La tribune, 9 juillet 1994, Cahier 2
[" Arts et spectacle CAHIER Magazine La rripune Babillard Sherbrooke Nos sorties Ca bouge en ville.u'ont en commun le Festival Orford, le musée Laurier d\u2019Arthabaska et le Manoir Taschereau de Sainte-Marie-de-Beauce?Rien du tout, sinon que cet événement et ces lieux se retrouvent dans cette chronique, comme propositions de sorties qui, toutes diversifiées qu\u2019elles puissent être, constituent autant d\u2019alternatives valables à l\u2019ennui que provoque le fait de regarder tomber la pluie.Une sortie véritablement propre pour adultes contre deux sorties plus décontractées à fréquenter en famille, pour le plaisir de la balade à l'extérieur de la ville et les jolies découvertes proposées.Des lieux patrimoniaux D'abord, destination Sainte;Marie-de- Beauce qui, dans le cadre du 250e anniversaire de la municipalité, propose tout l\u2019été, jusqu\u2019au 28 août, une foule d\u2019activités destinées à souligner l\u2019événement et à faire connaître un peu mieux ce magnifique coin de pays.De par chez nous les vrais manoirs, ceux datant des siècles derniers, ne sont pas vraiment légion mais ici, on nous en propose un vrai, datant de 1809,- la photo en illustre l\u2019intérieur - qui a vu naître le premier cardinal d\u2019origine canadienne Mgr Elzéar-Alexandre Taschereau et qui est demeuré le lieu de résidence des seigneurs Taschereau.Les dimanches de juillet et d\u2019août, on peut pique-niquer en musique sur l\u2019herbe autour du manoir où des visites sont aussi organisées et les familles sont invitées à accompagner des peintres et des sculpteurs dans la réalisation de leurs oeuvres sur les terrasses du manoir.On peut aussi profiter d\u2019un séjour à Sainte-Marie- de-Beauce pour visiter la chapelle Sainte-Anne érigée en 1778, la Maison Dupuis construite en 1892 et la Maison Pierre Lacroix construite en 1821 et qui retrace l\u2019histoire du tissage, d'hier à aujourd\u2019hui.Ces artistes d\u2019ailleurs Ceux qui connaissent déjà la qualité des expositions que présente à l\u2019année longue mais tout particulièrement l\u2019été le Musée Laurier d\u2019Arthabaska ne sont plus a convaincre de la valeur de la visite et les autres profiteront peut-être de cette occasion pour découvrir une institution muséologique extrémement dynamique dans notre région.On y propose jusqu\u2019au 25 septembre une autre exposition de grand prestige, ainsi qu\u2019on le fait depuis 1987, une exposition qui s'inscrit cette fois-ci sous le thème Ces artistes venus d'ailleurs: Miyuki Tanobe et les communautés culturelles.Le visiteur est invité à y redécouvrir la vie de quartier, le quotidien et le paysage urbain de Montréal mais exprimée ici à partir d\u2019une technique traditionnelle japonaise, le Nihonga.par l\u2019artiste d\u2019origine japonaise Miyuki Tanobe après son installation dans la métropole.L'oeuvre reproduite ici s'intitule Par une chaude journée d'automne au parc Westmount.Mozart et les impressionnistes C\u2019est ce soir que sera donné le grand coup d\u2019envoi au Festival Orford par le traditionnel concert inaugural qui se déroulera à la salle Gilles Lefebvre du Centre.Ce premier concert de la série des concerts du samedi soir qui seront consacrées à Mozart et aux Impressionnistes accueillera le violoncelliste de réputation internationale Janos Starker et le Cleveland Quartet.Au programme, le Quatuor à cordes en fa de Ravel et le Quintette à cordes en do, op.163 de Schubert.Pierrette ROY Te \u2018la caricature | de la semaine signée Parrick Laramée La nature h Michèle D Pierrette ROY une très grande affection pour Michèle Deslauriers, une femme tout simple, d\u2019approche facile et qui se raconte aisément.Car, la Gertrude Cloutier du téléroman Marilyn a la nature heureuse, fuit autant que possible les problèmes et considère que la vie est beaucoup trop courte pour s'en faire avec des riens.D ifficile, dès le premier contact, de ne pas ressentir Deux personnalités Michèle Deslauriers le reconnaît, elle est à la fois une comédienne et une mère comblée qui a dû.au cours de sa carrière d\u2019une vingtaine d'années, refuser une foule d'engagements pour donner à ses deux filles la vie de famille à laquelle elle aspirait pour elles.«Mais c\u2019est comme si j'avais deux personnalités en moi, toutes aussi importantes l\u2019une que l\u2019autre.la mère et la comédienne.» Ce qui ne l\u2019a pas, pour autant, empêchée d'assumer de fort beaux rôles à la fois au théâtre et à la télévision où elle s\u2019est investie presqu\u2019autant dans les émissions pour enfants, on peut penser notamment a Nik et Pic, à La fricassée ou à Pop Citrouille, que dans cetles pour date AC Téiéphoto por Claude Poulin adultes.D'ailleurs, si son nom est beaucoup associé à l\u2019humour puisqu\u2019elle a été de l\u2019équipe de plusieurs séries comme Samedi de rire, CTYVON, Rira bien et qu\u2019elle a pu être appréciée dans de multiples spéciaux comme les Bye Bye, ses expériences autant à la scène qu\u2019au petit écran ont été multiples et dans tous les registres.Classée dramatique! C'est pourtant bien elle que le Conservatoire d\u2019art dramatique de Montréal a classée comédienne dramatique à cause de sa nature timide et de son caractère plutôt renfermé, durant son passage là-bas de 1963 à 1966.Arrivée tout naturellement dans le monde du spectacle après une enfance ponctuée de multiples représentations alors qu\u2019en compagnie de sa soeur Monique, qui écrivait des histoires et fabriquait des costumes en papier crépé, elle montait des sketches pour la famille et les amis, l\u2019enfant qu\u2019elle était manifestait très tôt un talent naturel pour limitation.«Mais j'étais d\u2019une nature timide presque maladive et j'avais le sentiment que cela allait me bloquer dans mes aspirations.Je voulais m\u2019en sortir.Ce que j'ai fait, même si j'ai gardé un petit côté secret.Jaime me retrouver, par moments, avec ma solitude.» eureuse de eslauriers Le tremplin : Il aura fallu que surgisse dans sa vie l\u2019auteure et comédienne Jacqueline Barrette et son spectacle Ça dis qu'essa dire qu\u2019elle à joué plus de 250 fois entre 1971 et 1975, son premier contrat professionnel, pour qu'elle change de casting, comme elle le dit elle-même, et que son nom soit associé à la comédie.«C\u2019est là le résultat d\u2019un concours de circonstances mais également d'un goût que j'avais, et c\u2019est cette production qui a vraiment constitué le tremplin de ma cars riére.» Depuis, la comédienne n'a jamais chômé et si elle a dû être sélective pour préserver sa vie de famille, elle reconnaît avoir été très chanceuse autant en terme de contrats qu\u2019en terme d'équipes avec lesquelles elle a travaillé.: Mais elle reconnaît apprécier autant les rôles comir ques que dramatiques, s'appliquant du mieux qu\u2019elle peut au gré des circonstances à alterner entre tes deux, mais confie qu\u2019elle ne voudrait pas être uniquement confinée aux rôles dramatiques.J'ai comme deux personnalités en moi: la mère de famille, très maternelle, et la comédienne.Les plaisirs de la scène Cet été, elle est de la distribution de la comédie Cherchez l'homme de Jean-Raymond Marcoux que présente jusqu'au 20 août le théâtre Le Bosquet de Victoriaville, un théâtre que vient d\u2019acquérir son mari Sébastien Dhavernas en co-propriété avec le comédien Yvon Roy, tous deux également de la distribution.Celle-ci se complète de Robert Vézina.Pour la comédienne, le rôle de Mireille qu\u2019elle assume dans cette production lui permet de découvrir avec ravissement un coin de pays qui lui était inconnu, en plus de lui permettre de vivre sur les planches, aux côtés de son mari, la même relation qui les réunit dans la vie.«Nous nous sommes connus en jouant et, dès le départ, nous nous sommes très bien entendus.F y a entre nous l\u2019écoute, la complicité et l\u2019échange, ce qui est très précieux.» \u2018Dans cette production, elle assume le rôle d\u2019une femme de carrière qui, après dix ans de mariage, souhaite avoir un enfant alors que son mari est stérile.Elle se tournera alors vers un couple homosexuel voisin et collègue de travail pour tenter de dénouer l\u2019impasse dans laquelle elle se trouve.«Tous les quatre, nous prenons beaucoup de plaisir a jouer cette pièce dans laquelle on peut voir le côté fort des personnages mais également leur aspect plus vulnérable.Et après avoir beaucoup travaillé à la télévision où on ne sait pas comment les gens nous reçoivent, j'adore avoir les réactions du public.Car jouer, c\u2019est un métier d\u2019échange, de communication et, comme comédiens, nous ne sommes que les liens entre un auteur et un public.» Au-delà de cet engagement et pour la toute première fois depuis 19 ans, aucun contrat n'attend Michèle Deslauriers à l\u2019automne.Elle sera cependant, cet été, d\u2019un spectacle présenté le 24 juillet dans le cadre du Festival Juste pour rire destiné à offrir, avec une distribution composée notamment de Yvon Deschamps, Pauline Martin, Normand Brathwaite et Normand Chouinard.une sorte d\u2019amicale de la série Samedi de rire.«Mais cela m\u2019enchante que rien ne m'attende à l\u2019automne car je pourrai peut-être me reposer un peu et faire toutes sortes de choses.Ça me plaît, également, d'être disponible pour des projets qui peuvent survenir et pour lesquels il faut disposer de tout son temps.Je ne m'inquiète aucunement, car je sais que je peux faire toutes sortes de choses.» Nature heureuse, disions-nous?On a besoin de moins de preuves pour en être convaincu! Le Salon d\u2019antiquités et d\u2019art populaire North Hatley expose des trésors anciens Pierrette ROY provenance de tout lc Canada sont attendus, aujourd\u2019hui ct demain.au Salon d'antiquités et d'art populaire qui se déroule toute la fin de semaine à North Hatley.Cet événement d'envergure, le premier en son genre au Québec puisqu'il s'est tenu une première fois de 1960 à 1977, avant d\u2019être repris par l'Association du Festival du Lac Massawippi en 1988, se déroule au profit de l'Association pour l'organisation de récitals de musique classique qui ont lieu dans cette municipalité au printemps et au début de l'été, ainsi que pour les concerts gratuits qui se déroulent au parc Dreamland chaque imanche soir de juillet.Les montants recueillis permettent également a cette organisation d'attribuer des bourses à des jeunes musiciens prometteurs.P as moins de 25 antiquaires réputés en La qualité d'abord Ainsi, tout en contribuant à supporter concrètement unc organisation artistique extrêmement dynamique en région, le public aura l'opportunité, pour un prix d'entrée minime, d'admirer unc grande variétés d'anti- uités soigneusement séléctionnees TN onction de leur qualité.On pourra ainsi y trouver des meubles en pin du Québec, de l\u2019art populaire, des antiquités anglaises, des bijoux, des imprimés, de la verrerie et de l'argenterie, des bijoux orientaux et des courtepointes.Parmi les antiquaires présents, les visiteurs auront l'opportunité de rencontrer Robert Picard de Lavaltrie qui viendra présenter, notamment, une collection exceptionnelle de tapis crochetés ainsi qu'une armoire Louis XV 18e siècle en pin du Québec, la Ferme Antiques de Laval qui donnera à voir une série de meubles de pin du Québec et de belles pièces d\u2019art populaire.David Brown, un antiquaire montréalais reconnu qui a pignon sur rue chez Ogilvy's, exposera un très beau châle paisley d\u2019une longueur de dix pieds ainsi qu\u2019une berceuse Windsor circa 1820 du Québec et un banc-lit circa 1830.également québécois, dans sa couleur d'origine.La Galerie 2520 du sherbrookois Pierre Bevilacqua présentera quant à clle des toiles de grands artistes comme Clarence Gagnon.Jean-Paul Lemieux et Antoine Plamondonun bronze Suzor-Côté, un chandelier Louis Comfort Tiffany de New York et un bronze Art Deco Raymonde Guerbe de Paris.M.Ronald Fortier, joaillier sherbroo- kois, ¢talera également des pièces d\u2019une qualité exceptionnelle.Se déroulant au Club Curling sur Capleton Road (route 198).la ruc principale dc North Hatley, le Salon des antiquités ac- d\u2019hui samedi, et entre 11 ct 17h demain dimanche.C'est là une occasion unique d'effectuer une jolic virée dans ce village enchanteur des Cantons de l'Est situé tout près de Sherbrooke, d'encourager un Festival dont l\u2019importance est déjà reconnue en Estric tout en appréciant des trésors du temps passé.Téléphoto par Claude Poulin L\u2019antiquaire sherbrookois Pierre Bevilacqua prépare quelques-unes des pièces qu'il présentera au Salon des antiquités et d'art populaire qui se déroule en fin de semaine a North Hatley.Le buffet de style Louis XIII date du XVIIIe siècle, est muni de ses ferrures d'origine et est surplombé d'une peinture anonyme de l\u2019école canadienne datant du XIXe siècle et d\u2019un leurre provenant de l'Île aux Grues.L'antiquaire tient dans ses mains un jouet d'art populaire, un cheval-jouet datant de 1880. adda 52 Le Tribune, Sherbrooke, samedi 9 juillet 1994 Ârts el spectacles «Vous écoutez Radio-Canada FM en Estrie» J ai parfois l\u2019impression qu\u2019il est sage de s'attendre à ce que tout tourne en catastrophe, du moins en déception, question d'avoir une carapace quand surviennent les coups.La politique et l\u2019économie, depuis \u2018une bonne quinzaine d'années, nous ont habitués à prévoir le pire.Le bon côté de la çhose: dans ce contexte, une bonne nouvelle a un effet fan- tastique.Michel Il en a été I ainsi, il y a RONDEAU quelques jours, quand, au volant de ma camionnette, insatisfait de tout ce que m\u2019offraient les stations de radio, le chercheur automatique de la radio, auquel j'étais en train de donner des étourdissements, s\u2019est arrêté sur de la musique de jazz: «Tiens, on n\u2019en entend pas souvent.C\u2019est parfait.» Trois ou quatre pièces ont assé, quand soudain une voix a ancé quelque chose comme: «Vous écoutez présentement Ra- dio-Canada FM en Estrie, 90 virgule sept.Si vous percevez des problèmes, veuillez composer le numéro.» Après un moment de stupéfaction, j'ai soudain senti des picotements, une chaleur.«Pour vrai?», me suis-je demandé.Mes espoirs, nos espoirs, j'entends les miens et ceux des autres Estriens qui patientent depuis des années, ne seraient pas déçus?On aurait accès à la culture radio-canadienne bientôt?«C\u2019est pas vrai!» P'entendais déjà Brahms, Webern, Bartok, Debussy, Ravel.#%** Y a de quoi hésiter avant de se réjouir.Après toutes ces années, disais-je tantôt.Mais il y a eu aussi l\u2019espoir déçu ce printemps, alors qu\u2019en principe l\u2019Estrie aurait dû, selon les prévisions de l\u2019année dernière, recevoir le FM de Radio-Canada à compter de juin.Mais on nous avait appris tard à l\u2019hiver que le réseau ne serait disponible qu\u2019en septembre en raison de modifications techniques au projet, reliées principalement à une plus grande puissance émettrice.Ben correct, mais combien de gens j'ai entendu émettre l\u2019opinion qu\u2019on nous avait menti, qu\u2019on nous mentait encore et que | jamais, au fond, on avait eu l\u2019intention quelque part dans les bureaux de Radio-Canada et surtout le gouvernement fédéral, disaient les gens, de nous brancher sur le FM.Des remarques qui trahissaient une profonde déception.Profondément déçu, je l\u2019étais aussi.Et perplexe, je l\u2019avoue.Ce qui fait que la récente expérience e mise en onde dont j'ai été témoin m\u2019a d\u2019autant profondément réjoui.* Est-ce pour septembre?Ce serait chouette.+ ** .Un appel à Radio-Canada, cette semaine, a permis d\u2019apprendre de Mme Diane Sylvain-Té- treault, qui s\u2019occupe des relations avec la presse, que les gens de | CEstrie n\u2019ont vraiment pas des il- | tusions: des tests sont vraiment en cours.| En raison des vacances d\u2019un grand nombre d\u2019employés de Ra- dio-Canada en juillet, Mme Syl- vain-Tétreault n\u2019a pu se renseigner auprès des responsables du dossier sur la durée des tests et sur le moment où la population estrienne pourra dorénavant capter la bande FM.Cependant, elle à consulté, révèle-t-elle, des notes de réunions qui laissent entendre que l\u2019antenne ne sera probablement pas prête en septembre tel que prévu.«Peut-être en octobre, mais exactement quand, je ne le sais pas.» -Vous savez, les Estriens attendent depuis des années.-Oui, je sais.J\u2019ai déjà entendu des commentaires d\u2019Estriens à ce sujet.Céline encore là - Difficile d'oublier Céline Dion.Sa pièce «The Power of Love», entrée dans les 100 plus grands succès de la revue américaine Billboard en 1993, plus précisément il y a 33 semaines, apparaît encore au numéro 48 du Billboard qui est daté d'aujourd'hui, 9 juillet.C\u2019est une performance exceptionnelle, car on peut presque compter sur les doigts les pièces qui sont demeurées aussi long- ces de la semaine au cours des 15 dernières années.«The Power of Love» est resté quatre semaines en première position du Billboard et son cheminement dans la charte laisse présager qu\u2019elle comptera parmi les cinq plus grands succès de l\u2019année 1994 aux États-Unis.