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Titre :
La tribune
Veuillez noter qu'il manque certaines pages, parties de page ou cahiers de la version née-numérique du journal La Tribune des années 2006 à 2008.
Éditeur :
  • Sherbrooke :La tribune ltée,1910-
Contenu spécifique :
Cahier 1
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Magazine week-end, ,
  • Genre
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La tribune, 1992-10-21, Collections de BAnQ.

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[" 6 Mercredi SHERBROOKE 21 octobre 1992 83e ANNÉE \u2014 No 208 (WEEKEND: 1,25) 0.50¢ WHOPPER =149$ Pour un temps limité.LES SPORTS DI Les Faucons essuient un premier revers en 5 matchs 17e -p1 TS 3 morts dans la grande région hier AA N1L0 1 |A VAN PSY La CSCS prend les moyens pour obtenir l\u2019établissement WINDSOR.A0 Voie d'accès: Juneau déplore la manoeuvre de Henri-L.Tremblay SAN OA La municipalité verse 553 000 $ pour la SQ JOO Le libre-échange s\u2019est avéré positif, selon CD Howe MÉDICAMENTS C8 La taxe de 2 $ affecterait la santé des personnes âgées (295e jour de l\u2019année) Pluie: 4 à - 2 C Lever du soleil: 7h11 Coucher du soleil: 17h51 Demain: nuages et soleil Photoloser PC La vitesse excessive est décriée dans les rues de Sherbrooke Denis DUFRESNE Sherbrooke ont ras-le-bol des excès de vitesse de certains automobilistes dans les rues résidentielles.Gaston Leblanc, un citoyen de la rue du 24-Juin, dans le quartier Est, dit constater depuis deux ans une augmentation importante du volume de la circulation de transit dans sa rue, d\u2019où le danger pour la sécurité des piétons et, surtout, des nombreux enfants et adolescents qui fréquentent l\u2019école primaire Assomption et le Centre de formation professionnelle 24-Juin.«Les gens partent du CHUS et plutôt que de descendre, ils passent ici.À force d\u2019avoir du trafic, il y a un problème de vitesse», sou- B:: nombre de citoyens sherbrookois en tient M.Leblanc, qui s\u2019est présenté au conseil municipal pour sensibiliser les élus au problème.; Sur place il est facile de constater que non seulement les gens roulent trop vite, mais que plusieurs omettent d\u2019effectuer l\u2019arrêt obligatoire à l\u2019angle des rues du 24-Juin et du Souvenir, qu\u2019empruntent incidemment beaucoup d\u2019enfants de l\u2019école Assomption, située un peu plus bas.«Lundi, deux élèves sortaient du Centre 24-Juin, il a fallu que je crie pour les avertir parce qu\u2019un automobiliste passait sur le stop au coin de du Souvenir», s\u2019insurge M.Leblanc.; ; «Ca va aller de pire en pire à cause du Centre 24-Juin», pense M.Leblanc.La clientèle de ce centre de formation professionnelle doit L\u2019incident du drapeau canadien à l'envers, avant le match à Atlanta au début de la semaine, a évidemment eu des échos au SkyDome de Toronto, hier.Sur le terrain, les Blue Jays ont répondu par une victoire de 3-2.Autre victoire dramatique des Blue Jays en neuvième Détails dans la section Sports, cahier D Bush s'excuse L président George Bush a présenté hier et a soulevé un tollé parmi les Canadiens.Le premier ministre, Brian Mulroney, qui assistera aujourd\u2019hui à la quatrième partie de la série, a qualifié l\u2019incident du drapeau «d\u2019une regrettable erreur technique».Pour sa part, le premier ministre de l\u2019Ontario, Bob Rae, a lancé un appel à ses concitoyens pour que ceux-ci mettent une croix sur la bévue d\u2019Atlantases excuses au Canada concernant l\u2019incident de l\u2019unifolié pendant un match des Séries mondiales de baseball.M.Bush a du même coup indiqué qu\u2019il aurait trouvé inapproprié pour les Canadiens d\u2019y répliquer au match prévu hier à Toronto.Un marine américain avait déployé à l\u2019envers le drapeau canadien, dimanche au Stade Atlanta-Fulton, où s\u2019affrontaient les Braves d\u2019Atlanta et les Blue Jays de Toronto.La scène a été diffusée à travers le pays M.Bush, qui se trouvait dans les studios de la station WSB d\u2019Atlanta, a affirmé que «si cela s\u2019était déroulé au Canada et que le drapeau américain avait été traité de la sorte, les Américains auraient été très contrariés».BERNADETTE RENAUI Un homme A