La tribune, 12 janvier 2004, Cahier 1
[" La Tribune 94e année, no 273 SHERBROOKE LUNDI 12 JANVIER 2004 La Tribune LEADER DE L'INFORMATION RÉGIO : SPORTS : St-François 3, Pont-Rouge4 (P) | ÉCONOMIE : Après les Fêtes, les factures B3 65¢ plus taxes, Floride 1 755 Incendie mortel à Weedon Une femme de 44 ans périt dans les flammes en voulant récupérer son chat Marc Thompson | i WEEDON n incendie majeur a fait rage dans une résidence de Wee- don, durant la nuit de samedi à hier, faisant une victime en plus d\u2019incommoder les deux autres personnes qui y dormaient.Il était environ une 1 h 20 du matin lorsque les occupants de la maison située en bordure du chemin Fontainebleau, un homme, sa conjointe et son enfant, ont été alertés par les avertisseurs de fumée, qui ont même réveillé les voisins.Chacun d\u2019eux est parvenu à sortir de la maison, même la locataire de la maison, Johanne Paré, qui y est retournée, sans jamais en ressortir.«Ils étaient tous dehors, mais Johanne est retournée en dedans pour aller récupérer le chat.Son gars l\u2019aimait beaucoup.et elle voulait le sortir de là», mentionne le frère de la victime, qui se trouvait sur les lieux du brasier durant la journée, hier.Les pompiers de Weedon sont arrivés sur les lieux de l\u2019incendie un peu avant deux heures.L\u2019homme et l\u2019enfant étaient dehors à ce moment, alors que son AS - 2004 putes al pr cents gi ges as a > ; ve A A ) £2 2 EE Sg ÊSE we Lau LR ge Re Il ne restait à peu près plus rien hier de la maison où Johanne Paré a perdu la vie au cours de la nuit en bordure du chemin Fontainebleau.La Tribune, Marc Thompson la dame manquait à l'appel.«La maison a brûlé jusqu'à environ ting heures sans qu\u2019on ne puisse jeter un coup d'oeil en dedans.Après avoir maîtrisé les flammes, les pompiers et les enquêteurs ont pénétré dans les décombres pour fouiller.C\u2019est vers 8 h 30 qu'on a retrouvé la dépouille de la femme de 44 ans», a déclaré le responsable des relations aux médias de la Sûreté du Québec, Louis-Philippe Ruel.Ce dernier a pris soin d'ajouter qu\u2019il reviendra au coroner de confirmer l'identité de la victime, puisque la dépouille était dans un état qui n\u2019en permettait pas l'identification.L'homme et l'enfant, quant à eux, ont été transportés au CHUS de Fleuri- mont, où ils ont été traités pour une intoxication des bronches, après avoir été exposés à la fumée pendant plusieurs minutes.Il a été impossible de joindre les pompiers de Weedon, hier, mais l'agent Ruel a souligné qu\u2019aucune cause n'avait été identifiée encore.On enqué- tera donc au cours des prochains jours.Le feu fait aussi des ravages à Magog et dans les Bois-Francs pages A3 et BS Louise Elliott (PC) MONTERREY (Mexique) réer une chimie: c\u2019est la priorité du premier ministre fédéral Paul Martin pour son téte-a- tête avec le président américain George W.Bush prévu cette semaine.Au cours du vol qui l\u2019amenait hier à Monterrey pour le Sommet des Amériques, M.Martin a déclaré que l\u2019amélioration des rapports avec le président américain exige plus qu\u2019une liste de priorités.C\u2019est une question de chimie entre deux individus.«C\u2019est important d\u2019apprendre à connaître M.Bush», a déclaré le premier ministre aux journalistes.Il espère mettre sa touche personnelle dans ce sommet de deux jours, amener une démarche moins formelle.En marge du Sommet, M.Martin rencontrera l\u2019occupant de la Maison blanche demain pour un entretien d\u2019une demi- heure.«Jignore ce que peuvent bien nous apporter les séances officielles oll chacun doit lire son discours, mais dans une rencontre a batons rompus, il y a un véritable échange et c\u2019est ce qui compte pour moi.» Des enjeux délicats seront au programme, a confirmé M.Martin, notamment le litige sur le bois d\u2019oeuvre canadien exporté aux États-Unis; le «respect du passeport canadien» en regard de l\u2019affaire Maher Arar, ce Canadien déporté en Syrie depuis New York; mais surtout, la crise de la va- Martin veut d'abord mieux connaître Bush che folle qui fait mal aux éleveurs de boeuf canadiens.Dans un communiqué diffusé avant son départ, le premier ministre a réitéré sa volonté de «raffermir les relations positives» entre les deux pays.Pour sa première sortie à l\u2019étranger à titre de premier ministre, M.Martin veut se démarquer de son prédécesseur, Jean Chrétien, et mieux connaître personnellement les autres dirigeants.Le précédent locataire du 24 Sussex avait été critiqué pour avoir envenimé les relations avec nos voisins du Sud.M.Chrétien affirmait que l\u2019amitié entre les chefs d\u2019État ne comptait guère dans le cours des relations internationales.Son successeur entend discuter de multilatéralisme avec Bush fils.«Pes- père que nous pourrons parler de la perspective internationale plus large du Canada, de cette décennie très importante à mes yeux, et du rôle très important des institutions internationales.» Par ailleurs, M.Martin est sceptique quant aux chances d\u2019en arriver à un libre-échange englobant les Amé- riques pour l\u2019échéance prévue le ler janvier 2005.C\u2019est trop «optimiste», a-t-il jugé.Le Canada devrait plutôt signer des accord bilatéraux avec ses partenaires en attendant.En retard à son 1er rendez-vous (B1) Nuageux Max.-6 Min.