La Défense : journal hebdomadaire, 24 février 1898, jeudi 24 février 1898
[" 4 JOURNAL HEBDOMADAIRE 1 me = au a+ a.EFE SR epee enn \u201cVitam impendere vero : Consacrer sa vie à la vérité.\u201d NS ve + ewan eae CP dm, gee eS Ae et = po FOOTER ET | $1.00 par année.| VOL.L CHICOUTIMI, 24 PEVRIER, 1898 NOG6 \u201cLA DÉFENSE\u201d ULDERIC TREMBLAY, Directeur-propeietaire.ABONNEMENT Un anS.4.04.00.$r.00 Six mois .0.50 Strictement payable d'avance.ANNONCES, 10 centins la ligne pour la première insertion.Insertions sulbséquentes, $ centins la ligne.Conditions spéciales pour annonces à longs termes.Avis de naissances, marlages, et deces gra- tultement pour les abonnes.Toutes luspiessIONS dé NIVTES, DTOCHUICE.CH - enlnires, cartes, exécutées dans les derniers goûts, À très bas prix.Toute communications doivent être adres- ee a LA DEFENSE, CHICOUTIMIL, I.Q.JEUDI, 24 FEVRIER, 1898.MANŒUVRES PERFIDES Rumeur Injarieuse Sous ce titre, nous lisons dans fe Courrier du Canada du 17 février courant : \u201c Notre confrère du J/rrewry a publié avant-hier, une rumeur absolument mensongère, ct extrêmement injurieuse pour Sa Grandeur Mgr Labrecque, évéque de Chicoutimi, Mais dans son numéro d'hier notre confrère publiait la rectification suivante ; \u201cNous avons reçu, hier après midi, des nouvelles qui semblent avoir attiré l'attention générale.En effet, elles ont créé l\u2019impression que Mgr Labrecque, évêque de Chicoutimi, avait résigné son siège, et refusé dc se soumettre à une décision, que l\u2019on dit être venue de Rome, le blAmant pour avoir interdit le Se/ei/.Nous ap- pronons maintenant aue ratta hic.toire n'est aucunement correcte.Evidemment une tentative à été faite pour forcer la main aux autorités ecclésiastiques, ct il a certainement été commis envers l\u2019évêque en question une injustice qui, en autant que nous sommes concerné, est pour nous unc cause de regret.Une enquête faite auprès des autorités ccclésiasti- ques, a mis au jour Jes faits suivants : En vertu de sa mission, un évêque est tenu de se soumettre au Saint-Siège.Il n'a pas d'option.C'est son devoir, et il doit s\u2019y conformer.\u201cPour cc qui se rapporte à ces peuvelles, les sources officiciles clarent : 1.\u2014Il estest entièrement faux qu'une rupture existe entre Mgr Labrecque et Rome ; 2, Sa Grandeur a topjours fait preuve de la plus profonde soumission ct de tout le respect dû au Saint Siège; 3 \u2014Hl n\u2019y a rien de vrai dans la nouvelle qu'il a donné sa résignation ; .4-\u2014Si toutefois l\u2019évêque de Clticoutimi était désapprouvé à Rome pour n'importe quel acte de son administration, il serait lc premier à respecter la décision du Saint-Siège, de bon gré et par e5- prit d\u2019obéissance aux désirs de ses supérieurs ecclésiastiques ; 5.1} est faux que Mg: l'arche véque Bégin ait l'intention d'aller A Chicoutimi pour conférer avec Mgr Labrecque ct l\u2019engager à obéir ct se soumettre.\u201cNons devons ajouter que les nouvelles en question nous sont - venues d'une source qui était considérée comme digne de confiance.\u201d + « + C'est toujours l'exécution du complot satanique ourdi dans le but de ruiner l'autorité épistopale qui se poursuit.L'œuvre de haine et de ténèbres s'accomplit sourdement, avec la complicité des âmes égarées par, la passion politique ct le délire d\u2019orgueil qui les entraîne vers l'abime.Hélas | cbt ablme n'estypas loin de s'éviir ; et c'est celui dé vin.différence religieuse, de la révolte contre, Dicu ct sa loi, où toutes i olidhs \"finies véht chercher Jeur tombeau.À S+ On s'épouvante de mesurer lc chemin parcouru déjà.Le but est presque atteint.On peut voir les triomphateurs de demain applaudir sournoisement en attendant leur jour qui va se lever.Oh ! ils ont été habiles à ourdir leur trame infime.Îls ont employé tous les artifices, ct tous les artifices leur ont réussi, N'osant encore prendre la responsabilité de leurs perfidies, après avoir été éconduits par tous les directeurs des journaux français ct catholiques, ils out fait servir l'autorité que lcur donnait leur position à surprendre la bonne foi protestante pour lancer dans le publie les racontars idiots autant que mensongers dont il est ques tion plushaut.Elles sont cffrayantes les ruines morales que certains catholiques sc sont donné pour mission d'entasser.On ne saurait s'expliquer leur conduite si on ne veut pas y voir un miracle d\u2019inconscience ou d'aveuglement, qui les empêche de mesurer l'étenduc du mal qu\u2019ils font.Pour nous, nous ne pouvons considérer leur œuvre aus en être épouvanté.\u2026\u2026\u2026.A PROPOS DE QUAI Après une semaine de silence recueilli, l'Æcke de Charlevoix nous arrive avec un long article en réponse à unc observation que nous avions cru devoir lui adresser.Faute d'avoir saisi le sens ct la portée de nos remarques, le confrère leur attribue un sens et une portée qu'elles n'avaient pas.C\u2019est pourquoi il se met en frais d'argumentation pour nous prouver que la Baie St-Paul a besoin d\u2019un quai.Eh oui, nous savions cela, confrère, et nous avons souhaité que le vœu de la Baie St-Paul se réalise.Oa doit à cette importante localité beaucoup plus qu'un quai.Le gouvernement ne fera que lui rendre justice en lui accordant ce qu\u2019elle demande en vain depuis si longtemps.Seulement, il ne faudrait pas, pour un bout de quai arraché enfin à l\u2019avarice administrative des maîtres du jour, promettre d\u2019abdiquer tout, liberté, indépendance ct respect de soi-même, pour lier lc sort de tout un peuple à la fortune d'un homme ou d'un gouvernement.Ce scrait pousser trop loin la gratitude, et c'est contre cette exageération d\u2019un sentiment louable en soi que nous avons voulu protester.Au restc nous ne savons rien de plus immoral que ces promesses d'appui faites aux représentants du peuple, en retour des faveurs obtenues du patronage officiel.Cela ressemble trop à un marché, à une vente où l'acheteur est toujours lc gagnant, puisque le prix qu'on met à l'adhésion du suffrage populaire est facilement obtenu dcs gouvernants dont l\u2019unique but est d'exploiter à leur profit cette reconnaissance dont parlait l'Zcho de Charlevoix, Hélas ! tellc est la dégradation dc nos mœurs politiques que rien ne marche plus maintenant que sur des conditions de l'offre ct de la demande ! - Les grands principes de l\u2019équité, de la justice, de la morale publique ne comptent plus.C'est pourquoi, aux jours de crise, les appels faits par des voix autorisées en faveur d\u2019unc cause sacrée ne réveillent point d\u2019écho dans l'âme du peuple trop absorbé par les souci des intérêts matériels.Le devoir du journaliste est de réagir contre cet état de choscs, ou au moins de ne pas contribuer à l'aggraver, L'Æcho de Charlevoix a, moins que tout autre, le droit de se soustraire à cette obligation.Aussi çe n\u2019est pas sans chagrin que nous avons lu les lignes sui- vantés qui términent l'article en question : - \u2018Sans dire les choses par leur nom,la \u201cDéfense\u201d fait allusion & la question scolaire.Or.M.Angers n'a-t-il pas déclaré dans son programme qu'il voterait en chambre pour toute loi qui aurait reçu l'approbation de l\u2019Épiscocopat, .t'Contrairement ce que dit la \u201cDéfense\u201d, nous avions pesé nos paroles, ct nous réaffirmons aujourd\u2019hui ce que nous avons déjà dit TT i \u2018sur ce sujet.\u2018En faisant ces remarques nous croyons ctre l'interprète du sentiment généralde notre population.\u201d Si le confrère n'a pas d'autre ambition que d\u2019emboiter le pas derrière /e sentiment général de la population, son rôle ne sera pas glorieux.Nous avons toujours cru que le journaliste devait se donner pour mission, non pas de suivre, mais de diriger l'opinion.Encore une illusion de perdue ! Nous avions aussi la naïveté de croire qu\u2019un député du peuple était tenu, par état, de veiller aux intérêts de ses constituants ; qu\u2019un gouvernement ne devait consulter, pour la distrihntion de ses faveurs, que les besnins des populations et les anterêts généraux du pays, sans égard pour la couleur ou la foi politique d'un chacun.Le député d\u2019un comté est le de- puté de tout le monde, comme le gouvernement d'un pays est le gouvernement de tout le monde.Pour ce qui est de M.Angers, Nous ne croyons pas que l'heure soit venue d'ouvrir un débat à son sujèt, Il s'est trouvé mis en cause parce que l\u2019occasion s'est présentée d'affirmer un principe général ct trop souvent méconnu, Nous avons personnellement beaucoup d'estime pour le député fédéral de Charlevoix et nous lui donnons volontiers crédit de ce qu\u2019il a fait de bien.Nous agirons de mème envers tout homme ou envers tout gouvernement qui nous en fournira l\u2019occasion.Mais ce n'est pas à dire que, pour un acte de strict devoir accompli, souvent à contre cœur, nous irons passer l'éponge sur tous les méfaits passés ct accepter sans restriction tout un ensemble de doctrines dangereuses.C'est pourtant ce que fait encore l'ehe de Charlevoix dans les lignes suivantes qui sont la conclusion d'un article sur la question des écoles du Manitoba : ** La erinte de f'impopularité dans les provinces anglaises est saus doute pour quel- \u2018que chose dans le retard que Pon apporte À régler celte question.