Nouveau roman a Tribune entreprendra sa- Li la publication d'un nouveau feuilleton.Cette fois encore, c'est une dame originaire de la région, plus précisément de Ascot Corner, Mme Bernadette Renaud, qui en est l\u2019auteure.L'action de ce roman, intitulé «Un homme comme tant d'autres» et publié chez Libre Expression, a été inspirée d'un petit village des Cantons de l'Est, dit l'écrivaine.Notre journaliste, Pierrette Roy vous la présentait en entrevue le 8 octobre.En Charles Manseau, le héros, vous reconnaîtrez un père ou un grand-père dont le souvenir s\u2019accompagne de respect.C\u2019est l'histoire de ces hommes d'hier et de leurs seerets, même ceux qu'ils ont tenté d\u2019enfouir sous leur silence.ment pour- con- as se pas ée du seph à que | con- nt de dant, es du elop- gion.vien- Nos » ience s né- dre à outer mbre verde dair.laie- n hide \u201cher- \"une pitre dair, rou- \u2019agit S ré- mo- oche | est » de frira e pi- lise- sme, urée sept heu- ront no- 172 otes teur icité aux gers tage no- TS 1 La Tribeme, Sherbrooke, mercredi 21 octobre 1992 Éditorial Et aux Etats-Unis.Roch BILODEAU os voisins du Sud s\u2019apprêtent eux aussi à faire un choix important pour leur avenir.Et à l\u2019issue des trois débats entre les prétendants à la présidence, il semble bien que c\u2019est Bill Clinton qui emportera l\u2019élection du 3 novembre, à moins d\u2019un revirement majeur.Cette victoire, le démocrate la devra à ses talents politiques, mais elle s\u2019explique également par la crise de confiance qui secoue les Etats-Unis.Les Américains sont désemparés.La grande puissance a perdu sa belle assurance; elle doute.La récession a fait ses ravages, l\u2019économie stagne lamentablement, les problèmes sociaux s\u2019aggravent sans cesse.Il y a la concurrence féroce du Japon et la méfiance qu\u2019inspire aussi la force de l\u2019Europe unie.Bref, le peuple américain est profondément inquiet parce qu\u2019il ne sait plus comment retrouver confiance et prospérité.Or, de toute évidence, Bill Clinton est parvenu à rassurer une très large portion de l\u2019électorat.Et ce n\u2019est pas étonnant.En effet, au contraire de ce qu\u2019en disaient certains commentateurs au début de la campagne, le candidat démocrate a prouvé qu\u2019il n\u2019était pas une «image» vide, un politicien sans substance.Il a entre autres démontré beaucoup de jugement en choisissant un politicien très solide pour la vice-présidence, Al Gore.Et il a surtout donné un contenu crédible à son message de renouveau.Le plan économique de Clinton consiste essentiellement à investir massivement dans la main-d\u2019oeuvre, l\u2019infrastructure et en recherche-développement.Rien de révolutionnaire, bien sûr: de nombreux pays partagent maintenant cet agenda.Et par ailleurs, la source de financement \u2014 augmenter l\u2019impôt sur les fortunes et les sociétés étrangères \u2014 pourrait poser de sérieux problèmes.Reste qu\u2019il y a là une politique habilement articulée qui est beaucoup plus stimulante que tout ce que les Américains ont pu entendre de George Bush ou de Ross Perot.Ross Perot a accru sa popularité tant et aussi longtemps qu\u2019il pouvait éviter d\u2019expliquer comment se traduirait concrètement son discours anti-gouvernement.Quant à George Bush, il n\u2019est jamais sorti des sentiers battus: les Américains sont sûrement sensibles à la question des valeurs familiales comme à celle du rôle international des Etats-Unis, mais le président républicain ne semble pas avoir compris que tout cela apparaît bien fragile quand la confiance économique n\u2019existe pas.Et il est évident que ses attaques contre la crédibilité personnelle de Clinton ne peuvent combler ce vide.Alors, Bill Clinton tire également sa force de la faiblesse de ses adversaires.D\u2019accord, George Bush n\u2019est pas encore battu.Mais le président sortant n\u2019a plus beaucoup de temps pour démontrer qu\u2019il peut sortir son pays de la torpeur et le préparer efficacement aux défis du XXI siècle.Pour l\u2019instant, tout indique que nos voisins du Sud vont plutôt miser sur l\u2019espoir d\u2019un renouveau.OPINION DES AUTRES Victoire prometteuse décision du gouvernement américain \u2014 