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Titre :
Le nouvelliste
Éditeur :
  • Trois-Rivières :Le nouvelliste,[1920]-
Contenu spécifique :
Cahier spécial
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le nouvelliste, 2017-11-25, Collections de BAnQ.

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[" 50 ans Le pont LavioLette Photo : famille Wibaut cahier sPécial i novembre 2017 Une poignée de main entre deUx rives SAMEDI 25 NOVEMBRE 2017 leNouvelliste A2 LES 50 ANS DU PONT LAVIOLETTE MARTIN LAFRENIÈRE martin.lafreniere@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Cinquante ans après son ouverture, le pont Laviolette continue de jouer le rôle de facilitateur de développement pour le cœur du Québec.Si son utilité n\u2019a jamais fait de doute, le pont a vu le jour grâce à un important mouvement de masse qui réclamait un lien fixe entre les rives sud et nord du fleuve Saint-Laurent à la hauteur de Trois-Rivières.Difficile d\u2019imaginer la région sans pont Laviolette.Pourtant, c\u2019est face à cette réalité datant d\u2019avant le 20 décembre 1967 que les décideurs ont décidé de s\u2019attaquer.Le projet du pont de Trois-Rivières a été réalisé grâce à une mobilisation monstre initiée plusieurs années auparavant par la Chambre de commerce de Trois-Rivières.À l\u2019époque, des membres comme Arthur Spénard, François Nobert, Robert Loranger et François Lagacé ont consacré beaucoup d\u2019énergie au dossier.Lucien Chevrette, membre de la Chambre de commerce de Trois-Rivières depuis plus de 50 ans et président de l\u2019organisme en 1970, se rappelle les nombreuses sorties publiques organisées par la Chambre pour vendre l\u2019idée.«La Chambre de commerce organisait des conférences partout.On allait rencontrer toutes les associations.Il y avait des gens assez influents dans la Chambre de commerce qui ont travaillé bien fort pour le pont.Je n\u2019ai jamais vu une énergie comme ça avec la Chambre tellement que c\u2019était fort.Ça n\u2019arrêtait pas.Tout le monde embarquait.La Jeune Chambre a embarqué avec nous autres.Même les ligues du Sacré-Cœur étaient avec nous autres.Tout le monde en parlait tellement qu\u2019on ne pouvait pas passer à côté», raconte M.Chevrette, aujourd\u2019hui âgé de 91 ans, qui se souvient aussi de la joute politique entourant le projet du pont mettant en vedette de nombreux partisans du pont et sympathisants libéraux faisant face au chef de l\u2019Union nationale, député de Trois-Rivières et premier ministre du Québec, Maurice Duplessis.Il faut se rappeler que l\u2019idée du pont de Trois-Rivières commence à germer aussi loin que dans les années 1930.Un comité pour la construction du pont est formé au sein de la Chambre de commerce de Trois-Rivières en 1953.Trois ans plus tard, la Corporation du pont est mise sur pied.Le mouvement entourant le projet du pont s\u2019accentue au fil des années.Les maires du grand Trois- Rivières sont de l\u2019aventure et J.Réal Desrosiers fait partie des élus ayant travaillé à la réalisation du projet.Le sympathique centenaire (il est né en 1914) était maire de Cap-de-la-Madeleine à l\u2019époque.Il a participé à de nombreuses réunions avec les maires de Trois- Rivières et de Sainte-Angèle-de- Laval, une municipalité qui fait partie de Bécancour depuis 1965.«Le pont, on le voulait pour des raisons économiques.J\u2019étais favorable à un pont.Les bateaux ne fournissaient pas et n\u2019étaient pas fiables.Des jours, on ne pouvait pas traverser.Le pont était une nécessité», raconte M.Desrosiers.Selon l\u2019ex-maire, la campagne de promotion du pont de Trois- Rivières débordait des frontières immédiates.«On travaillait de Trois-Rivières, Shawinigan, Louiseville.C\u2019était notre groupe de ce bord-ci.De l\u2019autre côté, ça partait de Drummondville jusqu\u2019au fleuve.» La mobilisation pour le pont de Trois-Rivières regroupe également les médias.Le Nouvelliste et la station de radio CHLN ont joué un rôle important dans la promotion du projet, confirme André Pellerin, tout à tour photographe, journaliste, responsable des pages régionales et adjoint à la direction de la rédaction du Nouvelliste de 1959 à 1996.«CHLN faisait de la publicité régulièrement et Le Nouvelliste en faisait dans ses pages.Des commanditaires payaient des annonces avec \"Le pont, il nous le faut et nous l\u2019aurons\".Il y a eu des conférences, toutes sortes de réunions.C\u2019était la plus grosse mobilisation qu\u2019il y a eue à cette époque-là», dit M. Pellerin.Ce dernier se rappelle que de nombreux projets de développement ont suivi l\u2019inauguration du pont.Selon M.Pellerin, la présence d\u2019un lien fixe entre les deux rives a été au cœur de ce développement, qu\u2019il soit commercial du côté du secteur de Trois-Rivières- Ouest ou industriel avec le parc de Bécancour.«Ça a servi dans beaucoup d\u2019annonces.Ça a permis de développer les relations entre la rive sud et la rive nord qui n\u2019étaient pas très amicales avant.Et jusqu\u2019à tout récemment, il y a eu des développements avec le maire de Bécancour et le maire de Trois-Rivières.» «On a tant poussé sur le pont, car ça connectait avec le centre d\u2019achat de Trois-Rivières-Ouest, analyse M.Chevrette.Ça amenait des gros noms comme Pascal.Et ça s\u2019est mis à construire tout autour.Il y avait pas une cabane dans ce coin-là.