux des consommateurs demeuraient attachés à l\u2019ombre ; un peu plus loin, devant le « General Store », trois voitures attendaient.Joë Brennan repoussa son feutre, et essuya d\u2019un revers de main la sueur qui inondait son visage rude, puis il s\u2019en fut s\u2019accouder auprès du comptoir où trônait le propriétaire du FVr-à-Cheval : \u2014 Depuis deux jours ma femme est partie dans l\u2019Est pour voir sa soeur, grommela-t-il.Alors, je m'arrange comme je peux.La cuisine s\u2019en ressent bien un peu car je n'ai rien d\u2019un cordon bleu, mais, après tout, à la guerre comme à la guerre !.En attendant servez-moi un whisky, et vivement, j\u2019ai le gosier un peu sec !.L\u2019interpellé s\u2019empressa de déférer au désir de son redoutable client.Il savait que le shérif n\u2019aimait point qu\u2019on le fît attendre.Tout autour les autres consommateurs s\u2019écartaient respectueusement pour faire au représentant de la loi une large place.Joë Brennan les salua d\u2019un clignement d\u2019oeil dédaigneux.\u2014 Voilà le whisky, shérif!.Et toujours pas de nouvelles de la bande noire ?.\u2014 Toujours pas!.riposta le shérif en prenant le verre rempli jusqu\u2019aux bords.Et tandis qu\u2019il avalait d\u2019un trait le contenu du récipient, quelques timides demandes se faisaient entendre autour du comptoir : \u2014 Ces constantes attaques de ce groupe commencent à devenir un scandale ! \u2014 Nous ne nous sentons plus protégés !.Joë Brennan assena un formidable coup de poing sur le comptoir : \u2014 Est-ce ma faute si les shérifs des districts voisins sont des ânes ! Chaque fois qu\u2019une bande quelconque vient faire un raid sur nos limites, ils opèrent de si maladroite façon que les rascals leurs glissent inévitablement entre les doigts !.Il n\u2019y a aucune cohésion, ils ne veulent rien entendre à mes objections.Chacun travaille pour sa gloriole !.Le résultat en est magnifique, vraiment !.Puis, se tournant vers les objecteurs, le shérif insista d\u2019un ton hostile : \u2014 Et c\u2019est à moi que vous vous en prenez !.Il vous faut un bouc émissaire, et tout de suite, vous pensez à Joë Brennan !.Ignorez-vous donc le dévouement dont je n\u2019ai cessé de faire preuve depuis le début de mon mandat pour défendre vos biens et vos personnes menacés !.Je sais bien que la reconnaissance est une vertu rare.Cependant.Le shérif haussait le ton, aussi ses interlocuteurs se tinrent-ils cois.Aucun ne tenait évidemment à ce que l\u2019incident s\u2019envenimât ; on savait que certains des dejjuties de Joë Brennan se trouvaient dans la salle prêts à accourir au moindre signe de leur chef.S\u2019il y avait bagarre, force resterait inévitablement à la loi.Quelques exemples, et en particulier celui de l\u2019infortuné Jim Brenton étaient là pour rappeler aux imprudents qu\u2019il était très dangereux de jouer avec le feu ! Un silence suivit cet essai manqué de discussion, les occupants du Fer-à-Cheval baissaient timidement la tête.Joë Brennan bombait avantageusement le torse.Un sourire vainqueur effleurait ses lèvres épaisses.Une fois de plus il montrait qu\u2019il était le maître !.Et Sletter, flatteur accompli, ne négligea pas de lui adresser un sourire d\u2019admiration et de complaisance.Les conversations allaient reprendre sur d\u2019autres bases, quand tout à coup, les consommateurs se redressèrent ensemble.Au-dehors plusieurs coups de feu retentirent.En quelques instants, le shérif se releva et repoussa son verre.Faisant un signe à ses deputies, il leur commanda de se rassembler et de rejoindre leurs chevaux qu\u2019ils avaient laissés attachés auprès de l\u2019entrée.Au-dehors, la fusillade se poursuivait.On tiraillait ferme, provoquant une bousculade indescriptible, le groupe du saloon se pressait vers la porte.\u2014 On dirait que cela vient de l\u2019International Bank ?hasarda Sletter d\u2019une voix blanche.Diverses exclamations répondirent seules ; renversant chaises et tables les clients se ruaient vers la porte, bientôt le désordre devint tel que le shérif et ses hommes se trouvèrent littéralement coincés dans l\u2019entrée.\u2014 Place !.Laissez-nous passer ! hurla Joë Brennan.Il fallut deux minutes pourtant pour que le passage fût entièrement déblayé.Alors dans un fougueux élan, shérif et deputies se précipitèrent vers leurs chevaux ; en un clin d\u2019oeil ils dénouèrent les longes qui retenaient les animaux ; mais à peine mirent-ils le pied à l\u2019étrier pour sauter en selle, qu\u2019ils dégringolèrent tous et roulèrent dans la poussière.\u2014 Malédiction ! hurla Joë Brennan.On a coupé les sangles !.Le shérif se relevait furieux auprès de sa selle tombée, autour de lui ses deputies en piteuse posture, sacraient et juraient.Il leur fallut encore un certain temps pour se remettre de leur émotion ; quand ils partirent, une animation intense régnait dans Main L'HOROSCOPE DU \u2019\u2019SAMEDI\u2019\u2019 (Nouvelle série) 4\t7\t2\t5\t6\t3\t8\t4\t2\t5\t7\t3\t6\t2\t5\t4 B\tV\tV\tD\tU\tD\tL\t0\t0\tE\t0\t0\tN\tU\tS\tU 8\t5\t3\t7\t6\t2\t8\t4\t3\t7\t5\t2\t6\t7\t4\t5 A\tN\tU\tU\tB\tS\tV\tR\tC\tS\t0\tE\tE\tE\tS\tC 7\t5\t2\t6\t4\t3\t8\t2\t5\t7\t3\t6\t2\t5\t4\t7 T\tE\tT\tA\tE\tE\tI\tE\tS\tE\tQ\tU\tS\tP\tB\tS 7\t6\t4\t8\t2\t7\t5\t3\t8\t6\t2\t7\t4\t3\t5\t8 T\tV\tI\tE\tA\tR\tR\tU\tV\t0\tM\t0\tE\tI\t0\t0 7\t5\t2\t8\t4\t3\t6\t5\t2\t7\t6\t3\t5\t2\t4\t7 P\tC\tB\tU\tN-\tE\tY\tH\tI\tC\tA\tT\tA\tT\tR\t0 8\t7\t4\t8\t5\t2\t7\t6\t3\t5\t4\t2\t7\t6\t4\t8 S\tL\tE\tS\tI\tI\tE\tG\tU\tN\tM\tE\tR\tE\tP\t0 8\t4\t7\t2\t8\t5\t3\t7\t4\t8\t5\t3\t7\t2\t8\t4 U\tL\tE\tU\tR\tE\tD\tU\tI\tI\tS\tE\tX\tX\tT\tE Comptez les lettres de votre prénom.Si le nombre de lettres est de G ou plus, soustrayez 4.Si le nombre est moins de 6, ajoutez 3.Vous aurez alors votre chiffre-clef.En commençant au haut du rectangle, pointez chaque chiffre-clef de gauche à droite.Ceci fait, vous n\u2019aurez qu\u2019à lire votre horoscope donné par les mots que forme le pointage de votre chiffre-clef.Ainsi, si votre prénom est Joseph, vous soustrayez 4 et vous aurez comme clef le chiffre 2.Tous les chiffres 2 du tableau ci-dessus représentent votre horoscope.Droits réservés 1945, par William J.Miller, King Features, Inc. Le Samedi, Montréal, 15 juin 1957 17 ¦¦¦¦ ¦¦¦¦ ¦¦¦¦ ¦¦¦¦ ¦¦¦¦ ¦¦¦¦ ¦¦¦¦ ¦¦¦¦ bbbb ¦¦¦¦ ¦\t¦DH ¦\t¦¦¦ Une Splendide Innovation dans les Moustiquaires «¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦a ssasa S5S 5555 ¦¦¦¦ as :: ___ jaQBBnnnEaauBBBBL s555555!B5ÎH!Sl^^^^^^H^^\"BBBBBB1!\"5!55SSS55F35S\u201c3S!!!!SS!RRSRrBnnSR5ï5RSS5SHS5RS5!! ¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦ .iSSSS a l\u2019epreuve delà rouille ! ISSSSSSg^sSSSSSSSS^SESSSSSSSE :ss:::s:s:ss3S3:3ïiiiiiiiïsiiiïiîiiiBiiiiiïiï^s::5S33sss33s:3s^!s;s33Ss:s3S!:ss!::::::ss::5a::!::s!SS! a:, 33s:3::s3i33s33333s::i:::s3s:::::si3ss:»a::s3sss:s:ss:3::ss3^ *?^îssssbb! .\tsassssasssassas aaaaaaasaaaaaaaaaaaa^ ' ^asa&sas ° lepreuve , .'eaninn ¦\t,\t| ¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦ ¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦a ¦ ¦ ¦ ¦ ¦ ¦ ¦ ¦ S ¦ S S S S S S S B S S S S S S S S S S S S S 9 ?nDBBBBBBBBBBBB ' |»'rJ\u201e BBBflBBBBfliftf7»«»-.Qa7.8L BBBBBBBBB.-tfBJïïW âttÜSBBBBBBBBBBBBBBBBBBgBBBBBBBBBBBBB ¦bbbbbbbbbbbbbbb a I epreuve du\tmmmmmmmmMfïïIÀmBJUMumr .bbbbbbbbb»\t.tfLMks^BBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBB lauuaanDOBDQQQao___r\tBBIlBBBBB*&:MiBKBBftBB¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦ BBEBBBBBBBBRtJBBBBBBBBf ^BB£4BBBBBBHBBBBBBBh\tIBiIBBBBUBBBBHBBBBBBBBBBBBBBBBBBBB [¦BBBBBBBBBBBtJBBBBHBBBf.lByBBBBBBB: 1BBBBBP1I .H~1»HBBHBBBBBHBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBB MHBMBBBBBBBBBBBBBHmHBBBHMBBBBB^^^H^^MMBlIIBlIBIIIIIIIIIIIINIHIIRI sBQaHSBEiQQaBnnBaBraaBaBQBsaa IBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBI BBBBBBBBBBBHBBBBBÉBBBBBBB ¦ ¦¦¦¦¦!¦¦¦ ¦¦¦¦¦¦¦¦ IB ¦¦¦¦¦¦ BBB ac3aaacnBHBanaB0 BUDBBBQBBaOBBBSFinaHQnaBBH1 bbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbHI ____ ________ _ .\t__________ _________ BBBBBBBBBBBBBBBSBBBBBBBBBBBBBBBBBBBUBBBBBBBBt 'in^BBBBHBB ïïiâïïiîil.ÏÙÜBiin aHDBBHHBBBHQBEHBBHDBBHBnHBBBHBBBBBEnaKaHBBHBBULi^.1IBBBBIDD ^HBBUl.-\tuk* IÜHBD3I BBBBBBBBBBHBBBBBBBBIBBflflBBBBBBBBBBHBBBBBBBBBBBi.' .J9BBBDBB\t1 ¦ ¦ B B ?1\ti ¦ B H II ¦ ¦ ¦ ¦ HRVIliVI BIBDflflBBIBBBBBBBBBBBBBBBIBBDIHBBBBtJBBBBBHBBBBBt.'QBBBBBBE!\tTHE1H Hî\ta, IBU If BBBBÏÏÏÏbÏÏSÏ ¦\t¦¦BBHBBBBI\t¦¦¦¦liaBBBBBBISHBHPBK\t'Bf\t''HBBT\tI « P F K I ¦ ¦ HHHH||i ?BBBBj sécurité contre BBBBBOBOIBI asasasasssa les incendies iR ?