La Défense : journal hebdomadaire, 3 mars 1898, jeudi 3 mars 1898
[" JOURNAL HEBDOMADAIRE v SAS \u201cVitam impendere vero : Consacrer sa vie à la vérité.\u201d ABONNEMENT $1.00 par année.VOL.1 \u201cLA DEFENSE\" ULDERIC \u2018I'REMEBLAY, Directeur-propeietaire.ABONNEMENT Un an.+.0+0000.$t.00 Six mois.0.50 Strictement payable d'avance.ANNONCES, 10 centins la ligne pour la première insertion.Insertions subséquentes, $ centins In ligne.Conditions spéciales pour annonces à longs termes.Avis de naissances, mariages, et deces gratuits me rt pour les abonnez.\u2018Foutes impressions de livres, brochures.cir- sulnires, cartes, exécutées dans les derniers goûts, À très bas prix.Toute communications doivent être adres.= LA DEFENSE, CHICOUTIMI, 1.Q.1898.JEUDI, 3 MARS, DEUX PERILS Outre l'hérésie libérale, deux périls menacent la nationalité ca- nadicnne française dans cc qu\u2019elle a de plus cher : l'intégrité de sa foi.La Défense à déjà eu à s'occuper du premier de ces périls, à propos des articles contradictoires publiés par le Tablet, de Londres, sur la question scolaire.Ces articles révèlent une cons piration de l'opinion catholique en Angleterre contre l'influence française ct catholique dans la province de Québec.C'est un fait maintenant acquis à l'histoire que nos corcligionnaires anglais\u2014nous voulons parler des Anglais d'Angleterre\u2014ne nous sont pas sympathiques.Hs sont animés à notre endroit d'une sorte d'hostilité qui les fait s'allier volontiers aux pires ennemis de leur foi, plutôt que de prè- ter le concours de leur influence à un mouvement gestiné à appuyer les revendications de l'EË- glise, pour pen que ce mouvement contribue à affermir l'influence française.Nous avons eu la preuve de cc fait dans l'attitude prise sur la question scolaire du Manitoba par le 7adlct,organe, important des catholiques d'Angleterre qui n\u2019a cessé de se faire le porte-voix des détracteurs de nos évêques depuis que M.Fitzpatrick a traversé les mers pour gagnerle journal anglais à sa cause.* Il y atrop longtemps que cela dure, dit à ce propos le Courrier du Canada.Nous protestons ct nous nous plaignons du \u201c Tablet.\u201d au \u201cTablet\u201d.H n'a pas le droit de \u2014maltraiter ainsi les affaires catholiques canadiennes.Et sa faute est d'autant plus grande, que sa situation est plus considérable.Grand organc catholique de publicité en Angleterre, publié sous le patronage indirect de Son Eminence le cardinal Vaughan, il est tenu à une prudence ct à unc discrétion spéciales.\u201cC'est toujours unc chose délicate, pour un journal, d'apprécier des événements et des hommes dont on cest séparé par l\u2019espace ct les mers.Mais quand il s'agit de questions religieuses, des intérêts d'une église dont on connait mal la situation ct les conditions particulières, la gravité de la matière rend la réserve plus impérative.Lorsqu'il s\u2019agit surtout de juger les évêques d'un pays lointain, d'apprécier des faits à propos desquels ils ont pris une action ct adopté une attitude dans l'exercice de leur juridiction pastorale, de traiter une question qu\u2019ils ont traitée eux-mêmes dans des lct- tres épiscopales, on ne devrait pas perdre de vue qui l'on est, de qui ct de quoi l\u2019on parle, ct au nom de qui l'on semble parler.On devrait se rappeler que, si l\u2019on doit l'obéissanee à l\u2019évêque sous la houlette de qui l'on vit, on doit le respect aux évêques des églises sœurs, et que c'est peu respecter dex évêques que de fournir des armes à ceux qui les dénigrent.On devrait enfin songer à ce que nous appelicrons la solidarité épiscopale, et ne pas oublier que, lorsqu'on est attaché par tant de liens à un archevêque et À un cardinal de la sainte Eglise romaine, il ne ct d\u2019archevéques en communion avec cette même Eglise.\u201d Nous reviendrons sur ce sujet, pour signaler ce deuxième péril dont nous parlions tantôt.et UN MOT DE LA FRANCE On veut que je disc aux lecteurs dela Défense ce que sais de la France du moment.Ce ne serapas long.Voici : La France est débarrassée pour fus, On sait sans doute ce que c'est que l'affaire Dreyfus ; cela, c'est du vicux.La France en sort donc encore une fuis.Mais Zola, son romancier favori, entre cn prison, Il s'était inèlé À cette affaire vers la fin avait fait une malpropre.On a coupé la queue ct permis à Zola de l'emporter avec lui en prison.Les juifs, il est vrai, on voulu embaumer la cho- sc en la couvrant de fleurs ; mais il ne semble pas qu'ils aient fait merveille.Lc cabinet Mélinea cu toutes les peines du monde à traverser sain et sauf l'agitation intense provoquée par cette affaire Drey- fus-Zola, et entretenue soigneusement par les socialistes ct les radicaux.Le voilà maintenant à peu près à l'abri d'un danger immédiat, du moins de ce côté, ct il semble évident que tous les hommes d'ordre vont désormais se grouper autour de lui.L'heure du socialisme n'est pas encorc arrivée, sclon toute apparcuce, ct Jaurès ne fera probablement toute sa vie que des discours d\u2019opposition.Qu'il les fasse aussi beaux que possible et noic sa pine dans les flots de la plus inutile éloquen- cc : c\u2019est tout ce que nous lui souhaitons s\u2019il veut rester socialiste, S'il veut se convertir, et rapprendre la vieille et douce chanson qui berça sans doute son enfance, alors c'est différent : nous lui souhaitons tous les bonheurs, et mé- me celui de gouverner.Oh ! mais, à propos, si vous ne lc savez déjà, je vous apprends avec bonheur qu'un des plus grands poètesde France, François Coppée, vient de se convertir.Je dis vies ; cela fait déjà quelques mois ; mais nous avons attendu quelque temps les preuves de la solidité de cette conversion.Elles sont maintenant aussi évidentes que possible, et nous pouvons sans crainte laisser éclater notre joie.François Coppéc, mis en présence de la mort par une grave «t douloureuse maladie, à voulu étudier ce mystère l'évangile à la main, et le livre divin lui a ouvert les horizons infinis de la vie éternelle.Il a senti la foi de son enfance rentrer dans son Ame ; il s\u2019est remis à prier ; il et lui pentir.venue, ct le voild maintenant la plume à la main, disant chaque jour sa foi ct son bonheur, à\" sa patric terrestre qu'il aime plus que jamais.Cette cenversion est sans doute une grâce extraordinaire que Dieu envoie à la France en ces jours mauvais.Espérons que celle-ci en profitera.Encore un mot d'espérance.L'organisation catholique française en vue des prochaines élections générales est aussi parfaite que possible.Le Vatican lui même s\u2019en mêle activement, ct l'on peut prédire sans crainte que les catho- fiques auront plus d'influence dans la chambre future que dans celle dont le mandat va bientôt expirer.Livio.Les traditions de 1a famille C'est unc pieuse ct humble coutume, dans nos bonnes familles sicd pas de se constituer, dans trop | canadichnas-frangaises, de trans- d'occasions, le complice ou I'écho | mettre de génération en généra- des détracteurs masqués d'évêques | tion, avec les noms des parents, la deuxième fois de l'affaire Drey-! ; queuc énorme ct, a pleuré les douces larmes du re-: Avec cela, la santé cst re.CHICOUTIMI, 3 MARS, 1898 décédés, quelques-uns des traits | lecteurs, en lui offrant ses compli-| les plus notables de leur vie.Cela Mone imses souhaits, la /ufräe de, constitue les traditions de famille, * * Il faut manquer absolument de tact; pour lesquelles un véritable culte\u2018 ct de cœur, où être terriblement of existe à nos foyers.Cette noble; fronté, pour venir, dans les circons- coutume cest excellente : c'est, tances que tout le monde connaît, ct ainsi que se conservent certaines; * Chicoutimi, féliciter de sa longue .mais néfaste carrière, la gaætte à pages parmi les plus suaves de Beaugrand- Tartenatre histoire ; c'est ainsi que tes| Si le sentiment des cunvenances fils apprennent à rester dignes des! vous manque âce point taisez-vous ateux.j dune : Autrefois, ces communications | ne se faisaient, des pères aux fils, ; Chronique de des mères aux filles, que de bou.| che en bouche : fatalement, cer tains détails parmi les plus impor- J .tants, parmi ' les plus \u2018attrayant, | son No du ti courant intitulé \u201cDiarrivaient À se perdre.Aujour- ; gnité du Travail des champs 5 goûté d'hui qu'il n'existe presque pas de\u201c 4Vi rendait si Lien justice au mérite nos familles où quelqu\u2019un ne sache ducultivateur me,fait espérer \u201cjue vous lire ct écrire, un bon nombre son! voudrez bien M.le Directeur dunner gent à confier au papier plus fidèle | hospitalité dans les colonnes de votre cette histoire résumée de leurs fa-! journal à ta voix d'un fils de colon.milles, ce trésor des traditions.Le, Que peut avoir d'intéressant pareille Congrès Catholique de Québec, en .voix ?Peu de chose pour vos lecteurs.1880, approuvait fortement cette ; Ici nous n'avons rien qui puisse flatter idée, en disant : \u201c Que tous les l'esprit, ou enthousiasmer.Ni grands éntholiques soient invités à se | édifices, ni manufactures, ni électricité procurer ct à tenir des livres de | à St-Méthode, Iln'ya qu'un théâtre famille.\u201d toujours le même, où tous les hahi- Pour répondre à ce vœu du | tants de l'endroit sont acteurs.C'est un Congrès Catholique et à ces dis-, grand théâtre, bien plus grand que ceux positions dans bien des familles, | dus villes.La salle des représentations, un philanthrope-amateur de Mont- © immense, est la campagne vaste et li- réal, M.Jos Cadieux a imaginé bre, traversée par une limpide rivière ; de prépare d'avance un caliier-v les murs sont des forêts qui bordent de régistre fort bien fait, qu\u2019il appelle : | superbes champs, et ln voûte c'est le Livre Génialagique de ta famille, 11 firmament, ne faut point s\u2019y méprendre : il! Dans ce théâtre, on ne joue pas seu- te s'agit aucunement d'un dicti-, lement des drames qui remémorent onnaire généalogique comme celui | des scènes passées, où encore de sim- de Monsignor Tanguay : l\u2019ou-' ples \u201cidéals\u2019:On y représente des scè- , vrage de M.Cadieux cst un livre- | nes actuelles, la réalité de œ qui se| blanc ou registre, duns lequel l'au- | passe chaque jour ; mais chaque jour teur nous a soigneusement indi-.donne quelque acte nouveau qui souqué d'avance la place où mettre vent n\u2019a encore jamais été joué.Enles notes de naissances, mariages, , fin, le nœud de l'action consiste dans dices, etc, des familles présentes, le développement d'une nouvelle colo- de celles des ancêtres jusqu'à cing | nie, et chacun prend son rôle fort au générations en arrières, et de celles ! sérieux.La pièce, certes, renferme en des descendants, avec portraits, * elle-même de quoi intéresser plus d\u2019un autographes, notices, biographies, | amateur.Que de peines et d'épreuves etc: de façon à former un en-, on y voi !que de courage s\u2019y déploie ! semble homogène ct captivant.