Ça a développé.» Finalement, le pont a été une bonne idée?«Certainement, lance J.Réal Desrosiers.Tout le monde trouvait que, sur le plan économique, ce serait avantageux.Je pense que ça l\u2019a été.» LE PONT LAVIOLETTE A 50 ANS MOBILISATION MONSTRE POUR DU DÉVELOPPEMENT Lucien Chevrette est toujours membre de la Chambre de commerce de Trois- Rivières.\u2014 PHOTO: STÉPHANE LESSARD J.Réal Desrosiers a été le maire de Cap-de-la-Madeleine de 1960 à 1981.\u2014 PHOTO: STÉPHANE LESSARD André Pellerin a travaillé à la salle de rédaction du Nouvelliste de 1959 à 1996.\u2014 PHOTO: FRANÇOIS GERVAIS WWW.SPIPB.COM 1000, BOulevard arthur-SICard BéCanCOur (QuéBeC) G9h 2Z8 819 294-6656 SOCIété d\u2019état PartenaIre du dévelOPPeMent éCOnOMIQue MeMBreS du COnSeIl d\u2019adMInIStratIOn Jean Poliquin, président Michel Blanchette Patricia Blanchette Francine Clermont Mathieu Gagnon Marie-Claude Guilbert Yves hamelin leNouvelliste SAMEDI 25 NOVEMBRE 2017 A3 LES 50 ANS DU PONT LAVIOLETTE MARTIN LAFRENIÈRE martin.lafreniere@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Le projet d\u2019un pont reliant les deux rives du Saint- Laurent à la hauteur de Trois-Ri- vières a été un travail exigeant pour lequel cinq scénarios ont été étudiés.Dès 1957, un plan de structure est dévoilé.La structure proposée ressemble à l\u2019actuel pont Champlain de Montréal.Une nouvelle étude est rendue publique cinq ans plus tard.Cinq tracés sont proposés entre l\u2019emplacement actuel et le secteur Cap-de-la-Madeleine.Parmi les tracés, le rapport aborde également la possibilité de construire un tunnel entre le village de Sainte- Angèle-de-Laval et l\u2019île Saint-Quen- tin à Trois-Rivières.Les coûts de construction d\u2019un tunnel (près de 25 millions de dollars) et l\u2019absence d\u2019un réseau routier convenable desservant l\u2019île ont joué en faveur d\u2019un pont dans le secteur de Trois-Rivières-Ouest.L\u2019emplacement actuel était déjà desservi par les routes nationales 2 (rive nord) et 3 (rive sud).La future autoroute 55 était dans les cartons du gouvernement du Québec et son tracé initial a aussi joué un rôle dans l\u2019emplacement du pont Laviolette.Selon le rapport des firmes d\u2019ingénieurs Beauchemin, Beaton, Lapointe et Demers, Lemieux, Roy, construire un pont coûte moins cher qu\u2019un tunnel.Un pont permet la circulation libre de camions transportant toutes sortes de marchandises, incluant les matières dangereuses, ce qui est interdit dans un tunnel.Et troisièmement, un pont est de «nature à satisfaire la fierté civique d\u2019une population.Un pont devient un monument, un facteur d\u2019identification et même de publicité pour une ville ou une région», comme on peut le lire dans ce rapport.Dans les avantages associés à la construction d\u2019un tunnel, on mentionne qu\u2019il offre une meilleure visibilité aux automobilistes durant des tempêtes et qu\u2019il peut devenir.un abri en cas de guerre! Après différentes discussions avec le gouvernement du Québec, le coup d\u2019envoi de la construction du pont est donné en avril 1964.Ce sont les piliers pour l\u2019approche nord du pont qui ont été érigés en premier, suivi des piliers pour l\u2019approche sud.Les quatre piliers centraux ont été construits par la suite.Le chantier a été en activités durant toutes les saisons.EXPLOSION MORTELLE La construction du pont Laviolette a été assombrie en septembre 1965 par une explosion sur le chantier.Douze travailleurs sont morts à la suite de l\u2019accident qui a détruit le caisson N2, situé sur le côté nord.Cette méthode de construction, telle que décrite dans l\u2019édition du 8 septembre 1965 du Nouvelliste, consiste à utiliser un caisson d\u2019acier de même dimension qu\u2019un pilier.«Ce caisson avait la forme d\u2019une boîte à fond évidé.Étape par étape, on éleva un mur de ciment de même dimension que celui du caisson qui, sous le poids, commença à s\u2019enfoncer dans l\u2019eau.À l\u2019intérieur, pour éviter que le mur ne cède sous la pression de l\u2019eau, on avait commencé à couler du ciment.Pour dégager le sol, sous le caisson, et lui permettre de s\u2019enfoncer, des ouvriers descendaient tout au fond et à l\u2019aide de boyaux à eau à forte pression, rendaient le sol boueux.Cette boue était alors pompée à l\u2019extérieur.Pour tenir l\u2019eau à l\u2019extérieur du caisson, il fallait tenir une forte pression d\u2019air.» Selon le ministère des Transports, deux hypothèses expliqueraient l\u2019explosion.La première est le type de sol au fond du lit du fleuve, composé de méthane.En creusant, des poches de gaz auraient explosé.L\u2019autre théorie est que le béton coulé dans les caissons n\u2019aurait pas suffisamment durci pour permettre de monter les murs, ce qui aurait causé une fissure entraînant l\u2019explosion.L\u2019accident mortel a causé la fermeture du chantier durant six mois.Les méthodes de construction ont été modifiées: les travailleurs ne descendaient plus dans des caissons.Le sol était creusé par godet pour enlever le matériel.Un 13e décès est associé à cet accident, soit un plongeur qui avait la tâche d\u2019aller chercher les corps des ouvriers décédés.UN PONT, CINQ TRACÉS Voici les cinq tracés proposés par le rapport d\u2019étude de mars 1962 sur le projet du pont de Trois-Rivières.Le tracé retenu est celui situé à gauche du plan.