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Titre :
La tribune
Veuillez noter qu'il manque certaines pages, parties de page ou cahiers de la version née-numérique du journal La Tribune des années 2006 à 2008.
Éditeur :
  • Sherbrooke :La tribune ltée,1910-
Contenu spécifique :
Cahier 5
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Magazine week-end, ,
  • Genre
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La tribune, 2002-08-24, Collections de BAnQ.

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[" 4 LAAX AN A \u2018et : = VASE, LJ 0, 4 EN hte ay Eel moe oS AE VUE EE Lote Soe aia al oa loa La Tribune I Somedi 24 coût Frangois Berger LA PRESSE A I manquait toujours «quelque cho- 'se» à Benoît Chénier pour qu'il se sente bien dans sa peau.La vie à deux, lés petites amies, les sorties avec les copains, le gros salaire, la belle voiture, la grande ville et la vie d\u2019aventure, il a «tout essayé», dit le jeune homme de D6 ans qui vit aujourd\u2019hui dans l\u2019ascèse bénédictine, cloitré au monastère de Saint-Benoît-du-Lac.7* \u201cLorsqu'il a annoncé à son entoura- Be qu'il renonçait à son métier de mé- tanicien de marine à 60 000$ par an, aux plaisirs de la liberté et aux charmes de la vie montréalaise, le futur moine a dû souffrir la réaction de rejet ou d\u2019incompréhension de certains amis et d\u2019ex-blondes, mais la plupart de ses proches se sont montrés contents de son choix.Quant à ses p&ents et à ses deux soeurs aînées, «ils sgvent que je suis heureux», dit-il.=.Benoît Chénier n\u2019est pas un personnage de «l\u2019ancien temps», austère et ombrageux, mais bel et bien un souriant jeune homme plein de fougue du 21e siècle, de l\u2019ère d\u2019Internet et des stations spatiales.Son choix de «carrière», comme dirait un conseiller en orientation professionnelle, n\u2019en est pas un: il s\u2019agit plutôt d\u2019une vocation.«Mon Choix a été de dire oui à l\u2019appel de Dieu», explique-t-il en ajoutant qu\u2019il s\u2019agit pour lui du «seul moyen d'arriver ay-bonheur» .\u201cMais comment peut-on se faire Moine en l\u2019an 2002, au Québec?| Ÿ Le frère Chénier, qui depuis deux nfois vient de commencer son noviciat de: quatre années, après plus d\u2019un an de séjour au monastère de Saint-Benoît à tiître de postulat, n\u2019est pas unique en son genre.En fait, les monastères catholiques ont la cote auprès des jeunes Québécois en ce début d\u2019un nouveau alillénaire.Les cinq monastères masculins du Québec connaissent tous un renouveau des vocations, après un long déclin qui a parfois frôlé l\u2019asphyxie au cours des années 1990.Un phénomène récent Actuellement, un moine sur 10 est \u2018Un «p'tit nouveau», parmi les 130 qui habitent encore dans les monastères québécois (ils étaient près de 400 dans les années 1950).Le phénomène est très récent, à peine deux ans, selon les \u2018responsables du noviciat dans les cloi- \u2018tres pour hommes.Cette remontée de la vie monastique va d\u2019ailleurs dans le \u2018sens inverse de la déconfiture continue dès institutions de l\u2019Église catholique, minée par la désaffection des fidèles et l\u2019absence de relève ecclésiastique.:- Pourtant, les monastères n\u2019ont pas fait de campagne de recrutement, mais les moines de Saint-Benoît-du-Lac, par \u2018exemple, ont prié «spécialement» pour pbtenir de nouvelles vocations, dès le \u201cdébut de l\u2019an 2000.+.Est-ce une réponse à leurs prières pu tout simplement la volonté de Dieu, Mais aujourd\u2019hui le monastère de Saint-Benoît-du-Lac compte quatre novices parmi la cinquantaine de moines de l\u2019endroit?De plus, au moins un autre novice y fera son entrée à l\u2019autom- pe.; «Nous croyons voir dans ce qui se passe actuellement une réponse à nos prières, mentionne le maître des novices à Saint-Benoît-du-Lac, dom André vet * a Yor, fa Ta tp,\" ier .ice.François Berger LT fr LA PRESSE PTT Î , es Québécois sont de plus en -Æ plus en «quête de sens», consta- téat les chercheurs, les sociologues et les pratiquants de la vie monastique qui gent des «chercheurs de Dieu».es Si la vie de moine attire de plus en plus les jeunes, il en va de même pour Teligions orientales, par exemple, qui accueillent un grand nombre d\u2019adeptes dans leurs centres de méditation.Au Québec, le site Internet «Bud- ghism in Canada» répertorie 53 centres ____VICIO AÇCUEILLE LES FÊTES VICTORIENNES (Page 8.