La tribune, 29 août 2002, Cahier 1
[" LWINDSOR: UN HOMME BARRICADÉ S'ENLÈVE LA VIE Tribun e LEADER DE L \"INFORMATION REGIONALE + Rita Lafontaine ouvre un théâtre à Ham-Sud Les arts Page D1 Page C1 Les sports La Tribune associée aux Mondiaux Jeunesse 20034 SHERBROOKE £7 JEUDI 29 AOÛT 2002 / 336 ANNÉE / NO 162 Ottawa veut le secret sherbrookois L'Université de Sherbrooke épate avec la commercialisation de ses recherches Gilles Fisette £fisete@latribune.qc.ca SHERBROOKE I\u2019 ex-recteur de l\u2019Université de ; Sherbrooke, Pierre Reid, maintenant sous-ministre chez Industrie Canada, s\u2019est vu confier le mandat d\u2019examiner de près la dynamique qui fait de son ancienne université la plus performante en Amérique du Nord lorsque vient le temps de commercialiser les fruits de ses recherches.C\u2019est ce qu\u2019a expliqué le ministre de l\u2019Industrie, Allan Rock, en entrevue éditoriale dans les locaux de La Tribune, dans le cadre de la visite qu\u2019il a effectuée à Sherbrooke, plus tôt cette semaine.«Nous souhaitons être capable de tirer des leçons et de les appliquer ailleurs au Canada car il y a, ici, à l\u2019Université de Sherbrooke, un modèle très efficace», a-t-il ajouté.Pour le ministre, il ne fait pas de doute que les universités, partout au Canada, sont au coeur de l\u2019ambitieuse Stratégie pour l\u2019innovation, le programme lancé en février grâce auquel le Canada veut accroître sa compétitivité avec les économies les plus productives du monde.«Ici, avec l\u2019Université de Sherbrooke et l\u2019Université Bishop\u2019s ainsi qu\u2019avec une communauté de gens d\u2019affaires vraiment vouée à l\u2019innovation, on a l\u2019occasion de faire la combinaison entre la recherche et le marché du travail, de 65* plus taxes, (Floride 1.755) transférer la technologie vers les entreprises.Je trouye à Sherbrooke les éléments-clés pour favoriser un développer ment économique important.» «Parmi les autres éléments de la stratégie d'innovation, il ÿ a naturellement le rôle des gouvernements.Est-ce que le cadre de réglementation est trop lourd?Est-ce qu\u2019on a des obstacles pour les entrepreneurs?Il faut examiner nos approches comme gouvernement.Il faut harmoniser les standards, les exigences.Il faut enlever des obstacles déraison: nables.Il faut ajuster les niveaux des impôts.» «Partout, au Canada, les préoccupations des entrepré- .Allan Rock Un déboisement contesté Luc Larochelle llaroche@latribune.qc.ca SHERBROOKE | ?amputation d\u2019une partie du couvert végétal du promontoire surplombant la rue Belvédère Sud | provoque des grincements de dents chez les voisins et as- | somme le conseiller du quartier, Robert Pouliot.L\u2019acqué- | reur d\u2019un terrain voisin de la salle de réception La Toque [2 rouge a rasé plusieurs arbres en prévision de la mise en B55 chantier de deux édifices à logements.La division d\u2019urbanisme de la Ville de Sherbrooke préci- |; que le propriétaire agit en toute légalité, en respect des | règlements municipaux.La partie défrichée est inférieure à | la superficie des terrains sur lesquels la municipalité exerce ix ; un contrôle avec sa réglementation sur l\u2019abattage d\u2019arbres.oT Endroits à cibler -* Pour le conseiller Pouliot, il n\u2019en demeure pas moins que l\u2019arrondissement du Mont-Bellevue est en voie d\u2019être dépouillé d\u2019un de ses joyaux.M.Pouliot entend demander au comité consultatif d\u2019urbanisme (CCU) d\u2019adopter une série de mesures afin de mieux protéger de tels îlots de verdure.«La Ville n\u2019a pas les moyens d\u2019acheter tous les terrains vacants sur lesquels il y a des arbres mais elle a au moins le devoir de cibler des endroits stratégiques et de planifier un développement limitant les impacts sur une forêt mature Ç comme celle-ci, qui comptait plusieurs essences prestigieu- [= ses», s\u2019indigne-t-il.M.Pouliot dit s\u2019être inquiété dès le début des travaux, samedi, et a dès lors procédé à des vérifications pour s\u2019enquérir du pouvoir des autorités municipales pour mettre un frein à ce déboisement.