La tribune, 1 juillet 2002, Cahier 1
[" a = ribu SHERBROOKE / LUNDI ler JUILLET 2002 / 93e ANNÉE / NO 111 Le cauchemar est fini Le corps de Julie Boisvenu est retrouvé en bordure de la route à Bromptonville Plus d\u2019une dizaine de policiers ont été dépêchés sur le chemin Rivard afin de ratisser le secteur rural situé près du chemin des Écossais et de l'autoroute 55.David Bombardier dbombard@latribune.qc.ca SHERBROOKE | e cauchemar des proches de Julie Boisvenu s\u2019est terminé de la plus triste façon, samedi après-midi.Le teïps de la jeune femme de 27 ans a été retrouvé face contre terre dans un fossé éé-Bromptonville, une semaine après sa disparition survenue au centre-ville de rbrooke.ce Un homme âgé se promenait à bicy- cette sur le chemin Rivard, vers 14h15 $atnedi, quand il a soudain cru aperce- ÿôir une carcasse de chevreuil dans le ions, profond d\u2019environ un mètre.+, «Je me suis approché et j'ai vu deux Hate qui dépassaient sous les hautes hèrbes», raconte l\u2019homme, qui a préfé- fé garder l\u2019anonymat.Selon lui, la victi- fé ne portait plus que son soutien-gor- gér ce qui laisse croire à une agression sexuelle suivie d\u2019un homicide.La police ) M voure sa revanche L'INFORMATION RÉGIONALE- cyberpresse.ca Soccer Fête du Le Brésil Page C1 Page B2 Bury et Richmond défilent fièrement Canada titres Un périmètre de sécurité a empêché toute circulation sur une portion du chemin Rivard jusqu'à tard hier soir.«De fortes possibilités.» En raison du congé férié d\u2019aujour- d\u2019hui, une autopsie sera pratiquée demain sur le corps de la victime afin d\u2019officialiser son identité et de déterminer la cause de sa mort.«Il y a de fortes possibilités que ce soit Julie Boisvenu, indique le porte- parole du Service de police de Sherbrooke (SPS), André Lemire.Les ressemblances sont vraiment marquantes.Les descriptions physique et vestimentaire correspondent.«C\u2019est très difficile de voir des marques de violence étant donné l\u2019état de putréfaction avancé du corps, ajoute le porte-parole.On devra attendre l\u2019autopsie pour savoir depuis quand le corps est là.» Aucune arme n\u2019a été retrouvée sur les lieux, mais plusieurs pièces à conviction ont été saisies à proximité après une journée et demie de recherches intensives.Ces pièces seront analysées au cours des prochains jours.lonner les bars du centre-ville, samedi soir, afin de récolter des informations pouvant mener à l\u2019arrestation d\u2019un ou de plusieurs suspects.Pour l\u2019instant, les enquêteurs nagent toujours en plein mystère.Recherche d'indices .Rapidement, samedi, les policiers ont bouclé le secteur en érigeant un périmètre d\u2019environ un kilomètre de long sur le chemin Rivard, un secteur rural de Bromptonville à proximité du chemin des Ecossais (route 222) et de l\u2019autoroute 55.Le corps de la victime a finalement été retiré du fossé vers 18h45, après que les enquêteurs eurent pris des dizaines de clichés.Jusqu\u2019en milieu d\u2019après-midi, hier, une douzaine de policiers du SPS et cinq policiers spécialisés dans la recherche en forêt ont fouillé de fond en comble le champ adjacent au fossé ainsi que le boisé qui se trouve de l\u2019autre côté du chemin.Un large périmètre du Vers 21h hier, les policiers ont arpenté à nouveau le secteur rasé avec des lampes fluorescentes, espérant ainsi trouver de petites pièces à conviction invisibles à l\u2019oeil nu.«Des boutons de vêtements, par exemple, pourraient être reflétés tout de suite avec les ultraviolets», explique M.Lemire.Dans la nuit de samedi à dimanche, des bâches avaient aussi été utilisées afin de bien «sceller» la scène de crime.La famille soulagée (A2) Marcel Bolduc «vit ça difficilement» (A2) «Il faut redoubler de prudence» (A3) La police descend hr 65¢ 5 pls taxes, (Floride 1.755) ER QU at © \u201cJulie Boisvenu était portée disparue L'à toutefois pas voulu confirmer cette La découverte de Julie n\u2019a pas em- champ a été rasé afin de faciliter les re- 3 taformation.pêché une vingtaine de policiers de sil cherches.dans les bars (A3) depuis la nuit du 23 juin.À = 2e + A : 2 : L , © © @ = 5 es specialistes rabrouent egau i 3 \u201c+.ND 1e Ta RN +2 or.Presse Canadienne continu dans toutes les urgences du même souffle, il une base volontaire, André Senekas temps complet, il y a beaucoup mois =.MONTR Québec ne réglera pas le problème de faudra un jour ou abonde dans le même sens.Il estime de médecins en exercice que l\u2019on crolté +.la pénurie de médecins, a indiqué le l\u2019autre que Qué- que le gouvernement a d\u2019abord le «de- dit-il.> % bec trouve des so- voir de négocier» avec les médecins 2 r elon des spécialistes, la menace brandie par le ministre de la Sate, Frangois Legault, de recourir a une loi spéciale pour assurer un service quotidien La Presse, hier.Le président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), Rénald Dutil, veut bien faire preuve de bonne volonté mais, dit-il du Minimum 14 : a Maximum 29 Ann.dassées.D2 Ans D] Météo Bandes dessinées.D3 Chez nous .BT Opinions M DÉCÈS _ucooucersccennn D4 Personnalité \u2026.B6 Économie B3 Sports.CQ) Horoscope.C10 Week-end.B4 LOtErIES \u2026\u2026oorsenceseosess A5 D2 Mots croisés.D3 Fru Pi GIF NOUS PAYONS VOTRE 1\" MENSUALITE E ) lutions permanentes a la crise aigué provoquée par le manque de médecins.af «Une loi spécia- Rénald Dutil le pourrait forcer les médecins qui ne le font pas déja a pratiquer un certain nombre d\u2019heures dans les urgences des hopitaux.Sauf que ces médecins-là ont, pour la trés grande majorité, des clienteles ailleurs.Qu\u2019est-ce qui va arriver s\u2019ils ne leur offrent plus les mêmes services?Tout le monde va se retrouver aux urgences?On ne doit pas déshabiller Pierre pour habiller Paul», dit-il.Vice-président de l\u2019Association médicale du Québec, un organisme regroupant environ 7000 médecins sur PRÉPARATION SHERBROOKE - GRANBY DRUMMONDVILLE afin de freiner l\u2019apparition de cas de ruptures de services dans les urgences.Ce dernier qualifie de «déplorable» la menace d\u2019un recours à une loi spéciale alors que c\u2019est le gouvernement péquiste qui a fait prendre leur retraite à un millier de médecins il y a quelques années avec son programme de départs volontaires.Du côté de l\u2019Association des hôpitaux du Québec (AHO), le président Jean-Paul Cadieux soutient qu\u2019il y a une différence entre le nombre de médecins identifiés et les médecins pratiquant à temps complet au Québec.