Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La tribune
Veuillez noter qu'il manque certaines pages, parties de page ou cahiers de la version née-numérique du journal La Tribune des années 2006 à 2008.
Éditeur :
  • Sherbrooke :La tribune ltée,1910-
Contenu spécifique :
Cahier 5
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Magazine week-end, ,
  • Genre
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (5)

Références

La tribune, 1992-05-09, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Weekend La Tribune, Sherbrooke, somedi 9 moi 1992 diptyque Dopuis 1976, le- semandet Louis Caron est l'un des pou.nombreux auteurs \u201cquébécois à vivre de so plume.Mais, confie-t-il à Pierrette ROY, à \u201cl'heure où if vient de faire paraître «La fugue et je béretr, le premier volet de son fe que des «Chemins du Nord», il n'a jamais été un mercenaire de Es eg 5 gis eh are [0 «Une forme de musique plus libre», dit le chef des Zappash FESTIVAL DES HARMONIES = DU QUEBEC Rachel LUSSIER Sherbrooke Les Zappash, vous connaissez?Et les orchestres combos?.La double négation n\u2019aurait rien d\u2019étonnant, ni de gênant, sauf pour les férus de jazz.Aux États-Unis, après les petits cevra des combos en compétition.«ll y avait déja les solistes, les ensembles de musique de chambre, les stage band, les harmonies.L\u2019arrivée des combos ouvrira un nouveau chemin, aidera a prouver que le Festival, c\u2019est autre chose que de la musique de fanfare, poursuit le jeune musicien dont pent, l\u2019un les congas et le percussions auxiliaires, l\u2019autre la batterie.Les compères, qui faisaient tout de même de la musique les uns avec les autres depuis un bon moment dans différents groupes, sont allés chercher \u2018en première année\u2019, le tromboniste François Bernier, et le trompettiste Jean- François Gagnon.«Ils sont très forts tous les deux», dit François-Olivier, glissant en clin d\u2019oeil que malgré leurs obligations respectives, l\u2019octùor «n\u2019aurait pas d\u2019objection à être engagé pour jouer au cours de l\u2019étét» .Et voilà.À bon champ, bon blé! Seule formation inscrite en clas- Les combos entrent au Festival des harmonies se libre, les Zappash font figure de _ proue et s\u2019inscrivent du coup en $ tête de chapitre de cette nouvelle 2 Ë page d\u2019histoire du Festival des harmonies.7 : Pour cette première année, 136 autres groupes sont inscrits en & classe junior et aux dires des res- 2 ponsables de l\u2019événement, ça n\u2019est ê& groupes où clarinettes, cornets, trompettes, piano, percussions et contrebasses faisaient la loi, après le dixie et le ragtime, dis-je, puis après les années 20 et l\u2019engouement féroce pour les stage band, viennent les années 40 où, notamment avec l\u2019arrivée de Charlie Parker, on assiste au retour des petites formations.Le saxo est à l\u2019enhousiasme n\u2019a d\u2019égal que le sérieux.Les Zappash Les Zappash forment le seul \u2018band\u2019 étudiant du genre en région.Les huit musiciens sont au Collège de Sherbrooke.La plupart ont une formation de base en islai Tél azine Weekend \u2014 Sherbrooke, samedi 9 moi 1992 l\u2019honneur, d\u2019autres cuivres, les guitares, les basses électriques en viennent à se marier aux vents et aux percussions.C\u2019est le début d\u2019une période mais il faudra attendre longtemps avant que le néologisme combo (de l\u2019américain combination), ait l\u2019honneur d\u2019être accepté chez «mossieur» Larousse.«Ce type de formation permet une musique plus libre», dit Fran- > çois-Olivier Fortin, \u2018leader\u2019 du - 2 > = = \u2014 groupe sherbrookois les Zappash.\u201cElle date d\u2019une quinzaine d\u2019années et elle est parente avec les quartettes, quintettes ou octuor de jazz, qui ont souvent un seul instrument mélodique.» Jean-François a formé son groupe spécialement pour participer au 63e Festival des harmonies qui débutera jeudi pour se terminer dimanche et qui, pour la première fois de son histoire, re- musique classsique.Tous sont au Département de musique, tous ont l\u2019intention de poursuivre des études supérieures dans le domaine, trois les entameront dès septembre prochain tandis que les cinq autres poursuivront au CEGEP.«Au collège, nous avons eu des cours, des ateliers-combo, on a connu le répertoire et on a vraiment accroché.» François-Olivier, le saxo, vient d\u2019être accepté en interprétation Jazz à l\u2019Université de Montréal, un bloc plutôt contingenté où n\u2019entre pas qui veut.Louis Bélanger, guitariste, et Louis-Martin Grimard, bassiste, «un pilier» souligne Fortin, ont été acceptés au même endroit, où ils amorceront un bac général en jazz.Christian Ruel, le pianiste, a gagné la finale locale du concours CEGEP en spectacles.Éric Breton et Patrick Morin ta- qu\u2019un début.Mais pourquoi les combos?Pourquoi les combos?Fortin a fait ses classes, il sait de quoi il parle autant quand il s\u2019agit de parler interprétation ou répertoire que quand il s\u2019agit de situer les combos dans l\u2019histoire du jazz.«Le répertoire est en partie le même que dans les stage band, mais on peut pousser plus loin dans le jazz et évidemment, les arrangements ne sont pas les mêmes.L\u2019orchestre combo laisse davantage de place à chacun, on communique mieux ensemble.En somme, le combo n\u2019a pas la puissance du stage band, mais a peut- être plus de personnalité.Un peu comme la musique de chambre et la musique symphonique.Le musicien insiste encore sur le caractère formateur de ce genre de formation.«Généralement, il y a un seul musicien sur une partition: c\u2019est | Les Zappash: des gars tout à fait sérieux qui | jasent de jezz, huit d étudiants en musique qui = ont formé un combo ] spécialement pour le 63e 3 | Festival des harmonies.