\u2014} temps dans les.100 premiers suc- ph Une équipe dynamique et talentueuse, pour un lever Folies des années folles chez Marjolaine Pour le souvenir et pour l'émotion Une critique de Pierrette ROY saison estivale, le Théâtre de Marjolaine a choisi de plonger carrément dans la nostalgie en offrant, avec Folies des années folles, un spectacle musical entremélant chansons, danses et musiques qui nous ramène au début du siècle, entre les deux guerres, et propose un superbe voyage dans le souvenir et dans l\u2019émotion.P our célébrer avec éclat sa 35e D'ailleurs, il n\u2019est pas besoin d\u2019avoir connu cette période pour apprécier à sa juste valeur ce superbe spectacle créé par Lorraine Beaudry pour les étudiants d\u2019une école de théâtre dans les années 70 et qu\u2019elle a repris ensuite dans les années 80 et 90 en versions modifiées.Car, s\u2019il parle en premier chef à la mémoire, il parle également et surtout au coeur.théâtres d'été IE L'histoire en musiques Car, pendant deux heures, le spectateur est invité, en chansons et en bulletins de nouvelles diffusés en voix hors-champ, à revivre le passé, celui du droit de vote des femmes aux États-Unis, de la condamnation de Sacco et Vanzetti, de la mort de Lénine, du jeudi noir à la bourse de New York, de la naissance des jumelles Dionne, de la mort du frère esos oxo ge de chapeau aux années folles, composée de Widemir Normil, François Langlois, Joël Legendre, André, de la Conscription et enfin de la déclaration de la deuxième Guerre mondiale, le tout porictué d\u2019une quarantaine de chansons po- \u201c pularisées à l\u2019époque.Des chansons en français et en anglais drôles ou enlevantes comme Titine, Je vous ai reconnu, Madame la Marquise ou Get happy et Rock- A-Bye Your Baby, et d\u2019autres pleines de tendresse et d\u2019émotions comme Le temps des cerises, Fascination, Jattendrai ou Lily Marlene qui, interprétée par Sylvie Legault, clôture de façon magistrale le spectacle, invitent à ce voyage inoubliable.Sans décor et avec un minimum d'accessoires, l\u2019équipe de six comé- diens-chanteurs-danseurs accompagnés sur scène par la pianiste Sylvie Boudreau parviennent, avec une remarquable efficacité, à recréer l\u2019es- Bye Bye Bungalow au Théâtre de la Chèvrerie Un tableau grossi mais percutant de la vie bien réglée de la banlieue Une critique de Pierrette ROY la pièce n\u2019est pas aussi insignifiante qu\u2019elle pourrait le laisser paraître.Car Bye Bye Bungalow que résente cet été, pour sa 15e saison, e Théâtre de la Chèvrerie de Saint- Fortunat s\u2019attaque de burlesque et percutante façon à un phénomène de plus en plus répandu et à ses conséquences.En l\u2019occurrence, c\u2019est le phénomène de la banlieue et ses rangées de petits bungalows proprets et identiques que caricature ici la pièce de l'américain Willy Russell - dont le titre original One for the road est, incidemment, plutôt évocateur -, traduite et mise en scène par Guy Mignault.Un phénomène qui crée, comme presqu\u2019inévitable conséquence, une population bien ordonnée et bien réglée, qui se conforme aux règles du bon voisinage en perdant toute identité.L e titre est insipide et, pourtant, Grossi mais crédible Le tableau est ici grossi, j'en conviens, mais pas tant que cela puis- qu\u2019on y retrouve, de façon globale, toutes les situations qui peuvent caractériser ce qui cst devenu une façon de vivre.Malgré une conclusion complètement ratée qui tombe littéralement dans le vide et nous laisse sur notre appétit, la pièce touche plutôt bien les cibles qu\u2019elle vise, l\u2019ordre et le résumé bon goût, la conformité et ¢ bon voisinage.eee Le couple Denis (Charles Mignault) et Christine (Chantal Baril) survivra-t-il à ce souper de 40e anniversaire on compagnie de ses omis Maryse (Michèle Sirois) et Philippe (Luc Proulx)?La traduction, qui s\u2019inscrit également comme une adaptation, décrit de façon assez juste une réalité qui nous ressemble et fait que l\u2019on se reconnaît plutôt bien dans la situation exploitée ici.J'ai tout particulièrement apprécié la séquence des parents attendus pour le dîner et qui finiront pas ne.jamais parvenir à destination, perdus qu\u2019ils sont dans les dédales de cette cité champignon, arrivée en Phase Il, qui n\u2019a d\u2019artistique et d\u2019évocateur que les noms de ses rues et places.Celle-ci est d\u2019une drôlerie et d\u2019un efficacité remarquables et tous les éléments sont en place pour que l\u2019on visualise vraiment la situation complètement loufoque créée.Personnages caricaturaux Comme il se doit, les personnages de Christine et Denis, Maryse et Philippe, deux couples de fin de trentaine, sont caricaturaux mais néanmoins représentatifs, en concentré, de types humains qui fleurissent dans les banlieues.Je le reconnais, j'ai un faible pour Charles Mignault qui, comme son frère, me fait beaucoup rire.Ici, prit de l\u2019époque de ces années folles alors que les événements étaient à la mesure des émotions: d\u2019une grande intensité.Complicité du public Et le public marche à fond de train, se surprenant lui-même à fredonner les airs qui lui sont ici rappelés, quand il n\u2019est pas carrément invité à le faire par les comédiens, ou trépignant sur son siège lors des numéros de claquette ou de tango.Car les chorégraphies, que si- gnent- Danielle Hotte et Louise Lussier, s\u2019intègrent avec grâce et énergie dans la mise en scène de Lorraine Beaudry, et donnent un cachet unique à cette production à la limite du théâtre et de la revue musicale.Le spectacle nous permet aussi d'assister à un concours d'amateurs en victime lucide qui, bien malgré lui, paraît sortir son entourage de sa léthargie et de son conformisme, il est tout à fait sympathique et très drôle.Affectée à souhait, la voisine et amie Maryse, qu\u2019interprète avec couleur Michele Sirois, s'impose avec une remarquable efficacité.Prise entre le conformisme de ses amis et les répellions de son mari, Chantal Baril doit composcr cn subtilité une Christine bien d\u2019aplomb et, dans ce registre, se tire fort bien d\u2019affaire.Le personnage le plus caricatu- Sylvie Legault, Brigitte Mortel et Danielle Hotte.façon 1922 tout à fait drôle.Et si le musical Folies des années folles est remarquablement construit, nous faisant cheminer au fil des ans en voguant efficacement au gré des rythmes et des sentiments, il sait cependant aussi compter avec six comédiens de fort calibre qui brillent par leur performance multidisciplinaire et donnent, avec leur pleine mesure, toute la couleur à ce spectacle.Les Sylvie Legault, Danielle Hotte, Brigitte Morel, François Langlois, Joël Legendre et Widemir Normil imposent ici une équipe qui , nous soulève littéralement.C\u2019est là, pour le Théâtre de Marjolaine qui a lui-même imposé sa marque unique au cours des 35 dernières années, un hommage de grande qualité rendu à l\u2019histoire qui saura rallier tous les publics! ral, Philippe, que campe un Luc Proulx méconnaissable, met toute la première partic à s'imposer mais se révélera, finalement, très convaincant.Ajoutons au tableau quelques grivoiseries pour pimenter le tout, rien de bien scandaleux mais suffisamment pour rallier un certain public, des jeux de portes, de fenêtres et de coulisses qui contribuent à relancer l\u2019action, lorsque le rythme s\u2019essouffle un peu, pour composer un tableau qui fait de Bye Bye Bungalow une comédie légère, très contemporaine et plutôt percutante.1 ' tell cel qui la bre sie Cm rp 2e 2 du=>2 - => | 1 aoa soc Pes ns- fil , il vec qui ti- sur dle OIS nir uc ite ais m- Ics ut, fi- ures re- me ser n- m- Arts el specioces Le Tribune, Sherbrooke, samedi 9 juillet 1994 Éric liaP\u201d\u2019oimte | Charisme et détermination se font rocker Rachel LUSSIER ° 10 ans, il grattait la guitare, composait, écrivait.Enfant prodige?Niet.Ou peut-être.rock Pourvu qu\u2019il ose tenir son bout, pour peu que le rock puisse se targuer lui aussi, un jour, d\u2019avoir eu ses enfants prodiges et pour autant que l'engouement que suscite actuellement l\u2019auteur de «Terre promise» ne soit pas qu\u2019étincelle éphémère en raison des caprices d\u2019un marché aux dents longues, il se pourrait bien qu\u2019on entende parler longtemps et fort d\u2019Eric LaPointe.Mais fi des présomptions futuristes, elles n\u2019ont pour le moment aucune importance.Éric LaPointe grattait et barbouillait à 10 ans parce qu\u2019il avait sa raison de le faire.Éric LaPointe a tout largué à 20 ans pour se consacrer uniquement à la réalisation d\u2019un rêve tenace.Eric LaPointe carbure à l\u2019instinct tout en gardant les pieds sur terre.«J'espère être capable de prendre ma place, ce sera au public de décider.» Cela est dit avec l\u2019accent de la sincérité, seulement la détermination farouche du brun regard laisse entendre que LaPointe n'a pas l\u2019intention d\u2019étre un voyageur de passage.De fait, en moins de temps qu\u2019il n\u2019en faut pour qu\u2019une saison fasse place à l\u2019autre, LaPointe a lancé l\u2019ai- um Obsession, vu le premier extrait Terre promise grimper aux palmarès et s'installer confortablement à Musique Plus.Il a été bouclé pour une quinzaine de spectacles au cours de l\u2019été, incluant des scènes majeures telles celle du Festival d\u2019Eté de Québec auquel il vient de participer ou celle des FrancoFolies de Montréal qui s\u2019en viennent, et il amorcera dès la mi-août et jusqu\u2019à la mi-décembre, une tournée majeure dans plusieurs villes du Québec.Jacynthe NADEAU Sherbrooke enfant ne peut être gratuite.Elle ne peut que cacher un message.C\u2019est avec cette conviction profonde en toile de fond que l\u2019au- teure estrienne Ginette Bureau signe, après Mona, Je t'aime la vie, et Des lendemains pour Francis, un quatrième ouvrage, Femmeenfin!, publié aux Editions Logiques.R ien n\u2019est hasard.La mort d\u2019un livres I «Tout le monde dit que la réponse est en nous, note Mme Bureau.Moi, je suis allée voir.Je voulais comprendre.Jai anéanti tout sentiment de culpabilité.J'ai pris la voie de la responsabilité.» Démarche audacieuse, douloureuse même, mais aussi et surtout libératrice.Car en choisissant de lutter pour la vie, au moment où on diagnostiquait, à l\u2019âge de quatre ans, la leucémie qui allait emporter sa fille Mona onze ans plus tard, Ginette Bureau a repoussé l\u2019échéance.Construire sa réalité «De quatre à douze ans, raconte- poursuit des études universitaires, d\u2019explorer comment on construit sa réalité, de comprendre comment on choisit les terrains propices à la vie.Sous hypnose, une méthode à la- uelle elle préfère encore la méthode rationnelle, elle a exploré son enfance, celle de sa mère et celle de «Tout le monde dit que la réponse est en nous, explique Ginette Bureau.Moi, je suis allée voir.Je voulais comprendre.t-elle, j'ai traité Mona comme toutes les petites filles, comme si elle allait grandir.Elle à vécu en rémission.En 1979, fière de notre cxpé- rience positive, jai publié son histoire.La maladie est revenue.Pourquoi?Comment ça se fait?Est-ce que c'est parce que j'ai ressassé mes doutes pour écrire?» De là ce désir pour l'auteure.qui sa fille pour éclairer ses mécanismes de survie.Mona parle En deuxième partie d\u2019ouvrage, toujours sous hypnose et comme pour confirmer ses conclusions, Ginette Bureau écoute Mona lui expliquer sa courte vie.Récit poignant de la maladie au quotidien, empreint d'une compréhension peu Téléphoto Claude Poulin Ginette Bureau: Explorer la vie pour mieux comprendre la mort [I Dans son quatrième ouvrage, l'auteure cherche à travers sa réalité pourquoi sa fille Mona est décédée commune.«Elle me parle comme si elle venait d\u2019un grand voyage, avec une grande sagesse, avec un regard sur le passé et sur un avenir qui a lieu sans elle.Elle a tout compris.» Femme.enfin! s\u2019est inscrit d\u2019abord comme un compte-rendu thérapeutique que Ginette Bureau écrivait pour elle-même.Mais les réactions positives et l\u2019effet libérateur de sa démarche l\u2019ont convaincue de publier cette prise de conscience.«C\u2019est un livre lourd à porter, convient-elle.Il est dérangeant.C\u2019est toujours déchirant d\u2019écrire, mais celui-là, c\u2019est le pire.J'aurais pu le garder pour moi-même mais es gens nous ont vus vivre avec les livres, avec le film (Le Jardin d'Anna).J'ai voulu leur dire d\u2019arrêter d\u2019être victime et de prendre leur vie en main.» «Dans la seconde partie du récit, sous hypnose, Mona est venue me visiter comme une femme-fille-enfant, sans âge, transparente de corps et de coeur, écrit en avant-propos de Femme.enfin! l'auteure Ginette Bureau.Elle vient d'un autre monde (.).Elle a tout compris.» Rien de moins.«Ca stimule beaucoup.ça fait freaker un peu».En servant un rock de souche, il appert que LaPointe ait visé juste.Depuis toujours «Dès que j'ai su trois accords, J'écrivais des petites tounettes.Je ne suis pas un poète.Je ne suis pas particulièrement cultivé.J'ai un secondaire cinq et je ne lis pas énormément.J'écris ce qui me touche, ce- que j'ai envie de dire, j'écris pour m'extérioriser.Quand jai fini une toune, j'ai l'impression d avoir lâché un morceau.» Désarmant.Si d'aventure on s'étonne du contraste entre une dégaine de collégien relativement sage et cette voix rapée que l'on dirait déjà usée par les turbulences d\u2019une vie menée à tombereau ouvert, on est encore davantage surpris par le charisme de ce mec pétri d\u2019évidence d'autant de forces que de fragilités.«Si t\u2019as pas d'air play au Québec, tu continues à manger du Kraft dinner» Et où va-t-on avec deux clefs qui s\u2019appellent charisme et détermination?Apparamment tout droit vers le succès.«Jai aussi eu de la chance et je l\u2019apprécie.» Un rock nature svp Et un rock nature pour monsieur s\u2019il-vous-plaît.Car si chance il y a eu, on peut bien présumer que c\u2019est sur l\u2019énergie brute de LaPointe, alliée à un talent certain et à un travail de long souffle, que s'appuient les surprenants résultats que l'on constate.«Le rock ça se joue en La, en Mi et en Ré.Point.Tout le reste est question d\u2019énergie et de qualité d\u2019émotions.» De là à comprendre pourquoi, d'entrée de jeu, on a plutôt deux fois qu\u2019une considéré LaPointe comme descendant de la cuisse de Gerry ou Éric LaPointe: «J'espère être capable de prendre ma place, ce sera au public de décider.» A travers les Francofolies de Montréal et le Festival d\u2019Eté de Québec, Eric LaPointe présentera son spectacle au Liquor Store de Sherbrooke le 14 juillet et à l\u2019établissement du même nom à Magog le 10 août.de Pag.«Je n'ai pas spécialement été influencé par Pagliaro ou Boulet.Je pense que je fais ma musique a moi et je n'ai pas envie qu\u2019elle ressemble à celle des autres.Ce que je veux faire, c\u2019est du vrai rock.» De mots et de musiques Il y a quatre ans, Éric LaPointe déci at ¢ mettre tous ses oeufs dans le panier de ses réves.«À un moment donné, si tu sais ce ue tu veux, tu nas pas le choix, tu ois faire un moove drastique.» Le risque était grand.Et il fut bon.: Le rocker fonde son band, trouve moyen de se faire remarquer, travaille avec nul autre qu\u2019Aldo Nova, un bonze du genre, la maison de disques Gamma mise sur lui, il est prêt.En réserve.un répertoire déjà important, des musiciens qui font route avec lui depuis un bon moment.du coeur au ventre et la conviction que, tout en restant qui il est, il lui faut accepter de se laisser diri- geT.1 «J'apprends.» Rock de défonce sans subtilité.Un choix conscient.«J'aime mieux sonner rock américain que local québécois!» \u2014 Telephoto par Claude Croisetiere Une émission spéciale sur Patrick Bernhardt sera diffusée demain dans cing pays La musique nouvel dge qué Michel RONDEAU Sherbrooke cmain dimanche, offensive D culturelle mondiale: partout au Canada, en Turquie, en Israël, au Liban, en Grèce, le disque «Atlantis angelis», de Patrick Bernhardt, musicien québécois du nouvel âge, fera l\u2019objet d\u2019 une émission spé- rt re me Bientôt certifié disque d'or puis- d'il atteint maintenant des ventes de 50.000) copies, le disque «Atlantis angelis», lancé en 1990, ne cesse de grandir.«Mes disques poussent comme des arbres.Lentement.» Patrick Bernhardt qualific cette expérience radiophonique d'unique.«Il s'agit d'une réunion des ondes qui n'a sans doute pas eu lieu depuis la dernière Guerre.» À Sherbrooke.Cité-FM diffusera a 21 heures cette émission où le musicien présente sa musique, sa philosophic.«Une émission ou je réponds a des questions humaines», commente Bernhardt.L'émission sera : aussi diffusée à CFLX à 21h30.Patrick Bernhardt Au total, 30 stations canadiennes diffuscront cette émission soit en anglais, soit en français, selon leur auditoire.Depuis l\u2019île de Chypre, la même émission atteindra plusieurs pays de la Méditéranéc.Dans sa catégorie, «Atlantis an- gelis» a tenu la première position du palmarès canadien pendant 18 semaines.Comme les disques suivants de Patrick Bernhardt, il a été distribué dans plus de 15 pays.Il a démarqué son compositeur des musiciens traditionnels par une signature musicale qui lui est propre.Patrick Bernhardt devient maintenant le premier auteur-compositeur-inter- prète canadien à obtenir un album d'or dans la catégorie du nouvel âge.\u2014 be musicien; qui commençait cette semaine le mixage de son tout nouveau disque «Réconciliation», ui doit paraître à l'automne, a aussi die le premier Canadien à figurer dans la catégorie du nouvel âge dans la revue américaine «Billboard» avec son disque «Solaris universalis» (1991), qui a aussi regu le tout pre- bécoise éclate des f mier Félix accordé dans cette caté- goric.D'ailleurs, en 1993, Bernhardt obtenait un deuxième Félix avec son troisième disque «Shamanyka».De son nouveau disque.l'auteur- compositeur, qui confesse sa passion pour Beethoven, en musique classique, et pour Pink Floyd, en musique populaire.dit qu'il présentera une «musique d'énergie.une musique évolutive, une musique progressive»\u2026 - «Explosive», admet- il, en notant le risque énorme de poursuivre plus loin la démarche amorcée avec «Shamanyka».11 ne renonce pas à la spiritualité toute palpable des deux premiers disques.mais, affirme-t-il, «il faut sortir la spiritualité de la caricature énorme qu'on lui donne en rontières Occident.Je ne veux pas endormir.Je veux réveiller.» Ses deux premiers disques ont été vus comme musique de détente.La suite, il la veut tout aussi intérieure, mais musclée.«Méditative et dansante.» «Réconciliation» veut projeter «le besoin urgent de se réconcilier avec soi-même, esprit et corps, ainsi que le besoin de réconciliation de la cwvi- fisation avec ta matures.A Patrick Bernhardt.plus que jamais, soulèvera la question de la TESA ponsabilité face à «tout ce qui se passe sur la planète.depuis les guerres jusqu'au suicide».\u2018 Bd tHE La Tribune, Sherbrooke, samedi 9 juibel 1994 Au Musée Beaulne jusqu'au 10 octobre .+ .\u2019 » + Pierrette ROY a mode, c\u2019est ce que l\u2019on « porte soi-même.Ce qui n\u2019est pas à la mode, c\u2019est ce que portent les autres.» En proposant cette citation de Oscar Wilde extraite de la pièce Un mari idéal écrite en 1895, le Musée Beaulne situe avec subtilité mais efficacité le sujet de sa nouvelle exposition La belle époque, tourbillon de plaisir qu\u2019il présente actuellement et jusqu\u2019au 10 octobre prochain.exposition Car, ce que les «autres», en l\u2019occurrence les mannequins, portent ar les temps qui courent au Musée Beauine de Coaticook, tire juste- \u2018ment tout son intérêt du fait qu\u2019il \u2018soit largement passé de mode mais, -justement à cause de cela, combien \u201cséduisant et désirable.- - On y célèbre le tout début du \u201csiècle, les années 1900 à 1910, par -une invitation à la fête et à la rêverie -Organisée autour d\u2019une quinzaine de \u2018robes somptueuses venant évoquer autant de sorties habillées et heu- reures comme des soirées, des mariages, des voyages de noces, ou des éxcursions d\u2019après-midi avec des te- nües plus simples mais tellement exotiques en cette ère moderne du FT RES (ZC 2 EFF 2 icales musica = Symphonie \u2018Béla Batôle Bi Du lundi au vendredi à 12 h 17 Toute la vie Socio-culturelle livrée chez-vous vbs x TY es + ec $.Bet Vers @ Félix Mendeisséhn, Le Kiandatio nés sur TÉLÉ 7 confort absolu.Au diable le confort «La Belle époque», ainsi quest appelée cette période de l\u2019histoire, a su inspirer des toilettes d\u2019une extraordinaire élégance dont on trouve ici quelques beaux spécimens, puisés à même fa collection du Musée ou empruntés au Musée de la Civilisation du Québec pour six d\u2019entre eux.Mais, au diable le confort quand la taille était ceintrée dans un corset qui faisait rivaliser le tour de taille avec celui des cuisses, la jupe bouffante et embarrassante et les manches tellement étroites qu\u2019elles moulaient l\u2019avant-bras comme une gaine.Tout pour la beauté avec cette épaule dénudée ou démesurément gonflante, ces riches étoffes dont la combinaison est parfois surprenante, ces bibis extravagants qui donnent un oeil sombre et profond, et que la fête commence! L\u2019excentricité la plus totale ou la simplicité la plus déconcertante rivalisent ici en éclat pour faire de ces belles des modèles représentatifs d\u2019une époque.Que, d\u2019ailleurs, l\u2019on s'applique à situer dans son contexte, l\u2019exposition offrant l\u2019opportunité de diffuser une foule d\u2019informations reliées à a cette époque concernant, notam- .ment, les dangers du baiser sur la bouche - une pratique considérée barbare et malsaine a I'époque et wil fallait au minimum faire précé- er par un lavage de la bouche -, vo se, TT t rogram Beethoven, \u2018Fantaisie pour plang, Hôeur et orchestre, Gp.; Métivième Sympho pros UN SPECTACLE DE STEPHANE LAPORTE Hain Photos, par Claude Poulin Kris ei spectoces ceux du corset qui a autant d\u2019ennemis - les médecins qui parlent de suicide - que d\u2019adeptes - les mères qui parlent de mariage -, et même du cancer du sein - celui-ci ajoutant à la polémique entourant le port du corset -.Le phénomène le plus étonnant que L'invitation est lancée pour la fête et le réve nous permet d'admirer cette exposition est assurément cette robe de mariée en lainage écru et blanc, portée une première fois en 1896, puis portée 70 ans plus tard par la même dame, photographies à l'appui.De superbes accessoires comme un éventail, une paire de gants longs en cuir ou de minuscules sacs à main complètent cette présentation à faire rêver, même les femmes plus contemporaines, c'est garanti! Voulez-vous danser marquise?Pourquoi pas, lorsqu'on étrenne en 1890 une aussi jolie robe en satin, velours et dentelle à superbes manches gigot avec un somptueux bibi assorti.Photo du bas, cette robe de mariée de lainage blanc, portée en 1896, est portée à nouveau, 70 ans plus fard, par la même dame.