*\u201c Selon nous, sir Wilfzid a tort d'entretenir pareille crainte, Car nas nanvons loi acuorme que, le jour où il aura rendu justice, \u2018ous les catholiques «le ce pays, conservateurs comme libfraux devront l'appuyer.\u201d\u201d * * * Depuis que ce qui précède est éerit, le \u2018\u201cProteeteus du Saguenay\u201d nous est arrivé avec la reproduction de l'acticle de l*Echo de Charlevoix\u201d à notre adresse.LA vrai ! nous n'envions pas le sort de notre confrère de Charlevoia et nous nvouons franchement «qu\u2019à notre avis il n'a pas mérité l'insigne disgrace qui lui arrive.Car l\u2019approbation d'une gazette qui ne suugit pas d'appeler l'infecte Zola \u201cgrand écrivain fran- ais\u201d et quia encore Lien d'autres pièces à son dossier, n'estipas de celles qui relèvent.Au contraire.In manière courtoise et digne dont Echo\u201d semble entendre Ja discussion aurait dû lui attirer plus d'égards.Et il sera d'autant moins glorieux de l'honneur fort douteux qui lui est fait, que notre \u201c\u2018marotteaco- laire™ est aussila sienne.L'appellation de \u201csainte feuille, appliquée aujourd'hui à ta éDéfensc\u201d, peut aussi, au même litre,se tourner demain contre l'#Echo\", - C'est ainsi qu'on est maladroit, au \u201cProtecteur\u201d ; on hlesse encore quand on fait semblant de flatter.\u2018\u2019Fimeo Danaus et dona fcrentes.\u201d Tour nons, la désapprohation du \u201c\u201cProtecteur\u201d nousest une preuve que nous avions touché Ja note juste.Les expressions À l\u2019aide desquellesie confrère essaie d'être méchant ne sont que bites.Ce sont de vieux clichés, des lieux communs dont la vogue est passée, Is ont traîné depuis plus d'un siècle sous la plume de tous les sectaireset tiennent lieu de raison À ceux qui n\u2019en ont pas.Le chemin de fer du Yukon Dans l'un de nos derniers numéros, nous avons parlé du Yukon, des richesses fabuleuses que cette région renferme, ct aussi des misères auxquelles sont exposés cenx qui y vont tenter fortune.Le gouvernement fédéral s\u2019est occupé dans ces derniers temps de faciliter l'accès de cette région lointaine et inhospitalière.Dans ce but, il a passé avec les entrepreneurs Mackenzie & Mann un contrat-pour la construction d\u2019un chemin\u2018de fer reliant la tête de la navigation de la rivière Stickeen, dans la Colombie Anglaise, avec le lac Teslin-\u2014distance de 156 mit- les.Pendant la saison de navigation, le voyage pourra se faire.par cau de ce \u201cdernier \u2018tndroit à Dawson City.Pour ar river au point pI la | voic ferrée, il faudra, & Fort | Wrangel, transborder les marchandises et les passagers des navires océaniques sur des bateaux plats, afin de remonter la rivière Stickeen sur tout son cours navigable, Personne ne saurait contester la nécessité d'une voie ferrée mettant la région du Klondike cn communication avec le monde civilisé.Cependant le contrat Macken- zie-Mann rencontre un: opposition formidable de la\u2019 part des conservateurs, qui le dénoncent comune étant entaché de corruption ct préjudiciable aux intérêts du pays.On reproche aux gouvernement d'avoir accordé des avantages ex- horbitants aux constructeurs d\u2019une voie dont l'exploitation pourra être en partic contrôlée par les Etats-Unis, Car on prétend que ces derniers pourront percevoir des droits de douanc sur les marchandises transbordées à Fort | \\Wrangelet même le Congrès amé- | ricain a actuellement à l'étude un projet de loi qui vise manifestement cette route soi-dipant toute canadienne.L'opposition trouve qu'il eut mieux valu ne pas tant se précipiter et faire un choix judicieux entre les lignes exclusiyement canadiennes qui sont projetées, Un chemin construit \u2018sur notre territoire, comme le prolongement de la ligne d\u2019Edinonton, par exemple, aurait d'abord pour cffet d'activer la production agricole jusqu'aux dernières limites de la région fertile, ct puis d'assurer à notre commerce ct à notre industrie l'approvisionnement direct du pays de l'or.Ie syendivat Mian \u2018et McKenzie va recevoir 3,750,000 acres de terrains à titre de subsides pour construire le chemin du Yukon, à part la garantie d'un monopole de | Plusieurs années.Cette subvention parait obsolu- ment extravagante.Il est vrai qu'on ne sait pas au juste À quoi s'en tenir sur \u2018a valeur des terrains concédés, mas il est certain que pendant quelques années encore, grâce à la fièvre ardente qui pous- sc tant de gens vers le pays de l'or, ces terres conserveront une valeur commerciale considérable.Un vieux mineur, M.H.F.Bellew, sc hasant sur les rapports de l'inspecteur du gouvernement, M.Ogilvic, leur attribue même une valeur de 18 milliards, Ce calcul est sans doute exagéré, mais il est certain que si lc contrat McKenzic-Mann cest approuvé par le parlement, il existera, dans quelques annécs, encore une compagnie fabuleusement rie che qui aura accaparé ane grande partic des terrains aurifères les plus riches du monde.Le contrat ne manquera pas d'é- tre approuvé par les Communes, malgré que la transaction soit mal vue de plusieurs amis du ministère ; mais la discipline de parti fe- rason œuvre ordinaire.= Quant au sénat, il est possible qu'il prenne sur lui de rejeter la mesure.Qui vivra, verra.+ » + Nos lecteurs nous permettront bien une petite réflexion en terminant, H nous a toujours paru étrange de voir avec quelle facilité le gouvernement fédéral prodigue les \u201cmillions pour développer les provinces de l'ouest tandis qu'il ent si avarode ses faveurs quand il ¢'a- rée ou une entroprise publique daus une région comme la nôtre.ll y a pourtant dans notre province, dans cette belle valléé du Saguenay ct du Lac St-jea dans lc comté:de Charlevoix,d'i menses richesses a exploiter, git de subventionner une voie fer.Jqu'iln'entend plus reconnaître, tee chef politique que lui-même\" (tex- tué); ce pour Juoi sir Chatles \u201cTopper.Quand donc verrons-nous le gouvernement offrir des millions à une compagnie pour la construc- du chemin de fer de Québec Charlevoix et Chicoutimi ?.LETTRE POLITIQUE Men cher directeur, Vous ne sauriez croire combien il semb'e malaisé, par le temps qui court, victions du naufrage, pour quelqu'un qui adhère, d'un esprit très libéral, à des convictions essentiellement conservatrices.Un conflit sérieux des opinions dirigeantes vient de se produire, à la suite de l\u2019étrange manifeste Chapleau, conflit autour duquel surgissent spontanément, dans l\u2019atinos- phère politique, les nuages alourdis des disputes latentes et les grondements lointains des foudres du désaccord, indices certains de tempêtes prochaines.Au sein de ce contlit, notre personnage, de nature libérale et de convictions conservatrices, sc surprend infailliblement à faire son examen de conscience, pour savoir où il en est, dans Ja pratique.Va-t-il se retrouver, par hasard, pour avoir subi l'entraîne ment, ch toute conscience, au sein Chapleau, versant, de sou propre aveu, dans le libéralisme qui se dit modéré et voudrait se faire appeler conservateur ironie des tendances ! Ou bien va-t-il constater qu\u2019il est resté, malgré tout, avec sob esprit sincèrement im bu de liberté véritable, fidèlement en- intégral ?C\u2019est le problème qui se pose invin- Fitzpatrick, seraient aujourd'hui cffu tre ces deux groupes.les coryphées.gique Minerre , ous les ance.le Courrier de Saint-Hyacinthe, le Trifluvien faire chorus, en ce concert de protestations, avec le Conrseil Législatif, M.Chapais, et qui sor- notre législature.maine.Cette situation ayant pris fin, fu Canada peut librement exprimer toute la pensée de son directeur, 0 ai signalé brièvement quelle position journal que dirige M.Chapais.Ie résumé de son argumentation, comme de celle de ses confrères que nous avons nommés, c\u2019est que M, Chapleau n'a pas le droit, puisqu'il se prétend enco- reet quand même conservateur, de sc tilles à des adversaires mom ment triomphants, les gages de | time espérance du parti de opposition ; c'est aushkique M.Chapleau, séparant avec fracas a case de celle dé sip Charles \u2018Tuppexs (chef incontesté: du parti conservateur fédéral), n\u2019en donne que des raisons futiles, natangment d'au- resto avec Je beau rôle, et'avéc: l'entiè- \u2018mie, sûrement,À sa maison d'être, M .CE F4 ee Hrs mf Yu Rg VE ean oh a LL \u2018 en notre métropole, de sauver ses cons des phalanges libérales, à la suite d'un | rôlé dans le bataillon du conservatisme ciblement, en présence des discussions soulevées, dans la presse conservatrice ou soi-disant telle, par l'ultimatum récent de sir Joseph Adolphe Chapleau.D'après celui-ci, les lignes de démarcation entre le parti conservateur de Lafontaine, de Morin et de Cartier et le parti libéral