-15 soleil: 10 498: peer PEN RRP \u201cag | Arts\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026.DI Météo.D4 Chez nous.B4 Mérite.B6 Déces.D4 Monde.B2 Mots croisés .D3 Opinions.A4 Sports .C1 Économie \u2026\u2026 B3 Éphémérides.D3 Horoscope \u2026\u2026 D3 PTS VOTRE GM ! CAVALIER 4 PORTES > 2004 BAN > he _ anil Aad FR RS p ee == 3 È [Raye fol ] mx Le commerce L'Animatout a reçu la visite d'un voleur qui en était, selon toute vraisemblance, à son quatrième vol qualifié en 11 jours à peine.Hold-up à L'Animatout La police épingle un suspect soupçonné de trois autres vols Evelyne Leblanc eleblanc@latribune.qc ca SHERBROOKE n homme de 41 ans de Sherbrooke serait parvenu à effectuer trois vols à la pointe d\u2019un U pistolet de départ dans autant de commerces.Sa série de vols perpétrés depuis le ler janvier serait par contre ar- rétée hier soir, alors que les agents du Service de police de Sherbrooke (SPS) lui ont mis la main au collet.C\u2019est à L'Animatout des Promenades King que l\u2019homme a sévi pour la dernière fois, hier à 16h56.«II a été pris alors qu\u2019il sortait du terrain du centre commercial et avait déjà réussi à changer un peu son habillement, explique le lieutenant Claude Lemieux du SPS.Depuis début de janvier, il s'agirait de son quatrième vol qualifié dans le même secteur.Selon sa manière de se sauver à pied.nous pouvions savoir dans quel coin il résidait.Nous faisions de la surveillance avec des véhicules de patrouille fantôme dans ce secteur et avions un plan d\u2019attaque sur papier pour le traquer.Ce plan a très bien fonctionné aujourd\u2019hui (hier), car nos policiers sont arrivés sur les lieux quatre minutes après le vol.» Depuis le premier de l\u2019An, l\u2019homme aurait ainsi effectué des vols au restaurant Subway situé au coin de la rue King et du boulevard Jacques-Cartier, au Vidéo-Flash à l\u2019angle des rues King Ouest et Robidoux, à la pharmacie des Promenades King et, finalement, à L\u2019Animatout.Le méme manége «L\u2019homme utilisait toujours le même modus operandi, ce qui nous a permis de relier les vols.II effectuait ses vols avec un pistolet de départ, soit une genre de pistolet qui fait du bruit au début d\u2019une course de chevaux.Il demandait seulement le contenu du tiroir-caisse et, ensuite, il fuyait en courant.II avait toujours quatre ou cing couches de vétements ce qui lui per- Imacom, Claude Poulin mettait de changer rapidement son apparence dans sa fuite», précise le lieutenant Lemieux.De même, l\u2019homme dissimulait son visage à l\u2019aide du capuchon d\u2019un gilet ou en remontant le col de son chandail durant son vol.«II pouvait faire le vol avec un gilet à capuchon noir et l\u2019enlever.Il se retrouvait alors, par exemple, avec un gilet gris.Il ne correspondait donc plus à la description que faisaient les gens aux policiers.Les agents auraient donc pu passer à côté de lui sans se douter que c'était lui», ajoute-t-il.«D'ailleurs, les gens étaient incapables de nous donner une description suffisamment précise pour effectuer un portrait-robot parce qu\u2019il cachait en partie son visage.» Au moment de son arrestation hier, l\u2019individu portait l\u2019un des vêtements décrits lors d\u2019un précédent vol.De plus, il dissimulait sur lui l\u2019argent et le pistolet.L'homme n\u2019était pas connu des policiers de Sherbrooke, mais l\u2019était, entre autres, des policiers de Magog.Il comparaîtra ce matin au palais de justice de Sherbrooke et devrait être accusé de vols qualifiés.A ENSUITE DECROCHEZ JUSQU'A 10 0008 J ET MEME VOTRE VOITURE GRATUITE! A2 La Tribune SHERBROOKE LUNDI 12 JANVIER 2004 RARE Le ministre Denis Paradis s'arrête à La Tribune Soulagé de 3600 $ après avoir roulé sur la 206 Evelyne Leblanc eleblanc@latribune.qc.ca SHERBROOKE arcel DeSenneville a été vic- M time bien malgré lui, et à deux reprises, du laxisme dans l'entretien de la route 206 qui mène à Coaticook.La facture est salée: 3600 $ de réparation sur sa camionnette en moins de deux semaines.Le 26 décembre dernier, M.DeSen- neville est resté immobilisé avec son véhicule dans près d\u2019un mètre de neige sur la route 206.«II était dépassé 10h30.À cette heure, cette route principale aurait dû être ouverte.Je reste dans le fin fond d\u2019un rang de Saint-Isi- dore-d\u2019Auckland et les chemins étaient tous déneigés jusqu\u2019à ce que j'arrive sur la 206», souligne l\u2019homme qui possède un commerce à Coaticook.En descendant une pente, il a vu un premier véhicule enlisé.À cet endroit, il y avait beaucoup plus de neige accumulée.«Il y en avait tellement que lorsque je me suis arrêté, j'étais en train d\u2019ouvrir le chemin et il y avait de la neige par-dessus mon pare-chocs», raconte M.DesSenneville soulignant que deux autres voitures se sont enlisés par la suite au même endroit.En tentant de se sortir de ce bourbier, l'homme a par contre endommagé la transmission du véhicule.Une première facture de 2600 $.«C\u2019est le père de l'homme qui déneigeait auparavant la route qui est venu nous sortir de ce banc de neige.Au ministère, on m\u2019a répondu que les deux camions de l\u2019entrepreneur en charge du déneigement étaient en panne et que personne ne viendrait nous sortir de là avant midi.Et puis, la route était fermée, mais rien ne l\u2019indiquait» Comble de malheur, le 7 janvier, alors qu\u2019il revenait de son commerce de Marcel DeSenneville a peine à tenir ce son de son poids, soit quelque 20-25 ki .La Tribune, Evelyne Leblanc pair de chasse-neige, en rai- os.Le 7 Janvier dernier, ce patin se trouvait au milieu de la route 206.Coaticook, M.DeSenneville a heurté le patin d\u2019un chasse-neige qui se trouvait en travers de la chaussée.«Il devait être 22 h 30, il faisait noir et il avait neigé un peu.J'ai vu quelque chose dans le chemin, mais j'ai cru qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un morceau de glace.Je n\u2019ai pas pu l\u2019éviter», explique-t-il.Il s\u2019est donc immobilisé sur l\u2019accotement pour voir de quoi il s\u2019agissait.C\u2019était un patin de chasse-neige de plus de 25 kilogrammes qui venait de frapper l\u2019essieu arrière de son véhicule.Résultat: une seconde réparation et une facture de 1000 $.