La tribune, 6 août 2004, Cahier 1
[" La Tribune SHERBROOKE VENDRED! 6 AOÛT 2004 65e plus taxes, Floride 1,75 § La Tribune ER IL D{eleld ¥ 5 Po LEADER DE L'INFORMATION REGIONALE 95e année, no 143 SANTÉ : Lucien Bouchard souhaite un débat sur la privatisation B1 ea Traversée: Rondy surprend le champion Stoychev cl «Une lutte à finir qui ne fait que commencer» Le CHUS soutient que l'épidémie de C.difficile est sous contrôle - sa.David Bombardier dovid.bombardier@latribune.ac.co SHERBROOKE hier d\u2019avoir agi en catimini dans sa lutte contre l\u2019_épidémie de C.difficile, une bactérie contractée par une centaine de patients décédés depuis vn an et demi a Sherbrooke.Le centre hospitalier sherbrookois se bat activement contre cette bactérie depuis novembre dernier et est déjà parvenu à réduire de moitié le nombre de cas déclarés au cours des trois derniers mois, ce qui fait dire à la direction du CHUS que l\u2019épidémie est sous contrôle.«C'est une lutte à fini qui ne fait que commencer», a toutefois avoué hier après-midi le directeur général du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS), Jean-Pierre Chicoine, lors d\u2019une conférence de presse à laquelle assistaient une bonne dizaine de médias de l\u2019Estrie et de Montréal.Selon M.Chi- coine, la «bataille d\u2019envergure» contre la bactérie Clostridium difficile constitue ni plus ni moins «la préoccupation de l\u2019heure» pour la direction du CHUS.Sans minimiser l'importance de l\u2019épidémie, la direction affirme que la situation au CHUS est moins critique que dans les hôpitaux montréalais, où 79 décès ont été attribués à C.difficile dans six de ces établissements depuis un an et demi.L a direction du CHUS s\u2019est défendue Le Dr Jacques Pépin persiste et signe A3 Dire toute la vérité - l'éditorial en A6 Contrairement aux hôpitaux de la métropole, le CHUS a enregistré une baisse notable des cas déclarés, soit «une diminution de 50 pour cent des cas depuis trois mois», se réjouit le Dr Jacques Pépin, auteur d\u2019une étude publiée sur le sujet mercredi dans le Journal de l\u2019Association médicale canadienne.«Le nombre de cas est encore trop élevé, mais il y a une lueur d\u2019espoir à l\u2019horizon», estime- t-il.Le DG du CHUS, Jean-Pierre Chi- coine, soutient que l'hôpital «n\u2019a pas attendu la publication de l\u2019article du Dr Pépin pour réagir».Dès que l\u2019établissement a observé une augmentation des cas d\u2019infection, l\u2019automne dernier, le Comité de prévention des infections a recommandé un train de mesures touchant tant la prévention que le contrôle.Le conseil d'administration a ainsi débloqué une somme de 600 000 $ afin d'appuyer un plan d\u2019action qui, selon M.Chicoine, «interpellait l\u2019ensemble du personnel».Les mesures d\u2019hygiénes ont notamment Irnacom, Maxitne Picard Le Dr Sophie Michaud, microbiologiste, dirige le comité de prévention des infections au CHUS qui a soumis l'automne dernier un plan d'action intégrant une batterie de mesures de prévention et de contrôle pour lutter contre la prolifération de la bactérie Clostridium difficile.Selon la direction de l'hôpital, ce plan a permis de réduire de moitié le nombre de cas déclarés au cours des trois derniers mois.été renforcées chez tous les employés la bactérie.Des préposés à l\u2019entretien ont Le CHUS a aussi créé une direction spé- qui étaient, semble-t-il, bien au fait de la été ajoutés et les procédures de désinfec- problématique.tion ont été améliorées, tout comme les En mars dernier, toutes les chambres Produits désinfectants.Des chaises bas- ainsi que les équipements de soins de Sines individuelles ont aussi été ajoutées l\u2019Hôtel-Dieu ont été désinfectés en pro- Pour améliorer les unités de soins moins fondeur pour contrer la prolifération de bien pourvues en installations sanitaires.cifique pour la gestion de la qualité et des risques, de laquelle relève maintenant le service d'entretien sanitaire.Le plan d'action prévoit éventuellement l\u2019ajout d'infirmières et d\u2019agents responsables de Voir Une lutte à finir en page A3 Les Borja célèbrent leurs retrouvailles dans les larmes Après un exil forcé aux États-Unis, German et sa fille Doris Borja, qui ont vécu pendant plus d\u2019une centaine de jours dans le sous-sol de l\u2019 nier, ont franchi la frontière canadienne avec des papiers en règle, hier après-midi.Leur surprise a été totale lorsqu'ils ont renoué avec l'autre moitié de la famille, Dora, l'épouse, et Sandra, la fille aînée, dont ils ignoraient la présence au Canada.Ces retrouvailles, après trois ans de séparation, ont donné lieu à des scènes touchantes.NOS INFORMATIONS EN PAGE A8.Variable Max.: 18 Min.: 7 Lever du soleil: 5h37 Coucher: 20h07 Éphémérides.Horoscope \u2026.cs C7 Le monde .B2 Loterie .B4 Météo .cs Mots croisés .C6 Opinions.A6 Sports.C1 lise unitarienne de North Hathley, l'an der- orge Pa La Ta, rar \u2014v30 A 2 El ap - fog Quand l'hôpital tombe malade Luc Larochelle luc lan helle@latribune qc co urant deux ans, les médecins et le personnel du CHUS ont relevé des anomalies chez les patients.Les cas de diarrhée augmentaient en flèche.Un nombre croissant de patients ont été placés en isolement.L'information circulait à l'interne, mais sans références aux pertes de vie qui s'additionnaient.Encore moins au nombre qui aurait été atteint et qui fait frémir aujourd'hui.Dans la rue, on ne savait rien de cela pour sortir nos commérages habituels de l'ignorance.-Hervé, sa mère est donc ben partie vite.Elle est morte de quoi?-Elle a été admise à l'hôpital pour une fracture à la hanche et elle est morte de complications.-Complications ?C'est une maladie rare.