de Laurier, Tarte et cées, de par la détermination propre de M.Chapleau, lien de transition en- Le moment se- mit venu de les fondre en un seul, par une concentration de ces forces, qui se qualifient de libérales-conserva- trices, et de reconstituer de la sorte un nowseau parti de gouvernement, dont Laurier-Tl'arte-Chapleau seraient Mais la presse conservatrice tran- çaise ne l'entend pus du tout de cette oreille-la, Comme, naguère, la léthar- principaux organes de Vopinion conservatrice se sont dressés en ligne pour dénoncer les tendances avouées par M.Chapleau, qui avait autrefois leur conti- On a vu le Conada, d'Ottawa, le /vonnier, de Sherbrooke, ricer du Canada, que dirige l'honorable chef du parti conservateur au Contait, pour la première fois, d\u2019une réserve qu\u2019il a scrupuleusement observée jusqu'ici, en cette grave matière des tergiversations de sir J.A.Chapleau, laquelle est depuis assez longtemps à l\u2019ordre du jour.Il est vrai que, jusqu\u2019au ter février dernier, M.Chapleau personnifiait la Reine en notre province et formait Pune des branches de Cela suffit 3 expliquer pour beaucoup l\u2019attitude de M.Chapais qui, à venir jusqu'À ces mois derniers, avait lui-même une part importante de responsabilité dans le fou- vornement ile cette province, ée qui lui imposait la réserve qu'ila observée À l'égard du lieutenant de la Souvele charme est rompu, et le Courrier Dans ina précédente lettre, je vous prend à l'égard de M.Chapleau \u2018le disposer à vendre pour un plat de len-, | re confiance des groupes véritable- \u201cment conservateurs, Voilà cc que nous avons compris dans les revendications, encore discrètes, tout en étant énergiques, du Cunrrier du Canada, du Canada, du Pionnier, du Trgfevien et du Courrier de St-Ffvacinthe, C'est aus- ; si de la même façon que les a interprétées le Monde Canadien, que dirige M.Nantel, ancien collègue de M.Chapais au ministère provincial, et ancien aviseur également de sir J.- A, Chapeau, rôle qu'il paraît conserver méme vn dehors de l'enceinte officielle.Je Monde Canadien, s'est constitué le porte-voix de M.Chaplean ll ee croit astreint à prendre sa défense contre tous lus journaux conservateurs = sus-mentionnés, lesquels, pourtant.attaquent biea moins qu'ils ne prémunissent tout bonnement contre de funestes écarts, nu- tre ancien licutenant-gouverneur rentrant de plain-pied dans ln férrmaise erdratr qe la politique.ve Tout ahuri de cette énergique attitude de la, presse conservatrice, qui choisit à l'unanimité, entre Tupper et Chapleau, Tupper, l'homme fige du Monde Canadien s'étonne que Vinterview Chapleau ait eu ve résultat.\u201csouhaitons, s'écrie-til, ua peu tard, : qu'elle ne soit pue le signal de discussions.plus cruclles encore dans les rangs de nos compatriotes\u201d.Matheureuzement, la pomme de discorde a été \u2018\u201cancée maintenant, et le Monde Canaduc {ut parmi les premiers, tranchons le moi, les races journaux à y applaudir.ll s'aperçoit que cela ne tourne Pro aussi lion qu'il l'espérait;et il s'alarme.Le temps est passé pour prévenir les conps j 1 = Monde Canadien et son école : maître et disciples, au- rout maintenant À frire face aux res pansabilités qu'il, ont cm: faicté de cœur.Va Mond: Canadion cherche à se réconforier, au milieu des malaises qu'il x contribué à créer, par l'espoir que \u2018\u201c l'interview Chapleau sera peut- être la cause déterminante d'une action plus accentuée dans l'évolution que subissent les autiques organisations de nos partis politiques.\u201d C'est, sous une autre forme, caresser Jes mêmes plans de concentration qu'avait émis sir J.A.Chapleau : tendant au même but : la formation d'un part nouveau, où l\u2019ancien licutenant-gouverneur s'accaparerait le panache de grand chef, Cest mon avis que tous ces bons messieurs se font douloureusement illusion, Je leur dirais même volontiers, empruntant les propres paroles de feu 1e baron André Reille, le vaillant député catholique du \u201carn, en France, dans un article qu\u2019il faisait publier par lu Quinzaine, en novembre dernier, quelques semaines seulement avant que la mort ne vint le ravie si prématurément aux nobles destins qui sou- rinientd ses érente-six nns,je leur dirais: \u2018C'est peine perdue: fes groupements politiques naissent moins de la volonté des honnnes que de la logique des événements.\" Quand le développement des faits, les variations des\u2018 hotmes, l\u2019évolution des temps auront rendu nécessaire la formation, chez nous, d'un nouveau parti de gouvernement, ce parti\u201d eur- gira tout naturellement, sur les ruines éparses des vieilles organisations.Car, d'autre part, ajouterons-nous, et de très bonne grâce, avec le même M.Reille, dans ce méme article que je viens de citer, parlant \u2018des vieux partis qui se, désagregent : \u201cQuand ont disparu les circonstances qui les avaient produits, les sources de\u2019 In vie se tarissent en eux.Vouloir prolonger leur agonie, c\u2019est perdre son temps ct user ses forces à une œuvre À la fois impossible ct inutile,\u201d : \u2018Ta'question resté\u2019 de savoir si ¢ les circonstances ont disparu, qui avaient produit \u2018\u201d l\u2019organisation palitique con servatrice en\u2019 notre pays.I! semble bien due non : au contraire.Le parti conservateur canadien est né de l'ambition partagée par un bon nombre d'hommes d'état À larges vues, aux joursdiffigiles de l\u2019Uhiqn \u2018des Canadus, il ya un demi-siècle, de mainte- nird'intégrité de Ja patric capadigone en faisant respecter, Comme un dépot sacré, sa charte constitutionnelle, en -assyrant la protection du pouvoir aux minorités menacées d\u2019oppression.Or, plus que jamais aujourd\u2019hui, cette gran- ues de Chapleau,et le Monde Camadien,ct toute cette école entreprenante de novateurs accusent des tendances prématurées, se vouent À des efforts stériles, font œuvre nuisible, anti-patristique.Quand le nouveau parti qu'ils rêvent viendra À se constituer, mais probablement tout autre qu'ils ne s'en forment l\u2019idée, ils sc seront déjà rendus inutiles, com promettants peut-être : ils auront perdu tout droit d\u2019en être, où, du moins, d'y oceuper les positions prépondérantes auxquelles ils visent présentement, te Le Monde Canadien persiste quand même à faire campagne \u2018\u201c en faveur d'un rapprochement entre les conser- vateurs-libéraus (i) vient de trouver cet cuphémisme pour remplacer l'antique appellation, si mal cotée à présent, de libéraux-conservateurs) de l'école de Lafontaine, de Morin et de Cartier, et les libéraux modérés, qui ont quelque notion pratique de l\u2019art de gouverner un pays.\u201d Que si on lui demande de dire où il veut prendre cette catégorie de libéraux auxquels les conservateurs, disciples de Lafontaine, Morin, laché et Cartier, pourraient s'unir sans mésalliance, il se récuse avec énergie, $ Ai-je jamais désigné, s\u2019écrie-t-il, soit des personnes, soit dés groupes comme facteurs nécessaires de cette entente politique ?** Non, assurément, malpré les défis persistants de la Wérrre et les provu- cantes moqueries de la Gaertn,\u201d Peut-étre pas nonumément, mais pour qui sait ce que parler veut dire le Vonde Canadien à bien souvent laissé entendre que les Eaurier, les \u2018Tarte, les Marchand seraient des hommes selon son cœur, Or, Laurier, Tarte, Mar chand et tette quanti, c'est le libéra lisme doctrinaire en politique, mitigé etraanif encore, peut-être, dissimulé, assurément, ct vautaleux, mais c\u2019est l'ennemi irrivocable, je pourrais pres que dire irréconcialle de l'orthodoxie, du vrai conservatisme, cn matière sociale ct politiguie.Vouloir accoupler celle-ci à colui-Ik, vomme fait le Mond: Canadien, cest rèver union monstrueuse du vrai et du faux, du bien et du mal, du Christ et de Bélial.Le libéralisme doctri vtt rou- gisme ne saurait transiger avec la vérité et la justice intégrales, dont l'austérité Jui répugne.Plarcillement, l\u2019orthodoxie conservatrice, bien entendue, c'est-à-dire À la lumière des enseignements de l'ISglise, est intransigeante à l'égard de ce libéralisme doctrinaire, père et générateur de loutes les aberrations de l'esprit humain, libéralisme en qui elle voit la synthèse de toutes les erreurs modernes, anti-religienses et anti-sociales, En d'autres termes, le conserva- tisine loyal et sincère, c'est-à-dire l'expression politicu-sociale de l\u2019orthodoxie chrétienne, c\u2019est le parti du progrès dans l'ordre, des franches aspirations vers une somme de plus en plus grande de liberté véritable, par l'évolution rationnelle des idées 3 le rougisme, par contre, c'est le parti qui s'acharne à pervertir en licences toutes les libertés qu'il n'étouffe point, et qui tend à ce but.par la révalation, On voit combien res deux groupes sont incompatibles, et combien ont tort ceux qui s'imaginent pouvoir réussir à les fusionner en un tout homogène.Le Monde Canadien entreprend cette tâche, qu'a rêvée M.Chapleau.TI à soin d\u2019exclure de