| Que de patience on y admire : Et te | Ce livre-cahier est illustré d'une | tout a pour noble résultat la transfor- | dizaine de gravures, superbes et | mation de la forêt épaisse en un champ j délicates comme on en rencontre | recouvert de riches moissons, Te riches | rarement, se rapportant à des su- | pâturages où surgissent des maisons, t jets religieux qui concernent la! des granges, enfin des feraes complè- ; vie de famille, Il contient de plus ne eee St-Tiéthode L'article que la Défense publiait dans A tes avec leurs annexes, À travers le tous les renseignements nécessaires | tout serpentent les chemins où le liè- sur la manière de l'utiliser.Il for- i vre timide peut encore à ses heures mera, une fois bien rempli par le hondir en liberté.N'est-ce pas là un plus grand nombre de nos familles beau spectacle ?chrétiennes ct canadiennes-fran- >< La scène du mois présent subit en : gaises, qui ne manqueront point | ce moment un entre-acte trop proion- de se le procurer, pour léguer à.gé.Un proverbe dit : Après fe tempête leurs descendants un souvenir si: ricnt de beau temps précieux, il formera, disons-nous, | un complément iragnifique au dictionnaire généalogique Tanguay, » mais, cette fois, maître proverbe se trompe certainement : 11 faut dire aujourd'hui : ; Après la tempête, la tempête : après la lequel s'arrête dans ses recherches neige, la neige ; après le vent, le vent.vers 1800, comme on le sait, Il se- Depuis trois jours, on en a tellement ra facile aux familles de remonter | fort, là-haut, de ce mauvais temps, que nous sommes enrichis de trois beaux : ère : 3 ; ; rations en arrière à peu près, ct | picds de neige neuve ; et Ja tempête a cette date, trois ou quatre géné | | de rattacher ainsi leur lignée aux derniers de leurs ateux dont Tan-! fguay fasse mention.la race ca- nadiennc-française aurait ainsi son histoire complète, depuis la fondation de la colonic par la France.Voilà pourquoi nous avons tenu À bien faire connaitre aux lecteurs de la Défense la patriotique cntre- prise de M.Cadicux ct à en signaler toute l'importance, pour recommander À nos compatriotes d'y donner leur concours le plus entier, + Le Livre Généalogique de la Famille, appelé à tenir bientôt une place d'honneur à chaque foyer canadien-français, cest d'un coût continue toujours comme si c'était du nouveau, Nos chemins sont presque impassables.Voilh vraiment ce que je | principaux acteurs, À cette saison de l'année, ce sont des charroyeurs de foin : avant la tempête on les voyait passer par dix, douze voitures à la fois, chargées de beau foin pressé, cn route pour Roberval ou Mistassini, les deux principaux marchés pour nos produits agricoles.Il est vraiment étonnant de voir la quantité de foin qui se récolte à St Méthode, une paroisse encore jeune.On me disait, l\u2019été dernier, qu'il n'y avait qu'une demie-récolte de fain ; clors je me demande, quand puis appcler un entr'acte ; car nos: LETTRE POLITIQ vu Mon cher directeur, Vous vous attendicz peut-être à ce que je vous parle du monumental \u2018* coup du Yukon,\" qu'on continue de discuter longuement à Ottawa, sans avoir encore réussi à le tirer bien au clair, ce dont on ne semble pas trop se soucier, du reste, d'un côté comme de l\u2019autre, avant que ne soient faites les élections d'Ontario, sur lesquelles ce gigantesque \u201cjob\u201d semble devoir avoir une immense répercussion.Vous étiez peut-être sous l'impression que je vous parlerais aussi de ces élections d'Ontario, qui seront tcrmi- nées quand vous prblicrez cette lettre, et dont vous pourrez vous-même annoncer à vos lecteurs le résultat.En attendant, et jusqu\u2019au premier mars, l'issue en paraît fort douteuse, et Venjeu «est sérieux, puisque le sort du \u2018coup du Yukon y sera probablement scellé et que, selon que les libéraux où les conservateurs d'Ontario vont tri- omplier, mardi prochain, l'orientation de la politique fédérale pourrait bien être notablement modifiée, sans somp- ter les réformes provinciales qui s\u2019en- | suivront et dans lesquelles l'imposante | minorité de nos coreligionnaires de la province-sœur pourrait bien être ga-; gnante ou perdante.Néanmoins, je remets après l\u2019évenc- ! ment les rétlexions qu'il pourra inspi- | rer.Bt, avee votre assentiment, ju complèterai plutôt, aujourd'hui, jusqu\u2019à date, les dissercations que je faisais, la semaine dernière, sur le mouvement d'opinion qu'a provoqué la désormais fameuse drferæieie Chaplean, TH pacait s'agir, de plus en plus, d'al- térauions profondes dans la composition de.nos divers groupes politiques de la province de Quéliec.Or, ln métamorphose qui va s'opérer, mmme vous le disicz vous-même dans la A ; fense du 17 février, exige qu'on ka suive et la contrôle de près, pour faire en sore quelle ne soit qu'une évolution salutaire vers des mazurs politiques mieux définies, plus épurées ; et qu'elle ne dégénère point en une funeste ré lution, oit la vérité et le bon sens feraient naufrage.C'est ma justification pour insister un peu, comme je fais, sur ce sujet, que je crois grave, Je poursuis done la série des documents que j'étais en frais de rassembler pour mettre bien ch lumière, el sous son vrai jour, le point important qui est en cause, \u2019 \u201c le Coxrrier du Canada avait éerit, A la suite du manifeste Chapleau, la page suivante, cinglante de sarcasme, et qui mérite de rester, pour servir aux légitimes r:vendications de l'histoire : \u201c En bien, franchement, nous ne crorons pus que, dans cet exposé de | mande certaine direction et qu'exigent fats, sir Charles Tupper joue le mauvais rôle aux yeux de la postérué, Voici un lard de 74 ans, anglais | et protestant, qui ce jeile dans une lutte formidable pour faire wiompher | la cause d\u2019une minorité catholique et | française | 11 demande au chet druie provinee catholique et française Vappui de son éloquence et de son prestige incontestés pour enlever l'électorat dans un suprême effort et faire triompher la justice ct le droit.Ce chef refuse ; il refuse parce qu\u2019il y à dans la lutte des difficultés et des hasards ; | il refuse parce que la victoire n\u2019est pas | certaine, 11 reste sous su tente, pun-! dant que le vieux luttear parcourt ta\u2018 Confédération, de l\u2019Atlantique au Pacifique, 5e prodigue de toutes parts, accomplit un travail de géant, ct force à l'adniiration jusqu'à ses adversaires, : \u201c Sans doute sir Adolphe n'était! pas obligé ao suivre ce glorieux exemple, J avait trictement le droit de peu élevé.(*) I constitue un charmant et pratique cadeau à faire à l'occasion d'un mariage, d'un bap- téme où de tout autre évènement marquant de la vie de famille.Il ne s\u2019agit pas ici d'une banale entreprise de librairie, mais d'une heureuse tentative pour donner uw cachet définitif, un caractère officiel à ce dépôt précieux des teaditions de familles.Voilà pourquoi nous cstimons qu\u2019elle mérité la faveur ct les sympathies de tous les vrais patriotes.JULES SAINT-ELME.(*) On peut se procurer le \u2018 Livre Généalogique de la famille \u201d À $1.00, $1.ço.$2.00 ou ba $0 l'exemplaire, selon qu'on Sire une reliure plus ou moins riche (No 1, 2, 3, 4) \u2014ajouter 10¢ si I'en veut secevoir par la poste \u2014 en s'adressant à M.Jos Cadieux, 97, rue St-Jacques (ch.66), Montréal, ENCORE ! On en trouvera donc toujours, des gaffes, dans le dernier numéro du Protecteur | Non content d'avoir exalté son ami le crapuleux Zola, le grand journal po- putaire vient encore présenter à ses je vois passer ces caravanes de charges de foin, ce que ce doit-être quand la récolte est bonne.M.Onésime Painchaud à lui seul, va fournir près de 6000 hottes de foin à la maison, B.-A.Scott : ce n\u2019est pas mal pour une mauvaise année ! Ce foin vaut $10.00 le cent bots ; voilà donc $600.00 de recettes pour un de nos cultivateurs, sans compter l'avoine et les autres céréales qu\u2019il ah vendre.Il faut remarquer que ces belles récoltes, prises sur les bords de la rivière \u2018l'icoualsé, sont loin de couvrir toute l'étendue de terre colonisable ; il reste encore une quantité de belles terres à défricher à St-Méthode ; clles n'attendent que la hache bienfaitrice du colon pour produire, elles aussi, de belles et riches moissons qui enrichiraient leurs mal- tres.Ainsi, ami lecteur, vous êtes cordialement invité à venir au théâtre de St-Méthode : il yaencore bien des sièges vacants ; ça ne coûte rien pour entrer ct les portés sont ouvertes à toute heure.et les \u2018rideaux ne sont jamais fermés : Une fois entré, on s\u2019y amuse assez pour y rester.Venez XXX, St-Méthode, 23 Févricr 1898, demuurer spectateur de lu mélée, sous | les ombrages de Spencer-Wood, pendant que nous rious battions pour Ja justice.Mais bien des gens avaient rêvé pour lui un rôle plus héroïque, Au printemps de 1896, l\u2019existence des écoles catholiques au Manitoba était | te and enjeu de la bataille électorale, | et cette cause était Une cause sacrée, Pour la faire triompher bien des sacri- | fices ont été faits, bien des légitimes : resseutiments, ont été oubliés, bien des griefs ont été mis de côté, bien des considérations personnelles ont été écartées.Arrière l'intérêt, les divisions, lcs souvenirs amers, les ambitions mé- me légitimes, quand il s'agit de la foi et de la liberté d\u2019un peuple | \u201c* Nous étions de ceux qui espéraient que M.Chapleau serait ému par ces considérations, au mois de mai 1896.Si le dévoucment l'eut emporté chez lui sur la prudence, il eut eu derrière lui tout le parti conservateur, comme dans les meilleurs jours de notre histoire politique.Tous, nous étions décidés à l'appuyer, à le suivre sur lc champ de bataille à nous rallier autour de lui et des autres ministres bas- canadiens, dans un élan désespéré vers la victoire.* Il nurait été vaincu avec nous, sans doute, mais vaineu glorieusement, vaincu pour une cause sainte, et ceîte noble défaite lui aurait miz au>front une auréole devant laquelie se sernit inclinée l'histoire, et qui aurait été pour lui le gage des revanches fütüres.a Sir Adolphe a préféré un autre rôte ct un autre avenir.Nous l'avons regretté du fond cu cœur, ct nous savons que ce regret a été partagé par bien des patriotes sincères- .\u201c Quant à sir Charles \u2018Fupper, il s'est acquis, en 1896, un titre impérissable À notre gratitude et à notre dévouement, Les conservateurs bas-ca- nadiens seraient des misérables s'ils ne montraient pas la plus inébranlable loyauté à l'homme publie qui a moins aimé son repos que son devoir, et qui a bravé le fanatisme de ses propres partisans pour faire triompher notre cause.Nous aimons donc À le proclamer plus hautement que jamais en ce moment : sir Charles l'upper, dans la politique fédérale, est notre lcacer et notre cms\u201d À cette charge victorieuse, le Monde Canadien ne trouve pour réponse qu'une tentative de justification en alléguant que l'interview Chapleau n\u2019a été qu'une réponse aux étonnements indignés, manifestés dans une cntre- vue précédente de sir Charles T'upper, * qu'aueun acte particulier de sir Adolphe, dit-il, n'avait provoqué.\u201d (Et da lettre à M, Tarte, jetant l'injure gratuite à la face de sir Charles \u201cTupper ?) Et le journal caicieux tout en pro testant qu'il ue veut point ** jeter du bots sce sur Ie brasier qu'on vient d'at tiser avec tant de précipitation, au lieu d'y jeter l'eau froide que nous recom les précautions à prendre daus l'intérêt d\u2019une cause commune et chère à tous \u2018\u2019, ajoute à sa piètre défense la proyocation suivante, absolument in- justitiée, celle-li : ** Le Ieader de l\u2019opposition fédérale nat il pus védé, commu déjà en une circonstance mémorable, à l'opinion de conseillers bien intentionnés, sans doute, mais incapables par tempérament et à cause des circonstances d'isolement où ils sont cnfouis, de donner un avis pra; tique sur l'orientation populaire en cette Province, sue a valeur respective des divers groupes du parti conservateur bas-canadica, * Sir Charles T'upper sunble s'être laissé emporter par ue impétuosité qui l'a conduit trop loin dans le cas du Yukon, comme à l'égard de sir Adolphe.\u201d Sir Charles T'upper est sorti avec les honneurs de la guerre du guet apens vi l'on s'était effurcé de Pattirer, dans ce ** coup du Yukon * ; ce nouveau coup le laissera tout aussi in- denne.Quant aux prétendus con scillers visés, ct très-vraisemblable- ment innocents de ce qu'on leur impute, ils ne s'en porteront sûrement pas plus mal, n'a Ou affecte d'organiser tout ce remue- ménage dans l'intérêt de Ja grande cause constitutionnelle de Ja minvrité manitobaine opprimée, M.Chapleau, qui passe communément pour l'auteur anonyme des \u2018Lettres d'un ancien député à ses anciens électeurs\u201d, que pu- bie le Monde Canadien, Vait sonner bien haut la note de la constitution na- NO 7 Premier Ministre fédéral, la rumeur s'accrédite que le ministère manitobain obtiendra un gros subside fédéral, pour son chemin de (er de Winnipeg A Font Williams .et que les catholiques se verront accorder, en retour, les persécuteurs prenant l'air de gens qui se laissent faire une douce violence, se verront accorder, dis-je, quelques bribes de leurs draits scolaires spoliés, On parle du choix des livres pour les écoles catholiques, peut être aussi de l\u2019inspection des dites écoles ct de la détermination de ses arrondissements scolaires, qui seraient laissés à la ninori- té, Les plus optimistes vont jusqu\u2019à faire mention d'une école normale catholique subventionnée par PÉtat.Si importantes que paraissent ces concessions, de la part d\u2019un Greenway, si intransigeant dans Vinjustice -ne tenons pas compte de ce qu'elles menacent de coûter aux pays en subsides de compromis ct de favoritisme = elles nous laissent encore bien loin de la justice intégrale à laquelle nous avons droit et vers laquelle nous ne devons cesser de tendre : e'tstle Pape qui l\u2019ordonne.