La tribune, 25 septembre 2004, Cahier 9
[" r- SND) Yr )/N * Nod ENE LT @RNSPL LU Vdil arth Caf dar agar\u2026 _ \u2018 Septembre, A Mois de l'artit, | | vient annuellement nous faire LL\u2019 a rth rite frappe prendre conscience jusqu\u2019à quel point cette maladie peut ruiner la vie de millions de personnes.Le thème de cette J! _ N | O I ~ / année, «L'arthrite au fil des &ges.», attire attention sur le fait que IT] CJM, l\u2019arthrite ne connaît aucune frontière d'âge.Ses ravages se font sentir 8 N ) | m O M @ aussi bien chez les enfants que les personnes âgées, en passant par tous © - 7 Gr 2 17.ceux dans la «la fleur de l\u2019âge».En 2004, 2 millions de dollars ont été alloués à des projets de recherche sur l'arthrite au Québec, une année record (voir page 4).Les statistiques font frémir.Un million de Québécoises et de Québécois souffrent d\u2019arthrite.Il faut multiplier ce chiffre par quatre pour l'ensemble du pays.L\u2019arthrite juvénile touche un enfant sur 1000 âgés de moins de 16 ans.L\u2019arthrite coûte la prodigieuse somme de 4,4 milliards $ par année au pays en perte de travail (76 % de la facture) et soins médicaux.Elle se classe ainsi parmi les maladies chroniques les plus coûteuses sur le plan social.Aussi, sur le plan humain à cause des douleurs qui conduisent souvent à une incapacité de plus longue durée que les autres affections chroniques.L\u2019arthrite nous concerne tous Maladie débilitante et sérieuse, l\u2019arthrite existe sous plus de 100 formes.Elle se classe au troisième rang des maladies chroniques les plus courantes.Elle ne connaît pas de frontières d'âge, d\u2019ethnie, de sexe et de richesse.Qui ne connaît pas quelqu'un dans sa famille ou dans son entourage qui en encaisse les souffrances, les transformations physiques, voire l\u2019invalidité ?Les statistiques révèlent qu\u2019un grand nombre de personnes touchées n'ont pas accès aux soins et aux traitements spécialisés qui pourraient diminuer et même prévenir leur incapacité.Imaginez si vous deviez attendre un an avant de subir une restauration de hanche et, qu'entre-temps, vous deviez quitter votre travail.Pire, que vous n'ayez pas accès aux nouveaux médicaments biologiques qui représentent une des plus grandes percées médicales du dernier siècle.La Société d'arthrite est le seul organisme sans but lucratif au pays qui soit entièrement voué au financement et à la promotion de la recherche, des programmes sur cette maladie et des soins aux personnes atteintes.Elle ne peut cependant agir seule devant une tâche aussi colossale.L'organisme compte sur l'appui financier du grand public et sur le bénévolat pour soutenir le combat quotidien des arthritiques.Nous devons tous agir Nous sommes tous susceptibles d'en souffrir un jour ou l\u2019autre, surtout en vieillissant.C\u2019est à nous tous d'intervenir.Les décideurs en matière de soins de santé ne peuvent plus se permettre d'ignorer l'arthrite.L'Assemblée nationale a proclamé le 25 mai 2004 Journée de l'arthrite.La reconnaissance de l'impact socio-économique important de cette maladie est un bon pas, mais il ne faut surtout pas en rester là.En effet, sans une action rapide, les effets économiques de cette maladie aux multiples facettes, qui sont pourtant déjà accablants, exploseront au cours de la prochaine décennie.Durant cette période, un million d\u2019autres citoyens canadiens contracteront l'arthrite pour venir gonfler les statistiques.Les experts prévoient qu\u2019au rythme actuel, plus d'un Canadien sur Cinq sera arthritique en 2026; ce seront 6,3 millions de personnes, dont 2,4 millions d'hommes et 3,9 millions de femmes.Nous pouvons aisément imaginer l'impact négatif qu'aura cette croissance, tant sur La Société la qualité de vie des citoyens que sur les coûts du système de santé.Nous devons 9 .Pour information: 1 800 321-1433 tous contribuer à changer le cours des choses.Vous constaterez, à la lecture de d ar thrite, www.arthrite.ca/quebec cette publication spéciale, que des solutions existent. L'arthrite CAHIER PUBLICITAIRE 2 Le dimanche 26 septembre 2004 MESSAGE du directeur général de La Société d'arthrite, division du Vaincre l'arthrite -, Créée en 1948, La Société d'arthrite, organisme sans but lucratif, œuvre sur plusieurs fronts à la fois.La recherche fait partie de nos priorités tout comme le soutien aux personnes atteintes et à leurs familles.Éduquer, informer et sensibiliser constituent ainsi un volet important de la mission qui anime notre équipe.La recherche a permis d'améliorer grandement la façon d\u2019intervenir auprès des personnes souffrant d\u2019arthrite.Notre Société est fière d'avoir participé à cet effort en étant l'organisation qui contribue le plus à la recherche sur les maladies arthritiques au Canada.En 2004-2005, au Québec seulement, ce sont 2 millions $ qui y seront investis, portant à près de 20 millions $ le montant global consacré à des projets de recherche en 10 ans.Nous avons toujours cru en l'importance de la recherche pour la découverte de nouvelles et de meilleures modalités de traitement et de prise en charge des diverses formes d'arthrite.Le Québec, à ce titre, est considéré comme un chef de file au pays.Nous avons l'avantage de pouvoir compter sur de nombreux chercheurs au sein de quatre grands centres associés aux universités Laval, Sherbrooke, McGill et Montréal.Vingt-cing de ces chercheurs bénéficient de bourses de recherche et perfectionnement de La Société d\u2019arthrite.Notre rôle de soutien Les personnes aux prises avec une maladie chronique requièrent des programmes de soutien favorisant une meilleure prise en M charge.Afin de les aider à composer au quotidien avec la maladie, la Société a développé plusieurs programmes.Parmi les outils proposés, on compte des forums, des cours et des services, incluant une ligne d'écoute.La Société d'arthrite n'hésite pas à promouvoir les droits des personnes souffrant de cette maladie chronique.Nous l'avons fait dans le passé, notamment pour la disponibilité et le remboursement de certains médicaments, et nous continuerons à intervenir sur la place publique lorsque nécessaire.