d\u2019abaisser les droits compensatoires sur les importations de magnésium de 21 à 7 pour cent.Mais en réalité, cette décision sera moins importante pour la société norvégienne attirée au Québec par l\u2019énergie abondante et peu chère que pour Hydro-Québec et pour l\u2019avenir du libre-échange en Amérique du Nord.Car la décision américaine résulte en effet d\u2019un dialogue très construction entre Québec et Washington.Dans un premier temps, le gouvernement américain avait imposé ! des droits compensatoires de 21 pour cent sur le magnésium de - Norsk Hydro à cause des tarifs pré- .férentiels accordés par Hydro-Qué- Ne Hydro se félicite de la BL AU REGIS bec dans le cadre d\u2019un «contrat secret».Ce contrat prévoyait au départ des rabais importants sur l\u2019électricité.Par la suite les rabais dis- paraissient pour laisser un système de prix variables selon le prix du magnésium sur le marché international.A la suite de cette décision américaine, Norsk Hydro et Hydro- Québec avaient renégocié le contrat pour tenir compte des objections de Washington.C\u2019est ce nouveau contrat qui a été approuvé par le Secrétaire américain au Commerce.Soit dit en passant, la victoire est encore loin d\u2019être totale puis- qu\u2019il y a aussi des droits de 32 pour cent en plus des 7 pour cent restant sur le magnésium pur.Ce qui est cependant nouveau dans cette démarche c\u2019est qu\u2019il y a eu un échange de vue pour arriver à la solution la plus avantageuse pour tout le monde.De plus, la décision pourra servir de précédent pour Hydro-Québec dans ses ventes à d\u2019autres grands utilisateurs d\u2019électricité.En travaillant dans cet esprit, il sera peut-être possible de cerner les définitions de «dumping» et de «subvention» qui échappent aux négociateurs d\u2019accords commerciaux.De façon générale, on voit maintenant mieux la possibilité de régler les différends commerciaux dans le cadre de l\u2019Accord de libre- échange qu\u2019en cherchant une simple décision juridique.Frédéric Wagnière La Presse A7 Jean-Guy Dubue, Président et Editeur Jacques Pronovost, Rédacteur en chef Roch Bilodeau, Editorialiste-adjoint LE «CONSENSUS» DU NON lis ne nous en ont pas donné suffisamment! RESTE DU CANADA Nous leur avons trop donné! TRIBUNE LIBRE Question de stabilité économique prés avoir pris connaissance A: texte des ententes intervenues entre les premiers ministres de chaque province et celui du Canada, je vais voter oui au référendum.D\u2019aprés moi, nous avons obtenu des gains qui seront bénéfiques pour tous les Québécois et Québécoises.Je suis fier d\u2019être Québécois, Canadien, et de vivre dans un si grand pays avec toutes sortes de richesses que nous pouvons facilement échanger.Il est grand temps d\u2019avoir une unité solide, surtout dans des moments de crise économique comme celle que nous traversons.Je suis convaincu qu\u2019un Québec fort dans un Canada uni est en mesure de nous amener de nombreux investisseurs étrangers.Une stabilité politique nous conduira, à court terme, à une stabilité économique que tous les Québécois souhaitent.On a assez parlé de Constitution.Avec un Non, ce sera un éternel recommencement.Avec un Oui, nous disons à nos gouvernements que nous appuyons les négociations qui sont pour nous tous une base solide afin d\u2019assurer à tous les Canadiens une meilleure qualité de vie.Je trouve malheureux que les représentants du Non disent à la population qu\u2019il n\u2019y- a rien de bon dans l\u2019entente.Quand on voit des hommes d\u2019affaires comme Laurent Beaudoin et Guy St-Pierre, qui ont à coeur le développement économique, nous conseiller de voter Oui, je suis d\u2019accord avec eux par- Un appui M.Aldée Cabana Recteur Université de Sherbrooke est au nom de mes concitoyennes et concitoyens, (\u2019 gens d\u2019affaires de chez nous, que je prends ces quelques lignes pour vous féliciter et appuyer votre position énoncée dans le journal.ce que ce sont des hommes qui ont su prendre leurs responsabilités et qui sont très crédibles.Si l\u2019entente n\u2019était pas bonne, ces hommes d\u2019affaires ne nous diraient pas de voter Oui.Je suis confiant que le Québec va voter Oui le 26 octobre prochain