[ÜBBRBBBBBBBBBBBBBBBBBBnBLÜBBBSBBBBRSSÜSÜSSBBÜSiBBBBBSBBBSll *:à ôJBBBb' ,\t«\t|Bgëu§0«i5B'âHEÏËÏ BBBBBBBBBBBBBBBBBBBBÏBBÏBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBMHBiBBBaEliaaBBBBBBaiBIBBBBBBBIiaaBBBBiaBB BBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBRBflBBBBBBBRiB»aBr!!'r?!!r«HHBaBBB»HBMaHanMBBBBHBBB0BBH : *BBHBBBBBBBBBBBBBBB ¦BBBiBgBBBBBBBBBtSBBBBBBBBBBBflBBBBBBBBBBBBBBBBr JBBBHVmF!!Bl9aiJ!25?RPf>wflBBBBBBUit-,BBBBBBBBaBBBi'-.; IBBBBBBBBBBBHBHM ¦¦¦¦BBBBB ¦\t.\t«¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦J si Kl ¦BBBBBBBBiB^ ^BBBBBBBBBBBBBBB.4B-n4BBaaBMi.-¦BBBBBBBBBr .flBBBBBBBBBBBBBH JBBBHBHBMHla^ ¦BBBBBBBBBf -.ü.'isidéra-tion ; \u2014 il est vrai, et tu dois bien t\u2019en douter, qu\u2019ils étaient particulièrement bons.« D\u2019ailleurs que pouvais-je dire de toi, mon enfant chérie, sinon que tu es la meilleure, la plus dévouée, la plus digne des femmes.«Ah! tu ne saurais t\u2019imaginer ma surprise quand je reçus ce long questionnaire auquel je devais répondre tout de suite.Je ne savais alors rien encore de ta fuite de Boissy, de ta vie actuelle ; \u2014\tet tu comprendras facilement combien j\u2019ai été peiné en apprenant à quel point tu avais été malheureuse avec Poitei.ùn \u2014 avec ce bandit qui, pour mieux arriver à ses fins, n\u2019avait pas hésité à te séquestrer ! « Quand je répondis au marquis de Lanceroy je ne savais trop ce que je faisais \u2014 j\u2019étais comme fou.« Le jour même je suis retourné à Boissy-Saint-Léger pour tâcher de savoir ; \u2014 mais je n\u2019ai trouvé que le valet de chambre qui m\u2019a mis au courant de ton équipée.« Quant à Renault, j\u2019ignore ce qu\u2019il est devenu, et les domestiques l\u2019ignorent etix aussi \u2014 ce qui n\u2019empêche que les papiers timbrés tombent dru comme grêle à l\u2019usine ! « Carvajean est fou ! Pour parer au plus pressé, il vient d\u2019emprunter à un usurier, à un taux considérable, cinq cent mille francs \u2014 c\u2019est du trente pour cent ! « Que veux-tu, c\u2019était à prendre ou à laisser ; \u2014 alors le patron a accepté, afin de pouvoir tout de suite jeter cet argent à la face de Poitevin.« Et c\u2019est moi, ma petite Basquine, qui me suis chargé de ce soin.«Je l\u2019ai rencontré chez le notaire où il m\u2019attendait \u2014 on avait enfin réussi à le trouver \u2014 et je lui ai remis son Le Samedi, Montréal, 15 juin 1957 23 argent.J\u2019ai payé, ma petite Basquine ; et dût-il plus tard nous en coûter la faillite et la ruine, nous sommes enfin débarrassés de ce monstre ! « Ah ! si tu savais combien je l\u2019avais supplié d\u2019attendre, de nous laisser ses capitaux encore quelques années \u2014 mais il n\u2019a rien voulu entendre, refusant même l'offre que lui faisait Carvajean de lui abandonner la plus grande part des bénéfices.« Cet homme poursuivait un but, une vengeance ; mais cette vengeance lui échappe \u2014 Dieu veuille que nous puissions tous sortir de peine !.« Ton frère est venu me voir hier.Pendant quelques mois encore, pense-t-il, il restera à Versailles, après quoi il sera sans doute envoyé dans une garnison lointaine.«Just, lui, est parti pour la Tunisie.Il veut se battre, et froidement il court à la mort.Il connaît, lui aussi, les embarras d\u2019argent de son père, les tristesses profondes de sa mère, de cette malheureuse qui ne sort plus et se cloître dans sa maison où sans cesse gronde la tempête, où chaque jour éclatent des scènes violentes entre ces deux êtres seuls désormais.« L\u2019un et l\u2019autre se rejettent mutuellement toutes les responsabilités d\u2019une telle situation ; \u2014 mais loin de j se reconnaître coupable, tout au moins j devant sa conscience, cette femme sans | coeur ne regrette que son gredin ! « Impassible comme une bête blessée qui ne se sent plus la force de réagir i de lutter, Carvajean a fini par ne même j plus se défendre.« Aussi, avant de gagner la Tunisie, Just est-il resté bien peu de temps à l'usine.« Le soir de son départ nous l\u2019avons accompagné, son père et moi, A la gare de Lyon.Oh ! combien pénibles, vois-tu, les heures qui précèdent la fuite d\u2019un être cher qu\u2019on ne reverra peut-être jamais ! Comme elles nous parurent courtes ces minutes où nous ie vîmes monter dans le train ; où, penché à ia portière, il nous envoy ¦ son dernier adieu !.« Un strident coup de sifflet.un claquement de portières.un ébranlement sonore \u2014 et plus rien ! La locomotive, vomissant des jets de fumée, j emportait Just !.«Ah! Basquine, quel vide quand \\ nous nous retrouvâmes seuls tous deux, Carvajean et moi, sur le quai désert, n\u2019ayant plus sous les yeux qu\u2019une longue traînée de rails et d\u2019autres trains, vides encore, qui venaient prendre la j place du disparu !.« Ce fut pour moi, Basquine, une des plus pénibles, des plus tristes journées de ma vie.Toi, tu étais partie avec ton j mari, et je savais bien qu\u2019un jour je te retrouverais ; \u2014 mais lui, mon Just, j mon petit Just que j\u2019ai tant aimé, le reverrai-je jamais !.» Basquine ne put en lire davantage ; j \u2014 elle poussa un cri de désespoir et, j la tête dans les mains, se prit à sangloter.Oh ! en ce moment elle regrettait son ! sacrifice, regrettait tout ce qu\u2019elle avait j fait pour sauver Madeleine.Quand Micheline revint près d\u2019elle I elle la trouva en larmes.\u2014 Vous avez donc un grand cha-grin ?demanda Mlle de Lanceroy en se penchant vers Basquine qui vaine- | ment cherchait à retenir ses pleurs.\u2014 Oui, mademoiselle, j\u2019éprouve un j très grand chagrin.Je suis lasse de j tout, et la vie me pèse, me semble bien | lourde à supporter!.\u2014 Vous avez de la famille ?\u2014 Je suis seule au monde!.« Seule au monde, pensait Micheline en passant la main sur son front \u2014 pauvre fille !.» Et en elle s\u2019accrût encore sa sympathie pour cette femme que le hasard et le caprice de Claudie avaient jetée dans leur maison.Mais quelle épave avaient-ils donc recueillie ?D\u2019où venait donc Basquine, cette inconnue qui prétendait être seule au monde ?.Bien des jours suivirent ce court entretien de Micheline et de Basquine \u2014 de Basquine que Claudie, jalouse, ne laissait pas en paix une minute.IX ^ ^ A avais-tu que Michal n\u2019est pas V venu à l\u2019usine depuis deux ¦J jours ?demanda Carvajean en pénétrant dans le bureau où le vieux Morin établissait ses comptes de fin de mois.Mes Recettes de Cuisine POTAGE AU CELERI 2\ttasses de céleri coupé finement Is tasse de riz cru 1\tpinte d\u2019eau 1 tasse de crème ou de lait riche 1\tc.à tb.de beurre Sel et poivre Cuire le riz et le céleri à l\u2019eau bouillante salée (1 pinte).Passer ensuite au tamis, ajouter la crème ou le'lait riche, chauffer 5 minutes.Saler, poivrer et ajouter le beurre.PAIN DE VEAU 3\tlivres de veau maigre haché V2 livre de lard salé passé au hache-viande 2\toeufs battus 1 tasse de mie de pain fraîche 4\tc.à tb.de crème 1 c.à thé de jus d'oignon Sel et poivre Passer le veau et le lard salé au hache-viande.Ajouter les oeufs, la mie de pain, la crème, le jus d\u2019oignon, le sel et le poivre.Bien mêler et cuire dans un moule graissé à 350° F.durant 3 heures.Laisser refroidir et servir en tranches minces avec une bonne salade.SALADE DE FEVES DE LIMA 1 livre de fèves de Lima séchées % de tasse d\u2019huile à salade V4 de tasse de vinaigre 1 gousse d\u2019ail coupée finement Vs de c.à thé de moutarde en poudre % de c.à thé de sucre Sel et poivre 3\tc.à tb.de persil haché Faire tremper les fèves dans de l\u2019eau froide salée durant 5 heures.Les cuire en commençant la cuisson à l\u2019eau froide.Lorsqu\u2019elles sont cuites, les égout- \u2014 Je l\u2019ignorais complètement, patron.\u2014 Marcelin, lui non plus, n\u2019est pas à son poste.\u2014 Ça, je m\u2019en suis aperçu.Il 11\u2019y a probablement là qu\u2019une simple fugue \u2014 et une fugue de gosse ça ne compte pas.Le père est sans doute allé tirer les oreilles à son galopin de fils \u2014 de là son absence.\u2014 Si tu allais tout de même t\u2019informer de ce qui est arrivé ?\u2014 J'irai, patron, j\u2019irai; \u2014 sitôt ma caisse faite je me rendrai chez les Michal.\u2014 Ta caisse ! \u2014 mais as-tu seulement assez d\u2019argent pour faire face aux échéances du mois ?demanda Carva- K #7 ter et les mariner dans la sauce française pendant qu\u2019elles sont encore chaudes.Refroidir.TAPIOCA A LA RHUBARBE \"1 de tasse de tapioca rond Eau froide 2Vz tasses d\u2019eau bouillante % c.