\u20184 Pour la première fois 4% | cette année, la M | compétition ouvre on | | effet ses portes à ce genre de formations.plus exigeant que le stage band, l\u2019erreur ne pardonne pas! Il y a aussi plus d\u2019espace pour la créativité, pour l\u2019exploration de choses complexes, on peut choisir des pièces populaires, d\u2019autres plus élitiques.Les combos peuvent même facilement soutenir un chanteur; c\u2019est le choix de Phill Collins, par exemple.» Plaisir et modernité Ajoutez à ça, le caractère moderne d\u2019une musique qui parle tout autant et parfois davantage aux jeunes que la musique classique, la place laissée à l\u2019impro et à la performance, le mariage des différentes familles d\u2019instruments, et vous comprendrez les enthousiasmes.«On fait ça pour le plaisir.Et on en a beaucoup! À chaque répéti- François-Olivier Fortin, le \u2018leader\u2019: «Dans un combo, on communique davantage ensemble, chacun a une place importante.Nous, on fait ça pour le plaisir.Et on en a beaucoup!» tion, on se donne dix minutes\u2019 pour improviser.On s\u2019éclate comme il faut et après, on se met sérieusement au travail avec un petit quelque chose en plus.» Car la musique en combo, c\u2019est aussi une large place laissée à l\u2019expression personnelle.Mais le saxophoniste corrige: «Il y en a qui croient que le combo est essentiellement du free jazz.Ca n\u2019est absolument pas le cas.Le free jazz représente un style, plutôt difficile d\u2019écoute d\u2019ailleurs.Nous, on explore les autres couleurs du jazz.» Be-Bop, cool jazz, rythmes latino, jazz-rock et tutti quanti.Pour le Festival, où il seront en quelque sorte en \u2018sport de démonstration\u2019, les Zappash ont choisi un classique de Gillespie, une pièce à la mémoire de Miles Davis, qu\u2019ils disent regretter, et un funk «qui brassera».Fortin n\u2019est pas peu fier de dire que chacun des huit musiciens improvisera.Vendredi soir le 15, l\u2019octet jouera, avec d\u2019autres groupe au \u20185 à 7\u2019 du bar Le Magog, à Sherbrooke.Le classique?«Nous l\u2019aimons; un bon musicien doit être capable des deux.» Sérieux.Je vous l\u2019avais dit! Intellos sur les bords aussi les gars: leur appellation vient directement de la biographie de Ravel, de \u2018Les Apaches\u2019, nom qu\u2019un groupe de jeunes musiciens qui en- tourdient \u2018le compositeur et qui voulaient se démarquer avaient choisi \u2014allez savoir pourquoi\u2014 à l\u2019époque.Intellos, et rigolos les mecs puisque, camme on s\u2019en doute, la contrefaçon du mot en Zappash, c\u2019est pour riref PE K > CR ve il n- e- st = oF mt _ we = ise 0 PIES A \u2018écriture pour Louis Caron: la seule voie possible livres Péorrette ROY n lui dort un architecte.Il le reconnaît.Mais un architecte Ms avec lequel il s\u2019est désormais apaisé.D\u2019où, peut-être, cette propension qu\u2019il manifeste, depuis ses débuts professionnels dans l\u2019écriture en 1976, à s\u2019étaler sur plusieurs tomes.Déjà trois avec les «Fils de la liberté», et deux annoncés avec «Les chemins du Nord» dont il vient de faire paraître chez Edipresse, avec «La tuque et le béret», le premier volet.Mais, le romancier Louis Ca- Yon est aujourd\u2019hui catégorique: il I pouvait être autre chose qu\u2019un rivain, la seule voie qui consti- Juait, pour lui, le résultat de l\u2019har- Monie entre son talent et son goût.f «Au-delà des petits désirs non- §souvis, existent les courants na- Furels.Or, dès l\u2019âge de 14 ou 15 \u2018ans, il était évident pour moi que j\u2019écrirais.Je ne me considérais pas comme un prodige, mais je croyais fermement que si je me Téléphoto par Claude Poulin Louis Caron: «Je gagne ma vie avec ce que j'ai dans la tête et le coeur.«Car toute ma façon de voir la vie et aussi l\u2019écriture a découlé de cette expérience que je menais proche des gens, dans un journal régional.Si j'étais né à Montréal, je serais aujourd\u2019hui différent.Le journalisme a constitué pour moi une double formation: d\u2019abord par la pratique de l\u2019écriture qu\u2019il me permettait, mais également par l\u2019apprentissage qu regard sur le monde, sur la vie, qu\u2019il m\u2019a permis de développer.J\u2019en suis sorti heureux et comblé et Je sais au- jourd\u2019hui que si j\u2019avais a refaire du journalisme, je le ferais de cette façon.» C\u2019est pourtant au service des nouvelles de Radio-Canada, puis dans une agence de publicité, puis au service d\u2019information de certains ministères et enfin, à la direction de Communication-Qué- bec à Trois-Rivières qu\u2019il a poursuivi sa route et sa maîtrise de son moyen d\u2019expression avant de se dire, en 1976, qu\u2019il savait désormais écrire et qu\u2019il pouvait se consacrer plus sérieusement à cette activité dont il vit depuis ce moment «Je reconnais que c\u2019est pres- qu\u2019un exploit, économiquement parlant, puisque nous sommes à peine 10 ou 12 à le faire, au Québec.Il m\u2019est arrivé, à l\u2019occasion, rain propice à l\u2019expression de son talent.«Je me suis longtemps battu avec cette image de conteur que l\u2019on m'\u2019accolait.Mais aujour- d\u2019hui, je me suis réconcilié avec parce que ma réalité est là.» Devant cet aveu, faut-il s\u2019étonner que Louis Caron soit impliqué actuellement, en compagnie du chanteur Robert Maltais, dans le spectacle «Parlez-moi français» que le duo a présenté l\u2019automne dernier en France mais qu\u2019il a choisi de tourner au Québec cet automne.Un spectacle apolitique dans lequel on parle évidemment de langue et dans lequel il tient le rôle d\u2019un personnage imaginaire.