«Plusieurs médecins font de la gestion et ñe pratiquent plus.D\u2019autres travaillent moins d'heures pour des raisons familiales.Si on fait une équivalence de personnes travaillant à * DEPOT COMPTANT TRANSPORT Au cabinet du ministre Frangois + gault, on continue a soutenir que.problème n\u2019en est pas un d\u2019effectifé mais d\u2019organisation.Et, avertit l\u2019attachée de presse du ministre, Anne Marcotte, ce dernier ne tolérera pas les ruptures de services, quitte à ce que les députés de l\u2019Assemblée nationale soient rappelés pour l\u2019adoption d\u2019une loi spéciale.Des juristes planchent déjà sur son contenu, ajoute-t-elle.La députée libérale de Laviolette, Julie Boulet, laisse entendre que le PLQ pourrait appuyer le gouvernement.«Ce qu\u2019on veut, ce sont des services.Si une loi spéciale nous en procure; on ne s\u2019y opposera pas.L'intérêt de la population doit transcender la partisa- nerie», déclare cette pharmacienne de profession 4S ANS] RIENSEAV ERE.% A2 La Tribune / Lundi 1 juillet 2002 Sherbrooke LaTribune écrit l\u2019histoire au quotidien 66965 @DA LIRE DEMAINGED \u2018 Tribune 1950, rue Roy, Sherbrooke, J1K 2X8 www .cyberpresse.ca PRESIDENT EY EDITEUR VICE-PRÉSIDENT FINANCES ET ADMINISTRATION Raymond Tardif René Morin RÉDACTION PUBLICITÉ (819) 564-5454 (819) 564-5450 Télécopieur 564-8098 Télécopieur 564-5482 redaction@ latribune qc.ca DIRECTEUR RÉDACTEUR EN CHEF françois Fouquet Maurice Cloutier ADJOINTS DIRECTEUR DE L'INFORMATION Alain LeClerc Michel Morin Christian Malo ADJOINTE AU DIRECTEUR ANNONCES CLASSÉES Jacynthe Nadeau (819) 564-2222 TECHNOLOGIE ET INFORMATIQUE Télécopieur 564-5482 DIRECTEUR Lundi au vendredi : 8 h 30 à 16 h 30 René Béliveau ADJOINT Stéphane Garant ABONNEMENT ET TIRAGE PRODUCTION ; (819) 564-5466 DIRECTEUR Sans frais 1 800 567-6955 André Roberge DIRECTEUR ADJOINTS André Custeau Steeve Rancourt ADJOINT Michel Doyon Serge Nadeau La famille de Julie Boisvenu soulagée David Bombardier SHERBROOKE | e père de Julie Boisvenu, Pier- re-Hugues Boisvenu, se disait \u2018hier «soulagé» qu\u2019on ait enfin découvert le corps de sa fille, une semaine jour pour jour après sa disparition.«Mon épouse et moi, nous nous sentons soulagés, a-t-il déclaré.L\u2019important était de découvrir Julie morte ou vivante.Maintenant, nous pourrons -af- fronter les prochains jours en étant plus sereins.» Une autopsie sera pratiquée demain sur le corps de la jeune femme de 27 ans à l\u2019Institut médico-légal de Montréal.La fiche dentaire sera utilisée \u2018pour identifier officiellement la victime : CAUCHEMAR Suite de la page Al \u201c Personne ne sait depuis quand le corps se trouvait dans le fossé, bien à l'abri des regards à cause des hautes \u2018herbes.L'homme qui a trouvé le corps idif être passé par là à bicyclette trois vendredi et une fois samedi matin, sans trien remarquer.C\u2019est en changeant de \u201ctrajectoire pour éviter une crevasse \u2018dans le chemin que le cycliste a finale- sent fait la macabre découverte.* +».Roger Roy, un fermier résidant aus- - \u2018sid proximité, est pour sa part passé \u201ceudi en tracteur afin de couper le foin èn bordure du chemin.Il n\u2019avait alors .Yièn yu d\u2019anormal.sl VT Une voiture bruyante \"> Une résidante du secteur, qui n'a :- «pas voulu être identifiée, soutient .«qu\u2019elle a entendu trois jours de suite : De voiture suspecte qui passait en +.sfrombe sur le chemin Rivard, en direc- _ Won.de Saint-François-Xavier-de- Btompton.os .- «3» Selon la dame, la voiture au silen- : *Qèu£ bruyant circulait «à très vive allu- .: Yé» sur le chemin asphalté, négligeant i \u2018Brême d\u2019effectuer son arrêt obligatoire : Avant d\u2019enjamber le 6e Rang.L\u2019automobile serait passée mardi, mercredi et jeudi, toujours en après-midi et dans la même direction.>> Roger Roy et sa conjointe, Cécile Roy, affirment qu\u2019ils ont vu, une semai- fe plus tot, un véhicule qui pourrait chrrespondre à cette description.«C\u2019est um jeune qui \u201cessaye\u201d sa Ford Mustang Ÿerte», explique M.Roy, qui ajoute que ges manoeuvres sont courantes dans le wdisinage étant donné la faible présente policière.étant donné son état de putréfaction avancé.Ainsi, les parents n\u2019auront pas à identifier visuellement Julie et pourront «garder un souvenir intact» d\u2019une fille belle et souriante, selon les dires de M.Boisvenu.La police n\u2019a pas encore confirmé officiellement qu\u2019il s'agissait bien du corps de la Sherbrookoise.«Mais tout nous laisse croire que c\u2019est elle», se désole le père, qui a pratiquement abandonné tout espoir de retrouver sa fille vivante.«Le restant relève presque du miracle.» M.Boisvenu n\u2019est par ailleurs plus certain d\u2019offrir une récompense en échange de renseignements sur la disparition de sa fille.«C\u2019est encore trop tôt», a-t-il dit.Imacom, Éric Ponton Une amie de Julie Boisvenu est venue accrocher un bouquet de marguerites à un panneau de signalisation, hier après- midi.