\u20ac >» qu\u2019il en soit, ces adoucissements : Quoi légers 1 sort de nos compa triotes manitobains, présages, cspérons- le, du triomphe final qui leur courir: bientôt, ne sont guère dûs aux tardifs complaisants, Champiousaprès la let tee, dont Ve Monde Canadien se fait maintenant l'écho et qui nous disent : \u201cLes libéraux ont beaucoup compté sur Je temps qui détruit toutet sur le silence qu\u2019il finit par créer autour des plus grandes injustices commises.Al lons-nous leur donner raison et nous taire ?\u201d Ce sont justement ceux là, cependant, qui se sont tus, quand c'était l'heure de parler, où qui ont parlé dans le mauvais sens : qui se sont abstenus, lorsque c'était le temps d'agir.Ces torts-dà peuvent se réparer, nous le concédons, quand on en à sincèrement la volonté, autrement que pour faire mousser des intéréts personnels.Mais, assurément, les vrais amis de la minorité manitobaine exigeront, comme c'est leur droit et leur devoir, des gu- fes sérieux de réparation, avant d'accepter l\u2019un de ces silencieux par obstination, de ces abstentionnistes par dépit, lequel c'est le Monde Canadien qui lance encore ce hallon d\u2019essai - \u2018\u201cnous reviendra peut-être avant longtemps, et alors, personnifiant la grande cause celle-ci sera peut-être mieux comprise, et le peuple qui revient vite de ses aberrations, Îre derniers ha confian- fe nécessaire ausuecès et au triomphe decette même cause que nous ne de- vOns pas cesser de défendre hautement, car ne l'oublions pas : le silen- ve Ja tucrait I\u201d C'est moi-même qui souligne, et avec des points d'interrogation.Donnonsloyalement à chacun son «à, Les tempéraments dont nous venons de parler, et qui semblent se pré- tionale à faire respecter coû © que col: te, Mais pourquoi donc de si belles or- casions d'accomplir ce grand œuvre ont-clles été si funestement perdues par ceux-là même qui affectent aujour- d'hui d'en prisersi hautement l'importance, se densznde-l-on, réveur ?Heureusement, la question de Ja justice à rendre à la minorité Manitobainc opprimée semble avoir fait et de- 1 your faire beaucoup plus de progres, depuis que s'est fait entendre aux Caparer pour la minorité manitobaine lui auront été obtenus, d'abord, et dans la plus grande niesure, par l\u2019intervention salutaire du glorieux Pontife-roi.Ensuite, et dans Une mesure assez appréciable encore, par la ferme attitude de la faction sincèrement constitutionnelle du parti conservateur, laquelle est demeurée ficlèle aux droits imprescriptibles des catholiques français de Manitoba, pendant que ses revendications Wersévérentes et convaincues, tout en naissant le gouvernement laurier in- différent en apparence.ne laissaient point que de le faire sérieusement ré- nadicns la grande voix pacificatrice de Léon XL ,qu'elle n\u2019en fera jasnais, probablement, par l'intervention, tardive autant qu'officiense, de ces zélés à contretemps.On annonce, en effet, que M.Laurier, depuis que le Pape a par lé, s\u2019est remis à l'œuvre pour rendre à : Asescompatriotss de Manitoba une | fléchir sur les conséquences\u201d vitimes de ses faillites odicuses à la foi jurée et aux devoirs constitutionnels, A la tête de cette phalange d'élite, où tout les députés ct sénateurs conservateurs français seretrouvent, pour leur honneur, on rencontre des chef protes- tanis, mais droits et généreux, logiques et constants en leur attitude irréprochable sur cette question- -à Ja grande hon- somme plus complète de liberté, ad- i te des chefs catholiques français, |au- .: I\", ste nn go ph A mettant enfin, sur les représentations ( \u201cer, l'arte, etc, comme sir MeKen- du Saint Père, que ses prétentions étaient vaînes et fallacicuses lorsqu\u2019il affirmait leur avoir déjà donné tout ce qu'ils pouvaient désirer.Ainsi que j'ai eu occasion de vous l'écrire, et commi vous l'avez du reste mentionné de nouveau vous-même dans Ia Défense Jil y a quinæe jours, M, laurier parait devoir déférer aux recommandations du Père commun des des fidèles auquel il en avait appelé, et prendre dorénavant conseil ces évé- ques, notamment du plus intéressé ct du plus renscigné en Ia matière, S.G.Mgr l'Archevêque de St-Boniface, avant de songer à assurer aux calfoli- ques manitobains quelques-unes de ces | réparations particles que [Léon XIII les autorise à ne pas refuser, tout en continuant de réclamer plcine justice Mgr-Langevin est venud Ottawa, et M.Laurier a conféré avec lui: c'est maintenant le secret de tout Je monde, M.McMillan, secrétaire du gouvernement Grcenvay \u2018ap Je surintendant du Burcau de l'Education du Manitoba se Bowell ct sir Charles Tupper, dont M.Chapleau vient de s'éloigner avec des airs d'indignation.\u2026.+\u2019 A cette présente session encore, ce sont «les conservateurs qui ont pris soin de faire rougir M.Laurier de ce qu'il n'apas daigné faire mention, ans le discours du Trône, de Ja ré- ponsc venue de Rome à l'appel adree- sé par luiet quarante-quatre de ses partisans catholiques.' M.Mchongall, député conservateur du Cap Breton, ayant demandé officiellement si le gouvernement, ou méme le scul ministre des travaux pu- hlics avait eu connaissance d\u2019une telle réponse de Rome; ou lui a cyniquement répondu que mon.Combien différente cût été l'ottitu- de de ces gens-là, si Rome cût jugé dans leur sens:on en a uncjuste idée par \u2019nffectation morbide que mettait 'M.\u2018Tarte, l'an dernier, à proclamer,en pré- .sence de la députation protestante, ue lui-méine, son disciple M.Laurier ct ses nutres collègues catholiques enappelaient officiellement à Rome contre de prétendues exactioñs des évêques de leur Eglisg,\u2026 .Quand à l\u2019Âme assez vilaine \u201cour perpétrer sont aussi venus s'aboucher avec le (Suite ala deuxième page) + ~ : } T { i J : » RS Ao LADÉFENSE el froidement de ces attentats publics contre sa foi, il n'est pas étonnant qu\u2019on l\u2019ait aussi trop Lasse pour les réparer dignement, À l\u2019occasion.Au sénat, l'honorable M.Bernier, de Manitoba, aux Communes, M.Bergeron, député conservateur de Beauharnois, sont revenus à la res- - cousse de leur collègue anglais, M.Me Dougall.Ils ont ramené bravement devant la représentation nationale la brûlante question que le gouvernement abhorre y voir revenir, parce qu'elle lui fait l\u2019effet du spectre de Banco.L'un ct l'autre cn ont vigoureusement rappelé l\u2019urgence et l'inéluctable vitalité.Ils ont stigmatisé le gouvernement, dont les chefs français cherchent, cédant au fanatisme de leurs alliés, À enterrercette question grave, pour l\u2019étouffer, après avoir solennellement promis au peuple de Québec, pour capter sa confiance et avec clle le pouvoir, de donner à cette question, où l'avenir du pays est en jeu, une solution plus satisfaisante que celle de la loi réparatrice, acceptée, pourtant, de tous les intéressés.Ils ont laissé entrevoir les jours de la rétribution terrible pour ces gouvernants prévaricateurs.Le Monde Canadien, lui, trouve son compte, ou celui de ses parrains, à prétendre que la question n'a pas été suffisamment agitée par les conservateurs devant le Parlement Fédéral.Il s\u2019en prend surtout à M.Bergeron.Voici en quels termes lui réplique, à ce svir., ie correspondant parlementaire de la /vesse,sa commère, que l'organe À M.Nantel nous présentait, naguère, comme le seul journal conservateur dans la vraie note (celle du Chapleautisme), avec lui, Monde Canadien.\u201c Le gouvernement semble éviter, avec un soin jaloux, écrit le 'sscer\u2014 rien de 'agneau-~de la Presse, comme on a pu en juger par ses réponses prudentes aux interpellations, toute allusion à la question des écoles.C'est toujours la vicille tactique de laisser croire au peuple que la question est morte tandis qu'elle agite plus vivement que jamais l'espri public.M.Hergeron en Chambre, et M.Bernier au Sénat, ont montré par leurs patriotiques déclarations et leurs justes remontrances que les Canadiens n'oublient pas l\u2019indignité commise à l'égard de leurs corcligionnaires.Je n\u2019aurais pas reparlé du discours de M.Bergcion si le député de Beauharnois n'avait pas été directement pris 3 partic par un jour- \u201cmal conservateur qui lui a reproché d\u2019avoir touché la question avec beaucoup de tiédeur.Ce reproche ust injuste.M.Bergeron, dans son excellent discours de l'adresse, a été, dans la revendication des droits des catholiques,aussi loin que la position l'indi quait et le nécessitait.11 a rappelé au chef du pasti libéral qu\u2019il avait assumé la tâche de rendre justice pleine et entière aux catholiques du Manitoba et lui a reproché de ne pas avoir mis un mot de la question dans le discours du trône.Puis il a rappcié que la question n\u2019était pas morte, loin de là, et qu'elle ne s\u2019éteindrait qu'avec justice rendue, car une question n'est pas réglée, tant qu'elle ne l\u2019est pas sur les bases de l\u2019équité ct du droit, ** Que voulaii-on que M.Bergeron flt de pius ?Qu'il provoquât un vote 1 À quoi bon ?pour se faire battre.D'ailleurs, de quel droit demanderait-on aux conservateurs aujourd'hui de régler cette question ?Ils ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour faire respecter la constitution et les droits des catholi ques.Ils ont fait passer lc bill remé- diateur qui comportait la mesure de justice la plus complète qui ait éié proposée pour sauvegarder la natiuna- lité et la religion des nôtres au Manitoba.Sir Wilfrid Laurier a promis de faire mieux et le peuple l'a cru.I a repoussé le bit! remédiatcur et a assuré qu'il prendrait meilleur soin des intérêts canadiens et catholiques.La majorité l'a pris au mot et lui a donné le pouvoir dont il n'a pas su où pas voulu profiter.Maintenant on voudrait ne pas attaquer son impuissance ou son mauvais vouloir ct reprocher aux con servateurs qui ont nerdu le pouvoir pour défendre une cause perdue, de ne pas faire assez.C'est une injustice souvcraine.Qu\u2019on demande compte à Sir W.Laurier de la non-exécution de ses promesses, mais, de grâce, qu\u2019on ne s'attaque pas aux vaincus d'hier qui restent fidèles au drapeau déserté ct ne craignent pas, au milieu de l\u2019enivrement triomphal des puissants du jour, de leur rappeler qu\u2019ils ont trahi et trahissent chaque jour ln cause de leurs compatriotes.C\u2019est ce que M.Bergeron a fait, et au lieu de traiter légèrement cette courageuse attitude, on devrait avoir le cœur de lui en donner crédit.\u201d M.le député de Beauharnois a reproché au geevernement Tarte-Lau- rier de ne faire nucune mention du conflit manitobain, dans le discours du Trône, ni des négociations s\u2019y rapportant, À Rome ou ailleurs, Il a rappelé, en termes éloquents, les variations de M.Laurier, toutes ses promesses manquées, ses trahisons multipliées, les palinodies de M.Tarte, les influences délétères amenées par M, %Sifton, l\u2019un des persécuteurs, dans le cabinet fédéral, les ambassades réitérées et l\u2019appel à Rome, avec l'espoir de s'y faire délier de ses obligations en cette:matière si Importante.Sans reprocfièr, a-t-il dit, au gouvernement son recours au Saint Père, il le blâme de n'avoir pas montré plus d'empressement à suivre les avis reçus du Saint Siège, à l'effet que le soi-disant règlement effectué par les compères \u2018Tarte et Grcenway, en dehors et en dépit de la minorité intéressée et de ses représentants légitimes, est insuffisant, inacceptable, qu'il faut se hâter de faire plus et mieux, en vue d'une réparation parfaite.Et, cependant, chacun des députés libéraux de Québec s\u2019est engagé, à mainte reprise, depuis deux ans, à en passer, sur l'heure, par ce que déciderait le Pape.M.Fitzpatrick devait même remettre son mandat si la position prise par le gouvernement n'était point ratifiée à Rome.M.Bergeron reproche à M.Laurier son attitude en cette matière, Elle n'a pas été celle d'un véritable homme d'Etat ; elle n\u2019est point de nature à consacrer les succès définitifs.Ce double jeu peut réussir pour un temps ; mais la punition suit de près, et elle est exemplaire.Une question n\u2019est pas résolue, ajoute-t-il, tant qu'elle ne l\u2019est pas selon la justice.Celle de Manitoba en est là ; et M.Laurier ne doit pas sc faire l'illusion de croire que le fanatisme, qu'il a caressé, lui épargnera d'en rendre le compte sévère qu'il en devra au peuple et À l\u2019histoire.Deux hornmes, conclut M.Bergeron, passeront à l'histoire avec honneur, en compagnie de cette grande question constitutionnelle: sir Mc Kenzie Bowell ct sir Charles Tupper, deux protestants, qui ont foulé aux pieds leurs préjugés, pour assurer avec la cause des écoles séparées pour les catholiques, le respect de la constitution nationale.lls ont risqué leur réputation, leur autorité dans leur parti, peut-être méine leur possession du pouvoir par dévouement pour la constitution.C\u2019est, au reste, la seule voie à suivre en ce pays.Il est impossible à aucun parti de songer à gouverner la Confédération canadienne sans rendre justice à chacun spécialement aux minorités.Quiconque tente d'en agir d'autre façon taillira pitcusement, E c\u2019est le sort qui attend le Premier Ministre actuel quand viendra l'heure, pour lui, de rendre compte de sa gestion,\u201d L'OISERVATEUR Montréal, le 25 février 1898.