À titre d'exemple, lors de la dernière conférence fédérale-provinciale sur la santé, nous avons rappelé aux premiers ministres l'importance de l'accessibilité aux soins et aux traitements pour les personnes atteintes d\u2019arthrite.Par ailleurs, nous sommes confrontés à un manque flagrant de rhumatologues et à des omnipraticiens souvent peu préparés pour effectuer des dépistages précoces et précis dans les cas d\u2019arthrite.Notre organisme continue de s'appuyer sur votre générosité, tant pour les collectes de fonds que pour le bénévolat.Bon an, mal an, quelque 1000 Québécoises et Québécois œuvrent à nos côtés bénévolement, participant à différents comités, à l\u2019organisation d'événements, d'activités et au soutien aux personnes arthritiques.Les bénévoles sont la plus grande richesse de notre organisme et nous les en remercions.Au Québec, nous avons l'avantage de disposer d\u2019un solide réseau d'intervention, ayant des bureaux régionaux dans l'Est du Québec, I'Estrie-Montérégie et Laval- Rive-Nord, sans oublier le bureau divisionnaire de Montréal.Le travail acharné des bénévoles et des professionnels du milieu nous permet d'offrir aux personnes atteintes de tous les âges la possibilité de se prendre en main afin de mieux vivre.Andy Chabot La Société d'arthrite tha = ayy [i Jar âgar\u2026 La premiers visite chez le rose af La première visite chez un rhumatologue est souvent la plus importante, selon le docteur Claude Blier, rhumatologue à l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis.Elle sert à poser le diagnostic de votre maladie et à établir un plan de traitement.C'est pourquoi il est important pour vous de bien vous préparer à cette consultation et surtout de ne pas jouer à cache-cache en dissimulant des choses.Préparez consciencieusement votre visite pour aider le médecin à poser un diagnostic plus rapide et plus précis.Il vous faut être attentif à ce que vous ressentez les semaines précédant votre rendez-vous.Notez tout, y compris l'horaire des douleurs ou des raideurs.En général, les symptômes généraux de l'arthrite sont à peu près les mêmes, peu importe l\u2019âge de l'individu.Le docteur Blier parle alors plus particulièrement de douleur, gonflement des articulations, déformation et rougeur.Les signes s'apparentent à deux grandes extériorisations de la maladie : l\u2019inflammation et l'arthrose.Dans ce dernier cas, l'usure des articulations fait que la personne atteinte se sent bien au réveil, mais que la douleur augmente au cours de la journée.cHychafe Soyez attentif Pour vous convaincre de l'importance de fournir toutes les informations dont vous disposez, rappelez-vous que les dommages causés par l'arthrite sont irréversibles, d'où l'importance d'un diagnostic précoce.Voici quelques points sur lesquels le docteur Blier insiste plus particulièrement : e Préparez une liste des problèmes de santé pour lesquels vous avez déjà été soigné ou opéré avec les dates approximatives.© Apportez tous vos médicaments ou une liste à jour des médicaments que vous prenez.* Apportez une copie de tous les résultats d'analyses et de tests que vous avez passés pour votre problème.e Apportez les radiographies que vous avez déjà subies pour votre problème actuel.Il est préférable d'apporter les films de radiographie plutôt que simplement le rapport dactylographié.Le rhumatologue, explique le spécialiste, vous fera remplir un questionnaire et vous examinera pour poser un diagnostic.À l\u2019occasion, il peut aussi demander des prises de sang, des radiographies ou d'autres tests pouvant l'aider à préciser le mieux possible le type de maladie dont vous souffrez.Vous aurez à parler de votre maladie.Le début, la localisation des douleurs, le type de douleur, l'intensité des douleurs et leurs répercussions sur votre vie de tous les jours.Toute une équipe entoure la personne atteinte d'arthrite, mais le principal intervenant c\u2019est vous.Aussi, conservez précieusement le dépliant Mon arthrite, je le prends en main inclus dans ce cahier spécial.C\u2019est un outil précieux pour vous aider à préparer votre visite chez le médecin.Avec tous ces renseignements, votre médecin pourra poser un diagnostic précis et vous proposer le traitement le plus approprié à votre maladie.Des traces d'arthrite ont été observées sur des squelettes de dinosaures ayant f vécu il y a 50 millions d'années.VB Une © dou Si on refaisait l\u2019histoire, le plus vieux métier du monde pourrait être la rhumatologie.On a trouvé des traces évidentes de lésions arthritiques sur les os d'un platy- carpus fossilisé exposé au Musée d'histoire naturelle du Kansas.Ce reptile aquatique géant vivait dans les eaux de la terre il y a.100 millions d'années.Des traces ont été observées sur des squelettes de dinosaures ayant vécu il y a 50 millions d'années, sur les vertèbres de nos ancêtres d'il y a 2 millions d'années et sur des momies égyptiennes datant d'environ 10 000 ans.Au sujet de ces dernières, on a trouvé notamment des traces de spondylarthrite ankylosante sur le squelette de plusieurs pharaons.Cette affection inflammatoire chronique frappe principalement le sexe masculin.Environ 400 ans av.J-C., Socrate et Hippocrate apportent leur grain de sel.Le premier en parlant de l'arthrite comme de ia maladie la plus commune à cette époque-là.Le deuxième, en expliquant que la goutte, qui ne portait pas encore son nom, commençait généralement par «une inflammation extrémement douloureuse du gros orteil».Les Romains, bainéothérapeutes avant la lettre, construisaient des bains pour aller y soulager leurs v 3 Pour information: 1 800 321-1433 « www.arthrite.ca/quebec rhumatismes.On dit même qu\u2019au 3° siècle de notre ère, l\u2019empereur Dioclétien fit adopter une loi exemptant les victimes d\u2019arthrite de payer des impôts.Cependant, c'est à Sagismond Albicus de Moravie, pionnier de la rhumatologie au 18° siècle, que l\u2019on doit l\u2019un des plus anciens textes sur le rhumatisme.Christophe Colomb à commencé à souffrir d'une forme d'arthrite lors de sa troisième traversée de l'Atiantique, en 1498.D\u2019éminents patients Un débat entre spécialistes entoure le berceau (Amérique est pointée) de l'arthrite rhumatoïde.