«Un pont devient un monument, un facteur d\u2019identification et même de publicité pour une ville ou une région» Michel Dalcourt 21 ans, Trois-Rivières Réjean Pouliot 24 ans, Trois-Rivières Jean-Guy Bolduc 27 ans, Cap-de-la-Madeleine Vénéré Cloutier 32 ans, Notre-Dame-du-Mont-Carmel Normand Cloutier 24 ans, Notre-Dame-du-Mont-Carmel Léopold Bédard 28 ans, Notre-Dame-du-Mont-Carmel Gilles Arvisais 28 ans, Notre-Dame-du-Mont-Carmel Raymond Hamel 40 ans, Repentigny Bruno Landry 40 ans, Trois-Rivières ou Repentigny (selon les sources) Laurier Gagnon 26 ans, Hull John Henry Muise 28 ans, Montréal André Gauthier 24 ans, Montréal LES 12 VICTIMES DE L\u2019EXPLOSION Condos & logements avec services disponibles 3 ½ , 4 ½ , 5 ½ BUREAU DES VENTES 1805, boul.des Forges Trois-Rivières 819 840-1700 AgrAndissement - PhAse iii SAMEDI 25 NOVEMBRE 2017 leNouvelliste A4 LES 50 ANS DU PONT LAVIOLETTE MARTIN LAFRENIÈRE martin.lafreniere@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 L\u2019essor économique était le principal argument de vente des promoteurs du pont Laviolette pour convaincre le gouvernement du Québec d\u2019investir 50 millions de dollars dans cette infrastructure.Les démarches ont été longues, les efforts ont été nombreux, mais le jeu en a valu la chandelle.Le 20 décembre 1967, le ministre de la Voirie, Fernand Lafontaine, présidait la cérémonie d\u2019ouverture en compagnie d\u2019Yves Gabias (Trois- Rivières) et de Clément Vincent (Nicolet), tous des collègues du gouvernement de Daniel Johnson père.De nombreux maires de municipalités des deux rives assistent à la cérémonie.La nouvelle de l\u2019inauguration fait évidemment la une de l\u2019édition du 21 décembre 1967 du Nouvelliste.Mais le quotidien régional avait aussi joué en première page de l\u2019édition du 20 décembre 1967 une longue entrevue accordée par le ministre Lafontaine concernant l\u2019impact de l\u2019arrivée d\u2019un lien entre les rives sud et nord.« C e n o u v e a u p o n t c o n t r i - buera largement à l\u2019essor plus grand encore non seulement de Trois-Rivières, mais de toute la Mauricie et de la rive sud, en ce sens qu\u2019il assurera des communications régulières, directes et gratuites entre les deux rives», énonce le ministre Lafontaine.La référence à la gratuité des communications est importante dans la déclaration du ministre Lafontaine, les autorités ayant déjà songé à exiger un droit de passage.Le pont facilite évidemment la circulation entre les deux rives de la région, mais permet aussi d\u2019avoir un accès à l\u2019Estrie et aux États-Unis à partir de Trois- Rivières.Vers le nord, le trafic est facilité pour les gens qui veulent rejoindre la région du Lac-Saint-Jean.DES JOURNALISTES PARMI LES PREMIERS L\u2019ouverture à la circulation automobile a eu lieu à la suite de l\u2019inauguration du pont, le 20 décembre sur l\u2019heure du midi.Mais trois journalistes du Nouvelliste font assurément partie des gens ayant été parmi les premiers à traverser le pont avant son ouverture officielle.Le 19 décembre 1967, André Pellerin, Jacques Laberge et Gaston Pépin travaillent en soirée à la réalisation de l\u2019édition du lendemain.La vérification des premiers exemplaires se faisait à l\u2019époque vers 1 h du matin.C\u2019est après cette étape que le trio se prépare à traverser le pont.«Je pense que c\u2019est Jacques qui a dit : \"On essaie-tu d\u2019aller prendre un café à Nicolet?Je vous emmène!\"», se rappelle André Pellerin, amusé par ce souvenir mettant en vedette deux collègues de travail, aujourd\u2019hui décédés.Les trois hommes se dirigent vers le pont, mais un gardien de sécurité est présent.«Il nous dit que ça ouvre seulement demain matin.On lui dit qu\u2019on est trois journalistes qui s\u2019en vont prendre un café à Nicolet et il nous dit que c\u2019est correct!», poursuit M.Pellerin, en précisant que le même scénario attendait le trio à l\u2019entrée du pont, du côté sud, mais que les trois hommes ont pu regagner Trois-Rivières sans aucun problème.ESSOR ÉCONOMIQUE EN VUE La construction du pont Laviolette s\u2019est échelonnée sur trois années et demie.\u2014 PHOTO: APPARTENANCE MAURICIE «Ce nouveau pont contribuera largement à l\u2019essor plus grand encore non seulement de Trois- Rivières, mais de toute la Mauricie et de la rive sud» - Le pont de l\u2019essor économique est le titre de la page une du Nouvelliste.Le quotidien publie une entrevue avec le ministre de la Voirie du gouvernement Johnson, Fernand Lafontaine- En ce jour d\u2019inauguration du pont, Le Nouvelliste publie une pleine page montrant un dessin de la nouvelle infrastructure avec le message «Enfinnous l\u2019avons».Le quotidien profite de cette tribune pour remercier tous les partenaires qui ont appuyé la réalisation de ce projet au fil des années.- Une nouvelle affaire éclate à la police de Trois- Rivières.Tous les policiers sont avisés de ne pas faire réparer leur auto aux frais de la Ville.Le Nouvelliste publie même la note adressée au personnel du service de police et des incendies et signée de la main du directeur de police, J.A.Mongrain- Des rumeurs émanant de la colline parlementaire à Ottawa laissent entendre que le ministre du Revenu, E.J.Benson, va démissionner.Jean Chrétien, député de Saint-Maurice et ministre sans portefeuille attaché aux Finances, est pressenti pour lui succéder.