«Les deux lots défrichés, qui sont d\u2019une faible superficie et qui ne sont pas situés à l\u2019intérieur d\u2019une aire patrimoniale, ne sont donc pas visés par la réglementation sur l\u2019abattage d\u2019arbres», a confirmé hier l\u2019urbaniste Pierre Langlois.«Moi, je n\u2019ai pas le droit de me construire un garage à l\u2019arrière de ma propriété afin de ne pas nuire à la vue des k* voisins, mais mon voisin d\u2019en face, lui, a le droit de raser un boisé qui était digne d\u2019une carte postale!» proteste à son tour un voisin, Jean-Claude Pomerleau, qui habite de l\u2019autre côté de la rue Belvédère depuis 20 ans.«Ça fait pitié.La construction de petites maisons comme les nôtres, ça aurait été un moindre mal.Mais là, on vase | retrouver avec des bâtiments massifs à côté de nos propriétés», a également décrié Lise Seminaro.Le propriétaire demande diligence C\u2019est l\u2019homme d\u2019affaires Sylvain Brochu, propriétaire des deux magasins Instant Comptant, à Sherbrooke, qui a entrepris le défrichage des terrains qu\u2019il a récemment ac- quis.«Qu\u2019on me laisse le temps de réaliser mon projet avant Assommé résidentiels, le conseiller Ro Voir OTTAWA VEUT LE SECRET SHERBROOKOIS en page A2 Un autre pr Claude Poulin proces monstre.avec des\u201d mota ds mare - ° 3 MONTRÉAL n nouveau mégaprocès, celui d\u2019une cinquantaine de Bandi- dos, se profile pour l'hiver.La Courôn- ne demande au gouvernement de pouvoir court-circuiter l\u2019enquête préliminaire et passer directement au procès devant jury.Des 64 membres, recrues ou relations des Bandidos visés par la razzia policière du S juin dernier, 56 sont revenus en cour hier, dont 44 sont toujours détenus (ils comparaissaient par vidéo) et 12 avaient pu retrouver provisoirement leur liberté peu après leor arrestation.Le groupe rival des Hells Angels doit répondre à des chefs d\u2019accusation de trafic et de production de drogues (de la marijuana à l\u2019héroïne), de gangstérisme et de complot pour faire assassiner des membres de groupes rivauæ- fic de stupéfiants.Tous les accusés ne sont pas visés par toutes les accusations.Parmi les accusés on compte le pré: fondateur des Rock Machine en janvier tenté d\u2019assassiner Steven Bertrand, un cher, dans un restaurant de Montréal le 19 mars dernier.\u2026 - Bresse Canadienne a ace pour incendier leurs locaux et pour tris] sident national du groupe, Alain Bry-; nette, et celui du chapitre de Montréal, Normand Whissell; Salvatore Cazzetta, 1989.Patrick Hénault et André Desor- meaux sont également accusés d\u2019avoit - ami du chef des Nomads, Maurice Bou- par le déboisement pratiqué rue Belvédère Sud en vue de la mise en chantier de deux bâtiments Port Pouliot veut amener la nouvelle Ville de Sherbrooke à mieux protéger les rares îlots de verdure des anciens quartiers.Rock Machine de me juger.J'habite la rue Prince et j'ai l\u2019intention d\u2019em- , Suprem Automobile @ LAN boul, [LAT fie YS OER YF, h ménager dans l\u2019un des bâtiments.Je n\u2019irai tout de même pas saboter mon propre environnement.Pour ce qui est des plaintes des voisins, il y avait sûrement des arbres à l\u2019endroit où leurs maisons ont été construites.Ils me reprochent une coupe drastique en oubliant qu\u2019ils ont probablement fait la même chose», a-t-il commenté.Le président du CCU, Serge Pa- quin, habite lui aussi le secteur.«L'écran végétal qui était derrière ma propriété est grandement diminué et, comme les autres citoyens, j'aurais aimé qu\u2019il y soit à jamais.Mais il faut se faire à l\u2019idée que dans un milieu ur- di.i PR Pye visitent Ur rar Bishop\u2019 s bain, les terrains vacants sont appelés tôt ou tard à se développer», de dire M.Paquin.Ce dernier n\u2019est toutefois pas fermé à la suggestion formulée par son collègue Pouliot quant à l\u2019identification de nouveaux critères de protection.