parce que les Québécois sont des gens positifs, qui veulent s'assurer une bonne qualité de vie pour les prochaines décennies.: Jean-Denis Turgeon ! Notre-Dame-des-Bois Je tiens à préciser que nous, | - gens d\u2019affaires, sommes égaleme.préoccupés de la qualité de vie du nos concitoyennes et concitoyens; et que notre appui vous est acquis pour un Oui fort le 26 octobre.Dennis Wood Président Groupe des gens d\u2019affaires pour le Oui Le Québec, un mystère insoluble?L J vsure de la Constitution canadienne est irréparable.Tous les efforts faits depuis 30 ans pour la renouveler ont lamentablement échoué.Le plus important d\u2019entre eux, les ententes de Charlottetown, connaîtra le même sort le 26 octobre prochain.Il ne reste plus au statu quo même amélioré que quelques heures à vivre.Les gouvernements l\u2019ont mis entre nos mains.Au référendum, nous lui dirons un non sans équivoque.La cause québécoise n\u2019est pas comprise par les autres provinces, malgré d\u2019interminables explications.Notre fond, notre héritage \u2014 que j'ose dire sacré \u2014 est mal reconnu par elles.Pourrait-il en être autrement quand Trudeau se mêle de leur dire ce que nous sommes ou quand Bourassa se mêle en le leur disant?A lire objectivement les ententes proposées à Charlottetown, on pourrait conclure ceci.Ce sont des spéculations théoriques, loin de la vraie vie; elles pourraient être admissibles, en désespoir de cause, si le Québec était un mystère insoluble.Ces ententes, de toute évidence, renoncent à comprendre la réalité québécoise.Elles sont écrites pour le ciel, et non pour la terre.Le jour où il faudra les appliquer, on découvrira leur inaptitude à guérir le mal québécois, à supposer qu\u2019elles ne l\u2019aggravent.Les ententes ne mèneront qu\u2019à des mésententes; la paix qu\u2019elles prétendent instaurer est illusoire.Pour beaucoup, notre négociateur à Charlottetown, Robert Bourassa, tenait du prodige; nous découvrons aujourd'hui qu\u2019il est loin d\u2019avoir donné son meilleur, Il est tombé dans le piège d\u2019une fin de règne: la démission anticipée.Si les étrangers et les étrangères ne nous comprennent pas, nous sommes isolés.C\u2019est frustrant mais à la rigueur supportable.Leur inintelligence ne nous empêche pas de vivre.Mais si nos enfants ne saisissent pas notre différence québécoise, notre peuple ne peut plus vivre.En moins d\u2019un demi-siècle, nous signerons notre arrêt de mort.Le 26 octobre, que notre non soit à la mesure de notre amour pour l\u2019héritage à révéler et à trans: mettre à nos enfants! Qu\u2019un simple adverbe, un non, crié par une large majorité, serve de leçon inoubliable à la jeune génération! Qu\u2019en écoutani notre refus des ententes de Charlottetown, les jeunes découvrent la grandeur de notre histoire où un Dieu attentionné à nos rêves les meilleurs s\u2019est fait le collaborateur quotidien d\u2019hommes et de femmes héroïques! ; Gérard Marier : La société distincte: quelle signification?Voici la suite d\u2019un texte dont la première partie fut publiée hier en page C-3.rôle de l\u2019Etat québécois à celui de promoteur de l\u2019eth- nicité canadienne-française (son rôle, en regard de la langue, consisterait à voir à ce que les francophones demeurent majoritaires au sein du Québec, sans préciser si on parle des individus dont le français est la langue maternelle, des individus qui font usage courant du français ou des personnes qui savent s\u2019exprimer cn français).Le deuxième élément de la distinction québécoise, c\u2019est «une culture qui est unique».Voilà une expression énigmatique, probablement lc fruit d\u2019un anglicisme mal traduit, qui risque, par contraste avec le concept de «diversité culturelle» présentée comme une caractéristique de la société du sous-pa- ragraphe (1) e), d\u2019être interprétée 1 ( J est une façon de ramener le comme s\u2019appliquant à la culture ethnique propre à la majorité francophone du Québec.Ce qui serait une façon de nier l\u2019existence d\u2019une culture nationale québécoise commune à l\u2019ensemble des groupes vi- \u201cvant au Québec et qui s\u2019enrichit de la diversité de leurs apports culturels, en même temps qu\u2019une façon