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Titre :
La tribune
Veuillez noter qu'il manque certaines pages, parties de page ou cahiers de la version née-numérique du journal La Tribune des années 2006 à 2008.
Éditeur :
  • Sherbrooke :La tribune ltée,1910-
Contenu spécifique :
Cahier 9
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Magazine week-end, ,
  • Genre
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La tribune, 2001-03-17, Collections de BAnQ.

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[" \u2014\u2014 PE x La Tribune, Sherbrooke, samedi 17 mars 2001 Le \u2014 1 0) x res 1 h 6) a és .S (51 : A 1 a > 7 ° iser sans écois à 2 | 3 FX 5 b , a tation (87) ° lleur (52) .e 7 rial, ve.Heo, ° Un nom ° Ÿ : $ 2 7 Fidele Inia w Ÿ Sherbrooke (55) origines Des éloges le Q x ° Immo précipi Le plus bel hymne a son mel Ere pes DE ges, ps 83 dé pee a FEF RS À A ae si Ti 7 5 5 FE ai poll i La a wv a Le SE AB.® 5 ES 4 = = si 2 Re £ TE = 5 é ¥ # À 2° 2 Se aa À do te Se 3 {= PES se fie a9 £3, a eu SÉF SE .24 ps SH = 24 Fs £ a WE get \u201ca Lak?1 ERP 2 ge Ë Eas 7 > 5x # 4 ; ÿ EN i & 55 Ef £7 gt 2 5 £> us 2 °F HY % #3 je ; 7 ie 5 We = s5 / \u20ac t 7 A À Es ; > TRE pr PES A CE AR à x 2 5 pb ; vr ; se SFY 313 5 Æ QE iE LE a & a raf.ef = = 3 i iy on _ Fe £7 2 7 EX E st 5 20588 & A 3 4 5 © # Gs 4 { EH 89 CE ; ST BE LE = xs 5 % de fe FE 3 we 2 1 a 5 *É Fe + LÉ Hg A hi ae 2 Sa ee E an 0 dû ge 3 > hi 3, ff = ; a a wy, ri ES + se 5 = x 4 2 % = i Si ?a Æ po # UE, 1 EE Wd x > FE à pe fis] \u20ac x 12 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des dieux.II J était beau, intelligent, chaleureux, agréable, coquin, toujours souriant, accessible, curieux, attentif.C\u2019était un homme comblé qui comblait son public et son entourage.Jean Besré incarnait le personnage de Rémi Duval avec une telle justesse qu\u2019on ne savait plus si Jean Besré était Rémi Duval ou si Rémi Duval était Jean Besré.Pourquoi aimait-on autant Rémi Duval?C\u2019est qu\u2019au fond, il avait juste la touche de machisme qu\u2019il faut pour le rendre accrocheur sans le rendre désagréable.Il adorait ses fantasmes sexuels et il avait l\u2019impression qu\u2019ils allaient s\u2019actualiser, mais finissait toujours par admettre que sa réalité matrimoniale répondait bien à ses attentes.Jean Besré avait tout du comédien qui pouvait incarner avec autant de justesse, ce Québécois si attachant parce que dans la réalité, il était cet homme sympathique.Quand on le retrouve en Joseph-Arthur, il étonne tout simplement.Effectivement quand on pense au costaud Pierre Dufresne, on ne peut en même temps imaginer Jean Besré dans le même rôle et pourtant.II a si bien fait les choses que sans nous faire oublier l\u2019interprétation de Pierre Dufresne, il nous a conquis avec sa touche personnelle.Pour une fois, la réincarnation marchait et à son meilleur.Je me souviens avec beaucoup de bonheur du fameux «Tour de terre», abécédaire, tra la la, lalala avec Lise Lasalle, son épouse que j'avais connue au collège.C\u2019était un couple enjoué, dynamique dont tous les enfants de l\u2019époque se souviennent.quelques pâtés Son public x ; A de maisons des lieux où Jean Besré a vécu son enfance, ceux qui ont supporté le comédien tout au long de sa carrière: les gens du public, sont venus.lui rendre un dernier Kené- Chartes hommage au Salon fu- \u2014EE TE néraire Arthur Bélisle sur la rue Short.Plusieurs centaines de personnes ont défilé devant la dépouille du comédien.Chaleureusement accueilli par Jacques et Hélène, le frère et la soeur de Jean Besré, chacun a eu droit à un dernier moment d'intimité avec celui qui a incarné tant de personnages au petit écran.À travers le public, se glissait discrètement quelques artisans de la télévision québécoise venus, eux aussi, saluer celui que tous décrivent comme un Grand Homme.Rose blanche à la main, Manon lui rend Thibodeau de Sherbrooke, tenait à venir déposer ce symbole de pureté auprès du comédien.«C\u2019était un homme très impliqué au sein de la communauté sherbrookoise.Il rendait les Sherbrookois, fiers d\u2019être Sherbrookois.Il était à l\u2019écoute des autres», indique Mme Thibodeau.Jean Besré a toujours été aux yeux de tous, un comédien dont la seule présence annoncée faisait que lé programme dans lequel il jouait, on l\u2019inscrivait à notre horaire.Quand je vois un film avec Philippe Noiret, je l\u2019inscris automatiquement à mon horaire.Besré était de ceux-là.Ces quelques mots sur la carrière de Jean Besré sont bien peu pour parler de tout ce qu\u2019il a fait avec autant de talent.D\u2019autres se chargeront d\u2019écrire des livres et des thèses sur lui.Jean Besré n\u2019était pas qu\u2019un grand artiste, il était aussi un homme engagé dans la société, le milieu dans lequel il vivait.À plusieurs reprises, il a parlé avec conviction de son intérêt pour les enfants et de son souci pour les personnes âgées.Jean Besré reconnaissait avoir été aidé par des adultes qui ont perçu chez lui, le talent qu\u2019il avait déjà très jeune pour les arts de la scène.Tout d\u2019abord, cet abbé Paul Lévesque, alors vicaire de la paroisse Immaculée-Conception où il habitait, qui l\u2019a mis en contact avec Lionel Racine que tous les Sherbrookois et Sherbrookoises connaissent et qui avait fondé l\u2019Union théâtrale de Sherbrooke.Jean Besré comprenait l\u2019importance pour un jeune d\u2019être soutenu par un comédien qui a déjà fait sa marque.Ainsi en mars 1992, il avait accepté l\u2019invitation du Conseil de la culture d\u2019être le président d\u2019honneur de I'événement «Ecole et Culture».Voici ce qu\u2019il disait à cette occasion: «Ecole et Culture inscrit la culture aux préoccupations de la société d\u2019aujour- d\u2019hui et de demain.Puissions-nous voir cet événement se multiplier sur tout le territoire québécois afin de donner à l\u2019artiste et au développement artistique la place qui lui revient.» Avec beaucoup de simplicité et d\u2019enthousiasme, il avait accepté de jouer dans une petite pièce qui avait été présentée à cette occasion.ommage Les visiteurs ont été nombreux à défiler au Salon funéraire, rue Short, hier après- midi, pour rendre un dernier hommage au comédien Jean Besré.Sur la photo de droite, Manon Thibodeau, de Sherbrooke, tenait à venir déposer une rose blanche, symbole de pureté, auprès du comédien.Imacom, Martin Blache Trois étudiantes du Séminaire de Sherbrooke, dont deux en option théâtre, parlaient de l\u2019héritage que le comédien laissera aux générations futures.«J'ai eu la chance de le rencontrer.C\u2019était un homme vrai qui te regardait dans les yeux quand il te parlait», estime l\u2019une d\u2019entre elles, Catherine Du- _ mais.Jean Besré pensait aux jeunes, il voulait qu\u2019ils prennent leur place, il voulait qu\u2019ils soient reconnus, qu\u2019ils soient bien rémunérés.Il déplorait le manque de liens entre les jeunes et les personnes âgées: lien jeunes - grand-parents.Il y voyait une source d\u2019enrichissement mutuel.Depuis environ huit ans, Jean Besré s\u2019est impliqué régulièrement chez Les Petits Frères des Pauvres qui aident les personnes âgées, très âgées qui sônt seules et démunies soit financièrement, soit socialement, soit affectivement.Jean Besré trouvait inadmissible que souvent la vie ou les circonstances de la vie soient si injustes à l\u2019endroit de cette catégorie de citoyens.Depuis plusieurs années comme porte- parole des Petits Frères des Pauvres, il assistait aux différentes fêtes organisées chez les Petits Frères au bénéfice des vieux amis.Chaque Noël, il était au repas de Noël soit à Montréal ou à Sherbrooke, ou ailleurs en province.L\u2019organisation des Petits Frères est en deuil aujourd\u2019hui.Enfin, ce qui rendait Jean Besré aussi sympathique, c\u2019est son attachement à l\u2019Estrie, à Sherbrooke, au quartier ouest, à ses amis d\u2019ici.En cela, il ressemblait à Clémence Desrochers.La vie de Jean Besré nous permet de réaliser que lorsqu\u2019un milieu supporte bien ses artistes, ceux-ci savent le lui rendre.Jean Besré tu nous manqueras beaucoup, mais on se souviendra toujours de toi, de ton sourire si engageant.Au revoir Jean Besré.Mme Nicole Dorin est aussi présidente du Conseil de la culture de l\u2019Estrie nt C = \u20acS JEAN BESRE, 1936-2001 Des ù l\u2019image l\u2019homme ean a réussi l\u2019es- « sentiel dans sa vie.Il a laissé de l\u2019amour sur son passage et c\u2019est ça être chrétien! Jean a aimé les gens et les gens ont aimé et aiment Jean!» Le curé Richard Bouffard présidera ce matin, à 11 heures, en l\u2019église Im- maculée-Conception, 1085 Ferre ST-JACQUES boulevard Alexandre, a Sherbrooke, les funérailles de Jean Besré.ll a décrit en ces mots le legs, l\u2019héritage d\u2019amour du petit gars que l\u2019on a vu évoluer rues Short, Saint-Louis, Léonidas.puis au petit écran, sur les scènes de théâtre et dans la société, auprès d\u2019organismes comme la Fondation du CHUS ou Les Petits frères des pauvres.Sobres, simples! Ce sont les funérailles qu\u2019ont demandées les proches de Jean Besré au curé Bouffard.