- Cesare Maniago s\u2019illustre au sein de la Ligue nationale de hockey.Le gardien de but des North Stars du Minnesota vient de réussir trois blanchissages consécutifs.DANS LE NOUVELLISTE DU 20 DÉCEMBRE 1967 Ce montage provenant du cahier spécial du 85e anniversaire du Nouvelliste, en 2005, illustre bien l\u2019importance du sujet du pont Laviolette dans l\u2019actualité de l\u2019époque.819 375-9628 Un lien historique! En 1967, la Chambre s\u2019est impliquée activement dans le projet du Pont Laviolette, qui allait contribuer fortement au développement économique de tout un territoire.cci3r.com 1 350, rue Royale bureau 400 Trois-Rivières leNouvelliste SAMEDI 25 NOVEMBRE 2017 A5 LES 50 ANS DU PONT LAVIOLETTE \u2022 Le premier volume du rapport de la Commission Laurendeau- Dunton est publié.Le document recommande que l\u2019anglais et le français deviennent les langues officielles du Canada.\u2022 Le Mouvement nationaliste arabe devient le Front populaire de libération de la Palestine.\u2022 Le village de Dak Son est massacré durant la guerre du Vietnam.\u2022 La France vote la loi Neuwirth sur la contraception.Cette loi autorise la fabrication et l\u2019importation de contraceptifs oraux et la publicité pour la contraception.\u2022 Âgé de 26 ans, le chanteur américain Otis Redding meurt dans l\u2019écrasement de son avion personnel.FAITS MARQUANTS EN DÉCEMBRE 1967 TROIS-RIVIÈRES (ML) \u2014 Le Québec vit une année fort mouvementée en 1967.L\u2019exposition universelle de Montréal est un succès, la loi créant les cégeps est adoptée, le tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine est inauguré, le général Charles de Gaulle prononce son célèbre «Vive le Québec libre» du haut du balcon de l\u2019hôtel de ville de Montréal, René Lévesque quitte le Parti libéral du Québec après le rejet de la thèse de la souveraineté-association lors du congrès automnal.Mais pour le commun des mortels, qu\u2019en est-il du coût de la vie?Selon le bilan du siècle de l\u2019Université de Sherbrooke, un ouvrier gagne en moyenne 101,16 $ par semaine, soit un salaire annuel de 5260,32 $.Si l\u2019ouvrier en question est sur le point de se marier, différents magasins de la Mauricie offrent une super promotion pour les futurs époux.Un ameublement pouvant équiper un logement de trois pièces et demi (mobiliers de chambre à coucher, de cuisine et de salon, une cuisinière et un réfrigérateur de marque Bélanger) est offert à 894 $.Si le couple veut doter son salon d\u2019un téléviseur couleur, il doit débourser jusqu\u2019à 699 $.Un téléviseur noir et blanc de 12 pouces fait encore l\u2019affaire, surtout pour 125 $.Un séchoir à cheveux à 28,95 $, un grille-pain à 18,98  $ et un fer à repasser à 14,88 $ peuvent s\u2019ajouter aux biens du couple qui doit payer 239,95 $ pour une laveuse automatique.En consultant son exemplaire du Nouvelliste qu\u2019il a payé 10 cents, le couple voit en décembre 1967 plusieurs offres de cadeaux pour Noël.Une paire de patins Daoust, modèle Jean Béliveau s\u2019il vous plaît, se vend 13,88 $.Un tricycle pour enfants?19,49 $.Un cadeau plus abordable est une piste de course à 9,99 $.Tant qu\u2019à être dans l\u2019esprit des Fêtes, un manteau pour dame avec col de fourrure peut être une idée de cadeau, à condition d\u2019allonger 32,80 $.Et question de bien recevoir les invités durant les Fêtes, quoi de mieux que des cerises au marasquin enrobées de chocolat Lowney\u2019s à 79 cents la boîte et du rhum Lamb\u2019s à 5,20 $ pour une bouteille de 750 ml?MANGER EN 1967 \u2022 1 lb (454 grammes) de bacon coûte 69 ¢ \u2022 1 lb de café torréfié coûte 67 ¢ \u2022 1 lb de beurre coûte 59 ¢ \u2022 1 lb de poulet coûte 49 ¢ \u2022 1 bouteille de 1,4 litre de jus d\u2019orange coûte 39 ¢ \u2022 1 sac de 5 lb de pommes Cortland coûte 39 ¢ \u2022 1 sac de 5 lb de sucre coûte 39 ¢ \u2022 3 lb de tomates coûtent 39 ¢ \u2022 1 douzaine d\u2019oeufs coûte 39 ¢ \u2022 2 pains blancs tranchés coûtent 37 ¢ \u2022 1 lb de bananes coûte 9 ¢ 101 $ PAR SEMAINE Année Hommes Femmes 1960 .3679 $ 1995 $ 1970.6789 $ 3543 $ Source: Statistique Canada SALAIRES ANNUELS MOYENS Elvis Presley et Jerry Lewis (décédé en août dernier) étaient parmi les vedettes de l\u2019heure au cinéma en 1967.v3r.net Symbole de fierté de Trois-Rivières depuis 50 ans. SAMEDI 25 NOVEMBRE 2017 leNouvelliste A6 50 ans LE PONT LAVIOLETTE UNE POIGNÉE DE MAIN ENTRE DEUX RIVES LE PONT LAVIOLETTE EN CHIFFRES AVRIL 1964 DÉBUT DE CONSTRUCTION 20 DÉCEMBRE 1967 OUVERTURE 50 MILLIONS $ COÛT DE CONSTRUCTION 2707 MÈTRES (8880 PIEDS) LONGUEUR 335 MÈTRES (1100 PIEDS) PORTÉE DE L\u2019ARCHE À TIRANT DU PONT 48,7 MÈTRES (160 PIEDS) LE DÉGAGEMENT AU-DESSUS DE L\u2019EAU 12 000 VÉHICULES CIRCULATION QUOTIDIENNE DURANT LES PREMIÈRES ANNÉES 39 000 VÉHICULES CIRCULATION QUOTIDIENNE ACTUELLE PHOTO: APPARTENANCE MAURICIE PHOTO: DOMINION BRIDGE PHOTO: APPARTENANCE MAURICIE leNouvelliste SAMEDI 25 NOVEMBRE 2017 A7 50 ans LE PONT LAVIOLETTE UNE POIGNÉE DE MAIN ENTRE DEUX RIVES LE PONT LAVIOLETTE EN CHIFFRES AVRIL 1964 DÉBUT DE CONSTRUCTION 20 DÉCEMBRE 1967 OUVERTURE 50 MILLIONS $ COÛT DE CONSTRUCTION 2707 MÈTRES (8880 PIEDS) LONGUEUR 335 MÈTRES (1100 PIEDS) PORTÉE DE L\u2019ARCHE À TIRANT DU PONT 48,7 MÈTRES (160 PIEDS) LE DÉGAGEMENT AU-DESSUS DE L\u2019EAU 12 000 VÉHICULES CIRCULATION QUOTIDIENNE DURANT LES PREMIÈRES ANNÉES 39 000 VÉHICULES CIRCULATION