de réduire la légitimité des cultures ethniques des communautés minoritaires.Le troisième élément de la distinction québécoise serait «une tradition de droit civil».C\u2019est là une façon d\u2019indiquer que le Québec ne peut légitimement cultive sa spécificité juridique que dans le domaine du droit privé.Concept pernicieux La définition constitutionnelle de la société distincte québécoise proposée par l'Entente de Charlottetown, injurieuse pour le Québec qu\u2019elle réduit au niveau d\u2019une réserve ethnique, contredit les orientations et mesures mises en oeuvre par le Québec depuis plus de 20 ans dans les domaines de l\u2019intégration, des relations interculturelles et de la promotion des droits et libertés (Charte des droits et libertés de la personne, programmes d\u2019accés a l\u2019égalité, PELO, etc.).Elle est en contradiction aussi avec les principes que l\u2019on trouve dans les récents énoncés de politique sur l\u2019immigration et l\u2019intégration, sur la culture et sur la famille.: Il est inacceptable que l\u2019on confère d\u2019autorité, par un texte constitutionnel, au parlement et au gouvernement du Québec, le rôle de protéger et de promouvoir la société distincte telle qu\u2019on la définit, c\u2019est-à-dire: protéger et promouvoir le fait que les individus francophones demeurent majoritaires au Québec; « protéger et promouvoir la «culture qui est unique».Compte tenu de la faible fécondité actuelle au Québec et du besoin qui en résulte de recevoir et de garder chez nous un plus grand nombre de familles immigrantes, il est inévitable que les communautés de langue maternelle française et de langue maternelle anglaise diminuent en pourcentages de la population québécoise globale.Le Québec devient de plus en plus diversifié quant à sa composition ethnique et quant aux langues maternelles de ses citoyens.Nous ne voyons pas pourquoi il faudrait considérer cela comme un mal.Une société pluriethnique a sans doute besoin d\u2019une langue commune pour assurer la communication entre ses diverses composantes, pour favoriser la participation de toutes les personnes et de tous les groupes à une oeuvre commune, pour devenir de plus en plus une vraie société, tout comme elle a besoin d\u2019un ensemble de lois applicables également à toutes les personnes.Mais cela n'a rien à voir avec l\u2019enchâssement constitutionnel d\u2019un statut privilégié pour une catégorie de personnes définie par ses caractéristiques linguistiques particulières ou par sa «culture qui est unique».Société pluriethnique, le Québec moderne doit admettre la pluralité des langues maternelles et la liberté d\u2019usage des langues au niveau domestique.I] doit cependant devenir aussi français dans sa vie publique que l\u2019Ontario, la Colombie Britannique et l\u2019Alberta sont anglaises à cet égard.Le caractère français du Québec ne fait pas plus obstacle à l\u2019égalité raciale et ethnique que le caractère anglais des autres provinces n\u2019y fait obstacle chez elles.Le contraste entre les deux définitions de la société québécoise distincte et de la société canadienne n\u2019a-t-il pas pour fonction de suggérer de façon subliminale que le Québec est moins ouvert à la diver- sitié et moins apte à promouvoir l\u2019égalité raciale et ethnique?De là à dire que le Québec est moins accueillant que le Canada pour les nouveaux venus et que les familles immigrantes déjà établies au Québec auront toujours besoin d\u2019être protégées contre la «société distinc-' te» par la société dont les membres sont attachés «à l\u2019égalité raciale et- ethnique», il n\u2019y a qu\u2019un pas vite: franchi qui mène aussi bien au mépris du Québec qu\u2019à la dislocation- de la société québécoise.: Nous invitons les Québécoises et\u2019 les Québécois de toutes origines, aussi bien francophones qu\u2019anglophones ou allophones, ainsi qu\u2019aux Canadiennes et aux Canadiens à s\u2019opposer ensemble à l\u2019Entente constitutionnelle de Charlottetown et à sa clause Canada qui diminue le Québec et constitutionnelle des- distinctions entre personnes d\u2019une: façon incompatible avec notre\u201d idéal démocratique.: Le Québec mérite mieux que ça.Le Canada