\u2014 >= POESIE Yitam impendere vero Ardemment attiré vers ta flamme éternelle, L'homme a levé son front jusqu'à toi, vérité ; Uni désir de lumière élargit sa prunelle, Ettout son être s'oavre À ta fauve clarté ! Secoué par un long tressaillement de joie, H s'est dressé, d'un geste énorme, audacieux, Pour étreindre et brandir ta torche qui roureoie Aux quatre coins du monde, aux quatre vents {des cieux.Et la poussée humaine, au flot grondeur qui [passe, S'arrête, et, devant toi, se courbe A deux ge- (noux, Car ta splendeur semble être, irradiant l'es- (pace, Le sourire d'un Dieu descendu jusqu\u2019à nous.Un sourire tout plein d\u2019une large clémence, Un sourire attristé, mais altitrement bean, \u2014Un regard qui luirait, déchirant l'ombre L'Union France-Canadienne ( Suite) cède à l'élection des Directeurs.Le Bureau de Direction ct le Comité d'organisation et de légis- des sessions spéciales du Conseil Général, aussi souvent qu'ils ic jugent à propos.Les avis des sessions spécialces convoquées par le Bureau de Direction doivent mentionner les questions qui feront lc sujet des délibérations de ces réunions, et aucune autre question que celles mentionnées dans les avis de convocation ne peut être discutée à ces sessions spéciales.Les présents réglements peuvent être amendés par un vote des deux tiers des membres présents à une assemblée régulière du Conseil Général, convoquée régulièrement d'après les règlements de l'asso- clation, pourvu, toutefois, que ie texte des amendements projetés ait été mis entre les mains du Secrétaire Général, au moins un mois avant la réunion de telle assemblée du Conseil Général.Tout amendement aux règlements n'a, cependant, force de loi qu'après avoir été ratifié par une majorité des deux tiers des membres présents à une réunion du Comité d'organisation et de législation, réunion tenue daus les quinze jours qui suivent l'assemblée du Conscil Général.Dans les mêmes conditions, les sus-dits amendements peuvent être désavoués ct annulés à toutes fins que de droit par le Comité d'organisation et de législation.Comité spéclai d'organisation et de législation L'union lranco-Canadienne comprend, entres autres, un co- raîté spécial, appelé \u201cComité d'organisation et de législation.Ce comité se compose comme suit : re Monsieur Gustave Lamothe, avocat, C.2, Montréal ; 2° M, le Dr J.I.Desroches, membre du Conseil d'hygiène de la province de Québec, Montréal.3° M.P V.Ayotte, libraire-é- diteur, Trois-Rivières ; 4° Monsicur C.J.Magnan, publiciste et professeur de l'Ecole Normale Laval, Québec ; 5° M.le Dr S.Boucher, Montréai : M.J.M.À.Denault, L.L.B., publiciste Montréal : 7° Monsieur L.G.Robillard, ex-inspecteur d'écoles et secrétaire général de l'U.F.C., Montréal ; Ce nombre peut être porté à {immense, Nous éclairant comme un gigantesque flam- (beau.Mais hélas ! ce regard lumineux comme un phare Sur notre route, envain, retombe incandes- [cent : La foule est lAche, au fond,\u2014trop de clar- (te Defuse, Et celui qui se tue a peur de voir son sang.O peuples, qui gardez la fierté de vos races Et nourrissez en vous l\u2019orgueil des désaccords, Vous qui vous ruez l'un contre l'autre, voraces, En l'âpre acharnement des rudes corps-à-, [corps, Vous qui mourez pour le triomphe des ca- [dastres, Sans voir la vision du vrai passant dans l'air, \u2014Vos guerres ont éteint l\u2019éclantant rellet d'astres Qui rayait notre ciel d'un fulgurant éclair ?Après l\u2019éclair, pourtant, vous attendez la [foudre, Vous la bravez d'un front lassé d'impunité 2.Prenez garde ; l'argile humaine tombe en [poudre ; L'Ame, éprise du doute, en meurt de vanité tres, L'inconscient roulis du péle-méle obscur Jeté, comme un chaos de nos débris funèbres, Au néant sans espoir, sans lueur, sans ame.[vaines ?Altérés, vous n'avez pas soil de vérité ?\u2014 Malgré notre falblurte, Ô vérité superbe, À quiln vie a mis les deux : H'nerbe, feux! 7 : Hanr:-Buovarp \u2018Droz.+ Et c\u2019est l\u2019écroulement du monde en les ténè- Donc, malades, pour vous les guérisons sont Quel honteux atavisme a desséché vos veines, Et de quel sang maudit avez-vous hérité 2.Regarde avec pitié les lutteurs malheureux genoux dans Et laisse jusqu\u2019au bout chols tes rayons sur 1 le Canada frangais.questions concernant ; faveur de l'Union et des conférences ; dienne ; réglements de l'association ; 4° L'adoption de de ses officiers, etc.et de législation.séquemment être remplacés qu dans les cas suivants : 1° Au cas de décès ; se que ce soit ; 3° Au cas de démission : tentions réitérées ct sans moti plausibles, 2.4 wa DERNIERE CONVENTION ANNUELLE Après la lecture des différents rappoïts, ct après que toutes les affaires sont terninées, on pro- lation ont le droit de convoquer douze à la discrétion du comité d'organisation et de législation, de façon à assurer une représentation plus complète et équitable de tout Le comité d'organisation et de législation s'occupe de toutes les 1° La propagande À faire en Franco-Cana- dienne au moyen de (la publicité 2° Le développement de l\u2019éducation morale cet intellectuelle des membres de l\u2019Union Franco-Cana- 3° La révision de la législation adoptée dar le conseil général en amendement des constitutions ct règlements pour son opération régulière et sa règle interne, y compris le choix Le président et le secrétaire \"de ce comité ont sculs le droit d\u2019autoriser le paiement des sommes votées par le comité d'organisation Les membres de ce comité sont nommés à vic ct ne peuvent con- 2° Au cas de radiation de la liste des membres pour quelque cau- 4° Au cas où, par suite.d'abs- d'incapacité naturelle ou légale; Se refus d'agir dans la mesure de ses attributions, de conduite blamable et pouvant préjudicier à l'association, ou pour toute autre cause jugée suffisante par lc comité, un membre pourrait être remplacé d'office à la majo- tité des deux tiers des membres présents à unc assemblée régulièrement convoquée.Toute vacance qui viendrait à se produire, au comité d'organisation et de législation, dans les circonstances susdites, ne peut être remplic que parle comité lui-mé- me.Les nouveaux règlements étant adoptés,on règle certaines affaires de routine, intéressant l'association, puis l'on procède à l'élection des nouveaux directeurs, en remplacement de MM.les Drs Desroches et Boucher, MM.À.Paradis, .M, A.Denault, sortant de charge, M.F.X.Larrivée, démissionnaire, et L.G.Robillard, nommé directeur de droit.Furent élus, Mle Dr J.I.Desroches, M.Hormisdas Pelletier, avocat, M.J.Curot, agent d\u2019affaires et inspecteur d'écoles, et J.M.À.Denault, publiciste.Les autres membres du comité de direction sont MM.le curé Auclair et Gustave Lamothe, avocat, C.R., ainsi que M.L.G.Robillard, ancien inspecteur d'écoles, tous directeurs de droit, MM.Réal Cloutier, entrepreneur plâtrier, Dr P.Barrette, Anicet Chénard, imprimeur éditeur, l'abbé J.B- Morin, missionnaire de la colonisation.À une assemblée subséquente du Burcau de Direction, les officiers suivants ont été choisis : MM.Gustave Lamothe, avocat, C.R., président général.J.M.A.Denault, L.L.B., publiciste, 1er vice-président général ct inspecteur général.Anicet Chénard,imprimeur-édi- teur, 2e vice-président général.Réal = Cloutier, entrepreneur plâtrier, trésorier général.L.G.Robillai!, ex-inspecteur, d'écoles, secrétaire géneral et agent général.F.X.Larrivée, comptable, as sistant-scerétaire général.M.J.Curot, Montréal, inspecteur d'écoles, J.E.Parent, N.P,, Saint-J¢rdme, Qué., auditeurs.Auguste Belleville, épicier, Joliette, Qué, J.O.Chartrand, perruquier, Montréal, commissaires ordonnateurs.Un vote de gratitude aux directeurs sortant de charge, notamment M.le Dr S.Foucher, ct au Secrétaire-général, pour son rap port si élaboré, ayant été unani mement passé, l'assemblée fut déclarée close.Elle avait duré de 10 hrs a.m.À 3 hrs p.m.Un superbe diner, servi au Grand-Vatel, par les soins obligeants ct tout personnels du Secrétaire-général, banquet dont le menu fut spontänément émaillé des chansons comiques à se tordre, du d'illustre mémoire, Mgr Fabre, qui avait béni ct encouragé l'association à ses débnts, S.G.Mgr Paul Bruchési, archevêque de Montréal, a consenti de grand cœur à accepter les titres ct qualités de Président d\u2019honneur ct de Haut Protectenr de I'Union Franco-Ca- nadienne.Tous ses vénérés collègues dans l'épiscopat du Canada français n'ont pas hésité à approuver l'association pour leurs juridictions respectives.(La fin au prochain numéro) Question Agricole À petit fumier petit grenier, BUGEAUD De tous les engrais dont peuvent disposer les cultivateurs, assurément il n\u2019y en a pas de préférable au fumier quand il renferme encorc les nombreux agents fertilisants qui entrent dans sa composition.C'est Vengrais par excellence dont l'importance est reconnue par tous ceux qui s\u2019occupent tant soit peu d'agriculture ; c'est aussi un des éléments de la richesse du cultivateur, parce qu'il est la base de toutes les cultures.Il importe donc de l'étudier soigneusement afin de reconnaître tout ce qui peut être susceptible d'en accroître la valeur.° Le fumier est un engrais mixte, formé par un mélange de matières animales ct végétales ; c'est le produit de la fermentation des 1i- tières des animaux, de leurs déjections solides et liquides.Pendant cette fermentation, il se produit des décompositions qui amènent la formation de matières azo- técs dont l'effet sur les plantes est si salutaire.Le fumier dans le sol n'agit pas seulement comme engrais ; il comme amendement, c'est-à-dire, qu'il en agit aussi change la nature physique ; il di vise la terre et l\u2019assouplit, Maintenant si on songe aux immenses avantages qu'un bon fumier peut procurer, on comprend facilement combien il est regrettable de voir la plupart de nos agriculteurs n\u2019en prendre aucun soin,et lc laisser sans abri dans un coin ou cuntre un bati- ment, se dépenser cir pure perte par l\u2019évaporation des matières x, .A CANADIENNE Compagnie d'assurance provinciale sur la vie, plaçänt ses capi.3 taux dans la province de Québec seulement et ayaut un dépôt au goy.vernement pour la garantie de ses obligations envers ses assurés, LA SRULE COMPAGNIE 5ssenIreczemens CANADIENNE-FRANCAISp Ayant à sa tête des hommes occupant les positions les plus & vées dans le conseil de l\u2019état, la magistrature, la finance, le commerce © et l'industrie.ES Sollicite l\u2019enco eoment de ses compatriotes \u2018 canadiens-français » \u2018on Lu TOUTE PERSONNE EN ÉÔNNE SANTE peut s\u2019amurer en payant vos peine de 5 Centins Ea montant, chaque semaine, Les enfants depuis z an ct les adultes jusqu'a l\u2019age de 70 ansau « chain anniversaire, sont acceptes par la compagnie.pe Bénifices,depuis $15.00 en montant Primes collectées au domicile des assurés, Reclamations, payees, en moins de 24 heures I Aussitôt après la preuve du décès Environ 100.000.00 payés en réclamations, J.