À SHERBROOKE du 15 juillet au 3 septembre FORFAITS DANS LA RÉGION SHERBROOKOISE Souper-spectacle-hébergement-visite touristique SALLE MAURICE-O'BREADY .CENTRE CULTUREL UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE (819) 820-1000 TaTrione \"PT.Les caisses populaires Desjardins de l'Estrie th, SDERS AGENDA TRE ; 5 pL ¥ pa 5 fe Herbrooke 4 chaque matin, .pr di LS A Cu UOTE Roo dla) igi Visitez.vatre rer EE LS CHAM TV I EN La belle réussite de Gaétan Soucy SOUCY, Gaétan, L'Immoculée-Conception, éditions Laterna Magica, 350 pages.ressemblent pas.Après avoir traité, dans la chronique précédente, d\u2019un dernier roman annoncé pour l\u2019auteur Morris West, voilà qu\u2019un petit nouveau vient de poindre du nez et se manifeste en publiant un tout premier roman L\u2019Immaculée-Conception, aux édi- L es semaines se suivent et ne se tions Laterna, Magica.Par les temps .qui courent, les premiers romans semblent légion, au Québec tout particulièrement, et donnent lieu plutôt régulièrement à de formidables découver- Pierrette ROY tes comme c\u2019est le cas ici.He Gaétan Soucy, un montréalais qui paraît riche d\u2019une belle culture, propose ici une histoire bizarre, très bizarre même, mais tout aussi captivante \u2018 qu\u2019elle est déconcertante dans les multiples avenues à travers lesquelles elle nous entraîne et dans la faune bigarrée qu\u2019elle met en scène livres I.L'existence dc son personnage principal Remouald gravite autour de deux pôles: son travail de gratte-papier, à la banque, ct les soins à son vieux père confiné à la chaise roulante et qui le mène comme un dictateur.N\u2019eut été d\u2019un événement très particulier qui survient dans sa vie ct dans celle de sa communauté, comme l'incendie du Grill aux Alouettes, événement qui suscite divers incidents et fait ressurgir un GAETAN soucr coter le mao grâce à son remarquable talent littéraire particulièrement fertile en images évocatrices et en expressions suayes, grâce aussi à son\u2019 adresse pour camper des personnages dont la couleur n\u2019a d\u2019égale ! ue la saveur, tout s\u2019anime dans le } écor le plus triste que l\u2019on puisse 4 imaginer pour céder le pas à la] plus formidable histoire inventée.| Une histoire qui s\u2019élabore à la manière d\u2019un suspense et dans la- ] quelle les époques se confrontent ; et se confondent, où les suspects 4 deviennent victimes et inverse- | ment, ct où les dimensions, multi- j ples, contribuent à déstabiliser constamment un lecteur qui ne\u201d trouvera finalement de répit qu\u2019à la toute dernière ligne.oo] kk Gaétan Soucy manifeste ici un véritable et remarquable talent de conteur d'histoire à dormir debout, unc histoire dans laquelle les personnages les plus insignifiants ne sont pas ceux que l\u2019on pense, à commencer par Remouald lui- même pour continuer avec un personnage que j'ai particulièrement adoré, celui de Clémentine l\u2019insti- passé aux douleurs qui sont Toi d\u2019être cicatrisées, il aurait continué à mener la vie la plus morne qui soit et le roman n\u2019aurait cu aucunc raison d\u2019exister.ELL Mais grâce à imagination fertile d\u2019un jeune auteur prometteur, tutrice, à la fois admirable et pathétique, mais tout à fait unique.De l\u2019humour, du drame, du mystère, un peu de sensualité, et une belle habileté à saisir son lecteur à bras-le-corps, dès les premières lignes, pour l\u2019entraîner avec lui jusqu\u2019au bout.Cela s'appelle une belle réussite! d\u2019ar nab sen Car cep mel mel le tem Mir que nor cett le t par con aut les \u2018text trai une lan leve me Uns Le Tribune, Sherbrooke, someds 9 juilet 1994 Es | Le Roi lion: aussi touchant qu\u2019amusant Te critique de Pierrette ROY Dside a réputation des productions de or- la maison Disney n\u2019est plus à buis établir et le risque est bien me mince, pour ne pas dire absolument nul, de faire un mauvais investissement lorsqu\u2019 on se laisse tenter par me lune ou l\u2019autre de celles-ci.nes ain à u v lus cinema Le roi lion, le 32e long métrage d'animation issu de cette incontournable maison de production et présenté actuellement au cinéma du Carrefour de l\u2019Estrie, ne fait pas exception à la règle et s'impose comme l\u2019un des plus jolis divertissements, qui saura plaire indifféremment aux adultes et aux enfants, que le cinéma nous présente, par les temps qui courent.Réalisé par Roger Allers et Rob Minkoff assistés par une gigantesque équipe comme celles qu'exigent normalement des productions de cette ampleur, Le roi lion offre par le biais d\u2019un film superbe rehaussé par des chansons remarquables, un conte qui sait se faire touchant tout autant qu\u2019amusant.Ici, on a sollicité nuls autres que les Elton John et Tim Rice, pour les \u2018textes, et Hans Zimmer, pour la trame sonore ce qui donne, même une fois traduites, des chansons brillantes offertes sur des musiques en- levantes qui rehaussent véritablement l\u2019ensemble de la production.Une leçon de courage Le roï lion propose une leçon de courage et de détermination à suivre la voie de sa destinée, celle qui a été tracée pour Simba, le lionceau futur héritier du royaume qu\u2019un oncle mé- chant, Scar, veut évincer du trône après avoir provoqué la mort de son propre frère et papa de Simba, le roi ufasa.Comme on peut s\u2019y attendre, les bons et les méchants s\u2019engageront dans un duel à finir dès le moment où Simba, ayant trouvé refuge à l\u2019extérieur du royaume des lions auprès de ses amis le sanglier Pumbaa et l\u2019espèce de belette Timon, comprendra finalement que sa place est auprès des siens et que leur survie dépend de son intervention rapide.Dès l\u2019ouverture du film, la magie opère instantanément grâce aux paysages somptueux de l'Afrique re- \u2018créés ici, mais grâce aussi et surtout -aux personnages animaux attachants dont on réussit à camper la personnalité avec un talent remarquable et a qui I'on donne des sentiments humains qui touchent irrésistiblement.Encore une fois, le coup de crayon est imp eccable et brillant, les techniques d'a animation fort efficaces, les couleurs éblouissantes et les voix des animaux, dans la version française, tout à fait adéquates, ce ui n\u2019est pas toujours vraiment évi- ent.Sans s\u2019appesantir lourdement sur la question, on ne passe pas non plus à côté de préoccupations écologiques en faisant valoir l\u2019importance de l\u2019équilibre de la nature et celle qui doit prévaloir entre les êtres.Bref, le message est ici, dans l\u2019ensemble, plutôt joli, sain et rafrai- chissant, et saura ravir tous les publics.D\u2019 ailleurs, pour assister à une séance du Roi lion, on n\u2019a même pas besoin du prétexte d\u2019être accompagné d\u2019un enfant et je l\u2019ai expérimenté, les adultes y allant seuls ne se feront pas regarder comme des attardés et, surtout, trouveront un immense plaisir à cet excellent divertissement d'une durée de quelque 90 minutes.Simba, le nouveau jeune roi, entouré de ses amis et de ses sujets.Qu\u2019incidemment on pourra pre longer à la maison avec les enfa puisque les éditions Phidal viennent 1244, RUE KING OUEST SHERBROOKE H LIVRES USAGÉS RECENTS Bm BEST-SELLERS on > OUVERT 7 JOURS \u20ac de publier un album qui reprend ce nts joli conte, agrémentée de superbes photographies.RUE TES ps Cinéma- 3050 Boul.PORTLAND 565-0366 endl a aS SSS À PPS CSERE too {og Touchstone Pictures \" Detnbuted by BUENA VISTA PICTURES DISTRIBUTION, INC BUENA VISTA PICTURES DISTRIBUTION, INC.VERSION ORIGINALE ANGLAISE TOUS LES JOURS A 12H00, 2H25, 4H45, 7H05 ET 9H25.D mn MAISON DU CINEMA QD 3 7 GORE Pa 8782 62 D A SE ROULER PAR TERRE!\" -Luc Perreault, LA PRESSE JOHN COODMAN YA® EUZABETH PERKINS RiCK MORAN:S © ROSIE ODONNELL a TOUS LES SOIRS: 7:10 - 9:20 A 63, ue > King ouest [ \u2018 RAT [ANS CT OT To : \"KEVIN COSTNER DENNIS QUAID | \u2014 E\u2014\u2014, pac 1 3 Ua FILMS DE 3 El ) \u201cUn film somptueux, grandiose\u201d.e -Loyise np Le journal de Montréal.) UNE LEGENDAIRE HISTOIRE D'AMOUR ET D'AVENTURE DANS UN PAYS SANS LOL a 7H ar N VERSION FRANCAISE \u201cUNE COMÉDIE IRRESISTIBLE!\u201d - Jeff Craig, Sixty Second Preview =\" So 4 JZ ded y KIEFER À NEW York | | je ous LES \"SOIRS: 7:05 - 9: 15 i 3 SUTHERL AND version française de [ae yy imi Ji Fh | ik jt | Le CT LUE | AN WOODY a LT ir Qi 1 4e Balle [Fee HARRELSON J 1! _ THE COWBOY WAY TOUS LES SOIRS: 7:05 - 9:15 NICK NOLTE JULIA ROBERTS L'HISTOIRE DUNE (G] tre tm ; ü JOURNALISTE QUI TOUS LES SOIRS: 7: 00 - 9: 30 it : 3 ESTALLEE TROP LOIN! \u201cUn conte SOMptUEUX\u201d as sencar i ovmusoevonmen en \u201cD'UNE BEAUTE SAISISSANTE.+, uen | (KT Ÿ Got E| PETIT BOUDDHA VERSION N ORIGINALE AE ANGLAISE TOUS LES JOURS A 12H00, 2H25, 4H45, 7H05 ET 9H25.[ VERSION FRANÇAISE DES LE 15 JUILLET wi SITE dain rh le * 1 ] V.F.DE \u201cLITTLE BUDDHA\" -RICHARD CORLISS, TI ÿE MAGAZI se 4 ; .KEANU REEVES * BRIDGET FONDA la\u2019 4 # version française de YING RUOCHENG * CHRIS ISAAK - 5 5 1 LOVE TROUBLE Un film de Bernardo Bertolucci a TOUS LES SOIRS: 6:55 - 9:20 TOUS LES SOIRS: 6:50 - 9:25 nt ; C'EST HILARANT! UN MELANGE EXCITANT DE \u201c18 Lr casa om AAA E ti- ; 1 MUSIQUE, PLAISIR ET | Vi 5 AVENTURES PENSEZ (G 4 Mle &™ BINKT = a ; \u2018:  ee ) ion française de - 8 É B DU SME ALON |S 22 : ) all versi \u2018 \u2019 ; un UE ghd 8 FF Af 1 at} BABY'S DAY OUT DE Hom A DE JEU ET Le.ft PA \u2014 p SAM.DIM.: 1:00 - 3:00 - 5:00 - 7:00 - 9:00 SEM.: 7:00 - 9:00 D'HÉROISME» les NEWSWEEK MAGAZINE is | TESTS ORFORD OUVERTURE DES GUICHETS À 7h15 BaehAlec cl B&B «vues ui- \u201c \u201cà ECRANS GÉANTS AVEC SON FM STÉRÉO LCI 10 P=Y 5S, Ll 123 3-9575 nt AE Po M NICK NOLTE JULIA ROBERTS ERA + LE DE ani] ba dell OOUBY.STERSD hiipkieir A re Cr Bil tid hid R x s- pv Si BM) à LAU UNE \u2018 ne fr version française de i : MM EUZABETH PERKINS _RASIE O'DONNELL .LOVE TROUBLE J URASS IC PARK ROCK'N, NONNE 2.TOUS LES JOURS A 1H00, 3H05, 5H10, 7H15 ET 9H20.SUPPLEMENTAIRES SAM.ET DIM.À 11H00 A.M.2e flim au ciné-parc: 1s- 2e flim au ciné-parc: 672dur -.B6 cide pot cu.La Tribune, Sherbrooke, samedi 9 juillet 1994 Le plus beau du monde cy D PE Fu FY MA ASAE BE SMS TEES BERET ANSRS SV APIE CLOT TALC mse EN on N D Di AL AL ] TR : | de FOLKLORE:/ 2: ~d/| 'DRUMMONDVILLE | Desj ardins Edith Butler et Lorraine Klaasen rencontre inusitée entre l\u2019Acadie et l\u2019Afrique du Sud Votre caisse Drummondville, le 20 mai 1994°En grande primeur, Edith Butler et Lorraine Klaasen unissent leurs cultures a celles de deux ensembles folkloriques qui participeront au FESTIVAL MONDIAL DE FOLKLORE DE DRUMMONDVILLE.Ce spectable conceptuel et interactif vous sera offert le mercredi 13 juillet a 19 h 30 au Centre Marcel-Dion- ne ce qui constitue une grande nouveauté de la programmation du 13e Festival.LES CAISSES POPULAIRES DESJARDINS (SECTEUR DRUMMOND) SONT FIERES DE S\u2019ASSOCIER AU SUCCES DE LA 13e EDITION DU FESTIVAL MONDIAL DRUMMONDVILLE BIENVENUE AUX VISITEURS ÉDITH BUTLER, «cette bombe acadienne» grandement reconnue pour sa joie de vivre, son charisme et son inépuisalbe énergie n\u2019a plus besoin de présentation.Ses performances ont fait «swinger» des foules provenant des États-Unis, d'Angleterre, d'irande, de Belgique, de Suisse, de France et de partout au Canada.Tout juste de retour du Festival de la Fayette en Louisiane, Édith conjugue sa culture et son âme aux rythmes fougueux, aux chansons envoûtantes de l\u2019univers*fnusical d\u2019une civilis- tion bimillénaire, celle de Lorraine Klaasen.Cette énergique chauteuse montréalaise d\u2019origine sud-africaine électrise son public, le fait bondir de son siège.Ses chansons parlent de courage et d'espoir, son message parle de gens forts.Parmi les grandes prestations qu\u2019elle a offertes, notons celles du Club Soda, du Spectrum (Rythmes du monde), du 350e et tout récemment, le 66321 Festival nuits d\u2019 Afrique de Montréal.Ce rendez-vous inédit réunit des cultures si distinctes, à première vue, mais qui partagent un folklore des plus rythmé aux percussions et aux jeux de pieds assortis.Ce spectacle explosif offert au coût de 21% mance inoubliable.vous réserve plus de deux heures de perfor- yl | EDITH BUTLER RESTAURANT FAMILIAL PAR EXCELLENCE 524, boul.St-Joseph Tél.: (819) 477-4722 Drummondville, Québec Télec.: (819) 478-3030 J2C 2B9 * Cette promotion ne peut être combinée à aucune autre.66320 * VENTE + SERVICE + RÉPARATION * FINANCEMENT DISONIBLE SUR PLACE DISTRIBUTEUR EXCLUSIF us AU-DELÀ DE 40 UNITÉS EN INVENTAIRE Le spécialiste des attaches (hitch) en affaires depuis plus de 30 ans EMIRE \u2026 \u201c aueur2aetun9\u2014< Bin a a tou pssistez \u2018a nes 0 n suillet @* 5 pot d'épice\u201d! «nez MAN et à e \u2018 .1994 Une présentation de BRAULT & En collaboration avec: \u2014_ MARTINE AU A Pepsi \u2026 = == YY LR OOÛT EN TRTE nant, 1993».Un rire pe 4 MOTIONS), £émerveillera et.étonnera 1e pe Pre dre et > représenté Oo Ree Lr GRAND PRIX MAXI DU PUBLIC Votez pour votre spectacle pyrotechnique préféfé et vous pourriez gagner 1000$ d\u2019épicerie Maxi.1er choix: (Journée du feu) 2e choix: (Journée du feu) 3e choix: (Journée du feu) 4e choix: (Journée du feu) pr Le ste 5 = Déposez vos billets chez Maxi ou au Pavillon Armand Nadeau jusqu\u2019au 20 juillet 1994.Tirage: 26 août 1994 Be me ss ve er Sherbrooke _ c \u2018 Vilede wr \u2014 \u2014 \u2014 X SES "," Arts et spectacle CAHIER Magazine La rripune Babillard Sherbrooke Nos sorties Ca bouge en ville.u'ont en commun le Festival Orford, le musée Laurier d\u2019Arthabaska et le Manoir Taschereau de Sainte-Marie-de-Beauce?Rien du tout, sinon que cet événement et ces lieux se retrouvent dans cette chronique, comme propositions de sorties qui, toutes diversifiées qu\u2019elles puissent être, constituent autant d\u2019alternatives valables à l\u2019ennui que provoque le fait de regarder tomber la pluie.Une sortie véritablement propre pour adultes contre deux sorties plus décontractées à fréquenter en famille, pour le plaisir de la balade à l'extérieur de la ville et les jolies découvertes proposées.Des lieux patrimoniaux D'abord, destination Sainte;Marie-de- Beauce qui, dans le cadre du 250e anniversaire de la municipalité, propose tout l\u2019été, jusqu\u2019au 28 août, une foule d\u2019activités destinées à souligner l\u2019événement et à faire connaître un peu mieux ce magnifique coin de pays.De par chez nous les vrais manoirs, ceux datant des siècles derniers, ne sont pas vraiment légion mais ici, on nous en propose un vrai, datant de 1809,- la photo en illustre l\u2019intérieur - qui a vu naître le premier cardinal d\u2019origine canadienne Mgr Elzéar-Alexandre Taschereau et qui est demeuré le lieu de résidence des seigneurs Taschereau.Les dimanches de juillet et d\u2019août, on peut pique-niquer en musique sur l\u2019herbe autour du manoir où des visites sont aussi organisées et les familles sont invitées à accompagner des peintres et des sculpteurs dans la réalisation de leurs oeuvres sur les terrasses du manoir.On peut aussi profiter d\u2019un séjour à Sainte-Marie- de-Beauce pour visiter la chapelle Sainte-Anne érigée en 1778, la Maison Dupuis construite en 1892 et la Maison Pierre Lacroix construite en 1821 et qui retrace l\u2019histoire du tissage, d'hier à aujourd\u2019hui.Ces artistes d\u2019ailleurs Ceux qui connaissent déjà la qualité des expositions que présente à l\u2019année longue mais tout particulièrement l\u2019été le Musée Laurier d\u2019Arthabaska ne sont plus a convaincre de la valeur de la visite et les autres profiteront peut-être de cette occasion pour découvrir une institution muséologique extrémement dynamique dans notre région.On y propose jusqu\u2019au 25 septembre une autre exposition de grand prestige, ainsi qu\u2019on le fait depuis 1987, une exposition qui s'inscrit cette fois-ci sous le thème Ces artistes venus d'ailleurs: Miyuki Tanobe et les communautés culturelles.Le visiteur est invité à y redécouvrir la vie de quartier, le quotidien et le paysage urbain de Montréal mais exprimée ici à partir d\u2019une technique traditionnelle japonaise, le Nihonga.par l\u2019artiste d\u2019origine japonaise Miyuki Tanobe après son installation dans la métropole.L'oeuvre reproduite ici s'intitule Par une chaude journée d'automne au parc Westmount.Mozart et les impressionnistes C\u2019est ce soir que sera donné le grand coup d\u2019envoi au Festival Orford par le traditionnel concert inaugural qui se déroulera à la salle Gilles Lefebvre du Centre.Ce premier concert de la série des concerts du samedi soir qui seront consacrées à Mozart et aux Impressionnistes accueillera le violoncelliste de réputation internationale Janos Starker et le Cleveland Quartet.Au programme, le Quatuor à cordes en fa de Ravel et le Quintette à cordes en do, op.163 de Schubert.Pierrette ROY Te \u2018la caricature | de la semaine signée Parrick Laramée La nature h Michèle D Pierrette ROY une très grande affection pour Michèle Deslauriers, une femme tout simple, d\u2019approche facile et qui se raconte aisément.Car, la Gertrude Cloutier du téléroman Marilyn a la nature heureuse, fuit autant que possible les problèmes et considère que la vie est beaucoup trop courte pour s'en faire avec des riens.D ifficile, dès le premier contact, de ne pas ressentir Deux personnalités Michèle Deslauriers le reconnaît, elle est à la fois une comédienne et une mère comblée qui a dû.au cours de sa carrière d\u2019une vingtaine d'années, refuser une foule d'engagements pour donner à ses deux filles la vie de famille à laquelle elle aspirait pour elles.«Mais c\u2019est comme si j'avais deux personnalités en moi, toutes aussi importantes l\u2019une que l\u2019autre.la mère et la comédienne.» Ce qui ne l\u2019a pas, pour autant, empêchée d'assumer de fort beaux rôles à la fois au théâtre et à la télévision où elle s\u2019est investie presqu\u2019autant dans les émissions pour enfants, on peut penser notamment a Nik et Pic, à La fricassée ou à Pop Citrouille, que dans cetles pour date AC Téiéphoto por Claude Poulin adultes.D'ailleurs, si son nom est beaucoup associé à l\u2019humour puisqu\u2019elle a été de l\u2019équipe de plusieurs séries comme Samedi de rire, CTYVON, Rira bien et qu\u2019elle a pu être appréciée dans de multiples spéciaux comme les Bye Bye, ses expériences autant à la scène qu\u2019au petit écran ont été multiples et dans tous les registres.Classée dramatique! C'est pourtant bien elle que le Conservatoire d\u2019art dramatique de Montréal a classée comédienne dramatique à cause de sa nature timide et de son caractère plutôt renfermé, durant son passage là-bas de 1963 à 1966.Arrivée tout naturellement dans le monde du spectacle après une enfance ponctuée de multiples représentations alors qu\u2019en compagnie de sa soeur Monique, qui écrivait des histoires et fabriquait des costumes en papier crépé, elle montait des sketches pour la famille et les amis, l\u2019enfant qu\u2019elle était manifestait très tôt un talent naturel pour limitation.«Mais j'étais d\u2019une nature timide presque maladive et j'avais le sentiment que cela allait me bloquer dans mes aspirations.Je voulais m\u2019en sortir.Ce que j'ai fait, même si j'ai gardé un petit côté secret.Jaime me retrouver, par moments, avec ma solitude.» eureuse de eslauriers Le tremplin : Il aura fallu que surgisse dans sa vie l\u2019auteure et comédienne Jacqueline Barrette et son spectacle Ça dis qu'essa dire qu\u2019elle à joué plus de 250 fois entre 1971 et 1975, son premier contrat professionnel, pour qu'elle change de casting, comme elle le dit elle-même, et que son nom soit associé à la comédie.