«Il n\u2019y aura pas de protocole particulier.Ce seront des funérailles sobres, très proches des gens comme Jean l\u2019a été durant sa vie.» Ces funérailles se veulent à l\u2019image du disparu, qui s\u2019est toujours montré attentif aux gens, sans discrimination, des grands comme des petits.Quelques places seront occupées par les membres de la famille, puis c\u2019est tout.L\u2019église se fera ouverte, accueillante, accessible à toutes et à tous.Elle a une capacité de 600 places.Comme celles de tout paroissien Le curé Bouffard sera accompagné durant la célébration par le diacre Réal Doré.D\u2019autres célébrants pourraient s'ajouter.On le saura ce matin.L\u2019homélie sera faite par le curé Bouffard.L\u2019organiste de la paroisse, Hélène Desruisseaux et la chorale seront présentes.Les membres de la famille de M.Besré ont bien insisté pour que les funérailles se déroulent comme celles de tout paroissien ou de toute paroissienne.Ils feront des lectures.Le nombre élevé d'appels téléphoniques enregistrés tant au presbytère que chez les funérailles AN, fo RE TR Le curé Richard Bouffard (ci-contre) présidera ce matin, a 11 heures, en F'église Immaculée-Conception, 1085 boulevard Alexandre, à Sherbrooke, les funérailles de Jean Besréproches de Jean Besré témoigne de cette connivence, de ce profond attachement, de cette histoire d\u2019amour qui s\u2019est tissée entre le comédien, l\u2019altruiste, l\u2019homme tout d\u2019une pièce que fut le Sherbrookois et\u2026 la population d\u2019ici et d\u2019ailleurs.Photo Imacom par Martin Blache Le curé Bouffard a aussi constaté cela avec la multiplication des appels et des demandes venant des médias.Tout cela, a-t-il ajouté, démontre la place qu\u2019il occupe dans le coeur de bien des gens parce que dans son coeur, les gens occupaient une grande place.ean était un hom- « me d\u2019une grande générosité et attaché à sa région natale.Il était présent, disponible, accessible aux gens comme aux bénévoles durant nos Bo activités.Je ris encore en Michel Poulin pensant a la fois ou il avait vendu son pantalon en ondes, à Télé 7.Il était aimé de tous.Il fallait le voir quand il parlait de Sherbrooke.Ses yeux s\u2019allumaient.C'était son véritable chez-lui.» Michel Poulin directeur général de la Fondation du CHUS «Près des gens» a toujours fait «l: preuve de générosité pour Sherbrooke et la région.On l\u2019a vu s\u2019impliquer dans différentes oeuvres.C\u2019était une personne près des gens.Même s\u2019il avait atteint le Jean Perrault statut de vedette au Québec, il a toujours été proche de Sherbrooke.» Jean Perrault maire de Sherbrooke A «Un être chaleureux» ean Besré était «J d\u2019une grande disponibilité.II répondait à toutes nos invitations.Les Petits Frères perdent un excellent porte-parole, un être cher, un x être chaleureux.un petit Lovise-A.Dion frère.» Louise-Andrée Dion coordonnatrice des Petits Frères des pauvres de Sherbrooke «Un ami attentionné» J était un ami at- « tentionné et généreux.Il est toujours demeuré attaché à Sherbrooke.Pour lui, sa ville natale, c\u2019était bien spécial.Plus j jeune, il était plus timide, mais il aimait Benoît Hébert faire rire.Et il avait du charisme.C\u2019était un charmant charmeur, qui savait trouver + les bons mots pour tout le monde.» (007 Siow ; | powos \u2018axeaqiays \u2018aunquy of Benoit Hébert , ami d\u2019enfance o w La Tribune, Sherbrooke, somedi 17 mars 2001 + JEAN BESRÉ, 1936-2001 Le quartier Ouest bouclé a présence de di- L gnitaires, notamment celle du Premier ministre Bernard Landry qui est attendu pour les funérailles ce matin, le flot : d\u2019artistes qui de- Frarre vraient déferler vers le SF-JACQUES quartier Ouest et les Jul dhe hues milliers d\u2019admirateurs du comédien Jean Besré ont commandé de la part des autorités du Service de police de la région sherbrookoise l\u2019élaboration d\u2019un important service d\u2019ordre.«La problématique repose essentiellement sur l\u2019étroitesse des lieux, l\u2019exiguïté de la rue Short» a expliqué l\u2019agent André Lemire, porte-parole du SPRS.La rue Short où est situé le salon funéraire A.Bélisle sera pour l\u2019occasion transformée en sens unique, de l\u2019ouest vers l\u2019est, soit depuis la rue Belvédère jusqu\u2019à la rue Larocque.Il y aura une dizaine de points de blocage.«Nous allons tout faire pour que le flot de circulation soit fluide, que les visiteurs attendus - nous nous doutons qu\u2019ils seront légions - notamment les artistes, puissent descendre en face du salon et y entrer, et que les véhicules repartent tout de suite» a mentionné M.Lemire.Le sergent de gendarmerie Yvon Charpentier et le sergent Jean-Pierre Rodrigue, responsable de l\u2019escouade des motards, travaillent en étroite col- Imacom, Martin Blache Hier, les employés de la Ville de Sherbrooke s\u2019affairaient a dégager les alentours de l\u2019église Immaculée-Conception en vue des funérailles du comédien Jean Besrélaboration avec la direction du SPRS pour prévoir l\u2019imprévisible.Une dizaine de policiers seront assignés uniquement à voir au bon ordre, à la sécurité des gens et à la fluidité de la circulation dans le secteur de la rue Short.Pour les funérailles qui seront célébrées en l\u2019église Immaculée-Concep- tion, là aussi, tout autour du temple, un périmètre de sécurité sera érigé.On fera en sorte de faciliter l\u2019accès à l\u2019église des membres de la famille, des proches, des dignitaires, des artistes, des représentants des médias.Il ne faudrait pas que les gens croient pouvoir circuler en véhicule dans le périmètre, autour de l\u2019église, car on devra fermer des rues.Les effectifs seront également augmentés le matin des funérailles car tout se passera entre la rue Short et le plateau de l\u2019église Immaculée-Conception.Ce sera sûrement l\u2019un des services d\u2019ordre les plus importants qu\u2019aura élaborés le SPRS en 2001.De façon autre mais tout aussi éloquente, cela témoigne une fois de plus de la popularité du petit gars de l\u2019Ouest.Radio-Canada présentera deux émissions avec Jean Besré es téléspectateurs auront l\u2019occasion L demain soir (19h30) de voir le comédien Jean Besré dans ce qui s\u2019avère être sa toute dernière prestation, alors que Radio-Canada diffusera un épisode du téléroman «Le monde de Charlotte».Tous les épisodes avaient déjà été enregistrés pour cette année et celui de dimanche est le dernier dans lequel il jouait son rôle de grand-père cette saison.De la même manière, son personnage de notaire qu\u2019il campait dans «Sous le signe du lion» n\u2019apparaissait plus d\u2019ici la fin de la série.Lors de la présentation du Monde de Charlotte, en septembre dernier, les « journalistes spécialisés en télévision \u201cnm avaient rencontré Jean Besré pour la dernière fois.Il ne jouait somme toute qu\u2019un rôle secondaire dans cette comédie dramatique, mais il était tellement enthousiaste face à cette série qu\u2019après le visionnement, au moment de la rencontre de presse, il n\u2019avait pu s'empêcher de prendre la parole.«Je crois que cette émission-là va faire fureur», disait-il.Ils (les comédiens) vont devenir la coqueluche du Québec.C\u2019est un bijou d\u2019écriture et, pour moi, c\u2019est une suite de Jamais deux sans toi.» Cette suite, il la voyait dans le ton de cette série, où le dramatique et le comique se cotoient et se fondent de la même façon que dans Jamais deux sans toi.Dans ce dernier épisode, on ne voit pas Jean Besré très longtemps, mais on y retrouve un comédien qui, même en grand-père, a toujours charmé le public québécois.«II nous a donné tellement de joie, de plaisir, de bonheur dans sa vie qu\u2019on a un sentiment un peu ambivalent, au- jourd\u2019hui,» disait d\u2019ailleurs Mme Michèle Fortin, la grande patronne de Ra- dio-Canada, au lendemain de la tragédie routière qui lui a enlevé la vie.En deuxième partie des Beaux Dimanches, Radio-Canada va aussi diffuser ce dimanche soir (21h40) un épisode de Jamais deux sans toi, dans lequel le comédien tenait la vedette avec Angèle Coutu.Besré était un géant «C\u2019est toujours très émouvant, au Québec, quand un grand comédien disparaît parce que la culture est centrale à notre aventure nationale.Nous sommes de grands créateurs, disproportionnés par rapport à notre nombre, et Besré était un géant dans cet univers.J'ai beaucoup d\u2019attachement pour ce qu\u2019il a incarné comme comédien.» Bernard Landry, premier ministre du Québec Un homme complet J e suis très triste.Nous perdons un homme complet, qui avait son métier à coeur et qui aimait redonner ce que la notoriété lui avait donné.II avait le sens de la communauté.Il a tenu de grands rôles et a marqué les gens.En plus d\u2019être extrêmement attachant, il avait un vrai sourire de Québécois.» Diane Lemieux, ministre de la Culture et des Communications Un personnage marquant onsieur Jean Besré a marqué l\u2019histoire de la « M télévision et du théâtre québécois.Ses prestations dans plusieurs classiques du théâtre ont également charmé les inconditionnels de l\u2019art théâtral.Il est tout aussi important de rappeler l\u2019inépuisable énergie qu\u2019il a déployée pour aider les plus démunis.» Jean Charest, chef du Parti libéral du Québec Une lourde perte a perte sera lourde pour le Québec et, en parti- «S culier, pour le milieu culturel québécois.Par ses rôles, Jean Besré est entré ans la vie des Québécois en devenant un membre de la famille.Son rire contagieux, son allure sympathique et son désir d\u2019aider le rendaient unique dans sa manière de jouer.Souverainiste, il n\u2019a jamais eu peur de défendre ses convictions.» Gilles Duceppe, chef du Bloc québécois Un talent merveilleux Besré était reconnu pour son merveilleux ta- « M lent d\u2019acteur, mais je retient aussi son très © grand engagement envers la cause des plus démunis.» André Boisclair ministre de l\u2019Environnement ex-ministre de la Solidarité sociale Une rare puissance u cours des 40 dernières années, Jean Besré a « A fait partie de notre vie culturelle avec ses nombreux rôles, tant sur les planches qu\u2019à la télévision.Artiste doté d\u2019un potentiel dramatique d\u2019une rare puissance, il transperçait le petit écran et venait nous toucher droit au coeur.» Denis Paradis, député de Brome-Missisquoi JEAN BESRÉ, 1936-2001 ournal dans les mains, ma blonde est venue me tirer de mon état presque comateux autour de 6h, jeudi matin.I! fallait nécessairement que ce soit important.C\u2019est elle-même qui, inquiète, s\u2019était donné la peine d\u2019appeler au CLSC la veille pour une consultation sur mon piteux état.Le médecin