à thé de sel Vz tasse de sucre 4\ttasses de rhubarbe coupée en tronçons d\u2019un pouce 1 tasse de sucre ou plus selon le goût 1\tpincée de cannelle Couvrir le tapioca avec de l\u2019eau froide et laisser tremper 1 heure.Le cuire ensuite dans l\u2019eau bouillante salée jusqu\u2019à ce qu\u2019il soit transparent, ajouter la ',2 tasse de sucre et laisser cuire de nouveau durant quelques minutes.Laver et couper la rhubarbe, la déposer dans un plat allant au four et la saupoudrer du mélange du sucre et de cannelle.Recouvrir le tout avec le tapioca et cuire au four à 325° F.jusqu\u2019à ce que la rhubarbe soit bien cuite.Servir avec de la crème.On peut remplacer la rhubarbe par d\u2019autres fruits frais.PAIN AUX NOIX 2\ttasses de farine à tout usage 2 c.à thé de poudre à pâte 1 c.à thé de sel 1\ttasse de lait 1/2 tasse de sucre V2 tasse de noix coupées finement 2\tjaunes d\u2019oeufs Tamiser la farine, mesurer et tamiser de nouveau avec la poudre et le sel.Ajouter à la farine le sucre, les jaunes d\u2019oeufs, le lait et les noix.Bien battre et verser la pâte dans un moule graissé, laisser reposer durant 20 minutes sur la table et cuire au four à 350° F.jean d\u2019une voix légèrement tremblante.\u2014 Nous avons encore deux jours devant nous, et d\u2019ici là nous pourrons faire bien des choses ; \u2014 en tout cas il ne nous manquera pas des mille et des cent.Oh ! ces fins de mois, patron.c\u2019est à devenir fou ! \u2014 Hélas! c\u2019est peut-être la faillite à brève échéance ! \u2014 Si encore les affaires marchaient convenablement.\u2014 Qui sait si, prévoyant la débâcle prochaine, Michal ne nous a pas tout simplement lâchés !.\u2014 Lui.Michal.allons donc ! Ou bien il est malade, ou bien il est à la recherche de son gamin.Sans en demander davantage, Carvajean quitta le bureau du vieux caissier.Resté seul, Morin se prit à songer.De sinistres pressentiments venaient l\u2019assaillir tous les jours, et maintenant il avait peur de tout, maintenant il tremblait chaque fois que le patron venait à son bureau ; \u2014 mais il ne pouvait cependant s\u2019expliquer les terreurs qu\u2019il éprouvait.Depuis le mariage de Basquine et le départ de Just le pauvre homme était complètement désemparé.Il se levait pour partir quand sou-, dain la porte du bureau s'ouvrit violemment \u2014 et Mme Carvajean parut.\u2014 Vous alliez vous en aller?fit-elle en s'asseyant, essoufflée sur une chaise.\u2014 Oui, madame.\u2014 Ne pouvez-vous m\u2019écouter une minute ?\u2014 Mais, parfaitement si.\u2014 Vous avez vu mon mari tout à l\u2019heure ?\u2014 Il sort d\u2019ici.\u2014 Vous a-t-il dit qu'il me fallait deux mille francs aujourd'hui même ?\u2014 Il ne m\u2019en a pas parlé.\u2014 Je m\u2019en doutais \u2014 chaque fois que je lui demande de l\u2019argent il fait la sourde oreille.El pourtant j\u2019ai des dettes, moi, des dettes qu\u2019il me faut payer au plus tôt !.« La noce de Basquine a commencé à me mettre à sec ; puis, au moment de son départ pour l\u2019Afrique mon fils avait besoin de beaucoup de choses, avait à faire de nombreux achats.Je lui ai donc donné toutes mes économies \u2014 et maintenant je suis sans le sou.\u2014 Comme nous tous, fit froidement Morin.Sans relever cette parole, Madeleine dit d\u2019un ton tranchant : \u2014 Il me faut deux mille francs.\u2014 Je ne puis vous les donner.\u2014 Nous sommes donc ruinés, nous sommes donc menacés de la faillite ?s\u2019écria-t-elle exaspérée.\u2014 Les factures de fournisseurs, les notes de modistes et de couturières \u2014 tout ça n\u2019a rien à voir avec la caisse de l\u2019usine.Je possède, là, dans ce bureau, assez d\u2019argent pour faire face aux dépenses de fin de mois ; mais il m\u2019est impossible d\u2019en distraire un sou.Nous aussi, madame, nous avons nos échéances.et celles-là sont sacrées.\u2014 C\u2019est votre dernier mot ?\u2014 Oui, madame, mon dernier.Alors Madeleine s\u2019en fut, trébuchan-[ te, comme ivre.Traquée par ses fournisseurs, elle ne savait plus maintenant où donner de la tête.Qu\u2019allait-elle faire ?Qu'allait-elle devenir ?Oserait-elle avouer à son mari les dettes énormes qu\u2019elle avait contractées ?Tout à l\u2019heure elle demandait à Morin deux mille francs \u2014 mais ce n\u2019était qu\u2019une goutte d\u2019eau dans le gouffre où elle avait englouti des sommes énormes.Pour se faire plus séduisante, et mieux plaire à Poitevin, elle avait emprunté un peu partout ; \u2014 et maintenant bijoutiers, modistes, couturières, la harcelaient de leurs réclamations, la menaçant de faire du scandale si elle ne payait pas tout de suite.par Madame ARMELLE BRAULT-MASSICOTTE Chroniqueuse du SAMEDI et de LA REVUE POPULAIRE 24 Le Samedi, Montréal, 15 juin 1951 Alors, désespérée, timidement elle avait demandé à Carvajean des sommes importantes destinées à donner des acomptes à ceux de ses fournisseurs les plus pressants ; \u2014 mais Carvajean, tout en lui faisant de belles promesses, ne lui donna rien, et même se garda bien de rien dire à Morin \u2014 à Morin qui devenait terrible dès qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019ouvrir son coffre-fort.Et Morin avait refusé les deux mille francs demandés.Que faire ?songeait Madeleine \u2014 il me faut cependant payer.» Le soir, quand Carvajean rentra de l\u2019usine elle osa lui dire : - Tu sais, je suis allée trouver Morin mais Morin est resté inflexible.Cependant j\u2019ai absolument besoin des deux mille francs dont je t\u2019ai parlé ; \u2014 les frais que j\u2019ai dû faire pour la noce de Basquine m\u2019ont mise à sec, et maintenant je suis dans l'impossibilité de payer les dettes que j\u2019ai contractées.Et d\u2019un ton acerbe elle ajouta : \u2014 Si tu avais suivi mes conseils je n\u2019en serais pas à m\u2019affoler pour une bagatelle de deux nulle francs.Tu aurais jeté à la porte Basquine \u2014 cette fille \u2014 et tout eût été dit ! Pas de noce, pas de dépenses.rien ! Mais tu n\u2019as pas voulu ; \u2014 tu avais des scrupules, et tu voulais remplir jusqu\u2019au bout la tâche que tu t\u2019étais imposée.\u2014 C\u2019eût été odieux de ma part d\u2019agir autrement.\u2014 Crois-tu que les jeunes époux en seront plus heureux ?fit-elle d\u2019une voix tremblante.\u2014 Heureux ! fit Carvajean en passant la main sur son front.Hélas ! si ce qu\u2019on m\u2019a dit est vrai.\u2014 Que sais-tu donc ?demanda Madeleine qui en ce moment se sentait défaillir.\u2014 Poitevin est revenu seul à Paris.\u2014 Et l\u2019autre?.l\u2019autre?C\u2019était un élan de joie profonde qui maintenant agitait Madeleine.Elle tremblait, ses lèvres blêmissaient ; et ses yeux, tout à l\u2019heure tristes et inquiets, avaient subitement pris un éclat fébrile.\u2014 Basquine s\u2019est enfuie, dit Carvajean, \u2014 Voilà tout ce que j\u2019ai appris.\u2014 Ah ! je savais bien, moi, qu\u2019ils ne resteraient pas longtemps ensemble.\u2014 Comment pouvais - tu supposer qu'une rupture éclaterait si promptement entre eux ?dit Carvajean dont les regards étaient devenus scrutateurs.\u2014 Oh ! c\u2019est bien facile à comprendre : cette fille était gangrenée jusqu'aux moelles, et le moindre de ses actes était calculé.Elle voulait surtout se faire épouser, devenir mon égale \u2014 et Poitevin, peu expert en roueries féminines, s\u2019est bêtement laissé prendre à des semblants d\u2019amour.\u2014 Tu as sans doute raison, et je rends justice à ta perspicacité vraiment étonnante.Oui, Poitevin s\u2019est laissé prendre ; mais quand il a compris ce que valait Basquine il l\u2019a purement et simplement flanquée à la porte.Ma foi, tant pis pour elle.elle est punie par où elle a péché ; \u2014 mais maintenant que va-t-elle devenir?\u2014 Que nous importe.\u2014 Armand, lui, sera profondément désolé.\u2014 Je t\u2019en prie, ne me parle plus de ces enfants-là.\u2014 Ces enfants-là, nous les avons recueillis, nous les avons élevés ; \u2014 et nous n\u2019avons pas le droit de les abandonner ainsi, et si Basquine revenait.\u2014 Tu la reprendrais ici, dans notre maison ?fit Madeleine exaspérée.\u2014 Peut-être.