-OQuais, je ne la connais pas non plus.Depuis hier, tout le pays connaît - .le nom d'une hibitte microscopique, la bactérie Clostridium difficile, qui se loge dans I'estomac ct profite que des antibiotiques administrés à l'hôpital éliminent d\u2019autres bactéries pour prendre le contrôle du système digestif d'un patient et le foudroyer sans lui laisser le temps de rédiger son testament.Comme le CHUS à été l'un des tout premiers hôpitaux canadiens à produire une étude documentée sur le sujet, le battage médiatique autour de C.difficile crée l'impression que la bactérie a frappé seulement ici.Ce n'est pas le cas.Personne en autorité au CHUS n'a voulu cautionner hier les chiffres avancés par le médecin chercheur Jacques Pépin, qui prétend qu'autour de 100 patients ayant séjourné à l'Hôtel-Dieu ou à Fleurimont ont succombé à cette virulente bactérie au cours des 18 derniers mois.Il n\u2019y à aucune preuve à cet effet, a-t-on répondu.Alors, est-ce plutôt 75, 60 ou 50 décès?Ne jouons ni sur les mots ni sur les chiffres.Même si l\u2019hôpital en avait admis seulement dix hier, c\u2019eut été dix de plus que ce que la population savait avant qu\u2019un groupe de scientifiques se penche sur ces morts mystérieuses! La direction de l\u2019hôpital à pris des mesures énergiques dès qu\u2019elle a eu vent de la prolifération des cas d'infection, l\u2019automne dernier.Mais elle à agi en sourdine.On ne peut lui reprocher de n\u2019avoir rien fait mais hier, les dirigeants semblaient à court d'arguments pour justifier qu\u2019ils n\u2019aient rien dit.Un pari qui était risqué puisque c\u2019est le genre d\u2019information qui, tôt ou tard, atterrit sur la place publique.Il aurait mieux valu contrôler l\u2019atterrissage que d\u2019avoir à gérer une situation de crise.La démarche solitaire du médecin chercheur Jacques Pépin, rattaché au CHUS et à l\u2019Université de Sherbrooke, est aussi questionnable.Le Dr Pépin était sûrement conscient que la conclusion qui se dégageait de ses travaux de recherche était une bombe qui éclaterait au visage des autorités médicales, à commencer par celui d\u2019un ancien collègue titulaire de ce ministère casse-gueule, Philippe Couillard.H eut été délicat de la part de l\u2019auteur de l\u2019étude d\u2019informer ses patrons de la date de publication.Par la bande, l'information se serait sûrement rendue au bureau du ministre Couillard ainsi qu\u2019à celui du premier ministre Charest, qui auraient été mieux informés de ce qui s\u2019en venait.La conférence de presse d\u2019hier était à peine terminée que, déjà, les remarques polies, échangées par les intervenants assis à la même table pour l\u2019occasion, tournaient en Voir Quand l'hôpital en page A3 , rue King Ouest 566 5 herbrookehofda.cp: jos détajis sur plate of A2 La Tribune SHERBROOKE VENDREDI 6 AOÛT 2004 La Tribune ÉCRIT L'HISTOIRE AU QUOTIDIEN ospuss 1910 MORE 4 113130 Mon clin d\u2019oeil Stéphane Laporte La bactérie C.difficile, 'e C, est-ce pour Couillard ?\\ Isabelle Blais: Le bonheur de faire tout ce qu'elle aime le plus au monde Tribune Division de Les Journaux Trans-Canada (1996) inc Edité et imprimé au 1950, rue Roy, Sherbrooke, J1K 2X8 - www cyberpresse.ca [ PRESIDENTE ET EDITRICE VICE-PRESIDENT FINANCES ET ADMINISTRATION Louise Boisvert René Morin RÉDACTION PUBLICITÉ - À (819) 564-5454 (819) 564-5450 Ch Télécopieur 564-8098 Télécopieur 564-5482 redaction@G latribune.qc.ca ; DIRECTRKE REDACTEUR EN CHEF Suzanne-Marie Landry Maurice Cloutier ADJOINTS , Alain LeClerc \u2019 DIRECTEUR DE L'INFORMATION Christian Malo André Larocque - - ANNONCES CLASSEES .Jacynthe Nadeau Télécopieur 564-5482 Lundi au vendredi : 8 h 30 à 16 h 30 PRODUCTION ET INFORMATIQUE DIRECTEUR René Béliveau ADJOINTS André Roberge Steeve Rancourt Stéphane Garant ABONNEMENT ET TIRAGE (819) 564-5466 Sans frais 1 800 567-6955 DIRECTEUR - André Custeau ADJOINT Serge Nadeau Épidémie d'infection à la bactérie C.difficile au CHUS | Se laver les mains ou investir ?Des divergences sur les moyens de combattre la prolifération de la bactérie C.difficile David Bombardier SHERBROOKE # un côté, le ministre de la Santé et les administrateurs du CHUS soutiennent que le renforcement des mesures d'hygiène est saffisant pour contrer la prolifération de la bactérie C.difficile.De l\u2019autre, des employés maintiennent que l\u2019épidémie ne pourra être totalement maîtrisée sans des investissements supplémentaires du gouvernement du Québec.le ministre de la Santé, Philippe Couillard, croit que l\u2019argent «n\u2019est pas le seut facteur en cause».«La tentation est facile de dire qu\u2019en augmentant le budget, on réglera le problème, a-t-il affirmé en entrevue téléphonique avec La Tribune.Mais si on met des millions $ et que les gens ne se lavent pas les mains ou que les locaux ne sont pas nettoyés, la bactérie sera là quand même.» «C\u2019est sûr que c'est facile de pointer du doigt le personnel qui ne se lave pas les mains, mais c'est de trouver des réponses faciles», réplique le président du syndicat des infirmières et des infirmiers du CHUS, Jacques Poulin.Selon ce dernier, les employés sont au bout du rouleau et peuvent parfois omettre certaines mesures d'hygiène non pas par négligence, mais tout simplement parce qu\u2019ils doivent faire des choix.«Entre sauver quelqu'un et se laver les mains», les employés choisissent la première option, souligne le président syndical.«Qu'ils mettent le bon nombre de personnes et les gens vont être enchantés de se laver les mains, ajoute-t-il.Les gens sont épuisés et ils font ce qu\u2019ils peuvent.Qu'on leur donne simplement les moyens de faire leur job comme du monde.» Le Dr Jacques Pépin, qui a appuyé sur la sonnette d'alarme avant-hier, croit lui aussi que la simple amélioration des mesures d'hygiène ne pourra pas régler définitivement le problème.«Je regrette, mais c'est de la pensée magique», mar- tèle-t-il.«On manque d'investissements depuis 40 ou SO ans dans nos hôpitaux, analyse-t-il.Ce sont de vieux bâtiments et la promiscuité favorise la transmission de toutes sortes de microbes.De plus, les patients n'ont pas tous accès à une salle de bain privée.» Plusieurs chambres accueillent encore quatre patients, dé- plore-t-il.Québec devrait donc «faire des 2 i) = vie = ; à 50 bs © =, be Imacom, Vincent Cotnoir Jean-Pierre Chicoire (à gauche), directeur général du CHUS, ainsi que le Dr Maurice Roy, directeur des services professionnels au même endroit, ont tenu un point de presse hier sur l'épidémie d'infection à la bactérie C.difficile.efforts financiers plus importants pour la rénovation de nos hôpitaux», ajoute le Dr Pépin.Le directeur général du CHUS, Jean- Pierre Chicoine, admet que la construction d'une nouvelle aile à l'Hôtel-Dieu permettra de réduire la prolifération de la bactérie, puisque le nombre de chambres individuelles sera bonifié.I! soutient toutefois qu'il n'y a «pas de solution magique» et que ce n'est «pas juste une question d'argent».M.Chicoine met en doute l\u2019analyse du Dr Pépin en disant: «Les investissements administratifs, je ne suis pas sûr que ce soit son domaine de recherche.» «Si toutes les chambres étaient privées, c'est sûr que ça aiderait, mais si les employés ne se lavent pas les mains, le problème ne serait pas réglé.» Le président-directeur général de l\u2019Agence de développement des réseaux locaux de la santé et des services sociaux de I'Estrie, le Dr Michel Baron, abonde dans le méme sens.