avait décrété des comprimés aux quatre heures, du sommeil, beaucoup de liquide, etc.De toute façon, c\u2019est tout juste si j'avais la force d\u2019ouvrir l\u2019oeil à cause de cette fièvre qui me tenaillait.Finalement, j'aurais préféré ne rien voir.Ne rien savoir.En manchette du journal, on annonçait que le comédien Jean Besré avait trouvé la mort, la veille, dans un accident.Je n\u2019en savais rien.Je m'étais couché après les nouvelles locales, vers 18h30, et personne n\u2019en avait encore fait mention.Même pas d\u2019un accident mortel dans le secteur de Cowansville.Je ne sais si on peut évoquer la prémonition, mais il reste que j'avais parlé de Jean Besré a ma blonde pendant ce bulletin de nouvelles, mercredi, au moment où j'y ai remarqué le passage du chef de La GourmEstrie, René Poulin.Je me suis rappelé que c\u2019est l\u2019un de ses buffets typiques, faits à partir de produits régionaux, qui avait été servi lors de cette rencontre de presse organisée par la Société Radio-Canada et au cours de laquelle Jean Besré m\u2019avait accordé une longue entrevue, en septembre dernier.Si je m\u2019en suis souvenu, c\u2019est que je n\u2019y ai point goûté, voilà pourquoi.Si je n\u2019y ai point goûté, c\u2019est que j'ai oublié d\u2019aller me servir, voila tout.Et si j\u2019ai oublié d\u2019aller me servir, c\u2019est la faute à Jean Besré qui était en train de m\u2019offrir le plus bel hymne à l\u2019amour de Sherbrooke jamais entendu.Comme je ne connais à peu près rien aux téléromans, et que de toute évidence Jean Besré n\u2019avait pas plus le goût d\u2019en parler que moi d\u2019en entendre parler, notre jasette avait rapidement dévié sur un sujet tout autre en cette belle journée de fin d\u2019été.\u2014 Si on jasait un peu de vos origines sherbrookoises, M.Besré?L\u2019invitation ne pouvait mieux tomber de toute évidence, lui qui disait ne pas connaître plus que moi les autres comédiens, comédiennes, animateurs ou animatrices présents ce jour-là, à I'exception de Macha Grenon.Jean Besré a été l\u2019un de nos plus grands comédiens québécois, tout le monde le reconnaîtra.Par contre, s\u2019il y a un rôle qu\u2019il a campé parfaitement, sans avoir à jouer la comédie, c\u2019est bien celui de Sherbrookois.Il a longtemps parlé avec plaisir et enthousiasme de sa ville d\u2019origine.Souvent, au fil des années, Jean Besré est d\u2019ailleurs revenu dans la ville où il a vu le jour et où il a grandi.Maintes fois, aussi, il est même allé stationner sa voiture en face de la résidence paternelle de la rue St-Louis afin de mieux remonter dans le temps.Pour mieux se ressourcer également.Toutefois, l\u2019homme de 64 ans avait renoncé à ces pèlerinages depuis un certain temps maintenant.Parce qu\u2019il n\u2019aimait pas ce qu\u2019était devenu ce secteur de son quartier d\u2019origine.Jean Besré, c\u2019est connu, n\u2019a jamais eu la langue dans sa poche lorsqu\u2019est venu le temps d\u2019exprimer ses opinions.Il y a une dizaine d\u2019années, plusieurs s\u2019en souviendront peut- être, il avait profité du gala des Gémeaux pour alerter l\u2019opinion publique.«Notre culture se meurt»,-avait-il lancé en pleine télévision.Lors du long entretien que nous avions eu à Magog, Jean Besré avait aussi lancé un cri d\u2019alarme en expliquant us bel hymne à l\u2019amour de Sherbrooke les raisons pour lesquelles il ne voulait plus retourner là où il a grandi à Sherbrooke, rue St-Louis.«Parce que lorsque j'y vais, m\u2019avait-il dit, je me rends compte que ça n\u2019a plus rien à voir avec le quartier où j'ai grandi.Il y avait de beaux arbres, de la belle verdure, de belles résidences dans tout le secteur de l\u2019église Immaculée- Conception.Aujourd\u2019hui, c\u2019est un secteur de Sherbrooke qui me paraît très défavorisé.Je ne m'y reconnais plus.Alors, je préfère m\u2019abstenir parce que de toute façon ça me fait trop mal au coeur.On déteste toujours voir quelque chose que l\u2019on aime, se détériorer de la sorte\u2026».De là à dire que la fibre sherbrookoise de Jean Besré avait pâli ces dernières années, il n\u2019y a qu\u2019un pas que l\u2019on peut allègrement franchir.Aussi, quand Sherbrooke décidera de faire tourner l\u2019hymne à l\u2019amour que lui a composé Jean Besré, elle ne devra pas oublier d\u2019inclure le dernier couplet qu\u2019il y a ajouté en septembre dernier.Ou, à tout le moins, d\u2019en tirer les conclusions et les actions qui s\u2019imposent.C\u2019est là, il me semble, le moindre respect que l\u2019on doit à ce grand Sherbrookois disparu.-0-0-0 Le jour même (un samedi) de la publication de ce papier que j'avais rédigé sur Jean Besré, j'avais trouvé dans ma boite vocale un chaleureux message de ce dernier, qui saluait mon travail.Je vous avoue que c\u2019est la seule fois en 28 ans de carrière, qu\u2019une personnalité de l\u2019envergure de Jean Besré prenait la peine de m\u2019appeler un samedi pour me dire merci.Mes proches savent à quel point cette marque d\u2019attention m\u2019a fait chaud au coeur.C\u2019est à mon tour, aujourd\u2019hui, de lui dire merci.En espérant que son testament sherbrookois sera respecté.Marcel Bureau en garde «une image parfaite» homme», s\u2019exclame le directeur de la Société Saint-Jean-Baptiste de Sherbrooke, Marcel Bureau, en voulant rendre hommage au comédien disparu, Jean Besré.«Je n\u2019ai pas eu l\u2019occasion de le rencon- L a région a perdu un grand bon- Gilles trer souvent.J\u2019ai surtout suivi sa carrière par la télévision et le théâtre mais j\u2019ai pu le FISETTE rencontrer en mai 1993, lors de l\u2019'hommage \u2014\u2014\"-\" rendu à Tante Margot, une femme qui a été pour beaucoup dans la carrière de M.Besré», se souvient M.Bureau.Il dit garder de lui une image parfaite.«Ce qui nous donne le plus de satisfaction, c\u2019est de voir qu\u2019on ne lui trouve aucun défaut.Tout le monde l\u2019aimait.C\u2019est rare ça qu\u2019une personne n\u2019ait laissé que de bonnes impressions.Et c\u2019est le cas avec M.Besré.Il était un homme entier et immensément généreux.Il était près des petites gens.Et il était demeuré très attaché à son quartier, à sa petite patrie.C\u2019est bien, ça», a commenté M.Bureau.Îl a rajouté que M.Besré est un artiste qui a eu une carrière très rempli.«Et, à 64 ans, il décrochait encore des beaux rôles.C\u2019était un excellent comédien.» Monsieur Bureau dit comprendre que les gens soient attristés par le décès subit de Jean Besré.Il a dit souhaiter que la mémoire de Jean Besré soit honoré en transmettani ce nom à un lieu, un édifice ou une route.«On pourrait peut-être penser à quelque chose de culturel, à quelque chose près des gens comme l\u2019était M.Besré.Il faudra faire quelque chose en ce sens.Monsieur Bureau dit avoir davantage connu le père de M.Besré, Adolphe, un travailleur du textile, «Il travaillait pour Dominion Textile ou la Munster, je ne m\u2019en souviens plus très bien.C\u2019était un homme très gentil, un homme souriant comme l\u2019était son fils.Il se surnommait lui-même le Maudit Français.Il faisait de la politique.C\u2019est comme ça que je l\u2019ai connu.Il a travaillé pour Johnny Bourque.J\u2019en garde un excellent souvenir.» Jean Besré pose en compagnie de sa partenaire de jeu dans Le Temps d\u2019une paix, Nicole Leblanc.[007 Siow /| ipowos \u2018ayoo:gleys \u2018eunque 07 ss D + Un concert d'éloges dignement mérite! haïs ça! Je n\u2019y peux rien, c\u2019est J 7 plus fort que moi, je ne peux le supporter.Il n\u2019y a rien qui m\u2019exaspère davantage, lors du décès d\u2019une personnalité du monde politique, artistique ou sportif, que d\u2019entendre un concert unanime d\u2019éloges, un concert surtout sans nuance aucune, provenant autant des amis que de ceux dont on sait fort pertinemment qu\u2019ils n\u2019ont jamais porté le défunt dans leur coeur.C\u2019est sûr, il est inutile de frapper sur quelqu\u2019un qui est déjà en position horizontale, surtout qu\u2019il ne pourra plus jamais se défendre, mais l\u2019excès, là comme dans toute autre chose, devrait être banni car la démesure vient, me semble-t-il, atténuer la crédibilité des propos et porter ombrage au souvenir de l\u2019individu concerné.Et pourtant, on sait très bien qu\u2019il y a des êtres dans la vie qui n\u2019ont aucun besoin de ces excès.Comme c\u2019est le cas de Jean Besré, alias grand-papa Alexandre, alias Rémi, alias Jo- seph-Arthur, entre autres personnages, qui nous a quittés tragiquement mercredi soir en revenant chez lui pour soigner ses chats, après avoir répété toute la journée au théâtre.* ** En 27 années de carrière journalistique, la route de Jean Besré a croisé la mienne à plusieurs reprises.Certainement quatre ou cinq fois, au moins.Or, hier, en écoutant et en lisant tout ce qu\u2019on disait et qu\u2019on écrivait sur le comédien et, surtout, sur l\u2019homme aux qualités inestimables, je me prenais à penser que jamais les rencontres entre lui et moi n\u2019avaient eu comme prétexte premier sa propre carrière.Jamais, sinon lors de ce passage à Magog le 30 août dernier dans le cadre de la tournée de promotion d\u2019une pléiade d\u2019artistes pour la nouvelle saison de Radio-Canada - et la participation de Jean Besré à cette tournée était d\u2019autant plus justifiée qu\u2019il était cette saison de deux téléromans auxquels devait s\u2019ajouter un troisième dans la prochaine saison -, le prétexte des rencontres entre Jean Besré et les journalistes ne visait à servir ses fins personnelles et une auto-promotion.* k * C\u2019est sûr, quand un journaliste a sous la main un comédien de cette trempe et de cette qualité, quel que soit le prétexte de sa présence, il passerait à côté de la bonne copie, comme on dit dans le métier, s\u2019il laissait échapper une telle occasion de solide papier.Et c\u2019est ce que donnait Jean Besré à chaque fois.Mais on parlait d\u2019abord de la cause qu\u2019il venait défendre, c\u2019est normal, il était là pour ça, puis l\u2019on causait de sa vie, de sa carrière, de ses projets et, très souvent, de son attachement pour sa ville natale qu\u2019il clamait sur tous les tons.