sa sollicitude Jes conservateurs nu nom de qui ont parlé le Courrier du Canada et les autres journaux déjà mentionnés; il les traite de castors bleus, parce qu'ils n\u2019entrent point dans ses vues.légalement exclus ar lui ceux que M, Chapleau nomme fes custers rouges, les irréductibles du rongisme, les Beausoleil, les Préfontaine, les Lemieux, les Bernier et autres de même acabit, que la concentration Chapleau-l'arte-Faurier n'alle- che point.Enfin,il repousse aussi ceux qu'if qualifie de rouges radicaux, parce qu'ils sont plus francs que ses compètes dans la profession de leurs fausses doctrines,les gens de l'école du Szgna/, du Æéveil, de l'eIrentr du Nord, passa- bloment nombreux.11 reste done, comme éléments de la'\u2018combj:nison recherchée, l\u2019école de M.Chapleau, du Monde Canadien ctde-la esse, que le premier appelle des ournanc conser.valeurs (!), et l'école \u2018l'arte-I aurier- Marchand, avec les journaux libéraux modérés (1) comme la Patrie et le Soleil, \u2018Feld sont nos gouvernants de l'avenir, d'apris le Monde Canadien, C'est de cet amalgame étrange de tendances moins diverses.qu\u2019équivoques que le Monde Canadien attend \u2018le concours de toutes les ferces vives de notre race, de cause À servir s'impose à l'attention des véritables hommes d'Etat ; ph que jamais la constitution nationale semble hafouée, les privilèges des mi- -norités, surtqut J OÙ elles sont fran- \u2018gaises et catholiques, sont foulés aux pieds.\u201d Plus que\u2019 jamais, cn consé- uence, il me semble que l\u2019organisation conservatrice, remodelée, peut- Aire, reconstituée, s'il y a lieu, ue une vigilance ingersante 3 un con- tebe eflectif des affaires publiques, une on hope ét alent ne tionalé qui écärterali les utopies et lës intérêts particuliers pour mieux protéger nos libertés religieuses et nationales d'abord, et ensuite, dans la mesure du possible, nous procurer une juste part des avantages matériels,\u201d °° Si lc futur répond au passé, voilà des gens qui se préparent d'amères désitlu- sions.pq à re: a y A, Yu . 1 AI \u2014 suman ver] sirable n'est pastoujourstéel, La mort, inflexible et juste, guette sa prole partout.Quelque soit son travail dans un À Monsieur Georges Ohnet, | endroit, clie est toujours rendue où la On dit que tout songe est mensonge, Hélas, c'est bien la vérité : Rien au monde, \u2014plus que le songe \u2014N'est loin de la réalité.En rêve, à mes yeux, j'ai vu luire Mon Dieu, si c'était arrivé ! J'ai vu.maisà quoi bon rien dire>\u2014 nature veut une nouvelle victime, serait-ce aux confins du monde.Rien ne l'arrête : ni le caractère de la personne, nila circonstance, ni les efforts faits pour se rendre digne de la vie, ni les promesses de l'avenir, ni les larmes des parents, ni les regrets des \u2018de la mutualité en général dans notre province\u201d.Parmi les cinquante ou soixante sociétaires qui avaient tenu À se rendre A cette session plénière de L\u2019U.F, C., on remarquait : M.M.lesabbés M.Auclair, curé de Saint-Jcan-Baptiste de Montréal; Eug.Lapointe, directeur du _\u2026 LADÉFANSE cents membres en règle, par suite tseil Général, ainsi qu'à ceux qui de la Proportion ordinaire des | ont été temporairement absents,en renoncements (lapses) dans les as- [vertu d'un congé du Président sociations de ce genre ct les com- | Généralpagnies d'assurance régulière.Ses certificats de dotation étant de |lière des membres du Conseil $250, 500 ou $1,000, la moyenne | Général aura lieu dans le courant en est de 621-1-2 porteurs d\u2019un | de février mil huit cent quatre- certificat de $1,000.Sa réserve | vingt-dix-neuf.La première assemblée régu- - LA CANADIENNE Compagnie d'assurance provinciale sur la vie, taux dans la province de Québec seulement et ayaut un dépôt au gou- verncment pour la garantie de ses obligations envers ses assurés.plaçant ses capi- a coeur ¢ A compter de ESSENTIELLEMENT amis, I faut que le tribut se paye.\u2014 | Petit séminaire de | Chicoutimi ; | actuelle étant de $6,156.72, le cré- | cette date, les assemblées réguliè- LA SEULE COMP AGNIE CANADIENNE-FRANCAISE , q pay \u20ac ee ctuctle ta \u2018g Puisque la mort frappe avec si peu Elie J.Auclair, vicaire à St-Jean- | dit proportionnel de ses adhérents | res du Conseil Général ont lieu Ayant à sa tête des hommes occupant les positions les plus él d\u2019égards, puisque aucune société n\u2019est | Baptisse: S.Dubeau, | vicaire à | dans cette réserve se trouve être |tous les ans, dans le courant du | VÉ® dans le conseil de l'état, la magistrature, la finance, le commerce à l'abri de ses coups, pourquoi la nôtre, | Se.Jacques ; J.B.Morin, mission- | de $9.94.En 1888 torze i ; | et l'industrie.notre classe au collège, ferait-elle ex- Jacques; J , e $9.94.En » qua ans | mois de février, à la date ct l'en- ception ?Ce serait partrop contre na- aire de colonisation ; .M.J.| après sa fondation l'Ordre Indé- droit fixés par le Bureau de Di- Sollicite l\u2019enco Chaque parti, sans différence, ture, cela pourrait peut-être nous don- | **- /.*encau t, F.X.Larrivée, | pendant des Forestiers n\u2019offrait rection, ct dont avis cst donné Au plus âpre labeur rivé, ner de l\u2019orgueil.Mais la mort est là A.Chénard, Montréal; J.C.Hé-|encore un crédit proportionnel, | Par lettre recommandée, adressée | TOUTE PERSONNE EN BONNE SANTE peut s'amurer en payant wos prime de Travaillait enfin pour la France !.| qui se charge de nous ramener à la ré-| roux, Joliette; Donat Trudel, | dans la réserve,que de $9.98 pour [à chacun des membres du dit Centin J'ai rêvé.alité et plus tôt que nous ne le pen- | Montréal; Napoléon St-André, | chacun \u2018le ses membres.Durant | Conseil Général.Les élections | Ba montant,chaque : 5 S sions.Oscar Parent, Joliette; Georges |le prochain exercice, L'Union n'ont lieu qu'aux assemblées ré- Les enfants depuis 1 An et les adultes jusqu'a l\u2019age de 70 ansau pro- qcinae 2, dois de vie ous Gauthier, Montréal; Alcide Ber- | Franco-Canadienne, en supposant | gulières.chain re meraniré, sont acceptes par la compagnie.Bénifices, depuis $15.00 on montant berçant de toutes les illusions possi- trand, L'Epiphanie ; Cyrille Gui- | qu\u2019elle ne conseryc que le nombre La séance est ouverte par le bles et croyant presque À notre invul- | tard, Saint-Joseph du Lac; Lud- | de sociétaires qu'elle compte ac | Président Général, et chaque offi- Primes collectées au domicile des assurés, Reclamations, payees, en moins de 24 hor- J'ai rêvé.J'ai vu, dans une apothéose, Tous nos chers députés unis, Et défendant la mÈme cause, \u2014 La cause sainte du pays.ement de ses co canadiens-français mipetrlotes Nos braves sénateurs, eux-mêmes, Comprenant qu'ils étaient élus Pour résoudre tous les protèmes Paz la Chambre non résolus, Montraient une ardeur si virile, Que chacun était arrivé Acroire le Sénat utile.nérabilité?Qui de nous doutait alors de | ger Côté, Chs.Beauchesne, Mon- | tucllement \u2014 ct ccla n'ost guère cier doit faire son rapport.sa force?qui de nous croyait À la mort ?| réal ; Salomon Charbonneau, St- prabable, vu qu'elle recrute pré- J'ai rêvé \u201cChangeant tout A coup de tactique, Notre Conseil Municipal.I.-ARTHIR GO pr Ne faisait plus de politique, pérance et surtout de confiance en| Sorel ; J.P.N.Gonthier, | Trois-[butions de toutes sortes.Une ga-| UN RECIT EMOUVANT J-L-AR TR COPRGUT, Et ne s\u2019en portait pas plus mal ; l\u2019avenir, formé un projet pourcimenter | Rivières ; Ad.| Bellemare, C.D.[rantie supplémentaire de dix Bureau © a la malson de pension de M.E, Simard, cote Bowe.ms.H supportait même la vue notre union ct mis au nombre du 6U*| Theriault, C.Ethicr, Albert | mille piastres a été souscrite par D'un nom de saint jadis gravé qui devaient se réunir en 1902 celui qui Sur une plaque dans la rue.J'ai rêvé.Les Ministres.de nos affaires S'occupaient séricusement, A tel point que les ministères La mort, c\u2019était une pensée pour les vieillards et les malades, mais pour des feunes gens qui aiment la vie IN'avons-nous pas, dans une heure d\u2019es- vient ce quitter ce monde ?Notre société, établie pour dix courtes années, ne peut arriver complète au terme, Fions-nous maintenant aux promesses de la vie.Six ans sont à peine passés que Hocace Lessard disparalt pour Ne changeaient plus que rarement.! goujours de la scène et crée un vide Plus d'impôts ni de redevances : Le peuple en était dégrevé Par le Ministre des Finances.Jil J'ai rèvé.Notre Ministre de la Guerre, Soucieux du sort des troupiers, Bonifiait leur ordinaire cruel par son absence.O nature! toi qui te montres si belle dans le mystere de la vie, pourpuoi te hâtes-tu donc tant d'affirmer tes droits ?Ne serait-ce pas mieux de laisser se compléter ton œuvre par le libre développement du phénombne de la vie ?C\u2019est même là Et les souliers qu\u2019ils ont aux pieds ; j VUE lu acrais le plus admirable.Tu au- Sc moquant bien qu\u2019un capitaine, \u2014 | TAIS bien le temps de reprendre tes Dont le courage était prouvé, \u2014N\u2019eût pas l'âme républicaine.J'ai révé.Les écrivains naturalistes Étaient traités avec égards, \u2014 De même que tous les artistes, «Par le Ministre des Beaux-Arts, Enfin, des crises qu\u2019il traverse Notre commerce était sauvé Grâce au Ministre du Commerce.J'ai rèvé.droits.Pourtant, il n\u2019en va pas de même : si donc ce compagnon de nos travaux ne peut prendre part à nos agapes de 1502, il est juste de consacrer son souvenir de la meilleur façon possible.Voilà pourquoi le directeur de la \u2018 Défense et le secrétaire du conventum de la classe de Rhétorique du Séminaire de Cnicoutimi en 1892, deux compagnons de classe, se font un devoir d'honneur de payer à la mémoire de ce confrère De plus, que vous dirais-je encore ?le tribut de leurs regrets : l\u2019un en ou- \u2018Tout allait merveilleusement, De l\u2019âge d'or c'était l'aurore, Sans un nuage au firmament.Le croirez-vous ?