-L-ARTHUR GODBOUT, Agent special a Chicoutins Bureau : à la maison de pension de M.E.Simard, cote Besse.La fonderie Bergeron & Perron A EN MAINS LES PLUS BEAUX MODÈLES ET FAIT LES MEILLEURS POELES QUI SOIENT FONDUS DANS LA PROVINCE DE QUÉBEC Poeles de cuisine a un, à deux Bt a 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également dans la masse.Il le place sur une plate forme un peu inclinée, élevée de quelques pouces du sol, et l'entoure d\u2019une rigole destinée à recevoir lc purin qui s\u2019en va, gai chanteur, M.J.C.Chartrand : tel fut le bouquet de cette fraternelle et si intéressante réunion.L'Union Franco-Canadienne fut fondée à Montréal, le Icr octobre 1894, par M.l'abbé Magloire Auclair, curé de la paroisse St- Jean-Baptiste de Montréal, sccon- dé par un groupe de philanthropes chrétiens, au nombre desquels s: trouve M.Gustave Lamothe,C.R., M.le Dr J.I.Desroches, membre du conseil provincial d'hygiène, M.H.Pelletier, avocat, M.L.G.Robillard, comptable, ex-inspec- par ce conduit, dans un réservoir spécial.2° Lorsque le tas de fumier cst entré en fermentation, il faut le tasser, afin qu'il ne sc dessèche pas trop rapidement, ct, durant les chaleurs de l'été on l\u2019arrose avec du purin pour empêcher la dessication.On doit le couvrir d'une couche de terre dont l'effet est d'absorber l\u2019azote, partie importante de l'engrais, qui,sans cela, s\u2019échapperait dans l'air.3° Il faut étendre le fumier sur teur d'écoles, L'intention première avait été d'en faire une institution locale, spécialement en vue d'accorder des sccours en maladie aux membres cn règle de l'association.Mais bientôt, son nom se répandit au loin ct, de toutes parts, dans la province de Québec, on sollicita ses directeurs de lui donner plus d'expansion.Ceux-ci ne crurent pas pouvoir refuser leur concours au bien qu'il y avait à ¢ | faire par unc organisation de ce genre.Ils répondirent aux appels réitérés des différentes parcisscs, dont plus de quatre-vingt sont au- jourd'hui affiliées à l\u2019Union Fran- co-Canadienne.L'association a prise ainsi un caractère provincial, et tout fait présager qu\u2019avant fs | longtemps elle deviendra une organisation véritablement nationale, À l\u2019instar-de son prédécesseur mé > ~, la terre, ct labourer le plus tôt possible, dans le but d'évifer la perte des matières gazeuses fertilisantes.Avec le purin, additionné d'eau, on arrose les terres auxquelles ce précieux liquide com- | muniquera unc vigueur nouvelle.Le cultivateur intelligent peut non-seuiement améliorer son fumier, mais encore en augmenter la quantité.Pour cela, il y ajoute tous les débris de la ferme, les ba- layures, les caux grasses, les poils, plumes, cornes, os, le sang des animaux, les sarclages, les feuilles de toutes sortes, la sciure de bois, etc.En terminant ce sujet qu\u2019il faudrait traiter bien plus au long, nous ne saurions trop conseiller aux laborieux cultivateurs de notre région, d'apporter un soin tout particulier au fumier s'ils veulent conserver à leurs terres toute leur la grande maison MOODY.Venez nous voir et vous screz satisfaits de la maniere dont vous serez scevis BERGERON & PERRON, Fondeurs et Forgerons.RUE RACINE, CHICOUTIMI, PROFITEZ-EN Yous avez un occasion unique d'acheter A don marche Allez chez P.H.BOILY Vous trouverez la plusieurs sortes 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FF 3 - LA DERBNSE Les Noellet RENÉ BAZIN No 7.PREMIÈRE PARTIE X1 La motié des buveurs se lcvè- rent frappant la table du poing ct criant : : \u2014Jaloux de quoi ?À la porte! Meunier, saute dessus ! Lc meunier retroussa ses manches en ricanant, ct approcha ses deux poings de la poitrine de Pierre.Celui-ci ne se déconcerta pas, mais, redressant plus haut la tête et regardant en face tous ces visages moqueurs ou menaçants,tous ces poings levés vers lui : \u2014Jaloux dc mon instruction qui me met au-dessus de vous, s'écria-t-il, voilà ce que vous êtes ! Une explosion de colère ac- cucillit cette bravade.Une longue clameur emplit le cabaret de Joberie.Les neutres cux-mémes s'irritaient, ct protestaient.Pierre Noecllet entouré, menacé, injurié de tous côtés, comprit alors ce qu'il n'avait qu'entrevu jusque-là, il se sentit étranger parmi ceux de sa race, renié, chassé par cux.L'enfant avait dédaigné la terre, ct la terre, à son tour, rejetait l'homme.Il en prit orgueillcuse- ment son parti.\u2014 Adieu, les gars du Fief! cria-t-il, vous ne me reverrez pas cle sitôt ! Lt il se fraya un passage vers la porte, au milieu des huées, En vain Louis Fauvêpre, qui ne comprenait rien à ce déchaine- ment de colères, essaya de retenir Pierre et calmer l'humeur soulevée de ces Vendéens, en disant : \u2014Reviens donc, Noellet, reviens : ils veulent rire ! Il était déjà sur la route, ct hâtait le pas vers la Genivière.Quand il arriva près de la grange de la ferme, avant de tourner dans la cour, !l aperçut Jacques qui tendait un trébuchet pour les merles, au pied d'un groscillier rouge de fruits, \u2014Où cest le père ?demanda-t- il sans s'arrêter.Jacques, agenouillé pour sa besogne, leva lentement ses yeux étonnés, ct répondit : \u2014Dans le grenier, qui remue le grain.En un instant, Pierre cut monté par l'échelle à barreaux plats qui servait d'escalier.Sur le dernier échelon il s'arrêta, avant d\u2019aborder lc père, chose toujours rc- doutable.Il était haletant ct si ému, d'ailleurs, qu'il n'aurait pu parler.Le métayer, dans la partie droite du grenier, une pelle de bois à la main, creusait à même l'énorme tas de froment de la dernière récolte, ramenant À la surface les grains enfouis sous les couches profondes, pour les faire mieux sécher.Il ne laissait jamais ce travail à d\u2019autres.Le ruis- scllement d'or roux qui s'échappe de la pelle et coule sur les pentes du monceau avec un grilletis de sable ct de monnaie remuds, la contemplation des moissons rentrées, plaisaiont au vieux paysan.C'était la vie ct le profit de l\u2019année.Il pensait sans doute, en remuant son blé, aux craintes vaines qu\u2019il avait cues, aux tourbillons qui versent les champs, aux sécheresses qui les brûlent, aux journées épuisantes de la batterie, et, tout ccla étant passé, il souriait à la richesse acquise.Tout occupé qu'il était de son travail et tourné versie mur du fond, il s'aperçut bientôt, À la diminution de la lumière, que quel- qu'un masquait l\u2019ouverture de la porte, Il se détourna, ct vit son fils qui n'osait pas s'avancer jusqu'à lui, mais se tenait À quelques pas de l'entrée, vêtu de ce costume bourgeois qui déplaisait tant au métayer.Sa figure tranquille ct hâlée prit une expression grave.Et, appuyé sur sa pelle, il attendit, pendant que la poussière qu'il avait soulevée Venveloppait, Hrop pour la métairic ?Ah! mon et dansait dans les rais du soleil.\u2014-Mon père, dit le jeune homme, j'ai & vous parler, peux dire: on est bien ici pour cauzer, les marraines sont au bourg.\u2014Mon pire, vous m'avez traité rudement hier soir, quand j'ai ra- mend la Roussette.\u2014Tu le méritais, mon garçon, tu m'as manqué.\u2014Vous trouvez aussi que je ne fais rien, dequis un mois, que je ne suis rien encore, et cela Vous déplait, n'est-ce pas ?\u2014Ln effet, tu ne peux conti nuer à vivre sans travailler, quand tous le monde travaille chez nous.\u2014Îls me l'ont assez répété, les gars du Ficf, ils m'ont insulté de toutes manières.\u2014Quand donc ?\u2014Tout à I'heure, chez Joberic ; et je vois bien, d'après vous et d'après eux, que je suis de trop ici.\u2014-Je n'ai jamais dit ça, Pierre ! \u2014Non, mais je l'ai senti, et ce- là suffit : je partirai.\u2014Où iras-tu ?\u2014Très loin.\u2014 Quand ça ?\u2014Demain.H y cut un silence.L'heure était venu ! Cette question qui tourmentait Julien depuis des mois allait se résoudre, Dans quel sets ?Quelle réponse était là, encore inconnue, suspendue centre eux ?Serait-ce la joie, la fierté d'une vocation ressaisie, ou bien l'autre réponse, déjà faite?Si maitre de lui-même qu'il fût, Julien Nocllet avait la voix frémissante d'émotion quand il reprit : \u2014Où vas-tu donc ?\u20142A Paris\u2014 Il y a peut-être un séminaire à Varis, dis, mon petit ?C\u2019est-là que tu vas?\u2014Non.\u2014Mors ?demanda le pére,dont le visage devint tout pâle d'an- goissc.\u2014Je vous ai dit que je ne se rais pas prêtre : il est inutile d'y revenir.C'était fini ! Le métayer fut secoué d'un tremblement de tout le corps, comme le jour où, pour la première fois, la résolution de son fils l'avait atteint en pleine paix de son Ame.Pour le cacher, il se détourna, et se mit à brasser le froment à grandes pelletées, Mais ses yeux devaient être troubles, car le grain roulait sur le carreau.Quand il s'arrêta, il s'essuya le front, planta la pelle au milieu du tas, ct s'adossa au mur du fond, comme si cc travail de quelques minutes l'avait épuisé.\u2014Pierre, dit-il, ct sa voix était d'une tristesse poignante, quand tu étais petit, jusqu'à tes quinze ans, j'ai cru que (u scrais mon aide, et, après moi, le chef de la Genivière.J'en avais le cœur joyeux ct en paix.\u2014Il était naturel d\u2019y compter, en effet, répondit Pierre.\u2014Puis tu as dit que tu voulais être prêtre.Je t'ai fait attendre un an, Alors tu es entré au col- ltge, et je me suis mis a espérer dans Jacques.Je pensais qu\u2019ils ne me l'auraient pas pris pour le service, Je me suis trompé.Ils l'ont pris.Et voilà que vous allez me quitter tous deux, ct que je vais rester là, seul A la Geni vière, avec des valets, comme ceux qui n'ont pas d'enfants ! \u2014C'est triste pour vous, mon père, mais que puis-je y faire ?\u2014Non Pierre, ce n'est pas cela qui est le plus triste.Moi, quand j'ai cu dit oui, je t'ai laissé finir tes classes, je n'ai pas retiré ma parole.Et toi, pourquoi as-tu changé ?Le jeune homme baissa la tête, ct ne répondit pas.\u2014Oui, il y à cu un grand changement en toi.Comment cst-il venu ?Puisque le ban Dieu te voulait hier, pourquoi ne veut il plus de toi aujourd'hui ?Même silence.\u2014 Depuis longtemps je m\u2019en tourmente l'esprit, continua le métayer.Est-ce que je t'ai donné le mauvais exemple ?\u2014Oh ! non, dit Pierre vive- ment.\u2014Âs-tu vu dans sues discours ou dans mon air que je te regrêttais I tort, vois-tu bien.\u2014Eh bien, répondit Julien, tu, petit, if y a des jours ol cela me revenait dans l'idée : mais j'avais Est-ce cela ?\u2014Non, mon pire, vous n'êtes pas cn faute.\u2014 Alors, c\u2019est toi.Qu'as-tu fait ?Dis-le-moi La mère n\u2019en saura rien, je te le promets, Dis-le-moi, car j'ai le cœur malade autant de ne pas savoir cela que de te voir partir.Il était si touchant, ce vicux père, s'accusant lui-mème avant d\u2019accuser son fils, s'humiliant pour une faiblesse passagère, que Pierre | se résolut à tout dire.Mais sa manière n'était point humble.Il leva la tête, regarda son père, ct, dans ce regard, le métayer vit passer cette lueur rouge sombre qui l'avait si souvent inquiété chez l\u2019enfant, aux heures de colère ct d'obstination.\u2014Je n\u2019ai pas changé, dit Pierre, pas plus que je ne changerai.N'accusez ni vous, ni personne.Lorsque je vous ai demandé d'entrer au collège, mon idée était de m'élever.Je n'en avais pas d'autre bien arrêtée.A quoi bon dissimuler avec vous plus longtemps?Sans doute, quand j'avais une dizaine d'années.la pensée d'être prêtre a traversé mon esprit.Mais chez moi, dans l'ignorance totale où je me trouvais du monde, clle signifiait surtout un affranchissement de la terre, la vie des mé- tairics ne me convenait pas, J'as pirais à sortir du milieu où j'étais né, à grandir comme d'autres l'ont fait, À devenir heureux, riche, puissant par l'intelligence que je sentais cu moi, Lorsque je vous ai dit, à quinze ans : \u201c\u201c je veux être prêtre \u201d je prenais le seul moyen que j'avais d'échapper à ma condition de naissance, Le père, toujours adossé aul mur, immobile, semblait ne pas) comprendre encore, \u2014Quel autre chemin avais-je pour sortir d'ici ?continua Pierre.M'auriez-vous laissé aller, si je vous avais proposé d'être avocat, médecin, notaire ou toute autre chosc ?Vous savez bien que non.Je le savais aussi, Ah! la terre tient dur ceux qu\u2019elle tient! J'ai dà prétendre cn apparence à une vocation que je n'avais point, pour pouvoir apprendre le latin, m\u2019instruire comme les enfants des ri- -ches et me faire leur égal, puisque j'étais né au-dessous d'eux.Je ne le regrette pas, j'ai réussi, me voici libre! \u2014 Ainsi tu m'as trompé ! s'écria le métayer qui se pencha, les\u2019 poings fermés, comme s\u2019il voulait se jeter en avant ct corriger l\u2019insolence de telles paroles, \u2014Croycz-vous qu'il ne m'en a pas coûté ?Il m'a fallu l'énergie que vous m'avez transmise avec le sang, pour vous laisser si longtemps dans l'erreur.Vous me trouviez fantasque, ct j'étais seulement tourmenté à cause de ce mensonge qui existait entre nous.Je vous voyais vous attacher à un rêve que j'avais à veine formé ct qui, presque aussitôt, s'était évanoui pour (moi, à un rêse que je devais détruire un jour cn vous même, J'ai souffert allez, de cette joic que je vous donnais, telle- tnent que je n'ai pu aller jusqu'au but de ma résolution.J'aurais dû me taire cinq ans entiers, ct, au quatrième, j'ai cédé, je vous ai dit: \u201c Je ne scrai pas prêtre.