* kk »Toute cela pour dire que la disponibilité publique dont Jean Besré faisait preuve en était d\u2019abord une pour servir les causes qu\u2019il défendait avec passion et que si ces occasions étaient prétextes pour l\u2019amener à se placer à l\u2019avant-plan, il savait invariablement s\u2019effacer derrière l\u2019organisme qu\u2019il défendait et ne prenait pour lui-même pas plus de place que celle que les journalistes voulaient bien lui accorder.Et cela, dans ce métier, ce n\u2019est pas fréquent! x * + La Fondation du CHUS et les Petite Frères des Pauvres devront, désormais, se trouver un porte-parole aussi charismatique que Jean Besré.Aussi charismatique et aussi généreux de sa personne, dans le désintéressement le plus total.Mais un porte-parole d\u2019une telle qualité et qui créé autant d\u2019unanimité, ça ne court pas les rues.C\u2019est peut-être pour ça que, pour une fois et même si Jean Besré était de ceux qui n\u2019en avaient pas besoin car toute sa vie parle d\u2019elle-même, le concert des éloges devient dans ce cas très précis acceptable.Même pour moi.! La Tribune, Sherbrooke, samedi 17 mars 2001 Les médias font largement écho au décès du comédien D CHLT 630 diffuse en direct ce matin les funérailles de Jean Besré e comédien Jean Besré a certaine- L ment occupé une place privilégiée ] dans le coeur des Québécois si l\u2019on 4.se fie à l\u2019importante couverture média- y tique consacrée à sa fin tragique, à son rappel de carrière et à l\u2019homme qu\u2019il était.L\u2019écho se fait certes ressentir davantage à Sherbrooke, dont l\u2019acteur était originaire: non seulement La Tri- = bune lui dédie un cahier complet de 16 pages aujourd\u2019hui, mais les funérailles du comédien sont diffusées en direct, dès 11 h ce matin, sur les ondes de CHLT 630.Cette émission spéciale sera animée par Robin Renaud et Jean Arel.Déjà hier, La Tribune lui consacrait cinq pages.La Presse, La Voix de l\u2019Est et le Journal de Montréal ont aussi réservé un large espace au défunt comédien, dont plusieurs photos d\u2019archives, dans leur édition de vendredi.La mort tragique de Jean Besré a également beaucoup de répercussions sur Internet.Sur Cyberpresse.ca, le public peut lire plusieurs articles consacrés à l\u2019accident et aux réactions de l\u2019entourage du comédien.Il a aussi accès aux chroniques précédentes de Louise Cousineau, du journal La Presse, ainsi que d\u2019à nombreuses entrevues accordées précédemment par Jean Besré.En prime, le site propose également un lien avec Virage, magazine destiné aux aînés, qui fait sa page couverture du mois de mars avec Jean Besré.Un autre dossier complet se trouve sur le site Canoë (www.canoe.com), dont ce qui serait la dernière entre- vue accordée par Jean Besré, accompagnée d\u2019une biographie et d\u2019un album photo.Retour du Temps d\u2019une paix.un soir seulement Radio-Canada et TVA permettent aussi à la population de renouer avec plusieurs souvenirs sur le comédien, dans leur site virtuel respectif.À www.radio-canada.ca, les internautes retrouvent un reportage sur les grandes étapes de la carrière du comédien et les émissions de télévision dans lesquelles il a tenu des rôles mémorables.Ils peuvent aussi écouter une entrevue que Jean Besré avait accordée en septembre dernier, et au cours de laquelle il décrivait son personnage dans l\u2019émission de télé Le monde de Charlotte.Également sur le site, une entrevue avec Guy Fournier, qui évoquait quelques souvenirs à l\u2019émission C\u2019est bien meilleur le matin, ainsi que l\u2019hommage préparé par l\u2019émission Le Point.Les personnes touchées par le décès inattendu de Jean Besré peuvent laisser leurs commentaires ou évoquer un souvenir sur ce site.TVA, sur www.infinit.com, offre également accès à ses reportages télé, dont l\u2019_émouvant témoignage en direct de Louise Portal ainsi que celui de Louise Beaudoin, directrice générale des Petits Frères des pauvres.Un album photo est aussi accessible.Rappelons que demain, dès 21 h 40, Radio-Canada rediffusera un épisode de Jamais deux sans toi \u2014 la première série, diffusée de 1976 à 1982 \u2014 puis un épisode du Temps d\u2019une paix, un des premiers dans lequel Jean .Besré était apparu en tant que nouveau Joseph-Arthur.une clinique au Vermont LR FAM £7 NI IMRVES \\ atacrd § Rd imacom, Claude Poulin Les journaux québécois ont réservé un large espace au décès tragique de Jean Besré, incluant plusieurs photos d'archives du comédien. iv a ania 332 A 2 2 2.JEAN BESRE, 1936-2001 La génuflexion du poete devant I'imprévisible a été salué sur scène hier soir par un autre illustre ambassadeur de Sherbrooke au sein de la communauté artistique québécoise.Jim Corcoran lui a dédié L'aube tarde, une chanson composée à la mémoire du navigateur canadien Gerry Roufs, disparu en mer.Un coup de chapeau sobre, sincère.La génuflexion d\u2019un poète devant l\u2019imprévisible.L e départ foudroyant de Jean Besré «Sans tomber dans le mélodrame, je tenais à joindre ma voix à celle des Sherbrookois touchés par cette disparition soudaine.Je voulais exprimer un message de sympathie avec élégance et retenue.La tragédie qui a coûté la vie à Jean Besré ressemble à celle dont Gerry Roufs a été victime.Les deux sont morts en pleine effervescence, dans le bonheur», racontait Jim Corcoran, quelques heures avant le spectacle présenté hier soir à la salle Maurice-O\u2019Bready, dans sa ville natale, et qui lançait la tournée de son nouvel album.De la mort du comédien qui a grandi dans le même quartier que lui, dans l\u2019ouest, Jim Corcoran dit qu\u2019il est inutile d\u2019en chercher le sens.«Ce n\u2019est jamais intelligent un accident de la route.C\u2019est bête.C\u2019est un non-sens qui dépasse toute logique.Le monde est farci de personnes moins belles et pourtant ce ne sont pas nécessairement à ces gens que la mort s\u2019en prend.C\u2019est profondément triste de perdre un personne aussi utile à notre société, un homme qui appréciait la vie et qui communiquait sa joie et son bonheur aussi intensément et d\u2019aussi belle façon.» Qu'\u2019est-ce qu\u2019un Sherbrookois, un artiste comme Jim Corcoran, considérerait comme une reconnaissance civique à l\u2019envergure de Jean Besré ?«Ça paraîtra peut-être énorme, mais dans mon esprit le nom du mont Bellevue conviendrait parfaitement.Je n\u2019irais pas jusqu\u2019à prétendre qu\u2019on devrait changer le nom du Domaine Howard, mais la montagne qui domine Sherbrooke n\u2019a jamais eu d\u2019identification propre si ce n\u2019est mont Bellevue.Tous les témoignages convergent: tout le monde vante la belle vision Jim Corcoran que Jean Besré avait de la vie, son bonheur a travers les choses simples, son besoin de recueillement.Pourquoi pas le mont Besré, avec un belvédère et quelques bancs au sommet?Les gens s\u2019y rendraient pour contempler Sherbrooke, regarder la ville en silence ou s\u2019y rendre pour prier, selon leurs allégeances.Ce serait une belle façon d\u2019honorer la mémoire de M.Besré», suggère l\u2019auteur-compositeur.Sur cette photo datant de quelques années, Jean Besré donnait la réplique au jeune comédien Olivier Loubry-Daubelin dans la seconde mouture du populaire téléroman Jamais deux sans foi.Sherbrooke (LL) pour les membres de sa famille, qui s\u2019est levé dans la population québécoise dès l\u2019annonce du décès de l\u2019illustre comédien, souffle avec intensité sur les dirigeants de la Ville de Sherbrooke, qui tiennent à ce que sa mémoire soit immortalisée.La procédure administrative lançant la réflexion sera enclenchée dès cette semaine.Le comité de toponymie de la Ville de Sherbrooke se réunit mercredi et le président, Jean-François Rouleau, veillera à ce que le nom de Jean Besré soit inscrit sur la liste des personnalités que les autorités municipales veulent honorer.M.Rouleau soutient toutefois qu\u2019il n\u2019y aura pas de décision précipitée.«Chaque fois qu\u2019un citoyen du rayonnement de M.Besré et un fier ambassadeur de Sherbrooke comme lui nous quitte, la population nous demande de témoigner notre reconnaissance collective.J\u2019ai reçu beaucoup d\u2019appels à ce sujet.La Ville agira rapidement.Toutefois, nous allons suivre la procédure habituelle de notre comité avant de formuler des suggestions au conseil municipal parce que je tiens à ce l\u2019hommage rendu corresponde aux valeurs du L e vent d\u2019admiration pour Jean Besré et de sympathie La Ville compte bien immortaliser la mémoire de son grand comédien disparu ainsi qu\u2019aux attentes de sa famille», dit-il.M.Rouleau veut laisser les proches de M.Besré vivre la période de deuil dans l\u2019intimité avant de les contacter pour connaître leur point de vue face à une éventuelle reconnaissance civique.Siégeant au comité de toponymie de la Ville de Sherbrooke à titre de bénévole depuis une dizaine d\u2019années, Gérard Côté a souvent participé au choix d\u2019un lieu commémoratif.Les attentes sont grandes et les occasions, contrairement à ce que pensent les citoyens, plutôt rares d'identifier un bâtiment, un emplacement ou une artère pour concrétiser le désir des autorités d\u2019honorer la mémoire d\u2019un grand disparu.