à non seulement découvert (malgré lui) cette maladie, mais il a aussi commencé à souffrir d\u2019une autre forme d'\u2019arthrite lors de sa troisième traversée de l'Atlantique, en 1498.Celle-ci affectait toutes ses articulations et s'accompagnait de fièvre.La biographe de Marie Stuart, Lady Antonia Fraser, rapporte que la reine d'Écosse éprouvait des douleurs articulaires.Comme la reine mesurait cinq pieds et onze pouces et qu'elle avait les membres «graciles », on imagine qu'elle souffrait du syndrome de Marfan.L'hyperlaxité ligamentaire qui caractérise ce syndrome entraîne des douleurs articulaires.Au milieu des rois qui se sont succédés sur le trône de France du 10° au 19° siècle, c'est la goutte qui était la reine.La majorité des rois français ont souffert de cette affection.Mozart fut soigné, à 28 ans, pour fièvre rhumatismale.En plus de subir de fortes fièvres, le célèbre compositeur autrichien éprouvait de vives douleurs aux genoux.Les genoux de Verlaine furent eux aussi cause de douleur.Les peintres ne furent pas plus épargnés que les musiciens et les poètes.Non seulement beaucoup (Rubens, Renoir, Toulouse-Lautrec, Dufy, etc.) ont éprouvé dans leur corps les douleurs de l\u2019arthrite, mais ils ont parfois reproduit les manifestations de la maladie dans s le corps de leurs modèles.Pierre-Auguste Renoir, à la suite d'une chute de bicyclette à l'âge de 56 ans, développe l'arthrite rhumatoïde.Avec le temps, son corps se pétrifie, ses mains ne peuvent plus rien saisir, ses doigts agrippent le pinceau plus qu'ils ne le tiennent.Ses mains sont 4 oureuse NIStOIre Æ 100 millions d'années C'est à la suite d'une chute à bicyclette, à l'âge de 56 ans, que le peintre Pierre- Auguste Renoir a développé l'arthrite rhumatoïde.affreusement déformées, les articulations craquées, repliant le pouce vers la paume et les autres doigts vers le poignet.Plus la souffrance devient intolérable et plus il peint.Les nuits sont affreuses, sa maigreur effrayante.Il meurt une nuit de 1919 à l\u2019âge de 78 ans. L'artnrnte CAHIER PUBLICITAIRE 3 Le dimanche 26 septembre 2004 ax À dat âge.L'arthrite, a apprivoiser Porte-parole de La Société d\u2019arthrite, Marie-Micheéle Desrosiers se dit stupéfaite devant les incroyables de l\u2019arthrite.« Cette maladie empoisonne la vie de tellement de ramifications personnes autour de nous qu'on finit « Je suis estomaquée par le nombre de personnes atteintes et par le fait qu\u2019elle s'attaque de plus en plus aux jeunes.» C\u2019est une des maladies les plus souffrantes et on doit en parier, dit-elle.M La Société d'arthrite * La SN - par sy habituer.» Au contraire selon elle, il faut réagir, s\u2019informer sur tout ce qui concerne cette maladie chronique et apprendre à l\u2019apprivoiser.Elle avoue, au cours d'une entrevue, qu'elle se sent interpellée, surtout que l'arthrite frappe plus les femmes et particulièrement les Autochtones.«Je suis estomaquée par le nombre de personnes atteintes et par le fait qu'elle s'attaque de plus en plus aux jeunes.» C\u2019est une des maladies les plus souffrantes et on doit en parier, dit-elle.Sa mère souffre d\u2019arthrose.Elle a subi une greffe de la hanche et est en attente pour une seconde intervention de ce genre.Une de ses tantes en est morte.Elle raconte qu\u2019elle a souffert toute sa vie, au point parfois d'être incapable de quitter le lit.«Nous avons tous des petits bobos.Moi-même, je sens de petites douleurs le matin, comme à peu près tout le monde.I{ ne faut pas le cacher.» Adepte de la prévention Déjà porte-parole de la Société d'Alzheimer de Laval, Marie-Michèle Desrosiers a généreusement répondu à l\u2019appel de La Société d'arthrite pour encourager les gens à se prendre en main.Tant mieux si le fait d'être connue et d'informer la population peut inciter les gens à accorder à ce sérieux problème toute l'attention qu\u2019il mérite.Pour sa part, elle n'hésitera pas à participer à des activités et événements qui viseront une Elle conseille aux individus d'être à l'écoute de leur corps, de ne pas hésiter à décrire à leur médecin ce qu'ils ressentent.«Plus le diagnostic est posé tôt, rappelle-t-elle, plus on a de chances de moins souffrir.» Il faut aussi bouger, se garder en forme et éviter l'obésité qui sollicite indûment les articulations.La porte-parole déplore que l'arthrite, si terrible avec sa centaine de formes, soit si méconnue.Elle se réjouit des progrès de la recherche, surtout au niveau des médicaments, mais regrette qu\u2019on ne connaisse pas toutes les facettes de cette affection.« C'est terrible quand des personnes atteintes ne peuvent plus se livrer à leurs activités quotidiennes, qu'il devient impossible à titre d'exemple de simplement prendre une marche.» Native de Saint-Eustache, près de Montréal, Marie-Michèle Desrosiers est à la fois auteure-compositrice-interprète et comédienne.Elle est avantageusement connue et appréciée des Québécois.Sa simplicité, sa polyvalence, ses chansons modernes sur des rythmes populaires et ses ballades lui valent un large public.Elle a déjà représenté le Canada au Festival de Liège, en Belgique, et le Québec au Cameroun à l'occasion d'une semaine culturelle.prise de conscience.La sclérodermie n'arrête pas les projets de Jy/e Lavoñe, 16 ant Julie Lavoie a 16 ans.