«Ce spectacle me permet de constater quelle est l\u2019ivresse de raconter et comment cette approche peut, pour moi, être complémentaire à mon métier d\u2019écrivain.» Enfin un gagnant Car, la vie de Louis Caron est découpée en sections, une partie consacrée à sa vie privée et une autre à sa vie publique, qu\u2019il organise en alternance et qu\u2019il aborde avec la même fascination.Ainsi, après le Salon du livre de Québec auquel il participait la semaine dernière, il compte se replonger au cours des trois pro- es Je n\u2019ai jamais été un mercenaire de l'écriture.» disciplinais à travailler fort, j'allais peut-être arriver à quelque chose de pas trop pire.» Les années d\u2019apprentissage ont d\u2019ailleurs donné raison à Louis Caron qui, pour bien.préparer cette carrière qu\u2019il souhaitait mener, s\u2019est appliqué dès son abandon, à la mort de son père, du cours classique au Séminaire de Nicolet qu'il fréquentait, à expérimenter tous les moyens de communication possible.Proche des gens w= C\u2019est par du journalisme au Nouvelliste de Trois-Rivières qu\u2019il aborde l\u2019écriture et trouve sa première et plus signifiante école.de jumeler la scénarisation, mais je n\u2019ai jamais été un mercenaire de l'écriture.Je gagne ma vie avec ce que j'ai dans la tête et le coeur, et j'ai toujours proposé mes affaires à moi.» Écrivain et conteur Mais, au-delà même du romancier qui fait oeuvre populaire \u2014 «c\u2019est là, non pas le résultat d\u2019un choix idéologique mais d\u2019une volonté de départ qui était inévitable parce que la conséquence de ce que je suis»\u2014, se tapit le conteur qui, avec la plume comme avec la parole, n\u2019a même pas besoin d\u2019ê- tre sollicité pour surgir et qui trouve, dans la représentation, un ter- chains mois dans l\u2019écriture du deuxième et dernier volet des j «Chemins du Nord» pendant que se préparera sa tournée avec «Parlez-moi français».Ce diptyque met d\u2019ailleurs en scène, pour la toute première fois dans l\u2019oeuvre romanesque de M.Caron un personnage principal gagnant, Félix Métivier, qui bâtit en Mauricie un empire forestier.«Au moment où j\u2019ai écrit \u2018L\u2019emmitouflé\u2019, mon: premier roman, le personnage de Nazaire, l\u2019homme qui se cache pour ne pas aller à la guerre, s\u2019est imposé de lui-même; c\u2019était là ma façon de voir le monde et de dire que la vie est un combat dont on sort amoché.Ce n\u2019était pas le résultat d\u2019une analyse consciente mais une constatation conséquente.Et, progressivement, j'ai mis en scène des héros un peu du même type.» Or, à l\u2019orée de la cinquantaine, Louis Caron ne peut pas affirmer s\u2019il projette aujourd\u2019hui sur son héros Félix Métivier le destin du Québec \u2014«la bagarre n\u2019est pas encore gagnée» reconnaît-il cepen- > 2e dant\u2014 ou si celui-ci réflète le fait qu'il vieillit bien, mais il en est très heureux.«II fallait bien que je me réconcilie avec quelque chose avant de mourir», lance-t-il dans un rire.Et, après la rédaction de ce deuxième volet des «Chemins du Nord», le romancier compte s\u2019attaquer à un roman en un seul.et gros volume! ds?TET s TaTribune on on FF Vidéotron > Wie ares $F Clow Salle Maurice-O\u2019Bready » MERCREDI 13 MAI A | Centre CurTurEt |e à 20h IL Université de Sherbrooke 820-1000 4015: nn _ _\u2014E - > _ un rT 0 1:3 EULEMENT ERE SE 20 h osent [661 Du 6 \\pawos \u2018eyooiquays \u2014 puoyoam oujzoBoy \u2014 \u2018eunquy by hy + Les Oisillons s'offrent une comédie musicale [I Le choeur d'enfants fondé par Claudette Martin célèbre ses 15 ans x ye Rachel LUSSIER Qui a dit qu\u2019aux ames bien nées.Cette saison, le choeur d\u2019enfants Les Oisillons, qui regroupe 50 jeunes de 7 à 17 ans, célèbre ses Ni 15 années d\u2019existence sans inter- BO ruption.ll Entendre par 1d que les membres de la toute première heure ont aujourd\u2019hui 25 ans.minimum! Isabelle et Jean-François Grondin, la soeur et le frère, ont respectivement 17 et 15 ans.| Tous les deux ont participé ou pariéiperont directement au concert anniversaire qui sera présenté ÿ ce samedi 9 mai, la première ayant agi comme répétitrice auprès des enfants, le second en assurant, au #8 piano, l\u2019accompagnement du con- 8 cert.& Isabelle est membre active du # choeur depuis l\u2019âge de 7 ans.Jean-François y a chanté entre l\u2019âge de 7 et 11 ans et accompagne ÿ le groupe depuis quatre ans.à Bien sûr, tous n\u2019ont pas eu cette Ï ténacité ou cet attachement, mais aut-il, en citant ces deux beaux xemples, insister davantage sur le fait qu\u2019au cours de ces 15 années, 3 les quelque 800 garçons et filles qui ont fréquenté Les Oisillons à ont pu bénéficier d\u2019une chance la nouvelle revue musicale de l'é r ete * Salle Maurice-O'Bready Centre CULTUREL Université de Sherbrooke Du 26 juin au 29 août à 20h30 Profitez de nos PRIX DE GROUPE | 822-1989 Informez-vous sur nos FORFAITS TOURISTIQUES Téléphonez-nous avant que LA FIÈVRE DU ROCK'N ROLL N'ENVANISSE L'ESTRIE ' #8 ) 82.Sherbrooke: SES Liege: 847.RSS 1141 1 822 3175 \u2019 baska: 357.1221 moni ; 373-8725 Téléphoto par Christian Landry fondatrice Claudette Martinunique d\u2019apprivoiser la musique tout en s\u2019amusant?