«La ville nouvelle de Sherbrooke créera cependant des opportunités avec les dédoublements de noms de rues.Cette réorganisation municipale sera peut être aussi l\u2019occasion de trier les noms qui reviennent plusieurs fois pour différentes infrastructures, comme Saint-François: il y a le comté, le pont, le boulevard, un parc, au moins une demi- douzaine de lieux qui portent ce nom», précise M.Côté sans vouloir présumer de ce que pourrait être la recommandation du comité de toponymie pour honorer la mémoire de Jean Besré.1007 Siow /| pawns \u2018ay00iays \u2018aungyiy 07 + La ~ La Tribune, Sherbrooke, samedi 17 mors 2001 s8 GUY FOURNIER, SCÉNARISTE: «J\u2019ai perdu quel- qu\u2019un de très proche, comme un frère.C\u2019est un peu moi que je voyais évoluer à l\u2019écran dans Jamais deux sans toi.Jean était un grand séducteur.Personne ne pouvait résister à son sourire, à son charme.C\u2019était un être d\u2019exception, foncièrement bon, plutôt boy- scout, naïf dans le bon sens, doté d\u2019un don d\u2019écoute très rare.Quand quelqu\u2019un lui parlait, on aurait dit qu\u2019il n\u2019y avait rien au monde de plus important que cette conversation.Il était aussi extrêmement solitaire et méditatif.Il passait beaucoup de temps à la campagne et pouvait rester des heures à regarder couler la rivière.Il se disait profondément attaché aux Cantons de l\u2019Est.» ANGÈLE COUTU, COMÉDIENNE: «Jean était l\u2019essence même du parfait camarade, du vrai copain.C\u2019est un être qui avait une grande dimension de spiritualité, de compassion, et avec beaucoup d\u2019humour.Jai appris en le voyant travailler.I avait tellement le sens de la repartie.Nous n\u2019avons qu\u2019une chose à faire: le saluer très bas et suivre son exemple dans ce qu\u2019il avait de meilleur, sa soif de comprendre, sa générosité, sa compassion, son sens de l\u2019humour.» PIERRE CURZI, PRÉSIDENT DE L\u2019UNION DES ARTISTES: «Comédien de grand talent, il nous aura ravis et touchés durant presque 40 ans.Le Québec perd un de ses grands comédiens.Personne n\u2019oubliera le Rémi Duval de Jamais deux sans toi ni le Jo- seph-Arthur du Temps d\u2019une paix.11 aura incarné certains archétypes de l\u2019homme québécois: une candeur chaleureuse, une générosité manifeste et un profond désir de vivre.C\u2019était un homme rieur, souriant, enjoué, énergique et positif.Il n\u2019était pas étouffé par son ego.On aurait dit qu\u2019il voyait la vie avec bonté.» LOUISE COUSINEAU, CHRONIQUEUSE TÉLÉ, LA PRESSE: «Les téléspectateurs ont beaucoup aimé Jean Besré.Sans le connaître, ils le croyaient gentil, chaleureux, amusant et sans prétention.Ils avaient raison.Jean Besré avaient toutes ces qualités.Et la passion pour le travail bien fait.Et un goût de justice pour ses camarades.C\u2019était un solitaire, mais qui aimait les fêtes, les partys qui duraient deux jours, les rires.Il était doué pour le bonheur.On le rencontrait et on se sentait bien.C\u2019est un des êtres les plus charmants que j'ai connus dans ma vie.Un passionné.» PIERRE GOBEIL, COMÉDIEN: «C\u2019était un homme qui aimait la vie, qui aimait les gens, un véritable humaniste.Pour lui, les liens d\u2019amitié étaient très importants.Il se faisait un devoir d\u2019être présent aux anniversaires de l\u2019un et de l\u2019autre.Il trouvait toujours quelque chose de gentil à dire à ceux qui l\u2019entouraient.Il avait une simplicité désarmante.» LOUISE PORTAL, COMÉDIENNE: «Sa grandeur.Sa générosité.Son talent.Il a eu une vie très riche, tant humainement que professionnellement.Jean, tu as été mon premier chum à l\u2019écran, mon premier mari au théâtre.Tu étais un homme de coeur exceptionnel.» LOUISE DESCHÂTELETS, ANIMATRICE: «Jean était un homme tout en nuances.Je me rappelle qu\u2019il notait les pages d\u2019un livre qu\u2019il lisait, parce qu\u2019il voulait atteindre quelque chose de mieux, m\u2019avait-il expliqué.Jean était un homme simple, axé sur les choses importantes de la vie: l\u2019amour, l\u2019amitié.» Au milieu des années 80, Jean Besré a marqué l'univers télévisuel en remplaçant le regretté Pierre Dufresne dans la peau de Joseph-Arthur dans le populaire téléroman Le Temps d'une paix || y a développé une belle complicité avec Nicole Leblanc, alias Rose-Anna.\u201d | « Né à Sherbrooke en 1936 CARRIERE Principaux rôles à la télé * Jamais deux sans toi « Le Temps d\u2019une paix « Les Héritiers Duval « Filles d'Eve * D'Iberville * La Petite Semaine « Les Enquêtes Jobidon | Au théâtre * Arlequin, serviteur de deux \u201c maîtres Ciel de lit * Pygmalion « L'heure du lunch = Un sur six « Les Fourberies de Scapin Émissions pour enfants * Tour de terre « La Boîte à surprises STE « Petits frères des pauvres * Fondation du centre hospitalier de l'Université de Sherbrooke : ~ (PC) Archives La Tribune Même s\u2019il a endossé mille et un rôles à la | vedette avec Francine (Angèle Coutu) dans Archives La Presse Dans «Le Polock», Jean Besré a joué le rôle d\u2019un père dont la fille Guy Fournier considérait Jean Besré comm tombe amoureuse d\u2019un immigrant polonais dans les années 30.même dire, selon cette photo, comme son | a Archives La Tribune En parallèle avec la télévision qui lui a permis de conquérir le rand public, Jean Besré a mené une prolifique carrière au théâtre.Il a notamment joué dans Les Fourberies de Scapin.Archives to Tribune et un rôles à la télé comme au théâtre, Jean Besré restera longtemps dans la mémoire collective Rémi Duval, cet attachant macho qui partageait la èle Coutu) dans le téléroman Jamais deux sans foi.1007 Siow /| \\pawos \u2018oyoo:qieus \u2018eungquy oq Archives La Presse Photo SRC | i ; Archives PC an Besré comme son frère.On pourrait Jean Besré a souvent agi comme animateur dans des émissions radiophoniques.Ici, le photographe a Jean Besré a reçu plusieurs prix Gémeaux durant sa carrière, to, comme son frère jumeau.croqué une scène de Pour une chanson, en 1986, à l'antenne de la SRC.dont celui-ci, en 1999, pour son rôle dans Le Polock.65 La Tribune, Sherbrooke, somedi 17 mars 2001 + wh «C\u2018était un jeune garçon à l\u2019image de l'adulte qu'il deviendrait» abbé Daniel Pichette conserve un net L souvenir du jeune Jean Besré qui, un certain matin de la fin des années 40, a prononcé devant lui la promesse scout.«Il devait avoir 11 ou 12 ans.Je m\u2019en rappelle avec grande précision.Il avait les yeux brillants, un air confiant et déjà, une voix d\u2019acteur de Radio-Canada», raconte l\u2019abbé Pichette.Ce dernier souligne que Jean Besré aura jusqu\u2019à la toute fin de sa vie prêté foi et valeur aux préceptes des scouts puisqu\u2019il s\u2019est impliqué dans diverses causes communautaires et sociales, dont les Petits frères des pauvres.«C\u2019était un jeune garçon à l\u2019image de l\u2019adulte qu\u2019il deviendrait.Il était aimable et gentil», mentionne l\u2019abbé Pichette.En 1984, Jean Besré avait été l'invité de l\u2019é mission Avis de recherche, animée 1 J par Aline Desjardins et Gaston L'Heureux.Le grand thème retenu avait été le scoutisme, Jean Besré ayant été scout dans sa jeunesse.Amis d'enfance, copains d'école, professeurs et connaissances d'hier avaient été retracées pour ces belles retrouvailles.Sur la photo, on reconnaît Jean Besré habillé en scout dans la toute première rangée.Tout juste à droite, se trouve son ami d'enfance Benoît Hébert.Troisième de la troisième rangée, un autre ami d'enfance de Jean Besré, Claude Métivier, était également présent.À l'extrême droite de la dernière rangée, se trouvent Aline Desjardins et Gaston L'Heureux, eux aussi vêtus des couleurs scouts.Pas même Paris ne lui fera n Sherbrooke natal oublier so =, été convié à manger, Benoît Hébert a ouvert une pleine boîte de souve- = nirs.Ici, une photo de son ) ami d\u2019enfance, la quelques ro lettres écrites de la main ur la table ou Jean Besré avait souvent du comédien.L\u2019une de ces correspondances, particulièrement, est chére au coeur de Benoît Hébert.Manuscrite à l\u2019encre noire, d\u2019une calligraphie nette et serrée, elle porte le sceau du 18 janvier 1957.Alors en France, où il était parti étudier pour trois ans, Jean Besré avait la nostalgie de son Sherbrooke natal.Il écrivait pour prendre des nouvelles de son ami «Bine», sympathique surnom qu\u2019il donnait à Benoît Hébert.«Son surnom à lui, quand on était jeunes, c\u2019était Ti-Jean.Mais il ne fallait pas l\u2019appeler comme ça chez lui parce que sa mère, elle n\u2019aimait pas ça et elle nous le disait!» Au fil de la missive, le passé se raconte, pimenté par la note humoristique du comédien.«Je ne savais pas que Claude perdrait son intelligence le 18», disait Jean Besré, faisant référence au mariage de son bon ami Métivier.Un peu avant dans cette même lettre, il évoquait son séjour en Europe en se montrant rassurant: «Ne t\u2019en fais pas, écrivait-il, je ne me laisse pas influencer par le dialecte français.Personnellement, je trouve qu\u2019ils parlent très mal.Je fais pour mon possible pour ne pas attraper cette espèce de \u201csnobisme\u201d, et j'espère retourner au Canada avec ma langue canadienne-française étudiée.» - ua Attaché à son pays, Jean Besré était fier de ses racines québécoises.Lorsque, bien des années plus tard, son ami Benoît Hébert lui demanda s\u2019il croyait que les jeunes avaient intérêt à aller en France pour étudier, il répondit un «Non, non», convaincu.À la suite de l\u2019entretien, un article fut publié dans La Tribune du 31 août 1974, article dans lequel Jean Besré affirmait que «le comédien doit savoir s\u2019exprimer dans le langage québécois avant de jouer des pièces francophones étrangères».Toujours dans cet article, celui qui a rendu célèbre le patois ostin d\u2019beu se faisait défenseur du joual et disait trouver nécessaires des expressions québécoises comme «j'suis tanné».«Il est important que les jeunes apprennent à s\u2019exprimer dans leur langage», com- mentait-il alors.Co Des secrets bien gardés ecret bien gardé: Jean Besré avait subi, en 1998, une angioplastie, opération consistant à dilater les artères.