À l\u2019arrière-plan, on voit l'endroit où le corps de la Sherbrookoise a été retrouvé, dans un fossé profond d'un mètre.gg a .Let ri Sl os Lai Loo Coat aR sere gs of ri sepia Sia: \u20ac Imacom, Eric Ponton Le corps de Julie Boisvenu a été retiré, samedi, d\u2019un fossé du chemin Rivard, à Bromptonviile.Un cycliste qui passait par là a fait la macabre découverte.Marcel Bolduc replonge dans le passé malgré lui Isabelle Pion ipion@latribune.qc.ca SHERBROOKE « ( est certain que si ce sont encore des individus en liberté conditionnelle, ils vont entendre parler de moi!», lance Marcel Bolduc, qui s\u2019est lancé dans une croisade après l\u2019assassinat de sa fille Isabelle, en 1996.Bien que l\u2019on ne connaisse pas tous les détails entourant la disparition de Julie Boisvenu, Marcel Bolduc a été replongé dans le passé bien malgré lui depuis que la jeune Sherbrookoise de 27 ans a disparu de façon inexpliquée, le 23 juin.La découverte du corps sans vie à Sherbrooke, cette fin de semaine, a ranimé de vives douleurs.Même si ignore encore qui est l\u2019auteur du meurtre de la personne retrouvée, les circonstances du drame ressemblent tristement à l\u2019affaire Isabelle Bolduc.Rappelons que la jeune femme avait été enlevée, séquestrée, abusée sexuellement et assassinée le 30 juin 1996.Elle avait été retrouvée dans un boisé de Fleurimont.Trois hommes avaient été accusés dans cette affaire: Marcel Blanchette et Jean-Paul Bain- bridge, qui ont écopé de 25 années de prison, et Guy Labonté, qui a été libéré en mai dernier après avoir purgé cinq ans de sa peire pour séquestration.«Je vis ça difficilement.Ça me désole beaucoup.C\u2019est certain que ce ne sont pas des événements qu\u2019on souhaite qui arrivent», laisse-t-il tomber.C\u2019est déplorable que çà arrive de nouveau.Il faut se poser beaucoup de questions sur le profil des individus qui commettent des actes comme ça.» Le père de famille affirme qu'il pourrait entrer en contact avec la famille Boisvenu dès cette semaine, mais il attend qu\u2019il y ait des développements au niveau de l\u2019enquête.«C\u2019est sûr que sa famille a mes sympathies.Je déplore que ce soit arrivé», répète-t-il.Ce dernier ne cache pas qu\u2019il .a craint que la disparition ait un lien avec l\u2019un des hommes impliqués dans le meurtre de sa fille, Guy Labonté.Mais cette possibilité s\u2019est avérée impossible, puisque Labonté est retourné derrière les barreaux après avoir été arrêté pour conduite avec facultés affaiblies à Qué- \u2018bec.«J\u2019avais prévu à sa sortie qu\u2019il retournerait derrière les barreaux!» souligne M.Bolduc.Imacom, Éric Ponton Traces et Souvenances a repris la route pour un neuvième été consécutif, cette fin de se- moine.Ci-dessus, la metteure en scène Lysanne Gallant, Cécile Bourguignon, une passagère, Julie Normand, qui incarne Marie O'Malley, et Claude Labbé, chauffeur d'autobus à ln Société de transport de Sherbrooke.Une virée dans le passé et l'imaginaire Découvrir Sherbrooke sous un oeil nouveau a ES) sa a V4 0 avec Traces et Souvenances Isabelle Pion ipion@latribune.qc.ca SHERBROOKE S ur le pont Aylmer, enjambant la rivière Saint-François, les chevaux doivent trotter aux pas.C\u2019est la loi.Non, il ne s\u2019agit pas d\u2019un anachronisme, mais bien de la réalité.d\u2019autrefois! Une réalité que nous fait découvrir la production Traces et Souvenances, le temps d\u2019un après-midi.Témoin du passé, la sympathique Mary O'\u2019Malley nous invite à l\u2019intérieur de l\u2019autobus qui nous fera découvrir Sherbrooke sous un oeil nouveau, celui de l\u2019histoire.Si bien qu\u2019en ressortant, deux heures trente plus tard, on se rend compte à quel point on ne connaît pas ces lieux où l\u2019on se rend si souvent, riches en secrets de toutes sortes.Histoire d\u2019une autre époque Cape noire sur les épaules, chapeau décoré d\u2019une plume sur la tête, le fantôme de celle qui fut la servante d\u2019Alexander Galt se fait un plaisir de nous raconter les faits historiques de Sherbrooke et de nous faire découvrir des personnalités qui appartiennent à une autre époque.Cette dernière nous fait sourire en s\u2019étonnant de tous ces détails qui appartiennent à la modernité\u2026 et qui peuvent sembler bien banals à nous, mortels du présent siècle.Comme ces engins portatifs qui sonnent et qui nous permettent de parler à qui l\u2019on veut en tout temps, par exemple.La dame n\u2019hésite pas non plus à lancer quelques blagues sur les hommes au passage.Drôle, Marie O\u2019Malley l\u2019est; celle-ci a une grande facilité à rendre les gens à l\u2019aise et à créer une atmosphère de camaraderie entre les passagers.«Ce n\u2019est pas ouvert aux touristes, ici, ma- damel!», lance-t-elle alors que l\u2019autobus passe en face de ce qu\u2019elle appelle la maison des «Anges de l'Enfer», dans l\u2019arrondissement de Lennoxville.Autres personnages importants Traces et souvenances, c\u2019est aussi une brève incursion dans la vie de Mme Thompson, Gilbert Hyatt (Jacques Quintin), Géraldine Mollins et Andrew Paton.La metteure en scène de la production, Lysanne Gallant, est tout simplement magnifique lorsqu\u2019elle apparaît dans le décor champêtre de l\u2019Université Bishop\u2019s, dans la peau de Mme Thompson.Vêtue d\u2019une robe d\u2019époque bleu poudre, grand chapeau aux couleurs assorties, celle-ci nous raconte son étonnement d\u2019apprendre que sa fille souhaite poursuivre ses études à l\u2019université, chose rare dans les années 1800.Mme Thompson ne comprend tout simplement pas qu\u2019elle ne puisse se contenter de devenir une épouse parfaite., Partant de la Société d\u2019histoire de Sherbrooke, l\u2019autobus nous mène jusqu\u2019à larrondissement de Lennox: et s\u2019arrète à quelques endroits, nofam- ment au Centre culturel et du patrimioÿ- ne Uplands, à l\u2019Université Bishop\u2019$ «à la centrale Frontenac et à l\u2019ancienne usine Paton, notamment.: La promenade historique s\u2019avère tout à la fois un plongeon dans le passé et l\u2019imaginaire.Il est possible faire le trajet tous les samedis et dimanches de l\u2019été, et ce, jusqu\u2019au ler septembre.L\u2019autobus quitte le centre-ville vers 13h30 pour revenir à 16 heures.a quar mici tre-\\ cune deve Lundi | juillet 2002/ La Tribune A + \u2018 «Ç'a toujours ete epeurant» David Bombardier SHERBROOKE | es jeunes femmes de la région sont plus craintives que jamais quand vient le temps de quitter leur domicile.Les dames rencontrées au cen- tre-ville samedi soir sont unanimes: aucune ne veut sortir seule par crainte de devenir la prochaine Julie Boisvenu.