\u2014 Ah! non par exemple \u2014 moi je la hais, cette fille ! Carvajean ne répliqua rien ; \u2014 songeur, il gagna son cabinet de travail où il s\u2019enferma soigneusement.Il devenait taciturne et sauvage, se cachait de tous, même de ses ouvriers qui cependant l\u2019adoraient.Le vide de cette maison autrefois si gaie, si pleine de bruit, l\u2019impressionnait, lui faisait peur.Et pourtant il eût dû être plus tranquille maintenant qu\u2019il avait restitué à Poitevin ses fonds, maintenant qu\u2019il était seul maître à l\u2019usine.Sous son habile impulsion les affaires marchaient ;\t\u2014 aussi Morin assurait-il qu\u2019avec un peu de patience on arriverait certainement à se sortir de peine.Mais malgré tout Carvajean sentait au fond de son âme un trouble qu\u2019il ne s\u2019expliquait pas, qu\u2019il ne pouvait surmonter \u2014 et ce trouble ne lui laissait de repos ni jour ni nuit.Madeleine, elle, exultait depuis la minute où elle avait appris la séparation de Poitevin et la disparition de Basquine ; \u2014 et maintenant une pensée dominante la hantait constamment.Revoir Renault.le reprendre.Peu lui importait que son mari la soupçonnât à nouveau ; \u2014 elle était résolue à présent à tout braver.Le lendemain, après s\u2019être habillée avec cette coquetterie raffinée dont elle avait le secret, elle retourna trouver Morin à son bureau.Là, à force d\u2019insistance et de supplications, elle parvint à arracher au vieux caissier les deux mille francs dont elle avait besoin.Elle consacra cette somme à donner de faibles acomptes à ses fournisseurs et profita de l\u2019occasion pour faire de nouvelles commandes de costumes et de chapeaux.Toutes ces commandes furent acceptées \u2014 qui donc aurait refusé à cette grande dame, femme d\u2019un usinier coté et certainement très solvable ?Son audace d\u2019autrefois était revenue ; \u2014 et maintenant elle était résolue à ne reculer devant aucune considération.Le jour même elle se rendit à la garçonnière du boulevard Malesherbes, espérant bien y rencontrer Renault.Arrivée devant la porte elle sonna résolument ; \u2014 mais, quelle ne fut pas sa stupéfaction de se trouver face à face avec la plus jolie fille que l\u2019on pût rêver.\u2014 Marinette Michal ! fit Madeleine en reculant de quelques pas.\u2014 Ça vous surprend, hein?dit Marinette en partant d\u2019un franc éclat de rire.Et moi donc ! \u2014 du diable si je m\u2019attendais à vous voir paraître ici.Et, narquoise, elle ajouta : \u2014 Comme vous le voyez, je suis un peu chez moi dans ce coquet appartement.Renault ne trouve rien de trop beau pour moi ; il me gâte \u2014 et justement j\u2019attends tout un assortiment de lingerie et de robes.Le bijoutier viendra après \u2014 et une fois bien nippée, je serai certainement très chic.\u2014 Je croyais Renault avec Basquine ; c\u2019est pourquoi je suis venue ici.\u2014 Allons donc ! \u2014 vous savez parfaitement que le ménage est brisé ; \u2014 or, pendant que madame voyage je suis chargée, moi, de consoler le mari.Ce sera difficile : monsieur Poitevin avait tout de même un violent béguin pour sa femme.« Mais, reprit Marinette de son accent faubourien, si madame veut entrer au salon.Renault est tout seul, et il sera certainement enchanté de revoir une ancienne connaissance.\u2014 Alors tu es le béguin de cet homme ?murmura Madeleine en se penchant vers Marinette \u2014 tu l\u2019aimes donc ?\u2014 Je n\u2019aime personne, moi.Et si chez nous on vous raconte que je me suis esquivée par amour, vous pourrez répondre à mon paternel et à maman que je n\u2019ai jamais aimé qu\u2019eux.Vous me croirez si vous voulez, madame Carvajean, mais je me fiche de l\u2019amour comme d\u2019une guigne.\u2014 Qu\u2019aimes-tu donc alors ?\u2014 La noce, l\u2019argent, les belles toilettes.\u2014 Avec de tels principes tu iras loin, dit une voix sonore nue Madeleine reconnaît aussitôt.\u2014 Bon, le patron a entendu mon boniment, fit Marinette interloquée ; \u2014 ma foi, tant pis pour lui.il n\u2019avait qu\u2019à ne pas écouter aux portes.\u2014 Oui, tu iras loin, reprit Poitevin en riant.Et se tournant, le regard irrité, vers Madeleine interdite et troublée.\u2014 Vous !.encore vous !.toujours vous ! Mais que venez-vous donc faire ici ?Elle n\u2019eut pas la force de lui répondre.Inconsciente, elle le suivit dans le petit salon où sur un divan bas elle se laissa tomber, écrasée et brisée.\u2014 Je venais te voir, dit-elle enfin humblement en jetant sur Renault un regard de détresse profonde \u2014 je te croyais seul.\u2014 Comme beaucoup d\u2019autres tu n\u2019ignores rien de ma déconfiture conjugale.Oui, Basquine est partie ; \u2014 alors, ayant besoin de distractions, je suis allé relancer une des filles de Michal.« Depuis longtemps j\u2019avais un béguin pour Marinette.Cette fille me plaisait \u2014\tet comme elle en avait assez de son magasin elle m\u2019a suivi sans trop de résistance.\u2014 Michal sera au désespoir quand il apprendra, quand il saura.\u2014 Il ne saura rien, car Marinette rentrera chez elle tous les soirs.Puis, il lui sera très facile de prétexter par ci par là quelques veillées tardives à la maison ; \u2014 ces soirs-là nous dînerons ensemble et je la conduirai dans des endroits où on s\u2019amuse.\u2014 Que feras-tu le jour où tu seras las de cette malheureuse.comme tu as été las de moi ?\u2014 Ce jour-là je la renverrai tout simplement au bercail.Ah ! les femmes sont vraiment bien bêtes de supposer qu\u2019on va les garder toujours ! Une seule aurait pu passer sa vie entière avec moi.et celle-là ne l\u2019a pas voulu ! \u2014 Basquine ?\u2014 Oui, Basquine.Si elle était restée près de moi je serais devenu meilleur, et mon coeur se serait ouvert à la pitié.Puis, je me serais efforcé de satisîaire le moindre de ses caprices, et pas une existence de femme n\u2019eût été aussi belle que la sienne ! Mais elle ne l\u2019a pas voulu.à ses yeux j\u2019étais un monstre ! \u2014 Oh ! comme vous l\u2019aimiez, celle-là !.\u2014 Je l\u2019ai toujours aimée, toujours adorée, cette fille superbe ! Quand je vous serrais dans mes bras c\u2019est à elle que je songeais, c\u2019est elle que je voyais ! Je la désirais, je la voulais \u2014 et la nuit inoubliable où elle vint me retrouver dans le pavillon mauresque me procura la plus grande joie de ma vie !.\u2014 Vous ne m\u2019avez donc jamais aimée, moi.jamais ?\u2014 Si je vous avais aimée je n\u2019aurais point épousé Basquine.Voilà ce que vous auriez dû comprendre \u2014 et alors vous n\u2019auriez point eu l\u2019audace de venir me relancer ici ! Votre présence m\u2019est odieuse \u2014 et maintenant je vous considère comme un crampon dont je dois me méfier.Un coup de sonnette interrompit cette conversation qui devenait singulièrement orageuse.\u2014 Voici des employés avec des paquets, des caisses, cria Marinette en entrant, radieuse, dans le salon où Madeleine, enfin levée, se disposait à partir.Voulez-vous, madame, assister au déballage ?fit Marinette \u2014 j\u2019aurai vite fait d\u2019ouvrir les cartons- Madeleine suffoquée, ne répondit pas.Elle abaissa son voile sur son visage et partit, laissant Marinette déballer seule les merveilles apportées.\u2014 Des robes épatantes, des chapeaux superbes, disait-elle tout haut.Jamais je n\u2019oserai mettre tout ça, moi \u2014 que penseraient Régina et papa ?.« Bah ! ajouta-t-elle, subitement rassurée, ils s\u2019y habitueront \u2014 et tout sera dit.Néanmoins, hantée par la pensée du retour à la maison familiale, Marinette devint sombre.Elle revêtit cependant un joli costume tailleur, se coiffa d\u2019un chapeau tout simple mais fort élégant ; \u2014\tpuis, ainsi attifée, Renault la conduisit dans un restaurant où son entrée fit sensation.Poitevin, que ce succès d\u2019élégance et de beauté de sa nouvelle conquête enorgueillissait, voulut entraîner Marinette chez lui dans sa garçonnière où il espérait bien qu\u2019elle passerait la nuit.Mais la jeune fille refusa, bien résolue à rentrer dans le petit logement \u2014 Ecoute-moi bien, grand-mère.Tant que tu n'auras pas entendu un disque d'Elvis Presley, tu n'auras vraiment vécu. Le Samedi, Montréal, 15 juin 1957 25 de la rue Vieille-du-Temple où, tout en travaillant, Régina l\u2019attendait certainement.Cependant sa nouvelle toilette, trop luxueuse pour elle, lui pesait étrangement ; \u2014 et en cette minute où l\u2019excitation de tout à l\u2019heure avait disparu elle sentait gronder en elle les premiers cris du remords.Quand elle arriva devant la demeure de son pare elle eut comme un éblouissement.Une peur instinctive la saisit en montant l\u2019escalier humide et froid de la vieille maison.Sur le seuil du modeste logement, Régina, une lampe à la main, attendait sa soeur dont elle avait perçu les pas dans l\u2019étroit couloir.\u2014 Enfin toi! dit Régina qui, toute heureuse de revoir la jeune fille, n\u2019avait point encore remarqué les falbalas dont Marinette était couverte.\u2014 Je suis un peu en retard, j\u2019en conviens.\u2014 D'où viens-tu donc ?