«Jai subi la méme intervention chirurgicale, la méme année que Jean.Lui, il n\u2019en parlait pas.Il ne voulait pas que ça se sache.Personne ne l\u2019a jamais appris, d\u2019ailleurs», a indiqué son ami d\u2019enfance, Benoît Hébert.L'homme de télévision et de théâtre n\u2019aimait pas dévoiler son âge.Il enveloppait d\u2019un voile de mystère le nombre de ses printemps passés.Il n\u2019est donc pas étonnant qu\u2019il ait préféré garder secrets ses ennuis de santé.«Il menait une vie active, il se tenait en forme.Il aimait le ski et les longues promenades en plein air.C\u2019était un grand lecteur aussi.Et un solitaire à ses heures.Il pouvait passer des jours seul dans sa demeure de Lac-Brome», mentionne M.\u2018Hébert. é | te le \u201cces nce > la JEAN BESRÉ, 1936-2001 Il a chanté Sherbrooke Invité à une émission de Appelezmoi Lise, Jean Besré avait chanté une petite chanson qu\u2019il avait lui- même composée et qui racontait ses souvenirs d\u2019enfance et d\u2019adolescence à Sherbrooke.Sur Pair de La Manic, voici i les.paroles que le comédien avait composées: + Si tu savais comm\u2019 jen m ennuic De ma Sherbrooke J'passe encore mes jours ot mes nuts.- A r\u2019garder mon scrap-book ; Pme vois souvent \u2018 \u2018Sua rue.Sainte \u201cLouis Peindre les fesse de mon ami Benoit Hébert sie) Ou enroulé dans un «tire»: Descendr' la gross\u2019 cot\u2019 devant ceux Qui bénissaient ma mère - - Im\u2019 ennuie d\u2019la p'tite.éco 1 Laroe | que Du Sacré-Coeur ; Le frè\u2019 Léon roug\u2019 comme un on Assis su-un morceau d\u2019beurre - Comm\u2019 les aut\u2019 ai joué aux allées / Qu\u2019on plaçait dans nos poch\u2019 calées Qu\u2019le frè\u2019 comptait! $ D\u2019Fhistoir\u2019 du Canada aussi Des «angla block» qu\u2019on injurie.or Quand le cours finissait A l\u2019Immaculée-Conceptiôn Ffus servant d\u2019messes .Pai donné la bénédiction | tout le quartier ouest C\u2019est là qu\u2019pendant la communion.: Jfrappais mes «chums» su © l'eorgo- : ton il Ou les bell\u2019 filles .Dont 1a poitrine toute ovaries\u2019 5° Nous faisait faire des découvertes En termes de cédilles De là je suis tombé bien bas Rue Wellington 5 Le vendredi soir, les cent pas.Devant les blond\u2019, les bruries | Après un coke chez Olivier \"Avec mor chum Mousse Métivier \u201cOn était rival a On danse des «slows» au Flamingo :Ense disant, un p°tit peu chaud Qu'est-ce\u201d qui s\u2019passe à Montréal | \u201cC\u2019est vrai qu'y'a des fois: nuie Fi De ma Sherbrooke eu < D'la Galt où d'la King à minui J'ai ça dans mon scrap-book - Pme vois souvent sur la Saint-Louil D'la couche aux x fosses à Cque j [suis sis \u2018Été,hiver.; Descendr\u201d la côte à bicyclett : \u2018De manquér «d\u2019breaks» pis\u2019 dvi \u2018violet © ; ; Barponsant amon père Sans Tante Margoti Jean Besré § rai pas grandi dans ce coin du quartier ouest, il n\u2019aurait sans doute pas fréquenté l\u2019école- maternelle de Tante Margot, rue Alexandre.Et s\u2019il ne l\u2019avait pas fait, il n\u2019aurait peut-être pas fait la même carrière.Tous ces s/ viennent de Jean Besré lui-même.Lors de son 54e Congrès diocésain, la Société St-Jean-Baptiste de Sherbrooke avait rendu hommage à Marguerite Morisset-Le- claire, tante Margot, une femme qui a contribué à l\u2019éveil intellectuel de nombreux enfants à travers son Jardin des tout-petits, dans son logement de la rue Alexandre, ainsi que grâce à ses émissions à la radio et la télévision locales.Jean Besré a participé à la cérémonie d\u2019hommage à Tante Margot.Il avait alors parlé de l\u2019importance de cette femme chez qui il avait reçu des cours de diction durant trois ans.Le texte de l\u2019allocution de M.Besré a été reproduite Imacom, Claude Poulin La maison où Jean Besré a grandi, sur la rue St-Louis à Sherbrookedans le procès-verbal de ce 54e Congrès diocésain.Après avoir glissé un mot sur les demoiselles Couture de la rue Gillespie qui l\u2019ont éveillé au métier de comédien, il a rappelé la place plus grande encore qu\u2019a occupée tante Margot.«Je dois dire, en toute franchise, que si Mme Leclaire chez qui j'ai passé trois ans, n\u2019avait pas été 13, je ne sais pas si je ferais ce métier, aujourd\u2019hui.Je ne le sais vraiment pas.En tout cas, une chose est certaine, c\u2019est grâce à elle que j'ai appris à monter sur scène, à jouer dans «Blanche neige», par exemple, à travailler à devenir un jeune acteur.C\u2019est elle qui m\u2019a inculqué tout ça.Et non seulement elle m\u2019a lancé un peu, dans la vie que je mène aujourd\u2019hui, mais elle est même allée plus loin, il y a de cela trente ans (je ne sais pas si elle le sait, peut-être que je lui en ai déjà parlé)», avait souligné M.Besré.Il a alors expliqué que c\u2019est grâ- ce à Tante Margot s'il a décroché son premier emploi de comédien, à Radio-Canada, à son retour d\u2019Europe où il était allé étudier durant trois ans.Il se cherchait du travail à Montréal.Il décidé de frapper à la porte de Lucille, avec qui il avait joué, à Sherbrooke, dans la pièce «Ma petite ville».En sortant du bureau de Lucille, dans un couloir de Radio-Ca- nada, raconte-t-il, «je croise un grand monsieur qui me dit: «Bonjour».Je luis dis bonjour et il me dit: «Tu connais ma soeur».Je dis: «Je ne sais pas».Il dit: «Oui, madame Leclaire.Je suis son frère.Je m'appelle Louis (Morisset)».Il était l\u2019auteur de «Filles d'Eve».Il me dit: «Qu\u2019est-ce que tu fais ici?».Je lui dis: «Je cherche du travail».Il me dit: «Justement, on passe des auditions dans deux jours.Je demande au réalisateur de t\u2019inviter».On cherchait un comédien pour le rôle d\u2019un jeune étudiant en médecine.J\u2019ai eu le rôle.Et c\u2019est comme cela que jai commencé ma carrière.Je ne sais pas quoi dire pour remercier Mme Leclaire.Elle a toujours été dans mon coeur; elle le sera toujours.Jen ai parlé souvent et, encore une fois, merci à elle de tout ce qu\u2019elle m\u2019a apporté.» Sa reconnaissance était totale reconnaissance que | ou Jean Besré à l\u2019endroit de Tante Margot en qui il voyait le véritable déclencheur de sa carrière, était totale.Et elle s\u2019est exprimée à maintes occasions, souvent même sans être sollicitée.Jean Besré avait ainsi tenu des propos chargés d\u2019affection lors de la \u2018remise du prix de l\u2019Ordre de la fidélité française, -à Poccasion du 54e Congrès diocésain de la Société St-Jean- Baptiste de Sherbrooke.Mais c\u2019est, plus tard, en décembre 1997, lors du décès de cette grande dame qu\u2019il avait le mieux témoigné de ses profonds sentiments.Par sa seule présence.La fille de Tante Margot, Micheline Leclaire-Gilbert, .peut en témoigner.«Lors du décés de maman, la dame du salon funéraire m\u2019avait dit que nous aurions une belle surprise.Quelle ne -fut pas ma surprise, en effet, lors de l\u2019ouverture des portes, de voir que la première personne à se présenter était Jean Besré.Ça nous a touchés profondément qu\u2019il ait pris cette peine.Il aurait pu avoir mille prétextes pour ne pas venir au salon.Dès qu\u2019il avait appris la mort de maman, il avait téléphoné au salon pour connaître l\u2019horaire de l\u2019exposition.Il s\u2019était arrangé pour être là afin de venir rendre un dernier hommage à maman.Jean Besré était ce genre d\u2019homme», raconte Mme Le- claire-Gilbert.Avant de venir rencontrer le journaliste à La Tribune, Mme Leclaire-Gilbert a pris la peine de faire un saut à la Société d'histoire à qui a été confié tous les documents appartenant à Tante Margot.Elle voulait emprunter une lettre que Jean Besré avait écrite à sa mère afin de lui exprimer encore une fois sa reconnaissance.La lettre est datée du 24 février 1984.«Ma chère madame Leclaire, c\u2019est vrai que je vous ai toujours aimé et que je vous aimerai toujours.Tout le monde a trouvé que vous étiez belle et c\u2019est vrai que vous êtes trés belle.Jen suis d\u2019autant plus fier puisque c\u2019est aussi vrai que c\u2019est grâce à vous si le goût du théâtre s\u2019est ancré en moi.Cela, je ne l\u2019oublierai jamais.Je vous remercie du fond du coeur de tout ce que j'ai appris de vous.Lors de mon prochain voyage à Sherbrooke, j'espère que j'aurai le plaisir de vous rendre une petite visite si cela ne vous dérange pas.Un très grand merci.Jean Besré.» Pour Tante Margot, témoigne Micheline Leclaire Gilbert, Jean Besré était la personne la , plus importante après ses trois enfants.«C\u2019est normal.Jean Besré était quelqu\u2019un de vraiment attachant par sa simplicité et sa droiture.» G.Fmemes sea TS mme ST Te CRÉES 1007 Sow /| \\pewos \u2018eyociqiays \u2018eunqiaz 07 Imacom, Claude Poulin La fille de Tante Margot, Micheline Leclaire- Gilbert, exhibe une lettre écrite par Jean Besré et destinée à «ma chère madame Leclairenis La Tribune, Sherbrooke, somedi 17 mars 2001 Des lecteurs saluent grand comédien Le boulevard Jean-Besre e redeviendrai très bientôt un citoyen de Sherbrooke.J\u2019aimerais que l\u2019arrivée du nouveau Sherbrooke se fasse en même temps que le geste que nous devons poser pour rendre hommage à un grand monsieur qui a toujours répondu présent à Sherbrooke et aux causes qui nous sont chères.Citoyens et citoyennes de Sherbrooke, donnons-nous la main pour réclamer des autorités municipales qu\u2019elles désignent une artère majeure à la mémoire de notre ami qui vient de disparaître.J\u2019aimerais que ça soit la rue Galt qui devienne le boulevard Jean-Besré parce que la rue Galt l\u2019a vu grandir, mais Alexander Galt mérite probablement que Sherbrooke se souvienne de lui aussi.Il faudra alors que ce soit Portland, qui s'offre gracieusement à la mémoire de Jean-Besré.Unissons-nous par nos lettres, nos pétitions, nos courriels, nos interventions sur les tribunes publiques pour réclamer haut et fort le boulevard Jean-Besré.Il ne mérite certes pas moins que de laisser son nom à cette artère très importante de la métropole régionale.Que notre réponse soit rapide et spontanée comme l\u2019a toujours été celle de Jean Besré lorsque Sherbrooke faisait appel à lui.Jacques Ouellette Lennoxville (Québec) Plus qu'un comédien ean Besré a pu «partir» parce qu\u2019il a réussi, il a prouvé que cela était possible.M.Besré était un leader qui a mis à contribution, pour tout l\u2019humanité, ses valeurs nobles qu\u2019il a réussi à développer.M.Besré a sûrement été «rappelé» pour partager son savoir être «ailleurs».Une manière d'atteindre l\u2019immortalité est de partager son savoir.Jean Besré était plus qu\u2019un comédien! Michel Therrien Sherbrooke La BMW de Jean Besré gît en bordure de la route 104, à 3 km de I'intersection de la route 139 à Cowansville.Photo PC Parti pour prendre soin de ses chats Voici le film de la tragédie tel que décrit par Le Journal de Montréal 16h55: Jean Besré laisse entendre à Monique Miller, avec qui il répète au théâtre La Licorne, qu\u2019il ne peut l\u2019accompagner au théâtre Espace Go parce qu\u2019il se rend passer la soirée à sa maison de campagne pour prendre soin de ses chats.17h: Besré, qui est parti du coin Papineau et Mont-Royal, à Montréal, est à l\u2019entrée du pont Jac- ques-Cartier.