|| y a huit ans, on lui a appris qu\u2019elle souffrait de sclérodermie, une maladie relativement rare.Les probabilités d\u2019être affecté augmente avec l\u2019âge, mais elle se manifeste le plus souvent entre 30 et 50 ans.Julie, selon les statistiques, avait une « chance » sur 1000 d\u2019être dans la mire de l\u2019arthrite\u2026 Il y a huit ans, la famille a vécu dans l'inquiétude pendant six mois, période durant laquelle Julie faisait le tour des praticiens.«II nous a fallu voir plusieurs médecins avant de savoir ce qu'elle avait», raconte sa mére, Sylvie Boulianne.Elle ne le cache pas, le diagnostic fut dur, trés dur a accepter.Comme tout parent, elle veut le meilleur pour son enfant et elle avoue que c\u2019est bien difficile d'envisager l'avenir avec une maladie chronique, mais qu\u2019elle n\u2019a pas le choix et le vit au jour le jour.Julie aussi vit sa maladie au jour le jour, mais cela ne l'empêche pas d\u2019avoir des projets d'avenir.À titre d'exemple, elle rêve de fonder une animalerie avec une amie.Mais elle se rappelle que plus jeune, elle devait s'absenter souvent de l\u2019école, ce qui nuisait à de bonnes relations avec ses camarades de classe.Grâce à une meilleure médication, cette période est maintenant chose du passé.Reste que Julie doit régulièrement quitter son Lac-Saint-Jean natal pour aller voir au Centre hospitalier de l'Université Laval, à Québec, les spécialistes qu'elle ne peut trouver au Saguenay-Lac-Saint-Jean.Un voyage de près de sept heures de route, aller-retour.j Une vie bien active Le jeune fille doit se tenir éloignée du sport, mais peut marcher, aller en vélo et à l\u2019école.Elle se sent appréciée et soutenue par ses amis, ce qui l'aide beaucoup.« J'essaie de vivre ma vie du mieux possible.It ne faut pas abandonner, même si je n'ai pas le choix de changer les choses.» Elle met cela en pratique au quotidien.Si bien que, cet été, elle a participé pour la première fois de sa vie à un camp de vacances.Elle a d\u2019ailleurs tellement apprécié son expérience avec une vingtaine d'autres jeunes arthritiques qu'elle se promet bien d'y retourner l'été prochain, mais cette fois pour y travailler.« J'essaie de vivre ma vie du mieux possible.même si je n\u2019ai pas le choix de changer les choses.» La Société d'arthrite, en partenariat avec la division de rhumatologie de l'Hôpital de Montréal pour enfants, avait organisé « Les os en fête».Ce camp était spécialement conçu pour les enfants de 8 à 16 ans atteints d\u2019'arthrite juvénile.Plus de 30 donateurs, aussi bien des individus que des fondations privées et des entreprises, avaient contribué à ce merveilleux succès, par des dons allant de 250 $ à 5 000 $.Le terme sclérodermie signifie « peau dure».Cette maladie est caractérisée par I'épaississement de la peau.Il en existe deux formes.L'une, dermatologique, affecte surtout la peau et parfois les muscles et articulations.L'autre, généralisée, touche la peau et certains viscères (organes internes) comme le cœur, les poumons et les reins.Dans le cas de Julie, la sclérodermie affecte sa peau et ses articulations, en plus de la rendre très sensible au froid.Pour information : 1 800 321-1433 ° www.arthrite.ca/quebec I! ne faut pas abandonner, Une société au service des personnes atteintes grâce à la générosité de la population La Société d'arthrite ne saurait accomplir sa mission sans le précieux soutien du bénévolat et de la générosité de la population.Les personnes bénévoles redonnent espoir aux personnes atteintes d'arthrite en organisant de nombreuses activités pour améliorer leur qualité de vie et en participant à des collectes de fonds.Un dicton populaire veut que l'argent soit le nerf de la guerre.C'est dramatiquement vrai dans le cas de La Société d'arthrite, organisme sans but lucratif.En fait, notre action dépend presque uniquement de dons volontaires qui proviennent de personnes généreuses comme vous et d\u2019entreprises, peu importe le montant.Les donateurs assurent la continuité de nos programmes et services.ll y a plusieurs façons de communiquer avec nous.D'abord notre site internet, www.arthrite.ca/quebec que nous vous invitons à visiter.Vous y trouverez une foule de renseignements pertinentes, autant pour les personnes touchées par cette maladie que pour celles qui désirent en savoir plus.Quatre bureaux régionaux sont aussi à votre service : Bureau divisionnaire de Montréal Téléphone : (514) 846-8840 Numéro sans frais: 1 800 321-1433 Point de service de Laval et de la Rive-Nord Téléphone : (450) 663-5488 Courriel : laval@ac.artivitis.ca Bureau régional de l\u2019est du Québec Téléphone : (418) 692-0220 Courriel : quebec@ac.arthritis.ca Bureau régional de l\u2019Estrie ot de la Montérégie Téléphone : (819) 562-5551 Courriel sherbrooke@qc.arthritis.ca CAHIER PUBLICITAIRE 4 |\u2019 arth ri t e mu.dimanche 26 septembre > La recherche assure @ m/eux-éfre des individus Lorsqu'un médecin vous donne un vaccin ou un médicament, vous entrez dans la longue chaîne d'événements pouvant s'étendre sur des décennies, voire des siècies.Vous devenez, en fait, le bénéficiaire d'un processus d'enquête, d'exploration, d'anatyse et de description que l'on désigne simplement sous le nom de «recherche ».En termes simples, la recherche est, sans l'ombre d'un doute, aussi vieille que le monde.Aujourd'hui, nous tenons ces connaissances pour acquises.Or, elles n'auraient pu voir le jour sans un patient et diligent travail d'observation