«Nos objectifs premiers ont toujours été de développer l\u2019expression artistique, de goûter au plaisir du chant choral et d\u2019amener les jeunes à créer sur une scène, pour le public», explique la fondatrice Claudette Martin qui, en 1977, devant la pénurie de formations vouées aux enfants dans la région, décidait de poser un geste concret dont l\u2019avenir n\u2019allait en aucun temps démentir la pertinence.Au conraire! «À ce jour, bon nombre d\u2019entre eux poursuivent des études en musique», dit Mme Martin.JEAN-GUY PICHÉ SAMEDI - 9 MAI 20h Achetez au 820-1000 Présenté par C7: rvice io rEstrie Les Shéccaliates de l'ÉLECTROMÉNAGER Salle Maurice-O'Bready CENTRE CULTUREL Université de Sherbrooke Ay La Tribune, \u2014 Magazine Weekend \u2014 Sherbrooke, samedi 9 mai 1992 LaTribune 41070 chants Une grande petite histoire «Après des débuts timides, le groupe s\u2019est développé avec audace en prenant régulièrement part à la vie culturelle soit sur le plan local, régional et provincial,» poursuit la fondatrice qui assume bénévolement, depuis ces 15 ans, la présidence des Oisillons.Pendani 10 ans, d\u2019abord sous la direction de Josée Cambron, puis, avec Carmen Roy à la barre depuis 5 ans, on a notamment participé aux spectacles d\u2019ouverture de la Fête du lac des Nations, au rassemblement choral des Villages culturels, aux activités organisées par l\u2019Alliance des chorales du Québec.Joli fleuron dont relativement peu de chorales d\u2019adultes peuvent s\u2019enorgueillir, Les Oisillons réalisaient, en 1987, «Noël en chants de neige», un disque entièrement fait de pièces originales écrites par Bertrand Gosselin.L\u2019année suivante, les jeunes ont enregistré un Ensemple pédagogique, «À l\u2019école des saisons de la vie», avec Paul-Alain Charbonneau.Avec d\u2019autres partenaires Au fil du temps, outre les deux concerts qu\u2019il a donnés chaque an- En pleine répétition, 5 sans les décors et les costumes, Les Oisillons découvrent un homme endormi.que se passera-t-il?En mortaise, la \u201cnée, bon an, mal an, l\u2019un à Noël, l\u2019autre au printemps.comme les grands!, le jeune groupe vocal s\u2019est aussi associé avec d\u2019autres partenaires du milieu culturel es- trien.En 1991, on offre un concert avec l\u2019Orchestre symphonique des jeunes de Sherbrooke., La même année, on hausse d\u2019un cran la barre des difficultés en participant, aux côtés de l\u2019Orchestre et du Choeur symphoniques de Sherbrooke, à la présentation \u2018de la version concert de l\u2019Opéra Carmen.«On récidivera d\u2019ailleurs l\u2019an prochain, dit fièrement Mme Martin, alors qu\u2019avec l\u2019Orchestre symphonique des jeunes et le Choeur symphonique de Sherbrooke, les enfants travailleront le dernier mouvement du \u2018Requiem\u2019 de Gabriel Fauré.» Rien que ça! Non seulement les jeunes ap- prennent-ils à partager entre eux et avec d\u2019autres musiciens, mais encore donnent-ils régulièrement de leur temps pour agrémenter de leurs voix fraîches le quotidien des personnes âgées et des malades par des mini-concerts.«La course au bonheur» Le spectacle anniversaire de ce samedi ne manquera pas d\u2019originalité.«Nous avons voulu relever un nouveau défi», commente Claudette Martin.L'adaptation de la comédie musicale «La course au bonheur», de Marcel Lefevbre (bien connu au titre de parolier de Jean Lapointe) et du compositeur Paul Baillargeon, a pu être montée grâce à la collaboration de Sylvain Leblanc, un jeune comédien, étudiant en Théâtre à l\u2019Université de Sherbrooke.«C\u2019est un concert pour public de tous âges, L'histoire raconte la vie d\u2019un milliardaire parti à la re- cheche du bonheur.À l\u2019occasion d\u2019une malheureuse panne, il rencontre des enfants qui l\u2019invitent à jouer avec eux, l\u2019amènent dans leur fantaisie, le transportent dans sa propre enfance où il reconnaît que le bonheur est au fond de soi.» Les choeurs seront dirigés par la cheffe Carmen Roy.«Notre directrice excelle à développer le talent des jeunes et à leur donner le goût d\u2019une belle musique populaire autant que classique.Elle sait jusqu\u2019où les jeunes peuvent aller et elle les y amène avec audace,» conclut la fondatrice qui a de quoi se réjouir de la «petite idée» qu\u2019elle a concrétisée il y a 15 ans.Le concert aura lieu à la salle Alfred-Desrochers du Collège de Sherbrooke, rue Terrill, à 19 h 30 une question d'identité l\u2019art lyrique à Orford, une avenue qui, promet-elle, ira s\u2019élargissant.Une place pour l\u2019histoire de la musique, pour la musique mise en relation avec d\u2019autres disciplines Le développement d\u2019Orford: réussiront.Devenir musicien, c\u2019est = se forger une âme.» im us 19 ue _ On parle ici de baroque, de clas- Bs RID TE sicisme, de romantisme et de post- Sa SE romantisme.A la demande du ministére des Affaires culturelles, un comité de développement se penche sur un plan triennal, ce qui devrait laisser a la direction artistique un mini- TOM om Br ef bw % 1 PTT RE EE 0 we ee OD 4 Rachel LUSSIER Orford Le développement d\u2019Orford doit passer par la fenêtre de l\u2019excellence.Le développement d\u2019Orford nécessite qu\u2019on canalise les énergies.Le développement d\u2019Orford exige que le Québec et le Canada ouvrent l\u2019oeil sur le monde.Le développement d\u2019Orford passe par l\u2019idée de se façonner une identité.Plus que des souhaits, une sorte de credo.En prenant la barre du Centre, il y a trois ans, Agnés Grossmann savait ce qu\u2019elle voulait : offrir aux musiciens post-gradués un terrain ou non seulement ils pourraient parfaire une technique, mais ou ils trouveraient matière à découvrir, à penser, à affiner leur sensibilité.«Au cours des dernières années, - on a créé de grands techniciens, des machines qui, aujourd\u2019hui, n\u2019ont pas beaucoup de succès.Si on ne redonne pas son âme à la grande musique, elle mourra.Seuls les musiciens qui, à partir de leur connaissance des compositeurs et de leurs époques, à partir de l\u2019expérience des grands maîtres qu\u2019ils auront fréquentés, auront un message personnel à livrer, Toutes périodes que l\u2019on croyait immuables.Alarmiste?Selon Grossmann, si le pays n\u2019est pas vigilant, s\u2019il ne se crée pas de lieux propres à une formation sérieuse et des événements susceptibles d\u2019attirer un public qui a pris l\u2019habitude de fréquenter la perfection du disque laser, il y a grand danger de voir s\u2019écrouler une longue et grande tradition.