«Merde que ça m\u2019écoeure d\u2019avoir à traverser le ET - a i) pont», avait-il dit à Monique Miller avant de la quitter.17h45 environ: il y a trois façons, pour Besré, de se rendre chez lui: par les sorties 55, 68 ou 74 de l\u2019autoroute des Cantons-del\u2019Est.Il prend la première, qui le force à emprunter une route rurale plus longtemps.A 4 Photo PC 17h50: horreur! Dans une courbe de la route 104, à 3 km de l\u2019intersection de la route 139 à Cowansville, il aperçoit une automobile qui négocie la courbe a gauche, soit de son bord.II freine brusquement et se déporte vers l\u2019accotement.L'impact, extrêmement violent, se fait 15 mètres plus loin.Les deux automobiles se frappent à l\u2019avant, du côté du conducteur.Par malheur, l\u2019autre voiture continue sa route, défonçant la portière, du côté de M.Besré.Sa BMW de l\u2019année 1990 fait de la haute voltige sur une distance de trois mètres, tout en tournant sur elle-même.Elle fait un tonneau dans les airs et atterrit dans un fossé.Elle glisse sur une distance de six mètres sur la neige, tout en se désagrégeant et en -laissant des débris éparpillés sur une distance d\u2019environ 50 mètres.Elle se retourne de bord et atterrit brutalement sur ses roues, à environ 3 cm d\u2019un arbre.Elle est réduite en charpie.Jean Besré meurt sur le coup, ayant subi de multiples fractures, dont plusieurs à la figure, en plus, sans doute, de se faire broyer le thorax.L\u2019habitacle de sa voiture l\u2019entoure littéralement et le coince entre le volant et la banquette du chauffeur.Malgré les efforts des secouristes, le populaire comédien est mort.a SET our- l\u2019in- une irbe frei- vers ent, It à eur.nti- tiè- fait ran- ur- les Elle mè- °sa- bris nvi- can ant ont ans en- Ce des ien ou anand JEAN BESRE, 1936-2001 Un contemplatif, qui se disait occupé à ne rien faire n public, Jean Besré était un homme af- E fairé, attentionné, toujours disposé à écouter ou à conseiller.Ces moments intenses d\u2019échanges sans ménagement avec les autres étaient parsemés de silences et de regards fixes.«Jean Besré était un contemplatif.Je l\u2019ai lue vu passer de longues minutes à regarder par LAROCHELLE la fenêtre sans dire un mot.Lors de réu- \u2014====\u2014 nions de production, quand des gens lui demandaient: que fais-tu de ce temps-là, Jean?Il répondait qu\u2019il était occupé à ne rien faire», se rappelle affectueusement Pierre Lafleur, qui l\u2019a côtoyé régulièrement durant a une quinzaine d\u2019années a titre de directeur général de la Fondation du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke.Mais les talents d\u2019artiste, de comédien, de conteur et d\u2019improvisateur réincarnaient le porte-parole sérieux et adulé, qui reprenait l\u2019antenne année après année lors du télé- thon annuel de la Fondation du CHUS pour appeler à la générosité, utilisant son propre rayonnement pour mettre en valeur la contribution d\u2019acteurs qu\u2019il jugeait plus importants.«Jean insistait beaucoup pour que la Fondation mette l\u2019accent sur les percées scientifiques et technologiques rendues possibles grâce à la contribution des citoyens et des entreprises de la région.Il n\u2019aurait jamais accepté que nous commencions à couper les cravates de personnalités devant les caméras pour faire rire les gens et les amener à donner 10 ou 20 $.Pour lui, la réussite du téléthon ne reposait pas sur la qualité des animateurs comme sur notre capacité à montrer à la population les progrès réalisés par celles et ceux qui soignent les malades», raconte M.Lafleur.Avec les départs de Jean Besré et Gaétan Girouard \u2014 Un grand vide à combler lors des prochains téléthons Sherbrooke (LL) our sur coup, en l\u2019espace de quelques années, la Fondation du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke a perdu deux de ses figures de proue.L'absence de Jean Besré lors de la prochaine édition du téléthon, à l\u2019automne, s\u2019ajoutera à celle d\u2019un autre animateur apprécié du public, Gaétan Girouard, qui était originaire de Granby.«Ce sont effectivement deux personnalités authentiques et très attachantes qui sont disparues en peu de temps.MM.Besré et Girouard étaient de grands communicateurs.Ils étaient semblables : extrêmement sensibles aux gens et généreux de leur temps.Les téléspectateurs ressentent ces émotions à travers l\u2019écran et c\u2019est pourquoi il s\u2019était crée un lien d\u2019affection aussi chaleureux entre eux et le public», considère André Larocque, le directeur général de Télé 7, la station sherbrookoise qui depuis plus de 20 ans est la locomotive financière de la Fondation du CHUS.M.Larocque admet qu\u2019il y aura un vide important à combler lors du prochain téléthon avec la perte d\u2019un autre animateur de premier plan.«Les autres devront prendre la relève.Ce téléthon, c\u2019est notre bébé et nous avons toujours veillé à ce qu\u2019il reste en santé.Notre engagement auprès de la Fondation du CHUS demeurera le même et nous continuerons à travailler ensemble avec la même foi», dit M.Larocque.L\u2019animateur Benoit Johnson, qui anime l\u2019émission matinale du week-end sur les ondes du réseau TVA, demeure attaché à l\u2019Estrie et a maintes fois collaboré au téléthon du CHUS.«Comme tout le monde, j\u2019ai été ébranlé par la mort de M.Besré.Son départ sera une source additionnelle de motivation pour moi, comme l\u2019a été le décès de mon ami Gaétan Girouard.Dans ces moments, le lien d\u2019affection avec les gens qui nous quittent conforte nos choix personnels de militer en faveur d\u2019une cause comme celle de la Fondation du CHUS», a commenté M.Johnson depuis Québec.La reconnaissance, c\u2019était toujours pour les autres.«Je me souviens, un jour alors que nous nous rendions ensemble à un rendez-vous, nous nous sommes arrêtés à une intersection, devant l\u2019école Mitchell, à Sherbrooke.Des enfants nous saluaient de la main.Voyant que je ne réagissais, il s\u2019est tourné vers moi et m\u2019a dit: il y a des enfants qui te connaissent et qui te saluent.Pai eu de la difficulté à le convaincre que ces enfants m\u2019étaient étrangers et que c\u2019est plutôt lui qu\u2019ils avaient reconnu.» Riez en travaillant si le comédien Jean Besré a su vous charmer au cours de sa carrière et si sa réussite vous inspire.«Toute sa vie, il a combattu aux côtés de ceux qui sont confrontés aux conditions les plus pénibles dans notre société, les pauvres et les malades, sans jamais renoncer à rire.C\u2019est le souvenir le plus précieux que je garderai de lui», dit Pierre Lafleur, maintenant à l\u2019emploi du Centre hospitalier universitaire de Québec.Photo d'archives Jean Besré était très impliqué au sein de la Fondation du CHUS comme en fait foi cette photo prise dans les années 80 où il animait le téléthon.LO0Z SI /| Ipewos \u2018ayooigieys \u2018aunqui 07 El S = eee een \u2014_ ee 0 me La Lettre a Jean Besre on cher Jean, Je viens d\u2019apprendre avec étonnement et une immense tristesse ton départ pour la suite des choses.Tu me permettras de te tutoyer car il y a dans cette façon de faire beaucoup d\u2019amour envers toi.Comme très souvent, la mort nous arrache les gens d\u2019une façon que je pourrais qualifier de honteuse.Mais il faut Masecel - LEBOEUF \u201cCOLUBIRGION SPOKE JEAN BESRE, 1936-2001 croire que le dessein du créateur est quelquefois difficile a interpréter.Je voudrais te remercier pour ce que tu as été.J'écoute depuis quelques heures les hommages que l\u2019on rend à ton égard et la grande émotion partagée entre les comédiens ne fait qu\u2019augmenter la douleur de ton départ.Alors donc, merci! Merci de ce que tu nous laisses comme image de l\u2019être humain que tu étais.Tu as non seulement tracé la voie de mon enfance pour ce qui est de l\u2019imaginaire, et je pense à l\u2019émission que tu animais avec Lise LaSalle qui s\u2019appelait Tour de Terre, mais aussi ce que tu nous laisses, à nous, gens du métier, l\u2019homme toujours présent, prêt à aider, à écouter et à partager son expérience.Tu étais quelqu\u2019un d\u2019une très grande générosité qui ne calculait jamais, et très souvent, lorsqu\u2019on était avec toi et que l\u2019on avait à se déplacer d\u2019un endroit à un autre, nous pouvions constater combien les gens t\u2019aimaient et à quel point tu étais avec eux d\u2019une grande chaleur, comme si toi et tout ce beau monde, vous vous connaissiez depuis très longtemps.Cette attitude que tu as toujours eue est comme un phare dans la nuit pour bien des gens.Tu vas manquer à beaucoup de monde.Je pense entre autres aux Petits Frères des Pauvres et aussi aux gens de Sherbrooke.S\u2019il y en a un qui aimait sa ville natale et qui en parlait avec chaleur, c\u2019était bien toi.Combien de fois m\u2019as-tu vanté les mérites de la région pour m\u2019encourager à participer aux différentes activités.Je pense entre autres à l\u2019année où je fus porte-parole pour la Fondation du CHUS.Merci beaucoup Jean et fasse que de l\u2019autre côté tu puisses retrouver les gens que tu as tant aimés et qui te manquaient de ton vivant.Salut! L De petites décès, mercredi.La Tribune, Sherbrooke, somedi 17 mars 2001 avoué Andrée St-Jean.A chaque semaine, Mme St-Jean se rendait chez M.Besré, à Lac-Brome, dans le but d\u2019y vaincre la poussière et d\u2019y faire briller le plancher.Il n\u2019y a pas si longtemps, elle et le comédien parlaient de rénovations à faire dans la maison et discutaient de l\u2019entretien des fleurs au printemps.