«J\u2019ai fait vérifier la pièce par mon garagiste et il m\u2019a dit que ce serait une soudure mal faite qui aurait lâché, car les boulons sont toujours là», précise M.DeSenneville.Depuis qu\u2019il possède son commerce à Coaticook, soit depuis 17 ans, jamais il n\u2019a eu de problèmes à circuler sur la route 206 en plein hiver.Selon lui, la route a toujours été déneigée tôt le matin.«Il me semble que le ministère ne devrait pas seulement regarder le montant des soumissions reçues, mais surtout l\u2019état des machineries et camions des soumissionnaires, ainsi que l\u2019expérience de leur personnel», estime M.DeSenneville.L\u2019homme a décidé de réclamer les réparations qu\u2019il a dû effectuer sur sa camionnette au ministère des Transports.«J'ai appelé le ministère pour me plaindre et pour leur réclamer les dommages causés par ces négligences.On m\u2019a répondu de leur écrire des lettres pour chaque réclamation, ce que j'ai fait.J'ai fait rédiger ces lettres par un notaire pour m\u2019assurer que tout soit en ordre.Si je n\u2019ai pas de réponse et que le dédommagement n\u2019est pas raisonnable, j\u2019amènerais le ministère et l\u2019entrepreneur devant la Cour des petites créances.» M.DeSenneville espère que le ministère utilisera l\u2019amende qu\u2019il a imposée à l\u2019entrepreneur pour dédommager les gens qui ont subi un préjudice, qu\u2019il invite à se manifester et à réclamer leur part.Les déneigeurs privés éprouvés Evelyne Leblanc SHERBROOKE ¢ la neige, il en est tombé, mais aussi beaucoup de pluie.Ce cocktail de mauvais temps n\u2019a pu faire autrement que de compliquer la donne dès que la température est descendue sous le point de congélation.Finie la gadoue (et la belle neige cotonneuse), voilà la glace! Pour les entrepreneurs privés en déneigement, le mois de décembre n'a pas été de tout repos.Ils n'ont pas eu beaucoup de répit, ils ont travaillé fort et durant de longues heures.Mais voilà que l'hiver n\u2019est pas terminé.«J'ai une moitié de contrats à l\u2019heure et une autre moitié à l'année.C\u2019est certain que ceux à l'année ne seront pas les plus rentables cette année, mais les autres contrats me permettent de bien rééquilibrer les choses.Et puis, il peut bien ne pas neiger pendant le prochain mois, qui sait», explique Maurice Bolduc, qui fait du déneigement chez des particuliers et des commerces depuis une quarantaine d'années.Transport rentable Même constat pour Alain Préfon- taine: «Pour les contrats fixes, on ne fera pas de profits avec ces cours cet hiver.On se reprend par contre sur le transport de la neige qui compense d\u2019une certaine façon les pertes.Il faut le dire: ce n'est pas avec l'hiver qu\u2019on se met riche.Ça nous permet simplement de boucler l\u2019année, sans plus», souli- gne-t-il alors qu'il faut de l\u2019excavation et du transport de terre durant la saison estivale.Selon M.Bolduc, il n\u2019a pas déployé ses équipements plus souvent que par les hivers passés.«II y a seulement plus de neige à la fois.Je suis bien équipé alors je n\u2019ai pas de problèmes de ce côté.Le problème, c\u2019est plutôt qu\u2019on Ne sait plus où mettre la neige.En fait, travailler n\u2019a jamais fait de mal a.personne, ça fait du bien et il ne faudrait pas trop se plaindre», ajoute-t-il.La pire contrainte que les dénei- geurs doivent affronter présentement, comme l\u2019affirme M.Préfontaine, c\u2019est la glace qui ralentit considérablement le travail.«L'histoire, c\u2019est qu\u2019à chaque tempête de neige, il y a eu de l\u2019eau.La neigé est ainsi plus lourde ou plus difficile à briser.Et puis, nous n\u2019avons pas pu profiter du temps des Fêtes avec toutes ces tempêtes», de remarquer M.Préfontaine.«II ne serait pas surprenant que dans trois semaines, à la prochaine lune, le temps se refroidisse un peu.Là, la température joue au yo-yo entre le point de congélation et -10 degrés», ajoute-t-il.Le père et le fils trouvés pendus: des lettres pourraient éclairer les enquêteurs Jean-Pierre Boisvert DRUMMONDVILLE es lettres trouvées sur place pourraient aider les enquêteurs à faire la lumière sur les rai- D sons et les circonstances entourant ce qui ressemble à un meurtre suivi d\u2019un suicide par pendaison, survenus vendredi à Drummondville.La Sûreté du Québec poursuit son enquête sur cet, horrible drame familial découvert vendredi midi lorsqu'un homme de 32 ans, Bruno Feurer, et son fils âgé de six ans, John Feurer-Pellerin, ont été trouvés pendus côte à côte dans le sous-sol de leur résidence.au 125 boulevard des Pins à Drummondville.Les décès remonteraient à quelques jours.Rappelons que c'est le frère de Bruno Feurer qui a découvert les cadavres vendredi matin.Sans nouvelles depuis quelques jours, il a frappé à la porte avant de se décider à forcer une fenêtre pour pénétrer à l\u2019intérieur.Le spectacle qui s'offrait alors aux policiers a sans doute été effrayant.Quelques-uns parmi ceux-ci avaient d'ailleurs confié à des journalistes, sur place vendredi, qu'ils n'avaient jamais vu une chose pareille.On peut facilement imaginer, comme l'a dit un témoin, qu\u2019un père de famille, policier ou non, doit subir tout un choc à la vue de telles images.Les enquêteurs, qui privilégient la thèse du meurtre suivi d\u2019un suicide, auront à authentifier les lettres, apparemment au nombre de deux, saisies sur les lieux du drame.Personne, ni chez les proches, ni chez les voisins, n'avaient pu voir venir de tels événements.Bruno Feurer (un nom d\u2019origine suisse-allemande) n\u2019était pas du genre à se mêler aux voisins dont certains ont affirmé y avoir perçu une nature taciturne.Selon la police, rien n'indique qu'il affichait récemment un état dépressif ou suicidaire.Seul indice de changement dans son attitude récente, il s\u2019était absenté plusieurs fois de son travail depuis quelques semaines alors qu'il se faisait un honneur d'être ponctuel auparavant.Il était soudeur depuis environ huit ans chez Val Métal, une entreprise de Saint-Germain-de-Grantham.Séparé depuis quatre ans, le père avait la garde légale de son fils depuis l\u2019été dernier.Des autopsies, pratiquées sur les deux corps, permettront de savoir s\u2019il y a des traces d\u2019alcool ou de narcotiques.PRESIDENTE ET EDITRICE \u2014 La Tribune eet?Division de Les Journaux Trans-Canada (1996) inc.