«Ç'a un impact partout en ville, même dans les quartiers tranquilles», estime Patricia Beaulieu.Celle-ci, qui marchait rue Meadow avec sa copine Mélanie Boisvert, prévoit devancer de quelques heures les escapades nocturnes avec son chien.Les deux comparses ne craignaient pas de se promener entre filles au centre-ville puisque leur «chum de gars» n\u2019était pas bien loin.Krystel Favreau et Amélie Goulet déambulaient de leur côté rue Wellington Sud.La disparition de Julie Boisve- nu, ainsi que la découverte de son corps, a «donné un peu la frousse» à Mme Favreau, qui habite directement au centre-ville.«Avant, je me promenais seule.mais là, mème pour de courtes distances, nous sommes toujours à deux», raconte-t-elle.Son amie Amélie avoue que «ç'a toujours été épeurant en tant que fille» d'être seule au centre- ville.Quatre copines, prénommées Stéphanie, Marilyn, Candie et Brigitte, se tenaient pour leur part près du Living Room, où Julie Boisvenu avait passé une bonne partie de la soirée avant sa disparition, une semaine plus tot.«Je suis craintive d\u2019aller au Living, avoue Stéphanie.On ne sait pas: le gars qui l\u2019a enlevée est peut-être là ce soir.» Chose certaine, le quatuor s\u2019est divisé par moments en duos, samedi soir, mais jamats l\u2019une des filles ne marchera seule au cours des prochaines semaines.«C'est dégueulasse!» laisse pour sa part tomber Thaïs Briand, employée du bar-billard Le Scratch, qui avait fait une rare exception en étant seule rue Wellington Nord.«Ce soir, il y a tellement de policiers partout (en raison de l'opération policière) qu'il ne peut rien m'arriver», a-t-elle fait remarquer.«Depuis la disparition d'Isabelle Bolduc (en 1996), j'y pense toujouts chaque fois que je dois marcher seule, poursuit-elle au sujet d'un possible enlèvement.On a beau essayer d'y pen- sèr, ON ne sait jamais quand ça peut arriver.Il faut redoubler de prudence.» La police questionne des centaines de passants Des personnes ont des informations pouvant faire progresser l'enquête au sujet de Julie David Bombardier dbombard@latribune.qc.ca SHERBROOKE P hotos de Julie Boisvenu en main, une vingtaine de policiers et d\u2019enquéteurs du Service de police de Sherbrooke (SPS) ont in- : terrogé des centaines de fétards au centre-ville de Sherbrooke, samedi - soir, dans l\u2019espoir d\u2019obtenir des indices sur la disparition de la Sher- .brookoise.: L'opération extraordinaire s\u2019est tenue comme prévu de 23h à 4h.: même si le corps de la jeune femme de 27 ans avait été retrouvé quel- .ques heures plus tot.La vaste opération a permis de récolter «quatre ou cing témoigna- .ges intéressants», selon le porte-parole du SPS, André Lemire.Les ; jours qui viennent permettront de valider ces nouvelles informations.*«Ce sont de bons résultats, estime le porte-parole.Ce n\u2019est pas la - quantité de témoignages qui compte, mais la qualité.» D\u2019autres té- :moins n\u2019ayant pas voulu parler sur le coup pourraient aussi rappeler : les enquêteurs au cours des prochains jours, selon M.Lemire.+7 Jusqu\u2019à maintenant, plusieurs pièces du casse-tête sont encore :manquantes.Vers 4h du matin le 23 juin, Julie Boisvenu quittait ses amis en face du Ramada, rue Wellington Sud.Quinze minutes plus \u2018tard, son véhicule, une Kia 2000 de couleur bleu-mauve, heurtait une - borne-fontaine et une cabine téléphonique au coin des rues Meadow .et Wellington Nord.Deux heures plus tard, les policiers retrouvaient son véhicule accidenté dans le stationnement de la rue Dépôt, toujours au centre-ville.Finalement, le corps de la Sherbrookoise a été découvert samedi dans un fossé d\u2019un secteur rural de Bromptonville.À part ces quelques informations, c\u2019est le néant du côté des enquêteurs qui n\u2019ont, au dire de M.Lemire, toujours aucun suspect en vue.Reconstitution L'opération policière visait avant tout à visiter les endroits fréquentés une semaine plus tôt par la Sherbrookoise.L\u2019accent a donc été mis sur le Living Room, ou Julie avait passé une bonne partie de la soirée, et au Ramada, où elle a été aperçue pour la dernière fois.Pendant ce temps, d\u2019autres policiers circulaient à pied, interrogeant tous les passants et visitant l\u2019ensemble des bars du centre-ville.«Bonsoir! Cette fille-là est disparue il y a une semaine jour pour jour.Vous ne l\u2019auriez pas vue samedi passé?» répétaient inlassablement les agents, dont certains ont même dû écourter leurs vacances \u201cpour prendre part à l\u2019opération.