«Je ne partage pas tout à fait l'avis du Dr Pépin, a-t-il affirmé en entrevue avec La Tribune.Indépendamment des structures, la bibite est toujours un peu plus rapide que nous.Avec des employés qui se lavent les mains et qui portent des masques et en isolant les patients un peu plus, on a réussi a ré-; duire de 50 pour cent la prolifération de la bactérie en trois mois.» Selon le Dr Jacques Pépin, chaque.cas répertorié coûte entre 10 000 et 12; 000 $ à l\u2019État, notamment en raison de: l\u2019hospitalisation prolongée du patient.En.tenant compte des quelque 300 cas détec-' tés l\u2019an dernier au CHUS, la facture s\u2019est\u2019 donc élevée à 3 millions $.Questions et réponses à propos de la bactérie Clostridium difficile PP mew mm TE Qu'est-ce que le Clostridium difficile?Chacun porte en son système digestif des mil- flards de bactéries, et c'est particulièrement le cas pour les enfants.Ainsi, selon Santé Canada, la moitié des nouveau-nés sont porteurs de la bactérie Clostridium difficile et ne s\u2019en portent pas plus mal.En vicillissant, la flore intestinale se modifie et il n'y a plus qu'une petite proportion (certains chiffres parlent de 20 %) qui vit, tout à fait sainement, avec Clostridium difficile.La bactérie peut également survivre pendant de longues périodes à l'extérieur de l'organisme sous forme de spore.Comment la bactérie devient-elle dangereuse?Bonnes et mauvaises bactéries cohabitent en équilibre dans la flore intestinale des personnes en bonne santé.L'équilibre est brisé lorsqu'une bactérie prend de la vigueur et supplante les autres : c'est l'infection.Un antibiotique administré pour traiter une infection s'attaque à toutes les bactéries sur son passage.bonnes ou mauvaises.Clostridium difficile est qualifiée de «pathogène opportuniste» : la bactérie prend toute la place dès que le champ est libre.C'est pourquoi les infections à Clostridium difficile surviennent généralement après la prise d\u2019antibiotiques.Sa conquête sera d'autant plus facile si la bactérie est présente en grand nombre dans l\u2019environnement de la victime, comme c'est le cas dans un hôpital.La bactérie a-t-elle donc toujours été présente dans les hôpitaux?Sans doute, mais il semble que sa présence se soit renforcée ces dernières années.«On a l'impression, par toutes sortes de données et d'opinions de spécialistes, qu'il y en a plus, dit le directeur de la santé publique au ministère de la Santé, le Dr Alain Poirier.I y a quelque chose qui s'est passé.Mais est-ce parce qu'on la recherche plus qu'avant?» La question reste, pour l'instant.en suspens.Comment une infection peut-elle entraîner la mort?Clostridium difficile produit une toxine qui s'attaque au côlon et entraine des diarrhées plus ou moins sévères.Dans les pires cas, elle cause une hémorragie.Une opération de l'intestin peut devenir nécessaire.Entre 1 % et 3 % des patients infectés en meurent.Combien de personnes sont mortes à cause de la bactérie?Il est difficile de donner un chiffre exact, car si l'infection à la bactérie a certainement causé la mort de certains patients, d'autres personnes sont mortes pour d'autres raisons, tout en étant porteuses de la bactérie.Chose certaine, selon l'étude publiée en juin dans le Journal de l'Association médicale canadienne, 80 cas de décès survenus dans les hôpitaux montréalais en 2003 et au début de 2004 sont directement attribuables à C.difficile.Qui est à risque?Les personnes de plus de 50 ans, hospitalisées, qui ont été soumises à certains antibiotiques ou à une chimiothérapie.«Un cas classique, illustre accident cérébro-vasculaire devient hémiplégique et est hospitalisée.Si ses vaisseaux sont bloqués, c\u2019est souvent à cause du tabac.Elle souffre peut- être d\u2019une maladie pulmonaire, elle est plus ou moins consciente, ventile moins bien, puis développe une pneumonie.On lui donne donc des antibiotiques.Et elle se met à faire de la diarrhée.» Si la personne décède dans les 30 jours suivants, la présence de Clostridium difficile risque d'être décelée.«Or, cette personne est-elle décédée du Clostridium difficile, de sa maladie pulmonaire, de l'ACV, de la pneumonie, de l'infection urinaire qui s\u2019est déclarée après lui avoir mis une sonde?», demande le Dr Poirier.Bref, dit le médecin, ce n'est pas si simple d'attribuer un décès à Clostri- dium difficile.Les enfants peuvent-ils être infectés par la bactérie?R - C\u2019est possible, mais c'est beaucoup plus rare.Et lorsqu'ils le sont, l'infection est surtout sous une forme bénigne.Comment détecter sa présence?Il existe, dans les hôpitaux, des systèmes qui détectent un excès de radioactivité dans les départements de radiologie, ou un dosage exagéré d'un médicament donné à un patient.Mais il n'existe pas de machine pour détecter la présence de bactéries dans une pièce.En attendant que la technologie livre une solution efficace.mieux vaut revenir aux règles de base : lavage minutieux des mains et de tout ce qu'elles touchent, désinfection systématique des chambres, le Dr Poirier.Une personne âgée victime d'un .stérilisation des appareils.«Au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke, en mettant en place une série de moyens qui existent déjà, le nombre d\u2019infections a Clostridium difficile a chuté de 50 % en trois mois», rappelle le Dr Poirier.Comment traiter une infection?Les médecins de l'Université de Sherbrooke suggèrent, dans leur étude, de combattre la bactérie avec la vancomycine, un puissant antibiotique.L'Organisation mondiale de la santé propose aussi le recours à la vancomycine lorsqu'un autre antibiotique, le métronidazole, a échoué.La van- comycine n\u2019est cependant pas une panacée : des cas de staphylocoque doré résistant à la vancomy- cine ont été rapportés il y a deux ans aux États- Unis.Le risque de voir proliférer des souches de C.difficile résistantes à la vancomycine est donc bien réel.N\u2019y a-t-il que le Québec qui est aux prises avec cette épidémie?Non.Des cas ont été rapportés ailleurs au; Canada et à l'étranger.En 2001 en Jordanie, par exemple, une étude menée dans les hôpitaux dù pays a montré que la prévalence de Clostridium difficile était beaucoup