Édité et imprimé au 1950, ruc Rov, Sherbrooke.JIK 2X8 www cvberpresse ca VICE-PRESIDENT FINANCES EV ADMINISTRATION PRODUCTION ET INFORMATIQUE DIRECTEUR René Béliveau ADJOINTS André Roberge Steeve Rancourt Louise Boisvert René Morin RÉDACTION PUBLICITÉ (819) 564-5454 (819) 564-5450 Télécopieur 564-8098 Télécopieur 564-5482 redaction@ latribune.qc.ca DIRECTEUR RÉDACTEUR EN CHEF François Fouquet Maurice Cloutier ADJOINTS Alain LeClerc DIRECTEUR DE L'INFORMATION Christian Malo André Larocque N ADJOINTE AU DIRECTEUR a Pr Jacynthe Nadeau (819) \"4 Télécopieur 564-5482 Stéphane Garant Lundi au vendredi : 8 h 30 à 16 h 30 ABONNEMENT ET TIRAGE (819) 564-5466 Sans frais 1 800 567-6955 DIRECTEUR André Custeau ADJOINT Serge Nadeau 3 Jean-Francois Gagnon COATICOOK vez-vous regardé «Les Bougon» à la télévision de Radio- Canada mercredi soir dernier?Si oui, avez-vous bougonné après avoir visionné le premier épisode de cette série qui est accusée par certains de véhiculer des préjugés négatifs envers les assistés sociaux?Moi pas en tout cas.Hé non! Même que pour tout vous avouer, ça m\u2019a presque réconcilié avec le genre des séries télévisuelles.Car disons que je ne m\u2019intéressais plus guère à tout ce qui est téléroman, et ce pratiquement depuis la disparition du fameux «Lance et compte» des années 80 avec ses Carl Marotte, Marc Messier, Marina Orsini et le reste.: Voyez-vous, je considére que les téléromans québécois autant que ceux provenant des États-Unis ne nous présentent à peu de choses près que des insignifiances.Désolé pour les amateurs du genre, mais voilà mon opinion et je la partage, comme dirait l\u2019autre.En fait, lorsque j'ouvre mon téléviseur, je suis plutôt du style à m\u2019installer devant un bon film de répertoire diffusé par Télé-Québec ou alors à rechercher les émissions d'informations ou d'humour telles «Un gars, une fille» ou «Infoman».Donc, j'ai fait une petite exception mercredi soir dernier à 21h en m\u2019assoyant face a ma télévision.C\u2019était «Les Bougon».Je voulais voir ça.Les publicités présentant cette télésérie humoristique m\u2019avaient accroché.On semblait à des milles du politiquement correct et j'étais attiré.Vo 4 Pas de quoi bougonner! .qui se cache en moi.Car les séries \u2014 + sen mêle Décidément, j'ai bien rigolé pendant ce trop court premier épisode d\u2019une demi-heure.J\u2019en aurais pris une heure au minimum.À la fin, j'applaudissais presque en confiant à ma blonde mon appréciation.On était d\u2019ailleurs tous les deux d'accord: on serait au rendez-vous mercredi prochain.Si j'y réfléchis un peu, j'ai l\u2019impression que cette série a notamment rejoint l\u2019irréductible amateur de cinéma qu\u2019on nous offre à la télé québécoise aujourd\u2019hui sont toujours ou presque trop propres, enveloppées.Le «vrai monde» est loin quoi! Une nouvelle fois, j\u2019en entends pester contre ce que je viens d\u2019affirmer.Quel est le rapport entre les Bougon et le «vrai monde» ou encore les assistés sociaux que certains ont cru reconnaître dans cette émission?Pas mal de trucs à mon avis.D'abord, des chiens qui grimpent sur le comptoir: jamais dans une télé- série bien léchée vous n\u2019assisterez à une telle scène, pourtant ça existe même chez les riches.En plus, le désordre à des degrés divers, ne l\u2019obser- ve-t-on pas chez un tas de gens.Et la magouille?Levez la main ceux qui n\u2019ont jamais payé comptant pour «sauver les taxes.» Et, aux gens qui se plaindraient de l'image véhiculée par l\u2019émission, j'ai le goût de souligner que les Bougon me sont rapidement devenus fort sympathiques.Personnellement, je n\u2019aurais pas le goût d\u2019emblée d\u2019écrouer de telles personnes.En fait, j'irais volontiers déglutir une bière un de ces soirs avec elles.Ce sont des «zéros» qui deviennent presque des héros tellement ils excellent dans leur «domaine».Évidemment, l\u2019anarchie régnerait si les Bougon étaient trop nombreux au Québec et je ne le souhaite nullement.Mais, pour rigoler un bon coup un soir de semaine l'hiver, le tout est parfaitement à ma convenance, || faut remplacer un orgue à la cathédrale Steve Bergeron sbergero@latribune.qc.ca SHERBROOKE a cathédrale Saint-Michel de Sherbrooke a besoin d\u2019un nouvel orgue.Si les grandes orgues de l'édifice sont encore en bonne santé, le petit orgue électronique du choeur est cliniquement mort.Il faudra 50 000 S pour le remplacer.«C\u2019est un instrument vieux de 45 ans, Nous souhaitons le remplacer par un orgue à tuyaux plus polyvalent et de meilleure qualité.Du calibre de ceux utilisés pour certaines pièces symphoniques, commé Le Messie.Et comme un jeu d'orgue coûte au minimum 10 000 $.