____.| tyles SORTIES * DÉCORATIONS + * HORTICULTURE Thetford Mines Ivic déménage aux Galeries Saint-Noël / Page E6 Mode Une rentrée sous le signe du denim / Page E3 au 2le siècle La Presse, Armand Trottier Le novice Benoît Chénier n\u2019est pas un personnage de «l\u2019ancien temps», austère et ombrageux, mais bel et bien un souriant jeune homme plein de fougue.Son choix de «carrière» n\u2019en est pas un: il s\u2019agit plutôt d\u2019une vocation.«Mon choix a été de dire oui à l\u2019appel de Dieu», explique-t-il en ajoutant qu\u2019il s\u2019agit pour lui du «seul moyen d'arriver au bonheur.Laberge.Ces chiffres nous encourage à poursuivre nos prières dans le même sens.» Un sens à la vie Les jeunes attirés par les monastères constituent une «toute nouvelle génération», généralement dépourvue d\u2019une éducation religieuse formelle et n\u2019ayant pas le contentieux des plus âgés avec l\u2019Église.Ces jeunes n\u2019en recherchent pas moins un «sens» à leur vie, disent les responsables religieux.Les déceptions de la «société de surconsommation» ne sont pas étrangères à un certain désarroi qui peut mener, par exemple, au suicide (principale cause de décès chez les jeunes) ou au.monastère.Benoît Chénier songeait lui aussi au suicide lorsque, âgé de 17 ans et en pleine déprime, il a été littéralement «séduit» par le chant grégorien entendu à l\u2019occasion d\u2019une visite au monastère des Cantons-de- l\u2019Est, en compagnie de sa mère dévote.Trop jeune pour entrer chez les moines à cette époque, il est retourné dans «le monde» pour y apprendre un métier et prendre de «l\u2019expérience de vie», avant de revenir, sept années plus tard, là où il s\u2019était senti assuré d\u2019avoir trouvé la «vraie vie».Les nouveaux candidats à la vie monastique, dans la vingtaine, «arrivent tous en même temps», confie le maître e «tourisme spirituel» en hausse des novices à Saint-Benoît-du-Lac, dom André Laberge.Le monastère a transformé, l\u2019été dernier, une partie de son hôtellerie en centre de stage pour les candidats à la tonsure, une première dans le monde monacal.En vivant quelques mois du côté des hôtes, les apprentis moines peuvent se faire une idée plus concrète de ce style de vie.Ils doivent suivre un programme de lecture et assister à certains offices parmi les sept qui ponctuent la journée ordinaire des moines, à partir de 4 h du matin jusqu\u2019à 8 h du soir.Si cette voie leur convient, ils seront invités à faire un postulat d\u2019un an au cloître et ensuite un noviciat de quatre annéés.Un engagement L\u2019idée du stage s\u2019est imposée d\u2019elle- même, dit le père Laberge.«Les jeunes d\u2019aujourd\u2019hui mettent beaucoup de temps à se stabiliser et à prendre un engagement; il s\u2019agit de tenir compte de leur évolution», note-t-il.À l\u2019abbaye trappiste d\u2019Oka, on songe également à instituer cette formule du stage, parce que «les jeunes sont attirés d\u2019abord par l\u2019expérience spirituelle, ils n\u2019ont pas nécessairement l\u2019envie de devenir moines», indique le frère Lucien Noël, maître des novices à ce monastère cistercien, où trois nouveaux font leur apprentissage en ce moment parmi la trentaine de moines.Il y a aussi beaucoup de candidats plus âgés, plusieurs novices ayant franchi le cap de la trentaine et même de la quarantaine.Mais les monastères imposent habituellement une limite d\u2019âge autour de 45 ans pour les vocations dites tardives, car un changement aussi radical de mode de vie est au-dessus des forces de la plupart des gens plus âgés.Au monastère cistercien de Rouge- mont, le père abbé, dom André Letarte, constate que les nouvelles vocations, que l\u2019on compte «à l\u2019unité», se manifestent surtout entre 35 et 45 ans.Il y a un quart de siècle, les candidats avaient plutôt dans la vingtaine, dit-il, en précisant qu\u2019il s\u2019agit aujourd\u2019hui de l\u2019exception.N\u2019empêche que ce petit monastère situé à 50 kilomètres de Montréal accueille en ce moment deux nouveaux de 25 et 28 ans qui tentent de s\u2019intégrer parmi les 15 moines.Chez les trappistes de Mistassini, au Lac-Saint-Jean, l\u2019arrivée de trois nouveaux parmi les 20 moines a fait chuter la moyenne d\u2019âge de 70 à 64 ans.