s'échelonnant sur plusieurs générations de chercheurs.Année sous le signe de la générosité Chaque année, des milliers de Canadiens contribuent généreusement à La Société d'arthrite afin d'appuyer la recherche.Grâce à cette générosité, l'organisme a pu, pour l'année 2004-2005, consacrer une nouvelle enveloppe budgétaire de 2 millions $ aux centres de recherche du Québec.Ces fonds, qui constituent un record pour une année financière, : s'ajoutent aux engagements de la Société d'arthrite des années précédentes déjà échelonnés.Ils portent ainsi à près de 20 millions $ les contributions pour la recherche et le perfectionnement professionnel en arthrite, au Québec, depuis 10 ans.Sept projets de recherche à l\u2019Université de Montréal se partagent 452 500 $.Les chercheurs dans huit créneaux différents à l\u2019Université McGill de Montréal ont obtenu 459 868 $.Des chercheurs de l'Université de Sherbrooke ont reçu 311 816 $ pour cinq projets, tandis qu\u2019à l\u2019Université Laval, à Québec, dix projets de recherche se partagent la somme de 751 347 $.Deux exemples parmi une trentaine Parmi les nouveaux projets de cette année, mentionnons celui du docteur Paul Naccache, de l'Université Laval, qui porte sur la phagocytose des cristaux et l'activation des neutrophiles.En fait, il s'agit de la goutte, une des manifestations archétypales des maladies arthritiques.Le projet du chercheur vise à clarifier les fondements moléculaires des interactions existant entre les neutrophiles et les cristaux de MSU.Le docteur Gilles Boire, de l'Université de Sherbrooke, examinera pour sa part l'hypothèse selon laquelle la présence d\u2019anticorps Anti-Sa et d'autres anticorps antiprotéines ou anti-peptides citrullinés est caractéristique de l'un des noyaux durs de patients atteints de polyarthrite de type PR.Ces patients ont le plus besoin de traitements précoces et énergiques.a douleur, #46 CASE de la progression de larthrite / Le docteur Marc Pouliot, au centre, entouré de son équipe de chercheurs.La douleur arthritique fait plus que tourmenter ses victimes.Elle pourrait faire partie du processus d'inflammation, donc de la progression même de la maladie.Une équipe de chercheurs du Centre de recherche en rhumatologie et immunologie du Centre hospitalier de l'Université Laval, à Québec, travaille sur cette hypothèse depuis deux ans.Chef du groupe, le docteur Marc Pouliot explique que lui et ses collègues ont décidé de s'attaquer à la fois à l'inflammation et à la douleur.« Nous avons observé, raconte le chercheur, que la douleur aggrave l\u2019état d\u2019une personne arthritique en amplifiant la réaction inflammatoire et les symptômes qui y sont associés.» Les médicaments actuels pour atténuer la douleur agissent sur les substances hormonales qui ont aussi comme rôle la protection des tissus.En voulant réduire la douleur, le médicament empêche le fonctionnement normal de ces hormones et favorise la dégradation des tissus et des articulations.À long terme, le traitement devient donc néfaste, car il entraîne de nouveau de la douleur.« Parce qu'on n\u2019a plus de douleurs, on l\u2019impression que la maladie n'est plus là, ce qui au contraire accélère son processus.» L'équipe du docteur Pouliot adopte une nouvelle approche, une nouvelle façon de voir les choses.Elle croit qu'il existe de meilleures cibles qui permettraient d'agir à la fois sur la douleur et sur la progression de la maladie.Ces cibles sont logées principalement dans le système nerveux.Si on parvient à les identifier, de nouveaux traitements pourraient être mis au point pour bloquer la douleur, tout en ralentissant la progression de l\u2019arthrite.Horizon de cinq ans Cette recherche, qualifiée de fondamentale, se poursuit sur un horizon de cinq ans.« Nous ne sommes pas près d'avoir un médicament, mais jusqu'à maintenant c\u2019est prometteur.Nous avons obtenu de bons résultats.» De plus, ajoute le chercheur, « on va réussir parce que tout le monde ira dans la même direction.» En effet, le Canada peut se vanter d'être un des rares pays au monde à faciliter le regroupement de tous les chercheurs, patients, médecins et services sociaux.Grâce à un effort soutenu de La Société d'arthrite et des consommateurs, toutes les renseignements sur la recherche seront regroupés et tenus à jour dans une banque de données interprovinciales et interlaboratoires accessible à tous.Cette prise de conscience collective, explique-t-il, va grandement faciliter les choses en permettant à tous les chercheurs de bénéficier des mêmes sources d'information.Le docteur Pouliot, sans en connaître les causes, avance aussi un autre constat : l'arthrite prend de l'ampleur avec l'industrialisation et s\u2019installe chez les gens de plus en plus jeunes.La recherche devient donc une source d'espoir qui prend de plus en plus de poids.\\ J i ¢ * Pour information : 1 800 321-1433 * www.arthrite.ca/quebec Les premiers minittres conscientisés Dorénavant, les premiers ministres du pays recevront annuellement un bulletin de santé qui évaluera l'accès aux soins et traitements pour les personnes atteintes d\u2019arthrite.Le chef de la direction de La Société d'arthrite a profité de la réunion à Ottawa des premiers ministres des provinces et territoires canadiens avec leur homologue Paul Martin pour les aviser que les Canadiens souffrant d\u2019arthrite ont l\u2019intention de juger les résultats de leurs travaux.La Société d'arthrite effectuera un sondage auprès de patients, bénévoles, dispensateurs de soins, donateurs et chercheurs.Les critères d'évaluation reposeront sur le Code des droits de I'arthritique.Ce dernier a été élaboré grace aux efforts des principaux acteurs dans le domaine de l\u2019arthrite : rhumatologues, chirurgiens orthopédistes, thérapeutes, défenseurs des droits des arthritiques et autres professionnels de la santé.Les résultats feront ensuite l\u2019objet du premier bulletin d'évaluation de I'organisme.Cette maladie débilitante, a rappelé M.John Fleming dans une lettre aux premiers ministres, coûte annuellement 4,4 milliards $ à l\u2019économie canadienne.