\u201d Vous savez le reste.\u2014Tun'as pas cu honte, dit le métayer, chez qui la colère montait et grondait à présent, de nous tromper tous : moi, ta mère, tes maîtres, tout le pays ?\u2014IÎl le fallait, \u2014Tu nous a fait nous priver pendant cing ans, pour payer ta pension au collège, ct tes habits de bourgeois, et t.s livres! Tu m\u2019as volé ainsi plus de trois mille francs d'argent ! \u2014Volé, mon père ?\u2014Oui, volé, car je ne les aurais pas donné, si tu n'avais pas menti, Et tu viens m\u2019avouer cela ! Et tu te défends en insultant la terre ! Misérable enfant, sais-tu qui tu méprises ?c'est moi, c'est ta mère\u2026 a \u2014Non pas, ' \u2014C'est tous ceux dont tu viens, et qui ont cultivé la terre avant moi.Ah! tu as honte de nous | Ah ! tu renies la Genivièvre ! Eb bien, quitte-la, mauvais fils ! le paysan avait ressaisi sa pelle de buis, 11 était blème ct frémissant de rage, \u2014Va-ten ! répétatil en s'approchant de Pierre, Pas demain ! aujourd'hui ! Je te chasse ! Picrre, immobile, les dents serrées, le laissa approcher jusqu'à deux pas de lui, pour montrer qu'il n'avait pas peur.Puis il s\u2019en alla à reculons vers la porte, en disant : \u2014Je pensais bien que vous ne comprendriez jamais l'ambition d'un homme.J'ai grandi malgré vous, ct j'arriverai aussi malgré vous, malgré vous, malgré vous ! À ce dernicr affront, le métayer lsva sa pelle au-dessus de sa tête.\u2014Va-t'eu ! cria-t-il, va t'en ! Pierre obéit, et descendit lentement les bareaux de l'échelle, troublé, épouvanté au fond du cœur de l'audace qu'il avait cue, mais non ébranlé.Ses lèvres remuaient, ct des mots en sortaient, continuant le dialogue interrompu.Dans la cour, personne.Pierre la traversa, toutes les portes étaient fermées.Le soleil miroitait sur les vitres de la maison.Autour des mares de purin semées de pailles luisantes comme des lames d'or, des canards dormaient,la tête sous l\u2019aile.Evidemment les marraines n'étaient pas encore revenues, Arrive près de l'écurie, il se détourna, ct n'aperçut plus le père à la fenêtre du grenier.Alors il entra sans bruit, avisa un tas de foin fralchement tiré pour les chevaux, et s\u2019y jeta, les poings en avant comme un enfant rageur.LA, il pouvait librement accuser le monde et la vie, ct se répandre en imprécations auquelles répondait seul le souffle haletant de la Huasse, vicille et poussive, devant son ri telier vide, Cet état temps, À la fin, la sollitude le dégrisa de sa colère, Il se sentit à bout de reproches, et se redressa À demi, -\u2014Mon pauvre Pierre ! dit À ce moment une voix d'enfant tout près de lui, II tourna la téte, \u2014 Mon pauvre Pierre, tu as encore du chagrin ?Antoinette le considérait, sa jo- lic figure penchée vers lui.Dans ses yeux, qu'emplissait la clarté de ses quinze ans, il y avait un étonnement.Quel chagrin pouvait ainsi troubler Pierre 2 Qu'avait-il à se plaindre ?Elle ne savait pas.Mais, sentant battre en clle de la joic et de la tendresse pour deux, clle prit son frère par la main,très doucement, très sûre d'elle-même : les toutes jeunes sœurs _ont déjà de ces airs maternels.\u2014 Viens, dit-elle,mon Pierre que je te console, Et il vint.violent dura long- Hs allèrent derrière l'énorme paillier, tout près du ravin, dans un coin favorable aux confidences ct qu\u2019ils connaissaint depuis longtemps, où le père mettait en réserve des troncs de cerisiers ct d'ormes abattus, bois des barrières A venir] lls s'assirent l'un près de l'autre, En quelques mots, brusquement, presque brutalement, comment le père l'avait chassé.Puis presque tout de suite, pour se défendre, il parla d'avenir, Il le fit habillement, sans un reproche pour personne : \u201cJe n'ai pas été compris par mon père, dit-il, il n'a pas d'instruction ; je m'y attendais.L'avenir me vengera.\u201d L'avenir, c'était pour lui un ensemble de rêves ct d\u2019ambitions, une sorte d'arc-en-cicl lumineux qu'il prenait pour un chemin.Les hommes, les Événements, les jours, se pliaient à ses projets.Il en disposait com- d\u2019une propriété.Tout avait été prévu, même quelques objections : la difficulté, par exemple, de se faire un nom ou simplement une placc dans les lettres, -la littérature n\u2019était-elle pas l\u2019indiscutable vacation d\u2019un lauréat tci qu: Pierre Nocllet, premier prix de discours français à Beaupréau ?-Oui, disait-il, je deviendrai riche, alors je vous aiderai tous, mon père me pardonncra, ct tous ces imbéciles qui semoquaient tout À l'heure, tu verras comme ils me salueropt chapeau bas ! Nous se- rons heureux, Toinette, vous serez fiers de moi.Sais-tu même, ajouta-t-il en se tournant vers clle que je scrai peut-être un bon parti, qu'en perses.tu ?A mesure qu'il s'exaltait en parlant, la pauvre Antoinette sc sentait défaillir davantage.Quoi, plus d'abbé ! plus d'aube blanche ! Où était son frère d'autrefois, sav- vage ct timide ?Elle demeurait toute transie, incapable de parler.Pierre s\u2019en aperçut.\u2014Eh bien, Antoinette, dit-il, est-ce que tu vas pleurer?Ce n'est pourtant pas triste, ce que je te dis là.Elle n\u2019y tint plus : elle éclata en sanglots, \u2014Oh ! si, Pierre, bien triste 1.j'ai beaucoup de peine, beaucoup ! Elle lui jeta les bras autour aul cou comme pour le retenir à la Genivitre, pour leratacher au pas- ; sé,Son cœur d'enfant ne trouvaque cet argument de tendresse frater- ternclle contre tant d\u2019aveux et de projets.Et cela pouvait suffire avec un! autre ; mais lui la repoussa.| \u2014 C\u2019est bon, dit-il en se levant.Tu ne comprend pas mieux que les autres.Et, pendant qu'elle répétait, au milieu de ses larmes : \u2018Oh! va, je t'aime bien,Pierre.\u2026 prends un pou, je t'assure,\u201d il s\u2019avança de quelques pas, jusqu'au ravin de I'Evre qui borde l\u2019aire,ct, entre les dômes des arbres, par un sentier de chèvre, il disparut.Antoinette s\u2019en alla vers la maison.Lui, arrivé au bas du | vin, il erra quelque temps | ; les prés de la Genivièvre.Et c'est 1A qu\u2019s au milieu du délire d\u2019orgueil qu'avaient excité en lui les rcpro- ches de son père et la douleur; même de sa sœur, l'émotion du | départ commença à le saisir.L'o'mbre de la haute muraille sur laquelle est plantée la Genivièvre s2 projetait au loin sur la vallée.Le brouillard qui tombe avec la! nuit cffaçait un à un les lointains | de ce paysage familier.Pierre se mit À songer qu\u2019il y avait déjà là des choses disparues pour lui ct qu'il ne reverrait plus.Il regarda autour de lui l'horizon rétréci, l'eau devenue noire, les rochers qui se confondaient presque avec les buissons de la pente.Que de fois il avait gardé les bestiaux sur les bords découpés dc la rivière, où le frisson du vent dans les trembles ne s'arrête qu'un jour ou deux par si Pierre lui appritsa résolution et: ! Avait-il souvent chanté là, ct sil, ct joué avec Jacques ! Voici | la grotte où ils se mettaient à l\u2019abri quand la pluie les surprenait, et le vieux châtaignier dont Ja fourche porte encorc une cabane de roscaux, ct plus loin les terres de labour qui s'élèvent au-delà du A-R.HUDON, Confiserie Hamel Bonbons de choix toujours frais et faits sur commande BEAUX MÉLANGES, 8 c, LA LIVRE DEUX LIVRES POUR 15 c.Jouets et cartes de fetes Oranges, et raisins verts L'assortiment le plus varié de la ville dans les bonbons et les patisserics, ANTOINE HAMEL, Confiseur RUE RACINE, CHICOUTIMI, MARCHAND GENERAL Station d\u2019Hebertville ROIS DE l'ULPE, l'OTEAUN DE TÉLÉPHONE ET DE TÉLÉGRAPIHE, DORMANTS POUR CHEMIN DE FER, BARDEAU CEDRE, PERCHES ET ITQUETS DE CEDRE, MADRIERS ET BOIS DE COMMERCE EN GÉNÉRAL i won| AUSSI F'oin, paille, lard, bœuf, beurre, oeufs, etc, etc.AU PLUS BAS PRIX DU MARCHE, \u2018Voulez-vous vous enrichir ?Rappeter-vous qu'il faut épacgner aussi bien que gagner, selon l'ancien «licton qu'un Didlar mis de côté vaut deux Dollaes que sousautez gagnés.Placez vos epargnes mensuelles ou elles vous donnent le plus grand profit avec lu securite la plus absolue un La Compagnie à eu des demandes sans quécédent pour non fonds d'emprunt depuis sx fondation, ce qui est une nouveHe preuve que notre gente d'affaires répond duo véritulile besoin dant le public.Nos succursales se prétent admirallement à la négociation des prêts par notre Conpanie, en même temps qu'elles vurveillent les affnises dans toutes les villes du Canada.Pour chaque $1.09 porté st première hypothèque de biens-fonds, la compagnie reçoit une garantie de $3.25 d'après l'estimation de ron évaluatenr, ct cette garantie est augmentée miensueHement parles remboursements faits par l'enpranteur sur son emprunt, VOULEZ-VOUS épargner sur votre gain se chaque mois une petite somme que vous placerez en toute sécuri- et où elle vous rapponterr enduit ans $500 $1000 ravin jusque sur le coteau.Que | d'heures exquises répandues dans ce petit coin du monde, et qui sor tent des choses, maintenant, avec remuent l'ame ! Comme l'enfant fait une leçon cruelle et douce à l'homme qui s'en va! Pierre Noellet s\u2019y laisse prendre.D'autres souvenirs le tentent.Dans la nuit déjà faite, il remonte vers la mé- tairic, il longe le mur de l'étable, aux aguets, comme un voleur, ct, n\u2019entendant point de bruit, il veut revoir ses bœufs.Ils sont là, rangés devant les crèches pleines de mais, éclairés vaguement par un reste de jour.II les reconnait quand même, ct les nomme par leurs noms : Vermais, Fauveau, Chauvin, Rougrcais, Caille ct Nobias, Il passe derrière eux, ct les bonnes bêtes détournent la tête, ct le suivent de leurs yeux tristes tout le long de l'allée, La Roussctte aussi est là.Il lui donne une petite tape sur la croupe : \u201cAdieu, dit-il, ma Roussette |\" Un peu plus loin, c'est le hangar avec ses charrucs et ses herses dételées, le pailler énorme, la grange, ct, sur leur arbre sec, des poules qui s\u2019éveillent, ct penchent leurs crêtes.ii marche, comme parmi des ruines, au milieu de ces bâtiments enscvelis dans l\u2019ombre, conduit par sa vieille habitude, étonné de ne pouvoir plus être indifférent à rion, TA suivre ) des voix, des appels profonds qui ; ou davantage selon Ia semine épargnée mensuellement ?Combien vous et placcz-vons chaque année ! POUVEZ-VOUS EPARGNER 2 cents par jour pendant 8 ans ct recevoir $100 ?10 cents par jour pendant 8 ans et recevoir $500 ?20 cents par jour pendant 8 ans ct recevoir $1,000 ?de vatre gain Épargnez- La compagnie prête sur garantie hypothécaire, à conditions très avantageuses.ADRESSEZ-VOUS A EDOUARD LEMIEUX, Agent général et secrétaire de la Cie, Rue Racine, Chicoutimi, Ancien magasin de M.P,-A.Guay, L'union Franco-Canadienne Fondee le ler octobre 1894 par par M.l'Abbe Auclair,curerdé la paroisse Saint-Jean\u201cBaptiste de Montreal \u2014 oa Approuvee et fortement recommandce par NOS SEIGNEU, RS LES ARCHEVÊQUES ET ÉVÈQUES Québes, Trois-Rivicres, St-Hyacinthe, Chicoutimi, Rimouski et Sherbrooke Prés.Sun.et Blaut J'rotecteur 3 SA\u2018GRANDEUR MGR PAUL BRUCHES], Arch, de Montréal, Président Actif : M.L'ABBE M.AUCLAIR; .Moyennant une contribution mensuelle de 50 centins ou plus, selon l\u2019âge de I'applicant lora de son admission\u2019 ct une rétribution semi.mensuclle de §0 centins, cette société paicra à ses membres malades cinq plastres\u2018par semaine pendant quinze semaines par année gt, cin- Quante piastres à la mort.; ra Caisse de dotation facultative $250, $500 ou $1000 ® SIÈGE SOCIALE : 73 RUE ST-JACQUES, - - - MONTREAL Les Curé de St.Jean Baptisie) A iain - RE a a CL = Lee uit s re] avis on & Lo a re PAGE Deux Un mut de la France.\u2014Livio.Encore ! Les traditions de la famille.\u2014Jules S.la me, Chronique de St-Méthode Lettre Politique.\u2014\u2018LOlscrvateur\u201d.2ème l'AGE Peésie.\u2014Vitam impendere ve:0.\u2014Henri Edouard Droz.L'union Franco-Canadienne.Question agricole, 3tine PAGE Feuilleton-\u2014Les Noellet, par René Bazinaème PAG Les élections d'Ontario.\u201cAu Protecteur.