> explique l\u2019abbé Pascal Du- charme, le curé de la cathédrale.L'instrument servira surtout lors de cérémonies intimes, des mariages par exemple, où le choeur et ses 160 places suffisent à accueillir toute une assemblée, explique l\u2019abbé Ducharme.La paroisse a donc amorcé des démarches de financement, cherchant des commanditaires et des mécènes, sollicitant le public.Mais trois concerts-béné- fice, pour la plupart organisés par des professeurs du Département du Collège de Sherbrooke, sont prévus.Le premier est le samedi 17 janvier, à 19 h 30.Ce soir-là, le quintette de cuivres Opus Lib se joindra à Chantal Boulanger, titulaire de l\u2019orgue et coordonnatrice du Département de musique du College de Sherbrooke.Tous les six ont préparé un concert comportant des pièces classiques, mais aussi du jazz.du blues et du tango.Le public pourra écouter notamment des oéuvres d\u2019Anton Bruckner, L'abbé Pascal Ducharme de Giovanni Gabrieli et d\u2019Eugene Boz- za, réarrangées pour orgue et quintette de cuivres.Outre les pièces pour orgue solo de Chantal Boulanger, Opus Lib a aussi préparé une partie plus populaire, qui comportera même du dixie et de la musique traditionnelle.Opus Lib est une formation composée de musiciens issus d\u2019orchestres symphoniques montréalais.À noter qu\u2019il n'y a pas de prix d'entrée.C\u2019est donc la générosité des spectateurs, incités à faite une contribution volontaire, qui permettra de cheminer vers les 50 000 $ nécessaires à l'achat.Les deux autres concerts de la série auront lieu les 7 et 24 avril.Le premier sera un concert spirituel, constitué d'oeuvres du XXe siècle, et comportant des créations de René Béchard et Marc O'Reilly.L'autre, présenté sous le thème Cors de chasse, réunira orgue, choeur et un ensemble de douze cors, baptisé Omnitonique et dirigé par Paul Marcotte. LL Le La rivière Fraser m Daniel Forgues et Presse Canadienne SHERBROOKE à petite rivière Fraser reliant le lac du même nom au lac Brompton a fait des siennes depuis deux jours, si bien qu'il a fallu une excavatrice pour venir à bout d'un embâcle risquant d'emporter un pont du chemin Thibault.dans le Canton d'Or- ford, un événement auquel on n'avait pas assisté depuis une quarantaine d'années.__ Depuis deux jours, le temps froid a fait en sorte de faire geler cette rivière sur laquelle on n'aperçoit généralement pas ou peu de glace en période hivernale; l'accumulation des glaces a vite eu des conséquences.Dans la résidence de Maurice Beau- chesne, on a eu droit à quelques centimètres d\u2019eau au sous-sol dès samedi soir et les pompes installées en toute urgence avaient encore peine à suffire à la tâche hier après-midi, Devant la menace d'un embâcle plus sérieux, les autorités municipales ont requis une excavatrice hier matin pour tenter de dégager les glaces menaçant de faire dévier la rivière de son lit.Une première tentative près du pont du chemin Thibault a permis à l'eau de mieux circuler, mais les glaces se sont accumulées en amont, si bien qu'il a fallu procéder à un autre déblocage dans ce secteur.Gonflée, la rivière à causé des dommages à plusieurs résidences secondaires et il faudra vraisemblablement attendre quelques jours pour connaître l'ampleur des dégâts.En milieu d'après-midi, hier, la ri- Vière avait repris son cours et les ris- e SHERBROOKE LUNDI 12 JANVIER 2004 La Tribune A3 EP CER ei ve La Thbune, Datuel Forques Une excavatrice était à l'oeuvre une partie de la journée hier dans la rivière Fraser afin de combattre un embacle qui risquait d\u2019emporter le pont du chemin Thibault dans le Canton Orford.ques d'embâcle semblaient écartés.Ailleurs au Québec À Québec.les résidants du secteur Les Saules ont l\u2019habitude des inondations au printemps.Mais en plein mois de janvier, c'est autre chose.Les pompes se sont donc mises en fonction, hier.pour pallier les infiltrations d'eau dans les caves.Même que trois terrains ont été inondés.«On va visiter le secteur de temps en temps.On surveille.Mais si on casse la glace.on va former un embâcle», a signalé Pierre Verreault, du Service des incendies de Québec.Du côté de la Sécurité civile.on suit l\u2019évolution de la situation, de concert avec les autorités municipales.Etil n\u2019y aurait pas de bons ou de moins bons scénarios météorole- giques pour calmer le jeu.Deux autres cours d'eau se font menaçants dans l\u2019est de la province.Cette fois, c'est à Clermont.dans Charlevoix, où l'accumulation de frasil fait craindre le pire aux abords du ruisseau Jacob et nace, puis se calme L\\ La Tribune, Daniel Forgues Depuis deux jours, la rivière Fraser avait envahi le sous-sol de la résidence appartenant à Maurice Beauchesne.Sur la photo, sa soeur, Maryse Beauchesne, surveille le poêle à bois par dessus lequel un tuyau passe pour évacuer l'eau qui continue à s'infiltrer.de ta rivière Snigoll.lrois residences pourraient être davantage touchées, ce qui « justifie certains travaux de dégla- gage sur les cours d'eau, hier.Enfin, la situation est aussi perilleu- se à Laval, à Tremblant et à Labelle.La rivière des Prairies se trouvait, hier, à un niveau très élevé dans le secteur du pont Bordeau, à Laval, tandis que les rivières Rouge et Le Diable menaçaient certaines résidences des Laurentides.Quant à la rivière Ouareau, à Rawdon, il y a eu amélioration hier.Après le débordement de samedi, les résidants évacués ont pu regagner leurs maisons, hier, le niveau de l'eau avant substantiellement baissé.Evelyne Leblanc | SHERBROGKE + J ambiance était survottée avant la remise des prix des 16e Jeux du commerce dans l'édifice Expo-Sherbrooke.hier soir.Chacune des délégations chantait tour à tour, les étudiants debout sur leur chaise en tenue de soirée.ses slogans et cris de ralliement à tue-tête.Visiblement, tous voulaient être entendus et se démarquer dans cette cacophonie joyeuse et partisane.La fête s'est d\u2019ailleurs prolongée empé- chant de connaître l\u2019université victorieuse avant de mettre sous presse.Depuis vendredi, les délégations de 13 universités provenant de l\u2019Est du Canada se sont affrontées dans des compétitions principalement académiques, mais aussi sportives et sociales sur le site de l'Université de Sherbrooke.qui était l\u2019hôtesse des Jeux.L'esprit compétitif de ses Jeux amène les participants à se préparer durant près d\u2019une année avant la tenue de l'événement.