«En concert, le public est en droit de s\u2019attendre à être élevé d\u2019une façon différente, il doit sentir les ondes musicales, participer à la re-création d\u2019une oeuvre.» S\u2019engager Voilà pourquoi Agnès Grossmann accepte de mettre un peu en diminuendo une carrière brillante de chef d\u2019orchestre pour faire ouvrage de pédagogue.Voilà pourquoi elle voit Orford classé au rang des grandes Écoles d\u2019été en Amérique, et son Festival reconnu parmi les événements internationaux incontournables.«Ca n\u2019est pas un rêve, c\u2019est une nécessité!» Aux dires de la musicienne, Orford jouit d\u2019atouts considérables.Le reste est question d\u2019argent et de qualité d\u2019engagement.Mme Grossmann laisse voler plein ciel les espoirs en même temps qu\u2019avec d\u2019autres, elle re- Agnès Grossmann tourne de ses mains la terre du jardin.À Orford, on a décidé d\u2019appliquer des principes, d\u2019affirmer une vocation.La fenêtre s\u2019ouvre «Il faut recevoir ici les plus grands maîtres et les meilleurs étudiants.» Dès 1990, Mme Grossmann s\u2019était donné un leitmotiv qu\u2019elle clamait haut et fort et voici que 1992 se présente comme une année charnière.L\u2019EMPIRE DES INDES EMMANUEL BRAQUET L\u2019ECOSSE JEAN-LOUIS MATHON LA GRÈCE DES DIEUX ET DES HOMMES FREDDY TONDEUR LE MISSISSIPI ALAIN DE LA PORTE rr BRÉSIL TERRE D\u2019ESPOIR ET DE PASSION MARIO INTROIA EGYPTE MER ROUGE CHRISTIAN MONTY \"ABONNEZ-VOUS A LA L'interurbain Bell présente 20°¢ SAISON AVANT LE 15 MAI 1992 ET COUREZ LA CHANCE DE GAGNER UNE SEMAINE INOUBLIABLE! mum décent de marge de manoeuvre.Un début.«Si on veut penser à l\u2019échelle internationale, il faudra des sous.» La Corporation ne s\u2019asseoit pas pour autant sur les lauriers de l\u2019espérance.Aux cotés du comité de déveiop- pement, un comité des finances s\u2019est mis au boulot.Des pistes Des pistes concrètes?La programmation du Festival 1992 laisse entrevoir d\u2019évidence une option ferme en faveur de la musique de chambre pour laquelle, d\u2019ailleurs, le lieu est conçu.Allons-nous vers une place à Orford pour tous les chambristes incluant les bois, les cuivres et les voix, toujours pour les post-gra- dués?«C\u2019est un rêve»! Grossmann parlait des chanteurs en 1990.Cet été, il y aura de Mettant en vedette une pléiade de jeunes talents estriens AU THÉÂTRE GRANADA PROGRAMMATION Samedi, 9 mai 20h : Spectacle 1 Dimanche, 10 mai 14h : Spectacle 2 Prix par spectacle 3$ étudiant / 5$ autres Pour information : 569-9731 JEUNES EN SCÈNE .A SHERBROOKE 51, rue Wellington Nord, Sherbrooke lere partie : Artistes invités 2e partie : danse, humour, musique Mise en scène de Jacques Routhier danse, chant, humour, musique, équilibriste Mise en scène de Jacques Routh Participation de Don Quichotte et Dulcinée durant lo fin de semaine artistiques?«Je suis convaincue que la musique est mieux comprise quand elle côtoie d\u2019autres formes d\u2019art.» Une invite plus vive au grand public?«On peut songer à des associations intéressantes avec d\u2019autres partenaires».Le discours d\u2019Agnès Grossmann reste prudent mais la directrice ne nie aucune des hypothèses énoncées.Et elle laisse encore savoir clairement qu\u2019Orford grandira à partir de ses spécificités, que les talents de la région continueront d\u2019être mis à contribution, qu\u2019elle est ouverte à plusieurs formes de collaboration mais qu\u2019elle souffre mal les dédoublements inutiles.«Je veux qu\u2019on vienne de partout pour écouter les chambristes d\u2019Orford.Je veux qu\u2019Orford porte la musique de chambre, et que le nom d\u2019Orford soit porté trés loin par elle.» V® 9-10 mal Sous la présidence d'honneur de Tango Tango ier 4 41837 66] OW 6 Ipeuos \u2018oyooieus \u2014 pueyeam subg \u2014 \u2018sunquj 07 Recevez 6 coupons-rabais de 1,508, une e valeur totale de 9$, échangeables dans / à» les rôtisseries St-Hubert participantes.| {mater 41056 Ë | ERA sauce maurice-orsreaoy 820-1000 .La Tribune, \u2014 Magazine Weekend \u2014 Sherbrooke, samedi 9 moi 1992 Sacré CharlÉlie Couture, va! ENSEMBLE VOCAL AMADEUS DE L\u2019 ESTRIE \u201cTRIO DE GUITARES DE \"QUEBEC (sur instruments anciens) Direction musicale: André Martin VENDREDI 8 MAI ET SAMEDI 9 MAI A 20 h EGLISE SAINT- ANDREW, 280, rue Prantense, Sherbrooke Au Gramophone, Promenades King Information: 821-0227 ee Billets: 14* LaTribune 41066 CHLT63AM ©0125 CHANSON: CHARLELIE COUTURE.VICTORIA SPIRIT MCA records TDF 8957 et ROCK: INDOCHINE LE BIRTHDAY ALBUM BMG musique Dist, Sélect, BMGQ CD 819 ç= CharlÉlie.À chaque fois, les amateurs de chansons à textes, les vrais, tombent en bas de leurs systèmes de son.Après avoir bien pris son temps et menacé son public de délaisser la chanson, le beau différent, l\u2019ar- disques tiste global, traverse outre-Atlan- tique avec un nouveau produit fort, puissant, encore étonnant.Depuis quoi?Une petite douzaine d\u2019années maintenant que les «chansonphiles» québécois l\u2019ont découvert?Relativement près dans le temps, le diptyque «Solo Boy», «Solo Girl» en a ravi plusieurs au Québec.