plus importante que d'autres bactéries dans les selles de patients souffrant de diarrhée.Dans un autre document publié par l'Organisation mondiale de la santé, il est indiqué que les gastro-entérites nosocomiales causées par Clostridium difficile sont les plus communes chez les patients adultes hospitalisés dans les pays développés.Judith Lachapelle (La Presse) EE act At EE ea ir Wh 1 Lo - Épidémie d'infection à la bactérie C.difficile au CHUS _ .SHERBROOKE VENDREDI 6 AOÛT 2004 La Tribune a a Des conclusions contestées.mais le Dr Pépin persiste et signe «Moi, j'ai vu plusieurs des patients, il est clair que la très grande majorité des décès ont été causés directement par le C.difficile» nd Luc Larochelle JC.lgrochelie@ otmbune qc co SHERBROOKE 1 la direction du CHUS ni la direction de la Faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke ne cautionne l'étude du Dr Jacques Pépin concluant que 100 patients sont morts des suites d'une infection par la bactérie Clostridium difficile (C.difficile).«Pour ce qui est de la gravité, on le savait.Les statistiques ont été diffusées à différents niveaux et des présentations largement documentées ont été faites.Les chiffres que nous avions ne disaient cependant pas qu'il y avait eu 100 morts à cause du C.difficile.ll faudrait apporter des nuances là-dessus», a bondi le directeur général du Centre hospitalier, Jean- Pierre Chicoine.Après la conférence de presse, M.Chicoine a spécifié que ce n'est que très tard au cours de la soirée de lundi qu'il a appris le chiffre marteau qui a abondamment circulé dans les médias au cours de la journée d'hier.Il en était furieux.Même réaction de colère de la part de la vice-doyenne à la recherche de la Faculté de médecine, le Dr Nicole Gallo- Payet.«Les conclusions qui sont tirées de cette étude manquent de fondement scientifique.Il y a un examen d\u2019un certain nombre de dossiers de patients décédés, Mais on ne peut pas affirmer que ces décès ont été directement causés par la bactérie.La preuve n'est pas apportée de ça», prétend Mme Gallo-Payet.Le Dr Pépin a été surpris de cette charge.Malgré tout, il persiste et signe.«M.Chicoine est un gestionnaire et bien que je respecte le Dr Gallo-Payet comme chercheur, elle n'est pas médecin non plus.Jestime qu'elle a manqué une belle occasion de se taire.Moi, j'ai vu plusieurs de ces patients.I! est clair que la très grande majorité de ces décès ont été causés directement par le C.difficile.Demandez à d'autres médecins cliniciens du CHUS qui sont confrontés à cette épidémie depuis deux ans, aux chirurgiens qui ont dû pratiquer des interventions d'urgence pour enlever le gros intestin parce que l'on croyait que c'était la seule façon de sauver la vie de patients, ils vont vous dire la même chose que moi», a rétorqué le Dr Pépin.Ce dernier n'a pas bronché non plus en apprenant que le ministre de la Santé.Philippe Couillard, exprimait les mêmes réserves face à son étude.«J\u2019invite M.Couillard à venir rencontrer ses anciens collègues du CHUS qui ont oeuvré auprès des patients décédés et je suis disposé à lui ouvrir les 100 dossiers s'ils veut faire ses propres vérifications et tirer ses propres conclusions», a répondu à ce sujet le Dr Pépin.Le médecin ayant lancé ces chiffres alarmants dans un article publié par l\u2019Association médicale canadienne a par ailleurs indiqué qu'il n'avait jamais subi de pressions de la part de la direction du CHUS ou des hautes instances du ministère de la Santé pour taire ou modifier le nombre de décès reliés à la bactérie C.difficile.\u2018Couillard David Bombardier - et Presse Canadienne r SHERBROOKE E e milieu de la santé, dont le minis- + tre Philippe Couillard, a multiplié ji les propos rassurants hier, au len- : demain de la publication d\u2019une étude | révélant que plus de 100 personnes - décédées au'Centre hospitalier univer- + sitgire de Sherbrooke (CHUS) étaient | porteuses de la bactérie Clostridium - difficile.*.«La situation est sérieuse; il n'y a - auçun doute: ce n\u2019est pas une situation banale», a admis le ministre Couillard, t enentrevue, avant d'ajouter prestement \u2018que si «100 personnes à Sherbrooke sont mortes avec la bactérie en elles, ça ne.signifie pas que toutes sont mortes à cause de la bactérie».«II n\u2019y a aucune preuve que les personnes sont mortes à cause de ça, mais ce qui est certain, c\u2019est que le nombre d'infections augmente», a ajouté le ministre, qui a mis un terme à ses vacances afin de réagir à la nouvelle.I! rappelle qu'il s'agit souvent de patients âgés, malades, affaiblis.L'hôpital de Sherbrooke n\u2019est pas mis en cause; la situation serait similaire dans plusieurs hôpitaux de Montréal, de la Montérégie, de l'Estrie et du Centre-du-Québec.Reste que le phénomène préoccupe et que le monde médical ignore encore s\u2019il a véritablement affaire à une bactérie plus virulente qu'avant.Un programme de surveillance a d\u2019ailleurs été mis sur pied dans les hôpitaux, en juin dernier, afin de prendre le pouls de la situation, a précisé le ministre de la Santé et des services sociaux.Le ministre Couillard a cherché à \"se faire rassurant.rappelant que diffé- .rentes mesures de précautions ont été mises en place: embauche d\u2019infirmières \u201caffectées à la prévention des infections, \u2018revue de l'utilisation des antibiotiques, rappel des consignes d'hygiène comme - le lavage de mains, la désinfection des * locaux et l'isolement des malades.Le ministre avoue qu\u2019il se demande \u201clui-même «comment ça se fait qu'il faut - encore expliquer aux gens qu'il faut se : laver les mains, désinfecter les locaux et ses #4 ae TTF E31 7 ; TL \u2018Le ministre se fait rassurant isoler les patients».Philosophe, il estime que «la crise actuelle aura au moins ça de bon: elle rappellera à tout le monde l'importance de ces mesures-là».Le ministre ne croit pas que le Québec se tire moins bien d\u2019affaires que les autres provinces canadiennes.«La différence, c\u2019est qu\u2019au Québec, on a fait des études pour en déterminer l\u2019importance.Je pense que si les mêmes études étaient faites ailleurs, à Toronto ou dans d\u2019autres grandes villes canadiennes, on aurait les mêmes résultats.» Les Québécois n'ont pas raison d\u2019avoir peur de se rendre à l\u2019hôpital.assure le ministre.«La situation n\u2019est pas pire aujourd'hui qu\u2019elle l'était hier.Il n'y a aucune raison de différer un traitement ou une chirurgie pour cette raison-là», insiste le ministre, lui-même chirurgien.