«J'ai de l\u2019ouverture à examiner ce que nous pouvons améliorer en autant que cela se fasse avec une approche réaliste.La Ville peut contraindre les propriétaires mais pas au point de les brimer ou de chercher à les neutraliser», a-t-il dit.7 P Depuis la fin de 2000, le groupe international des Bandidos a absorbé les Rock Machine, le principal adversaire des Hells Angels, en guerre contre eux depuis 1994.Outre le groupe des 56, quatre des accusés sont toujours recherchés; ce sont Jean-Claude Bélanger (36 ans), Jean-François Cyr (27 ans), Sylvain Gi- gnac (33 ans) et Reuben Robertson (39 ans).Alexandre Fortin est mort lors de son arrestation en Abitibi (il braquait les policiers, qui ont riposté).Il y a peu, Patrick Turgeon (27 ans) a bénéficié Voir AUTRE PROCÉS M MONSTRE en n page 42 \u2018 MORE ES 14 GN ETRE ORR PRR, Tw ey he WARE or AE FOI Hr 5 Re OO Bc HE Re JO Bo nT = xolli » Ciba hd .\u2018A2 La Tribune | Jeudi 29 coût 2002 pr } Sherbrooke LaTribune ].: écrit l\u2019histoire \u201cau quotidien UNE G L\u2019ARRONDISSEMENT DU MONT BELLEVUE 1950, rue Roy, Sherbrooke, J1K 2X8 \" www.cyberpresse.ca | VICE-PRÉSIDENT FINANCES ET ADMINISTRATION | PRÉSIDENT ET ÉDITEUR Raymond Tardif René Morin > REDACTION PUBLICITE + (819) 564-5454 (819) 564-5450 i Télécopieur 564-8098 Télécopieur 564-5482 RÉDACTEUR EN CHEF François Fouquet Maurice Cloutier ADJOINTS DIRECTEUR DE L'INFORMATION Alain LeClerc + Michel Morin Christian Malo 3 ADJOINTE AU DIRECTEUR ANNONCES CLASSÉES + Jacynthe Nadeau (819) 564-2222 TECHNOLOGIE ET INFORMATIQUE l'élécopieur 564-5482 DIRECTEUR Lundi ou vendredi : 8 h 30 à 16 h 30 P René Béliveau wi _ ADJOINT .Stéphane Garant ABONNEMENT ET TIRAGE 1 PRODUCTION (819) 564-5466 np DIRECTEUR Sans frais 1 800 567-6955 André Roberge DIRECTEUR ADJOINTS André Custeau Siceve Rancournt ADJOINT P Michel Doyon Serge Nadeau OTTAWA VEUT LE SECRET .SHERBROOKOIS Suite de la page A1 neurs tournent autour du manque de travailleurs compétents.Il faut travailler davantage avec nos partenaires dans les provinces pour faire en sorte que nous ayons un système de formation coopératif pour préparer en temps réel les gens dont ont besoin les entreprises.D'ici 2010, on va avoir des changements démographiques au Canada.En 2010, on ne pourra satisfaire les demandes de travailleurs compétents.On devra recrufer a I'extérieur.» Comme le souligne le ministre, «nous sommes en compétition féroce avec les Etats-Unis, avec l\u2019Angleterre, avec l\u2019Allemagne, avec les autres pays industrialisés.Tous les pays ont leur propre stratégie d\u2019innovation.Nous ne sommes pas seuls».Changement à la BDC Un autre défi, a par ailleurs signalé M.Rock, demeure l\u2019accroissement des capitaux de risque pour toutes les générations d\u2019entreprises.«On vit une pénurie de capitaux de risque.On a la Banque de développement du Canada mais plusieurs disent que la Banque n\u2019est pas là lorsqu\u2019il y a un besoin de capitaux de risque.Jai.parlé avec la direction de la Banque.On regarde la possibilité de changement.On a créé un fonds spécial de 200 millions $ pour les PME des biotechnologies.On est aussi en discussion avec la BDC pour créer un fonds des fonds.C\u2019est à dire utiliser la BDC comme un instrument de gestion d\u2019un fonds créé par des contributions des banques à charte, des compagnies d\u2019assurances, des grandes corporations.L\u2019argent serait administré par la BDC mais selon des critères établis en commun par tous les partenaires.Nous sommes en discussion et j'espère que ce sera en place au cours des mois qui viennent.» Selon le ministre, l\u2019objectif canadien est de doter le pays du même niveau de capital de risque par habitant que celui des Américains, d'ici 2010.AUTRE PROCÈS MONSTRE Suite de la page A1 d\u2019un arrêt du processus judiciaire.Enfin, deux ont plaidé coupables