Évidemment, le mot se passe davantage de vivoir de connaisseurs en salon de «découvreurs» que de rotation à la radio en passage à Ad lib! Or, voici que M.Couture vient | 3ème âge H Taxes et service en sus y Au Grand Salon Sherbrooke De 11 h OOà 14 h 30 6 personnes et plus 2 services All h 00&13 h 00 De17 h 00521 h 00 Frangois Jasmin au piano S5al2ans =\u2014 1050* Moins de S ans gratuit ILE Les prix: Adultes 1850% 1450$ Prix de présence pour les mamans Delia Réservation: Sherbrooke 822-1989 Delta, Hotels ef centres Poste 873 devillegialure 40872 J © Aéroports, déplacement d'affaires e Mariage et autres occasions e Limousines présidentielles 8 places © Jaguard V-12 © Rolls Royce corniche décapotable © Excalibur 4 portes, exclusive au Québec Voitures de luxe WINDSOR: SHERBROOKE: MAGOG: FAX: 845-5625 820-2110 868-1615 845-4998 Permis TS-CTQ 39533 VIVEZ UN PERIPLE MUSICAL ABONNEMENT A LA 54e SAISON DE L'ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE SHERBROOKE PRÉSENTÉ PAR : LES CONCERTS SYMPHONIQUES RAYMOND, CHABOT, MARTIN, PARÉ POUR 70$ AU LIEU DE- 110$ (PRIX RÉGULER) ASSISTEZ A 5 CONCERTS DE L'O.8.5: [Is] ovr D'ENVOI SAMEDI.3 OCTOBRE À 20H Soliste invitée : Chantal Juillet, violoniste.Oeuvres de Beethoven, Sibelius et Schumann fe [J XPEDITION FRANCAISE EZ) SAMBDF.27 FEVRIER A 20H Soliste isrvité : Frank Braley, pianiste.ler prix du concours Reine-Bfisabeth de po, en 1994, Oenvres de Chabrier, Ravei et Magaard.Chef invité : Daniel Swit, director artistique de I'orchestre -\u2014 85 katoon.| NvoLEE MUSICALE IN Symphonique de Bas SAMEDI.28 NOVEMBRE A 20H vis Soliste invitée : Marie-Jegée Simard, percussionniste.Ocuvres de Gilles BeYlemare et François Dompierre.Requiem de Fauré, sotistes invités : Yolande Parent, Érik Oland et le Choeur symphonique de Sherbrooke.ÉRIPLE LYRIQUE SAMEDI.16 JANVIER À 20H Soliste invitée : Claudine Cété, soprano.Oeuvres de Rossini, Becthoven et Airs d'opéra.Chantal Juillet M.-J.Simard Claudine Côté \\VEIOYAGE À NEW-YORK SAMEDI.17 AVRIL À 20H West side story de Bernstein, solistes invités : Shari Saunders, soprano; Gabrielle Prate, mezzo soprano; Gordon : Gietz, tenor; Michel Desbiens, baryton et 10 chanteurs de la région.[BY ascrion MUSICALE Directeur artistique et chef attitré : Marc David Frank Braley Daniel Swift Marc David POUR UNE SOMME ADDITIONNELLE DE 25$ DÉCOUVREZ LES RÉCITALS 0.5.5.- JEUNESSES MUSICALES DU CANADA ns ENNES [umes EE, - FEW INTERNATIONAUX VENDREDI, 6 NOVEMBRE À 20H VENDREDI.4 DÉCEMBRE À 20H VENDREDI.29 JANVIER À 20H James Ehnes, violewtste Salle Bandeen Université Bishop et pianiste Salle Bandeen Alain Trudef, troneboniste Yeger Dyachkov, violoncelliste Guy Few, trompettiste Nari Matsuura, pianiste Salle Bandeen Université Bishop Université Bishop POUR VOUS ABONNER, TELEPHONEZ AU CENTRE CULTUREL DE L'UNIVERSITE DE SHERBROOKE : 820-1000 Tle] LaTribune |] Gotan Ÿ Rachel Lussier de lancer au Québec le second disque d\u2019un autre diptyque.- «Victoria spirit», quoique de facture différente, suit en effet «Melbourne aussi», les deux ayant été inspirés par un voyage en Australie.Terminé la vision impressionniste véhiculée dans «Melbourne».«Victoria spirit» donne dans l\u2019idéologie.Des musiques tous azimuts, mais qui portent toutes l\u2019empreinte personnelle de Couture, voix d'intimité, timbre monocorde, poésie moderne de haute voltige, en anglais ou en français s\u2019il-vous- plaît, selon ce qui habille au mieux le propos.CharlÉlie s\u2019insurge, dénonce ou chante la romance d\u2019aussi belle manière.Conceptuelque.Poétique.Le récent phonogramme.de CharlElie devrait passer dans toutes les mains averties, toucher le coeur de toutes les têtes chercheuses dans le domaine, avant que l\u2019é- .crivain, le cinéaste, l\u2019artiste visuel ne mette à exécution \u2014peut-êtresa menace de quitter la chanson.Spirituel.Criti- À propos d\u2019Indochine Personnellement, je ne classe pas Indochine au rang des grands crus du rock.Mais il faut bien admettre que le groupe a inscrit sa griffe dans l\u2019histoire du rock en français, et je sais qu\u2019Indochine, qu\u2019on a eu l\u2019occasion de recevoir de temps à autres au Québec à partir du milieu des années 80, a ses fans inconditionnels.Ces derniers, comme d\u2019aileurs ceux qui les aiment bien sans nécessairement posséder tous leurs albums, en auront pour leur fric avec LE BIRTHDAY ALBUM, un pho- nogramme compilation qui souligne un joyeux 10e anniversaire en rééditant les grands succès déjà enregistrés, auxquels on a ajouté un inédit plutôt agréable, \u2018La guerre est finie\u2019.Au total, 19 titres dont les incontournables \u201cLes yeux noirs\u2019(1985-86), \u201cLes Tzars\u2019(1987-88) et \u2018Le baiser\u2019(1990-91), la chanson la plus minimale jamais enregistrée par le groupe.Les gars se sont en outre fendus d\u2019un joli livret biographique dont le contenu mérité d\u2019être souligné. Lemonde célèbre 30 ans de peinture en Estrie D) L'initiateur de l\u2019hyperréalisme au Québec persiste et signe Rachel LUSSIER Cone à St-Hyacinthe, quand il avait 17, 18 ou 19 ans, il arrivait que l\u2019on charcute ses oeuvres pour les transformer en cabanes d\u2019oiseaux! Le jeune Lemonde avait mal, mais il encaissait.C'était autour de 1962.«J\u2019avais déjà la peinture dans la peau, je savais que je ne pourrais jamais fairê autre chose.» Et il l\u2019a fait.D\u2019abord, il peint des abstractions, mène la vie de bohème, est déjà «peintre à plein temps».Serge Lemonde cherche.Fin des années 60, après son passage aux beaux-arts, il subit l\u2019influence du popart.Si peu de temps.Cette disgression l\u2019amènera bien vite à une rupture définitive avec ses aînés, et bien vite aussi, il transcendera le connu .pour explorer les voies d\u2019un réalisme cru.