\u2014les anarchistes, Sur tout lassés d\u2019avoir bavé, Étaient devenus monarchistes.J'ai rêvé.Dans le camp réactionnaire, Pas la moindre division : Aucun prince contre son père Ne faisait de rébellion ; Aucun n\u2019espérait, en lui-même, Qu'à son front serait réservé L'heur de ceindre le diadème.J'ai rêvé.Les prêtres, qu\u2019on laissait tranquilles, Respectaient lc Gouvernement ; Les sœurs, en paix dans leurs asiles, Le respectaient également ; Et tous, devant l'agneau mystique.Disaient chaque jour des \u201c\u201c Ave \u201d\u201d Ou \u201c Pater \u201d pour la République.J'ai rêvé.Les peuples, maudissant la guerre, Entre eux fraternisaient enfin, Et ce n\u2019était plus, sur la terre, Qu\u2019hymnes d'allégresse sans fin.L'étendard de la paix féconde, Vers le ciel fièrement levé, Flottait sur la France et le Monde | J'ai rêvé.Sur les boulevards, dans les rues, On ne voyait plus vers le soir, Se promener des ingénues Sans leurs mamans sur le trottoir, Dis que sc commettait un crime, L'assassin était retrouvé, Et vite on vengeait la victime.J'ai rêvé.Tous les banquiers étaient honnêtes, Les cochers étaient tous polis, Les portières étaient discrètes, Et les avocats abolis ; Enfin, étonnement suprême, J'ai vu, tout à fait achevé, Le Métropolitain lui-même.J'ai rêvé.J'at vu.Mais de mon bavardage Vous devez être fatigués.Pardon, et recevez l'hommage vrant les colonnes de son journal, l\u2019autre en jetant sur le papier quelques pensées de circonstance, Qu'il est pénible en effet de songer À la cruauté que la mort vient de faire | Comment ! voilà un jeune homme bon et pieux, qui, dès l'enfance, avait dirigé sa vie pour faire un jour le bien de lu manière la plus propre à sesfa- cultés, qui pas un instant n'avait dévié de sa ligne de conduite, qui, enfin, va toucher au but de ses rêves, et il faut qu'il parte | À l'aurore de sa carrière, il faut renoncer À toutes les satisfactions légitimes, méritées ct désirées si vivement par lui ! Enigme ou erreur de la destinée ?Mystére de Providence, plutôt! Il en faut donc qui ne doivent connaître la vie que par le sacrifice ?Oui,puisque notre regretté confrère était de ceux-là.Toujours appliqué, toujours sage, il avait fait ses années d'études soutenu par la pensée de son idéal.Arrivé à l'ordre élevé de diaconat, il va réaliser cet idéal quand il s'éteint.ll ne pourra donc pas déployer le zèle pour le bien qu'il s'était efforcé d'acquérir ; c'est vrai, mais le bien, il l'avait toujours fait, cela suffisait À sa dette.Ne le trouvait-on pas constamment l\u2019ami du bon et du bien ?Ses confrères ont-ils une seule fois mis en doute les richesses de son cœur ?Non.C\u2019est assez pour honorer sa mémoire et pour mesurer la perte que nous venons de faire.Bon, il l'avait été et il l'aurait été toujours.Maintenant, il n\u2019a pu, il est vrai.prendre place au banquet de la vie, exercer l'influence à laquelle tout homme peut prétendre, mais aussi il n\u2019en goûtera pas les amertumes : il a connu de la vie juste assez pour en mériter la récompense sans en encourir le châtiment.Son existence a été assez longue pour qu'il ait eu le temps de la consacrer au bien qu'il avait entrevu et aimé, à ce Dieu dans les bras duquel il vient de s'endormir et duquel il a dû recevoir la récompense méritée par ses bonnes actions.LE SECRÉTAIRE DU CONVENTUM, 2} \"él vbulu vous faire sourire.Vient de commencer son œuvre de des- - truction sur un nouveau théâtre.Elle ; De.mes sentiments distingués.Si je n'y suis pas arrivé, J'en serai quitte pour redire : J'ai rèvé.E.GRENET-DANCOURT es mst sree SOUVENIR Lamort, toujours fiddle A clle-méme, a tant A faire allleurs qu'on ose espérer, surtout chez les jeunes, ceux chez qui Pardeur dc la jeunesse fait presque douter d'une mort possible pour eux, qu'on se fera oublier.Pour un rien Yon nierait À la mort le droit de se L'Union Franco-Canadienne DERNIERE CONVENTION ANNUELLE C'est le mercredi, g février dernier, qu'a été tenue cette assemblée générale, dans les salles du siège principal de l' au.No.y; dela rue St-Jacques, à \u201cCette réunion à eu un François de Sales ; L.À.Houde, jr, Henri L, M, Augé, Montréal ; Dr E.À.Laferrière, C.A.Gouin Ethier, Montréal ; Jérémie Piette, Joliette; Av Chartrand, M.J.Curot, Montréal; J.E.Parent St.Jérôme ; C.A.Goulet, Joliette : F, Gôté; Médéric Sansregrots, St-Paul de Joliette ; Auguste Relleville.Joliette M.Marchand, J.C.Chartrand, Isaie | Morcau, Réal Clouthier, Dr.J.I.Desroches, Dr, S.Boucher, Dr.P.Parrette Montréal ; P.V.Ayotte, Trais- Rivières; L.J.E.Hudon, Montréal; L.G.Robillard, scc-gén, U.PF.C.; Chs Rho,l'Assomption; À.J, Beaulieu, Arthur Rose, E.H.Tellier, Montréal, = djreoteur- propriétaire de \"L\u2019Eclairn.M.Chs Desjardins, d'Ottawa agent général de I'Union St-Jo- Joseph de cette meme ville, assistait aussi, A titre d'invité, Sur les instances du président, et conformément au désir de l'assemblée, M.Desjardins adressa quelques mots au congrés, revendiquant avec énergic ct conviction, les avantages de la mutualité comparée aux assurances ordinaires sur la vie.Les remarques si justes ct vic- toricuses du confrère mutualiste, à l'encontre de certaines accusations futiles assez généralement portées contre la mutualité, furent vivement applaudies par les sociétaires de L'U.F.C, M.le président général, l'abbé M.Auclair ouvrit lui-même.l'assemblée, cn souhaitant la bienvenue aux délégués.Forcé de se retirer, par suite d'affaires pressantes, M.le président général appelle au fauteuil, pour le remplacer, M.J.M.Amédée Denault, l'un des vice-présidents de l'association.À la suggession de celui- ci, ct avant le départ de M.le curé Auclair, l\u2019assemblée adopte unanimement des résolutions de sympathics pour son fondateur, dans le grand deuil qui I'afflige, par suite de l'incendie de l\u2019église et du presbytère de St-Jean-Baptiste de Montréal.Sur proposition de M.le secrétaire général Robillard, l'assemblée vote aussi des remerciements à M.le curé Auclair, qui venait de se démettre officiellement de ses fonctions de président général, dans l'exercice desquelles il n'a cessé de rendre à l'association les services les plus signalés, L'association passant ensuite à l'ordre du jour, l\u2019assistant-sccré- taire, M.F.X.Larrivée, donna lecture des procès-verbaux des assemblées générales, régulières et spéciales, tenues au cours de l'exercice finissant, 1897-98.Ces procès-verbaux, ayant été unanimement ratifiés, le secrétaire général donna lecture de son rapport annuel.Dans ce rapport du Secrétaire Général sur les opérations du dernier exercice etles perspectives du prochain, lequel rapport fut reçu aux applaudissements unanimes, on trouve des chiffres fort édifiants sur les développements remarquables pris par L'Union succès, nous rapportent les organes de lagrande presse quotidienne, dans la métropole, et le résultat de scs délibérations aura vraisem- Franco-Canadienne.Nous estimons devoir en relever ici quelques-uns, Ag deld de dfX-hiiit cents aspi- sentement environ deux cents adhérents par mois\u2014encaissera près de quinze mille piastres dc contri- quelques-uns de ses membres les plus en vue ; de sorte qu\u2019elle pourra compter sur tout près de trente mille piastres pour faire face à ses obligations, au cours de l'exercice de 1898-99.Elle a pris aussi les moyens de mettre également sur un pied de parfaite efficacité sa Caisse des Malades, par différents amendements lui créant de ce chef une position semblable à celle de l'O.