À La Malbaie, le monastère des Petits Fréres de la croix, un ordre récent fondé en 1980, compte 11 moines dont la moyenne d\u2019âge est de 43 ans! Si les «appelés» à la vie monastique sont maintenant plus nombreux au Québec, tous ne sont pas «élus».D\u2019un monastère à l\u2019autre, la persévérance des nouveaux moines est de l\u2019ordre de un candidat sur cinq, au terme des cinq ou six ans d\u2019initiation qui mènent aux voeux dits perpétuels de pauvreté, chasteté et obéissance.Les sectes aussi prospèrent paisiblement bouddhiques.Les centres de yoga sont également nombreux.Outre la montée de l\u2019immigration orientale qui vient gonfles les rangs des bouddhistes et hindous, par exemple, on constate un intérêt grandissant pour ces religions et disciplines de la part des Québécois dits «de souche», mais aucune donnée globale n\u2019existe à ce sujet.Le regain d\u2019intérêt des Québécois pour la vie spirituelle de type contemplatif est indéniable, selon Richard Bergeron, franciscain et professeur émérite de l\u2019Université de Montréal.M.Bergeron, auteur du livre Les Pros de Dieu portant sur les théologiens, prêtres et religieux catholiques, consta- s\u2026 4 te que cet intérêt accru est «très récent» et correspond à une «redécouverte de l\u2019intériorité».Il en veut pour preuve, entre autres, la fréquentation assidue des hôtelleries des monastères.L'augmentation des clients ou retraitants est «évidente» depuis deux ans à l\u2019hôtellerie du monastère des Petits Frères de la Croix, à La Malbaie, dit le prieur de ce couvent, le frère John Cannon.Des visiteurs nombreux Au monastère bénédictin de Saint- Benoît-du-Lac, près du lac Memphré- magog, on a entrepris de tripler la superficie du magasin de l\u2019abbaye où les visiteurs se comptent par dizaines de milliers.Le «tourisme spirituel», pour l\u2019appeler ainsi, se développe encore du côté des sectes, selon l\u2019organisme Info- Sectes et le Centre spiritualités et religions lié à l\u2019Université de Montréal.Les deux organismes constatent une augmentation des «nouveaux mouvements religieux», appelés communément sectes, sans pouvoir toutefois qualifier cette recrudescence.II y aurait un millier de sectes au Québec, et quelque 500 groupes dits de «croissance personnelle».De toute manière, les sectes ne La Presse, Armand Trogiier Lorsque Benoît Chénier a annoncé son\u201d, intention de devenir moine, il a dû souf-\" frir de la réaction de rejet d\u2019amlis.\u201d - Pour revenir au novice Benoit Ché- nier, ce dernier se dit toujours aussi certain d\u2019avoir fait le bon choix aprés plus de 14 mois de vie communautaire au sein du monastère de Saint-Benoît: du-Lac.«Il est vrai que la vie de moine n\u2019est pas toujours facile, surtout poûr un jeune de ma génération, habitué à une vie facile.Bien que ma lune de miel soit terminée, je suis toujours aussi heureux.Méme que je dirais que je suis de plus en plus heureux!» \"CE a Hye Voir LES FILLES SONT AILLEURS en page-EZ > «font pas de vagues» en ce moment-et elles se développent «paisiblement» sous la protection des chartes québé: coise et canadienne des droits et libertés, dit Jean-Marie Yambayamba, directeur du Centre spiritualités ef religions.+ Quoi qu\u2019il en soit, une enquête commune du ministère de la Santé pf de l\u2019Institut de la statistique du Qué; bec, publiée en 2000, montre que_lég deux tiers des Québécois accordent tite grande importance à la vie spirituelle - ; Même le tiers des gens se disäni sans aucune appartenance religieusé donnent une grande importance A ig spiritualité! -3 53 rs es me 3 - 3 3 ?6 a\u201c. \u2018£ La Tribume _/ Samedi 24 août 2002 Les filles sont ailleurs \u2018 [a François Berger LA PRESSE - & - .= ; ontrairement aux monastères fe pour hommes, les cloîtres fémi- du Québec ne connaissent pas un
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