«Il ne faut pas paniquer» À l'Association des hôpitaux du Québec, le vice-président exécutif Daniel Adam a également tenu un langage rassurant.«ll faut s\u2019en inquiéter, mais ne pas paniquer.C\u2019est important de ne pas paniquer», a-t-il confié.«La question des infections n\u2019est pas nouvelle.C\u2019est présent dans les hôpitaux depuis des années, mais c'est un phénomène qui est davantage mis en lumière pour plusieurs raisons: il y a des bactéries plus résistantes; on utilise de plus en plus d\u2019antibiotiques; on utilise de nouveaux antibiotiques et les malades sont plus fragiles», a rappelé M.Adam.«À la lumière de ce qu'on voit maintenant en terme d\u2019infections, les hôpitaux resserrent davantage encore les normes pour le lavage des mains, malgré le fait que le personnel, avec les pénuries que l\u2019on connaît, soit très pressé», a noté M.Adam.Il a tenu à défendre l'ensemble des hôpitaux du Québec.«Les hôpitaux agissent de façon responsable.Malgré les difficultés que les hôpitaux ont connues au cours des dernières années, la qualité des soins est encore très bonne à l\u2019intérieur des hôpitaux.Les gens n\u2019ont pas à craindre de se présenter dans les hôpitaux.» Une lutte à finir Suite de la page A1 le prévention des infections.Selon le Dr Pépin, le CHUS a «fait ce qui était faisable de faire au cours des huit ou neuf derniers mois».Le médecin, consultant en maladies infectieuses, se demande toutefois si le nombre de cas de C.difficile ne se remettra pas a augmenter l'hiver prochain, avec le retour de la saison froide et l\u2019achalandage hospitalier qui sera visiblement en hausse.Le directeur des services professionnels du CHUS, le Dr Maurice Roy, croit que les mesures mises en place permettront de diminuer, ou à tout le moins de maintenir, le nombre de nouveaux cas de C.difficile.Advenant une recrudescence de la bactérie, de nouvelles désinfections des installations ou des désinfections plus fréquentes seront envisagées.Le Dr Roy ajoute que la prévention «On s'est fait voler notre mére!» Une famille de Granby songe à un recours collectif Hugo Meunier GRANBY encore palpables sur le visage des nombreux membres de la famille Dumoulin de Granby, à la suite de la mort de leur mère, terrassée par la bactérie C.difficile au Centre hospitalier universitaire de, Sherbrooke (CHUS) le 4 août dernier.Réunis hier en fin d\u2019après-midi dans une résidence de Granby, les 11 enfants de Carmen Guérin Dumoulin, 72 ans, s\u2019expliquaient encore très mal la disparition de leur mère.«On s\u2019est fait voler notre mère!», tranche sévèrement Gilles Dumoulin, un des fils de la victime.Devant un constat aussi lourd, frères et soeurs multipliaient les accolades et autres gestes de réconfort au milieu de la petite cuisine, où les discussions étaient suivies de longs silences.En plus de laisser une famille nombreuse dans le deuil, la victime laisse aussi plusieurs questions sans réponse.Le 11 juillet dernier, Mme Guérin Dumoulin est accueillie au Centre hospitalier de Granby pour une intervention chirurgicale de la vésicule biliaire.Après complications, la septuagénaire est transférée d\u2019urgence au CHUS le 22 juillet.Arrivée sur place, elle est aussitôt transportée sur la table d\u2019opération, pour y être réopérée dans la nuit du 22 au 23 juillet.Inconsciente artificiellement, Mme Guérin Dumoulin était, selon ses proches, en voie de remonter la côte, avant d\u2019attraper une fièvre le 29 juillet.Le lendemain, un médecin annonce la triste nouvelle aux enfants: leur mère avait contracté la bactérie Clostridium difficile.Quelques jours plus tard, en matinée, elle rendait l\u2019âme dans la chambre d'hôpital qu\u2019elle occupait seule.Des histoires comme celle-là, les membres de la famille Dumoulin racontent en avoir entendu plusieurs au cours de leurs nombreuses visites précédant le décès de leur mère.«On a rencontré une autre famille ayant un père opéré pour la prostate.Finalement, il a contracté la bactérie à la suite de l'intervention», rapporte Julie Dumoulin.Pour tenter de contenir la crise, les enfants Dumoulin soupçonnent que des chirurgiens du CHUS étaient prêts à tout.«On nous a offert de retirer le colon de notre mère, où logeait la bactérie, | a colère et l\u2019indignation étaient des infections doit devenir «une culture dans nos établissements», puisque des bactéries comme C.difficile continueront d\u2019apparaître dans les hôpitaux au cours des prochaines années.La direction du CHUS tient d'ailleurs à rassurer la population.«I n\u2019y a pas d\u2019inquiétude à avoir pour ceux qui sont juste en visite à l'hôpital, souligne le Dr Roy.Le danger, c\u2019est pour les patients hospi- pour le remplacer par un sac», dénonce Elise Dumoulin.Près de 24 heures plus tard, les médecins ne pouvaient plus sauver la dame.«Là, t'es en train de me dire que ma mère se meurt du C.difficile?», aurait alors demandé Gilles Dumoulin, en présence de tous ses frères et soeurs, au médecin responsable.«Sans équivoque», aurait derechef rétorqué le docteur.Négligence S'ils se doutent bien que l'affaire risque rapidement de basculer vers un débat autour du piteux état des établissements de santé, les proches de la victime exigent que le CHUS rende des comptes.«Peut- être que ma mère n'aurait pas survécu à son opération, mais quoi qu\u2019il en soit, c\u2019est cette bactérie qui l\u2019a emportée!».s\u2019indigne Gilles Dumoulin.De l\u2019avis général, on n'en sort pas les pieds devant d\u2019un hôpital lorsqu'on y entre pour une vésicule biliaire.La famille Dumoulin estime que les gestes de négligence ont été légion de la part du personnel infirmier.Tous disent avoir vu à plusieurs reprises le personnel approcher leur mère sans gants ou sans se laver les mains, en plus d'avoir constaté un système de ventilation déficient et de l\u2019équipement désuet.«J'ai vu un infirmier éponger, sans gants, du sang sur le front de ma mère», dénonce Adèle Dumoulin.Refusant de jeter la pierrc à tout lc personnel infirmier, les Dumoulin tirent plutôt à boulets rouges sur la direction de l\u2019établissement, coupable à leurs yeux d\u2019avoir négligé de prévenir la population tout en sachant l\u2019étendu du fléau.