«Un meilleur accès aux soins et aux traitements permettrait de réduire plusieurs des coûts reliés aux soins de santé et à la perte de productivité associée à l\u2019arthrite », leur a-t-il dit.Le nombre de personnes touchées par cette maladie chronique au pays passera de 4 à plus de 6 millions au cours des 20 prochaines années.Les exigences des arthritiques deviendront un important problème pour le système de santé.À titre d'exemple, les médicaments les plus récents et les plus évolués, servant à traiter la forme modérée à grave de cette maladie, peuvent coûter plus de 20 000 $ par année.Les patients demandent donc, entre autres, que Santé Canada approuve plus rapidement les médicaments et que les gouvernements provinciaux aident à les payer.Le bon médicament C'OUINT ES HORS fers Fruits de la recherche, les médicaments, dans le cas de l'arthrite, ne sont que l\u2019un des éléments essentiels d\u2019une stratégie globale pour aider à soulager et à maîtriser la douleur, à améliorer la fonction articulaire, à faciliter les activités de la vie quotidienne et à améliorer le bien-être psychologique.Ils ne sont pas toujours également efficaces pour tout le monde, d'où la nécessité de découvrir ce qui convient le mieux.Le cas qui suit, raconté par une pharmacienne, le démontre bien.Madame Lavoie est une dame de 70 ans ayant une longue histoire de douleurs musculo- squelettiques.Il y a 10 ans, elle fut mise sous corticothérapie pour une arthrite inflammatoire non spécifique.Sa dose fut diminuée progressivement et cessée récemment.Une rechute Par la suite, elle consulte pour des douleurs aux genoux survenues après avoir marché dans une pente descendante, trois mois auparavant.Ses genoux enflent, elle boite.La douleur augmente à la marche et la réveille la nuit.Par ailleurs, elle prend des médicaments pour l'hypertension, le cholestérol et un reflux gastro-oesophagien.La patiente se présente en boitant, se rappelle la pharmacienne; son genou droit est enflé, mais pas rouge et contient un épanchement.La radiographie du genou montre un pincement de l'espace articulaire et des ostéophytes.Le diagnostic est celui d\u2019ostéoarthrose et la patiente est placée sous Coxibs, une fois par jour.Madame Lavoie est revue un mois plus tard.Ses douleurs ont beaucoup diminué et la médication est bien tolérée.Elle continue depuis à contrôler ses douleurs avec la même médication.ll y a de cela trois ans.Les coxibs Les coxibs sont des anti-inflammatoires non stéroidiens (AINS) utilisés dans le traitement de l'arthrite et conçu pour minimiser le risque d\u2019ulcères d\u2019estomac associé aux AINS traditionnels.D'un mode d'action hautement spécifique, ils représentent un progrès dans le traitement anti-inflammatoire sur le plan de l\u2019innocuité et de la protection gastrique.Les coxibs sont des inhibiteurs de la COX-2 (cyclo-oxygénase-2), une enzyme qui favorise l\u2019inflammation articulaire, mais ils épargnent une autre enzyme similaire appelée COX-1, qui contribue à protéger le revêtement muqueux de l'estomac.Un médicament qui inhibe a la fois la COX-1 et la COX-2, comme l'AAS et les AINS traditionnels, contribuera à réduire l'inflammation articulaire, mais risquera également d'occasionner des ulcères d'estomac.Pour minimiser ce problème, les chercheurs ont mis au point les coxibs, des médicaments qui bloquent les effets de la COX-2 tout en épargnant la COX-1.Grâce à ces agents, on peut parvenir à atténuer l\u2019inflammation articulaire tout en gardant intacte la muqueuse de l\u2019estomac.Un pas en avant avec les agents biologiques Véronique, une jeune femme, nous livre ce témoignage: «Quand tu souffres depuis plusieurs années de polyarthrite rhumatoïde et que, chaque matin, se lever et s'habiller devient un défi, il est difficile de croire qu\u2019un nouveau médicament peut faire toute la différence sur ta qualité de vie.Et voila qu'après seulement une injection tes articulations deviennent de plus en plus souples.je retrouve I'espoir et la confiance de reprendre mes activités sans cette douleur qui me rappelle que je suis constamment limitée\u2026 » «Les agents biologiques sont pour moi un nouveau départ qui m'aide à oublier les conséquences désagréables de cette maladie puisque la souffrance n\u2019est plus présente au moindre mouvement.Et quand ton entourage remarque le bienfait du médicament par ton humeur et ton visage plus détendu, l'espoir est encore plus fort!» Les modificateurs de la réponse biologique (MRB), une nouvelle classe de médicaments très prometteuse, se sont avérés efficaces dans le traitement de l\u2019inflammation et de la douleur dues à ia potyarthrite rhumatoïde (PR).Environ 70 % des patients traités à l\u2019aide de ces médicaments constatent une certaine amélioration de leur état.Par contre, ils doivent les prendre sans arrêt pour maintenir leurs effets positifs.Les MRB, souvent désignés sous l'appellation d'« agents biologiques », sont généralement indiqués dans le traitement des personnes atteintes d'une forme d\u2019arthrite débilitante et agressive, qui ne réagissent pas au traitement régulier, soit à un ou à plusieurs antirhu- matismaux modificateurs de la maladie (ARMM).À Go | 'arthrite CAHIER PUBLICITAIRE 8 Le dimanche 26 septembre 2004 au dar qga\u2026 .\u2018 La longue attente d'une consultation mine .°.+.