«C\u2019est là le résultat d\u2019un concours de circonstances mais également d'un goût que j'avais, et c\u2019est cette production qui a vraiment constitué le tremplin de ma cars riére.» Depuis, la comédienne n'a jamais chômé et si elle a dû être sélective pour préserver sa vie de famille, elle reconnaît avoir été très chanceuse autant en terme de contrats qu\u2019en terme d'équipes avec lesquelles elle a travaillé.: Mais elle reconnaît apprécier autant les rôles comir ques que dramatiques, s'appliquant du mieux qu\u2019elle peut au gré des circonstances à alterner entre tes deux, mais confie qu\u2019elle ne voudrait pas être uniquement confinée aux rôles dramatiques.J'ai comme deux personnalités en moi: la mère de famille, très maternelle, et la comédienne.Les plaisirs de la scène Cet été, elle est de la distribution de la comédie Cherchez l'homme de Jean-Raymond Marcoux que présente jusqu'au 20 août le théâtre Le Bosquet de Victoriaville, un théâtre que vient d\u2019acquérir son mari Sébastien Dhavernas en co-propriété avec le comédien Yvon Roy, tous deux également de la distribution.Celle-ci se complète de Robert Vézina.Pour la comédienne, le rôle de Mireille qu\u2019elle assume dans cette production lui permet de découvrir avec ravissement un coin de pays qui lui était inconnu, en plus de lui permettre de vivre sur les planches, aux côtés de son mari, la même relation qui les réunit dans la vie.«Nous nous sommes connus en jouant et, dès le départ, nous nous sommes très bien entendus.F y a entre nous l\u2019écoute, la complicité et l\u2019échange, ce qui est très précieux.» \u2018Dans cette production, elle assume le rôle d\u2019une femme de carrière qui, après dix ans de mariage, souhaite avoir un enfant alors que son mari est stérile.Elle se tournera alors vers un couple homosexuel voisin et collègue de travail pour tenter de dénouer l\u2019impasse dans laquelle elle se trouve.«Tous les quatre, nous prenons beaucoup de plaisir a jouer cette pièce dans laquelle on peut voir le côté fort des personnages mais également leur aspect plus vulnérable.Et après avoir beaucoup travaillé à la télévision où on ne sait pas comment les gens nous reçoivent, j'adore avoir les réactions du public.Car jouer, c\u2019est un métier d\u2019échange, de communication et, comme comédiens, nous ne sommes que les liens entre un auteur et un public.» Au-delà de cet engagement et pour la toute première fois depuis 19 ans, aucun contrat n'attend Michèle Deslauriers à l\u2019automne.Elle sera cependant, cet été, d\u2019un spectacle présenté le 24 juillet dans le cadre du Festival Juste pour rire destiné à offrir, avec une distribution composée notamment de Yvon Deschamps, Pauline Martin, Normand Brathwaite et Normand Chouinard.une sorte d\u2019amicale de la série Samedi de rire.«Mais cela m\u2019enchante que rien ne m'attende à l\u2019automne car je pourrai peut-être me reposer un peu et faire toutes sortes de choses.Ça me plaît, également, d'être disponible pour des projets qui peuvent survenir et pour lesquels il faut disposer de tout son temps.Je ne m'inquiète aucunement, car je sais que je peux faire toutes sortes de choses.» Nature heureuse, disions-nous?On a besoin de moins de preuves pour en être convaincu! Le Salon d\u2019antiquités et d\u2019art populaire North Hatley expose des trésors anciens Pierrette ROY provenance de tout lc Canada sont attendus, aujourd\u2019hui ct demain.au Salon d'antiquités et d'art populaire qui se déroule toute la fin de semaine à North Hatley.Cet événement d'envergure, le premier en son genre au Québec puisqu'il s'est tenu une première fois de 1960 à 1977, avant d\u2019être repris par l'Association du Festival du Lac Massawippi en 1988, se déroule au profit de l'Association pour l'organisation de récitals de musique classique qui ont lieu dans cette municipalité au printemps et au début de l'été, ainsi que pour les concerts gratuits qui se déroulent au parc Dreamland chaque imanche soir de juillet.Les montants recueillis permettent également a cette organisation d'attribuer des bourses à des jeunes musiciens prometteurs.P as moins de 25 antiquaires réputés en La qualité d'abord Ainsi, tout en contribuant à supporter concrètement unc organisation artistique extrêmement dynamique en région, le public aura l'opportunité, pour un prix d'entrée minime, d'admirer unc grande variétés d'anti- uités soigneusement séléctionnees TN onction de leur qualité.On pourra ainsi y trouver des meubles en pin du Québec, de l\u2019art populaire, des antiquités anglaises, des bijoux, des imprimés, de la verrerie et de l'argenterie, des bijoux orientaux et des courtepointes.Parmi les antiquaires présents, les visiteurs auront l'opportunité de rencontrer Robert Picard de Lavaltrie qui viendra présenter, notamment, une collection exceptionnelle de tapis crochetés ainsi qu'une armoire Louis XV 18e siècle en pin du Québec, la Ferme Antiques de Laval qui donnera à voir une série de meubles de pin du Québec et de belles pièces d\u2019art populaire.David Brown, un antiquaire montréalais reconnu qui a pignon sur rue chez Ogilvy's, exposera un très beau châle paisley d\u2019une longueur de dix pieds ainsi qu\u2019une berceuse Windsor circa 1820 du Québec et un banc-lit circa 1830.également québécois, dans sa couleur d'origine.La Galerie 2520 du sherbrookois Pierre Bevilacqua présentera quant à clle des toiles de grands artistes comme Clarence Gagnon.Jean-Paul Lemieux et Antoine Plamondonun bronze Suzor-Côté, un chandelier Louis Comfort Tiffany de New York et un bronze Art Deco Raymonde Guerbe de Paris.M.Ronald Fortier, joaillier sherbroo- kois, ¢talera également des pièces d\u2019une qualité exceptionnelle.Se déroulant au Club Curling sur Capleton Road (route 198).la ruc principale dc North Hatley, le Salon des antiquités ac- d\u2019hui samedi, et entre 11 ct 17h demain dimanche.C'est là une occasion unique d'effectuer une jolic virée dans ce village enchanteur des Cantons de l'Est situé tout près de Sherbrooke, d'encourager un Festival dont l\u2019importance est déjà reconnue en Estric tout en appréciant des trésors du temps passé.Téléphoto par Claude Poulin L\u2019antiquaire sherbrookois Pierre Bevilacqua prépare quelques-unes des pièces qu'il présentera au Salon des antiquités et d'art populaire qui se déroule en fin de semaine a North Hatley.Le buffet de style Louis XIII date du XVIIIe siècle, est muni de ses ferrures d'origine et est surplombé d'une peinture anonyme de l\u2019école canadienne datant du XIXe siècle et d\u2019un leurre provenant de l'Île aux Grues.L'antiquaire tient dans ses mains un jouet d'art populaire, un cheval-jouet datant de 1880. adda 52 Le Tribune, Sherbrooke, samedi 9 juillet 1994 Ârts el spectacles «Vous écoutez Radio-Canada FM en Estrie» J ai parfois l\u2019impression qu\u2019il est sage de s'attendre à ce que tout tourne en catastrophe, du moins en déception, question d'avoir une carapace quand surviennent les coups.La politique et l\u2019économie, depuis \u2018une bonne quinzaine d'années, nous ont habitués à prévoir le pire.Le bon côté de la çhose: dans ce contexte, une bonne nouvelle a un effet fan- tastique.Michel Il en a été I ainsi, il y a RONDEAU quelques jours, quand, au volant de ma camionnette, insatisfait de tout ce que m\u2019offraient les stations de radio, le chercheur automatique de la radio, auquel j'étais en train de donner des étourdissements, s\u2019est arrêté sur de la musique de jazz: «Tiens, on n\u2019en entend pas souvent.C\u2019est parfait.» Trois ou quatre pièces ont assé, quand soudain une voix a ancé quelque chose comme: «Vous écoutez présentement Ra- dio-Canada FM en Estrie, 90 virgule sept.Si vous percevez des problèmes, veuillez composer le numéro.» Après un moment de stupéfaction, j'ai soudain senti des picotements, une chaleur.«Pour vrai?», me suis-je demandé.Mes espoirs, nos espoirs, j'entends les miens et ceux des autres Estriens qui patientent depuis des années, ne seraient pas déçus?On aurait accès à la culture radio-canadienne bientôt?«C\u2019est pas vrai!» P'entendais déjà Brahms, Webern, Bartok, Debussy, Ravel.#%** Y a de quoi hésiter avant de se réjouir.Après toutes ces années, disais-je tantôt.Mais il y a eu aussi l\u2019espoir déçu ce printemps, alors qu\u2019en principe l\u2019Estrie aurait dû, selon les prévisions de l\u2019année dernière, recevoir le FM de Radio-Canada à compter de juin.Mais on nous avait appris tard à l\u2019hiver que le réseau ne serait disponible qu\u2019en septembre en raison de modifications techniques au projet, reliées principalement à une plus grande puissance émettrice.Ben correct, mais combien de gens j'ai entendu émettre l\u2019opinion qu\u2019on nous avait menti, qu\u2019on nous mentait encore et que | jamais, au fond, on avait eu l\u2019intention quelque part dans les bureaux de Radio-Canada et surtout le gouvernement fédéral, disaient les gens, de nous brancher sur le FM.Des remarques qui trahissaient une profonde déception.Profondément déçu, je l\u2019étais aussi.Et perplexe, je l\u2019avoue.Ce qui fait que la récente expérience e mise en onde dont j'ai été témoin m\u2019a d\u2019autant profondément réjoui.* Est-ce pour septembre?Ce serait chouette.+ ** .Un appel à Radio-Canada, cette semaine, a permis d\u2019apprendre de Mme Diane Sylvain-Té- treault, qui s\u2019occupe des relations avec la presse, que les gens de | CEstrie n\u2019ont vraiment pas des il- | tusions: des tests sont vraiment en cours.| En raison des vacances d\u2019un grand nombre d\u2019employés de Ra- dio-Canada en juillet, Mme Syl- vain-Tétreault n\u2019a pu se renseigner auprès des responsables du dossier sur la durée des tests et sur le moment où la population estrienne pourra dorénavant capter la bande FM.Cependant, elle à consulté, révèle-t-elle, des notes de réunions qui laissent entendre que l\u2019antenne ne sera probablement pas prête en septembre tel que prévu.«Peut-être en octobre, mais exactement quand, je ne le sais pas.» -Vous savez, les Estriens attendent depuis des années.-Oui, je sais.J\u2019ai déjà entendu des commentaires d\u2019Estriens à ce sujet.Céline encore là - Difficile d'oublier Céline Dion.Sa pièce «The Power of Love», entrée dans les 100 plus grands succès de la revue américaine Billboard en 1993, plus précisément il y a 33 semaines, apparaît encore au numéro 48 du Billboard qui est daté d'aujourd'hui, 9 juillet.C\u2019est une performance exceptionnelle, car on peut presque compter sur les doigts les pièces qui sont demeurées aussi long- ces de la semaine au cours des 15 dernières années.«The Power of Love» est resté quatre semaines en première position du Billboard et son cheminement dans la charte laisse présager qu\u2019elle comptera parmi les cinq plus grands succès de l\u2019année 1994 aux États-Unis.\u2014} temps dans les.100 premiers suc- ph Une équipe dynamique et talentueuse, pour un lever Folies des années folles chez Marjolaine Pour le souvenir et pour l'émotion Une critique de Pierrette ROY saison estivale, le Théâtre de Marjolaine a choisi de plonger carrément dans la nostalgie en offrant, avec Folies des années folles, un spectacle musical entremélant chansons, danses et musiques qui nous ramène au début du siècle, entre les deux guerres, et propose un superbe voyage dans le souvenir et dans l\u2019émotion.P our célébrer avec éclat sa 35e D'ailleurs, il n\u2019est pas besoin d\u2019avoir connu cette période pour apprécier à sa juste valeur ce superbe spectacle créé par Lorraine Beaudry pour les étudiants d\u2019une école de théâtre dans les années 70 et qu\u2019elle a repris ensuite dans les années 80 et 90 en versions modifiées.Car, s\u2019il parle en premier chef à la mémoire, il parle également et surtout au coeur.théâtres d'été IE L'histoire en musiques Car, pendant deux heures, le spectateur est invité, en chansons et en bulletins de nouvelles diffusés en voix hors-champ, à revivre le passé, celui du droit de vote des femmes aux États-Unis, de la condamnation de Sacco et Vanzetti, de la mort de Lénine, du jeudi noir à la bourse de New York, de la naissance des jumelles Dionne, de la mort du frère esos oxo ge de chapeau aux années folles, composée de Widemir Normil, François Langlois, Joël Legendre, André, de la Conscription et enfin de la déclaration de la deuxième Guerre mondiale, le tout porictué d\u2019une quarantaine de chansons po- \u201c pularisées à l\u2019époque.Des chansons en français et en anglais drôles ou enlevantes comme Titine, Je vous ai reconnu, Madame la Marquise ou Get happy et Rock- A-Bye Your Baby, et d\u2019autres pleines de tendresse et d\u2019émotions comme Le temps des cerises, Fascination, Jattendrai ou Lily Marlene qui, interprétée par Sylvie Legault, clôture de façon magistrale le spectacle, invitent à ce voyage inoubliable.Sans décor et avec un minimum d'accessoires, l\u2019équipe de six comé- diens-chanteurs-danseurs accompagnés sur scène par la pianiste Sylvie Boudreau parviennent, avec une remarquable efficacité, à recréer l\u2019es- Bye Bye Bungalow au Théâtre de la Chèvrerie Un tableau grossi mais percutant de la vie bien réglée de la banlieue Une critique de Pierrette ROY la pièce n\u2019est pas aussi insignifiante qu\u2019elle pourrait le laisser paraître.Car Bye Bye Bungalow que résente cet été, pour sa 15e saison, e Théâtre de la Chèvrerie de Saint- Fortunat s\u2019attaque de burlesque et percutante façon à un phénomène de plus en plus répandu et à ses conséquences.En l\u2019occurrence, c\u2019est le phénomène de la banlieue et ses rangées de petits bungalows proprets et identiques que caricature ici la pièce de l'américain Willy Russell - dont le titre original One for the road est, incidemment, plutôt évocateur -, traduite et mise en scène par Guy Mignault.Un phénomène qui crée, comme presqu\u2019inévitable conséquence, une population bien ordonnée et bien réglée, qui se conforme aux règles du bon voisinage en perdant toute identité.L e titre est insipide et, pourtant, Grossi mais crédible Le tableau est ici grossi, j'en conviens, mais pas tant que cela puis- qu\u2019on y retrouve, de façon globale, toutes les situations qui peuvent caractériser ce qui cst devenu une façon de vivre.Malgré une conclusion complètement ratée qui tombe littéralement dans le vide et nous laisse sur notre appétit, la pièce touche plutôt bien les cibles qu\u2019elle vise, l\u2019ordre et le résumé bon goût, la conformité et ¢ bon voisinage.eee Le couple Denis (Charles Mignault) et Christine (Chantal Baril) survivra-t-il à ce souper de 40e anniversaire on compagnie de ses omis Maryse (Michèle Sirois) et Philippe (Luc Proulx)?La traduction, qui s\u2019inscrit également comme une adaptation, décrit de façon assez juste une réalité qui nous ressemble et fait que l\u2019on se reconnaît plutôt bien dans la situation exploitée ici.J'ai tout particulièrement apprécié la séquence des parents attendus pour le dîner et qui finiront pas ne.jamais parvenir à destination, perdus qu\u2019ils sont dans les dédales de cette cité champignon, arrivée en Phase Il, qui n\u2019a d\u2019artistique et d\u2019évocateur que les noms de ses rues et places.Celle-ci est d\u2019une drôlerie et d\u2019un efficacité remarquables et tous les éléments sont en place pour que l\u2019on visualise vraiment la situation complètement loufoque créée.Personnages caricaturaux Comme il se doit, les personnages de Christine et Denis, Maryse et Philippe, deux couples de fin de trentaine, sont caricaturaux mais néanmoins représentatifs, en concentré, de types humains qui fleurissent dans les banlieues.Je le reconnais, j'ai un faible pour Charles Mignault qui, comme son frère, me fait beaucoup rire.Ici, prit de l\u2019époque de ces années folles alors que les événements étaient à la mesure des émotions: d\u2019une grande intensité.Complicité du public Et le public marche à fond de train, se surprenant lui-même à fredonner les airs qui lui sont ici rappelés, quand il n\u2019est pas carrément invité à le faire par les comédiens, ou trépignant sur son siège lors des numéros de claquette ou de tango.Car les chorégraphies, que si- gnent- Danielle Hotte et Louise Lussier, s\u2019intègrent avec grâce et énergie dans la mise en scène de Lorraine Beaudry, et donnent un cachet unique à cette production à la limite du théâtre et de la revue musicale.Le spectacle nous permet aussi d'assister à un concours d'amateurs en victime lucide qui, bien malgré lui, paraît sortir son entourage de sa léthargie et de son conformisme, il est tout à fait sympathique et très drôle.Affectée à souhait, la voisine et amie Maryse, qu\u2019interprète avec couleur Michele Sirois, s'impose avec une remarquable efficacité.Prise entre le conformisme de ses amis et les répellions de son mari, Chantal Baril doit composcr cn subtilité une Christine bien d\u2019aplomb et, dans ce registre, se tire fort bien d\u2019affaire.Le personnage le plus caricatu- Sylvie Legault, Brigitte Mortel et Danielle Hotte.façon 1922 tout à fait drôle.Et si le musical Folies des années folles est remarquablement construit, nous faisant cheminer au fil des ans en voguant efficacement au gré des rythmes et des sentiments, il sait cependant aussi compter avec six comédiens de fort calibre qui brillent par leur performance multidisciplinaire et donnent, avec leur pleine mesure, toute la couleur à ce spectacle.Les Sylvie Legault, Danielle Hotte, Brigitte Morel, François Langlois, Joël Legendre et Widemir Normil imposent ici une équipe qui , nous soulève littéralement.C\u2019est là, pour le Théâtre de Marjolaine qui a lui-même imposé sa marque unique au cours des 35 dernières années, un hommage de grande qualité rendu à l\u2019histoire qui saura rallier tous les publics! ral, Philippe, que campe un Luc Proulx méconnaissable, met toute la première partic à s'imposer mais se révélera, finalement, très convaincant.Ajoutons au tableau quelques grivoiseries pour pimenter le tout, rien de bien scandaleux mais suffisamment pour rallier un certain public, des jeux de portes, de fenêtres et de coulisses qui contribuent à relancer l\u2019action, lorsque le rythme s\u2019essouffle un peu, pour composer un tableau qui fait de Bye Bye Bungalow une comédie légère, très contemporaine et plutôt percutante.1 ' tell cel qui la bre sie Cm rp 2e 2 du=>2 - => | 1 aoa soc Pes ns- fil , il vec qui ti- sur dle OIS nir uc ite ais m- Ics ut, fi- ures re- me ser n- m- Arts el specioces Le Tribune, Sherbrooke, samedi 9 juillet 1994 Éric liaP\u201d\u2019oimte | Charisme et détermination se font rocker Rachel LUSSIER ° 10 ans, il grattait la guitare, composait, écrivait.Enfant prodige?Niet.Ou peut-être.rock Pourvu qu\u2019il ose tenir son bout, pour peu que le rock puisse se targuer lui aussi, un jour, d\u2019avoir eu ses enfants prodiges et pour autant que l'engouement que suscite actuellement l\u2019auteur de «Terre promise» ne soit pas qu\u2019étincelle éphémère en raison des caprices d\u2019un marché aux dents longues, il se pourrait bien qu\u2019on entende parler longtemps et fort d\u2019Eric LaPointe.Mais fi des présomptions futuristes, elles n\u2019ont pour le moment aucune importance.Éric LaPointe grattait et barbouillait à 10 ans parce qu\u2019il avait sa raison de le faire.Éric LaPointe a tout largué à 20 ans pour se consacrer uniquement à la réalisation d\u2019un rêve tenace.Eric LaPointe carbure à l\u2019instinct tout en gardant les pieds sur terre.