«Je me libérais, je me découvrais grandeur nature, J'avais besoin d\u2019horizons nouveaux.» Du coup, il délaisse les tachistes et les plasticiens.Et Serge Lemonde devient Lemonde.Cité comme le premier peintre hyperréaliste au Québec \u2014ils ne seront d\u2019ailleurs pas nombreux par la suite\u2014, l\u2019artiste célèbre cette année 30 années de peinture, «mes 30 années de ténacité», dira- t-il et a choisi l\u2019Estrie, plus précisément la Galerie Riverain-Arlo- gos, à Eastman, pour célébrer sa rencontre avec un univers unique.Trente ans plus tard, sans avoir connu le privilège d\u2019être boursier, Lemonde persiste, signe, et y va de quelques mises au point.Refus global «L\u2019art, entouré du discours verbal m\u2019inquiéte.Les super-intel- lectuels de l\u2019art, je ne les comprends souvent pas moi-même.Ce que je n\u2019ignore pas cependant, c\u2019est le danger des étiquettes.Depuis quand applique-t-on des théories après les faits?» Lemonde a son \u2018refus global\u2019, à lui tout seul.La gloire?Il a connu.Les creux de vagues aussi.Si son nom et l\u2019important apport de son oeuvre sont cités dans tous les livres sérieux d\u2019histoire de l\u2019art contemporain au Québec, s\u2019il est aux cimaises de grandes galeries, Lemonde n\u2019en fait pas un plat.La reconnaissance lui sied, mais l\u2019absence de cette dernière, notamment dans les années 80, \u2014 comme par hasard quelques années après qu\u2019on lui eut collé son étiquette, justement\u2014 ne l\u2019a jamais empêché d\u2019ouvrager.«Qu'elle soit acceptée ou rejetée, ma démarche intellectuelle m\u2019appartient.La liberté, c\u2019est de peindre ce que l\u2019on veut.Quant aux genres.À défaut de tartiner le caviar, Lemonde poursuit sa route dans la dignité.Référant à l\u2019intervention de Leblond, il dit: «Changer a quelque chose de bon, mais il faut prendre garde de ne pas changer pour changer.Je crois que le mouvement qui semble se dessiner peut avoir du bon dans un Québec qui stagne, qui s\u2019est arrêté à Molinari, qui a besoin d\u2019un nouvel élan.Mais il ne faudrait pas que ça serve uniquement à mettre quelques personnes en place.méme si j'étais l\u2019une d'elles!» Acceptation totale L\u2019actuelle exposition, présente 22 oeuvres, fruits d\u2019un travail de quatre années, de 1989 à 1992 inclusivement.Grands formats, sujets-bijoux, couleurs franches, maîtrise parfaite, la noblesse travail complexe caché derrière des compositions d\u2019apparence simple.\u201cUN THRILLER ÉLECTRIFIANT CAROLCO DISTRIBUÉ PAR LES FILMS COLUMBIA / TRESTAR DU CANADA VOUS TIENT EN HALE Ironique.Fantaisiste.Caustique.Insolite.Parfois un fond dramatique, ailleurs un humour subtil qui d\u2019occasion, tire sur le noir.Et ça et là, ce délicieux détail, celui qui change tout.Parfois purement esthétique (les sphères), ai- leurs à caractère éditorial (le missile, le F-16).Observateur d\u2019un univers que lui seul peut voir, mais observateur rigoureux, Serge Lemonde en impose au spectateur.Ce qui n\u2019empêche pas ce dernier de s\u2019amuser, de prendre plai- JUSQU'À LA FIN.LE MEILLEUR [§ THRILLER DEPUIS \u2018ATTRACTION FATALE\".« Pat Collins, WWOR-TV \u201c \u2018BASIC INSTINCT\u2019 EST UN THRILLER DE PREMIERE CLASSE.SUEURS ET FRISSONS GARANTIS I\u201d -Bill Diehl, ABC RADIO NETWORK \u201cBASH VERSION FRANÇAISE 18 A adn Rr TRE ct darmut loti ST SU VESTS 1 ous LES JOURS: 7:00 - 9:30 OUEST - 566- 8782 \u201c THE BABE EST UNE HISTOIRE D'AMOUR ET LE PORTRAIT D'UN GEANT DU 20e SIECLE.JOHN GOODMAN EST EBLOUISSANT DANS LA PEAU DE BABE RUTH.\" -Huguette Roberge, 1A PRESSE jie, 2 bill ) all Version onc aise de \"THE BABE\" LA MAISON DU CINÉMA 63 KING OUEST - 566- FT NN CHLOE SAINTE MARIE NICOL #5 FRANÇOIS RIVES \\ £5 = & ; SE ON ss Ge , pan ne Le Cp 5 « ¢ Bs Co t w- 1 {OUISE FORESTIER UNIVERSAL À TOUS LES JOURS: 7:10 - 9:20 MB STEVE GENDRON ROGER GIGUERE \u2018I 63 KING OUEST - 566-8782 EINES sir aux subtilités que laisse planer Lemonde à travers ses grands traits, ses couleurs affirmées, ses sujets délices.«Lemonde pille l\u2019imaginaire», a-t-on déjà dit.Il pille peut-être, mais il rend bien le butin volé! Car on a beau parler d\u2019hyperréalisme, rien ne dit, et c\u2019est bien là que Lemonde joue d\u2019équilibre, que le spectateur n\u2019a pas son espace de jeu.SUITE à la page 8 TOUS LES JOURS: 7:05 La musique du film est disponible chez le disquaire LE GRAMOPHONE \u201cTHUNDERHEART, UNE VERSION CONTEMPORAINE DE \"IL DANSE AVEC LES LOUPS', EST UN FILM AUSSI PUISSANT, PASSIONNANT ET BEAU.CEST UN FILM EXTRAORDINAIRE QUI TOUCHE PROFONDÉMENT.\" - Jim Whaley, CINEMA SHOWCASE VALKILMER LYRE 110 Td RIA Ga |! Vy DE (NE ne - LE TU IS TRIBUE PARES LS [Ear sm Stak M CT 6 Le CSE EAR Ils se régalent de votre peur.TE EIT] Lo OE ha MICHEL BARRETTE MICHELE RICHARD Et l'heure du festin a sonné.- ASKA TIT VI INSTR (ion SAMEDI: 7:00 - 9:00 DIMANCHE: 1:00 - 3:00 - 5:00 7:00 -9:00 RICE =o KING FR AM] UE {66 Ou 6 Ipauos \u2018ajooiqiays \u2014 pueyeem oujzoboy \u2014 \u2018eunqu| 01 FAMOUS PLAYER == Cinéma ah Cy Sur va billt d'adulte à prix régulier, BFOUR DE L'ESTRIE GINEANUBAINE 2 mad of oud Valais jou se 20 sep abm HRY Bex Maisonnée ; Pose uh produ Con Cohen ee UN FILM DE SCIENCE-FICTION QUI Vous EN MET CFP BisTarsuTION SAM.ET DIM.: 12H45, 2H55, 5H05, 7H15, 9H30.SEMAINE: 7H15, 9H30.La façon la plus dangereuse de démasquer un assassin\u2026 devenir sa victime.WHITE SAKDS \u2014@ SAM.ET DIM.: 12K45, 2H50, 4H55, THOD, 9H10.SEMAINE: 7H00, 9H10, VERSION FRANÇAISE DX) oe sven)\u201d A 41436 3050 Boul.PORTLAND 565-0366 ee ae Téléphoto par Claude Poulin la Tribune, \u2014 Magazine Weekend \u2014 Sherbrooke, somedi 9 moi 1992 L'ÉNERGIE MUSICALE BR L\u2019hyperréalisme et l\u2019hypersensibilité de Lemonde: l'observation rigoureuse, l\u2019anecdote L\u2019ambiance transcendé, la fantaisie, l'humour, de musicale et parfois l'oeil critique.rêvée\u2026 pour les «mamans» SUITE de la page 7 A lui, par exemple, de décou- Table d\u2019hôte vrir les perspectives, les regards so.