// Les longs délais d'attente pour consulter un rhumatologue minent le moral du patient.C\u2019est inhumain parce que, durant cette période la maladie étend ses dommages irréversibles et l'inquiétude hante le malade.Cela peut conduire à des invalidités et à des chirurgies qui coûtent cher à la société.Vice-président de l'Alliance canadienne des arthritiques, M.Jean Légaré sait de quoi il parle.À 38 ans, on lui a diagnostiqué une polyarthrite rhumatoïde, une forme grave et complexe d\u2019arthrite.En attendant de savoir ce qui lui arrivait, il a senti le mal se répandre de ses mains à ses poignets, aux coudes, aux épaules.Il y a de cela 20 ans, mais il se rappelle qu\u2019il a remarqué les premiers symptômes le 2 janvier 1985, comme si c'était hier.I! avoue, comme beaucoup d'autres, avoir traversé une phase dépressive.« On s'interroge.On se demande si on va atterrir dans un fauteuil roulant.Et quand on apprend que ça se traite, mais ne se guérit pas, on se pose bien des questions.Jusqu'où ça va évoluer et en combien de temps ?Personne ne possède de réponse précise.» M.Jean Légaré De crises en rémissions M.Légaré raconte, au cours d'une entrevue, avoir vécu en périodes constantes de crises/rémissions durant ces années.Il fut hospitalisé à plusieurs reprises et parfois cloué à un fauteuil roulant.Il estime que son sort s'est grandement amélioré avec de nouveaux médicaments, d'où l'importance de détecter le plus rapidement possible les premiers signes de l\u2019une ou l'autre des formes d'\u2019arthrite.« Aujourd'hui, dit-il, une fois le diagnostic posé, nous recevons de bons soins grâce aux nouveaux médicaments.Il n\u2019y a pas de pilule miracle, mais au moins ils peuvent contrôler la progression de la maladie.» li déplore à ce sujet l'insuffisance des connaissances des médecins généralistes sur cette maladie chronique et le manque de rhumatologues.Puis, il conseille aux personnes atteintes d'arthrite de se renseigner à fond sur cette maladie, ce qu'il a manifestement fait.«I! y a une période de deuil, mais après il faut se prendre en main, réagir.» Quand il joue au golf, il n'a pas besoin de se convaincre que l\u2019activité permet de garder bon moral.La Société d'arthrite est le seul organisme sans but lucratif au Canada entièrement voué à l'apport et la promotion d'informations, à l'appui communautaire et aux traitements issus de la recherche sur l\u2019arthrite, auprès de près d'un million de Québécoises et de Québécois atteints de cette maladie.Sur les deux photos oi-contre, on peut facilement voir les bienfaits d'un agent biologique sur la réduction de l'inflammation aux articulations.La première photo montre la main droite de M.Légaré le jour où il a débuté son traitement et la seconde, la même main quatre mois plus tard.«Plan d\u2019action Le Société d'arthrite pour une intervention MIPCEGFCE \u2018 Un groupe d'action propose une approche intégrée de soins et services optimaux pour les personnes atteintes d'arthrite rhumatoïde au Québec.Ce comité est composé de rhumatologues, d\u2019une personne atteinte d'\u2019arthrite rhumatoïde et de La Société d'arthrite, division du Québec ainsi que de nombreux autres intervenants du milieu de la santé.La polyarthrite rhumatoide est une maladie complexe, progressive et potentiellement irréversible.Elle se caractérise par la destruction des articulations, principalement au niveau des mains, poignets, coudes, épaules, chevilles, genoux et hanches.On estime qu'elle affecte un Québécois sur 100.Les coûts reliés à cette maladie en soins de santé et perte de productivité coûtent près d'un milliard de dollars par année à l\u2019économie québécoise.: Le comité a constaté que, dans l'ensemble, les professionnels de la santé connaissent peu cette maladie, ce qui se traduit par des lacunes importantes dans la prise en charge de la clientèle atteinte.Le diagnostic est souvent tardif et l'intervention est sectorielle, morcelée et incomplète, sans compter les délais d'attente.Les patients se plaignent du manque d'information et d'accès aux soins.\\ Une approche optimale Le Québec, constate le groupe, compte des experts dans tous les domaines d'intervention auprès des personnes atteintes d\u2019arthrite rhumatoïde.Il appuie donc son intervention sur les ressources existantes et préconise des changements dans les façons de faire par une formation particulière à la polyarthrite rhumatoïde.On veut s'assurer de l'utilisation efficiente des ressources du réseau de la santé et de l\u2019utilisation optimale des médicaments.On souhaite une stratégie qui fera que tous les professionnels de la santé reconnaîtront les symptômes de cette maladie pour en arriver à un diagnostic précoce.Un train de mesures est proposé en ce sens, qui vont de la création d'une équipe pluridisciplinaire dans chacune des régions à la tenue d'un symposium sur la polyarthrite rhumatoïde, en passant par le traitement pharmacologique.En fait, le but du groupe de travail est de proposer au réseau de la santé une approche de soins intégrés centrés sur les besoins de la personne atteinte, a toutes les étapes de la maladie.Des objectifs sont proposés et accompagnés de mesures précises pour leur mise en œuvre.Le plan d'action vise aussi à renseigner les gestionnaires, les intervenants et le public en général.