«J'espère être capable de prendre ma place, ce sera au public de décider.» Cela est dit avec l\u2019accent de la sincérité, seulement la détermination farouche du brun regard laisse entendre que LaPointe n'a pas l\u2019intention d\u2019étre un voyageur de passage.De fait, en moins de temps qu\u2019il n\u2019en faut pour qu\u2019une saison fasse place à l\u2019autre, LaPointe a lancé l\u2019ai- um Obsession, vu le premier extrait Terre promise grimper aux palmarès et s'installer confortablement à Musique Plus.Il a été bouclé pour une quinzaine de spectacles au cours de l\u2019été, incluant des scènes majeures telles celle du Festival d\u2019Eté de Québec auquel il vient de participer ou celle des FrancoFolies de Montréal qui s\u2019en viennent, et il amorcera dès la mi-août et jusqu\u2019à la mi-décembre, une tournée majeure dans plusieurs villes du Québec.Jacynthe NADEAU Sherbrooke enfant ne peut être gratuite.Elle ne peut que cacher un message.C\u2019est avec cette conviction profonde en toile de fond que l\u2019au- teure estrienne Ginette Bureau signe, après Mona, Je t'aime la vie, et Des lendemains pour Francis, un quatrième ouvrage, Femmeenfin!, publié aux Editions Logiques.R ien n\u2019est hasard.La mort d\u2019un livres I «Tout le monde dit que la réponse est en nous, note Mme Bureau.Moi, je suis allée voir.Je voulais comprendre.Jai anéanti tout sentiment de culpabilité.J'ai pris la voie de la responsabilité.» Démarche audacieuse, douloureuse même, mais aussi et surtout libératrice.Car en choisissant de lutter pour la vie, au moment où on diagnostiquait, à l\u2019âge de quatre ans, la leucémie qui allait emporter sa fille Mona onze ans plus tard, Ginette Bureau a repoussé l\u2019échéance.Construire sa réalité «De quatre à douze ans, raconte- poursuit des études universitaires, d\u2019explorer comment on construit sa réalité, de comprendre comment on choisit les terrains propices à la vie.Sous hypnose, une méthode à la- uelle elle préfère encore la méthode rationnelle, elle a exploré son enfance, celle de sa mère et celle de «Tout le monde dit que la réponse est en nous, explique Ginette Bureau.Moi, je suis allée voir.Je voulais comprendre.t-elle, j'ai traité Mona comme toutes les petites filles, comme si elle allait grandir.Elle à vécu en rémission.En 1979, fière de notre cxpé- rience positive, jai publié son histoire.La maladie est revenue.Pourquoi?Comment ça se fait?Est-ce que c'est parce que j'ai ressassé mes doutes pour écrire?» De là ce désir pour l'auteure.qui sa fille pour éclairer ses mécanismes de survie.Mona parle En deuxième partie d\u2019ouvrage, toujours sous hypnose et comme pour confirmer ses conclusions, Ginette Bureau écoute Mona lui expliquer sa courte vie.Récit poignant de la maladie au quotidien, empreint d'une compréhension peu Téléphoto Claude Poulin Ginette Bureau: Explorer la vie pour mieux comprendre la mort [I Dans son quatrième ouvrage, l'auteure cherche à travers sa réalité pourquoi sa fille Mona est décédée commune.«Elle me parle comme si elle venait d\u2019un grand voyage, avec une grande sagesse, avec un regard sur le passé et sur un avenir qui a lieu sans elle.Elle a tout compris.» Femme.enfin! s\u2019est inscrit d\u2019abord comme un compte-rendu thérapeutique que Ginette Bureau écrivait pour elle-même.Mais les réactions positives et l\u2019effet libérateur de sa démarche l\u2019ont convaincue de publier cette prise de conscience.«C\u2019est un livre lourd à porter, convient-elle.Il est dérangeant.C\u2019est toujours déchirant d\u2019écrire, mais celui-là, c\u2019est le pire.J'aurais pu le garder pour moi-même mais es gens nous ont vus vivre avec les livres, avec le film (Le Jardin d'Anna).J'ai voulu leur dire d\u2019arrêter d\u2019être victime et de prendre leur vie en main.» «Dans la seconde partie du récit, sous hypnose, Mona est venue me visiter comme une femme-fille-enfant, sans âge, transparente de corps et de coeur, écrit en avant-propos de Femme.enfin! l'auteure Ginette Bureau.Elle vient d'un autre monde (.).Elle a tout compris.» Rien de moins.«Ca stimule beaucoup.ça fait freaker un peu».En servant un rock de souche, il appert que LaPointe ait visé juste.Depuis toujours «Dès que j'ai su trois accords, J'écrivais des petites tounettes.Je ne suis pas un poète.Je ne suis pas particulièrement cultivé.J'ai un secondaire cinq et je ne lis pas énormément.J'écris ce qui me touche, ce- que j'ai envie de dire, j'écris pour m'extérioriser.Quand jai fini une toune, j'ai l'impression d avoir lâché un morceau.» Désarmant.Si d'aventure on s'étonne du contraste entre une dégaine de collégien relativement sage et cette voix rapée que l'on dirait déjà usée par les turbulences d\u2019une vie menée à tombereau ouvert, on est encore davantage surpris par le charisme de ce mec pétri d\u2019évidence d'autant de forces que de fragilités.«Si t\u2019as pas d'air play au Québec, tu continues à manger du Kraft dinner» Et où va-t-on avec deux clefs qui s\u2019appellent charisme et détermination?Apparamment tout droit vers le succès.«Jai aussi eu de la chance et je l\u2019apprécie.» Un rock nature svp Et un rock nature pour monsieur s\u2019il-vous-plaît.Car si chance il y a eu, on peut bien présumer que c\u2019est sur l\u2019énergie brute de LaPointe, alliée à un talent certain et à un travail de long souffle, que s'appuient les surprenants résultats que l'on constate.«Le rock ça se joue en La, en Mi et en Ré.Point.Tout le reste est question d\u2019énergie et de qualité d\u2019émotions.» De là à comprendre pourquoi, d'entrée de jeu, on a plutôt deux fois qu\u2019une considéré LaPointe comme descendant de la cuisse de Gerry ou Éric LaPointe: «J'espère être capable de prendre ma place, ce sera au public de décider.» A travers les Francofolies de Montréal et le Festival d\u2019Eté de Québec, Eric LaPointe présentera son spectacle au Liquor Store de Sherbrooke le 14 juillet et à l\u2019établissement du même nom à Magog le 10 août.de Pag.«Je n'ai pas spécialement été influencé par Pagliaro ou Boulet.Je pense que je fais ma musique a moi et je n'ai pas envie qu\u2019elle ressemble à celle des autres.Ce que je veux faire, c\u2019est du vrai rock.» De mots et de musiques Il y a quatre ans, Éric LaPointe déci at ¢ mettre tous ses oeufs dans le panier de ses réves.«À un moment donné, si tu sais ce ue tu veux, tu nas pas le choix, tu ois faire un moove drastique.» Le risque était grand.Et il fut bon.: Le rocker fonde son band, trouve moyen de se faire remarquer, travaille avec nul autre qu\u2019Aldo Nova, un bonze du genre, la maison de disques Gamma mise sur lui, il est prêt.En réserve.un répertoire déjà important, des musiciens qui font route avec lui depuis un bon moment.du coeur au ventre et la conviction que, tout en restant qui il est, il lui faut accepter de se laisser diri- geT.1 «J'apprends.» Rock de défonce sans subtilité.Un choix conscient.«J'aime mieux sonner rock américain que local québécois!» \u2014 Telephoto par Claude Croisetiere Une émission spéciale sur Patrick Bernhardt sera diffusée demain dans cing pays La musique nouvel dge qué Michel RONDEAU Sherbrooke cmain dimanche, offensive D culturelle mondiale: partout au Canada, en Turquie, en Israël, au Liban, en Grèce, le disque «Atlantis angelis», de Patrick Bernhardt, musicien québécois du nouvel âge, fera l\u2019objet d\u2019 une émission spé- rt re me Bientôt certifié disque d'or puis- d'il atteint maintenant des ventes de 50.000) copies, le disque «Atlantis angelis», lancé en 1990, ne cesse de grandir.«Mes disques poussent comme des arbres.Lentement.» Patrick Bernhardt qualific cette expérience radiophonique d'unique.«Il s'agit d'une réunion des ondes qui n'a sans doute pas eu lieu depuis la dernière Guerre.» À Sherbrooke.Cité-FM diffusera a 21 heures cette émission où le musicien présente sa musique, sa philosophic.«Une émission ou je réponds a des questions humaines», commente Bernhardt.L'émission sera : aussi diffusée à CFLX à 21h30.Patrick Bernhardt Au total, 30 stations canadiennes diffuscront cette émission soit en anglais, soit en français, selon leur auditoire.Depuis l\u2019île de Chypre, la même émission atteindra plusieurs pays de la Méditéranéc.Dans sa catégorie, «Atlantis an- gelis» a tenu la première position du palmarès canadien pendant 18 semaines.Comme les disques suivants de Patrick Bernhardt, il a été distribué dans plus de 15 pays.Il a démarqué son compositeur des musiciens traditionnels par une signature musicale qui lui est propre.Patrick Bernhardt devient maintenant le premier auteur-compositeur-inter- prète canadien à obtenir un album d'or dans la catégorie du nouvel âge.\u2014 be musicien; qui commençait cette semaine le mixage de son tout nouveau disque «Réconciliation», ui doit paraître à l'automne, a aussi die le premier Canadien à figurer dans la catégorie du nouvel âge dans la revue américaine «Billboard» avec son disque «Solaris universalis» (1991), qui a aussi regu le tout pre- bécoise éclate des f mier Félix accordé dans cette caté- goric.D'ailleurs, en 1993, Bernhardt obtenait un deuxième Félix avec son troisième disque «Shamanyka».De son nouveau disque.l'auteur- compositeur, qui confesse sa passion pour Beethoven, en musique classique, et pour Pink Floyd, en musique populaire.dit qu'il présentera une «musique d'énergie.une musique évolutive, une musique progressive»\u2026 - «Explosive», admet- il, en notant le risque énorme de poursuivre plus loin la démarche amorcée avec «Shamanyka».11 ne renonce pas à la spiritualité toute palpable des deux premiers disques.mais, affirme-t-il, «il faut sortir la spiritualité de la caricature énorme qu'on lui donne en rontières Occident.Je ne veux pas endormir.Je veux réveiller.» Ses deux premiers disques ont été vus comme musique de détente.La suite, il la veut tout aussi intérieure, mais musclée.«Méditative et dansante.» «Réconciliation» veut projeter «le besoin urgent de se réconcilier avec soi-même, esprit et corps, ainsi que le besoin de réconciliation de la cwvi- fisation avec ta matures.A Patrick Bernhardt.plus que jamais, soulèvera la question de la TESA ponsabilité face à «tout ce qui se passe sur la planète.depuis les guerres jusqu'au suicide».\u2018 Bd tHE La Tribune, Sherbrooke, samedi 9 juibel 1994 Au Musée Beaulne jusqu'au 10 octobre .+ .\u2019 » + Pierrette ROY a mode, c\u2019est ce que l\u2019on « porte soi-même.Ce qui n\u2019est pas à la mode, c\u2019est ce que portent les autres.» En proposant cette citation de Oscar Wilde extraite de la pièce Un mari idéal écrite en 1895, le Musée Beaulne situe avec subtilité mais efficacité le sujet de sa nouvelle exposition La belle époque, tourbillon de plaisir qu\u2019il présente actuellement et jusqu\u2019au 10 octobre prochain.exposition Car, ce que les «autres», en l\u2019occurrence les mannequins, portent ar les temps qui courent au Musée Beauine de Coaticook, tire juste- \u2018ment tout son intérêt du fait qu\u2019il \u2018soit largement passé de mode mais, -justement à cause de cela, combien \u201cséduisant et désirable.- - On y célèbre le tout début du \u201csiècle, les années 1900 à 1910, par -une invitation à la fête et à la rêverie -Organisée autour d\u2019une quinzaine de \u2018robes somptueuses venant évoquer autant de sorties habillées et heu- reures comme des soirées, des mariages, des voyages de noces, ou des éxcursions d\u2019après-midi avec des te- nües plus simples mais tellement exotiques en cette ère moderne du FT RES (ZC 2 EFF 2 icales musica = Symphonie \u2018Béla Batôle Bi Du lundi au vendredi à 12 h 17 Toute la vie Socio-culturelle livrée chez-vous vbs x TY es + ec $.Bet Vers @ Félix Mendeisséhn, Le Kiandatio nés sur TÉLÉ 7 confort absolu.Au diable le confort «La Belle époque», ainsi quest appelée cette période de l\u2019histoire, a su inspirer des toilettes d\u2019une extraordinaire élégance dont on trouve ici quelques beaux spécimens, puisés à même fa collection du Musée ou empruntés au Musée de la Civilisation du Québec pour six d\u2019entre eux.Mais, au diable le confort quand la taille était ceintrée dans un corset qui faisait rivaliser le tour de taille avec celui des cuisses, la jupe bouffante et embarrassante et les manches tellement étroites qu\u2019elles moulaient l\u2019avant-bras comme une gaine.Tout pour la beauté avec cette épaule dénudée ou démesurément gonflante, ces riches étoffes dont la combinaison est parfois surprenante, ces bibis extravagants qui donnent un oeil sombre et profond, et que la fête commence! L\u2019excentricité la plus totale ou la simplicité la plus déconcertante rivalisent ici en éclat pour faire de ces belles des modèles représentatifs d\u2019une époque.Que, d\u2019ailleurs, l\u2019on s'applique à situer dans son contexte, l\u2019exposition offrant l\u2019opportunité de diffuser une foule d\u2019informations reliées à a cette époque concernant, notam- .ment, les dangers du baiser sur la bouche - une pratique considérée barbare et malsaine a I'époque et wil fallait au minimum faire précé- er par un lavage de la bouche -, vo se, TT t rogram Beethoven, \u2018Fantaisie pour plang, Hôeur et orchestre, Gp.; Métivième Sympho pros UN SPECTACLE DE STEPHANE LAPORTE Hain Photos, par Claude Poulin Kris ei spectoces ceux du corset qui a autant d\u2019ennemis - les médecins qui parlent de suicide - que d\u2019adeptes - les mères qui parlent de mariage -, et même du cancer du sein - celui-ci ajoutant à la polémique entourant le port du corset -.Le phénomène le plus étonnant que L'invitation est lancée pour la fête et le réve nous permet d'admirer cette exposition est assurément cette robe de mariée en lainage écru et blanc, portée une première fois en 1896, puis portée 70 ans plus tard par la même dame, photographies à l'appui.De superbes accessoires comme un éventail, une paire de gants longs en cuir ou de minuscules sacs à main complètent cette présentation à faire rêver, même les femmes plus contemporaines, c'est garanti! Voulez-vous danser marquise?Pourquoi pas, lorsqu'on étrenne en 1890 une aussi jolie robe en satin, velours et dentelle à superbes manches gigot avec un somptueux bibi assorti.Photo du bas, cette robe de mariée de lainage blanc, portée en 1896, est portée à nouveau, 70 ans plus fard, par la même dame.À SHERBROOKE du 15 juillet au 3 septembre FORFAITS DANS LA RÉGION SHERBROOKOISE Souper-spectacle-hébergement-visite touristique SALLE MAURICE-O'BREADY .CENTRE CULTUREL UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE (819) 820-1000 TaTrione \"PT.Les caisses populaires Desjardins de l'Estrie th, SDERS AGENDA TRE ; 5 pL ¥ pa 5 fe Herbrooke 4 chaque matin, .pr di LS A Cu UOTE Roo dla) igi Visitez.vatre rer EE LS CHAM TV I EN La belle réussite de Gaétan Soucy SOUCY, Gaétan, L'Immoculée-Conception, éditions Laterna Magica, 350 pages.ressemblent pas.Après avoir traité, dans la chronique précédente, d\u2019un dernier roman annoncé pour l\u2019auteur Morris West, voilà qu\u2019un petit nouveau vient de poindre du nez et se manifeste en publiant un tout premier roman L\u2019Immaculée-Conception, aux édi- L es semaines se suivent et ne se tions Laterna, Magica.Par les temps .qui courent, les premiers romans semblent légion, au Québec tout particulièrement, et donnent lieu plutôt régulièrement à de formidables découver- Pierrette ROY tes comme c\u2019est le cas ici.He Gaétan Soucy, un montréalais qui paraît riche d\u2019une belle culture, propose ici une histoire bizarre, très bizarre même, mais tout aussi captivante \u2018 qu\u2019elle est déconcertante dans les multiples avenues à travers lesquelles elle nous entraîne et dans la faune bigarrée qu\u2019elle met en scène livres I.L'existence dc son personnage principal Remouald gravite autour de deux pôles: son travail de gratte-papier, à la banque, ct les soins à son vieux père confiné à la chaise roulante et qui le mène comme un dictateur.N\u2019eut été d\u2019un événement très particulier qui survient dans sa vie ct dans celle de sa communauté, comme l'incendie du Grill aux Alouettes, événement qui suscite divers incidents et fait ressurgir un GAETAN soucr coter le mao grâce à son remarquable talent littéraire particulièrement fertile en images évocatrices et en expressions suayes, grâce aussi à son\u2019 adresse pour camper des personnages dont la couleur n\u2019a d\u2019égale ! ue la saveur, tout s\u2019anime dans le } écor le plus triste que l\u2019on puisse 4 imaginer pour céder le pas à la] plus formidable histoire inventée.| Une histoire qui s\u2019élabore à la manière d\u2019un suspense et dans la- ] quelle les époques se confrontent ; et se confondent, où les suspects 4 deviennent victimes et inverse- | ment, ct où les dimensions, multi- j ples, contribuent à déstabiliser constamment un lecteur qui ne\u201d trouvera finalement de répit qu\u2019à la toute dernière ligne.oo] kk Gaétan Soucy manifeste ici un véritable et remarquable talent de conteur d'histoire à dormir debout, unc histoire dans laquelle les personnages les plus insignifiants ne sont pas ceux que l\u2019on pense, à commencer par Remouald lui- même pour continuer avec un personnage que j'ai particulièrement adoré, celui de Clémentine l\u2019insti- passé aux douleurs qui sont Toi d\u2019être cicatrisées, il aurait continué à mener la vie la plus morne qui soit et le roman n\u2019aurait cu aucunc raison d\u2019exister.ELL Mais grâce à imagination fertile d\u2019un jeune auteur prometteur, tutrice, à la fois admirable et pathétique, mais tout à fait unique.De l\u2019humour, du drame, du mystère, un peu de sensualité, et une belle habileté à saisir son lecteur à bras-le-corps, dès les premières lignes, pour l\u2019entraîner avec lui jusqu\u2019au bout.Cela s'appelle une belle réussite! d\u2019ar nab sen Car cep mel mel le tem Mir que nor cett le t par con aut les \u2018text trai une lan leve me Uns Le Tribune, Sherbrooke, someds 9 juilet 1994 Es | Le Roi lion: aussi touchant qu\u2019amusant Te critique de Pierrette ROY Dside a réputation des productions de or- la maison Disney n\u2019est plus à buis établir et le risque est bien me mince, pour ne pas dire absolument nul, de faire un mauvais investissement lorsqu\u2019 on se laisse tenter par me lune ou l\u2019autre de celles-ci.nes ain à u v lus cinema Le roi lion, le 32e long métrage d'animation issu de cette incontournable maison de production et présenté actuellement au cinéma du Carrefour de l\u2019Estrie, ne fait pas exception à la règle et s'impose comme l\u2019un des plus jolis divertissements, qui saura plaire indifféremment aux adultes et aux enfants, que le cinéma nous présente, par les temps qui courent.Réalisé par Roger Allers et Rob Minkoff assistés par une gigantesque équipe comme celles qu'exigent normalement des productions de cette ampleur, Le roi lion offre par le biais d\u2019un film superbe rehaussé par des chansons remarquables, un conte qui sait se faire touchant tout autant qu\u2019amusant.Ici, on a sollicité nuls autres que les Elton John et Tim Rice, pour les \u2018textes, et Hans Zimmer, pour la trame sonore ce qui donne, même une fois traduites, des chansons brillantes offertes sur des musiques en- levantes qui rehaussent véritablement l\u2019ensemble de la production.Une leçon de courage Le roï lion propose une leçon de courage et de détermination à suivre la voie de sa destinée, celle qui a été tracée pour Simba, le lionceau futur héritier du royaume qu\u2019un oncle mé- chant, Scar, veut évincer du trône après avoir provoqué la mort de son propre frère et papa de Simba, le roi ufasa.Comme on peut s\u2019y attendre, les bons et les méchants s\u2019engageront dans un duel à finir dès le moment où Simba, ayant trouvé refuge à l\u2019extérieur du royaume des lions auprès de ses amis le sanglier Pumbaa et l\u2019espèce de belette Timon, comprendra finalement que sa place est auprès des siens et que leur survie dépend de son intervention rapide.Dès l\u2019ouverture du film, la magie opère instantanément grâce aux paysages somptueux de l'Afrique re- \u2018créés ici, mais grâce aussi et surtout -aux personnages animaux attachants dont on réussit à camper la personnalité avec un talent remarquable et a qui I'on donne des sentiments humains qui touchent irrésistiblement.Encore une fois, le coup de crayon est imp eccable et brillant, les techniques d'a animation fort efficaces, les couleurs éblouissantes et les voix des animaux, dans la version française, tout à fait adéquates, ce ui n\u2019est pas toujours vraiment évi- ent.Sans s\u2019appesantir lourdement sur la question, on ne passe pas non plus à côté de préoccupations écologiques en faisant valoir l\u2019importance de l\u2019équilibre de la nature et celle qui doit prévaloir entre les êtres.Bref, le message est ici, dans l\u2019ensemble, plutôt joli, sain et rafrai- chissant, et saura ravir tous les publics.D\u2019 ailleurs, pour assister à une séance du Roi lion, on n\u2019a même pas besoin du prétexte d\u2019être accompagné d\u2019un enfant et je l\u2019ai expérimenté, les adultes y allant seuls ne se feront pas regarder comme des attardés et, surtout, trouveront un immense plaisir à cet excellent divertissement d'une durée de quelque 90 minutes.Simba, le nouveau jeune roi, entouré de ses amis et de ses sujets.Qu\u2019incidemment on pourra pre longer à la maison avec les enfa puisque les éditions Phidal viennent 1244, RUE KING OUEST SHERBROOKE H LIVRES USAGÉS RECENTS Bm BEST-SELLERS on > OUVERT 7 JOURS \u20ac de publier un album qui reprend ce nts joli conte, agrémentée de superbes photographies.RUE TES ps Cinéma- 3050 Boul.PORTLAND 565-0366 endl a aS SSS À PPS CSERE too {og Touchstone Pictures \" Detnbuted by BUENA VISTA PICTURES DISTRIBUTION, INC BUENA VISTA PICTURES DISTRIBUTION, INC.VERSION ORIGINALE ANGLAISE TOUS LES JOURS A 12H00, 2H25, 4H45, 7H05 ET 9H25.D mn MAISON DU CINEMA QD 3 7 GORE Pa 8782 62 D A SE ROULER PAR TERRE!