«Il y a un côté party, amical et social à cette activité.mais surtout un côté sérieux qu\u2019il ne faut pas négliger, car c\u2019est le plus important.Nous avons des cours de préparation.Il y a un comité de sélection pour choisir les membres de chaque délégation.Les étudiants sont poussés au bout d'eux même et ont la chance de mettre en pratique la théorie apprise», insiste Xavier Blais-Boilard.directeur de la logistique des Jeux.«Se démarquer» Pour les étudiants.c'est l'occasion de se démarquer.mais aussi pour les Une compétition de tous les instants aux Jeux du commerce Xavier Blais-Boilard différentes universités.«Les universités comptent sur de tels événements pour se démarquer et être reconnues en quelque sorte.L'Université de Sherbrooke tire bien son épingle du jeu selon moi».souligne M.Blais-Boi- lard.«Cette activité a des répercussions directes sur le milieu universitaire.Nous n'avons qu'à penser au comité organisateur qui a géré un budget de 400 000 $, mais aussi une population étudiante 22 heures par jour durant toute cette fin de semaine.C\u2019est formateur», soutient le vice-doyen aux affaires étudiantes et projets spéciaux de la faculté d'administration.Jacques Lavallée.«De même, chaque université amène avec elle ses meilleurs étudiants.En trois jours, ces 1400 étudiants, bénévoles et accompagnateurs ont fait le tour du campus et de la ville.Il est donc tout à notre avantage de bien paraître aux yeux de ceux-ci pour espérer Les membres de l'équipe de soccer des neiges ont savouré pleinement leur troisième place dans le volet sportif.A Ve Jacques Lavallée les récupérer lors de leur maitrise».ajoute M.Lavallée.Les Jeux du commerce constitue la plus importante compétition du genre.«Ces jeux rassemblent toutes les disciplines qui ont trait au commerce, ce qui en fait la plus grosse compétition étudiante que nous pouvons recevoir».précise le vice-doyen présent à la soirée de clôture à l\u2019instar du recteur de l'UdeS, Bruno-Maric Béchard, et du ministre de l\u2019Éducation.Pierre Reid, qui se sont tous deux désistés à la dernière minute.En fait.un tel événement a aussi des répercussions sur la région, comme l'indique M.Lavallée.«Il n'y a presque pas une chambre d\u2019hôtel disponible jusqu\u2019à Magog, cette fin de se- maine-ci, car il se tient simultanément les Jeux de médecine.Je suis presque certain que ce n\u2019est pas un taux d\u2019occupation habituel pour une deuxième fin de semaine de janvier», rappelle-t- il.macom, Claude Poulin da: vga 1 y Sg Imacom, Maxime Picard L'incendie, qui s'est déclaré à 3 h 23 samedi dans cette résidence du 555 chemin Alfred-Desrochers, a causé des dommages de près de 100 000 $, principalement à la structure, mais aussi à l\u2019intérieur de la maison comme en témoigne cette photographie.Le feu détruit une résidence de Magog Evelyne Leblanc MAGOG n incendie a causé des dommages de près de 100 000$ à une résidence unifamiliale, située au 555 du chemin Alfred-Desrochers à Magog, dans la nuit de vendredi à samedi.L\u2019incendie aurait pris naissance dans le sous-sol de la résidence selon le chef des incendies de Magog, Luce Paré.«Il s'agit d\u2019un feu de structure, mais nous n\u2019avons pas, pour l'instant, une idée assez précise de l\u2019origine de l\u2019incendie, estime M.Paré.Les dommages s\u2019étendent ainsi aux planchers, au toit, aux plafonds et aux murs.Il ne serait pas étonnant que la résidence soit déclarée perte totale, à voir l\u2019étendue des dommages.» L\u2019occupant, qui dormait dans la Maison au moment où l'incendie s\u2019est déclaré, est parvenu à sortir de la maison à temps ct à téléphoner aux pompiers à partir de la résidence d\u2019un voisin à 3h23.«Lorsque nous sommes arrie vés, les flammes s\u2019étaient déjà propagées à une bonne partie de la maison.Nous sommes parvenus rapidement à maîtriser le feu, mais Je travail pour éteindre tous les foyers d\u2019incendic a été plus long», explique le chef du service des incendies de Magog.Il à fallu une trentaine de pompiers des deux casernes de Magog pour combattre le brasier.Des pompiers du Canton d\u2019Orford ont aussi été appclés en renfort avec leur camion-citerne.Le CCC fera Evelyne Leblanc SHERBROOKE e conseil d\u2019administration du Carrefour des cuisines collectives (CCC) se rencontrera ce soir afin de faire le point et de prendre une décision quant au problème de sous-finan- cement de l\u2019organisme qui risque d\u2019engendrer la fermeture de cette organisme d\u2019entraide à court terme si rien n\u2019est fait.La semaine dernière, le CCC a bénéficié d\u2019une avance de 10 000$ sur une subvention qu\u2019il recevra en mars de Centraide dans le but de payer ses sept employés.Les services sont toutefois suspendus jusqu'à nouvel ordre, sans que les employés ne soient pour autant mis à pied.Seul le service de traiteur qui offre des repas chauds dans les écoles est maintenu.En outre, l'organisme a accumulé un manque à gagner de près de 43 000 $.cette année, parce que plusieurs subventions n'ont pas été renou- le point velées.La clientèle du CCC a par contre, elle, augmenté de 30 pour cent au cours des trois dernières années, Ses dirigeants évaluent, par le fait même, leurs besoins financiers minimaux à quelque 225 000 $ pour répondre plus adéquatement à cette demande grandissante.Enfin, le dossier du CCC se trouve présentement sur le bureau du ministère de la Santé et des Services sociaux et l\u2019organisme espère une réponse dans les plus brefs délais.Le Carrefour aide les gens à mieux planifier leurs achats d\u2019aliments et à préparer ainsi des repas plus économiques.Comme l\u2019affirmait la directrice générale, Maric-Laure Pilette, lors d\u2019unc précédente entrevue, l'objectif est de permettre aux gens de briser leur isolement afin qu\u2019ils se créent un ré- scau d'entraide et se prennent en main, tout en apprenant divers trucs pour mieux cuisiner.Le Carrefour s'inspire done du dicton: «Donne un poisson à quelqu\u2019un qui est affamé et il n\u2019aura plus faim au- jourd\u2019hui.Apprends-lui à pêcher et il n'aura plus jamais faim». A4 La Tribune SHERBROOKE LUNDI 12 JANVIER 2004 Présidente et éditrice: Louise Boisvert | Rédacteur en chef: Maurice Cloutier | RN | a i {+ et JL (= > W Directeur de l'information: André Larocque | .