QUOTIDIENNE ACTUELLE PHOTO: APPARTENANCE MAURICIE PHOTO: DOMINION BRIDGE PHOTO: APPARTENANCE MAURICIE SAMEDI 25 NOVEMBRE 2017 leNouvelliste A8 LES 50 ANS DU PONT LAVIOLETTE MARTIN LAFRENIÈRE martin.lafreniere@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Avec ses 2700 mètres de longueur, son influence sur la circulation, son rôle au sein de l\u2019autoroute 55 et son impact sur le transport de marchandises de toutes sortes, le pont Laviolette est l\u2019infrastructure la plus importante au sein du ministère des Transports du Québec en Mauricie et au Centre-du-Québec.Philippe Muratori et Martin Garceau sont ingénieurs à la direction régionale du MTQ.Selon M.Muratori, la complexité du pont Laviolette contribue à élever cette infrastructure au premier rang de tout le parc d\u2019équipements et de routes du ministère.«Un pont standard mesure 30 mètres.Le pont Laviolette mesure 2,7 km.C\u2019est l\u2019équivalent d\u2019une dizaine de ponts.Sur un pont standard, il y environ 25 éléments à vérifier comme des poutres, la semelle, la dalle, etc.Sur le pont Laviolette, il y en a 1239!», évoque M.Muratori, en rappelant que l\u2019investissement de 50 millions de dollars représente une somme considérable pour l\u2019époque.Plus de trois ans ont été nécessaires afin de bâtir ce pont.Au milieu des années 1960, des ponts de ce genre avaient déjà été construits.Mais il a fallu relever quelques défis, dont celui d\u2019ériger les quatre piliers centraux en plein coeur du fleuve Saint-Laurent.Des structures temporaires soutenaient par haubans les parties plus centrales du pont, à mesure que celles-ci étaient assemblées, en attendant que le pont gagne le centre du fleuve et repose sur ses piliers.Aucun journal de chantier n\u2019a été rédigé durant la construction, si bien que le ministère des Transports du Québec ignore le nombre exact de travailleurs qui ont contribué.On estime que de 200 à 300 personnes ont oeuvré à construire ce pont composé de structures à multitreillis.Ce type de structure, fréquent à l\u2019époque, serait aujourd\u2019hui remplacé par un pont à haubans par souci d\u2019économie.Mais le gouvernement devrait quand même mettre la main dans sa poche pour s\u2019offrir une telle infrastructure en 2017.«Refaire le pont aujourd\u2019hui coûterait plus d\u2019un milliard de dollars», estime Martin Garceau.Les plans d\u2019un pont Laviolette tout neuf engendreraient un rehaussement de la structure afin d\u2019offrir un meilleur dégagement entre le pont et le niveau de l\u2019eau, tout ça pour permettre à de plus gros bateaux de naviguer sur le fleuve.Un pont plus haut forcerait une construction plus longue, question d\u2019adoucir la pente.Et le pont aurait trois voies en chaque direction, au lieu de deux actuellement.RÉFECTION DE PLUS DE 100 MILLIONS DE DOLLARS Le pont Laviolette est toujours en bon état 50 ans après son inauguration grâce notamment à un rigoureux calendrier d\u2019inspection et à un gigantesque chantier de réfection qui a eu lieu de 2004 à 2008.Il y a déjà près de 10 ans que la réfection du pont est complétée.Les dalles et les poutres des approches nord et sud ont été remplacées durant ces travaux qui ont coûté plus de 100 millions de dollars.D\u2019autres travaux ont été menés sur cette infrastructure.Le système d\u2019éclairage a été amélioré en 1970.Le pont a été repeint entre 1983 et 1987.Des retouches sont faites au gré des besoins depuis ce temps.Durant la même période, ses piliers centraux ont été sécurisés après un triste événement survenu en 1980 à Tampa Bay, en Floride.Un navire a heurté un pilier d\u2019un pont, entraînant l\u2019effondrement de l\u2019infrastructure.Comme l\u2019ont raconté les deux ingénieurs du MTQ lors d\u2019un dîner-conférence organisé en collaboration avec l\u2019Université du troisième âge et les Villes de Trois-Rivières et de Bécancour, la Garde côtière canadienne a entrepris en 1982 une étude à ce sujet et a conclu que le pont Laviolette était à risque de collision majeure.Voilà pourquoi des travaux d\u2019enrochement autour des quatre piliers centraux ont eu lieu en 1987 et 1988.Ces travaux ont requis un million de tonnes de roches.Ces parois ont permis d\u2019éviter assurément une catastrophe en 1992, lorsqu\u2019un bateau a frappé la ceinture de roches d\u2019un des quatre piliers centraux.Non seulement le pont n\u2019a pas bronché, le pilier n\u2019a même pas été endommagé.LA PLUS IMPORTANTE INFRASTRUCTURE DU MTQ \u2022 Le pont Laviolette est inspecté de façon générale tous les deux ans \u2022 La partie élevée du pont est inspectée tous les quatre ans \u2022 L\u2019inspection des parties du pont qui sont sous l\u2019eau est effectuée tous les sept ou huit ans AUX PETITS SOINS Martin Garceau et Philippe Muratori sont ingénieurs à la direction régionale du MTQ.\u2014 PHOTO: FRANÇOIS GERVAIS NICOLET (ML) \u2014 Les habitués du pont Laviolette n\u2019avaient pas la berlue lorsqu\u2019ils voyaient jusqu\u2019en 2015 de l\u2019équipement agricole circuler sur cette infrastructure faisant partie de l\u2019autoroute 55.François Proulx, un agriculteur de Nicolet, cultivait des champs sur les deux rives du Saint-Laurent à l\u2019époque du traversier.Comme il était habitué de se promener avec son tracteur d\u2019un côté à l\u2019autre, ce n\u2019est pas l\u2019arrivée du pont Laviolette qui allait mettre fin à ses habitudes ayant conduit à l\u2019obtention d\u2019un droit acquis exclusif.