\" -Luc Perreault, LA PRESSE JOHN COODMAN YA® EUZABETH PERKINS RiCK MORAN:S © ROSIE ODONNELL a TOUS LES SOIRS: 7:10 - 9:20 A 63, ue > King ouest [ \u2018 RAT [ANS CT OT To : \"KEVIN COSTNER DENNIS QUAID | \u2014 E\u2014\u2014, pac 1 3 Ua FILMS DE 3 El ) \u201cUn film somptueux, grandiose\u201d.e -Loyise np Le journal de Montréal.) UNE LEGENDAIRE HISTOIRE D'AMOUR ET D'AVENTURE DANS UN PAYS SANS LOL a 7H ar N VERSION FRANCAISE \u201cUNE COMÉDIE IRRESISTIBLE!\u201d - Jeff Craig, Sixty Second Preview =\" So 4 JZ ded y KIEFER À NEW York | | je ous LES \"SOIRS: 7:05 - 9: 15 i 3 SUTHERL AND version française de [ae yy imi Ji Fh | ik jt | Le CT LUE | AN WOODY a LT ir Qi 1 4e Balle [Fee HARRELSON J 1! _ THE COWBOY WAY TOUS LES SOIRS: 7:05 - 9:15 NICK NOLTE JULIA ROBERTS L'HISTOIRE DUNE (G] tre tm ; ü JOURNALISTE QUI TOUS LES SOIRS: 7: 00 - 9: 30 it : 3 ESTALLEE TROP LOIN! \u201cUn conte SOMptUEUX\u201d as sencar i ovmusoevonmen en \u201cD'UNE BEAUTE SAISISSANTE.+, uen | (KT Ÿ Got E| PETIT BOUDDHA VERSION N ORIGINALE AE ANGLAISE TOUS LES JOURS A 12H00, 2H25, 4H45, 7H05 ET 9H25.[ VERSION FRANÇAISE DES LE 15 JUILLET wi SITE dain rh le * 1 ] V.F.DE \u201cLITTLE BUDDHA\" -RICHARD CORLISS, TI ÿE MAGAZI se 4 ; .KEANU REEVES * BRIDGET FONDA la\u2019 4 # version française de YING RUOCHENG * CHRIS ISAAK - 5 5 1 LOVE TROUBLE Un film de Bernardo Bertolucci a TOUS LES SOIRS: 6:55 - 9:20 TOUS LES SOIRS: 6:50 - 9:25 nt ; C'EST HILARANT! UN MELANGE EXCITANT DE \u201c18 Lr casa om AAA E ti- ; 1 MUSIQUE, PLAISIR ET | Vi 5 AVENTURES PENSEZ (G 4 Mle &™ BINKT = a ; \u2018:  ee ) ion française de - 8 É B DU SME ALON |S 22 : ) all versi \u2018 \u2019 ; un UE ghd 8 FF Af 1 at} BABY'S DAY OUT DE Hom A DE JEU ET Le.ft PA \u2014 p SAM.DIM.: 1:00 - 3:00 - 5:00 - 7:00 - 9:00 SEM.: 7:00 - 9:00 D'HÉROISME» les NEWSWEEK MAGAZINE is | TESTS ORFORD OUVERTURE DES GUICHETS À 7h15 BaehAlec cl B&B «vues ui- \u201c \u201cà ECRANS GÉANTS AVEC SON FM STÉRÉO LCI 10 P=Y 5S, Ll 123 3-9575 nt AE Po M NICK NOLTE JULIA ROBERTS ERA + LE DE ani] ba dell OOUBY.STERSD hiipkieir A re Cr Bil tid hid R x s- pv Si BM) à LAU UNE \u2018 ne fr version française de i : MM EUZABETH PERKINS _RASIE O'DONNELL .LOVE TROUBLE J URASS IC PARK ROCK'N, NONNE 2.TOUS LES JOURS A 1H00, 3H05, 5H10, 7H15 ET 9H20.SUPPLEMENTAIRES SAM.ET DIM.À 11H00 A.M.2e flim au ciné-parc: 1s- 2e flim au ciné-parc: 672dur -.B6 cide pot cu.La Tribune, Sherbrooke, samedi 9 juillet 1994 Le plus beau du monde cy D PE Fu FY MA ASAE BE SMS TEES BERET ANSRS SV APIE CLOT TALC mse EN on N D Di AL AL ] TR : | de FOLKLORE:/ 2: ~d/| 'DRUMMONDVILLE | Desj ardins Edith Butler et Lorraine Klaasen rencontre inusitée entre l\u2019Acadie et l\u2019Afrique du Sud Votre caisse Drummondville, le 20 mai 1994°En grande primeur, Edith Butler et Lorraine Klaasen unissent leurs cultures a celles de deux ensembles folkloriques qui participeront au FESTIVAL MONDIAL DE FOLKLORE DE DRUMMONDVILLE.Ce spectable conceptuel et interactif vous sera offert le mercredi 13 juillet a 19 h 30 au Centre Marcel-Dion- ne ce qui constitue une grande nouveauté de la programmation du 13e Festival.LES CAISSES POPULAIRES DESJARDINS (SECTEUR DRUMMOND) SONT FIERES DE S\u2019ASSOCIER AU SUCCES DE LA 13e EDITION DU FESTIVAL MONDIAL DRUMMONDVILLE BIENVENUE AUX VISITEURS ÉDITH BUTLER, «cette bombe acadienne» grandement reconnue pour sa joie de vivre, son charisme et son inépuisalbe énergie n\u2019a plus besoin de présentation.Ses performances ont fait «swinger» des foules provenant des États-Unis, d'Angleterre, d'irande, de Belgique, de Suisse, de France et de partout au Canada.Tout juste de retour du Festival de la Fayette en Louisiane, Édith conjugue sa culture et son âme aux rythmes fougueux, aux chansons envoûtantes de l\u2019univers*fnusical d\u2019une civilis- tion bimillénaire, celle de Lorraine Klaasen.Cette énergique chauteuse montréalaise d\u2019origine sud-africaine électrise son public, le fait bondir de son siège.Ses chansons parlent de courage et d'espoir, son message parle de gens forts.Parmi les grandes prestations qu\u2019elle a offertes, notons celles du Club Soda, du Spectrum (Rythmes du monde), du 350e et tout récemment, le 66321 Festival nuits d\u2019 Afrique de Montréal.Ce rendez-vous inédit réunit des cultures si distinctes, à première vue, mais qui partagent un folklore des plus rythmé aux percussions et aux jeux de pieds assortis.Ce spectacle explosif offert au coût de 21% mance inoubliable.vous réserve plus de deux heures de perfor- yl | EDITH BUTLER RESTAURANT FAMILIAL PAR EXCELLENCE 524, boul.St-Joseph Tél.: (819) 477-4722 Drummondville, Québec Télec.: (819) 478-3030 J2C 2B9 * Cette promotion ne peut être combinée à aucune autre.66320 * VENTE + SERVICE + RÉPARATION * FINANCEMENT DISONIBLE SUR PLACE DISTRIBUTEUR EXCLUSIF us AU-DELÀ DE 40 UNITÉS EN INVENTAIRE Le spécialiste des attaches (hitch) en affaires depuis plus de 30 ans EMIRE \u2026 \u201c aueur2aetun9\u2014< Bin a a tou pssistez \u2018a nes 0 n suillet @* 5 pot d'épice\u201d! «nez MAN et à e \u2018 .1994 Une présentation de BRAULT & En collaboration avec: \u2014_ MARTINE AU A Pepsi \u2026 = == YY LR OOÛT EN TRTE nant, 1993».Un rire pe 4 MOTIONS), £émerveillera et.étonnera 1e pe Pre dre et > représenté Oo Ree Lr GRAND PRIX MAXI DU PUBLIC Votez pour votre spectacle pyrotechnique préféfé et vous pourriez gagner 1000$ d\u2019épicerie Maxi.1er choix: (Journée du feu) 2e choix: (Journée du feu) 3e choix: (Journée du feu) 4e choix: (Journée du feu) pr Le ste 5 = Déposez vos billets chez Maxi ou au Pavillon Armand Nadeau jusqu\u2019au 20 juillet 1994.Tirage: 26 août 1994 Be me ss ve er Sherbrooke _ c \u2018 Vilede wr \u2014 \u2014 \u2014 X SES "," Arts et spectacle CAHIER Magazine La rripune Babillard Sherbrooke Nos sorties Ca bouge en ville.u'ont en commun le Festival Orford, le musée Laurier d\u2019Arthabaska et le Manoir Taschereau de Sainte-Marie-de-Beauce?Rien du tout, sinon que cet événement et ces lieux se retrouvent dans cette chronique, comme propositions de sorties qui, toutes diversifiées qu\u2019elles puissent être, constituent autant d\u2019alternatives valables à l\u2019ennui que provoque le fait de regarder tomber la pluie.Une sortie véritablement propre pour adultes contre deux sorties plus décontractées à fréquenter en famille, pour le plaisir de la balade à l'extérieur de la ville et les jolies découvertes proposées.Des lieux patrimoniaux D'abord, destination Sainte;Marie-de- Beauce qui, dans le cadre du 250e anniversaire de la municipalité, propose tout l\u2019été, jusqu\u2019au 28 août, une foule d\u2019activités destinées à souligner l\u2019événement et à faire connaître un peu mieux ce magnifique coin de pays.De par chez nous les vrais manoirs, ceux datant des siècles derniers, ne sont pas vraiment légion mais ici, on nous en propose un vrai, datant de 1809,- la photo en illustre l\u2019intérieur - qui a vu naître le premier cardinal d\u2019origine canadienne Mgr Elzéar-Alexandre Taschereau et qui est demeuré le lieu de résidence des seigneurs Taschereau.Les dimanches de juillet et d\u2019août, on peut pique-niquer en musique sur l\u2019herbe autour du manoir où des visites sont aussi organisées et les familles sont invitées à accompagner des peintres et des sculpteurs dans la réalisation de leurs oeuvres sur les terrasses du manoir.On peut aussi profiter d\u2019un séjour à Sainte-Marie- de-Beauce pour visiter la chapelle Sainte-Anne érigée en 1778, la Maison Dupuis construite en 1892 et la Maison Pierre Lacroix construite en 1821 et qui retrace l\u2019histoire du tissage, d'hier à aujourd\u2019hui.Ces artistes d\u2019ailleurs Ceux qui connaissent déjà la qualité des expositions que présente à l\u2019année longue mais tout particulièrement l\u2019été le Musée Laurier d\u2019Arthabaska ne sont plus a convaincre de la valeur de la visite et les autres profiteront peut-être de cette occasion pour découvrir une institution muséologique extrémement dynamique dans notre région.On y propose jusqu\u2019au 25 septembre une autre exposition de grand prestige, ainsi qu\u2019on le fait depuis 1987, une exposition qui s'inscrit cette fois-ci sous le thème Ces artistes venus d'ailleurs: Miyuki Tanobe et les communautés culturelles.Le visiteur est invité à y redécouvrir la vie de quartier, le quotidien et le paysage urbain de Montréal mais exprimée ici à partir d\u2019une technique traditionnelle japonaise, le Nihonga.par l\u2019artiste d\u2019origine japonaise Miyuki Tanobe après son installation dans la métropole.L'oeuvre reproduite ici s'intitule Par une chaude journée d'automne au parc Westmount.Mozart et les impressionnistes C\u2019est ce soir que sera donné le grand coup d\u2019envoi au Festival Orford par le traditionnel concert inaugural qui se déroulera à la salle Gilles Lefebvre du Centre.Ce premier concert de la série des concerts du samedi soir qui seront consacrées à Mozart et aux Impressionnistes accueillera le violoncelliste de réputation internationale Janos Starker et le Cleveland Quartet.Au programme, le Quatuor à cordes en fa de Ravel et le Quintette à cordes en do, op.163 de Schubert.Pierrette ROY Te \u2018la caricature | de la semaine signée Parrick Laramée La nature h Michèle D Pierrette ROY une très grande affection pour Michèle Deslauriers, une femme tout simple, d\u2019approche facile et qui se raconte aisément.Car, la Gertrude Cloutier du téléroman Marilyn a la nature heureuse, fuit autant que possible les problèmes et considère que la vie est beaucoup trop courte pour s'en faire avec des riens.D ifficile, dès le premier contact, de ne pas ressentir Deux personnalités Michèle Deslauriers le reconnaît, elle est à la fois une comédienne et une mère comblée qui a dû.au cours de sa carrière d\u2019une vingtaine d'années, refuser une foule d'engagements pour donner à ses deux filles la vie de famille à laquelle elle aspirait pour elles.«Mais c\u2019est comme si j'avais deux personnalités en moi, toutes aussi importantes l\u2019une que l\u2019autre.la mère et la comédienne.» Ce qui ne l\u2019a pas, pour autant, empêchée d'assumer de fort beaux rôles à la fois au théâtre et à la télévision où elle s\u2019est investie presqu\u2019autant dans les émissions pour enfants, on peut penser notamment a Nik et Pic, à La fricassée ou à Pop Citrouille, que dans cetles pour date AC Téiéphoto por Claude Poulin adultes.D'ailleurs, si son nom est beaucoup associé à l\u2019humour puisqu\u2019elle a été de l\u2019équipe de plusieurs séries comme Samedi de rire, CTYVON, Rira bien et qu\u2019elle a pu être appréciée dans de multiples spéciaux comme les Bye Bye, ses expériences autant à la scène qu\u2019au petit écran ont été multiples et dans tous les registres.Classée dramatique! C'est pourtant bien elle que le Conservatoire d\u2019art dramatique de Montréal a classée comédienne dramatique à cause de sa nature timide et de son caractère plutôt renfermé, durant son passage là-bas de 1963 à 1966.Arrivée tout naturellement dans le monde du spectacle après une enfance ponctuée de multiples représentations alors qu\u2019en compagnie de sa soeur Monique, qui écrivait des histoires et fabriquait des costumes en papier crépé, elle montait des sketches pour la famille et les amis, l\u2019enfant qu\u2019elle était manifestait très tôt un talent naturel pour limitation.«Mais j'étais d\u2019une nature timide presque maladive et j'avais le sentiment que cela allait me bloquer dans mes aspirations.Je voulais m\u2019en sortir.Ce que j'ai fait, même si j'ai gardé un petit côté secret.Jaime me retrouver, par moments, avec ma solitude.» eureuse de eslauriers Le tremplin : Il aura fallu que surgisse dans sa vie l\u2019auteure et comédienne Jacqueline Barrette et son spectacle Ça dis qu'essa dire qu\u2019elle à joué plus de 250 fois entre 1971 et 1975, son premier contrat professionnel, pour qu'elle change de casting, comme elle le dit elle-même, et que son nom soit associé à la comédie.«C\u2019est là le résultat d\u2019un concours de circonstances mais également d'un goût que j'avais, et c\u2019est cette production qui a vraiment constitué le tremplin de ma cars riére.» Depuis, la comédienne n'a jamais chômé et si elle a dû être sélective pour préserver sa vie de famille, elle reconnaît avoir été très chanceuse autant en terme de contrats qu\u2019en terme d'équipes avec lesquelles elle a travaillé.: Mais elle reconnaît apprécier autant les rôles comir ques que dramatiques, s'appliquant du mieux qu\u2019elle peut au gré des circonstances à alterner entre tes deux, mais confie qu\u2019elle ne voudrait pas être uniquement confinée aux rôles dramatiques.J'ai comme deux personnalités en moi: la mère de famille, très maternelle, et la comédienne.Les plaisirs de la scène Cet été, elle est de la distribution de la comédie Cherchez l'homme de Jean-Raymond Marcoux que présente jusqu'au 20 août le théâtre Le Bosquet de Victoriaville, un théâtre que vient d\u2019acquérir son mari Sébastien Dhavernas en co-propriété avec le comédien Yvon Roy, tous deux également de la distribution.Celle-ci se complète de Robert Vézina.Pour la comédienne, le rôle de Mireille qu\u2019elle assume dans cette production lui permet de découvrir avec ravissement un coin de pays qui lui était inconnu, en plus de lui permettre de vivre sur les planches, aux côtés de son mari, la même relation qui les réunit dans la vie.«Nous nous sommes connus en jouant et, dès le départ, nous nous sommes très bien entendus.F y a entre nous l\u2019écoute, la complicité et l\u2019échange, ce qui est très précieux.» \u2018Dans cette production, elle assume le rôle d\u2019une femme de carrière qui, après dix ans de mariage, souhaite avoir un enfant alors que son mari est stérile.Elle se tournera alors vers un couple homosexuel voisin et collègue de travail pour tenter de dénouer l\u2019impasse dans laquelle elle se trouve.«Tous les quatre, nous prenons beaucoup de plaisir a jouer cette pièce dans laquelle on peut voir le côté fort des personnages mais également leur aspect plus vulnérable.Et après avoir beaucoup travaillé à la télévision où on ne sait pas comment les gens nous reçoivent, j'adore avoir les réactions du public.Car jouer, c\u2019est un métier d\u2019échange, de communication et, comme comédiens, nous ne sommes que les liens entre un auteur et un public.» Au-delà de cet engagement et pour la toute première fois depuis 19 ans, aucun contrat n'attend Michèle Deslauriers à l\u2019automne.Elle sera cependant, cet été, d\u2019un spectacle présenté le 24 juillet dans le cadre du Festival Juste pour rire destiné à offrir, avec une distribution composée notamment de Yvon Deschamps, Pauline Martin, Normand Brathwaite et Normand Chouinard.une sorte d\u2019amicale de la série Samedi de rire.«Mais cela m\u2019enchante que rien ne m'attende à l\u2019automne car je pourrai peut-être me reposer un peu et faire toutes sortes de choses.Ça me plaît, également, d'être disponible pour des projets qui peuvent survenir et pour lesquels il faut disposer de tout son temps.Je ne m'inquiète aucunement, car je sais que je peux faire toutes sortes de choses.» Nature heureuse, disions-nous?On a besoin de moins de preuves pour en être convaincu! Le Salon d\u2019antiquités et d\u2019art populaire North Hatley expose des trésors anciens Pierrette ROY provenance de tout lc Canada sont attendus, aujourd\u2019hui ct demain.au Salon d'antiquités et d'art populaire qui se déroule toute la fin de semaine à North Hatley.Cet événement d'envergure, le premier en son genre au Québec puisqu'il s'est tenu une première fois de 1960 à 1977, avant d\u2019être repris par l'Association du Festival du Lac Massawippi en 1988, se déroule au profit de l'Association pour l'organisation de récitals de musique classique qui ont lieu dans cette municipalité au printemps et au début de l'été, ainsi que pour les concerts gratuits qui se déroulent au parc Dreamland chaque imanche soir de juillet.Les montants recueillis permettent également a cette organisation d'attribuer des bourses à des jeunes musiciens prometteurs.P as moins de 25 antiquaires réputés en La qualité d'abord Ainsi, tout en contribuant à supporter concrètement unc organisation artistique extrêmement dynamique en région, le public aura l'opportunité, pour un prix d'entrée minime, d'admirer unc grande variétés d'anti- uités soigneusement séléctionnees TN onction de leur qualité.On pourra ainsi y trouver des meubles en pin du Québec, de l\u2019art populaire, des antiquités anglaises, des bijoux, des imprimés, de la verrerie et de l'argenterie, des bijoux orientaux et des courtepointes.Parmi les antiquaires présents, les visiteurs auront l'opportunité de rencontrer Robert Picard de Lavaltrie qui viendra présenter, notamment, une collection exceptionnelle de tapis crochetés ainsi qu'une armoire Louis XV 18e siècle en pin du Québec, la Ferme Antiques de Laval qui donnera à voir une série de meubles de pin du Québec et de belles pièces d\u2019art populaire.David Brown, un antiquaire montréalais reconnu qui a pignon sur rue chez Ogilvy's, exposera un très beau châle paisley d\u2019une longueur de dix pieds ainsi qu\u2019une berceuse Windsor circa 1820 du Québec et un banc-lit circa 1830.également québécois, dans sa couleur d'origine.La Galerie 2520 du sherbrookois Pierre Bevilacqua présentera quant à clle des toiles de grands artistes comme Clarence Gagnon.Jean-Paul Lemieux et Antoine Plamondonun bronze Suzor-Côté, un chandelier Louis Comfort Tiffany de New York et un bronze Art Deco Raymonde Guerbe de Paris.M.Ronald Fortier, joaillier sherbroo- kois, ¢talera également des pièces d\u2019une qualité exceptionnelle.Se déroulant au Club Curling sur Capleton Road (route 198).la ruc principale dc North Hatley, le Salon des antiquités ac- d\u2019hui samedi, et entre 11 ct 17h demain dimanche.C'est là une occasion unique d'effectuer une jolic virée dans ce village enchanteur des Cantons de l'Est situé tout près de Sherbrooke, d'encourager un Festival dont l\u2019importance est déjà reconnue en Estric tout en appréciant des trésors du temps passé.Téléphoto par Claude Poulin L\u2019antiquaire sherbrookois Pierre Bevilacqua prépare quelques-unes des pièces qu'il présentera au Salon des antiquités et d'art populaire qui se déroule en fin de semaine a North Hatley.Le buffet de style Louis XIII date du XVIIIe siècle, est muni de ses ferrures d'origine et est surplombé d'une peinture anonyme de l\u2019école canadienne datant du XIXe siècle et d\u2019un leurre provenant de l'Île aux Grues.L'antiquaire tient dans ses mains un jouet d'art populaire, un cheval-jouet datant de 1880. adda 52 Le Tribune, Sherbrooke, samedi 9 juillet 1994 Ârts el spectacles «Vous écoutez Radio-Canada FM en Estrie» J ai parfois l\u2019impression qu\u2019il est sage de s'attendre à ce que tout tourne en catastrophe, du moins en déception, question d'avoir une carapace quand surviennent les coups.La politique et l\u2019économie, depuis \u2018une bonne quinzaine d'années, nous ont habitués à prévoir le pire.Le bon côté de la çhose: dans ce contexte, une bonne nouvelle a un effet fan- tastique.Michel Il en a été I ainsi, il y a RONDEAU quelques jours, quand, au volant de ma camionnette, insatisfait de tout ce que m\u2019offraient les stations de radio, le chercheur automatique de la radio, auquel j'étais en train de donner des étourdissements, s\u2019est arrêté sur de la musique de jazz: «Tiens, on n\u2019en entend pas souvent.C\u2019est parfait.» Trois ou quatre pièces ont assé, quand soudain une voix a ancé quelque chose comme: «Vous écoutez présentement Ra- dio-Canada FM en Estrie, 90 virgule sept.Si vous percevez des problèmes, veuillez composer le numéro.» Après un moment de stupéfaction, j'ai soudain senti des picotements, une chaleur.