\u20181 prone + > RER TYR EV | ini = « \"Leu ag: \\ \\ roi Ry - fige ELA à Te a bs Rig in BY .+ ; - a au Rte PLE 4 a - pad pw 1 STR vo.+ LEE 3 TR gg k er a) È Adjointe au directeur: Jacynthe Nadeau Sondage BBM: le vrai pouls du peuple Jean-Guy Dubuc Collaborateur ieux que tout autre instru- M ment de recherche, mieux que les études de sociologues, mieux que les choix politiques ou les tendances sociales, les sondages BBM nous informent sur la vraie nature du peuple québécois.«Dis- moi ce que tu regardes, je te dirai qui tu es», pourrait-on dire\u2026 Ce à quoi répond le dernier sondage de l\u2019automne 2003 dont on vient d\u2019avoir les chiffres révélateurs.Une première constatation: le plus grand expert de l\u2019homo quebe- censis (homme et femme) québécois, c\u2019est évidemment TVA.À elle seule, la chaîne télé de Québecor rejoint plus du double des auditeurs que ses deux concurrents réunis.On s\u2019en convainc facilement en regardant les cotes d\u2019écoute: sur les quinze émissions les plus regardées, TVA en compte douze, TQS deux et Radio-Canada.une! Si TVA a la cote d\u2019amour, ce doit être parce qu\u2019on sait donner aux téléspectateurs ce qu\u2019ils veulent voir: on sert au peuple ce qu\u2019il aime, tout simplement.Pour valider cette observation, remarquons que TVA a perdu, par rapport au printemps dernier, du terrain au profit de TQS.Quand?Au moment où TQS présentait Loft Story, après les succès de Star Académie sur TVA.C'est-à-dire que c\u2019est en opposant un produit semblable à l\u2019autre que TQS se rapproche de TVA, même si Star Académie était d\u2019un tout autre niveau que les imitations suivantes.L\u2019émission la plus regardée de toute la télé à l\u2019automne a été Occupation double, sur TVA.Et même les quotidiennes de Loft Story sont parvenues à obtenir un meilleur auditoire que la seule émission de Radio- Canada au palmarès.Donc, ce que les Québécois ont préféré par-dessus tout, de toute évidence, c\u2019est la télé- réalité.La téléréalité, celle qui n\u2019exige aucune participation intellectuelle, qui crée le rêve avec des jeunes tournés sur eux-mêmes, qui s\u2019éliminent pour survivre, qui échangent entre eux et sur eux dans une langue vulgaire, qui partagent des plaisirs primaires et qui font croire qu\u2019ils vivent la réalité du vrai monde.Certains soirs, un Québécois sur deux choisissait de passer sa soirée avec ces gens-là.On trouve une foule d\u2019interprétations de spécialistes pour expliquer cette tendance nouvelle.Entre autres, l\u2019identification à la renommée, à la reconnaissance publique, au succès rapide (comme à la loto), bref, au bonheur express.Si on trouve là la première préoccupation des Québécois, il faudra y penser la prochaine fois qu\u2019on devra les faire réfléchir sur des enjeux qui n\u2019ont rien à voir avec ce niveau d'intérêt.On en justement de bons, présentement.Bien sûr, ce ne sont pas tous les Québécois qui se définissent ainsi: seulement un sur deux.Ce qui signifie qu\u2019il faut faire attention quand on parle d\u2019eux: ils peuvent beaucoup varier de l\u2019un à l\u2019autre.Quand Gérald Larose déclare que «notre peuple est travailleur, original, créateur, pacifique, convivial, généreux, solidaire, débordant de santé et amoureux de la vie» (Le Devoir, 31 décembre), il faut se demander à quelle partie il fait référence.De plus, il faut se rappeler que la téléréalité connaît des heures de gloire autant en Europe qu\u2019aux Etats- Unis.Donc, si on se compare, on se console: les Américains inventent des formules toujours plus audacieuses, ou plus débilitantes, qui ne nous ont pas encore rejoints.On ne perd peut- être rien à attendre.Par ailleurs, TVA fait en même temps la preuve qu\u2019on peut offrir des bulletins d\u2019information intelligents (sauf quand ils font servilement la promotion de la téléréalité ou de la politique partisane) aux accents de vérité et de qualité sans s\u2019abaisser.La véritable convivialité.Leçon: on peut vulgariser sans être vulgaire.Mais qu\u2019arrivera-t-il à Radio-Ca- nada, qui nage dans les bas fonds des sondages?L'audace des Bougon serait-elle le remède?À suivre\u2026 Billet Un cadeau du Mexique Marie-Thérèse Mailloux Collaboratrice Chère Monica, uand j'ai vu ton sourire au sortir de l\u2019avion, en décembre dernier, j'ai senti en moi toute la châteur de ton pays, le Mexique.Ce sourire fut pour moi le plus précieux, le plus beau des cadeaux.La simplicité de ton sourire devient la source d\u2019un mystère.Un mystère, c\u2019est l'étoile qui éclaire la nuit.Un mystère, c\u2019est aussi le soleil qui rayonne et réchauffe la terre.Ton sourire d\u2019émerveillement devant la blancheur et l\u2019abondance de la neige me fait retrouver la beauté de l'hiver.Ta présence dans la froideur de notre hiver me réchauffe le coeur et me redonne l'espoir devant l\u2019avenir, devant les événements de l\u2019année 2004.Vivre le premier jour de l\u2019année avec quelqu\u2019un comme toi, qui m\u2019apporte tant de joie par son sourire, me donne l'espoir que peut-être, si chacun voulait faire l\u2019effort d\u2019un sourire, le monde pourrait changer.Et si le 21e siècle pouvait redevenir un temps d'espérance.Si les frontières des pays s\u2019ouvraient, si les gardiens des frontières changeaient leurs kalachni- kov pour un sourire comme celui de Monica, peut-être.J'ose rêver que les armes de l\u2019humanité se transforment.Vous me direz, c\u2019est ridicule! Mais pourquoi ne pas rêver, pourquoi ne pas s\u2019imaginer.Mon cadeau de Noël de cette année m\u2019invite à rêver.