[ F., qui possède aujourd'hui cent mille piastres de réserve à sa Caisse des Malades, ct lui permettent d'escompter un résultat identique après quelques années d'opération.Voilà très sommairement, le travail judicieux, déjà accompli ou poursuivi par cette vigoureuse association de bienfaisance que nous sommes fiers de présenter comme un prototype des résultats heureux auxquels peut en arriver unc solide organisation de mutualité française ct catholique, bien entendue ct judicicusement conduite.On adopta à l'unanimité une série d\u2026 trois résolutions racinanue certaines décisions prises par le bureau de Direction, relativement à l\u2019économiz interne de l'association.Le projet de refonte des * Constitution et Règlements \u201d de L'Union Franco-Caradienne, préparé par un comité spécial, revu et présenté par le burcau de Dichapitre par chapitre, à la suite de légers amendements.LE CONSEIL GÉNÉRAL Le Conscil Général remplace I' Assemblée Générale, ct est formé comme suit : 1° Ceux des membres du Bureau de Direction qui ne font pas partie du Comité d\u2019Organisation et de législation, sauf pour MM.l'abbé Magloire Auclair et Gustave Lamothe, C.R., lesquels y sont de droit, en qualité de fon- aussi pour le Secrétaire Général dant la durée de ses fonctions au Burcau de Direction ; vinciaux du Président Général ; 3° Un représentant du Prési diocèses du Canada français ; cèses du Canada français ; d'y voter.par le Bureau de Directionmembres.dateurs de l'association ; sauf 2° Les deux représentants pro- | même endroit ale même dent Général pour chacun des 4° Un représentant des membres, aussi pour chacun des dio- 5° Tous les sociétaires, de la |qUi lui tenait lieu d'estomac, Ce section des hommes, \u2018de L'Union | QUC Voyant, je compris qu'une Franco-Canadienne, ont droit d'assister aux séances du Conscil Général, de prendre part aux dis.| rait, je l'empoignai à la gorge ct cussions, mais ils n'ont pas droit |le pressai si fort qu'il restitua mon L'élection des représentants seurs (ils étaient dix-huit je crois) des membres sc fait d'après le mode indiqué, en temps ct lieu, jleur sithation commençait à être Le quorum des assemblées du |suite le monstre entre mes bras, Conseil Général est de quinze Les dépenses de voyage, dû- ment constatées et encourues par | je jetai les yeux autour de moi et (A suivre) Aimables lectrices ct chers lcc- teurs, soyez tout yeux, et bannis- scz de votre esprit toute ponsée profane pour lire, ce qui va suivre.Vous douterez peut-être de l'au thenticité du fait, tant les événe- ments que je vais vous relater paraissent surprenants, affreux, fnar- révables, si vous voulez ; mais j\u2019atteste, Monsieur le Rédacteur du beau journal qui a nom La Défense, que je nedirai que la franche vérité, rien que la vérité, pas autre chase que la vérité, Préambule terminé, j'entre en matière.J'étais à St\u2026, cette immense cité, du nord, située à douzc licues de Ste.La population de la ville en question cst minime, mais les deux cents habitants qui la composent valent bien, flatterie à part, les milliers de personnes que renferment certaines grandes villes.Mais venans au fait : J'étais donc à St.cette immense .etc.Le fusil en bandoulière, et le sac de chasse au côté, je pars un matin pour une petite excursion.Je marchais, in- soncieux des beautés dela nature et fredonuant un vicil air canadien, quand, Ô surprise, je vis sortir du bois un superbe ours noir, oh | mais un ours, mais un ours que l\u2019on eut plutôt pris pour un élé.plant, (pow Le fuka Ju una.de Barnum, j'entends), vu sa taille extraordinaire.D\u2019yeux, point : deux tisons en prenaient la place, et tous tant que vous étes, aimables lectrices ct chers lecteurs, attendu que vous n'avez ni ma lon- guc expérience ni ma perspicacité, (soit dit sans vous offenser) vous vous scriez crus en présence, non pas d\u2019un ours, mais du diable.Voilà l'ennemi à qui j'avais af- rection, fet unanimement adopté, | faire.Maintes fois déjà j'avais abattu discussions amicales ct avec de |de ces quadrupèdes-là, mais ils étaient tous si petits que, ma foi, n'eût été le besoin de viande frat- che, j'eusse fait giâce à ces pauvres bêtes qui n\u2019avaient pas le moindre mauvais dessein contre moi.Pour la première fois, je rencon- contrais un adversaire digne de moi ct de mon sang froid.Nous avancions tous deux d'un pied ferme les yeux dans les yeux, ou, plutôt, pour rester vrai, mes yeux, dans sestisons.Mon attitude était celle d\u2019un brave, la sienne aussi.À vingt pas de distance j'épaule mon fusil ct vlan, .mon ours fait un boud prodigicux, reçoit au actucl, qui agira comme greffier | vol, dans sa gueule, ma balle qui d'office du Conscil Général, pen- s'allait perdre dans les profondeurs de .a culotte descieux, la casse en deux ct la rejrtte dédaigneusement.Une seconde balle logée, au a sort.J'eusse recommencé dix fois que c\u2019eût toujours été même refrain, Je fis mieusxez- - an ae Nous repiimes notre marche ; dix pas l'un de l\u2019autre, je lui lançai mon fusil qu'il happa ct fit disparaître dans le gouffre immense lutte corps à bras devenait nécessaire, En moins d'une seconde je franchis l\u2019espace qui nous sépa- fusil et.un régiment de chas- qu\u2019il avait avalés chemin faisant.Ces braves me remercièrent, car fort peu tenable.J'étranglai en- Ce suprême effort m'avait épuisé.Je me laissai choir à côté de ma victime.Au même instant je me sentis saisir au bras ; surpris, quand nous ne fâmes plus qu\u2019à ; Aussitôt après la preuve du : às Environ 100.000.00 payés en réclau.ai\u2026 La fonderie Bergeron & Perron A EN MAINS LES PLUS BEAUX MODÈLES ET FAIT LES MEILLEURS POËLES QUI SOIENT FONDUS DANS LA PROVINCE DE QUÉBEC Poeles de cuisine a un, à dux Bt a trois ponts, etc, etc.Épitaphes de toutes formes, de toutes grandeurs et de tous prix.Auscsi clôtures pour les tombes, Beaux et nombreux patrons de galeries.Patrons pour les clotures en fonte.Etc.Toutes réparations dans les poëles et les machineries faites avec la plus grande promptitude ct le plus grand soin, BELLES LETTRES POUR FAIRE DES ENSEIGNES Nous nc nous occupons pas seulement des ouvrages en fonte, mais nous faisons aussi tous les travaux possibles en fer.Huus pusséduiis un magnifique tour pour tourner le fer et la fonte, Nous sommes aussi agents pour la vente d'instruments aratoires pour la grande maison MOODY.Venez nous voir et vous serez satisfaits de la maniere dont vous serez servis BERGERON & P ERRON, Fondeurs et Forgerons.RUE RACINE, CHICOUTIMI, PROFITEZ-EN Yous avez um occasion unique d'acheter A bon marche Allez chez P.H.BOILY Vous trouverez la plusieurs sortes de marchandises Dont on veut se défaire VENDUES A REDUCTION.~~ - Cet espace EST RESERVE PAR ALPH.WARREN idiot TAILLEUR > oy I By m présenter : les rèves d'avenir, le désir l'bjiblement lé meilleur effet, non | rants ont sallicité leur admission | les délégués au Conseil Général, |Vis .ma maltresse de pension & - ; dd cour du jeune more, out seulement pour fe progrès de | dans L'U.F.-C., depuis le Ier oc-| sont remboursables | ceux qui | QUI venait me dire que les crêpes a RUE -RACINE le porte à croire à l'impossibilité dune L'Union Fratico-Canadienne, mais | tobre 1894, date de sa fondation.| assistent avec exactitude aux | oidissaient.: : Srernanus Waiter, | EN FACE DU CHATEAU SAGUENAY.moft prochaine.Mais ce qui serait dé.pour 'affcrmissement subséquent [ Sur ce nombre elle conserve douze | séances des assemblées du Con- ; 7 LA DÉPENSE FEUILLETON Les Noellet \u2014 PAR \u2014 RENÉ BAZIN No 6.PREMIÈRE PARTIE NII *\u2014Attelle la Huasse À la place mon Jacques, avait répondu Pierre en tapant sur l\u2019épaule de son trè- re.Je ne serai pas longtemps ici, vois-tu, et je veux me passer cette fantaisie-là qui me tente depuis dix ans.En disant cela, il avait ist\" sur le dos de la Roustcise un.coiver- turc en guise do sclic, avait san Ta jument, et puis, - étriers, wi ane cceau de pau dan sa poche wenn parts pow la forêt de Leppo.La ciinse n'est pas rarc dans cette Vendée au tempérament égalitaire et hardi.Ceux qui ont chassé dans les forêts de Vezins, de Leppo, de la Foucaudière, ont souvent rencontré, aux carrefours des routes, sur les landes, quand sonnait le débucher, des gars en blouse ou en veste ronde, montés sur des chevaux du pays ct coupant au plus court au-devant des voitures ct des chasseurs en habits rouges.Les grands-péres de ces fils de métayers ont été compagnons des nobles, au temps de la \"grande guerre*.Ils montaient avec un mauvais bridon ou une corde serrant la mâchoire de leur bâte, côte à côte\u2018avec les officiers à écharpe blanche, ils vivaient de la même vie ct mouraient souvent de la même mort.Cela crée des droits et des traditions.Les veneurs le savent : les gars mieux encore.Mais ce qui n'était pas commun, c'était de rencontrer des chevaux comme la Roussette.Elle suivait la chasse, non pas immédiatement derrière les chiens mais à quelque cent mètres à gauche, obstinée dans cettc direction parallèle, toujours au même trot allongé, sans un temps de galop.Pendant pius d'une heure, emplo- yér.