« : déterminés, narquois ou mo- Samedi Sa partir de nehe soir queurs de ces animaux que l\u2019on dirait à sentiments humains.Que celui qui veut intervenir intervienne, l\u2019art, c\u2019est fait pour ça.1 5958 Au piano Et Lemonde est un artiste.Au JIB.sens le plus pur du terme.Au saxo.30 ans?J.D.Dubuc «Aprés 30 ans, on développe des armures, on cherche d\u2019abord a être heureux.Je ne veux pas embarquer dans le \u2018trip\u2019 de la reconnaissance.Si j'ai apporté quelque chose à l\u2019univers de la peinture au Québec, qu\u2019on me le rende en me laissant travailler comme je l\u2019entend.» 41839 266, rue Principale Ouest Magog Réservations: 843-4337 Loretta Bruneau gérante chez «L'Uniforme professionel» aux Galeries Orford & Magog «La campagne de pro- ofS CHAMBRE DE J A ; © COMMERCE ET D'INOUSTRIE SN.motion Mago-Dollars AUS MacoG-ORFORD = c\u2019est une excellente = idée.Notre clientèle est fière de réclamer les Mago-Dollars.J'encourage tous les marchands à participer à cette promotion, car on y gagne tous finalement.» x 5 \u20ac Information: ox Gl À | 843-3494 41841 te Fo = OU 1 Woe Le cinéaste Pierre Falardeau défend son «Steak» cinéma Montréal (PC) versations de prison ont écorché bien des oreilles sensibles, Pierre Falardeau vient de porter à l\u2019écran, avec Manon Leriche à la coréalisation, un de ces sujets qui font frissonner les âmes sensibles: la boxe.Sous le titre éloquent de «Le Steak», il trace un portrait de Gaëtan Hart, le «p°tit gars de Buckingham» revenu à la boxe après une retraite de six ans.À\u2018 «Le Party» dont les con- | Pierre Falardeau Chez Hart, consacré trois fois champion canadien, la caméra n\u2019a pas épié le côté des honneurs mais plutôt celui du sang, de la sueur et de la solitude, véritable lot quotidien du boxeur, surtout du vieux boxeur qui a faim, n\u2019a appris à gagner sa vie que par les poings et qui défend son «steak» avec autant d\u2019acharnement que de dignité.De la fiction au documentaire Falardeau rêvait depuis vingt ans de faire un film sur la boxe mais c\u2019est un coup de coude dans les côtes de la part de sa compagne de vie, Manon Leriche, qui l\u2019a fait lardeau.\u2018Le Party\u2019, c\u2019était une fiction basée sur une recherche très documentée et \u2018Le Steak\u2019 prend des allures de fiction pour certaines personnes.» «Au fond, au cinéma, que tu travailles avec du vrai monde ou avec des acteurs, il s\u2019agit juste que ça soit psssionnant.On peut rire, pleurer, avoir du \u2018fun\u2019 avec la réalité, comme on peut s\u2019ennuyer à mourir avec des acteurs», ajoute Manon Leriche.De toute façon, Falardeau l\u2019avoue, il s\u2019ennuyait du documentaire \u2014un genre qu\u2019il a encore plus travaillé que la fiction.«Quand tu fais de la fiction, tu te coupes du réel, explique-t-il.À passer ton temps dans les studios, tu t\u2019ennuies.Le documentaire, finalement, c\u2019est le prétexte pour aller se promener dans le réel.» Un film qui parle à tout le monde Phénomène peu courant, le documentaire de l\u2019ONF se retrouve en salle régulière, fort de l\u2019espoir de rallier un bon public, les fans de Falardeau comme ceux de Gaétan Hart.Après tout, comme dit Falardeau, «quand tu fais une vue, tu la fais pour tout le monde.» Mais le film ne vise pas que les amateurs de boxe même s\u2019il expose l\u2019acharnement du boxeur à l\u2019entraînement.Il dépeint surtout l\u2019angoisse d\u2019un homme qui veut désespérément gagner sa vie mais qui se fait tasser par les plus jeunes.«C\u2019est un film sur la simplicité des choses, explique Falardeau.C\u2019est rien d\u2019autre que de gagner sa vie, monter, perdre, descendre, remonter encore.\u2026.» Pour lui qui a toujours refusé de se plier à des styles de cinéma et de s'associer à des «chapelles», «Le Steak» offre un parallèlle intéressant.«Gaëtan Hart a vécu la même chose: il ne voulait pas changer de style et faisait cavalier seul.Il préférait s\u2019entraîner tout seul plutôt que d\u2019être avec du monde qui lui disait comment bo- monter concrètement dans l\u2019arè- te, Exe des ne.Elle travaillait à un projet de film de fiction sur la boxe à partir d\u2019une nouvelle de Jack London, «A Piece of Steak» quand Pannonce du retour de Gaétan Hart sur le ring, après six ans d\u2019absence, est tombée à point.C\u2019est justement Hart que Falardeau suggérait à Manon d\u2019engager comme acteur pour son film.«Tout était 1a, comme dans le livre: il n\u2019y avait plus besoin de passer par la fiction», raconte Manon Leriche.«On a gardé des éléments du livre, comme la voix du boxeur pour faire le lien, les dix rounds pour établir le rythme au montage.Le reste s\u2019est établi tout seul.» Loin des studios, le film s\u2019est engagé dans les coulisses de la boxe et l\u2019épuisante ronde de l\u2019entraînement.«Fiction ou documentaire, après tout, qu\u2019est-ce que ça change?Pour moi, ça ne veut rien dire les catégories, tranche Pierre Fa- RENAN NUE ESTELLE GETTY [Écran 1] SYLVESTER STALLONE.F3 LLP ee A A v, LE SOUS-SOL D sur les yeux pour ne pas voir la réalité mais ça n\u2019empêche pas la réalité d\u2019exister», proteste Falardeau.xer.La liberté, pour lui comme pour un artiste, c\u2019est essentiel.» Cette liberté, les auteurs la réclament pour montrer les choses comme elles sont, et les faire entendre comme elles se disent.«Les gens qui gueulent contre les films réalistes se mettent un bandeau LaTribune 1061 SE LE MERCREDI 13 MAI PA A OR ES OR
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.