«J\u2019en ai entendu parler, mais je ne l\u2019ai \u201cpas vue», a été la réponse la plus entendue.Les policiers ont ainsi remis des centaines de feuilles contenant la photo de Julie, sa description, les circonstances de sa disparition et deux photos de son véhicule.La plupart des passants ont offert leur entière collaboration et les quelques-uns détenant des informations plus pointues ont été interrogés dans le centre de commandement du !SPS, stationné au coin des rues King Ouest et Wellington Nord.Deux véhicules identiques à celui de Julie Boisvenu étaient aussi -Stationnés à des endroits stratégiques, l\u2019un rue Meadow, où la Kia avait passé une bonne partie de la nuit du 22 au 23 juin, et l\u2019autre dans le stationnement de la rue Dépôt.En voyant une réplique du véhicule, les fétards auraient ainsi pu se remémorer certains détails qui pour- \u2018raient faire toute la différence dans l\u2019enquête des policiers.Imacom, Eric Ponton L'agent François Pelletier interroge des habitués du bar Living Room sur la disparition de Julie Boisvenu.Craignez vous de vous promener au centre-ville ee epuis la dispari a Sabrina Gordon, Sher- Valérie Fafard, Sher- Vi Valérie Carbonneau, tion de Julie Boisvenu?icky Bissonnette, Sherbrooke: «Quand je suis avec mes chums de gars, ne me dérange pas.Même à ça, c'est sûr que j'ai peur un brooke: «C\u2019est sûr que toute seule, ouil Mais de toute façon, je n'ai pas l'habitude de venir seule au centre-villel» Sherbrooke: «Je trouve ça bizarre parce qu'il y a des caméras partout, et que les filles se font enlever quand mêmet» brooke: «Oui.Je viens souvent au centre-ville.Moi, je pars souvent à pied.» Imacom, Lic Ponton On voit ici l\u2019agent André Lemire au poste de commandement qu\u2019avait installé le Service de police de Sherbrooke samedi soir à l'intersection des: rues King Ouest et Wellington Nord pour interroger les passants détenant des informations pouvant être utiles pour faire propgresser l'enquête au- sujet de la disparition de Julle Boisvenu.peul» E> Kimberley Mastine, Brigitte Pelletier, Sher- Anne-Marie Couture, Sherbrooke: «Non.Mais Windsor: «Oui, mais je brooke: «Depuis ça (la les caméras, ils ne les ne viens pas souvent et disparition de Julie mettent pas aux bonnes je ne viens jamais le Boisvenu), c\u2019est pire.Je places» soir et toute seulel» ne me sens pas plus en sécurité parce qu\u2019il y a des camérasin Mirjane Cayer, Compton: «J'ai wal.ment peur.Je travai a Sherbrooke et je reste à Compton.Parfois je fais du pouce, mais je n\u2019en fais plus.Je ne me promène plus au cen- tre-ville seule * * Radio AM/FM stéréo 100 watts avec lecteur CD © Siege du conducteur à B réglages * Moteur 1,8L de 126 chevaux * Pneus toutes saisons 14 po ® Barres stabitisatrices avant et artière © Coussins gonflables © Dossier arrière rabattable 60/40 CLIMATISEUR INCLUS 199:.0% aspot de sécurtts Financement à l'achat et Transport et préparation indus! AUCUN VERSEMENT AVANT 90 JOURS !* \u201cLocation de 48 mois pour la Sortre XE 2002 « Option Plus « (C4LGS2 BK).Acompte ou échange ñ de 2 405 &.Limite de 19 500 km par année avec 0,10 $/km autre.Premier versement équivalent à un versement mensuel (toutes \u2018ares incluses) requis À a livraison.Assistance routière 24 h.Taxes, imrratriculation at assurance er sus.Sur approbation du crédit, \u201cOffre de financement & 1,8 % jusqu'à 36 mors ef ucun versement avant DO jours (aur tes fermes jusqu'à 60 moin) valable sur ine modèles Sontrs XE af GXE 2002 seulement.Aucun irdérêt ne nors calculé sur las GO premiers jours suivant le date de Evræson.Aprés 60 jours Je calcul dem mibeêts débute et l'acheteur remboursera le capitel et les intérête mensueflerent jusqu'à le fn du contrat.de financement: 20 000 $, à 1.9 % per année, équivaut à 571,11 $ par mois pander 38 mais.Frais de financement de 569,86 pow une obligation totale de financement de 20 550,85 $.Offre d'une durée kmitée.Voir votre concessionnaire participer pour tous les détais, Le modèle duatré ea! à tire indicatif seulernant.Le logo NISSAN est une marque de commerce de Nissan.; : www.aissanca 1800 387-0122 * LZ ; / # La Sentra XE adore ça.1,8\u201d 1 ze 4°; a 4 M La Tribune / Lundi } juillet 2002 PRÉSIDENT ET ÉDITEUR Raymond Tardif RÉDACTEUR ENCHEF Maurice Cloutier DIRECTEUR DE L'INFORMATION Michel Morin ADJOINTE AU DIRECTEUR Jacynthe Nadeau fot Opinions La malhonnêteté des riches nous fait mal Î ty a eu le scandale Enron; et maintenant WorldCom, auquel se joint encore Andersen.C\u2019est loin de chez nous; chez les riches Américains de Wall Street, dont les affaires de milliards de dollars sont bien au- dessus de nos préoccupations et de nos moyens.Pas sûr du tout.D'abord, au plan humain, on peut penser aux dizaines de milliers d\u2019emplois touchés par une faillite; chômage et souffrance en vue.Au plan économique, la relation est encore plus directe: plusieurs sociétés canadiennes, comme la Caisse de dépôt, la Financière Manuvie et bien d\u2019autres risquent de perdre beaucoup d\u2019argent dans cette faillite, la plus grande de l\u2019histoire américaine.Cet argent, c\u2019est notre argent, celui de nos épargnes et de nos fonds de pension, qu\u2019on ne peut tout de même pas voir fondre comme glace au soleil de juillet avec les années de vie que nous gagnons sans cesse.Il est évident que chaque fois que l\u2019économie nord-américaine s\u2019engouffre dans le scandale et la malhonnêteté d\u2019envergure, nous en payons le prix.Mais il y a pire perte: celle de la conscience professionnelle qui semble disparaître dans la vie et dans les affaires de ceux qui gèrent les intérêts de notre société.En d\u2019autres mots, l\u2019éthique ne fait plus partie des valeurs que privilégie notre monde, davantage préoccupé de profits individuels que de justice.Le déclin de l\u2019empire américain, disait Denys Ar- cand.Il est là, à la porte.Et plusieurs sont prêts à l\u2019ouvrir.Un bel exemple chez nous de la priorité de l\u2019intérêt sur celui du public est le refus par le syndicat des enseignants, préoccupé par ses membres, de se doter d\u2019un ordre Enfin les vacances! P lus ça change, plus c\u2019est pareil! Depuis la nuit des temps, les humains courent après le bonheur.force de courir, est-ce qu\u2019on va finir par l\u2019attraper, le - bonheur?Question exigtentielle s\u2019il en est une pour un dé- but-de vacances! Depuis quelques jours, la chaleur a réveillé nos rêves.Que de projets pour attéindre ce bonheur.Quand l\u2019été sera passé, que nous restera-t-il?