«Pour vrai?», me suis-je demandé.Mes espoirs, nos espoirs, j'entends les miens et ceux des autres Estriens qui patientent depuis des années, ne seraient pas déçus?On aurait accès à la culture radio-canadienne bientôt?«C\u2019est pas vrai!» P'entendais déjà Brahms, Webern, Bartok, Debussy, Ravel.#%** Y a de quoi hésiter avant de se réjouir.Après toutes ces années, disais-je tantôt.Mais il y a eu aussi l\u2019espoir déçu ce printemps, alors qu\u2019en principe l\u2019Estrie aurait dû, selon les prévisions de l\u2019année dernière, recevoir le FM de Radio-Canada à compter de juin.Mais on nous avait appris tard à l\u2019hiver que le réseau ne serait disponible qu\u2019en septembre en raison de modifications techniques au projet, reliées principalement à une plus grande puissance émettrice.Ben correct, mais combien de gens j'ai entendu émettre l\u2019opinion qu\u2019on nous avait menti, qu\u2019on nous mentait encore et que | jamais, au fond, on avait eu l\u2019intention quelque part dans les bureaux de Radio-Canada et surtout le gouvernement fédéral, disaient les gens, de nous brancher sur le FM.Des remarques qui trahissaient une profonde déception.Profondément déçu, je l\u2019étais aussi.Et perplexe, je l\u2019avoue.Ce qui fait que la récente expérience e mise en onde dont j'ai été témoin m\u2019a d\u2019autant profondément réjoui.* Est-ce pour septembre?Ce serait chouette.+ ** .Un appel à Radio-Canada, cette semaine, a permis d\u2019apprendre de Mme Diane Sylvain-Té- treault, qui s\u2019occupe des relations avec la presse, que les gens de | CEstrie n\u2019ont vraiment pas des il- | tusions: des tests sont vraiment en cours.| En raison des vacances d\u2019un grand nombre d\u2019employés de Ra- dio-Canada en juillet, Mme Syl- vain-Tétreault n\u2019a pu se renseigner auprès des responsables du dossier sur la durée des tests et sur le moment où la population estrienne pourra dorénavant capter la bande FM.Cependant, elle à consulté, révèle-t-elle, des notes de réunions qui laissent entendre que l\u2019antenne ne sera probablement pas prête en septembre tel que prévu.«Peut-être en octobre, mais exactement quand, je ne le sais pas.» -Vous savez, les Estriens attendent depuis des années.-Oui, je sais.J\u2019ai déjà entendu des commentaires d\u2019Estriens à ce sujet.Céline encore là - Difficile d'oublier Céline Dion.Sa pièce «The Power of Love», entrée dans les 100 plus grands succès de la revue américaine Billboard en 1993, plus précisément il y a 33 semaines, apparaît encore au numéro 48 du Billboard qui est daté d'aujourd'hui, 9 juillet.C\u2019est une performance exceptionnelle, car on peut presque compter sur les doigts les pièces qui sont demeurées aussi long- ces de la semaine au cours des 15 dernières années.«The Power of Love» est resté quatre semaines en première position du Billboard et son cheminement dans la charte laisse présager qu\u2019elle comptera parmi les cinq plus grands succès de l\u2019année 1994 aux États-Unis.\u2014} temps dans les.100 premiers suc- ph Une équipe dynamique et talentueuse, pour un lever Folies des années folles chez Marjolaine Pour le souvenir et pour l'émotion Une critique de Pierrette ROY saison estivale, le Théâtre de Marjolaine a choisi de plonger carrément dans la nostalgie en offrant, avec Folies des années folles, un spectacle musical entremélant chansons, danses et musiques qui nous ramène au début du siècle, entre les deux guerres, et propose un superbe voyage dans le souvenir et dans l\u2019émotion.P our célébrer avec éclat sa 35e D'ailleurs, il n\u2019est pas besoin d\u2019avoir connu cette période pour apprécier à sa juste valeur ce superbe spectacle créé par Lorraine Beaudry pour les étudiants d\u2019une école de théâtre dans les années 70 et qu\u2019elle a repris ensuite dans les années 80 et 90 en versions modifiées.Car, s\u2019il parle en premier chef à la mémoire, il parle également et surtout au coeur.théâtres d'été IE L'histoire en musiques Car, pendant deux heures, le spectateur est invité, en chansons et en bulletins de nouvelles diffusés en voix hors-champ, à revivre le passé, celui du droit de vote des femmes aux États-Unis, de la condamnation de Sacco et Vanzetti, de la mort de Lénine, du jeudi noir à la bourse de New York, de la naissance des jumelles Dionne, de la mort du frère esos oxo ge de chapeau aux années folles, composée de Widemir Normil, François Langlois, Joël Legendre, André, de la Conscription et enfin de la déclaration de la deuxième Guerre mondiale, le tout porictué d\u2019une quarantaine de chansons po- \u201c pularisées à l\u2019époque.Des chansons en français et en anglais drôles ou enlevantes comme Titine, Je vous ai reconnu, Madame la Marquise ou Get happy et Rock- A-Bye Your Baby, et d\u2019autres pleines de tendresse et d\u2019émotions comme Le temps des cerises, Fascination, Jattendrai ou Lily Marlene qui, interprétée par Sylvie Legault, clôture de façon magistrale le spectacle, invitent à ce voyage inoubliable.Sans décor et avec un minimum d'accessoires, l\u2019équipe de six comé- diens-chanteurs-danseurs accompagnés sur scène par la pianiste Sylvie Boudreau parviennent, avec une remarquable efficacité, à recréer l\u2019es- Bye Bye Bungalow au Théâtre de la Chèvrerie Un tableau grossi mais percutant de la vie bien réglée de la banlieue Une critique de Pierrette ROY la pièce n\u2019est pas aussi insignifiante qu\u2019elle pourrait le laisser paraître.Car Bye Bye Bungalow que résente cet été, pour sa 15e saison, e Théâtre de la Chèvrerie de Saint- Fortunat s\u2019attaque de burlesque et percutante façon à un phénomène de plus en plus répandu et à ses conséquences.En l\u2019occurrence, c\u2019est le phénomène de la banlieue et ses rangées de petits bungalows proprets et identiques que caricature ici la pièce de l'américain Willy Russell - dont le titre original One for the road est, incidemment, plutôt évocateur -, traduite et mise en scène par Guy Mignault.Un phénomène qui crée, comme presqu\u2019inévitable conséquence, une population bien ordonnée et bien réglée, qui se conforme aux règles du bon voisinage en perdant toute identité.L e titre est insipide et, pourtant, Grossi mais crédible Le tableau est ici grossi, j'en conviens, mais pas tant que cela puis- qu\u2019on y retrouve, de façon globale, toutes les situations qui peuvent caractériser ce qui cst devenu une façon de vivre.Malgré une conclusion complètement ratée qui tombe littéralement dans le vide et nous laisse sur notre appétit, la pièce touche plutôt bien les cibles qu\u2019elle vise, l\u2019ordre et le résumé bon goût, la conformité et ¢ bon voisinage.eee Le couple Denis (Charles Mignault) et Christine (Chantal Baril) survivra-t-il à ce souper de 40e anniversaire on compagnie de ses omis Maryse (Michèle Sirois) et Philippe (Luc Proulx)?La traduction, qui s\u2019inscrit également comme une adaptation, décrit de façon assez juste une réalité qui nous ressemble et fait que l\u2019on se reconnaît plutôt bien dans la situation exploitée ici.J'ai tout particulièrement apprécié la séquence des parents attendus pour le dîner et qui finiront pas ne.jamais parvenir à destination, perdus qu\u2019ils sont dans les dédales de cette cité champignon, arrivée en Phase Il, qui n\u2019a d\u2019artistique et d\u2019évocateur que les noms de ses rues et places.Celle-ci est d\u2019une drôlerie et d\u2019un efficacité remarquables et tous les éléments sont en place pour que l\u2019on visualise vraiment la situation complètement loufoque créée.Personnages caricaturaux Comme il se doit, les personnages de Christine et Denis, Maryse et Philippe, deux couples de fin de trentaine, sont caricaturaux mais néanmoins représentatifs, en concentré, de types humains qui fleurissent dans les banlieues.Je le reconnais, j'ai un faible pour Charles Mignault qui, comme son frère, me fait beaucoup rire.Ici, prit de l\u2019époque de ces années folles alors que les événements étaient à la mesure des émotions: d\u2019une grande intensité.Complicité du public Et le public marche à fond de train, se surprenant lui-même à fredonner les airs qui lui sont ici rappelés, quand il n\u2019est pas carrément invité à le faire par les comédiens, ou trépignant sur son siège lors des numéros de claquette ou de tango.Car les chorégraphies, que si- gnent- Danielle Hotte et Louise Lussier, s\u2019intègrent avec grâce et énergie dans la mise en scène de Lorraine Beaudry, et donnent un cachet unique à cette production à la limite du théâtre et de la revue musicale.Le spectacle nous permet aussi d'assister à un concours d'amateurs en victime lucide qui, bien malgré lui, paraît sortir son entourage de sa léthargie et de son conformisme, il est tout à fait sympathique et très drôle.Affectée à souhait, la voisine et amie Maryse, qu\u2019interprète avec couleur Michele Sirois, s'impose avec une remarquable efficacité.Prise entre le conformisme de ses amis et les répellions de son mari, Chantal Baril doit composcr cn subtilité une Christine bien d\u2019aplomb et, dans ce registre, se tire fort bien d\u2019affaire.Le personnage le plus caricatu- Sylvie Legault, Brigitte Mortel et Danielle Hotte.façon 1922 tout à fait drôle.Et si le musical Folies des années folles est remarquablement construit, nous faisant cheminer au fil des ans en voguant efficacement au gré des rythmes et des sentiments, il sait cependant aussi compter avec six comédiens de fort calibre qui brillent par leur performance multidisciplinaire et donnent, avec leur pleine mesure, toute la couleur à ce spectacle.Les Sylvie Legault, Danielle Hotte, Brigitte Morel, François Langlois, Joël Legendre et Widemir Normil imposent ici une équipe qui , nous soulève littéralement.C\u2019est là, pour le Théâtre de Marjolaine qui a lui-même imposé sa marque unique au cours des 35 dernières années, un hommage de grande qualité rendu à l\u2019histoire qui saura rallier tous les publics! ral, Philippe, que campe un Luc Proulx méconnaissable, met toute la première partic à s'imposer mais se révélera, finalement, très convaincant.Ajoutons au tableau quelques grivoiseries pour pimenter le tout, rien de bien scandaleux mais suffisamment pour rallier un certain public, des jeux de portes, de fenêtres et de coulisses qui contribuent à relancer l\u2019action, lorsque le rythme s\u2019essouffle un peu, pour composer un tableau qui fait de Bye Bye Bungalow une comédie légère, très contemporaine et plutôt percutante.1 ' tell cel qui la bre sie Cm rp 2e 2 du=>2 - => | 1 aoa soc Pes ns- fil , il vec qui ti- sur dle OIS nir uc ite ais m- Ics ut, fi- ures re- me ser n- m- Arts el specioces Le Tribune, Sherbrooke, samedi 9 juillet 1994 Éric liaP\u201d\u2019oimte | Charisme et détermination se font rocker Rachel LUSSIER ° 10 ans, il grattait la guitare, composait, écrivait.Enfant prodige?Niet.Ou peut-être.rock Pourvu qu\u2019il ose tenir son bout, pour peu que le rock puisse se targuer lui aussi, un jour, d\u2019avoir eu ses enfants prodiges et pour autant que l'engouement que suscite actuellement l\u2019auteur de «Terre promise» ne soit pas qu\u2019étincelle éphémère en raison des caprices d\u2019un marché aux dents longues, il se pourrait bien qu\u2019on entende parler longtemps et fort d\u2019Eric LaPointe.Mais fi des présomptions futuristes, elles n\u2019ont pour le moment aucune importance.Éric LaPointe grattait et barbouillait à 10 ans parce qu\u2019il avait sa raison de le faire.Éric LaPointe a tout largué à 20 ans pour se consacrer uniquement à la réalisation d\u2019un rêve tenace.Eric LaPointe carbure à l\u2019instinct tout en gardant les pieds sur terre.«J'espère être capable de prendre ma place, ce sera au public de décider.» Cela est dit avec l\u2019accent de la sincérité, seulement la détermination farouche du brun regard laisse entendre que LaPointe n'a pas l\u2019intention d\u2019étre un voyageur de passage.De fait, en moins de temps qu\u2019il n\u2019en faut pour qu\u2019une saison fasse place à l\u2019autre, LaPointe a lancé l\u2019ai- um Obsession, vu le premier extrait Terre promise grimper aux palmarès et s'installer confortablement à Musique Plus.Il a été bouclé pour une quinzaine de spectacles au cours de l\u2019été, incluant des scènes majeures telles celle du Festival d\u2019Eté de Québec auquel il vient de participer ou celle des FrancoFolies de Montréal qui s\u2019en viennent, et il amorcera dès la mi-août et jusqu\u2019à la mi-décembre, une tournée majeure dans plusieurs villes du Québec.Jacynthe NADEAU Sherbrooke enfant ne peut être gratuite.Elle ne peut que cacher un message.C\u2019est avec cette conviction profonde en toile de fond que l\u2019au- teure estrienne Ginette Bureau signe, après Mona, Je t'aime la vie, et Des lendemains pour Francis, un quatrième ouvrage, Femmeenfin!, publié aux Editions Logiques.R ien n\u2019est hasard.La mort d\u2019un livres I «Tout le monde dit que la réponse est en nous, note Mme Bureau.Moi, je suis allée voir.Je voulais comprendre.Jai anéanti tout sentiment de culpabilité.J'ai pris la voie de la responsabilité.» Démarche audacieuse, douloureuse même, mais aussi et surtout libératrice.Car en choisissant de lutter pour la vie, au moment où on diagnostiquait, à l\u2019âge de quatre ans, la leucémie qui allait emporter sa fille Mona onze ans plus tard, Ginette Bureau a repoussé l\u2019échéance.Construire sa réalité «De quatre à douze ans, raconte- poursuit des études universitaires, d\u2019explorer comment on construit sa réalité, de comprendre comment on choisit les terrains propices à la vie.Sous hypnose, une méthode à la- uelle elle préfère encore la méthode rationnelle, elle a exploré son enfance, celle de sa mère et celle de «Tout le monde dit que la réponse est en nous, explique Ginette Bureau.Moi, je suis allée voir.Je voulais comprendre.t-elle, j'ai traité Mona comme toutes les petites filles, comme si elle allait grandir.Elle à vécu en rémission.En 1979, fière de notre cxpé- rience positive, jai publié son histoire.La maladie est revenue.Pourquoi?Comment ça se fait?Est-ce que c'est parce que j'ai ressassé mes doutes pour écrire?» De là ce désir pour l'auteure.qui sa fille pour éclairer ses mécanismes de survie.Mona parle En deuxième partie d\u2019ouvrage, toujours sous hypnose et comme pour confirmer ses conclusions, Ginette Bureau écoute Mona lui expliquer sa courte vie.Récit poignant de la maladie au quotidien, empreint d'une compréhension peu Téléphoto Claude Poulin Ginette Bureau: Explorer la vie pour mieux comprendre la mort [I Dans son quatrième ouvrage, l'auteure cherche à travers sa réalité pourquoi sa fille Mona est décédée commune.«Elle me parle comme si elle venait d\u2019un grand voyage, avec une grande sagesse, avec un regard sur le passé et sur un avenir qui a lieu sans elle.Elle a tout compris.» Femme.enfin! s\u2019est inscrit d\u2019abord comme un compte-rendu thérapeutique que Ginette Bureau écrivait pour elle-même.Mais les réactions positives et l\u2019effet libérateur de sa démarche l\u2019ont convaincue de publier cette prise de conscience.«C\u2019est un livre lourd à porter, convient-elle.Il est dérangeant.C\u2019est toujours déchirant d\u2019écrire, mais celui-là, c\u2019est le pire.J'aurais pu le garder pour moi-même mais es gens nous ont vus vivre avec les livres, avec le film (Le Jardin d'Anna).J'ai voulu leur dire d\u2019arrêter d\u2019être victime et de prendre leur vie en main.» «Dans la seconde partie du récit, sous hypnose, Mona est venue me visiter comme une femme-fille-enfant, sans âge, transparente de corps et de coeur, écrit en avant-propos de Femme.enfin! l'auteure Ginette Bureau.Elle vient d'un autre monde (.).Elle a tout compris.» Rien de moins.«Ca stimule beaucoup.ça fait freaker un peu».En servant un rock de souche, il appert que LaPointe ait visé juste.Depuis toujours «Dès que j'ai su trois accords, J'écrivais des petites tounettes.Je ne suis pas un poète.Je ne suis pas particulièrement cultivé.J'ai un secondaire cinq et je ne lis pas énormément.J'écris ce qui me touche, ce- que j'ai envie de dire, j'écris pour m'extérioriser.Quand jai fini une toune, j'ai l'impression d avoir lâché un morceau.» Désarmant.Si d'aventure on s'étonne du contraste entre une dégaine de collégien relativement sage et cette voix rapée que l'on dirait déjà usée par les turbulences d\u2019une vie menée à tombereau ouvert, on est encore davantage surpris par le charisme de ce mec pétri d\u2019évidence d'autant de forces que de fragilités.«Si t\u2019as pas d'air play au Québec, tu continues à manger du Kraft dinner» Et où va-t-on avec deux clefs qui s\u2019appellent charisme et détermination?Apparamment tout droit vers le succès.«Jai aussi eu de la chance et je l\u2019apprécie.» Un rock nature svp Et un rock nature pour monsieur s\u2019il-vous-plaît.Car si chance il y a eu, on peut bien présumer que c\u2019est sur l\u2019énergie brute de LaPointe, alliée à un talent certain et à un travail de long souffle, que s'appuient les surprenants résultats que l'on constate.«Le rock ça se joue en La, en Mi et en Ré.Point.Tout le reste est question d\u2019énergie et de qualité d\u2019émotions.» De là à comprendre pourquoi, d'entrée de jeu, on a plutôt deux fois qu\u2019une considéré LaPointe comme descendant de la cuisse de Gerry ou Éric LaPointe: «J'espère être capable de prendre ma place, ce sera au public de décider.» A travers les Francofolies de Montréal et le Festival d\u2019Eté de Québec, Eric LaPointe présentera son spectacle au Liquor Store de Sherbrooke le 14 juillet et à l\u2019établissement du même nom à Magog le 10 août.de Pag.«Je n'ai pas spécialement été influencé par Pagliaro ou Boulet.Je pense que je fais ma musique a moi et je n'ai pas envie qu\u2019elle ressemble à celle des autres.Ce que je veux faire, c\u2019est du vrai rock.» De mots et de musiques Il y a quatre ans, Éric LaPointe déci at ¢ mettre tous ses oeufs dans le panier de ses réves.«À un moment donné, si tu sais ce ue tu veux, tu nas pas le choix, tu ois faire un moove drastique.» Le risque était grand.Et il fut bon.: Le rocker fonde son band, trouve moyen de se faire remarquer, travaille avec nul autre qu\u2019Aldo Nova, un bonze du genre, la maison de disques Gamma mise sur lui, il est prêt.En réserve.un répertoire déjà important, des musiciens qui font route avec lui depuis un bon moment.du coeur au ventre et la conviction que, tout en restant qui il est, il lui faut accepter de se laisser diri- geT.1 «J'apprends.» Rock de défonce sans subtilité.Un choix conscient.«J'aime mieux sonner rock américain que local québécois!» \u2014 Telephoto par Claude Croisetiere Une émission spéciale sur Patrick Bernhardt sera diffusée demain dans cing pays La musique nouvel dge qué Michel RONDEAU Sherbrooke cmain dimanche, offensive D culturelle mondiale: partout au Canada, en Turquie, en Israël, au Liban, en Grèce, le disque «Atlantis angelis», de Patrick Bernhardt, musicien québécois du nouvel âge, fera l\u2019objet d\u2019 une émission spé- rt re me Bientôt certifié disque d'or puis- d'il atteint maintenant des ventes de 50.000) copies, le disque «Atlantis angelis», lancé en 1990, ne cesse de grandir.«Mes disques poussent comme des arbres.Lentement.» Patrick Bernhardt qualific cette expérience radiophonique d'unique.