«Mon père cultivait des terres à Trois-Rivières, de chaque côté de l\u2019autoroute 55.Il a été parmi les premiers à traverser le pont», se rappelle son fils, Gilbert Proulx, producteur céréalier de Nicolet et président de Semences Nicolet.Le pont Laviolette a précédé l\u2019inauguration de l\u2019autoroute 55.Gilbert Proulx raconte qu\u2019aucune autorisation spéciale n\u2019était nécessaire pour se promener en tracteur ou en moissonneuse-batteuse sur le pont.«On passait en dehors des heures de trafic.Quand les équipements agricoles ont grossi, on faisait appel à la Sûreté du Québec pour nous escorter.La Sûreté du Québec s\u2019est retirée un peu plus tard.Vu qu\u2019on était hors normes pour aller sur ce type de route, on fonctionnait avec nos escortes pour diriger le trafic et éviter tout accident.» La pose d\u2019un muret central lors des travaux de réfection du pont a compliqué les choses pour la famille Proulx en raison de la largeur des machineries.Les agriculteurs devaient obtenir un permis du ministère des Transports du Québec afin de continuer à traverser le pont à raison de quatre ou cinq allers-retours par année.«O n était les seuls ! , r ig ole M.Proulx.Le MTQ nous demandait des normes pour les escortes, pour les heures de traversée.On bloquait le trafic et on traversait en sept à huit minutes.Mais il y avait toujours un stress: tu ne veux pas faire d\u2019accident, faire une crevaison.On en a eu une crevaison dans les dernières années.On a descendu le pont, on ne pouvait pas arrêter.On avait hâte d\u2019arriver, il y avait de la boucane!» Les terres cultivées par les Proulx près du pont Laviolette ont été vendues, si bien que la famille n\u2019a plus demandé de permis après la récolte de 2015.En tracteur sur le pont Gilbert Proulx\u2014 PHOTO: STÉPHANE LESSARD leNouvelliste SAMEDI 25 NOVEMBRE 2017 A9 LES 50 ANS DU PONT LAVIOLETTE \u2022 L\u2019idée de traverser le fleuve Saint-Laurent à la hauteur de Trois-Rivières remonterait aussi loin qu\u2019en 1932.\u2022 Des discussions ont lieu en 1946 à propos d\u2019un pont.Quelque 500 résolutions d\u2019appui à cette démarche sont déposées aux députés.\u2022 Un comité pour la construction du pont est formé en 1953 par la Chambre de commerce de Trois-Rivières.\u2022 Dans l\u2019édition du 1er juin 1954, Le Nouvelliste publie un éditorial appuyant la construction d\u2019un pont.De concert avec la station de radio CHLN, Le Nouvelliste fera la promotion de ce projet.\u2022 Un fonds de 30 000 $ est créé en 1954 afin de réaliser une étude de faisabilité.Cet argent est amassé par une campagne de financement.Le Dr Pratley, un ingénieur-conseil, présente un premier projet dont le coût est de 12,5 millions $.\u2022 La corporation du pont est créée en 1956.\u2022 Le premier ministre québécois, Jean Lesage, autorise la corporation du pont à emprunter 30 millions de dollars en 1962.\u2022 Les travaux de construction du pont débutent en avril 1964.\u2022 Un an plus tard, le gouvernement québécois donne son aval à un autre emprunt, de 20 millions de dollars, et absorbera la totalité des coûts.\u2022 Le pont est inauguré le 20 décembre 1967.RETOUR DANS LE TEMPS Jean Demers se souvient du travail effectué par son père, Georges, dans la conception du pont Laviolette MARTIN LAFRENIÈRE martin.lafreniere@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 «Il était fier du pont.Dans une vie d\u2019ingénieur, faire un ouvrage comme celui-là est le travail d\u2019une vie.» Jean Demers parle avec fierté de son père Georges, un des ingénieurs ayant travaillé à la conception du pont Laviolette.Lui-même ingénieur, tout comme son père, il a travaillé avec lui en début de carrière et se souvient de l\u2019importance que représente le pont Laviolette dans la carrière de son père.Georges Demers a fondé la firme Demers, Lemieux, Roy à Québec et a ouvert un bureau à Montréal.Cette firme d\u2019ingénierie-conseil a travaillé de concert avec le bureau Beauchemin, Beaton, Lapointe.Cette opportunité de travailler sur un des plus importants chantiers de l\u2019époque était une denrée rare pour des ingénieurs francophones, car les gouvernements québécois faisaient traditionnellement affaire avec des bureaux d\u2019ingénieurs anglophones.«L\u2019élection de Jean Lesage (en 1960) a été le point tournant.Il disait de faire confiance aux ingénieurs-conseils du Québec.Ça a été le grand virage qui a permis à des firmes d\u2019ici de grossir et d\u2019acquérir de l\u2019expertise.Mon père a été un pionnier là-dedans avec d\u2019autres firmes comme Lavalin.Ce sont toutes des firmes qui ont réalisé des projets, mais ça prenait une décision politique», raconte Jean Demers, aujourd\u2019hui à la retraite, à propos de son père qui est décédé en 1972 à l\u2019âge de 60 ans.M.Demers se souvient d\u2019avoir effectué à l\u2019époque de nombreuses visites à Trois-Rivières, en empruntant la route 2 à partir de Québec (aujourd\u2019hui la route 138), pour accompagner son père.