\u2018Toujours avoir plus, toujours avoir miéux: c\u2019est une quête constante, Nous fautira-t-il attendre une autre année pour recommencer à rêver?ans une époque du ici et mainte- narit, du jetable, de l\u2019instantané, il est difficile d\u2019arriver à la satisfaction qu\u2019apporte la paix du coeur.Peut-être que notre chemin a dévié de son but, qué nous faisons fausse route dans cette quête du bonheur?Qui n\u2019a pas entendu, un jour ou l\u2019autre, une vieille personne parler du «bdn vieux temps» avec des soleils dans - les yeux.Et pourtant, la vie n\u2019était pas face.Quand on trime d\u2019une étoile à l\u2019autre, quand la survie dépend des ca- : priges de Dame Nature, quand une - simple étincelle peut détruire toutes les : possessions d\u2019une vie en un rien de temps, pour tenir le coup, pour surmonter les peurs, le découragement, à quelle valeur s\u2019accrocher?On disait de nos ancêtres qu\u2019ils avaient la foi.Dans notre monde matérialiste et individualiste, est-ce que la foi est morte?Non, j\u2019en suis certaine.Comme preuve, je peux témoigner de tous ces jeunes couples que je rencontre dans mon travail et qui demandent le baptême pour leur enfant.Nous devons cependant réapprendre à la nommer, cette foi, avec des mots et des expériences d\u2019aujourd\u2019hui.Chaque malheur apporte aussi une satisfaction, invite à un dépassement.La déconfessionnalisation des écoles nous ouvre les portes d\u2019un nouveau chantier.Dans notre milieu, de nouveaux projets voient le jour: Passage, Mond\u2019ami, Catéchèse symbolique.Certaines paroisses s'organisent.Il y en aura pour tous les goûts et tous les besoins (de 0 a 99 ans).Comme peuple et comme individus, nos ancétres nous ont transmis un héritage.Les valeurs qui les ont fait vivre, si nous ne voulons pas que la mondialisation nous les fasse perdre, nous devons rester aux aguets.En attendant tous ces beaux projets à l\u2019automne, profitons bien de nos vacances.Marie-Thérèse Mailloux est agente de pastorale.professionnel, préoccupé du public.Un autre?Nos représentants politiques, plus soucieux de généreuses ristournes aux copains que de juste utilisation des biens publics, refusant même la présence d\u2019un vérificateur général ayant l\u2019autorité de juger leurs Bonne Fête ! CANADIENS ET CANADIENNUES : actes.Un autre encore?Nos grandes agences de représentation qui facturent le gouvernement pour des rapports bidons ou des activités qui n\u2019ont même pas vu le jour.Ajoutez autant d'exemples que vous voulez: ils se trouvent en politique, en économie, en science, partout.L\u2019éthique professionnelle ne compte pour rien dans plusieurs secteurs de vie.Et on laisse faire.On n\u2019ose pas agir, se lever, prendre la parole, dénoncer: c\u2019est la démission totale de la société qui a perdu ses valeurs.Voilà ce qui est grave pour nous: la malhonnêteté des grandes sociétés n\u2019est que le grossissement des attitudes répandues un peu partout chez nous.On peut bien lancer la pierre aux riches Américains, ils demeurent un reflet de la société où nous vivons.Bien sûr, faire référence aux valeurs dans une société qui s\u2019en fout ne nous avance pas: il faut la police pour prendre les coupables et des tribunaux pour les punir.Et le grand art consiste à ne pas se faire prendre ou : savoir manipuler les lois.Car dans - une société qui a perdu ses valeurs, la- seule référence morale se trouve dans la loi.Si c\u2019est légal, c\u2019est moral.Un temps, on a pu croire que le débat éthique allait s'installer: quelques mots, par exemple, sur la moralité du clonage humain ont pu en faire réfléchir certains.Mais il y a une foule de sujets sociaux sur lesquels nous pourrions nous interroger, remuer notre conscience individuelle comme notre conscience commune.L\u2019éthique ne semble pas avoir d\u2019avenir chez nous: elle n\u2019a pas encore pris sa place dans la vie professionnelle, pas plus que dans les débats de société.Alors il faut toujours s\u2019attendre à d\u2019autres WorldCom.Il n\u2019y a toujours que les plus habiles qui ga- ' gnent.Au moins pour un temps.patlaramee@sympatico.ca REND 2.0.0 \u2019 1% Xe \u2018 -/ ers les années 1850, William Angus, un immigrant écossais, .- est-marchand de papier pour William -.Brooks, un manufacturier de pâtes et papiers de Sherbrooke.En 1859, Angus se voit confier la direction de l\u2019usine de Brooks avec Thomas Logan.L'entreprise de Brooks fait faillite en 1860.Angus et Logan deviennent les nouveaux propriétaires de la manufacture de Sherbrooke qu\u2019ils renomment Angus, Logan & Co.La guerre de Sécession aux États- Unis (1861-1865) leur assure un marché plus vaste et leur permet de hausser les prix.Grâce à cela, Angus et ses associés construisent l\u2019usine de Windsor qui est la première usine où l\u2019on fabrique de la pâte à papier avec du bois.Cette technique remplace peu à peu le papier fabriqué à partir de chiffons, de tissus usagés et parfois même de paille.En 1873, Angus se dissocie de ses associés pour créer sa propre usine.Les débuts William Angus choisit un site en bordure de la rivière Saint-François, où il pourra tirer parti des rapides qu\u2019on y trouve, Il choisit Westbury, un petit hameau (qui deviendra plus tard East Angus) desservi par le Québec Central, et y fait construire un barrage en 1881.L'année suivante, il y fonde la William Angus Company.En 1891, Angus s'associe à des investisseurs de la région pour construire une