aussi, sans doute.Fernand OUELLET Université de Sherbrooke i au nom de quinze autres signataires \u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014e AB La Tribune, Sherbrooke, mercredi 2! octobre 1992 LE QUÉBEC co ET LA NOU ENTENTE VELLE sur de nouvelles propositions constitutionnelles qui tiennent mieux compte des intérêts des Canadiens et des Canadiennes, autant au Canada qu\u2019au Québec.L\u2019Entente a été conclue à Charlottetown, le 28 août 1992.Société distincte La nouvelle entente constitutionnelle entend reconnaître le Québec, après des années de débat, comme société distincte.De plus, elle accordera à l\u2019Assemblée nationale juridiction exclusive en ce qui concerne la culture sur son territoire, et lui confirmera son contrôle sur l'immigration en soi québécois.Le Québec aura ainsi dorénavant davantage les moyens de protéger sa langue, sa culture et ses traditions.Poids politique : La nouvelle entente constitutionnelle \u2018entend accroître la représentation du Québec a la Chambre des communes en lui accordant 93 sièges plutôt que les 75 qu'il détient présentement.De plus, elle prévoit garantir ELLE, Les leaders fédéral, provincaux, territoriaux et autochtones se sont entendus au Québec un minimum de 25 % des sièges dans cette même chambre, même si sa population, par rapport à celle de l'ensemble du Canada, devait un jour être inférieure à ce pourcentage.Le Québec aurait maintenant | autant de Sénateurs que toutes les autres provinces canadiennes dans un nouveau - Sénat qui, à l'image des grandes démocraties; serait élu et efficace.Droit de veto L\u2019Entente de Charlottetown propose aussi que, comme les autres provinces, le Québec ait dorénavant un droit de veto sur toute LEE ie A se - me Er Sm ra SX | modification à la composition de la Chambre - | des communes, du Sénat, ainsi qu\u2019à la Cour | suprême, où le Québec se verrait garantir | trois des neuf juges, en reconnaissance de | sa tradition de droit civil.Pouvoirs accrus Dans un pays où la duplication des services gouvernementaux dans trop de domaines pourrait nuire à la prospérité, l'entente prévoit une rationalisation importante en reconnaissant des pouvoirs exclusifs au Québec, tout comme aux autres provinces.Ainsi, le Québec aurait juridiction exclusive sur son territoire dans les secteurs suivants : les forêts, les mines, le tourisme, le logement, les loisirs, les affaires municipales et urbaines.De plus, le Québec pourrait contrôler toute la question de la formation de la main-d'oeuvre dans le but de mieux subvenir à ses besoins À particuliers.Le Québec se verrait maintenant CONS La La Tribune, Sherbrooke.mer credi 21 octobre 1992 A9 garantir, par la nouvelle constitution, son droit de gérer le dossier de l'immigration sur son territoire.Union économique | existe aujourd'hui des barrières commerciales entre les provinces qui nuisent au développement économique.L'Entente de Charlottetown entend définir un objectif qui abattrait ces barrières : celui d'encourager la libre circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux à travers le pays.Ce ne sont là que quelques points de l\u2019Entente de Charlottetown d'intérêt pour les Québécois et les Québécoises.Vous aurez à vous prononcer sur l'entente le 26 octobre prochain et il vous appartient d'en juger.Pour en savoir plus long sur la nouvelle entente utionnelle, appelez sans frais au : 1-800-561-1188 Personnes sourdes ou malentendantes : 1 -800 - 465 77 35 ATSATHE Canadä ! be i .= RE \u201d a .PR Pen = SE A10 La Tribune, Sherbrooke, mercredi 21 octobre 1992 _ARÉFÉRENDUM SRéFÉrEN «Le Québec, c\u2019est le paradis!» \u2014-une Lennoxvilloise NON au 'étérendum [J l'entente entre anglophones et francophones de l\u2019Estrie résistera à un Morco FORTIER Lennoxville Bennie Brandt a passé les 30 premières années de sa vie en Afrique du Sud, pays des Noirs, des Blancs, des Afrikaaners, des Zoulous et de 100 autres clans.Elle vit depuis 30 ans à Lennoxville.Et la supposée guerre entre anglophones et francophones du Québec, Bennie Brandt trouve que c\u2019est de la «p\u2019tite bière».