\u2014 Du théâtre, où je suis allée en compagnie de plusieurs de mes camarades.C\u2019était la fête du chef de rayon \u2014\tnous la lui avons souhaitée, et il nous a payé à dîner.Et elle ajouta avec un peu d\u2019hésitation : \u2014 Comme j\u2019étais trop mal fagotée, une de mes amies qui, elle, a des costumes à revendre, m\u2019a prêté cette robe et ce chapeau qui, je le crois, me vont très bien.\u2014 Cette amie a donc la même taille que toi ?fit Régina, les sourcils froncés, les regards soupçonneux.\u2014 De dos seulement, bien entendu ; \u2014\tmais c\u2019est à s\u2019y méprendre.\u2014 J\u2019avais conservé au chaud ta soupe, et aussi du ragoût dont le père s\u2019est presque privé pour te laisser une part plus grande.\u2014 Je n\u2019ai pas faim, et je ne mangerai point.«Mais, reprit-elle, je suppose bien que tu as soupé, toi.\u2014 Non, j\u2019attends encore un retardataire.\u2014 Marcelin ?.\u2014 Oui.Ce galopin rentre parfois fort tard dans la nuit ; \u2014 comme il a chipé je ne sais où une clef de la maison il n\u2019a pas à réveiller la concierge.\u2014 Mais pourquoi veilles-tu ainsi en attendant son retour ?\u2014 Pour que nos pauvres parents, qui croient Marcelin au cours de dessin, ne se doutent de rien \u2014 il faut bien mentir afin qu\u2019ils dorment en paix.\u2014 Tu sais où va Marcelin ?\u2014 Je ne sais absolument rien, et quand je l\u2019interroge il se contente pour toute réponse de me rire au nez.En ce moment une heure du matin sonnait à la petite pendule de la salle à manger ; \u2014 et malgré cette heure déjà tardive Régina continuait d\u2019enfiler ses perles qui sous ses doigts agiles prenaient bien vite la forme de véritables fleurs.Elle était très calme en apparence ; \u2014\tmais cependant ses mains tremblaient parfois, et des larmes vainement refoulées filtraient à travers ses cils abaissés.Cette émotion contenue n\u2019échappa point à Marinette.\u2014 Est-ce que tu pleures parce que je rentre ce soir un peu en retard ?fit-elle d\u2019une voix très douce.Que veux-tu, petite soeur, je ne pouvais pourtant pas refuser à des camarades, à des amies, de les accompagner au théâtre \u2014\til ne faut pas passer pour plus nigaude qu\u2019on est.C\u2019était la première escapade sérieuse de la jeune fille, et déjà Régina s\u2019affolait.Là tout près, dans la chambre voisine, donnaient profondément Michal et Marion, ces deux êtres chers qui à eux seuls emplissaient toute sa vie ! Chaque soir elle veillait, guettant le retour de Marinette et de Marcelin ; \u2014 et pour ne point inquiéter le père et la mère elle s\u2019ingéniait à leur trouver des excuses acceptables.Elle savait cependant bien que cette école du soir où Marcelin prétendait se rendre régulièrement n\u2019existait pas.C\u2019était là un mensonge que d\u2019un mot elle pouvait dévoiler ; \u2014 mais par bonté d\u2019âme, par tendresse pour ce gamin qu\u2019elle avait sans cesse entouré de soins, elle gardait le silence et feignait d\u2019ignorer.Depuis longtemps elle connaissait la conduite de Marcelin, de ce gosse imberbe qui déjà fréquentait les endroits où on s\u2019amuse ; de ce jeune homme, presque un enfant encore, dont la jolie figure, la taille élancée et très développée pour son âge, plaisait aux filles.Elle savait que de mauvais garnements l\u2019attendaient le soir, et qu\u2019ensemble ils allaient vagabonder sur les boulevards extérieurs.Autant de secrets qui jour et nuit abreuvaient de chagrin la pauvre fille.Près de Marinette, à qui cependant elle cachait toutes ses angoisses, elle se consolait quelque peu le soir \u2014 cette joie allait-elle donc encore lui échapper ?Fatiguée, Marinette alla se coucher ; \u2014 mais Régina, elle, veilla encore, attendant le retour de Marcelin.Il était près de trois heures du matin quand le gamin parut enfin.Il était d\u2019une pâleur de cire.Le désordre de ses vêtements, froissés et déchirés, attestait que Marcelin avait pris part à une rixe, s\u2019était battu.Quelques gouttes de sang coagulé restaient encore sur sa figure, et une longue estafilade balafrait tout le côté gauche de sen visage.Et le voyant ainsi fait, Régina eut un cri sourd ; et rudement elle le poussa dans la salle à manger.Puis, face à face, elle lui demanda tout bas : \u2014 D\u2019où viens-tu?Tu t\u2019es battu.puisque tu es blessé ! Et comme Marcelin élevait la voix.\u2014 Parle bas \u2014 il faut laisser dormir le père et la mère, ces pauvres vieux qui triment toute la journée pour te nourrir ! Tu es pourtant en âge de gagner ta vie, toi aussi \u2014 tu auras bientôt quinze ans.\u2014 Je gagne ma vie en sonnant la cloche de l\u2019usine.Et quel métier ! Je gèle l\u2019hiver, je suis cuit Tété.et tout ça pour gagner soixante francs par mois ! Aussi ne faut-il pas que le père compte me laisser longtemps dans cette usine de malheur \u2014 plutôt que d\u2019y rester j\u2019aimerais mieux y mettre lr feu !.\u2014 Ah! petit misérable, tais-toi, je t\u2019en conjure, et va vite te coucher.Je viens d\u2019entendre le père tousser \u2014 et quand il tousse il s\u2019éveille.Marcelin ne se le fit pas dire deux fois.Tout en sifflotant il gagna sa chambre située tout au fond du logement, se coucha vite et bientôt s\u2019endormit profondément.Le bruit rythmé de ses ronflements parvint aussitôt aux oreilles de Régina restée seule, comme prostrée, dans la petite salle à manger.Assise à sa table à ouvrage, elle fixait avec une tristesse profonde la couron- ne, destinée à une tombe d\u2019enfant, qu\u2019elle venait d\u2019uchever \u2014 et ses yeux s\u2019emplissaient de larmes.Cette couronne n\u2019était-elle pas le symbole de la paix infinie !.Bien souvent, dans sa solitude, Régina a rêvé à cette fin de toutes choses ; et dans le recueillement de ses pensées bien des fois elle a souhaité mourir ! Maintenant plus que jamais la vie lui est lourde, car elle se demande avec angoisse si elle pourra lutter longtemps contre les mauvais penchants de Marcelin, contre les folies de Marinette ! Pendant une partie de la nuit elle travailla ; \u2014 puis elle établit ses comptes.Depuis la veille elle avait gagné quatre francs cinquante \u2014 et elle était heureuse en songeant que sous peu elle pourrait donner cette petite somme à sa mère pour acheter les provisions journalières.L\u2019aurore pointait à l\u2019horizon quand elle se décida enfin à prendre un peu de repos.Mais elle ne resta pas longtemps au lit ; \u2014 et sept heures venaient à peine de sonner que, levée la première, elle s\u2019occupait déjà à confectionner le déjeuner du matin.Quand elle eut tout préparé, quand le feu de coke ronfla dans le petit poêle, elle courut éveiller Marinette et Marcelin qui à huit heures devaient se trouver, l\u2019un à l\u2019usine, l\u2019autre à son magasin.En hâte Marinette déjeuna, puis, elle s\u2019esquiva, légère comme un oiseau ; \u2014 seul Marcelin se fit tirer l\u2019oreille pour aller à l\u2019usine.Ni Marion ni Michal ne se doutèrent de rien.« Ouf ! pensait Marinette en se dirigeant vers les grands boulevards, quel soulagement de ne plus être à la maison.Là-bas j\u2019étouffe, et j\u2019ai presque peur quand je regarde Régina.Oh ! elle, c\u2019est un ange, c\u2019est un être de dévouement et de bonté : \u2014 mais qu\u2019aura-t-elle de plus que moi, cet ange qui aura toujours travaillé pour nous aider tous.rien du tout ! Elle n\u2019aura même pas la satisfaction, la consolation, de nous tirer du gouffre vers lequel nous courons tous deux, Marcelin et moi.» Parvenue à la Porte Saint-Martin, elle se disposait à traverser le boulevard quand soudain elle poussa un cri de joyeuse surprise.\u2014 Tiens, voilà Bruyère déjà en courses, fit-elle en s\u2019avançant, les mains tendues, vers la plus jolie fille qui fût au monde.Nous la connaissons déjà, cette blonde aux yeux de velours, si gracieuse avec son large chapeau de peluche noire et sa jupe d\u2019alpaga sombre arrivant à peine à la cheville.Elle ne réalisait nullement le type de l\u2019ouvrière ; et tout en elle décelait l\u2019artiste pauvre, la créature déjà abreuvée de déboires par les pénibles luttes de la vie.\u2014 Où diable allez-vous donc de si bonne heure ?demanda Marinette en serrant affectueusement les mains de la jeune fille.\u2014J\u2019ai une longue course à faire ce matin, répondit Bruyère; \u2014 et comme c\u2019est très loin, Vincennes, je n\u2019ai pas déjeuné afin de pouvoir prendre le tramway d\u2019assez bonne heure.\u2014 Pour du travail ?