grande usine à papier, la Royal Pulp and Paper, qui fait faillite et renaît sous le nom de Royal Paper Mills grâce à l\u2019aide d'investisseurs américains.En 1896, Angus fait l'acquisition de la St.Francis Lumber Co, qui possède un territoire forestier de plus de 100 000 hectares.Prospérité et modernisation En 1907, la compagnie est achetée par la Brompton Pulp and Paper Company, première usine à produire du papier kraft au Canada (procédé à base de sulfate) d\u2019où l\u2019odeur qui est, encore aujourd\u2019hui, caractéristique de la papetière.Entre temps, de nombreux investissements sont faits pour mécaniser l\u2019usine.En 1914 et en 1918, deux autres machines sont construites pour la fabrication du papier journal.Mais le papier journal est abandonné en 1929, lors de la crise économique.En 1930, la compagnie passe entre les mains de la St.Lawrence Corporation.Entre 1952 et 1954, on assiste à une véritable modernisation avec l\u2019acquisition de machines beaucoup plus performantes, tandis qu\u2019on met fin à la drave pour préserver l\u2019eau de la rivière Saint-François.En 1961, l\u2019usine devient la Domtar, on ajoute une machine pour la fabrication de carton pour les boîtes d\u2019emballage et vers la fin des années 60, on agrandit les installations pour produire du carton ondulé, C\u2019est une période de grande prospérité autant pour les propriétaires que pour la ville elle-même, car il y a création de nombreux emplois indirects.Mais malheureusement, entre 1972 et 1977, la direction de Montréal limite les investissements dans l\u2019usine.De plus, la loi sur la qualité de I'environnement les oblige à apporter des modifications à leurs installations.À partir de 1977, on assiste à plusieurs grèves et lock-out.Il y a même La William Angus on 1885.À l'avant, on voit du bois floiter sur la rivière, qui servira à ali ans 00e se 8 75 We Lt - # Photo: Société d'histoire de Sherbrooke, Fonds RJ.Westgate monter l'usine.des menaces de fermeture, mais grâce - aux pressions de divers intervenants, - l\u2019usine demeure en opération.En septembre 1983, l\u2019usine est finalement vendue au groupe Cascades, dirigé par les frères Lemaire de Kingsey - D\u2019hier à aujourd\u2019hui : Falls.Ceux-ci obtiennent l'usine pour - une bouchée de pain, Ils la moderni- * sent au coût de 18 millions de dollars - et, en 1985, ils informatisent le contrôle de la production.Encore aujourd\u2019hui, l'usine est toujours polluante malgré les efforts évidents de tous.Et comme toujours, il y a - menace de fermeture de temps à autre, faisant craindre le pire à tous ces gens qui dépendent de l\u2019entreprise.Les employés ont même accepté des baisses de salaire dans les années 90 pour éviter la fermeture.En trois mots, nous pourrions simplement dire que Cascades est le coeur de l\u2019économie d\u2019East Angus, la petite ville qui, par son nom, honore la mémoire de son fondateur.CVA A La fab Y ay vos Ca Patrick Falardeau M.A Avec la collaboration spéciale | de Mélanie Champoux - Cette chronique hebdomadaire est une : collaboration de la Société d'histoire de - Sherbrooke et du Département d'histoire et de sciences politiques de l'Université de Sherbrooke.: AIRE VOUS VOULEZ NOUS ÉCRIRE?redaction@latribune.gc.ca .- 1 142444444440 0444405545 50 504 > La Tribune 1950, rue Roy Sherbrooke, J1K 2X8 Télécopieur 564-8098 x FRERE EI Svea A lé er ci ne AL AAR AL im bese mh + Erick Léveillé remporie une autre victoire Isabelle Pion ipion @ latribune.qc.ca SHERBROOKE | \u20ac pilote de course windsorois Erick Léveillée a remporté une autre bataille, vendredi: ce dernier a survécu à une importante intervention chirurgicale d\u2019une durée de trois heures, à l\u2019hôpital Enfant-Jésus de Québec.Les médecins avaient pourtant prévenu les parents que leur fils pourrait rendre l\u2019âme pendant l\u2019opération.Sa soeur Vicky explique que les chirurgiens ont prélevé des morceaux de peau du jeune homme et qu\u2019ils ont greffé son bras gauche et son abdomen.«Jl va un peu mieux, à ce que mes parents disent, explique Vicky Léveil- lée, la soeur cadette d\u2019Erick.Mais il faut attendre, il n\u2019y a encore rien de sûr.Il faut attendre 48 heures.Les médecins sont supposés le maintenir dans le coma trois semaines ou un mois parce que c\u2019est trop douloureux.» Rappelons que le jeune homme de 21 ans a été impliqué dans un accident à l\u2019Autodrome Drummond, samedi dernier.Ce dernier a été gravement brûlé sur 80 % de son corps.Les médecins estimaient ses chances de survie à 20 pour cent.Selon sa soeur, il n\u2019y a à peu près que les pieds et les épaules qui ont été épargnés.«II est fait fort, il va passer à travers!», lance-t-elle.Ça ne bouge pas beaucoup de jour en jour, il faut attendre.De la patience, il va falloir en avoir!» Au dire de celle-ci, ses parents se sont rendus à l\u2019Autodrome Drummond, ce matin, puisque Alain Léveillée était président d\u2019honneur pour une activité de Rêve d\u2019enfant.La jeune femme de 17 ans souligne que sa famille sent l\u2019appui de toute la population.Les coureurs de la classe Sportsman -la classe d\u2019Erick- ont même donné un drapeau à damier au pilote windsorois, avec leurs noms apposés dessus.Des gens de l\u2019Autodrome Drummond et l\u2019Autodrome de Granby ont aussi fait des prières pour lui.La famille a également créé une adresse courriel.Les gens qui souhaitent encourager Erick Léveillée et sa famille peuvent écrire à leveillee07@sympatico.ca.Isabelle Pion ipion @latribune.qc.ca SHERBROOKE nfin! Les chauds rayons du soleil ont tardé à nous faire sentir leur présence, mais il semble que l\u2019été tant attendu soit maintenant arrivé! Beaucoup de gens qui n\u2019avaient pas le nez plongé dans les boîtes en ont profité pour faire un