«Le Québec, c\u2019est le paradis!» La dame est debout derrière le comptoir de la Bibliothèque municipale de Lennoxville.Les clients se font rares sur l\u2019heure du midi.On a le temps de se parler.En anglais.Car Bennie Brandt ne parle pas français.«Oh, quelques mots à peine, mais j'ai un accent terrible», qu\u2019elle dit.Depuis 30 ans, la dame a bien essayé d\u2019apprendre le français.Pas capable.Pas le temps de pratiquer.Pas besoin, finalement.Elle est pourtant bilingue, polyglotte même: la dame, âgée de 62 ans, parle l\u2019afrikaans (néerlandais d\u2019Afrique du Sud) et un dialecte zoulou, en plus de l\u2019anglais.«J'aime le bilinguisme, je crois qu\u2019une société bilingue peut très bien fonctionner.» Lennoxville est le prototype même de l\u2019harmonie entre des gens qui parlent des langues différentes, croit Mme Brandt.«Et le référendum n\u2019y changera rien, que le Québec vote OUI ou NON.» L'autre employée de la bibliothèque est bien d\u2019accord avec sa collègue.En anglais elle aussi: «Les gens en ont assez des négociations constitutionnelles.Ils ne comprennent même pas de quoi ça parle, ces affaires-là.» «La vie continue malgré les déboires constitutionnels.Les gens continuent à lire des livres, on doit rester à leur service et leur sourire.» C\u2019est drôle.Que le monde parle anglais, français ou quoi encore, le débat référendaire semble leur passer 1000 pieds au-dessus de la tête.On connaît les enjeux, on en parle, on ira voter, mais pour le reste OUI ou NON, bof.La proportion du OUI Selon les chiffres officiels, les Téléphoto par Claude Poulin anglophones de l\u2019Estrie voteront OUI à 62,5 pour cent.C\u2019est le sondage publié dans La Tribune du 5 septembre qui le dit.Mais nos deux employées de la biblio- & v \u2014 que la communauté anglo parait davantage divisée.«D\u2019aprés les commentaires qu\u2019on entend, c\u2019est à peu près moitié-moitié», thèque de Lennoxville observent « croit Bennie Brandt.«Si le premier ministre s\u2019appelait Jean Chrétien au lieu de Brian Mulroney, ça aiderait la cause du OUI.» Un aveu sincère, même pas ironique.Incidemment, le tiers des anglophones de l\u2019Estrie aiment Robert Bourassa et un autre tiers aiment Jean Chrétien, point final, selon le plus récent sondage mené pour La Tribune.«Brian Mulroney, c\u2019est un gros zéro», dira d\u2019ailleurs Léo- Paul Valcourt, un Américain arrivé à Lennoxville il y a 20 ans, qui possède la double citoyenneté, exploite un commerce d\u2019antiquités et parle les deux langues.«Mais le référendum ça ne me dérange pas.Moi, je suis un in- vesteur», laisse-t-il tomber avec un accent subtil, en sortant de sa poche deux porte-monnaie, l\u2019un contenant de l\u2019argent américain, l\u2019autre de l\u2019argent canadien.Bennie Brandt, une Québécoise originaire d'Afrique du Sud qui ne parle que quelques mots de français, cite Lennoxville comme un modèle d'harmonie entre anglophones et francophones.Bd FOURNIER ESTERS PORTE-DOCUMENTS, BAGAGERIES, BOURSES, PORTE-MONNAIES, ARTICLES CADEAUX Dd 17 au 24 OCTOBRE 1992 | depuis 1890 GALERIES DES BOUTIQUES (QUÉBEC) - PLACE STE-FOY (STE-FOY) - 632, CATHCART (MTL) - PLACE MONTREAL TRUST - CENTRE FAIRVIEW - LES GALERIES D'ANJOU - LES PROMENADES ST-BRUNO - CARREFOUR LAVAL - MAIL CHAMPLAIN \u2014- PLACE DU ROYAUME (CHICOUTIMI) - LE CARREFOUR DE L'ESTRIE (SHERBROOKE) - CENTRE ROCKLAND ù 7 | ad Wood excuse Beaudoin et s\u2019en prend à Larose Sherbrooke S\u2019il n\u2019a pas l\u2019intention d\u2019imiter Laurent Beaudoin en distribuant dans la paie de ses employés de la documentation favorable au camp du OUI, l\u2019homme d\u2019affaires Dennis Wood ne se dit pas moins «estomaqué de la position du NON».En conférence de presse hier à Sherbrooke, alors qu\u2019il recevait au local du comité du OUI le sénateur Claude Castonguay, le président de la Coalition estrienne des gens d\u2019affaires pour le OUI a vivement pris la défense du PDG de la société Bombardier.Celui-ci, on le sait, a été dénoncé auprès du directeur général des élections du Québec pour avoir inséré dans la paie de ses 8000 employés une copie de son discours appuyant la thèse du OUI.François GOUGEON «Si le NON s\u2019objecte a cela, alors pourquoi la CSN et la FTQ peuvent-elles distribuer leur propagande?Je ne suis pas anti-syn- dicaliste, loin de là, mais ça devrait être égal pour tout le monde», a clamé M.Wood, exhibant la copie des journaux des deux centrales syndicales qui invitent leurs membres à voter NON le 26 octobre.