\u2014 Oui.si toutefois on peut appeler ça du travail ! fit Bruyère avec amertume.Mais que voulez-vous, Mari-nette, on fait ce qu\u2019on peut pour gagner sa vie ! Moi je n\u2019ai jamais appris à coudre, à broder, jamais rien appris du tout \u2014 alors il a bien fallu me débrouiller de mon mieux.Elles s\u2019étaient connues, comme tant de midinettes se connaissent, dans un restaurant du passage Jouffroy où souvent à midi elles se rencontraient \u2014 et depuis elles se fréquentaient COUPABLE OU NON COUPABLE CHRONIQUE par ROBERT MILLET.B.A.Faut-il nécessairement faire la preuve qu'on se livre à des actes de prostitution dans une maison, pour en faire reconnaître l\u2019occupant coupable d\u2019avoir tenu une maison de prostitution ?Ayant des doutes sur ce qui se passait dans une maison, des policiers l\u2019ont surveillée pendant un certain temps.Us ont bientôt découvert que cette maison avait été louée par une femme.Elle l\u2019habite en compagnie de quatre jeunes filles.Deux de ces jeunes filles ont déjà été condamnées pour s\u2019être livrées à la prostitution.La nuit, dans la maison en question, il y a un va-et-vient louche d\u2019hommes.Munis d\u2019un mandat, les policiers sonnent à la porte de ladite maison.Mais on refuse de leur ouvrir.Us doivent enfoncer la porte pour pénétrer à l\u2019intérieur.En voyant surgir les policiers, une des quatre jeunes filles, qui cohabitent avec la locataire, tente de fuir.Enfin, en perquisitionnant dans la maison, on y trouve certains objets utilisés généralement pour fins de prostitution.Accusée d\u2019avoir été en charge d\u2019une maison « tenue et fréquentée pour fins de prostitution », la suspecte soutient qu\u2019elle est innocente.Comme on n\u2019a pas fait la preuve d\u2019un seul acte de prostitution dans sa maison, elle arguë qu\u2019on ne peut la trouver coupable de l\u2019accusation portée contre elle.Cette femme est-elle COUPABLE ou NON\u2022 COUPABLE de l\u2019accusation portée contre elle ?COUPABLE ! a statué la Cour du Banc de la Reine, à Montréal dans la cause no 1174 ; jugement du 11 décembre 1956. 26 Le Sinnedi, Montréal, 15 juin 1957 quelque peu.Puis aussi Bruyère avait envoyé parfois des billets de concert à Marinette ; \u2014\tet dès lors une bonne amitié s\u2019était petit à petit établie entre les deux jeunes filles.\u2014 Vous ne m\u2019avez toujours pas dit où vous allez ce matin de si bonne heure, reprit Marinette ; \u2014 pour sûr c'est un amoureux qui vous attend.Subitement le front de Bruyère se rembrunit.\u2014\t.Je n\u2019ai pas d\u2019amoureux, fit-elle d'une voix très douce.\u2014 Vrai ?\u2014 Je vous le jure.Moi aussi, j\u2019ai toujours supposé que je n\u2019en avais pas, et cependant il y en avait souvent une douzaine à mes trousses.Les amoureux, voyez-vous, uiWv lu \\\\Vsv llk> n> »\\ xs&m Lord Edward et les siens savent désormais que\" l\u2019incroyable distraction de Paga-nel qui a écrit le mot Nouvelle-Zélande au lieu d\u2019Australie sur le billet destiné à Tom Austin, a amené ce dernier à croiser là où il a recueilli les fugitifs.Ayrton lui-même n\u2019a pas prêté attention à cette substitution puisqu\u2019il connaissait à l\u2019avance les plans de lord Edward.\u2014 Mais alors, qu\u2019est devenu l\u2019ex-con-vict ?Sans doute devant l\u2019échec de son plan, a-t-il rejoint la bande de pirates dont il était le chef.C\u2019est alors que Tom Austin, toujours ignorant de la véritable identité du bandit, fait une révélation sensationnelle : Ayrton est à bord du Duncan! Comment cela se peut-il?Torn explique alors calmement qu\u2019ayant lu le message apporté par Ayrton il passa immédiatement à l\u2019exécution des ordres de son maître sans faire le moindre commentaire.Ayrton embarqua donc à bord du Duncan, persuadé que le yacht allait prendre la route de la côte orientale d\u2019Australie où scs complices l\u2019attendaient.\u2014 Ce n\u2019est que le lendemain de l\u2019appareillage qu\u2019il s\u2019aperçut que le navire faisait une route toute différente.Furieux, il voulut obliger Torn à modifier la direction de son bateau et, voyant que le capitaine n\u2019en ferait rien, sc montra tellement menaçant que le brave Torn ne vit d\u2019autre solution que de l\u2019enfermer à double tour dans une cabine du gaillard d\u2019avant.AINSLAYBTON VOULAIT TE FAIRE PALLIER 'LA COTE AUSTRALIENNE, TOM P OUI, MYLORD, ALORS QUE SUP S®.rY VOfPE II T TREJi y AVAIT_ÉC rit/NJ NOUVELLE - le misépable/.'tel est JC PRIS QUI CROYAIT «T PRENDRE NON.JOHN /'VOUS N'AVEZ PAS =7 LE DROIT Ml-N j J Ht CCfreiGHTuBeniei£MiKHErrE& opepb nruvi \u202273'-' \u2022 ¦ii !!!!¦ n luit OUS VERRONS CELA PLUS TARD 1 DE DuTE MANIÈRE IL NE I' ;0US ÉCHAPPE PA \u201c & PAS/ f _______ r*a-C m A TABLE.Ainsi par une suite de coïncidences extraordinaires, non seulement l\u2019étourderie de Paganel a-t-elle sauvé l\u2019expédition d\u2019une mort certaine mais encore a-t-elle permis de prendre à son propre piège le bandit Ayrton qui se trouve en ce moment même enfermé à double tour dans une des cabines du Duncan.\u2014 En un éclair, toute la félonie de cet homme revient à la mémoire des membres de l\u2019expédition.La trahison longuement préparée, la blessure de Glenarvan, l\u2019assassinat de Mulrady, les misères de la caravane embourbée dans les marais de la Snowy.Et maintenant, c\u2019est au tour d\u2019Ayrton d\u2019être en leur pouvoir.\u2014 Avec un sourd grondement, John esquisse un pas vers la coursive.Ses poings serrés et ses mâchoires contractées, sont l\u2019indice de la violente colère qu\u2019il ressent.Mais lord Edward l\u2019arrête d'un geste.C\u2019est à la justice qu\u2019il appartient de châtier le bandit et ce serait déchoir que de lui infliger la correction qu\u2019il mérite cependant.\u2014 D'ailleurs, pour l\u2019instant il est une chose plus urgente à accomplir, c\u2019est de faire honneur au repas qu\u2019Olbinett s\u2019est empressé de préparer.Quelques instants plus tard, nos amis se retrouvent donc devant une table somptueusement garnie et retrouvent afin le goût d\u2019une nourriture civilisée ce qui ne leur était pas arrivé depuis bien longtemps.MAINTENANT, MES AMIE.NOUS ) ALLONS DIRE BONJOUR , A\u2019 NOTRE AMI AVPTON >y J'AI FAIT LA SOTTISE DE ME LAISSER PRENDRE AGISSEZ COMME PLAIRA / eÇ QU AVEZ-VOUS A DIRE.AYPTON EDWARD r.RESTEZ.HELENA CEI HOMME A' ESSAYÉ DE VOUS TUER comme NOUS TOUS/ AU MOINS VOUS NE REFUSEREZ FttS DE RÉPONDRE A' MES QUESTIONS / m MrLOQD m .» » » \u2022> ur t/seme/E h muer te r ppepb ni/mx Leur premier repas a bord du Duncan achevé les voyageurs enfin rassasies se trouvent à nouveau réunis sur le pont du yacht.Lord Edward annonce alors son intention de faire comparaître Ayrton devant eux.Il faut, en effet, que le misérable sache qu\u2019il n\u2019a aucune pitié à attendre de ceux qu\u2019il a si ignoblement trahis.\u2014 Lady Helena tente de se soustraire à cette confrontation pénible mais Glenarvan lui demande au contraire de rester car Ayrton a été doublement lâche de s\u2019attaquer à une expédition qui comprenait deux femmes.S\u2019il conserve encore quelque sentiment humain peut-être cjmprendra-t-il voûte 1 horreur de sa conduite ?\u2014 Solidement encadré par deux matelots, l\u2019ex-convict est amené sur le pont.Ses yeux sont sombres, ses dents serrées, ses poings fermés convulsivement.Sa personne ne décèle ni forfaiture ni humilité.Arrivé face à face avec lord Edward, il se croise les bras, muet et calme, attendant d\u2019être interrogé.\u2014 D\u2019une voix sans colère, mais d\u2019un ton où perce le mépris, lord Edward parle le premier.Scs paroles sont pour souligner tout d\u2019abord l\u2019ironio du sort qui fait de Ben Joyce un prisonnier sur ce bateau qu'il espérait s\u2019approprier.L\u2019homme rougit mais garde un mutisme absolu.Pourtant, lord Edward s\u2019obstine à poursuivre l\u2019interrogatoire.\t(à suivre la semaine prochaine) 34 Le Samedi, Montréal, 15 juin 1957 GRACE AUX PROGRES DE LA .\t[ Suite de la page 9 ] cours de « violon d\u2019Ingres », d\u2019éducation physique adaptée, de diététique et jusqu\u2019à un cours d\u2019enthousiasme, avec travaux pratiques.Pour son confrère américain le Dr Bortz, de Philadelphie, dans un quart de siècle, tout Américain pourra prétendre au « ccntenariat » quand on aura éliminé les maladies causées par la surabondance et la prospérité et que l\u2019on aura appris à vaincre l\u2019ennui qui atteint le « jeune homme de 65 ans contraint (i une retraite prématurée par un système social inhumain ».Mais les intéressés eux-mêmes \u2014 les vieillards qui peuvent prétendre à juste titre que la vieillesse se prouve en vieillissant \u2014 que disent-ils ?Un centenaire gallois, Thomas Matthews, conseille : \u2014 Fumez la pipe, ça tue les microbes.Six mille vieillards, dont la plupart ont doublé le cap du siècle interrogés par le médecin russe Shapiro, ont livré leur recette, qui tient en quelques recommandations : tempérament égal, bonne humeur constante, nourriture suffisante, travail sans relâche.