cet été à une accusation de gangstérisme : Gaé- tan Gallien (36 ans) a écopé 18 mois de prison; Jean Beaudry connaîtra sa peine le ler octobre.Aux 56 qui comparaissaient hier devant le juge François Doyon, la Couronne (Me Jean-Claude Boyer) a annoncé une enquête préliminaire de cinq mois à compter du 18 novembre.Mais celle-ci n\u2019aura probablement pas lieu, car le Procureur général devrait, dès le début octobre, autoriser la Couronne à aller directement à procès devant jury.Il est plus que douteux que le procès commence avant le début de 2003, car la preuve contre les accusés, que la Couronne a l\u2019obligation constitutionnelle de leur communiquer, ne sera totalement disponible qu\u2019autour de la mi- septembre.Les chefs de police veulent des peines plus sévères Presse Canadienne QUÉBEC | es chefs de police canadiens réclament des peines plus sévères pour ceux qui cultivent la marijuana.Au terme de leur 97e congrès annuel, les membres de l\u2019Association canadienne des chefs de police ont rendu publiques hier plusieurs recommandations.À contre-courant de certains politiciens qui commencent à parler de décriminaliser la marijuana, les chefs de potice rappellent que la culture illégale du «pot» profite au crime organisé.«Ce sont les groupes les plus criminalisés au monde qui gèrent ces productions, insiste le commissaire de la GRC Giuliano Zaccardelli.Allan Rock n'en est pas à la décriminalisation de la mari Le comité des Communes fera ses recommandations en décembre Gilles Fisette gfisette@latribune.qc.ca SHERBROOKE 2 S il a permis l\u2019usage de la marijuana à des fins thérapeutiques lorsqu\u2019il avait entre les mains le portefeuille de la santé, le ministre Allan Rock n\u2019adhère pas automatiquement à la décriminalisation de cette drogue.«Ce sont deux choses séparées», a- t-il expliqué alors qu\u2019il était en entrevue éditoriale dans les locaux de La Tribune, plus tôt cette semaine.Comme l\u2019explique le ministre de l\u2019Industrie, «nous avons demandé au comité de la Chambre des communes d\u2019examiner étroitement toute cette question (de la décriminalisation de la marijuana), d\u2019établir la stratégie du Canada envers les drogues illégales.Le comité doit examiner les approches dans d\u2019autres pays.Il doit parler avec la police, les gouvernements provinciaux, les médecins, les parents, les communautés.Le comité va revenir au mois de décembre avec ses recommandations.Je vais attendre ces recommandations.Je vais participer activement à la discussion, après ça.Pour le moment, c\u2019est au comité à examiner toutes les options et à faire ses recommandations.» Il a ajouté qu\u2019il n\u2019y pas de liens automatiques entre le fait de l\u2019accorder à des fins thérapeutiques et un cheminement qui conduirait inévitablement à la décriminalisation.«En ce qui concerne la marijuana à des fins thérapeutiques, ce que j'avais conclu c\u2019est qu\u2019on avait déjà rendu disponible aux malades toutes sortes de produits pharmaceutiques puissants, des drogues en effet, comme la morphine, l\u2019héroïne, une vaste gamme de produits prohibés pour la plupart dans la rue, mais permis pour des fins médicales.Ça n\u2019avait pas de sens de nier aux malades l\u2019accès à la marijuana s\u2019il y avait des témoignages que cela peut les aider à surmonter des symptômes.ou des douleurs reliés à leur maladie.Alors nous avons créé un programme.» + CONTEMPORAINE LE CHEMISIER FLEURS DE BRUEGEL 59.95 Contemporaine notre collection exclusive.Pure soie, fleurs en touches dominantes de rouge géranium et vert de jade sur fond doré.6 à 16 tailles régulières et petites.Rég.75.00 Jupe suède 150.00 .| D) SIMONS QUÉBEC PLACE STE-FOY © GALERIES DE LA CAPITALE * VIEUX-QUÉBEC, MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO, LAVAL CARREFOUR LAVAL, SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE
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