\u201d A travers le monde.Les prix du marché.Obituaire.Nouvelles locales.Une pensée par semaine \u201c Les Canadiens ont trouvé dans leur foi catholique une nationalité imprenable.L'évêque or LA ROCHELLE, FRANCE.LES ELECTIONS D'ONTARIO Le gouvernement Hardy a deux doigts de sa chite M.DUPONT VA MIEUX (Dépêche spéciale à la Dé/rase) Montréal, 2 février.D'après les dernières nouvelles, les élections qui ont cu lieu hier dans la province d'Ontario ont cu le résultat suivant.Libéraux, 48, au Jieude 51 qu\u2019ils étaient auparavant.Conservateurs, 42, au lieu de 25 qu\u2019ils étaient avant les élections.Patrons, 2 au lieu de 15.Indépendants, 1 au lieu de 3.Majorité des libéraux sur tous les autres, 3.Il reste encore une élection à faire dans Russell.Deux ministres sont battus, MM.Sibson et Dryain.Les décomptes peuvent changer un peu le résultat, peut- être amener le renversement du ministère actuel.Les petites majorités au-dessous de 40 sont au nombre d\u2019une dizaine.H y aura aussi plusieurs procès en invalida tion.Les patrons ct les indépendants, qui étaient 18, sont réduits à 3.Un assaut meurtrier a eu lieu dans la nuit de mardi À mercredi.Un homme du nom de Cole a été trouvé mort, frappé à la tête ct baignant dans son sang, le crâne fracturé, au No 635 rue de Montigny.On croita un meurtre, Nestbitt, chez qui logeait Cole a été arrêté, ainsi que sa femme ct sa belle-sœur, Hirena Parker.À Sherbrooke, on espère sauver M.Dupont, M.P., qui a été blessé dans le récent accident de chemin de fer.M.Dupont a recouvré sa con nai.sance ct peut parler.La para- lysic semble dinnnuer, AU \u201cPROTECTEUR\u201d M yades colonnes d'inepties et d'injures personnelles à notre adresse dans chacun des deux derniers numéros du Protecteur, C\u2019est be.ucoup trop pour l\u2019importance qu'on nous prête.Et si nous n\u2019étions déjà gonflé d'orgueil, au .dire du confrère, nous serions justifiable de nous faire gonfler tout de suite.Tous ces morceaux sont À lire et à encadrer.En voici un spécimen : \u201cCelui-ci (2'Æcho de Charlevoix) le rosse moins avec de grands mots mais plus de sens (comprend pas: vous autres?.**Nous reproduissons l\u2019article avec approbation, ct notre jeune Veuillot est on ne peut plus froissé.\u201cCe nouveau bijoudu journalisme chicoutimois est tout srandalisé de ce que le \u201cProtecteur\u201d croit Zola un rand écrivain.Nous n\u2019avons pas à Hendre ses doctrines, pas plus que calles de la \u201cDéfense, les deux peu- v:nt être également creuses et immorales, mais Ia plume est bien maniée (sh danc ?À la Dé/ense ou chez Zola ?faudrait le dire).; \u201cNous avons été surpris de constater qu\u2019il y avait beaucoup de vieil homme chez un homme si chrétien.\u201cL\u2019appellation de sainfe feuille le fait dérailler ; il n\u2019y n as de quoi urtant, nous nous faisions cette idéc là de son journal, \u201cSerait-ce un masque hypocrite qui cacherait des appétits trop materiels ?car, enfin, le flot de paroles qu'il nous ne révèle riende bien grand.\u201cLa désillusion est pénible,car nous croyions riotré confrère de la \u2018 Défense'\u201d destiné certainement À faire un grand homme,\u201d Ce n'est là que l\u2019entrée en matière.Le reste est de cette force.Nous publicrions volontiers tous ces articles, mais cela tient de la Slace et n'est pas selon nos idées sur la propreté.C'est qu'il y a de ut, là-dedans, excepté de Fes.wi; fifi, du bon sens et de la grammaire.Le confrère nous reproche de faire des phrases, pour se jus.\u201cÉfier/d\u2019en fairé-de mauvaises, Et iFréussit À s'éleverun monument \u2014ce n\u2019est pas lc premier de ce genre-mais un monument gauche et lourd, taillé à sôn image, fait À sa \"iho ie wn ! +000 Qu'il s\u2019étefiise dans.son chef- de se plaindre des horions que lui attire son intFüsion brutale dans une polémique honnête où il n'a vait rien à faire.Nous méprisons cordialement les injures personnelles, Elles nc peuvent nuire qu\u2019à celui qui s\u2019y laisse aller.Nous nc descendrons pas sur cc terrain.Au reste nous ne sommes pas le premier que le Proiccteur a tenté de salir.Nous connaissons plus d\u2019un brave citoyen qui ont reçu de ces éclaboussures ct qui ne s\u2019en portent pas plus mal.Nos lecteurs ne s'attendent pas, nous l'espérons, que nous répon- divns à toutes les incpties de no- tee Protectenr.Les deux derniers numéros sont remplis d'attaques contre nous, de formes diverses inais peu variées.Depuis que ce mi précede est écrit, nous venons l'en découvrit encore que nous l'avions pas aperçues.Âvec un peu de bonne volonté on pourrait peut-être cn trouver dans les annonces, Il est certain que l'état mental du confrère devient singulier.Aux tempéraments guerriers, voyez-vous, il faut un ennemi à combattre.Tartarin tuait les lions morts, dom Quichotte ferraillaient contre les moulins à vent, le Frolecteur s'est jusqu'à notre arrivée escrimé contre le frogrès.Et voilà qu\u2019une malencontreuse paix conclue moyennant considérations sonores, paraît-il, nous a suis le sp-*lassin sur les bras.Son sabre, dit-on, s.rouille ainsi, suspendu au greai * dorment tant de souvenis des ne wu, imes défunts.(sauf ie respect dù à l\u2019armée) et ce n\u2019est point beau.N'étant point né pour servir ct flatter un pouvoir qui paic cher les adulations des siens; n\u2019ambitionnant pas de place qui nous permette de vivre aux dépens du peuple, commc tant de nos braves qui jettent feu ct flammes pour le peuple à condition d'entrer bientôt dans l'aristocratie avec un gros ct gras salaire, nous lui déclarons que nous nc sommes pas du tout en mesure de le payer pour qu\u2019il se taise.Que diable ! nous ne sommes pas millionnaire, ni en train de le devenir ! S'il attend cela de nous, le compere, il attendra longtemps.Qu'il se pré- parc à cn gratter du papier sur notre dos ! Mais que nos amis soient persuadés que la Défense n'en mourra pas.Au contraire, elle démasquera ces faux amis du peuple, qui ne travaillent que pour vivre aux dépens du peuple, et l'on comprendra que la Défense est la vraie amie du peuple.Puisqu'il = faut décliner ses qualités, voici les nôtres: nous sommes fils d'ouvrier cet et ce n'est pas en flattant le pouvoir ou les passions de la foule, mais en disant la vérité, en défendant le droit que nous prétendons prendre notre place au so- teil, Q t'a fait le Protecteur pour Ie peuple depuis qu\u2019il est né?C\u2019est un fils de bourgeois, lui, qui doit son existence, non pas au travail pénible des bras, comme le peuple, mais à la spéculation sur le peuple.Ce n'est pas que nous croyions le métier malhonnête, mais il est temps de remettre les choses au point et de rabaisser le stupide caquet de ces prétendus gens du peuple aux fines mains gantées qui ne sont autre que des ea ploiteurs Gc préjugé, Nous allons prouver avec le temps au peuple que nous sommes son défenseur, ct que la Défense est sa défense.W ne dépendra pas de nous qu'il ne soit pas sur ses gardes, contre ces meneurs populaires comme il y ena dans les cm.plois du gouvernement et A la Chambre, à Ottawa et à Québec, qui passent le temps de la session à faire la noce ct À combiner leurs plans pour venir berner le peuple encore i la prochaine élection, C'est de cette façon que nous voulons éclairer le \u2018peuple, n\u2019en déplaise au Profecteur, et l'aider à jeter par-dessus bord la vermine qui ie ronge, Nous y reviendrons.Nous procéderons en tout cs.prit-de justice ct sans faire de la malsaine démagogie.On veut ruiner la Défense, On l\u2019empêche d'arriver à ses abonnés, on intimide nos agents par des menaces de poursuite ct autres.C'est ainsi que l\u2019on veut circonvenir le pou- ple en faisant retentir comme un clairon le mot-de pewple.La Di Jens se défendra, sur quelque ter rain qu'on Jui fasse la guerre.Nous connaissions les adversaires qui nous attendaient ici et leurs perfides tactiques ; nous avions prévu des persécutions.Mais nous n'avons pas peur.On mous trouvera tôljours À nôtre poste, : Emile Zola, l'insulteur-du Pape à Rome, le\u201dblasphémateur de la Sainte-Vierge à'Lourdes, le malfaiteur littéraire, le corrupteur des mœurs, le\u201cfraficant d\u2019ordures, l\u2019ar- d'œnyrel Mais il a mauvaise grâce \u201ci SA (tisan de tous les scandales, Îe père nous voulons gagner notre vic; | fangeux de la Béte humaine, di Mouquette et de Nana, l'auteur d- tant d'œuvres de pestilence, | rebut de toutes les sociétés, } pourceau des lettres françaises vient donc d'être condamné à un a \u20ac prison cet trois mille francs d'a mende pour avoir voulu défendr les traîtres à la France ct insult.l\u2019armée.C\u2019est ce même Zola que le Prolecteur a pris sous sa protection e: qu\u2019il proclame grand écrivain fran- rais.On pouvait s'attendre à cela Asinus asinum fricat !.\u2014\u2014 eee A TRAVERS LE MONDE Aux Etats-Unis, on construit, chaque ar- née, 303,000 maisons en moyenne.os Tout l'or trouvé jusqu'ici en Californic peut tenir dans une chambre de 40 pieds d.long, sur 20 de large et 1$ de haut.ne La monnaie en circulation actuellemen* dans le monde se compose de $3,900,000,000 en or, $1,005.000,000 en argent, et $4,320,- 000,000 en papier.* + Les Etats-Unis du Wisconsin, de l'Iowa et de l'Éllinois sont recouverts de deux pieds de neige.Dans le Michigan, il y en a encore plus.Le service des tramways ne peut se faise qu'avec les plus grandes difficultés.+ * + La milice américaine se compose de t14,- 362 suldats volontaires, Le nombre des hommes en état de porter les armes, aux Etats-Unis, est de 10,301,- 339- C'est l\u2019Etat de New-York qui bat la marche dans cette colossale procession militaire, avec 13,894 officiers et soldats et 300,000 hommes en état de porter les armes.* ® En France, il y a 2,047,000 maisons qui n'ont chacune qu'une fenêtre, afin d'éviter la taxe personnelle qui est d'autant plus élevée qu'on a plus de fenêtres, » + + On fabrique annuellement aux Etats-Unis 328,500,000 niouchoirs d\u2019une valeur de $100,- 000,000.+ * + Le \u201c Catholic Register \u201d* établit que les catholiques d'Ontario, qui forment 1734 p.r.de la population de celte province, n'ont que 7 pe © des Jeurs dans le service public.Et parmi les catholiques, dans le service, ne cherchons pas plus de trois canadiens-fran- gais, car nous perdrions notre temps.+ «+ A \"2 3rugton, D.C, un million d'ouvriers zon.à préparer une grève gigantesque dans le but d'obtenir la fpurnée de huit heures.Les organisateurs sont Samuel Gompers et la Fédération Américaine du Travail.Toutes les branches affiliées à cette dernière association, qui comprend tous les genres d'industrie, prendront une part active au soulèvement, + * & Les époux Stewart, qui habitent une ferme près de Matewan (New-Jersey), viennent du recommencer À se parler, après avoir gardé le silence vis-à-vis l'un de l'autre pendant plus de vingt ans.Presque au lendemai, £e leur mariage, il y a vingt etun ans, des \u201cquerelles survenues entre les deux époux à propos de religion leur avaient fait prendre la résalu- tion de ne plus se dire un seul mot.Jusqu'à ces derniers jours, ils ont été fidèles à leur convention tout en vivant côte À côte .\u2026 + Durant l'année 1897, l'Angleterre et l'Irlande ont produit §4,622,706 gallons de whiskey,soit 5,000,000 de gallons de plus que l\u2019année précédente.La consommation dans le Royaume-Uni a été de 32,126,238 gallons, tandis que l'exportation ne s'est élevée qu'à 4,590,18t gallons.Il y a 193 distilleries en Ecosse, 29 en Irlande, 8 en Angleterre et t dans le pays de Galles.+ .Dans un vieux journal publié en 1802 A Londres, le \u2018\u201c The Black Burn Mail \u201d, on lit l\u2019annonce de décès suivante : * Est décédée dernièrement à Rheims, en Allemagne, une femme Âgée de to2 ans.La défunte avait cu t9 maris et donné le jour à 27 enfants.Elle a été accompagnée À sa dernière demeure par 153 enfants, petits cn- j fants et arrière-petits enfants, Elle avait elle.même huit frères et 14 sœurs.Elle se trouvait être latantede 1,000.+ [2K Le correspondant du \u2018 Daily News \", de Londres, à Constantinople, fait le récit d\u2019un épouvantable massacre de Bulgsses, dans les villages de la Macédoine.Les tortures iufli- gées aux victimes sont dec Ia nature la plus terrible, » + + Sur let 75,000,000 de personnes qui vivent sous l'égide du drapeau américain, il y acavi- ron 20,000,000 de descendants 'Irlandals, & peu près autant d'Allemands, millions lions de Français, Italiens, Polonais, Suédois, Espagnols, Portugais, etc.Au total 59 mild'Africains et au moins une douzaine de mil- Mgr Cleary archevèque de Kingston, est sort Jeudi dernier.Mgr James Vincent Cleary est né en 1828.* Downgawan, comtéde Waterford, Irland.