«lIs le savaient! Le rapport de l\u2019étude existait au moment de transférer ma mère.Si on avait su qu\u2019il y avait une épidémie, on l'aurait pas envoyée là!», affirme Gilles Dumoulin.Recours collectif?Plus emportée, Adèle Dumoulin qualifie de «dégueulasse» le fait que le CHUS continue d'accueillir des patients.«On l\u2019aurait encore notre mère! On l\u2019aurait tous», s'impatiente la jeune femme, vindicative.Décidés à ne pas en rester là, les Dumoulin lancent un appel à la population.enjoignant les familles aux prises avec une pareille tragédie à se manifester.talisés qui restent plusieurs jours et qui reçoivent certains antibiotiques.» Enfin, selon Jean-Pierre Chicoine, le CHUS n'aurait pas dû informer les médias lorsqu\u2019il a adopté son plan d'action pour contrer la bactérie, «parce que ça n\u2019aurait rien changé à l'épidémie».Imacom Le Dr Jacques Pépin, consultant en maladies infectieuses, n'a pas bronché en apprenant que la vice-doyenne a la recherche de la faculté de médecine considérait que son étude sur l'impact de la bactérie C.difficile au CHUS manquait de fondement scientifique.«Moi, a-t-il répliqué, j'ai vu plusieurs de ces patients.li est clair que la très grande majorité de ces décès ont été causés directement par le C.difficile.» La famille n\u2019écarte pas la possibilité d\u2019intenter un recours collectif contre le CHUS.Même si rien ne pourra faire revenir leur mère à la vie, les proches assurent que sa mort ne sera pas vaine.«Si sa mort peut être utile autant que l'a été sa vic, elle sera très utile!», lance Gilles Dumoulin.Sclon la famille, le CHUS devrait faire son mea culpa et admettre avoir trop attendu avant d'informer la population de l'étendue du problème.Les yeux baignés de larmes, les enfants soulignent à quel point leur mère occupait une place importante au sein du noyau familial.«Elle était extraordinaire! Elle avait commencé un projet avec sa mère de 92 ans pour Opération Enfants soleil», souligne Julie Dumoulin, en pleurs.La mort de Carmen Guérin Dumoulin s'ajoute à la centaine de personnes décédées après avoir contracté la bactérie entre janvier 2003 et juin 2004 au CHUS.(La Voix de l'Est) Des patients inquiets A7 Quand l'hôpital Suite de la page A1 déclarations plutôt incendiaires.La crédibilité de l\u2019équipe du Dr Pépin a été ouvertement attaquée.Vous qui travaillez au CHUS ou qui y visitez régulièrement un proche, que savez-vous des mystérieuses complications qui auraient emporté autant des personnes âgées ?L'étude du Dr Pépin traduit-elle la réalité ou est-ce une interprétation exagérée des faits, telles que l\u2019ont prétendu hier certaines personnes, dont le ministre Couillard.Le silence est rompu et la parole n\u2019appartient plus qu'à quelques personnes.RAMADA Ouverture du Bar Le Coude de Hotel Ramada, 68 rue Wallington Sud, Je 5 soût 2004.Nous sommes à la recherche de MUSICIENS(NES), CHANTEURS(EUSES)-MAISON, ANIMATEURS(TRICES), SERVEURS(EUSES), BARMAID, SÉCURITÉ.Entrevues le vendredi 6 août à 19 h._ Contactez Hamid Ssadsoui au ' (819) 346-7300. A4 La\u201dTribune _SHERBROOKE VENDREDI 6 AOÛT 2004 |A SITE Cre PNG TER ANS 1\" Qualité HONDA all pir CIVIC 4 portes La voiture la plus vendue au Canada depuis 6 ans La voiture la plis vendue au Canada depuis 6 ans # # ; ex ; Joss i PE won Grama i\u201d dites iil j es $-2000 CRV RO Le véhicule sport haute performance Le SUV le plus vendu au monde et classé Meilleur véhicets : par excellence meilleur véhicule sport utilitaire intermédiaire grind forme - Car and Driver, mars 2004 - ~ Canna.A a i [ I » ; : | WR | | fs aie man ta masse re en A WU Pol WY Cox?xa HONDA HONDA HONDA HONDA HOM rl NE TT YT YE TTS re ETS ET Le seul fabricant dont les voitures _ classentp: Cant ELbrool .Pais # 2282 5a 7.S0 YI SHERBROOKE VENDREDI 6 AOÛT 2004 La Tribune AS SITE ANT FRS prix des voitures ordinaires ACCORD 4 portes Plus habitable, plus performante, plus économique, l'Accord demeure le chef de Me de sa catégorie - Guide de l'auto 2004 NSPORT ARATION ACCORD Coupé Plus habitable, plus performante, plus économique, l'Accord \u2018demeure le chef de ile de sa catégorie - Guide de l'auto 2004 > PILOT ODYSSEY p véhicals sport utilitaire La fourgonnette Honda Odyssey est la meilleure Véhicule sport utilitaire compact ind format de huxe de toutes celles offertes sur le marché -Le coup de coeur du Guide de l'Auto 2004 - Can and-driver, mars 2004 - Car and driver, juin 2004 nt parmi les 10 meilleures au monde depuis 20 ans pm I\" ; d % g ¥ | re = wg) \\ A PEN ARARBRIEIAMBEIRARSL LLY AA AA A CC A6 La Tribune © Dh Présidente et éditrice: Louise Boisvert | SHERBROOKE VENDREDI 6 AOÛT 2004 Dire toute la vérité Maurice Cloutier mounce.cloutiertulatribune.qc ca SHERBROOKE dirigeants du CHUS et du ministre de la Santé, Philippe Couillard, hier.I! à été révélé au grand jour que des patients meurent régulièrement non pas des suites d\u2019une intervention chirurgicale ou de la prise de médicaments, mais bien des conséquences d\u2019une infection attrapée à l\u2019hôpital et causée par la bactérie Clostridium difficile.Pour connaître l\u2019ampleur de la situation, il aura fallu que le Dr Jacques Pépin, un consultant en maladies infectieuses du CHUS, livre le fruit de sa recherche à l\u2019Association médicale canadienne qui en a dévoilé la teneur sur son site Internet mercredi.Pour le CHUS seulement, entre janvier 2003 et juin 2004, 100 patients infectés par la bactérie auraient succombé dans les 30 jours suivant le diagnostic.Le Dr Pépin a ajouté dans ses commentaires qu\u2019il a la conviction que la majorité des 100 décès découlent de cette infection virulente.Les personnes âgées sont les plus vulnérables.La direction du CHUS, qui suit ce dossier prioritaire depuis des mois, n'avait toutefois pas eu ces données précises avant leur publication.La compilation finale remonte à quelques semaines seulement.Les dirigeants du CHUS et le ministre ont rapidement cherché à rassurer la population en soutenant que le nombre de décès liés à la bactérie est exagéré.Les preuves sont insuffisantes.Des patients étaient déjà à l'agonie.Tout pour calmer le jeu, quoi.Le Dr Pépin, qui fait des recherches depuis 1988, a cependant maintenu ses affirmations.Une grande réalité demeure.Le drame est bien réel.