«Si les syndicats ont le droit de faire ¢a, M.Beaudoin aussi, je pense.Et puis, combien de jobs a créé Gérald Larose?À part la sienne, je pense qu\u2019il en fait perdre bien plus que d\u2019autre chose», a-t-il lancé.On doit préciser toutefois que la plainte touchant M.Beaudoin repose sur le fait que sa lettre défendant la thèse du OUI constitue une dépense qui n\u2019a pas été autorisée, comme le veut la loi.L\u2019envoi de publicité comme tel, il va sans dire, n\u2019est pas interdit.Dennis Wood, quand à lui, affirme qu\u2019il n\u2019imitera pas le geste de Laurent Beaudoin.Pourquoi?«Parce que, a-t-il a réagi à la blague, je n\u2019ai pas de discours écrit.» Aussi, s\u2019il a reconnu avoir invité dans ses deux usines l\u2019un des ténors du OUI, Jean Charest, à rencontrer ses employés, Dennis Wood assure qu\u2019il ne mettrait pas de bâtons dans les roues si le comité du NON voulait faire de même.«Je crois à la démocratie.Pour le moment, je n\u2019ai pas eu de demande des gens du NON, mais ils sont les bienvenus», a-t-il fait valoir.Dennis Wood Quant au sénateur Claude Castonguay, qui s\u2019est lancé dans un vibrant plaidoyer en faveur du maintien du lien fédéral et a rappelé que cela a toujours bien servi le Québec, il a mis en garde son auditoire advenant une victoire du NON.Mais le tout sur un ton calme et dénué de toute charge émotive.«Sur le plan économique, la Canada va toujours demeurer notre meilleur allié.Avec un NON le 26 octubre, on va se retrouver dans un vide politique, avec I'instabilité et l\u2019incertitude que cela suppose: ce seront des pressions indues sur le dollar et le maintien inutile des taux d\u2019intérêt à la hausse», a-t-il exprimé en résumé.Interrogé par ailleurs sur le changement d\u2019attitude assez prononcé du premier ministre Brian Mulroney depuis le début de la semaine, alors que voilà un mois, à Sherbrooke même, il déchirait devant les caméras de télévision le texte de l\u2019entente constitutionnelle, le sénateur Castonguay estime qu\u2019il ne faut «pas voir ça comme un aveu» de la défaite du OUI.«Je pense qu\u2019il (M.Mulroney) a simplement voulu faire un rappel montrant qu\u2019advenant la victoire du NON, nous aurons tous à vivre ensemble.C\u2019est un peu comme M.Lévesque l\u2019avait fait lors du référendum de 1980.Et c\u2019est une simple notion de responsabilité de la part d\u2019un homme politique que de faire ces rappels à l\u2019occasion», a conclu le sénateur Castonguay, qui se montre toujours confiant d\u2019une victoire de son option, lundi soir.Juneau dénonce le geste du président de Bombardier Jacynthe NADEAU Windsor La députée péquiste de Johnson et porte-parole officielle du Comité du NON, Carmen Juneau, dénonce les manoeuvres mises de l\u2019avant par le président et chef de la direction Bombardier Laurent Beaudoin pour inciter ses employés à voter pour le OUI le 26 octobre.«C'est une insulte à l'intelligence de ses employés», a déclaré Mme Juneau- Dans un document de onze pages distribué dans les 8000 enveloppes de paie des employés de Bombardier, M.Beaudoin fait valoir les arguments en faveur du OUI.Il conclut même en invitant les employés «à faire porter votre décision sur les enjeux de fond.Sôyons-en certains, il n\u2019y a pas d'autre entente à venir qui soit plus proche de la perfection que celle- ci».«Si Bombardier est rendu là où il est, explique Mme Juneau, c\u2019est grâce à la qualité de ses produits et à la compétence de ses employés.Je trouve inacceptable qu'on ne fasse pas confiance à leur intelligence et a leur jugement.» Et si elle affirme avoir toujours tenu en haute estime la direction et les employés de Bombardier, Mme Juneau croit cette fois que Laurent Beaudoin, «a poussé un peu trop loin»\u2026 D'autant plus que ce geste est passible d\u2019amende puisque les dépenses encourues pour ce type de publicité ne sont pas comptabilisés au Comité du OUI.=529 5H 0.005 OS D To vos | &Ee Le) "]
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