«J'étais plus qu\u2019une femme de ménage.Nous étions des amis.Dernièrement je lui apportais des tourtières et du sirop d\u2019érable.Je suis en train de lire ses Harry Potter.C\u2019était un homme géné- + reux», a-t-elle ajouté.+ «Une vraie perle d\u2019homme! Il était venu sur terre pour aider les autres, pour partager.Je l\u2019ai vu mardi.Il me semble que je porte encore son dernier bec sur ma joue.Je suis très peinée», a De son côté, Françoise Martel, qui veillait à phrases rem \u20ac petites phrases courtes, empreintes de souvenirs et d\u2019émotions, sortaient de la bouche des gens qui côtoyaient régulièrement le comédien Jean Besré, à la suite de son fleurs.min Stage Coachnées.T « coiffer l\u2019acteur au gré de ses rôles depuis six ans, a plies tenu à lui rendre un dernier hommage.Au coeur de son salon de coiffure parfumé à l\u2019encens, elle avait dressé une petite table sur laquelle était placée une photographie de l\u2019artiste entourée de Depuis plusieurs années, Jean Besré côtoyait les gens de la région de Lac-Brome, car il y avait acquis un douillet havre de paix boisé sur le che- Autour de sa maison de bardeaux de bois jeudi, c\u2019était le calme plat.«Vous êtes au bon endroit, mais je vous en prie, pas ce matin», a laissé tomber calmement Jacques Besré, le frère du défunt, aux journalistes qui passaient par là.«Jean Besré était un homme comme nous autres.S\u2019ils veulent être aimés du public, les artistes doivent être gentils.Jean gagnait la palme, car chez lui c\u2019était naturel», s\u2019est souvenu pour sa part Georges Laplante, qui a été le mécanicien de M.Besré pendant au moins quatre bonnes an- 13 Jean Besré a fréquenté l\u2019école Laroque.Cette photo de classe nous montre que le grand comédien était de loin le plus petit de sa classe.add Photo La Voix de l\u2019Esi Dans son salon de coiffure du chemin Knowlton où Jean Besré est souvent venu se faire PC coiffer, Françoise Martel a tenu à lui rendre un dernier hommage. JEAN BESRÉ, 1936-2001 lité d Personnalité de.toujours monde.res des pke.S\u2019il qui en | Comi: de la er aux utres à a Fonque de ens que de ton Salut! ne tes de Sherbrooke, 48% 8 deux où trois Amis, Jes motive, les a a Mai Fa je le fais.y rencontrer des ms Je an Best, je co- avec ses Vie s'arrête Souvent 3 8, re.fois par anole \"hors ses jeunes an ve es co : m out fo monde SOT ion, on OS uniette Hot, À Qi sont au bow À ulée Conception oi à l'épor médien.Dans | 6 2 5s erbrookois, qui a son pour perso es âgées q Lima Rocque, qu'on apps qu'd aussi Jean Best®, aans la paroisse 1m- pe teur Dra sire de ob que l'«Université Lane rême, il se sou- andi rue Saint Leo Mais ils sont Len di, il sera égales ment MATE ege école du Sacré Coeur si] à faits dans | maculée-ConceP one ître Jean Beste.© Ce I uns le-bén néfie au 59 eS vient des es 400 coups au jed de l'actuel Coup moins à Frères des pau rémont \"pam uel ee hamp de l'hospiee\u201d.rand coe oe Boris eh qui 2 a incarné 2 Mont Ds bles entre les de cet évé- Hopi owe.au coeur de voir ce eau .Depuis hui Dav as a résidence ant-gouver- « me ier [un des P qeuvre jeunes.fieutent n quartt .nstater légendaire Re son temps 3 Cele C0 Cle, J ment à été conférant est arrivé À ie aujourd'hui), de SO : ées seu bec Lise visés de de la d Jabrée.: poss voile sur les personnes 85 a peur du Qué = l'école LaRocque e est uartier OÙ- momies t, qui est la mat- ee Conception, at Pelle paroisse i ce à Juliette depui ss 34 ans, eX wret, malt pro Con 3 voir avec 8uio | des Petits is aisil re Jean Besté.« fe de ta mère de Ré- Thi devrait revois Jean pesé Pi uli tte jouait le 1OS de son engage Ep mark, © on me série baptisée toi, % Le a été témoin droit.» uartier d'hier auvres sont éta- rit , dans up d'un père dont la y 2 jai er devenir son De sent par- son a Petits Frères des P 19 À l'heure a ek.rye jouera le rôle a nn igrant i men s ; wil se 44 ke dep t plus, mbée amoure uf que mentionne 4 des à Sherbroo 7 \u20ac le est tom! s 30.«Sauf g oan ne interpellé Pa adoles- save, \u20ac le Tray ont un bencvol = lonais, dE Jes I neline e Lans me fré- rsonnes ag et p de persof sans fam tous les Mersai- le-maman, } ot Ton mari se t deux Ar tés, qui qui les ou leur anniversai- eut rien savoir > Laro- cents.Car ce son nt écout qu Nod, \u2018âques.monde, ils Y ar elle.» à remonter pe sont pas SO société.tants, tels its quittent C\u20ac Ti.ter Sur fluencer F a prête aussi Ble ofo de nes qui ne né (abs par notre eres- re.Jusqu'à ce qu\u2019 jqu'un pour veiller Le co médien $2 > vier, dans un © onfre son pu pes que l\u2019on manque ue auront toujours queld oir com- Sur les planches \u20ac sa Polonius, le re comé- + pour les personnes pout cl ellos.BES ok mere dit etre 158 fer de à Shor- d'envere, ans le dassique re du Ri loin le Fon manu a ose in intére ae bien les Petits Free de SS oe © trés autaché à d Shakes Spear e, pré résenté a \u2014 : sa clas- on mt po se or qu\u2019elles sont its tls brooke, lui qe qui boccasion de pair Seau vert.ei -; L'acteur Pre Ri des dass de sav «Chaque fois que j'ai l'oce des encans, & le role d\u2019animateur, Noël.TU y IC ue ITI Le 16 novembre 1998, La Tribune désignait Jean Besré comme personnalité de la semaine en verlu de son engagement soutenu auprès des Petits Frères des pauvres.Au cours de l\u2019entrevue qu'il accordait à notre journaliste Steve Bergeron, le comédien faisait part de ses motivations à la source de ses engagements auprès des personnes âgées.«Je ne crois pas que l\u2019on manque de respect pour les personnes âgées autant que l\u2019on manque d\u2019atiention pour elles.Elles ont pourtant des choses intéressantes à dire.J'aime sentir qu\u2019elles sont en sécurité», avait-il confié.Du Tartuffe de Molière au macho Rémi Duval : ean Besré a tenu de nombreux rôles mé- tégorie premier rôle masculin dans un télé- Boîte à surprises, où il tiendra le rôle de Pi- itement, en tenant le rôle de Joseph-Arthur morables dans sa carrière, notamment roman._ 1002 Siow | !pawos \u2018ayooigIeys \u2018eungis] 07 rouli.au théâtre, mais c\u2019est à la télévision qu\u2019il a conquis le grand public, avec, entre autres, Né en 1936 à Sherbrooke, il s\u2019intéressera le personnage de Rémi Duval et son célèbre dans le populaire téléroman Le Temps d\u2019une juron «hostin d\u2019beu!».D\u2019Iberville, La Petite Semaine, Les En- paix aux côtés de Nicole Leblancau théâtre après ses études classiques.Peu quêtes Jobidon sont autant de séries où Jean En cette saison télé 2000-2001, il tenait le après, une bourse lui permettra d'aller par- Besré fera valoir son talent au petitécran.| Ôle du notaire dans le téléroman Sous le si ne du lion et il était le grand-père dans faire son art en France, où il jouera le Tar- Parallélement, il poursuit une prolifique votre de Charlotte.5 P , Durant plusieurs années, il a tenu ce rôle tuffe, de Molière.carrière au théâtre dans de nombreuses pro- Au cours de sa carrière.Jean Besré a d\u2019attachant macho dans les populaires télé- ducti dont Arlequi iteur de d ; 2 ; ; si Dans les années 60, on le verra de plus CUCLIONS, don equin, serviteur de deux consacré beaucoup de temps à diverses oeu- romans Jamais deux sans toi et Les Héritiers \u2018 SDE maîtres, Ciel de lit, Pygmalion, L\u2019Heure du p np Bae Duval aux côtés d\u2019Angèle Coutu n plus souvent à la télévision, notamment lunch U , Le ze b > de Scapi vres, notamment Les Petits Frères des pau- i de Es : dans le feuilleton Filles d\u2019Ève et dans plu- \"UNCN, UN SUI Six, Les Fourberies de scapin.lire Ce rôle lui a d\u2019ailleurs valu deux prix Gé- sieurs émissions pour enfants dont Tour de vres avec Juliette Huot.Au milieu des années 80, il relève le défi meaux de suite, en 1992 et 1993, dans la ca- Terre, qu\u2019il animera avec Lise LaSalle, et La de remplacer Pierre Dufresne, décédé sub- wv _ , D\u2019après la Presse canadienne z AO = LJ hi te Ta PRES ne PE \u201d cs 74 TL Ep fe srt th i i $3 4 ad Tee 7e wy pp Ae ex Je Ge mn ag ey rd ay A WIRE coh ve has À Fe \u201c5 4 i a OR gs rg E A 2h a a Se, ve parts vs 3 oh pri ste Py pees > Li = 1 = ab rans 25) py sax.2) TRE re A, 28, F x \u201c rN = & = a 0 Zi Mey EN ec in x \u201cnee te a > = + a A NG AEE 58% 5, it A! en SR fH a né inf Br TY A Hrd = > LT x os GT SA, To Pid pr 2a Fr 2 eH Ei on ia A ve né 2 oe So sai, - > Di, oh Ho I \u201c A a : \u20ac a x es CV rd 3 I= roa E> on Ta TA © 74 Éciée a is Ea, $ we > or \u2014 = >, pe oo iH pal pay pi ae eo ns an Hh ES i 3 ar 1 pa UE J pi 4 ie ey \u2014 Ty en] NY va Sr pe Sia, i) ; 1936-2001 pa 2 = EX Re AN Lh a t \u2018es x ry 4 ak N 5 z A Se v7 g 2, a+ 1 ER v 7, hs on, V | ant, > 2) 5 se re oh #7 = Bip ) ia x LR a Tien i jor.Ys = En UE NA 4 A Rn A Fou of v 1 = Fr p a pat i 3 > ae ae 7 (À ~ x i % À iis \\ 3 , = CS JEAN BESRE, 3.5 PA se Feu: ag £5 et?A mn x 5 nee Te Sia, or gi ty - he Tho +, 2 TRS NN 5 ~~ 53 Fa sé or \u201ci Be 3 ape ry, as wai fa * = 4 \u2014 pr pe?ks ae Ry a Hemi Aw ts on EF EE £4 + _ 2 x vi a sy SE, » for sx \u20ac a nie MOUSE EE a LE Gr a dh ia, 122 Zo 5 FEES a + 2x A Hay, net Ca 3 ry Js pue : ei ae es ec q ye] Hz es + Lt 2 F4 i x mfr Lx Sp i a + 3 0 100 Z sou LL ipawios mm ' unquL m N + PA Cane = "]
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