Évitons seulement de débattre d\u2019une statistique.Le CHUS, comme la plupart des grands hôpitaux montréalais, lutte contre une grave épidémie depuis des mois.Un vaste plan d\u2019action est en place dans les deux établissements à Sherbrooke.Le CHUS n\u2019a rien négligé à l'interne pour combattre la bactérie avec les moyens financiers dont il dispose.L'établissement est sans doute bien en avance par rapport à d\u2019autres hôpitaux.Bravo ! Par contre, il a manqué à son devoir d\u2019informer la population de l'ampleur réelle de ta bataille enga- l e ciel est tombé sur la téte des Tribune libre gée entre ses murs et de réclamer publiquement l\u2019aide des gouvernements supérieurs.Nous ne voulions pas provoquer une panique parmi la clientèle, dit-on.On voit aujourd\u2019hui les résultats.Les journalistes, y compris La Tribune, avaient posé des questions au cours des derniers mois, mais ils ont obtenu des réponses incomplètes.Même si toutes les certitudes n\u2019étaient pas acquises et ne le sont pas encore, les risques importants pour la santé des patients n\u2019ont jamais été révélés.Pourquoi ?Nous savons tous que des dossiers cheminent plus rapidement lorsque l\u2019urgence de la situation est connue.Hier, nous avons appris les résultats d\u2019une vérification plus poussée réalisée en janvier dernier au CHUS sur onze patients décédés qui avaient contracté la bactérie C.difficile pendant leur hospitalisation.L'analyse des onze cas aurait permis de conclure que six décès seraient liés à cette bactérie.Sans sauter aux conclusions, voilà une information qui donne du poids aux propos du Dr Pépin.La population avait le droit de connaître la nature exacte de cette épidémie.Ailleurs au Québec, il faut savoir aussi.L\u2019enquête du Dr Pépin met le CHUS dans l\u2019eau bouillante, mais la situation est répandue à travers le Québec.Il est urgent que le ministre Couillard donne l\u2019heure juste sur la situation et annonce des mesures spécifiques.Il est temps de dire toute la vérité à la population.Les malades ne doivent pas cesser de se faire soigner dans les hôpitaux ou douter de la qualité des soins, mais les autorités ne doivent pas non plus laisser le doute s'installer dans l\u2019esprit de la population.Ce n\u2019est pas d\u2019hier que des patients meurent à la suite d\u2019une infection contractée en milieu hospitalier, mais la situation est plus sérieuse actuellement.Pendant que les autorités gouvernementales demandent de déclarer un oiseau trouvé mort dans des circonstances douteuses en raison de l\u2019alerte au virus du Nil, on ne déclare pas publiquement dans nos établissements de santé les mortalités causées vraisemblablement par une bactérie de plus en plus vorace et dangereuse.Si les villes doivent alerter la population à la moindre présence de coliformes fécaux dans l\u2019eau, pourquoi les établissements de santé ne sont pas tenus d'agir avec la même célérité lorsque la menace s\u2019installe ?Le gouvernement, qui avait placé la santé au premier rang de ses priorités, devra se montrer plus exigeant et, plus transparent.Dossiers chauds en environnement uclle coincidence ! Le jour où un nouveau ministre de l'Environnement est désigné à Ottawa, on dévoile une autre consultation publique au Québec sur le projet d'Entente sur les ressources durables en eaux du bassin des Grands Lacs.C'est la troisième étude mise en route récemment sur le dossier des Grands Lacs et sur la Voie maritime du Saint- Laurent pour lequel les citoyens sont interpellés.Il y à tout d'abord lo Groupe d'étude international sur le lac Ontario et le fleuve Saint-Laurent qui viendra soumettre, le 16 septembre à Dorval et le 17 septembre à Trois-Rivières, via le Groupe consultatif sur l'intérêt public, les recommandations des études quinquennales sur la régularisation des eaux du lac Ontario qui se déversent dans le fleuve Saint-Laurent.Ces recommandations appuyées par le public seront présentées à la Commission mixte internationale en 200$.C'est le contrôle du robinet.La deuxième étude, menée conjointement par les gouvernements du Canada et des États-Unis depuis le printemps dernier.a comme objectif d'évaluer les besoins en infrastructures du Réseau Grands Lacs/Voie maritime du Saint- Laurent et, plus particulièrement.les conséquences techniques.économiques et environnementales de ces besoins, dans la mesure où elles se rapportent à l'infrastructure du transport maritime dont la navigation commerciale dépend.L'échéance de cette étude est en 2006.C'est le contrôle du commerce maritime.Enfin la troisième étude, annoncée le 20 juillet, par le ministère de l\u2019Environnement du Québec, concerne le contrôle de la quantité et la qualité des eaux du vaste bassin des Grands Lacs allant jusqu'à Trois-Rivières.Ce dossier doit être négocié, dans le cadre de l'annexe à la Charte des Grands Lacs, avec huit états américains, l'Ontario et le Québec.Une consultation publique se tiendra à Montréal le 14 septembre et à Trois-Rivières le 16 septembre.C'est le contrôle du contenu.Voilà bien du pain sur la planche pour les groupes environnementaux intéressés à toutes les facettes de ce dossier nébuleux et complexe.L'automne sera chaud et bien occupé pour les défenseurs de l'eau, devenue un gros enjeu mondial ! Ainsi, le nouveau ministre de l'Environnement du Canada, M.Stéphane Dion, spécialiste de la clarté, saura.espérons-le, mettre son judicieux grain de sel dans cet énorme dossier afin de clarifier et simplifier les choses au profit des générations futures dans l'optique du développement durable.Souhaitons-lui la plus grande clairvoyance et de l'aide internationale de son collègue M.Pierre Pettigrew.nouveau ministre des Affaires étrangères.Philippe Giroul Pointe du Lac Rédacteur en chef: Maurice Cloutier hervephilippe@videotron.ca Tribune libre ality i vin un ul gts jad 4 Lai = 8.3 pir 3 \u2014 bd, atl i: = ay 0-51 50, PP = Directeur de l'information: André Larocque | Adjointe au directeur: Jacynthe Nadeau SLEEMAN ACHETE UNIBROUE LA PLUS GRANDE DÉFUSION.C'EST QUAND Tu VENDS TA \" BLONDE * AUX ANGLAIS.vo .Le fs y=== s Fito \u2014 og (En reprise) Droits réservés rap = re Liberté d'expression et liberté d' opinion\u201d suis pas d'accord avec ce que vous dites mais je défendrai le droit que vous avez de le dire et le défendrai jusqu\u2019au bout.» Ironiquement, le brassage d'idées est à son meilleur depuis l'annonce du CRTC de révoquer la licence de CHOI à Québec.50 000 personnes ont marché solidairement à Québec pour défendre la station.Le message populaire tarde pourtant à faire son chemin sur la colline parlementaire.Le brassage d'idées ne remue pas encore Ottawa.