«Il me parlait du pont.Pour lui, c\u2019était le projet qui transformerait la région de Trois-Rivières d\u2019une façon incroyable.Mon père était aussi ingénieur dans le domaine du transport.Il a fait ses premières armes au ministère de la Voirie.Il a fait un aperçu des défis du transport au Québec à la fin des années 1930, le défi de moderniser les liens routiers.Le pont de Trois-Rivières venait permettre un lien routier entre Montréal et Québec.» La conception même du pont, son aspect esthétique, le rôle majeur qu\u2019il joue dans la facture visuelle de Trois- Rivières sont tous des éléments qui constituent sa valeur.« Pour les ing énieurs, par mi les ouvrages de génie civil, un pont est complexe à concevoir et à réaliser.Ce sont des ouvrages dans le monde entier qui sont connus par leur nom.C\u2019est comme des monuments.Mon père a fait plusieurs conceptions de plus petits ponts, comme celui de Shawinigan-Sud.Il a travaillé avec deux autres firmes pour le pont Pierre-Laporte à Québec.Le pont de Trois-Rivières, c\u2019était son ouvrage d\u2019art pour lequel il était le plus fier.» «IL ÉTAIT FIER DU PONT» «Pour les ingénieurs, parmi les ouvrages de génie civil, un pont est complexe à concevoir et à réaliser» PHOTO : ROLAND LEMIRE, ARCHIVES NATIONALES DU QUÉBEC Fière de souligner le 50e anniversaire du pont Laviolette! 1967-2017 www.becancour.net SAMEDI 25 NOVEMBRE 2017 leNouvelliste A10 LES 50 ANS DU PONT LAVIOLETTE Des retombées en centaines de millions de dollars sur les deux rives MARC ROCHETTE marc.rochette@lenouvelliste.qc.ca BÉCANCOUR \u2014 Des Trifluviens qui se rendent au Marché Godefroy de Bécancour et des consommateurs de la rive sud qui vont profiter des magasins à grande surface de Trois-Rivières.Voilà un exemple, à petite échelle, de l\u2019impact du pont Laviolette au plan économique.Car plus globalement, les échanges commerciaux entre les deux côtés du fleuve Saint-Laurent représentent plus d\u2019un demi milliard de dollars annuellement en biens et services, sous-traitance, matières premières et transports.«Les mouvements migratoires quotidiens nous renseignent que 1490 travailleurs partent de Bécancour vers Trois-Rivières tous les jours.En même temps, 3285 travailleurs font le chemin inverse», rapporte le directeur général d\u2019Innovation et Développement économique (IDE) Trois- Rivières, Mario De Tilly.E n i n c l u a nt l \u2019e n s e mb l e d e la région centricoise, ce sont 3195 personnes qui quittent tous les jours le Centre-du-Québec vers Trois-Rivières et 4015 personnes qui font le chemin inverse.Ainsi, pas moins de 7210 travailleuses et travailleurs franchissent quotidiennement le pont Laviolette afin de gagner leur vie.«Les évaluations les plus réalistes considèrent que pour la seule portion salaire direct, le lien de dépendance représente la coquette somme de 396,5 millions de dollars annuellement», souligne-t-il.Ce qui lui fait dire que le pont Laviolette est «ce trait d\u2019union si essentiel à l\u2019essor de la zone économique naturelle, un terme cher au maire Jean-Guy Dubois».Car outre ses attributs architecturaux singuliers et ses fonctions structurantes, le pont Laviolette aura permis, dit-il, le développement d\u2019un véritable écosystème économique entre Trois-Rivières et Bécancour.Selon lui, cet écosystème doit comprendre une population apte au travail, des ouvriers spécialisés, des gestionnaires et cadres qualifiés, une infrastructure de transport, un réseau de sous-traitants, des fournisseurs de biens et services et des institutions de formation.«C\u2019est ainsi que s\u2019est créée une véritable symbiose entre les deux rives qui aura permis le développement de tout le territoire.Afin de bien performer, les entreprises d\u2019aujourd\u2019hui doivent s\u2019appuyer sur une main-d\u2019œuvre de qualité et abondante.Elles doivent aussi compter sur la mobilité de cette main-d\u2019œuvre.Ainsi, en observant les déplacements des travailleurs quotidiennement, il appert que la dépendance économique sociale est majeure», fait remarquer M.De Tilly.Et ce qui est encore plus rassurant, à son avis, c\u2019est que, malgré la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2 et les séquelles négatives laissées sur le territoire, «l\u2019économie des deux rives est en éveil».«C\u2019est à Trois-Rivières que le PIB s\u2019est le plus accru au Québec avec un taux de croissance de 2,7 % en 2017.En 2016, les investissements industriels ont totalisé 396 millions de dollars pour 135 projets.Lors du Salon de l\u2019emploi conjoint, près de 2000 emplois étaient offerts sur les deux rives.Et tout porte à croire que le bilan 2017 sera encore plus imposant», se plaît-il à signaler.De toute évidence, le pont Laviolette et l\u2019économie régionale font bon ménage.Car c\u2019est un dossier économique qui en est à l\u2019origine.«Sa construction coïncide avec l\u2019abandon du méga projet Sidbec, l\u2019un des plus importants centres sidérurgiques de la planète à l\u2019époque.Le gouvernement du Québec avait alors racheté l\u2019ensemble du territoire pour y aménager le plus grand port industriel du Québec, un parc dédié aux grands projets industriels.Depuis, plus de trois milliards de dollars s\u2019y sont déversés sous forme d\u2019investissements générant 2755 emplois directs et 1020 emplois liés au service à la production», précise M.De Tilly.Seulement l\u2019an dernier, les entreprises du parc ont investi 65 millions de dollars en consolidation.Le président-directeur général de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, Maurice Richard, rappelle que le gouvernement Lesage, dans un désir de décentralisation, cherchait un endroit pour y installer la fameuse aciérie.Et le choix de Bécancour, «en face de la capitale régionale», à mi-chemin entre Montréal et Québec, avec ses caractéristiques de sol, se voulait idéal.Même si Sidbec changera son fusil d\u2019épaule et fusionnera avec l\u2019industrie Dosco à Contrecœur, la pierre d\u2019assise du pont Laviolette avait déjà été jetée sur la rive nord du fleuve.Dans la même foulée, il y aura eu création de la Ville de Bécancour, résultat d\u2019une fusion, et implantation du parc industriel gouvernemental.