\" Ce qui m'intéresse le plus, ce sont les femmes \" Une centenaire mexicaine, Mme Gonzalez, qui fume ses trois paquets de cigarettes par jour, proclame : \u2014 Il faut boire du vin avant le petit déjeuner.Je deviens furieuse dès qu\u2019on m\u2019offre de la bière, cette boisson n\u2019est bonne que pour les gamines et les bourricots.Bon pied, bon oeil, bonne humeur ?En janvier mourait, à 103 ans, le « centenaire le plus élégant », titre qu\u2019il avait remporté à la télévision.Il avait gagné un voyage à Hollywood.Il s\u2019y rendit et aussitôt arrivé, déclara : \u2014 Ce qui m\u2019intéresse le plus, ce sont les femmes, le vin et les cigarettes.Parachutiste à 90 ans ! A Petit-Synthe, près de Dunkerque, le doyen des cyclistes français, Victor Marote, 96 ans, pratique encore le vélo et le tricycle.Il s\u2019initia à la bicyclette en 1882, pendant son service militaire, et en 1891 fit venir une bicyclette d\u2019Angleterre, faute d\u2019en avoir trouvé en France.A Los Angeles, M.Myer Krich, 98 ans, et Mme Hinda Juba, 95 ans, ont décidé de s\u2019unir.Ils se sont connus à l'asile des vieillards et se sont aimés, disent-ils, « dès le premier coup d\u2019oeil » (ce qui prouve qu\u2019ils ont encore bonne vue).A Albany, Mme Ervey Martin, 97 ans, a épousé William Koch, une « jeunesse » de 77 ans.Le projet le pins hardi de gratte-ciel (528 étages, 130,000 locataires) est dû à « l\u2019enfant terrible » de l\u2019architecture américaine, Frank Lloyd Wright, 87 ans.Le doyen des opinent is parachutistes, digne émule du « grand-père volant » de ces dernières années, est certainement Fritz Modelak, cet Autrichien qui s\u2019est inscrit à l\u2019école des paras de Gratz.\u2014 Il y avait longtemps, dit-il, que j\u2019étais attiré par ce sport, mais je n\u2019nuais jamais eu le temps de le pratiquer.Fritz Modelak a 90 ans.Et l\u2019on terminera cette revue des alertes centenaires par la déclaration de cet Anglais de 108 ans à la Télévision.\u2014 Mon journal préféré est le Daily Telegraph.C\u2019est là que la liste des décès est la plus longue.Cet âge est sans pitié! Les Mots Croisés du Samedi VINGT-CINQ (25) JEUX DE CARTES PAR SEMAINE Les réponses doivent nous parvenir avant le 22 juin 1957.\tProblème No 1327 Nom FRANÇOISE SAGAN.[ Suite de la page 7 1 Adresse Ville\tProvince Adressez: LES MOTS CROISES, LE SAMEDI.975, DE BULLION.MONTREAL 18.P.Ç.DECOUPEZ ICI .Quand Françoise en avait assez, elle s\u2019enfermait dans sa chambre pour écrire, lire ou écouter de la musique : elle possède toute une collection de disques, classiques ou jazz.Quelquefois très vite, pour chasser un coup de cafard, ou pour s\u2019amuser tout simplement, elle filait dans sa voiture.Pieds nus, elle conduisait à 100 ou 120 à l\u2019heure, parce que à cette vitesse « on fait corps avec la machine ».Françoise, « Kiki » pour les intimes, avec sa Jaguar ou sa Gordini, c\u2019est James Dean dans sa Porsh.« Elle et moi, nous nous comprenons », dit-elle, et cela suffit pour qu\u2019on lui enlève toute trace de coeur.On lui laisse tout juste une méchante petite mécanique.Quand il s\u2019agit de sa soeur, son aînée de dix ans, elle a une petite pointe de regret dans la voix : « Elle est charmante, beaucoup plus féminine que moi, j\u2019ai l\u2019impression d\u2019être plus vieille qu\u2019elle.Tout ce que je peux souhaiter, c\u2019est d\u2019être un jour aussi heureuse qu\u2019elle.Je crois que ce sera très difficile, mais avec un peu de chance .» Fernandel, ou le Marché commun du rire A présent que tout est arrangé entre Fernandel et Bob Hope, et que Von tourne dans l\u2019euphorie, notre grand comique songe déjà à son prochain film.Il poursuit sa politique d\u2019association entre grands comiques, et cette fois il a choisi le prince des comiques italiens, qui est aussi un prince authentique dans la réalité : Toto, dont le nom véritable est Alexis, prince Commène, descendant des empereurs de Byzance.Le metteur-en-scènc de ce film, Fernandel l\u2019a choisi.il y a vingt-et-un \u2014 Et puis : « Je suis très exigeante, je veux me marier avec un homme qui me donnera une sensation d\u2019écroulement, pour cet homme, je suis prête à laisser en plan la littérature.» Alors, tout ce succès, tout ce bruit, que n\u2019expliquent ni le don, ni le scandale, comment le comprendre?Françoise Sagftn, comme James Dean, incarnerait-elle le mal du siècle ?Elle n\u2019est pas le porte-parole de sa génération : ce qu\u2019elle partage avec elle, c\u2019est sa dureté, sa sincérité, mais cela n\u2019exclut pas un certain romantisme.Elle a le goût de l\u2019individualisme, de l\u2019aventure, et non plus des larmes ou du coeur en écharpe.C\u2019est gênant, et puis, ça ne sert à rien.On est lucide.On la connaît, on la déteste, ou on l\u2019envie, cette petite fille fragile, à la façade invulnérable.Elle a beaucoup reçu, mais elle demande beaucoup, restée triste et simple au milieu du luxe tapageur dont elle s\u2019entoure.Quelle petite jeune fille n\u2019a pas rêvé dans le secret d\u2019être « quelqu\u2019un », comme Françoise Sagan ?ans.Il s'agit de Christian-Jaque, avec lequel il s\u2019était promis de tourner des films aussi bien accueillis du public que François 1er.Cette fois, Fernandel ne risquera pas d\u2019exiger la refonte du scénario pour y figurer en bonne place.Ce serait plutôt (i Toto de faire des histoires.Ce scénario se déroule dans un petit village de la frontière franco-italienne, dans la maison d\u2019un douanier dont la salle à manger en France et la cuisine en Italie, et dont le lit l\u2019oblige à dormir la tête dans un pays et les pieds dans l\u2019autre ! HORIZONTALEMENT 1\u2014\tConventionnel robespierriste, né à Grenoble.\u2014 Genre de liliacées ornementales, qu\u2019on appelle vulgairement jacinthes.\u2014 A lui.2\u2014\tQui a rapport aux reins.\u2014 Ingénue.\u2014 Sorte de cabriolet.3\u2014\tProduire des rides.\u2014 Instrument pour accorder les pianos.\u2014 Grande fête.4\u2014\tL\u2019un des douze apôtres.\u2014 Petite embarcation non pontée.5\u2014\tEn les.\u2014 Genre d\u2019anacardiacées des régions chaudes.\u2014 Suite ininterrompue d\u2019une même \u2019 matière.6\u2014\tRongeur.\u2014 Enlever de force.\u2014 Bruit.7\u2014\tUn des sept sages de la Grèce, né à Priène.\u2014 Qui a rapport au pays où l\u2019on est né.\u2014 Qui est à moi.8\u2014\tRivière d\u2019Allemagne.\u2014 Séparas la crème du laif.\u2014 Selle grossière de bête de somme.9\u2014\tDu verbe être.-\u2014 Aller çà et là à l\u2019aventure.\u2014 Prêtre desservant.10\u2014\tFer de prisonnier.\u2014 Greffas.\u2014 Pièce de bois pour soutenir les tonneaux.11\u2014\tAssemblage confus d\u2019objets.\u2014 Canal qui conduit l\u2019eau de la mer dans les marais salants.\u2014 Conjonction.12\u2014\tQui prend plaisir à faire du mal.\u2014 Petit ongle pointu du chien.13\u2014\tOpinion.\u2014 Nom vulgaire des la-brax.\u2014 Mathématicien suisse, né à Bâle.14\u2014\tPlante textile.\u2014 Titre de certains écrits périodiques.\u2014 Célébrité.15\u2014\tDans.\u2014 Petite cane.\u2014 Sorte de caleçon bouffant des danseuses.VERTICALEMENT 1\u2014\tAltesse Royale (abr.).\u2014 Hangar où l\u2019on garde temporairement l\u2019herbe coupée pour les animaux.\u2014 Qui est du sexe masculin.2\u2014\tGrande étendue d\u2019eau salée.\u2014 Qui ne sont point gâtés.\u2014 Lit causé par une ravine.3\u2014\tPlante ombellifère odorante.\u2014 Ecorce du chêne réduite en poudre.\u2014 Doux et caressant.4\u2014\tEspèce de petite rave.\u2014 Manière de semer.5\u2014\tNom scientifique des makis.\u2014 Partie tombante d\u2019un vêtement.\u2014\u2022 Nom du soleil chez les Egyptiens.6\u2014\tMorceau de chant sur un sujet tendre et touchant.\u2014 Mot arabe qui signifie fils.1\u2014Adjectif numéral.¦\u2014 Ancien royaume s\u2019étendant sur les deux versants des Pyrénées.\u2014 Matière fondue qui sort des volcans.8\u2014\tEspèce de poche.\u2014 Réservoir sous terre pour recevoir les eaux fluviales.\u2014 Etat physiologique des animaux.9\u2014\tPoils des paupières.\u2014 Rame de papier à lettres.\u2014 Sert à lier les parties du discours.10\u2014\tGrain du chapelet.\u2014 Chez les Romains, chapelle où l\u2019on plaçait les dieux lares.11\u2014\tIle de l\u2019Atlantique.\u2014 En deçà.