\\près de brillantes études anx université d'Irlande, il fut ordonné Ic 20 septembre 185t t ancré à Rome, le 21 novembre 1880 sous © titre d\u2019évêque de Kingston.Le 28 juillet 1888 Mgr Cleary fat nommé wchevêque de Kingstonht Une terrible catastrophe est arrivée à Léis, mardi de la semaine dernière.Vers 6.3 t:ures du soir une avalanche de neige, pa ant de la hauteur du Cap qui surplombe « +8 de 150 pieds les maisons de la rue Saint aurent, est tombée sur deux maisons occu Ses par les familles Angers, Fournier \u20ac ing, et les a entièrement détruites.Quatr :Fhonnes ont été tuées, M.Emile Angers « ux de ses enfants, et une jeune fille d.* an de King, âgée de 11 ans.Sept personn.w étéblesséus, | lusicurs gravement.Com ac la tempête faisait rage alors et qu'il wy avait personne dans la ruc, ce n'est qu près d\u2019une heure après qu'on s'est aperçu que les maisons avaient disparu et qu'on se mit à l'œuvre pour «découvrit les malheureux ensevelis sous Ja neige.,.Gladstone subira bientôt une nouvelle opération, se Lady Abbott, veuve de Sir John Abbott, ancien premier ministre, est morte subitement, la semaine dernière, à Montréaloe Le comte de Rouville, envoyé du gouvernement belge, est arrivé au Canada pour travailler à l'extention du commerce entre la B:1gique et le Canadase Un grave accident de chemin de fer est arrivé vendredi soir, sur une ligne du Grand Tronc, près de Brompton Falls.L'express le Montréal a déraillé pour une cause inconnue.Le char de première classe est tombé en bas de la voie.M a roulé deux fois sur lui- même, li contenait cite passagers ; per- tonne n\u2019a été tué, n.ais on a des grandes in- uiétudes au sujet de M.Flanen Dupont, députe Je Bagot, Ce denier est un des plus gravement blessés.IVa fait preuve d'un courage admiraide.À l'arcivée du train à la gare de Sherbrooke, il est descerdu senlde son char.Au premier moment, la foule l'a pris pour un vagabond ; son chapeau était défoncé, ses vêtements déchirés partout, ct il avait la figure couverte de sang déjà coagulé.[la puis une voiture et s'est fait transporter à l'hôpital.Les médecins le disent très gravement atteint.~ La trouge de comédiens ** Black Crook \u201d \u2014* Le Hameçon Noir \u201d\u2014qui terminait, samedi dernier, une semaine de représentations au théâtre Royal, à Montréal), s'est fait mettre le grappin dessus par la police, pendant la matinée du dernier jour, Tous les acteurs ont été arr.tés et adinis À caution en attendant qu\u2019on leur fasse Jeur procès.Des plnin- tes avaient été faitesauprès du maire par les autorités religieuses, catholiques et protestantes, qui ont protesté contre l'immoralité des roprésentations données au théâtre sus- a ee Pour vingt ans le remède favori pour les rhumes ; Dr.Harvey's Southern Red Pineguérit la toux.\u2014\u2014\u2014\u2014 ee Derniers prix du marché PRODUITS DE LA FERME Avec Ie suspension du trafic sur les chemins de fer,la place de Montréal s'est trouvée menacée d'une disette d'œufs ; la provision, sde chaumés était presque épuisée et,quoi qu'on les vendit encore 16¢, on aurait pun exploitant la situation, en obtenir aussi facilement 17 et 1e.Les œufs frais manquent presque complètement, et 430c un pourrait vendre a ve Qu'il y a sur le marché en un clin wil.Les pois à soupe sont de plus en plus chers : on les vend de 75 à Soc le minot de 60 livres, au détail.On en demande de 60 à 65e au char, dans le Hlaut-Canada.Les feves sont sans changement À $1 par 60 livres.Les porcs cn carcasses sont faciles à $6.50.les 100 livres.Les pommes de terre sont fermes, à Go et 62c par sac de 90 livres, au char, et de 70 à 75c en plus petits luts, avec bonne demande et perspective d\u2019un prix plus élévé pour les Dremiens «rivages.JALAISONS jam! viandes fumées, saindoux, etc, sont fermes, sans changement de prix cette semaine.LE © Obituaire Notre jeune ami M.Arthur Lévesque, élève de physique au sé.minairc de cette ville, est décédé vendredi dernier à Québec, où il était allé se mettre sous les soins des médecins de l\u2019Hôtel-Dieu.M.Lévesque a succombé à une pa ralysie du cerveau qui, après l'avoir privé de la vuc, l'a tenu pendant trois semaines cloué sur son lit de douleur.Le défunt était très estimé de tous ceux qui le connaissaient et les témoignages de sympathie n\u2019ont pas été ménagés À sa famille.Ce sera une consolation pour cette dernière si quelque chose peut la consoler dans le malheur qui la frappe.' On se plaint de toutes parts, non sans quelque raison, que la jeunesse d'aujourd'hui manque trop généralement de caractère ct qu\u2019elle n'apporte point à son entrée dans lions.l'arèné \u201cOù se livrent les rides | combats de la vie, du moins à un degré suffisant, les solides convictions, les généreuses initiatives ct les saines pratiques [ui constituent l'homme fort, le zitoyen intègre et le catholique sans reproche : le beatus vir dont parle la Sainte Ecriture, \u201c qui souffre la tentation, mais ne suit pointle conseil des impies, parce- qu\u2019il craint le Seigneur\u201d.M.Lévesque faisait exception À cette règle.Formé de bonne heure à la pié- tt, par des parents profondément chrétiens, il trouva dans les doctes leçons dc ses maîtres l'aliment taturel et toujours avidement reçu de son esprit ct de son cœur.Aussi ¢ta't-il du nombre de ces \u201clèves d'élite que le séminaire de \u2014hicoutimi prépare avec un soin + jaloux et unc sage prévoyance tux luttes.futures.On reposait sur tai les plus belles espérances.Dieu, dans ses impénétrables desscins, a jugé autrement que les hommes ct il a cueilli cette fleur à peine éclose, abandonnant aux confrtres qui en ont respiré le parfum, avec le souvenir de ses ré confortants exemples, le soin Ze réaliser plus tard les belles et grandes actions qu'ensemble avec lui ils ont si souvent rèvées.Les funérailles qui ont eu lieu lundi matin ont été splendides.Avant le service, les élèves du séminaire ont cscorté le corps du défunt depuis la demeure de scs parents jusqu\u2019à la chapelle du sé minaire, où la levée du corps a été faitc par M.l'abbé Huard, supérieur.Le cercucil était porté par les confrères du défunt.Le service funèbre a été chanté à la cathédrale par M.l'abbé Lapointe, directeur du séminaire.Le vaste, temple tendu de deuil, était rempli comme aux grands jours de fête, Toute la communauté du séminaire assistait, Les élèves de cette institution ont rendu avec sucets la messe des morts de Ml\u2019abbé Bourduas, compositeur canadien des plus estimés.La fanfare a exécuté plusieurs mor ceaux choisis.I v a cu en outre chants de cantiques et un duo de cornet ct de baryton.Sa Grandeur Mgr Labrecque assistait au trône.H a fait lui- inème l'absoute, Une longue suite de voitures ont cscorté le défunt jusqu\u2019à sa dernière demeure, R.1.P.OCT EL PACE TEE SRE SN À TRAVERS LA VILLE La séance que le Cercle Dra matique devait donner samedi prochain, le 5 courant, est forcément remise à plus tard.M.Godvout, président du Cercle, doit partir demain matin pour Québec, où il passera quelques jours.M.Joseph Lachance, agent gé néral de la maison Massey Harris, cet arrivée dunanche matin d\u2019un voyage de plus de deux mois dans dilférentss parties de la pro vince, Dimauche après midi, il y aura une joûte entre le club de hockey, le Garnet, de Québec, et nos gars du club Chicontemti, Le prix d'admission sera de 20c pour lus adultes et 1oc pour les enfants, Jl y aura à cette occasion unc réduction de la moitié du prix de passage sur le chemin de fer entre Roberval et Chicoutimi.La joûte sera intéressante et on s'attend A unc assistance nombreuse.Les exercices de la neuvaine sont commencés à la cathédrale dimanche dernier.Les prédicateurs sont deux des R, P, P.P, Rédemptoristes de Ste- Anne.La tempête de la semaine der- Nière a retenu les conférenciers agricoles à Hébertville.Les assemblées de St-Bruno et d'Alma n'ont pas cu lieu aux jours an- -noncésy: 1 og TRE L'assemblée d'Hébertville a été Magnifique, malgré le mauvais temps l'asssistance était considérable, \u2014\u2014\u2014 Bénédietion de lu manufacture de Pulpo La bénédiction de la manufacture de pulpe a eu lieu samedi dernier avec un magnifique déploiement de pompe religieuse.Le temps était splendide et une foule considérable s'était rendue sur les lieux.Les moulins sont restés en pleine activité jusqu\u2019à Pheure de la cérémonie et tous les assistants ont pu en admirer le fonctionnement avec d'autant plus d'intérêt que la plupart en étaient témôins pour Ja première fois.Vers 214 heures, Sa Grandeur Mgr Labrecque est arrivé dans une voiture attelée de deux chevaux et sdivie par un grand nombre d'autres, M.le Grand Vicaire Belley et messieurs les prêtres\u201cdu séminaire accompagruient Sa Grandeur, ainsi que M.J.Guay, maire de la ville ct président de la compagnie _dc/pulpe, les membres du cog de ville ct M.J.E.À.Dubüc%érant de la manufarture.\u2019 Sa Grandeur cst entrée dans le principal corps de bâtisse rempli d'unc foule compacte.Sur un signe, les machines se sont arrêtées, puis la voix de l'évêque c'est éle- véc, au milieu d'un silence relatif, pour entonner les chants de l'Église et prononcer les paroles de la bénédiction.Une statue de St-Jo- seph placée à l\u2019intérieur de la bâtisse a été bénite aussi.Cette in- dustric naissante se trouve donc placée sous la protection spéciale de St-Joscph, patron des ouvriers, nage.Il cest assez édifiant, de nos jours, dc voir une maison indus- triclle au début de ses opérations faire de l'Église et de la re ligion la basc de toute prospérité, Il serait à souhaiter que tou tes les industries, dans notre province, fussent organisées sur des bases absolument = chrétiennes, comme le sont certaines grandes industries du nord de la France qui ont à leur tête des catholiques ronvaincus, tels que les Harmel, ics Mame ct autres.On ne parle jamais de se mettre en grève dans ces établissements.Les pa- tronsont su rendre impossible tout coimflit entre le travail et le capital,en rendant justice à l\u2019un et à l'autre et en établissant leurs rapports avec leurs employés sur les bases de la véritable fraternité chrétienne.Naissance En cette ville, dimanche dernier, l'épouse de M.Arthur Bou dreault, boulanger, un fils, qui a reçu au baptême les noms de Joseph lrançois-Xavier.Parrain et marraine : M.ct Mme Jos.Brassard, de Ste-Anns.Avis Public | Avis est par le présent donné i aux créarciers de feu Juseph Sirois, Ptre, ci-devant curé de St- Alphonse, d'avoir à produire leurs réclamations entre les mains du soussigné, procureur de la succession.De même, que ceux qui doivent à la dite succession sont tenus de payer entre les mains du dit pro-1 curcur le plus tot possible.; LUCIEN TREMBLAY, Notaire.Bagotville, Elle a tout à gagner à ce patro-; GB\" DE L'ARGENT SUR BICYCLES JCRESCENTS RAMSLERS SPECIALS.BICYCLES PLEINE GRANDEUR POUR HOMMES OU FEMMES, $30.Bicycles de seconde main de $5 00 Chaque, Agents excluaifs pour la (CRESCENTS, rovince marques { RAMBLERS, suivantes : PECIA Catalogue 13lustré de bicycles et accessoires de sport, franco sur demande.T.W.BOYD a SON, 1653 NOYRE-Daur MONTARAL A SOUTENU L'EPREUVE DU TEMPS SANS JAMAIS FAIBLIR, TOUSSEZ- une dose vous CO VOUS ?soulagers.AVEZ-VOUS Quclçnesdows LE RHUME ?orton WEANING vl =] : # L'Asthme, les Bronchites, : i la Coqueluche i DR.HARVEY'S Be SOUTHERN = (Pia Rouge du Dr.Hervey.) ¥ i GUERIT = SEULEMENT 26 CENTS LA SOUTEILLE = Boa pour adultes et enfants.\u201cL'ESSENCE DES PINS DE LA VIRGIME™ 3 THE HARVEY MEDICINE CO , MONTREAL.(4) TANNA NIAID NS MANA CARTES D'AFFAIRES L.-G.BELLEY, L.L.B.AVOCAT Bureau : Rue Racine, Chicoutimi.Suit toujours le terme d\u2019ITébertville.L.ALAINL.LB.AVOCAT Bureau : en face du Bureau de Poste, rue Racine, Chicoutimi.CHARLES GAGNON AVOCAT Bureau à Hébertville, - Lac St-Jean C.SIMARD HORLOGER Comté de Chcoutimi, Rue Racine, - + s - < - Chicoutimi, COT \u2018y Se Za Peck B enney & Co.P.DD {os &co.St.J ohn Dra x n Pipe Co.The Welland Y ue The*Pedlar-Metal*Roof x né Co.Like Station, N; H* ThoPite Hanotécri IND, 6300.The GumeysHassey on Lid, \u201cPhe LaitgMinafactar3u The Gurney Scal E, BOIVIN& CIE Representent a Chicoutimi les manufactures de J.G.WILSON & C Th Os.Robertson&Co.« Mon TT real Rolling Mills Co \u201c\u2018 Brayl KE y, Sons,.& Co.MONTREAL 0.$$\u201c cc St.Jean Queb.(X Ste-Catherine, Ont.Mn:g.Co.\u201c\u201c 4 t Oshawa, Ont- \u201c Montréal, i oR \u201c 4 * The:Columbia Encaustic T.LE & Corie Andedôsau]p\", Co.Hamilt, Ont Prix 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