|| préconise, entre autres, la mise en place d\u2019un programme de formation à l'intention des différents intervenants.I! prône également l'instauration d'un projet de gestion thérapeutique menant à une amélioration constante de l'intervention par un processus de rétroaction qui permet de réajuster les stratégies.Au moment de mettre sous presse, le comité poursuit ses démarches auprès des instances gouvernementales pour favoriser une prise de conscience et la mise en place du programme avec la collaboration du ministère de la Santé.8 4 \u2018Pour information : 1 800 321-1433 www.arthrite.ca/quebec Prendre en main l'arthrite, projet novateur de soins communautaires de première ligne La Société d'arthrite au Québec participe au nouveau programme national Prendre en main l'arthrite qui vise à améliorer la gestion de l'arthrite par les intervenants de première ligne et par les personnes atteintes de la maladie.Ce plan, qui touche aussi quatre autres régions du pays, est financé à même une subvention importante reçue de Santé Canada.Dès le milieu de la prochaine année, cinq ou six ateliers de formation seront en activité dans autant de régions, explique en entrevue la coordonnatrice du projet au Québec, Mme Jocelyne Gadbois.Les sites d'implantation seront choisis au cours des prochains mois après consultation des intervenants en santé, dont les CLSC et les regroupements de professionnels.Mme Jocelyne Gadbois milieu depuis une trentaine d'années.Le beau côté dans tout ça, explique-t-elle, maladie et le milieu médical à intervenir tôt.« Nous voulons rendre accessibles les services et moyens d'améliorer la qualité de vie en contrôlant la douleur et en freinant la progression de la maladie.» Programme en 5 volets première ligne comme: médecins, infirmières, ergothérapeutes, physiothéra- atteintes d'arthrite.Ce projet met l'accent sur la prévention, la détection précoce, les soins intégrés, l\u2019autogestion et les demandes de consultation appropriées et opportunes.Prendre en main l'arthrite est le premier programme national de formation en ligne.Il vise l\u2019amélioration des compétences des intervenants, particulièrement en ce qui a trait au diagnostic de la maladie et aux conseils fournis aux patients.Le plus commune, et la polyarthrite rhumatoïde, plus grave et plus complexe.La phase initiale du projet se terminera le 31 mars 2006.|! faudra démontrer de bons résultats pour obtenir de nouvelles subventions afin de poursuivre et éventuellement développer d'autres ateliers.Mme Gadbois ne doute pas un instant que cette preuve sera facile à établir.«Ça va continuer.» Pénurie inquiétante de rhumatologues François Couture reconnaît d'embiée que la province manque de ces spécialistes.Îls sont environ 80, mais seulement 70 sont actifs.Le ratio est ainsi d'un rhumatologue par 105 000 de population alors qu'il devrait être d'un par 70 000.Résultat: des attentes de 6 mois à deux ans pour une consultation.La difficulté d'accéder facilement aux soins requis provient d'un ensemble de problèmes, analyse le docteur Couture au cours d'une entrevue.D'abord, les rhumatologues sont concentrés à 80 % autour des hôpitaux universitaires où ils cumulent d'autres fonctions dans l\u2019enseignement, la recherche et l\u2019administration.il leur reste donc moins de temps à consacrer à la pratique sur le terrain.Les rhumatologues ont vieilli en même temps que leurs patients qui nécessitent plus de soins.Plus de 50 % d'entre eux ont plus de 50 ans.La croissance de la nouvelle clientèle est beaucoup plus rapide que celle des places libérées.Manque d\u2019intérêt C'est aussi une question économique.lis sont, selon lui, les spécialistes parmi les moins bien rémunérés.« Pas facile de convaincre les jeunes médecins de se taper cinq ans d\u2019études supplémentaires dans ces conditions.» || remarque cependant un certain regain d'intérêt pour la profession.Puis, il qualifie le système actuel d'itogique.Il a été conçu pour la pathologie aiguë et non pour la pathologie chronique.Or, l'arthrite se retrouve dans cette dernière catégorie.ll déplore aussi le fait que Certaines maladies (cœur, cancer) sont à la mode et qu'on associe trop l'arthrite à des maladies de vieux.Tout de même, le docteur Couture incite les malades à ne pas désespérer.Une petite relève est là et la rhumatologie constitue un milieu très dynamique.i conseille, pour raccourcir les délais, d'avoir un dossier complet avec le plus d'information possible.Les cas de maladie inflammatoire sont en général privilégiés.L , Le projet Prendre en main I'arthrite embaile Mme Gadbois, qui évolue dans ce c'est qu\u2019on va directement à la source en incitant les patients à autogérer leur Le programme se divise en cinq volets et cible les intervenants en services de peutes, et d'autres professionnels de la santé venant en aide aux personnes matière d'arthrite offert par La Société d'arthrite aux intervenants de première programme touche particulièrement deux formes d'\u2019arthrite: l'arthrose, la forme la v Président de l'Association des médecins rhumatologues du Québec, le docteur J Vieillir.En santé.En tant que chef de file de l'industrie pharmaceutique axée sur la recherche, nous nous employons faire de la vie, de chaque âge un âge qui respire la santé.Parce que nous croyons aussi à un esprit sain dans un corps sain.Notre passion, la vie www.pfizer.ca L'engagement d\u2019Abbott envers l'immunologie Les Laboratoires Abbott sont une entreprise de soins de santé mondiale diversifiée qui est vouée à la recherche, au développement, à la fabrication et à la commercialisation de produits pharmaceutiques, nutritionnels et médicaux, y compris des appareils médicaux et des produits diagnostiques.Elle emploie plus de 55 000 personnes et commercialise ses produits dans plus de 130 pays.Abbott cherche constamment à découvrir et à mettre au point des traitements innovateurs - contre les maladies immunitaires.Le Centre de biorecherche Abbott, fondé en 1989 à Worcester, au Massachussets, aux États-Unis, est un centre de recherche fondamentale de niveau international engagé à découvrir de nouveaux traitements contre les maladies c) ABBOTT LABORATORIES, LIMITED LABORATOIRES ABBOTT, LIMITÉE auto-immunes.MERCK FROSST Découvrir toujours plus.\\ \\ Vivre toujours mieux."]
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