«Il s'agit d'une réunion des ondes qui n'a sans doute pas eu lieu depuis la dernière Guerre.» À Sherbrooke.Cité-FM diffusera a 21 heures cette émission où le musicien présente sa musique, sa philosophic.«Une émission ou je réponds a des questions humaines», commente Bernhardt.L'émission sera : aussi diffusée à CFLX à 21h30.Patrick Bernhardt Au total, 30 stations canadiennes diffuscront cette émission soit en anglais, soit en français, selon leur auditoire.Depuis l\u2019île de Chypre, la même émission atteindra plusieurs pays de la Méditéranéc.Dans sa catégorie, «Atlantis an- gelis» a tenu la première position du palmarès canadien pendant 18 semaines.Comme les disques suivants de Patrick Bernhardt, il a été distribué dans plus de 15 pays.Il a démarqué son compositeur des musiciens traditionnels par une signature musicale qui lui est propre.Patrick Bernhardt devient maintenant le premier auteur-compositeur-inter- prète canadien à obtenir un album d'or dans la catégorie du nouvel âge.\u2014 be musicien; qui commençait cette semaine le mixage de son tout nouveau disque «Réconciliation», ui doit paraître à l'automne, a aussi die le premier Canadien à figurer dans la catégorie du nouvel âge dans la revue américaine «Billboard» avec son disque «Solaris universalis» (1991), qui a aussi regu le tout pre- bécoise éclate des f mier Félix accordé dans cette caté- goric.D'ailleurs, en 1993, Bernhardt obtenait un deuxième Félix avec son troisième disque «Shamanyka».De son nouveau disque.l'auteur- compositeur, qui confesse sa passion pour Beethoven, en musique classique, et pour Pink Floyd, en musique populaire.dit qu'il présentera une «musique d'énergie.une musique évolutive, une musique progressive»\u2026 - «Explosive», admet- il, en notant le risque énorme de poursuivre plus loin la démarche amorcée avec «Shamanyka».11 ne renonce pas à la spiritualité toute palpable des deux premiers disques.mais, affirme-t-il, «il faut sortir la spiritualité de la caricature énorme qu'on lui donne en rontières Occident.Je ne veux pas endormir.Je veux réveiller.» Ses deux premiers disques ont été vus comme musique de détente.La suite, il la veut tout aussi intérieure, mais musclée.«Méditative et dansante.» «Réconciliation» veut projeter «le besoin urgent de se réconcilier avec soi-même, esprit et corps, ainsi que le besoin de réconciliation de la cwvi- fisation avec ta matures.A Patrick Bernhardt.plus que jamais, soulèvera la question de la TESA ponsabilité face à «tout ce qui se passe sur la planète.depuis les guerres jusqu'au suicide».\u2018 Bd tHE La Tribune, Sherbrooke, samedi 9 juibel 1994 Au Musée Beaulne jusqu'au 10 octobre .+ .\u2019 » + Pierrette ROY a mode, c\u2019est ce que l\u2019on « porte soi-même.Ce qui n\u2019est pas à la mode, c\u2019est ce que portent les autres.» En proposant cette citation de Oscar Wilde extraite de la pièce Un mari idéal écrite en 1895, le Musée Beaulne situe avec subtilité mais efficacité le sujet de sa nouvelle exposition La belle époque, tourbillon de plaisir qu\u2019il présente actuellement et jusqu\u2019au 10 octobre prochain.exposition Car, ce que les «autres», en l\u2019occurrence les mannequins, portent ar les temps qui courent au Musée Beauine de Coaticook, tire juste- \u2018ment tout son intérêt du fait qu\u2019il \u2018soit largement passé de mode mais, -justement à cause de cela, combien \u201cséduisant et désirable.- - On y célèbre le tout début du \u201csiècle, les années 1900 à 1910, par -une invitation à la fête et à la rêverie -Organisée autour d\u2019une quinzaine de \u2018robes somptueuses venant évoquer autant de sorties habillées et heu- reures comme des soirées, des mariages, des voyages de noces, ou des éxcursions d\u2019après-midi avec des te- nües plus simples mais tellement exotiques en cette ère moderne du FT RES (ZC 2 EFF 2 icales musica = Symphonie \u2018Béla Batôle Bi Du lundi au vendredi à 12 h 17 Toute la vie Socio-culturelle livrée chez-vous vbs x TY es + ec $.Bet Vers @ Félix Mendeisséhn, Le Kiandatio nés sur TÉLÉ 7 confort absolu.Au diable le confort «La Belle époque», ainsi quest appelée cette période de l\u2019histoire, a su inspirer des toilettes d\u2019une extraordinaire élégance dont on trouve ici quelques beaux spécimens, puisés à même fa collection du Musée ou empruntés au Musée de la Civilisation du Québec pour six d\u2019entre eux.Mais, au diable le confort quand la taille était ceintrée dans un corset qui faisait rivaliser le tour de taille avec celui des cuisses, la jupe bouffante et embarrassante et les manches tellement étroites qu\u2019elles moulaient l\u2019avant-bras comme une gaine.Tout pour la beauté avec cette épaule dénudée ou démesurément gonflante, ces riches étoffes dont la combinaison est parfois surprenante, ces bibis extravagants qui donnent un oeil sombre et profond, et que la fête commence! L\u2019excentricité la plus totale ou la simplicité la plus déconcertante rivalisent ici en éclat pour faire de ces belles des modèles représentatifs d\u2019une époque.Que, d\u2019ailleurs, l\u2019on s'applique à situer dans son contexte, l\u2019exposition offrant l\u2019opportunité de diffuser une foule d\u2019informations reliées à a cette époque concernant, notam- .ment, les dangers du baiser sur la bouche - une pratique considérée barbare et malsaine a I'époque et wil fallait au minimum faire précé- er par un lavage de la bouche -, vo se, TT t rogram Beethoven, \u2018Fantaisie pour plang, Hôeur et orchestre, Gp.; Métivième Sympho pros UN SPECTACLE DE STEPHANE LAPORTE Hain Photos, par Claude Poulin Kris ei spectoces ceux du corset qui a autant d\u2019ennemis - les médecins qui parlent de suicide - que d\u2019adeptes - les mères qui parlent de mariage -, et même du cancer du sein - celui-ci ajoutant à la polémique entourant le port du corset -.Le phénomène le plus étonnant que L'invitation est lancée pour la fête et le réve nous permet d'admirer cette exposition est assurément cette robe de mariée en lainage écru et blanc, portée une première fois en 1896, puis portée 70 ans plus tard par la même dame, photographies à l'appui.De superbes accessoires comme un éventail, une paire de gants longs en cuir ou de minuscules sacs à main complètent cette présentation à faire rêver, même les femmes plus contemporaines, c'est garanti! Voulez-vous danser marquise?Pourquoi pas, lorsqu'on étrenne en 1890 une aussi jolie robe en satin, velours et dentelle à superbes manches gigot avec un somptueux bibi assorti.Photo du bas, cette robe de mariée de lainage blanc, portée en 1896, est portée à nouveau, 70 ans plus fard, par la même dame.À SHERBROOKE du 15 juillet au 3 septembre FORFAITS DANS LA RÉGION SHERBROOKOISE Souper-spectacle-hébergement-visite touristique SALLE MAURICE-O'BREADY .CENTRE CULTUREL UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE (819) 820-1000 TaTrione \"PT.Les caisses populaires Desjardins de l'Estrie th, SDERS AGENDA TRE ; 5 pL ¥ pa 5 fe Herbrooke 4 chaque matin, .pr di LS A Cu UOTE Roo dla) igi Visitez.vatre rer EE LS CHAM TV I EN La belle réussite de Gaétan Soucy SOUCY, Gaétan, L'Immoculée-Conception, éditions Laterna Magica, 350 pages.ressemblent pas.Après avoir traité, dans la chronique précédente, d\u2019un dernier roman annoncé pour l\u2019auteur Morris West, voilà qu\u2019un petit nouveau vient de poindre du nez et se manifeste en publiant un tout premier roman L\u2019Immaculée-Conception, aux édi- L es semaines se suivent et ne se tions Laterna, Magica.Par les temps .qui courent, les premiers romans semblent légion, au Québec tout particulièrement, et donnent lieu plutôt régulièrement à de formidables découver- Pierrette ROY tes comme c\u2019est le cas ici.He Gaétan Soucy, un montréalais qui paraît riche d\u2019une belle culture, propose ici une histoire bizarre, très bizarre même, mais tout aussi captivante \u2018 qu\u2019elle est déconcertante dans les multiples avenues à travers lesquelles elle nous entraîne et dans la faune bigarrée qu\u2019elle met en scène livres I.L'existence dc son personnage principal Remouald gravite autour de deux pôles: son travail de gratte-papier, à la banque, ct les soins à son vieux père confiné à la chaise roulante et qui le mène comme un dictateur.N\u2019eut été d\u2019un événement très particulier qui survient dans sa vie ct dans celle de sa communauté, comme l'incendie du Grill aux Alouettes, événement qui suscite divers incidents et fait ressurgir un GAETAN soucr coter le mao grâce à son remarquable talent littéraire particulièrement fertile en images évocatrices et en expressions suayes, grâce aussi à son\u2019 adresse pour camper des personnages dont la couleur n\u2019a d\u2019égale ! ue la saveur, tout s\u2019anime dans le } écor le plus triste que l\u2019on puisse 4 imaginer pour céder le pas à la] plus formidable histoire inventée.| Une histoire qui s\u2019élabore à la manière d\u2019un suspense et dans la- ] quelle les époques se confrontent ; et se confondent, où les suspects 4 deviennent victimes et inverse- | ment, ct où les dimensions, multi- j ples, contribuent à déstabiliser constamment un lecteur qui ne\u201d trouvera finalement de répit qu\u2019à la toute dernière ligne.oo] kk Gaétan Soucy manifeste ici un véritable et remarquable talent de conteur d'histoire à dormir debout, unc histoire dans laquelle les personnages les plus insignifiants ne sont pas ceux que l\u2019on pense, à commencer par Remouald lui- même pour continuer avec un personnage que j'ai particulièrement adoré, celui de Clémentine l\u2019insti- passé aux douleurs qui sont Toi d\u2019être cicatrisées, il aurait continué à mener la vie la plus morne qui soit et le roman n\u2019aurait cu aucunc raison d\u2019exister.ELL Mais grâce à imagination fertile d\u2019un jeune auteur prometteur, tutrice, à la fois admirable et pathétique, mais tout à fait unique.De l\u2019humour, du drame, du mystère, un peu de sensualité, et une belle habileté à saisir son lecteur à bras-le-corps, dès les premières lignes, pour l\u2019entraîner avec lui jusqu\u2019au bout.Cela s'appelle une belle réussite! d\u2019ar nab sen Car cep mel mel le tem Mir que nor cett le t par con aut les \u2018text trai une lan leve me Uns Le Tribune, Sherbrooke, someds 9 juilet 1994 Es | Le Roi lion: aussi touchant qu\u2019amusant Te critique de Pierrette ROY Dside a réputation des productions de or- la maison Disney n\u2019est plus à buis établir et le risque est bien me mince, pour ne pas dire absolument nul, de faire un mauvais investissement lorsqu\u2019 on se laisse tenter par me lune ou l\u2019autre de celles-ci.nes ain à u v lus cinema Le roi lion, le 32e long métrage d'animation issu de cette incontournable maison de production et présenté actuellement au cinéma du Carrefour de l\u2019Estrie, ne fait pas exception à la règle et s'impose comme l\u2019un des plus jolis divertissements, qui saura plaire indifféremment aux adultes et aux enfants, que le cinéma nous présente, par les temps qui courent.Réalisé par Roger Allers et Rob Minkoff assistés par une gigantesque équipe comme celles qu'exigent normalement des productions de cette ampleur, Le roi lion offre par le biais d\u2019un film superbe rehaussé par des chansons remarquables, un conte qui sait se faire touchant tout autant qu\u2019amusant.Ici, on a sollicité nuls autres que les Elton John et Tim Rice, pour les \u2018textes, et Hans Zimmer, pour la trame sonore ce qui donne, même une fois traduites, des chansons brillantes offertes sur des musiques en- levantes qui rehaussent véritablement l\u2019ensemble de la production.Une leçon de courage Le roï lion propose une leçon de courage et de détermination à suivre la voie de sa destinée, celle qui a été tracée pour Simba, le lionceau futur héritier du royaume qu\u2019un oncle mé- chant, Scar, veut évincer du trône après avoir provoqué la mort de son propre frère et papa de Simba, le roi ufasa.Comme on peut s\u2019y attendre, les bons et les méchants s\u2019engageront dans un duel à finir dès le moment où Simba, ayant trouvé refuge à l\u2019extérieur du royaume des lions auprès de ses amis le sanglier Pumbaa et l\u2019espèce de belette Timon, comprendra finalement que sa place est auprès des siens et que leur survie dépend de son intervention rapide.Dès l\u2019ouverture du film, la magie opère instantanément grâce aux paysages somptueux de l'Afrique re- \u2018créés ici, mais grâce aussi et surtout -aux personnages animaux attachants dont on réussit à camper la personnalité avec un talent remarquable et a qui I'on donne des sentiments humains qui touchent irrésistiblement.Encore une fois, le coup de crayon est imp eccable et brillant, les techniques d'a animation fort efficaces, les couleurs éblouissantes et les voix des animaux, dans la version française, tout à fait adéquates, ce ui n\u2019est pas toujours vraiment évi- ent.Sans s\u2019appesantir lourdement sur la question, on ne passe pas non plus à côté de préoccupations écologiques en faisant valoir l\u2019importance de l\u2019équilibre de la nature et celle qui doit prévaloir entre les êtres.Bref, le message est ici, dans l\u2019ensemble, plutôt joli, sain et rafrai- chissant, et saura ravir tous les publics.D\u2019 ailleurs, pour assister à une séance du Roi lion, on n\u2019a même pas besoin du prétexte d\u2019être accompagné d\u2019un enfant et je l\u2019ai expérimenté, les adultes y allant seuls ne se feront pas regarder comme des attardés et, surtout, trouveront un immense plaisir à cet excellent divertissement d'une durée de quelque 90 minutes.Simba, le nouveau jeune roi, entouré de ses amis et de ses sujets.Qu\u2019incidemment on pourra pre longer à la maison avec les enfa puisque les éditions Phidal viennent 1244, RUE KING OUEST SHERBROOKE H LIVRES USAGÉS RECENTS Bm BEST-SELLERS on > OUVERT 7 JOURS \u20ac de publier un album qui reprend ce nts joli conte, agrémentée de superbes photographies.RUE TES ps Cinéma- 3050 Boul.PORTLAND 565-0366 endl a aS SSS À PPS CSERE too {og Touchstone Pictures \" Detnbuted by BUENA VISTA PICTURES DISTRIBUTION, INC BUENA VISTA PICTURES DISTRIBUTION, INC.VERSION ORIGINALE ANGLAISE TOUS LES JOURS A 12H00, 2H25, 4H45, 7H05 ET 9H25.D mn MAISON DU CINEMA QD 3 7 GORE Pa 8782 62 D A SE ROULER PAR TERRE!\" -Luc Perreault, LA PRESSE JOHN COODMAN YA® EUZABETH PERKINS RiCK MORAN:S © ROSIE ODONNELL a TOUS LES SOIRS: 7:10 - 9:20 A 63, ue > King ouest [ \u2018 RAT [ANS CT OT To : \"KEVIN COSTNER DENNIS QUAID | \u2014 E\u2014\u2014, pac 1 3 Ua FILMS DE 3 El ) \u201cUn film somptueux, grandiose\u201d.e -Loyise np Le journal de Montréal.) UNE LEGENDAIRE HISTOIRE D'AMOUR ET D'AVENTURE DANS UN PAYS SANS LOL a 7H ar N VERSION FRANCAISE \u201cUNE COMÉDIE IRRESISTIBLE!\u201d - Jeff Craig, Sixty Second Preview =\" So 4 JZ ded y KIEFER À NEW York | | je ous LES \"SOIRS: 7:05 - 9: 15 i 3 SUTHERL AND version française de [ae yy imi Ji Fh | ik jt | Le CT LUE | AN WOODY a LT ir Qi 1 4e Balle [Fee HARRELSON J 1! _ THE COWBOY WAY TOUS LES SOIRS: 7:05 - 9:15 NICK NOLTE JULIA ROBERTS L'HISTOIRE DUNE (G] tre tm ; ü JOURNALISTE QUI TOUS LES SOIRS: 7: 00 - 9: 30 it : 3 ESTALLEE TROP LOIN! \u201cUn conte SOMptUEUX\u201d as sencar i ovmusoevonmen en \u201cD'UNE BEAUTE SAISISSANTE.+, uen | (KT Ÿ Got E| PETIT BOUDDHA VERSION N ORIGINALE AE ANGLAISE TOUS LES JOURS A 12H00, 2H25, 4H45, 7H05 ET 9H25.[ VERSION FRANÇAISE DES LE 15 JUILLET wi SITE dain rh le * 1 ] V.F.DE \u201cLITTLE BUDDHA\" -RICHARD CORLISS, TI ÿE MAGAZI se 4 ; .KEANU REEVES * BRIDGET FONDA la\u2019 4 # version française de YING RUOCHENG * CHRIS ISAAK - 5 5 1 LOVE TROUBLE Un film de Bernardo Bertolucci a TOUS LES SOIRS: 6:55 - 9:20 TOUS LES SOIRS: 6:50 - 9:25 nt ; C'EST HILARANT! UN MELANGE EXCITANT DE \u201c18 Lr casa om AAA E ti- ; 1 MUSIQUE, PLAISIR ET | Vi 5 AVENTURES PENSEZ (G 4 Mle &™ BINKT = a ; \u2018:  ee ) ion française de - 8 É B DU SME ALON |S 22 : ) all versi \u2018 \u2019 ; un UE ghd 8 FF Af 1 at} BABY'S DAY OUT DE Hom A DE JEU ET Le.ft PA \u2014 p SAM.DIM.: 1:00 - 3:00 - 5:00 - 7:00 - 9:00 SEM.: 7:00 - 9:00 D'HÉROISME» les NEWSWEEK MAGAZINE is | TESTS ORFORD OUVERTURE DES GUICHETS À 7h15 BaehAlec cl B&B «vues ui- \u201c \u201cà ECRANS GÉANTS AVEC SON FM STÉRÉO LCI 10 P=Y 5S, Ll 123 3-9575 nt AE Po M NICK NOLTE JULIA ROBERTS ERA + LE DE ani] ba dell OOUBY.STERSD hiipkieir A re Cr Bil tid hid R x s- pv Si BM) à LAU UNE \u2018 ne fr version française de i : MM EUZABETH PERKINS _RASIE O'DONNELL .LOVE TROUBLE J URASS IC PARK ROCK'N, NONNE 2.TOUS LES JOURS A 1H00, 3H05, 5H10, 7H15 ET 9H20.SUPPLEMENTAIRES SAM.ET DIM.À 11H00 A.M.2e flim au ciné-parc: 1s- 2e flim au ciné-parc: 672dur -.B6 cide pot cu.La Tribune, Sherbrooke, samedi 9 juillet 1994 Le plus beau du monde cy D PE Fu FY MA ASAE BE SMS TEES BERET ANSRS SV APIE CLOT TALC mse EN on N D Di AL AL ] TR : | de FOLKLORE:/ 2: ~d/| 'DRUMMONDVILLE | Desj ardins Edith Butler et Lorraine Klaasen rencontre inusitée entre l\u2019Acadie et l\u2019Afrique du Sud Votre caisse Drummondville, le 20 mai 1994°En grande primeur, Edith Butler et Lorraine Klaasen unissent leurs cultures a celles de deux ensembles folkloriques qui participeront au FESTIVAL MONDIAL DE FOLKLORE DE DRUMMONDVILLE.Ce spectable conceptuel et interactif vous sera offert le mercredi 13 juillet a 19 h 30 au Centre Marcel-Dion- ne ce qui constitue une grande nouveauté de la programmation du 13e Festival.LES CAISSES POPULAIRES DESJARDINS (SECTEUR DRUMMOND) SONT FIERES DE S\u2019ASSOCIER AU SUCCES DE LA 13e EDITION DU FESTIVAL MONDIAL DRUMMONDVILLE BIENVENUE AUX VISITEURS ÉDITH BUTLER, «cette bombe acadienne» grandement reconnue pour sa joie de vivre, son charisme et son inépuisalbe énergie n\u2019a plus besoin de présentation.Ses performances ont fait «swinger» des foules provenant des États-Unis, d'Angleterre, d'irande, de Belgique, de Suisse, de France et de partout au Canada.Tout juste de retour du Festival de la Fayette en Louisiane, Édith conjugue sa culture et son âme aux rythmes fougueux, aux chansons envoûtantes de l\u2019univers*fnusical d\u2019une civilis- tion bimillénaire, celle de Lorraine Klaasen.Cette énergique chauteuse montréalaise d\u2019origine sud-africaine électrise son public, le fait bondir de son siège.Ses chansons parlent de courage et d'espoir, son message parle de gens forts.Parmi les grandes prestations qu\u2019elle a offertes, notons celles du Club Soda, du Spectrum (Rythmes du monde), du 350e et tout récemment, le 66321 Festival nuits d\u2019 Afrique de Montréal.Ce rendez-vous inédit réunit des cultures si distinctes, à première vue, mais qui partagent un folklore des plus rythmé aux percussions et aux jeux de pieds assortis.Ce spectacle explosif offert au coût de 21% mance inoubliable.vous réserve plus de deux heures de perfor- yl | EDITH BUTLER RESTAURANT FAMILIAL PAR EXCELLENCE 524, boul.St-Joseph Tél.: (819) 477-4722 Drummondville, Québec Télec.: (819) 478-3030 J2C 2B9 * Cette promotion ne peut être combinée à aucune autre.66320 * VENTE + SERVICE + RÉPARATION * FINANCEMENT DISONIBLE SUR PLACE DISTRIBUTEUR EXCLUSIF us AU-DELÀ DE 40 UNITÉS EN INVENTAIRE Le spécialiste des attaches (hitch) en affaires depuis plus de 30 ans EMIRE \u2026 \u201c aueur2aetun9\u2014< Bin a a tou pssistez \u2018a nes 0 n suillet @* 5 pot d'épice\u201d! «nez MAN et à e \u2018 .1994 Une présentation de BRAULT & En collaboration avec: \u2014_ MARTINE AU A Pepsi \u2026 = == YY LR OOÛT EN TRTE nant, 1993».Un rire pe 4 MOTIONS), £émerveillera et.étonnera 1e pe Pre dre et > représenté Oo Ree Lr GRAND PRIX MAXI DU PUBLIC Votez pour votre spectacle pyrotechnique préféfé et vous pourriez gagner 1000$ d\u2019épicerie Maxi.1er choix: (Journée du feu) 2e choix: (Journée du feu) 3e choix: (Journée du feu) 4e choix: (Journée du feu) pr Le ste 5 = Déposez vos billets chez Maxi ou au Pavillon Armand Nadeau jusqu\u2019au 20 juillet 1994.Tirage: 26 août 1994 Be me ss ve er Sherbrooke _ c \u2018 Vilede wr \u2014 \u2014 \u2014 X SES "]
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