À relever un défaut la Roussecte et son cavalier avaient dispa- ra.lls venaient deréapparaitre tout A coup, au milicu d'unc taille, au moment où l'animal de chasse, un brocard, enfin relancé, filait droit pour gagner lalisière*de la forêt de Leppo et de là débucher vers celle de la Foucaudière.Le gros des chasseurs fut bientôt égaré, fourbu ou distancé, ct deux personnes seulement continuèrent À galoper derrière les chiens: le piqueur Leproux, tout rond sur sa jument maigre, la bouche en cœur et la jouc enflée, prêt à sonner de la trompe, et la plus avenante, la plus enragée des chasseresses, Madeleine Laubriet.Elle était ravissante dans son amazone courte, ses cheveux bruns tordus sous le petit chapeau de soie, le regard animé, la joue rose, tout au plaisir de la course ct de la poursuite.C'en est un si grand de courir ;ainsi, rapide, à travers le vent qui cingle le visage, de se sentir emporté par unc force intelligente, obéissante, dont une pression du doigt change l'allure ou la route ! Un flot de sensations fortes, l'orgueil d'être maitre, l'ivresse de l\u2019espace, une sorte de volupté du danger, la passion primitive du sang, cette vieille férocité que nous retenons d'ordinaire, nous remue Aprement.Et comme I'airemplit joyeusement lapoitrine! Comme il va l'équipage de la Landchue ! C'est une vision qui passe, c\u2019est une fanfare de voix qui court.Toute la forêt est en éveille.Madeleine Laubriet s'amuse royale ment.Elle est chasseresse de race.Le vieux piqueur, qui la couve du regard, multiplie pour elle ses bien aller, Et les notes s'éparpillent, sonores, 4 travers les bois mouillés, jetant une épouvante de plus au cœur;du chevreuil, pauvre bête effarée, \u2018qui risque un dernier effort pour la vie, et débuche en plaiñe; ~ii: j s.fins va kes diel en prods Lh ee gélopant 7 \u2014 Avant vingt minutes, au trair dont nos chiens le mènent, made- moisclle.Regardez-les : ils tiendraient dans la main.* Les chiens chassaient à vue, en effet, ramassés, faisant une tache mouvante sur les guérets ct sur les chaumes.Mademoiselle Laubrict, si passionnée qu'elle fût pour la chasse, avait cependant remarqué ce cavalier dont la jument tenait tête à la sienne, toujours à distance ct de la même allure.Il lui avait semblé même qu'il regardait volontiers de son côté.Du moins, l\u2019avait-elle induit de certains mouvements de retraite respectueuse ; car cect étrange chasseur, chaque fois qu'elle tournait la tête, sc penchait sur la crinière de sa bête, ct piquait comme pour fuir.Aussi, après une course folle qui les avait menés dans les premières tailles de la Foucauditre, ne I'apercevant plus, elle dit au piqueur : Dduidenicit, NOUS avons Jaisse notre compagnon de route.Savezvous qui c'était ?\u2014La jument, je l\u2019ai bier reconnue, mademoiselle, c'est la Roussette ; mais, pour le gars, je ne saurais le dire.Il ajouta, un moment après, d\u2019un air entendu : \u2014 Une bonne petite pourtant, à la carriole.Le père Leproux confondait presque avec son propre honneur l'honneur de l'écurie de la Landehue.Cependant, un quart d'heure plus tard, lorsqu'il porta la trompe À ses lèvres pour sonner l\u2019haltali, it arrivait second.Pierre Nocllet était déjà là,sa veste noire déchirée par les branches, À cheval sur la Roussette qui avait repris son attitude favorite : une patte de derrière à demi relevée, la tête basse ct l\u2019air fourbu.À ses pieds, les chiens entouraient le chevreuil, qui, & bout de forces, s'était rasé le long d'un buisson de ronces.Le pauvre animal, épuisé de souffle ct le sang tourné, ne _remuait même plus quand les crocs des limiers entamaient sa chair : un petit bêlement criait sculement pitié, la langue rose pendait, l'œil mourait, à demi renversé Mademoiselle Laubriet apparut à son tour, consiléra cette bête agonisante sans qu'aucune émotion vint troubler son souris de triomphe, refit les plis de sa jupe, flatta de la main le cou de sa ju ment, ct, regardant enfin Pierre Nocllet : \u2014Bravo ! Pierre, dit-cile: premier partout ! Pour la première fois, elle lui parlait sans cette hauteur qui blessait Pierre si vivement.Il le sentit, ct cela lui donna du courage pour réponar> : \u2014Un simple fiasard, mademoiselle : c'est ma première chasse ct vraiscmblablement ma dernière.\u2014 Vous avez une bête parfaite.Me la vendriez-vous à présent ?demanda-t-elle en souriant.\u2014Certes oui, mademoiselle, s\u2019il ne dépendait que de moi.La conversation allait continuer, quand une voix cria : ~\u2014Ah! non, par exemple ! elle est,bonne celle-là ! .En même temps débouchait d'une allée, sur un pur sang qui boitait très bas, un jeune homme athlétique, en habit rouge, gilet bleu à pois, culotte blanche serrée au-dussous du genoux par deux brucles, bottes à revers, le chapeau de soie posé en arrière ct rattaché au col de l\u2019habit par un petit ruban bleu.Il riait à gorge déployée, avec un mouvement de tête de haut en bas qui faisait danser ses moustaches brunes et saillir la cravate blanche qu'ornait la traditionnelle dent de cerf mon- téc en or.\u2014Non, vrai, clle cst bonne | Je ne m'attendais pas à rencontrer ce petit Noellct À un hallali, Pierre devint tout rouge, \u2014Dans cg pays-ci, dit-il vive ment, la chasse est pour tout le monde.Moi non,plus, je ne m'attendais pas 4 te voir, Ponthual, | Il insista sur ce tutoiement final, sachant bien qu'il ne serait pas du godt de son ancien camarade.\u2014Je.vous croyais à chanter vos oremus, répliqua l\u2019autre, \u2014Pas encore, mon cousin, in- bête, terrompit mademoiselle Laudriet, Pierre Noellet est encore en vacances, et je trouve qu'il a fort bien fait de suivre la chasse, puis- bon troisièm«, mon pauvre Jules, avec un cheval boiteux, ct cela vous vexe, \u2014Moi ?Allons donc ! \u2014Mais oui, vous ! dit-elle en se cambrant, je vous connais bien : ccla vous vexe.Une demi-douzaine d'habits rouges surgirent de la taille voisine, le piqueur mit pied à terre pour la curée, et Pierre Nœllet, qui ne se souciait ni de prolonger le dialogue avec Jules de Ponthual, ni d'assister au dépeçage du brocard, profita de l'incident pour partir.Il salua mademoiselle Laubriet, fit faire demi-tour à la Roussette, ct s\u2019éloigna au petit trot par les allées vertes.La fière Madeleine lui avait souri, clle l'avait défendu même ! Cela l'étonnait, et le charmait.\u2018\u2019 Le premier partout 1\u201d Qu'importaient, après cela, les dédains d'un Ponthual ! Par une pente naturelle, à toute réveric humaine, son esprit glissa rapidement vers le passé, la source divine où l\u2019homme puise de si bonne heure.Quand il était enfant et que les demoiselles de la Landehue étaient toutes petites aussi, il avait déjà pour celles une admiration craintive.Madeleine, surtout, l\u2019intimidait, avec son air de princesse.Ses moindres paro- lui semblaient des ordres souverains.A cette époque, mesdemoiselles Laubriet arrivaient dès le mois d'avril & la Landchue.Que de jours passés à dénicher pour elles des nids, à explorer les prés où poussent le coucou-pclote, le narcisse, la jacinthe sauvage, et cette pctite renoncule lic de vin dont les gerbes mélancoliques plaisaient à madame Laubriet ! Sitôt qu\u2019elles apercevaient le gars Pierre revenant de la maraude, et le pli de son sarrau relevé enfermant le butin, Madeleine et Marthe échappaient à leurs bonnes : \u201c Qu'avez-vous aujourd'hui, Pierre ?des geais ?des pies?C'est méchant des pies?Non, des (étourneaux ! Oh ! les jolis! où est lz cage de l\u2019année dernière ?Vous dever savoir, Pierre ?\u201d* Il savait soujours uù était la cage de l'a.\u20261ie dernière.On enfermait les rauvres bêtes.Pendant trois joun, mesdemoiselles Laubriet les :cignaient trop bien ; le quatrième, les pensionnaires faisaient triste mine ; à la fin de la semaine, Pierre creusait la tombe au pied d'un arbre.Il y avait plaisir aussi, au temps de la fenaison, À voir courir entre les meules de foin nouveau, ces petits tabliers roses ct ces cheveux au vent.Madelcine courait si bien! Elle aimait déjà la chasse.N'avait-elle pa\u2018, une fois, attelé Pierre à une ctarrette à bras où elle trénait, en rsbe à fleurs, un fouct enrubanné à la main : \u201c Je suis Diane, vous êtes le cheval, voici les biches, au galop ! allons, plus vite ! à fond de train! \u201d Etles moutons épouvantés sc débandaient à travers le pré, franchissaient les hais, et elle riait d'un rire clair comme un chant de merle.Temps lointains lL.Quand le cavalier réve, la monture flâne.Le trot de la Roussctte s'était insensiblement changé en un pas berçant.Le soleil décli- naît, et l'ombre des souches bar- raitle chemin de part en part lorsqu'il entra dans la cour de la ferme.Le métayer l\u2019attendait, I] était debout à la porte de l'écurie, les bras croisés.Pierre descendit de cheval, tout près de lui.Il: avait encore des feuilles d'arbres sur son chapeau.==Tu reviens de la forêt ?dit le père.\u2014Oui.\u2014Depuis quand Brend-on, les chevaux sans ma permission ?Pierre essaya d'ouvrir la porte.Le métayer la ferma d\u2019un coup de poing.~Depuis quand ?répéta-t il d'une voix tonnante.\u2014 J'avais cru, bälbutia_le jeune Homme, que pour la première fois \u2014Justement, il faut que ce soit la dernière, mon.garçon.Quand que cela lui plaisait.Vous arrivez | demon bien.D'ici là, je veux rester le maître, tu entends ?