«Aujourd\u2019hui, nous dénombrons près de 4000 emplois liés au secteur secondaire pour un total de 46 % de l\u2019ensemble des emplois bécan- courois», ajoute M.De Tilly.Pour l\u2019ancien député Michel Morin, le pont Laviolette, promis à plusieurs reprises dès 1946, était «absolument nécessaire» au plan économique, donnant l\u2019exemple du pont Champlain qui, dit-il, aura permis à Brossard de se développer.«Il y avait des échanges commerciaux avant le pont.Mais son ouverture aura eu un impact moins positif sur les commerces locaux de la rive sud.Le centre d\u2019achat de Trois-Rivières-Ouest a fait des bonnes affaires avec le pont», fait remarquer Maurice Richard, qui fut maire et député.S o n a n c i e n h o m o l o g u e d e Nicolet, Daniel McMahon, maintenant recteur de l\u2019UQTR, apprécie depuis longtemps la liaison rapide que permet le pont entre les deux rives.Et même à Saint- Léonard-d\u2019Aston, une famille vient de s\u2019y installer, rapporte son nouveau maire Jean-Guy Doucet, car si la femme travaille à Victoriaville, son conjoint peut se rendre facilement au boulot à Trois-Rivières.«Ce fier pont est là pour rester et plus que jamais, il doit symboliser notre unité, notre solidarité, notre complémentarité et surtout notre interdépendance», a conclu Mario De Tilly.LE TRAIT D\u2019UNION D\u2019UNE ZONE ÉCONOMIQUE NATURELLE \u2022 Échanges commerciaux interrives: 500 millions $ \u2022 Salaires directs: 397 millions $ \u2022 Investissements industriels: 396 millions $ \u2022 Travailleurs au quotidien: 7210 \u2022 Investissements dans le parc industriel de Bécancour: trois milliards $ RETOMBÉES DU PONT LAVIOLETTE «Les mouvements migratoires quotidiens nous renseignent que 1490 travailleurs partent de Bécancour vers Trois-Rivières tous les jours» À seulement 8 minutes du pont Laviolette POUR UN ENTRETIEN IMMÉDIAT, POSTULE DÈS MAINTENANT! NOUS AVONS DÉJÀ HÂTE DE TE CONNAÎTRE.\u2022 Activités sociales \u2022 Assurance collective et participation de l\u2019employeur au régime d\u2019épargne-retraite \u2022 Conciliation travail-famille \u2022 Outils et couvre-tout fournis \u2022 Temps plein de jour (8 h à 16 h 30) ou de soir (16 h 30 à 2 h 30) aciermarquis.com info@aciermarquis.com 819 229-3636 \u2022 Assurance collective \u2022 Camion attitré \u2022 Encadrement pour chauffeur débutant \u2022 Horaire flexible \u2022 Retour tous les week-ends \u2022 Salaire concurrentiel saftransport.com majutras@saftransport.com 819 229-3000 \u2022 Assurance collective \u2022 Formations sur place \u2022 Horaire régulier du lundi au vendredi boislaurentide.com info@boislaurentide.com 819 229-3666 ENPLUS, TUPEUXCHOISIRTONENVIRONNEMENTDETRAVAIL! SOUDEUR- ASSEMBLEUR CHAUFFEUR JOURNALIER leNouvelliste SAMEDI 25 NOVEMBRE 2017 A11 LES 50 ANS DU PONT LAVIOLETTE Inauguré en 1956, le pont de la baie de Newark (New Jersey, États-Unis) relie les villes de Newark et de Bayonne.\u2014 PHOTO: WIKIPEDIA L\u2019architecture du pont Laviolette n\u2019est pas unique.Cinq autres ponts dispersés un peu partout à travers la planète ont un style qui s\u2019apparente à celui du pont trifluvien.UNE ARCHITECTURE QUI TRAVERSE LES ANNÉES ET LES FRONTIÈRES Le pont Banghwa, à Séoul (Corée du Sud), a été inauguré en 2000.Sa longueur de près de 2,6 km se rapproche de la dimension du pont Laviolette.\u2014 PHOTO: WIKIPEDIA Voici le pont Silver Jubilee, situé dans le comté de Cheshire (nord-ouest de l\u2019Angleterre).Inauguré en 1961, il enjambe le fleuve Mersey et relie les villes de Runcorn et Widnes.\u2014 PHOTO: PINTEREST Le pont des Amériques est situé à Panama, la capitale de la République du Panama.Il a été inauguré en 1962.Il surplombe l\u2019entrée pacifique du canal de Panama.\u2014 PHOTO: WIKIPEDIA Situé en Chine, le pont de Chaotianmen, près de la ville de Chongqing, a été ouvert en 2009.\u2014 PHOTO: WIKIPEDIA Angleterre Chine États-Unis Corée du Sud Panama Entre 1852, année de construction d\u2019un quai au Port de Trois-Rivières, et 1967, dix-sept traversiers feront escales à Trois-Rivières pour desservir la population des deux rives.Archives de la Ville de Trois-Rivières, TR-0053 Archives de la Ville de Trois-Rivières, TR-0001 SAMEDI 25 NOVEMBRE 2017 leNouvelliste A12 Appelez dès maintenant 819 379-9429 Possibilité de visites avec rendez-vous.POUR VOS BESOINS EN www.troisvert.com RBQ: 8321-9790-33 PLACE DU CENTRE 950, rue Royale, Trois-Rivières LOGEMENT DOMAINE LES RIVIÈRES 1425, des Cyprès, Trois-Rivières TERRASSES SEIGNEURIALES 3400-3470, Louis-Pasteur, Trois-Rivières Appartements refaits à neuf 1 1/2, 2 1/2, 3 1/2, 4 1/2 ou 5 1/2 pièces chauffés , éclairés, piscine intérieure, places de stationnement intérieures et extérieures, conciergerie et maintenance sur place, immeuble insonorisé.PROMOTIONS DISPONIBLES "]
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