À vous qui lirez ce billet, je vous offre de partager mon rêve, de le répandre autour de vous.Ton sourire, Monica, ce sourire merveilleux est pour moi l\u2019espérance d\u2019une vie meilleure sur la terre, de plus d\u2019amour, de plus de partage, de plus d\u2019égalité.Un sourire peut changer le monde.Marie-Thérèse Mailloux est agente de pastorale.VOUS VOULEZ NOUS ÉCRIRE?redaction@latribune.qc.ca La Tribune 1950, rue Roy Sherbrooke, JIK 2X8 Télécopieur 564-8098 4 Dk f CHUS cAPABLE TIRER x vos / Environnement Sauvons nos étoiles! L extérieure est une menace grandissante sur la richesse que représente un ciel étoilé.Il fut une époque où nous pouvions admirer le ciel étoilé à Montréal.Aujourd\u2019hui, il n\u2019y a plus qu'une vingtaine d'étoiles visibles dans la plupart des grandes villes, à l'exception de Tucson en Arizona et Venise en Italie où il est possible d\u2019admirer la Voie lactée en plein coeur du centre-ville! Ce sont les éclairages mal conçus.mal orientés ou utilisés abusivement qui sont responsables du voilement des étoiles, Lorsque la lumière se propage vers le ciel et rencontre les particules présentes dans l'atmosphère, elle est réfléchie vers la Terre, augmentant ainsi la brillance du fond du ciel.Les rues, les stationnements, les parcs, les édifices publics, les commerces, les industries et les résidences privées sont souvent éclairés pendant toute la nuit.En illuminant ainsi le ciel.tous ces luminaires mettent en péril l'observation des étoiles et les recherches en astronomie, nuisent aux amoureux de la nature, portent atteinte à l'équilibre des écosystèmes et génèrent d'importantes pertes d\u2019énergie.La pollution lumineuse a travers le monde.La pollution lumineuse est un sujet d'actualité dans plusieurs pays et des actions concrètes le prouvent quoti- à surconsommation de lumière Dark Sky Association Un ciel pollué.diennement.Voici un très bref aperçu d\u2019actions posées, démontrant clairement la volonté internationale à conscientiser la population et les gouvernements face à cette problématique.Dark Sky Association Un ciel non pollué.- En 1972, Tucson, en Arizona, devient la première ville (600 000 habitants) à adopter une réglementation de l\u2019éclairage extérieur.- En 1988, l'International Dark Sky Association (IDA) est créée.Elle compte aujourd\u2019hui 10 000 membres et 450 organismes répartis dans 70 pays.- En 1992, l'UNESCO a officiellement reconnu le ciel nocturne comme partie intégrante du patrimoine mondial à conserver.- En 2000, le premier Atlas (1) mondial des cartes de pollution lumineuse voit le jour.On y révèle, entre autre, qu\u2019environ 97% de la population nord-américaine et européenne vit sous un «ciel lumineusement pollué».Plus près de chez nous.Le ciel de la région autour du mont Mégantic est déjà reconnu pour la noirceur de sa nuit et la splendeur de son ciel étoilé.Malheureusement, la pollution lumineuse y est problématique.Effectivement, les astronomes ont constaté qu\u2019elle a doublé depuis la construction de l'Observatoire du Mont-Mégantic (OMM), en 1978.Si la tendance devait se maintenir, la capacité de recherche et la rentabilité scientifique de l'OMM seraient compromises, d'ici 2015.Il est bon de rappeler que l'OMM fait figure de proue en astronomie au Canada et qu\u2019il est reconnu comme étant l\u2019un des centre de recherches universitaires les mieux instrumenté à travers le monde le monde.Cette dégradation du ciel nocturne aura également des impacts sur l'observation amateur des étoiles, Effectivement, seule l\u2019utilisation des deux autres télescopes du mont Mégantic.à des fins 4 éducatives et récréatives, attirent plus de 20000 personnes à chaque année.Mettre en péril ces activités affecterait la notoriété de l\u2019'ASTROLab, du parc national du Mont-Mégantic et de la région de Mégantic.Afin de préserver cette richesse, l\u2019ASTROLab a mis sur pied un projet unique et innovateur de lutte contre la pollution lumineuse à travers lequel différentes mesures seront prises afin de créer une des plus importante réserve de ciel étoilé à travers le monde! Bien entendu, l\u2019'ASTROLab ne vise pas à éliminer l\u2019éclairage nocturne mais plutôt faire la promotion d\u2019une utilisation intelligente.Vous verrez de quelle façon l\u2019ASTROLab interviendra dans le région au cours de trois prochaines années dans les prochains articles sur la pollution lumineuse.Vous découvrirez également l\u2019impact de l\u2019éclairage artificielle sur la santé humaine et sur les écosystèmes, les enjeux énergétiques associés à la pollution lumineuse de même que quelques notions des éclairages respectueux du ciel étoilé! Chloé Legris Pour PASTROLab du Mont-Mégantic Cette série de reportages hebdomadaires du lundi est produite en collaboration avec Les AmiEs de la Terre de I'Es- trie.atestrie@ abacom.com 1.P.Cinzano, F.Falchi (University of Padova), 2000.opm | ™ Oo = te ET a-ce [7 cs ut ,- es us ait rc é- e, et la el in se Lis a- ns es la i- es es le 1- 2- ç- of Francois Gougeon fgougeon@iatribune qc
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