\u2014 Femme de lettres française, née à Saint-Pétersbourg (comtesse de).12\u2014\tSigne distinctif des grades dans l\u2019armée.\u2014 Petit rôle.13\u2014\tPièce d\u2019artillerie.\u2014 Point où l\u2019on vise.\u2014 Soigné.14\u2014\tPièce réservée aux visiteurs.\u2014 Nom de la Vierge.\u2014 Gas stomacal.15 Averse soudaine.\u2014 Commission, diplôme.\u2014 Douzième lettre de l\u2019alphabet grec.SUR L'ECRAN DE L'ACTUALITE L Suite de la page 4 j Le Samedi, Montréal, 15 juin 1957 36 NOTES ENCYCLOPÉDIQUES Les premiers dictionnaires furent utilisés par les Assyriens et les Babyloniens pour expliquer, non des mots, mais des signes.Le plus ancien dictionnaire fut compilé par Appolonius d\u2019Alexandrie, sous le règne d\u2019Auguste.Phineas Taylor, ayant obtenu la collaboration de Jenny Lind pour son cirque, voulut l\u2019imposer à l'Amérique.A cette occasion, il inventa un genre de réception, qu\u2019on n\u2019est jamais venu à égaler depuis lors.Sur le quai de débarquement, il avait fait construire un palais de verdure et des arcs de triomphe.Des tapis rouges reliaient le port à hôtel où devait descendre Jenny Lind : 300 musiciens et 300 pompiers portant des torches vinrent donner la sérénade et accompagner l\u2019artiste qui faillit périr d\u2019étonnement.En Suède, le premier soin des autorités quand il y a eu un accident d\u2019automobile est de vérifier si le conducteur de la voiture en faute n\u2019a pas bu de l\u2019alcool dans les quelques heures qui précèdent l\u2019accident, ce qui fait que lorsque des Suédois partent en groupe pour boire au-dehors, on tire au sort « la victime » qui ne boira pas et qui reconduira le reste des convives.Le premier mai, en réponse à Mos cou, Milan est devenue pour un jour l\u2019autre capitale du travail.Une banderole devant la cathédrale reprenait à son compte le vieux slogan : « Ouvriers de tous les pays, unissez-vous ! » Un hélicoptère assura l\u2019apothéose.Il apporta au Pape le cadeau des travailleurs chrétiens : un Christ portant l\u2019équerre et le marteau, oeuvre de 5 ouvriers, des cinq continents.Le Palais Rosso, à Gênes, appartenait à la duchesse Gallieri qui vivait à Paris et avait un tel attachement pour cette ville qu\u2019elle fit un étrange testament.La duchesse stipulait qu'aucun changement ne devait être apporté à sa propriété, à l\u2019édifice et à son contenu, sans l\u2019approbation de la ville de Paris, et cela sous peine de voir ce musée passer entre les mains de Paris.A l\u2019heure actuelle, si bureau d\u2019administration veut faire exécuter certains travaux urgents, ils doivent, au préalable, s\u2019entendre avec le conseil de la ville de Paris.Le figuier se distingue des autres arbres fruitiers parce qu\u2019il donne, dans des conditions de climat favorables, deux récoltes chaque année.En 1191, Richard Coeur-de-Lion s\u2019empara de Chypre, d\u2019abord vendue par lui aux Templiers, puis érigée Tannée suivante en royaume, à la tête duquel il plaça l\u2019ancien roi de Jérusalem, le Français Guy de Lusignan.Durant trois siècles, les Lusignan régnèrent sur Chypre et Famagouste devint le grand port de la Méditerranée orientale.Les Américains ne regardent pas seulement vers l\u2019avenir, ils conservent avec piété les souvenirs du passé et honorent la mémoire de leurs grands hommes.De tous, Abraham Lincoln est demeuré le plus populaire.Dans le Kentucky, un petit temple néo-grec, véritable reliquaire, renferme une cabane de rondins où vit le jour, en 1809, ce fils de bûcheron.On a reconstitué en Illinois le petit village de New Salem, avec ses cabanes et leur mobilier rustique, en souvenir du jeune Lincoln qui y fit le dur aprentissage de la vie, et à Springfield on a fait un musée de la maison qu\u2019il habita pendant toute sa carrière d\u2019avocat et d\u2019homme politique, avant son élection à la Présidence.Pour le quatrième centenaire de la mort de leur fondateur, les Jésuites ont fait réaliser par un artiste français, Georges Serraz.trente-six dioramas qui constituent le « film » de la vie de St-Ignace.C\u2019est à Loyola, sur les lieux où naquit le saint que se situe cette évocation.\u2022 Déjà, les poudres et les liquides insecticides produisent un effet moindre sur les insectes dont beaucoup formant leurs propres antitoxines, résistent au poison et transmettent ce pouvoir décuplé, à leurs descendants.Sur cent hannetons, l\u2019insecticide en tue quatre-vingts à la première génération et seulement vingt à la seconde ! Il y a cinquante ans, un cerf-volant géant effrayait dans le parc de Bagatelle, les joueuses de Riabolo : c\u2019était le Brésilien Santos-Dumont qui, sur un aéroplane, La Demoiselle, construit de ses mains, réussissait à voler sur une distance de 125 verges à 3 pieds du sol.Rio de Janeiro vient de célébrer cet anniversaire et reconstituer, dans le cadre de la Belle Epoque, la machine volante du pionnier.Un Anglais qui atteint l\u2019âge de 70 ans a passé 24 années à dormir, 14 à travailler, 8 à se distraire, 6 à se nourrir, 5 à voyager, 4 à converser, 3 à s\u2019instruire et 3 à se soigner.CONSENTEZ LA DUALITÉ D'ORIGINE ***** POINTES D\u2019ALLUMAGE Les pointes d\u2019allumage ventilées Ford authentiques \"Heavy Duty\u201d sont percées en leur milieu.Cette ouverture crée un appel d\u2019air qui nettoie constamment et refroidit les surfaces de contact .ce qui contribue h maintenir trois fois plus longtemps leur rendement d\u2019origine.Elles sont fabriquées avec précision, selon les normes rigoureuses établies par les usines Ford.Pour conserver la qualité d\u2019origine et le rendement des premiers jours, allez chez un vendeur Ford-Monarch ou Mercury-Lincoln-Meteor\u2014ou dans un des milliers de garages qui vendent et installent les pièces Ford authentiques.LES PUBLICATIONS POIRIER, BESSETTE & CIE, LTEE Membres de l\u2019A.B.C., et de l\u2019Association des Magazines du Canada LE SAMEDI \u2014 LA REVUE POPULAIRE \u2014 LE FILM 975-985, rue de Bullion, Montréal 18, P.Ç>., Can.\u2014 Tel.: PL.9637-K GEORGES POIRIER Président ODILON RIENDEAU Chef du tirage GEORGES POIRIER, fils Vice-président CHARLES SAURIOL Chef de la publicité Pour tarifs d'abonnements, voir notre coupon dans ce numéro.Entered March 23rd 1908, at the Post Office of St-Albans, Vf., U.S.A.as second class matter under the Act of March 3rd 1879.Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe, Ministère des Postes, Ottawa.TOUS LES BONS GARAGES POSENT LES DIVISION DES PIÈCES ET ACCESSOIRES \u2022 FORD MOTOR COMPANY OF CANADA, LIMITED Les métaux de l\u2019Inco à t\u2019oeuvre au Canada RÉCHAUFFEURi REACTEUR SUBSTANCE A FAIBLE INDICE O'OCTANE PLATINE CATALYTIQUE Dans le procédé de raffinage au platine, les naphtes à faible indice d'octane traversent une couche de granules contenant environ 0.5 de platine.La présence du pla- tine accélère la réaction chimique qui transforme les naphtes à faible indice d\u2019octane en composés à haut indice d\u2019octane, base des gazolincs anticognage modernes.PRODUIT A HAUT INDICE O OCTANE &snis pi M Le PLATINE INCO permet de fabriquer au Canada la gazoline à haut indice d\u2019octane GiTicc à l\u2019un des métaux les plus précieux au monde, le platine, maintes entreprises pétrolières canadiennes produisent, plus économiquement que jamais, de l\u2019essence anticognage à haut indice d\u2019octane! En effet, le platine engendre une réaction catalytique qui transforme les naphtes à faible indice d\u2019octane en carburant à haut indice d\u2019octane et permet de tirer du pétrole brut le maximum de dérivés utilisables.Le platine utilisé dans les raffineries de pétrole du Canada est, pour une large part, du platine Inco, provenant des mines canadiennes de l\u2019Inco.Le platine est l\u2019un des sept métaux précieux présents en quantités récupérables dans les minerais de Sudbury.Dans les raffineries de pétrole\u2014tout comme dans d\u2019autres compagnies importantes fabriquant des produits chimiques, électriques, dentaires, médicaux, ainsi que de la joaillerie \u2014le platine Inco contribue à vous fournir de meilleurs produits et à procurer du travail à de nombreux Canadiens.C\u2019est là un des multiples aspects de la contribution de l\u2019Inco à l\u2019essor de l\u2019économie canadienne.t B A D ( M A B K La brochure illustrée: \"The Romance of Nickel\" (en anglais seulement) sera envoyée gratuitement sur demande.THE INTERNATIONAL NICKEL COMPANY OF CA 25 OUEST, RUE KING, TORONTO Fournisseurs de: nickel Inco, alliages de nickel, cuivre, cobalt, tellure, sélénium, minerai de fer et platine, palla, "]
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