| J écrivain Voltaire disait: «Je ne Les tenants de la liberté d'expression, au sens de la création radiophonique \u2018affrontent les tenants de la liberté d\u2019expression, au sens plus philosophique! Peut- être est-ce là un dialogue de sourds ?Des observateurs comme Jean-Guy Dubuc amènent un éclairage éthique et moral à l\u2019affaire alors que les professeurs Réjean Breton et Jacques Zylberberg parlent de censure, de danger lié à la rétention des opinions et des idées ! Le choc des idées est inévitable et nécessaire ! Plusieurs observateurs soucieux se disent: «Qui a outrepassé ses pouvoirs et devoirs?Le CRTC ou la station CHOI FM ?» Quoi qu'il en soit.la fermeture annoncée de CHOI déborde des frontières du Québec.Le journaliste Rex Murphy, commentateur à l'émission The National à CBC affirmait dans The Globe and Mail: «C\u2019est encourageant de voir 50 000 personnes marcher (20 pourcent de l'auditoire total de la station) pour contester une décision du CRTC.» Qui peut prétendre être aussi rassembleur au Québec avec un enjeu écologique ou sociale ?Malgré les positions de la FPJQ et l'organisme Journalistes sans frontières qui ont reconnu l'impact de cette fermeture, il se trouve beaucoup de détracteurs de CHOI.Il se trouve aussi des journalistes qui se questionnent sur les balises de la liberté éditoriale et la liberté d\u2019expression.Finalement, il y a également des gens (avec une vision manichéenne) qui plaident la «thrash radio», la «radio pour les ignares ».Ce sont ceux-là même qui n\u2019ont jamais écouté cette radio plus de 15 minutes et qui ne savent pas que cette radio fait la promotion de la scène alternative québécoise par le projet Qué-Rock), soutient les victimes du scandale de prostitution de Québec et fait la promotion du sport et de l'anti-tabagisme! Reconnaissons d\u2019emblée que les propos de Fillion et d'Arthur dépassent parfois les bornes et les personnes lésées ont, de plein droit, manifesté leurs appréhensions au CRTC.Le CRTC a dù sévir pour ces propos.mais la fermeture de CHOI s'avère un avertissement sérieux aux autres stations qui seraient un peu trop tentées par le débat corsé! Avouons que la ligne est plutôt mince entre ce que l\u2019on peut dire et ce que l\u2019on ne peut dire.On marche sur un fil de fer.Pendant que le débat d\u2019idées a lieu dans la collectivité, le premier ministre Paul Martin et sa ministre Liza Frulla refusent de défendre publiquement la position dé son organisme para-gouvernemental.Un mutisme qui parle de lui-même.Poug tant, c\u2019est l\u2019ancienne ministre fédérale de la Culture qui était intervenu perso lement auprès du CRTC pour que VRAK TV voit le jour ! L'intervention fédérale serait-elle sélective ou comporterait-elle ses exceptions?Et puis le même mutisme s\u2019est fait\u2019 sentir quand on a su qu\u2019avant la date dé révocation de la licence de CHOI, trois consortiums avaient déposé des mémoires pour pallier le départ de CHOI, dont Corus.Ce même consortium qui tente\u201d d\u2019acheter les stations AM de Radiomédia et les agglomérer en une programmation : sportive et sur la santé ! 4 Comme radiophile, je n\u2019ai ni la compé, tence juridique, ni la compétence éthique de défendre la station de Québec mais, j'ai tout de même le souci de défendre\u2018 les stations indépendantes qui souhaitent: se différencier de la masse.Et s\u2019il y a un principe que Me Guy Bertrand voudra défendre en Cour fédérale, ce sera.audi alteram partem.Etre écouté avant d\u2019être.jugé.H y a là toute une réflexion à développer, en regard au jugement rendu par le CRTC et face à la démarche juridique de CHOI en Cour fédérale.pa Jean-Francois Desaulniers ac 27 ans, Windsor ; Il est étonnant de constater que dans la société de communication dans laquelle nous vivons.les gens se considèrent si peu.Alors que les téléphones cellulaires pulluient; avec l\u2019un, on est branché sur un satelitte et on peut parler clairement avec une personne à des kilomètres de distance; avec un autre, on est branché sur Internet et son monde infini de plaisirs et connaissances.Les jeux sont devenus anonymes et on passe quelques minutes avec un compagnon.parfait inconnu.pour l\u2019instant d'une partie.Un écran d'ordinateur devient un secrétaire où s'affichent différents destinataires et on a plusieurs conversations ou correspondances en même temps.Il est surprenant.dans ce contexte, Les gens ne se parlent plus face à face de voir que des collègues ne se remarquent pas lorsqu'ils se croisent dans les couloirs et que dire «bonjour, merci, au revoir» et le répéter autant de fois que nécessaire devient une corvée et une coutume obsolète.À distance ou à l'aide d\u2019un de ces outils modernes, il est facile de tenir plusieurs bavardages et clavardages qui durent des heures mais, face à face.on ne se parle plus que pour se commmuniquer l'essentiel.On a amélioré.certes, la technologie de communication mais, et c'est dommage.la politesse à disparu de nos habitudes de vie.Joël Fines Sherbrooke Pas une question de censure « e jugement rendu cette semaine; | oo Radio-Canada (NDLR; dossier Gilles Néron) est tout à, fait juste! Ce n'est pas là une question de, liberté d'expression car celle-ci n\u2019inclus- pas le droit de diffamer.Et c'est clairement ce que Radio-Canada a fait! Les journalistes merdiques qui ant, fait ce travail mériteraient d'être foutus\u2019 a la porte et ne plus jamais se retrouver un emploi dans les médias.Le fait que'ce que Radio-Canada a rapporté soit vrai- n'est point important, c\u2019est un clair règles\u2018 ment de compte personnel qu\u2019ils ont fait!\u2019 Ces journalistes excrémentiels savaient\u2019 très bien quelle limite ne pas dépasser et le fait que Radio-Canada leur ai laissé les ondes rend la société publique aussi coupable.C\u2019est assez toute la désinformation, les demi vérités et la diffamation.faite par la SRC! Voici ce que j'écrirais si j'étais aussi malhonnête que tous ceux qui se\u201csont\u2019 prononcé en faveur de la fermeture de CHOI Radio X! Dominique Dumas Sherbrooke 24 SES a CW so oe ea PN MA PES eh Ye am IN BR PN \u2014 - Me Wh DS 0S \"™ rpg ™ Oy WD vt my em me mw ™ -» am Aa lit et = ee et pn lle p- ait de pis oint te lia on ° és ais.re\u2019 ar Épidémie d'infection à la bactérie C.difficile au CHUS SHERBROOKE VENDRED! 6 AOÛT 2004 La Tribune A7 Des patients et des visiteurs inquiets René-Charles Quirion rene-chonies.qunon G'atribune.Qc.
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