«Puis, saisissant la bride que tenait son fils, il ajouta : \u2014Laisse-moi la Roussette : les messicurs qui chassent ne soignent pas leurs chevaux ! Il haussa les épaules, ct entra dans l'écurie, tirant la bête après lui.Pierre humilié, irrité, n'osa pourtant ni résister ni répondre tout haut, 11 tourna sur ses talons, et murmura, comme s'il se parlait à lui- même : \u2014Je suis de trop ici, à ce que je vois.Soyez tranquille, mon père, vous n'aurez pas besoin de me le redire.XI Le lendemain,Pierre Ngellet, qui avait passé toute la journée hors de la métairie; chez l'un de ses camarades d'une paroisse voisine, revenait à la Genivière, et traversait le Ficf-Sauvin.11 fut étonné d'entendre, du milieu du bourg, le bruit qui se faisait dans le cabaret du père Joberic, situé tout en haut de la côte, près de l'église.À cette époque, où les premiers labours se mêlent aux dernières batteries, époque de fatigue extrême pour les paysans, il n'était pas rare que le cabaret fût plein de buveurs, valets de fermes pour la plupart, accourus À la nuit tom- baute, tout blancs de la poussière de l'aire, Cependant, ce jour-là, l\u2019affluence était extraordinaire.Aux métiviers se trouvaient réunis des tisserands, des métayers, des marchands du bourg, reconnaissables à leurs mines placide et empâtées au milieu des maigres tacherons.Leurs éclats de voix, leurs applaudissements, le choc répété des verres, amcnaient sur le pas des portes quelques anciens retirés dans les environs de l'auberge, ct qui souriaient d'un air d'applaudir, eux aussi, quand de toutes ces poitrines d'hommes le même cri s'échappait: \"Vive le gars Louis ! vive le 2c chasseurs !\" Ils célébraient le retour de Louis Fauvépre le fils du maréchal ferrant, qui arrivait de Tunisie, son temps de service terminé, les galons de brigadier étincelant sur ses manches.Depuis la veille, le père, rentré en posession de son enfant, le promenait par le bourg, sans se lasser de le montrer ni de le regarder surtout, parlant des Kroumirs comme s'il en avait vu, et le reprenant quand il variait dans ses récits, La boutique chômait : songez donc un fils qui rentre anrès quatre ans de mi- sèrc, et qui, dernain, n\u2019aura plus le droit de porter l'uniforme ! l\u2019hôtelier allait et venait de la cave à la salle bondée de clients, goguenard, ébloui à la pensée de ce deuxième dimanche que la semaine avait pour lui.Quant au héros, un beau soldat maigre ct bronzé, aux traits mâles, sa gloire nc le grisait pas plus que lc muscadet nantais du père Jobcrie.Debout, appuyé au mur, entre le portrait de MacMa- hon et l'affiche de la loi contre l'ivresse publique, il tendait la main aux nouveaux venus qui, d'instant en instant, grossissaient le nombre des buveurs, répondait d'un mot à leurs bonjours, trinquait à droite ct à gauche, sans interrompre la narration de ses campagnes qu'écoutaient avidement, les yeux fixes, une vingt- ainc de jeunes gens attablés auprès de lui.\u2018* Vous voyez ça, di- sait-il : un ravin entre deux montagnes, du solcil à fondre un canon, ras une goutte d\u2019eau, Le régiment s'engage là dedans.Tout à coup, pif, paf, deux chasseurs tombent à côté de moi, les balles sifflent, nos chevaux s'agitent.Ce sont les Ouled-Ayas qui nous fusillent du haut d'un petit.plateau, crénelé comme un château fort, Le colonel fait mettre pied à terre À mon escadron.On tourne le mamelon par la gauche,sans rien dire, en plein bois.Et puis : \u201c A deux cents mêtres, ouvrez le feut\u201d Ah | Si vous aviez été là, mes gars! \u2018Tous les coups portaient.En vingt minutes, il n'y avait plus un seul burnous blanc sur le plateau, rien que des morts, des homines, je serai mortstu pourras disposer des femmes, des enfants ot deux a mille moutons qui bélaient de peur!\u201d Et l'assistance, transportée À la pensée de cette victoire où le Ficf- Sauvin avait figuré, saluaitla déroute des Kroumirs : \u201c Vive le gars Louis | vive le 2° chasseurs | vive le brigadier !\u201d L'enthousiasme était au comble, et le petit vin blanc commençait À troubler bien dos têtes, quand Pierre Nœllet passa devant le cabarct.\u2014-Ohé, Naœllet, dit une voix, entre donc | Plusicurs des clients de Joberie parurent à la porte, ct crièrent aussi : \u2014Ncœllet ! Nœllet ! Il hésita un peu, puis se décida À revenir sur ses pas, Son cutréc fut saluée par un murmure d'étonnement.Tous les yeux se tournèrent vers lui.Dans ce monde qui était le sicn, pourtant, il se sentait géné.Une hostilité sourde l\u2019envcloppait.I] s'avan- Sa, un peu pâle, vers Louis Fauvépre.\u2014Comment ! c'est Neellet de la Genivière ?le petit Nœllet que j'ai conuu pas plus haut que ça?dit le brigadier en lui serrant la main.\u2014Mais oui, lui-même, répondit Pierre, \u2014Tu n'as pas l\u2019air de mener souvent la charruc, mon garçon, continua le brigadier.Que fais-tu ici ?I ne disait pas cela mécham- Confiserie Hamel \u2014\u2014n Bonbons de choix toujours frais et faits sur commande BEAUX MELANGES, 8 c, LA LIVRE DEUX LIVRES POUR 15 c, Jouets et cartes de fetes Oranges, et raisins verts L'assortiment le plus varié de la ville dans les bonbons et les patisseries, ANTOINE HAMEL, Confiseur RUE RACINE, CHICOUTIMI A.-R.HUDON MARCHAND GENERAL Station d\u2019Hehertville NOIS DE PULPE, YOTEAUX DE TELEPHONE ET DE TELEGRAPHE, DOK.MANTS POUR CHEMIN DE FER, BARDEAU CEDRE, PERCHES ET PIQUETS DE CEDRE, MADRIERS ET BOIS DE COMMERCE EN GENERAL AUSSI : F'oin, paille, lard, bœuf, beurre, oeufs, otc., etc.ment, Mais les anciens compagnons d'école que Pierre avait négligés, jaloux de lui, irrités de ses dédains et trouvant l'occasion de s'en venger, commencèrent à plaisanter lourdement et à rire.[ls se trouvaient en force.L'un d'eux, impossible à reconnaître dans la foule pressée autour des tables, s'enhardit à répondre : * Ce qu'il fait ?Une fait rien ; c'est un monsieur, brigadier, sa- lue-le donc ! \u201d Un second l'imita et les mots blessants, accucillis par l'évidente satisfaction de la majorité, commencèrent à pleuvoir.Pierre, étourdi d'abord de cette brusque attaque, voulut tenir tétc\u2018aux insulteurs.Dans la foule cles buveurs, debout À trois pas de Fauvépre, il se retournait à chaque propos lancé d'un un coin ou l\u2019autre de la salle, Mais il ne découvrait pas le coupable, aussitôt caché derrière les autres, et sa colère ne faisait qu'exciter les rieurs.À la fin, il se croisa les bras, et, regardant vers le fond du cabaret : ~~ Vous êtes tous des laches! cria-t-il.Vous n\u2019osez pas me parler en face.\u2014 Moi, j'oscrai bien, mon petit ! dit quelqu'un.Le \"petit * auquel la phrase s'adressait avait bien cinq pieds trois pouces de haut ct la carrure d'un homme ; mais l'autre était colossal.Une sorte de géant, domestique chez un meunier, rouge de cheveux ct de visage, traversa les groupes, ct vint sc placer, en la- lançant ses épaules énormes, cn face de Pierre Nœllet, \u2014Me voilà, dit-il.C'est À moi que tuas affaire.De quoi te plains- tu ?\u2014Pourquoi m'insultez-vous ?demanda Nœile:.\u2014l\u2019arce que tu nous méprises tous | \u2014C'est cela! Bravo le moeu- nier! bien parlé ! crièrent .plusieurs hommes, ~=Parce que, reprit le meunier, tu n'es pas né plus haut que nous, ct que tu fais le monsieur ; parce que nous avons été camarades d'école, ct qu'à présent tu ne nous connais plus.\u2014Est-cc ma faute, si mes études m'ont séparé de vous ?\u2014-Non, mais c\u2019est ta faute, je pense, si tu oublies de nous saluer dans lc bourg, situ as honte de boire un verre de vin avec nous et de nous tenir compagnie.\u2014Tu as fait semblant de ne pas me voir, dimanche ajouta quelqu'un.\u2014Moi aussi.l.dit un autre, \u2014Ton frère laboure : Comme nous, dit un troisième.\u2014\u2014Tenez ! s'écria Pierre, de plus en plus nerveux, vois\" êtes tous des jaloux de moi !.(A suivre y: el fluante piastrés i la most.AU PLUS BAS PRIX DU MARCHE.Voulez-vous vous enrichir ?Rappelez-vous qu'il faut épargner aussi bien que gagner, selon l'ancien dicton qu'un Dollar mis de côté vaut denx Dollars que vousaurez gagnés.Placez vos epargnes mensuelles ou elles vous donnent le plus grand profit avec la securite la plus absolue La Compagnie à eu des demandes sans précédent pour son fonds d'emprunt depuis sa fondation, ce qui est une nouvelle preuve que natre genre d'affaires répond à un véritable he.soin dans le pubic, Nos succursales se prétent admisallement & la négociation des prêts par notre Compafnie, en même temps qu'elles surveillent les affaires dans toutes les villes du Canaila, Pour chaque $1.00 porté nur première hypothèque de biens-fonds, la compagnie reçoit une garantie de $3.25 d'après l'estimation de son évalunteur, et celte garantie ent augmentée mensuellement par les semboursements faits pa l'empaunteur sur son empront.VOULEZ-VOUS épargner sur volte gain de chaque mois une petite some que vous placeres en toute sécuri- et où elle vOus rappuctera «n buit ans $500 $1000 ou davantage sclon la manme épargnée mensuellement ?Combien de votre gain Épargnervous et placez-vous chaque année ! 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