tour à la plage, cette fin de semaine.Mais, malgré ce qu\u2019on pourrait croire, ce n\u2019était pas la cohue sur les plages estriennes.Si les gens n'ont pas boudé les rives de sable, ils ne les ont pas pris d'assaut non plus.C\u2019est qu\u2019il s\u2019agit que de la vraie première fin de semaine de beau temps! À la plage Blanchard de Sherbrooke, ouverte depuis le 22 juin, c\u2019est surtout les tout-petits et les jeunes enfants qui se risquaient à barbotter, certains suppliant leur maman de descendre un peu plus creux.La température de l\u2019eau affichait 73 degrés Celsius, ce qui n\u2019est tout de méme pas mal.mais qui n\u2019est pas très chaud pour les plus frileux! Sauveteurs heureux Mais il n\u2019y a pas que les tout-petits qui se réjouissaient de l\u2019arrivée du soleil et de la chaleur.Les sauveteurs aussi.Après tout, il est bien plus intéressant de surveiller une plage bondée qu\u2019une plage vide! «Quand il fait beau, on ouvre une semaine avant.Mais la température ne nous le permettait pas, soutient Olivier heures.Gravelle, sauveteur au parc Blanchard depuis maintenant trois ans.On a fait une seule journée de préouverture! On a eu notre première grosse journée samedi.» Hier, une centaine de personnes profitaient du beau temps à cet endroit vers 13 À la plage municipale de Deauville, il n'y avait que les enfants qui se risquaient à se mouiller les orteils lors du passage de La Tribune.Ceux-ci Lundi ! juillet 2002/ La Tribune A5\u201d Une première vraie fin de semaine à la plage Imacom, Eric Ponton La petite Sarah Laliberté a goûté aux joies de l'été, hier, à la plage Blanchard.monde.réputée pour être calme ct rarement noire de en dépit du fait que la vue sur le petit lac Magog vaut le déplacement! Rolande Boucher, de Drummondville, profitait de son côté de cette première fin de semaine ensoleillée pour «essayer» les motomarines de ses filles et pour cam- combinaisons nautiques.per dans la région.Pas plus que tard que la semaine dernière, celles-ci devaient encore utiliser leur Le soleil ardent suscitait pour le moins beaü- étaient visiblement heureux de goûter aux plaisirs de la saison estivale.Selon les gens coup d'espoir.«On ose espérer que c\u2019est fini cette pluie-13; on en a assez cul», lance Suzanne Gep- dron, accompagnée de son mari et de ses petits: Un dépassement de trop = #8 444 Vat CCE C ES aan 50 5 544 CES 1043 044444440004 h 2 0554 550 830 5953000 au a 4 NCA EST vn ews ct To La Tribune.Oliv icr Bouffard Une manoeuvre de dépassement a très mal tourné sur la route 112 dans le Canton de Magog, hier en fin d'après-midi.Selon les informations préliminaires recueillies auprès de témoins oculaires par cin ove Guy Roy, de la Régie de police de Memphrémagog, Une camionnette aurait tenté un dépassement avant de heurter de plein fo vet une voiture qui circulait en direction inverse, vers Magog.Le troisième véhicule, soit celui que la fourgonnette tentait de doubler, n\u2019a pas été impliqué dans la collision.L'inspecteur Roy a qualifié de «sérieuses» les blessures subies par les trois occupants des deux véhicules impliqués.Une d\u2019entre elles, dans une condition plus critique, aurait été acheminée directement au CHUS, à Sherbrooke, plutôt qu\u2019au Centre de santé Memphrémagog.de l'endroit, cette plage est JOSÉE BOULANGER enfants venus nager.Au dioprothésiste Pour une écoute différente PROCUREZ-VOUS le premier appar ell auditif ay AA Wi Télécommande intégrée dans une montre Essai\u2019 30 jours, sans frais ni obligation @ totalement numérique g qui Écoute.FN C3 Résultatst 7°.M se RECENT PRIE GAGNANTS LOIS ) \u201c FI Tirage du 6/6 0 2011 457,10$ | 5/6+ 3 201 145,70 $ CE 2002-06-28 5/6 144 3 352,40 $ 4/6 10 349 89,40 $ 08 22 41 43 48 49 3/6 197 080 10,00 $ .Vi les: 13319 365 $ Complémentaire: (46) Ps lot (appr.): 5000000 $ i.GAGNANTS LOTS A Tirage du 6/6 1 1 000 000,00 $ QJ un 5 1 COR! 5/6 40 500,00 $ 4/6 1045 50,00 $ e e - .08 17 19 23 39 45 3/6 19 734 500% 1 er i WU I i i et 2002 Complémentaire: (13) Ventes totales: 559 289,00 $ .\u2014\u2014 Tirage du GAGNANTS LOTS ru C | Re SUPER VA) .2002-06-28 777 G 2 500 000.00 $ ® AU PARC JACQUES-CARTIER ® 6/7 3 69 625,80 $ | 08131924304347 or 70 261090 $ 5/7 4 573 142,70$ GRATUIT ey RE sos 3/7+ 87 601 10,00 $ : 11 500 088 $ ' Jantes toiles lot (appr).50000008 3/7 799666 Participation gratuite À i ipti | Tradu ALLY Efgtra Tirage du ETT Course de 5 km (inscription sur place) ELD es és ges i NUMERO: LOT 4: Tente des enfants et jeux gonflables 06 07 09 10 16 19 23 24 25 27 +: DRE purs , 29 30 37 47 48 52 57 60 68 69 061546 100000$ f= EFI Hot-dogs gratuits pour les 1 500 premiéres personnes ET \u2014 \u2014 E ET Ouverture officielle au plancher de danse : po »% CF Cérémonie d\u2019assermentation des nouveaux canadiens NUMÉRO: LOT re Hymne national et levée du drapeau par la Ligue navale 054718 100000$ J de Sherbrooke i aff \u2014_\u2014 |.EEE Concert de l'harmonie de l\u2019Estrie et gâteau age du rage du Efjtra JTragedu |; EEE Spectacle de Catherine Durand 6e 6 \"0 NUMERO: LOT | EEE Spectacle de Mario Pelchat 060 0568 523 7301 768715 100000$ | EZ Feux d'artifices En cas de isparé etre coast aid \u201cSata de LÀ, cette darmière à profité. \u201cA6 La Tribune | Lundi } juillet 2002 LAVER + > 3 608 59382 4h es rrr TTT TTY - 3 \" ' I ~~ RETR oT of - I \u20ac =\u201d - ou * > = - BA Roc Bi bu ts jn rn Sl Mc SB xa 9 | ee ot a Mol 4d US OLET TRAILBLAZER {2-7 CHEVROLET 268 $ Mois\u201c «Meilleur véhicule intermédiaire d'entrée de gamme 478 $ Imois\u201d Location 48 mois pour sa qualité inifiale aux É.-U.» selon J.D.Power, Utilitaire sport infermédiaire 2002 le plus intéressant Location 48 mois selon J.D.Power.* Modèle LS 2 portes 4x4 ALERO
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